• Les travailleuses et travailleurs de la confection d’Indonésie, du Cambodge et du Bangladesh apprennent à utiliser la législation sur les droits de l’homme comme outil syndical

    Des représentants syndicaux d’Indonésie, du Cambodge et du Bangladesh se sont réunis à Jakarta du 23 au 26 juin pour apprendre à utiliser la législation contraignante relative à la diligence raisonnable en matière de droits de l’homme afin de syndicaliser, de négocier et de pouvoir réclamer des comptes aux fabricants.

    Cet atelier, organisé par le Centre de compétence sur la DRDH en partenariat avec IndustriALL, est le premier d’une série pilote en trois volets destinée aux syndicats en lien avec les fabricants de stature mondiale Coats, Crystal International et Pou Chen.

    Christina Hajagos-Clausen, Directrice de la section du textile et de la confection auprès d’IndustriALL, a déclaré :

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/20/les-travailleuses-et-travailleurs-de-la-confection-dindonesie-du-cambodge-et-du-bangladesh-apprennent-a-utiliser-la-legislation-sur-les-droits-de-lhomme-comme-outil-syndical/#more-105778

    #travail #asie

  • Libye : 345 migrants bénéficient de deux vols de « retour volontaire » de l’OIM vers le Ghana - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/72480/libye--345-migrants-beneficient-de-deux-vols-de-retour-volontaire-de-l

    Libye : 345 migrants bénéficient de deux vols de « retour volontaire » de l’OIM vers le Ghana
    Par La rédaction Publié le : 16/07/2026
    Entre le 12 et le 15 juillet, un total de 345 migrants sont rentrés au Ghana depuis la Libye via deux vols de « retours volontaires » organisés par l’Organisation internationale des migrations (OIM). A la mi-juillet, un total de 822 migrants ont bénéficié de ces vols à destination du Ghana, du Bangladesh, du Tchad et de la Somalie.
    En Libye, les agents de l’Organisation internationale des migrations (OIM) ont annoncé avoir organisé deux vols de « retour volontaires » depuis Tripoli à destination d’Accra au Ghana, dans la semaine du 12 au 15 juillet 2026. Au total, 345 migrants ont pu retourner chez eux par l’intermédiaire de ces vols. Au début du mois de juillet, 477 migrants s’étaient déjà envolés vers leurs pays d’origine. Plus précisément, 174 sont retournés au Bangladesh, 174 au Tchad et 129 en Somalie, élevant le total à 822 migrants rentrés dans leur pays entre le 1er et le 15 juillet. Des opérations rendues possibles grâce « au soutien de l’Union européenne », précise l’OIM sur X.
    Sur l’ensemble du mois de juin, l’agence a permis les « retours volontaires » de plus de 1300 migrants vers la Gambie, le Nigéria ou encore le Tchad
    Depuis plusieurs semaines, la situation a empiré en libye. Les Subsahariens se disent victimes d’une véritable « chasse aux migrants » dans le pays. Des rafles sont organisées dans les quartiers qu’ils fréquentent à Tripoli, la capitale, mais aussi dans les autres villes de l’ouest, à Zouara, Sabratha ou encore Zaouïa. « Toutes les municipalités sont touchées, les petites comme les grandes », affirmait à InfoMigrants une source humanitaire. « Il y a une véritable chasse aux Noirs en ce moment en Libye. Les policiers, lourdement armés, bouclent la zone avec leurs véhicules blindés. Ils défoncent les portes des maisons et arrêtent les Noirs. On ne peut pas s’échapper car lors de ces opérations, les agents de l’immigration quadrillent les environs », racontait aussi Ibrahim, un Guinéen de 24 ans avec qui InfoMigrants est en contact depuis plusieurs années.
    Dans un rapport publié le 23 juin dernier, Amnesty International déplorait la répression menée à l’encontre des exilés en Libye, qui s’est encore intensifiée ces dernières semaines. Les autorités libyennes, à l’ouest comme à l’est, « mènent une campagne d’une intensité croissante, alimentée par un discours xénophobe, d’arrestations de masse, de détentions arbitraires et d’expulsions collectives illégales (…) visant les personnes réfugiées, demandeuses d’asile ou migrantes », affirmait l’ONG. Le nombre de « retours volontaires » effectués depuis la Libye témoigne de cet « enfer libyen », et ce depuis plusieurs années. Entre le lancement du programme d’aide au « retour volontaire » de l’OIM en 2015 et juin 2025, plus de 100 000 migrants en Libye ont regagné leur pays en Afrique et Asie.
    Les personnes rapatriées étaient originaires de 49 pays d’Afrique et d’Asie comme le Nigéria, le Mali, le Niger ou encore le Bangladesh entre autres. Si pour la grande majorité, il s’agissait d’hommes (près de 73 000), environ 17 000 femmes ainsi que plus de 10 000 enfants - parfois non accompagnés - ont également bénéficié de cette aide de l’OIM. Mais le retour est parfois impossible. Les exilés soudanais, par exemple, très nombreux en Libye, ne peuvent rejoindre leur pays déchiré par un conflit sanglant. D’autres migrants, coincés en Libye, fuient des violences familiales au pays, comme Marie et sa fille Aya, âgée de sept ans. Camerounaise, Marie a fui un mari violent au pays. Elle rêve de quitter la Libye où elle a déjà séjourné trois fois en prison, mais ne sait pas où aller.

    #Covid-19#migrant#migration#retourvolontaire#rapatriement#OIM#libye#subsaharien#asie#droit#sante

  • Opel-Werk in Thailand : Wie deutsches Steuergeld jetzt Chinas E-Autos antreibt
    https://www.telepolis.de/article/Opel-Werk-in-Thailand-Wie-deutsches-Steuergeld-jetzt-Chinas-E-Autos-antrei

    L’Europe perd les marchés sud-est asiatiques. Le succès de l’impérialisme occidental touche à sa fin

    22.6.2026 von Christoph Jehle -Ein mit deutschen Steuergeldern gefördertes Werk in Thailand baut keine Opel, sondern gehört heute einem chinesischen E-Auto-Rivalen.

    Deutschland hat bei der Elektromobilität sowie bei PV und Batteriespeicher gegen China schon verloren und ist auf dem besten Wege, auch seinen Vorsprung bei der Wärmepumpe zu verlieren.

    Das Reich der Mitte fokussiert sich längst auf andere erfolgversprechendere Märkte und setzt stark auf seine Nachbarländer in Südostasien. Dort bauen chinesische Unternehmen in mehreren Zukunftsbranchen vollständige Wertschöpfungsketten auf, die keine Zulieferungen aus Europa mehr brauchen.

    Die Reaktion der Deutschen, Klimaschutz-Vorgaben neuerdings vehement abzulehnen, hilft in diesem Wettbewerb wenig weiter.

    Der südostasiatische Markt ist verloren

    Weil Europa Südostasien in erster Linie als Nachfolger Chinas im Sinne einer verlängerten Werkbank betrachtet, ist man jetzt auf dem besten Weg, dort den gleichen Fehler wie in China zu machen.

    Über viele Jahrzehnte waren Länder wie Kambodscha, Laos, Malaysia, Myanmar, Philippinen, Singapur, Thailand und Vietnam für Deutsche höchstens als preiswerte Urlaubsländer von Interesse. Kaum jemand bemerkte, dass viele Fahrradmarken inzwischen in Kambodscha produzieren und fast alle Festplatten bekannter Marken aus Thailand kommen – oder aus den Philippinen.

    Festplattenwerke, wie das von IBM in Mainz, wurden 2003 geschlossen und mit Hitachi fusioniert, die den Bereich 2012 an Western Digital abgaben, welche heute wie Seagate ihre Produktion in Thailand konzentriert haben. Die Nachfrage der KI-Rechenzentren nach Festplatten geht somit an Europa vorbei.

    Zukunftsmarkt E-Mobilität

    Auch bei den E-Mobilen spielt Deutschland in Südostasien keine Rolle. Da hilft es auch nicht, dass der Aufbau eines Opel-Werkes für Verbrenner im thailändischen Rayong vom deutschen Steuerzahler maßgeblich unterstützt wurde. Heute gehört das Werk, das nie für die Marke Opel produzierte zu einem chinesischen Hersteller.

    „Südostasien bildet für mehrere Technologien ein neues geopolitisches Cluster“, betont Maria Maria Pastukhova von der Denkfabrik E3G gegenüber n-tv. Denn die Erneuerbaren sind infrastruktur- und kapitalintensive Energiesysteme. Daher seien solche Projekte – ob grenzüberschreitend oder nicht – unmittelbar mit den Machtstrukturen der südostasiatischen Nationen verwoben.

    Für die Energiewende braucht es Zugang zu Wertschöpfungsketten, zu Ressourcen, wie Solarpanels oder auch Wechselrichtern. Europa hat sich aus diesen Bereichen und ihrer Wertschöpfung weitestgehend verabschiedet und tritt da nur noch als Kunde auf.

    Europa nur noch Kunde

    Der Global EV Outlook der Internationalen Energieagentur zeigt, dass sich etwa die Verkäufe im Bereich der Elektromobilität in Südostasien im vergangenen Jahr mehr als verdoppelt haben. Der Anteil von E-Autos bei den Neuwagen lag bei knapp 20 Prozent. Das ist in etwa das Niveau, das Europa und Deutschland seit einigen Jahren halten.

    Angeführt wird die Verbreitung von Ländern wie Vietnam, Indonesien und Thailand, drei Länder, die die europäische Politik aus lauter Angst vor China bislang gar nicht im Fokus hatte. Auch als Folge des Iran-Krieges wächst die E-Mobilität in vielen asiatischen Ländern in jüngster Zeit rasant und die Elektroinfrastruktur wird zügigst ausgebaut.

    In Vietnam waren vergangenes Jahr fast 40 Prozent der neu verkauften Autos elektrisch. Mit Vinfast hat Vietnam mittlerweile auch einen eigenen Hersteller von Stromern. In Thailand, das bereits an zehnter Stelle bei der Automobilproduktion weltweit steht, erreichen die E-Mobil-Zulassungszahlen inzwischen 25 Prozent und sind damit nahe am europäischen Niveau.

    Asean-Freihandelszone mit China

    In diesen Ländern, wo ein beträchtlicher Teil der Wirtschaft in den Händen von sogenannten Second-Generation Zuwanderern aus China liegt, hat die Erweiterung und Vertiefung des Freihandelsabkommens die Position Chinas deutlich verbessert.

    Made in China hat beim Ruf gegen das alte Made in Germany nicht nur aufgeholt, sondern inzwischen überholt. Spricht man das Thema etwa in Bangkok an, bekommt man zu hören, dass ein Produkt aus Deutschland zum gleichen Preis deutlich schlechter sein muss als das chinesische Pendant, weil die Kosten in Deutschland ja viel höher seien.

    Weder die EU noch Deutschland konnten sich zu Freihandelsabkommen mit den Asean-Staaten durchringen.
    China und die Asean vertiefen ihre Beziehungen weiter

    Im vergangenen Jahr schlossen die Handelsminister aus China und den Asean-Staaten (Brunei-Darussalam, Indonesien, Kambodscha, Laos, Malaysia, Myanmar, Philippinen, Singapur, Thailand und Vietnam) bereits ihre Verhandlungen über eine Vertiefung ihres Freihandelsabkommens ab.

    Auf Initiative Chinas haben sich die wirtschaftlich aufstrebenden Staaten in zahlreichen Bereichen auf Rahmenbedingungen geeinigt, in welchen sich die EU bislang als führend eingeschätzt hat und die in den kommenden Jahren immer wichtiger werden.

    Das sind vor allem die digitale und die grüne Wirtschaft, Konnektivität in der Lieferkette, Normen und technische Vorschriften, Konformitätsbewertungsverfahren, gesundheitspolizeiliche und pflanzenschutzrechtliche Maßnahmen, Zollverfahren und Handelserleichterungen, Wettbewerb und Verbraucherschutz, die Förderung mittlerer, kleiner, und kleinster Unternehmen sowie wirtschaftliche und technische Zusammenarbeit.

    #Europe #impérialisme #Asie #crise

  • Le Golfe après Ormuz : le véritable bouleversement géopolitique est structurel

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12492898

    par Alejandro Marco del Pont
    2026-05-25

    FR : https://reseauinternational.net/le-golfe-apres-ormuz-le-veritable-bouleversement-geopolitique-e

    EN : https://chinabeyondthewall.org/the-gulf-after-hormuz-the-real-geopolitical-shift-is-structural

    La guerre israélo-américaine contre l’Iran n’a pas seulement bouleversé l’équilibre militaire au Moyen-Orient. Elle a également engendré une crise plus profonde : celle du modèle de puissance sur lequel les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont fondé leur ascension au cours des dernières décennies.

    La guerre israélo-américaine contre l’ #Iran a non seulement bouleversé l’équilibre militaire au Moyen-Orient, mais a également déclenché une crise plus profonde : celle du modèle de puissance sur lequel les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont bâti leur ascension au cours des dernières décennies. L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït, Bahreïn et Oman étaient parvenus à conjuguer trois atouts essentiels : une sécurité largement assurée par les États-Unis, une position logistique centrale dans les flux énergétiques (exportations et corridors de distribution) et une capacité d’investissement mondiale exceptionnelle grâce à leurs fonds souverains. Cette guerre a mis en péril ces trois atouts simultanément.

    Le débat public tend à se concentrer sur les aspects les plus visibles : missiles, drones, raffineries endommagées, fermeture du détroit d’Ormuz et escalade des tensions entre Washington et Téhéran. Mais le véritable bouleversement géopolitique est plus structurel. La reconfiguration du Conseil de coopération du Golfe (CCG) dépend désormais de sa capacité à faire face à trois vulnérabilités simultanées : l’absence d’une défense régionale véritablement intégrée ; la construction de corridors alternatifs pour contourner les principaux points de passage maritimes, avec la question stratégique de l’inclusion de la Chine dans leur conception ; et la préservation de sa puissance financière extérieure, notamment le flux de ses fonds souverains vers les États-Unis, dans un contexte de guerre, de baisse des recettes et de nécessité de réorienter les capitaux vers les priorités nationales.

    La guerre accélère ce débat car elle affecte simultanément la sécurité, l’énergie, le tourisme, la logistique et la capacité du Golfe à continuer d’exporter des capitaux. Rebecca Patterson l’a judicieusement exprimé dans un article récent du Council on Foreign Relations : « Il existe un risque bien moins évoqué pour les États-Unis que le prix du pétrole ou la perturbation de l’approvisionnement en matières premières essentielles. Ce risque est la réduction des flux de capitaux en provenance du Golfe, notamment pour les entreprises technologiques américaines en quête de financement, les projets d’intelligence artificielle et leurs intermédiaires financiers ». Il ne s’agit pas d’un détail. C’est l’un des points sensibles, et pourtant peu abordés, du nouvel équilibre régional.

    Le principal problème du Conseil de coopération du Golfe (CCG) est d’ordre militaire, bien que sa véritable nature soit politique. Les six États du Golfe ont consacré des années à discuter de la coordination de la défense, de l’interopérabilité, des systèmes d’alerte précoce et d’une architecture commune pour la lutte contre les missiles et les drones. Accords, exercices conjoints, groupes de travail et même une rhétorique récurrente sur la « sécurité indivisible » existent. Cependant, la guerre a démontré que cette intégration était plus formelle qu’efficace.

    Le principal obstacle n’est pas technologique, mais politique. Les États du Golfe ne partagent pas la même vision stratégique du monde. Les Émirats arabes unis et Bahreïn ont renforcé leurs liens avec Israël ; le Qatar entretient un partenariat étroit avec la Turquie ; Oman préserve son rôle de médiateur et maintient des canaux de communication avec l’Iran ; l’Arabie saoudite oscille entre endiguement, négociation et recherche d’autonomie. Alliés sur le papier, ils n’en demeurent pas moins que leurs priorités, leurs perceptions des menaces et leur marge de manœuvre diffèrent.

    Pendant des années, Washington a contribué à gérer cette fragmentation sans la résoudre. Il a vendu des systèmes de défense antimissile, des radars, des avions et des batteries de défense aérienne à ses partenaires du Golfe. Il a encouragé les exercices militaires conjoints. Il a favorisé l’interopérabilité entre les forces locales et l’appareil militaire américain. En mai 2024, suite à l’attaque iranienne contre Israël, un responsable du #Pentagone a présenté l’incident comme une preuve de l’importance d’une défense aérienne et antimissile intégrée, arguant qu’il avait conféré une nouvelle urgence à la coopération régionale.

    Le problème est que l’interopérabilité avec les États-Unis ne se traduit pas par une intégration défensive entre les pays du CCG. Washington a bâti une architecture de relations bilatérales – chaque monarchie étant liée à la puissance protectrice – plutôt qu’une véritable défense collective intra-Golfe. Ce modèle s’est avéré profitable pour l’industrie militaire américaine et a permis de préserver la place centrale de Washington en tant que fournisseur indispensable. Mais il a laissé un élément essentiel en suspens : la capacité des pays du CCG à partager des informations, à allouer des ressources, à coordonner leurs interventions et à se protéger en bloc, et non comme de simples bénéficiaires d’une protection extérieure.

    La guerre contre l’Iran a révélé le coût de cette différence. Les attaques n’ont guère tenu compte du degré d’alignement de chaque capitale. Ports, installations énergétiques, aéroports et infrastructures critiques du Golfe sont devenus des théâtres d’opérations. Reuters a rapporté le malaise de sources régionales qui ont exprimé un paradoxe brutal : les États-Unis ont déclenché la guerre, mais ce sont les États arabes du Golfe qui en subissent les conséquences économiques et stratégiques.

    La question n’est donc plus de savoir si le CCG a besoin de davantage de moyens de défense. Cela va de soi. La question est de savoir quel type de défense il souhaite mettre en place. Si la réponse consiste à acquérir davantage de systèmes nationaux, il en résultera une version plus coûteuse de sa vulnérabilité actuelle. Si la réponse est une véritable architecture régionale – système d’alerte précoce partagé, défense aérienne coordonnée, commandement conjoint et production locale de certains intrants critiques – alors le CCG pourrait transformer cette crise en une opportunité d’autonomie stratégique.

    Mais cette alternative suppose une condition qui n’a pas encore été remplie : que les monarchies du Golfe acceptent que la souveraineté ne se préserve pas par l’isolement, mais par l’intégration des capacités. C’est le premier dilemme de la reconfiguration régionale.

    Le second axe est logistique et géoéconomique. La fermeture du détroit d’Ormuz n’a pas simplement perturbé le commerce de l’énergie. Elle a démontré que le principal point de passage stratégique du Golfe pouvait se transformer en instrument de coercition stratégique.

    Avant la guerre, le détroit d’Ormuz représentait une menace constante, mais dont les conséquences extrêmes étaient souvent jugées improbables. Même lorsque le risque était reconnu, la plupart des analyses économiques occidentales le considéraient comme un scénario de tensions partielles, et non comme une perturbation massive et durable. L’ampleur du conflit explique pourquoi le détroit d’Ormuz a cessé d’être un simple passage maritime. En 2025, près de 15 millions de barils de pétrole brut par jour y transitaient, soit environ un tiers du commerce mondial de pétrole. De plus, une part cruciale du commerce mondial de GNL dépend de cette voie, notamment le gaz qatari.

    La crise a démontré qu’il existe des moyens d’atténuer la situation, mais pas de solutions définitives. L’Arabie saoudite a pu accroître ses expéditions via l’oléoduc est-ouest vers Yanbu, sur la mer Rouge. Les Émirats arabes unis ont utilisé la route Habshan-Fujairah pour transporter une partie de leur pétrole brut, évitant ainsi le détroit. Ces infrastructures ont contribué à limiter les pertes d’ #exportations et à augmenter légèrement le trafic de pétroliers dans les ports saoudiens de la mer Rouge.

    Il ne faut toutefois pas surestimer son importance. Les voies de contournement énergétiques ne profitent pas à tous de la même manière. Le #Koweït, le #Qatar et l’ #Irak sont soumis à des restrictions bien plus importantes. Les alternatives concernent principalement le pétrole, et pas nécessairement le gaz naturel liquéfié. De plus, aucun pipeline ne peut à lui seul résoudre la vulnérabilité des importations essentielles, des chaînes d’approvisionnement alimentaire, des biens industriels, des engrais ou des flux commerciaux en général. C’est pourquoi ce corridor cesse d’être une simple « infrastructure » ​​et devient une stratégie nationale et régionale.

    La nouvelle question qui se pose pour le Golfe est celle de la construction de voies de communication qui lui permettront de survivre à un détroit d’ #Ormuz intermittent, conditionnel ou politiquement contesté. Ce débat englobe les oléoducs, les ports, les voies ferrées, les dépôts stratégiques, les réseaux numériques, les câbles sous-marins et les plateformes logistiques. Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) avait déjà approuvé des progrès en matière de connectivité ferroviaire régionale, mais la guerre lui confère une tout autre dimension : il ne s’agit plus seulement de diversifier les échanges commerciaux, mais de réduire les vulnérabilités existentielles.

    Cependant, le véritable débat n’est pas technique, mais politique : le CCG peut-il concevoir des corridors alternatifs sans la Chine ? La réponse réaliste est qu’il ne le souhaite probablement pas. La Chine n’est pas un acteur extérieur mineur pour le Golfe. Elle est un acheteur d’énergie clé, un partenaire commercial essentiel et un fournisseur de financements et d’infrastructures. En mai 2025, la Déclaration conjointe #ASEAN-Chine-CCG a explicitement inclus la promotion d’une coopération de haute qualité dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route » et le développement de corridors logistiques et de plateformes numériques.

    Ce constat change complètement la donne. Si le corridor Moyen-Orient-Inde-Europe ( #IMEC) a été conçu à Washington et en Israël dans le cadre d’une stratégie géoéconomique visant à contenir l’expansion des Nouvelles Routes de la Soie chinoises, les pays du Golfe semblent moins préoccupés par le choix d’une architecture plutôt que par leur superposition. Ils souhaitent certes des corridors occidentaux, mais ils veulent aussi conserver l’accès aux capitaux, à la demande et aux infrastructures chinoises. Cette ambivalence exaspère les États-Unis, car elle réduit la valeur stratégique de leurs projets de connectivité : un corridor censé relier le Golfe à l’Occident pourrait devenir, entre les mains du Conseil de coopération du Golfe (CCG), une plateforme de multipolarité.

    Si la Chine joue un rôle décisif dans l’aménagement des corridors du Golfe, les États-Unis perdent leur monopole. Si elle reste en dehors du système, la marge de manœuvre du Conseil de coopération du Golfe (CCG) vis-à-vis de son principal partenaire commercial asiatique s’en trouve réduite. Aucune de ces options n’est neutre. La guerre contre l’Iran rend cette décision encore plus urgente, car elle démontre que les infrastructures sont, en réalité, l’incarnation même de la politique. Le détroit d’Ormuz n’était pas qu’un simple détroit. Il était une promesse de continuité. Cette promesse a été rompue.

    Le troisième axe est le plus sous-estimé et, peut-être, le plus important pour les États-Unis. Pendant des décennies, on a parlé de « recyclage des #pétrodollars ». Les pays exportateurs d’énergie accumulaient des excédents, dont une part substantielle retournait sur les marchés occidentaux sous forme de dépôts, d’obligations, d’actions et de placements de portefeuille. Cette logique n’a pas disparu, mais elle a radicalement changé d’ampleur et de sophistication.

    Les fonds souverains du Golfe sont devenus des instruments de politique industrielle, de diplomatie économique et de puissance stratégique. Selon les estimations citées par le CFR, la région gère entre 4 et 7 billions de #dollars d’actifs souverains. Les États-Unis en ont capté 132 milliards en 2025, soit 48% du total, principalement grâce aux investissements dans les infrastructures numériques, les centres de données et les entreprises d’intelligence artificielle. C’est un point crucial : les capitaux du Golfe ne constituent plus seulement un filet de sécurité financier pour les monarchies. Ils font partie intégrante du fonctionnement du capitalisme américain, notamment de ses secteurs les plus ambitieux et les plus coûteux.

    Si le conflit persiste, les pays du Golfe auront besoin de davantage de ressources pour la #défense, la réparation des #infrastructures, la stabilisation budgétaire et le soutien interne. Cela pourrait réduire ou reporter les investissements à l’étranger. Reuters a rapporté en mars que trois États du Golfe avaient entamé un examen de l’utilisation de leurs fonds souverains, envisageant notamment des annulations d’engagements, des désinvestissements et des réévaluations de leurs parrainages internationaux.

    Il ne s’agit pas d’un changement improvisé. Le repli international avait déjà commencé avant la guerre. En avril 2026, le gouverneur du Fonds public d’investissement saoudien a déclaré que le fonds s’efforcerait d’allouer 80% de ses investissements à l’économie locale et de réduire la part internationale à 20%, contre près de 30% auparavant. Ce changement répond à la fois à la pression des déficits et à la baisse des recettes pétrolières, et à l’urgence accrue imposée par la guerre. Autrement dit, la guerre ne crée pas de toutes pièces la réorientation des capitaux du Golfe ; elle l’accélère.

    C’est pourquoi les relations entre Washington et le Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont confrontées à une profonde contradiction. Les États-Unis souhaitent que les pays du Golfe demeurent des partenaires stratégiques, achètent des armements américains, financent les secteurs prioritaires de leur économie et soutiennent les corridors pro-occidentaux. Or, la guerre même que Washington a contribué à déclencher compromet la capacité du Golfe à remplir simultanément tous ces rôles. Si le conflit s’éternise, le CCG devra établir des priorités. Et il est raisonnable de supposer qu’il privilégiera sa stabilité intérieure au détriment du confort financier de la Silicon Valley.

    La principale leçon de cette guerre est que le Golfe ne peut plus être considéré comme une région passive, riche et dépendante, dont la seule fonction serait d’exporter de l’énergie, d’acheter des armes et de recycler ses excédents. Il apparaît désormais comme un acteur qui doit gérer simultanément la sécurité, la connectivité et les capitaux.

    Si le Conseil de coopération du Golfe ( #CCG) parvient à bâtir une défense régionale efficace, il réduira sa dépendance à l’égard des États-Unis. S’il réussit à développer des corridors alternatifs dotés d’une autonomie suffisante, il limitera le pouvoir de coercition du détroit d’Ormuz et gagnera en influence face à l’Iran. S’il préserve ses fonds souverains sans se retrouver pris entre la guerre et les crises internes, il maintiendra son influence mondiale. Mais s’il échoue sur l’un de ces fronts, sa position s’en trouvera affaiblie.

    Les #États-Unis sont eux aussi confrontés à un choix. Ils peuvent continuer à considérer le Golfe comme un prolongement de leur architecture de sécurité, en supposant que les monarchies assumeront les coûts d’une stratégie régionale conçue à Washington. Ou bien ils peuvent accepter que le Conseil de coopération du #Golfe entre dans une phase plus autonome et transactionnelle, moins soumise à la logique occidentale.

    Cette autonomie impliquera des discussions avec la #Chine, notamment sur les corridors stratégiques. Elle se traduira par une plus grande prudence quant aux sorties de capitaux. Elle comprendra des exigences de sécurité plus concrètes en échange de la coopération. Et elle inclura probablement aussi un examen critique de l’ancien accord tacite : la protection américaine contre un approvisionnement énergétique stable, des investissements et un alignement #géopolitique.

    L’avenir du# Golfe ne se jouera pas uniquement sur les champs de bataille ni à la table des négociations entre Washington et #Téhéran. Il se décidera aussi dans les centres de données en quête de financement, dans les ports reliant l’ #Asie et l’ #Europe, dans les oléoducs contournant le détroit d’ #Ormuz, lors de réunions discrètes de fonds souverains et dans la capacité, encore incertaine, de six États riches à former une véritable communauté stratégique.

    C’est la reconfiguration du #Moyen-Orient qui est en jeu. Et il en va de même pour une part importante de la puissance américaine au XXIe siècle.

    source : InfoNativa via Chine Beyond the Wall

  • Les Proche et Moyen-Orient n’existent pas. Déconstruire le colonialisme sémantique qui façonne nos consciences - International Solidarity Movement - ISM-France
    https://ismfrance.org/index.php/2026/05/22/les-proche-et-moyen-orient-nexistent-pas-deconstruire-le-colonialisme-sem

    Géopolitiquons, 19 mai 2026.- Ces termes, qui vous semblent neutres, servent à désigner des zones géographiques. Ils semblent de prime abord si « naturels ».

    Pourtant, ils sont nés dans les bureaux des empires européens de Londres et Paris pour nommer une région. Le « Moyen-Orient » n’est pas le centre du monde : c’est le milieu vu depuis l’Occident colonial.

    Comme l’explique Edward Said dans Orientalisme : nommer, c’est dominer. Décrire, c’est déjà exercer un pouvoir.

    Le « Moyen-Orient » est moins une région qu’un regard colonial posé sur des peuples.

    Proche, Moyen ou Extrême-Orient… Ces termes ne décrivent pas le monde. Ils décrivent la distance entre les colonies d’Orient et l’Europe.

    Le Proche-Orient était « proche » de Londre et Paris ; l’Extrême-Orient en était « loin ». Toute la carte était organisée autour du regard impérial franco-britannique.

    Ce vocabulaire n’est pas innocent : il place l’Europe au centre du monde et transforme les autres peuples en périphéries.

    Dans son analyse, Edward Said montre que « l’Orient » a été inventé par l’Occident, non géographiquement, mais culturellement. Ainsi, l’Orient devenait irrationnel, exotique, violent, figé et incapable de se gouverner seul. Pendant que l’Occident se présentait comme rationnel, moderne, civilisé et légitime pour gouverner. (...)

    #Asie_occidentale. #Asie_de_l'Ouest

  • Pourquoi les États-Unis sont en guerre contre l’Iran et pourquoi cette guerre pourrait marquer une pause, mais ne prendra pas fin

    via https://diaspora.psyco.fr/posts/12439060

    source : New Eastern Outlook April 28, 2026
    (pas très apprécié dans le monde occidental ->
    https://en.wikipedia.org/wiki/New_Eastern_Outlook)

    https://journal-neo.su/2026/04/28/why-the-us-is-at-war-with-iran-and-why-the-war-might-pause-but-wont-end

    by Brian Berletic

    While much discussion of the US war of aggression against Iran has focused on region-specific factors, including the myth that the US is fighting Iran on “behalf of Israel,” there are far more realistic and important global factors that have led to the war and will unfold because of it.
    [...]

    • https://reseauinternational.net/pourquoi-les-etats-unis-sont-en-guerre-contre-liran-et-pourquoi

      par Brian Berletic

      Si une grande partie du débat sur la guerre d’agression menée par les États-Unis contre l’Iran s’est concentrée sur des facteurs propres à la région, notamment le mythe selon lequel les États-Unis combattent l’Iran « au nom d’Israël », il existe des facteurs mondiaux bien plus réalistes et importants qui ont conduit à cette guerre et qui se manifesteront en raison de celle-ci.

      La guerre contre l’Iran s’inscrit dans un projet américain s’étendant sur plusieurs décennies visant à prendre le contrôle total du Moyen-Orient ainsi que du pétrole et du gaz produits et exportés depuis cette région. Il ne s’agit pas de s’approprier cette énergie pour la consommation des États-Unis, mais d’établir et de renforcer le monopole américain sur la production et les exportations d’énergie provenant des États-Unis eux-mêmes et des pays et régions sur lesquelles les États-Unis exercent leur contrôle.

      Cela concerne notamment le Venezuela en #Amérique_latine. La guerre d’agression menée par les États-Unis début 2026 contre l’État vénézuélien, l’enlèvement du président vénézuélien et la prise en otage du reste du gouvernement vénézuélien ont conduit à la suspension quasi immédiate des exportations de pétrole vénézuélien vers la Chine et à la redistribution des richesses pétrolières vénézuéliennes au profit des entreprises américaines.

      Ce que les États-Unis qualifient souvent de « garanties de sécurité » pour leurs « alliés » n’est qu’un euphémisme pour désigner l’occupation militaire américaine, la mainmise politique et le contrôle de ce qui sont en réalité des mandataires – et non des alliés.

      Une guerre d’agression similaire menée par les États-Unis contre la Russie via l’Ukraine s’étend également rapidement pour devenir une guerre visant directement les infrastructures russes de production, de stockage et d’exportation d’énergie, grâce à l’utilisation de drones qui – bien qu’attribués à l’Ukraine – sont en réalité supervisés par la CIA et l’armée américaine, comme l’a révélé le New York Times.

      De même, les États-Unis encouragent leurs mandataires européens, dans le cadre d’une « division du travail », à intensifier le suivi maritime, l’interception et la saisie des pétroliers transportant les exportations énergétiques russes, ainsi qu’une campagne américaine utilisant des drones maritimes pour attaquer ces pétroliers. Là encore, le NYT a identifié la #CIA et l’armée américaine comme ayant « suralimenté » ce qui est prétendument présenté comme des opérations « ukrainiennes ».

      Conjugué à la guerre contre l’Iran, un schéma mondial clair se dessine : il s’agit d’une perturbation, d’une destruction et même d’un arrêt délibérés par les États-Unis des exportations d’énergie vers l’Asie en général, mais vers la Chine en particulier.

      Alors que les États-Unis tentaient probablement aussi de renverser rapidement le gouvernement iranien pour renforcer leur contrôle sur la région et isoler davantage la Russie et la Chine, un objectif beaucoup plus large et plus global consistait à couper l’approvisionnement énergétique non seulement de l’Iran vers l’Asie et plus particulièrement la Chine, mais de l’ensemble du Moyen-Orient vers l’Asie et la Chine.

      La phase la plus récente de l’agression américaine contre l’Iran – qui a débuté fin février et s’inscrit dans la continuité des violences lancées contre l’Iran en 2025 sous l’administration #Trump et même en 2024 à la fin de l’administration #Biden – a consisté à cibler la production énergétique iranienne ainsi qu’à mener des frappes sur l’île de #Kharg, principale installation d’exportation d’énergie de l’Iran.

      Les frappes américaines contre la production énergétique iranienne ont conduit à des frappes de représailles de l’Iran contre les États arabes du golfe Persique alliés des États-Unis, notamment le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite.

      Collectivement, ces violences ont entraîné une baisse de la production dans toute la région, ce qui a par la suite conduit à une diminution des exportations d’énergie (gaz et pétrole) de l’ensemble du Moyen-Orient vers la Chine par rapport aux niveaux d’avant-guerre.

      Depuis le début des hostilités fin février jusqu’au récent accord de cessez-le-feu, les exportations d’énergie de l’ensemble de la région vers la Chine sont passées d’environ 52% des besoins totaux importés de la Chine à environ 30%, selon Reuters.

      Un article de Politico datant de mars 2026 montre clairement qu’au-delà de la simple dépendance de la Chine vis-à-vis de la région en matière d’énergie, l’Asie dans son ensemble dépend des importations d’énergie en provenance du Moyen-Orient pour 70% à plus de 90% de ses besoins totaux en importations d’énergie – en particulier les pays alliés des États-Unis comme le Japon, la Corée du Sud, les Philippines et la province insulaire de Taïwan.

      Isoler la Chine, contrôler l’Asie

      Tout comme les États-Unis l’avaient fait auparavant avec l’Europe en provoquant la guerre contre la Russie en Ukraine, la destruction des gazoducs Nord Stream et la mise en place de sanctions sur toutes les autres importations d’énergie en provenance de Russie – et maintenant notamment les frappes contre les installations russes de production, de stockage et d’exportation d’énergie, ainsi que contre les pétroliers transportant les exportations énergétiques russes – tout cela forçant l’Europe à dépendre des exportations américaines pour son approvisionnement énergétique – les États-Unis mènent désormais une politique similaire visant la Chine et le reste de l’Asie en perturbant délibérément l’accès aux exportations énergétiques du Moyen-Orient.

      La guerre contre l’Iran a conduit à une réglementation stricte du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz par l’Iran, suivie d’un blocus imposé par les États-Unis visant principalement les navires exportant de l’énergie de l’Iran vers la Chine. Bien que les affirmations des États-Unis selon lesquelles ils contrôlent totalement le trafic maritime à destination et en provenance de l’Iran soient fausses, le blocus américain a refoulé ou saisi au moins la moitié de tout le trafic maritime tentant de quitter l’Iran, principalement à destination de la Chine, a rapporté le Financial Times.

      Cela signifie que les exportations totales d’énergie de la région vers la Chine ont encore chuté – les États-Unis disposant de nombreuses autres options en réserve pour réduire encore davantage les exportations régionales vers l’Asie, et plus particulièrement vers la Chine.

      L’une de ces options est la menace d’une reprise de l’agression militaire américaine contre l’Iran, qui pourrait se traduire à la fois par le ciblage délibéré et la destruction à grande échelle des infrastructures iraniennes de production et d’exportation d’énergie, et par de nouvelles frappes de représailles iraniennes contre la production énergétique des mandataires arabes des États-Unis dans le golfe Persique.

      Les conséquences émergentes de la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran et son impact régional sont analogues à la destruction par les États-Unis des gazoducs #Nord_Stream et au ciblage, aux sanctions et aux restrictions progressives des flux énergétiques russes vers l’Europe, ne laissant comme seule option que les exportations énergétiques américaines – une option qui n’était pas viable économiquement jusqu’à ce que les États-Unis éliminent les alternatives existantes, moins chères et fiables.

      La guerre menée par les États-Unis étant sans limite de durée – elle se poursuit depuis fin 2024 jusqu’à aujourd’hui -, avec seulement quelques mois de calme relatif entre les campagnes d’agression militaire américaines, les perspectives d’accès à une énergie abordable et fiable en provenance du Moyen-Orient s’amenuisent progressivement pour la Chine et le reste de l’Asie.

      « Par un heureux hasard », les États-Unis ont déjà entamé l’expansion d’une industrie de production et d’exportation d’énergie déjà massive, ciblant spécifiquement l’Asie.

      En 2025, la société énergétique américaine Glenfarne et son PDG Brendan Duval ont maintes fois évoqué le fait que leur nouveau projet de GNL en cours de construction en Alaska pourrait exporter de l’énergie vers l’Asie « via des voies maritimes sûres et non contestées ».

      Il n’a pas été mentionné à l’époque que ce seraient les États-Unis eux-mêmes qui contesteraient ces voies maritimes et les rendraient dangereuses, renforçant ainsi la viabilité tant du projet de GNL de #Glenfarne en #Alaska que de l’expansion de la capacité d’exportation énergétique américaine en général.

      Il convient de noter que Glenfarne avait perfectionné son expertise en matière d’exportation/importation de GNL grâce à un projet en Colombie rendu possible uniquement par les sanctions américaines contre le #Venezuela voisin et la fermeture des #gazoducs qui auraient autrement approvisionné la Colombie en gaz. Ce n’est que grâce à la fermeture des gazoducs imposée par les États-Unis au Venezuela que l’importation de GNL du Texas vers la Colombie par Glenfarne a eu un sens économique.

      De même, ce n’est que grâce aux menaces de conflit des États-Unis et aux conflits réels mettant en danger des goulets d’étranglement maritimes vitaux à travers le monde que l’exportation de GNL vers l’Asie et au-delà a un sens économique – tout comme l’exportation de GNL américain vers l’Europe n’a eu de sens qu’après la destruction de #NordStream et l’imposition de #sanctions sur l’ #énergie russe, bien moins chère et plus facilement disponible.
      La charrue avant les bœufs, mais pour une bonne raison

      D’ici le début des années 2030, les États-Unis devraient doubler leur capacité d’exportation de #GNL, ce qui leur permettra de répondre à la demande de leurs principaux alliés asiatiques, notamment la Corée du Sud et le Japon, ainsi que la province insulaire de #Taïwan – mais là encore, uniquement si des alternatives moins chères et plus fiables restent absentes du marché.

      Cela signifie que si les États-Unis mettent en quelque sorte la charrue avant les bœufs, ils s’assurent que lorsque les bœufs arriveront enfin, les conditions seront idéales pour que les États-Unis, et eux seuls, en tirent profit.

      Tout comme pour l’Europe et la suppression de son accès aux importations d’énergie russe bon marché, la dépendance énergétique totale des alliés asiatiques des États-Unis les transformera davantage et pleinement en prolongements des ambitions géopolitiques américaines dans la région et à travers le monde.

      Tout comme pour l’Europe, servir les intérêts américains se fera au détriment de chaque mandataire américain en Asie, ainsi qu’au détriment de la paix et de la stabilité de toute la région, et plus particulièrement au détriment de l’ascension continue de la Chine, tout comme l’Europe a été utilisée pour cibler la Russie au détriment tant de la Russie que du reste de l’Europe.

      Outre la mainmise politique des États-Unis sur ces mandataires asiatiques, la présence de forces militaires américaines sur leur territoire et désormais l’imposition d’une dépendance énergétique à leur égard, une récente audition au Sénat américain a clairement montré que des pays comme le Japon, la Corée du Sud et les Philippines seront transformées en avant-postes militaro-industriels de la puissance américaine dans la région, contribuant ainsi à minimiser la « tyrannie de la distance » à laquelle les États-Unis sont confrontés lorsqu’ils cherchent à provoquer une guerre contre la Chine, située à l’autre bout du monde par rapport à leur emplacement.

      La création d’usines fabriquant des armes américaines en #Asie et d’installations portuaires dans la région pour effectuer des réparations sur les navires américains est déjà en cours, le #Japon ayant fabriqué et, dans certains cas, même renvoyé aux États-Unis des missiles intercepteurs Patriot, et la Corée du Sud ayant conclu des contrats pour l’entretien des navires de transport de la marine américaine.

      Toutes ces préparations ont lieu en prévision de ce que les États-Unis considèrent comme une confrontation inévitable avec la Chine elle-même – ce qui est en fin de compte la priorité qui motive le conflit américain contre la Russie, l’Iran, le Venezuela et de nombreux autres pays, tout cela dans le but d’isoler et de contenir la Chine avant de l’affronter directement.

      Compte tenu des coûts que l’Europe et les États arabes du golfe Persique paient pour leur subordination aux États-Unis et leur rôle dans l’accueil et la facilitation des guerres d’agression américaines dans leurs régions respectives du monde, le Japon, la #Corée_du_Sud et les #Philippines se désignent eux aussi comme des cibles avant toute confrontation avec la #Chine.

      Ce que les États-Unis appellent souvent des « garanties de sécurité » pour leurs « alliés » n’est qu’un euphémisme pour désigner l’occupation militaire, la mainmise politique et le contrôle par les États-Unis de ce qui sont en réalité des mandataires – et non des alliés. L’objectif du maintien d’un réseau mondial de mandataires, de l’ #Europe au #Moyen-Orient en passant par l’ #Asie-Pacifique, est précisément de faire payer à d’autres pays tous les coûts de la politique étrangère américaine, permettant ainsi aux États-Unis de s’approprier tous les bénéfices pour eux-mêmes.

      La perspective d’une escalade continue des guerres menées par les États-Unis à travers le monde dans un avenir proche à moyen terme est inévitable, car les guerres qui ont lieu actuellement sont menées spécifiquement pour préparer une future confrontation avec la Chine elle-même. Pour cette raison, les chances que les États-Unis parviennent à un quelconque accord de « paix » avec la #Russie ou l’ #Iran sont quasi nulles.

      Tant que les intérêts qui motivent la politique étrangère américaine – notamment l’industrie de l’armement, les géants du pétrole et du gaz, les géants de la technologie, l’industrie automobile et bien d’autres – ne soient supplantés à l’échelle mondiale par les alternatives offertes par le multipolarisme, et tant que le monde multipolaire ne sera pas en mesure de créer une dissuasion suffisante non seulement contre l’agression militaire américaine, mais aussi contre la coercition économique, l’ingérence politique et la mainmise qui mènent à cette agression, les #États-Unis continueront de prendre en otage la #paix, la prospérité et la stabilité mondiales au nom de leurs exigences d’une #hégémonie unipolaire continue sur la planète.

      #unipolarité #proxywar #guerre_par_procuration
      #géopolitique

  • Lawrence Wilkerson : Araghchi Meets Putin as Russia Goes All-In on Iran

    via https://diaspora.psyco.fr/posts/12434477

    https://www.youtube.com/watch?v=h19ssmpSIEE


    2026-04-28 — 40 min

    Colonel Lawrence Wilkerson discusses the meeting between Iran’s Foreign Minister Araghchi and President Putin, as both Iran and Russia lose trust in US diplomacy. Wilkerson is a retired Colonel in the US Army and the former Chief of Staff to the US Secretary of State.

    #Russie #Iran #Chine #États_Unis #proxywar #BRICS
    #Arctique #ressource #Asie #Ormuz

  • Chinas neuer Westen: Wie aus der alten Imperiumsgrenze in Zentralasien Pekings Lebensader wird
    https://www.berliner-zeitung.de/politik-gesellschaft/die-grenze-der-zukunft-chinas-zentralasien-li.10030037

    19.4.2026 von Eldaniz Gusseinov - Für China wird Zentralasien wieder zum Raum, an dem sich alles entscheidet: Aus dem alten Rand des Imperiums wird ein Schlüsselraum für strategische Handlungsfähigkeit. Ein Gastbeitrag.

    Wer von der alten kasachischen Hauptstadt Almaty aus nach Osten fährt, passiert zunächst das Dorf Schelek, dann Tschundscha, schließlich die Grenzstation Chorgos. Es ist die alte Kuldscha-Trasse, angelegt um 1870, als Handelskarawanen zwischen dem russischen Wernij und dem chinesischen Kuldscha verkehrten. Damals baute man hölzerne Brücken über Bewässerungskanäle und Trockentäler, um den Warenfluss in Gang zu halten. Heute rollen über dieselbe Achse Containerzüge mit Elektroautos, Maschinenbauteilen und Lithium-Akkus. Die Straße hat sich verändert. Ihre strategische Bedeutung nicht.

    Trauma des Imperium-Wettbewerbs

    Die Geschichte der chinesisch-zentralasiatischen Grenze ist eine Geschichte konkurrierender Imperien. Ab 1762 diente die Festung Huiyuan, rund 30 Kilometer westlich des heutigen Yining (Kuldscha), als Sitz des Qing-Generalgouverneurs für Xinjiang. Die Anlage war das Zentrum der mandschurischen Militärmacht in der gesamten Region, Teil des Systems der „Neuen Festungen von Ili“. Die Rebellion der 1860er-Jahre zerstörte sie. Der letzte Generalgouverneur, Mingsioi, sprengte sich in die Luft, anstatt zu kapitulieren. Was folgte, war ein Jahrzehnt russischer Kontrolle: Von 1871 bis 1881 kontrollierten zaristische Truppen das Ili-Tal, bis der Vertrag von Sankt Petersburg die Rückgabe regelte. Die Festung wurde danach nördlich des Ili-Flusses neu errichtet, und Huiyuan blieb bis zum Ende der Qing-Dynastie 1912 Verwaltungszentrum.

    Nicht weit von Kuldscha existiert noch heute ein Museum, in dem Karten aus der Qing-Ära ausgestellt sind. Da kann man unterschiedliche Karten sehen, auf denen das Gebiet Chinas über die heutigen Grenzen hinausgeht. Diese alten Karten hatten eine bemerkenswerte Nachwirkung für die Beziehungen zwischen China und den Ländern Zentralasiens nach dem Zerfall der Sowjetunion.

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    Das Herrschaftsgebiet der Qing-Dynastie (1644–1911). Solche Karten sind im Museum in Huiyuan ausgestellt.Ablat Khodzhaev

    Die chinesische Seite berief sich in den Grenzverhandlungen vor allem auf historische Materialien aus der Qing-Periode, darunter akademische Sammlungen historischer Karten der Volksrepublik China, die in den Jahren 1987–1996 veröffentlicht worden waren.

    Die zentrale Meinungsverschiedenheit bestand in der unterschiedlichen Auslegung des Begriffs „chinesisches Territorium“: Die sowjetische und später die kasachische Seite verstand darunter die Grenzen, die nach der Eroberung Turkestans durch das zaristische Russland festgelegt worden waren, während Peking das Territorium des mandschurischen Qing-Kaiserreichs im Blick hatte.

    Aus diesem Grund wurden die im 19. Jahrhundert zwischen dem zaristischen Russland und dem Qing-China geschlossenen Verträge und Protokolle einvernehmlich als rechtliche Grundlage der Verhandlungen angenommen: Ohne diese Grundlage wären die Grenzen auf einem riesigen Gebiet – bis hin zum Balchaschsee und Almaty – rechtlich unbestimmt geblieben. Nach dem Zerfall der Sowjetunion nahmen Kasachstan, Kirgistan und Tadschikistan Verhandlungen mit der Volksrepublik auf.

    Die Verhandlungen wurden durch eine Reihe völkerrechtlicher Abkommen abgeschlossen. Zwischen Kasachstan und China wurden insgesamt sechs internationale Verträge geschlossen, die den Verlauf der gemeinsamen Staatsgrenze präzise festlegten. Das Grenzabkommen von 1994 ließ zunächst zwei strittige Abschnitte offen, die erst im Juli 1998 durch ein ergänzendes Abkommen der beiden Staatsoberhäupter geregelt wurden. Den abschließenden rechtlichen Rahmen bildete das Protokoll über die Demarkation der kasachisch-chinesischen Staatsgrenze vom 10. Mai 2002, das die Grenzlinie auf einer Gesamtlänge von 1783 Kilometern verbindlich festschrieb.

    Die Grenzverhandlungen zwischen Kirgistan und China mündeten in zwei aufeinanderfolgenden Abkommen. Der erste Vertrag von 1996, ratifiziert 1998, legte den Verlauf von rund 900 Kilometern der gemeinsamen Grenze fest. Ein zweites Abkommen von 1999 regelte den verbleibenden Streitabschnitt: China erhielt dabei etwa 90.000 Hektar im Gebiet Usengi-Kusch – eine Zahl, die in einigen Quellen mit 125.000 Hektar angegeben wird, was vermutlich auf unterschiedliche Verhandlungsstände zurückzuführen ist –, während Kirgistan zwei Drittel des Khan-Tengri-Gipfels sowie den Berggipfel Pik Pobeda erhielt. Die offizielle Demarkation verzögerte sich aufgrund innenpolitischen Widerstands erheblich und wurde erst 2009 abgeschlossen, womit die Gesamtlänge der gemeinsamen Grenze von 1063 Kilometern endgültig festgeschrieben wurde.

    Im Jahr 2011 ratifizierte Tadschikistan das Abkommen von 1999 sowie das ergänzende Abkommen von 2002, wonach China 200 beziehungsweise rund 1100 Quadratkilometer Territorium im Pamir erhielt. Im Gegenzug verzichtete China auf seine Ansprüche auf mehr als 28.000 Quadratkilometer tadschikischen Staatsgebiets. Die Demarkation wurde offiziell durch das Protokoll vom 27. April 2010 abgeschlossen; die Gesamtlänge der gemeinsamen Grenze beträgt 477 Kilometer.

    Noch vor wenigen Jahren sorgten chinesische Geschichtslehrbücher für Unmut in Astana, weil sie Teile des heutigen Kasachstan als chinesisches Territorium darstellten. Im Jahr 2013 gab es Berichte, wonach chinesische Historiker versprochen hätten, in den Schulbüchern die korrekten Grenzen Kasachstans anzugeben. Der Grund dafür war, dass in China damals noch Bücher verwendet wurden, die vor der Unabhängigkeit Kasachstans herausgegeben worden waren.

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    Auf dem Foto dieser Karte ist angeblich chinesisches Gebiet zu sehen, das vom zaristischen Russland „besetzt“ wurde. Kasachischen Medienberichten zufolge wurde diese Karte den Schülern in China gezeigt.Eldaniz Gusseinov

    Das Malakka-Dilemma und seine Landbrücke

    Diese historische Tiefe gewinnt eine neue Brisanz vor dem Hintergrund der gegenwärtigen geopolitischen Lage. China importiert rund zwei Drittel seines Erdöls über See, wobei der größte Teil durch die Straße von Malakka fließt, ein Nadelöhr von kaum drei Kilometern Breite an der engsten Stelle. Die Volksrepublik verbraucht heute mehr als 15 Millionen Barrel Öl pro Tag und ist damit der weltgrößte Energieimporteur. Seitdem der ehemalige Präsident Hu Jintao im Jahr 2003 den Begriff des „Malakka-Dilemmas“ geprägt hat, arbeitet Peking an Alternativen für den Fall einer Seeblockade. Die Sorge ist nicht abstrakt: Die US-Marine unterhält Stützpunkte von Guam über Okinawa bis Diego Garcia, die eine Sperrung der Seewege theoretisch ermöglichen würden.

    Pekings bisherige Versuche, das Dilemma über Landkorridore zu entschärfen, sind allesamt auf erhebliche Hindernisse gestoßen. Der China-Pakistan-Wirtschaftskorridor (CPEC), konzipiert als direkter Zugang zum Arabischen Meer über den Hafen Gwadar, leidet unter Terroranschlägen, politischer Instabilität und massiven Bauverzögerungen. Der Wirtschaftskorridor durch Myanmar zum Tiefseehafen Kyaukphyu wird durch einen Bürgerkrieg und wachsende antichinesische Stimmung im Land gefährdet. Seit der Schließung des polnisch-belarussischen Grenzübergangs Małaszewicze, durch den 2024 rund 85 Prozent der Landfrachtgüter zwischen China und der EU liefen, steht auch der nördliche Eurasien-Korridor unter Druck.

    Der Iran-Konflikt verschärft die Lage zusätzlich. Der Korridor China-Kasachstan-Turkmenistan-Iran (CKTI), der 2024 noch ein Frachtplus von 31 Prozent verzeichnete, steht durch die Eskalation am Persischen Golf unter wachsendem Druck. Grenzschließungen, sanktionsbedingte Versicherungsausfälle und steigende Risikoprämien treiben Spediteure dazu, „iranfreie“ Überlandwege zu suchen. Der Transkaspische Mittlere Korridor über Kasachstan, Aserbaidschan und Georgien gewinnt an Volumen, arbeitet aber noch von einer niedrigen Basis aus.

    In diesem Kontext fällt der Blick fast zwangsläufig auf die fünf zentralasiatischen Staaten: Kasachstan, Kirgistan, Tadschikistan, Turkmenistan und Usbekistan. Drei Staaten von Zentralasien grenzen direkt an Xinjiang, sind politisch stabil, haben keine offenen Konflikte mit Peking und verfügen über genau jene Ressourcen, die Chinas Industrie braucht: Öl, Gas, Uran, seltene Erden, Lithium, Kupfer und Gold.

    Vom Partner zur strategischen Lebensader

    Peking behandelt seine Westgrenze zunehmend als strategische Lebensader. Im Juni 2025 unterzeichneten China und die fünf zentralasiatischen Staaten in Astana den „Vertrag über ewige gute Nachbarschaft, Freundschaft und Zusammenarbeit“, der gegenseitige Nichtfeindseligkeit, Konsultationspflichten und vertiefte Sicherheitskooperation festschreibt. Es war das erste multilaterale Vertragsdokument dieser Art zwischen Peking und der gesamten Region.

    Die Karte veranschaulicht die geopolitischen Druckpunkte, mit denen China entlang seiner westlichen Verbindungskorridore konfrontiert ist — von der durch den Ukraine-Krieg belasteten Polnisch-Belarussischen Grenze über die instabile Afghanistan-Pakistan-Achse bis hin zum iranischen Transitkorridor. Während Washington mit dem TRIPP-Korridor im Südkaukasus eine alternative Handelsroute fördert, sieht sich Peking gleichzeitig mit dem Scheitern seines Amu-Darya-Ölvertrags mit den Taliban und der Gefährdung chinesischer Staatsbürger an der afghanisch-tadschikischen Grenze konfrontiert.

    Die Karte veranschaulicht die geopolitischen Druckpunkte, mit denen China entlang seiner westlichen Verbindungskorridore konfrontiert ist — von der durch den Ukraine-Krieg belasteten Polnisch-Belarussischen Grenze über die instabile Afghanistan-Pakistan-Achse bis hin zum iranischen Transitkorridor. Während Washington mit dem TRIPP-Korridor im Südkaukasus eine alternative Handelsroute fördert, sieht sich Peking gleichzeitig mit dem Scheitern seines Amu-Darya-Ölvertrags mit den Taliban und der Gefährdung chinesischer Staatsbürger an der afghanisch-tadschikischen Grenze konfrontiert.Grafik: BLZ. Quelle: Nightingale Int.

    Parallel dazu baut China die physische Infrastruktur in einem Tempo aus, das seinesgleichen sucht. Im Jahr 2024 fuhren 11.920 Güterzüge nach Zentralasien, ein Anstieg von mehr als elf Prozent gegenüber dem Vorjahr, und transportierten knapp 883.000 Standardcontainer. Chinas dritte Eisenbahnverbindung nach Kasachstan ist bereits genehmigt. Die jahrzehntelang verhandelte Bahnstrecke China–Kirgistan–Usbekistan (CKU) befindet sich im Bau und wird Xinjiang über das Fergana-Tal mit dem usbekischen Schienennetz verbinden. Am Kaspischen Meer ist in Aktau ein chinesischer Logistikhub in Betrieb gegangen, der Container für den sogenannten Mittleren Korridor nach Europa abfertigt.

    Die Investitionen reichen über Schienen hinaus. Bei Taschkent entsteht für 84 Millionen Dollar der Logistikkomplex „Silkway Central Asia“ mit chinesischem Kapital. In Almaty betreiben chinesisch-kasachische Gemeinschaftsunternehmen Terminals, die Straßen- und Schienenfracht konsolidieren. Im Juli 2025 eröffneten China und die zentralasiatischen Staaten in Xinjiang gemeinsame Zentren für Bildungsaustausch, Armuts- und Wüstenbekämpfung.

    Besonders aufschlussreich ist der Bereich der Lieferketten. Im Juni 2025 eröffnete BYD in der usbekischen Stadt Dschisak sein erstes Automobilwerk außerhalb Chinas, mit einer Anfangskapazität von 50.000 Fahrzeugen und einer geplanten Steigerung auf 500.000 Einheiten. Für die Batterien dieser Fahrzeuge braucht BYD Lithium, und genau darüber sprach Xi Jinping im Juli 2025 mit dem tadschikischen Präsidenten Rachmon. Die Vorkommen liegen in den Gebirgen des Autonomen Gebiets Berg-Badachschan, und die chinesische Firma CRBC baut dort gerade für 230 Millionen Dollar die Bergstraße Kalai-Chumb-Wandsch-Ruschan aus, einschließlich zweier Tunnel mit einer Gesamtlänge von 5,2 Kilometern.

    Die Grenze wird durchlässig

    Die strategische Annäherung zeigt sich nicht nur in Verträgen und Schienen, sondern im Alltag. Ende 2023 trat das gegenseitige Visafreiheitsabkommen zwischen Kasachstan und China in Kraft, das Bürgern beider Länder Aufenthalte von bis zu 30 Tagen ohne Visum ermöglicht. Usbekistan folgte im Juni 2025 mit einem analogen Abkommen. Kasachstan erhöhte die Zahl seiner Flugverbindungen nach Peking, Urumqi, Shanghai, Guangzhou und Chengdu.

    Im Sommer 2025 wurde Kasachstan zum ersten zentralasiatischen Land, in dem die chinesische Bezahl-App Alipay+ akzeptiert wird: Reisende aus China können über die kasachische Kaspi-App per QR-Code bezahlen, von Supermärkten in Almaty bis zu Geschäften in ländlichen Gebieten. Kurz darauf schloss auch Usbekistans nationales Zahlungssystem HUMO eine Partnerschaft mit Alipay+. Es entsteht ein digitaler Zahlungsraum, der die physischen Korridore ergänzt.

    In der ersten Jahreshälfte 2025 empfing Kasachstan 7,5 Millionen internationale Besucher, ein Rekord, wobei chinesische Touristen zu den drei größten Besuchergruppen zählten. Die Richtung ist eindeutig: Was einst eine bewachte Imperiumsgrenze war, wird schrittweise zu einer Integrationszone.
    Im Osten lärmen, im Westen angreifen

    China betrachtet Zentralasien nicht mehr als Peripherie, sondern als strategische Tiefe. Wenn der Indische Ozean unsicher ist, die Meerenge von Malakka verwundbar bleibt, der CPEC durch pakistanische Instabilität gefährdet wird, der Myanmar-Korridor in einem Bürgerkrieg feststeckt und der polnisch-belarussische Landweg gesperrt werden kann, dann bleiben die zentralasiatischen Transportwege als einzige funktionsfähige Alternative.

    Xinjiang, einst als abgelegene Peripherie betrachtet, verwandelt sich in eine multimodale Drehscheibe: Allein über den Grenzbahnhof Alaschankou wurden bis Mitte 2025 über 4000 Güterzugfahrten abgefertigt, zeitweise mehr als 20 Züge am Tag. Die Verdopplung der Gleise auf der Strecke Jinghe–Alaschankou hat die Abfertigungskapazität um rund 30 Prozent gesteigert.

    Das uigurisch geprägte Urumqi hat sich zudem zum Austragungsort hochrangiger China-Zentralasien-Foren entwickelt. Im Rahmen des 12. Kooperationsforums 2025 wurden neue Projekte und die sogenannte „Urumqi-Initiative“ lanciert, die Zollreformen, Grenzabwicklung und Forschungskooperationen mit zentralasiatischen Universitäten institutionalisiert. Xinjiang vermarktet sich offiziell als „Kernzone“ der Seidenstraßeninitiative nach Westen und betreibt die Pilotfreihandelszone China (Xinjiang).

    Chinas Doktrin der „Schicksalsgemeinschaft mit den Nachbarstaaten“ ist keine rhetorische Formel. Sie beschreibt ein konkretes Projekt: die Verschmelzung der chinesischen Wirtschaftsplanung mit der zentralasiatischen Infrastruktur, Energieversorgung und Rohstoffbasis. Der „Vertrag über ewige Nachbarschaft“ sichert dies vertraglich ab. Die Kooperationszentren in Xinjiang institutionalisieren es. Die Eisenbahnen, Straßen und Zahlungssysteme machen es operativ.

    Vor dem Hintergrund der weltweiten Konflikte gewinnt die Grenze zwischen China und den zentralasiatischen Ländern an Bedeutung, und Zentralasien rückt zunehmend in den Fokus strategischer Interessen. Für die zentralasiatischen Länder ist es von entscheidender Bedeutung, zu verhindern, dass ihr Territorium dazu genutzt wird, Dritten Schaden zuzufügen, und ihre strategische Lage zu nutzen, um die Konfliktparteien einander anzunähern.

    #Chine #Asie #commerce #infrastructure

  • Choc pétrolier d’Ormuz : vers un séisme économique mondial inédit ?

    https://elucid.media/environnement/choc-petrolier-d-ormuz-vers-un-seisme-economique-mondial-inedit

    On le sait peu, mais l’essentiel du pétrole et du gaz qui transite via le détroit d’Ormuz est à destination de clients asiatiques. Sur le marché pétrolier, début 2025, 93 % du pétrole passant par Ormuz y était expédié, dont 39 % à destination de la Chine.

    Sur le gaz liquéfié, la domination de l’Asie dans les livraisons transitant par Ormuz est également écrasante, avec 86 % du volume en transit début 2025, dont 23 % à destination de la Chine.

    Il s’agit d’une donnée essentielle pour comprendre l’attitude relativement désinvolte des États-Unis face au blocage du détroit, eux qui savent être peu affectés par une rupture des livraisons en provenance d’Ormuz, de même que leurs alliés européens. Le relatif silence des Européens face à cette posture américaine tient au fait qu’ils estiment pouvoir amortir l’essentiel du choc énergétique en compensant, grâce au relâchement de leurs stocks stratégiques, la faible part de pétrole et de gaz provenant du Moyen-Orient.

    Une telle vision statique de l’organisation des flux énergétiques est néanmoins erronée. Les acheteurs asiatiques ne vont évidemment pas rester passifs face à une interruption de leurs approvisionnements et vont chercher à acquérir des cargaisons initialement destinées aux acheteurs européens. À mesure que la pression concurrentielle s’intensifiera sur les flux d’approvisionnement préservés du conflit américano-iranien, le choc des prix se propagera à l’ensemble de l’économie mondiale.

  • Waste as a new form of colonialism in Africa and Asia - Agenzia Fides
    https://www.fides.org/en/news/77340-Waste_as_a_new_form_of_colonialism_in_Africa_and_Asia

    11 February 2026 by Cosimo Graziani

    The search for rare earths for energy transition is often regarded as a form of neo-colonialism, and today it is the area in which this phenomenon manifests itself most clearly, especially due to its geopolitical and economic effects. However, there are other neo-colonial practices that are less visible but with equally negative consequences at the local level. One of these is the export of waste to Africa and Asia by Western countries, particularly the export of plastic, clothing, and electronic waste. The export of waste to the Global South is a phenomenon that has been ongoing for decades and that in the past was addressed through attempts to regulate and stem, notably with the drafting of the Basel Convention on the Control of Transboundary Movements of Hazardous Wastes (1989). In addition to halting waste movements, the Convention also aimed to assist developing countries in the ecological management and disposal of waste.
    Unfortunately, despite its intentions, the Convention failed to produce concrete results in international waste management. On the contrary, the situation has worsened over the years. The global export of waste has been dubbed “Waste Colonialism,” precisely because it remains a form of exploitation by countries with a colonial past over their former colonies.
    The most traditional form of this colonialism concerns the export of plastic, which was initially not included in the Basel Convention and was only included in 2019 with the introduction of a specific amendment.
    For years, China was one of the main destinations for exported waste; however, it stopped importing plastic and other waste in 2018. As happens in all economic mechanisms affected by restrictions, trade flows subsequently shifted toward other destinations in Asia, beginning with countries such as Malaysia, Vietnam, and Indonesia (...)
    #colonialism #economy #geopolitics #pollution #environment #healthcare

  • Rejoignez la lutte pour les droits des ouvrières et ouvriers du textile

    Pour les ouvrières et ouvriers de l’industrie textile au Bangladesh, en Inde, au Pakistan et au Sri Lanka, survivre est une véritable lutte quotidienne. Pour soutenir leur famille, ces travailleuses et travailleurs sont confrontés à nombre d’atteintes : harcèlement sexuel, heures supplémentaires non rémunérées, salaires de misère, objectifs inatteignables, accès aux soins difficile voire inexistant, et autres conditions s’apparentant à de l’exploitation. Ces atteintes ne pourraient pas être ignorées si ces travailleuses et travailleurs avaient le droit d’être membres d’un syndicat. Signez notre pétition et appelez les gouvernements concernés à garantir le droit à la liberté d’association pacifique aux travailleuses et travailleurs de l’industrie textile.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/13/des-patrons-inflexibles/#comment-72045
    #asie

  • #IA dans l’enseignement et la recherche : veille de janvier 2026
    https://academia.hypotheses.org/63764

    1. Politique publique d’enseignement et de recherche Outils internes d’IA En France, le CNRS a annoncé la mise à disposition d’un chatbot interne, « Emmy », basé sur Mistral AI en vertu d’un accord avec l’entreprise : https://next.ink/brief_article/le-cnrs-va-proposer-son-chatbot-iagen-emmy-a-ses-agents-et-proscrire-les-autre En parallèle, les autres outils … Continuer la lecture →

    #Actualités_/_News #Amérique_du_Nord #Asie #De_la_publication_en_SHS #Enseignement #Europe #Politique_de_la_recherche #World_-_Ailleurs_dans_le_monde #Intelligence_artificielle

  • Suivre un grain de #sable à Phnom Penh
    https://metropolitiques.eu/Suivre-un-grain-de-sable-a-Phnom-Penh.html

    En nous invitant à suivre un grain de sable dans les méandres du Mékong, Dolorès Bertrais dessine les dessous de la fabrique de la ville de #Phnom-Penh, au #Cambodge, et raconte la filière du sable en #Asie du Sud-Est. À Phnom Penh, des barges, des tuyaux, des pompes s’emploient à extraire, déplacer et amasser du sable. Cette région du bassin du Mékong, qui relie les hauts plateaux tibétains au golfe de Thaïlande, constitue un « eldorado » du sable pour les entrepreneurs de la construction. Sa #Commentaires

    / sable, #matériau, Asie, Phnom-Penh, Cambodge

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-bastin.pdf

  • Appel à la solidarité : les organisations paysannes en Indonésie et au Sri Lanka réagissent alors que les catastrophes climatiques ravagent le continent asiatique

    Bagnolet, 4 décembre 2025 : Serikat Petani Indonesia – SPI et MONLAR du Sri Lanka, tous deux membres de La Via Campesina, ont réalisé une évaluation préliminaire des impacts dévastateurs que les inondations provoquées par des cyclones ont causés dans les zones rurales de l’Indonésie, du Sri Lanka, de la Malaisie et de la Thaïlande. Voici le rapport.

    + Asie du Sud-Est : la scolarité de plus de 4 millions d’enfants perturbée par les catastrophes climatiques

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/09/01/des-inondations-meurtrieres-au-pakistan-quatre-textes/#comment-70575

    #asie

  • Enhancing the Competitiveness of the Trans-Caspian Transport Corridor in Central Asia | OECD

    https://www.oecd.org/en/publications/enhancing-the-competitiveness-of-the-trans-caspian-transport-corridor-in-centr

    This OECD publication provides fresh analysis of regional integration with an in depth look at the development of trade and transport connectivity in Central Asia in the context of the region’s efforts to diversify production, employment and exports and to increase freight traffic along the Trans-Caspian Transport Corridor (TCTC). The TCTC has gained increasing attention as governments seek to expand connections to European and global markets.

    #asie_centrale #transport #ex-urss

  • Interview mit Ostasien-Experten David Kang: China will keine Weltmacht sein – westliche Projektionen und reale Prioritäten
    https://www.nachdenkseiten.de/?p=141184

    28.10.2025 von Michael Holmes - David Kang ist Professor für Internationale Beziehungen an der University of Southern California und einer der führenden Kenner Ostasiens. Kang zeigt auf, dass Pekings Politik weit weniger von globalen Ambitionen als von innenpolitischen Prioritäten geprägt ist: Stabilität, Wohlstand und nationale Souveränität. Zugleich betont der Ostasien-Experten, dass die wichtigsten Staaten der Region – von Japan über Vietnam bis Indien – westliche Bedrohungsszenarien für übertrieben halten. Ihre niedrigen Militärausgaben belegen, dass sie Peking nicht als aggressiven Expansionisten wahrnehmen. Die eigentliche Gefahr, so Kang, liege in westlicher Kriegshysterie, die das Risiko einer Eskalation, insbesondere um Taiwan, erheblich erhöht. Das Gespräch führte Michael Holmes.

    Michael Holmes: Hallo, ich bin Michael Holmes, und heute habe ich das große Vergnügen, mit David Kang, Professor für Internationale Beziehungen an der University of Southern California, zu sprechen. Dave, Sie sind gerade in Los Angeles, herzlich willkommen.

    David Kang: Vielen Dank für die Einladung.

    Sie sind Experte für Ostasien, und ich habe drei Ihrer Bücher gelesen: „China Rising”, ein großartiges Buch, auch wenn es, um ehrlich zu sein, mittlerweile vielleicht etwas veraltet ist, da es vor Xi Jinping geschrieben wurde. Aber es gibt auch „American Grand Strategy and East Asian Security in the 21st Century”. Ich denke, das ist das Buch, das ich zuerst empfehlen würde, und ich möchte Sie später zu diesem Buch befragen. Und dann gibt es noch „Beyond Power Transitions“, eine faszinierende Kritik der Literatur zum Thema Machtübergänge. Für alle Fans der internationalen Beziehungen ist das ebenfalls ein großartiges Buch.

    Aber heute möchte ich zunächst mit Ihnen über einen Artikel sprechen, der mich sehr gefreut hat, denn der Artikel heißt „What Does China Want?”. Er ist sehr überzeugend. Sie haben ihn zusammen mit zwei Co-Autoren geschrieben, die ebenfalls beide China-Experten sind, und er zeigt wirklich Ihre Fachkompetenz.

    Lassen Sie mich also gleich mit dieser Frage beginnen: Dave, was will China?

    David Kang: Zunächst einmal vielen Dank für die Einladung. Ich weiß das wirklich zu schätzen. Es ist eine große Ehre, wenn jemand tatsächlich liest, was man schreibt. Ich habe lange an dieser Idee gearbeitet. Meine beiden Co-Autoren sind junge Wissenschaftler. Jackie ist mein Doktorand – er hat gerade seine Promotion abgeschlossen. Zenobia hat gerade ihre Promotion abgeschlossen, und wir kennen uns alle schon seit Jahren. Das Projekt entstand, als wir alle unsere Enttäuschung darüber zum Ausdruck brachten, wie Chinas Ambitionen im Westen dargestellt und zunehmend als selbstverständlich hingenommen werden: dass China globale Ambitionen hat, dass es eine Supermacht sein will, dass es die Vereinigten Staaten verdrängen will, dass es gefährlich ist. Viele amerikanische Politiker und Wissenschaftler sprechen von China als einer existenziellen Bedrohung für die Vereinigten Staaten, was bedeutet, dass es die Vereinigten Staaten auslöschen will. Ich meine, das ist einfach übertriebene Sprache.

    Unsere Sichtweise ist eine andere, und tatsächlich glauben wir, dass unsere Sichtweise in Ostasien ziemlich mainstream ist, nämlich dass Chinas Anliegen viel mehr intern als extern sind. Es geht viel mehr um Innenpolitik, um alle Probleme, die sich aus einer schnell wachsenden und sich verändernden Gesellschaft ergeben, um sein Hoheitsgebiet – um innenpolitische, nicht um außenpolitische Fragen. Und es geht viel mehr um den Status quo als um Revisionismus. Es hält sich an viele der Regeln, die von der übrigen Welt, vor allem vom Westen, aufgestellt wurden.

    Es ist keine revisionistische Macht, die danach strebt, die Vereinigten Staaten zu verdrängen. Wir sehen dafür fast keine Anzeichen. Deshalb haben wir diesen Artikel geschrieben, in dem wir sagen, dass Chinas Ambitionen viel begrenzter oder eingeschränkter sind, als die Menschen tendenziell denken.

    Nun, Sie müssen die strenge Methodik, die Sie verwendet haben, etwas näher erläutern, denn ich sagte, es sei ein wissenschaftlicher Artikel. Es handelt sich nicht nur um Spekulationen.

    Ja. Nun, okay, eine Sache, die uns tatsächlich gestört hat, für die Intellektuellen oder Nerds da draußen, ist, dass die Leute dazu neigen, sich auf eine Sache zu konzentrieren, einen Satz eines chinesischen Führers oder vielleicht nicht einmal eines chinesischen Führers, sondern nur eines Sprechers oder eines Professors in China, und dann zu sagen: Seht her, wir kennen Chinas Ambitionen.

    Tatsächlich neigen sie dazu, zwei Dinge zu tun. Sie neigen dazu, zu sagen: „Oh, schaut mal, was diese Person gesagt hat, China will die Welt erobern.“ Und wenn China das nicht sagt, sagen sie: „Wir wissen, wie man zwischen den Zeilen liest, wir können aus den Teeblättern lesen. China sagt vielleicht nette Dinge, aber sie meinen es nicht wirklich ernst. Das ist sehr selektiv.“

    Was wir taten und was ich begonnen hatte, war, dass ich angefangen hatte, einige Bücher zu lesen, die derzeit besonders für die amerikanische Außenpolitik sehr wichtig sind. Ich war sehr enttäuscht darüber, wie sie ihre chinesischsprachigen Quellen verwendeten. Die Dissertationen meiner beiden Co-Autoren befassten sich damit, tatsächlich zu messen und zu zählen, was China sagt. Man pickt sich also nicht einfach ausgewählte Zitate heraus.

    In unserem Artikel haben wir beispielsweise versucht, so systematisch wie möglich vorzugehen. Wie viele Reden hat Xi Jinping gehalten? Wie oft hat er die USA erwähnt? Worüber spricht er in all diesen Reden? Wir haben das gezählt und gemessen und können eindeutig zeigen, dass es Xi Jinping, wenn er über die Vereinigten Staaten spricht, um Zusammenarbeit und Kooperation geht. Es geht nicht um Wettbewerb und darum, die USA zu übernehmen.

    Wenn es um die PLA Daily oder einige der wichtigsten chinesischen, maßgeblichen chinesischen Quellen geht, haben wir buchstäblich etwa 20.000 verschiedene Artikel, in denen wir uns ansehen, worüber sie sprechen. Und es geht überwiegend um Zusammenarbeit, um Wirtschaft, nicht darum, die Vereinigten Staaten zu übernehmen. Wir können also tatsächlich sagen, dass wir diese Artikel gelesen, gezählt und gemessen haben, sodass wir versuchen, viel vorsichtiger zu sein, als einfach nur das zu bestätigen, was wir finden wollen.

    Damit unsere Zuschauer das verstehen: Sie haben dafür auch KI eingesetzt, glaube ich?

    Nicht unbedingt KI. Es gibt eine Reihe von statistischen Verfahren, die man anwenden kann. Wir haben alle Reden von Xi Jinping genommen – das ist wahrscheinlich die einfachste Art, dies zu erklären – und dann haben wir uns angesehen, wie oft er die Vereinigten Staaten erwähnt, wie viele Wörter davor und danach stehen und welche Ausdrücke er häufig verwendet. Computer können das viel schneller zählen, als wir es von Hand tun könnten.

    Es handelt sich also nicht um KI, aber es ermöglicht uns, mithilfe von Berechnungstechniken diese Artikel zu „scrapen” und dann zu sehen, welche Ausdrücke häufig vorkommen. Der Computer geht diese dann durch, fasst sie zusammen und sagt: Das sind die zehn häufigsten Themen, die sich durch die Reden ziehen. Hier ist die Reihenfolge, in der sie vorkommen. Und das kann nur dann als maßgeblich gelten, wenn es von Hand kodiert wurde, wenn wir eine bestimmte kleinere Anzahl dieser Reden genommen und von Hand kodiert haben. Wir haben sie gelesen und dann manuell kodiert, um sie mit dem Ergebnis des Computers zu vergleichen. Man geht hin und her und kann dann diese großen Sprachmodelle entwickeln, wie sie genannt werden – eine Reihe von computergestützten Techniken, mit denen man systematisch herausfinden kann, worüber die Leute sprechen, ähnliche Phrasen oder negative Phrasen.

    Und das haben Sie im Grunde genommen für die wichtigsten Führer der Kommunistischen Partei Chinas und die wichtigsten Zeitungen gemacht?

    Ja. Und hier ist die Sache: Wir schreiben gerade ein Buch, für das ich ganz ungeniert Werbung machen sollte. Denn in dem Artikel selbst, der sehr lang war, wahrscheinlich 16.000 Wörter, mussten wir uns wirklich kurzfassen – selbst da konnten wir einige der wichtigsten Phrasen nicht behandeln. Aber in einem längeren Buch können wir über die 40 wichtigsten Phrasen sprechen und diese Zeitung und Qiushi, die internen Dokumente der Partei, durchgehen und so weiter und so fort. Wir können uns wirklich ausbreiten und zeigen.

    Also mussten wir die wichtigsten Phrasen auswählen, und für unseren Artikel haben wir die Phrasen genommen, auf die andere Leute sich konzentriert hatten. Die Pessimisten hatten sich darauf konzentriert und gesagt: Aha, China will die Vereinigten Staaten übernehmen. Eine davon ist zum Beispiel „Aufstieg des Ostens, Niedergang des Westens”.

    Okay, dieser Satz wurde manchmal von Xi Jinping und manchmal in der PLA Daily verwendet. Und in Washington, D.C. haben die Leute gesagt: „Aha, sie werden versuchen, die Macht zu übernehmen, sie wollen dies und das.“ Und wir zeigen ziemlich systematisch, dass der Kontext, in dem dieser Ausdruck verwendet wird, keine Herausforderung für die Vereinigten Staaten darstellt. Es begann im Grunde genommen mit der Finanzkrise von 2008, die ein massives Problem war.

    Es wird nicht als Anspruch verwendet, sondern als Beschreibung dessen, was in der Welt geschieht, richtig?

    Ja. Ich meine, darüber gibt es nicht so viele Meinungsverschiedenheiten, aber es ist kein Ausdruck von Ambitionen. Es ist eine Beschreibung der Welt, und das haben wir versucht zu zeigen.

    Und natürlich gefällt ihnen das, weil sie auf dem Vormarsch sind, aber das ist doch klar. Was haben Sie über die Ambitionen herausgefunden, die sie in ihrer Außenpolitik zum Ausdruck bringen? Haben sie den Ehrgeiz, zumindest regionale Führungsmacht zu werden, wenn schon nicht globale Führungsmacht?

    Nun, hier gibt es einen Unterschied, den wir machen müssen, nicht wahr? Geht es um Hegemonie oder die Vorherrschaft einer Supermacht, worüber wir Amerikaner so gerne sprechen? Wir sind die Nummer eins. Wir sind größer, wir sind führend, wir sind weltweit die Nummer eins in allem.

    Wenn Chinesen von globaler Führungsrolle sprechen, dann ist das multilateral. Es heißt nie: Wir sind die Führungsmacht. Es heißt: Ja, wir sind eine der Führungsmächte, und China ist seit Jahrzehnten eine der Führungsmächte des sogenannten Globalen Südens. Aber nicht die Einzige, und es versucht auch nicht, die Einzige zu sein. Brasilien, Indien, es gibt eine Reihe von Ländern, die eindeutig Führungsmächte sind, und China sieht sich selbst auch so.

    Aber es ist eine multilaterale Sichtweise auf die Welt, und sie sprechen ständig über Multilateralismus, sind bereit, mit anderen zusammenzuarbeiten, und zeigen eine Bescheidenheit, die man von amerikanischen Führern oder Präsidenten niemals erwarten würde. Sie sagen ständig, dass sie bereit sind, von anderen Ländern zu lernen, und dass sie ihre eigenen Vorstellungen nicht aufzwingen wollen. So etwas hört man von Amerikanern nie.

    Und dazu gehört auch der Westen, von dem sie lernen möchten?

    Oh, absolut! Ich meine, das ist keine bestimmte Art von „Wir sind nur bereit, von diesen anderen zu lernen“. Es ist eher eine Herangehensweise an die Welt. Ein Beispiel dafür wäre die Belt and Road Initiative. Okay? Das ist ein Schlagwort, das im Westen als explizite, jahrzehntelange Strategie der chinesischen Führung verwendet wird, um die Welt mit Gürteln und Straßen zu umgeben, die Teil der chinesischen Wirtschaftsstrategie sind.

    Insbesondere Zenobia, meine Co-Autorin, hat ihre Dissertation darüber geschrieben und sich mit dem chinesischen Einfluss durch die Belt and Road Initiative befasst. In ihrer gesamten Dissertation hat sie Tausende von Reden und alle Daten und all diese Dinge untersucht. Und was sie herausgefunden hat, ist interessanterweise, dass es bei der Einflussnahme Chinas oder dem Einfluss, den China durch die Belt and Road Initiative ausübt, nicht darum geht, chinesische Ideen zu verbreiten.

    Amerika läuft herum und sagt anderen Ländern, wie sie etwas zu tun haben, nicht wahr? Wir sind ziemlich aufdringlich. Ihr müsst eine Demokratie sein, ihr braucht mehr Menschenrechte. China tut das nicht. Es geht nicht darum, andere Länder zu verändern. Es geht darum, Unterstützung für die Themen zu bekommen, die China als seine wichtigsten ansieht, insbesondere Taiwan und andere Souveränitätsfragen.

    Sie versuchen also, Einfluss zu gewinnen, aber es geht um Unterstützung, zum Beispiel von Indonesien oder Ghana oder anderen Ländern, für ihre Haltung gegenüber Taiwan. Es ist eher eine interne als eine externe Angelegenheit. Es ist also eine ganz andere Sichtweise dessen, was wir unter Einfluss oder Ähnlichem verstehen.

    Aber abgesehen davon: Gibt es irgendwelche Zitate von Xi Jinping oder den führenden, wichtigsten Persönlichkeiten der Kommunistischen Partei oder den wichtigsten Medien, die darauf hindeuten, dass sie eine Art versteckte Strategie haben? Ich meine, vielleicht sind sie nicht so offen damit, vielleicht verbergen sie es. Ich spiele hier ein bisschen den Advocatus Diaboli, weil ich mir vorstellen kann, dass die Leute das über Ihren Artikel sagen würden. Sie verbergen nur ihre wahren Ambitionen. Wie können Sie sicher sein, dass das nicht wirklich der Fall ist?

    Das ist auch einer der Gründe, warum wir das Buch schreiben, nicht wahr? Denn Sie wissen ja, was die Leute sagen werden: Wir wissen, dass die Chinesen lügen, wenn sich ihre Lippen bewegen. Es gibt Leute, die sagen, wir können nichts von dem glauben, was sie sagen. Natürlich werden sie das eine sagen und etwas anderes tun.

    Ein großes Problem, das wir mit einem Großteil der Forschung zu China haben, ist, dass sie nicht sehr systematisch ist. Es gibt eine ganze Literatur im Bereich der internationalen Beziehungen über billige Reden, genau darüber: Woher wissen wir, wann Länder sagen, was sie meinen? Wann lügen sie? Natürlich kann man bestimmte Dinge sagen, um den Feind einzulullen, um ihn zu überraschen usw. Das wird also schon seit Jahrzehnten und Jahrzehnten untersucht.

    Was wir nicht tun, ist einfach wieder nur das Beste herauszupicken und zu sagen: Nun, sie sagen, sie wollen keinen Krieg, aber wir wissen es besser als sie. Das muss man irgendwie belegen können. Und dabei gibt es zwei interessante Aspekte.

    Wir konnten tatsächlich in den 90er-Jahren, nachdem die Sowjetunion zusammengebrochen war, die Diskussionen des Präsidiums und der Parteispitze in Moskau einsehen, und ein Großteil ihrer öffentlichen Propaganda in der Prawda spiegelte die tatsächlichen Entscheidungen wider. Ich meine, das war wirklich interessant. Es gibt viele Belege dafür, dass sie sagten, was sie meinten.

    Und wenn wir nach China gehen, wird immer sofort auf die Idee angesprungen, dass es einen geheimen Plan oder etwas Ähnliches gibt. Und wir sagen, dass sie vielleicht einen geheimen Plan zur Eroberung Taiwans haben. Wir haben jedoch festgestellt, dass es im Allgemeinen nur sehr wenige Anhaltspunkte dafür gibt. Es gibt nur sehr wenige Leute, die aus der Reihe tanzen und sagen: „Oh, wissen Sie, ups.“ Es gibt diese vagen Äußerungen von Xi Jinping oder anderen Führern über einige Ziele, die sie haben und die sehr gut in einen kommunistischen chinesischen, ja sogar in einen größeren kommunistischen Dialog passen, aber sicherlich in den kommunistischen chinesischen Dialog über die Festlegung von Fünfjahreszielen, die Festlegung von langfristigen Plänen und Ähnliches. Aber diese sind in der Regel sehr vage. Und was einen geheimen 100-Jahres-Plan oder ein langfristiges Spiel angeht, so sehen wir dafür überhaupt nicht viele Anzeichen.

    Ja, das wäre eine große Verschwörung, denn die KPCh ist die größte Partei der Welt, oder nicht?

    Im Moment ist sie das, ja. Natürlich, und es sind eine Milliarde Menschen dort.

    Viele Mitglieder der chinesischen Führung müssten einfach immer den Mund halten über ihren geheimen Plan, die Welt zu erobern, und davon sieht man nichts.

    Nun, vor allem, wenn es um das geht, was China wichtig ist – und hier kommen wir zu dem, was leere Worte sind, und wann nehmen wir sie ernst? China hat uns immer wieder gesagt, was ihnen wichtig ist, und die Sache ist, dass wir dazu neigen, ihnen zu glauben.

    Wir wissen, dass China sich um Taiwan sorgt. Wir wissen, dass ihnen das wichtig ist. Das ist keine Überraschung. Und sie sagen, wenn Taiwan die Unabhängigkeit erklärt, behalten sie sich das Recht vor, Gewalt einzusetzen – sie sagen nicht, dass sie einmarschieren werden. Es gibt keinen Plan, dass sie einmarschieren werden.

    Aber sie sagen, dass sie sich das Recht vorbehalten, Gewalt anzuwenden. Und die Sache ist, dass ihnen das jeder glaubt, oder? Was sie nicht sagen, und was besonders interessant ist, ist, dass die Länder um China herum keine Angst zeigen, dass China plant, einzumarschieren.

    Vietnam zeigt keine Angst, dass China irgendwie einen Überraschungsangriff über die Grenze hinweg starten könnte. Tatsächlich marschierten Einheiten der Volksbefreiungsarmee beim 50. Jahrestag des Sieges Vietnams über die Vereinigten Staaten mit. Im Mai dieses Jahres marschierten Einheiten der Volksbefreiungsarmee in Hanoi. Sie arbeiten eng zusammen.

    Darum geht es in Ihrem Buch „American Grand Strategy and East Asian Security”. In diesem Buch zeigen Sie, dass alle großen Länder Ostasiens nicht sonderlich besorgt über den Aufstieg Chinas sind. Sie haben ihre Probleme, die Sie aufzeigen. Sie sprechen sie alle an.

    Ja. In der Regel werden diese Probleme von beiden Seiten als wichtig angesehen, aber niemand denkt ernsthaft an einen Krieg.

    Mit Taiwan als einer großen Ausnahme. Das ist es, was ich aus all Ihren Büchern und Artikeln mitnehme, dass im Grunde genommen vieles, was der Westen über China sagt, nur interne Angelegenheiten sind, wie Xinjiang, Tibet und Hongkong. Der Westen kann also nicht viel dagegen tun.

    Als ich in Hongkong war, habe ich Joshua Wong, den Anführer der Demokratiebewegung, interviewt und ihm gesagt: ‚Lassen Sie mich ehrlich sein, ich glaube, Sie haben zwei große Fehler gemacht, und ich habe viel Sympathie für die Demokratiebewegung, aber ich finde, erstens wenden Sie zu viel Gewalt an. Sie sind China ausgeliefert. Ihre einzige Chance ist Gewaltlosigkeit, Sie müssen den moralischen Kampf gewinnen. Und die andere ist, sich mit dem Westen, mit den Feinden Chinas, zu verbünden. Sie hätten sagen sollen: Das ist unser Kampf, der Kampf der Chinesen, der Hongkonger.‘

    Das hat ihn irritiert. Natürlich hat er nicht gesagt: Ja, okay, du hast recht, aber er mochte die Debatte, das muss man sagen. Was ich sagen will, ist, dass dies definitiv interne Angelegenheiten sind.

    Und dann gibt es noch die Länder in Ostasien: Japan, Südkorea, die Philippinen, Vietnam, Indonesien, Thailand. Und was Sie in Ihrem Buch zeigen, ist, dass sie alle nicht sonderlich besorgt über den Aufstieg Chinas sind. Sie haben zwar ihre Bedenken, aber sie bereiten sich nicht auf einen Krieg mit China oder Ähnliches vor. Können Sie das etwas näher erläutern?

    Ja, und das führt uns zurück zu der Frage, ob es einen geheimen Plan Chinas gibt, die Welt zu erobern. Denn die Länder, die China viel besser kennen als die Vereinigten Staaten und die neben China liegen, sollten viel besorgter sein als die USA. Aber das sind sie nicht.

    Und das ist für uns Amerikaner ein ständiges Problem, weil wir immer sagen: Wartet ab, die werden schon noch zur Vernunft kommen, sie wissen einfach nicht, was gut für sie ist. Ich meine, das ist unglaublich herablassend von uns Amerikanern, oder? Ich weiß besser als diese Koreaner, was sie wollen. Wie können sie nicht erkennen, dass wir die Guten und China die Bösen sind?

    Aber die Länder in dieser Region zeigen keine existenzielle Angst vor China. Und ich sage das so: Ja, wie Sie bereits angemerkt haben, haben sie Probleme. Sie haben definitiv Probleme. Aber mit einem großen China zu leben, ist für diese Länder unvermeidlich. Und das tun sie schon seit langer Zeit, und sie planen, es noch mehr zu tun, und sie lernen, sich zu wehren.

    Als ich vor ein paar Jahren in Vietnam war, sagte ein Mann aus einer der Militäreinheiten, jeder vietnamesische Führer müsse wissen, wie man sich gegen China behauptet, und jeder vietnamesische Führer müsse in der Lage sein, mit China auszukommen. Und wenn er nicht beides gleichzeitig kann, sollte er nicht der Führer Vietnams sein.

    Und das ist wahrscheinlich die beste Sichtweise, die viele Länder vertreten. Ja, man muss sich gegen China wehren. Ja, es gibt Probleme, und China kann ein Tyrann sein. Aber sie machen sich keine Sorgen, dass China in ihr Land einmarschieren und es erobern könnte.

    Taiwan ist anders, denn die Chinesen werden Ihnen sagen, dass es sich überhaupt nicht von Xinjiang oder Hongkong unterscheidet. Das ist eine interne Angelegenheit. Und die Sache ist, dass alle anderen Länder in der Region China in dieser Frage zustimmen.

    Ich habe vor ein oder zwei Monaten eine Meinungsumfrage in Korea gelesen, in der gefragt wurde, ob Korea sich militärisch engagieren sollte, wenn es zu einem Krieg um Taiwan käme. Nur etwa fünf Prozent waren dafür. Niemand will das – das ist nicht unser Problem. Wir mischen uns nicht ein.

    Ein besseres Beispiel dafür ist, dass vor etwa drei Jahren Nancy Pelosi, eine hochrangige US-Kongressabgeordnete, nach Taiwan gereist ist. Das ist eine große Sache, weil sie damit ihre Unterstützung für die Demokratie und alles andere bekundet. Nun, buchstäblich innerhalb der nächsten ein oder zwei Tage danach haben alle Länder in der Region öffentlich ihre Ein-China-Politik bekräftigt. Vietnam, die Philippinen, Japan, Indien, die ASEAN – alle Länder haben sich zu Wort gemeldet und gesagt: Es gibt nur ein China, das ist nicht unser Problem, klärt das unter euch. Kein einziges Land hat sich zu Wort gemeldet und gesagt: Hurra, Demokratie, Taiwan sollte unabhängig sein.

    Und das zeigt, dass dies etwas anderes ist. Die Länder betrachten Chinas Politik gegenüber Taiwan nicht als Vorläufer für sich selbst, weil es etwas anderes ist. Das ist eine chinesische Angelegenheit. Die Amerikaner sehen Taiwan und sagen: Das ist einfach ein anderes Land! Wenn China Taiwan angreift, ist das ein Beispiel dafür, was sie mit den Philippinen machen werden, oder so etwas in der Art. Viele Leute reden davon, dass China die Philippinen angreifen könnte. Aber nein! Niemand auf den Philippinen glaubt wirklich, dass China angreifen wird. Sie sind sich in einigen Punkten nicht einig, aber sie machen sich keine Sorgen um ihr Überleben. Die Länder in der Region verhalten sich also nicht so, als ob sie das täten.

    Okay, also im Grunde genommen zeigen Sie in Ihren Büchern und Artikeln sehr überzeugend, dass es ein großes Problem gibt – natürlich gibt es viele kleinere Probleme mit China, wie bei jeder anderen Großmacht auch –, aber das eine große Problem ist im Grunde genommen Taiwan.

    Können Sie uns eine kurze Einführung in die Geschichte geben? Das hängt mit dem Jahrhundert der Demütigung zusammen, das meiner Meinung nach für das chinesische Volk und die chinesische Führung äußerst wichtig ist und das die Menschen im Westen wirklich verstehen sollten. Denn im Grunde genommen haben wir, der Westen, China in der modernen Geschichte 100 Jahre lang viel Schaden zugefügt, nicht nur wir, sondern auch Japan, das zu Beginn des Jahrhunderts der Demütigung unser Verbündeter war. Später war es auch unser Feind. Wie und warum ist das wichtig für das Verständnis des Taiwan-Problems?

    Das Interessante an Taiwan ist Folgendes, und ich werde das auch irgendwann einmal aufschreiben: Taiwan war nie ein unabhängiges Land.

    Historisch gesehen war Taiwan ein Grenzgebiet. Es gab einige Menschen, die dort lebten, und es gab Piraten, die sich dort versteckten. Es war eine Insel vor der Küste Chinas. Es war ein Grenzgebiet. Die Völker, die historisch gesehen auf Taiwan lebten, organisierten sich nie zu einer politischen Einheit, die dann diplomatische Beziehungen zu China, Japan oder Korea unterhalten konnte.

    Dies unterscheidet sich von der Insel Okinawa, die früher Ryukyu hieß. Es war ein unabhängiges Königreich, das formelle diplomatische Beziehungen, Tributbeziehungen zu China, Japan und Korea unterhielt. Es existierte als unabhängiges Land.

    In den 1870er- und 1880er-Jahren eroberte Japan das Königreich Ryukyu, gliederte es als Präfektur Okinawa ein, und heute ist es Teil Japans. Und das wird sich nie wieder ändern.

    Taiwan war immer ein mehr oder weniger chinesisches Grenzgebiet. Darüber gibt es keinen Streit. Im 17. Jahrhundert flohen einige Überlebende einer Schlacht der Ming-Dynastie in China auf die Insel, und es kam zu Kämpfen. Im Jahr 1683 begann die Qing-Dynastie, die taiwanesische Insel als Teil der Präfektur Fujian zu verwalten. Seit 400 Jahren wird sie also als Teil des chinesischen Territoriums verwaltet. Es war ein Grenzgebiet, das geschlossen wurde, genauso wie die Amerikaner nach Westen zogen und begannen, Grenzgebiete in US-Territorium umzuwandeln, was man nun gut oder schlecht finden mag. Wir geben es niemals zurück. Das ist in Taiwan passiert. Aber es gab dort überhaupt keine formelle Regierung.

    Japan hat sie 1895 gestohlen. Nach dem Krieg gab es einen Vertrag. Wir zitieren in dem Artikel, und wir werden noch mehr davon zitieren, dass der damalige Botschafter der Qing-Dynastie 1895 zu Japan sagte: ‚Taiwan ist Teil Chinas. Wenn ihr es nehmt, wird es für Generationen Probleme zwischen unseren Ländern geben.‘ Er hatte recht, nicht wahr? Mit anderen Worten: Die Vorstellung, dass Taiwan ein Teil Chinas ist, ist nicht neu. Sie ist Jahrhunderte alt. Und so sehen es die Chinesen. Wir müssen dem nicht zustimmen, aber wir sollten wissen, dass die Chinesen es so sehen.

    Nach vielen historischen Ereignissen erklärte die USA 1943 bei den Kairoer Gesprächen während des Zweiten Weltkriegs, dass Taiwan an China zurückgegeben werden würde. Niemand widersprach dem. Bis in die 1990er-Jahre waren sich sowohl Nationalisten als auch Kommunisten, die um die Kontrolle über ganz China kämpften, einig, dass Taiwan Teil Chinas sei.

    Erst mit dem Aufkommen der Demokratie in Taiwan gab es Menschen, die dafür stimmten, dass sie nicht Teil Chinas sein wollten. Das Thema der taiwanesischen Unabhängigkeit ist also eigentlich sehr neu. Aber das Thema, dass Taiwan von China abgezogen wird, ist sehr alt, es gibt es schon lange, und die Chinesen mögen es nicht.

    Es handelt sich also nicht um ein neues Thema, das von der aufstrebenden Regierung der Volksrepublik China aufgeworfen wurde. Es ist buchstäblich ein Thema, das seit der Qing-Dynastie, wenn nicht sogar seit der Ming-Dynastie, über die Qing-Dynastie und die KMT bis hin zur Volksrepublik China besteht. Es ist ein chinesisches Anliegen, Taiwan zurückzugewinnen. Das muss uns nicht gefallen, aber so sehen sie es, und ich denke, wir tun uns keinen Gefallen, wenn wir es betrachten, ohne zu verstehen, wie die Chinesen diese Sache sehen.

    Was mich an diesem Thema wahnsinnig macht und worüber im Westen fast niemand spricht, ist, dass in den ersten Jahrzehnten nach dem Zweiten Weltkrieg und dem chinesischen Bürgerkrieg die Kuomintang behauptete, Taiwan sei Teil Chinas, und dass sie ganz China von den Kommunisten zurückerobern und zurückkehren würden, wobei Taiwan nur eine Provinz sein würde, und dass sie die Menschen in Taiwan, die anderer Meinung waren, brutal unterdrückten. Im Grunde genommen gab es also bereits eine Invasion chinesischer Truppen in Taiwan mit brutaler Unterdrückung und Diktatur, aber sie wurde von der Kuomintang mit starker Unterstützung der Vereinigten Staaten durchgeführt.

    Das mag für Menschen, die das zum ersten Mal hören, verwirrend sein, aber ich habe die Folterkammern und das Museum in Taipeh, der Hauptstadt Taiwans, besucht, und die Menschen erinnern sich noch immer daran.

    Absolut richtig. Ich meine, in gewisser Weise sollten die Taiwanesen natürlich selbst entscheiden können. Das verstehe ich. Es gibt auch ein größeres Problem, dass sie – sie haben nicht mehr Chancen auf Unabhängigkeit als Kalifornien. Wir sind Teil von Amerika. Wir können nicht darüber abstimmen – ich meine, wir könnten es wohl, aber das ist unrealistisch.

    Das Problem ist also, ohne Taiwans Problem herunterspielen zu wollen, dass es in China genauso gesehen wird wie Kalifornien. Es gab zum Beispiel nie einen Streit darüber, ob Koreaner Koreaner sind. Eines der Probleme, das ich habe, eine der Enttäuschungen ist, dass ich in den letzten Jahren sehe, dass nicht China versucht, den Status quo zu ändern, sondern eher Taiwan und die Vereinigten Staaten, was ich für sehr, sehr gefährlich halte.

    Damit meine ich Folgendes: Mitte der 1970er-Jahre haben die VR China, die KMT oder Taiwan und die Vereinigten Staaten eine Vereinbarung getroffen. Diese Vereinbarung sah im Wesentlichen vor, dass Taiwan wie ein unabhängiges Land agieren konnte. Es konnte seine eigene Flagge haben, es konnte seine eigene Währung haben, es konnte sogar eine Demokratie werden. Und die Chinesen, die VR China, würden das zulassen, solange Taiwan nicht offiziell die Unabhängigkeit erklärte. Du kannst dich wie ein Land verhalten, nur darfst du dich nicht als Land bezeichnen.

    Und die Vereinigten Staaten sagten: ‚Okay, wir sind nicht einverstanden, wir verstehen, dass ihr, China, denkt, dass es nur ein China gibt. Wir sind nicht unbedingt damit einverstanden, aber wir verstehen, dass ihr das denkt. Wendet nur keine Gewalt an, greift Taiwan nicht an, und alles ist in Ordnung.‘

    Und China sagte: ‚Erkennt einfach an, dass es uns gehört, erkennt an, dass wir die Ein-China-Politik vertreten, und dann ist alles in Ordnung.‘ Diese Vereinbarung, bei der wir uns zwar alle uneinig sind, aber vereinbaren, dass wir uns uneinig sind, hat es China ermöglicht, reich zu werden. Sie hat es Amerika ermöglicht, mit beiden Ländern Handel zu treiben und reich zu werden. Sie hat es Taiwan ermöglicht, reich zu werden und eine Demokratie zu werden.

    Warum sollten wir diesen Status quo ändern? Er funktioniert gut. Schieben wir das Problem einfach noch weitere 40 Jahre vor uns her. Angesichts der Alternativen, warum ändern wir den Status quo? Das verstehe ich nicht.

    Ich erinnere mich an ein Gespräch, das ich mit einem jungen Chinesen hatte. Er sagte: ‚Ich verrate dir ein Geheimnis. Ich glaube, dass Taiwan zu China gehören sollte, aber ich bin nicht bereit, dafür Krieg zu führen. Ich möchte gute Beziehungen, ich möchte Geschäfte machen, ich möchte Geld verdienen, und alles andere ist mir egal. Und ich glaube, dass die meisten Menschen in Taiwan eigentlich unabhängig sein möchten, aber sie sind nicht so ehrlich, was das angeht. Ich glaube, dass die große Mehrheit der Chinesen so denkt wie ich. Wenn man also einfach den Mund hält und alles so lässt, wie es ist, wird alles gut. Wir machen einfach so weiter, es ist ein bisschen heuchlerisch, wir sagen, es ist Teil von China. Wir spielen dieses Spiel. Aber wenn sie uns beleidigen, wenn sie uns provozieren, wenn sie auf die Unabhängigkeit Taiwans drängen, dann könnten wir tatsächlich in den Krieg ziehen, und ich werde am Ende in diesem Krieg kämpfen, weil ich glaube, dass es Teil von China ist.‘ Glaubst du, dass das sozusagen die Einstellung in China ist? Hat der junge Mann mir ein Geheimnis verraten?

    Ich meine, das ist nicht wirklich ein Geheimnis, oder? Aber es ist – ich denke, das ist die vorherrschende Meinung, dass die meisten Menschen in China Taiwan als chinesisch betrachten. Sie sind nicht bereit, es aufzugeben, vor allem nicht, wenn Amerika sie schikaniert und beleidigt. Aber niemand will wirklich einen Krieg beginnen.

    Wenn man sich die beiden derzeit schwierigsten Probleme auf der Welt ansieht, dann sind das die Nordkorea-Frage und die Taiwan-Frage. Wenn man diese beiden Probleme vergleicht, dann hat man bei der Taiwan-Frage viel mehr Fortschritte erzielt.

    Die Länder sind offen, man kann in das jeweils andere Land reisen, man kann investieren, man kann telefonieren. Ich meine, Nordkorea ist eine Tragödie. Meine Familie stammt ursprünglich aus Korea, wissen Sie? Ich kann den Geburtsort meines Vaters nicht besuchen, verstehen Sie? Seit 1945 hat sich auf der koreanischen Halbinsel nichts geändert.

    In der Taiwan-Frage hat sich so viel zum Positiven verändert, und niemand wurde getötet! Ich lasse es wirklich so laufen, und ich denke, dass es dann für alle besser ist. Das ist wirklich meine politische Empfehlung.

    Und was besonders beeindruckend ist, ist Ihre Analyse in Ihrem Buch „American Grand Strategy and East Asian Security in the 21st Century”, dass Nordkorea das einzige Land in Ostasien ist, das einen hohen Prozentsatz seines BIP für das Militär ausgibt. Selbst Taiwan tut das nicht, was sehr seltsam ist, denn wenn unsere Überlegungen zu Taiwan richtig wären, würde man erwarten, dass Taiwan sehr hohe Militärausgaben hat, etwa 20 Prozent seines BIP, vielleicht sogar 30 Prozent. Aber wie hoch sind sie derzeit, etwa zwei Prozent?

    Sie sind in den letzten zehn oder 20 Jahren sogar gesunken. Das ist ein guter Punkt, danke, dass Sie ihn angesprochen haben. Nordkorea gibt etwa 20 bis 25 Prozent seiner gesamten Wirtschaftskraft für das Militär aus. Sie haben gesagt: Wir werden uns wehren, wenn ihr einen Kampf beginnen wollt, werden wir kämpfen. Das ist der einzige Weg, um zu überleben – und wir glauben ihnen. Deshalb greifen wir Nordkorea nicht an.

    Taiwan hat in den letzten 20 Jahren sein Militär verkleinert. Die Militärausgaben liegen meiner Meinung nach derzeit unter zwei Prozent des BIP und entsprechen damit in etwa den Verteidigungsausgaben Europas. Und die meisten Verteidigungsausgaben in Ostasien liegen unter zwei Prozent des BIP.

    Taiwan sieht eindeutig keine militärische Lösung für seine Existenz. Mit anderen Worten, wie Sie sagten: Wenn sie dächten, dass sie kämpfen und sich verteidigen müssten, würden sie 20 Prozent ausgeben. Aber die Lösung für Taiwans Existenz ist nicht militärischer Natur. Es wird nicht Amerika mit Flugzeugträgern sein, das einen Krieg um die Taiwanstraße führt. Es wird eine politische und diplomatische Lösung sein.

    Ich wünschte, amerikanische Politiker und Wissenschaftler würden mehr Zeit damit verbringen, über Diplomatie und Politik, Integration, Handel und Umwelt nachzudenken, anstatt sich über das nächste, neueste Kriegsspiel zu freuen, in dem es darum geht, wie wir um Taiwan kämpfen werden. Die Amerikaner denken in ihrer Außenpolitik überwiegend militärisch, und das ist weder gut für uns noch für die Region.

    Aber kluge Beobachter oder Zuhörer würden darauf hinweisen, dass Taiwan, Japan, Indonesien, die Philippinen und Vietnam vielleicht gerade wegen der Sicherheitsgarantien der USA so wenig für ihr Militär ausgeben. Weil sie sich auf die USA verlassen, und das zeigt nur, dass das US-Imperium in Asien notwendig ist.

    Nun, dazu gibt es zwei Dinge zu sagen. Das Erste ist, und das sage ich immer wieder, dass es nur einige Länder gibt, die erwarten können, dass die USA sie verteidigen. Vietnam: Ich glaube, niemand in Vietnam, der denkt, dass die USA sich in einen Konflikt zwischen China und Vietnam einmischen würden – ich glaube nicht, dass man unter den 100 Millionen Menschen in Vietnam jemanden finden könnte, der tatsächlich glaubt, dass die USA ihnen helfen würden. Das ist unmöglich.

    Die Vietnamesen sollten sich also ganz anders verhalten als beispielsweise die Koreaner. Und was Taiwan angeht, wenn ich Taiwanese wäre, würden wir hin und her überlegen, wie groß das tatsächliche Engagement der USA für Taiwan ist.

    George W. Bush hat Anfang der 2000er-Jahre, als Taiwan zu sehr auf die Unabhängigkeitserklärung drängte, seine besten Berater dorthin geschickt und den Taiwanesen gesagt, sie sollen aufhören, weil Amerika sich nicht in einen Krieg für Taiwan verwickeln lässt, wenn ihr China provoziert.

    Selbst die Taiwanesen wissen also, dass es keine pauschale Garantie dafür gibt, dass Amerika für sie in den Krieg ziehen wird. Lassen Sie mich noch auf eine Sache hinweisen, bevor ich wieder auf das Thema zurückkomme, denn ich weiß wirklich nichts über die Ukraine, ehrlich gesagt. Ich werde ständig gefragt, welche Lehren China aus der Ukraine zieht.

    Und ich sage, es geht nicht um die Lehren, die China aus der Ukraine zieht. Es geht um die Lehren, die Taiwan aus der Ukraine ziehen sollte, nämlich dass die Vereinigten Staaten sehr vorsichtig sind, wenn es darum geht, sich in einen großen Krieg mit einer atomar bewaffneten Supermacht zu verwickeln, die für das Überleben Amerikas nicht von zentraler Bedeutung ist. Man kann vieles tun, aber wir sind sehr vorsichtig, was die Ukraine angeht. Wir werden uns nicht direkt mit russischen Atomwaffen anlegen.

    Wenn man Taiwanese ist, ist es ein großer Vertrauensvorschuss, zu glauben, dass die Vereinigten Staaten einem auf jeden Fall zu Hilfe kommen werden, wenn es eindeutig nicht für das Überleben Amerikas von zentraler Bedeutung ist und man an einen Atomkrieg mit China denkt. Ich bin mir nicht sicher, wie zuverlässig das ist – wenn China in die USA einmarschiert, werden wir natürlich kämpfen, aber werden wir uns wirklich auf einen Atomkrieg einlassen? Ich denke also, dass Amerika einigen Ländern vielleicht einen Schutzschirm bietet, anderen Ländern aber eindeutig nicht, und diese Länder verhalten sich nicht anders.

    Es gibt immer diesen Vergleich zwischen der Ukraine und Taiwan, aber in gewisser Weise sind sie völlig gegensätzlich. Und die Leute merken das nicht, denn als ich mit Russland-Falken sprach und sagte: „Ich glaube, die große Mehrheit der Menschen auf der Krim möchte sich Russland anschließen“, wurden sie wütend und sagten: „Das ist überhaupt kein Argument, es ist ukrainisches Territorium, es spielt keine Rolle, was sie wollen.“ Und manchmal sagte ich: „Würden Sie das auch über die Menschen in Taiwan sagen? Spielt es eine Rolle, was sie wollen?“

    Und dann verstehen sie es meistens nicht. Was ich sagen will, ist, dass der Westen, wenn es um die Krim geht, und ich bin mir da ziemlich sicher, dass mindestens 80 Prozent der Menschen auf der Krim Teil Russlands sein wollen, deshalb habe ich gesagt: Kommt schon, lasst es gut sein. Aber Taiwan wird in China so betrachtet, dass es seit Hunderten von Jahren chinesisches Territorium war, bevor die japanischen Imperialisten es weggenommen haben, und dann wurde es im Grunde genommen mit Hilfe der Amerikaner wieder von China gestohlen. Hier sagen sie, dass es überhaupt keine Rolle spielt und dass nur die Meinung der Menschen zählt – das ist einfach ein Widerspruch in ihrer Moral: Selbstbestimmung hier, aber nicht dort. Ich wünschte übrigens, es gäbe überall Selbstbestimmung, aber die Welt entspricht nicht meinen Wünschen.

    Nun, wissen Sie, ich würde einen Artikel über Hawaii, Okinawa und Taiwan schreiben. Denn Hawaii war bis in die 1890er-Jahre ein unabhängiges Königreich. Sie haben sehr gute Argumente für ihre Unabhängigkeit. Nun gibt es wahrscheinlich praktische Gründe, warum Hawaii Teil der Vereinigten Staaten sein möchte, aber sie haben sehr gute Gründe, zu sagen, dass wir ein unabhängiges Königreich sein sollten.

    Und die Menschen in Puerto Rico können immer noch nicht wählen.

    Puerto Rico, ja. Und Samoa.

    Ich denke, es könnte der Tag kommen, an dem die Menschen in Puerto Rico entscheiden können, ob sie Teil der Vereinigten Staaten sein oder unabhängig sein wollen. Das könnte bald so weit sein, aber ich bin mir ziemlich sicher, dass es für die Menschen in Puerto Rico keine Hilfe wäre, wenn China ihren Unabhängigkeitskampf unterstützen würde.

    Das stimmt.

    Bitte tut das nicht, China! Das wäre nicht hilfreich.

    Wenn ich an Taiwan denke, reden wir viel darüber, wie wir China abschrecken können. Ich bin absolut überzeugt: Nichts davon wird passieren, wenn Taiwan die Unabhängigkeit erklärt. Es geht nicht um Abschreckung. Das ist kein Thema, bei dem die chinesische Führung, sei es Xi Jinping oder Deng Xiaoping vor 30 Jahren, eine Kosten-Nutzen-Analyse durchführen wird.

    Nein. Das ist eine existenzielle Frage für China. Ich glaube eigentlich nicht, dass sie einmarschieren werden. Das ist die geringste ihrer Strategien. Es gibt so viele andere Strategien, die es den Taiwanern sehr, sehr schwer machen können, und sie werden reagieren. Es wird keine große Invasion wie am D-Day in der Normandie über die Strände sein.

    Aber es gibt viele Möglichkeiten, wie China es Taiwan fast unmöglich machen kann, in seiner derzeitigen Form weiter zu existieren, wenn es sich entscheidet, die Unabhängigkeit zu erklären. Und ich glaube, dass sie das tun werden. Ich bin mir absolut sicher, dass sie das tun werden. Mit Raketen oder was auch immer.

    Ich denke, wir sollten uns sehr bewusst sein, dass Würde und Stolz in den internationalen Beziehungen für alle beteiligten Seiten eine Rolle spielen. Ich kann das auch anhand der deutschen Geschichte sagen: Würde spielte eine große Rolle, als man sagte, ihr müsst zugeben, dass der Erste Weltkrieg allein eure Schuld war, was nicht stimmte. Das hat die Deutschen wirklich wütend gemacht. Ich entschuldige nichts, was passiert ist.

    Nein, nein, aber ich weiß, dass es sicherlich dazu geführt hat, ja.

    Wenn jemand mit dem Finger auf einen zeigt und sagt, es sei alles deine Schuld, reagieren die Menschen normalerweise mit „Moment mal – und du?”. Ich denke, es ist sehr wichtig, diese Psychologie zu verstehen, und hier möchte ich noch einmal kurz auf das Jahrhundert der Demütigung zurückkommen. Denn ich glaube, die meisten Menschen im Westen sind sich nicht bewusst, welchen Schaden der westliche Imperialismus China zugefügt hat. Ich meine, die meisten Menschen haben eine vage Vorstellung davon, sie wissen, dass wir hier einige Fehler gemacht haben, aber ich glaube, sie unterschätzen, wie schlimm es wirklich war. Können wir gemeinsam einen kleinen Blick auf die Geschichte werfen? Wir sollten wohl mit den Opiumkriegen beginnen.

    Nur wenige Dinge werden tatsächlich auf rationaler Basis getan. Das tun sie nicht. Es geht nicht um Kosten-Nutzen. Es geht darum, wie ich mich fühle, wie du mich fühlen lässt, um meinen Stolz oder meine Wünsche, richtig?

    Ich habe gerade einen Doktoranden, der sich mit dem Thema „Gesicht“ in den internationalen Beziehungen beschäftigt, und das ist wirklich faszinierend. Man kann dasselbe mit einem Chinesen machen, und wenn man ihm sein Gesicht lässt, ist er sehr flexibel, und wenn man ihm sein Gesicht nimmt, ist er unbeweglich.

    Das ist nicht chinesisch, das ist menschlich.

    Genau, es ist fast menschlich, oder?

    Das sind meine Freundin und ich.

    Hahaha! Kein Kommentar! Und genau das ist der Punkt. Und so war es auch mit China selbst, als im frühen 19. Jahrhundert die Briten und viele Händler aus dem Westen auftauchten. Eine der ersten Methoden, mit denen sie begannen, das zu schaffen, was wir als ungleiche Verträge bezeichnen, waren mehrere Kriege um Opium, denn ich habe meinen Kindern erklärt, dass die größten Universitäten in den Vereinigten Staaten mit Drogengeldern finanziert wurden, und das ist absolut wahr. Princeton, Harvard und Yale wurden alle von Händlern aus dem Osten finanziert, die gegen chinesisches Recht mit Opium handelten, Geld verdienen wollten und die Chinesen zwangen, den Opiumhandel zuzulassen. Lowells, Cabots, Lodges. Es gibt Häuser in Harvard, die so heißen, das ist Drogengeld. Aber man wäscht es 200 Jahre lang, und jetzt ist es die renommierteste Universität der Welt.

    Aber das ist nicht einmal ein Geheimnis, es ist offen, es ist allgemein bekannt. Es war also eine Demütigung für die Chinesen, dass sie vor allem durch britische Händler während einiger Kriege in den 1840er-Jahren gezwungen wurden, ihre Häfen zu öffnen und ungleiche Verträge abzuschließen, was bedeutete, dass Chinesen anders behandelt wurden als die Engländer, die nach ihren eigenen Regeln behandelt wurden, usw. Sie wurden gezwungen, ihre Häfen für den Handel zu öffnen und solche Dinge. Entschädigungszahlungen, Plünderung des Sommerpalasts.

    Ich meine, einer der Gründe, warum britische Museen einige der wertvollsten chinesischen Kunstwerke besitzen, ist, dass sie gestohlen wurden. Und sie geben sie nicht zurück. Ming-Vasen und solche Dinge. Und das war für die Qing-Regierung mit enormen Kosten verbunden. Und es ging nicht nur um Geld und Handel, sondern auch um Territorium. So wurde Hongkong geöffnet, es gab Handelshäfen, einer der Häfen im Norden war ein deutscher Hafen, und so wurde dort gutes Bier gebraut.

    Und schließlich schlossen sich die Japaner an und nahmen Taiwan ein. Die chinesische Sichtweise darauf ist – tatsächlich kam Hongkong erst 1997 aus der britischen Herrschaft zurück. Aus chinesischer Perspektive endete diese Demütigung, dass ein fremdes Land dein Land besitzt, also vor weniger als 30 Jahren. Ich meine, zu unseren Lebzeiten gab es immer noch ausländischen Besitz von chinesischem Land.

    Macau war portugiesisch.

    Ja, genau. Und natürlich Taiwan. In diesem Zusammenhang, dass Länder besondere Verträge hatten und ihr Land besaßen, hat sich für die Chinesen diese Situation erst in den letzten Jahrzehnten geändert. Es ist also eine ganz andere Sichtweise darauf, was es bedeutet, wenn Menschen einem auf den Kopf treten oder so etwas.

    Außerdem gab es die Unterdrückung des Boxeraufstands gegen die westliche Herrschaft, die sehr brutal war.

    1899. Ich meine, wenn man über dieses Jahrhundert liest, dann geht es darum, dass sie einfach Truppen entsenden, Orte plündern und Menschen erschießen. Es läuft darauf hinaus, dass Einzelpersonen vollständig von jeglicher persönlichen Verantwortung freigesprochen werden, weil sie vor englischen Gerichten verurteilt werden. Man konnte also mit den Chinesen machen, was man wollte, weil man nicht in Schwierigkeiten geraten würde, da das englische Gericht einen freisprechen würde. Es gab also viele, viele ungleiche Verträge und viel Unmut.

    Zu Beginn des japanischen Imperialismus war Japan eigentlich ein Verbündeter Großbritanniens und der Vereinigten Staaten, richtig?

    Ja, ja. Sie schlossen sich den ungleichen Verträgen an. Japan versuchte, als gleichberechtigter großer Partner der westlichen Länder angesehen zu werden, und Japan um 1900 ist tatsächlich sehr interessant. Japan ist das erste nicht-westliche Land, das eine westliche Großmacht in einem Krieg besiegt hat, als es 1904 Russland besiegte. Das erste nicht-westliche Land, das sich industrialisiert hat. Aber sie wurden immer noch nicht in den Club aufgenommen, weil es ein rassistischer, wissen Sie, ein europäischer Club war, in dem Amerika zugelassen war und niemand sonst als Großmacht angesehen werden durfte. Aber die Japaner versuchten es, sie eroberten Gebiete, sie wurden eine imperialistische Macht. Und dann haben sie letztendlich gegen die Vereinigten Staaten gekämpft.

    Und dann ist es sehr wichtig, dass die USA und der Westen Chiang Kai-shek im chinesischen Bürgerkrieg und dann bei der Eroberung Taiwans unterstützt haben. Können Sie etwas dazu sagen? Mao Zedong war in vielerlei Hinsicht auch ein wirklich schlechter Führer, aber Chiang Kai-shek war … kann man sagen, dass er sehr korrupt und eine Art Faschist war?

    Oh, auf jeden Fall. Autoritär. Brutal, einfach brutal. Ich meine, niemand aus dieser Zeit macht einen guten Eindruck. Mao war als Kommunist offen für die Unterstützung der Amerikaner, weil er einen Bürgerkrieg gegen die Nationalisten führte. Die Amerikaner unterstützten die Nationalisten, weil wir Kommunisten nicht mögen. Also unterstützten wir Chiang Kai-shek. Beide waren wirklich schrecklich. Sie legten ihre Meinungsverschiedenheiten beiseite, während sie gegen die Japaner kämpften, und dann bekämpften sie sich wieder gegenseitig, und Chiang Kai-shek verlor, floh nach Taiwan und behauptete, wie Sie sagten, er würde ganz China zurückerobern.

    Die Vereinigten Staaten unterstützten die KMT und erkannten sie in den 1930er-Jahren, ich glaube 1935, als in China dieser erbitterte Bürgerkrieg tobte, als Führer ganz Chinas an.

    Okay, aber im Grunde genommen müssen die Menschen verstehen, dass dies in China heute eine große Rolle spielt. Wenn sie diese Konflikte mit dem Westen haben, denken sie an das Jahrhundert der Demütigung, daran, wie sie vom Westen und von Japan gedemütigt wurden und wie sie sich wieder erheben – nicht, um die Welt zu beherrschen, nicht einmal, um die Region zu beherrschen, sondern nur, um das Gebiet zurückzuerobern, das ihnen ihrer Meinung nach rechtmäßig zusteht.

    Sie sind zu Recht stolz auf die Errungenschaften, die die Chinesen in den letzten 100 Jahren erzielt haben. Und ja, die Rolle der USA, die Rolle des Westens in den meisten imperialistischen Bestrebungen weltweit ist nicht besonders positiv – und schon gar nicht in China. Sie sehen das nicht als harmlose Handelsbeziehungen. Das war tatsächlich sehr brutal.

    Es scheint tatsächlich eine Projektion zu sein, dass, wenn der Westen darüber spricht, was China angeblich ist – was seine Ambitionen sind. Als sie zu den mächtigsten Nationen der Welt wurden, haben sie den Rest der Welt erobert, aber China macht das nicht, weil es das für falsch hält.

    Ja, da stimme ich zu 100 Prozent zu. Das meiste, was wir über China sagen, spiegelt unsere eigenen Ängste und Vorurteile wider, ganz klar.

    Damit sind wir wieder bei der Psychologie. Ich weiß, dass wir das sind. Vielen Dank für die Einladung.

    Oh, vielen Dank, Dave. Es war mir ein großes Vergnügen, und wir haben viel gelernt.

    Danke.

    Und hoffen wir auf Frieden.

    Ja

    .

    Challenging Western Views: Understanding Power and Stability in East Asia; An
    LInterview with DAVID C. KANG
    https://www.isdp.eu/publication/challenging-western-views-understanding-power-and-stability-in-east-asia-an interview-with-david-c-kang/

    Marta Chiusi, Lena Fargier and Alexander Droop - Experts Take December, 2024

    Download PDF
    https://www.isdp.eu/wp-content/uploads/2024/12/Interview-Kang.pdf

    Dr. David C. Kang is Maria Crutcher Professor of International Relations at the University of Southern California. A leading expert in East Asian security, international relations, and political economy, Dr. Kang’s work bridges history, theory, and policy disciplines. His latest book, “Beyond Power Transitions: The Lessons of East Asian History and the Future of US-China Relations”, co-authored with Xinru Ma and published by Columbia University Press (2024), examines the historical patterns of East Asian order and their implications for contemporary U.S.-China relations. In addition to his academic research, Dr. Kang frequently engages with policymakers and the broader public, providing insights into the dynamics of regional cooperation, security, and development.

    Dr. Kang discusses how East Asia’s unique historical dynamics challenge Western theories of power transitions and balancing. He examines the region’s stability, shaped by historical hierarchies and pragmatic co-existence, and highlights South Korea’s role as a middle power balancing U.S. and China ties. The interview, conducted by Marta Chiusi with assistance from Léna Fargier and Alexander Droop, also explores soft power, economic diplomacy, and multilateralism in maintaining regional stability.

    Fear and Unknowing in the Indo-Pacific Region
    https://nationalinterest.org/blog/the-skeptics/fear-and-unknowing-indo-pacific-region-184376

    4.5.2021 by Will Lowry

    Topic: Great-Power Competition
    Blog Brand: The Skeptics
    Region: Asia
    Tags: China, Indo-Pacific Region, National Security, Trade, and Xi Jinping

    In this week’s episode of Press the Button, author, professor and expert David Kang discussed the widespread, bipartisan call in U.S. foreign policy and defense planning to move from the ‘war on terror,’ to increased confrontation—especially with China. The idea of a return to great-power competition is related, by its proponents, to calls for national renewal, technological innovation, and a change in military posture such as moving forces from the Middle East to the Indo-Pacific region, with an “increasingly aggressive” China as the rationale.

    David Kang is Maria Crutcher professor of international relations at the University of Southern California (USC) and director of the USC Korean Studies Institute. On the podcast, he was asked about recent developments in East Asia and what he thinks about the “ramping up” of rhetoric in the United States. Policymakers increasingly speak of China as if it were an existential threat to the United States. “At most, China is a threat at the margins of the territorial grid over some disputed rocks that nobody lives on in the middle of the ocean,” Kang said.

    Kang expects this anti-China frame to be the guiding principle for U.S. foreign policy in the region because “just like with North Korea, it is very easy to look tough.” This “look tough” approach is short-sighted—and possibly even tragic—because diplomacy, although difficult, might be far more likely to yield positive results over the next few decades. As an example, he said, “We are in the same place on North Korea that we’ve been for decades, which is a tragedy, but essentially the choices are the same as they’ve always been. Do we pressure them? Sanctions? Try and contain? Or do we engage them and try and use diplomacy and open them up.” In moving the frame away from “anti-China” to a place that would increase global security, the primary difficulty is that a “pro-diplomacy” frame would require diplomacy. Diplomacy presents a relative difficulty because the U.S. congressional-industrial-military complex makes “looking tough” seem effortless, as long as the military budget is large—and not only is it quite large, but growing.

    Kang also connected this simplistic desire to look tough and militaristic with racism—specifically against Asian Americans: “Almost daily somebody’s writing about this. Just the other day, a mainstream CSIS think tank scholar said, ‘we should keep Chinese students out of America because they’re going to infiltrate our country.’” An increasingly evident anti-China frame coincides with a rise in anti-Asian speech and violence, particularly following the onset of the coronavirus in the United States, where anti-Asian and anti-Chinese racism have a long history.

    When asked about the link between the anti-China frame and recent violence and aggression towards Asian Americans, Kang talked about racism as a kind of “unknowing.” Kang said, “the link between the two is really interesting because, first of all, nobody distinguishes between, say Chinese, Korean or Japanese—they’re all Asians, and so violence against all of them is sort of indiscriminate.” Secondly, he mentioned that racism against Asians is connected to the racist idea of “the perpetual foreigner” and sometimes even a “fifth column.” “It plays to a number of sort of caricatures of East Asians as being untrustworthy, secretive, inscrutable,” Kang said. “So, if on the domestic front there [is] a danger, then how can we know what China wants? They’re just not like us, and it comes from the same type of unknowing rather than actually knowing what’s going on on the ground.”

    Returning to international relations in the context of “unknowing,” Kang said that, “in many ways, the idea that we are going to contain China and pressure them fits some Cold War conceptions, but it doesn’t fit the reality of what’s going on in East Asia.” China cannot be contained within its borders in the Asia-Pacific region. “Let me give you an example, he continued. “If we want to solve the North Korean issue—which is much bigger than nuclear weapons, by the way, it’s human rights, it’s economy it’s everything—if we want to solve that there’s no possible way to do that without having China on board.” Kang further suggested that the United States would profit from a perspective that views these countries “not as problems to be solved, but as countries we have to live with.” As an example of a more pragmatic, perhaps even less-racist, approach that could advance U.S. security interests in the region, Kang said, “there is no combination of threats and carrots that is going to make North Korea open up, denuclearize, stop human rights abuses and disappear. That’s not going to happen.” While we don’t have to like it, the United States may have to live with North Korea—and China.

    The entire interview with David Kang is available on Press the Button.
    https://ploughshares.org/pressthebutton

    Will Lowry is digital communications manager at Ploughshares Fund where he focuses on expanding Ploughshares Fund’s online presence and target audience, thereby expanding its supporter base and the impact of its campaign work. Prior to joining the team, Will worked for fifteen years managing digital communications for businesses and environmental organizations. Most recently, he assisted the Sierra Club with online activism and all areas of their work in the San Francisco Bay Area. Will holds a BA in English from UC Berkeley and a MA in Literature from San Francisco State University.

    #Asie #Chine #relations_internationales

  • Soulèvements de la jeunesse en Asie du Sud : trois pays, trois ans, une crise

    Trois soulèvements en trois ans ont ébranlé l’Asie du Sud jusqu’en son cœur. L’Aragalaya [1] au Sri Lanka en 2022, la révolution menée par les étudiants au Bangladesh en juillet 2024, et la révolte de la génération Z au Népal en septembre 2025 ont renversé des gouvernements et mis à nu les échecs profonds de la démocratie dans toute la région. Mais tandis que la poussière retombe, la question émerge : que se passe-t-il ensuite ?

    Le 24 septembre, Himal Southasian [2] a réuni quatre voix venues des lignes de front de ces mouvements pour examiner ce qui relie ces soulèvements — et quels dangers se profilent à l’horizon. Les intervenants étaient Pranaya Rana, rédacteur en chef de Kalam Weekly au Népal ; Ambika Satkunanathan, ancienne commissaire aux droits humains du Sri Lanka (2015-2020) ; Zyma Islam, correspondante principale au Daily Star au Bangladesh ; et Harsh Mander, militant indien pour la paix et cofondateur de Karwan-e-Mohabbat [3]. La discussion, animée par Roman Gautam, rédacteur en chef de Himal Southasian, a révélé un schéma de colère sans réponses — et un vide dangereux que les forces réactionnaires pourraient remplir.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/10/23/soulevements-de-la-jeunesse-en-asie-du-sud-tro

    #international #asie

  • Le fleuve mangé par son lit : l’extractivisme du sable au Cambodge
    https://www.terrestres.org/2025/09/27/le-fleuve-mange-par-son-lit

    Endiguer, pomper, assécher, convoyer, remblayer. Dans une belle enquête graphique, l’urbaniste Dolorès Bertrais retrace la filière du sable à Phnom Penh. À mesure qu’on l’extrait du Mékong pour édifier la #Ville et ses mégaprojets capitalistes, le lit du fleuve se vide… et les inégalités au sein de la société cambodgienne s’aggravent. Extraits choisis. L’article Le fleuve mangé par son lit : l’extractivisme du sable au Cambodge est apparu en premier sur Terrestres.

    #Asie #Capitalisme #Extractivisme #Territoire

  • À #Madagascar, la « #Gen_Z » se révolte contre la #corruption
    https://lvsl.fr/a-madagascar-la-gen-z-se-revolte-contre-la-corruption

    75% de la population sous le seuil de pauvreté, coupures d’eau et d’électricité, corruption endémique... Malgré la répression féroce qui a fait au moins 5 morts, la jeunesse de Madagascar a décidé de crier son ras-le-bol dans la rue et fait trembler le pouvoir. Un mouvement dégagiste de la « Gen Z » qui rappelle ceux du Sri Lanka, du Népal ou de l’Indonésie.

    #International #Afrique #manifestation #révolution

  • Comment la Chine redessine l’Asie du Sud-Est

    Des dettes du Laos aux équilibres fragiles de la Thaïlande : cinq exemples montrent comment Pékin tisse un réseau de dépendances économiques et politiques.

    Depuis des années, la Chine tisse un réseau dense de relations en Asie du Sud-Est, combinant investissements, infrastructures, coopération technologique et pression diplomatique. Les pays de la région stratégiquement situés entre l’océan Indien et le Pacifique sont aujourd’hui au cœur d’une transformation silencieuse qui redéfinit leurs orientations économiques et, dans de nombreux cas, leurs structures décisionnelles elles-mêmes. La Chine a articulé sa stratégie autour d’une série d’initiatives qui vont bien au-delà du champ économique. La « sécurité nationale globale », concept désormais central dans la pensée stratégique chinoise, englobe des domaines tels que l’alimentation, la finance, la technologie, le cyberespace et même l’opinion publique. Dans cette optique, les initiatives promues au sud de la frontière ne sont pas isolées, mais s’inscrivent dans un projet global visant à consolider une zone d’influence stable, favorable aux intérêts de Pékin et moins perméable à la présence de rivaux.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/09/19/comment-la-chine-redessine-lasie-du-sud-est

    #international #asie #chine

  • Asie du Sud : l’anémie mine la santé des femmes et freine l’avenir des sociétés

    C’est une épidémie silencieuse, presque invisible, mais dévastatrice. En Asie du Sud, l’anémie ronge les corps et compromet l’avenir de près de 260 millions de femmes. Selon l’ONU, 18 millions de cas supplémentaires pourraient s’y ajouter d’ici 2030.

    L’Asie du Sud est devenue l’épicentre mondial de l’anémie chez les femmes et les adolescentes. Un fléau qui ne se limite pas à la fatigue chronique ou aux complications maternelles. Il érode aussi la scolarité, la productivité et la dignité.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/07/30/asie-du-sud-lanemie-mine-la-sante-des-femmes-e

    #feminisme #asie

  • Les Ours du #Tian_Shan : Architectes Génétiques des Pommiers


    Dans les #montagnes du Tian Shan, les ours ont été les architectes génétiques des pommes. En choisissant les fruits les plus sucrés et gros, en dispersant leurs graines via leurs excréments, ils ont façonné #Malus_sieversii pendant des millénaires. Une histoire de #sélection_naturelle fascinante !

    https://homohortus31.wordpress.com/2025/01/25/les-ours-du-tian-shan-architectes-genetiques-des-pommiers
    #montagne
    #ours #pommes #pommiers

  • Socfin/Bolloré : une enquête internationale confirme les accusations des communautés dans les plantations en Afrique et en Asie

    Communiqué de presse collectif

    1er juillet 2025 – Depuis des décennies, les communautés riveraines des plantations du groupe Socfin dans le monde entier dénoncent les pratiques abusives de l’entreprise, qui vont de l’accaparement des terres à la violence sexuelle. Aujourd’hui, leurs plaintes ont été validées par une source surprenante : les propres consultants rémunérés de Socfin, qui ont conclu que la plupart des plaintes sont au moins partiellement fondées et que la grande majorité des abus sont de la responsabilité de l’entreprise.

    La Fondation Earthworm vient de terminer une enquête de deux ans sur 139 plaintes déposées par des communautés impactées par les plantations de palmiers à huile et d’hévéas du groupe Socfin en Asie et en Afrique. Socfin est un grand conglomérat détenu par deux riches familles européennes : les Fabri de Belgique et les Bolloré de France. En activité depuis plus de 100 ans, Socfin contrôle aujourd’hui 372 000 hectares de terres agricoles dans 10 pays, où elle est confrontée à une longue histoire de résistance de la part des communautés touchées. Earthworm, une société de conseil basée en Suisse qui aide les entreprises à respecter les normes sociales et environnementales, a été engagée pour mener cette enquête au nom de Socfin.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/07/20/socfin-bollore-une-enquete-internationale-conf

    #international #afrique #asie

  • Loin des carnivores
    https://laviedesidees.fr/Loin-des-carnivores

    L’autrice sud-coréenne, prix Nobel de #littérature en 2024, raconte dans l’un de ses romans la décision implacable d’une jeune femme qui rompt avec la #viande et le sexe. Ce faisant, la littérature fait sécession avec une société emportée par sa vitesse et ses oublis.

    #Arts #féminisme #famille #Asie #Portraits #Corée_du_Sud
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20250627_han_kang_3_.pdf

  • Asie : La conférence sur l’agroécologie met en lumière les diverses expériences de souveraineté paysanne en matière de semences

    En mai dernier, l’Association des femmes paysannes coréennes (KWPA) a accueilli la réunion continentale de La Via Campesina sur l’agroécologie et les semences, réunissant 11 organisations membres de 10 pays de la région. La conférence a constitué une plateforme essentielle pour les participant·es – majoritairement des femmes paysannes – afin de partager leurs contextes nationaux, échanger sur leurs expériences de protection des semences et relier leurs luttes à la campagne mondiale de La Via Campesina pour la défense des semences paysannes.

    Dans le cadre de cette rencontre, un événement public s’est tenu à l’Assemblée nationale de Corée le 13 mai, visant à sensibiliser le grand public à la lutte portée par La Via Campesina pour la défense des semences paysannes. Anuka Vimukthi, de MONLAR au Sri Lanka et membre du Comité international de coordination de La Via Campesina, a souligné combien le contrôle des semences par les paysans est fondamental pour atteindre la souveraineté alimentaire.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/06/13/asie-la-conference-sur-lagroecologie-met-en-lu

    #international #asie