• Objectif de zéro #artificialisation nette à l’épreuve des #territoires
    Rapport d’information n° 584 (2020-2021) de M. Jean-Baptiste BLANC, Mme Anne-Catherine LOISIER et M. Christian REDON-SARRAZY, fait au nom de la commission des affaires économiques, déposé le 12 mai 2021
    http://www.senat.fr/rap/r20-584/r20-584-syn.pdf

    Le groupe de travail sur l’objectif de « zéro artificialisation nette » à l’épreuve des territoires a présenté ce mercredi 12 mai à la commission des affaires économiques son rapport intitulé « La lutte contre l’artificialisation à l’épreuve des territoires : territorialiser, articuler, accompagner ». Le diagnostic et l’approche portés par ce rapport s’appuient sur la trentaine d’auditions menées tant auprès d’acteurs de l’#aménagement que d’élus, d’agriculteurs, d’urbanistes, d’entreprises industrielles ou commerciales ou encore de personnalités qualifiées en matière de biodiversité. En prévision de l’examen du projet de loi « Climat et résilience », il propose trois principes autour desquels construire une politique plus ambitieuse de lutte contre l’artificialisation : territorialiser, articuler, accompagner.

    Le rapport complet : http://www.senat.fr/rap/r20-584/r20-584.html

  • Chute de la biodiversité en Île-de-France : encore la faute de Le Corbusier ?
    https://metropolitiques.eu/Chute-de-la-biodiversite-en-Ile-de-France-encore-la-faute-de-Le-Corb

    Critiquant les interprétations avancées dans l’exposition et l’ouvrage Capital agricole, Luc Laurent examine les causes de l’artificialisation croissante des sols : selon lui, les sources de la crise environnementale seraient avant tout politiques et liées à l’idéologie productiviste du siècle dernier. Capital agricole est une exposition qui s’est tenue au Pavillon de l’Arsenal, enrichie d’un catalogue (Rosenstiehl 2019) qui examine la question pertinente du rapport de l’agriculture à l’urbain en #Débats

    / biodiversité, #aménagement, #artificialisation_des_sols, #urbanisme, #agriculture, #Île-de-France, (...)

    #biodiversité #nature
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_laurent.pdf

  • La ville inoccupée - Enjeux et défis des espaces urbains vacants

    Alors même que le contexte de transition écologique impose de plus en plus fortement une limitation de la consommation de ressource foncière, comme en témoigne le projet de loi récent portant l’ambition de « zéro #artificialisation nette » du sol national, les espaces urbains vacants apparaissent comme un problème croissant et à l’actualité renouvelée aussi bien dans le contexte français qu’international. Par ailleurs poser la question des espaces vacants et de leur réactivation dépasse largement le seul cas de l’#urbanisme_transitoire qui a, lui, déjà été largement traité. En effet, contrairement à la problématique de l’urbanisme transitoire, le traitement des espaces vacants ne se pose pas seulement en termes d’occupation temporaire ni à l’aune d’une démarche de préfiguration d’un projet d’urbanisme ou d’expérimentation d’usages. Cet ouvrage comble ainsi un vide tant par son approche que par les résultats qu’il produit pour la recherche comme pour la pratique.

    Les espaces vacants désignent des #espaces_bâtis ou non bâtis qui ont été construits et ont fait l’objet d’une activité avant d’être non utilisés ou sous-utilisés, détruits, voire n’ayant jamais été occupés. Ce phénomène concerne les métropoles comme les villes moyennes et petites, les territoires dynamiques aux marchés immobiliers tendus comme les villes en décroissance où la situation est cependant plus alarmante. Phénomène protéiforme, elle se manifeste diversement, par la présence d’immeubles partiellement ou entièrement vacants et/ou de linéaires commerciaux mités, selon des formes concentrées et massives ou de façon plus diffuse. Ces espaces sans usages peuvent être petits ou grands, il n’y a aucune norme. Il en va de même de leur état de conservation ou de dégradation, ainsi que de leur durée d’inoccupation. Enfin cette diversité concerne tout autant leurs propriétaires. Si des travaux croissants s’intéressent à cette question, rares sont ceux prenant le parti de les étudier de manière transversale et de chercher à en tirer des enseignements tant du point de vue de l’explication du phénomène que des questions de méthodes posées par la production de connaissances sur le phénomène ou encore des modalités de réactivation et de revalorisation de ces espaces sans usages.

    A partir de ce constat et de ce choix éditorial, l’ouvrage se structure en trois parties distinctes. La première vise à rendre compte des approches et des mesures du phénomène des espaces vacants par une entrée par différents types d’espaces vacants (bureaux, commerces, locaux de services). Appuyée sur des travaux de professionnels et de chercheurs, elle met en perspective les définitions, les méthodes d’approches des espaces vacants et rappelle à quel point l’activité de mesure d’un phénomène témoigne des représentations du problème et cadre les possibilités d’action. La seconde s’intéresse aux acteurs de la revalorisation des espaces vacants. Là encore, une diversité de situations et de types d’espaces vacants sont proposés à l’analyse : logements, rez-de-chaussée, friches, bureaux aussi bien dans des métropoles que dans des villes décroissantes. Les chapitres de cette partie se structurent autour d’une grande attention à l’activité des acteurs en situation de revalorisation permettant de rendre compte autant de la diversité des modes d’intervention en cours d’invention que de certaines régularités (agir sur l’offre, agir sur la demande, mettre en relation offre et demande). Enfin, la troisième partie propose un éclairage international autour de trois pays confrontés de longue date aux problèmes des espaces vacants. Cet éclairage rappelle les rôles du contexte légal national concernant la propriété foncière dans la manière d’aborder et d’agir sur les espaces vacants.

    https://www.presses-des-ponts.fr/notre-librairie/378-la-ville-inoccupee---enjeux-et-defis-des-espaces-urbains-vacan

    #ville #urban_matter #livre #géographie_urbaine #urbanisme #vide #aménagement #espaces_vacants #espace_vacant #vacance

  • Le serment du Triangle
    https://topophile.net/savoir/le-serment-du-triangle

    De la parole aux actes, il y a comme un grand fossé : contrairement aux déclarations du président de la République qui se vante d’avoir pris la décision d’abandonner EuropaCity au nom de l’écologie (cf. l’interview de « Brut » du 4 décembre 2020), contrairement aux discours officiels du gouvernement qui affirme sur la scène internationale vouloir lutter... Voir l’article

    • De la parole aux actes, il y a comme un grand fossé : contrairement aux déclarations du président de la République qui se vante d’avoir pris la décision d’abandonner EuropaCity au nom de l’#écologie (cf. l’interview de « Brut » du 4 décembre 2020), contrairement aux discours officiels du gouvernement qui affirme sur la scène internationale vouloir lutter pour la #biodiversité et contre l’#artificialisation_des_sols (cf. le « One Planet Summit » qui s’est tenu en grande pompe à Paris le 11 janvier 2021), la reprise des travaux de construction d’une gare au milieu des champs de Gonesse, préalable à l’artificialisation d’au moins 110 hectares, a été annoncée début janvier 2021.

      Une gare inutile qui annonce le béton

      Alors que les experts du climat lancent des cris d’alarme contre les conséquences catastrophiques de l’artificialisation des sols (plus de 280 000 hectares perdus en 10 ans, soit presque le département du Rhône), le gouvernement et certains élus locaux, aveuglés par les promesses mensongères de créations d’emploi, s’entêtent à soutenir ce projet de gare inutile et dispendieuse, qui annonce la destruction des terres nourricières du Triangle de Gonesse. L’Ile-de-France, et particulièrement cette zone du Val d’Oise, est pourtant saturée de centres commerciaux, de zones de logistique et de bureaux vides. La construction d’habitations y est par ailleurs interdite, la zone étant exposée au bruit des avions de Roissy et du Bourget.

      Il est encore temps d’éviter ce gâchis.

      Les sols du Pays de France, cultivés depuis des millénaires (des fouilles archéologiques ont permis d’y découvrir des silos à grain enterrés datant de 2500 ans avant JC), sont d’une fertilité naturelle exceptionnelle. Ils représentent un atout stratégique pour la résilience d’une région touchée par les canicules à répétition. Ce plateau limoneux emmagasine d’importantes réserves en eau, réduisant ainsi les risques de ruissellement, d’érosion hydrique et d’inondations soudaines.

      L’État français a aujourd’hui la possibilité de prendre une décision historique : l’Établissement public foncier d’Ile de France, qui contrôle 110 hectares après l’expropriation des agriculteurs (qui jusqu’à fin 2019 devaient céder la place à EuropaCity) a la possibilité d’y mener un véritable projet d’intérêt général.

      Car renoncer à la gare au milieu des champs, ce n’est pas abandonner le territoire. Au contraire, le Triangle de Gonesse offre une opportunité unique pour l’État et pour la région Ile-de-France de proposer à la jeunesse francilienne et aux milliers de salarié.es touché.es par la pandémie l’accès à des emplois dans les filières d’avenir de l’agriculture péri-urbaine, de l’alimentation, du recyclage, de la mobilité durable, des énergies renouvelables, de l’éco-construction et de la rénovation thermique des bâtiments.

      #CARMA, un projet d’avenir

      Il est temps d’organiser une véritable concertation sur l’avenir de la #Plaine_de_France. Il est urgent d’examiner le projet CARMA, qui propose, pour un coût bien moindre qu’une gare et une #ZAC d’un autre temps, d’approvisionner les cantines scolaires et les marchés locaux en produits frais et de saison. Des fermes de maraîchage, d’horticulture et de céréaliculture, des vergers, de l’élevage, des jardins familiaux et associatifs, des conserveries et des brasseries peuvent démarrer tout de suite. Un tel projet, qui créerait des emplois non délocalisables et qualifiants dans une zone fortement touchée par le chômage et la précarité, améliorerait aussi le cadre de vie des habitants, malmené par les infrastructures de transport et de logistique. Des métropoles européennes comme Milan et Barcelone ont prouvé que l’#agriculture_péri-urbaine pouvait être une source de prospérité pour un territoire. Des pans entiers de la population française, et tout particulièrement sa jeunesse, l’appellent de leurs vœux.

      Face aux dangers qui pèsent sur nous tous, chacun de nous est symboliquement propriétaire des terres de Gonesse et peut, en signant le #Serment_du_Triangle, s’engager à les protéger contre les ambitions mortifères qui risquent de détruire notre patrimoine commun.

      #EuropaCity #Val_d'Oise #triangle_de_gonesse #gare #béton #aménagement_du_territoire

  • Quand les #communes_rurales suppléent l’#Éducation_nationale
    https://www.banquedesterritoires.fr/quand-les-communes-rurales-suppleent-leducation-nationale

    C’est l’histoire d’une petite commune rurale. Ou plutôt de deux. Non, en fait, elles sont trois. Ou quatre. À la vérité, elles sont des centaines. Voire des milliers. Des milliers de communes rurales qui ont perdu leur #école. Ces quinze dernières années, le nombre d’établissements publics a baissé de quelque six mille. Par #décisions_comptables. Prises là-haut, au ministère. À Paris. Les enfants de ces communes vont toujours à l’école. Mais plus loin. Ailleurs. Seulement, la fermeture d’une école rurale ne se résume pas à une équation où l’on ferait entrer un car de ramassage et le forfait communal. « Chaque fermeture a un effet dévastateur. » C’est David Djaïz, directeur de la stratégie et de la formation de l’Agence nationale de la #cohésion_des_territoires, qui le dit lors du séminaire « Nos #écoles_rurales ont de l’avenir ! » organisé par la fondation Kairos pour l’innovation éducative à l’Institut de France le 27 janvier 2021. À l’inverse, rouvrir une école, c’est faire revivre un village. Attirer de nouveaux habitants. Retisser du lien social. Enclencher une dynamique économique même. Une véritable résurrection. Lors du même séminaire, de nombreux élus ont témoigné de la résurrection de leur commune rurale grâce à la réouverture d’une école. Leur point commun ? Ils se sont tous débrouillés sans l’Éducation nationale.

    […] Élus, habitants, associations. Sur les territoires ruraux, tout le monde fait bloc. Mais le succès de ces entreprises attirent un invité surprise. Pas le bienvenu. Le #PLUI. Plan local d’urbanisme intercommunal. Sophie Gargowitsch : « La seule chose que nous n’avions pas mesurée a été l’incidence sur l’habitat. Tout ce qui était disponible a été complété. Nous ne pouvons plus construire et nous sommes bloqués par le PLUI, une compétence sur laquelle je n’ai plus la main. Les grandes communes ont tendance à tirer la couverture à elles en matière de construction. Dans les zones rurales, nous avons parfois la sensation d’être des habitants de seconde zone. » Gilbert Chabaud abonde : « On n’a plus de parcelles à vendre. Toutes les maisons ont été réhabilitées. Et dans le cadre du PLUI, il ne faut pas rêver, on n’aura rien. » Valentin Josse résume l’inquiétude des élus ruraux : « Il faudra faire très attention à la façon dont sera traitée l’idée du ’zéro #artificialisation nette’ (ZAN). Cela risque d’être un nouveau coup de poignard et une fracture entre les métropoles et le monde rural. Si on applique strictement ce ZAN, on tue la ruralité. »

    En attendant de régler cette question, les revendications des maires ruraux en quête d’école portent d’abord sur le droit à la différentiation en matière scolaire. Anne Coffinier, fondatrice de la Fondation Kairos et présidente de l’association Créer son école : « Nous avons de plus en plus d’appels de maires ruraux qui veulent créer des écoles et désirent être accompagnés. L’Éducation nationale doit accepter plus de dérogations et d’expérimentations, et renoncer à des approches du haut vers le bas pour contractualiser et accepter que les #collectivités_locales ne soient pas simplement des payeurs. » Elle réclame deux évolutions. Assouplir la règle des cinq ans d’expérience dans l’enseignement pour pouvoir diriger une école hors contrat : « Dans une école à classe unique de quelques élèves, ce qui compte est d’ouvrir avec quelqu’un qui soit compétent académiquement. » Et revenir sur l’interdiction de financement par la collectivité : « Nous sommes dans une logique de substitution. Il est absurde de payer 50 à 60.000 euros de forfait communal pour scolariser des enfants dans une commune voisine. Avec cette somme, on peut ouvrir une école. Si on veut que la ruralité vive, il faut faire preuve de souplesse. »

    #montesori #ANCT

  • L’énergie solaire se développe au détriment des sols naturels
    https://reporterre.net/L-energie-solaire-se-developpe-au-detriment-des-sols-naturels

    Pour atteindre les objectifs de la transition énergétique, la superficie consacrée au #photovoltaïque doit tripler, voire quadrupler. Mais la recherche du profit pousse les développeurs à privilégier les installations au sol, accentuant l’#artificialisation des #terres.

    #solaire

  • L’#écologie_municipale, ou la ville face à son histoire

    Les verts élus dans les grandes #villes doivent faire un #choix : se focaliser sur la qualité de vie de leurs administrés au risque de renforcer la #fracture entre #centres urbains et #périphéries, ou au contraire renouer avec les #territoires_fantômes que les #métropoles consomment et consument.

    Après le succès des candidatures et alliances écologistes dans certaines des plus grandes villes de France dimanche, une chose a très peu retenu l’attention des commentateurs politiques. C’est le paradoxe, au moins en apparence, d’une #métropolisation de l’écologie politique – le fait que les valeurs vertes semblent trouver dans les grands centres urbains leur principal lieu d’élection. Au lieu de s’interroger sur les motivations et les idéaux des personnes qui peuplent ces villes pour essayer d’y lire l’avenir, peut-être faut-il alors renverser la perspective et regarder l’objet même que constitue la #ville, sa réalité indissociablement écologique et politique.

    Au regard de l’#histoire, cette #urbanisation des #valeurs_vertes ne va pas du tout de soi. La ville a souvent été définie, en Europe au moins, par l’enveloppe protectrice des remparts qui tenait à distance les ennemis humains et non humains (animaux, maladies), et qui matérialisait la différence entre l’espace de la cité et son pourtour agraire et sauvage. En rassemblant les fonctions politiques, symboliques, sacerdotales, les villes engendrent des formes de socialité qui ont fasciné les grands penseurs de la modernisation. Saint-Simon, par exemple, voyait dans la commune médiévale italienne l’origine du développement matériel et moral propre à la #modernité. Durkheim, plus tard, faisait de la ville le prototype du milieu fait par et pour l’humain, le seul espace où pouvait se concrétiser le projet d’#autonomie.

    Aspirations urbaines

    Mais les villes sont également devenues, avec le processus d’#industrialisation, de gigantesques métabolismes matériels. L’explosion démographique des métropoles industrielles au XIXe siècle va de pair avec la concentration du travail, de l’énergie, et plus largement des flux de matière qui irriguent l’économie globale. Au cœur des transformations de la vie sociale, la ville est aussi au cœur de ses transformations matérielles : elle aspire d’immenses quantités de ressources, pour les relancer ensuite dans le commerce sous forme de marchandises. En laissant au passage les corps épuisés des travailleurs et des travailleuses, ainsi que des montagnes de déchets visibles ou invisibles, résidus non valorisés du processus productif.

    Ainsi la ville irradie le monde moderne de son prestige symbolique et culturel, mais elle tend aussi à déchirer le tissu des circularités écologiques. L’un ne va pas sans l’autre. Chaque ville, par définition, est tributaire de circuits d’approvisionnement qui alimentent ses fonctions productives, ou simplement qui la nourrissent et la débarrassent des contraintes spatiales. Chaque ville est entourée d’une périphérie fantôme qui l’accompagne comme son ombre, et qui est faite des #banlieues où vivent les exclus du #rêve_métropolitain, des champs cultivés et des sous-sols exploités. Chaque urbain mobilise malgré lui un espace où il ne vit pas, mais dont il vit.

    L’une des sources de la #sensibilité_écologique contemporaine se trouve justement dans la critique de l’avant-garde urbaine. Dans l’Angleterre victorienne, William Morris ou John Ruskin retournent à la #campagne pour démontrer qu’une relation organique au #sol est susceptible de régénérer la civilisation, sans pour autant compromettre les idéaux d’émancipation. Mais ils luttaient contre une tendance historique dont l’extraordinaire inertie a rapidement provoqué la disqualification de ces expériences. Surtout pour le #mouvement_ouvrier, qui avait en quelque sorte besoin des formes spécifiquement urbaines d’#aliénation pour construire la #solidarité_sociale en réponse.

    Si l’on replace dans cette séquence d’événements le phénomène d’urbanisation des attentes écologiques actuelles alors il y a de quoi s’interroger sur l’avenir. Deux trajectoires possibles peuvent s’esquisser, qui ont cela d’intéressant qu’elles sont à la fois absolument irréconciliables sur un plan idéologique et matériel, et quasiment impossibles à distinguer l’une de l’autre dans le discours des nouveaux édiles de la cité verte.

    Faire atterrir le #métabolisme_urbain

    D’un côté, on trouve le scénario d’une consolidation des #inégalités_sociales et spatiales à partir des valeurs vertes. Pour le dire de façon schématique, les grands pôles urbains poussent la #désindustrialisation jusqu’à son terme en éliminant les dernières nuisances et toxicités propres à la #ville_productive : elles se dotent de parcs, limitent les transports internes et créent des #aménités_paysagères (comme la réouverture de la Bièvre à Paris). C’est ce que la sociologie appelle la #gentrification_verte, dont #San_Francisco est le prototype parfois mis en avant par les prétendants écologistes aux grandes mairies. Au nom d’une amélioration difficilement critiquable de la qualité de vie, la ville des #parcs et #jardins, des boutiques bio, des #mobilités_douces et des loyers élevés court le risque d’accroître le #fossé qui la sépare des périphéries proches et lointaines, condamnées à supporter le #coût_écologique et social de ce mode de développement. #Paris est de ce point de vue caractéristique, puisque l’artifice administratif qui tient la commune à l’écart de sa banlieue est matérialisé par la plus spectaculaire infrastructure inégalitaire du pays, à savoir le #boulevard_périphérique.

    Mais si le vert peut conduire à consolider la #frontière entre l’intérieur et l’extérieur, et donc à faire de la qualité de vie un bien symbolique inégalement distribué, il peut aussi proposer de l’abolir – ou du moins de l’adoucir. Une réflexion s’est en effet engagée dans certaines municipalités sur le pacte qui lie les centres-villes aux espaces fantômes qu’elles consomment et consument. La #renégociation de la #complémentarité entre #ville et #campagne par la construction de #circuits_courts et de qualité, l’investissement dans des infrastructures de #transport_collectif sobres et égalitaires, le blocage de l’#artificialisation_des_sols et des grands projets immobiliers, tout cela peut contribuer à faire atterrir le #métabolisme_urbain. L’équation est évidemment très difficile à résoudre, car l’autorité municipale ne dispose pas entre ses mains de tous les leviers de décision. Mais il s’agit là d’un mouvement tout à fait singulier au regard de l’histoire, dans la mesure où il ne contribue plus à accroître la concentration du capital matériel et symbolique à l’intérieur de la cité par des dispositifs de #clôture et de #distinction, mais au contraire à alléger son emprise sur les #flux_écologiques.

    Le défi auquel font face les nouvelles villes vertes, ou qui prétendent l’être, peut donc se résumer assez simplement. Sont-elles en train de se confiner dans un espace déconnecté de son milieu au bénéfice d’une population qui fermera les yeux sur le sort de ses voisins, ou ont-elles engagé un processus de #décloisonnement_social et écologique ? L’enjeu est important pour notre avenir politique, car dans un cas on risque le divorce entre les aspirations vertes des centres-villes et la voix des différentes périphéries, des #ronds-points, des lointains extractifs, alors que dans l’autre, une fenêtre s’ouvre pour que convergent les intérêts de différents groupes sociaux dans leur recherche d’un #milieu_commun.

    https://www.liberation.fr/debats/2020/06/30/l-ecologie-municipale-ou-la-ville-face-a-son-histoire_1792880

    #verts #élections_municipales #France #inégalités_spatiales #mobilité_douce #coût_social ##décloisonnement_écologique

    via @isskein
    ping @reka @karine4

  • Pour la forêt de Branches (89) : « On peut vivre sans avion, mais vivre sans forêt on ne le pourrait pas »
    https://dijoncter.info/pour-la-foret-de-branches-89-on-peut-vivre-sans-avion-mais-vivre-sans-fo

    Mercredi 23 janvier à Auxerre était organisée une manifestation contre l’extension de l’aérodrome d’Auxerre-Branches qui devrait entraîner la disparition de 33 hectares de la forêt de Branches. Nous avons été quelques personnes à se joindre à leur appel. Source : Dijoncter.info

  • Cette forêt que Tesla doit abattre pour construire la Gigafactory 4

    https://www.automobile-propre.com/cette-foret-que-tesla-doit-abattre-pour-construire-la-gigafactory

    @klaus es-tu au courant ?

    Les premières tronçonneuses ont rugi dans la forêt où la Gigafactory 4 doit s’élever. Tesla doit abattre plusieurs milliers d’arbres sur cette parcelle de 300 hectares près de Berlin. Les travaux pourraient être retardés par la présence de chauves-souris et d’oiseaux nicheurs protégés.

    Pour ériger sa Gigafactory 4 européenne près de Berlin, le constructeur doit raser 300 hectares de forêt. Les premiers arbres ont été abattus il y a quelques jours. Mais l’opération, délicate tant sur la communication que sur le terrain, soulève quelques questions. Si la parcelle concernée provient d’anciennes exploitations de sylviculture et n’est pas composée de forêt « primaire », elle abrite plusieurs espèces protégées d’animaux. La présence de chauves-souris en voie de disparition pourrait notamment retarder l’avancée des travaux.


    #berlin #tesla #automobile #transport #mobilité #infrastructure

  • Bleue comme une orange
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1173

    Ce n’est pas tous les jours qu’on fait une découverte exceptionnelle. Nous étions partis pour enquêter sur le pays de l’artificialisation – lui-même artificiel - autrement dit les Pays-Bas. Un pays vague et mouvant qui avala jusqu’à l’Artois, jusqu’à la Picardie presque, et lança ses tentacules dans le monde entier. Nous avions pour cela quelques indices et motifs, les polders, ces terres conquises au fil des siècles sur la mer ; la construction d’étables et porcheries verticales, en immeubles, à Amsterdam ; la mise au point du fameux « steack artificiel » à l’université de Maastricht ; la prolifération des Center Parcs, ces bulles de paysage hors-sol pour vacanciers des villes ; en vrac (mot néerlandais), les moulins, les canaux, les draperies des Flandres … des clichés, quoi. Et puis nous sommes (...)

    #Documents
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/pays-bas_1_2_3.pdf

  • Porte des Alpes : Auchan fait passer la Métropole de Lyon à la caisse | Mediacités
    https://www.mediacites.fr/enquete/lyon/2019/09/18/porte-des-alpes-auchan-fait-passer-la-metropole-de-lyon-a-la-caisse

    Ikea parti à Vénissieux, le groupe Auchan récupère le hangar libéré à Saint-Priest pour un projet de centre commercial baptisé « Yellow Pulse ». Petit détail : le contribuable en sera pour ses frais de plusieurs millions d’euros puisque le Grand Lyon réglera en partie les nouvelles infrastructures routières prévues pour le géant de la distribution.

  • #Europacity : « Comment peut-on promouvoir un pareil urbanisme dans le contexte de crise climatique actuel ? »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/09/02/europacity-comment-peut-on-promouvoir-un-pareil-urbanisme-dans-le-contexte-d

    Europacity : « Comment peut-on promouvoir un pareil urbanisme dans le contexte de crise climatique actuel ? »
    Tribune

    Albert Levy

    Architecte urbaniste

    Dans une tribune au « Monde », Albert Levy, architecte et urbaniste, pointe les incohérences des pouvoirs publics qui défendent le projet d’un mégacomplexe de loisirs et de commerce au nord de Paris, tout en parlant de transition écologique et de lutte contre le réchauffement.

  • Artificialisation des sols : en France, on bétonne même quand ce n’est pas nécessaire Marina Fabre - 8 Avril 2019 - Novethic
    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/agriculture/isr-rse/l-artificialisation-des-sols-progresse-plus-vite-que-la-croissance-demograp

    L’artificialisation des terres progresse plus vite que la croissance démographie et économique. Autrement dit, en France, même quand il n’y a pas de besoin spécifique, les sols sont bétonnés. À ce rythme d’ici la fin du siècle, 18 % du territoire sera artificialisé, prévient l’Iddri. Une situation qui pose question quand à la souveraineté alimentaire de la France et sa capacité à résister au changement climatique. 


    L’artificialisation des sols consiste à convertir des terres agricoles, forestières ou naturelles pour l’urbanisation ou le développement d’infrastructures. ©CC0

    C’est un phénomène que les politiques publiques ont dû mal à endiguer malgré les promesses. En 2015, l’artificialisation de sols représentait 9,4 % du territoire métropolitain contre 8,3 % en 2006. "La France a perdu un quart de sa surface agricole sur les 50 dernières années", a ainsi rappelé Emmanuel Macron lors de sa visite au Salon de l’Agriculture. Aujourd’hui, c’est l’équivalent de la superficie d’un département moyen qui est bétonné tous les 7 à 10 ans.

    Or selon une nouvelle étude menée par l’Institut du développement durable et des relations internationales (#Iddri), « un nombre préoccupant de territoires connaissent une forte artificialisation malgré une faible croissance démographique et économique ». Autrement dit l’artificialisation progresse même quand elle n’est pas nécessaire. « En dix ans, la superficie des terres artificialisées a augmenté de 13 % alors que la croissance du produit intérieur brut est de 6 % et celle de la démographie de 5 % », détaille Alice Colsaet, doctorante à l’Iddri et autrice de l’étude.

    L’habitat et les zones d’activité responsables de l’artificialisation
    Plusieurs facteurs sont évoqués, notamment l’évolution de nos modes de vie. Les Français vivent de plus en plus seuls, les familles sont moins nombreuses et ont besoin de plus d’espace. Ils privilégient les maisons individuelles pourtant responsables d’un hectare sur deux artificialisé et achètent de plus en plus de maisons secondaires. Mais les collectivités sont également pointées du doigt.

    « Il y a une tendance à consommer de l’espace pour essayer de créer un dynamisme », décrypte Alice Colsaet, « certaines collectivités vont construire des zones d’activité même s’il n’y a pas de demande et qu’elles sont en concurrence avec la zone d’activité de la collectivité voisine. C’est une offre surabondante qui est déconnectée des besoins et qui créé des zones vides ». Il n’y a pas un responsable, c’est le cumul entre les nouveaux logements, les complexes commerciaux, les réseaux routiers… qui favorise cette artificialisation galopante. 

    Moins de terres agricoles, un enjeu de sécurité alimentaire
    Selon les estimations de l’Iddri, si la France continue à ce rythme, d’ici la fin du siècle, 18 % de son territoire sera artificialisé contre 9,7 % aujourd’hui. Cela paraît peu mais les conséquences pourraient être terribles. « D’abord cela signifierait une perte d’autonomie alimentaire dans l’Hexagone alors qu’il y a une croissance démographique », alerte Emmanuel Hyest, président des Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (#Safer), « ensuite les terres agricoles participent à la lutte contre le changement climatique. Elles permettent de capter le carbone mais également l’eau qui recharge les nappes phréatiques ».

    Pour Emmanuel Hyest, pas de doute, il faut considérer les terres agricoles comme des surfaces intouchables, à l’instar des forêts. Emmanuel Macron, lui, vise l’objectif de zéro artificialisation nette. Cette ambition, introduite dans le Plan biodiversité de 2018, « suppose que toute nouvelle construction devrait être compensée par une déconstruction équivalente, par exemple dans des zones d’activités devenues vacantes ou des parkings surdimensionnés », rappelle l’Iddri. Reste à voir, dans le temps, les effets de cette nouvelle réforme. 

     #artificialisation #agriculture #écologie #sols #urbanisme #bétonnage #artificialisation_des_terres #terres_agricoles #bétonnage #changement_climatique

    • déconstruction équivalente ? ? ? ? ?
      Juste avant la construction d’une zone soit disant industrielle, de la chaux vive est mélangée à la terre, par chez moi.

      Question : Que reste il après la déconstruction ?
      La notion de déconstruction équivalente, c’est du pur macron.

  • Artificialisés, accaparés, appauvris : les sols sont assaillis de tous côtés
    https://reporterre.net/Artificialises-accapares-appauvris-les-sols-sont-assaillis-de-tous-cotes

    Les #sols sont vivants, indispensables à la vie, et presque non renouvelables. Ils sont pourtant assaillis par l’#étalement_urbain et des pratiques agricoles désastreuses. Sans oublier l’intrusion croissante de sociétés foncières spéculatives. Un rapport parlementaire alerte sur cette situation et appelle à une grande loi foncière.

    #artificialisation_des_sols #urbanisme #agriculture #spéculation #terres

  • L’enfer vert s’étend au Palais Rameau – Contre la cyber-agriculture Hors-sol, Braderie 2018 - 31 Aout 2018 - hors-sol.herbesfolles

    http://hors-sol.herbesfolles.org/2018/08/31/lenfer-vert-setend-au-palais-rameau-contre-la-cyber-agricultu

    La Ville de Lille vient de céder le Palais Rameau à trois écoles d’ingénieur qui en feront un laboratoire d’agriculture automatisée et hors-sol. Alors que la Ville détruit les derniers espaces possibles de verdure, îlot Pépinière et friche Saint-Sauveur, elle recrée une nature artificielle, sous cloche, et pilotée par des capteurs. Cette artificialisation des terres et de l’agriculture avance d’un pas serein grâce l’appui des Verts qui voient là une réponse aux « enjeux écologiques du XXIe siècle ». Avec des amis pareils, la nature n’a plus besoin d’ennemis.


    Le calendrier se passe parfois de commentaire. Dans le même Conseil municipal, Martine Aubry rappelle son engagement dans la bétonnisation de l’îlot Pépinière, ancienne parcelle horticole, et cède le Palais Rameau, du nom d’un horticulteur lillois, à trois écoles d’ingénieur spécialisées dans l’« agriculture de précision ». Donc : Martine Aubry remplace des horticulteurs avec de la terre sur les mains par des agro-informaticiens du substrat chimique. Après que la mécanisation des champs ait saigné les rangs des paysans, l’automatisation supprime les derniers « travailleurs de la terre ».

    Une agriculture sans terre ni agriculteurs
    Les trois écoles d’ingénieur en question appartiennent à la Catho et se nomment ensemble « Yncréa ». Leur regroupement forme des ingénieurs et chercheurs en nanotechnologies, smart farming, chimie verte, smart grids (ex : Linky) ou maison intelligente. Yncréa est donc un agent du renouvellement actuel du capitalisme dans les technologies de pilotage de la planète, de la ville, de la maison et du vivant, pour aller decrescendo dans la perspective. Détail qui ne manque pas de saveur : le directeur d’Yncréa est ingénieur militaire, à la fois chevalier de la Légion d’honneur et du Mérite agricole, passé par la Délégation générale à l’armement et la sûreté nucléaire. Ses rangs de topinambours seront bien désherbés sur les côtés.

    Leur agriculture hors-sol (préférez « urbaine », « de précision », « connectée » ou « verticale » si vous deviez masquer vos intentions) passe au stade 2.0. Les semences sont toujours sélectionnées pour ce type de terroir hydroponique. Les légumes plongent toujours leurs racines dans un substrat et des intrants artificiels. Mais les bâtiments sont désormais « pilotés par des technologies contrôlant les paramètres de production (luminosité, apports en eau, en nutriments…) et alliant les compétences en conception de bâtiments intelligents, agronomie et automatisation. »1 Les Pays-Bas par exemple, surnommés la « Silicon Valley de l’agriculture », ont les meilleurs rendements du monde grâce à des serres où la lumière, l’arrosage, les intrants ou la ventilation sont entièrement automatisés. Le modèle vaut aussi pour les élevages de porcs, de volailles – sans parler des citadins. Le smart farming est à l’agriculture ce qu’un « réseau social » est à l’amitié. Une relation à la terre pilotée par ordinateur, privatisée par des ingénieurs et leurs firmes, produisant une alimentation sans goût pour une vie sans qualité.

    L’avancée du désert vert
    L’élu Julien Dubois soutint l’initiative au nom du groupe écologiste. Reprenant les éléments de langage de circonstance, celle-ci répondrait aux « enjeux écologiques du XXI° siècle ».2 Quels sont ces « enjeux » ? En quoi Yncréa y « répond » ? Nulle explication chez les élus qui s’écharpent à peine sur le superflu, l’absence d’appel d’offres ou la privatisation du Palais Rameau. Mais sur le fond : rien.

    Dans les Hauts-de-France comme au niveau global, les terres cultivables manquent. La planète compte bientôt 10 milliards d’estomacs en même temps que les terres arables disparaissent sous les effets conjoints de l’urbanisation, de la pollution et l’appauvrissement des sols, de l’élevage intensif ou du manque d’eau. Près de nous, autour de l’ancien site Metalleurop, 500ha de terres saturées en plomb interdisent toute culture comestible. À Lille, les 23 ha de la friche Saint Sauveur seront enfouis sous du logement intensif et des bureaux, plutôt que rendus – enfin ! – à des activités plus humaines.

    Face à ce dilemme comptable, les technocrates ont leurs solutions. Pour aller des plus lointaines aux plus proches, Elon Musk (Tesla) souhaite coloniser Mars ; Peter Thiel (PayPal, Facebook) bâtit des villes flottantes alimentées aux algues3 ; Larry Page (Google) finança le premier steak in vitro ; et toute une flopée d’urbanistes se gaussent d’agriculture urbaine : soit en utilisant les toits des buildings, soit sur les sols pollués des friches industrielles, soit encore dans les souterrains des grandes villes, ainsi qu’Anne Hidalgo l’expérimente à Paris. Après avoir épuisé la Terre, la cyber-agriculture s’attaque aux océans, aux sous-sols, et pourquoi pas à l’espace, dans une fuite en avant technologique. Les écologistes applaudissent. Et l’Union européenne s’interroge sur une labellisation « bio » du hors-sol.

    Ce scénario d’artificialisation et de privatisation du vivant ne devrait surprendre aucun Lillois. Non seulement parce qu’il est d’une banalité confondante au regard de l’état du monde. Surtout parce que la Ville nous avait prévenus, dès 2013, dans une exposition « Natures artificielles » à la Gare Saint-Sauveur. Les artistes convoqués nous y jetaient leurs « visions originales d’un réel transfiguré par une époque mutante où l’homme joue de son emprise ambiguë [sur la nature]. On y crois[ait] des expérimentations scientifiques qui réécrivent l’Histoire, théâtres de robots agriculteurs, parcelles de cosmos comprimées, poupées mutantes issues d’expérimentations génétiques, végétaux à humeurs variables, terre tremblant au son de la voix, etc. »4 L’enfer vert était annoncé.

    Quant à ceux qui ne veulent pas ajouter de l’artifice au désastre, qui ne souhaitent pas gérer les nuisances mais bien les supprimer, ils peuvent se joindre à nous dans une opposition résolue à la bétonnisation de Saint-Sauveur et à la reconversion technologique du Palais Rameau.

    Hors-sol, Braderie 2018

    1Yncrea.fr

    2Conseil municipal du 22 juin 2018, site d’Europe écologie – Les Verts

    3Paradis Pourri – Smart islands en Polynésie, https://hors-sol.herbesfolles.org/2017/10/02/paradis-pourri-smart-islands-en-polynesie

    4L’art de nous acclimater à la technopole – Visite de l’expo « Natures artificielles », http://hors-sol.herbesfolles.org/2013/07/31/lart-de-sacclimater-a-la-technopole-contre-visite-guidee-de-l

    #Lille #artificialisation #martine_aubry #écologie #agro-informaticiens #Catho #Yncréa #nanotechnologies #smart_farming #chimie_verte #smart_grids #agriculture_urbaine #agriculture_connectée #agriculture_verticale #smart_farming #hydroponique #Julien_Dubois #Hauts-de-France #écologistes #enfer_vert #nuisances

  • Les végans menacent-ils le monde (animal) ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-moudre/les-vegans-menacent-ils-le-monde-animal

    Si nous étions tous végans, les émissions de gaz à effets de serre liées à notre alimentation diminueraient de 70%... Mais que deviendraient alors les animaux d’élevage ? Quelles conséquences sur les équilibres écologiques si l’homme renonçait à son statut de « super-prédateur » ?

    <iframe src='https://seenthis.net/https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=eb1b0bb6-6e26-4130-9038-e62882727fe3" width="481" frameborder="0" scrolling="no" height="137"></iframe>

    Avec Jocelyne Porcher auteure de :
    Vivre avec les animaux : une utopie pour le XXIe siècle
    La Découverte, 2014
    et Renan Larue auteur de :
    Le végétarisme et ses ennemis : vingt-cinq siècles de débats
    PUF, 2015

    Beaucoup de choses intéressantes sur le véganisme (que je connais très peu) y compris des positions assez radicales de Jocelyne Porcher qui considère que les végans font le jeu de l’industrie dont le projet est de remplacer la viande animale par de la viande artificielle ("blanc de poulet in-vitro"), autrement dit continuer à faire prospérer l’agro-business mais en supprimant les éleveurs.

    • Oui mais il est pas question que j’aille vivre ailleurs et je suis loin d’être la seule, manger de la viande c’est pas adapté pour 80% de l’humanité qui est urbanisé par contre manger vege et vegan c’est tres faisable en ville êt meme sans pesticides chimiques ou trucs mutants. Je préfère passer mon énergie a chercher une alimentation adapté au mode de vie de mon epoque a 80% urbanisé que chasser 80% des gens de leur mode de vie pour conservé des pratiques alimentaires obsolètes qui n’étaient possibles que quant on etait 2 pelés et 3 tondues. La viande c’est pas possible à 7 milliards.

    • mais il est pas question que j’aille vivre ailleurs et je suis loin d’être la seule,

      C’est justement un problème de fond. Cette situation n’est pas tenable à terme. Ça demande une logistique de dingue pour amener la nourriture dans les zones urbaines dont les sources de nourritures s’éloignent de plus en plus.
      #artificialisation

    • En face vivre à la campagne ca demande des transports individuels et c’est pas mieux au niveau impacte écologique. Puisque en zone étendu, pas de transports en commun, pas de centralisation des ressources et problèmes d’approvisionnements démultipliés par les distances. Il se trouve qu’on est plus de 7 milliards à 80% en milieu urbain. Je pense que c’est mieux que les humains se concentrent sur les moyens d’auto-produire un max de nourriture végé en ville et éventuellement de la viande d’insectes si vraiment il faux des protéines animales. Mais pour la viande de vertébrés c’est à mon avis une alimentation à réservé aux habitants des zones rurales. Il peut y avoir des intermédiaires entre ville et campagne mais je parle des grandes lignes. En l’état actuel de la société ca me semble plus logique de réduire la viande pour les urbains que de promouvoir l’élevage à la paléolithique pour tou·te·s. Si les éleveurs locaux vendent local ca ne concerne pas les urbains et le fait que les urbains ne mangent plus de viande ne met pas en péril les terroirs d’éleveurs locaux puisqu’il y a pas de terroirs en ville.

      Du coup c’est un dialogue de sourd·e·s. Si Jocelyne Porcher veut manger ses moutons et son chat vu qu’elle dit ne pas voire la différence entre un animal domestique et un animal de compagnie, ca me dérange pas. Elle fait bien ce qu’elle veux, mais sa croisade contre les vegans me semble allé dans la mauvaise direction. De toute façon les vegan qui veulent du substitut monsanto de viande, quant ils mangeaient de la viande ils mangeaient des animaux industriel de merde. Si aujourd’hui illes mangent tu tofu transgénique à la place de la bête nourrie avec ce meme tofu qu’illes mangeait la veille, c’est un plus par rapport à avant. Les omni qui mangeaient bio, local et tout, une fois végé ou végan je voie pas comment, ni dans quel univers, tout a coup, illes se mettraient à kiffé le transgénique.

  • L’urbanisation des terres repart à la hausse, crainte pour l’agriculture - Sciencesetavenir.fr
    https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/l-urbanisation-des-terres-repart-a-la-hausse-crainte-pour-l-agricul

    La vente de terrains destinés à l’#urbanisation repart à la hausse depuis deux ans, menaçant la surface agricole en France, s’est alarmée mardi la Fédération nationale des Safer, sociétés d’aménagement de l’espace rural.

    « En 2016, le nombre de ventes de biens en vue de l’extension des villes, des bourgs et des infrastructures, a bondi de 22%, et les surfaces correspondantes de 24% », indique dans un rapport publié mardi la fédération de ces sociétés sans but lucratif, qui ont pour but de faciliter la mise en culture des terres et l’établissement des agriculteurs.

    « Sous l’effet des difficultés des ménages, puis de l’éclatement de la crise financière fin 2008, le marché de l’urbanisation a été divisé par 2 en surface entre 2007 et 2013, passant de 49.000 à 24.000 hectares » par an, indique la FNSafer, avant d’ajouter que « depuis 2015, il repart pour atteindre 30.000 hectares en 2016 ».

    « Il est probable que le rythme actuel de l’#artificialisation (la #bétonisation, ou la bitumisation des terres, NDLR) soit de 50.000 à 60.000 hectares par an, comme au début des années 2000 », alerte ce rapport, qui craint la destruction de l’équivalent de la surface agricole d’un département tous les 5 à 6 ans.

    #terres_agricoles

    • « En région parisienne, on a installé Disney, Roissy, le Bourget et on veut étendre aussi le Grand Paris sur les terres les plus fertiles, sur des limons qui font 4 à 5 mètres de profondeur, ce sont les meilleures terres agricoles d’Europe », déplore-t-il.

  • La France toujours plus moche | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/144466/france-zone-commerciale-geante

    Cernées par les zones commerciales, les villes moyennes se meurent. Les élus s’en inquiètent. Les médias s’y intéressent. Le groupe Casino demande un moratoire. Et pourtant, les promoteurs de centres commerciaux l’affirment haut et fort : il y a encore de la place en France pour des zones supplémentaires. Mais où ?

    #centres_commerciaux

    • Aujourd’hui, un mètre carré de #terre agricole vaut moins de un euro. Quand une collectivité se propose de le racheter pour dix euros il est rare que le propriétaire refuse, a fortiori s’il rencontre des difficultés ou s’il n’est plus très loin de la retraite. Devenu constructible, la valeur du mètre carré est multipliée par dix, puis encore une fois par dix, une fois le centre commercial construit. En un temps record, la valorisation du mètre carré a été multiplié par mille ! En plein champ, tout est tellement plus simple. Avec des marges aussi confortables, la #périphérie puisse constituer une très bonne affaire, sans les complications techniques et réglementaires inhérentes à la construction en milieu urbanisé. Et le risque est limité si on excepte l’opposition de quelques irréductibles amoureux des prés et des vaches toujours près à déposer recours sur recours devant les tribunaux. Mais quand on a de bons juristes et un patrimoine dont les loyers permettent de patienter, ce genre de perspectives n’effraie pas. De l’espace, une bonne desserte, pas trop de concurrence à proximité. De 1 euro à mille euros… Quel secteur d’activité offre de tels retours sur investissements ? Ne cherchez pas : il n’en existe pas.

      #artificialisation

    • v. aussi le reportage de Le Quatre Heures :

      Casse moyenne

      Villes moyennes, classes moyennes : il est une France que l’on ne voit pas. Des coins où l’on ne reste plus. Par manque d’horizon, parce que tout s’y délite.
      Industrie en friche, classes fermées, stores baissés : Vierzon, Nevers, Roanne ont en commun d’avoir perdu plus d’un quart de leur population.
      Ceux qui restent ne sont pourtant pas résignés.
      En cette période électorale, Le Quatre Heures est allé à la rencontre de Rémy, Amanda et Sophie qui luttent, chacun à leur manière, pour ne pas être rayés
      de la carte.

      https://lequatreheures.com/episodes/casse-moyenne
      #résistance

    • Depuis que le groupe Casino s’est désolidarisé de la profession, c’est le branle-bas de combat au syndicat des centres commerciaux. Mot d’ordre : il faut serrer les rangs ! Depuis l’élection de Donald Trump, la remontée des taux rend le loyer de l’argent plus élevé pour ces entreprises qui fondent leur développement sur l’emprunt. Affaiblie, Klépierre s’est même fait sortir du CAC 40. Face au traître, une seule voix est autorisée à s’exprimer celle du Délégué général du Centre National des Centres Commerciaux, Gontran Thuring. Celui-ci est chargé de multiplier les prises de parole pour défendre l’activité de ses adhérents dans les colonnes de Business Immo, la revue de la profession, et dans Les Echos. Pour justifier que tout continue comme avant, les professionnels agitent l’argument de l’emploi, de l’augmentation de la population en périphérie des villes et même… de la protection de l’environnement. Regrettant qu’il y ait « trop de préjugés sur les centres commerciaux », ils tentent surtout de mettre sur le même plan les centres commerciaux de centres-villes et ceux de périphérie. Or si les premiers sont trop nombreux, les seconds sont en revanche trop rares. Pour que Régis Schultz, président de Monoprix et membre du comité exécutif du groupe Casino, en vienne à réclamer un moratoire sur le développement commercial de la périphérie, c’est bien la preuve que tous les acteurs ne gagnent plus systématiquement sur les deux tableaux, à savoir les centres-villes et la périphérie. Ceci est peut-être un signe d’espoir pour des centres-villes exsangues.

  • Les décideurs locaux continuent à promouvoir l’#artificialisation des #sols
    https://reporterre.net/Les-decideurs-locaux-continuent-a-promouvoir-l-artificialisation-des-sol

    Mais tout cet arsenal ne semble pas infléchir le goût du béton des décideurs locaux. Les surfaces artificialisées ont été estimées entre 3 et 5 millions d’hectares de 1981 à 2012, soit une progression de 1,64 % par an et un rythme d’artificialisation moyen de 67.000 ha/an.

    Certes, la consommation d’espace liée à l’habitat tendrait à diminuer au cours des dernières années, mais celle liée aux activités augmente continuellement depuis 2009.

    L’Autorité environnementale contate que la consommation d’espaces naturels et agricoles reste forte dans les documents d’urbanisme, y compris dans les territoires en déprise.

  • Centre commercial Ikea de Caen : de l’impuissance des politiques d’#urbanisme, Le Cercle
    http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-164431-pourquoi-louverture-du-centre-commercial-ikea-de-caen-concern

    De fait, plus le projet est énorme, moins les #villes impactées peuvent s’y opposer. Pour une raison simple : l’équipement est considéré d’intérêt régional. Une agglomération de cent mille habitants, en l’occurrence Caen, ne saurait contester un équipement concernant potentiellement un million et demi d’habitants, en l’occurrence la Basse-Normandie.

    Cet argument pousse à lui seul les grandes #enseignes à concevoir les plus grandes zones commerciales possible qui, faut-il le souligner, ne peuvent s’insérer qu’à la #périphérie des villes et non pas dans le tissu urbain existant. Le législateur aurait voulu favoriser l’#artificialisation des terres agricoles qu’il ne s’y serait pas pris autrement.

  • EuropaCity : le projet verra le jour mais sera ajusté
    http://www.batiactu.com/edito/europacity-projet-verra-jour-mais-sera-ajuste-46175.php?MD5email=4bcd3e4f7

    Le promoteur d’EuropaCity, un vaste complexe commercial et de loisirs prévu au Nord de Paris, a confirmé son intention de poursuivre le projet tout en précisant qu’il tiendrait compte des avis exprimés lors du débat public.

    Mais oui, bien sûr...

    (...)projet estimé à 3,1 milliards d’euros et porté par Immochan...
    « Le projet #EuropaCity porte une vision de l’évolution de la société qui n’a pas fait l’unanimité », est-il constaté dans le bilan du débat public. Les opposants dénoncent un « clone de Las Vegas », la destruction de #terres_agricoles, ou encore un impact négatif sur les activités existantes. Selon eux, les projections du maître d’ouvrage -11.800 emplois directs en phase d’exploitation- sont surévaluées.
    Pour rappel, le projet initial est pharaonique. Il est pour l’instant prévu : 500 boutiques, des salles de spectacles, un parc aquatique, une « ferme urbaine »

    (#wtf)

    et même une piste de ski dans un complexe de 80 ha

    Et combien d’hectares de parking ? (en vert sur l’illustration...)

    #artificialisation #spéculation_immobilière

  • Portzamparc, Mangin, Bonnet : des architectes-urbanistes dénoncent le projet EuropaCity - Projets
    http://www.lemoniteur.fr/article/portzamparc-mangin-bonnet-des-architectes-urbanistes-denoncent-le-projet-

    Dans une tribune publiée le 8 juin dans Le Monde, les architectes-urbanistes Frédéric Bonnet, Antoine Brès, Christian Devillers, Antoine Grumbach, David Mangin, Béatrice Mariolle et Christian de Portzamparc jugent le projet de quartier de loisirs #EuropaCity (Val-d’Oise) – actuellement en débat public – « inopportun », « pensé comme une bulle consumériste » et « déconnecté des territoires en (re)construction ».

    #gpii #bétonnage #artificialisation_des_terres

  • Manifeste pour la sauvegarde des terres agricoles
    http://www.reporterre.net/Manifeste-pour-la-sauvegarde-des-terres-agricoles

    En voie d’épuisement, de #bétonnage et d’#accaparement, les #terres_agricoles, en France comme dans le reste du monde, sont menacées et leur disparition serait un drame pour l’humanité. Les signataires de ce manifeste lancent une alerte et donnent des pistes pour remédier à cette situation préoccupante mais sans fatalité.

    L’association Filière paysanne (Bouches-du-Rhône), le collectif Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), l’association Novissen (Somme), le collectif Sauvegarde de la zone humide du Testet (Tarn) et le collectif Terres fertiles de Sainte-Colombe-en-Bruilhois (Lot-et-Garonne) sont à l’initiative de cet appel. La liste des signataires est disponible ici.

    #artificialisation_des_terres