• Comment cesser de perdre dans la lutte contre le #paludisme by Andrea Boggio & Colin Ohrt - Project Syndicate
    https://www.project-syndicate.org/commentary/drug-resistant-malaria-intervention-strategies-by-andrea-boggio-a

    Après des années de gains impressionnants, on constate un certain piétinement des initiatives mondiales de lutte aux maladies transmises par les #moustiques. Selon le plus récent Rapport sur le paludisme dans le monde de l’Organisation mondiale de la santé, 219 millions de cas ont été déclarés en 2017, une augmentation de trois millions par rapport à l’an dernier. En plus, même si les décès annuels totaux sont restés stables à environ 435 000, la tendance à la baisse s’est inversée dans certaines régions.

    Plus inquiétant encore, le bilan en perte de vies risque de s’alourdir. Ce n’est pas la première fois que l’on trouve inquiétante les données du Consortium for Health Action – un groupe à but non lucratif qui s’est donné pour mission d’éliminer le paludisme incurable en Asie du Sud – montrant des risques élevés de propagation du paludisme résistant aux médicaments à partir de l’#Asie vers l’Afrique subsaharienne, la région la plus touchée par le paludisme. À la fin des années 1950, se manifestait déjà la #résistance aux médicaments anti-paludisme à base de #chloroquine au Cambodge, une souche de la maladie qui s’est propagée dans toute l’#Afrique dans les années 1980, entraînant une augmentation de deux à six fois de la mortalité liée au paludisme. Sans intervention d’urgence coordonnée, le même phénomène pourrait se reproduire, mais cette fois-ci beaucoup plus rapidement.

    #santé


  • La #Chine « se prépare à la guerre » et menace #Taïwan - #Asie-Pacifique - RFI
    http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20190102-taiwan-independance-chine-preparation-guerre

    En Chine, l’armée populaire de libération vient de publier dans son journal officiel ses objectifs pour 2019 et c’est un programme très engagé qui a été révélé. Dans un contexte de tensions grandissantes avec le voisin taïwanais, les militaires chinois sont aujourd’hui appelés « à se préparer à la guerre ».

    #asie #pacifique #conflits


  • Les outils en pierre sculptée, également appelés noyaux Levallois, étaient utilisés en Asie de l’Est plus tôt que prévu (80 000 à 170 000 ans au lieude 30 000 ans) et vraisemblablement sans apport extérieur .

    Une étude réalisée par une équipe internationale de chercheurs, y compris de l’Université de Washington, a montré que les outils en pierre sculptée, également appelés noyaux Levallois, étaient utilisés en Asie il y a 80 000 à 170 000 ans. Développés en Afrique et en Europe occidentale il y a déjà 300 000 ans, les noyaux sont le signe d’une fabrication d’outils plus avancée - le "multi-outil" du monde préhistorique - mais, jusqu’à présent, ils n’auraient pas émergé en Asie de l’Est que vers 30 000 à 40 000 ans.

    Avec cette découverte - et l’absence de fossiles humains liant les outils aux populations migrantes - les chercheurs pensent que la technologie a été développée de manière indépendante par les Asiatiques, preuve de compétences similaires évoluant dans différentes parties du monde antique.

    "Autrefois, on pensait que les noyaux Levallois étaient arrivés en Chine avec des humains modernes", a déclaré Ben Marwick, professeur agrégé d’anthropologie à l’UW et l’un des auteurs correspondants du journal. "Notre travail révèle la complexité et l’adaptabilité des gens de là-bas, équivalentes à celles du reste du monde. Cela montre la diversité de l’expérience humaine."

    Les noyaux en forme de Levallois - le "couteau suisse des outils préhistoriques", a déclaré Marwick - sont efficaces et durables, indispensables pour une société de chasseurs-cueilleurs dans lesquels une pointe de lance cassée pourrait signifier une mort certaine aux griffes d’un prédateur. (...)

    Présentant une surface à facettes distincte, créée par une suite d’étapes, les flocons Levallois sont des « flans » polyvalents, utilisés pour lancer, trancher, gratter ou creuser. Le processus de taille représente une approche plus sophistiquée de la fabrication d’outils que les pierres simples et ovales des périodes antérieures.

    Les artefacts Levallois examinés dans cette étude ont été mis au jour dans la grotte de Guanyindong dans la province de Guizhou dans les années 1960 et 1970. Des recherches antérieures utilisant des datations en série d’uranium ont estimé une vaste tranche d’âge du site archéologique - entre 50 000 et 240 000 ans - mais cette technique antérieure était centrée sur les fossiles trouvés loin des artefacts en pierre, a déclaré Marwick. L’analyse des sédiments entourant les artefacts fournit des indices plus précis quant au moment où les artefacts auraient été utilisés.

    Marwick et d’autres membres de l’équipe, issus d’universités chinoises et australiennes, ont utilisé la luminescence stimulée optiquement (OSL) pour dater les artefacts. L’OSL peut déterminer l’âge en déterminant à quel moment un échantillon de sédiment, jusqu’à un grain de sable, a été exposé au soleil - et donc combien de temps un artefact a pu être enfoui dans des couches de sédiment.
    (...)
    Les chercheurs ont analysé plus de 2 200 artefacts trouvés dans la grotte de Guanyindong, ramenant à 45 le nombre de noyaux et de flocons de style Levallois. Parmi ceux qui auraient plus de 130 000 à 180 000 ans, l’équipe a également pu identifier l’environnement dans lequel les outils ont été utilisés : une forêt ouverte sur un paysage rocheux, dans "une zone de forêt pluviale réduite par rapport à aujourd’hui", notent les auteurs.

    En Afrique et en Europe, ces types d’outils en pierre se trouvent souvent sur des sites archéologiques datant de 300 000 à 200 000 ans. Il s’agit de la technologie Mode III, qui fait partie d’une vaste séquence évolutive précédée de la technologie de la hache à main (mode II) et de la technologie des outils à lame (mode IV). Les archéologues pensaient que les technologies de mode IV étaient arrivées en Chine par migration occidentale, mais ces nouvelles découvertes suggèrent qu’elles auraient pu être inventées localement. À l’époque, les gens fabriquaient des outils dans la grotte de Guanyindong et les Denisovans - contemporains relatifs des Néandertaliens ailleurs dans le monde - parcouraient l’Asie de l’Est. Mais alors que des centaines de fossiles d’humains archaïques et d’objets connexes, datant d’il y a plus de 3 millions d’années, ont été découverts en Afrique et en Europe, les archives archéologiques en Asie de l’Est sont plus rares.

    C’est en partie la raison pour laquelle il existe un stéréotype, à savoir que les peuples anciens de la région étaient en retard en termes de développement technologique, a déclaré Marwick.

    "Nos travaux montrent que les peuples anciens étaient tout aussi capables d’innovation que n’importe où ailleurs. Les innovations technologiques en Asie de l’Est peuvent être développées chez nous, et ne viennent pas toujours de l’Ouest", a-t-il déclaré.

    L’émergence indépendante de la technique Levallois à différents moments et endroits du monde n’est pas unique en termes d’innovations préhistoriques. La construction de pyramides, par exemple, est apparue dans au moins trois sociétés distinctes : les Égyptiens, les Aztèques et les Mayas. La construction de bateaux a débuté en fonction de la géographie et dépendait des matériaux disponibles dans la communauté. Et bien sûr, l’écriture s’est développée sous diverses formes avec des alphabets et des caractères distincts.

    Dans l’évolution des outils, les noyaux Levallois représentent une étape intermédiaire. Les processus de fabrication ultérieurs ont donné des lames plus raffinées constituées de roches et de minéraux plus résistants à la desquamation, ainsi que des composites associant par exemple une pointe de lance à des lames le long du bord. L’apparition ultérieure de lames indique une nouvelle augmentation de la complexité et du nombre d’étapes nécessaires à la fabrication des outils.

    "L’apparition de la stratégie Levallois représente une forte augmentation de la complexité de la technologie, car de nombreuses étapes doivent être remplies pour obtenir le produit final, par rapport aux technologies précédentes", a déclaré Marwick.

    #Préhistoire #technique #industrie_lithique #Levallois #Asie #Evolution

    Yue Hu, Ben Marwick, Jia-Fu Zhang, Xue Rui, Ya-Mei Hou, Jian-Ping Yue, Wen-Rong Chen, Wei-Wen Huang, Bo Li. Late Middle Pleistocene Levallois stone-tool technology in southwest China. Nature, 2018; DOI: 10.1038/s41586-018-0710-1

    The ‘Swiss Army knife of prehistoric tools’ found in Asia, independent of ancient African or European influence | UW News
    http://www.washington.edu/news/2018/11/19/the-swiss-army-knife-of-prehistoric-tools-found-in-asia-independent-of-a

    The map shows where Levallois artifacts have been found. The oldest, dating to 337,000 years ago, have been found in Europe and Africa. The star on the map marks the site of Guanyindong Cave, where new research published in the journal Nature shows that this technology was used 80,000 to 170,000 years ago in Asia, much earlier than previously thought.Marwick et al



  • Un nouveau site archéologique révise la chronologie des habitations humaines sur le plateau tibétain.

    Qinghai-Tibet Plateau First Conquered by Humans at Least 30,000 Years Ago---Chinese Academy of Sciences

    Les ancêtres des humains se sont d’abord rendus à l’intérieur du plateau Qinghai-Tibétain il y a environ 30 000 à 40 000 ans, selon une nouvelle étude réalisée par des scientifiques de l’Académie chinoise des sciences (ACS). Cette nouvelle découverte recule les données les plus anciennes sur l’habitation à l’intérieur de 20 000 ans ou plus.

    L’équipe de recherche (...) dirigée par le Dr. ZHANG Xiaoling et le Prof. GAO Xing de l’Institut de paléontologie et de paléoanthropologie des vertébrés (IVPP) du CAS, (...) publiée dans Science, était basée sur les recherches de Nwya Devu, le site archéologique le plus ancien et le plus élevé du Paléolithique datant du début de l’âge de pierre, connu dans le monde entier.

    [C’est] une avancée majeure dans notre compréhension de l’occupation humaine et de l’évolution du plateau Qinghai [situé au Nord-Est du plateau tibétain et de plus basse altitude]., ainsi que des migrations et des échanges humains préhistoriques à plus grande échelle.(...)

    La haute altitude, l’hypoxie atmosphérique, les températures froides toute l’année et la faible pluviosité du plateau créent un environnement extrêmement difficile pour l’habitation humaine. Les preuves archéologiques indiquent qu’il s’agissait de l’un des derniers habitats colonisés par l’Homo sapiens. Aujourd’hui, le plateau Qinghai est le troisième endroit le moins peuplé de la planète.

    Jusqu’à présent, il n’existait aucune preuve concrète montrant que des personnes vivaient à l’intérieur du plateau avant l’époque géologique de l’Holocène (il y a 4 200 à 11 700 ans). En outre, seuls quelques sites archéologiques datant de façon fiable datant du Pléistocène (11 700 à 2,58 millions d’années) ont été découverts aux abords du plateau.

    Le site paléolithique de Nwya Devu découvert par cette équipe confirme que des ancêtres des humains ont foulé le plateau Qinghai à une altitude d’environ 5 000 mètres d’altitude, il y a environ 30 000 à 40 000 ans. C’est le premier site archéologique paléolithique découvert au Tibet qui conserve une stratigraphie intacte permettant une datation de l’Antiquité du site. Nwya Devu est situé dans la région de Changthang, dans le nord du Tibet, à environ 300 km au nord-ouest de Lhasa, capitale de la région autonome du Tibet, à environ 4 600 mètres d’altitude.

    Attention : je n’ai pas lu l’article original de Sciences et il me semble donc qu’il y a un problème de localisation : Ci-dessus, Nwya Devu se situerait dans la région du Changthang (la plus grande aire du plateau tibétain, situé au Sud-Ouest) mais le début de l’article mentionne le plateau Qinghai (situé au Nord-Est et de plus basse altitude).

    Le site comprend une vaste surface dense d’artefacts en pierre et un enregistrement continu enterré de l’occupation humaine. C’est le plus ancien site paléolithique connu sur le plateau Qinghai et le plus élevé jamais découvert au monde. Avant cette découverte, les premières traces archéologiques d’activités humaines en haute altitude provenaient de l’Altiplano andin, à environ 4 480 mètres d’altitude, montrant une habitation humaine il y a environ 12 000 ans.

    Cette découverte approfondit considérablement l’histoire de l’occupation humaine du plateau Qinghai et l’antiquité des adaptations humaines à haute altitude (> 4 000 m d’altitude).

    Le Pléistocène supérieur (il y a environ 12 000 à 125 000 ans) a été une période cruciale pour l’évolution humaine. Au cours de cette période, le comportement et les capacités cognitives des humains anciens se sont développés rapidement et leur capacité d’adaptation à un plus large éventail d’environnements s’est accrue de manière similaire. Les artefacts culturels préhistoriques de Nwya Devu fournissent d’importantes preuves archéologiques des stratégies de survie des peuples modernes anatomiquement et comportementalement modernes dans ce qui est sans doute l’environnement terrestre le plus rigoureux sur terre. Il permet également d’analyser les échanges et les interactions paléolithiques entre l’Est et l’Ouest en suggérant des voies de migration possibles.

    Le document a été approuvé par trois relecteurs au cours du processus d’évaluation. L’un d’eux a conclu qu’il « est assez original et très excitant, et qu’il intéressera au plus haut point les lecteurs de Science et les chercheurs qui étudient l’origine et la dispersion des humains modernes. colonisation en altitude. Les résultats ont de profondes implications pour la compréhension du calendrier et de la dynamique de la colonisation humaine du plateau tibétain. »

    Le projet Nwya Devu a été financé par le programme de recherche prioritaire stratégique de l’Académie chinoise des sciences, la Fondation nationale des sciences naturelles de Chine et le projet Financement des fouilles et déploiement emphatique de l’Institut de paléontologie et de paléoanthropologie des vertébrés.

    #Paléolithique #Peuplement #Tibet #Asie #Chine #30000BP #40000BP

    Date : 30 novembre 2018
    Source : #Chinese_Academy_of_Sciences_Headquarters

    Journal Reference :
    X. L. Zhang, B. B. Ha, S. J. Wang, Z. J. Chen, J. Y. Ge, H. Long, W. He, W. Da, X. M. Nian, M. J. Yi, X. Y. Zhou, P. Q. Zhang, Y. S. Jin, O. Bar-Yosef, J. W. Olsen, X. Gao.

    http://english.cas.cn/newsroom/news/201812/t20181203_201748.shtml

    The earliest human occupation of the high-altitude Tibetan Plateau 40 thousand to 30 thousand years ago. Science, 2018 ;
    Science 30 Nov 2018 :
    Vol. 362, Issue 6418, pp. 1049-1051
    DOI : 10.1126/science.aat8824


    http://english.cas.cn/newsroom/news/201812/t20181203_201748.shtml


  • Grab – noch aggressiver als Uber?
    https://www.taxi-times.com/grab-noch-aggressiver-als-uber

    Grab ist in Europa längst nicht so bekannt wie sein amerikanisches Pendant, der Vermittler aus Fernost wildert auch noch nicht im europäischen Markt. Hinter dem erst 2012 gegründeten Unternehmen steht unter anderem die japanische Softbank – die wiederum auch an Uber beteiligt ist. In den aufstrebenden Ländern Asiens hat Grab Uber das Leben schwer gemacht. Im März dieses Jahres gab das US-Unternehmen auf und verkaufte sein Geschäft an Grab. Im Gegenzug bekam Uber 27,5 Prozent an der neuen Firma. Das gleiche Modell hatte Uber bereits in China angewendet – 2016 wurde das Geschäft im Reich der Mitte gegen eine Beteiligung an Didi Chuxing abgegeben.

    Grab ist mittlerweile Marktführer in acht asiatischen Ländern, darunter Malaysia, Singapur, den Philippinen, Thailand und Vietnam. Rund 750.000 Fahrer sind dort für das Unternehmen unterwegs, pro Tag werden mehr als 3,5 Millionen Fahrten vermittelt – und die ohnehin schon vollen Straßen weiter verstopft. Kein Wunder, dass man noch nach neuen Geschäftsfeldern sucht und mittlerweile auch Motorräder mit Fahrer vermietet, Kurierdienste anbietet und auch Essen serviert. Finanzdienstleistungen sind ebenfalls im Aufbau, Bezahlen via App setzt sich gerade durch.

    Erst im Sommer investierte der japanische Autobauer Toyota eine Milliarde US-Dollar in Grab. Zudem tauschen beide Unternehmen Manager aus. Mehr noch: Toyota will Datenspeicher in Grab-Autos einbauen. Damit werde das Fahrverhalten oder Verkehrsdaten analysiert. Bei entsprechendem Fahrstil seien auch auch günstigere Versicherungsprämien für die Fahrer möglich.

    #Taxi #Uber #Grab #Didi_Chuxing #Asien


  • Coupe du monde 2022 au Qatar : une nouvelle plainte contre Vinci
    https://www.bastamag.net/Coupe-du-monde-2022-au-Qatar-une-nouvelle-plainte-contre-Vinci

    Quelques mois après la Coupe du monde de football en Russie, les regards se tournent à nouveau vers le Qatar. Le petit émirat s’est vu octroyer, dans des conditions contestées, l’organisation de l’édition 2022 de l’événement sportif le plus suivi au monde. Très rapidement, les dirigeants qataris ont lancé la construction de stades flambant neufs et d’autres infrastructures. Un marché mirifique sur lequel se sont rués les grands groupes mondiaux de construction, dont les français Bouygues et Vinci. Ce (...)

    En bref

    / #Syndicalisme, #Proche_et_Moyen_Orient, #Asie_et_Pacifique, #Transformer_le_travail, #Conditions_de_travail, (...)

    #Multinationales


  • BBC - Travel - The birthplace of the modern apple

    http://www.bbc.com/travel/story/20181120-the-birthplace-of-the-modern-apple

    Winter’s cool indifference had already embraced the snow-tipped peaks of the Tian Shan mountain system, winds whispering the tall trees into a state of undress.

    “It is cold,” said Alexey Raspopov, a guide with Trekking Club #Kazakhstan, pointing to the dashboard thermometer of his 4x4 as we ascended, leaving Kazakhstan’s second city Almaty to disappear beneath a layer of smog.

    #pomme #asie_centrale #fruits #pommes


  • L’Asie moins exposée aux crises économiques majeures - Asialyst
    https://asialyst.com/fr/2018/11/12/asie-connait-moins-crise-que-reste-du-monde

    ’Asie est moins exposée aux grands chocs que d’autres régions du monde. C’est la conclusion du dernier rapport du Fonds Monétaire International (FMI) sur les perspectives économiques mondiales publié en octobre dernier. Ce rapport contient une analyse intéressante sur les pays ayant subi les chocs les plus violents au cours des 50 dernières années. L’Asie est, avec l’Europe, la région du monde la moins présente dans ce palmarès des catastrophes économiques.

    #asie #économie #asie-pacifique


  • 56,800 migrant dead and missing: ’They are human beings’

    One by one, five to a grave, the coffins are buried in the red earth of this ill-kept corner of a South African cemetery. The scrawl on the cheap wood attests to their anonymity: “Unknown B/Male.”

    These men were migrants from elsewhere in Africa with next to nothing who sought a living in the thriving underground economy of Gauteng province, a name that roughly translates to “land of gold.” Instead of fortune, many found death, their bodies unnamed and unclaimed — more than 4,300 in Gauteng between 2014 and 2017 alone.

    Some of those lives ended here at the Olifantsvlei cemetery, in silence, among tufts of grass growing over tiny placards that read: Pauper Block. There are coffins so tiny that they could belong only to children.

    As migration worldwide soars to record highs, far less visible has been its toll: The tens of thousands of people who die or simply disappear during their journeys, never to be seen again. In most cases, nobody is keeping track: Barely counted in life, these people don’t register in death , as if they never lived at all.

    An Associated Press tally has documented at least 56,800 migrants dead or missing worldwide since 2014 — almost double the number found in the world’s only official attempt to try to count them, by the U.N.’s International Organization for Migration. The IOM toll as of Oct. 1 was more than 28,500. The AP came up with almost 28,300 additional dead or missing migrants by compiling information from other international groups, requesting forensic records, missing persons reports and death records, and sifting through data from thousands of interviews with migrants.

    The toll is the result of migration that is up 49 percent since the turn of the century, with more than 258 million international migrants in 2017, according to the United Nations. A growing number have drowned, died in deserts or fallen prey to traffickers, leaving their families to wonder what on earth happened to them. At the same time, anonymous bodies are filling cemeteries around the world, like the one in Gauteng.

    The AP’s tally is still low. More bodies of migrants lie undiscovered in desert sands or at the bottom of the sea. And families don’t always report loved ones as missing because they migrated illegally, or because they left home without saying exactly where they were headed.

    The official U.N. toll focuses mostly on Europe, but even there cases fall through the cracks. The political tide is turning against migrants in Europe just as in the United States, where the government is cracking down heavily on caravans of Central Americans trying to get in . One result is that money is drying up for projects to track migration and its costs.

    For example, when more than 800 people died in an April 2015 shipwreck off the coast of Italy, Europe’s deadliest migrant sea disaster, Italian investigators pledged to identify them and find their families. More than three years later, under a new populist government, funding for this work is being cut off.

    Beyond Europe, information is even more scarce. Little is known about the toll in South America, where the Venezuelan migration is among the world’s biggest today, and in Asia, the top region for numbers of migrants.

    The result is that governments vastly underestimate the toll of migration, a major political and social issue in most of the world today.

    “No matter where you stand on the whole migration management debate....these are still human beings on the move,” said Bram Frouws, the head of the Mixed Migration Centre , based in Geneva, which has done surveys of more than 20,000 migrants in its 4Mi project since 2014. “Whether it’s refugees or people moving for jobs, they are human beings.”

    They leave behind families caught between hope and mourning, like that of Safi al-Bahri. Her son, Majdi Barhoumi, left their hometown of Ras Jebel, Tunisia, on May 7, 2011, headed for Europe in a small boat with a dozen other migrants. The boat sank and Barhoumi hasn’t been heard from since. In a sign of faith that he is still alive, his parents built an animal pen with a brood of hens, a few cows and a dog to stand watch until he returns.

    “I just wait for him. I always imagine him behind me, at home, in the market, everywhere,” said al-Bahari. “When I hear a voice at night, I think he’s come back. When I hear the sound of a motorcycle, I think my son is back.”

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    EUROPE: BOATS THAT NEVER ARRIVE

    Of the world’s migration crises, Europe’s has been the most cruelly visible. Images of the lifeless body of a Kurdish toddler on a beach, frozen tent camps in Eastern Europe, and a nearly numbing succession of deadly shipwrecks have been transmitted around the world, adding to the furor over migration.

    In the Mediterranean, scores of tankers, cargo boats, cruise ships and military vessels tower over tiny, crowded rafts powered by an outboard motor for a one-way trip. Even larger boats carrying hundreds of migrants may go down when soft breezes turn into battering winds and thrashing waves further from shore.

    Two shipwrecks and the deaths of at least 368 people off the coast of Italy in October 2013 prompted the IOM’s research into migrant deaths. The organization has focused on deaths in the Mediterranean, although its researchers plead for more data from elsewhere in the world. This year alone, the IOM has found more than 1,700 deaths in the waters that divide Africa and Europe.

    Like the lost Tunisians of Ras Jebel, most of them set off to look for work. Barhoumi, his friends, cousins and other would-be migrants camped in the seaside brush the night before their departure, listening to the crash of the waves that ultimately would sink their raft.

    Khalid Arfaoui had planned to be among them. When the group knocked at his door, it wasn’t fear that held him back, but a lack of cash. Everyone needed to chip in to pay for the boat, gas and supplies, and he was short about $100. So he sat inside and watched as they left for the beachside campsite where even today locals spend the night before embarking to Europe.

    Propelled by a feeble outboard motor and overburdened with its passengers, the rubber raft flipped, possibly after grazing rocks below the surface on an uninhabited island just offshore. Two bodies were retrieved. The lone survivor was found clinging to debris eight hours later.

    The Tunisian government has never tallied its missing, and the group never made it close enough to Europe to catch the attention of authorities there. So these migrants never have been counted among the dead and missing.

    “If I had gone with them, I’d be lost like the others,” Arfaoui said recently, standing on the rocky shoreline with a group of friends, all of whom vaguely planned to leave for Europe. “If I get the chance, I’ll do it. Even if I fear the sea and I know I might die, I’ll do it.”

    With him that day was 30-year-old Mounir Aguida, who had already made the trip once, drifting for 19 hours after the boat engine cut out. In late August this year, he crammed into another raft with seven friends, feeling the waves slam the flimsy bow. At the last minute he and another young man jumped out.

    “It didn’t feel right,” Aguida said.

    There has been no word from the other six — yet another group of Ras Jebel’s youth lost to the sea. With no shipwreck reported, no survivors to rescue and no bodies to identify, the six young men are not counted in any toll.

    In addition to watching its own youth flee, Tunisia and to a lesser degree neighboring Algeria are transit points for other Africans north bound for Europe. Tunisia has its own cemetery for unidentified migrants, as do Greece, Italy and Turkey. The one at Tunisia’s southern coast is tended by an unemployed sailor named Chamseddin Marzouk.

    Of around 400 bodies interred in the coastal graveyard since it opened in 2005, only one has ever been identified. As for the others who lie beneath piles of dirt, Marzouk couldn’t imagine how their families would ever learn their fate.

    “Their families may think that the person is still alive, or that he’ll return one day to visit,” Marzouk said. “They don’t know that those they await are buried here, in Zarzis, Tunisia.”

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    AFRICA: VANISHING WITHOUT A TRACE

    Despite talk of the ’waves’ of African migrants trying to cross the Mediterranean, as many migrate within Africa — 16 million — as leave for Europe. In all, since 2014, at least 18,400 African migrants have died traveling within Africa, according to the figures compiled from AP and IOM records. That includes more than 4,300 unidentified bodies in a single South African province, and 8,700 whose traveling companions reported their disappearance en route out of the Horn of Africa in interviews with 4Mi.

    When people vanish while migrating in Africa, it is often without a trace. The IOM says the Sahara Desert may well have killed more migrants than the Mediterranean. But no one will ever know for sure in a region where borders are little more than lines drawn on maps and no government is searching an expanse as large as the continental United States. The harsh sun and swirling desert sands quickly decompose and bury bodies of migrants, so that even when they turn up, they are usually impossible to identify .

    With a prosperous economy and stable government, South Africa draws more migrants than any other country in Africa. The government is a meticulous collector of fingerprints — nearly every legal resident and citizen has a file somewhere — so bodies without any records are assumed to have been living and working in the country illegally. The corpses are fingerprinted when possible, but there is no regular DNA collection.

    South Africa also has one of the world’s highest rates of violent crime and police are more focused on solving domestic cases than identifying migrants.

    “There’s logic to that, as sad as it is....You want to find the killer if you’re a policeman, because the killer could kill more people,” said Jeanine Vellema, the chief specialist of the province’s eight mortuaries. Migrant identification, meanwhile, is largely an issue for foreign families — and poor ones at that.

    Vellema has tried to patch into the police missing persons system, to build a system of electronic mortuary records and to establish a protocol where a DNA sample is taken from every set of remains that arrive at the morgue. She sighs: “Resources.” It’s a word that comes up 10 times in a half-hour conversation.

    So the bodies end up at Olifantsvlei or a cemetery like it, in unnamed graves. On a recent visit by AP, a series of open rectangles awaited the bodies of the unidentified and unclaimed. They did not wait long: a pickup truck drove up, piled with about 10 coffins, five per grave. There were at least 180 grave markers for the anonymous dead, with multiple bodies in each grave.

    The International Committee of the Red Cross, which is working with Vellema, has started a pilot project with one Gauteng morgue to take detailed photos, fingerprints, dental information and DNA samples of unidentified bodies. That information goes to a database where, in theory, the bodies can be traced.

    “Every person has a right to their dignity. And to their identity,” said Stephen Fonseca, the ICRC regional forensic manager.

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    THE UNITED STATES: “THAT’S HOW MY BROTHER USED TO SLEEP”

    More than 6,000 miles (9,000 kilometers) away, in the deserts that straddle the U.S.-Mexico border, lie the bodies of migrants who perished trying to cross land as unforgiving as the waters of the Mediterranean. Many fled the violence and poverty of Guatemala, Honduras, El Salvador or Mexico. Some are found months or years later as mere skeletons. Others make a last, desperate phone call and are never heard from again.

    In 2010 the Argentine Forensic Anthropology Team and the local morgue in Pima County, Ariz., began to organize efforts to put names to the anonymous bodies found on both sides of the border. The “Border Project” has since identified more than 183 people — a fraction of the total.

    At least 3,861 migrants are dead and missing on the route from Mexico to the United States since 2014, according to the combined AP and IOM total. The tally includes missing person reports from the Colibri Center for Human Rights on the U.S. side as well as the Argentine group’s data from the Mexican side. The painstaking work of identification can take years, hampered by a lack of resources, official records and coordination between countries — and even between states.

    For many families of the missing, it is their only hope, but for the families of Juan Lorenzo Luna and Armando Reyes, that hope is fading.

    Luna, 27, and Reyes, 22, were brothers-in-law who left their small northern Mexico town of Gomez Palacio in August 2016. They had tried to cross to the U.S. four months earlier, but surrendered to border patrol agents in exhaustion and were deported.

    They knew they were risking their lives — Reyes’ father died migrating in 1995, and an uncle went missing in 2004. But Luna, a quiet family man, wanted to make enough money to buy a pickup truck and then return to his wife and two children. Reyes wanted a job where he wouldn’t get his shoes dirty and could give his newborn daughter a better life.

    Of the five who left Gomez Palacio together, two men made it to safety, and one man turned back. The only information he gave was that the brothers-in-law had stopped walking and planned to turn themselves in again. That is the last that is known of them.

    Officials told their families that they had scoured prisons and detention centers, but there was no sign of the missing men. Cesaria Orona even consulted a fortune teller about her missing son, Armando, and was told he had died in the desert.

    One weekend in June 2017, volunteers found eight bodies next to a military area of the Arizona desert and posted the images online in the hopes of finding family. Maria Elena Luna came across a Facebook photo of a decaying body found in an arid landscape dotted with cactus and shrubs, lying face-up with one leg bent outward. There was something horribly familiar about the pose.

    “That’s how my brother used to sleep,” she whispered.

    Along with the bodies, the volunteers found a credential of a boy from Guatemala, a photo and a piece of paper with a number written on it. The photo was of Juan Lorenzo Luna, and the number on the paper was for cousins of the family. But investigators warned that a wallet or credential could have been stolen, as migrants are frequently robbed.

    “We all cried,” Luna recalled. “But I said, we cannot be sure until we have the DNA test. Let’s wait.”

    Luna and Orona gave DNA samples to the Mexican government and the Argentine group. In November 2017, Orona received a letter from the Mexican government saying that there was the possibility of a match for Armando with some bone remains found in Nuevo Leon, a state that borders Texas. But the test was negative.

    The women are still waiting for results from the Argentine pathologists. Until then, their relatives remain among the uncounted.

    Orona holds out hope that the men may be locked up, or held by “bad people.” Every time Luna hears about clandestine graves or unidentified bodies in the news, the anguish is sharp.

    “Suddenly all the memories come back,” she said. “I do not want to think.”

    ————————

    SOUTH AMERICA: “NO ONE WANTS TO ADMIT THIS IS A REALITY”

    The toll of the dead and the missing has been all but ignored in one of the largest population movements in the world today — that of nearly 2 million Venezuelans fleeing from their country’s collapse. These migrants have hopped buses across the borders, boarded flimsy boats in the Caribbean, and — when all else failed — walked for days along scorching highways and freezing mountain trails. Vulnerable to violence from drug cartels, hunger and illness that lingers even after reaching their destination, they have disappeared or died by the hundreds.

    “They can’t withstand a trip that hard, because the journey is very long,” said Carlos Valdes, director of neighboring Colombia’s national forensic institute. “And many times, they only eat once a day. They don’t eat. And they die.” Valdes said authorities don’t always recover the bodies of those who die, as some migrants who have entered the country illegally are afraid to seek help.

    Valdes believes hypothermia has killed some as they trek through the mountain tundra region, but he had no idea how many. One migrant told the AP he saw a family burying someone wrapped in a white blanket with red flowers along the frigid journey.

    Marta Duque, 55, has had a front seat to the Venezuela migration crisis from her home in Pamplona, Colombia. She opens her doors nightly to provide shelter for families with young children. Pamplona is one of the last cities migrants reach before venturing up a frigid mountain paramo, one of the most dangerous parts of the trip for migrants traveling by foot. Temperatures dip well below freezing.

    She said inaction from authorities has forced citizens like her to step in.

    “Everyone just seems to pass the ball,” she said. “No one wants to admit this is a reality.”

    Those deaths are uncounted, as are dozens in the sea. Also uncounted are those reported missing in Colombia, Peru and Ecuador. In all at least 3,410 Venezuelans have been reported missing or dead in a migration within Latin America whose dangers have gone relatively unnoticed; many of the dead perished from illnesses on the rise in Venezuela that easily would have found treatment in better times.

    Among the missing is Randy Javier Gutierrez, who was walking through Colombia with a cousin and his aunt in hopes of reaching Peru to reunite with his mother.

    Gutierrez’s mother, Mariela Gamboa, said that a driver offered a ride to the two women, but refused to take her son. The women agreed to wait for him at the bus station in Cali, about 160 miles (257 kilometers) ahead, but he never arrived. Messages sent to his phone since that day four months ago have gone unread.

    “I’m very worried,” his mother said. “I don’t even know what to do.”

    ———————————

    ASIA: A VAST UNKNOWN

    The region with the largest overall migration, Asia, also has the least information on the fate of those who disappear after leaving their homelands. Governments are unwilling or unable to account for citizens who leave for elsewhere in the region or in the Mideast, two of the most common destinations, although there’s a growing push to do so.

    Asians make up 40 percent of the world’s migrants, and more than half of them never leave the region. The Associated Press was able to document more than 8,200 migrants who disappeared or died after leaving home in Asia and the Mideast, including thousands in the Philippines and Indonesia.

    Thirteen of the top 20 migration pathways from Asia take place within the region. These include Indian workers heading to the United Arab Emirates, Bangladeshis heading to India, Rohingya Muslims escaping persecution in Myanmar, and Afghans crossing the nearest border to escape war. But with large-scale smuggling and trafficking of labor, and violent displacements, the low numbers of dead and missing indicate not safe travel but rather a vast unknown.

    Almass was just 14 when his widowed mother reluctantly sent him and his 11-year-old brother from their home in Khost, Afghanistan, into that unknown. The payment for their trip was supposed to get them away from the Taliban and all the way to Germany via a chain of smugglers. The pair crammed first into a pickup with around 40 people, walked for a few days at the border, crammed into a car, waited a bit in Tehran, and walked a few more days.

    His brother Murtaza was exhausted by the time they reached the Iran-Turkey border. But the smuggler said it wasn’t the time to rest — there were at least two border posts nearby and the risk that children far younger travelling with them would make noise.

    Almass was carrying a baby in his arms and holding his brother’s hand when they heard the shout of Iranian guards. Bullets whistled past as he tumbled head over heels into a ravine and lost consciousness.

    Alone all that day and the next, Almass stumbled upon three other boys in the ravine who had also become separated from the group, then another four. No one had seen his brother. And although the younger boy had his ID, it had been up to Almass to memorize the crucial contact information for the smuggler.

    When Almass eventually called home, from Turkey, he couldn’t bear to tell his mother what had happened. He said Murtaza couldn’t come to the phone but sent his love.

    That was in early 2014. Almass, who is now 18, hasn’t spoken to his family since.

    Almass said he searched for his brother among the 2,773 children reported to the Red Cross as missing en route to Europe. He also looked for himself among the 2,097 adults reported missing by children. They weren’t on the list.

    With one of the world’s longest-running exoduses, Afghans face particular dangers in bordering countries that are neither safe nor welcoming. Over a period of 10 months from June 2017 to April 2018, 4Mi carried out a total of 962 interviews with Afghan migrants and refugees in their native languages around the world, systematically asking a series of questions about the specific dangers they had faced and what they had witnessed.

    A total of 247 migrant deaths were witnessed by the interviewed migrants, who reported seeing people killed in violence from security forces or starving to death. The effort is the first time any organization has successfully captured the perils facing Afghans in transit to destinations in Asia and Europe.

    Almass made it from Asia to Europe and speaks halting French now to the woman who has given him a home in a drafty 400-year-old farmhouse in France’s Limousin region. But his family is lost to him. Their phone number in Afghanistan no longer works, their village is overrun with Taliban, and he has no idea how to find them — or the child whose hand slipped from his grasp four years ago.

    “I don’t know now where they are,” he said, his face anguished, as he sat on a sun-dappled bench. “They also don’t know where I am.”

    https://abcnews.go.com/International/wireStory/global-lost-56800-migrants-dead-missing-years-58890913
    #décès #morts #migrations #réfugiés #asile #statistiques #chiffres #monde #Europe #Asie #Amérique_latine #Afrique #USA #Etats-Unis #2014 #2015 #2016 #2017 #2018
    ping @reka @simplicissimus



  • L’#invasion_noire de #Capitaine_Danrit

    Il y a 120 ans, #Émile_Driant, un officier français auteur de fictions militaires sous le pseudonyme de #Capitaine_Danrit, avait, au moment où les puissances européennes imposaient à la planète entière un leadership incontesté, imaginé que l’Occident croulerait un jour sous les assauts militaires d’une guerre raciale et religieuse menée par les masses musulmanes africaines et proches-orientales.


    http://comptoirdesediteurs.com/romans/36-l-invasion-noire-9782370040039.html
    #mythe #préjugés #invasion #livre #histoire #Afrique #islamophobie #racisme

    –-> un livre qui aurait inspirée les théories de #Huntington sur le #choc_des_civilisations

    –-> J’ai découvert ce sordide personnage lors de la 3ème #balade_décoloniale (photos suivent) qui a été organisée hier, le 13.10.2018 à Grenoble.
    A cette occasion, la rue dédiée à #Driant a été débaptisée en rue #Paulette_Nardal :


    https://fr.wikipedia.org/wiki/Paulette_Nardal
    #toponymie

    ping @reka


  • Not For Sale: Auckland stunt brings child marriage into the light - NZ Herald
    https://www.nzherald.co.nz/nz/news/article.cfm?c_id=1&objectid=12137457&ref=NZH_fb

    Millions of girls across Asia are being sold into prostitution, forced into child labour, and married against their will. Over two weeks the Herald and World Vision will tell their stories so you can make a difference.

    A “child bride” and her 55-year-old groom walked out of Auckland’s St Paul’s Church this afternoon to have their photos taken.

    The young bride’s face remained glued to the ground while the groom held her hand tight - smiling sternly.

    Some passersby turned their heads in horror and muttered words of disgust from afar but not one person approached the newlyweds.

    Une performance pour réveiller les consciences sur le #mariage des #filles en #Asie.


  • Une recherche prouve que le sud-est asiatique a connu une explosion démographique il y a 4000 ans.

    Ce n’est pas nouveau mais la méthode, elle, l’est.

    (...) [Les chercheurs] ont été en mesure de prouver une croissance rapide et significative de la population thaïlandaise, chinoise et vietnamienne au néolithique, puis une deuxième augmentation ultérieure de l’âge du fer.
    (...) Nous avons assisté à une énorme croissance démographique associée à la transition agricole", a déclaré Clare McFadden (Australian Nantional University).

    Jusqu’à il y a environ 4000 ans, vous avez des populations de type chasseurs-cueilleurs, puis vous avez l’introduction et l’intensification de l’agriculture. (...) La transition agricole a été largement étudiée dans le monde entier et nous constatons systématiquement une croissance démographique importante.
    La raison pour laquelle ces changements de population n’ont jamais été quantifiés, c’est que les outils utilisés pour mesurer les populations préhistoriques ont tous été conçus pour l’Europe et les Amériques où les conditions archéologiques sont différentes de l’Asie.

    Clare McFadden a expliqué que la différence réside dans la représentation des enfants dans la population.

    Pour les restes osseux en Europe et en Amérique, nous constatons souvent l’absence complète de nourrissons et d’enfants, ils sont très mal représentés", a-t-elle déclaré.
    La préservation n’est pas bonne - les petits os ne se conservent pas bien. On pense aussi que les enfants sont souvent enterrés dans un cimetière différent de celui des adultes.
    Ainsi, la méthode utilisée par les chercheurs pour mesurer les populations a exclu les enfants car ils n’avaient pas une représentation précise.

    Mme McFadden a expliqué que sa nouvelle méthode de détermination du taux d’augmentation naturelle de la population prend en compte la proportion de nourrissons et d’enfants par rapport à la population totale. De cette manière, les chercheurs ont pu aligner les chiffres de la croissance démographique sur ceux d’autres preuves archéologiques dans la région, ce qui suggère une augmentation rapide.

    En Asie du Sud-Est et dans le Pacifique, nous avons en fait une assez bonne conservation des os des enfants", a-t-elle déclaré.
    La preuve squelettique était là, nous voyions des populations avec un nombre énorme de nourrissons et d’enfants par rapport aux populations adultes, ce qui suggère que la population était en augmentation à cette époque. Mais les outils existants ne détectaient pas cette croissance.

    Les tendances que le nouvel outil a trouvées s’alignent parfaitement avec ce que les chercheurs s’attendent à voir en réponse à l’agriculture.

    Research proves South East Asian population boom 4,000 years ago
    https://anu.prezly.com/research-proves-south-east-asian-population-boom-4000-years-ago
    #Clare_McFadden #ANU #Préhistoire #Néolithique #agriculture #population #demographie #Sud-est_asiatique #Asie
    https://cdn.uc.assets.prezly.com/a2bb2923-7b54-42b7-b84a-a48a4a4c9efb/-/quality/best

    • Ce que je comprends de la méthode exposée dans l’entretien me laisse plutôt dubitatif. Si je reprends les éléments du raisonnement :

      Ms McFadden said the difference comes down to how children are represented in population numbers.

      For skeletal remains in Europe and America we often see the complete absence of infants and children, they are very poorly represented,” she said.

      The preservation isn’t good – small bones don’t preserve well. Children are also thought to often be buried in a different cemetery to adults.

      So the method researchers used to measure populations excluded children because they didn’t have accurate representation.
      […]
      The skeletal evidence was there, we were seeing populations with huge numbers of infants and children compared to the adult populations, which suggests it was a growing population at that time."

      Si on trouve une énorme quantité d’ossements de bébés et d’enfants, … ça fait autant d’individus qui n’auront pas l’occasion de se reproduire ! Et donc, autant en moins pour une éventuelle croissance démographique.

      Il me semble que pour pouvoir déduire de la présence (et de la proportion) d’ossements de jeunes dans les cimetières, il faut non seulement être certain de l’inexistence de biais de sélection (mêmes pratiques funéraires et même taux global de conservation des ossements en fonction de l’âge, biais dont l’existence est, effectivement, parfaitement avérée en Europe), mais il me semble nécessaire de faire des hypothèses (fortes, mais par construction fragiles…) sur les tables de mortalité et la structure par âge de ces populations.

      Malheureusement, le résumé de l’article original, seul accessible, ne donne aucune indication en ce sens.
      (je dirais même que l’invocation de LOESS m’indiffère prodigieusement, pour dire le moins…)

      Detection of temporospatially localized growth in ancient Southeast Asia using human skeletal remains - ScienceDirect
      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0305440318302231

      Abstract
      Measures of population growth can provide significant insights into the health, adaptivity and resilience of ancient communities, particularly the way in which human populations respond to major changes, such as the transition to agriculture. To date, paleodemographic tools have facilitated the evaluation of long term, regional population growth, while identification of intraregional variability and short-term growth has been more challenging. This study reports on the application of a new method for estimating the rate of natural population increase (RNPI) from skeletal remains. We have applied the method to ancient Southeast Asian samples and, based on the LOESS fitting procedure, our preliminary results indicate a trend of temporal homogeneity and spatial heterogeneity. This trend is validated against the existing archaeological narrative for the region and, we argue, may indicate intraregional variability in population responses to major technological, economic and sociocultural events, consistent with the variable response observed at the regional level. Due to the critical importance of temporospatial specificity to a vast array of paleodemographic research questions, we have evaluated the precision, assumptions and limitations of this method in the context of other existing paleodemographic methods. Our RNPI measure, in isolation or in combination with existing methods, provides a promising tool that can be used to develop a deeper and more localized understanding of the conditions impacting on population dynamics and, conversely, community responses to change.

    • Tout à fait d’accord avec toi. L’essentiel est dans la RNPI. Ceci dit, on peut, peut-être, considéré qu’avec une mortalité stable, l’augmentation du nombre d’individu trouvé, montre une augmentation de la population.

      Ms McFadden said her new method for determining the rate of natural population increase takes into account the proportion of infants and children compared to the total population.

      Donc, plus on trouve d’enfants (contrairement aux situations européenne et américaine), mieux on peut quantifier l’augmentation de la population.

      Enfin,

      The trends the new tool found aligned perfectly with what researchers expect to see in response to agriculture.


  • Southeast Asia’s Vengeful Man-Eating Spirit Is a Feminist Icon - Broadly
    https://broadly.vice.com/en_us/article/kz5evx/pontianak-spirit-ghost-malay-man-eating-southeast-asia

    In Southeast Asia, legend has it that a man out alone at night must never look directly at a beautiful woman, because she might be a ghost that rips his guts out. For anyone who’s ever been harassed whilst walking late at night, that sounds like one refreshing rule.

    A favorite of horror film directors, the pontianak (or kuntilanak, as she’s called in Indonesia, or churel in Bangladesh, India, and Pakistan) is often portrayed as a social outcast who’s fallen in some way, often by failing in her duties as a mother. But the pontianak also embodies a subversive female energy that is increasingly being embraced by a new wave of writers and film-makers.

    “She can walk alone and not have to be accompanied by a man; she can be as beautiful and provocative as she wants; she can be extremely gentle or a massive flirt—but if you dare touch her without her consent, her claws will come out,” Kuala Lumpur-based filmmaker Amanda Nell Eu tells Broadly. (...)

    The pontianak’s fearsomeness is linked to her femininity—a concept that feminist theorist Barbara Creed calls the monstrous-feminine. The pontianak appears fragile, but is ferocious when provoked. “The pontianak mimics vulnerability and seeming gentility through her high-pitched baby cries and frangipani scent, but try and take advantage of her and she’ll suck your eyeballs out,” explains Singaporean author Sharlene Teo, whose debut novel Ponti was inspired by the myth.

    #horreur #Malaisie #Indonésie #Singapour #femmes #monstres #cinéma #mythes #Asie_du_Sud-Est #fantôme


  • Les Natoufiens fabriquaient de la bière il y a 13 000 ans (avant l’arrivée de l’agriculture).

    Les premières preuves archéologiques de brassage de la bière à base de céréales avant même l’arrivée de l’agriculture proviennent des Natoufiens, des populations semi-sédentaires, vivant en Méditerranée orientale entre le Paléolithique et le Néolithique, après la dernière période glaciaire. Les Natoufians de la grotte de Raqefet ont collecté des plantes disponibles localement, stocké des graines maltées et fabriqué de la bière dans le cadre de leurs rituels.

    « (...) avec la production de bière, les vestiges de la grotte Raqefet offrent une image très vivante et colorée des modes de vie natoufiens, de leurs capacités technologiques et de leurs inventions. »

    (...) Les résultats indiquent que les Natoufiens ont exploité au moins sept types de plantes associés aux mortiers, notamment du blé ou de l’orge, de l’avoine, des légumineuses et des fibres libériennes (y compris le lin). Ils ont emballé des aliments végétaux dans des contenants en fibre et les ont stockés dans des mortiers à blocs. Ils ont utilisé des mortiers de roche-mère pour piler et cuire des aliments végétaux, et pour brasser de la bière à base de blé / orge, probablement servis dans des fêtes rituelles il y a 13 000 ans.

    Les modèles d’usure et d’assemblage microbotanique suggèrent que deux des trois mortiers à blocs examinés ont été utilisés comme conteneurs de stockage pour les aliments végétaux - y compris les malts de blé et d’orge. Ils étaient probablement recouverts de couvercles, probablement faits de dalles de pierre et d’autres matériaux. Les aliments ont probablement été placés dans des paniers en fibres libériennes pour faciliter leur manipulation. Les puits étroits et profonds peuvent avoir fourni des conditions fraîches convenant au stockage des aliments, en particulier pour la conservation des malts de céréales.

    En combinant les données sur l’usure et les résidus, le troisième mortier étudié a été interprété comme un récipient multifonctionnel destiné à la préparation des aliments, comprenant des aliments végétaux et de la bière à base de blé / orge, probablement avec des légumineuses et d’autres plantes.

    Les preuves de brassage de bière à la grotte de Raqefet, il y a 13 000 ans, constituent un autre exemple des complexes sociaux et rituels du Natouf. Le brassage de la bière peut avoir été, au moins en partie, une motivation sous-jacente à la culture de céréales dans le sud du Levant, confirmant l’hypothèse de la bière proposée par les archéologues il ya plus de 60 ans.

    #Préhistoire #Natoufiens #alcool #Asie #Moyen_Orient
    #Li_Liu #Stanford_University #Danny Rosenberg #University_d'Haifa
    #Hao_Zhao #Université_de_Zhengzhou
    #XXXLIEN42LIENXXX
    #13000BC

    A prehistoric thirst for craft beer
    https://www.elsevier.com/about/press-releases/research-and-journals/a-prehistoric-thirst-for-craft-beer


  • Sibérie : Après les mammouths extraits du permafrost, voici les vers mais eux... ils sont vivants et ils ont 42.000 ans.

    Extrait de l’article de Futura sciences :

    Mais personne ne soupçonnait jusqu’ici que la durée de conservation soit aussi longue. « Notre découverte montre la capacité d’organismes multicellulaires à survivre à une cryoconservation de plusieurs milliers d’années », s’enthousiasment les chercheurs. Selon eux, les mécanismes de survivance de ces nématodes pourraient ouvrir la voie à des recherches sur la cryogénisation humaine. Cela vous dirait une petite hibernation pour voir à quoi ressemblera la planète dans 42.000 ans ?

    et il n’y a pas que les vers :

    The Arctic permafrost is a unique cryobank of genetic resources. Permafrost sediments contain a considerable taxonomic diversity of unicellular organisms remaining viable after the tens and hundreds of
    thousands of years in cryobiosis. Aerobic and anaerobic bacteria, cyanobacteria, actinomycetes, unicellular green algae, yeasts, mixomycetes, naked amoebas, heterotrophic f lagellates, infusorians, moss spores, and the seeds of higher plants capable of germinating after long-term natural cryopreservation have been found in the permafrost.

    Viable Nematodes from Late Pleistocene Permafrost of the Kolyma River Lowland | SpringerLink

    #Préhistoire #Asie #Permafrost #Pléistocène
    #académie_des_sciences_de_Moscou #université_d'Etat_de_Moscou
    #Higher_School_of_Economics_de_Pushchino_Moscou.
    #Université de Princeton

    DOI : 10.1134/S0012496618030079


  • Les migrants, champions de la lutte contre les #Inégalités mondiales
    https://www.bastamag.net/Les-migrants-champions-de-la-lutte-contre-les-inegalites-mondiales

    En matière d’aide au développement, les migrants font trois fois mieux que les 29 pays les plus industrialisés. Les envois de fonds de la part de personnes émigrées vers les pays à revenu faible et intermédiaire ont atteint 466 milliards de dollars en 2017. « La valeur de ces 466 milliards de dollars est importante. C’est comme si les migrants collectaient, en un an, plus d’argent que les cinq plus riches entrepreneurs du monde (Jeff Bezos, Bill Gates, Warren Buffet, Bernard Arnault et Mark (...)

    En bref

    / #Afrique, #Asie_et_Pacifique, Inégalités, #Migrations, #Finance


  • Nouvelle page internet sur le thème des #mixed_migrations
    About the Mixed Migration Centre

    The MMC is a leading source for independent and high quality data, information, research and analysis on mixed migration. Through the provision of credible evidence and expertise, the MMC aims to support agencies, policy makers and practitioners to make well-informed decisions, to positively impact global and regional migration policies, to contribute to protection and assistance responses for people on the move and to stimulate forward thinking in the sector responding to mixed migration.

    http://www.mixedmigration.org

    Régions couvertes :
    #Afrique_de_l'Ouest #Afrique_du_Nord #Yémen #Corne_de_l'Afrique #Moyen-Orient #Asie

    cc @isskein @reka

    #mixed_migration #asile #migrations #réfugiés


  • La #cartographie ? Une histoire de #point_de_vue - Le Temps

    https://www.letemps.ch/culture/cartographie-une-histoire-point-vue

    On a déjà signalé cette xposition, mai comme c’est une merveille, on en rajoute !

    C’est devenu un réflexe. Placé face à une carte du monde, notre œil automatiquement se dirige vers ce qu’il connaît. La Suisse et plus largement l’Europe pour la plupart d’entre nous. L’Amérique, l’Afrique, l’Asie, on y pense bien sûr, mais dans un second temps. Et si l’on changeait ? Et si, une fois n’est pas coutume, on se glissait dans le regard et la pensée des autres pour découvrir Le monde vu d’Asie ?

    Une superbe exposition nous y engage. Conçue notamment par les spécialistes Pierre Singaravélou et Fabrice Argounès, accompagnée d’un magnifique catalogue, elle est à admirer au Musée national des arts asiatiques - Guimet à Paris, jusqu’au 10 septembre. Un voyage à s’offrir à son rythme, en rêvant ou en méditant devant des plans et des cartes qui relèvent autant de l’œuvre d’art que du document.

    #cartoexpériment #imaginaire #asie #exposition #Musée_guimet


  • Exposition. «  Les cartes, un renversement de perspective  » | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/exposition-les-cartes-un-renversement-de-perspective-659189

    #pay-wall

    Le musée national des Arts asiatiques-Guimet à Paris présente pour la première fois des chefs-d’œuvre cartographiques. Entretien avec les initiateurs du projet.

    Auteurs de l’ouvrage le Monde vu d’Asie. Une histoire cartographique (Seuil, 2018), Pierre Singaravélou, professeur d’histoire contemporaine à Paris-I Panthéon et ­Fabrice Argounès, spécialiste d’histoire de la cartographie sont les commissaires, avec ­Sophie Makariou, de l’exposition éponyme qui a lieu au musée Guimet jusqu’au 10 septembre.

    Pourquoi votre exposition est-elle la première à faire découvrir toute la richesse de la cartographie asiatique au public européen  ?

    Pierre Singaravélou Il n’y a jamais eu de grande exposition de cartes dans un musée d’art. Considérées comme des objets scientifiques plutôt que comme œuvres d’art, les cartes sont cantonnées jusqu’à maintenant dans les collections et les expositions des bibliothèques. En outre, les savants occidentaux se sont appliqués à disqualifier les traditions cartographiques extra-européennes, considérées comme l’expression de croyances religieuses. Cette exposition remet en question notre certitude au sujet de l’existence d’une frontière nette entre science et croyance, entre savoir et art.

    #cartographie #cartographie_ancienne #asie


  • Le monde vu de Pékin : l’encerclement géostratégique, 2006
    http://visionscarto.net/le-monde-vu-de-pekin-encerclement

    Titre : Le monde vu de Pékin : l’encerclement géostratégique, 2006 Mots-clés : #Asie #États-Unis #Russie #Chine #Pékin #Géopolitique #Représentation Auteur : Philippe Rekacewicz Date : 2006 Le monde vu de Pékin : l’encerclement géostratégique. Esquisse, 2006. Toutes les versions du « monde vu de Pékin » : 2003 - 2006 - 2009 - 2012

    #Collection_cartographique


  • Les routes de l’orge.
    L’orge s’est propagée vers l’est : un article révèle des voies de propagation à travers divers paysages eurasiens. Et c’est encore un résultat d’une analyse génétique.

    L’une des cultures les plus importantes au monde, l’orge, a été domestiquée au Proche-Orient il y a environ 11 000 ans. L’orge est une culture très résiliente, capable de pousser dans des environnements variés et marginaux, comme dans les régions de haute altitude et de latitude. Des preuves archéobotaniques montrent que l’orge s’est répandue dans toute l’Eurasie vers 2000 BC. Pour mieux comprendre les voies de propagation de l’orge en Eurasie, [les chercheurs ont] utilisé l’analyse de séquences répétées (SSR) pour déterminer la diversité génétique et la structure de la population de trois taxons d’orge existants : l’orge domestique (Hordeum vulgare L. subsp vulgare), l’orge sauvage (H. vulgare sous-espèce spontaneum) et une forme de rachis cassant à six rangs (H. vulgare sous-espèce vulgare et agriocrithon (Aberg) Bowd.).

    L’orge cultivée se propageait à travers l’Eurasie via plusieurs voies différentes, qui étaient très probablement séparées à la fois dans le temps et dans l’espace. Les datations directes au radiocarbone publiées récemment et fournies par Liu et al. [ Journey to the east : Diverse routes and variable flowering times for wheat and barley en route to prehistoric Chinahttps://doi.org/10.1371/journal.pone.0187405_ ], ainsi que les dates publiées précédemment (par exemple [ _https://doi.org/10.1098/rspb.2013.3382 , https://doi.org/10.1016/j.cell.2015.07.002, http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0196652#_ ]), ont fourni un cadre précieux pour considérer ces modèles phylogéographiques, comme l’a fait un article original de Zhao [http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0196652#]_ , qui a proposé une variété des routes ont été prises par les agriculteurs s’étendant vers l’est en Chine.

    [Les auteurs proposent] la chronologie suivante pour la propagation de la culture de l’orge en Eurasie :

    1/ L’IAMC [Inner Asian Mountain Corridor]
    Plusieurs pools génétiques d’orge avec différents caractères morphologiques et génotypes de temps de floraison se sont répandus à travers l’IAMC au 2ème millénaire cal. BC. De l’IAMC, l’orge s’est dispersée plus au nord et à l’est au 1er millénaire. BC.

    2/ Une route vers le sud du plateau tibétain
    Un pool distinctif d’orge des basses terres s’étendait vers l’est au sud du plateau iranien au 5ème et 4ème millénaire BC. et à travers l’Asie du Sud, enserrant la limite du plateau, avec des dattes dans le nord de l’Inde au 3ème millénaire avant notre ère.

    3/ Une route maritime entre l’Asie du Sud et la Chine, la Corée et le Japon
    Bien que non encore confirmé, un lien maritime entre la civilisation de l’Indus et la Chine côtière aurait pu amener l’orge en Chine du 3 au 2 millénaire. BC., avec une possible voie maritime ultérieure durant la période Han, à la fin du 1er millénaire BC. / début du 1er millénaire AD. Ce pool de gènes a un SGH d’hiver, qui peut avoir été sélectionné pour croître en rotation avec une culture de riz d’été.

    4/ Une propagation en haute altitude sur le bord sud du plateau tibétain
    Un pool de gènes distinctif, principalement avec un SGH hivernal et un caryopse nu, s’est propagé autour de la bordure sud du plateau tibétain, probablement dans le plateau depuis son extrémité ouest ou sud au début du 2e millénaire BC. Ce pool de gènes est également présent dans le plateau nord-est par c. 2 000 cal. BC.

    5/ Une route le long du bord nord du plateau tibétain
    Au cours du 1er millénaire BC., deux pools génétiques d’orge ont été dispersés au Xinjiang au nord du plateau tibétain, au moins 1 000 ans après leur extension au sud du plateau tibétain. Ces pools génétiques auraient pu traverser le corridor Tianshan d’est en ouest ou d’ouest en est.

    6/ Une propagation aux latitudes élevée dans la steppe nord
    Trois groupes de gènes principalement nordiques, avec différents génotypes de temps de floraison, se sont dispersés vers le nord depuis le sud de l’Asie centrale depuis la fin du 2e et le début du 1er millénaire. BC. Un éventuel mouvement de trans-steppe d’orge s’est produit vers la fin de cette période, ou pendant les périodes historiques plus tardives.

    7/ Une propagation en deux étapes au Japon
    Un gisement de gènes du nord s’est propagé à Hokkaido depuis l’Extrême-Orient russe, vers le milieu et vers la fin du 1er millénaire AD. Un pool de gènes différent s’est répandu au Japon depuis le sud, au cours de la fin du 1er millénaire BC. Ces dates renvoient à des preuves substantielles de la culture de l’orge au Japon.

    Barley heads east : Genetic analyses reveal routes of spread through diverse Eurasian landscapes
    http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0196652
    http://journals.plos.org/plosone/article/figure/image?id=10.1371/journal.pone.0196652.strk&size=inline

    #Préhistoire #agriculture #Néolithique #4000BC #Asie #routes #carte
    #Diane_L._Lister #Huw_Jones #Hugo_R_Oliveira #The_John_Bingham_Laboratory_NIAB_ Cambridge #McDonald_Institute_for_Archaeological_Research #Manchester Institute_of_Biotechnology_University of Manchester #University_of_Cambridge


  • Le débat du peuplement du Sud-Est asiatique clôt par une analyse novatrice de l’ADN ancien extrait de squelettes âgés de 8 000 ans... Et ce n’est pas la solution qu’on pouvait espérer (comme souvent).

    The prehistoric peopling of Southeast Asia | Science
    http://science.sciencemag.org/content/361/6397/88.full


    Science, 2018 ; 361 (6397) : 88 DOI : 10.1126/science.aat3628

    L’Asie du Sud-Est est l’une des régions les plus génétiquement différentes du monde, mais depuis plus de 100 ans, les scientifiques ne sont pas d’accord sur la théorie de l’origine de la population de la région.

    Selon une théorie, les chasseurs-cueilleurs autochtones Hòabìnhiens qui peuplaient l’Asie du Sud-Est il y a 44 000 ans adoptaient des pratiques agricoles indépendantes, sans l’apport des premiers agriculteurs d’Asie de l’Est. Une autre théorie, appelée « modèle à deux couches », est favorable à l’opinion selon laquelle les riziculteurs en migration venant de ce qui est aujourd’hui la Chine ont remplacé les chasseurs-cueilleurs indigènes Hòabìnhiens.

    (...) Aucune théorie n’était complètement exacte. Leur étude a découvert que les populations actuelles d’Asie du Sud-Est sont issues d’au moins quatre populations anciennes.

    (...)

    La recherche pionnière est particulièrement impressionnante car la chaleur et l’humidité de l’Asie du Sud-Est en font l’un des environnements les plus difficiles pour la préservation de l’ADN, ce qui pose d’énormes défis aux scientifiques.

    "En séquençant 26 anciens génomes humains - 25 d’Asie du Sud-Est, un Jōmon japonais - nous avons montré qu’aucune des deux interprétations ne correspondait à la complexité de l’histoire de l’Asie du Sud-Est : Les chasseurs-cueilleurs Hòabìnhiens et les fermiers d’Asie de l’Est ont contribué à la diversité actuelle de l’Asie du Sud-Est, avec d’autres migrations affectant les iles du Sud-Est asiatique et le Vietnam. Nos résultats aident à résoudre l’une des controverses les plus anciennes de la préhistoire en Asie du Sud-Est." Hugh McColl, doctorant au Centre de GéoGénétique au Musée d’Histoire Naturelle du Danemark de l’Université de Copenhague, et l’un des auteurs principaux du document

    #Néolitique #Asie #Sud-Est-asiatique #Jomon #peuplement #ADN #Cambridge_university
    #Hugh_McColl #Fernando_Racimo #Lasse_Vinner #Fabrice_Demeter #Takashi_Gakuhari et al


  • Le monde vu de Pékin : l’œuf asiatique, 2012
    https://visionscarto.net/le-monde-vu-de-pekin-oeuf-asiatique

    Titre : Le monde vu de Pékin : l’œuf asiatique, 2012 Mots-clés : #Asie #Brics #Pays_émergents #Pays_développés #Europe #États-Unis #Triade #Chine #Pékin #Géopolitique #Représentation Auteur : Philippe Rekacewicz Date : Carte conçue en 2009 et 2010, mise à jour en 2012 Le monde vu de Pékin : l’œuf asiatique. Esquisse, 2012. Toutes les versions du « monde vu de Pékin » : 2003 - 2006 - 2009 - (...)

    #Collection_cartographique