• Terrorisme et fondamentalisme : cette militante afghane accuse la CIA et l’Occident
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2022/terrorisme-et-fondamentalisme-cette-militante-afghane-accuse-la-cia-et-loc

    Dans un contexte de soulèvement contre l’islamisme radical en Iran, l’espoir d’une démocratie dans un pays tout aussi instable, l’Afghanistan, ne tarit pas. Entretien avec une révolutionnaire de ce pays livré aux Talibans.

    #Asie #Féminisme

  • Des luttes féministes contre le fondamentalisme en Asie du Sud

    Bushra Khaliq donne un aperçu du contexte politique des pays d’Asie du Sud et du mouvement féministe dans la région

    En Asie du Sud, il peut y avoir des différences d’un pays à l’autre quant aux stratégies et aux approches liées au féminisme, mais l’objectif principal de l’agenda féministe ici est le même. En Afghanistan, le régime taliban restreint les droits fondamentaux des femmes. Le Pakistan et l’Afghanistan ont des frontières communes. Nous savons donc comment l’ingérence politique de l’impérialisme américain et l’implication sur place de l’OTAN [Organisation du traité de l’Atlantique Nord] affectent les droits de la population. En fait, ils ont un impact sur tous les aspects de la vie. Nous avons essayé d’exprimer notre solidarité avec nos compagnes afghanes en écoutant ce qu’elles disent de ce qui se passe là-bas et ce qu’elles font pour affronter et critiquer ce régime oppressif. Cet article analysera brièvement la situation de certains pays d’Asie et leur relation avec l’organisation féministe.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/11/05/des-luttes-feministes-contre-le-fondamentalism

    #féminisme #international #asie

  • Stigmatisation en chansons : le racisme anti-asiatique.

    Le rejet des populations asiatiques en Occident remonte au XIX° s. et s’inscrit dans le contexte d’une colonisation européenne qui se nourrit de la conviction de la supériorité de la « race blanche », comme on disait alors. Les Chinois apparaissent comme un peuple faible, en particulier au moment des guerres de l’opium, qui conduisent notamment à la mise à sac par les Européens du palais d’été de l’empereur à Pékin en 1860.
    https://lhistgeobox.blogspot.com/2022/10/stigmatisation-en-chansons-le-racisme.html

  • Xi Jinping, le nouvel empereur rouge de la Chine (4mn)

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-zoom-de-la-redaction/le-zoom-de-la-redaction-du-lundi-10-octobre-2022-6450042

    On le compare à Mao Zedong. Le président Xi Jinping est sur le point d’obtenir un troisième mandat à la tête de la Chine, lors du congrès du Parti communiste chinois, qui débutera le 16 octobre. Xi Jinping, le nouvel empereur rouge de la Chine, c’est un reportage de Sébastien Berriot.

    Au fond de cette petite grotte, à flanc de montagne, un matelas est posée à même le sol, avec au-dessus une photo de Xi Jinping adolescent. On est dans le petit village de Liang Jiahe, à 1000 kilomètres à l’ouest de Pékin. C’est ici, dans cette campagne très pauvre, que le jeune Jinping a vécu quand il avait 15 ans, envoyé de force à la fin des années 1960 dans le cadre d’un vaste programme de rééducation de la jeunesse.

    Xi Jinping a travaillé la terre pendant sept ans dans ce village qui est aujourd’hui transformé en musée et lieu de pèlerinage national à la gloire du président. Des bus emmènent chaque jour des milliers de visiteurs. On est cœur du système de propagande qui présente le président comme un enfant du peuple.

    Le discours de la guide est bien rodé : « Camarades, aujourd’hui, nous sommes venus ensemble à Liang Jiahe pour retracer les empreintes de notre nouvelle génération de dirigeants. Notre Secrétaire Général a dit que la vie ici pendant sept ans dans les montagnes était un grand exercice pour lui. Lorsqu’il était un jeune homme ordinaire âgé de 16 ou 17 ans, il a accompli un travail pratique pour améliorer le sort des gens dans le futur. Aujourd’hui, son idéal s’est effectivement réalisé. Je partage avec vous les mots de notre Secrétaire Général, ’Quand le pays va bien, la nation va bien, et tout le monde va bien »."
    Une légende construite au fil des années

    Prince rouge au milieu des champs, Xi Jinping a construit sa légende dans ces campagnes où le culte de la personnalité a bien produit ses effets. Ici, la conscience politique et les critiques sont quasiment inexistantes. Le président est vu comme un bienfaiteur. « Mes ancêtres vivent ici depuis des générations », indique un homme, âgé, qui n’a pas oublié le jeune Jinping*. « J’ai rencontré Xi quand il était un grand garçon, un adolescent. Nous avons travaillé ensemble, fait toutes sortes de travaux, planté des graines, des céréales et des légumes. Je suis content, parce qu’aujourd’hui, il pense aux paysans, cultivateurs*. »

    « Quand il est revenu en 2015, tout notre village l’a accueilli et tout le monde l’a immédiatement reconnu, comme si c’était un homme du village, revenu voir sa famille », ajoute sa compagne. « Je l’ai appelé Jinping comme avant. Je suis contente de son travail. Grâce à lui, la vie s’est améliorée. Avant on se nourrissait uniquement de mil. Maintenant, on utilise le blé, et la farine. »
    "Le modèle Poutine"

    Sa réélection est présentée comme une formalité. Après dix ans à la tête du parti, Xi Jinping a accumulé les pouvoirs. Une vaste campagne contre la corruption lui a permis d’éliminer ses opposants à la tête du parti. Quant à la base du PCC, elle est acquise à la cause du président de façon presque automatique, analyse un politologue chinois, dont nous ne publions pas l’identité. Cet ancien professeur de sciences politiques au sein de la prestigieuse université Tsinghua de Pékin est l’un des rares universitaires à continuer de critiquer publiquement le régime communiste.

    « Chaque cellule de base du PCC étudie en permanence les discours et les écrits de XI. Il a publié plus de 100 livres au cours des dix dernières années et d’après mes propres calculs, il prononce en moyenne deux discours importants par semaine, que les membres du parti doivent étudier », explique cet ancien professeur. « Cet apprentissage collectif est une sorte de lavage de cerveau. Depuis dix ans, les 90 millions de membres du PCC ont en fait progressivement perdu leur capacité à douter et à critiquer. La grande majorité des Chinois n’a pas conscience du danger que représente un tel parti et un tel dirigeant. »

    Ce politologue ose faire le lien entre Xi Jinping et Vladimir Poutine : « Cela suit exactement le modèle de Poutine. Sa réélection, son mode de contrôle sur la société. C’est en fait un exemple pour Xi, qui a rencontré Poutine 38 fois au cours des dix dernières années. Il a en fait son professeur. »

    Des questions que personne ne se pose dans le petit village de Liang Jiahe. Pour les paysans, le troisième mandat de Xi Jinping est simplement vécu comme une continuité de l’histoire.

    #Asie#Chine#Xi_Jinping#Communisme#Propagande#PCC#Poutine

    • Liangjiahe: Lifelong friends in a place that feels like home (10)


      This is the tenth episode of an audio rendition of the literary non-fiction work, Liangjiahe, which follows the early life of China’s president Xi Jinping, as he lived and worked alongside his fellow villagers at Liangjiahe for seven years since 1969.

      https://peoplesdaily.pdnews.cn/china/liangjiahe-lifelong-friends-in-a-place-that-feels-like-home-10-6

    • Série « Chine, une puissance contrariée »

      Épisode 1/4 : (58mn)

      XXe Congrès du PCC : le passage en force de Xi Jinping

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/cultures-monde/20eme-congres-du-pcc-le-passage-en-force-de-xi-jinping-6788933

      Le 16 octobre se tiendra le XXe Congrès du PCC chinois, 5 ans après celui qui a aboli la limite de mandats présidentiels. Cet évènement crucial dans la vie du parti devrait cette année acter la reconduite de Xi Jinping à la tête du Parti et de la Présidence de la République Populaire de Chine.
      avec :

      – Alice Ekman (Analyste responsable de l’Asie à l’Institut des études de sécurité de l’Union européenne (EUISS))

      – Jean-Philippe Béja (sinologue, politologue, directeur de recherche émérite au CNRS et chercheur au Centre d’études et de recherches internationales (CERI/Sciences Po).)

      – Chloé Froissart (Professeure d’histoire et de sciences politiques au département d’études chinoises de l’Inalco).

    • Épisode 2/4 : (58mn)

      Logement, éducation, travail : les désillusions de la classe moyenne

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/cultures-monde/logement-education-travail-les-desillusions-de-la-classe-moyenne-6432018

      Après le scandale Evergrande en septembre 2021, les mises à l’arrêt de chantiers de construction de logement se multiplient dans tous le pays. Au-delà des risques pour l’économie qui repose à 1/3 sur l’immobilier, les ménages de la classe moyenne pâtissent de la situation et commencent à protester.

      avec :

      – Jean-Louis Rocca (Professeur à Sciences Po et chercheur au CERI)

      – Frédéric Rousseau (Professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paul Valéry de Montpellier)

      –Tania Angeloff (Sociologue du travail à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne).

      Elle est au cœur du “rêve chinois” et de l’idéal de “prospérité commune” vantés par Xi Jinping depuis son accession au pouvoir. A mesure qu’elle s’est élargie à des millions de ménages accédant à la propriété et à la société des loisirs, la classe moyenne a incarné la réussite économique de l’Empire du milieu. Une réussite garante de la stabilité du projet politique de Pékin, aujourd’hui menacée par le ralentissement de la croissance et ses conséquences sociales. Manifestations de propriétaires confrontés à la crise immobilière ou jeunes diplômés désabusés par un marché de l’emploi ultra-concurrentiel et un culte du travail à outrance, tous pointent du doigt les limites d’un modèle chinois confronté à une nouvelle réalité : pour la première fois depuis 30 ans, la jeune génération chinoise est confrontée au spectre du déclassement.

      La panne de l’ascenseur social chinois est-elle momentanée ou risque-t-elle de durer ? Quelles peuvent en être les conséquences pour cette classe moyenne constituée autour du rêve de l’accession à la propriété et au consumérisme, mais aussi pour les ménages moins aisés, migrants intérieurs poussés à l’exode rural ou paysans et ouvriers de provinces moins développées ? Quels remous politiques la crise économique actuelle entraîne-t-elle pour Xi Jinping et le Parti Communiste chinois ?

    • Épisode 3/4 : Des Ouïghours aux Mongols : la question sensible des minorités

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/cultures-monde/des-ouighours-aux-mongols-la-question-sensible-des-minorites-2371400

      En août 2022, quelques mois après la révélation des « Xinjiang Police Files » sur l’organisation de la répression exercée par le régime chinois sur la minorité ouïghoure, un rapport de l’ONU sur le même sujet est publié. Malgré les critiques, Pékin maintient sa politique envers les minorités.

      avec :

      – Rémi Castets (Maître de conférences et co-directeur de l’unité de recherche Dynamiques, interactions, interculturalité asiatiques à l’Université Bordeaux Montaigne)

      – Eric Darbré (Journaliste d’investigation )

      – Marie-Dominique Even (Chargée de recherche au CNRS, membre du laboratoire Groupe Religion, Société, Laïcité (GRSL) de l’École pratique des hautes études).
      En savoir plus

      « Il faut renforcer l’identification de tous les groupes ethniques avec la grande mère patrie, avec la nation chinoise, avec la culture chinoise et avec la voie chinoise du socialisme », les mots de Xi Jinping dans son discours lors du Symposium central sur le travail au Xinjiang en mai 2014.

      Il en est ainsi de toutes les grandes réunions politiques en Chine et le XXe Congrès du PCC, dimanche 16 octobre 2022 n’échappera pas à la règle : toutes les minorités ethniques seront là, dans des costumes chamarrés, et arborant leur plus beau sourire. Le cérémonial s’ouvrira sans doute, comme il y a cinq ans, par un film montrant combien ce Congrès suscite de passion jusque dans les campagnes les plus reculées, jusque dans les réfectoires des bonzes.

    • Épisode 4/4 : Hong-Kong : la fin d’un îlot de liberté

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/cultures-monde/hong-kong-la-fin-d-un-ilot-de-liberte-7051853

      En 2022, plusieurs titres de presse alertent sur la fuite préoccupante des cerveaux à Hong-Kong. Désormais dirigée par un exécutif dévoué à Pékin et minée par la pandémie, Hong-Kong vit dans un climat accru de peur où toute opposition a été chassée ou muselée. Est-ce la fin de l’îlot de liberté ?

      avec :

      – Sébastian Veg (sinologue, directeur d’études à l’EHESS)

      – Eric Florence (Chargé de cours à l’Université de Liège, ancien directeur du Centre d’études français sur la Chine Contemporaine (CEFC) à Hong Kong (de 2015 à 2019))

      – Alessia Lefébure (Sociologue et spécialiste des politiques publiques et des réformes des systèmes universitaires à travers le monde).

      En savoir plus

      « Stopper la violence, enrayer le chaos et rétablir l’ordre : ce sont nos tâches les plus urgentes à Hong-Kong pour l’instant », les mots de Xi Jinping dans son discours lors du 11e sommet des BRICS en novembre 2019**.

      Pour répondre à ces questions, Julie Gacon reçoit Sebastian Veg, directeur d’études à l’EHESS et historien ainsi que Eric Florence, chercheur à l’université de Liège.

      C’est une reprise en main en deux ans et en deux temps. Deux réformes institutionnelles ont contribué à remettre un peu plus Hong-Kong dans le giron de Pékin malgré les garanties promises lors de la rétrocession en 1997. Il y a deux ans, en 2020, la loi sur la sécurité intérieure permettait aux autorités locales de contrôler et de punir la moindre opposition. Un an plus tard, en 2021, une réforme électorale réduisait le nombre de sièges élus au suffrage universel, au sein du Conseil législatif. De quoi achever d’enterrer la semi-autonomie et les libertés dont jouissent les 7 millions 200 mille habitants de Hong-Kong, et qui n’ont plus le droit ne serait-ce que de manifester, comme ils l’avaient fait par centaines de milliers en 2019, contre cette ingérence des autorités judiciaires chinoises dans les affaires de la cité-Etat.

      Quelles manœuvres à la fois législatives, politiques et institutionnelles Pékin a-t-elle engagées pour mettre au pas Hong-Kong ? La cité-Etat peut-elle croire à une résurgence du mouvement pro-démocratie ?

      "Le mouvement de protestation de 2019 était lui-même une réponse à l’érosion progressive d’un certain nombre de normes mises en place à Hong-Kong depuis la rétrocession. On ne peut donc pas dire que la Loi de Sécurité Nationale est venue réprimer les excès du mouvement de 2019 car en réalité, elle s’inscrit dans la suite de toutes ces érosions des normes de la société hongkongaise", affirme Sebastian Veg.

      "Aujourd’hui, les lignes rouges à ne pas dépasser sont particulièrement floues dans le système judiciaire hongkongais, ce qui est un élément nouveau à Hong-Kong et caractéristique des régimes autoritaires", observe Eric Florence.

  • La BBC supprime 382 postes à l’international

    Le groupe audiovisuel public britannique met en œuvre un plan d’économies et de numérisation qui se traduit par 1 000 suppressions d’emplois.

    https://www.liberation.fr/economie/medias/la-bbc-supprime-382-postes-a-linternational-20220929_WKZ7PBSDN5DHDLZB3PUN

    La BBC taille dans ses effectifs. Engagé ces dernières années dans un plan d’économies drastiques, le groupe audiovisuel public britannique a annoncé ce jeudi son intention de supprimer 382 postes dans son service international, afin d’accélérer sa mutation vers le numérique. Ce projet au sein du BBC World Service va se traduire par la fermeture des radios en arabe, en perse et en chinois, ainsi que l’arrêt de certains programmes TV en Afrique ou Asie, précise un communiqué.

    La BBC assure qu’aucun des 41 services en langue étrangère ne sera complètement fermé mais presque la moitié d’entre eux ne seront plus disponibles qu’en ligne. « L’évolution des habitudes du public dans le monde, avec un nombre croissant de personnes accédant aux informations par voie numérique, s’accompagne d’un climat financier difficile », a rappelé le groupe.

    Pression financière

    A l’approche de son centenaire le mois prochain, la BBC était déjà sous pression financière considérable : outre le vieillissement de ses audiences, le gouvernement conservateur a gelé la redevance pour deux ans, créant un trou béant dans ses comptes vu le niveau élevé de l’inflation. Le contexte s’est encore dégradé ces derniers mois avec l’envolée des prix et donc de ses coûts, poussant la BBC à « des choix difficiles ».

    Le BBC World Service touche une audience estimée à 365 millions de personnes dans le monde chaque semaine et ses programmes sont particulièrement importants dans des pays où la liberté de la presse est limitée.

    L’objectif des mesures annoncées ce jeudi est de réaliser une économie de 28,5 millions de livres (environ 31 millions d’euros) par an, ce projet s’inscrivant dans le plan d’accélération vers le numérique annoncé en mai, se traduisant par 1 000 suppressions d’emplois (sur 22 000) et 500 millions de livres de coupes annuelles. Dans cette optique, le groupe a déjà annoncé son intention de fusionner ses chaînes d’informations britannique et internationale. Il va également cesser de diffuser en linéaire certaines chaînes.

    #BBC#Information#Médias#World_service#Chine#Arabe#Farsi#Afrique#Asie

  • Constitutionnaliser le droit à la vie digne ?
    https://drdpositif.wordpress.com/2022/09/15/constitutionnaliser-le-droit-a-la-vie-digne

    Par Sébastien Peytavie, Député écologiste de Dordogne, membre de la Commission des affaires sociales.Rentrée 2022 : la France compte près de 11 …

    #Société #Nouvelle-Aquitaine #Asie #Handicap #Éducation

  • Le Ghana veut intégrer le mandarin à son cursus scolaire
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/09/14/le-ghana-veut-integrer-le-mandarin-a-son-cursus-scolaire_6141623_3212.html

    Le Ghana veut intégrer le mandarin à son cursus scolaire
    Cette réforme aux contours encore flous s’inscrit dans la stratégie d’influence chinoise en Afrique, où les Instituts Confucius se multiplient.
    Le mandarin, langue la plus parlée en Chine – et dans le monde –, devrait rejoindre le cursus scolaire au Ghana, un pays où cohabitent déjà 81 langues, dont neuf nationales. Le directeur du ministère de l’éducation, Divine Yao Ayidzoe, l’a annoncé à la presse en grande pompe, fin août, lors d’une conférence organisée par l’Institut Confucius de l’Université de Cape Coast (UCC). « Regardez l’expansion de l’économie chinoise, c’est la deuxième économie mondiale !, s’est-il exclamé. Il va sans dire que ceux qui auront le privilège d’apprendre la langue chinoise [durant leurs études] auront une chance énorme. »
    Pour l’heure, les contours de cette réforme sont encore flous et la date de sa mise en application indéterminée. Seule certitude : elle devrait se faire sur la base d’un partenariat avec l’Institut Confucius. « Nous sommes en train de discuter avec le ministère de l’éducation du déploiement de la langue chinoise dans les écoles primaires et secondaires du Ghana, élude le professeur Ishmael Mensah, codirecteur de l’Institut Confucius de l’UCC, inauguré en 2016. Les retours du ministre ont été positifs, mais j’ignore encore quand le mandarin intégrera effectivement le cursus scolaire. »
    Le pari peut sembler audacieux au Ghana, dont la langue officielle est l’anglais et où de nombreux jeunes choisissent d’aller poursuivre leurs études supérieures au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis. Mais Ishmael Mensah se dit confiant : « Il y a une demande croissante pour l’enseignement du chinois au Ghana. Pas un jour ne passe sans que nous recevions des demandes d’écoles qui voudraient enseigner le mandarin dans leurs établissements, mais nous n’avons pas assez de professeurs disponibles pour répondre à toutes ces demandes. »
    Aux futurs sinophones, Divine Yao Ayidzoe et les deux codirecteurs de l’Institut Confucius vantent des opportunités d’emploi dans les entreprises chinoises implantées au Ghana, des possibilités de collaborations sino-ghanéennes et une compétitivité accrue sur un marché de l’emploi mondialisé. « Pékin propose énormément de bourses aux étudiants ghanéens pour poursuivre leurs études en Chine, rapporte Ishmael Mensah. Et nous recevons également à l’Institut Confucius beaucoup d’offres d’emploi d’entreprises chinoises qui cherchent à recruter des employés sachant lire et écrire dans leur langue. »
    Au cours de la même conférence à l’UCC, M. Ayidzoe annonçait paradoxalement que le Ghana cesserait d’envoyer des étudiants en médecine à Cuba… faute d’un niveau d’espagnol suffisant. « Il y a une perte d’influence des langues occidentales en Afrique subsaharienne, et notamment en Afrique de l’Ouest, affirme Selma Mihoubi, docteure en géopolitique et chercheuse associée au laboratoire « Médiations » de l’université Paris-Sorbonne. Cela forme un appel d’air dans lequel le soft power chinois vient s’engouffrer. »
    Le Ghana n’est pas le premier Etat africain où se déploie la stratégie d’influence chinoise. Les Instituts Confucius poussent sur le continent comme des champignons, au point que la quasi-totalité des 54 pays d’Afrique en sont désormais dotés, selon Ishmael Mensah. L’Afrique du Sud en 2015 et l’Ouganda en 2019 ont été les premiers à intégrer le mandarin à leur cursus scolaire.« Je pense que la suprématie des universités anglophones, Oxford et Ivy League en tête, touche à sa fin, souligne Eyram Ivy Sedzro, étudiante ghanéenne en développement international à l’Université de Melbourne et autrice d’une étude sur la fuite des cerveaux au Ghana. Les universités asiatiques ne cessent de grimper dans les classements mondiaux. A mon avis, d’ici vingt ou trente ans, les facultés de Pékin ou de Tokyo n’auront plus rien à envier à Harvard. » Et ce d’autant plus que le nombre de bourses accordées aux étudiants ghanéens par les gouvernements occidentaux, en particulier britannique, est en baisse, tandis que celles octroyées par le gouvernement chinois ne cessent d’augmenter.
    Le discours officiel sino-ghanéen occulte justement les risques de fuite des cerveaux. Selon une étude de Kajsa Hallberg Adu intitulée « Student migration aspirations and mobility in the global knowledge society : The case of Ghana » et publiée en 2019 dans le Journal of International Mobility, 52 370 Ghanéens hautement qualifiés vivaient en 2009 dans les pays de l’OCDE. Une décennie plus tard, si cette émigration de travailleurs hautement qualifiée concerne encore majoritairement les pays occidentaux, en particulier les Etats-Unis et le Royaume-Uni, ils sont désormais de plus en plus nombreux à se tourner vers l’Asie. « Il ne faut pas se leurrer, rappelle Eyram Ivy Sedzro. Vers l’Occident comme vers l’Asie, cette fuite des cerveaux reste dans les deux cas préjudiciable au Ghana. En plus de menacer nos langues vernaculaires, il s’agit d’une forme de migration choisie, réservée à l’élite intellectuelle de notre pays. »

    #Covid-19#migrant#migration#chine#ghana#etudiant#emigration#migrantqualifié#mobilite#asie#braindrain

  • Antiféminisme et garçons-fleurs en Corée
    https://laviedesidees.fr/Antifeminisme-et-garcons-fleurs-en-Coree.html

    L’élection de Yoon Suk-yeol comme président de la Corée du Sud, avec sa rhétorique antiféministe, contraste avec la féminisation croissante des hommes et des garçons, particulièrement dans la K-pop. Paradoxe étonnant ou errements de la lutte contre les #inégalités ?

    #International #populisme #femmes #Asie #masculinité
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20220916_coree.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20220916_coree.pdf

  • Wok de nouilles au brocoli
    https://www.cuisine-libre.org/wok-de-nouilles-au-brocoli

    Cuire les nouilles chinoises selon les indications de l’emballage. Deux minutes avant la fin de la cuisson, ébouillanter les fleurettes de #Brocoli pour les attendrir. Égoutter. Dans un wok (ou une sauteuse) faire revenir à sec les noix de cajou jusqu’à ce qu’elles colorent. Réserver. Chauffer l’huile de sésame dans le wok pour faire sauter les dès de #Tofu jusqu’à ce qu’ils soient dorés. Réserver. Chauffer un peu d’huile neutre dans le wok pour cuire l’oignon, puis ajouter l’ail et le gingembre. Ajouter le… Brocoli, Tofu, #Petit_pois, #Pâtes, #Woks, #Asie / #Végétarien, #Sans œuf, #Sans lactose, #Sans viande, Végétalien (vegan), (...)

    #Végétalien_vegan_ #Sauté

  • Pandemic untamed in Japan, South Korea and Taiwan - Asia Times
    http://asiatimes.com/2021/05/pandemic-untamed-in-japan-south-korea-and-taiwan

    Pandemic untamed in Japan, South Korea and Taiwan
    East Asian nations earned plaudits for their earlier virus containment strategies but none are out of the woods yet
    by Andrew Salmon May 14, 2021
    SEOUL – Japan is poised to extend its state of emergency, formerly virus-free Taiwan is faced with record new infections and South Korea is just about holding its own as Covid-19 renews its rampage across the region.
    It is a grim reminder that the three East Asian democracies, which all won varying degrees of kudos for their virus containment measure strategies last year, are not out of the woods yet. All three are lagging behind the norm for developing nations in terms of vaccination programs. While the situation in the three countries is nowhere near as dire as in carnage-wracked India, matters are increasingly worrying for Japan – and the world – as it prepares to host the Olympics despite the ongoing failure of pandemic containment efforts. With the Olympic Games’ opening ceremony set for July 23, the government was expected to announce further containment measures late on Friday, according to Kyodo News Agency. The unexpected move was expected to extend “states of emergency” from six to nine prefectures nationwide. The capital Tokyo and Japan’s second city, Osaka, are already in states of emergency. The new restrictions will be applied from Sunday to May 31. “There were discussions on the need to thoroughly implement strong measures,” said Chief Cabinet Secretary Katsunobo Koto.
    Under the measures, restaurants cannot open past 8pm and cannot serve alcohol, department stores and major commercial facilities are “requested” to temporarily shut down or to close early and sports stadiums are only allowed to operate at 50% capacity. The latest states of emergency are the third set to be applied. This week, daily new infections in Japan have registered at more than 6,000 for three straight days. Japan, population 126 million, has so far suffered 11,249 deaths from Covid-19. That falls far behind the hideous body counts in the United Kingdom (128,000), the United States (584,000), Brazil (430,000), India (258,000) and the United Kingdom (128,000). However, it is also far ahead of its two regional neighbors. Though the national health system continues to hold out, there are reports from some regions of patients dying at home due to a lack of hospital bed space, while highly contagious mutations of the virus stalk the land. Meanwhile, Japan’s vaccination program is the slowest in the OECD. Only one vaccine, produced by Pfizer, has so far been approved for use by the country’s notoriously bureaucratic officialdom. As a result, according to a global comparison of the numbers of citizens vaccinated per 100 people as collated by database Statista, Japan has managed to vaccinate only 3.51%. Against the backdrop of these failures of leadership, a planned visit by International Olympic Committee chief Thomas Bach, set for this week, has been put back to June. Public opinion polls show minimal support for the Games – and major figures are starting to speak out. This week Naomi Osaka, a national tennis star, and Masayoshi Son, the high profile CEO of SoftBank, as well as the country’s most prominent blue-chip and Olympic sponsor Toyota, have all publicly questioned the wisdom of holding the Games this summer.
    The Japanese media has been increasingly scathing about the ineffectiveness of the state’s response and has been seeking to analyze what has gone wrong.The Nikkei Asian Review, while acknowledging the excellence of the public healthcare system, pointed to what it considers to be two national problems in governance: Poor crisis-management ability and a silo mentality among bureaucracies and government agencies.
    These leadership problems, the Nikkei suggested, are further buttressed by a national tendency toward blind optimism among the public.
    All quiet on the Korean frontTo Japan’s west, calm prevails in South Korea.
    After pioneering a highly effective containment strategy last year, the country was late to acquire vaccines, leading to a program that is far ahead of Japan’s, but still far slower than most developed countries.
    Yet South Korea, with a population of 51 million, has suffered only 1,893 deaths from the virus.In Seoul, social distancing restrictions include the closure of bars and restaurants at 10pm and social gatherings limited to four people. Even on days when infection numbers rise, the government, apparently loathe to implement additional measures on a Covid-weary population and a recovering economy, is keeping a firm hand on the helm and charting its course.At ground zero, amid bright spring sunshine, there is little sense of crisis. Public transport, restaurants and gyms are full. Covid-related headlines in leading media are hardly apocalyptic, being largely reduced to the daily count of new infections – now hovering in the 600-700 range.And while there is public criticism of the slow pace of vaccinations, according to Statista, South Korea’s rate is above Japan’s at 8.16% per 100 people.Matters are vastly different for all metrics in Taiwan. Taipei was arguably the most effective government in Asia – if not the world – in defeating the virus. The self-governing island, with a population of 24 million, has suffered only 12 deaths from the virus.But fear struck this week as cases started to rise, with a daily record of 29 new infections in the country on Friday. While such a figure would be cause for celebration virtually anywhere else, in Taiwan it is a cause for alarm.The leadership has put on its game face. Premier Su Tseng-chang said on Friday that there was no need to raise the island’s Covid alert, according to media in Taipei.
    That quashed suggestions by the health minister earlier this week that the alert level would be raised. As that step would have meant the closure of non-essential businesses, the stock market plunged but has since steadied.
    While Taipei pioneered a deft contact-tracing system of conglomerating governmental databases – a step that was successfully followed by Seoul – it could be very vulnerable if infections continue to rise.The country’s vaccination rate is at the bottom of virtually all global charts. According to Statista, its rate of vaccinations per 100 people is a mere 0.39%.

    #Covid-19#migrant#migration#asie#japon#coreedusud#taiwan#pandemie#politiquesanitaire#vaccination#circulation#economie#frontiere

  • Cuisson des vermicelles de riz
    https://www.cuisine-libre.org/cuisson-des-vermicelles-de-riz

    Porter un grand volume d’eau (non salée) à ébullition. Couper le feu. Plonger les écheveaux de vermicelles dans l’eau chaude. Laisser réhydrater 3 à 5 minutes en remuant de temps en temps avec des baguettes, très délicatement pour ne pas rompre les filaments. L’eau va blanchir. Lorsqu’ils sont cuits, les vermicelles deviennent légèrement translucides. Avec une écumoire, égoutter les vermicelles et les tremper dans de l’eau bien froide pour stopper la cuisson. Renouveler l’eau froide plusieurs fois jusqu’à ce… #Cuissons, #Vermicelles_de riz, #Asie_du Sud-Est / #Sans gluten, #Sans œuf, Végétalien (vegan), #Sans viande, #Végétarien, #Sans lactose, (...)

    #Végétalien_vegan_ #Bouilli

  • L’envers des minorités modèles
    https://laviedesidees.fr/Chuang-Une-minorite-modele.html

    À propos de : Ya-Han Chuang, Une minorité modèle ? Chinois de France et #racisme anti-Asiatiques, La Découverte. Alors que les immigrés et descendants d’immigrés chinois ont longtemps été dépeints comme une « minorité modèle », Ya-Han Chuang montre que ce qualificatif masque les représentations racistes dont sont victimes les membres de cette minorité en France, qui s’investissent en retour dans des mobilisations antiracistes.

    #Société #mobilisation #Asie #minorités #Chine
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20220421_minoritesmodeles-2.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20220421_minoritesmodeles-2.pdf

  • South Koreans rush for holidays in US, Europe, Southeast Asia as Covid-19 rules ease | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/asia/east-asia/article/3172489/south-koreans-rush-holidays-us-europe-southeast-asia-covid-19

    South Koreans rush for holidays in US, Europe, Southeast Asia as Covid-19 rules ease
    The boom started after March 21 when South Korea lifted a seven-day quarantine for fully vaccinated travellers arriving from most countries
    Airlines and travel agencies have reported exploding demand for routes to Hawaii, Saipan and Guam, as well as some destinations in Europe and Southeast Asia. After spending two years being socially distanced in his home country of South Korea, Kim Hoe-jun booked a last-minute flight to Hawaii, where he had enjoyed his honeymoon six years ago, giving in to his craving for overseas travel.“I bought the ticket just a week ago, but it was rather a no-brainer. It felt like I was making up for those two years not being able to go abroad often as I used to before Covid,” he said, before boarding the plane from Incheon International Airport on Friday.
    Vaccinated and boosted, Kim and his wife are among South Koreans joining in a rush for “revenge travel” – a term that has been trending on social media as people scramble to book overseas trips that were delayed by coronavirus restrictions.
    The boom started after March 21 when South Korea lifted a seven-day mandatory quarantine for fully vaccinated travellers arriving from most countries. The restriction had been eased last year but was reimposed in December as the highly infectious Omicron variant spread.The country has largely scrapped its once-aggressive tracing and containment efforts despite a record Covid-19 wave, joining a growing list of countries across the Asia-Pacific which have eased quarantine rules, including Japan, Australia, New Zealand and Singapore.
    Singapore starts ‘living with the virus’, shedding masks outdoors and allowing quarantine-free entry South Koreans now appear more ready to travel. Polls showed people are less worried about the implications of catching the virus, and increasingly see its prevention as out of their hands.
    Sales of overseas flight tickets on 11st, an e-commerce unit of SK Telecom Co Ltd, South Korea’s top mobile carrier, rose more than eight-fold compared with a year before between March 11, when the lifting of quarantine was announced, and March 27, the company said.
    Saipan and Guam, both of which have travel lane pacts with South Korea, also offer free Covid-19 testing and pay for quarantine expenses if a traveller tests positive. Each South Korean national visiting Saipan even receives US$100 in “travel bucks” incentives to spend at businesses there.
    The tour arm of online retail giant Interpark Corp reported a 324 per cent growth in flight bookings for Oceania between March 11-22 from the same period of 2021, a 268 per cent increase for Southeast Asia and 262 per cent more bookings for Europe.On Sunday, the company sold a record 5,200 Hawaii tour packages within just 70 minutes. CJ Corp’s home shopping unit said it received some 2,800 orders for a Spain and Italy trip in one hour on Sunday, totalling 15 billion won (US$12.41 million), days after garnering 9 billion won from its sales of a Hawaii package.
    “The surge reflects growing customer sentiment that an end of Covid travel curbs might be in the offing after the mandatory quarantine was lifted,” said Lee Jeong-pil, general manager of CJ’s home shopping unit. Lee Tae-woo, a 36-year-old frequent traveller to Japan, said he had changed some money into yen, taking advantage of the currency’s sharp decline and hoping to jump on the revenge travel bandwagon soon. Though Japan has yet to allow tourists back in, it has reduced the quarantine period for arrivals for business and other purposes to three days from seven this month, and signalled further easing of travel curbs. “It’s been a long wait, and I’m ready to go back as soon as they finally open up again, and visit my favourite coffee roastery and enjoy the night view from Shibuya station,” Lee said, referring to Tokyo’s bustling central district

    #Covid-19#migrant#migration#coreedusud#sante#frontiere#mobilité#japon#asiedusudest#tourisme#oceanie#europe

  • La Roumanie s’ouvre aux ouvriers asiatiques pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/01/17/la-roumanie-s-ouvre-aux-ouvriers-asiatiques-pour-faire-face-a-la-penurie-de-

    La Roumanie s’ouvre aux ouvriers asiatiques pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre. Bucarest a quadruplé le nombre de visas de travail en un an, alors que quatre millions de Roumains sont partis en Europe de l’Ouest en quête de meilleurs salaires.
    Il vient de terminer la dernière armature en fer, il ne reste plus qu’à tourner le béton. Aganad (qui n’a pas donné son nom) jette un dernier coup d’œil, puis balaie du regard la vue sur Bucarest depuis son chantier, situé au huitième étage du futur immeuble de bureaux, à l’ouest de la capitale roumaine. « Je travaille sur ce chantier depuis six mois et je m’y suis habitué, explique-t-il. Le plus dur, c’est le froid. Aujourd’hui il fait − 3 oC, chez moi on doit être à 30 oC et quelques. » Il aura parcouru plus de 9 000 kilomètres depuis Marawi, capitale de la province de Lanao del Sur, aux Philippines, jusqu’en Roumanie. Un voyage motivé par un emploi sur ce chantier où il touche 600 euros, soit cinq fois plus que le salaire qu’il aurait obtenu dans son pays.Son nom, Aganad, « celui qui protège », semble avoir scellé son destin. Ce jeune homme de 29 ans vient en aide à ses parents, à ses grands-parents, à ses deux sœurs et à son frère restés au pays. Et, depuis qu’il vit en Roumanie, la vie des siens s’est améliorée grâce aux 200 euros qu’il parvient à leur envoyer chaque mois. « Peut-être qu’un jour je partirai travailler en Europe de l’Ouest, où les salaires sont plus élevés, mais, pour l’instant, je me débrouille bien en Roumanie, où le coût de la vie est plus bas et où on nous assure le logement, explique-t-il. J’ai un contrat de deux ans à Bucarest et je me suis habitué à cette ville. »
    Les Roumains se sont habitués eux aussi au nombre croissant d’Asiatiques arrivés dans leur pays à la recherche d’un emploi bien rémunéré. « Au début, on les regardait un peu de travers, avoue Alin Chiriac, le collègue d’équipe d’Aganad. Ils ne parlaient pas le roumain et avaient d’autres habitudes que les nôtres. Mais maintenant ça va, ils se sont adaptés et ont appris à parler un peu le roumain. Et je dois reconnaître qu’ils travaillent plus que nous. Ils sont là pour gagner de l’argent, ils ne savent pas ce que c’est, les loisirs. »Selon le ministère roumain du travail, 480 000 emplois sont vacants pour 200 000 demandeurs d’emploi. La pénurie de main-d’œuvre s’aggrave d’une année à l’autre depuis 2007, année où la Roumanie a intégré l’Union européenne (UE). Environ quatre millions de Roumains sont partis travailler à l’Ouest à la recherche d’un meilleur salaire. Leur origine latine les a surtout poussés vers l’Italie et l’Espagne, deux pays qui comptent chacun un million d’ouvriers roumains, les autres ayant rejoint principalement l’Allemagne, la France et la Belgique.
    Cette hémorragie de main-d’œuvre a provoqué une forte pénurie sur le marché du travail, où les employeurs font désormais appel à la main-d’œuvre asiatique en provenance des Philippines, du Vietnam, du Sri Lanka, du Pakistan, de l’Inde et du Bangladesh. Le bâtiment reste le secteur le plus touché, et la pandémie de Covid-19 a provoqué une autre crise dans la restauration et l’hôtellerie.Au début de l’année 2021, les autorités roumaines avaient fixé un quota de 25 000 ouvriers venant de pays non européens, mais, au mois d’août, ce quota a été doublé pour faire face à la demande. En 2022, l’objectif a de nouveau doublé, soit 100 000 nouvelles autorisations d’entrées délivrées par le gouvernement.Pourtant, l’obtention d’un visa pour pouvoir travailler en Roumanie n’est pas une mince affaire. En 2021, il fallait compter quatre mois de procédures administratives pour l’obtenir. Les autorités doivent d’abord s’assurer qu’il n’y a pas de candidats des pays de l’UE pour le poste ouvert, les citoyens européens étant prioritaires sur le marché du travail. Si l’emploi n’est pas pourvu, c’est au tour des résidents hors UE de déposer leur candidature. On estime qu’en 2022 six à huit mois seront nécessaires pour obtenir un visa, la capacité administrative de la Roumanie étant limitée par les contraintes liées à la pandémie, qui ralentit toutes les procédures. « Si vous vouliez avoir une chance d’employer des ouvriers venant d’Asie en avril 2022, il fallait contacter les sociétés de recrutement en novembre 2021 », avance Romulus Badea, chargé des expatriés dans la société comptable Soter & Partners.
    Lire aussi Article réservé à nos abonnés A Madaras, en Roumanie, le ballet des capitaux étrangers ne fait que commencer
    Les sociétés de recrutement ont poussé comme des champignons et le marché est en pleine expansion. Fondée en 2010, Work From Asia, l’une des sociétés les plus actives dans ce domaine, ouvre le marché roumain aux travailleurs d’Asie du Sud. « En 2021, nous avons eu une croissance de 15 %, déclare Yosef Gavriel Peisakh, son PDG. Au début, on avait des demandes pour le bâtiment, l’agriculture et la restauration, mais maintenant on couvre tous les domaines de l’économie. » En 2022, Work From Asia compte sur une croissance de 20 %.Les ouvriers asiatiques ne se trouvent pas qu’à Bucarest. A Oradea, ville en plein essor économique située dans le nord-ouest de la Roumanie, la société Valtryp, spécialisée dans la fabrication d’accessoires pour automobiles, s’enorgueillit d’avoir des employés qui viennent de l’Inde et du Sri Lanka. « C’est grâce aux ouvriers étrangers que nous arrivons à satisfaire les commandes de nos clients, explique Vasile Trip, le patron de Valtryp. Nous n’avons pas d’autre solution pour avancer. » L’activité en Roumanie progresse grâce à cette perfusion de main-d’œuvre venue de l’Est, tandis que les nationaux continuent d’émigrer à l’Ouest. Les Roumains partent, les Asiatiques arrivent.

    #Covid-19#migrant#migration#roumanie#asie#immigration#travailleurmigrant#sante#economie#visa

  • Le Kazakhstan, en état d’urgence, demande et obtient l’aide de Moscou et de ses alliés
    https://www.france24.com/fr/asie-pacifique/20220105-le-kazakhstan-en-%C3%A9tat-d-urgence-demande-l-aide-de-moscou-et-

    Le Kazakhstan a décrété l’état d’urgence sur tout son territoire et obtenu, mercredi soir, l’aide militaire de la Russie et ses alliés pour une opération de maintien de la paix. Le pays est en proie à des manifestations violentes depuis plusieurs jours et la foule a pris d’assaut les bâtiments gouvernementaux de l’ex-république soviétique d’Asie centrale.

    #Kazakhstan #Asie_centrale #prix_de_l'énergie #soulèvement

  • La tuerie rose bonbon
    https://laviedesidees.fr/La-tuerie-rose-bonbon.html

    La série, qui triomphe partout dans le monde, particulièrement auprès du jeune public, offre une métaphore sur les ravages du #capitalisme et la faillite des illusions démocratiques. Ses modernes jeux du cirque reflètent notre condition, à la fois victimes sacrifiées et consommateurs insatiables.

    #Arts #cinéma #violence #consommation #massacre #Asie #Corée_du_Sud
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20211125_squidgame.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20211125_squidgame.pdf

  • Twenty years after Pol Pot died a broken man, his memory looms large | Phnom Penh Post
    https://phnompenhpost.com/national-post-depth/twenty-years-after-pol-pot-died-broken-man-his-memory-looms-large

    13.4.2018

    Two decades have passed, but Mea Chron still stands by Pol Pot. Most days he also stands by the mass murderer’s cremation site, keeping guard in the Khmer Rouge’s last stronghold of Anlong Veng.

    Pol Pot, the widely reviled despot who spearheaded the Khmer Rouge regime that presided over the deaths of at least 1.7 million people, died 20 years ago on Sunday. Today, despite the horrors of the killing fields having long since been brought to light, he remains a revered figure for some.

    “I regret that when Pol Pot died, I could not go to the funeral,” said Chron, now 65. The former chief of a Khmer Rouge bodyguard unit, Chron found Pol Pot a strict operator, but one he considered a close companion whose ideology he admired.

    “Pol Pot’s opinion is not bad – he liked to help people and he did not want to discriminate between poor and rich. Everyone has a fair life,” he said. “But the lower level cadre started killing people. That’s why [the movement] became bad.”

    Rampant paranoia and factional splintering ultimately led to the movement turning on the man who created it.

    Ever an enigmatic figure, some mystery still shrouds the circumstances of his death, which came hours after the Khmer Rouge leadership had decided to hand him over to an international tribunal.

    What was sceptically reported as a “heart attack” was later reported as a suicide by a nevertheless ailing and finished man, according to journalist Nate Thayer.

    Thayer, who covered a 1997 jungle show trial in which Pol Pot was convicted of ordering a hit on senior Khmer Rouge figure Son Sen and his family, went on to conduct the first interview with Pol Pot in 18 years.

    “He was an old and frail and broken and defeated man who had seen his life’s work and his life’s vision rejected by his own people,” Thayer said this week.

    Hearing reports of the dictator’s death, Thayer crossed the Thai border to view the body. He stuck his hand in the mouth of the deceased and pulled out two front false teeth. Thayer had no doubt this was Pol Pot.

    Pol Pot’s movement to drive people out of the cities to fulfil the dream of an agrarian utopia, which ultimately amounted to forced labour and mass murder, had ultimately boiled down to “a bloated corpse in the tropical heat”.

    “What a waste,” Thayer said. “Twenty years later, Cambodians have never felt anything remotely acceptable to justice.”

    After a deal was brokered to bring the remnants of the Khmer Rouge back into the fold in the late 1990s, ex-cadres were instated in government positions. They were essentially back in power in the areas they had continued to rule, Thayer said.

    “It sends a terrible message to people who maybe want to commit crimes against humanity, genocide, war crimes, torture, and other abominations and violations of international law – that maybe they can do it and get away with it too.”

    Pol Pot, born Saloth Sar in 1925, was the son of relatively well-off rice farmers.

    As a child, he lived for a time in a Phnom Penh Buddhist monastery near the royal palace, where his cousin was a dancer in the royal ballet and his sister was a concubine at the royal court.

    He attended a French Catholic school before turning his hand to carpentry. A scholarship to study radio technology took him to Paris, where he became involved in the communist party and met like-minded Cambodians.

    After flunking his studies, he returned to Cambodia and became a teacher before he began building support from ethnic minorities in the east, many of whom had been displaced by American bombing related to the Vietnam War.

    Despite reports of coercion and fear during this time, Phi Phoun, a now-deceased Jarai man who served as a bodyguard to Pol Pot in Ratanakkiri in the 1970s, said people from the province “respected him and loved him very much”.

    “I was filled with a sense of responsibility and I loved him. I considered him a comrade in arms,” he said. “His words were mesmerising and revealing his goodness, while showing a lot of modesty. We had full confidence in him and were ready to put our lives back into his hands.”

    In 1970, then-Prince Norodom Sihanouk was overthrown by US-backed Lon Nol and simmering guerrilla warfare erupted into all-out civil war. It was during this period that the Khmer Rouge cemented and expanded its supporter base after a radio call from Sihanouk for the people to support the guerrilla group. Pol Pot took Phnom Penh on April 17, 1975. Immediately, he implemented “Year Zero”.

    City-dwellers were evacuated from the capital and so began a regime of enslavement and forced agricultural work. Former members of Lon Nol’s forces were targeted for execution, as were the educated and the wealthy.

    His was a secretive leadership. His own siblings, one of whom lost a son to the regime, did not know their brother Saloth Sar was the mastermind of their suffering until 1978, towards the end of the regime, when a portrait of Pol Pot was released.

    More than 12,000 people, many of them Khmer Rouge cadre accused as traitors, were tortured and killed at the regime’s most notorious prison, S-21, a bloody pattern that was replicated across the country.

    Elizabeth Becker was one of the only journalists to gain entry into the isolated country during Pol Pot’s reign, on a trip in which a fellow traveller, academic Malcolm Caldwell, was shot dead after a private audience with the dictator.

    “Pol Pot is a reminder of the menace of rulers who amass total power over a state. When I interviewed him he was a dictator who exuded more than a hint of megalomania,” she said this week. “He was also charming and confident that he would rule Cambodia for decades to come.”

    He was overthrown by the Vietnamese army and force of Khmer Rouge defectors, led by current Prime Minister Hun Sen, just a few weeks later, on January 7, 1979. He was sentenced to death in absentia in a show trial that same year.

    Pol Pot’s forces fled to the Thai border and regrouped, continuing to wreak havoc on the country from their Anlong Veng stronghold during the 1980s and early 1990s.

    “When Pol Pot died it was as if the world had already moved on and considered him a monster of the past,” Becker said. “I would say he is rightfully the embodiment of the horror of Democratic Kampuchea.”

    The fact he died before facing an international tribunal was “a gross injustice perpetrated by geopolitics”, Becker said. China supported Pol Pot, while the Soviet Union supported Vietnam. The UN, Europe and the US for years continued to recognise Pol Pot as the legitimate ruler of Cambodia despite the mass murder committed by his regime.

    “I can’t help but imagine that Cambodian history if Pol Pot had been arrested and tried. Transitional justice would have been achieved at the beginning of peace,” she said in an email. “Revisionist history would have been difficult. The world would have acknowledged Cambodia’s suffering rather than put it under the rug for decades. That would have greatly aided Cambodians’ difficult recovery.”

    Political analyst Ou Virak agreed that Cambodia’s tragedy had been largely forgotten.

    “Given that the vast majority of the people are born after that period, I fear history could repeat itself,” he said. “It’s a huge opportunity to try to learn a very tragic and important lesson and to commit to prevent it from happening again.”

    While Hun Sen’s government often justifies its actions, including arrests of political opponents, as necessary to prevent a return to civil war, this is also a “double-edged sword for the ruling party”, Virak said.

    “They want to be seen as the saviour for ending it but their connection to the Khmer Rouge past as well as communism itself could undermine their narrative,” he said in a message.

    Both Hun Sen and Funcinpec leader Prince Norodom Ranariddh, the joint prime ministers in the 1990s, were courting the Khmer Rouge bloc in order to oust each other.

    Ever paranoid, Pol Pot suspected his comrades Son Sen and Ta Mok of making alliances with the Cambodian government. Son Sen and at least 10 of his family members, including children, were shot dead and run over by trucks.

    As Pol Pot, aged and ailing, fled into the jungle on a stretcher, Ta Mok seized power and put him on trial in an ad hoc “people’s tribunal”. Pol Pot was kept under house arrest.

    By this time, Pol Pot was a diminished man. He’d had a stroke, was blind in one eye and was plagued by heart problems. The Post at the time questioned whether the Khmer Rouge had “cut off the head to save the body”. Historian David Chandler penned an article on the dictator under a headline reading: “A small, muddled, erratic, frightened man.”

    Yet the soft-spoken, even “gentle” Pol Pot still cut a charismatic figure, and without him, the Khmer Rouge as a movement was ultimately proved untenable.

    But Pol Pot was hardly a lone wolf, and his “Brother Number Two”, Nuon Chea, and head of state, Khieu Samphan, have since been convicted of crimes against humanity, as has S-21 prison operator Kaing Guek Eav, better known as Duch.

    “Even though Pol Pot has passed away 20 years ago without a fair trial of what he did to nearly 2 million Cambodians who lost their lives under his rule, he remains in the hearts of many of his former comrades,” said Youk Chhang, executive director of the Documentation Centre of Cambodia.

    That was not true for former soldier Sou Nat, 65, who had few words for the man who caused such a rupture in Cambodia’s psyche that the ripples of the damage are felt even now.

    “I never heard of anyone regretting his death. I never heard anyone crying,” he said.

    Reflecting that same mood, former Post reporter Peter Sainsbury described Pol Pot’s cremation in Anlong Veng on a hot April day as a “rubbish fire” – a makeshift coffin piled high with car tyres and scrap wood, a heap bearing little resemblance to the funeral pyre of a beloved leader.

    “Pol Pot died empty,” he wrote 20 years ago. “He had long ago rid himself of humanity and compassion.”

    Read Sainsbury’s account here

    For Youk Chhang, it is important to remember Pol Pot and the monster he created.

    “It is a risk if we failed to educate our young generations about what happened during his rule,” he said in an email. “Sometimes, we just cannot escape from such a terrible memory; though we should not be enslaved by it.”

    Additional reporting by Yon Sineat and Kong Meta

    #Cambodge #khmer_rouge #histoire #Asie

  • Coronavirus: Singapore official hopes for quicker Hong Kong, mainland China reopening; | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/asia/southeast-asia/article/3155634/coronavirus-singapore-official-hopes-quicker-hong-kong

    Coronavirus: Singapore official hopes for quicker Hong Kong, mainland China reopening;
    Monetary Authority of Singapore chief Ravi Menon said strict border restrictions may impact business ties between the Asian financial hubs
    Elsewhere, a government council said Malaysia will reopen its borders to international visitors by January 1 at the latest
    Singapore’s central bank chief would like Hong Kong and mainland China to open up quicker and more decisively over the next year as their strict border restrictions may impact business ties between the key Asian financial hubs.“I would hope that China and Hong Kong will be able to open up faster over the next year,” Monetary Authority of Singapore managing director Ravi Menon said in a recent interview, responding to a question on whether the city state can gain from the different border situations.
    As Singapore has strong ties with both, “not being able to travel to these places without considerable frictions, does stand in the way of strengthening our business links.”The divergence between Singapore’s strategy of living with the virus and the zero-Covid policy still pursued by mainland China and Hong Kong has become more stark in recent months.
    Singapore and Malaysia agree to quarantine-free vaccinated travel lane
    8 Nov 2021 While Singapore has been establishing several vaccinated travel lanes, including with the US and parts of Europe, mainland China and Hong Kong have stuck to strict border measures, notably lengthy quarantines on arrival.Earlier plans for a travel bubble between Hong Kong and Singapore had been shelved repeatedly as the cities saw a rise in infections. Eventually, Hong Kong said it will not pursue such a travel lane due to the two cities’ differing Covid-19 strategies.Hong Kong is instead prioritising opening its borders with mainland China first. Menon said that when Singapore opens up, it wants to strengthen links to all geographies, and both mainland China and Hong Kong are important parts of these ties.
    China was the island nation’s largest merchandise trading partner last year, while Hong Kong and Singapore compete as key financial hubs in the region.“I’d very much hope that they would be able to open up more decisively over the course of next year,” said Menon. “That’d be good for Asia. That’d be good for Singapore.”

    #Covid-19#migrant#migration#singapour#chine#hongkong#malaisie#asie#sante#frontiere#circulation#bulledevoyage#vaccination#politique

  • Singapore to expand its quarantine-free travel - Asia Times
    https://asiatimes.com/2021/10/singapore-to-expand-its-quarantine-free-travel

    Singapore to expand its quarantine-free travel
    Fully vaccinated travelers will have to test negative for the virus before they depart and when they arrive. Singapore on Tuesday began quarantine-free entry for fully vaccinated passengers from eight countries, part of a plan to ease restrictions as the business hub gears up to live with the coronavirus.
    The latest easing expanded a program that started with vaccinated air travel lanes with Germany and Brunei last month and is now open to passengers from the United States, Canada, Britain, Denmark, France, Italy, Spain and the Netherlands. Singapore Airlines said flights from Amsterdam, London, Los Angeles and New York were scheduled to arrive Tuesday under the program.“We have seen very strong demand for our Vaccinated Travel Lane flights,” the national airline said.“This is across all cabin classes, as well as various travel segments including leisure, families and business travel.”
    Passengers arriving as part of this scheme – which will include South Korea from November 15 – will not have to quarantine if they have been fully vaccinated and test negative for the virus before they depart and when they arrive.To enable families to travel, Singapore has allowed entry to unvaccinated children aged 12 years and under if they are accompanied by someone flying under the scheme. Raj Samuel, a restaurant manager in the almost deserted tourist district, said he was “optimistic” about the potential for more business.The city-state initially fought the Covid-19 pandemic by shutting borders, imposing lockdowns of varying intensity and aggressive contact tracing. But with more than 80% of the population fully vaccinated, authorities are keen to revive the economy.“Singapore cannot stay locked down and closed off indefinitely,” Prime Minister Lee Hsien Loong said earlier this month when he announced a raft of measures under the “Living with Covid-19” strategy. The city-state is home to the regional offices of thousands of multi-national corporations, which rely on Singapore’s status as a business and aviation hub for their operations. Vaccinated travel is a “very significant step forward in re-establishing Singapore’s role as one of the Asia-Pacific’s leading international hubs for finance, regional headquartering and commercial aviation,” said Rajiv Biswas, Asia Pacific chief economist at IHS Markit.He added that the travel lanes – notably with the UK, the US, France and Germany – were particularly important as many international firms run large operations from the city’s financial center.
    The scheme may also provide a shot in the arm for the pandemic-hammered airline and tourism industries, analysts said. Before the pandemic, tourism accounted for about 5% of Singapore’s GDP, said Song Seng Wun, a regional economist with CIMB Private Banking.
    Statistics from the Singapore tourism board showed international visitor arrivals plunging to less than 2.8 million last year from a record 19.1 million in 2019.

    #Covid-19#migrant#migration#hongkong#sante#circulation#frontiere#tourisme#business#economie#hubb#asie#pacifique

  • Coronavirus: Singapore expands no-quarantine scheme for vaccinated travellers despite reporting record cases | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/asia/southeast-asia/article/3152808/coronavirus-singapore-expands-no-quarantine-scheme

    Coronavirus: Singapore expands no-quarantine scheme for vaccinated travellers despite reporting record cases
    Singapore on Tuesday began quarantine-free entry for fully vaccinated passengers from eight countries, part of a plan to ease restrictions as the business hub gears up to live with the coronavirus.This came as its health ministry reported 3,994 new Covid-19 cases on Tuesday, the highest since the beginning of the pandemic, while it recorded seven new deaths from the disease.The latest easing expanded a programme that began with vaccinated air travel lanes with Germany and Brunei last month, and is now open to passengers from the United States, Canada, Britain, Denmark, France, Italy, Spain and the Netherlands.Singapore Airlines said flights under the scheme were expected to depart from Amsterdam, London, Los Angeles and New York on Tuesday.“We have seen very strong demand for our Vaccinated Travel Lane flights,” it said. “This is across all cabin classes, as well as various travel segments including leisure, families, and business travel.”Passengers arriving as part of this scheme – which will include South Korea from November 15 – will not have to quarantine if they have been fully vaccinated and test negative for the virus before they depart and when they arrive.To enable families to travel, Singapore has allowed entry to unvaccinated children aged 12 years and under if they are accompanied by someone flying under the scheme.In the almost deserted tourist district, restaurant manager Raj Samuel said he was optimistic about the potential for more business.“I think it’s an excellent move by the country to help open up the economy … especially for the food and beverage sector,” the 36-year-old said.Kylie Jens, a 29-year-old lawyer from New Zealand based in Singapore, said she was planning to go to Britain for Christmas under the scheme.“Singapore is just such a small island, it’s nice to have a chance to get away and know that that’s possible pretty soon,” she said.
    The city state initially fought the Covid-19 pandemic by shutting borders, imposing lockdowns of varying intensity and aggressive contact tracing. But with more than 80 per cent of the population fully vaccinated, authorities are keen to revive the economy. “Singapore cannot stay locked down and closed off indefinitely,” Prime Minister Lee Hsien Loong said earlier this month when he announced a raft of measures under the “Living with Covid-19” strategy.“The Delta variant is highly infectious, and has spread all over the world. Even with the whole population vaccinated, we still will not be able to stamp it out,” he said. “Almost every country has accepted this reality.”The regional offices of thousands of multinational corporations are in Singapore, which rely on its status as a business and aviation hub for their operations.“We must continue to reopen our borders safely,” Lee said. “Companies and investors need to carry out regional and global business from Singapore. People working for them need to travel to earn a living.”
    Vaccinated travel is a “very significant step forward in re-establishing Singapore’s role as one of the Asia-Pacific’s leading international hubs for finance, regional headquartering and commercial aviation,” said Rajiv Biswas, Asia Pacific chief economist at IHS Markit.The scheme may also provide a shot in the arm for the pandemic-hammered airline and tourism industries, analysts said. Before the pandemic, tourism accounted for about 5 per cent of Singapore’s GDP, said Song Seng Wun, a regional economist with CIMB Private Banking. “We used to get 1.6 million tourists every month, our airport used to handle over a thousand flights a day pre-pandemic. Now it is just over 300 flights a day,” he said. Statistics from the Singapore tourism board showed international visitor arrivals plunging to less than 2.8 million last year from a record 19.1 million in 2019. Allowing in travellers without quarantine “instils a bit of fear” in some people, said Singaporean Simon Chow, 22, but added that people need to live with the virus. “At the end of the day, we’re a country that needs travel.”

    #Covid-19#migrant#migration#hongkong#sante#frontiere#circulation#vaccination#quarantaine#tourisme#economie#asie#pacifique

  • Rupandehi (Népal) : la police tue quatre squatters lors d’une opération d’expulsion
    https://fr.squat.net/2021/10/18/rupandehi-nepal-la-police-tue-quatre-squatters-lors-dune-operation-dexpuls

    Dimanche 10 octobre 2021, au niveau de la zone industrielle Motipur, en cours de construction, dans le disctrict de Rupandehi, au moins quatre squatters ont été tués par balles par la police lors d’une opération d’expulsion d’un terrain occupé. Sur cette zone se trouvent plus de 400 habitations auto-construites, officiellement expulsables depuis le 14 septembre […]

    #Asie #émeutes #expulsion #Népal

  • Coronavirus: South Korea reports record daily cases; Nepal resumes visas on arrival for vaccinated tourists | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/asia/article/3150076/coronavirus-south-korea-reports-record-daily-cases-nepal-resumes-visas

    Nepal resumes visas on arrival for vaccinated tourists.
    Nepal has restarted visas on arrival for vaccinated tourists as South Asian nations attempt to revive tourism businesses devastated after 18 months of the pandemic. A near travel shutdown has been in place in India, Bangladesh, Nepal, Bhutan and Sri Lanka for more than a year as successive waves of coronavirus took a deadly toll. Nepal reopened to tourists and scrapped quarantine requirements for vaccinated foreigners on Thursday and its neighbours are expected to quickly follow as they seek to bolster linchpin industries in their economies.“The resumption of on-arrival visas is aimed at reopening the tourism sector which is one of the mainstays of Nepal’s economy,” said Tourism Ministry spokesman Tara Nath Adhikari.
    Indians blast ‘racist’ UK quarantine decision for vaccinated travellers
    21 Sep 2021. All visitors must still take a pandemic test on arrival and unvaccinated travellers have to quarantine for 10 days. The decision came just as monsoon clouds cleared for the autumn trekking season, and many are hopeful it will help drive up the arrivals.“So many have lost jobs and livelihoods. This decision is crucial for all of us and we are hopeful that at least some visitors will return,” said Nabin Trital of the Trekking Agencies Association of Nepal.Neighbouring India is soon to announce that it will give away 500,000 free tourist visas as it also starts to reopen after more than a year, officials said.The country had more than 12.5 million tourists in 2019 but lost hundreds of millions of dollars after the shutters came down in March last year.New Delhi is negotiating with international airlines to get scheduled flights resumed from main markets in North America and Europe, the officials said.Bhutan recently let in its first foreign tourist, an American who spent three weeks in quarantine.Vaccinated tourists began entering Sri Lanka in July, without having to quarantine if they test negative for Covid-19 on arrival.South Asia is highly dependent on tourism, which accounted for some 47 million jobs in 2019, according to the World Travel and Tourism Council.But the pandemic left beaches and mountains deserted, from Everest to the Indian Ocean, and the fall in tourism played a major role in recessions seen by most of the countries last year.

    #Covid-19#migrant#migration#nepal#inde#bouthan#asiedusud#sante#tourisme#frontiere#circulation#vaccination

  • Informationsstelle Militarisierung (IMI) - Keine weiteren Truppenentsendungen nach Afghanistan!
    http://www.imi-online.de

    Keine weitere Simulation von Handlungsfähigkeit durch weitere Truppenentsendungen nach Afghanistan!

    An die Abgeordneten des Deutschen Bundestages,

    fast 20 Jahre hat sich die sog. „westliche Staatengemeinschaft“ der Illusion hingegeben, durch die Entsendung bewaffneter Kräfte nach Afghanistan in der Region Einfluss geltend zu machen und die Situation zu beeinflussen. Aktuell müssen wir feststellen, dass der Einsatz von zeitweise mehr als 100.000 Soldat*innen aus NATO-Staaten, Angriffe mit bewaffneten Drohnen, die Luftschläge von Kundus 2009 und der Einsatz der bislang größten konventionellen Bombe durch die Trump-Regierung 2017 sowie all die militärischen und zivilen Opfer die NATO und ihre Verbündeten ihrem Ziel keinen Schritt näher gebracht haben. Selbst der seit sechs Jahren als Exit-Strategie verfolgte Aufbau der sog. Afghanischen Sicherheitskräfte (Afghan National Security Forces, ANSF) hat sich in den letzten Wochen als Popanz und grandioser Fehlschlag erwiesen, der letztlich von der NATO gelieferte Rüstungsgüter in die Hände der Taliban überführte.

    Der Einsatz bewaffneter Kräfte diente in all dieser Zeit dem Ziel, „Handlungsfähigkeit“ zu simulieren, wo sie de facto nie existierte. Der nun angelaufene Einsatz deutscher Spezialkräfte folgt exakt dieser Logik. Ob es Ihnen oder „uns“ gefällt oder nicht: Die Taliban üben aktuell in Afghanistan und insbesondere in Kabul die Kontrolle aus. Daran wird nach 20 Jahren NATO-Intervention der Einsatz einiger dutzend Spezialkräfte aus Deutschland und auch einiger tausend US-Soldat*innen nichts ändern. Den Taliban (und vermutlich auch noch anderen, „radikal-islamistischen Gruppen“ vor Ort) wäre es auch ohne die von der ANSF erbeuteten Waffen jederzeit möglich, selbst aus der Distanz, den Kabuler Flughafen kurzfristig unbrauchbar zu machen oder einen Hubschrauber über dem Stadtgebiet abzuschießen. Die Medienberichte und noch deutlicher die – Ihnen vorliegenden – Lageberichte der Bundesregierung lassen keinen Zweifel daran, dass auch die zwischenzeitliche, prekäre und tödliche „Stabilisierung“ am Flughafen Kabul primär auf das Agieren der Taliban zurückzuführen ist. De facto besteht vor Ort längst eine Kooperation der NATO-Kräfte und der am Flughafenzugang ihre Peitsche schwingenden Taliban. Das – und da dürften sich vermutlich alle parlamentarischen Kräfte und auch die Friedensbewegung einig sein – ist kein wünschenswerter Zustand, aber die Realität. Sicherheitspolitisch gesprochen verfügen die Taliban vor Ort aktuell über die Eskalationsdominanz. Es ist hochgradig dumm, in dieser Situation sog. „Hochwertfähigkeiten“ in ein Gebiet zu bringen, aus dem sie ohne Zustimmung des Gegners nicht mehr evakuiert werden können. Es wäre allerdings nicht der erste große Fehler einer v.a. auf das Militärische fokussierten deutschen Afghanistan-Politik.

    Was nun dem Bundestag in einer Sondersitzung im Wahlkampf als Mandat zur Abstimmung vorgelegt wird, ist das robusteste und wahrscheinlich auch gefährlichste Mandat in der Geschichte der Bundeswehr. Es ist allenthalben von einer „komplexen“, „dynamischen“ und „sich stündlich verändernden“ Lage die Rede, in der der Waffeneinsatz gegen Zivilist*innen geradezu naheliegend ist. Das kleine Kontingent wird von einem eigens eingeflogenen Brigadegeneral geführt, dem das BMVg in Kramp-Karrenbauer „vollstes Vertrauen, jegliche operationelle Freiheit und meine politische Rückendeckung“ zugesichert hat. Im Mittelpunkt dieses Mandates stehen Spezialkräfte und insbesondere das Kommando Spezialkräfte (KSK), das noch zu Beginn des Jahres aufgrund rechtsextremer Umtriebe sowie seiner Resilienz gegen parlamentarische und rechtliche Kontrolle kurz vor der Auflösung stand. Warum es diese Spezialkräfte sein müssen, die in dieser Lage „berechtigte“ und „unberechtigte“ Ausreisewillige separieren, ist erklärungsbedürftig. Im Grunde wären hier kompetente und erfahrene zivile Organisationen deutlich sinnvoller. Diese haben Erfahrung damit, Mitarbeiter*innen zu evakuieren. Zugegeben: Auch das KSK hat entsprechende Erfahrungen, jedoch nicht in wirklich vom „Feind“ kontrollierten Gebieten und nicht, wenn es um größere Zahlen an Zivilist*innen geht. Die Hubschrauber, die nun der Bundeswehr in Kabul zur Verfügung stehen, sind entsprechend auch auf wenige, zwei bis sechs, Evakuierte beschränkt. Und jeder einzelne birgt das Risiko einer dramatischen Eskalation. Es sollte entsprechend nicht das Bild vermittelt werden, das solche Einsätze „tatsächlich“ der Evakuierung von Menschenrechtler*innen dienen werden.

    Nach aktueller Planung würden die Flüge dieser, auf Spezialkräfte ausgerichteten, Hubschrauber von den US-Spezialkräften ihrerseits abgesichert. Damit bestimmen diese auch mit. Und wenn etwas schief läuft, werden „wir“ vermutlich auch wieder „solidarisch“ sein müssen. Dann fängt der Krieg in Afghanistan von Neuem an – und „wir“ sind mit dabei.

    An die Abgeordneten der LINKEN,

    Zwanzig Jahre lang habt Ihr nicht ein Mal diesem Irrsinn zugestimmt, Afghanistan mit NATO-Truppen zu kontrollieren. Nun steht die Entscheidung an, ob Ihr dem Unsinn zustimmt, mit einigen Spezialkräften so zu tun, als könnten „wir“, Deutschland, die Lage kontrollieren. Das mag opportun erscheinen, ist aber Quatsch. Wir müssen uns von der Simulation der Kontrolle endgültig lösen, unsere bescheidene Rolle anerkennen und die daraus hervorgehenden Mittel entwickeln: Wie viel mehr wäre Afghanistan geholfen, wenn wir den seit Jahrzehnten von dort geflüchteten Menschen hier eine ernsthafte Perspektive und Mitbestimmung gegeben hätten. Wie viel hätten wir mit dem in Waffen investierten Geld erreichen können in den Nachbarstaaten – die zwischen Demokratisierung und Autoritarismus gerade durch den NATO-Krieg in Afghanistan in letztere Richtung gedrängt wurden. Abgesehen von den furchtbaren Szenen am Kabuler Flughafen sollten wir nicht vergessen, dass Afghanistan viele Nachbarstaaten hat. Und dass es dort Demokratiebewegungen gibt, die mehr Potenzial haben, als deutsche Spezialkräfte am Kabuler Flughafen.

    Jacqueline Andres, Christoph Marischka und Jürgen Wagner, Mitglieder im Vorstand der Informationsstelle Militarisierung

    Veröffentlicht von IMI 23. August 2021
    #Afghanistan, #Antimilitarismus, #Asien, #Deutschland #Bundeswehr