• #Jammu (Inde) : résistance à une opération de démolition-expulsion
    https://fr.squat.net/2021/01/25/jammu-inde-resistance-a-une-operation-de-demolition-expulsion

    Vendredi 22 janvier 2021, des #émeutes ont éclaté à Jammu, entre des habitant·e·s menacé·e·s d’expulsion et l’administration du Jammu-et-Cachemire quand des employés de cette dernière ont commencé à démolir des logements et expulser des gens, avec l’aide de la police. Squatters, habitant·e·s de bidonville, visé·e·s par cette opération d’expulsion-démolition, ont caillassé les expulseurs, tentant de […]

    #Asie #expulsion #Inde

  • #Dacca (Bangladesh) : plus de 200 logements démolis dans le quartier Mirpur
    https://fr.squat.net/2021/01/25/dacca-bangladesh-plus-de-200-logements-demolis

    Dans la matinée du jeudi 21 janvier 2021, à Dacca, capitale du #Bangladesh, une opération d’expulsion et de démolition de logements dans le quartier de Mirpur (bloc C de la section 11) s’est trouvée confrontée à une intense résistance des habitant·e·s. La police et les employés de la DNCC (Dhaka North City Corporation) ont reçu […]

    #Asie #émeutes #expulsion

  • How Russia Wins the Climate Crisis - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2020/12/16/magazine/russia-climate-migration-crisis.html

    Around the world, climate change is becoming an epochal crisis, a nightmare of drought, desertification, flooding and unbearable heat, threatening to make vast regions less habitable and drive the greatest migration of refugees in history. But for a few nations, climate change will present an unparalleled opportunity, as the planet’s coldest regions become more temperate. There is plenty of reason to think that those places will also receive an extraordinary influx of people displaced from the hottest parts of the world as the climate warms. Human migration, historically, has been driven by the pursuit of prosperity even more so than it has by environmental strife. With climate change, prosperity and habitability — haven and economic opportunity — will soon become one and the same.

    And no country may be better positioned to capitalize on climate change than Russia. Russia has the largest land mass by far of any northern nation. It is positioned farther north than all of its South Asian neighbors, which collectively are home to the largest global population fending off displacement from rising seas, drought and an overheating climate. Like Canada, Russia is rich in resources and land, with room to grow. Its crop production is expected to be boosted by warming temperatures over the coming decades even as farm yields in the United States, Europe and India are all forecast to decrease. And whether by accident or cunning strategy or, most likely, some combination of the two, the steps its leaders have steadily taken — planting flags in the Arctic and propping up domestic grain production among them — have increasingly positioned Russia to regain its superpower mantle in a warmer world.

    [...]

    Russia’s agricultural dominance, says Rod Schoonover, the former director of environment and natural resources at the National Intelligence Council and a former senior State Department analyst under the Obama and Trump administrations, is “an emergent national security issue” that is “underappreciated as a geopolitical threat.”

    [...]

    And as climate change increasingly drives mass migration, the eventual pressure from the population to the south is quite real. Northeastern China, a report from the U.S. National Intelligence Council warns, will face water shortages and droughts that could drive its population into Russia “in large numbers,” potentially unsettling the entire region. Chinese migrants might be pulled into the Russian Far East by economic opportunities today, the council stated, but by as soon as 2030 the dynamic could flip to one in which they will instead be pushed out of China for lack of basic resources.

    And it won’t just be from China. Water shortages and more frequent droughts across Central Asia and Mongolia and south as far as India could push large numbers of people north. A 2015 study by Russian demographers published in The Mediterranean Journal of Social Sciences looked at how unabated climate change would force the “resettlement of millions” of Vietnamese, many of whom might also come to Russia, as sea levels inundate the Mekong Delta by the end of this century.

    If there is any lesson to be learned from the instability that has already been caused by climate-driven migration around the world, whether drought-stricken Guatemalans at the U.S. border or Syrians pressing into Europe, it’s that a strategy of accommodating migrants would almost certainly be more to Russia’s benefit than one that attempts to keep them out. Accommodation, an abundance of migration research shows, stands a better chance of preserving Russia’s own sovereignty while improving the stability of its surrounding regions; exclusion is likely to lead to endless conflict and chaos on its borders, which risks spilling across in destabilizing ways.

    #climat #agriculture #migration #géopolitique #Russie #Chine #Asie_centrale #Inde

  • Covid-19 : comment les pays d’Asie ont réussi à laisser la pandémie à leurs portes
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/11/06/comment-les-pays-d-asie-ont-reussi-a-laisser-la-pandemie-de-covid-19-a-leurs

    Après avoir mis en place, à partir de mars ou avril, des protocoles sécurisés et des restrictions à l’entrée sur leur territoire, principalement au moyen de quatorzaines systématiques, les principaux pays d’Asie du Nord-Est et du Sud-Est, de la Chine (4 739 morts) au Vietnam (35 morts) et à la Thaïlande (59 morts), en passant par Taïwan (7 morts), la Corée du Sud (475) et le Japon (1 799) ont remarquablement maîtrisé l’épidémie au printemps et n’ont pas connu de vague secondaire, ou l’ont jugulée assez rapidement. Ces pays ont choisi de ne pas baisser la garde cet été, et ce jusqu’à aujourd’hui, malgré quelques aménagements, tout comme la Nouvelle-Zélande (25 morts) et l’Australie (907) même si ces derniers ont dû reconfiner.
    Ces politiques se sont avérées un pari gagnant : si les flux de touristes et d’hommes d’affaires se sont taris dans tous ces pays, elles ont permis de continuer de faire fonctionner à un régime soutenu les économies – les commerces, les restaurants, les établissements sportifs ou culturels – mais aussi l’emploi dans les usines. Trois d’entre eux, la Chine, Taïwan et le Vietnam, ont même vu leurs exportations bondir de 6 % à 11 % au troisième trimestre par rapport à celui de l’année précédente, quand le Covid-19 était inexistant, signe qu’ils ont gagné en parts de marché tandis que l’Inde concurrente était frappée de plein fouet par le virus. Tous trois devraient éviter une récession.
    Désormais, plusieurs de ces pays prévoient des « bulles de voyage » les uns avec les autres avec des protocoles allégés – comme entre Hongkong et Singapour d’ici fin novembre en principe, sans quatorzaine. La Chine et la Thaïlande travaillent à un accord en ce sens pour janvier. Les Australiens ont allégé leurs restrictions pour les Néo-Zélandais – mais pas l’inverse. La première ministre néo-zélandaise, tout juste réélue, Jacinda Ardern, a prévenu ses concitoyens qu’elle ne tenait à prendre aucun risque pour les vacances de l’été austral « et que le pays va continuer avec les restrictions en place aux frontières ». Certes longtemps retardés, ces dispositifs devraient soulager certains secteurs économiques.
    Confronté à une pénurie de main-d’œuvre dans l’agriculture et les services sociaux, Taïwan vient de mettre en place des aides pour subventionner le séjour de quatorzaine pour des travailleurs étrangers – en général du Vietnam, des Philippines et d’Indonésie – tout en sécurisant dans des centres spécialisés leur quatorzaine. Le contraste est saisissant avec la France et plus généralement l’Europe. Alors qu’une quatorzaine obligatoire aux entrées dans les aéroports hexagonaux a un temps été évoquée à l’approche du déconfinement en France, il n’en fut finalement rien : les Français et les étrangers munis de visa longue durée ou de carte de séjour, dont l’entrée sur le territoire a toujours été autorisée, n’ont cessé de revenir par charters, ou vols commerciaux, directement ou via des capitales européennes, pour certains de territoires où l’épidémie explosait comme les Etats-Unis, le Brésil ou l’Inde. Nombre d’entre eux étaient atterrés à leur arrivée en France du manque de mesures strictes de suivi sanitaire – en dehors d’une attestation sur l’honneur d’absence de symptômes rarement relevée.

    #Covid-19#migrant#migration#asie#europe#sante#frontiere#test#quarantaine#bullevoyage#economie#politiquesanitaire

    • Dans ces pays d’Asie parfois insulaires, tous dotés de frontières physiques à la différence de l’Europe de la libre circulation, la fermeture des frontières consécutive a l’épidémie de Covid-19 a parfois viré à l’excès de zèle. Le Japon a ainsi attendu l’été pour permettre à ses résidents étrangers ayant quitté le pays d’y revenir, un acte hautement discriminatoire pour une démocratie. L’Australie a interdit à ses propres nationaux de sortir du pays. Très peu d’entre eux restent ouverts aux touristes : la Thaïlande, par exemple, a accepté, de manière expérimentale, l’arrivée de touristes chinois sous quarantaine. Et Hongkong, uniquement pour les Chinois n’ayant pas été récemment à l’étranger – et avec quatorzaine.

      Choix de gouvernance

      Ayant tous mis en place au printemps des quatorzaines strictes aux frontières nationales – et dans le cas de la Chine et de l’Australie, entre des régions – ces pays ont pu dès lors mesurer la brèche potentielle que constituaient les mouvements de personnes une fois l’épidémie maîtrisée – et alors qu’elle commençait à ravager le reste du monde. A Taïwan, sur 568 cas de contamination identifiés depuis le début de la pandémie, 476 sont « importés » c’est-à-dire qu’ils se sont déclarés en quarantaine, et malgré des tests Covid-19 négatifs à l’arrivée des personnes. Ainsi le 3 novembre, parmi quatre nouveaux cas identifiés après leur retour récent, on compte un Taïwanais revenu de France, un autre du Royaume-uni et un autre d’Allemagne – tous âgés de moins de 30 ans.

      En Thaïlande, les autorités ont découvert de nouveaux cas à la suite d’une résurgence du Covid-19 dans la Birmanie voisine, attribués aux passages illégaux de frontière. Hongkong (106 morts) fait régulièrement face à des cas importés : trois des six contaminations récentes venaient ainsi du Royaume-Uni. Face au rebond épidémique européen, Hongkong a renforcé les exigences de test pour les passagers en provenance de ces régions.

      Le recours à ces quarantaines ne tient pas à quelque trait « confucéen » pour les régions sous influence culturelle chinoise, ou à une quelconque « discipline collective » qui serait propre aux sociétés asiatiques : il découle de choix de gouvernance, encadrés par des mesures adaptées. A Taïwan, les personnes en quarantaine et n’ayant pas de symptômes peuvent s’isoler à domicile – avec un contrôle quotidien au téléphone, une localisation GPS et de très lourdes amendes pour les contrevenants.

      « On rejoint son lieu de quarantaine avec son véhicule individuel ou en prenant un taxi spécial, désinfecté, il est interdit de prendre les transports en commun », note le Français Pierre-Yves Baubry, du bureau d’information du gouvernement de Taïwan. « Les quatorzaines ont clairement joué un rôle tampon qui a évité toute reprise épidémique », poursuit-il. Plusieurs cas de violation de ces règles ont défrayé la chronique et été dûment punis. A Hongkong, les personnes de retour de l’étranger peuvent aussi s’isoler chez elles – avec un bracelet électronique. La Nouvelle-Zélande a mis en place un système de « managed isolation » (isolement adapté) qui permet des allègements des conditions selon la situation du voyageur.

      Obligations bien moins coûteuses

      Rétrospectivement, ces obligations de confinement individualisé apparaissent aujourd’hui bien moins coûteuses ou attentatoires aux libertés que des confinements généralisés et à répétition. Un juste milieu, en Europe, aurait consisté en des quarantaines plus courtes, assorties d’un suivi par des tests intermédiaires.

      Selon Fang Chi-Tai, professeur de santé publique à l’Université nationale de Taïwan, ces quatorzaines aux frontières n’ont de sens « que lorsque l’épidémie est maîtrisée, c’est-à-dire quand le taux de reproduction du Covid-19, soit le nombre de nouvelles contaminations par personne positive, est inférieur à un. Pour en arriver là, il faut tester en masse et établir des mesures strictes de distanciation sociale ». Ce qui fut le cas en France, au sortir du premier confinement.

      Parmi les pays asiatiques, la Corée du Sud fait partie de ceux qui ont dû subir une deuxième vague – en plein mois d’août, à la suite des déplacements estivaux et des rassemblements, notamment d’évangéliques – mais alors qu’aucune entrée sur le territoire n’était autorisée sans quarantaine, puisque celle-ci avait été imposée le 1er avril.

      Le pays recourt depuis aux recettes qui lui avaient permis de juguler la première vague : la mobilisation massive d’équipes de traceurs – dont un très grand nombre avait été recruté et formé durant la première vague –, l’accès à des données électroniques capables de compléter les informations transmises par les personnes positives interrogées (caméras de surveillance, suivi des achats de carte de crédit et applications spécialisées) et des tests massifs. Tout cas contact est bien sûr astreint à une quatorzaine. Il a fallu un mois à la courbe pour redescendre d’environ 441 cas de contamination quotidiens fin août, à une petite centaine en moyenne aujourd’hui.

      #agents_de_santé #traceurs

  • Covid-19 : « Dans les mesures sanitaires, il y a des nuances entre pays européens, mais un gouffre entre l’Asie et l’Occident »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/11/04/covid-19-dans-les-mesures-sanitaires-il-y-a-des-nuances-entre-pays-europeens

    Dans la seule journée du vendredi 30 octobre, où le deuxième confinement est entré en vigueur, le coronavirus a fait davantage de victimes sur le territoire français (545) qu’en Corée du Sud depuis le début de l’épidémie dans son ensemble (465 au 30 octobre). Par quelque bout qu’on prenne le problème (fiabilité des données, niveau de richesse, pyramide des âges…), la comparaison n’a rien de déloyal. Le seul reproche qu’on pourrait lui faire est d’enfermer deux pays que rien ne relie dans un tête-à-tête. Rien n’est plus éloigné de ma pensée, puisqu’il s’agit au contraire de mettre en lumière un déséquilibre plus général, écrasant, entre l’Asie et l’Occident. On pourrait sans peine choisir des parallèles plus extrêmes, par exemple entre le Vietnam, qui a eu la sagesse de fermer immédiatement ses frontières [elles n’ont que partiellement rouvert depuis mi-septembre], et le chaos qui se répand dans la première puissance mondiale.

    #Covid-19#migrant#migration#mondialisation#sante#occident#asie#frontière#politiquesante

    • S’il est donc pertinent dans une certaine mesure de s’interroger sur les mesures sanitaires prises ici et là en Europe, il ne faudrait pas que ces nuances deviennent l’arbre qui cache la forêt. Il y a des écarts entre pays voisins, mais un gouffre entre l’Asie et l’Occident. Une question gigantesque s’impose à nous : d’où vient cette panique qui submerge l’Occident ? Que s’y est-il passé pour le rendre si démuni, surtout par rapport à l’Asie ?

      Contraste cruel

      Les échappatoires ne sont pas de mise. Il en est une notamment à laquelle je pense, qui consisterait à porter notre impéritie comme une médaille et à en faire pour ainsi dire la rançon de notre liberté. Ainsi le philosophe André Comte-Sponville déclarait-il, le 23 octobre sur France Culture : « Je préfère attraper la Covid-19 dans une démocratie plutôt que de ne pas l’attraper dans une dictature. » Sans doute. Mais l’on peut se demander si l’alternative se pose vraiment en ces termes. Pour ce qui est de l’Europe tout du moins, les états d’urgence se succèdent pour y replonger quasiment aussitôt. C’est d’un même mouvement que la santé et les libertés publiques se dégradent.

      La perspective change si l’on se tourne vers l’Asie, puisque les jeunes démocraties de Taïwan et de Corée ont su faire face à l’épidémie bien plus efficacement que la dictature chinoise, y compris à en croire les chiffres notoirement sous-estimés de cette dernière. Mieux encore, elles y sont parvenues sans se confiner ni remettre en cause les acquis des dernières décennies. Dans ces deux pays, les partis issus de la dictature ont été défaits dans les grandes largeurs aux dernières élections.

      Car en effet, si leurs gouvernements ont agi avec une transparence sans rapport avec l’Occident dans cette affaire, c’est aussi sous la pression populaire. La Corée du Sud a ainsi emprisonné quatre anciens présidents pour corruption depuis la fin des années 1990, rien de moins. Il existe également un système de pétition populaire, très suivi, sur le site de la Maison Bleue [la résidence et le bureau du président] , grâce auquel les citoyens font entendre leur voix. L’élan des glorieuses manifestations démocratiques de l’hiver 2016-2017 n’est jamais totalement retombé.

      Rappelons enfin que le gouvernement actuel a augmenté en deux ans le salaire minimum de presque un tiers (soit 16,4 % en 2018 et 10,9 % en 2019) malgré les chaebols [empires économiques familiaux] qui freinaient des quatre fers et la lente crue du chômage. Cette fermeté parle d’elle-même et, là encore, le contraste est des plus cruels pour l’Europe.

      La meilleure ou la pire des choses

      Bien sûr, la différence est que l’Asie part de loin, notamment en termes de libertés individuelles. Mais ce qu’il y a de plus remarquable avec Taïwan, la Corée du Sud et aujourd’hui Hongkong (lâchement abandonnée de tous), c’est justement la façon dont cette discipline collective propre aux sociétés confucéennes a trouvé à se renforcer dans l’opposition à des dictatures abominables. Le « nous » n’y a pas faibli dans la lutte, au contraire. C’est si vrai que jusqu’à aujourd’hui, ce pronom est de loin le plus fréquemment employé en coréen pour parler de soi (« je » est plus rare et s’utilise surtout quand on veut marquer la différence avec le groupe).

      La chose est frappante au sujet du masque. L’habitude en Asie consiste d’abord à le porter quand on craint d’être malade, pour protéger les autres ; tandis qu’en Occident, où l’on ne pense le plus souvent qu’à soi, les patients asymptomatiques courent les rues sans se faire dépister et contaminent à tour de bras.

      Ainsi cette exigence asiatique peut-elle en un mot se révéler, comme la langue d’Esope, la meilleure ou la pire des choses. Elle peut unir un peuple dans sa lutte pour sa liberté comme, inversement, cimenter les pires despotismes. Tout l’enjeu est de savoir quelle tendance l’emportera sur l’autre. Mais dans la situation actuelle, la comparaison avec l’Occident se passe de commentaires. Le combat a déjà changé d’arène.

      Haine de soi

      J’irai même plus loin pour conclure : la globalisation est aujourd’hui un bolide sans pilote, lancé à toute allure dans le vide. Les échanges y ont été multipliés sans réflexion, avec pour résultat que les virus, les crises, les rumeurs, les toxiques en tout genre y prolifèrent sans frein. Ce n’est pas le fait de l’épidémie qui est nouveau, par exemple, mais bien sa vitesse, son ampleur qui la rendent hors de contrôle. Chacun sait que les décennies qui viennent mettront notre résistance à tous, en tant que peuple, à plus rude épreuve que jamais.

      C’est dans ce contexte que la France a tant à apprendre de l’Asie. Cela fait si longtemps que notre pays cultive la haine de soi… On y démantèle l’école, les services publics, l’hôpital, l’industrie, la paysannerie, l’artisanat – notre avenir comme notre héritage. On paie aujourd’hui au prix fort toutes ces erreurs. Tournons donc nos regards vers les nations qui ressortent grandies de l’épreuve ; et dans le cas de Hongkong, soutenons leur lutte. Faute de nous ressaisir et de bâtir les nouvelles alliances qui s’imposent, il ne resterait plus qu’à nous résigner aux solutions vraisemblablement fort désagréables que l’impérialisme chinois viendrait tôt ou tard apporter à notre dilettantisme.

      Christophe Gaudin, politiste , maître de conférences à Séoul.

    • Mouais, « la haine de soi » ?!, j’espérais davantage de l’article, du concret, de la doctrine sanitaire, de l’épidémiologie, mais bon, un « politiste » s’embarrasse lui non plus pas de ces choses triviales (et sinon, il aurait fallu un format plus ample que ce qu’autorise pas ce journal, ce qui fait défaut).

  • Chansons d’eau douce par #Simon_Rico sur #france_culture

    Ressource indispensable, lien entre les hommes : c’est au bord des rivières et des fleuves que la vie s’épanouit. Chichas hallucinées de la forêt amazonienne et carimbos de #Belem, guitares phins et khêns en bambou des rives du Mékong, déchirements électriques le long du Mississippi, #afrobeats, grooves mandingues et touaregs sur le Niger, nays et simsimiyyas envoûtants du Nil... Une navigation sonore en pirogue, ferry, pinasse, jonque, sternwheeler ou dahabieh à la découverte des plus beaux chants des grands fleuves.

    Écouté les 4 premières, beaucoup de découvertes et pas grande chose à jeter... Et il y a une playlist Youtube des titres pour chaque fleuve.

    Épisode 1 : #Amazone, un géant dans la selva
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-serie-musicale-dete/chansons-deau-douce-15-amazone-un-geant-de-la-selva

    Épisode 2 : #Mississippi, le « vieux père » de l’#Amérique
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-serie-musicale-dete/chansons-deau-douce-25-mississippi-le-vieux-pere-de-lamerique

    Épisode 3 : #Niger : le « Grand fleuve » du #Sahel
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-serie-musicale-dete/chansons-deau-douce-35-niger-le-grand-fleuve-du-sahel

    Épisode 4 : #Nil : le « fleuve sacré » d’#Afrique de l’Est
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-serie-musicale-dete/nil-le-fleuve-sacre-dafrique-de-lest

    Épisode 5 : #Mékong : le « fleuve turbulent » qui nourrit l’#Asie du Sud-Est
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-serie-musicale-dete/chansons-deau-douce-55-mekong-le-fleuve-turbulent-qui-nourrit-lasie-du

    #musique

  • Singapore makes first move in reopening to China - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/10/singapore-makes-first-move-in-reopening-to-china

    Singapore will become the first regional countries to scrap mandatory quarantine measures for arrivals from China, a daring move coming against the backdrop of resurgent second and third Covid-19 waves and new lockdowns in Europe. Starting from November 6, the Southeast Asian city-state will reopen its border to Chinese visitors and its returning nationals. China still puts all arriving passengers, including Singaporeans, in two-week, confinement-style quarantine. Singaporean Prime Minister Lee Hsien Loong’s administration is taking the initiative amid a steep economic downturn, a sign that his trade-geared nation needs to reintegrate with the regional economy as fast as possible. Singapore’s stock market has shed 25% of its value this year, ranking among the region’s worst performers.
    China’s Embassy in the so-called Lion City commended the one-way travel relaxation as a positive step for resuming bilateral exchanges that have fallen off dramatically since the pandemic started its lethal global spread earlier this year.The move is also an endorsement of China’s perceived ability to stamp out the virus, which is still coursing through many regional countries including Singapore’s neighbors Malaysia and Indonesia.

    #Covid-19#migrant#migration#singapour#chine#malaisue#indonesie#asie#sante#frontiere#economie#retour#tourisme#etudiant

  • Trump’s Covid-19 antibody treatment was partly developed using Singaporean blood plasma | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/week-asia/health-environment/article/3104427/trumps-covid-19-antibody-treatment-was-partly

    Trump was discharged from hospital on Monday evening and in a video released shortly after he was ensconced in the White House said he was feeling better.Dr Jonathan Reiner, a professor of medicine at George Washington University, told CNN:“The president might be the only patient on the planet ever to receive this particular combination of medicines.”
    Indeed, REGN-COV2 has not received emergency use authorisation from the US Food and Drug Administration and the biotech firm said it had provided the drug in response to Trump’s doctors making a “compassionate use” request. Asian Science Magazine said convalescent plasma from patients who had recovered from Covid-19 could be used to prevent or treat the disease but even with the US Food and Drug Administration authorising the emergency use of convalescent plasma, the difficulty of obtaining sufficient blood from volunteers meant it was not possible to use it at a large scale.
    Instead, the Regeneron therapy clones antibodies from both “humanised” mice and recovered patients to produce a reliable source of monoclonal antibodies, reported the magazine.
    “While the humanised mice were based on a technology owned by Regeneron, the human plasma used was supplied through an agreement with Singapore’s National Centre for Infectious Diseases,” it added. Reports of antibody treatments in the works emerged in June, with most of them in labs across Asia, including Singapore, Japan, China and South Korea. Scientists explained that the treatment works by harvesting specific antibodies – produced by the body to fight off diseases when an individual catches a virus – to trigger other parts of the immune system to attack the cells containing the toxin.
    For Singapore, its defence research and development organisation DSO National Laboratories had announced in June that it had discovered five antibodies that could block the coronavirus and protect against key mutations, after scientists screened hundreds of thousands of cells that produce the antibodies.The country’s government-linked biomedical sciences institute A*Star is working with Japanese pharmaceutical company Chugai Group separately on similar treatments

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#trump#sante#traitement#circulationthérapeutique#asie#singapour#japon#chine#coreedusud

    • Trump traité avec le médicament expérimental de Regeneron, la biotech tout proche de son record en Bourse
      https://investir.lesechos.fr/actions/actualites/trump-traite-avec-le-medicament-experimental-de-regeneron-la-biote

      Regeneron ne pouvait pas espérer meilleure publicité. Donald Trump, hospitalisé depuis vendredi soir au centre médical militaire Walter Reed, le Val-de-Grâce américain, a reçu trois traitements différents contre le Covid-19, dont celui expérimental de la biotech américaine. Son nom de code ? REGN-COV2. Puisqu’il n’a pas encore été validé par l’autorité sanitaire américaine, il n’en a pas encore reçu un de plus commercial. Mais le feu vert de la Food and Drug Administration (#FDA) ne devrait plus tarder. En tout cas, c’est le pari que fait la Bourse.

      Les actions Regeneron gagnent presque 10% ce lundi, revenant à 7% de leur record historique du 20 juillet, quand elles avaient fait une poussée à presque 665 dollars, ce qui valorisait alors l’entreprise à plus de 70 milliards de dollars (60 milliards d’euros, soit autant que Schneider Electric ou Air Liquide). C’est une « question de jours » avant que la biotech ne reçoive l’Emergency Use Authorization ou, en français, l’autorisation d’utilisation d’urgence, croit-on au sein de la banque d’investissement SVB Leerink.

      « Validation ultime »

      Après avoir été prescrit au président des Etats-Unis, le cocktail d’anticorps développé par Regeneron, en phase 3 d’essais cliniques, a reçu la « validation ultime », estime l’analyste Geoffrey Porges. Pour lui, Donald Trump « était en plus mauvais état que ce qui a d’abord était suggéré », sinon comment expliquer qu’il ait reçu un traitement pour lequel « il y a zéro information sur le risque d’intéractions négatives » entre le REGN-COV2, le remdesivir de Gilead Science et la dexaméthasone. A la connaissance de Geoffrey Porges, personne d’autre n’a été traité avec la combinaison de ces trois médicaments.

      Covid-19 : quel est ce traitement expérimental administré à Donald Trump ?
      https://www.numerama.com/sciences/652936-regn-cov2-quel-est-ce-traitement-experimental-administre-a-donald-t

      Le médicament développé par Regeneron Pharmaceuticals est pourtant, déjà, l’un des plus prometteurs, ayant reçu 500 millions de dollars du gouvernement américain pour parfaire son produit, avant même que les tests cliniques soient terminés. Pour accélérer ce développement, Regeneron s’est associé à l’entreprise pharmaceutique suisse Roche, bien plus grosse, en août 2020.

      [...]

      COMMENT FONCTIONNE LE MÉDICAMENT DE REGENERON ?

      En théorie, le cocktail développé par Regeneron Pharmaceuticals parvient à neutraliser le virus dans un environnement de tubes de test. Il est composé d’un ensemble de clones d’anticorps créés contre le SARS-CoV-2, prélevés sur des humains ayant guéri du virus. La production de ces anticorps en dehors du corps humain passe par un clonage dans des cellules ovariennes de hamster chinois — un processus utilisé de longue date par la biologie médicale

      Une fois administré, le cocktail d’anticorps s’attaque à la surface de la protéine du coronavirus et tente de l’empêcher d’infecter d’autres cellules, comme le résume Science Mag. Il s’est donc montré extrêmement efficace pour aider les patients dans un groupe de test où leur charge virale était très élevée, mais leurs anticorps complètement absents. On parle donc de patients qui seraient tout juste contaminés par le coronavirus, pour lesquels on a amplifié la réponse immunitaire. Les tests n’ont pas permis de voir de grandes améliorations sur des patients un peu plus avancés, qui avaient déjà commencé à développer des anticorps.

    • Le médicament Covid utilisé pour traiter Trump a été testé sur des cellules fœtales
      https://www.fr24news.com/fr/a/2020/10/le-medicament-covid-utilise-pour-traiter-trump-a-ete-teste-sur-des-cellule

      Le président américain a vanté mercredi le traitement comme un « remède » contre le coronavirus. Mais son administration a réduit le financement du type de recherche qui a permis de tester le traitement par anticorps, une décision qui a été saluée par les militants pro-vie mais largement condamnée par les chercheurs scientifiques.

      Regeneron a déclaré jeudi : « Nous avons utilisé la lignée cellulaire HEK293T pour tester la capacité de nos anticorps à neutraliser le virus SARS-COV-2. »

      Il a ajouté : « HEK293T n’a pas été utilisé d’une autre manière et le tissu fœtal n’a pas été utilisé dans cette recherche. Nous n’avons pas utilisé de cellules souches humaines ou de cellules souches embryonnaires humaines dans le développement de REGN-COV2. »
      [...]

      L’année dernière, le ministère de la Santé a décidé de restreindre le financement fédéral des études utilisant des tissus fœtaux, affirmant que toute recherche de ce type devrait être approuvée par un comité d’éthique avant de recevoir des fonds du gouvernement.

      Le département a déclaré à l’époque : « La promotion de la dignité de la vie humaine de la conception à la mort naturelle est l’une des toutes premières priorités de l’administration du président Trump. »

      Le changement de politique de l’année dernière n’aurait limité aucune recherche de Regeneron, car une exception a été accordée pour les travaux reposant sur des cellules prélevées sur des fœtus dans le passé.

      Un responsable de l’administration a déclaré : « Un produit fabriqué à partir de lignées cellulaires existantes qui existaient avant le 5 juin 2019 n’impliquerait pas la politique de l’administration sur l’utilisation de tissu foetal humain issu d’avortements électifs. »

      En août, le conseil a rejeté 13 des 14 propositions qui incluaient des tissus fœtaux, approuvant celle où le tissu avait déjà été acquis et qu’il ne serait plus nécessaire de compléter la recherche.

  • HCR - Les difficultés se multiplient pour les réfugiés les plus âgés dans le contexte de la pandémie de Covid-19
    https://www.unhcr.org/fr/news/stories/2020/10/5f75cbe1a/difficultes-multiplient-refugies-ages-contexte-pandemie-covid-19.html

    Les difficultés se multiplient pour les réfugiés les plus âgés dans le contexte de la pandémie de Covid-19. Le déclin physique, l’aggravation des difficultés économiques et l’isolement rendent la vie plus difficile pour les personnes âgées, qui représentent quatre pour cent de la population déracinée dans le monde.
    SAN JOSE, Costa Rica - Malgré ses problèmes de genoux et son hypertension, Esperanza*, une Nicaraguayenne de 69 ans, demandeuse d’asile, se levait tous les jours à l’aube pour aller récolter le café afin de subvenir aux besoins de sa famille au Costa Rica. « Notre âge nous empêche de faire ce que nous devrions faire pour subvenir à nos besoins alimentaires », explique cette grand-mère, qui a dix petits-enfants et qui avait fui le Nicaragua en 2018, après une répression gouvernementale contre les manifestations de rue dans ce pays.« Récolter du café est très exigeant physiquement, et à notre âge, il est très difficile d’être dehors toute la journée, parfois dans le froid et tremblant sous la pluie battante. Si nous étions plus jeunes, ce serait plus facile », explique-t-elle.
    Pour Esperanza et son mari, qui a également fui au Costa Rica, la vie était déjà « une lutte quotidienne » dans ce pays étranger où ils étaient venus en quête de sécurité. Et maintenant, avec la pandémie de Covid-19, cette situation ne fait que s’aggraver.Le travail d’Esperanza s’est fait plus rare et elle et son mari ont pris du retard dans le paiement de leur logement, et ont été menacés d’expulsion. « Notre âge nous empêche de faire ce que nous devrions faire pour subvenir à nos besoins alimentaires. »
    Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, leur a fourni une assistance qui leur a permis de payer le loyer qu’ils devaient et d’ainsi garder leur logement. Les demandeurs d’asile âgés, comme Esperanza, représentent environ quatre pour cent de la population relevant de la compétence du HCR dans le monde. Des Amériques, à l’Afrique et à l’Asie, beaucoup rapportent que leur vie déjà difficile devient encore plus difficile à mesure que la pandémie se propage. Depuis qu’il a fui les violences au Cameroun en février de l’année dernière, James Orock, un réfugié de 68 ans installé dans le sud du Nigéria, recevait une assistance financière de son fils, qui se trouve en Chine. Mais comme l’entreprise de son fils a souffert de la pandémie, il ne reçoit plus les sommes sur lesquelles il comptait.

    #Covid-19#migrant#migration#nicaragua#costarica#afrique#asie#amerique#sante#refugie#vieilliesse#pauvrete#vulnerabilite#transfert

  • Coronavirus spurs discrimination towards Chinese, migrants, foreigners in Asia: IFRC | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/asia/southeast-asia/article/3101918/coronavirus-spurs-discrimination-towards-chinese-migrants

    The International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies (IFRC) warned on Thursday that the novel coronavirus
    is driving discrimination towards vulnerable communities in Asia
    , including migrants and foreigners. The humanitarian agency surveyed 5,000 people in Indonesia, Malaysia, Myanmar and Pakistan and found about half blamed a specific group for spreading the coronavirus, with many mentioning Chinese people, immigrants and foreigners.“It is particularly concerning that both national migrant and foreign workers are blamed for the spread of Covid-19 as they are quite vulnerable already,” said Dr Viviane Fluck, one of the lead researchers and the agency’s Asia-Pacific community engagement and accountability coordinator.

    #Covid-19#migrant#migration#asie#discrimination#travailleurmigrant#etranger#vulnerabilite#sante#immigrant

  • No new normal for Asia’s virally unwanted migrants - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/09/no-new-normal-for-asias-virally-unwanted-migrants

    The pandemic-induced economic crisis has hit Southeast Asia especially hard, with most regional economies expected to record negative growth and record recessions in 2020.But while analysts weigh which industries will be harder than others, often overlooked is the impact on the region’s migrants, the hidden labor that fuels the usually dynamic region’s growth.Some 9.9 million Southeast Asians worked outside of their home countries in the region in 2016, according to World Economic Forum data.Those footloose workers, including from the Philippines, Indonesia and Myanmar, send home remittances that boost household incomes and fuel consumption in their home economies.In 2019, Philippine migrant remittances hit $25.6 billion, accounting for 9.3% of gross domestic product (GDP). Remittances were worth US$77 billion in Southeast Asia last year. The World Bank reckons that global remittances will fall by at least one-fifth this year.
    But the pandemic has sent many migrants home without work or incomes. Others have remained abroad trying to eke out a living while waiting so far vainly for a post-pandemic recovery, according to monitoring groups and reports. Civil society organizations say migrants stuck abroad receive few government rescue handouts, while those who returned home often live under crippling debt while fighting for payments owed by their overseas employers. Migrant worker rights groups in Singapore have protested over draconian laws, including emergency government rules that allow employers to severely restrict the free movement of migrant workers, including by not allowing employees to leave dormitories without permission. Malaysia has likewise come under fire for rounding up foreign migrants as part of its coronavirus containment measures. When Al Jazeera reported on alleged abuses of the migrant community, authorities lodged sedition charges against its reporters and refused to renew the Australian nationals’ visas.An International Labor Organization survey in July of returning Cambodian migrants from Thailand found a quarter went home because of coronavirus fears. But while more than two-thirds of respondents said they wanted to re-migrate, almost all saying they would do so after the pandemic is over, only 3% said they would return abroad that month. It’s not clear that they did, though, as Thailand keeps its borders closed to prevent a new viral wave.The prolonged health crisis is already raising questions about whether migration will return to normal when the pandemic eventually ends, whenever that may be. In lte July, Thai authorities said that some migrants could return because of demand in some low-paying sectors, but limited the number to around 100,000. But with reports of a surging Covid outbreak in Myanmar, Thai authorities are now closely guarding the border to block a wave of so-called “health refugees.” On the one hand, it isn’t difficult to imagine less migration and opportunities for migrants in the coming months and years as the global and regional economy stagger back to health. One issue will be unemployment, now at almost historic rates across the region, especially in the informal sectors where most migrant workers are employed.
    While it’s unlikely that Singaporeans will want to compete for the low-paying manual jobs typically occupied by migrant workers, some suggest unemployed Thais may vie for the same jobs traditionally done by Cambodian or Myanmar migrants. Migrants are gathered outside their residences by health workers and police officers before they undergo
    Another issue is how people view migrants as racial prejudices surge across the region amid perceptions foreign migrants carry the virus more than locals.“Migrant workers are already facing discrimination in their destination countries and when they return home as suspected virus carriers,” says Guna Subramaniam, who leads Institute for Human Rights and Business’ Migrant Workers programme in Southeast Asia. “They may continue to experience such discrimination in the future.” The Cambodian government is using the pandemic to revamp its immigration laws, while Vietnam’s communist government has ramped up its people-trafficking crackdowns, in part because Hanoi says that undocumented arrivals can be “super-spreaders.” There’s also the case of whether migrant workers, despite their traditionally low wages, will be too expensive to hire as employers are compelled to deploy new health safety standards by regional governments.
    When the Thai government last month said it would allow more than 100,000 migrant workers to return, it conditioned their entry on meeting arduous requirements. All returning migrants would need to show medical certificates, which are prohibitively expensive and difficult to obtain in their home nations.Returnees were also told they needed to quarantine for two weeks at state centers, which according to several reports costs at least 20,000 baht ($640), a prohibitive amount for most migrants. Reports suggest that more scrupulous employers are paying these fees upfront but then deducting the costs from the wages of migrant workers. Employers have also been told they need to pay for new safety measures at workplaces.Then there’s fear of another wave of the virus, which, if it leads to similar lockdown measures and border closures as the first, would leave returned migrants and employers in the same situation they found themselves in March, only with the additional financial outlay already spent.

    #covid-19#migrant#migration#asie#sante#sigmatisation#retour#transfert#accessante#supercontaminateur#economie#politiquemigratoire

  • BBC - Travel - The mystery of Central Asia’s ‘desert kites’
    https://www.bbc.com/travel/story/20200907-the-mystery-of-central-asias-desert-kites

    Desolate lands

    Rising between the Caspian and Aral seas and stretching across Kazakhstan, Uzbekistan and Turkmenistan, the Ustyurt plateau is an ultra-remote expanse of scorched clay-desert valleys that surge into rust-red pinnacles and mesas. This otherworldly 200,000 sq km expanse is roughly the size of England and Scotland combined, but with fewer than 13cm of annual rainfall and extreme seasonal temperatures that swing between 40°C and −40°C, the arid region is only home to a few sparsely populated semi-nomadic tribes.

    #asie_centrale

  • Putting people, environment at center of Covid recovery - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/09/putting-people-environment-at-center-of-covid-recovery

    Economic pundits agree that Covid-19 will cause South Asia to witness its worst economic performance in over four decades.Evidence of this is particularly stark in India, which until recently was one of the fastest-growing economies in the world. Between 2006 and 2016, the country made impressive progress, lifting 271 million people out of multidimensional poverty. The pandemic threatens to reverse these gains as it rips through the informal sector which accounts for more than 85% of the workforce, including tens of millions of migrant workers. Gains on food security, nutrition and education are under severe threat. The human toll, the social and economic cost, and the progress towards or regression away from the Sustainable Development Goals (SDGs), will be determined by policies and investment choices in India, and in countries across the world.
    Like other governments in the region committing vast sums toward socio-economic relief, India has committed US$265 billion, about 10% of its gross domestic product. There is no substitute for traditional grants, cash transfers, development aid and enhanced public spending. But it is not enough.Mobilizing and incentivizing private capital to foster sustainable development is more imperative than ever. Channeling private financing toward the dual purpose of development impact with financial return is a world of blended financing that has opened up, yet not scaled in countries like India. According to Convergence, a global network that gathers data and intelligence on private capital, more than $140 billion in aggregate financing was mobilized in blended finance by 2019. The proportion of new deals targeting Asia comprises a third of that amount

    #Covid-19#migrant#migration#sante#transfert#inde#asie#developpement#ODD

  • Ce que l’épidémie de Covid-19 révèle de l’orientalisme de nos catégories d’analyse du politique - #démocratie #dictature #Chine #occident #Asie_orientale
    Eugénie Mérieau
    http://sciencespo.fr/ceri/fr/content/quel-meilleur-regime-politique-face-au-covid-ce-que-l-epidemie-revele-de-

    La dichotomie à l’épreuve des faits : contrat social autoritaire et processus de légitimation

    Les régimes autoritaires ont longtemps été étudiés sous l’angle uniquement répressif et souvent de façon caricaturale. Depuis une vingtaine d’années, les chercheurs en sciences sociales s’attachent à rattraper le temps perdu en s’intéressant aux modes de légitimation, notamment en analysant les modes de négociation du contrat social autoritaire, producteur de consentement29. Ce dernier repose souvent sur les résultats plus que sur les processus, et notamment sur le développement économique. Cette observation fait écho au large soutien de la population chinoise à son président Xi Jinping (ou de la population singapourienne à l’égard du Premier ministre Lee Hsien Loong), taux de soutien parmi les plus élevés au monde30. 

    Il en découle que les régimes autoritaires, dont la légitimité, fondée sur le principe méritocratique, repose sur les résultats (output legitimacy), peuvent plus difficilement se permettre de faire preuve d’incompétence face à une gestion de crise que les démocraties dont la légitimité, issue du principe représentatif, repose sur le processus de l’élection (input legitimacy)31. En ce qui concerne le volet répressif, il faut noter que les régimes autoritaires ont moins eu recours à l’état d’urgence face au coronavirus que les démocraties, qui se sont massivement engagées dans cette voie32 – or l’état d’urgence, qui vise précisément à déroger à l’état de droit, considéré comme l’un des marqueurs ultimes de la dichotomie démocratie-dictature33. 

    Ainsi, l’idée longtemps admise qu’il était impossible qu’un scénario apocalyptique de lockdown massif à la chinoise puisse être déclaré en démocratie, où la « transparence » et les flux d’information, combinés à l’existence d’une société civile organisée et mobilisée, seraient autant de leviers pour déclencher l’action d’un gouvernement qui, anticipant qu’il devra « rendre des comptes », ne pourrait être, par nature, que respectueuse des libertés, s’est heurtée à la réalité, révélant l’aveuglement idéologique né du narcissisme de nos catégories politiques. 

    La dichotomie comme obstacle épistémologique à l’analyse comparée des politiques publiques

    Pourquoi les informations sur ce « virus chinois » n’ont-elles pas alerté à temps les autorités du monde occidental ? A côté des biais cognitifs habituels, les démocraties occidentales n’ont pas pris la mesure du danger du fait de leur représentation d’elles-mêmes comme fondamentalement distinctes de la Chine, appréhendée uniquement au prisme de son régime politique considéré comme totalitaire, dès lors ontologiquement incomparable à la France. L’association de la démocratie à l’Occident et de la dictature à l’Orient dans le cadre de la construction sociale de leur irréductible altérité est un obstacle épistémologique majeur à l’exercice nécessaire de la comparaison internationale. Cette association a eu pour effet de jeter une suspicion d’autoritarisme sur toute « bonne pratique » en provenance d’Orient et de provoquer son rejet, comme l’ont montré l’affirmation initiale de l’inutilité du port du masque et de la dangerosité du contact tracing alors que ces solutions étaient mises en œuvre avec succès dans toute l’Asie, démocratique comme non-démocratique34. 

    Le 24 janvier 2020, lors de son retour d’Israël, le président Emmanuel Macron déclarait : « La dictature est un régime où une personne ou un clan décide des lois. Une dictature est un régime où l’on ne change pas les dirigeants, jamais ». Une telle méconnaissance du monde au plus haut niveau de l’Etat révèle une faillite, en amont, des catégories construites et analysées par les sciences sociales, enseignées dans les universités et reprises par les médias. Mais les crises sont des moments de fluidité extrême, propices à l’anomie35. C’est ainsi qu’à la faveur de l’épidémie de Covid-19, l’ensemble du dispositif identitaire-idéologique démocratie-autoritarisme/Orient-Occident connaît un ébranlement profond. Si cette crise vient rappeler aux démocraties occidentales que leurs populations ne sont pas moins mortelles que celles des régimes autoritaires non-occidentaux, elle devrait également leur rappeler que la démocratie non plus n’est pas immortelle. Les illusions des régimes démocratiques quant à leur propre invulnérabilité sont en train d’accélérer leur déclin – quitte à emporter dans leur chute l’ensemble du modèle libéral occidental36.

  • Frustrated Chinese travellers in Singapore show limits of border reopenings as Covid-19 rages on | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/week-asia/health-environment/article/3098988/frustrated-chinese-travellers-singapore-show-limits

    After two years in Singapore’s food and beverage industry, Chen – not his real name – said he was ready to return to his home country, but the new negative test result prerequisite for travelling was making him anxious.
    Singapore, with more than 56,000 cases though the bulk of patients have recovered, generally offers tests only to those showing symptoms. Late on Wednesday, it announced it would make tests available between Friday and next Monday to travellers to China, to align with the new requirements.
    Chen is not alone. As countries around the region ease open their borders in a bid to revive the ailing aviation industry, many would-be travellers have been left feeling confused and angry by what sometimes seem like daily rule changes by governments seeking to prevent imported infections that could trigger mass local outbreaks and force fresh lockdowns.

    #Covid-19#migrant#migration#singapour#asie#chine#travailleurmigrant#test#sante#testnegatif#frontiere

  • A decade of desperation for refugees across the globe
    https://multimedia.scmp.com/infographics/news/world/article/3096764/asylum-seekers-refugees/index.html

    Rising numbers

    Refugees and asylum seekers may be displaced by war or threats due to their ethnicity, political beliefs or sexual orientation. Those fleeing their homes often leave family and friends behind, only to face new traumas, including new societies that can often appear unwelcoming.

    In 2018, 70 million people were displaced – 26 million were refugees and 84 per cent of those were from underdeveloped countries. Many are still waiting to be resettled.

    Recent figures indicate that more than half the world’s refugees live in urban areas, and almost 40 per cent are confined to camps or similar facilities.

    #migeartion #asile #réfugiés #statistiques

  • HK boarding houses linked to Covid-19 rebound - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/08/hk-boarding-houses-linked-to-covid-19-rebound

    The number of Covid-19 infections in Hong Kong rebounded to 62 over 24 hours on Tuesday from 33 a day earlier with more domestic workers testing positive after staying in boarding houses. On Wednesday, the Center for Health Protection said one case was imported and the others were local infections. Among the local cases, 28 have no known source. An Indonesian domestic worker, aged 35, was identified as infected on Tuesday, according to the center. She left her former employer’s home on July 24 and stayed with five other domestic workers in a boarding house on the seventh floor at Haven Court in Causeway Bay. She moved to her new employer’s home in Sai Kung on August 1 and was living there with 11 people until August 10. All 11 will be sent to a quarantine center. Separately, four domestic workers who stayed with an infected helper in a boarding house in Sheung Wan last month also tested positive. A 40-year-old Indonesian domestic worker tested positive on Monday. She was staying in an apartment in Quarry Bay to take care of an elderly person between July 16 and 23 after she left her former employer. She then moved to a boarding house in Cheung Hing Mansion in Mong Kok from July 23 to August 3, staying with at least 10 other domestic workers.

    She developed symptoms on August 2 but still moved to her new employer’s home in Tai Kok Tsui on August 3. She was sent to have a medical check and tested positive. Chuang Shuk-kwan, head of the communicable disease branch of the Centre for Health Protection, said the center was unable to track down close contacts of the 40-year-old Indonesian. Health officials called on police to help trace the contacts, but to no avail. Officers were denied entry by the owner of the boarding house in Cheung Hing Mansion.Chuang urged those who hired foreign domestic workers recently to find out if they stayed at the Cheung Hing Mansion. She said at least one helper who stayed there had tested positive.

    #Covid-19#migrant#migration#asie#hongkong#indonesie#travailleurmigrant#domestique#sante#test#casimporte#tracking

  • HK maids suffer twice as Covid-19 turns the screws - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/08/hk-maids-suffer-twice-as-covid-19-turns-the-screws

    Activists have urged the Hong Kong government to provide better facilities for domestic workers to stay in while they are searching for new jobs or spending their rest days amid the epidemic. The environment of dormitories provided by employment agencies to job-seeking domestic workers was horrible, said Shek Pui-yin, an organiser with the Hong Kong Federation of Asian Domestic Workers Unions. Twenty to 30 people were staying together in a 300-square-feet (29 square meter) apartment while some apartments had no air-conditioning. Even without the Covid-19 epidemic, it was inhuman and unhygienic to let domestic workers stay in such dormitories, Shek said. The Labor Department should regulate these facilities under the Employment Ordinance, Building Ordinance and Fire Services Ordinance, she said, adding that these overcrowded dormitories would threaten public health if many domestic workers were infected with the coronavirus there.
    Shek’s comments came after a dozen Indonesian domestic workers who had stayed in boarding houses since last month tested positive

    #Covid-19#migrant#migration#asie#hongkong#domestique#travailleurmigrant#inegalite#systemesante#dortoir

  • Asia-Pacific tourism makes patchy restart, and some missteps
    https://apnews.com/9439258ed4ba433ec9266d3fc9a7d2fe

    Tourism operators across Asia and the Pacific are making furtive and faltering advances, as well as some spectacular missteps, after travel was largely halted by the coronavirus pandemic that continues ebbing and mostly surging around the globe. The Indonesian resort island of Bali tentatively opened to domestic visitors on Friday while struggling tourism businesses in Queensland, known as Australia’s Sunshine State, will soon lose visitors from the nation’s biggest city, Sydney.With international travel heavily restricted, progress in reviving tourism has been at best anemic and usually perilous.

    #Covid-19#migrant#migration#asie#australie#tourisme#sante#restrictionsanitaire

  • Student protests in Southeast Asia have brought down dictators before: What Thailand’s students can learn - Thai Enquirer
    https://www.thaienquirer.com/16136/student-protests-in-south-east-asia-have-brought-down-dictators-before

    Where does that leave #เยาวชนปลดแอก?

    The current cross-generational nature of student-led protest turnout can be fleeting, as the First Quarter Storm protests tell us. A movement built and centered around campuses becomes overly dependent on the rhythm of the school year, on the personalities of certain students, on the (often fragile) unity among student leadership.

    Rather, a dedicated attempt at cross-class coalition building – involving leaders, organizers and agitators from farming communities, informal laborers and factory workers – is critical to keep the protest momentum going over the many years it will take to create political change. The waves of protest in Indonesia came from different factions of society. In some important cases, as in 1996, protests barely involved student leadership at all.

    More importantly, student leaders must look beyond traditional allies. Calls for current student protest leaders to link up with trade unions or opposition parties are important, but far from enough. As seen with the Red Shirt protests in 2010, real social change comes from tapping into the concerns of the informal proletariat. Amid a pandemic that has widened the income gap further, there are more than enough problems to amplify.

    Ultimately, returning power to the people means recognizing the breadth and depth of who ‘the people’ really are. A cross-class coalition will give students the vital support and momentum needed to keep going.

    #Thaïlande #people_power #Asie_du_Sud-Est #Philippines #Indonésie