• Here’s what’s behind the comeback of vinyl and printed photos – Alternet.org
    https://www.alternet.org/2019/10/heres-whats-behind-the-comeback-of-vinyl-and-printed-photos

    The resurgence of vinyl records in a time of digital music and streaming is a story of how innovation can make technological comebacks possible. In the summer of 2019, the sales of vinyl albums are on the verge of becoming the largest source of revenue from physical sales in the music industry. This follows 15 years of upward trend – today, while remaining a niche product, the vinyl record may well eventually survive to be the only analogue medium for music, as the sales of CD continue their downward spiral.

    Researchers in sociology and consumer culture have shown how this trend goes well beyond nostalgia – buyers of vinyl are attracted by its status as an object, its physical presence. This attraction matters even more today, as most of the time listening to a song does not involve buying a physical support anymore.

    Our study starts from this vinyl comeback. We try to show how it is precisely the process of innovation, in which a new product or technology replaces an outdated one, that opens the possibility for an even older and obsolete product or technology to become relevant again.

    Some consumers, who had abandoned products of the first generation start using them again as a complement to the third one. As in the case of vinyl recordings, the industry has well understood the demand for tangible photography, beyond simply reverting to old cameras. Polaroid is soon to release a “Lab” to print analogue pictures of images taken on smartphones. Fujifilm’s Instax, meanwhile, offers the possibility to print a format similar to Polaroid based on digital pictures.

    Not every comeback is possible. Many products and technologies disappear because they have nothing useful to bring anymore. But when a new product or technology starts dominating a market, it may be a good idea to look at what existed two or three generations before. This may well prove to be part of the future – even if it’s just a small one.

    #Vinyl #Musique #Photographie #Technologie #Objets #Artefacts

  • Inclusif et polyphonique : la nouvelle définition du musée proposée par l’ICOM Didier Rykner - 2 août 2019 - La Tribune de l’Art
    https://www.latribunedelart.com/inclusif-et-polyphonique-la-nouvelle-definition-du-musee-proposee-p

    « Un musée est une institution permanente sans but lucratif au service de la société et de son développement ouverte au public, qui acquiert, conserve, étudie, expose et transmet le patrimoine matériel et immatériel de l’humanité et de son environnement à des fins d’études, d’éducation et de délectation. »
Simple, claire, et correspondant à la réalité. Voilà ce qu’est actuellement la définition d’un musée par l’ICOM, organisation non gouvernementale dont l’objectif principal est « d’établir des normes professionnelles et éthiques pour les activités des musées ». Le Conseil International des Musées (International Council of Museums) « formule des recommandations sur des questions liées au patrimoine culturel, promeut le renforcement des capacités professionnelles et fait progresser la connaissance dans le domaine » et il « est le porte-parole des professionnels des musées sur la scène internationale et sensibilise le grand public à la culture par le biais de réseaux mondiaux et de programmes de coopération ».

    Cette définition nous semble parfaite. Mais, comme le dit sans rire https://icom.museum/fr/news/the-challenge-of-revising-the-museum-definition Jette Sandahl, présidente du comité permanent de l’ICOM : « elle ne parle pas le langage du XXIe siècle » ! Celle-ci ajoute, de manière à ce qu’il n’y ait plus aucun doute sur l’origine de l’affaire, que « la définition du musée doit donc être historicisée, contextualisée, dénaturalisée et décolonialisée ».

    Voilà la nouvelle définition du musée tel que cette dame et quelques autres à l’ICOM voudraient imposer et inclure dans les statuts de l’organisation par un vote lors d’une assemblée générale extraordinaire qui aura lieu à Kyoto le 7 septembre 2019. Nous avons été nombreux à croire à une plaisanterie, mais il n’en est hélas rien : « Les musées sont des lieux de démocratisation inclusifs et polyphoniques, dédiés au dialogue critique sur les passés et les futurs. Reconnaissant et abordant les conflits et les défis du présent, ils sont les dépositaires d’artefacts et de spécimens pour la société. Ils sauvegardent des mémoires diverses pour les générations futures et garantissent l’égalité des droits et l’égalité d’accès au patrimoine pour tous les peuples.


    Les musées n’ont pas de but lucratif. Ils sont participatifs et transparents, et travaillent en collaboration active avec et pour diverses communautés afin de collecter, préserver, étudier, interpréter, exposer, et améliorer les compréhensions du monde, dans le but de contribuer à la dignité humaine et à la justice sociale, à l’égalité mondiale et au bien-être planétaire. »

    Est-il vraiment nécessaire d’analyser un tel #verbiage qui regroupe tout ce qu’une certaine #intelligentsia pseudo progressiste nous sert à longueur de temps ? Rien ne nous est épargné. Ni les mots « #inclusifs » et « #participatifs » - ou même quelques nouveaux mots qu’on voit déjà promis à un brillant avenir, comme des lieux « #polyphoniques » - ni les bons sentiments : « dignité humaine », « justice sociale », « égalité mondiale », et même « bien-être planétaire » ! On croirait presque un discours de Miss France, et on s’étonne que les musées ne soient pas dédiés aussi à la paix dans le monde… Il n’y a plus d’acquisitions, il y a une « #collecte », qui n’a pas le même sens. On collecte des spécimens (le terme est d’ailleurs employés dans la nouvelle définition) alors qu’on collectionne des œuvres. Ce dernier terme, dont « #patrimoine matériel » consistait un assez bon équivalent dans l’ancienne définition n’est évidemment pas utilisé. Il n’y a plus, avec des « #spécimens », que des « #artefacts ». Il est extraordinaire d’apprendre que les musées sont dédiés au « #dialogue critique sur les passés et les futurs ». Il va donc falloir, si l’on comprend bien, faire « dialoguer » - là encore un terme que nos nouveaux penseurs adorent, on fait « dialoguer » tout avec tout - les artefacts et les spécimens du passé avec ceux de l’avenir, ce qui va impliquer une nouvelle discipline pour le concours des conservateurs : la voyance. Les musées sont « participatifs », on l’a déjà vu mais ils doivent aussi être « transparents » sans que ce terme peu précis soit jamais défini. On s’interroge aussi sur « participatif ». Les visiteurs seront-ils amenés à compléter les tableaux ? Qui sont ces « diverses communautés » avec qui les musées doivent « travailler en collaboration active » ? On aurait aimé plus de précision.

    Il semble que cette nouvelle définition vienne de l’étranger, même si certains en France lui ont bien préparé le terrain. Qu’on se rappelle le rapport sur le Musée du XXIe siècle ( https://www.latribunedelart.com/rapport-sur-les-musees-du-xxie-siecle ) commandé par le ministère de la Culture. On est bien, avec ce texte de l’ICOM, dans la même idéologie. 


    Heureusement, le comité national d’ICOM France a réagi très rapidement à l’annonce de cette nouvelle définition ( https://www.icom-musees.fr/actualites/projet-de-nouvelle-definition-du-musee-proposee-par-icom ) en s’en étonnant, et en rappelant que le rapport préparatoire à cette décision avait des « conclusions mettant en cause de manière idéologique l’#histoire et la conception actuelle des musées européens ». Il constate que « La définition proposée (dans la version française) s’éloigne singulièrement de cette position par sa tonalité politique et elle met au second plan certains termes relatifs aux missions essentielles qui caractérisent toujours les métiers des musées. » Remarquons que la version anglaise est exactement identique.


    Le comité français va donc demander à ce que le vote de ce projet soit « reporté à une assemblée générale convoquée dans des délais compatibles avec un travail de réflexion dans les pays membres et les comités internationaux. »

    On voit donc se profiler un véritable bras de fer entre certains membres de l’#ICOM et l’#ICOM_France dont nous ne savons pas exactement aujourd’hui quel est le rapport de force. Souhaitons que ce dernier et bien au delà tous les conservateurs et professionnels de musées français fassent entendre bien haut leur voix pour refuser cette définition orwellienne. L’ICOM est, comme on le lit sur la page d’accueil de son site, « la seule organisation internationale dans le domaine des #musées ». Son importance est telle qu’on ne peut le laisser aux mains d’apprentis sorciers.

    Didier Rykner

    #idéologie #bhl #participation #transparence #Musée #Musées

  • In Tyre, an underwater paradise is being stolen
    http://www.dailystar.com.lb/News/Lebanon-News/2016/Sep-10/371422-in-tyre-an-underwater-paradise-is-being-stolen.ashx

    All of the city of Tyre is surrounded by another sunken city, and until today the sites have been conserved in detail,” Jundi explained. “Human factors such as looters and vandals have contributed to disfiguring the site. Some take artifacts as souvenirs, while others for example move the blocks so they can tie ropes to them and secure their boats.”

    Jundi lamented what he said was a decrease in the number of artifacts over the last ten years. “We hope the authorities follow up on this with greater [urgency],” he said. “This is a true treasure, in the fullest sense of the word; it should not go to waste.”

    Mustapha Raed, an environmental journalist, has been diving since 2014, after a chance assignment led him to discover the joys of the sport. He lamented the lack of interest in the marine sciences in Lebanon.

    “We do not have real scientific journalism,” he said after his dive. “There is a severe lack of information in the newspaper archives, or it is not accurate.”

    Raed’s favorite diving spot remains Tyre, but he also enjoys forays to Batroun and Chekka. He insists he will never dive in Beirut.

    “The water there is disgusting. The bacteria present is way beyond the acceptable limit. I am not going to go swimming only to develop a rash,” he said. “It is a shame though. In some places, such as Raouche, there are beautiful caves that are worth exploring, but we cannot do that now – they are filled with garbage.”

    Jundi nodded in agreement, but insisted on leaving things with a saying he likes to recount, inspired by his love for the sea.

    #Tyr #pillage #artéfacts #Liban #incurie

  • Géographie des objets

    Les objets font-ils de la géographie à notre place ?
    Jouets, ustensiles, gadgets, ordures, vestiges… En apprenant à les regarder, en interrogeant le rapport que nous entretenons avec eux, nous découvrons tout un monde. Un monde intérieur parfois, un monde social toujours : l’objet est signe, témoin et condensé des systèmes de valeur, qu’ils soient hégémoniques ou coopératifs.
    L’objet est composé – de matières, de transports, d’habiletés et surtout de rapports sociaux ; tout cela entre dans sa production. Il est aussi recomposé, selon la place qu’on lui assigne et selon ses déplacements. Il nous cache des choses : à nous de nous demander si nous préférons les ignorer ou plutôt entrevoir quel monde ces choses nous réservent.
    Et, contrairement à nous, l’objet ne se décompose pas facilement, il survit à sa mort sociale. On peut décréter qu’un objet n’est plus bon à rien ou qu’il n’est pas à sa place. En retour, il parle pour nous quand c’est notre tour d’être décrétés inutiles ou indésirables – en tant que réel, il résiste.

    Serge Weber
    Le retour au #matériel en géographie [Texte intégral]
    Travailler avec les objets. Une introduction
    Ian COOK et al
    Fabrication critique et web 2.0 [Texte intégral]
    Les #géographies_matérielles de followthethings.com
    Critical making with web2.0: on the material geographies in/of followthethings.com
    Alejandra Lazo et Francisco Ther
    L’univers du voyage [Texte intégral]
    Géographie matérielle et sensorielle des mobilités dans l’archipel de Quinchao, Chiloé, Chili
    The univers of travel: sensory and material geography of mobilities in the archipelago of Quinchao, Chiloe
    Dominique Chevalier
    Sunt lacrymae rerum et mentem mortalia tangunt [Texte intégral]
    Quels objets pour signifier la #Shoah?
    Sunt lacrymae rerum et mentem mortalia tangunt: which objects to tell the Shoah?
    Emmanuelle Petit
    Faire avec l’espace [Texte intégral]
    Pour une lecture micro-géographique des #artefacts du #souvenir
    Doing with space: what can be learned from a micro-geographic reading of graves markers
    Mathieu Petite
    Controverses en montagne autour d’un #chorten, d’une #télécabine et des #croix [Texte intégral]
    L’effet social des objets
    Controversies in mountain regions about a chorten, a gondola lift and crosses: the social effect of the objects
    Jean Estebanez
    Des animaux-objets ? [Texte intégral]
    Réification, résistance et (re)qualification dans les #zoos occidentaux
    Animals as things? Commoditization, agency and (re)definition in western zoos
    Tristan Bruslé et Marie Morelle
    Le #lit, un objet entre contrainte et réaffirmation de soi [Texte intégral]
    Le camp de travailleurs migrants au Qatar, la prison au Cameroun
    The bed: somewhere between constraint and self-reassurance in migrant labour camps in Qatar and prisons in Cameroon
    Olivier Thomas
    Les objets et la condition de migrant [Texte intégral]
    Une recherche auprès des exilés à Cherbourg et sur les côtes de la Manche
    The objects and the condition of “illegal immigrants”: a research on refugees in Cherbourg and other French cities on the English Channel
    Pierre Desvaux
    Tribulations de fin de vie d’une #bouteille_en_plastique au Caire [Texte intégral]
    End-of-life patterns of a plastic bottle in Cairo
    Stéphanie Messal
    Des objets et des #déchets loin d’être en reste [Texte intégral]
    Waste and objects which are not outdone
    Claire Tollis
    Danse avec les déchets [Texte intégral]
    Un collectif citoyen nettoie le parc de la Chartreuse
    Into the wild… the trashed wild! A group of citizens cleans up the Chartreuse protected area


    http://gc.revues.org/3311

    #objets #géographie #matérialité #migrations