• "#Moria. Chroniques des limbes de l’Europe" de #Marie_Doutrepont

    Un témoignage-choc dans un camp de migrants interdit aux journalistes !
    Le camp de Moria se situe sur Lesbos, une île grecque paradisiaque. Environ six mille réfugiés s’y entassent, échoués là après un voyage effroyable, entrepris avec ce qu’il leur restait d’espoir. Mais là-bas, c’est nulle part, c’est l’attente interminable.
    Les enfants jouent parmi les déchets. Les malades ne sont soignés qu’avec du paracétamol. Les familles s’entassent dans des containers ou des tentes de fortune. Le grillage est leur seul horizon. Certains d’entre eux refusent de croire qu’ils sont en Europe.
    Marie Doutrepont, avocate bénévole au sein d’une ONG, s’est rendue à Moria pour apporter une assistance juridique de première ligne aux demandeurs d’asile. De ce quotidien bouleversant, elle en écrira des lettres poignantes à ses proches. Ces échanges seront son paracétamol à elle, son exutoire, son « absolue nécessité ».
    Moria. Chroniques des limbes de l’Europe est un témoignage essentiel pour comprendre la douleur de l’exil et l’absurdité de la politique migratoire européenne, en plongeant dans les coulisses interdites de Moria. Un récit simple, humain, à la fois désespéré et pourtant empli d’espoir, car sur une même île, enfer et paradis se côtoient. Et la vie s’accroche malgré tout.

    https://www.facebook.com/180editions/posts/10157872981034199
    #livre #Lesbos #asile #migrations #réfugiés #droit_d'asile #procédure_d'asile #vulnérabilité #hotspot #hotspots #camps_de_réfugiés

    ping @isskein @karine4

    • #Interview Marie Doutrepont

      Η Marie Doutrepont είναι δικηγόρος, από το Βέλγιο, συγγραφέας του βιβλίου « Μόρια : μετέωροι στο πουθενά της Ευρώπης », που κυκλοφόρησε το 2020 από τις Εκδόσεις Ποταμός. Η συνέντευξη δημοσιεύεται μία μέρα πριν την ανακοίνωση του νέου Ευρωπαϊκού Συμβολαίου (PACT) για τη Μετανάστευση 2020 και στη σκιά της πυρκαγιάς που έλαβε χώρα στην « ντροπή της Ευρώπης », στο Κέντρου Υποδοχής και Ταυτοποίησης / καταυλισμού της Μόρια. Η Doutrepont μιλά με ακρίβεια και καρδιά για την εμπειρία της στη Μόρια, όπου παρείχε εθελοντικά νομική υποστήριξη σε δεκάδες αιτούντες/ούσες άσυλο, που βρέθηκαν παγιδευμένοι/ες μεταξύ των περιοριστικών ευρωπαϊκών νόμων και της αδυναμίας επιστροφής στις χώρες τους.

      Η συνέντευξη είναι συμπαραγωγή του ελληνικού και του βελγικού γραφείου του πρακτορείου ειδήσεων για την ειρήνη, τη μηβία και τα ανθρώπινα δικαιώματα, PRESSENZA.

      https://www.youtube.com/watch?time_continue=52&v=7_1wnHyL6Iw&feature=emb_logo

  • En #Bulgarie, le calvaire des #réfugiés_turcs

    L’administration renvoie systématiquement les citoyens turcs qui tentent de déposer une demande d’asile en Bulgarie, malgré les risques d’emprisonnement auxquels ils font face. Une violation des conventions internationales qui préserve les bonnes relations entretenues par le Premier ministre bulgare avec Recep Tayyip Erdogan.

    Ces derniers temps, un chiffre est souvent revenu dans les discours à Bruxelles. Brandi comme un mantra et comme un problème : un tiers des demandeurs d’asile déboutés quittent l’Union européenne. Trop peu pour la Commission, dont le nouveau Pacte pour l’asile et la migration prévoit d’accélérer les expulsions. Il est pourtant un pays de l’Union où les retours sont expéditifs, pour une nationalité en particulier. En Bulgarie, les autorités ne traînent jamais à ramener à la frontière les citoyens turcs. Le plus souvent en toute illégalité.

    Le dernier cas en date remonte au 18 septembre. Ce matin-là, #Selahattin_Urün, Turc d’origine kurde de 39 ans, s’apprête à quitter le centre de détention de #Kazichene, dans la banlieue de Sofia. Sa peine de neuf mois d’emprisonnement pour franchissement illégal de la frontière vient de prendre fin, et il a rendez-vous le 29 septembre devant la cour administrative pour contester le rejet de sa demande d’asile. Un militant des droits de l’homme sensible à la cause kurde l’attend devant la prison. Mais Selahattin Urün ne montera jamais dans sa voiture. A la place, c’est un véhicule de la police des frontières qui l’embarque, vers midi. Quatre heures plus tard, le demandeur d’asile est remis aux autorités turques. Il a depuis fait son retour en cellule, dans la prison d’Edirne cette fois.

    Rejet systématique des dossiers

    « Selahattin a déjà été emprisonné trois fois en Turquie depuis 2011. Au printemps 2019, il s’est malgré tout présenté aux élections municipales dans sa petite ville de Uludere, au nom du Parti démocratique des peuples [HDP, gauche pro-kurde, ndlr]. Les pressions politiques ont augmenté. Il a été poursuivi pour "propagande terroriste", et il a fini par prendre la fuite », explique Gueorgui Zelengora, historien et militant engagé pour la cause kurde, qui a rendu visite à Selahattin Urün une semaine avant son expulsion. Pour lui, comme pour l’avocate de Selahattin Urün, cette reconduite à la frontière est illégale, puisqu’elle intervient avant la fin de la procédure de demande d’asile. Ils nourrissaient toutefois très peu d’espoir vis-à-vis de cette demande. L’an passé, comme en 2018, 100% des dossiers déposés par des citoyens turcs ont été rejetés en Bulgarie, contre 37% seulement en Allemagne et 9% aux Pays-Bas, par exemple.

    Pour le ministère de l’Intérieur bulgare, qui nie avoir enfreint les conventions internationales, cette expulsion n’est qu’une opération de routine. Plus précisément une parmi 431 autres effectuées depuis 2016. Toutes au nom de l’accord de réadmission conclu entre l’UE et la Turquie, qui est censé porter essentiellement sur le renvoi en Turquie des migrants syriens. Les retours à la frontière les plus marquants ont eu lieu en 2016. En août, moins d’un mois après la tentative de coup d’Etat en Turquie, attribué par le président Recep Tayyip Erdogan à la confrérie güléniste, Abdullah Büyük est expulsé vers la Turquie, puis emprisonné dans la foulée. L’entrepreneur, qui est accusé par les autorités turques d’être le financier de la confrérie, était pourtant protégé par une double décision judiciaire estimant son extradition impossible. Selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, qui a eu accès à des câbles diplomatiques envoyés par l’ambassade turque à Sofia, son expulsion a été personnellement validée par le procureur général et par le Premier ministre, Boïko Borissov lui-même, à la demande d’Ankara. Cette même année 2016, sept autres personnes accusées de conspiration güléniste sont arrêtées en octobre alors qu’elles tentent de se rendre en Roumanie. Elles seront renvoyées en Turquie le jour même, malgré un contexte judiciaire délétère.
    Coopération implicite

    « Il existe une coopération implicite sur les questions de migration entre les deux pays, estime Birgul Demirtas, professeure de relations internationales à l’université turco-allemande d’Istanbul. Ces dernières années, Boïko Borissov a essayé de faciliter les relations entre la Turquie et l’UE, en essayant notamment d’organiser un sommet réunissant les leaders turcs, grecs et bulgares en mars 2020, quand Ankara a décidé de laisser passer les réfugiés vers l’Europe. » Les frontières de la Bulgarie avaient alors été évitées par les bus venus de toute la Turquie pour amener les migrants au plus près de la Grèce, probablement en raison de la relation qui s’est construite au fil des ans entre Borissov et Erdogan. « Les deux hommes ont des personnalités proches et leurs pays souffrent de problèmes assez semblables, liés à une tendance à la dé-européanisation. Tout cela a créé des liens personnels entre eux », relève Birgul Demirtas.

    L’Union européenne semble prête à fermer les yeux sur les entorses aux conventions internationales qui découlent de cette relation, du moins tant que la frontière bulgare reste solidement fermée. Le 18 septembre, jour de l’expulsion de Selahattin Urün, la Commission a approuvé une rallonge budgétaire de 12,8 millions d’euros réclamée par Sofia pour augmenter le nombre de gardes-frontières en patrouille.

    https://www.liberation.fr/planete/2020/09/25/en-bulgarie-le-calvaire-des-refugies-turcs_1800500
    #asile #migrations #réfugiés #renvois #expulsions #rétention #détention_administrative

  • Los #CIE de Canarias reabrirán para expulsar migrantes de las Islas

    El delegado del Gobierno de Canarias, Anselmo Pestana, considera que volver a habilitar estos espacios «es una buena noticia porque es parte también de la gestión migratoria»

    El delegado del Gobierno de Canarias, Anselmo Pestana, ha explicado los Centros de Internamientos de Extranjeros de Hoya Fría (Tenerife) y Barranco Seco (Gran Canaria) tendrán la misma función que antes de que se cerraran por la pandemia, dos semanas después de la declaración del estado de alarma: retener y repatriar a países con los que España tenga acuerdos, como Marruecos, Mauritania (donde el ministerio del Interior ha viajado recientemente) y Senegal.

    «En estos días se está organizando la reapertura de los CIE como instalaciones que permitirían la retención y posterior repatriación con los que España tenga acuerdos y que hasta ahora han estado suspendidos», ha afirmado en declaraciones periodistas.

    Estas palabras se producen un día después de una reunión del Centro de Coordinación Regional de Canarias (CCRC) celebrado en Las Palmas de Gran Canaria, a la que acudieron Pestana, del director General de Inclusión y Atención Humanitaria, Francisco Miguel Dorado y del general de División Autoridad de Coordinación para la Inmigración en Canarias (ACIC), Juan Luis Pérez.

    Entre los demás asistentes, el jefe Superior de Policía, José María Moreno, el general de Brigada Jefe de la Zona de Canarias, Juan Miguel Arribas, el Capitán Marítimo de Santa Cruz de Tenerife, José Antonio Conde y el Capitán Marítimo de Las Palmas, Francisco García, representantes de las Fuerzas Armadas, la Dirección Adjunta de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria, Cruz roja, Sasemar, CCOES-112 y Protección Civil.

    Pestana dice que las repatriaciones se realizarán en la medida en que los países con los que España mantiene acuerdos vayan abriendo sus fronteras en función de la evolución de la pandemia y considera «una buena noticia» contar con dos CIE con capacidad para 238 personas en Tenerife y 112 en Gran Canaria, porque la posibilidad de efectuar repatriaciones «también forma parte de la política migratoria».

    Sin embargo, aún no ha establecido una fecha concreta para su reapertura: «Se están organizando los turnos de trabajo» y será «estos días». Tampoco conoce cuando se reactivarán las repatriaciones, «se irá concretando» en próximas fechas, «lo anunciará el Ministerio del Interior, pero si se abren los CIE es porque hay perspectiva de que eso se produzca», ha señalado.

    Las repatriaciones han sido criticadas por ONG como la Comisión Española de Ayuda al Refugiado o el Servicio Jesuita a Migrantes y también del propio Defensor del Pueblo, en particular cuando afectaban a nacionales de Mali, país sobre el que existe una recomendación de la Naciones Unidas de no aplicar devoluciones, dada su inestabilidad.
    La acogida en Canarias

    Según los últimos datos publicados por el Ministerio del Interior, correspondientes al 15 septiembre, hasta esa fecha habían llegado a Canarias 5.121 inmigrantes en 190 embarcaciones, seis veces más que en el mismo período de 2019 (836). La cifra real en estos momentos, tras las llegadas de los últimos días (128 solo esta madrugada), probablemente estará ya más próxima al listón de los 6.000.

    Estas llegadas, junto a la imposibilidad de derivar a península o a otros territorios europeos, ha generado que más de 300 personas hayan tenido que pasar noches al raso en el muelle de Arguineguín. Con la decisión de reabrir los CIE con el fin de retomar las devoluciones se cierra la vía de utilizar estas instalaciones como espacios de acogida y se mantienen como unas instalaciones destinadas a servir como medida “preventiva y cautelar, salvaguardando los derechos y libertades reconocidos en el ordenamiento jurídico” (Ley Orgánica 4/2000) de las personas internadas, con el objetivo de ser repatriados.

    Sin embargo, incluso esta función se cumple de forma muy limitada, como en el año 2016, cuando solamente cuatro personas de las 633 internas en Barranco Seco fueron enviadas a sus países de origen, es decir, el 0,63% de los ciudadanos extranjeros que pisaron ese CIE. En el caso del CIE de Hoya Fría, un 12% de los internos fueron repatriados.

    https://www.eldiario.es/canariasahora/365-dias-de-migraciones/cie-canarias-reabriran-expulsar-migrantes-islas_132_6243550.html
    #Canaries #îles_Canaries #migrations #asile #réfugiés #CRA #détention_administrative #rétention

  • #Kamena_Vourla : Locals rally against refugee children, close schools in protest

    Residents and local authorities of seaside resort of Kamena Vourla in Central Greece marched and blocked the highway lane to Athens on Wednesday to protest the presence of minor unaccompanied refugee children in their area.

    It was the second protest rally on Wednesday, while they plan a new one on Thursday.

    According to local media, Mayor of Kamena Vourla, Ioannis Sykiotis, announced that as of tomorrow, schools of all levels in the municipality will remain closed in protest.

    He said that that they were not informed by the central government about the arrival of 39 refugee children who are accommodated in a spa hotel.

    “Even the refugee children themselves do not want to stay in this area, this place is not good even for mice,” Sykiotis said adding that the closed hotel was hastily renovated in the last couple of days.

    “It is not possible that others decide for us without us. So far we have no official information from the competent authorities, but information has begun to circulate that 4-5 hotels are ready to receive refugees. This will not pass. Today’s mobilizations were just the beginning…,” the Mayor said.

    The 39 unaccompanied refugee children arrived today in Kamena Vourla are accommodated in the hotel in the town.

    According to information another 32 unaccompanied minors are expected to arrive on Thursday and stay in the spa town until they are relocated to European countries.

    Other local authorities said the arrival of the refugee children was sudden and provoked the reaction of the municipality residents and professional especially because the tourist season continues.

    KTG understands that the unaccompanied minors belong to the group of 400 refugee children that were trasnferred to the mainland right after the fires in the Moria hotspot mid-September.

    It is not the first time and will probably not be the last one that local communities on the mainland oppose government’s actions regarding the settlement of refugees, whether children, families or adults.

    https://www.keeptalkinggreece.com/2020/09/23/kamena-vourla-refugee-children-protests-local-community

    #Grèce #asile #migrations #réfugiés #anti-réfugiés #protestation

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    Ajouté à la métaliste sur migrations et tourisme :
    https://seenthis.net/messages/770799

  • Le bateau d’une ONG avec 125 migrants à bord fait route vers Marseille

    La mairie de Marseille a fait savoir de son côté que le « Alan Kurdi » sera accueilli « sans condition ».

    Le bateau « Alan Kurdi » de l’ONG allemande #Sea-Eye, qui a sauvé 133 migrants en mer samedi, fait route vers le port de Marseille en France après avoir vu ses tentatives de rejoindre les côtes italiennes échouer, a annoncé l’ONG mercredi. « L’inaction des autorités italiennes et allemandes nous contraint à cette mesure », a assuré le dirigeant de l’ONG, Gorden Isler, dans un communiqué.

    Depuis mardi soir, l’ « Alan Kurdi » fait donc route vers le port du sud de la France où il devait « comme prévu se rendre pour procéder à un changement d’équipage et se préparer à une nouvelle intervention » en Méditerranée orientale, a précisé Sea-Eye, une ONG basée à Ratisbonne, en Allemagne.

    De son côté, la Ville de Marseille a fait savoir à la mi-journée que « si le Alan Kurdi émet la volonté de venir à Marseille, nous réitérons la position selon laquelle nous ne laisserons personne se noyer en Méditerranée ». #Benoît_Payan, qui assure actuellement l’intérim de la maire de Marseille, Michèle Rubirola, éloignée pour raisons de santé, a par ailleurs précisé avoir appris l’arrivée éventuelle du navire par la presse et a insisté sur le fait que la ville était prête à accueillir ce navire « sans condition ».

    Aucune réponse des Etats

    Mardi matin, les gardes-côtes italiens avaient évacué deux femmes, un homme et cinq enfants, dont un bébé de 5 mois, a indiqué Sea-Eye, qui ajoute sur Twitter que 125 personnes se trouvent encore à l’heure actuelle à bord.

    Sea-Eye explique que jusqu’à mardi soir, « aucun poste de commandement des opérations de sauvetage européen n’a pris en charge la coordination pour les gens sauvés qui se trouvent sur l’ Alan Kurdi », les Italiens renvoyant notamment sur l’Allemagne, pays d’origine de l’ONG.

    Celle-ci a renouvelé mardi soir ses appels aux postes de commandement d’Italie, de Malte, d’Allemagne et de France ainsi qu’au ministère allemand des Affaires étrangères, « mais aucun n’a répondu », souligne Sea-Eye.
    Au moins 300 morts cette année

    L’année 2020 est marquée par une recrudescence d’embarcations en Méditerranée centrale, route migratoire la plus meurtrière du monde pour les candidats à l’exil vers l’Europe, venus pour l’essentiel de Libye et de la Tunisie voisine.

    Entre début janvier et fin juillet, les tentatives de traversée au départ de la Libye ont augmenté de 91 %, comparé à la même période l’an dernier, représentant 14 481 personnes ayant pris la mer. Celles au départ de la Tunisie ont flambé, avec 10 174 personnes concernées, en augmentation de 462 %.

    https://www.leparisien.fr/societe/le-bateau-d-une-ong-avec-125-migrants-a-bord-fait-route-vers-marseille-23.
    #villes-refuge #France #Marseille #sauvetage #Méditerranée #asile #migrations #réfugiés #port #sans-condition

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    ajouté à la métaliste sur les villes-refuge :
    https://seenthis.net/messages/759145

  • The Frontier Within: The European Border Regime in the Balkans

    In the summer of 2015, the migratory route across the Balkans »entered into the European spotlight, and indeed onto the screen of the global public« (Kasparek 2016: 2), triggering different interpretations and responses. Contrary to the widespread framing of the mass movement of people seeking refuge in Europe as ›crisis‹ and ›emergency‹ of unseen proportions, we opt for the perspective of »the long Summer of Migration« (Kasparek/Speer 2015) and an interpretation that regards it as »a historic and monumental year of migration for Europe precisely because disobedient mass mobilities have disrupted the European regime of border control« (Stierl/Heller/de Genova 2016: 23). In reaction to the disobedient mass mobilities of people, a state-tolerated and even state-organized transit of people, a »formalized corridor« (Beznec/Speer/Stojić Mitrović 2016), was gradually established. To avoid the concentration of unwanted migrants on their territory, countries along the route—sometimes in consultation with their neighboring countries and EU member states, sometimes simply by creating facts—strived to regain control over the movements by channeling and isolating them by means of the corridor (see e.g. Hameršak/Pleše 2018; Speer 2017; Tošić 2017). »Migrants didn’t travel the route any more: they were hurriedly channeled along, no longer having the power to either determine their own movement or their own speed« (Kasparek 2016). The corridor, at the same time, facilitated and tamed the movement of people. In comparison to the situation in Serbia, where migrants were loosely directed to follow the path of the corridor (see e.g. Beznec/Speer/Stojić Mitrović 2016; Greenberg/Spasić 2017; Kasparek 2016: 6), migrants in other states like North Macedonia, Croatia, and Slovenia were literally in the corridor’s power, i.e. forced to follow the corridor (see Hameršak/Pleše 2018; Beznec/Speer/Stojić Mitrović 2016; Chudoska Blazhevska/Flores Juberías 2016: 231–232; Kogovšek Šalamon 2016: 44–47; Petrović 2018). The corridor was operative in different and constantly changing modalities until March 2016. Since then, migration through the Balkan region still takes place, with migrants struggling on a daily basis with the diverse means of tightened border controls that all states along the Balkan route have been practicing since.

    This movements issue wants to look back on these events in an attempt to analytically make sense of them and to reflect on the historical rupture of the months of 2015 and 2016. At the same time, it tries to analyze the ongoing developments of bordering policies and the struggles of migration. It assembles a broad range of articles reaching from analytical or research based papers shedding light on various regional settings and topics, such as the massive involvement of humanitarian actors or the role of camp infrastructures, to more activist-led articles reflecting on the different phases and settings of pro-migrant struggles and transnational solidarity practices. In an attempt to better understand the post-2015 border regime, the issue furthermore presents analyses of varying political technologies of bordering that evolved along the route in response to the mass mobilities of 2015/2016. It especially focuses on the excessive use of different dimensions of violence that seem to characterize the new modalities of the border regime, such as the omnipresent practice of push-backs. Moreover, the articles shed light on the ongoing struggles of transit mobility and (transnational) solidarity that are specifically shaped by the more than eventful history of the region molded both by centuries of violent interventions and a history of connectivity.

    Our transnational editorial group came together in the course of a summer school on the border regime in the Balkans held in Belgrade, Serbia, in 2018. It was organized by the Network for Critical Migration and Border Regime Studies (kritnet), University of Göttingen, Department of Cultural Anthropology/European Ethnology (Germany), the Research Centre of the Academy of Sciences and Arts (Slovenia), the Institute of Ethnology and Folklore Research (Croatia), and the Institute of Ethnography SASA (Serbia). The summer school assembled engaged academics from all over the region that were involved, in one form or another, in migration struggles along the route in recent years.1 The few days of exchange proved to be an exciting and fruitful gathering of critical migration and border regime scholars and activists from different regional and disciplinary backgrounds of the wider Balkans. Therefore, we decided to produce this movements issue by inviting scholars and activists from the region or with a deep knowledge on, and experience with, regional histories and politics in order to share their analyses of the Balkan route, the formalized corridor, and the developments thereafter. These developments have left a deep imprint on the societies and regional politics of migration, but they are very rarely taken into consideration and studied in the West as the centuries long entanglements that connect the Balkan with the rest of Europe.

    In this editorial, we will outline the transnational mobility practices in the Balkans in a historical perspective that includes the framework of EU-Balkan relations. With this exercise we try to historize the events of 2015 which are portrayed in many academic as well as public accounts as ›unexpected‹ and ›new‹. We also intend to write against the emergency and escalation narrative underlying most public discourses on the Balkans and migration routes today, which is often embedded in old cultural stereotypes about the region. We, furthermore, write against the emergency narrative because it erodes the agency of migration that has not only connected the region with the rest of the globe but is also constantly reinventing new paths for reaching better lives. Not only the history of mobilities, migrations, and flight connecting the region with the rest of Europe and the Middle East can be traced back into the past, but also the history of political interventions and attempts to control these migrations and mobilities by western European states. Especially the EU accession processes produce contexts that made it possible to gradually integrate the (Western) Balkan states into the rationale of EU migration management, thus, setting the ground for today’s border and migration regime. However, as we will show in the following sections, we also argue against simplified understandings of the EU border regime that regard its externalization policy as an imperial top-down act. Rather, with a postcolonial perspective that calls for decentering western knowledge, we will also shed light on the agency of the national governments of the region and their own national(ist) agendas.
    The Formalized Corridor

    As outlined above, the formalized corridor of 2015 reached from Greece to Northern and Central Europe, leading across the states established in the 1990s during the violent breakdown of the Socialist Federal Republic of Yugoslavia and, today, are additionally stratified vis-à-vis the EU. Slovenia and Croatia are EU member states, while the others are still in the accession process. The candidate states Serbia, North Macedonia and Montenegro have opened the negotiation process. Bosnia and Herzegovina and Kosovo—still not recognized as a sovereign state by Serbia and some EU member states—have the status of potential candidates. However, in 2015 and 2016, the states along the corridor efficiently collaborated for months on a daily basis, while, at the same time, fostering separate, sometimes conflicting, migration politics. Slovenia, for example, raised a razor-wire fence along the border to Croatia, while Croatia externalized its border to Serbia with a bilateral agreement (Protokol) in 2015 which stated that the »Croatian Party« may send a »train composition with its crew to the railway station in Šid [in Serbia], with a sufficient number of police officers of the Republic of Croatia as escort« (Article 3 Paragraph 2).

    Despite ruptures and disputes, states nevertheless organized transit in the form of corridor consisting of trains, buses, and masses of walking people that were guarded and directed by the police who forced people on the move to follow the corridor’s direction and speed. The way the movements were speedily channeled in some countries came at the cost of depriving people of their liberty and freedom of movement, which calls for an understanding of the corridor as a specific form of detention: a mobile detention, ineligible to national or EU legislation (see Hameršak/Pleše 2018; Kogovšek Šalamon 2016: 44–47). In the context of the corridor, camps became convergence points for the heterogeneous pathways of movements. Nevertheless, having in mind both the proclaimed humanitarian purpose of the corridor, and the monumental numbers of people to whom the corridor enabled and facilitated movement, the corridor can be designated as an unprecedented formation in recent EU history. In other words: »The corridor – with all its restrictions – remains a historical event initiated by the movement of people, which enabled thousands to reach central Europe in a relatively quick and safe manner. […] But at the same time it remained inscribed within a violent migration management system« (Santer/Wriedt 2017: 148).

    For some time, a broad consensus can be observed within migration and border studies and among policy makers that understands migration control as much more than simply protecting a concrete borderline. Instead, concepts such as migration management (Oelgemoller 2017; Geiger/Pécoud 2010) and border externalization (as specifically spelled out in the EU document Global Approach to Migration of 2005) have become increasingly important. In a spatial sense, what many of them have in common is, first, that they assume an involvement of neighboring states to govern migration in line with EU migration policies. Second, it is often stated that this leads to the creation of different zones encircling the European Union (Andreas/Snyder 2000). Maribel Casas-Cortes and Sebastian Cobarrubias, for instance, speak of four such zones: the first zone is »formed by EU member states, capable of fulfilling Schengen standards«, the second zone »consists of transit countries« (Casas-Cortes/Cobarrubias 2019), the third zone is characterized by countries such as Turkey, which are depicted by emigration as well as transit, and the fourth zone are countries of origin. While Casas-Cortes and Cobarrubias rightly criticize the static and eurocentric perspective of such conceptualizations, they nevertheless point to the unique nature of the formalized corridor because it crisscrossed the above mentioned zones of mobility control in an unprecedented way.

    Furthermore, the corridor through the Balkans can be conceived as a special type of transnational, internalized border. The internalized European borders manifest themselves to a great extent in a punctiform (see Rahola 2011: 96–97). They are not only activated in formal settings of border-crossings, police stations, or detention centers both at state borders and deep within state territories, but also in informal settings of hospitals, hostels, in the streets, or when someone’s legal status is taken as a basis for denying access to rights and services (i.e. to obtain medical aid, accommodation, ride) (Guild 2001; Stojić Mitrović/Meh 2015). With the Balkan corridor, this punctiform of movement control was, for a short period, fused into a linear one (Hameršak/Pleše 2018).

    The rules of the corridor and its pathways were established by formal and informal agreements between the police and other state authorities, and the corridor itself was facilitated by governmental, humanitarian, and other institutions and agencies. Cooperation between the countries along the route was fostered by representatives of EU institutions and EU member states. It would be too simple, though, to describe their involvement of the countries along the route as merely reactive, as an almost mechanical response to EU and broader global policies. Some countries, in particular Serbia, regarded the increasing numbers of migrants entering their territory during the year 2015 as a window of opportunity for showing their ›good face‹ to the European Union by adopting ›European values‹ and, by doing so, for enhancing their accession process to the European Union (Beznec/Speer/Stojić Mitrović 2016; Greenberg/Spasić 2017). As Tošić points out, »this image was very convenient for Serbian politicians in framing their country as ›truly European‹, since it was keeping its borders open unlike some EU states (such as Hungary)« (2017: 160). Other states along the corridor also played by their own rules from time to time: Croatia, for example, contrary to the Eurodac Regulation (Regulation EU No 603/2013), avoided sharing registration data on people in transit and, thus, hampered the Dublin system that is dependent on Eurodac registration. Irregular bureaucracies and nonrecording, as Katerina Rozakou (2017) calls such practices in her analysis of bordering practices in the Greek context, became a place of dispute, negotiations, and frustrations, but also a clear sign of the complex relationships and different responses to migration within the European Union migration management politics itself.

    Within EU-member states, however, the longer the corridor lasted, and the more people passed through it, the stronger the ›Hungarian position‹ became. Finally, Austria became the driving force behind a process of gradually closing the corridor, which began in November 2015 and was fully implemented in March 2016. In parallel, Angela Merkel and the European Commission preferred another strategy that cut access to the formalized corridor and that was achieved by adopting a treaty with Turkey known as the »EU-Turkey deal« signed on 18 March 2016 (see Speer 2017: 49–68; Weber 2017: 30–40).

    The humanitarian aspect for the people on the move who were supposed to reach a safe place through the corridor was the guiding principle of public discourses in most of the countries along the corridor. In Serbia, »Prime Minister Aleksandar Vučić officially welcomed refugees, spoke of tolerance, and compared the experience of refugees fleeing war-torn countries to those of refugees during the wars of Yugoslav Succession« (Greenberg/Spasić 2017: 315). Similar narratives could also be observed in other countries along the corridor, at least for some period of time (see, for Slovenia, Sardelić 2017: 11; for Croatia, Jakešević 2017: 184; Bužinkić 2018: 153–154). Of course, critical readings could easily detect the discriminatory, dehumanizing, securitarizing, and criminalizing acts, practices, tropes, and aspects in many of these superficially caring narratives. The profiling or selection of people, ad hoc detentions, and militarization—which were integral parts of the corridor—were, at the time, only denounced by a few NGOs and independent activists. They were mostly ignored, or only temporarily acknowledged, by the media and, consequently, by the general public.

    Before May 2015, ›irregular‹ migration was not framed by a discourse of ›crisis‹ in the countries along the route, rather, the discourse was led by a focus on ›separate incidents‹ or ›situations‹. The discursive framing of ›crisis‹ and ›emergency‹, accompanied by reports of UN agencies about ›unprecedented refugee flows in history‹, has been globally adopted both by policy makers and the wider public. »In the wake of the Summer of Migration, all involved states along the Balkan route were quick to stage the events as an ›emergency‹ (Calhoun 2004) and, in best humanitarian fashion, as a major humanitarian ›crisis‹, thus legitimizing a ›politics of exception‹« (Hess/Kasparek 2017: 66). Following the logic that extraordinary situations call for, and justify, the use of extraordinary measures, the emergency framework, through the construction of existential threats, resulted, on the one hand, in a loosely controlled allocation of resources, and, on the other hand, in silencing many critical interpretations, thus allowing various ›risk management activities‹ to happen on the edge of the law (Campesi 2014). For the states along the route, the crisis label especially meant a rapid infusion of money and other resources for establishing infrastructures for the urgent reception of people on the move, mainly deriving from EU funds. Politically and practically, these humanitarian-control activities also fastened the operational inclusion of non-EU countries into the European border regime.

    As Sabine Hess and Bernd Kasparek have pointed out, the politics of proclaiming a ›crisis‹ is at the heart of re-stabilizing the European border regime, »making it possible to systematically undermine and lever the standards of international and European law without serious challenges to date« (Hess/Kasparek 2017: 66). The authors:

    »have observed carefully designed policy elements, which can be labelled as anti-litigation devices. The design of the Hungarian transit zones is a striking case in point. They are an elementary part of the border fence towards Serbia and allow for the fiction that the border has not been closed for those seeking international protection, but rather that their admission numbers are merely limited due to administrative reasons: each of the two transit zones allows for 14 asylum seekers to enter Hungary every day« (Hess/Kasparek 2017: 66; on the administrative rationale in Slovenia see e.g. Gombač 2016: 79–81).

    The establishment of transit zones was accompanied by a series of legislative tightenings, passed under a proclaimed ›crisis situation caused by mass immigration‹, which, from a legal point of view, lasts until today. Two aspects are worth mentioning in particular: First, the mandatory deportation of all unwanted migrants that were detected on Hungarian territory to the other side of the fence, without any possibility to claim for asylum or even to lodge any appeal against the return. Second, the automatic rejection of all asylum applications as inadmissible, even of those who managed to enter the transit zones, because Serbia had been declared a safe third country (Nagy/Pál 2018). This led to a completely securitized border regime in Hungary, which might become a ›role model‹, not only for the countries in the region but also for the European border regime as a whole (ECtHR – Ilias and Ahmed v. Hungary Application No. 47287/15).
    The Long Genealogy of the Balkan Route and its Governance

    The history of the Balkan region is a multiply layered history of transborder mobilities, migration, and flight reaching back as far as the times of the Habsburg and Ottoman empires connecting the region with the East and Western Europe in many ways. Central transportation and communication infrastructures partially also used by today’s migratory projects had already been established at the heydays of Western imperialism, as the Orient Express, the luxury train service connecting Paris with Istanbul (1883), or the Berlin-Baghdad railway (built between 1903 and 1940) indicate. During World War II, a different and reversed refugee route existed, which brought European refugees not just to Turkey but even further to refugee camps in Syria, Egypt, and Palestine and was operated by the Middle East Relief and Refugee Administration (MERRA).

    The Yugoslav highway, the Highway of Brotherhood and Unity (Autoput bratstva i jedinstva) often simply referred to as the ›autoput‹ and built in phases after the 1950s, came to stretch over more than 1,000 km from the Austrian to the Greek borders and was one of the central infrastructures enabling transnational mobilities, life projects, and exile. In the 1960s, direct trains departing from Istanbul and Athens carried thousands of prospective labor migrants to foreign places in Germany and Austria in the context of the fordist labor migration regime of the two countries. At the end of that decade, Germany signed a labor recruitment agreement with Yugoslavia, fostering and formalizing decades long labor migrations from Croatia, Serbia, and other countries to Germany (Gatrell 2019, see e.g. Lukić Krstanović 2019: 54–55).

    The wars in the 1990s that accompanied the dissolution of the Socialist Federal Republic of Yugoslavia, and the consequent establishment of several new nation states, created the first large refugee movement after the Second World War within Europe and was followed by increasing numbers of people fleeing Albania after the fall of its self-isolationist regime and the (civil) wars in the Middle East, Iraq, Turkey, Iran, and Afghanistan since the mid-1990s. As the migratory route did not go north through the Balkan Peninsula, but mainly proceeded to Italy at the time, the label Balkan route was mostly used as a name for a drugs and arms smuggling route well known in the West. Although there was migration within and to Europe, the Balkan migratory route, with the exception of refugee movements from ex-Yugoslavia, was yet predominantly invisible to the broader European public.

    Sparse ethnographic insights from the beginning of the 2000s point this out. Academic papers on migrant crossings from Turkey to the island of Lesbos mention as follows: »When the transport service began in the late 1980s it was very small and personal; then, in the middle of the 1990s, the Kurds began to show up – and now people arrive from just about everywhere« (Tsianos/Hess/Karakayali 2009: 3; see Tsianos/Karakayali 2010: 379). A document of the Council of the European Union from 1997 formulates this as following:

    »This migration appears to be routed essentially either through Turkey, and hence through Greece and Italy, or via the ›Balkans route‹, with the final countries of destination being in particular Germany, the Netherlands and Sweden. Several suggestions were put forward for dealing with this worrying problem, including the strengthening of checks at external borders, the stepping up of the campaign against illegal immigration networks, and pre-frontier assistance and training assignments in airports and ports in certain transit third countries, in full cooperation with the authorities in those countries« (ibid. quoted in Hess/Kasparek 2020).

    During this time, the EU migration management policies defined two main objectives: to prevent similar arrivals in the future, and to initiate a system of control over migration movements toward the EU that would be established outside the territories of the EU member states. This would later be formalized, first in the 2002 EU Action Plan on Illegal Immigration (see Hayes/Vermeulen 2012: 13–14) and later re-confirmed in the Global Approach to Migration (2005) framework concerning the cooperation of the EU with third states (Hess/Kasparek 2020). In this process, the so-called migratory routes-approach and accompanying strategies of controlling, containing, and taming the movement »through epistemology of the route« (Hess/Kasparek 2020) became a main rationale of the European border control regime. Thus, one can resume that the route was not only produced by movements of people but also by the logic, legislation, investment etc. of EU migration governance. Consequently, the clandestine pathways across the Balkans to Central and Western Europe were frequently addressed by security bodies and services of the EU (see e.g. Frontex 2011; Frontex 2014), resulting in the conceptual and practical production of the Balkan as an external border zone of the EU.

    Parallel to the creation of ›Schengenland‹, the birth of the ›Area of Freedom, Security and Justice‹ inter alia as an inner-EU-free-mobility-zone and EU-based European border and migration regime in the late 1990s, the EU created the Western Balkans as an imaginary political entity, an object of its neighborhood and enlargement policy, which lies just outside the EU with a potential ›European future‹. For the purpose of the Stabilization and Association Process (SAP) initiated in 1999, the term Western Balkan was launched in the EU political context in order to include, at that moment, ›ex-Yugoslav states minus Slovenia plus Albania‹ and to presumably avoid potential politically sensitive notions. The Western Balkans as a concept represents a combination of a political compromise and colonial imagery (see Petrović 2012: 21–36). Its aim was to stabilize the region through a radical redefinition that would restrain from ethno-national toponyms and to establish a free-trade area and growing partnership with the EU. The SAP set out common political and economic goals for the Western Balkan as a region and conducted political and economic progress evaluations ›on a countries’ own merits‹. The Thessaloniki Summit in 2003 strengthened the main objectives of the SAP and formally took over elements of the accession process—institutional domains and regulations that were to be harmonized with those existing in the EU. Harmonization is a wide concept, and it basically means adopting institutional measures following specific demands of the EU. It is a highly hierarchized process in which states asked to ›harmonize‹ do not have a say in things but have to conform to the measures set forth by the EU. As such, the adoption of the EU migration and border regime became a central part of the ongoing EU-accession process that emerged as the main platform and governmental technology of the early externalization and integration of transit and source countries into the EU border regime. This was the context of early bilateral and multilateral cooperation on this topic (concerning involved states, see Lipovec Čebron 2003; Stojić Mitrović 2014; Župarić-Iljić 2013; Bojadžijev 2007).

    The decisive inclusion of the Western Balkan states in the EU design of border control happened at the Thessaloniki European Summit in 2003, where concrete provisions concerning border management, security, and combating illegal migration were set according to European standards. These provisions have not been directly displayed, but were concealed as part of the package of institutional transformations that respective states had to conduct. The states were promised to become members of the EU if the conditions were met. In order to fulfill this goal, prospective EU member states had to maintain good mutual relations, build statehoods based on ›the rule of law‹, and, after a positive evaluation by the EU, begin with the implementation of concrete legislative and institutional changes on their territories (Stojić Mitrović/Vilenica 2019). The control of unwanted movements toward the EU was a priority of the EU accession process of the Western Balkan states from the very beginning (Kacarska 2012). It started with controlling the movement of their own nationals (to allow the states to be removed from the so-called Black Schengen list) during the visa facilitation process. If they managed to control the movement of their own nationals, especially those who applied for asylum in the EU via biometric passports and readmission obligations (asylum seekers from these states comprise a large portion of asylum seekers in the EU even today), they were promised easier access to the EU as an economic area. Gradually, the focus of movement control shifted to third-country nationals. In effect, the Western Balkan states introduced migration-related legislative and institutional transformations corresponding to the ones already existing in the EU, yet persistent ›non-doing‹ (especially regarding enabling access to rights and services for migrants) remained a main practice of deterrence (Valenta/Zuparic-Iljic/Vidovic 2015; Stojić Mitrović 2019).

    From the very beginning, becoming an active part of the European border regime and implementing EU-centric migration policies, or, to put it simply, conducting control policies over the movements of people, has not been the goal of the states along the Balkan route per se but a means to obtain political and economic benefits from the EU. They are included into the EU border regime as operational partners without formal power to influence migration policies. These states do have a voice, though, not only by creating the image of being able to manage the ›European problem‹, and accordingly receive further access to EU funds, but also by influencing EU migration policy through disobedience and actively avoiding conformity to ›prescribed‹ measures. A striking example of creative state disobedience are the so-called 72-hour-papers, which are legal provisions set by the Serbian 2007 Law on Asylum, later also introduced as law in North Macedonia in June 2015: Their initial function was to give asylum seekers who declared their ›intention to seek asylum‹ to the police the possibility to legally proceed to one of the asylum reception centers located within Serbia, where, in a second step, their asylum requests were to be examined in line with the idea of implementing a functioning asylum system according to EU standards. However, in practice, these papers were used as short-term visas for transiting through North Macedonia and Serbia that were handed out to hundreds of thousands of migrants (Beznec/Speer/Stojić Mitrović 2016: 17–19, 36).

    Furthermore, the introduction of migration control practices is often a means for achieving other political and economic goals. In the accessing states, migration management is seen as services they provide for the EU. In addition, demands created by migration management goals open new possibilities for employment, which are essential to societies with high unemployment rates.

    Besides direct economic benefits, migration has been confirmed to be a politically potent instrument. States and their institutions were more firmly integrated into existing EU structures, especially those related to the prevention of unwanted migration, such as increased police cooperation and Frontex agreements. On a local level, political leaders have increasingly been using migration-related narratives in everyday political life in order to confront the state or other political competitors, often through the use of Ethno-nationalist and related discourses. In recent times, as citizens of the states along the Balkan route themselves migrate in search for jobs and less precarious lives, migration from third states has been discursively linked to the fear of foreigners permanently settling in places at the expense of natives.
    Contemporary Context

    According to a growing body of literature (e.g. Hess/Kasparek 2020; Lunaček Brumen/Meh 2016; Speer 2017), the Balkan route of the year 2015 and the first months of 2016 can be conceptualized in phases, beginning with a clandestine phase, evolving to an open route and formalized corridor and back to an invisible route again. It is necessary to point to the fact that these different phases were not merely the result of state or EU-led top-down approaches, but the consequence of a »dynamic process which resulted from the interplay of state practices, practices of mobility, activities of activists, volunteers, and NGOs, media coverage, etc. The same applies for its closure« (Beznec/Speer/Stojić Mitrović 2016: 6).

    The closure of the corridor and stricter border controls resulted in a large transformation of the Balkan route and mobility practices in the recent years, when push-backs from deep within the EU-territory to neighboring non-EU states, erratic movements across borders and territories of the (Western) Balkan states, or desperate journeys back to Greece and then back to the north became everyday realities. In the same period, the route proliferated into more branches, especially a new one via Bosnia and Herzegovina. This proliferation lead to a heightened circulation of practices, people, and knowledge along these paths: a mushrooming of so-called ›jungle camps‹ in Bosnia and Herzegovina, an escalation of border violence in Croatia, chain push-backs from Slovenia, significant EU financial investments into border control in Croatia and camp infrastructures in neighboring countries, the deployment of Frontex in Albania, etc. As the actual itineraries of people on the move multiplied, people started to reach previously indiscernible spots, resulting in blurring of the differences between entering and exiting borders. Circular transit with many loops, involving moving forward and backwards, became the dominant form of migration movements in the region. It transformed the Balkan route into a »Balkan Circuit« (Stojić Mitrović/Vilenica 2019: 540; see also Stojić Mitrović/Ahmetašević/Beznec/Kurnik 2020). The topography changed from a unidirectional line to a network of hubs, accommodation, and socializing spots. In this landscape, some movements still remain invisible—undetected by actors aiming to support, contain, and even prevent migration. »We have no information about persons who have money to pay for the whole package, transfer, accommodation, food, medical assistance when needed, we have no idea how many of them just went further«, a former MSF employee stressed, »we only see those who reach for aid, who are poor or injured and therefore cannot immediately continue their journey.« Some movements are intentionally invisibilized by support groups in order to avoid unwanted attention, and, consequently, repressive measures have also become a common development in border areas where people on the move are waiting for their chance to cross. However, it seems that circular transnational migration of human beings, resulting directly from the securitarian practices of the European border regime, have also become a usual form of mobility in the region.

    The Balkan route as a whole has been increasingly made invisible to spectators from the EU in the last years. There were no mass media coverage, except for reports on deplorable conditions in certain hubs, such as Belgrade barracks (Serbia), Vučjak camp (Bosnia and Herzegovina), or violent push-backs from Croatia that received global and EU-wide attention. However, this spectacularization was rarely directly attributed to the externalization of border control but rather more readily linked to an presumed inability of the Balkan states to manage migration, or to manage it without the blatant use of violence.

    As Marta Stojić Mitrović and Ana Vilenica (2019) point out, practices, discourses, knowledge, concepts, technologies, even particular narratives, organizations, and individual professionals are following the changed topography. This is evident both in the securitarian and in the humanitarian sector: Frontex is signing or initiating cooperation agreements with non-EU member Balkan states, border guards learn from each other how to prevent movements or how to use new equipment, obscure Orbanist legislative changes and institutionalized practices are becoming mainstream, regional coordinators of humanitarian organizations transplant the same ›best practices‹ how to work with migrants, how to organize their accommodation, what aid to bring and when, and how to ›deal‹ with the local communities in different nation-states, while the emergency framework travels from one space to another. Solidarity groups are networking, exchanging knowledge and practices but simultaneously face an increased criminalization of their activities. The public opinion in different nation states is shaped by the same dominant discourses on migration, far-right groups are building international cooperations and exploit the same narratives that frame migrants and migration as dangerous.
    About the Issue

    This issue of movements highlights the current situation of migration struggles along this fragmented, circular, and precarious route and examines the diverse attempts by the EU, transnational institutions, countries in the region, local and interregional structures, and multiple humanitarian actors to regain control over the movements of migration after the official closure of the humanitarian-securitarian corridor in 2016. It reflects on the highly dynamic and conflicting developments since 2015 and their historical entanglements, the ambiguities of humanitarian interventions and strategies of containment, migratory tactics of survival, local struggles, artistic interventions, regional and transnational activism, and recent initiatives to curb the extensive practices of border violence and push-backs. In doing so, the issue brings back the region on the European agenda and sheds light on the multiple historical disruptions, bordering practices, and connectivities that have been forming its presence.

    EU migration policy is reaffirming old and producing new material borders: from border fences to document checks—conducted both by state authorities and increasingly the general population, like taxi drivers or hostel owners—free movement is put in question for all, and unwanted movements of migrants are openly violently prevented. Violence and repression toward migrants are not only normalized but also further legalized through transformations of national legislation, while migrant solidarity initiatives and even unintentional facilitations of movement or stay (performed by carriers, accommodation providers, and ordinary citizens) are increasingly at risk of being criminalized.

    In line with this present state, only briefly tackled here, a number of contributions gathered in this issue challenge normative perceptions of the restrictive European border regime and engage in the critical analysis of its key mechanisms, symbolic pillars, and infrastructures by framing them as complex and depending on context. Furthermore, some of them strive to find creative ways to circumvent the dominance of linear or even verbal explication and indulge in narrative fragments, interviews, maps, and graphs. All contributions are focused and space- or even person-specific. They are based on extensive research, activist, volunteer or other involvement, and they are reflexive and critical towards predominant perspectives and views.

    Artist and activist Selma Banich, in her contribution entitled »Shining«, named after one of her artistic intervention performed in a Zagreb neighborhood, assembles notes and reflections on her ongoing series of site-specific interventions in Zagreb made of heat sheet (hallmarks of migrants’ rescue boats and the shores of Europe) and her personal notes in which she engages with her encounters with three persons on the move or, rather, on the run from the European border control regime. Her contribution, formulated as a series of fragments of two parallel lines, which on the surface seem loosely, but in fact deeply, connected, speaks of the power of ambivalence and of the complexities of struggles that take place everyday on the fringes of the EU. Andrea Contenta visualizes and analyzes camps that have been mushrooming in Serbia in the recent years with a series of maps and graphs. The author’s detailed analysis—based on a critical use of available, often conflicting, data—shows how Serbia has kept thousands of people outside of the western EU territory following a European strategy of containment. Contenta concludes his contribution with a clear call, stating: »It is not only a theoretical issue anymore; containment camps are all around us, and we cannot just continue to write about it.« Serbia, and Belgrade in particular, is of central importance for transmigration through the Balkans. On a micro-level, the maps of Paul Knopf, Miriam Neßler and Cosima Zita Seichter visualize the so-called Refugee District in Belgrade and shed light on the transformation of urban space by transit migration. On a macro-level, their contribution illustrates the importance of Serbia as a central hub for migrant mobility in the Balkans as well as for the externalization of the European border regime in the region. The collective efforts to support the struggle of the people on the move—by witnessing, documenting, and denouncing push-backs—are presented by the Push-Back Map Collective’s self-reflection. In their contribution to this issue, the Push-Back Map Collective ask themselves questions or start a dialogue among themselves in order to reflect and evaluate the Push-Back map (www.pushbackmap.org) they launched and maintain. They also investigate the potentials of political organizing that is based on making an invisible structure visible. The activist collective Info Kolpa from Ljubljana gives an account of push-backs conducted by the Slovenian police and describes initiatives to oppose what they deem as systemic violence of police against people on the move and violent attempts to close the borders. The text contributes to understanding the role of extralegal police practices in restoring the European border regime and highlights the ingenuity of collectives that oppose it. Patricia Artimova’s contribution entitled »A Volunteer’s Diary« could be described as a collage of diverse personal notes of the author and others in order to present the complexity of the Serbian and Bosnian context. The genre of diary notes allows the author to demonstrate the diachronic line presented in the volunteers’ personal engagements and in the gradual developments occurring in different sites and states along the route within a four-year period. She also traces the effects of her support for people on the move on her social relations at home. Emina Bužinkić focuses on the arrest, detention, and deportation of a non-EU national done by Croatia to show the implications of current securitization practices on the everyday lives and life projects of migrants and refugees. Based on different sources (oral histories, official documentation, personal history, etc.), her intervention calls for direct political action and affirms a new genre one could provisionally call ›a biography of a deportation‹. In her »Notes from the Field« Azra Hromadžić focuses on multiple encounters between the locals of Bihać, a city located in the northwestern corner of Bosnia and Herzegovina, and people on the move who stop there while trying to cross into Croatia and the EU. Some of the sections and vignettes of her field notes are written as entries describing a particular day, while others are more anthropological and analytical reflections. Her focus lies on the local people’s perspectives, the dynamics of their daily encounters with migrants and alleged contradictions, philigram distinctions, as well as experiences of refugeeness that create unique relationships between people and histories in Bihać. Karolína Augustová and Jack Sapoch, activists of the grassroots organization No Name Kitchen and members of the Border Violence Monitoring Network, offer a systematized account of violence towards people on the move with their research report. The condensed analysis of violent practices, places, victims, and perpetrators of the increasingly securitized EU border apparatus is based on interviews conducted with people on the move in border areas with Croatia, Šid (Serbia) and Velika Kladuša (BiH). They identify a whole range of violence that people on the move are facing, which often remains ignored or underestimated, and thus condoned, in local national settings as well as on the EU and global level. They conclude that border violence against people on the move cannot be interpreted as mere aggression emanating from individuals or groups of the police but is embedded in the states’ structures.

    We also gathered scientific papers discussing and analyzing different aspects of the corridor and the years thereafter. In their article, Andrej Kurnik and Barbara Beznec focus on assemblages of mobility, which are composed of practices of migrants and local agencies that strive to escape what the authors call ›the sovereign imperative‹. In their analysis of different events and practices since 2015, they demonstrate how migratory movements reveal the hidden subalternized local forms of escape and invigorate the dormant critique of coloniality in the geopolitical locations along the Balkan route. In their concluding remarks, the authors ask to confront the decades-long investments into repressive and exclusionary EU migration policies and point to the political potential of migration as an agent of decolonization. The authors stress that post-Yugoslav European borderland that has been a laboratory of Europeanization for the last thirty years, a site of a ›civilizing‹ mission that systematically diminishes forms of being in common based on diversity and alterity is placed under scrutiny again. Romana Pozniak explores the ethnography of aid work, giving special attention to dynamics between emotional and rational dimensions. Based primarily on interviews conducted with humanitarians employed during the mass refugee transit through the Balkan corridor, she analyzes, historizes, and contextualizes their experiences in terms of affective labor. The author defines affective labor as efforts invested in reflecting on morally, emotionally, and mentally unsettling affects. She deals with local employment measures and how they had an impact on employed workers. Pozniak discusses the figure of the compassionate aid professional by it in a specific historical context of the Balkan corridor and by including personal narrations about it. The article of Robert Rydzewski focuses on the situation in Serbia after the final closure of the formalized corridor in March 2016. Rydzewski argues that extensive and multidirectional migrant movements on the doorstep of the EU are an expression of hope to bring a ›stuckedness‹ to an end. In his analysis, he juxtaposes the representations of migrant movements as linear with migrant narratives and their persistent unilinear movement despite militarized external European Union borders, push-backs, and violence of border guards. Rydzewsky approaches the structural and institutional imposition of waiting with the following questions: What does interstate movement mean for migrants? Why do migrants reject state protection offered by government facilities in favor of traveling around the country? In her article, Céline Cantat focuses on the Serbian capital Belgrade and how ›solidarities in transit‹ or the heterogeneous community of actors supporting people on the move emerged and dissolved in the country in 2015/2016. She analyzes the gradual marginalization of migrant presence and migration solidarity in Belgrade as an outcome of imposing of an institutionalized, official, camp-based, and heavily regulated refugee aid field. This field regulates the access not only to camps per se, but also to fundings for activities by independent groups or civil sector organizations. Teodora Jovanović, by using something she calls ›autoethnography of participation‹, offers a meticulous case study of Miksalište, a distribution hub in Belgrade established in 2015, which she joined as a volunteer in 2016. The transformation of this single institution is examined by elaborating on the transformation within the political and social contexts in Serbia and its capital, Belgrade, regarding migration policies and humanitarian assistance. She identifies three, at times intertwined, modes of response to migration that have shaped the development of the Miksalište center in corresponding stages: voluntarism, professionalization, and re-statization. She connects the beginning and end of each stage of organizing work in Miksalište by investigating the actors, roles, activities, and manners in which these activities are conducted in relation to broader changes within migration management and funding.

    Finishing this editorial in the aftermath of brutal clashes at the borders of Turkey and Greece and in the wake of the global pandemic of COVID-19—isolated in our homes, some of us even under curfew—we experience an escalation and normalization of restrictions, not only of movement but also of almost every aspect of social and political life. We perceive a militarization, which pervades public spaces and discourses, the introduction of new and the reinforcement of old borders, in particular along the line of EU external borders, a heightened immobilization of people on the move, their intentional neglect in squats and ›jungles‹ or their forceful encampment in deplorable, often unsanitary, conditions, where they are faced with food reductions, violence of every kind, and harrowing isolation. At the same time, we witness an increase of anti-migrant narratives not only spreading across obscure social networks but also among high ranked officials. Nonetheless, we get glimpses of resistance and struggles happening every day inside and outside the camps. Videos of protests and photos of violence that manage to reach us from the strictly closed camps, together with testimonies and outcries, are fragments of migrant agency that exist despite overwhelming repression.

    https://movements-journal.org/issues/08.balkanroute
    #Balkans #route_des_Balkans #asile #migrations #réfugiés #revue #humanitarisme #espoir #attente #mobilité #Belgrade #Serbie #solidarité #Miksaliste #Bihac #Bosnie #Bosnie-Herzégovine #encampement #corridor #cartographie #visualisation

  • UN official: Bosnia authorities expose migrants to suffering

    With harsh weather fast approaching, the number of migrants and refugees who are sleeping rough in Bosnia keeps rising because of the persistent refusal by authorities at different levels of government in the country to coordinate their work and embrace “rational” solutions, a U.N. migration official said Thursday.

    Peter Van der Auweraert, the Western Balkans coordinator and Bosnia representative of the International Organization for Migration, told The Associated Press that instead of helping the U.N. agency to expand accommodation for migrants, some local authorities in the country are now even restricting access to housing that is already available.

    Of around 8,500 migrants stuck in Bosnia, 2,500 are forced to sleep outside “in squats, forests, streets (and) abandoned buildings,” mostly in the northwestern Krajina region, which shares a highly porous 1,000-kilometer (620-mile) border with European Union member Croatia.

    “What is the sad part of this is that this is absolutely unnecessary in the sense that we have financial resources, provided mostly by the European Union, to provide (for) and take care of all those people,” Van der Auweraert told the AP in an interview.

    “I have a center (in Krajina) for 1,500 people. Local authorities only allow me to have 500. I could get 1,000 people tomorrow from the street, inside this center, but I am not allowed to do so,” he added.

    Bosnian authorities weren’t immediately available for comment.

    In 2017, Bosnia became a bottleneck for thousands of migrants from the Middle East, Asia and North Africa seeking better lives in Europe when other nations closed off their borders.

    The EU has so far provided Bosnia with 60 million euros ($70 million) in emergency funding, most notably for seven migrant centers, including six in Krajina, which can house more than 7,000 people.

    For its part, Bosnia has repeatedly promised, and failed, to identify additional suitable public properties for temporary accommodation of migrants. Instead, decrying an alleged failure by other parts of the country to share the load of the lingering crisis, Krajina authorities recently begun emptying some of the existing reception centers there. They pushed people on the move out of urban areas and abandoned them in forests to fend for themselves. In response, police forces of adjacent regions started blocking migrants from walking back to their areas.

    The sight of thousands of homeless people, with no access to medical care or sometimes even food, increases a sense of insecurity among the local population and has apparently led to a proliferation of vigilante groups that are threatening the migrants with violence.

    Van der Auweraert said Bosnia had “a few weeks to come together” to decide “in a rational manner” to deal with the migration situation at hand.

    “If we do not do that, we will have a humanitarian crisis in a month’s time ... we will have people sleeping in the snow, including this time families and children,” he said.

    Forced to stay in a makeshift camp set up by some 300 migrants and refugees in a forest not far from the northwestern town of Velika Kladusa, where they had been dropped off and abandoned by local police, Amin Hasan Han, a migrant from Bangladesh, echoed those concerns.

    “Winter is coming, people are living under tents,” Han said, adding: “Also, we are starving … people cannot get food.”

    https://apnews.com/article/europe-united-nations-d60adc0b6742c3c1299cee4308312adb
    #Bosnie #Bosnie-Herzégovine #route_des_Balkans #Balkans #asile #migrations #réfugiés #logement #hébergement #SDF #sans-abri #Krajina #aide_financière

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  • Saliva** or Nasopharyngeal Swab Specimens for Detection of #SARS-CoV-2 | NEJM
    https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMc2016359

    Rapporté en français ci-dessous :

    Test de détection salivaire du SARS-Co V2 - Revue Médicale Suisse
    https://www.revmed.ch/covid-19/Test-de-detection-salivaire-du-SARS-Co-V2

    Un total de 70 patients hospitalisés atteints de #Covid-19 ont fourni le cadre de l’étude. Après confirmation de l’infection par un échantillon sur écouvillon nasopharyngé, des échantillons supplémentaires nasopharyngés et salivaires des patients ont été prélevés.

    L’analyse a démontré la présence de plus de copies d’ARN du SRAS-CoV-2 dans les échantillons de salive que dans l’échantillon sur écouvillon nasopharyngés.

    En outre, un pourcentage plus élevé d’échantillons de salive sont restés positifs au court du temps en comparaison avec les échantillons sur écouvillon nasopharyngé. Ces résultats suggèrent que les échantillons de salive ont au moins une sensibilité similaire que les échantillons sur écouvillon nasopharyngien dans la détection du SRAS-CoV-2 au cours de l’hospitalisation. L’analyse des variations de la concentration d’ARN au cours de l’évolution clinique a mis en évidence des fluctuations moins importantes dans la salive que dans les prélévements nasopharyngés.

    Dans trois cas, un échantillon d’écouvillon nasopharyngé négatif a été suivi d’un écouvillon positif lors de la prochaine collecte d’un échantillon. Ce phénomène ne s’est produit qu’une seule fois avec les échantillons de salive.

    L’étude s’est aussi intéressée à des personnes #asymptomatiques. 495 agents de santé asymptomatiques ont fourni du matériel pour tester à la fois des échantillons de salive et de nasopharynx. Sur 13 agents de santé positifs lors de l’examen salivaire, 9 avaient collecté des échantillons sur écouvillon nasopharyngien appariés le même jour, et 7 de ces échantillons se sont révélés négatifs Le diagnostic des 13 agents de santé a été confirmé par la suite par des tests diagnostiques d’échantillons nasopharyngés supplémentaires.

    Commentaire

    Les moyens de diagnostic évoluent et il est important de souligner un apport prometteur d’un prélèvement salivaire plus aisé à pratiquer et mieux accepté des patients que les frottis nasopharyngés actuels.

    L’article du NEJM ajoute aussi que le choix de ce test permet aux services de santé de ne pas être débordés/exposés et est une réponse aux pénuries d’équipement de protection et de matériel de prélèvement,

    Collection of saliva samples by patients themselves negates the need for direct interaction between health care workers and patients. This interaction is a source of major testing bottlenecks and presents a risk of nosocomial infection. Collection of saliva samples by patients themselves also alleviates demands for supplies of swabs and personal protective equipment. Given the growing need for testing, our findings provide support for the potential of saliva specimens in the diagnosis of SARS-CoV-2 infection.

    Méthode d’auto-recueil de l’échantillon de salive :
    https://www.nejm.org/doi/suppl/10.1056/NEJMc2016359/suppl_file/nejmc2016359_appendix_1.pdf

    Saliva samples were self-collected by the patient using the methods described. Upon waking, patients were asked to avoid food, water and brushing of teeth until the sample was collected. Patients were asked to repeatedly spit into a sterile urine cup until roughly a third full of liquid (excluding bubbles), before securely closing it. All samples were stored at room temperature and transported to the research lab at the Yale School of Public Health within 5 hours of sample collection and tested within 12 hours of sample collection. While a stabilizing solution was not added to the saliva, recent work has demonstrated that SARS-CoV-2 RNA is stable in saliva stored at room temperature for up to 25 days.

    #tests #salive #diagnostics

  • Calais : maintien de l’interdiction de distribuer de la nourriture aux migrants

    Le tribunal administratif de Lille a rejeté mardi la demande de 13 associations et ONG de suspendre l’arrêté préfectoral leur interdisant de distribuer de la nourriture et des boissons aux migrants dans le centre de Calais. Leur avocat a annoncé vouloir faire appel.

    Les associations d’aide aux migrants de Calais essuient un nouveau revers. Dans une ordonnance rendue mardi 22 septembre, le tribunal administratif de Lille a rejeté une demande - faite par treize ONG et associations - de suspension d’un arrêté interdisant la distribution gratuite de nourriture et de boissons aux migrants dans certains endroits de Calais.

    La situation des migrants dans cette ville « ne [caractérise] pas des conditions de vie indignes de nature à justifier la suspension en urgence de la mesure prise par le préfet du Pas-de-Calais », peut-on lire dans le résumé de l’ordonnance.

    Selon ladite mesure, toute distribution gratuite par des associations non-mandatées par l’État est interdite jusqu’à fin septembre dans une vingtaine de rues, quais et places du centre-ville. Les autorités ont justifié cette interdiction par les « nuisances » causées par les distributions, les risques sanitaires liés au Covid-19 et le souci de salubrité publique.

    Une semaine après l’entrée en vigueur de cet arrêté, un groupement d’organisations, dont Médecins du Monde, l’Auberge des migrants, le Secours catholique et Emmaüs France, ont saisi le tribunal administratif de Lille le 16 septembre pour demander sa suspension. Selon elles, ce texte est « attentatoire au droit à la dignité, au principe de fraternité, à la possibilité d’aider autrui ».
    « Seul effet de l’interdiction : déplacer les lieux des distributions de quelques centaines de mètres »

    Pour le tribunal toutefois, les arguments des associations ne sont pas suffisamment solides, et la situation n’est d’ailleurs pas si problématique. ’"Le tribunal a constaté qu’une association mandatée par l’État [La Vie Active, NDLR] mettait à disposition d’une population de migrants estimée aujourd’hui à environ mille personnes (...) de l’eau sur la base d’une moyenne de 5,14 litres par personne et par jour et des repas au nombre de 2 402 par jour", est-il écrit dans le résumé de l’ordonnance de ce mardi.

    La Vie Active est en effet présente à Calais, à proximité d’un camp situé près du rond-point de Virval, surnommé l’’’Hospital’’. Mais les associations pointent non seulement le fait que ce lieu se trouve à une heure de marche du centre-ville - où sont contraints de dormir des migrants chassés par les démantèlements - mais aussi que cette association n’est pas, à elle seule, en mesure de s’occuper de tous les migrants de la ville - au nombre de 1 500, selon les militants.

    https://twitter.com/caritasfrance/status/1306878006153994240

    Le tribunal a également minimisé l’impact de cette interdiction sur le travail des humanitaires, estimant que « les associations requérantes continuaient à distribuer des repas et des boissons à proximité du centre-ville ». « L’interdiction édictée [a] eu pour seul effet de déplacer les lieux des distributions qu’elles assurent de quelques centaines de mètres seulement », peut-on lire dans le résumé de l’ordonnance.
    « Une limitation insupportable du droit des associations »

    À la suite de l’interdiction, les associations avaient de leur côté expliqué en être réduites à devoir se cacher pour apporter des vivres à cette population vulnérable. Pire, au moins deux associations, l’Auberge des migrants et Salam, ont assuré avoir été l’objet de ’’harcèlement policier’’ et même de contraventions alors qu’elles menaient des distributions en dehors du périmètre interdit par les autorités.

    Conséquence : ces nouvelles règles assorties à ces ’’entraves aux distributions’’ ont ’’un effet de dissuasion immense sur la solidarité’’, estime Juliette Delaplace, chargée de mission auprès des personnes exilées sur le littoral nord auprès du Secours Catholique, contactée par InfoMigrants. ’’Plein de personnes et de bénévoles ne sont pas à l’aise avec l’idée de se faire contrôler de manière répétée par les forces de l’ordre, cela se comprend’’, explique-t-elle, assurant que le collectif ’’va évidemment faire appel’’ de cette décision.

    « C’est une occasion manquée », a de son côté déploré à l’AFP l’avocat des ONG et associations d’aide aux migrants, Me Patrice Spinosi. Cet arrêté représente « une limitation insupportable du droit des associations à aider les personnes les plus vulnérables », a-t-il fustigé, quelques jours après avoir invoqué le principe de fraternité à l’audience.

    Selon l’avocat, un appel devrait être déposé devant le Conseil d’État pour obtenir un vrai débat sur le fond.

    Dans des observations présentées au tribunal, que l’AFP s’est procurées, la défenseure des Droits Claire Hédon a quant à elle estimé qu’"en privant les exilés de l’accès à un bien - la distribution de repas -, la mesure de police contestée est constitutive d’une discrimination fondée sur la nationalité". Une pratique prohibée par la loi.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/27466/calais-maintien-de-l-interdiction-de-distribuer-de-la-nourriture-aux-m

    #Darmanin #Calais #repas #solidarité #distribution #nourriture #migrations #asile #réfugiés

    –—

    voir fil de discussion ici, commencé par @loutre :
    https://seenthis.net/messages/875665

  • #Libye : « Entre la vie et la mort ». Les personnes refugiées et migrantes prises dans la tourmente des #violences en Libye

    En Libye, les personnes réfugiées et migrantes sont piégées dans un cycle de violences caractérisé par de graves atteintes aux #droits_humains, telles que la #détention_arbitraire pendant de longues périodes et d’autres formes de privation illégale de liberté, la #torture et d’autres #mauvais_traitements, les #homicides illégaux, le #viol et d’autres formes de #violences_sexuelles, le #travail_forcé et l’#exploitation aux mains d’agents gouvernementaux et non gouvernementaux, dans un climat d’#impunité quasi totale.

    https://www.amnesty.org/en/documents/mde19/3084/2020/fr
    #migrations #asile #réfugiés #violence #rapport #Amnesty_international #privation_de_liberté #droits_fondamentaux

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  • ’We pick your food’ : migrant workers speak out from Spain’s ’Plastic Sea’

    In #Almería’s vast farms, migrants pick food destined for UK supermarkets. But these ‘essential workers’ live in shantytowns and lack PPE as Covid cases soar.

    It is the end of another day for Hassan, a migrant worker from Morocco who has spent the past 12 hours under a sweltering late summer sun harvesting vegetables in one of the vast greenhouses of Almería, southern Spain.

    The vegetables he has dug from the red dirt are destined for dinner plates all over Europe. UK supermarkets including Tesco, Sainsbury’s, Asda, Lidl and Aldi all source fruit and vegetables from Almería. The tens of thousands of migrant workers working in the province are vital to the Spanish economy and pan-European food supply chains. Throughout the pandemic, they have held essential worker status, labouring in the fields while millions across the world sheltered inside.

    Yet tonight, Hassan will return to the squalor and rubbish piles of El Barranquete, one of the poorest of 92 informal worker slums that have sprung up around the vast farms of Almería and which are now home to an estimated 7,000-10,000 people.

    Here, in the middle of Spain’s Mar del Plastico (Plastic Sea), the 31,000 hectares (76,600 acres) of farms and greenhouses in the region of Andalucía known as “Europe’s garden”, many of El Barranquete’s inhabitants don’t have electricity, running water or sanitation.

    Hassan’s house, like all the others in El Barranquete, is constructed from whatever he could find on rubbish dumps or the side of the road; pieces of plastic foraged from the greenhouses, flaps of cardboard and old hosing tied around lumps of wood. Under Spain’s blazing sun, the temperature can reach 50C – at night the plastic sheeting releases toxic carcinogenic fumes while he sleeps.

    When he first arrived in Spain, Hassan was stunned by how the workers were treated on the farms. Like other workers in El Barranquete, Hassan says he earns only about €5 (£4.50) an hour, well under the legal minimum wage. “The working conditions are terrible,” he says. “Sometimes we work from sunup to sundown in extreme heat, with only a 30-minute break in the whole day.”

    Now, as Almería faces a wave of Covid-19 infections, workers say they have been left completely unprotected. “We pick your food,” says Hassan. “But our health doesn’t matter to anyone.”

    In August, the Observer interviewed more than 45 migrants employed as farm workers in Almería. A joint supply chain investigation by Ethical Consumer magazine has linked many of these workers to the supply chains of UK supermarkets including Tesco, Sainsbury’s, Asda, Lidl and Aldi.

    All claimed to be facing systemic labour exploitation before and throughout the pandemic such as non-payment of wages and being kept on illegal temporary contracts. Many described being forced to work in a culture of fear and intimidation. Some of those who complained about conditions said they had been sacked or blacklisted.

    Workers employed by Spanish food companies linked to UK supermarkets also claimed that throughout the pandemic they have been denied access to adequate personal protective equipment (PPE) that under Spanish law they are entitled to as essential workers. Many said they were not given enough face masks, gloves or hand sanitiser and have been unable to socially distance at work.

    One man employed at a big food company supplying the UK says that he has only been given two face masks in six months.

    In response to the investigation, the British Retail Consortium – members of which include Sainsbury’s, Asda, Lidl and Aldi – released a statement calling on the Spanish government to launch an inquiry.

    Commenting on the Observer’s findings, Olivier De Schutter, the United Nations special rapporteur on extreme poverty, says the situation facing migrant workers in southern Spain is a human tragedy.

    “The pandemic has exacerbated the unacceptable conditions facing migrant workers and the Spanish government must urgently act. But two-thirds of all fruit and vegetables consumed across Europe and the UK come from these greenhouses and all the companies and retailers up these supply chains have a responsibility to these workers as well,” he says.

    Spain is experiencing the highest numbers of new Covid-19 infections in Europe, with the province of Almería recording more than 100 new cases a day.

    Despite the local government in Almería claiming that the virus has not reached the plastic settlements, there have been multiple outbreaks on farms across the province and in the cortijos, the dilapidated housing blocks near the farms in which workers live.

    As Covid-19 infections rise, medical charities such as as Médicos del Mundo are supplying masks, gloves and temperature checks in the settlements in scenes more reminiscent of a disaster zone than one of the richest countries in the world.

    “People want to protect themselves, but they cannot”, says Almudena Puertas from the NGO Cáritas. “They are here because there is work and we need them.”

    In the past month, the local government in Andalucía has allocated €1.1m to create better health and safety conditions, but critics say they have yet to see any significant improvements.

    “I do not understand why these people are not being rehoused in better accommodation. Do we have to wait for them to get Covid instead of looking for a much more dignified place, with adequate hygienic conditions?” says, Diego Crespo, a Forward Andalucía party MP.

    Hassan knows that his work and living conditions make him vulnerable to becoming infected with Covid-19. When asked whether he is supplied with PPE at work, Hassan laughs. “Gloves and face masks in the greenhouse? Temperature checks?” he says. “They don’t give you anything.”

    Like many of the people living in the settlements, he say he is more scared of not being able to work than they of becoming ill. If he can’t send money home, his children don’t eat.

    One groups of workers say that they lost their jobs after testing positive for Covid-19 and quarantining at home. Muhammad, a farm worker from Morocco, said that when he and others had recovered and returned to work, some of them were told there was no work for them.

    “When I contracted Covid-19, I’d already spent two years working for this company without papers and two years on a temporary contract, but when I came back they said there is nothing for me here,” he says. He says he and the other workers who did not get their jobs back also did not receive the sick pay they were entitled to as essential workers.

    The Soc-Sat union, which represents agricultural workers across Almería, says the failure to provide farm workers with basic PPE speaks to the culture of impunity that surrounds the mistreatment of Spain’s migrant workforce.

    “Around 80% of fruit companies in Almería are breaking the law,” says José García Cuevas, a Soc-Sat union leader. The union says that across the region, widespread fraud is being perpetrated on the farm workers. “People will work 25 days but their employers will only count 10,” he says. “Or when you look at the payslips, it says €58 a day, which is minimum wage but that’s not what the worker is receiving.” He says that according to figures from the General Union of Workers, workers lose out on up to €50m of wages every year.

    For decades, the exploitation and abuse of migrant workers in Spain has been widely condemned by UN officials and human rights campaigners, but to little effect.

    Soc-Sat says that in 2019 it dealt with more than 1,000 complaints from migrant workers about exploitation and working conditions. This year it also says it has helped workers file legal complaints against food companies in Almería for breaching labour laws and not providing adequate PPE.

    “If, under normal conditions, health and safety regulations are not followed, you can imagine what’s happening in the current situation with a pandemic,” says García Cuevas.

    In its statement, the British Retail Consortium (BRC) says its members have zero tolerance for labour exploitation: “Many grocery members have funded and supported the Spain Ethical Trade Supplier Forums ... We call on the Spanish government to launch an investigation into labour conditions in the Almería region to help our members stamp out any exploitative practices.”

    In a separate statement, Tesco says it was aware of the issues surrounding migrant workers in Southern Spain and that the company worked closely with growers, suppliers and Spanish ethical trade forums to ensure good standards.

    The Andalucían Ministry for Labour, Training and Self-Employment in Andalucía said that it had delivered training for businesses on how to protect workers against Covid-19. In a statement it says, “You cannot criminalise an entire sector that is subject to all kinds of controls by the labour, health and other authorities and that must also abide by strict regulations regarding the protection of workers’ rights and prevention and occupational health.”

    In two weeks, the greenhouses of Almería will be at their busiest as the high season for tomatoes, peppers and salad begins. Ali, a farm worker who has been in Spain for more than 15 years, doesn’t expect his situation to improve.

    “If you complain, they will say: ‘If you don’t want to work here then go home,’” he says. “Every worker here has a family, a wife and children, but the only thing that matters is that we work to get the vegetables to Germany or the UK. It’s like they have forgotten we are also human beings.”

    https://www.theguardian.com/global-development/2020/sep/20/we-pick-your-food-migrant-workers-speak-out-from-spains-plastic-sea
    #Espagne #agriculture #exploitation #asile #migrations #travail #alimentation #plastique #supermarchés #grande_distribution #migrants_marocains #serres #légumes #Tesco #Sainsbury’s #Asda #Lidl #Aldi #El_Barranquete #Mar_del_Plastico #Andalucía #Andalucia #travail #conditions_de_travail #esclavage_moderne #covid-19 #coronavirus #logement #hébergement #Soc-Sat #British_Retail_Consortium (#BRC) #Spain_Ethical_Trade_Supplier_Forums

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  • Recherche : la majorité adopte une loi rejetée par le monde universitaire

    Les députés ont adopté jeudi la loi de programmation de la recherche voulue par le gouvernement. Le monde universitaire, qui doit organiser une rentrée en pleine pandémie, est très hostile à un projet qui ne répond en rien aux besoins pressants.

    « Scandaleux, difficile, déprimant. » Voilà comment Marie Sonnette, sociologue à l’université d’Angers et membre active du collectif « Facs et labos en lutte », a vécu le vote par les députés de la loi de programmation pluriannuelle de la recherche, dite LPPR.

    Présenté en juillet devant le conseil des ministres après plusieurs reports, le texte a en effet été adopté jeudi à l’Assemblée nationale en première lecture. Depuis son annonce jusqu’au début de l’actuelle navette parlementaire, il a suscité de vives oppositions, dont l’expression a notamment été favorisée par la mobilisation plus vaste contre la réforme des retraites.

    Cette dernière semaine, un avis quasi unanime et « au vitriol » du Conseil économique, social et environnemental (Cese) a conforté l’hostilité au texte d’une large majorité de l’enseignement supérieur et de la recherche, dont avaient déjà témoigné les prises de position de centaines de directeurs de laboratoires, ou les grèves ayant affecté des dizaines d’universités ainsi que de nombreuses revues académiques. Par contraste, il ne s’est récemment trouvé que cinq professeurs au Collège de France – une des institutions les plus privilégiées – pour défendre explicitement la loi dans une tribune au Monde.

    Pour la maîtresse de conférences contactée par Mediapart, le spectacle est logiquement pénible de voir le même projet adopté « par 68 personnes dans une salle [les députés qui siégeaient – ndlr], en prétendant que la recherche sera géniale sur les dix prochaines années, alors qu’on sait que les financements restent sous-dimensionnés et la précarité toujours aussi massive. Ce dont on a besoin, on le crie depuis longtemps et rien dans la loi n’apporte de réponse. »

    Du côté de la majorité, on reconnaît d’ailleurs la portée limitée du texte. « On ne va pas faire la révolution, mais nous allons quand même lever des blocages », concédait Danièle Hérin, députée LREM et rapporteuse générale du texte cette semaine à l’Assemblée. Une posture sobre en comparaison de l’emphase de Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui a évoqué dans l’hémicycle des « moyens massifs », censés rattraper une « décennie perdue ».

    À première vue, les chiffres peuvent effectivement impressionner. Il s’agit d’engager 25 milliards d’euros de crédits supplémentaires au cours des dix prochaines années. Une perspective cependant très incertaine, ce que n’a pas manqué de relever le Conseil d’État dans son examen préalable. « Avec un tel horizon, la portée de la programmation des crédits budgétaires ne peut être que limitée, spécialement en fin de période », écrit le Conseil, avant de souligner le risque d’insincérité d’un tel engagement.

    « Pourquoi 10 ans ?, renchérit la députée communiste Elsa Faucillon. On ne voit pas la couleur de l’investissement à court terme. Les députés de la majorité entretiennent ce leurre entre engagements pérennes et engagements lointains. » Car pour 2021, seuls 400 millions d’euros supplémentaires sont prévus, et 800 millions en 2022, soit 5 % de l’enveloppe globale.

    « J’étais favorable à mettre davantage d’argent dès la première année, répond Danièle Hérin, mais comme le plan de relance va permettre d’investir 2 milliards par an supplémentaires, et que des sources de financement régionales et européennes vont arriver, je pense que cela reste raisonnable. » Mais là encore, l’addition est brouillonne puisque les six milliards sur trois ans du plan de relance ne sont pas uniquement dédiés à la recherche mais aussi à l’innovation, en sachant qu’au sein même de la recherche, le privé est concerné autant que le public.

    « On pilote à vue », s’inquiètent également les parlementaires socialistes, qui regrettent l’absence de « trajectoire budgétaire » dans celui adopté jeudi. L’objectif officiel d’investir 1 % du PIB dans la recherche publique ne serait selon eux pas tenu, en raison de simulations budgétaires trop faibles et calculés hors inflation. « On veut construire une belle maison, mais on prend le risque de se retrouver avec un appartement un peu minable à la fin », résume la présidente du groupe des députés PS, Valérie Rabault.

    La majorité n’en démord pas et vante les augmentations salariales concrètes à venir, pour des professions notoirement sous-payées au regard de leur niveau de diplôme. « Plus aucun chercheur ne pourra démarrer sa carrière à moins de deux fois le Smic, contre 1,4 fois le Smic aujourd’hui, soutient la députée LREM Valérie Gomez-Bassac, également rapporteuse du texte. Nous allons aussi verser des primes, entre 1000 et 1300 euros par an pour les titulaires en poste. Les doctorants verront leur allocation de recherche augmenter de 30 % d’ici 2023. Et nous financerons 20 % de thèses en plus. »

    Des salaires légèrement améliorés, par la voie de primes majoritairement, contre un statut encore un peu plus détricoté ? La méthode n’est pas nouvelle, elle guide la transformation de la fonction publique depuis plusieurs décennies, créant des formes nouvelles d’emploi public à tour de bras. « Ces dispositifs sont facultatifs, précise Danièle Hérin. Chacun des établissements sera libre de choisir les outils qui lui conviennent pour remplir ses objectifs. » Libre, mais dans un cadre budgétaire qui restera contraint...

    De nouvelles voies sont donc au programme pour retenir les talents en France, selon le gouvernement. D’une part les « chaires juniors », sur lesquelles pourront postuler les jeunes chercheurs, sur le modèle des « tenure track » du système anglo-américain. Soit un contrat de six ans maximum, parallèle au processus d’intégration comme maître de conférences, et qui pourra, sans obligation, déboucher sur une titularisation comme professeur d’université. « Une procédure de titularisation dérogatoire au droit de la fonction publique », a estimé le CESE, qui risque de mettre encore plus les chercheurs en concurrence.

    D’autre part, les CDI de mission, qui permettront de recruter un chercheur sur la durée d’un projet de recherche. L’exemple souvent brandi par la majorité est celui des études spatiales, où une équipe pourrait recruter quelqu’un sur les vingt années que pourrait durer la mission… si celle-ci est bien financée. Joli tour de passe-passe rhétorique, ce CDI pouvant s’arrêter à tout moment, a glosé l’opposition. « Vous pouvez continuer à nous expliquer qu’il est sécurisant et qu’il n’est pas précaire, a remarqué la députée France insoumise Muriel Ressiguier lors de l’examen de ce point en commission. Ça ne change pas le sens de ce qu’il est réellement : un contrat précaire dont personne ne veut. »

    Sans bouleverser totalement les équilibres, la loi entérine surtout le principe d’une recherche « par projet », où il faut constamment se saisir de son bâton de pèlerin afin de trouver des ressources financières, auprès de l’Agence nationale de la recherche (ANR), de l’Europe, des régions, ou des contributeurs privés. « Nous augmentons aussi la part du soutien de base aux structures de 10 % », plaident les défenseurs du texte au Parlement, sans démentir le fait que l’ANR ne devienne le principal opérateur de financement de la recherche.
    La difficile résistance au rouleau compresseur managérial

    Cette « logique de mise en concurrence des formations et des chercheurs », explique à Mediapart la sociologue Séverine Chauvel, s’inscrit dans « la grande course aux classements » internationaux qui sert de guide à la politique de recherche française. « Il y a de l’argent annoncé dans le LPPR mais on ne souhaite pas qu’il soit injecté de cette façon, et en négligeant autant la question d’enseignement. Le vrai problème, poursuit la maîtresse de conférences à l’Université Paris-Est-Créteil, c’est que nous sommes déjà sous-dotés alors qu’on anticipe une ascension démographique des étudiants. Ce qui manque, ce sont des postes et des financements pérennes. »

    Or, ces dernières années, les crédits pérennes sont déjà passés de 65 à 61 % des sommes totales allouées. « Dans ce texte, on peut tout à faire imaginer que ce ratio s’inverse, prévient la socialiste Valérie Rabault. C’est très grave quand on veut faire de la recherche de long terme. » À cet égard, le PS a d’ailleurs beaucoup à se faire pardonner.

    Pendant sa campagne présidentielle de 2012, François Hollande avait en effet relayé les nombreuses critiques contre une gestion managériale de la recherche, débouchant sur une mise en concurrence généralisée au détriment de la stabilité et des libertés académiques. Loin de contrecarrer la tendance, son quinquennat a pourtant été marqué par une forte continuité avec les années Sarkozy déjà mal vécues par les enseignants-chercheurs.

    Physicien et professeur à l’université Paris-Diderot, Bruno Andreotti confirme que le PS a accumulé un « passif énorme » avec ce mandat présidentiel. Dans les années précédentes, rappelle-t-il, la recherche par projets avait pu paraître séduisante à certains proches du milieu socialiste, et être légitimée dans le contexte d’une réaction contre le mandarinat universitaire, cherchant à émanciper les jeunes chercheurs de titulaires au pouvoir excessif. Depuis, la logique managériale (et la précarisation l’accompagnant) s’est étendue à l’ensemble de l’enseignement supérieur et de la recherche.

    À l’occasion du vote de la loi LPPR, le groupe socialiste animé par Valérie Rabault s’est donc efforcé d’accomplir un travail de fond, consistant non seulement à porter la critique contre la LPPR mais aussi à formuler « 25 propositions pour la recherche, les chercheurs et les universités », dessinant un contre-projet de loi alternatif à celui de la Macronie. Une démarche facilitée par la présence d’Isabelle This Saint-Jean au secrétariat national des études du PS : elle-même universitaire, elle est une ancienne présidente du collectif « Sauvons la recherche » et fut très mobilisée en 2009 contre la politique de la droite en la matière.

    Les collectifs en lutte contre la LPPR ont par ailleurs vu leurs combats relayés par les députés de la France insoumise et du parti communiste, dénonciateurs d’une loi « mortifère ». La discussion du texte a aussi été l’occasion pour eux de formuler des contre-propositions, Muriel Ressiguier ayant par exemple déposé des amendements en faveur d’« un plan d’investissement dans l’enseignement supérieur », du « recrutement de nouveaux enseignants-chercheurs » et d’« une politique de reconnaissance renforcée du doctorat ».

    Les équilibres à l’Assemblée ne laissaient cependant aucun doute sur l’issue du vote et les marges de négociation du texte. « Il n’y avait aucun moyen de passer quoi que ce soit et on le savait, d’où le faible travail de lobbying des universitaires », constate Bruno Andreotti, qui souligne la différence avec les années Hollande, lorsque les élus écologistes, notamment Isabelle Attard, constituaient des relais possible pour corriger la politique socialiste.

    De façon plus générale, souligne-t-il à Mediapart, les parlementaires ayant une véritable connaissance technique du système et du dossier se compteraient sur les doigts d’une seule main. « Le spectacle de la discussion à l’Assemblée était en dessous de tout, notamment lorsque des rapporteurs lisent des notes préparées par le cabinet de la ministre, dont on s’aperçoit qu’ils ne comprennent rien. »

    La critique d’une ignorance de leur métier revient d’ailleurs souvent dans la bouche des universitaires interrogés par Mediapart. Séverine Chauvel estime ainsi que la LPPR a été l’occasion, de la part de la majorité au pouvoir, de « mensonges » mais aussi de « propos attestant une méconnaissance totale de l’enseignement supérieur ». La pilule passe d’autant plus mal dans le contexte chaotique à l’université, en pleine rentrée marquée par la pandémie (lire notre article sur « la grande débrouille »).

    « On bosse comme des fous pour faire fonctionner nos universités dans des conditions catastrophiques, confirme Marie Sonnette. Et dans cette rentrée que nous avons l’impression de vivre un peu comme sur le Titanic, tout continue comme si de rien n’était, sans consultation des enseignants-chercheurs, hormis des responsables d’instance. » Concentrée sur la recherche plutôt que sur les conditions de travail et d’apprentissage des étudiants, la LPPR apparaît ainsi en décalage profond avec le vécu des premiers concernés, sans dessiner le moins du monde un horizon qui les rassure.

    Outre le découragement de celles et ceux qui auraient pu envisager une carrière dans le milieu (lire ce témoignage), les titulaires en viennent à parler entre eux de « démission », chose impensable il y a quelques années à peine, tant les postes d’enseignement et de recherche sont convoités et exigent de sacrifices avant d’être obtenus. Avant qu’une éventuelle vague d’« exit » se matérialise, les mobilisations devraient se poursuivre, en particulier si un répit s’annonce après les errements de la rentrée. Les réflexions sur les modalités d’action se poursuivent et des résistances sont à attendre, veut croire Séverine Chauvel. En dépit des échecs essuyés, Marie Sonnette relève que sans mobilisation, la LPPR aurait été « encore plus violente » et la réforme des retraites serait déjà passée.

    Il reste que l’enseignement supérieur et la recherche sont des secteurs tellement fragmentés et divisés par ses multiples tutelles et formes de contrats, que le rouleau compresseur managérial peut y faire son œuvre avec d’autant plus de facilité.

    « La mobilisation de 2009 avait été la plus importante depuis Mai-68, et elle n’a débouché sur rien, cela a laissé des traces », ajoute Bruno Andreotti, qui estime par ailleurs qu’« on ne se défend ni plus, ni mieux, ni moins mal que les réseaux ferrés, les journalistes du service public, les hôpitaux, qui se font démolir leurs métiers comme nous. Sans innovation politique, il ne peut pas se passer grand-chose. »

    En attendant les futures échéances politiques nationales, la loi de programmation de la recherche doit être discutée à la fin du mois prochain au Sénat.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/260920/recherche-la-majorite-adopte-une-loi-rejetee-par-le-monde-universitaire?on

    #LPPR #recherche #France #université #facs #assemblée_nationale #première_lecture #vote #loi_de_programmation_pluriannuelle_de_la_recherche #adoption #hostilité #financement #budget #salaire #primes #fonction_publique #ESR #enseignement_supérieur #chaires_juniors #tenure_track #titularisation_dérogatoire ##titularisation #concurrence #CDI_de_mission #contrat_précaire #précarisation #recherche_par_projet #ANR #résistance #classements #classements_internationaux #postes #financements_pérennes #libertés_académiques #liberté_académique #logique_managériale #ignorance #mensonges #méconnaissance #conditions_de_travail #découragement #démission

    Ajouté à la métaliste :
    https://seenthis.net/messages/820330

    • L’Assemblée en marche derrière Vidal : préparons la riposte !

      Aujourd’hui 24 septembre 2020, 48 député·es ont voté en faveur de la « loi de programmation de la recherche pour les années 2021 à 2030 » (LPPR) après trois séances mêlant l’incompétence, le cynisme et la suffisance. Cette loi, dont l’examen se fait en procédure accélérée conformément au souhait du gouvernement, a donc été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale. Prochaine étape : le Sénat vers la mi-octobre.

      Au fil des prises de parole et des amendements, adoptés ou rejetés par des député·es LREM réduit·es au rôle de pousse-bouton, nous avons vu se clarifier encore l’objectif de destruction de l’université et de la recherche publiques, de casse de notre service public.

      Pour connaître le détail de ces « discussions », vous pouvez notamment vous replonger dans les fils Twitter du Groupe Jean-Pierre Vernant – le 1er jour, le 2ème jour et le 3ème jour – ou lire les publications d’Academia à ce sujet.

      Dans l’ensemble, le texte a peu changé lors de l’examen et les rares modifications ont été pour le pire. Ainsi, un amendement adopté facilite la marchandisation du titre de docteur, au détriment des chercheur·ses qui conduisent réellement des recherches doctorales – il a finalement été neutralisé in extremis. Dans le même temps a été rejeté un amendement qui visait à graver dans le marbre les libertés académiques, afin d’offrir des garanties minimales pour la liberté de recherche des chercheur·ses précaires.
      L’article 13, intégré à la section IV intitulée « renforcer les interactions de la recherche avec l’économie et de la société », permet non seulement de privatiser les fruits de la recherche publique, mais il autorise même les chercheur·ses et enseignant·es-chercheur·ses à devenir associé·es ou dirigeant·es d’une société valorisant les travaux… d’un·e collègue.
      Bref : c’est bien un projet de loi de précarisation et de privatisation de la recherche.

      Ce projet de LPPR (nous ne voyons aucune raison de changer la dénomination de ce projet de loi dont le contenu ne fait qu’empirer) s’inscrit également dans la lignée xénophobe de « Bienvenue en France ». L’article 7 met ainsi en place des dérogations au droit du travail pour les chercheur·ses étrangèr·es accueilli·es dans le cadre d’un séjour de recherche, que les universités peuvent désormais faire travailler sans leur fournir de contrat de travail, ni payer leurs cotisations sociales. Le projet de loi en fait donc officiellement des travailleur·ses de seconde classe. Dans le même esprit l’amendement 609, adopté, prévoit que des « formules de financement à la carte, telles que des coupons, pourront être définies pour soutenir le développement des missions d’expertise de doctorants auprès de petites et moyennes entreprise ». Par chance, c’est un amendement au rapport annexé, sans grande valeur légale, mais son adoption, conformément aux désirs de la Ministre, est éloquente.

      Pour en savoir plus sur les amendements adoptés, voici une très bonne analyse d’Academia.

      En ce jeudi 24 septembre, nous avons donc des raisons d’être inquièt·es et en colère. Le cœur de ce projet demeure extrêmement dangereux : il promet d’accroître les inégalités dans l’enseignement supérieur, d’aggraver la précarité, de renforcer les inégalités de genre et les autres dominations structurelles, de mettre l’existence même de notre service public en péril et de détruire les conditions dont nous avons besoin pour produire de la science. Tous ces éléments sont notamment documentés dans cette note des économistes atterré·es.

      Toutefois, il nous faut être lucides. Nos combats ont déjà porté des fruits : la LPPR n’est pas aujourd’hui ce qu’elle aurait été sans notre mobilisation. Bien des éléments que nous dénoncions (comme les modulations de service pour les enseignant·es-chercheur·ses) ont été sortis du projet de loi. Les mobilisations des précaires ont imposé l’inscription de la mensualisation des vacataires dans la loi. Certes, ce n’est pas assez : nous voulons la fin des vacations, des créations massives de postes et des moyens pérennes.
      Retenons tout de même cet enseignement : l’organisation collective et la lutte paient !

      Or, les collectifs se reforment partout et les avis très défavorables à la LPPR arrivent de toutes parts. Mardi 22 septembre, le Conseil économique social et environnemental (CESE) a adopté à l’unanimité (de la CGT au Medef !) un avis très défavorable au projet de loi, dont les préconisations principales se rapprochent des nôtres : des postes et des financements pérennes. Le même jour, plus de 800 directions de laboratoires, réunies au sein de l’Assemblée des directions de laboratoires, publiaient une tribune dans Le Monde, défendant un « l’ouverture de postes permanents et une meilleure dotation des laboratoires en moyens stables ».

      Où que nous soyons, quel que soit notre statut ou notre fonction : nous ne sommes pas seul·es !

      Cette rentrée 2020 se déroule dans des conditions catastrophiques, mettant cruellement en lumière la précarité et la pauvreté des étudiant·es, mais aussi le manque de moyens et de titulaires – enseignant·es-chercheur·ses comme BIATSS – dans les universités. Nos collègues, camarades et ami·es sont de plus en plus nombreux·ses à n’en plus pouvoir, à être submergé·es par l’écœurement, à quitter l’ESR.

      Mais lundi 21, malgré ce contexte, nous étions plusieurs centaines devant l’Assemblée !

      Ce vote de l’Assemblée est pour nous tou·tes le signal de la remobilisation. Dans les facs et les labos, des réunions et des assemblées générales s’organisent. Pour les nourrir, vous pouvez retrouver ici une sélection d’informations, d’analyses et d’outils militants autour de la LPPR et des autres attaques que subissent l’université et la recherche.

      Nous allons continuer d’interpeler les parlementaires, de dénoncer les conditions indécentes dans lesquelles nous devons accueillir les étudiant·es, de refuser la généralisation de la compétition de tou·tes contre tou·tes et la précarisation de la majorité au profit de quelques privilégié·es tou·tes puissant·es. Nous nous le devons à nous-mêmes, nous le devons à nos collègues et camarades les plus précaires. Nous le devons à l’ensemble de la société.

      Nous nous organisons, nous renforçons nos liens, nos solidarités. Nous construisons patiemment, minutieusement, le rapport de force qui, seul, pour sauver notre service public.

      Pour organiser la suite de la mobilisation, une rencontre nationale dématérialisée pour l’université et la recherche publiques aura lieu le 1er octobre 2020, de 18h à 20h, ici sur Discord. Ouverte à tou·tes, elle nous permettra de construire la prochaine grande mobilisation, au moment du passage de la loi au Sénat (mi-octobre).

      https://universiteouverte.org/2020/09/24/une-bataille-perdue-a-lassemblee-preparons-les-victoires-contre-l

  • La crise due au coronavirus a durci le regard porté sur les chômeurs
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/09/25/le-regard-porte-sur-les-chomeurs-s-est-durci-depuis-le-debut-de-la-crise-due

    Près de quatre personnes sur dix considèrent que les demandeurs d’emploi sont des « assistés », d’après une enquête réalisée par l’institut Elabe et l’Unédic. Par Bertrand Bissuel

    Depuis le début de la crise sanitaire, le regard de la population sur les demandeurs d’emploi s’est durci. C’est l’un des enseignements – plutôt inattendu – d’une étude réalisée par l’institut Elabe et l’Unédic, l’association paritaire qui gère le régime d’assurance-chômage. Publiée jeudi 24 septembre, cette enquête d’opinion, conduite auprès de quelque 4 500 individus entre le 17 juin et le 6 juillet, révèle une progression du « soupçon » à l’égard des chômeurs. Un sentiment qui demeure, toutefois, minoritaire.

    Pour aboutir à un tel constat, les résultats de ce « baromètre » ont été comparés à ceux d’un premier sondage, mené à la fin de février et au début de mars avec la même batterie de questions. En quatre mois, les avis ont eu tendance à se radicaliser. Ainsi, 38 % des personnes interrogées considèrent que les inscrits à Pôle emploi sont des « assistés » , soit cinq points de plus par rapport aux réponses recueillies peu avant le confinement.

    La thèse selon laquelle les allocations seraient trop élevées est désormais approuvée par 36 % des sondés – un ratio en augmentation de quatre points. Et ils sont 35 % à penser que « la plupart des chômeurs fraude pour toucher une [prestation] », contre 31 % lors de la précédente enquête d’opinion.

    Enfin, une nette majorité (56 %) estime que les individus sans emploi « ont des difficultés à trouver du travail car ils ne font pas assez de concessions lors de leurs recherches d’emploi » – un pourcentage qui est resté quasi inchangé sur la période. L’idée d’une bienveillance accrue vis-à-vis des chômeurs, du fait de la dureté de la crise, n’est donc nullement corroborée, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer.

    Connaissance « erronée » du régime d’indemnisation

    Les critiques contre ceux qui n’ont plus d’activité reposent sur une connaissance « erronée » ou « partielle » du régime d’indemnisation, d’après l’étude diffusée jeudi. Un exemple : « A peine plus d’un tiers » des personnes questionnées évaluent « correctement » le montant moyen mensuel des allocations chômage, alors que 29 % le sous-estiment et 36 % le surestiment.

    Les auteurs de l’enquête insistent cependant sur le fait que les représentations sur les demandeurs d’emploi restent globalement stables. « La perception d’un chômeur “victime” d’une situation subie » continue de prévaloir chez une majorité des sondés.

    Sans surprise, la récession en cours amplifie les craintes pour l’emploi. Pour 73 % des individus interrogés, le marché du travail se dégrade, soit 27 points en plus en l’espace de quatre mois. La quasi-totalité de la population (93 %) pense que le chômage peut frapper tout le monde – mais ce sentiment-là se situait déjà à un tel niveau, avant le confinement.

    #sondage #chômeurs #assistés

    • lien vers l’étude :
      https://www.unedic.org/sites/default/files/2020-09/Baromètre%20-%202eme%20volet_VF.pdf

      et sa synthèse

      Une amplification des craintes des Français sur l’emploi
      La crise sanitaire1 a confirmé la place centrale du travail dans la vie des Français (83%, +4 points) et tous ont la conviction que le chômage peut toucher tout le monde (93%). La très forte augmentation du sentiment de dégradation de la situation de l’emploi (+27 points) traduit de véritables craintes.

      Pour autant, l’activité partielle n’a pas d’effet sur l’opinion
      Les Français dissocient nettement l’activité partielle (« chômage partiel ») du « chômage ». Bien qu’un Français sur deux déclare avoir été concerné de près ou de loin par l’activité partielle, cette période, jugée comme transitoire et globalement bien vécue par les bénéficiaires, n’a pas eu d’impact sur leur perception du chômage et des demandeurs d’emploi.

      Des Français encore plus attachés à la fonction protectrice de l’Assurance chômage...
      Face à la crise, la perception des allocations chômage en tant que droit utile et bouclier protecteur se confirme. Elles sont considérées comme un droit (88%) qui permet aux chômeurs de vivre dignement (87%) et de lutter contre la pauvreté (79%, +4 points). Dans le même temps, l’attachement à l’Assurance chômage se renforce (65%), notamment parce qu’elle a été jugée « à la hauteur » pendant la crise (61%).

      ... mais portant un regard toujours intransigeant à l’égard des « chômeurs »
      Si le chômage est toujours perçu par les Français comme une situation subie et non choisie (78%), les représentations des « chômeurs » sont toujours très ancrées. Elles se sont même fortement polarisées, entre bienveillance teintée de misérabilisme et un soupçon croissant quant à la volonté des demandeurs d’emploi de retrouver une activité. On note que l’écart se creuse encore entre le vécu du chômage et la perception. Les intéressés s’estimant persévérants (87%), dynamiques (87%), courageux (82%) et sociables (74%). Comme en avril dernier, les Français les perçoivent comme des individus fragiles, qui se sentent dépendants de la société (78%) et malchanceux (74%).

      Une présomption erronée de « bienveillance » accrue en période de crise
      Tandis que 4 demandeurs d’emploi sur 10 sont convaincus que les Français leur portent un regard critique, l’opinion négative qu’ils prêtent aux Français sur les « chômeurs » recule très fortement sur 4 mois (-12 points). Cela traduit le sentiment d’une bienveillance renforcée face à la dureté de la crise. Or, le regard des Français s’est au contraire durci dans la période : 38% considèrent que les demandeurs d’emploi sont des personnes assistées (+5 points), qui perçoivent des allocations chômage trop élevées (36%, +4 points), et qu’une partie d’entre eux fraude (35%, +4 points).

      Une cartographie de la France fracturée
      Sous l’effet d’une polarisation accrue des perceptions du chômage, quatre groupes structurent l’opinion. La seule ligne de convergence qui efface les clivages, notamment politiques, est le sentiment de vulnérabilité au « risque chômage », unanime et qui s’amplifie au sortir du confinement.

      À noter
      Afin de mesurer l’évolution de l’opinion sur le chômage et les demandeurs d’emploi tout au long de la crise Covid-19 et quant à ses conséquences économiques, une 3ème vague du baromètre sera conduite en 2021. Elle pourra être partagée lors d’une réunion du Bureau au 1er semestre 2021. Comme précédemment, plusieurs publications thématiques seront produites à partir du baromètre, au fil des mois à venir : focus thématique, focus sur certains publics (femmes, catégorie DEFM, etc).

      noter également que l’effectif de 4500 sondés (3000 dans le « grand public » - panel France métro, 1500 demandeurs d’emploi - fichier des allocataires, France métro et Outremers (sauf Mayotte)) signifie que la précision des estimations est environ deux fois plus forte que dans les sondages politiques de 1000 individus.

    • le graphique de l’analyse factorielle (ACM + CAH) est intéressant, l’interprétation des axes (non explicitée dans le document…) est assez évidente :
      • abscisses : droite-gauche
      • ordonnées : "proximité" au chômage (jamais pour soi ou un proche, proche actuellement au chômage, ayant connu précédemment, demandeur d’emploi)

      sans surprise l’axe politique décrit fort bien l’opposition entre assistanat et bouclier

    • Je me disais que ce serait intéressant de refaire ce sondage l’année prochaine, une fois qu’on sera bien enfoncé dans la crise qui nous tombe dessus et puis j’ai repensé à mon père, qui a été au chômage pendant fort longtemps et, quelque temps plus tard, après avoir retrouvé du travail, était capable de tenir un discours anti-chômeurs sans sourciller. Les bourgeois sont très forts pour foutre dans la tête des pauvres des idées de salopards.

    • cf. le à noter ci-dessus. Il figurait ailleurs, mais je l’ai mis à la suite de la synthèse …

      À noter
      Afin de mesurer l’évolution de l’opinion sur le chômage et les demandeurs d’emploi tout au long de la crise Covid-19 et quant à ses conséquences économiques, une 3ème vague du baromètre sera conduite en 2021. Elle pourra être partagée lors d’une réunion du Bureau au 1er semestre 2021.

  • #zettelkasten Method : How to Take Smart Notes (A Beginner’s Guide)
    https://leananki.com/zettelkasten-method-smart-notes

    Author’s Note: This is the Zettelkasten guide I wish existed when I started. By no means is this guide perfect, nor am I trying to imply that this is the only way to do it. But, I do think this will help you understand the Zettelkasten Method (the how part) better if you’re a beginner. After reading this, make sure you implement what you learned, and then check out the “Further Readings” section. — <a href="https://my.framasoft.org/u/rouge-glace/?fno9-Q&quot; title="Permalink">Permalink</a>

    #astuces #méthodo #orga #PKM #tutos

  • Exilia Film | Koffi – Récit depuis le Centre fédéral de Giffers (FR)
    https://asile.ch/2020/09/22/exilia-film-koffi-recit-depuis-le-centre-federal-de-giffers-fr

    Koffi témoigne des nombreux actes de violences physiques et verbales dont il a été témoin au nouveau centre de Giffers. Il a également été lui-même victime de violence. En effet, après avoir passé plus de 6 mois dans ce centre de renvoi, alors que le maximum légal est de 140 jours, il est violenté physiquement, […]

  • Covid : Oui à la responsabilité individuelle, non à la culpabilisation constante - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2020/09/21/covid-oui-a-la-responsabilite-individuelle-non-a-la-culpabilisation-const

    Les trous dans la raquette de la protection, ce sont les enfants. Nous avons bataillé pour demander le port du masque à l’école, entre autres mesures (embauches d’enseignants, possibilité d’enseignement à distance…), non pas parce que nous sommes des monstres hors-sol désireux de punir les jeunes et de freiner leur développement, mais parce que les enfants de moins de 10 ans peuvent être contaminés et contaminants, qu’ils soient symptomatiques ou asymptomatiques. L’OMS et l’Unicef recommandent le port du masque dès 6 ans dans les régions de circulation virale. Mais en France, on reste bloqué sur une étude mise en avant par la Société française de pédiatrie affirmant que les enfants ne sont pas contaminants pour les adultes, à partir d’observations réalisées… pendant le confinement, à un moment où les écoles étaient fermées.

    […]

    Le déni prolongé d’une grande part de la communauté scientifique et des politiques quant à la contamination par aérosolisation fait que même si aujourd’hui son existence est enfin admise, beaucoup de gens n’ont toujours pas compris de quoi il s’agit, et n’osent pas le demander pour ne pas passer pour des cons.

  • #Rohingya refugees allege sexual assault on Bangladeshi island | World news | The Guardian

    https://www.theguardian.com/world/2020/sep/22/rohingya-refugees-allege-sexual-assault-on-bangladeshi-island

    Rohingya refugees allege they are being held against their will in jail-like conditions and subjected to rape and sexual assault on a Bangladeshi island in the Bay of the Bengal.

    A group of more than 300 refugees were taken to the uninhabited, silt island of Bhasan Char in April, when a boat they were travelling on was intercepted by Bangladeshi authorities.

    The refugees were attempting to sail from the sprawling camps of Cox’s Bazar on the Bangladeshi mainland to Malaysia. Like hundreds of thousands of others, they originally fled to Bangladesh from neighbouring Myanmar, where they faced violence and ethnic cleansing.

  • Le Liban, nouvelle terre de départ pour les migrants

    Depuis octobre dernier, le Liban est confronté à la pire crise économique et financière de son histoire. La situation s’est considérablement aggravée depuis la double explosion au port de Beyrouth, le 4 août, qui a fait 192 morts, plus de 6 500 blessés, et détruit une partie de la capitale. Face à la situation, de plus en plus de Libanais se tournent vers l’immigration.

    Un phénomène nouveau est aujourd’hui enregistré au Liban : la multiplication des tentatives de traversée de la mer vers l’île de Chypre, située à 160 kilomètres des côtes libanaises. Depuis début septembre, au moins cinq bateaux transportant quelque 200 migrants souhaitant se rendre à Chypre ont été repérés. L’une des embarcations a été interceptée par une patrouille de la marine libanaise qui l’a reconduit avec ses occupants vers la région de Tripoli, dans le nord du pays, d’où elle était partie. Une autre a été secourue par des bâtiments de la force navale de la Finul qui croise aux larges des côtes libanaises conformément à un mandat des Nations unies. Une personne à bord était déjà décédée. Un troisième bateau a été refoulé par les garde-côtes chypriotes D’autres ont réussi à accoster sur l’île, qui fait partie de l’Union européenne. Cette fréquence dans les tentatives de traversée vers Chypre est inédite.

    Des migrants libanais pour la plupart

    La majorité de ces migrants sont des Libanais qui ont perdu tout espoir de voir des jours meilleurs dans leur pays, frappé par des crises multiples et des drames en série. Mais il y a aussi des Syriens et des Palestiniens. Il y a au Liban plusieurs millions de migrants potentiels. Le pays du cèdre accueille sur son sol un million et demi de Syriens, dont un million de réfugiés, et 300 000 réfugiés palestiniens, qui vivent dans des conditions difficiles, aggravées par les crises actuelles. Il faut y ajouter des centaines de milliers de Libanais qui ne rêvent plus que de partir. Ceux qui en ont les moyens sont déjà partis ou s’apprêtent à le faire par des moyens légaux. Les plus démunis, on l’a vu, n’hésitent pas à emprunter des voies illégales.

    Une augmentation exponentielle des tentatives de traversée

    Une délégation chypriote est attendue à Beyrouth dans les jours qui viennent pour tenter de « gérer le phénomène de manière efficace », selon les propos du ministre chypriote de l’Intérieur. Les deux pays ont un accord de « renvoi » des migrants pour décourager les tentatives de traversée.

    Mais cela sera sans doute insuffisant pour enrayer ce phénomène. Des sources sécuritaires et humanitaires à Beyrouth s’attendent à une augmentation exponentielle des tentatives de traversée dans les mois à venir si la situation continue de se dégrader sur tous les plans au Liban.

    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20200917-le-liban-nouvelle-terre-d%C3%A9part-les-migrants
    #Liban #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_libanais #migrants_libanais

    –—

    voir aussi :
    ’They should have let us die in the water’ : desperate Lebanese migrants sent back by Cyprus
    https://seenthis.net/messages/877410

  • ’They should have let us die in the water’: desperate Lebanese migrants sent back by Cyprus

    For years, small boats have left northern Lebanon’s coast, packed with desperate migrants hoping to reach European shores. Until recently, they carried mostly Syrian and Palestinian refugees. But with Lebanon in freefall, its citizens have begun joining their ranks in larger numbers.

    Mohammad Ghandour never thought he’d be one of them. But he said Lebanon’s economic crisis, which has crashed the Lebanese pound and left him unable to feed his seven children, gave him no choice.

    “In Lebanon, we are being killed by poverty,” Ghandour told Reuters this week, from his mother’s cramped three-room apartment where he was staying with 12 other family members. He was back in Tripoli, one of Lebanon’s poorest cities, after being sent back by Cyprus.

    “This is worse than war … My children will either die on the streets or become criminals to survive.

    Ghandour, 37, is one of dozens of Lebanese who’ve attempted the journey since late August, when rights groups say a rise in the number of boats leaving Lebanon began. Exact figures are hard to come by, but the United Nations Refugee Agency (UNHCR) has tracked 21 boats leaving Lebanon between July and Sept. 14. The previous year, there were 17 in total.

    The increase has worried Cypriot authorities, especially given the global pandemic. The island is the closest European Union member state to the Middle East and has seen a gradual rise in arrivals of undocumented migrants and refugees in the past two years, as other routes have become more difficult to cross.

    After 28 hours lost at sea, Ghandour said his boat, carrying his wife, children and other relatives, arrived on a beach near the seaside resort of Larnaca. He said his family was detained in a camp for several days, tested for Covid-19 and prevented from lodging a formal claim for asylum before being sent back to Lebanon.

    “I didn’t think they would send us back,” he said. “They should have just let us die in the water. It’s better than coming back here.”

    Cypriot authorities said about 230 Lebanese and Syrians were sent back to Lebanon by sea in early September. They had arrived in Cyprus on five boats during the previous weeks.

    “Following our government’s orders and after consultations between the two governments (Cyprus and Lebanon) we safely returned them on September 6, 7 and 8,” Stelios Papatheodorou, chief of the Cypriot police, told Reuters.

    He denied accusations that authorities had mistreated them and pushed back their boats.

    “We provided them with food and water and covered all their needs at our own expense,” Papatheodorou said.

    Lebanon’s General Security and Foreign Ministry did not respond to written requests for comment.

    ‘TREATED LIKE DOGS’

    Out of work for three years, Ghandour decided last month to pack up for good and try his luck in Cyprus. He left his apartment, sold his furniture, and had his older sons sell scrap metal to help buy a small boat and supplies for the perilous journey.

    Ghandour was one of four migrants interviewed by Reuters, who said they were swiftly sent back to Lebanon. According to UNHCR, the island has pushed back at least five boats, which carried Lebanese, Syrians, Palestinians and others.

    “You can’t just summarily send people back without considering their claims fully and fairly,” said Bill Frelick, the director of the refugee and migrant rights division at HRW, who has been monitoring the returns.

    Although Lebanon is not at war and economic hardship is not recognised as grounds for asylum, the multiple crises Lebanon is facing mean some of its nationals and residents could face serious threats, while others could qualify for refugee status on fear-of-persecution grounds, Frelick added.

    In interviews with Reuters, migrants said they told Cypriot authorities they feared violence and instability in Lebanon and did not want to return.

    In August a port blast killed nearly 200.

    Migrants also said they encountered aggressive tactics as they neared Cyprus. Chamseddine Kerdi said his boat, packed with 52 people, was encircled several times and ultimately damaged before being towed to shore by authorities.

    “My daughter begged me not to let them kill us,” Kerdi said.

    Ghandour was not expecting a hostile reception in Cyprus. He had previously tried looking for work in Germany, at the height of the migrant flows to Europe in 2015 and 2016, and said he was greeted with kindness. “This time, they treated us like dogs.”

    Despite this, both Ghandour and Kerdi are adamant they’ll set sail again soon.

    For others, however, their first journey would be their last.

    Mezhar Abdelhamid Mohammad’s son-in-law and nephew left Lebanon 11 days ago in a boat packed with about 50 men, women and children. Adrift for seven days, the boat was eventually rescued by UN peacekeepers off the coast of Lebanon, with only 36 people alive. But the two men weren’t on it.

    A survivor who returned to Lebanon told Mohammad that he had jumped in the water with Mohammad’s relatives to try and find help. They have not been found.

    https://www.reuters.com/article/us-lebanon-crisis-migrants-cyprus/they-should-have-let-us-die-in-the-water-desperate-lebanese-migrants-sent-b

    #Chypre #push-backs #refoulement #refoulements #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_libanais #migrants_libanais #Liban

  • #François_Gemenne sur l’#appel_d'air : Ils ne vont pas venir pour une douche à Calais...

    3 minutes pour déconstruire magistralement une #idée_reçue...

    François Gemenne : « Je suis frappé de voir comment toute une série de concepts qui étaient réservées à l’#extrême_droite il y a quelques années encore, c’est le cas de l’appel d’air sont désormais passés dans le langage courant parfaitement acceptés dans le débat public, utilisés tant par la gauche que par la droite, et qu’on va, de surcroit, mener des politiques qui vont s’appuyer sur ces concepts. Et c’est absolument faux !
    L’idée de l’appel d’air c’est de dire que si on accueille des gens dans des conditions décentes, ça va les attirer, ça va faire venir davantage de gens. Or, pourquoi est-ce que ces gens migrent au départ ? Pourquoi est-ce qu’ils vont choisir d’abandonner leurs familles, leurs villages, de prendre tous les risques, de dépenser des milliers d’euro aux passeurs ? Parce qu’ils en ont absolument besoin pour sauver leur vie, pour nourrir leur famille, ou simplement pour accomplir le projet d’une vie meilleure. Ils ne vont pas venir pour une douche à Calais ou pour quelques centaines d’euro d’allocations familiales. Cela n’a aucun sens. Et très souvent ils ne savent pas avant de venir quelles sont les aides auxquelles ils auront droit et d’ailleurs beaucoup n’y prétendent même pas parce qu’ils ne savent pas qu’ils y ont droit. Et donc, vraiment, il y a ici quelque chose de complètement absurde que d’imaginer que les migrants viennent pour les conditions de réception dans le pays. Ce n’est pas ça du tout qui détermine le choix du pays de destination : ça va être la présence de membres de leur famille, d’anciens liens coloniaux, la langue qu’on y parle, l’état du marché du travail, mais pas du tout le niveau des aides disponibles pour les migrants. »

    Journaliste : "Le contre-argument utilisé : Allemagne, 2015, Angela Merkel ouvre les frontières, permet aux migrants de venir parce qu’il y a une crise énorme, et ils viennent. Et là du coup l’Allemagne est débordée...

    François Gemenne : "En réalité c’est un argument qui est assez fallacieux pour deux raisons. D’abord, en fait, parce que ça s’est assez bien passé, au final. Quand on fait le bilan 5 ans après, il est largement positif....

    Journaliste : Avec une poussée de l’extrême droite en Allemagne...

    François Gemenne : « Avec une poussée d’extrême droite en Allemagne, mais enfin soyons sérieux ! On a en France l’extrême droite à 30 ou 35% avec des frontières fermées et une politique complètement hostile aux migrants et aux demandeurs d’asile, en Allemagne ils ont une extrême droite à 10 ou 15% avec une politique bien plus généreuse. Qui sommes nous pour dire ’Ah, regardez en Allemagne, il y a un problème d’extrême droite !’
    Donc, d’une part ça s’est plutôt bien passé. Et d’autre part, les gens croient souvent que c’est la décision de Angela Merkel d’ouvrir les frontières qui a fait venir les réfugiés syriens en Allemagne. En réalité, c’est l’inverse : les réfugiés étaient déjà là et c’est Angela Merkel qui ouvre les frontières quelque part pour accompagner ce mouvement et donc c’est l’arrivée de réfugiés qui la décide à poser un geste humanitaire fort et à ne pas les renvoyer, mais ce n’est pas l’inverse. Au fond, la temporalité des événements... On imagine qu’il y a un lien de cause à effet entre l’ouverture des frontières et l’arrivée des réfugiés, alors qu’en réalité c’est tout l’inverse. »

    https://twitter.com/_alairlibre/status/1308104092745707521
    #frontières #ouverture_des_frontières #asile #migrations #réfugiés #ressources_pédagogiques #vidéo #Merkel #Angela_Merkel #Wir_schaffen_das

    ping @_kg_ @karine4 @isskein @reka

  • Demo : « Alle 12.000 Menschen aus Moria sollen Platz in Wien finden »

    PULS 24 Reporter Paul Batruel hat mit Mo Sedlak, Mitorganisator der Demo, gesprochen. Er will Druck auf die österreichische Regierung ausüben.

    https://www.puls24.at/video/demo-alle-12000-menschen-aus-moria-sollen-platz-in-wien-finden/short
    #solidarité #manifestation #Autrice
    #incendie #Lesbos #feu #Grèce #asile #migrations #réfugiés #Moria

    –—

    Ajouté à la métaliste sur l’incendie de septembre 2020 à Lesbos :
    https://seenthis.net/messages/875743

  • The #Rohingya. A humanitarian emergency decades in the making

    The violent 2017 ouster of more than 700,000 Rohingya from Myanmar into Bangladesh captured the international spotlight, but the humanitarian crisis had been building for decades.

    In August 2017, Myanmar’s military launched a crackdown that pushed out hundreds of thousands of members of the minority Rohingya community from their homes in northern Rakhine State. Today, roughly 900,000 Rohingya live across the border in southern Bangladesh, in cramped refugee camps where basic needs often overwhelm stretched resources.

    The crisis has shifted from a short-term response to a protracted emergency. Conditions in the camps have worsened as humanitarian services are scaled back during the coronavirus pandemic. Government restrictions on refugees and aid groups have grown, along with grievances among local communities on the margins of a massive aid operation.

    The 2017 exodus was the culmination of decades of restrictive policies in Myanmar, which have stripped Rohingya of their rights over generations, denied them an identity, and driven them from their homes.

    Here’s an overview of the current crisis and a timeline of what led to it. A selection of our recent and archival reporting on the Rohingya crisis is available below.
    Who are the Rohingya?

    The Rohingya are a mostly Muslim minority in western Myanmar’s Rakhine State. Rohingya say they are native to the area, but in Myanmar they are largely viewed as illegal immigrants from neighbouring Bangladesh.

    Myanmar’s government does not consider the Rohingya one of the country’s 135 officially recognised ethnic groups. Over decades, government policies have stripped Rohingya of citizenship and enforced an apartheid-like system where they are isolated and marginalised.
    How did the current crisis unfold?

    In October 2016, a group of Rohingya fighters calling itself the Arakan Rohingya Salvation Army, or ARSA, staged attacks on border posts in northern Rakhine State, killing nine border officers and four soldiers. Myanmar’s military launched a crackdown, and 87,000 Rohingya civilians fled to Bangladesh over the next year.

    A month earlier, Myanmar’s de facto leader, Aung San Suu Kyi, had set up an advisory commission chaired by former UN secretary-general Kofi Annan to recommend a path forward in Rakhine and ease tensions between the Rohingya and ethnic Rakhine communities.

    On 24 August 2017, the commission issued its final report, which included recommendations to improve development in the region and tackle questions of citizenship for the Rohingya. Within hours, ARSA fighters again attacked border security posts.

    Myanmar’s military swept through the townships of northern Rakhine, razing villages and driving away civilians. Hundreds of thousands of Rohingya fled to Bangladesh in the ensuing weeks. They brought with them stories of burnt villages, rape, and killings at the hands of Myanmar’s military and groups of ethnic Rakhine neighbours. The refugee settlements of southern Bangladesh now have a population of roughly 900,000 people, including previous generations of refugees.

    What has the international community said?

    Multiple UN officials, rights investigators, and aid groups working in the refugee camps say there is evidence of brutal levels of violence against the Rohingya and the scorched-earth clearance of their villages in northern Rakhine State.

    A UN-mandated fact-finding mission on Myanmar says abuses and rights violations in Rakhine “undoubtedly amount to the gravest crimes under international law”; the rights probe is calling for Myanmar’s top generals to be investigated and prosecuted for genocide, crimes against humanity, and war crimes.

    The UN’s top rights official has called the military purge a “textbook case of ethnic cleansing”. Médecins Sans Frontières estimates at least 6,700 Rohingya were killed in the days after military operations began in August 2017.

    Rights groups say there’s evidence that Myanmar security forces were preparing to strike weeks and months before the August 2017 attacks. The evidence included disarming Rohingya civilians, arming non-Rohingya, and increasing troop levels in the area.
    What has Myanmar said?

    Myanmar has denied almost all allegations of violence against the Rohingya. It says the August 2017 military crackdown was a direct response to the attacks by ARSA militants.

    Myanmar’s security forces admitted to the September 2017 killings of 10 Rohingya men in Inn Din village – a massacre exposed by a media investigation. Two Reuters journalists were arrested while researching the story. In September 2018, the reporters were convicted of breaking a state secrets law and sentenced to seven years in prison. They were released in May 2019, after more than a year behind bars.

    Myanmar continues to block international investigators from probing rights violations on its soil. This includes barring entry to the UN-mandated fact-finding mission and the UN’s special rapporteurs for the country.
    What is the situation in Bangladesh’s refugee camps?

    The swollen refugee camps of southern Bangladesh now have the population of a large city but little of the basic infrastructure.

    The dimensions of the response have changed as the months and years pass: medical operations focused on saving lives in 2017 must now also think of everyday illnesses and healthcare needs; a generation of young Rohingya have spent another year without formal schooling or ways to earn a living; women (and men) reported sexual violence at the hands of Myanmar’s military, but today the violence happens within the cramped confines of the camps.

    The coronavirus has magnified the problems and aid shortfalls in 2020. The government limited all but essential services and restricted aid access to the camps. Humanitarian groups say visits to health centres have dropped by half – driven in part by fear and misunderstandings. Gender-based violence has risen, and already-minimal services for women and girls are now even more rare.

    The majority of Rohingya refugees live in camps with population densities of less than 15 square metres per person – far below the minimum international guidelines for refugee camps (30 to 45 square metres per person). The risk of disease outbreaks is high in such crowded conditions, aid groups say.

    Rohingya refugees live in fragile shelters in the middle of floodplains and on landslide-prone hillsides. Aid groups say seasonal monsoon floods threaten large parts of the camps, which are also poorly prepared for powerful cyclones that typically peak along coastal Bangladesh in May and October.

    The funding request for the Rohingya response – totalling more than $1 billion in 2020 – represents one of the largest humanitarian appeals for a crisis this year. Previous appeals have been underfunded, which aid groups said had a direct impact on the quality of services available.

    What’s happening in Rakhine State?

    The UN estimates that 470,000 non-displaced Rohingya still live in Rakhine State. Aid groups say they continue to have extremely limited access to northern Rakhine State – the flashpoint of 2017’s military purge. There are “alarming” rates of malnutrition among children in northern Rakhine, according to UN agencies.

    Rohingya still living in northern Rakhine face heavy restrictions on working, going to school, and accessing healthcare. The UN says remaining Rohingya and ethnic Rakhine communities continue to live in fear of each other.

    Additionally, some 125,000 Rohingya live in barricaded camps in central Rakhine State. The government created these camps following clashes between Rohingya and Rakhine communities in 2012. Rohingya there face severe restrictions and depend on aid groups for basic services.

    A separate conflict between the military and the Arakan Army, an ethnic Rakhine armed group, has brought new displacement and civilian casualties. Clashes displaced tens of thousands of people in Rakhine and neighbouring Chin State by early 2020, and humanitarian access has again been severely restricted. In February 2020, Myanmar’s government re-imposed mobile internet blackouts in several townships in Rakhine and Chin states, later extending high-speed restrictions until the end of October. Rights groups say the blackout could risk lives and make it even harder for humanitarian aid to reach people trapped by conflict. Amnesty International has warned of a looming food insecurity crisis in Rakhine.

    What’s next?

    Rights groups have called on the UN Security Council to refer Myanmar to the International Criminal Court to investigate allegations of committing atrocity crimes. The UN body has not done so.

    There are at least three parallel attempts, in three separate courts, to pursue accountability. ICC judges have authorised prosecutor Fatou Bensouda to begin an investigation into one aspect: the alleged deportation of the Rohingya, which is a crime against humanity under international law.

    Separately, the West African nation of The Gambia filed a lawsuit at the International Court of Justice asking the UN’s highest court to hold Myanmar accountable for “state-sponsored genocide”. In an emergency injunction granted in January 2020, the court ordered Myanmar to “take all measures within its power” to protect the Rohingya.

    And in a third legal challenge, a Rohingya rights group launched a case calling on courts in Argentina to prosecute military and civilian officials – including Aung San Suu Kyi – under the concept of universal jurisdiction, which pushes for domestic courts to investigate international crimes.

    Bangladesh and Myanmar have pledged to begin the repatriation of Rohingya refugees, but three separate deadlines have come and gone with no movement. In June 2018, two UN agencies signed a controversial agreement with Myanmar – billed as a first step to participating in any eventual returns plan. The UN, rights groups, and refugees themselves say Rakhine State is not yet safe for Rohingya to return.

    With no resolution in sight in Myanmar and bleak prospects in Bangladesh, a growing number of Rohingya women and children are using once-dormant smuggling routes to travel to countries like Malaysia.

    A regional crisis erupted in 2020 as multiple countries shut their borders to Rohingya boats, citing the coronavirus, leaving hundreds of people stranded at sea for weeks. Dozens are believed to have died.

    Bangladesh has raised the possibility of transferring 100,000 Rohingya refugees to an uninhabited, flood-prone island – a plan that rights groups say would effectively create an “island detention centre”. Most Rohingya refuse to go, but Bangladeshi authorities detained more than 300 people on the island in 2020 after they were rescued at sea.

    The government has imposed growing restrictions on the Rohingya as the crisis continues. In recent months, authorities have enforced orders barring most Rohingya from leaving the camp areas, banned the sale of SIM cards and cut mobile internet, and tightened restrictions on NGOs. Local community tensions have also risen. Aid groups report a rise in anti-Rohingya hate speech and racism, as well as “rapidly deteriorating security dynamics”.

    Local NGOs and civil society groups are pushing for a greater role in leading the response, warning that international donor funding will dwindle over the long term.

    And rights groups say Rohingya refugees themselves have had little opportunity to participate in decisions that affect their futures – both in Bangladesh’s camps and when it comes to the possibility of returning to Myanmar.

    https://www.thenewhumanitarian.org/in-depth/myanmar-rohingya-refugee-crisis-humanitarian-aid-bangladesh
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