• Pourquoi la réédition de “New York” tue Lou Reed une seconde fois – Gonzaï
    http://gonzai.com/pourquoi-la-reedition-du-new-york-tue-lou-reed-une-seconde-fois

    L’avantage avec les #artistes_morts, c’est qu’ils n’ont plus leur mot à dire sur les projets de réédition ressemblant à des excavations sans gêne. Après Prince et Bowie, pour qui on devrait bientôt apprendre qu’un coffret collector de 45 vinyles bruités à la bouche par le Thin White Duke himself est « sur le feu », c’est au tour de #Lou_Reed de faire les frais d’un relifting post-mortem avec la publication imminente de « New York » en version deluxe. Outre le fait que l’emmerdeur new-yorkais était déjà cliniquement mort avant son décès, l’écoute de l’objet donne envie d’enterrer à ses côtés les responsables de cette merdique machine music.

    On souhaite bonne chance aux fossoyeurs ; la pelle n’est pas incluse dans ce coffret à 80 €.

    #Gonzaï #industrie_du_disque

  • Accord avec Israël : des artistes arabes boycottent les Émirats
    https://www.lecourrierdelatlas.com/accord-avec-israel-des-artistes-arabes-boycottent-les-emirats

    (...) « Considérant que si l’art n’est pas étroitement lié à des questions humanitaires et de justice, il n’a pas de valeur, j’annule ma participation à votre exposition », a écrit Mohamed Badarne à la fondation d’art de Charjah, l’un des sept émirats de la Fédération. Basé à Berlin, le photographe palestinien a rapidement pris sa décision. En tant que « peuple sous occupation, nous devons prendre position contre tout ce qui a trait à la réconciliation avec l’occupant » israélien, a-t-il ajouté à l’AFP.

    Sur les réseaux sociaux, des personnalités du monde culturel de plusieurs pays arabes comme l’Algérie, l’Irak, Oman, la Tunisie, mais aussi les Émirats, ont dénoncé la position d’Abou Dhabi. Un « jour triste et catastrophique », a estimé sur Facebook Dhabiya Khamis. L’écrivaine émiratie a ajouté « Non à la normalisation entre Israël et les Emirats, et les pays du Golfe arabe ! Israël est l’ennemi de la nation arabe tout entière », lorsque l’accord a été annoncé.
    (...)
    La romancière marocaine Zohra Ramij, qui y est en lice avec son roman « La salle d’attente », a annoncé son retrait « en solidarité avec le peuple palestinien ». Le poète marocain Mohammed Bennis s’est lui retiré du comité d’organisation du prix.

    « Ce serait pécher que d’obtenir un prix » émirati, considère l’auteur palestinien Ahmed Abou Salim. Il s’est de son côté retiré de la compétition pour le Prix international de la fiction arabe (IPAF). Soutenu par la fondation du Booker Prize à Londres, ce prix est financé par les autorités d’Abou Dhabi. Dans une lettre, d’anciens lauréats et membres du jury ont demandé aux responsables de l’IPAF de ne plus accepter les financements émiratis.
    (...)
    Le poète palestinien Ali Mawassi souligne que même quand les États décident de normaliser leurs relations, les populations ne se sentent pas forcément tenues d’en faire de même. La plupart des artistes égyptiens et jordaniens « refusent toujours de s’associer avec quoi que ce soit de lié à Israël ». Mais selon le poète, « il y a de nombreux artistes qui resteront silencieux (…) pour profiter de l’argent émirati ».

    #BDS

  • « Accord d’Abraham » : les Émirats arabes unis ciblés par une campagne de boycott
    Par MEE - Published date : Mardi 1 septembre 2020 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/accord-abraham-emirats-arabes-unis-campagne-boycott

    Une vingtaine d’anciens lauréats, présélectionnés, membres du jury et ex-membres du conseil d’administration du Prix international de la fiction arabe (IPAF, appelé communément « Arabic Booker Prize ») ont appelé l’administration de ce prix, l’un des plus prestigieux du monde arabe, à refuser tout financement des Émirats arabes unis (EAU) après la conclusion de l’« accord d’Abraham » entre les EAU et Israël.

    L’appel a été lancé par le romancier palestinien Ibrahim Nasrallah, lauréat du Prix de la fiction arabe 2018 pour son livre The Second War of the Dog.

    L’IPAF est financé par le département du Tourisme et de la Culture d’Abou Dabi, depuis sa création en 2007, et est soutenu par la Booker Prize Foundation de Londres.

    Dans son texte publié sur Facebook et signé par les ex-lauréats et ex-jury de ce prix, Ibrahim Nasrallah considère « qu’à la lumière de la normalisation officielle des Émirats arabes unis avec l’entité colonialiste israélienne qui représente la pire des occupations à travers le monde […] nous appelons les secrétaires généraux du prix à assumer leur responsabilité culturelle historique pour protéger ce prix en cessant tout financement émirati ».
    Les EAU abrogent le boycott d’Israël

    Pour l’écrivain palestinien et ses cosignataires, dont l’écrivian libanais Elias Khoury, le romancier marocain Bensalem Himmich, le critique libanais Pierre Abi Saab ou l’universitaire palestinien Khaled Hroub, ancien membre du conseil d’administration du prix, l’objectif est de libérer le prix des financements étatiques afin de préserver son indépendance. (...)

    #BDS

  • موجة « تمرد » ثقافية في المغرب احتجاجا على التطبيع بين الامارات واسرائيل.. شخصيات مغربية رائدة في الثقافة والادب تعلن مقاطعتها « جائزة الشيخ زايد للكتاب » وانسحابات من هيئات ثقافية اماراتية - رأي اليوم
    https://www.raialyoum.com/index.php/1251296

    En réponse à un signalement précédent : « Vague culturelle de rébellion au Maroc en protestation contre la normalisation entre les Emirats et Israël. Des personnalités de la culture et des lettres annoncent qu’elles boycottent le prix cheikh Zayed du livre ; retraits d’organismes culturels émiriens ».

    موجة “تمرد” ثقافية في المغرب احتجاجا على التطبيع بين الامارات واسرائيل.. شخصيات مغربية رائدة في الثقافة والادب تعلن مقاطعتها “جائزة الشيخ زايد للكتاب” وانسحابات من هيئات ثقافية اماراتية

    #Emirats #maroc #boycott

  • Ici le remarquable texte complet de la tribune publiée aujourd’hui dans Le Monde et co-écrite par Gregory Jérome - membre fondateur de ESA - avec Nathalie Moureau et Dominique Sagot-Duvauroux.
    À lire et partager.
    La bataille des idées et des propositions n’est pas terminée !
    ///


    #culture #artistes #revenus

    « Il faut refonder les politiques culturelles par un rééquilibrage des revenus »
    Par Collectif. Le Monde.
    Des mesures originales peuvent permettre de réorienter les financements publics au bénéfice du secteur culturel dans son ensemble et des artistes-auteurs en particulier, affirment, dans une tribune au « Monde », les spécialistes Grégory Jérôme, Nathalie Moureau et Dominique Sagot-Duvauroux.
    Tribune.
    Et si l’on prenait enfin soin de la culture ? Trois grands maux affectent l’écosystème artistique : une large part de la valeur produite s’évapore vers d’autres secteurs ; l’emprise du star-system conduit à une distribution de revenus très inégalitaire ; enfin, ceux qui sont au cœur même de la création – les artistes-auteurs – sont particulièrement vulnérables. Refonder les politiques culturelles passe par l’apport de réponses originales à ces difficultés.
    A côté des subventions publiques et des recettes propres, il serait temps d’élargir les financements de la filière culturelle en mettant à contribution les secteurs qui profitent de la création sans en supporter le coût. Tel est le cas du tourisme. En 2018, 1,4 milliard d’euros de chiffre d’affaires ont pu être réalisés en hébergement et restauration du fait de la fréquentation par le public de théâtres, de spectacles de danse ou de concerts (musiques actuelles, classique et opéra), selon une étude de 2019 du cabinet EY.
    Lire aussi : Jack Lang : « Une politique publique doit défendre ses créateurs »
    Autre exemple, les grandes plates-formes du numérique, dont la capitalisation boursière est sans commune mesure avec la façon dont elles rémunèrent la création, pourtant à la source de leur activité. L’écoute d’un titre sur Spotify rapporte 0,00437 dollar à son auteur. Il faut donc environ 230 000 écoutes pour que celui-ci touche 1 000 dollars. Dans le même temps, la capitalisation boursière de la firme se situe autour de 50 milliards de dollars. La valeur de la musique se trouve absorbée par un tiers acteur, ici la Bourse.
    Alambics
    A l’image des mécanismes mis en place dans l’audiovisuel ou des licences légales créées par la loi de 1985 (rémunération équitable, copie privée…), il s’agit de concevoir des alambics qui feront revenir, sous forme de revenus, une partie de la valeur vaporeuse créée par les filières artistiques et dont bénéficient gratuitement d’autres secteurs. Cela peut prendre la forme de l’affectation partielle de la taxe de séjour au financement de festivals et du patrimoine, ou de l’instauration de taxes sur les Gafam, ou encore de l’obligation de financer des créations qui relèvent du registre écrit, musical ou plastique.
    Lire aussi : « En termes budgétaires, les communes sont les acteurs majeurs des politiques culturelles »
    Autre proposition, élargir le mécanisme du « 1 % artistique » de la commande publique à l’ensemble des chantiers publics, comme évoqué dans le rapport de juin 2016 de la mission nationale pour l’art et la culture dans l’espace public (MNACEP). Le secteur privé a donné l’exemple en décembre 2015, avec la signature de la charte « 1 immeuble 1 œuvre » : en juin 2019, environ 140 œuvres avaient été installées dans les parties communes d’immeubles privés récemment construits ou rénovés.
    Plus que dans toute activité, les aléas de carrière sont élevés et non-nécessairement corrélés au talent, la logique du winner takes all n’a cessé de s’accentuer. Tandis qu’en 1982, dans le secteur musical à l’échelle mondiale, les 1 % des artistes les plus connus touchaient 26 % du total des revenus de la billetterie, cela a augmenté jusqu’à 60 % en 2017. Sans remettre en cause un mode de rémunération essentiellement fondé sur la réussite commerciale des œuvres, comment faire en sorte de limiter la précarité de la grande majorité des artistes ?
    Lire aussi : Spotify, Deezer : la musique en « stream » soumise à la dictature du clic
    Plusieurs pistes peuvent être explorées, comme le réexamen de l’idée, ancienne, d’un domaine public payant. Sans aller jusqu’à la proposition de Victor Hugo de créer ce domaine dès la mort de l’artiste, il s’agirait de prélever, au-delà de la période légale de perception des droits patrimoniaux, une taxe, d’un montant inférieur ou égal au pourcentage moyen de droit d’auteur, qui alimenterait un compte de soutien à la création contemporaine. Cette mesure introduirait une solidarité vertueuse entre création vivante et patrimoine.
    Parents pauvres
    Comme le rapport Racine de janvier 2020 l’a montré, les auteurs sont les parents pauvres du système. Ils souffrent d’abord d’un rapport de force qui leur est défavorable face à des acteurs de l’aval de la filière. En outre, ils ne bénéficient pas d’une relative sécurité financière comme c’est le cas pour leurs confrères, les « intermittents ». Le statut des artistes-auteurs ne reconnaît pas les différents temps dont est fait le travail artistique. Ce n’est qu’une fois l’œuvre finalisée qu’il est possible à l’artiste de l’exploiter.
    Lire aussi : Rapport Racine :« Nous en appelons à l’intervention de l’Etat pour donner aux créateurs des conditions plus justes et dignes »
    C’est davantage l’œuvre et moins la personne de l’artiste qui fait l’objet d’une protection au titre de la propriété intellectuelle. Comme en Belgique, le principe ne devrait-il pas être de permettre à l’auteur de conserver le bénéfice d’une allocation ? Il conviendrait notamment d’assimiler les situations impliquant un commanditaire (résidence, appel d’offres, 1 %, etc.) à du salariat. L’ensemble des travaux commandités permettrait alors à l’artiste de bénéficier d’une allocation pour son temps de recherche.
    « IL CONVIENDRAIT NOTAMMENT D’ASSIMILER À DU SALARIAT LES SITUATIONS IMPLIQUANT UN COMMANDITAIRE »
    Toutes ces mesures devraient veiller à respecter un équilibre entre aides automatiques et sélectives ; les premières finançant l’écosystème dans son ensemble, les secondes orientant les soutiens vers des acteurs ou des actions prioritaires. Ces pistes méritent bien évidemment d’être expertisées, expérimentées en concertation avec les acteurs de la culture. Mais l’élargissement des financements, la mutualisation des ressources à l’intérieur des filières artistiques pour y réduire les inégalités, enfin la création d’un statut d’auteur, nous semblent constituer des enjeux cruciaux.
    Grégory Jérôme, chargé d’études Haute Ecole des arts du Rhin (HEAR, Strasbourg) et membre du groupe Economie solidaire de l’art ; Nathalie Moureau, professeure en sciences économiques et vice-présidente déléguée à la culture, université Paul-Valery Montpellier-III ; Dominique Sagot-Duvauroux, professeur en sciences économiques et directeur de la Structure fédérative de recherche (SFR) Confluences, université d’Angers.

  • Levez le siège
    Plus de 350 artistes appellent à mettre fin au siège de Gaza par Israël lors de la crise de coronavirus, mai 2020
    https://liftthesiege.com/fr

    Ce qui arrive à Gaza est un test pour la conscience de l’humanité. Nous soutenons l’appel d’Amnesty International à tous les gouvernements du monde pour imposer un embargo militaire à Israël jusqu’à ce qu’il respecte pleinement ses obligations selon le droit international. Nous reconnaissons que les droits garantis aux réfugiés par la Déclaration universelle des droits humains doivent être respectés également pour les Palestinien.nes.

    Avec entre autres les signatures de Ariane Ascaride, Alain Damasio, Rokhaya Diallo, Brian Eno, Annie Ernaux, Peter Gabriel, Naomi Klein, Mike Leigh, Lluís Llach, Ken Loach, Marinah, Massive Attack, Vic Mensa, Thurston Moore, Gérard Mordillat, Viggo Mortensen, Mireille Perrier, Ernest Pignon-Ernest, Roger Waters...

    #Palestine #Gaza #coronavirus #Pétition #Artistes #Embargo_militaire

  • Toujours rien d’essentiel n’a été annoncé pour les #artistes-auteurs ! (Le CAAP)

    En fait, il s’agit simplement d’appliquer aux artistes-auteurs ce qui était déjà un acquis pour les autres TPE de la culture. Seule novation, l’annonce de commandes publiques… qui toucheront une minorité d’artistes-auteurs alors que le marasme est général.

    Accès au fonds de solidarité aux AA en TS mi-MAI : cela fait un mois et demi qu’on attend la résolution de ce « problème technique », on nous avait dit le 11 mai, est-ce encore une fois repoussé ?
    
- Remboursement de loyers d’atelier ou de studio : on en saura plus dans les jours qui viennent, mais il est probable que cette annonce vise simplement l’accès au 2ème volet du fonds de solidarité qui était jusqu’à présent limité aux TPE et TNS « ayant au moins un salarié » (en effet, suite aux annonces antérieures de Bruno Lemaire, nous savons avoir obtenu gain de cause sur ce 2ème point de notre préconisation N°3 cf Annexe 2)
    
- Exonération de cotisations sociales pendant 4 mois : il s’agit de l’application aux AA de l’annonce faite le 24 avril pour « les TPE et les PME des secteurs de la restauration, du tourisme, de l’événementiel, du sport et de la culture » (voir lien en commentaire). Il aurait été difficilement compréhensible que toutes les entreprises culturelles bénéficient de cette mesure sauf les AA (qui économiquement sont de fait considérés comme desTPE=très petites entreprises). Dans la pratique, nos cotisations étant proportionnelles à nos revenus, cette mesure bénéficiera surtout aux plus gros revenus, les AA les plus impactés et les plus précaires auront de fait peu de cotisations à payer en 2021 sur leur revenu 2020).

    Accélérer la mise en œuvre du plan annoncé suite au rapport Racine : Voilà qui ne nous rassure pas du tout, car à notre connaissance les éléments du plan annoncé par Franck Riester vont largement à l’encontre des préconisations essentielles que, pour notre part, nous avons retenues du rapport Racine. À ce jour, nous sommes encore très loin du changement de paradigme attendu, au contraire certains vieux travers risquent de se trouver renforcés par le plan annoncé.
    
- Grand plan de commandes publiques pour « retrouver le fil perdu de la création ». S’il s’agit de commandes publiques, non pas ouvertes et transparentes, mais décidées par cooptation dans l’entre-soi habituel de chaque petit milieu culturel, « il pleuvra là ou c’est mouillé » comme d’habitude. Les modalités de mise en œuvre de ces commandes publiques seront donc signifiantes. Contrairement à l’aide apportée qui ne touchera nécessairement qu’une minorité d’AA (toujours les mêmes ou d’autres selon les modalités). Alors que des mesures conséquentes pour tous les AA sont indispensables !

  • Les revenus des auteurs touchés par la crise due au coronavirus
    https://www.lemonde.fr/livres/article/2020/04/21/le-covid-19-rabote-les-revenus-des-auteurs_6037329_3260.html

    Avec les reports de parution des livres, un tiers des auteurs voient disparaître en moyenne 3 065 euros de revenus prévus dans les trois mois à venir, et près de 80 % déclarent souffrir de l’annulation des salons et rencontres.

  • Bajram.com | Pourquoi je me mets en retrait de l’action syndicale
    https://www.bajram.com/2020/02/07/retrait-de-l-action-syndicale

    Ces dernières années, j’ai plus été #syndicaliste qu’auteur de BD. Cela a mis en péril mon travail, cela a provoqué un report continu de la publication de nouveaux tomes d’Universal War comme de mes autres projets. Déjà parce que j’ai fini par passer un vrai plein temps sur les activités syndicales comme sur celles de lobbyiste en faveur des #artistes-auteurs de la BD et aujourd’hui de l’ensemble du livre. Mais aussi parce que vivre avec tous les témoignages et les problèmes des créateurs et créatrices est quelque chose d’extrêmement difficile à supporter si on a un minimum d’empathie.

    Ne plus écrire et dessiner est un enfer pour moi. Je n’ai pas choisi ce métier pour passer mon temps à lire les projets de loi de finance de la Sécurité Sociale ou à écrire des synthèses en langage administratif. Je n’ai pas choisi ce métier pour que mon mur Facebook ne soit quasiment plus qu’un fil d’information syndical.

    Ne pas publier de livre a évidemment eu des conséquences réelles sur mes revenus : je gagne aujourd’hui deux fois moins qu’il y a quelques années. Sans Universal War qui se vend toujours bien et la « rente » du projet de film, il m’aurait été impossible de continuer ainsi. Je précise que je n’ai jamais touché la moindre indemnité et que j’ai juste accepté le remboursement de mes billets de trains pour aller en réunion.

    M’exposer sur le terrain syndical a eu aussi des conséquences fortes sur mon moral. Déjà, ce n’est pas simple de porter au quotidien le malheur des collègues, comme je le disais plus haut. Mais s’y ajoutent les nombreuses discussions tendues qu’on a en permanence, ainsi que les mails et les coups de téléphones très agressifs de tous ceux qui semblent penser que rien ne doit changer dans la chaîne du livre.

  • [Le Varia fait sa chronik] #création et #imagination
    http://www.radiopanik.org/emissions/le-varia-fait-sa-chronique/creation-et-imagination

    Elena Doratiotto, Benoît Piret (Des caravelles & des batailles), Ludovic Barth et Mathylde Demarez (Ton joli rouge-gorge) parlent d’imaginaires, de leurs outils de création, de ce qui les inspire et les pousse à inventer de nouveaux mondes...

    Playlist :

    Je bosse dans le culturel - Aurélien Belle Just an illusion - Imagination Comment Arrêter les Pensées ? | Sadhguru Flash Back - Imagination Clara Rockmore - The Swan

    Régie : Fredo Lubansu Animatrices : Aurélia Noca

    Crédit photo : Alice Piemme / AML (sur la photo : Gwen Berrou dans Ton joli rouge-gorge)

    Pour suivre nos actualités, RDV sur notre page (...)

    #théâtre #genre #utopie #montagne #forêt #artistes #théâtre,genre,utopie,création,montagne,forêt,artistes,imagination
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/le-varia-fait-sa-chronique/creation-et-imagination_08015__1.mp3

  • Bien se faire indemniser quand on est à la MDA

    La Maison des Artistes et ses méandres, cauchemar pour un remboursement efficace ? Voyons voir.

    Les artistes-auteur affiliés à la MDA, bien qu’indépendants, dépendent du régime général comme les salariés. Ils partagent donc les mêmes droits aux remboursements et aux indemnités, qui leur sont versés par la CPAM. Cela inclut notamment les indemnités d’arrêt de travail (par exemple en cas de maladie, d’accident ou de congé maternité/paternité).

    http://kitdesurvie.metiers-graphiques.fr/articles/bien-se-faire-indemniser-quand-on-est-a-la-mda

    La procédure

    La procédure de demande d’indemnités d’arrêt de travail lorsque l’on est auteur MDA est la suivante. Suivez-la à la lettre pour maximiser vos chances d’être rapidement indemnisé.

    Obtenez de votre médecin (traitant ou spécialiste) votre avis d’arrêt de travail. Cet avis peut-être initial (si c’est le premier de la période d’arrêt) ou prolongatoire.

    Complétez-le si nécessaire et envoyez-le sans délai à la CPAM dont vous dépendez2. Attention ceci doit être fait sous 48 heures, sous peine de voir vos indemnités réduites (sauf cas de force majeure, type accident avec hospitalisation)
.

    La CPAM reviendra vers vous par courrier, vous expliquant qu’elle a besoin de vos fiches de paie ou autre attestation patronale pour calculer vos indemnités. Dès lors que vous recevez ce courrier (ou si vous n’avez aucune nouvelle au bout de trois semaines), appelez la CPAM au 36 46 pour leur expliquer que la procédure est différente parce que vous êtes auteur indépendant MDA, et que vous bénéficiez à ce titre du régime général sans avoir pour autant de fiche de paye à produire.

    La CPAM doit alors envoyer un courrier à la MDA, lui demandant d’attester que vous êtes à jour de vos cotisations et à combien s’élèvent vos revenus. Cette demande de renseignements est parfois appelé « courrier navette ».

    Par retour de courrier, la MDA enverra sa réponse à la CPAM sous forme d’une attestation (il peut arriver que la MDA vous envoie ce courrier directement, auquel cas vous devrez le transmettre à la CPAM vous-même).


    Attention, de toute évidence la MDA n’attestera que vous êtes à jour de vos cotisations que si c’est effectivement le cas ! Dans le cas contraire, sa réponse sera négative et la procédure sera à recommencer depuis le début, une fois votre situation régularisée… Avant d’entamer une démarche de demande d’indemnisation, veillez donc à vous assurer que vous n’avez aucun retard de cotisations.
    Une fois la réponse reçue, la CPAM calculera vos indemnités et procédera rapidement au paiement.

    Les démarches et documents que nous évoquons ici représentent l’ensemble exclusif de ce qui vous sera vraiment utile pour un remboursement efficace. Si votre interlocuteur vous demande autre chose, c’est qu’il ne sait pas de quoi il parle (ça arrive plus souvent qu’on ne le croit, les personnels étant parfois recrutés dans l’urgence et formés à la sulfateuse). En conséquence, armez-vous de patience et de pédagogie, vous en aurez besoin.

    Notons également que si l’indemnité d’un salarié sera calculée sur les trois derniers salaires mensuels précédant son arrêt de travail, l’artiste-auteur MDA sera indemnisé selon son dernier avis d’imposition (sur lequel se base le calcul des cotisations), c’est-à-dire sur la base de ses revenus de l’année N-2. À garder en tête au moment de faire ses petites additions car ça peut expliquer des écarts assez conséquents.

    #survie #droits #mda #sécu

    • L’arrêt de travail chez les auteurs, ou Tchoupi à la CPAM...
      https://www.actualitte.com/article/tribunes/l-arret-de-travail-chez-les-auteurs-ou-tchoupi-a-la-cpam/93172

      Vos revenus 2017 : 58 686 € ÷ 365 jours = 160,78 € ÷ 2 (car 50 % d’indemnité prise en charge par la sécurité sociale) = 80,39 € journalier. Vous ne pouvez pas percevoir le montant journalier de 80,39 €, car il y a un plafond maximum à ne pas dépasser défini par la sécurité sociale qui est de 44,34 €. Compte tenu de ce qui précède, votre indemnité calculée est donc bien de 620,76 € (soit 14 jours x 44,34 €).

    • Dans le cas ou votre interlocuteur à la CPAM ne connait pas les particularités du statut « artiste-auteur » (90% des cas) il faut lui préciser que vous dépendez du « régime 170 » .
      Avec ce sésame vous serez orienté vers LA personne qui connait vos droits spécifiques.

    • Merci @vazi j’etais en train de me dire que ca serait encore des droits que je ne pourrais pas faire valoir. Je vais essayé quand même et je mettrais « régime 170 » sur tous mes documents histoire de prévenir les dégâts.

    • Attention à la « période de référence » … même si le pdf date de 2012 c’est toujours valable http://www.caap.asso.fr/IMG/pdf/rru_artistes-auteurs_aout_2012-2.pdf

      la dernière année civile connue de la caisse (ou période de référence) est celle qui permet l’ouverture des droits c’est-à-dire celle qui précède la période s’étendant du 1er juillet au 30 juin de l’année suivante. Ainsi, pour un arrêt de travail situé pendant la période allant du 1er juillet 2011 ou 30 juin 2012, la période de référence est l’année 2010.

      J’ai été en arrêt maladie pour ALD un peu plus de 6 mois à partir d’aout 2017, ce sont donc mes revenus de 2016 qui ont été pris en compte.
      Ouf, j’ai eu du mal à considérer que j’avais droit à l’arrêt maladie avec un cancer déclaré en juin, car si j’avais demandé à ce moment là mes indemnités, elles auraient été calculées sur mes revenus de 2015 qui n’étaient pas mirobolants.
      Mais à l’Agessa, pour n’avoir pas avoir eu assez de revenus en 2017 (ah ben oui dommage, j’étais en arrêt maladie) j’ai été privée de droits aux indemnités journalières en conservant cependant celui d’être affilée et de payer une blinde le forfait de la sécurité sociale …

      #indépendants #auteurs #artistes

      RÉGIME SOCIAL DES ARTISTES-AUTEURS : 2019, L’ANNÉE DE TOUS LES DANGERS ?

      1/ UNE INCURIE COUPABLE DES MINISTÈRES DE TUTELLE
      De l’incurie au mépris, le ministère de la santé porte une très lourde responsabilité dans la mauvaise gestion du régime de protection sociale des artistes-auteurs et dans son évolution. Non seulement son refus du dialogue social est récurrent mais il a sciemment laissé l’Agessa violer le code de la sécurité sociale depuis plus de 40 ans au détriment des artistes-auteurs non affiliés, et ce, alors qu’il est en charge du contrôle de l’égalité des deux organismes sociaux des artistes-auteurs, l’Agessa et Mda-sécurité sociale (voir notre article).

      http://www.caap.asso.fr/spip.php?article597

    • Anecdote : Le « régime 170 » c’est ce qui a permis à @jacotte de faire valoir ses droits alors que sa première interlocutrice lui avait répondu très sûre d’elle : « Non madame avec votre statut vous ne pouvez pas prétendre au congé maternité » !

    • @vazy c’est pas le régime 170, mais le « régime 160 »- celui des artistes à la MDA, m’a dit l’agent de la CPAM que je viens d’avoir au tel.

      2.7. Codification du régime d’affiliation des artistes auteurs
      160 Artistes auteurs avec prestations en nature et en espèces des assurances maladie, maternité, invalidité, décès
      620 Artistes auteurs avec pension d’invalidité
      630 Artistes auteurs avec pension vieillesse

      http://caap.asso.fr/IMG/pdf/rru_artistes-auteurs_aout_2012-2.pdf

  • The State of Artistic Freedom 2019 • Freemuse

    https://freemuse.org/resources/item/the-state-of-artistic-freedom-2019

    Freemuse’s new report The State of Artistic Freedom 2019: Whose Narratives Count? is an in-depth analysis of 673 cases of violations of artistic freedom that occurred in different cultural spheres in 80 countries throughout 2018. It identifies key challenges for artists’ freedom of expression and points out violation patterns and trends. Additionally, the report calls for accountability for these violations.

    The report illuminates counter-terrorism legislation as a troubling and growing method of violating freedom of artistic expression. In 2018, 19 artist were imprisoned and 10 were detained under the guise of counter-terrorism. Freemuse’s research concludes that nine countries (Belarus, Egypt, Georgia, Israel, Nicaragua, Russia, Spain, Turkey and the United States) are found to have used anti-terrorism and anti-extremism legislation and measures against artists in 2018.

    “The State of Artistic Freedom 2019 documents a pervasive human rights scandal involving counter-terrorism laws being used to silence artists who criticise governments or question societal mainstream values.” said Srirak Plipat, Executive Director of Freemuse. “Freedom of artistic expression has been systematically restricted on illegitimate grounds both in the global north and south at alarming levels—with women, LGBTI and minorities artists often targeted by governments and non-state actors including social media companies.”

    #art #artistes #censure #freemuse

  • Célébrités engagées et transformations de la parole politique | AOC media - Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/analyse/2019/10/23/celebrites-engagees-et-transformations-de-la-parole-politique

    Dans le même temps, en raison de transformations internes au jeu professionnel d’Hollywood, l’intégration d’une dimension d’engagement civique au profil d’un artiste fait très souvent partie de la construction de sa « marque » et de son statut de star. Les nominations de George Clooney comme Messager de la paix de l’ONU et d’Angelina Jolie comme Envoyée spéciale du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés ont ainsi contribué à leur réinvention professionnelle, à travers la figure de la célébrité engagée.

    Ces constructions identitaires en miroir concourent à redessiner les rôles de porte-parole populaire et posent un défi aux logiques de la démocratie représentative telle que nous la connaissons. Les confrontations qui opposent Donald Trump à des personnalités des arts et du spectacle qui dénoncent ses prises de position et ses politiques signalent donc des mutations plus générales de la représentation politique démocratique, aux États-Unis mais aussi au-delà, et participent à les faire advenir.
    S’engager hors des œuvres

    En disant cela, je n’entends pas suggérer que les artistes se mobilisent désormais massivement en politique, ou que l’art se politise. Bien au contraire. Un détour par les modes et formes de cet engagement s’impose ici. Les artistes s’engagent en tant que citoyen-ne-s mais aussi et surtout en tant que personnalités publiques. L’engagement en tant que personnalité, c’est-à-dire « par le nom », se distingue de l’engagement « par les œuvres », dans lequel la création est mise au service d’enjeux politiques ou militants.

    Les artistes réputés et les célébrités ont en effet la possibilité d’utiliser leur nom et la visibilité que le statut d’artiste leur confère pour prendre position publiquement ; ils ont d’entrée accès aux médias de masse, alors que s’y faire entendre est un casse-tête pour d’autres types d’activistes et de mouvements. Les célébrités engagées peuvent donc mettre leur capital de notoriété au service d’une cause, de manière efficace socialement.

    Si cette figure d’engagement n’est pas radicalement nouvelle, elle diffère néanmoins clairement du personnage sartrien de l’artiste engagé (intellectuel public responsable, historiquement lié à la figure de l’écrivain, à la fois savant et engagé). D’une part, parce que la dimension savante et cultivée n’est plus au centre du rôle que les artistes s’attribuent. D’autre part et surtout, parce que les artistes contemporains ont à cœur de préserver leur crédit professionnel et artistique en tendant à séparer strictement leur engagement comme personnalité publique de leur activité de créateur professionnel. L’engagement explicitement politique ou militant dans l’art, « par les œuvres », est en effet généralement vu comme risqué et discréditant professionnellement, et donc évité.

    Les mobilisations d’artistes pourraient sembler simplement se couler dans les formes et modes d’action déjà identifiés comme caractérisant les nouveaux mouvements sociaux : un engagement en faveur de causes plus sociales ou humanitaires que politiques, à distance des organisations partisanes. La réalité est plus complexe, et donne à voir la contribution des artistes au façonnage de ces « causes ». Aux États-Unis, la victoire inattendue de Donald Trump est décrite comme un choc qui paralyse un temps les mobilisations et engendre le scepticisme des personnalités qui s’étaient faites « compagnes de route » du Parti Démocrate quant à l’efficacité de ce mode d’engagement.

    Notre enquête montre comment, au bout de quelques mois, dans le monde professionnel d’Hollywood, des basculements successifs des perceptions conduisent à la construction d’une nouvelle cause centrale : celle de la lutte contre les inégalités de genre et les abus sexuels, articulée à la cascade de scandales qui suit l’affaire Weinstein. Le « Mouvement Me Too » devient l’enjeu saillant de mobilisations que les acteurs de cet espace lient étroitement à la question de l’activisme anti-Trump. Alors que les célébrités de la musique étaient très visibles dans les protestations de l’immédiat après-élection, ce sont les professionnel-le-s des du cinéma et de la télévision qui sont désormais au centre du jeu. Leurs interventions dans l’espace public façonnent une cause du genre aux contours flous, qui va de la lutte contre les inégalités et le harcèlement aux dénonciations de différents types d’atteintes sexuelles.

    Une critique plus délicate à gérer pour les artistes est celle de leur déconnexion sociale vis-à-vis des groupes qu’ils se proposent de défendre : comment des personnalités célébrées et économiquement privilégiées pourraient-elles savoir ce qu’est la détresse sociale des Gilets Jaunes de la première heure, ou celle des immigrants illégaux aux situations tragiques ou des populations américaines racisées ciblés par les politiques de Donald Trump ? C’est un dilemme classique des mobilisations que rencontrent ici les artistes. Les groupes dominés doivent souvent s’en remettre à des porte-parole distants socialement de leur situation afin de pouvoir faire entendre leur cause – pensons par exemple aux mobilisations de sans-papiers. Les groupes dominés le sont néanmoins inégalement : ainsi les membres du mouvement des Gilets Jaunes ne sont-ils pas tous dépourvus du capital culturel permettant de prendre la parole publiquement et de « se représenter », loin de là.

    #Engagement #Gilets_jaunes #Artistes #Personnalités_publiques

  • Archive ouverte HAL - Genre et création : construction d’identités genrées chez les femmes artistes
    https://hal.archives-ouvertes.fr/tel-01591499

    Ce travail porte sur la construction identitaire des femmes dont la profession est centrée autour d’une activité artistique. L’envie de réaliser cette étude me vient du constat que le sexe féminin est autant (voire plus) représenté que le sexe masculin dans les formations culturelles et artistiques et, pourtant, les femmes qui accèdent au « devant de la scène », celles qui sont reconnues en tant qu’artistes, exposées dans les musées et célébrées comme références restent rares en proportion. Je me suis appuyée sur la notion d’intersectionnalité pour enrichir une analyse de la notion d’identité. Je me suis intéressée au concept de domination masculine pour voir comment s’effectuent les rapports de pouvoir au sein des mondes de l’art. J’ai analysé comment le rôle de l’artiste est socialement construit afin de mieux comprendre les mécanismes d’élaboration de l’identité professionnelle chez les femmes artistes. Cette recherche porte sur les parcours de femmes artistes lus sous trois angles différents. Dans les récits de vie de mes interviewées, j’ai mis en avant les marques d’une socialisation différentielle féminine, les dérèglements des identités genrées et les dépassements des stéréotypes de genre dans la façon dont les femmes artistes se représentent leurs identités. J’ai précisé les éléments de la socialisation primaire qui avaient pu leur permettre, dans l’enfance, de s’orienter vers une carrière artistique. Dans un deuxième temps, j’ai analysé comment, dans leurs socialisations secondaires, les femmes se construisent et se développent des carrières d’artistes, quels modèles donnent envie de créer, quelles formations façonnent les devenirs professionnels et quels réseaux sont mis en place dans le champ de la création. En observant leur parcours scolaire et leur entrée dans le métier j’ai détaillé les modalités d’apprentissage d’une profession ainsi que des codes et des normes qui la régissent. Dans un troisième temps, enfin, j’ai étudié comment se sentent perçues aujourd’hui les femmes artistes, comment elles trouvent leur place dans les mondes de l’art et quels rôles leur sont accordés. Dans un univers professionnel encore majoritairement masculin j’ai notamment examiné la façon dont les femmes se trouvent confrontées aux questions de la famille, du couple, de la maternité, comment elles se débrouillent avec les modèles préexistants et comment elles naviguent dans des réseaux professionnels souvent synonymes d’un entre-soi masculin.Ce travail de recherche apporte une vision de la construction identitaire genrée chez les femmes artistes aujourd’hui. Il nous permet d’entrevoir comment des enquêtées trouvent leur place dans une position professionnelle particulière, profession caractérisée par le peu de femmes qui la constitue et par le rôle que cette activité tient dans la vie sociale. Cette thèse est enfin l’occasion de faire un point plus général sur la façon dont peuvent se combiner au présent identités de genre, de classe et professionnelle.

    #femmes #art #artistes #discrimination

  • International Cities of Refuge Network (ICORN)

    The #International_Cities_of_Refuge_Network (#ICORN) is an independent organisation of cities and regions offering shelter to writers and artists at risk, advancing freedom of expression, defending democratic values and promoting international solidarity.

    Writers and artists are especially vulnerable to censorship, harassment, imprisonment and even death, because of what they do. They represent the liberating gift of the human imagination and give voice to thoughts, ideas, debate and critique, disseminated to a wide audience. They also tend to be the first to speak out and resist when free speech is threatened.

    ICORN member cities offer long term, but temporary, shelter to those at risk as a direct consequence of their creative activities. Our aim is to be able to host as many persecuted writers and artists as possible in ICORN cities and together with our sister networks and organisations, to form a dynamic and sustainable global network for freedom of expression.


    https://www.icorn.org

    #villes-refuge #art #écrivains #artistes #solidarité #liberté_d'expression

    Ajouté à la métaliste :
    https://seenthis.net/messages/759145

  • De l’école à la galerie, pourquoi les jeunes artistes s’évaporent-elles ?
    https://manifesto-21.com/de-lecole-a-la-galerie-pourquoi-les-jeunes-artistes-sevaporent-elles

    Cette #stigmatisation des #artistes #femmes et de leur pratique, toujours vivace parmi le corps professoral des plus grandes écoles d’art ainsi que certains intermédiaires, s’apparente en effet à une double sanction. D’une part, la tendance à chercher et dénigrer ce qui relèverait du genre dans les œuvres d’artistes femmes – sensibilité, délicatesse, fragilité, autant d’attributs qui, rattachés à une pratique masculine, deviennent alors des atouts et la marque d’une capacité sensible exacerbée. D’autre part, des préjugés récurrents envers la femme s’emparant de médias historiquement monopolisés par les hommes, en raison de leur dimension physique et technique. Là encore, les témoignages de discrimination, en école d’art notamment, sont légion. « Le jury de mon diplôme de cinquième année m’a reproché le fait de ne pas revendiquer de posture féministe alors que je développe une pratique de sculpture, sous-entendant que c’était un médium appartenant aux hommes » témoigne anonymement une ancienne étudiante. « En tant que femme, j’ai subi à maintes reprises une forme d’illégitimité quant à l’utilisation de certaines machines en atelier, spécialement en bois et en métal. Les femmes n’auraient pas leur place dans des ateliers où l’on utilise des machines dangereuses, ne sauraient pas faire, étant trop fragiles pour ça… » poursuit une autre.

  • « L’art sous contrôle » : graisser la machine morale | Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/lire/559408/l-art-sous-controle-graisser-la-machine-morale

    Une critique de l’essai d’Isabelle Barbéris L’art du politiquement correct, que nous signions ici au printemps, se terminait par la question : « Le secret du nouvel académisme anticulturel résiderait-il en ce qu’il tue en même temps l’académisme et la contre-culture ? »

    Le plus récent livre de la philosophe Carole Talon-Hugon triture nos méninges d’une interrogation similaire, en se penchant sur un glissement s’opérant dans le champ artistique : celui de la transgression vers le moralisme. Experte en la matière, elle s’étonne : « Il y a 10 ans encore, alors que je travaillais sur les relations de l’art et de la morale, la majeure partie du monde de l’art jugeait le sujet dépassé. »

    Selon cette professeure à l’Université de Nice Sophia Antipolis, l’artiste indifférent ou provocateur a cédé la place à une autre figure : « celle de l’artiste sérieux, vertueux et engagé ». Bien qu’art et morale ont longtemps été étroitement liés, le tournant éthique (et censeur) d’aujourd’hui ne renouerait pas avec le passé. « [L’artiste] endosse volontiers l’habit de l’archiviste, du sociologue ou de l’historien […] Il ne se présente plus vraiment comme un être exceptionnellement talentueux, et encore moins comme un génie. »

    Une question embaume ce court essai : l’art dit « sociétal », l’artiste engagé et le critique moralisateur ont-ils sérieusement les moyens de leurs ambitions lorsqu’ils se présentent sous les oripeaux d’activistes et de militants ? Dans les faits, l’artisticité s’avère peut-être une nuisance qui risque de détourner l’attention vers le souci de la forme plutôt que le message.

    Par ailleurs, si l’art faisait autrefois bel et bien partie d’un « programme moral général », sa cause était celle de l’humanité tout entière. Problème majeur : aujourd’hui, en cette ère post-avant-garde, « c’est moins la cause de l’humanité dans son ensemble que les causes particulières qui ressortent ». Le tournant moralisateur de l’art contemporain conduirait-il inévitablement à une « balkanisation de la culture » ? Pour Talon-Hugon, art et éthique ont sans doute plus à perdre qu’à gagner en graissant la machine morale.

  • Appel d’artistes palestiniens à boycotter l’Eurovision
    The Irish Time, le 24 mars 2019
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2019/03/25/appel-dartistes-palestinien-ne-s-a-boycotter-leurovision

    En tant qu’artistes palestinien-ne-s – brutalisé-e-s, assiégé-e-s, occupé-e-s et exilé-e-s – nous ne pouvons pas offrir le faste et le glamour de l’Eurovision. Nous pouvons offrir quelque chose de plus grand : une place dans les livres d’histoire.

    #Palestine #Artistes #Eurovision #BDS #Boycott_culturel

  • LA SOUS REMUNERATION DES FEMMES PARMI LES ARTISTES-AUTEURS AFFILIES EST GENERALE ET ENCORE PIRE QUE CELLE OBSERVEE CHEZ LES SALARIES - CAAP
    http://caap.asso.fr/spip.php?article335

    A la base, il y a autant d’hommes que de femmes parmi les artistes-auteurs

    Si l’on considère l’ensemble des artistes-auteurs (affiliés ou non), on constate qu’il y a à peu près autant de femmes que d’hommes (47% de femmes en 2011 et 48,7% en 2013, source MDA-SS). Parmi les affiliés, globalement la proportion de femmes chute à 40%. (« affiliés » c’est-à-dire uniquement les artistes-auteurs ayant des revenus supérieurs au seuil d’affiliation ou ayant été affiliés à titre dérogatoire par la commission professionnelle ad hoc).

    • Dans tous les domaines de la création, les femmes ont des revenus très fortement inférieurs à ceux des hommes.

    Les graphes rouges ci-dessous sont extraits d’un document de l’IRCEC fondé sur les statistiques fournies par la MDA-sécurité sociale et l’AGESSA portant sur les revenus 2011 des artistes-auteurs affiliés.

    Les chiffres présentés seraient évidemment très différents s’ils concernaient l’ensemble des artistes-auteurs et non uniquement ceux qui ont les revenus les plus hauts. Il est donc important de garder à l’esprit qu’il s’agit d’une sous-population (les affiliés) et non de la population totale des artistes-auteurs.

    Pour autant, le constat est affligeant, quelle que soit leur proportion dans la population d’affiliés observée, les femmes ont systématiquement un revenu moyen très inférieur à celui des hommes.

    #inégalités #salaires #revenus #femmes #art #artistes-auteurices (svp) #visualisation

    • Parmi les salariés en France, les hommes gagnent en moyenne 25% de plus que les femmes. Parmi les artistes-auteurs affiliés, les hommes gagnent en moyenne 50% [1] de plus que les femmes. L’inégalité hommes femmes est donc deux fois plus forte chez les artistes-auteurs que chez les salariés...

      Au delà du pourcentage global de 50%, l’inégalité de traitement observée par catégorie professionnelle montre une disparité notable allant de 116% pour les auteurs compositeurs à 25% pour les graphistes et les dessinateurs.

  • Quand la lutte contre l’immigration irrégulière devient une question de « #culture »

    Quand on pense à la lutte contre l’immigration irrégulière, ce sont des images de garde-frontières, de patrouilles en mer ou de murs qui viennent spontanément à l’esprit. Un peu partout dans le monde, les flux migratoires sont appréhendés comme des enjeux de sécurité – et en conséquence gouvernés d’une manière qui relève du maintien de l’ordre, voire de la guerre : déploiement de troupes, barbelés, drones, camps, enfermement, expulsions, etc.

    C’est oublier que toute politique est également affaire d’idéologies et que, pour reprendre une expression fréquemment associée au philosophe italien Antonio Gramsci, l’usage de la force s’accompagne d’une bataille des idées, dont le but est non seulement de justifier les objectifs politiques poursuivis par les États, mais aussi d’obtenir le consentement des gouvernés. Les politiques migratoires ne font pas exception.

    Le double message de #Youssou_N’Dour

    Ainsi, en 2007, le gouvernement espagnol diffuse une #vidéo au Sénégal pour convaincre les migrants potentiels de ne pas partir. Au milieu des années 2000, soit bien avant la crise actuelle en Méditerranée centrale, des migrants embarquent en pirogue des côtes de l’Afrique de l’Ouest et tentent de gagner les Canaries, situées à une centaine de kilomètres.

    La vidéo montre Fatou, la mère d’un jeune homme disparu dans l’océan Atlantique. Filmée en gros plan, elle pleure la mort de son fils. Puis apparaît Youssou N’Dour, le célèbre chanteur sénégalais. Lui-même assis sur une pirogue, il tourne le dos à l’océan ; le symbole est clair, et le message à ses jeunes compatriotes l’est tout autant : ne risquez pas votre vie, votre place est en Afrique.

    https://www.youtube.com/watch?v=5pPA0DIjYKM

    Le message est double. Il commence par un #avertissement : attention, la migration est dangereuse. Ceux qui partent risquent leur vie. L’argument est évidemment de mauvaise foi : le danger de l’immigration irrégulière est la conséquence des politiques migratoires, qui obligent les migrants à prendre des chemins détournés et périlleux ; s’ils pouvaient simplement prendre l’avion, ils ne courraient aucun danger.

    Plus moralisateur, le second argument appelle au #patriotisme des migrants et les incite à rester chez eux pour contribuer à l’essor de leur pays – et tant pis si Youssou N’Dour, artiste planétaire s’il en est, n’est pas nécessairement le mieux placé pour convaincre la jeunesse sénégalaise des bienfaits de l’enracinement local.

    « Ne risque pas ta vie ! »

    Dix ans plus tard, en 2017, c’est la chanteuse sénégalaise #Goumba_Gawlo qui s’engage dans une tournée de concerts organisés par l’Organisation internationale pour les migrations (#OIM). Le but est toujours de « sensibiliser » la jeunesse à la question de l’immigration irrégulière. Une des chansons s’intitule « #Bul_Sank_Sa_Bakane_bi », c’est-à-dire « Ne risque pas ta vie ».

    Entrecoupé d’images de bateaux de migrants secourus en Méditerranée, le clip réunit plusieurs chanteurs de toute l’Afrique de l’Ouest et conseille aux candidats à la migration d’investir plutôt dans l’éducation. S’ils veulent vraiment partir, la chanson leur recommande de migrer légalement.

    https://www.youtube.com/watch?v=a27GpDvCXqw

    Là encore, l’argent vient d’Europe, d’#Italie plus précisément, qui finance un ambitieux projet de l’OIM intitulé « #Aware_Migrants » (http://awaremigrants.org). Le raisonnement est le suivant : si les Africains tentent de gagner l’Europe, c’est parce qu’ils sont ignorants. Ils ne sont pas conscients des risques, ils ne connaissent pas le sort réservé à leurs semblables, et ils croient naïvement les promesses de vie meilleure que de vils passeurs leur font miroiter. Il faut donc procéder à des #campagnes de « sensibilisation » ou de « #conscientisation », qui leur donneront les informations nécessaires.

    Artistes, journalistes, blogueurs cooptés par l’OIM

    Cette campagne s’inscrit dans un agenda global. Le « #Pacte_mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières », ou « #Pacte_de_Marrakech », adopté en décembre 2018, recommande par exemple de « mener des campagnes d’information multilingues et factuelles », d’organiser « des réunions de sensibilisation dans les pays d’origine », et ce notamment pour « mettre en lumière les #risques qu’il y a à entreprendre une migration irrégulière pleine de dangers ».

    Pour mieux convaincre les migrants potentiels, l’OIM coopte des #artistes, mais aussi tous les acteurs susceptibles de toucher la #jeunesse tentée par l’aventure de l’émigration. En #Guinée, elle travaille avec des #rappeurs, des #humoristes ou des auteurs de bande-dessinée. Des #journalistes et des #blogueurs se voient proposer une formation pour acquérir des « informations crédibles » sur la migration. L’OIM travaille aussi avec des migrants expulsés, qui sont formés aux « techniques de #communication » pour parler de leur mauvaise expérience de la migration et décourager ceux qui songent à partir.

    Au #Niger, ce sont des matchs de foot et des pièces de #théâtre qui sont organisés afin de diffuser « des informations précises sur la migration aux migrants potentiels ». Dans une démarche paternaliste, voire quelque peu néocoloniale, il s’agit de diffuser des informations « objectives » à des Africains ignorants et crédules qui en manquent cruellement.

    https://www.youtube.com/watch?v=YIMOd2n-Hm0

    Dans une vidéo financée par la #Suisse et diffusée au #Cameroun par l’OIM, on voit un jeune Africain téléphoner à son père depuis une cabine publique. Ils devisent paisiblement. Le fils se montre rassurant, parle de son inscription à l’université et le père est heureux d’apprendre que tout va pour le mieux. Mais d’autres images apparaissent : le même jeune homme est traqué par la police, il est aux abois, contraint de dormir dans la rue, réduit à la mendicité. Autrement dit, les migrants qui disent que tout va bien sont des menteurs. Il ne faut pas les croire : mieux vaut écouter l’OIM.

    Savoir, et partir quand même

    Dans l’optique des concepteurs de ces campagnes, les migrants sont des êtres individualistes et rationnels, des Homo œconomicus qui prennent la meilleure décision possible en fonction des informations dont ils disposent. S’ils décident de partir, c’est qu’ils n’ont pas eu accès aux bonnes infos. Mais s’ils ont la chance d’avoir accès aux informations de l’OIM, ils renonceront et resteront tranquillement chez eux – comme si la vie « à la maison » était exempte de toute forme de violence, de souffrances ou de coercition.

    Ce raisonnement fait l’impasse sur le caractère structurel de l’immigration. Partir n’est pas seulement une décision individuelle prise par des personnes qui cherchent à améliorer leur sort. C’est une dynamique collective nécessaire à des pans entiers de la population : en partant, les migrants espèrent, par exemple, être en mesure d’envoyer de l’argent à leur entourage resté au pays – argent sans lequel de nombreux pays d’émigration s’effondreraient.

    Il est un scénario qui n’est jamais envisagé : celui dans lequel les migrants sauraient, mais partiraient quand même. Ce scénario n’est pas improbable : la crise des migrants et les naufrages en Méditerranée ont fait l’objet d’une couverture médiatique planétaire et la téléphonie mobile connaît une très forte expansion sur le continent africain. Il est donc difficile de concevoir que personne n’en sache rien.

    Diffuser une #culture_de_l’immobilité

    Les politiques de lutte contre l’immigration irrégulière sont donc un enjeu culturel, dans les deux sens du terme. Elles mobilisent les acteurs de la culture, des musiciens aux médias, et aspirent à diffuser une culture de l’#immobilité qui dévalorise l’immigration et incite les gens à rester chez eux.

    Le recours à la culture met indirectement en lumière une des faiblesses des politiques migratoires, c’est-à-dire leur incapacité à convaincre les premiers concernés – les migrants – de leur pertinence : quels que soient les obstacles placés sur leur route, ces derniers ne semblent pas convaincus et continuent d’essayer de migrer – au point qu’il faut user d’autres méthodes que la force pour les persuader de rester chez eux.

    Si, véritablement, les États occidentaux souhaitent s’emparer du problème de la #désinformation en matière de migrations, ils pourraient commencer par financer des campagnes d’information pour contrer les innombrables fake news qui circulent sur le sujet. Comme l’a en effet montré le débat sur le Pacte de Marrakech, ce n’est pas seulement en #Afrique que les gens manquent d’informations sur les migrations. Mais sans doute que dans un monde inégalitaire et asymétrique, ceux qui font fausse route sont-ils toujours les plus faibles.

    https://theconversation.com/quand-la-lutte-contre-limmigration-irreguliere-devient-une-question
    #dissuasion #vidéo #musique #campagne #clip #migrations #asile #réfugiés #sensibilisation #IOM #organisation_internationale_contre_la_migration #paternalisme #football