• « Délit de solidarité » : Cassation de la condamnation d’un militant solidaire à la frontière franco-italienne

    Le 14 octobre 2020, la #Cour_de_cassation a sanctionné une nouvelle fois la #cour_d’appel d’Aix-en-Provence dans le cadre d’un nouveau #procès pour « délit de solidarité ».

    Relaxé par le tribunal correctionnel de Nice en 2018, #Loïc_Le_Dall a été condamné le 1er avril 2019 par la cour d’appel d’Aix-en-Provence à 3 000 euros d’amende avec sursis pour « aide à l’entrée d’un étranger en situation irrégulière en France ».

    Trop pressée de sanctionner une nouvelle fois un militant solidaire des personnes exilées à la frontière franco-italienne, la cour d’appel avait refusé d’examiner les moyens de procédures soulevés par l’avocat de Loïc Le Dall, lequel avait alors formé un pourvoi en #cassation. Début septembre 2020, la Cour de cassation s’est penchée sur l’affaire. Elle a cassé la décision de la cour d’appel et a renvoyé devant ladite cour, dans une nouvelle composition, pour un nouvel examen de l’affaire.

    « Je suis très heureux que la Cour de cassation ait rendu une décision en ce sens. Cependant, le fond du débat n’a pas été tranché et une prochaine audience pourra sans doute permettre de me relaxer définitivement, mon objectif ayant toujours été la défense des droits des personnes à la frontière franco-italienne », déclare Loïc Le Dall à l’annonce de la décision de la Cour de cassation.

    « La Cour de cassation sanctionne la cour d’appel pour ne pas s’être prononcée sur les moyens de nullité de procédure pourtant régulièrement soulevés in limine litis (avant toute défense au fond). Ce faisant, la Cour souligne l’office du juge, même lorsqu’il doit se prononcer sur des infractions à dimension fortement politique. Cette décision est néanmoins frustrante car le fond sur ce qui est appelé le « délit de solidarité » ou la liberté d’aider autrui n’a pas été évoqué malgré un avis favorable de l’avocat général. L’audience de renvoi revêtira donc un enjeu particulièrement important dans les prochains mois pour tous les militants solidaires. Je garde l’espoir que, dans sa nouvelle composition, la cour d’appel changera sa position en tirant les conséquences des évolutions jurisprudentielles intervenues depuis la décision du Conseil constitutionnel consacrant le principe de fraternité », déclare Zia Oloumi, avocat de Loïc Le Dall.

    Pour l’Anafé et Emmaüs France, engagées dans le soutien des défenseurs des droits humains poursuivis pour « délit de solidarité », le débat à venir devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence dans le cadre du procès de Loïc Le Dall permettra sans doute de mettre un terme aux poursuites pour aide à l’entrée sur le territoire des militants solidaires.

    A l’heure où la Commission européenne envisage, dans le pacte européen sur les migrations, de mettre un terme aux poursuites des militants lors des sauvetages en mer, nos associations demandent à ce que la loi française soit modifiée pour que les personnes solidaires en France ne soient plus inquiétées, poursuivies et condamnées pour leurs actions de fraternité à l’égard des personnes en migration.

    La défense des droits des personnes étrangères aux frontières et de la solidarité, que ce soit en mer, en montagne ou dans les plaines, ne doit plus être réprimée.

    Complément d’information

    Le 18 janvier 2018 Loïc Le Dall est arrêté lors d’un contrôle d’identité au péage de #La_Turbie dans le sens Italie-France. À bord de son véhicule, il y avait un ressortissant éthiopien. Ils ont tous les deux été arrêtés. Loïc Le Dall a reconnu avoir aidé cette personne dans son parcours migratoire pour des #motifs_humanitaires. Quelques jours avant, un homme avait été retrouvé mort sur le toit du train en provenance de Vintimille – il avait été électrocuté. Le ressortissant éthiopien a été immédiatement renvoyé en Italie.

    À l’issue de sa garde à vue, Loïc Le Dall a été présenté au tribunal correctionnel de Nice en comparution immédiate. L’audience a été reportée au 14 mars. Pendant cette période, il avait l’interdiction de sortir du département des Alpes-Maritimes et devait se présenter une fois par semaine au commissariat.

    Le 14 mars 2018, le tribunal correctionnel de Nice a relaxé Loïc Le Dall en raison notamment de l’absence d’audition du ressortissant éthiopien dans la procédure pénale et de l’absence de procédure relative à la situation administrative de cette personne sur le territoire français. Le tribunal avait en effet estimé que « la culpabilité ne peut être retenue sur la seule base de l’auto-incrimination, le délit poursuivi n’apparaît pas suffisamment caractérisé en l’absence d’enquête sur la situation administrative de l’étranger visé à la procédure ».

    Le parquet avait alors fait appel de la décision. L’audience en appel s’est tenue le 20 mars 2019 à la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Le 1er avril 2019, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a condamné Loïc Le Dall à 3 000 euros d’amende avec sursis pour « aide à l’entrée d’un étranger en France ». Loïc Le Dall a alors formé un pourvoi en cassation. L’audience devant la Cour de cassation s’est tenue le 2 septembre 2020.

    Loïc Le Dall est observateur aux frontières intérieures terrestres et membre de l’Anafé depuis janvier 2018. Il a rejoint le mouvement Emmaüs et est président d’Emmaüs Roya depuis août 2019.

    http://www.anafe.org/spip.php?article580
    #délit_de_solidarité #justice #asile #migrations #réfugiés #France #frontières #frontière_sud-alpine #solidarité

  • La possibilité d’une #île… pour migrants

    Partout dans le monde, les demandeurs d’asile sont de plus en plus souvent relégués sur des îles comme on le faisait autrefois des bagnards et des lépreux. Qu’est-ce que ces prisons à ciel ouvert disent de notre regard sur les migrants ?

    Un lieu le plus loin possible des regards et d’où il serait impossible de s’échapper. C’était déjà ce que les Anglais cherchaient pour se débarrasser de l’encombrant Napoléon. Ils l’avaient trouvé à #Sainte-Hélène, îlot volcanique paumé au milieu de l’Atlantique sud à près de 2 000 km des côtes de la Namibie et plus de 3 000 km du Brésil.

    Deux cents ans plus tard, les voilà qui envisagent de nouveau d’avoir recours à cette improbable petite île devenue célèbre malgré elle. Cette fois, ce ne serait pas un empereur qu’on enverrait croupir sur ce bout de terre, mais des réfugiés. Oui, des réfugiés. Le ministère de l’Intérieur britannique étudie la possibilité d’installer un centre de rétention pour demandeurs d’asile sur l’un de ses territoires d’outre-mer, à Sainte-Hélène ou sur l’île de l’Ascension. Insensé ?

    Ce ne seraient pourtant pas les premiers à se laisser séduire par la possibilité d’une île. Les Australiens ont déjà une longue expérience en la matière. Ne voulant pas de demandeurs d’asile chez eux, ils ont ouvert, dès 2001, un centre de rétention sur l’île Christmas, un territoire extérieur australien au large de l’Indonésie. Et depuis 2012, ils expédient tout migrant débarquant clandestinement sur leurs côtes dans des camps offshore situés sur Manus, une île de #Papouasie-Nouvelle-Guinée, et Nauru, une république insulaire d’#Océanie.

    https://www.nouvelobs.com/art/fdff98b8-7bb0-4806-a83f-799cec7d59e2
    #îles #réfugiés #asile #migrations #Australie #Manus_Island #Nauru #UK #Angleterre

  • Ouvrir les #archives de l’#Ofpra, replacer l’#asile dans l’#histoire de l’immigration

    L’Office français de protection des réfugiés et apatrides a décidé d’ouvrir ses archives aux chercheurs en 2010 pour la première fois depuis sa création, 58 ans auparavant. #Aline_Angoustures, aujourd’hui cheffe de la Mission histoire et exploitation des archives de l’Ofpra, a joué un rôle important dans cette ouverture. Dix ans après, elle en fait le bilan.

    Créé par la loi du 25 juillet 1952, l’Ofpra est un établissement public administratif en charge de l’application des textes relatifs à la reconnaissance de la qualité de réfugié, d’apatride et à l’admission à la protection subsidiaire. Important pays d’accueil, la France a mis du temps à ouvrir ces archives de l’asile aux historiens.

    La difficulté d’accès à ces documents a été soulignée par les chercheurs. Pour la contourner, certains ont obtenu des autorisations exceptionnelles auprès de l’Ofpra comme Catherine Gousseff pour étudier les Russes des années 1920-1940, ou auprès de la Commission des recours des réfugiés (CRR) comme Gérard Noiriel, qui a pu travailler sur les recours de ceux dont la demande auprès de l’Ofpra n’avait pas abouti.

    D’autres, telle Karen Akoka, ont mené des entretiens ou consulté les archives d’un ancien Secrétaire général depuis restituées à l’Ofpra. D’autres fonds d’archives se rapportant à l’asile étaient accessibles, comme ceux de l’Organisation internationale des réfugiés (OIR) aux Archives Nationales, ou les fonds du ministère des Affaires étrangères, tutelle de l’Ofpra depuis sa création à 2010. Mais les premiers sont assez difficiles à utiliser car triés sans logique scientifique et les seconds sont peu commodes à identifier parce que les questions d’asile sont restées en arrière-plan de l’activité diplomatique et ont relevé de directions différentes du ministère.

    L’accès aux archives de l’Ofpra

    Les dossiers nominatifs des demandeurs d’asile et réfugiés constituent l’essentiel des fonds (plus d’un million de dossiers). Sur support papier jusqu’en 2010, date de la mise en place de la dématérialisation de la procédure, ils ne sont communicables que 50 ans après la date d’enregistrement du dernier document au dossier (article 213-2 du Code du Patrimoine). Les archives concernant les réfugiés Nansen (1924 -1952) sont donc accessibles. Elles ont été partiellement mises en ligne dans une salle de lecture virtuelle. Pour les dossiers non communicables, une dérogation peut être accordée après délibération entre l’intérêt de la recherche et la protection de la sécurité des personnes ou de leur vie privée. Les fichiers et bases de données ne sont donc pas accessibles aux chercheurs. C’est la Mission histoire et exploitation des archives qui se charge des recherches, sur demande et souvent après un premier rendez-vous scientifique.

    Les archives administratives sont accessibles directement ou au terme de délais compris entre 25 et 50 ans après la date du document. Elles sont en cours de classement et description mais d’ores et déjà les inventaires sont disponibles en salle de lecture. Elles ont malheureusement subi beaucoup de pertes, compensées par une collecte d’archives orales filmées : https://francearchives.fr/findingaid/871f23c03adff7bad10ef3253415c26f59dc2365.

    Je suis fonctionnaire à la CRR dans les années 1990 lorsque la question des archives de l’immigration fait l’objet d’une attention nouvelle en France. Dans ce corpus, les archives des migrations forcées ou des réfugiés et des politiques d’asile ne sont pas toujours visibles, ni prioritaires. L’historiographie du moment s’inscrivait dans la continuité des engagements contre la guerre d’Algérie, donc sur les archives concernant les migrants d’Afrique du Nord et, par voie de conséquence, les migrations économiques — plutôt que politiques. Les précurseurs de l’histoire de l’asile, telle Dzovinar Kévonian, sont rares.

    Je suis également historienne. J’ai soutenu ma thèse sur l’histoire de l’Espagne sous la direction de Pierre Milza, l’un des pionniers de l’histoire de l’immigration. Grâce à cette double casquette de praticienne et de chercheuse, je décide de travailler sur les réfugiés de la guerre civile espagnole dans les archives de l’Ofpra et j’obtiens l’un de ces accès très dérogatoires — et privilégiés — aux archives de l’organisation. Je sors de cette expérience convaincue qu’il faut ouvrir ces archives à la recherche du fait de leur richesse et de leur apport à l’étude de l’asile en France. Je présente donc une proposition à la direction de l’établissement.

    La première étape a été de s’assurer de la communicabilité de ces fonds très protégés, puisque la loi créant l’Ofpra dispose que ses archives sont inviolables et que le Conseil constitutionnel a donné à la confidentialité des dossiers nominatifs une valeur de « garantie essentielle du droit d’asile, principe de valeur constitutionnelle »1. Cette communicabilité, au terme d’un délai de 50 ans, s’accompagne de mesures de protection : les instruments de recherche nominatifs ne sont pas directement accessibles et l’Ofpra assure la conservation et la gestion de la communication de ses propres fonds (c’est le rôle de la Mission histoire et exploitation des archives que je dirige), en dérogation à la règle commune de versement aux Archives nationales.

    La deuxième étape a été de convaincre cette institution de l’intérêt de valoriser ses archives, alors que ce n’est pas sa mission. Je me suis beaucoup appuyée sur la valorisation, le prêt d’archives pour des expositions, la publication de plaquettes, la mise en avant de réfugiés célèbres, comme le peintre Marc Chagall ou l’actrice Maria Casarès. Puis, nous avons mis en place un Comité d’histoire qui, depuis 2010, accompagne et conseille les chercheurs et les étudiants, et organise des travaux scientifiques, ouvrant ainsi le champ de ce que nous appelons « l’administration de l’asile ».
    Plus d’un million de personnes protégées au titre de l’asile depuis les années 1920

    Mon expérience de praticienne à la CRR m’a été précieuse autant que le fait d’être historienne car, avant d’ouvrir les archives de l’institution, il a fallu les explorer dans leur ensemble et surtout les contextualiser.

    Les archives de l’Ofpra représentent environ 10 kilomètres linéaires de documents et remontent — pour les plus anciennes — à l’administration de la protection des bénéficiaires du premier statut de réfugié international créé en 1922 avec le passeport Nansen.

    Les dossiers nominatifs des demandeurs d’asile et des réfugiés, principales archives de nos fonds, illustrent les deux grandes missions de l’Ofpra. La première est l’instruction des demandes d’asile qui commence par un document appelé « formulaire de demande d’enregistrement (ou de protection) ». Les premiers datent des années 1930 et ne font qu’une seule page jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il n’en fallait pas plus pour décliner l’identité, la provenance et l’état civil du réfugié : nous sommes encore à la période du statut Nansen et les réfugiés sont définis par groupes nationaux ayant perdu la protection de leur État d’origine. Les Russes exilés sont les premiers à en bénéficier, déchus de leur citoyenneté par le régime bolchévique.

    Après 1945, le formulaire s’étoffe de nouvelles questions sur les causes et dates du départ du pays, mais surtout sur la raison de la demande de protection. Cette motivation prend de plus en plus d’importance avec la convention de Genève adoptée en 1951, dont l’article 1er A2 définit le réfugié comme une personne « craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n’a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels évènements, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner ». Les formulaires sont parfois bilingues ou rédigés entièrement dans une langue étrangère car, jusqu’aux années 1970, les agents sont eux-mêmes des réfugiés. Le nombre de pages s’accroit au fil du temps et, aujourd’hui, le formulaire compte 16 pages et est uniformisé.

    Il s’y ajoute parfois des récits sur papier libre et des pièces justificatives. L’entretien oral est un élément essentiel de cette instruction mais les traces écrites de cet échange sont rares, voire inexistantes, jusque dans les années 1970. Depuis les années 2000, un compte-rendu d’entretien est présent ainsi qu’un enregistrement audio depuis 2015. En cas de rejet de la demande, on trouve les éléments sur le recours déposé auprès de la CRR (devenue Cour nationale du droit d’asile en 2000).

    Le dossier est beaucoup plus conséquent si le demandeur est déclaré réfugié car il contient des documents relatifs à la deuxième grande mission de l’Office : l’exercice de la protection, manifestée notamment par la délivrance de documents nécessaires à la vie civile, sociale et professionnelle du réfugié.

    Il y a d’abord le « certificat de réfugié », régulièrement renouvelé et porteur d’une photographie, mais qui sera supprimé en 2004. Le dossier comprend aussi toutes les pièces d’état civil ayant valeur d’actes authentiques établies pour le réfugié pendant la durée de son statut. Un certain nombre d’attestations produites par l’Ofpra peuvent enfin être présentes, comme les attestations destinées aux autorités allemandes pour l’indemnisation des victimes du nazisme. Le dossier est clos quand la personne perd ou renonce à son statut.

    Les archives administratives attestent du fonctionnement de l’institution. On y trouve notamment des rapports d’activité et des outils de travail essentiels pour l’analyse des dossiers. Les fonctionnaires de l’Ofpra recueillent ainsi des informations sur les pays d’origine et sur le droit, comme par exemple le refus de la délivrance du statut de réfugié aux auteurs et complices de crimes contre l’humanité, exclus de la Convention de Genève.

    Ces archives administratives permettent aussi d’écrire l’histoire de l’institution et de répondre à de nombreuses questions. Quelle a été l’insertion dans l’administration française d’une institution héritière d’anciens consulats et d’une mission de droit international ? Quelle est sa place dans les instances européennes et les organisations internationales ? Comment s’est constitué un réseau des acteurs de l’asile ?
    La réponse apportée aux demandeurs par l’institution : un sujet au cœur de la recherche sur la catégorie de réfugié

    Il est important de retenir que ce ne sont pas des archives sur la politique d’immigration ou sur les étrangers en France, mais sur l’exercice du droit d’asile et les personnes qui s’en sont réclamées. À ce premier niveau — qui demande l’asile ? —, elles permettent des travaux sur la nature des demandes d’asile (provenance, origines sociales ou régionales, argumentaires déployés). Au deuxième niveau, les archives permettent d’affiner l’étude de la réponse apportée aux demandeurs — une étude qui est au cœur des questionnements de la recherche sur la catégorie de réfugié. Au troisième niveau, les archives permettent un travail important sur le parcours d’intégration des réfugiés.

    Grâce aux travaux de recherche engagés depuis l’ouverture des archives de l’Ofpra en 2010, la connaissance du fonctionnement de l’asile en France a beaucoup progressé et de nouveaux chantiers sont ouverts sur la place de l’asile dans l’immigration, les interactions entre les groupes de réfugiés et les institutions de l’asile ou les relations de la pratique de l’asile avec les évolutions des droits de l’Homme, de la géopolitique, des questions de souveraineté et d’intégration. Les archives nous montrent que cette complexité et cette mise en tension a eu des répercussions importantes sur une institution qui a su s’adapter à ces évolutions depuis son origine.

    http://icmigrations.fr/2020/10/08/defacto-022-01
    #réfugiés #migrations #France

  • La géographie du programme d’hébergement des demandeurs d’asile « #ESTIA » à Athènes

    A partir de 2015, avec l’arrivée massive de populations réfugiées en Grèce, toute une série de programmes destinés aux demandeurs d’asile et aux réfugiés ont été élaborés et mis en œuvre par divers acteurs, principalement dans l’espace urbain athénien. Ces programmes recouvrent (directement ou indirectement) différents aspects de la problématique d’implantation socio-spatiale des demandeurs d’asile et des réfugiés dans le cadre de la ville, ce qui soulève des questions concernant les tendances à l’œuvre, ainsi que les actions institutionnelles visant à favoriser la cohabitation des différentes communautés au niveau local.

    Cet article analyse les dimensions socio-spatiales et la géographie du programme d’hébergement « ESTIA » pour les demandeurs d’asile à Athènes. En dépit du fait que ces dimensions n’aient pas été strictement et publiquement déterminées au cours de l’élaboration du programme, elles seront ici explorées de façon sélective à travers : a) les critères de localisation des structures de l’ESTIA (appartements et bâtiments) au sein du tissu urbain, et b) le discours et la vision des acteurs compétents en matière de diversité ethnique, de répartition et de ségrégation socio-spatiale à Athènes. En outre, nous commenterons le cadre d’élaboration de l’ESTIA, entre « urgence » et « intégration », ainsi que l’importance d’un certain nombre d’actions urbaines qui ont été réalisées. Les aspects ainsi analysés sont liés à l’interaction entre les différents groupes ethniques au sein de la ville, ils entrent en résonance avec les conceptions véhiculées par les études urbaines et la cohabitation interethnique comme processus inextricablement dépendant de l’espace, et rappellent le caractère fondamental de questions telles que la diversité ethnique, la mixité et la ségrégation socio-spatiales.

    Cette recherche a été menée dans le cadre de la thèse de doctorat de l’auteure. La méthodologie suivie consiste en une analyse de la législation relative au sujet, d’un suivi systématique des politiques menées, du rassemblement, traitement et cartographie de données quantitatives, et d’interviews semi-formelles de représentants des structures impliquées.

    https://www.athenssocialatlas.gr/fr/article/la-geographie-du-programme-estia
    #asile #migrations #réfugiés #hébergement #logement #Athènes #Grèce #cartographie #visualisation

  • Canarias recibe más de 1.000 migrantes a bordo de 37 pateras en 72 horas

    Las islas Canarias han recibido unos 1.015 migrantes a bordo de un total de 37 pateras y cayucos en las últimas 72 horas coincidiendo con los tres días de visita del ministro de Inclusión, Seguridad Social y Migraciones, José Luis Escrivá, al archipiélago.

    Según ha informado Cruz Roja, por islas, desde el pasado jueves Gran Canaria contabiliza 429 migrantes en 27 embarcaciones irregulares, Tenerife 485 en cuatro pateras y cayucos, Lanzarote 95 personas en cinco embarcaciones y Fuerteventura seis migrantes en una patera. Asimismo, el Muelle de Arguineguín, en el municipio grancanario de Mogán, acoge en la actualidad un total de 375 personas mientras que, según dijo el propio Escrivá este viernes, unos 2.700 migrantes están alojados en hoteles de las islas al no contarse con recursos habitacionales suficientes para el volumen de pateras que están llegado.

    Con esta tendencia, el ministro de Migraciones, José Luis Escrivá, ha advertido de que Canarias se puede enfrentar a una crisis migratoria similar a la que vivió entre 2004 y 2008, de ahí que haya considerado que el Gobierno español “tiene que dar una respuesta equivalente” a este repunte.

    Tras reunirse en la Delegación del Gobierno en Canarias con su titular, Anselmo Pestana, el presidente del Ejecutivo regional, Ángel Víctor Torres, y el presidente del Cabildo de Gran Canaria, Antonio Morales, Escrivá ha admitido que el muelle de Arguineguín, donde Salvamento desembarca a los inmigrantes que rescata en el mar cerca de esta isla, no reúne las condiciones que requiere la recepción de estas personas.

    Por ello, el ministro ha admitido la necesidad de buscar soluciones y dotar a Gran Canaria de “las capacidades” que posee Tenerife para atender a estas personas durante las primeras 72 horas tras su llegada a la isla, tras las que pasan a la red de acogida que gestiona el departamento que dirige través de ONG como Cruz Roja.

    Escrivá también ha estimado que esta red de acogida de inmigrantes presenta deficiencias en Gran Canaria, una situación que ha achacado a que “no se ha sido capaz de pensar que pudiera volver una crisis migratoria”, por lo que ha agradecido a los ayuntamientos y cabildos canarios que han cedido instalaciones para estos fines, así como a los establecimientos hoteleros que albergan a 2.700 personas llegadas a las islas en pateras o cayucos.

    El ministro se ha comprometido a tratar de convencer al Ministerio de Defensa para que ceda infraestructuras que tiene en La Isleta, de forma que pueda ampliarse la capacidad de acogida de Gran Canaria, para lo que también ha dicho que su departamento trabaja con la Sareb en busca de opciones adecuadas en todas las islas.

    Sobre las repercusiones que está teniendo en Canarias este repunte migratorio, el presidente regional, Ángel Víctor Torres, ha manifestado que “es necesario que los ministros visiten” el archipiélago “para que conozcan en persona esta grave crisis”, de forma que puedan “coordinarse las medidas” interministeriales que se precisan.

    Por ello, ha considerado que es necesario que tanto los titulares de Interior y Defensa como el propio presidente del Gobierno español regresen al archipiélago para analizar sobre el terreno las soluciones que corresponde dar a esta “emergencia”, entre las que ha citado la necesaria reactivación de las políticas de devolución y derivación.

    Para Torres, quien ha recordado que el Gobierno canario y los cabildos de las siete islas tutelan a un millar de menores inmigrantes no acompañados llegados a las islas en barquillas, la UE “ha fallado estrepitosamente en la política migratoria” porque “esto no puede ser un problema de la frontera sur”.

    https://www.lavanguardia.com/local/canarias/20201010/483981293385/canarias-1000-migrantes-pateras-72-horas.html
    #Canaries #îles_Canaries #asile #migrations #réfugiés #routes_migratoires #itinéraires_migratoires

  • Proceedings of the conference “Externalisation of borders : detention practices and denial of the right to asylum”

    Présentation de la conférence en vidéo :
    http://www.alessiobarbini.com/Video_Convegno_Def_FR.mp4

    –---

    In order to strengthen the network among the organizations already engaged in strategic actions against the outsourcing policies implemented by Italy and Europe, during the work of the conference were addressed the issues of the impact of European and Italian policies and regulations, as well as bilateral agreements between European and African countries. Particular attention was given to the phenomenon of trafficking in human beings and detention policies for migrants and asylum seekers.

    PANEL I – BILATERAL AGREEMENTS BETWEEN AFRICAN AND EU MEMBER STATES AND THEIR CONSEQUENCES ON DETENTION

    Detention and repatriation of migrants in Europe: a comparison between the different Member States of the EU
    Francesca Esposito – Border Criminologies, University of Oxford. Esposito ITA; Esposito ENG.

    The phenomenon of returnees in Nigeria: penal and administrative consequences after return
    Olaide A. Gbadamosi- Osun State University. Gbadamosi ITA; Gbadamosi ENG.

    European externalisation policies and the denial of the right to asylum: focus on ruling no. 22917/2019 of the Civil Court of Rome
    Loredana Leo – ASGI. Leo ITA; Leo ENG.

    PANEL II – THE PHENOMENON OF TRAFFICKING AND THE
    RIGHT TO ASYLUM

    Recognition of refugee status for victims of trafficking
    Nazzarena Zorzella – ASGI. Zorzella ITA; Zorzella ENG; Zorzella FRA.

    Voluntariness in return processes: nature of consent and role of the IOM
    Jean Pierre Gauci – British Institute of International and Comparative Law. Gauci ITA; Gauci ENG; Gauci FRA.

    Conditional refugees: resettlement as a condition to exist
    Sara Creta – Independent journalist. Creta ITA; Creta ENG.

    Resettlement: legal nature and the Geneva Convention
    Giulia Crescini – ASGI. Crescini ITA; Crescini ENG; Crescini FRA.

    PANEL III – THE RISKS ARISING FROM THE REFOULEMENT
    OF TRAFFICKED PERSONS, MEMBER STATES’ RESPONSIBILITIES
    AND LAW ENFORCEMENT ACTIONS

    Introduction of Godwin Morka (Director of research and programme development, NAPTIP) and Omoruyi Osula (Head of Admin/Training, ETAHT). Morka ITA; Morka ENG. Osula ITA; Osula ENG.

    The phenomenon of re-trafficking of women repatriated in Nigeria
    Kokunre Agbontaen-Eghafona – Department of Sociology and Anthropology, University of Benin. Kokunre ITA; Kokunre ENG.

    The phenomenon of trafficking: social conditions before departure from a gender perspective
    R. Evon Benson-Idahosa – Pathfinders Justice Initiative. Idahosa ITA; Idahosa ENG.

    Strategic litigation on externalisation of borders and lack of access to the right to asylum for victims of trafficking
    Cristina Laura Cecchini – ASGI. Cecchini ITA; Cecchini ENG.

    Protection for victims of trafficking in transit countries: focus on Niger. Yerima Bako Djibo Moussa – Head of the Department of Legal Affairs and Compensation at the National Agency for Combating Trafficking in Human Beings in Niger. Yerima ITA; Yerima FRA.

    PANEL IV – LIBERTÀ DI MOVIMENTO

    ECOWAS free movement area: interferences of European policies and remedies
    Ibrahim Muhammad Mukhtar – Law Clinic Coordinator, NILE University. Mukhtar ITA; Mukhtar ENG.

    The consequences of migration policies on freedom of movement: focus on Niger
    Harouna Mounkaila – Professor and Researcher, Department of Geography, Abdou Moumouni University, Niamey. Mounkaila ITA; Mounkaila FRA.

    Identification of African citizens in transit to the European Union: functioning of data collection and privacy
    Jane Kilpatrick – Statewatch. Kilpatrick ITA; Kilpatrick ENG; Kilpatrick FRA.

    EU funding for ECOWAS countries’ biometric data registry systems: level of funding and impact on the population
    Giacomo Zandonini – Journalist. Zandonini ITA; Zandonini ENG.

    The right to leave any country, including his own, in international law
    Francesca Mussi – Research fellow in International Law, University of Trento. Mussi ITA; Mussi ENG; Mussi FRA.

    Human Rights Protection Mechanisms in Africa
    Giuseppe Pascale – Researcher of International Law, University of Trieste. Pascale ITA; Pascale ENG.

    https://sciabacaoruka.asgi.it/en/proceedings-of-the-conference-externalisation-of-borders-detention-practices-and-denial-of-the-right-to-asylum/#smooth-scroll-top

    #externalisation #asile #migrations #réfugiés #retour_volontaire #renvois #expulsions #détention_administrative #rétention #Nigeria #returnees #droit_d'asile #trafic_d'êtres_humains #IOM #OIM #ASGI #rapport #réinstallation #refoulement #genre #Niger #liberté_de_mouvement #liberté_de_circulation #identification #données #collecte_de_données #biométrie #ECOWAS #droits_humains

    –—

    Ajouté à la métaliste sur l’externalisation :
    https://seenthis.net/messages/731749

    ping @isskein @rhoumour @karine4 @_kg_

  • Italy: UN expert condemns ‘criminalization’ of those saving lives in the Mediterranean

    A UN human rights expert condemned today the criminalization of 11 human rights defenders in Italy, saying their efforts to search for and save lives of migrants and asylum seekers in distress in the Mediterranean should instead be applauded.

    “Carola Rackete, the former captain of the rescue vessel Sea-Watch 3, and the ‘Iuventa 10’ crew members are human rights defenders and not criminals,” said Mary Lawlor, the UN Special Rapporteur on the situation of human rights defenders.

    “I regret that the criminal proceedings against them are still open and they continue to face stigmatization in connection with their human rights work protecting the human rights of migrants and asylum seekers at risk in the Mediterranean Sea.”

    In September 2016, a criminal investigation was opened against some crew members of the Iuventa rescue ship.Charges against them included aiding and abetting in the commission of a crime of illegal immigration, an offence that carries a jail term of between five and 20 years, and a fine of 15,000 euros. On 18 June 2019, a motion for the dismissal of the preliminary criminal investigation against the ‘Iuventa 10’ crew members was filed, but a formal decision is still pending.

    Ms. Rackete was arrested by Italian authorities on 29 June 2019 for docking her rescue ship, with 53 migrants on board, without permission. At the beginning of this year, acting upon appeal, the Italian Supreme Court ruled that she should not have been arrested. Despite this, Ms. Rackete continues to face charges, including aiding and abetting in the commission of a crime of illegal immigration. She risks up to 20 years of imprisonment , and various fines of up to 50,000 euros.

    Since 2014, at least 16,000 migrants have lost their lives in the Mediterranean, according to the IOM’s ’Missing Migrants’ project. “The Italian Government must publicly recognise the important role of human rights defenders in protecting the right to life of migrants and asylum seekers at risk in the Mediterranean and must end the criminalization of those who defend their human rights,” Lawlor said.

    https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26361&LangID=E
    #condamnation #UN #nations_unies #Italie #sauvetage #criminalisation #solidarité #Méditerranée #Mer_Méditerranée #asile #migrations #réfugiés #stigmatisation #Iuventa #Carola_Rakete

    ping @isskein @karine4

  • Portugal and Morocco discuss greater cooperation

    The Minister of Internal Administration, Eduardo Cabrita, and the Minister of the Interior of Morocco, Abdelouafi Laftit, met today, by videoconference, within the scope of cooperation between the two countries in their areas of competence.

    Ministers addressed the situation verified in recent months, with the arrival of migrants from Morocco to the #Algarve, stressing the need to maintain and intensify cooperation in the field of preventing and combating irregular migration and human trafficking, both bilaterally – through a reinforced articulation between the Foreigners and Borders Service and its Moroccan counterpart – as in the framework of relations between Morocco and the European Union.

    In this sense, the importance and mutual interest in the conclusion of the negotiations that are taking place for a legal migration agreement between Portugal and Morocco were also discussed.

    Other topics discussed at the meeting was the ongoing update of the Civil Protection agreement between the two countries, an instrument that has proved to be of the utmost importance, particularly in the field of mutual assistance in emergency situations, including the fight against rural fires and training of operational staff.

    The two ministers also shared their experiences in the scope of measures to combat Covid-19 and expressed their desire to resume, as soon as possible, direct air connections between Portugal and Morocco.

    https://border-security-report.com/portugal-and-morocco-discuss-greater-cooperation
    #Portugal #Maroc #accord_bilatéral #accords_bilatéraux #migrations #asile #réfugiés

    ping @isskein

  • Croatia stopped 16,000 migrant border crossings since January

    Croatia claims to have stopped just over 16,000 attempts by migrants without visas to cross the border with Bosnia since the beginning of the year. Meanwhile, Bosnia says it has halted close to 9,000 illegal migrant entrances so far this year.
    Since the beginning of the year, Croatian border police have halted just over 16,000 attempts to enter the country by migrants without proper papers arriving from Bosnia, Interior Minister Davor Bozinovic said Wednesday.

    Some 374 people were arrested on human trafficking charges in police operations, the minister said, most of whom were allegedly members of criminal organizations.

    Bosnian border crossings

    Meanwhile, Bosnian border police stopped almost 9,000 illegal attempts to cross into Bosnia and Herzegovina since the beginning of the year, border police director Zoran Galic said on September 12.

    There were 8,463 attempted entrances in total. In 7,376 of these cases, the migrants reportedly had been previously stopped and identified in Bosnia and had documents with them in which they declared their intention to request asylum in the country.

    Galic said that in the past eight months, some 11 migrant trafficking crimes had been discovered in the Zvornik area along the border with Serbia alone.

    Migrants still on Balkan Route

    Countries along the so-called Balkan Route have fortified their borders and increased border patrols in recent years. But there are still tens of thousands of migrants who are trying to cross through eastern European countries such as Bosnia, Serbia and Croatia to Western Europe.

    In recent weeks, border authorities discovered numerous migrants trying to clandestinely cross borders in the Balkan region.

    In Slovenia, in the 24 hours between Tuesday and Wednesday, police from the Capodistria district reportedly stopped 35 migrants from entering Croatia. According to a police statement, most of them were from Afghanistan (23) or Morocco (6).

    Migrants hiding on trucks

    On September 15, Serbian customs officials stationed along the border between Hungary and Croatia discovered 14 migrants hiding in various trucks. They were allegedly trying to reach EU countries in Western Europe. Serbian media report that six migrants had been discovered at the Horgos crossing on the Hungarian border on a Macedonian truck carrying tires from Turkey to the Czech Republic.

    Four migrants were discovered on two Serbian trucks that were carrying women’s hosiery and headed for Italy. The migrants, two on each truck, were discovered during a customs check on the border with Croatia. Also on the Serbian-Croatian border, four migrants were found on a truck carrying olives from Greece to the Netherlands.

    In another incident along the border between Serbia and Bosnia-Herzegovina on Tuesday morning, three migrants were reportedly rescued in #Zvornik while they were trying to cross the #Drina river. The three had been stuck at the point where the river is deepest for hours, grasping large stone blocks to not be swept away from the current. Passers-by saw the migrants, who were then rescued by the border police and firefighters.

    https://www.infomigrants.net/en/post/27384/croatia-stopped-16-000-migrant-border-crossings-since-january
    #Balkans #route_des_Balkans #asile #migrations #réfugiés #frontières #Croatie #statistiques #chiffres #Bosnie #Bosnie-Herzégovine

  • Monthly Report BVMN August 2020

    The #Border_Violence_Monitoring_Network (#BVMN) published 34 cases of illegal pushbacks during August, documenting the experience of 692 people whose rights were violated at the European Union’s external border. Volunteers in the field recorded a variety of cruel and abusive acts by officers, representing at least ten different national authorities. This report summarises the data and narrative testimony shared by people-on-the-move, highlighting the depth of violence being carried out in the service of European borders.

    As a network comprised of grassroots organisations active in Greece and the Western Balkans, this report was produced via a joint-effort between Are You Syrious, Mobile Info Team, No Name Kitchen, Rigardu, Josoor, InfoKolpa, Escuela con Alma, Centre for Peace Studies, Mare Liberum, Collective Aid and Fresh Response

    The report analyses among other things:

    - Czech presence in North Macedonian pushbacks
    - Unrest in the #Una-Sana Canton of Bosnia-Herzegovina
    - Continued Greek Maritime Pushbacks
    - Analyzing a summer of Italian pushbacks

    Special focus is given to the Greek context where in the Evros region, field partners collected several testimonies in August which referenced third-country-nationals facilitating pushbacks across the Evros/Meric River on behalf of Greek authorities. Three reports conducted by members of the Border Violence Monitoring Network allude to this practice and anecdotal evidence from the field reinforces these accounts.

    –-

    The Border Violence Monitoring Network (BVMN) published 34 cases of illegal pushbacks during August, documenting the experience of 692 people whose rights were violated at the European Union’s external border. Volunteers in the field recorded a variety of cruel and abusive acts by officers, representing at least ten different national authorities. This report summarises the data and narrative testimonies shared by peo-ple-on-the-move, highlighting the depth of violence being carried out in the service of European borders.Special focus is given to the Greek context where testimonies in the Evros allude to the trend of Greek au-thorities using third country nationals to facilitate pushbacks across the Evros/Meric River in the last two months. Reports collected by members of the Border Violence Monitoring Network allude to this practice and anecdotal evidence from the field reinforces these accounts. Further analysis covers the way in which Czech forces have been referenced in testimonies collected from push-backs from North Macedonia to Greece in the last month. Returns from Italy to Bosnia also continue to be legitimized by the Italian state and an analysis of recent reports from these returns is included, as well as an update written by volunteers on the ground in Trieste.In this report, BVMN also discusses several cases of pushbacks across the Aegean sea where the Greek au-thorities continue to use worrying methods to force transit ships back into Turkish waters via life raphs. New developments in both Bosnia’s Una-Sana Canton and Serbia’s #Vojvodina region are also noted, showing the situation on the ground and in the legal realm respectively, as it relates to pushbacks.

    https://www.borderviolence.eu/balkan-region-report-august-2020

    #rapport #push-backs #refoulements #asile #migrations #réfugiés #Italie #Grèce #Mer_Egée #Una #Sana #Bosnie #Bosnie_Herzégovine #Macédoine_du_Nord #frontières #Balkans #route_des_Balkans #Serbie

    ping @karine4 @isskein

    • Policajci iz Virovitice prijavljuju šefa: ‘Ilegalno tjera migrante, tuče se pijan, zataškava obiteljsko nasilje’

      ‘Da bi dobili veću plaću, njegovi miljenici tjeraju migrante iz BiH u Hrvatsku, kako bi ih zatim mogli deportirati’, tvrde naši sugovornici...

      Ovo je naš zapovjednik Andrej Hegediš, kaže jedan od četvorice pripadnika Interventne policije u Policijskoj upravi virovitičko-podravskoj, pokazujući na video-snimku Border Violence Monitoringa, nevladine organizacije koja se zalaže za zaštitu prava migranata. Na tajno snimljenom videu, vide se pripadnici hrvatske policije kako, prema tvrdnjama Border Violence Monitoringa, u šumi kraj Lohova, unutar teritorije Bosne i Hercegove, protjeruju skupinu migranata prema Bihaću.

      Ta snimka prikazana je na više televizija kao jedan od dokaza nehumanog postupanja hrvatske policije prema migrantima, zbog čega su na račun Zagreba stigla i ozbiljna upozorenje iz Bruxellesa. Hrvatski MUP odbacio je takve tvrdnje kao neutemeljene.
      Tvrdnje koje zvuče upravo nevjerojatno

      No, ono što su, vezano uz migrante, Telegramu ispričali pripadnici virovitičke Interventne policije koji su sudjelovali na osiguranju državne granice, zvuči upravo nevjerojatno: “Hrvatska je policija, tvrde naši sugovornici, u nekoliko navrata ulazila na teritorij susjedne BiH da bi odatle potjerala migrante u Hrvatsku, a onda ih deportirala!”

      Zašto bi to radili? Razlog je, kažu virovitički interventni policajci, više nego prozaičan: “boravak na terenu financijski je unosan. Na taj način mjesečno mogu zaraditi nekoliko tisuća kuna više, pa treba dokazati da se na granici nešto radi”, tvrde naši sugovornici. “Tako se migrante prvo iz BiH potjera u Hrvatsku, a zatim natrag. Deportiranje se, naravno, dokumentira video snimkama, kako bi se dokazala nužnost pojačanih policijskih ophodnju iz granicu”, dodaju.
      Iz MUP-a su potvrdili anonimnu predstavku

      Četvorica pripadnika interventne policije s kojima je Telegram razgovarao ovih dana, stoje iza predstavke upućene MUP-u u kojoj iznose brojne optužbe na račun Andreja Hegediša, zapovjednika virovitičke Interventne policije. Iz MUP-a su 3. rujna Telegramu potvrdili da su primili anonimnu predstavku.

      ”Potvrđujemo zaprimanje anonimnih podnesaka te Služba za unutarnju kontrolu u suradnji s policijskim službenicima Ravnateljstva policije i Policijske uprave, sukladno Zakonu o policiji i Pravilniku o načinu rada i postupanja po pritužbama te radu Povjerenstava za rad po pritužbama, provjerava njihovu utemeljenost”, stoji u odgovoru Telegramu.
      Šef policije se napio pa nasrnuo na kolegu

      ”Također vas obavještavamo kako je, nakon provjere navoda iz ranijeg podneska, načelnik Policijske uprave virovitičko-podravske pokrenuo disciplinski postupak pred Odjelom prvostupanjskog disciplinskog sudovanja Službe disciplinskog sudovanja u Osijeku zbog sumnje u počinjene teže povrede službene dužnosti iz čl. 96. stavak 1. točke 7. Zakona o policiji. Navedeni postupak je u tijeku”, napisali su iz MUP-a.

      Kad je riječ o potonjem, radi se o slučaju o kojem je prvi pisao Telegram i koji je do tada javnosti bio nepoznat. Naime, 20. prosinca prošle godine, na božićnom domjenku za čelne ljude Policijske uprave virovitičko-podravske, zapovjednik Interventne jedinice policije, Andrej Hegediš, fizički je nasrnuo na svog kolegu, načelnika Policijske postaje Pitomača, Renata Greguraša. Ali, načelnik virovitičke Policijske uprave, Siniša Knežević, koji je sve to vidio, disciplinski je postupak protiv Hegediša pokrenuo tek tri mjeseca nakon događaja.
      Odlasci u McDonald’s i zubaru u Zagreb

      Dvojica od četvorice Telegramovih sugovornika, bivših i aktivnih pripadnika Interventne policije, kažu da su također bili žrtve Hegediševih nasrtaja i pokušaja fizičkog napada. Neki od njih zbog toga su tražili premještaj. U predstavci koju je Telegram imao prilike vidjeti, navode se i druge pritužbe na njegov rad, a zbog čega je unutarnja kontrola MUP-a prošloga tjedna dva dana provela u Virovitici. No, kako neslužbeno doznajemo, njihov izvještaj ne bi trebao zabrinuti Hegediša. Štoviše, kaže jedan od naših izvora, sada se pokušava istražiti tko su autori anonimne predstavke.

      Jedna od optužbi na koju su se interventni policajci žalili odnosi se, kako tvrde, na zapovjednikovo korištenje službenog automobila u posve privatne svrhe, kao što je odlazak zubaru u Zagreb ili u restoran McDonald’s u Sisak. ”Ako postoji volja, lako je istražiti kako si je zapovjednik Interventne obračunavao prekovremeni rad i u vrijeme kada je već četiri sata bio u Mađarskoj, na privatnom putu prema zračnoj luci u Budimpešti. Treba samo pročešljati popis prekovremenih sati i usporediti to s vremenom kada je napustio granični prijelaz, pa će sve biti jasno. No, bojimo se da u policiji, zbog politike ‘ne talasaj’, za to nitko nema volje”, kažu sugovornici Telegrama iz interventne policije u Virovitici.

      ‘Natjerao me da ostavim ministra i vozim njega’

      Upravo je nevjerojatan podatak kojeg su nam iznijeli, kada je kažu, jedan njihov kolega, morao napustiti osiguranje štićene osobe i uputiti se u Slatinu, gdje zapovjednik Hegediš živi, da bi ga prevezao u bazu, u Viroviticu. Radilo se o osiguranju i obilasku kuće tadašnjeg potpredsjednika Vlade i ministra poljoprivrede, Tomislava Tolušića, kao i nekoliko zgrada u kojima bi znao odsjedati kada dolazi u Viroviticu. Hegediš se na to nije osvrtao, kažu Telegramovi sugovornici, već je policajcu naredio da prekine posao na osiguranju štićene osobe i preveze ga u Viroviticu.

      Detaljno su opisali i navodno samovolju svog zapovjednika Hegediša, zbog čega je nekoliko policajaca zatražilo premještaj. Nabrajaju imena svojih kolega koji su zbog mobinga napustili Interventnu policiju. ”Dok se njegovim poslušnicima i miljenicima sve tolerira, drugima se traži dlaka u jajetu i protiv njih se, i zbog najmanje sitnice, pokreću stegovni postupci”, kažu.
      ‘Miljenici mu pomagali u selidbi, usred radnog vremena’

      Opisuju slučaj, u kojem je nekoliko interventnih policajaca, u radnom vremenu, svom zapovjedniku pomagalo kada je iz jedne kuće selio u drugu. Akciju preseljenja, kažu, vodio je J. J.. No, naročito su ogorčeni na svog kolegu D. S., kojem je Hegediš, kažu, pomogao u zataškavanju obiteljskog nasilja i nedoličnog ponašanja, kada se na području između Kutjeva i Orahovice, u alkoholiziranom stanju, nasilnički ponašao prema supruzi, zaustavio automobil u šumi, ostavio je i otišao.

      Njegova supruga tada je, tvrde, zvala Operativno komunikacijski centar (OKC) u virovitičkoj Policijskoj upravi, prijavila slučaj obiteljskog nasilja, a postupak su proveli policajci iz Orahovice. No, slučaj je zataškan, tvrde sugovornici Telegrama, tako što je Hegediš zatražio da se u tom slučaju ne postupa. Sve, kažu, mogu potvrditi tada dežurni u OKC D. Č. i dežurni u jedinici u Virovitici M. V.. Imena svih osoba čije inicijale navodimo poznata su redakciji.

      ”Našem zapovjedniku unatoč svemu ništa se ne događa i bojimo se da ni dolazak unutarnje kontrole MUP-a neće ništa promijeniti”, kažu sugovornici Telegrama. Zatražili smo i komentar zapovjednika Hegediša, ali nije odgovorio na našu poruku. Kada je Telegram pisao o njegovu fizičkom nasrtaju na načelnika Policijske postaje u Pitomači, također ništa nije htio komentirati. Samo je rekao da kao policijski službenik ne smije javno istupati.

      https://www.telegram.hr/politika-kriminal/policajci-iz-virovitice-prijavljuju-sefa-ilegalno-tjera-migrante-tuce-se-pi

      #Andrej_Hegedis

      –—

      Commentaire reçu via la mailing-list Inicijativa Dobrodosli, mail du 29.09.2020

      Telegram, on the other hand, published the testimony of intervention police officers in Virovitica, who identified their chief #Andrej_Hegediš as one of the police officers on a BVMN video about an illegal expulsion published in December 2018. They also claimed that refugees and other migrants were expelled from BiH to Croatia and back. The Ministry of the Interior confirmed to Telegram that it had received an anonymous complaint, and Virovitica police officers accused Hegediš of other violations of police powers, including violence against police officers.

    • Bosnie-Herzégovine : les migrants pris en #otages du mille-feuille institutionnel

      La complexité du système institutionnel bosnien ne joue pas en faveur des réfugiés. Le 30 septembre dernier, les autorités du canton d’#Una-Sava et celles de la municipalité de #Bihać ont pris la décision unilatérale d’évacuer le #camp de #Bira, à la grande surprise du ministère de la Sécurité intérieure. Depuis, tout le monde se refile la patate chaude : que faire de ces centaines de personnes qui dorment tous les soirs dans les rues ?
      Le ton monte entre les représentants du canton d’Una-Sava et ceux de l’État central de Bosnie-Herzégovine. « Ils vont devoir utiliser les infrastructures qui sont à leur disposition, dans leur intérêt et dans celui des habitants du canton d’Una-Sana », a sèchement expliqué Selmo Cikotić, le ministre de la Sécurité intérieur, qui réagissait aux propos de Mustafa Ružnić, le président du canton d’Una-Sana, et à ceux du maire de Bihać, Šuhret Fazlić. Ces derniers avaient déclaré qu’ils ne permettraient pas le retour des migrants à Bira, le centre d’hébergement de Bihać vidé par les autorités cantonales le 30 septembre dernier. Suite à l’intervention de la police, certains exilés avaient été laissés libres de se diriger vers la frontière croate, d’autres avaient été conduits dans le camp de #Lipa, situé à une trentaine de kilomètres de Bihać, et ceux qui voulaient revenir vers Sarajevo avaient été autorisés à acheter des tickets de bus pour la capitale. Le camp de Lipa étant déjà plein, les migrants avaient ensuite été laissés dans les rues, sans aucun abris.

      Selon Selmo Cikotić, différentes mesures ont été prises pour fermer définitivement les camps de Bira à Bihać et de #Miral à #Velika_Kladuša. Le ministre peine donc à comprendre le refus des élus locaux de ne pas autoriser le retour temporaire des migrants. « Le plan du ministère de la Sécurité intérieure était en accord avec les institutions internationales et les différentes structures bosniennes », assure-t-il. « Nous avions tout organisé en accord avec la présidence, avec les instances internationales, les lois bosniennes, le conseil municipal de Velika Kladuša, les autorités cantonales et les représentants de l’Union européenne (UE). Le volte-face des autorités cantonales est donc pour moi très surprenant. Le camp de Bira devait de toute façon être fermé d’ici trois à quatre semaines, sans porter préjudice aux migrants ni aux habitants du canton. Je ne comprends pas pourquoi le Premier ministre du canton et le maire de Bihać ont précipité les choses. »

      « Cela fait trois ans que la municipalité est abandonnée à son sort », s’emporte Šuhret Fazlić. « C’est terminé, aucun migrant ne reviendra à Bira et nous appliquerons cette décision par tous les moyens à notre disposition. Je ne fais pas comme s’il n’y avait pas de migrants dans notre région, je dis juste qu’il n’y en aura plus à Bira. Nous avons assuré à ces gens un toit dans le camp de Lipa ». Selon le maire de Bihać, ce centre n’est pas encore plein, mais « la crise de l’accueil des migrants a mis à jour absolument tout ce qui ne fonctionne pas au sein de l’État bosnien ».L’évacuation du camp de Bira a en tout cas provoqué de nombreuses réactions. L’ambassade des États-Unis en Bosnie-Herzégovine, l’Organisation Internationale des Migrations (OIM), les Nations-Unies et Amnesty International sont unanimes : le camp de Bira ne peut être laissé vide, tant que des migrants dorment dans les rues. Dans un communiqué daté du 1er octobre, l’UE a jugé « inacceptable » la décision du canton et de la mairie de Bihać de transférer par la force les migrants vers le camp de Lipa. « L’UE a sans cesse répété que Lipa ne pouvait être qu’une solution temporaire, pendant la pandémie de coronavirus, et que ce centre ne remplissait pas les conditions nécessaires à l’accueil de réfugiés et de migrants, en particulier avec l’arrivée de l’hiver. Jamais Lipa n’a été agréé comme un centre d’accueil », précise le communiqué. Selon Šuhret Fazlić, l’UE menace de sanctions pénales la mairie de Bihać et les autorités du canton d’#Una-Sava.

      Un problème financier ?

      Reste que les désaccords persistent entre les autorités locales et le ministère de la Sécurité intérieure, alors que tous sont sous pression pour trouver rapidement une solution. « Il faut aménager le camp de Lipa », souhaite Šuhret Fazlić. « L’électricité vient d’un groupe électrogène, il faudrait 200 000 euros pour que le camp soit raccordé au réseau. L’eau est puisée dans une source, et provient en partie de notre réseau. Il faudrait 140 000 euros pour avoir assez d’eau, les canalisations existent déjà. Avec un peu moins de 350 000, on pourrait donc assurer les approvisionnements en eau et en électricité. Je ne vois pas pourquoi cela ne serait pas faisable. »

      La municipalité a donné cinq hectares de terre pour construire le camp et a pris en charge, avec l’aide du canton, une partie des frais de fonctionnement, ce que l’UE avait demandé. L’argent de l’État bosnien se fait en revanche attendre, car le Conseil des ministres n’a toujours pris aucune décision en ce qui concerne la fermeture du camp de Bira et l’ouverture de celui de Lipa. Deux millions et demi d’euros prévus pour l’accueil des migrants n’ont donc pas pu être débloqués. Selmo Cikotić estime ainsi que le problème n’est pas financier mais politique.

      Reste que pour l’instant, pas un euro n’a été débloqué pour le financement du camp de Lipa. « La présidence avait décidé de verser 2,5 millions d’euros, mais le Conseil des ministres n’a toujours pas pris la décision d’agréer Lipa comme un centre d’accueil, ni celle de fermer Bira. Je ne sais même pas s’il existe un consensus sur ces questions », s’agace le maire de Bihać.

      La société privée Bira, propriétaire du hangar où ont séjourné les migrants, n’a pas répondu aux questions de Radio Slobodna Evropa sur leur éventuel retour. « Nous ne sommes pas en capacité de vous répondre car le président du conseil d’administration n’est actuellement pas en état d’assurer ses obligations professionnelles. Pour toute précision, adressez-vous à l’OIM », a-t-elle répondu. Le principal actionnaire de Bira a également refusé de fournir des précisions sur la durée du contrat de location du hangar.


      https://www.courrierdesbalkans.fr/Bosnie-Herzegovine-migrants-otages-mille-feuille-institutionnel-b

      #Bihac #Velika_Kladusa

  • #Migration_and_Asylum_Package: New Pact on Migration and Asylum documents adopted on 23 September 2020

    INTRO

    Migration has been a constant feature of human history with a profound impact on European society, its economy and its culture. With a well-managed system, migration can contribute to growth, innovation and social dynamism. Key societal challenges faced by the world today – demography, climate change, security, the global race for talent, and inequality – all have an impact on migration. Policy imperatives such as free movement in the Schengen area, safeguarding fundamental rights, ensuring security, and filling skills gaps, all call for an effective migration policy. The task facing the EU and its Member States, while continuing to address urgent needs, is to build a system that manages and normalises migration for the long term and which is fully grounded in European values and international law.

    The New Pact on Migration and Asylum offers a fresh start to address this task. The refugee crisis of 2015-2016 revealed major shortcomings, as well as the complexity of managing a situation which affects different Member States in different ways. It unearthed genuine concerns, and brought to the surface differences which need to be acknowledged and overcome. Above all, it highlighted a fundamental truth inherent in the nature of the EU: that every action has implications for others. While some Member States continue to face the challenge of external border management, others must cope with large-scale arrivals by land or sea, or overpopulated reception centres, and others still face high numbers of unauthorised movements of migrants. A new, durable European framework is needed, to manage the interdependence between Member States’ policies and decisions and to offer a proper response to the opportunities and challenges in normal times, in situations of pressure and in crisis situations: one that can provide certainty, clarity and decent conditions for the men, women and children arriving in the EU, and that can also allow Europeans to trust that migration is managed in an effective and humane way, fully in line with our values.

    The New Pact recognises that no Member State should shoulder a disproportionate responsibility and that all Member States should contribute to solidarity on a constant basis.

    It provides a comprehensive approach, bringing together policy in the areas of migration, asylum, integration and border management, recognising that the overall effectiveness depends on progress on all fronts. It creates faster, seamless migration processes and stronger governance of migration and borders policies, supported by modern IT systems and more effective agencies. It aims to reduce unsafe and irregular routes and promote sustainable and safe legal pathways for those in need of protection. It reflects the reality that most migrants come to the EU through legal channels, which should be better matched to EU labour market needs. And it will foster trust in EU policies by closing the existing implementation gap.

    This common response needs to include the EU’s relationships with third countries, as the internal and external dimensions of migration are inextricably linked: working closely with partners has a direct impact on the effectiveness of policies inside the EU. Addressing the root causes of irregular migration, combatting migrant smuggling, helping refugees residing in third countries and supporting well-managed legal migration are valuable objectives for both the EU and our partners to pursue through comprehensive, balanced and tailor-made partnerships.

    In designing the New Pact, the Commission undertook dedicated high-level and technical consultations with the European Parliament, all Member States, and a wide variety of stakeholders from civil society, social partners and business. The New Pact has been shaped by the lessons of the inter-institutional debates since the Commission proposals of 2016 to reform the Common European Asylum System. It will preserve the compromises already reached on the existing proposals and add new elements to ensure the balance needed in a common framework, bringing together all aspects of asylum and migration policy. It will close gaps between the various realities faced by different Member States and promote mutual trust by delivering results through effective implementation. Common rules are essential, but they are not enough. The interdependency of Member States also makes it indispensable to ensure full, transparent and consistent implementation on the ground.

    The New Pact on Migration and Asylum:

    ·robust and fair management of external borders, including identity, health and security checks;

    ·fair and efficient asylum rules, streamlining procedures on asylum and return;

    ·a new solidarity mechanism for situations of search and rescue, pressure and crisis;

    ·stronger foresight, crisis preparedness and response;

    ·an effective return policy and an EU-coordinated approach to returns;

    ·comprehensive governance at EU level for better management and implementation of asylum and migration policies;

    ·mutually beneficial partnerships with key third countries of origin and transit;

    ·developing sustainable legal pathways for those in need of protection and to attract talent to the EU; and

    ·supporting effective integration policies.

    https://ec.europa.eu/info/publications/migration-and-asylum-package-new-pact-migration-and-asylum-documents-adopt

    #new_pact #pacte #migrations #UE #EU #asile #migrations #réfugiés #Union_européenne #23_septembre_2020 #Dublin #règlement_dublin #fin #fin_de_Dublin #suppression

  • Il «#Recovery_fund» per salvare le vite dei migranti

    C’è la tendenza, da parte dei media e del sistema politico, a trattare quanto avviene nel Mediterraneo, e più in generale la questione delle migrazioni, come un tema a sé, di solito rubricandolo come un’emergenza (securitaria o umanitaria, poco cambia rispetto alla logica del discorso). A nessuno viene in mente, ad esempio, di collegare questo tema con il “recovery fund”, di cui si discute con tutt’altro linguaggio e tono.

    A me pare, tuttavia, che questo atteggiamento sia profondamente fuorviante. Se il “recovery fund” segna un salto di qualità nel processo di integrazione europea (in direzioni che rimangono tutte da indagare, naturalmente), nel Mediterraneo si giocano partite essenziali per la definizione dei confini di quell’Europa che si intende riqualificare – e dunque sia per la qualità della sua cittadinanza sia per i suoi rapporti con l’esterno, in primo luogo con i Paesi della sponda sud, con il grande Medio Oriente e con la stessa Africa subsahariana nel suo complesso.

    La vergogna del campo di Moria e quella dei campi di detenzione in Libia sono i vertici maggiormente visibili di un regime di controllo del confine marittimo che è a tutti gli effetti un regime europeo (senza, sia chiaro, che questo esoneri dalle loro responsabilità i singoli governi nazionali, a partire da quello italiano).

    Ma certo, quello che è accaduto alla petroliera #Etienne, di proprietà del colosso danese #Maersk, è un altro tassello emblematico dell’intreccio di responsabilità nazionali ed europee in un mare che è da tempo attraversato dal confine più letale al mondo. Indifferenza, cinismo, spregio per l’elementare dovere di salvare vite in mare, corpi lasciati per settimane in disfacimento, senza alcuna assistenza: è questa l’Europa che intende riqualificarsi con il “recovery fund” dopo lo shock della pandemia? Sembrerebbe di sì, tanto più se teniamo presente che ad agire nel Mediterraneo non sono oggi i «sovranisti», ma governi come quello italiano e la Commissione di Ursula von der Leyen.

    Da questo punto di vista, acquisisce un significato particolarmente importante l’intervento di venerdì della nave #Mare_Jonio, della piattaforma Mediterranea. Molto semplicemente, i volontari di Mediterranea hanno fatto quello che avrebbero dovuto fare le autorità maltesi ed europee: sono saliti a bordo, hanno prestato una prima assistenza medica ai ventisette profughi e migranti soccorsi dalla nave danese e hanno immediatamente constatato una situazione insostenibile. Di qui la decisione di trasferire i ventisette sulla Mare Jonio.

    Ma non può sfuggire, più in generale, che l’intervento di Mediterranea ha prefigurato una diversa modalità di gestire il confine marittimo nel Mediterraneo, aprendo dal basso un «corridoio umanitario» e alludendo potentemente alla costruzione di un’altra Europa attraverso l’attivismo in mare e sui confini.

    Questo attivismo si è del resto consolidato negli ultimi mesi e si è al tempo stesso almeno parzialmente trasformato. La costruzione di una vera e propria «flotta civile», che ha in Alarm Phone il suo centro di coordinamento per i soccorsi (verso la costruzione di un vero «civil MRCC» – Marittime Rescue Coordination Centre), ha determinato un approfondimento della dimensione immediatamente europea delle operazioni in mare, mentre in particolare in Germania – lo raccontava venerdì Sebastiano Canetta su queste pagine – è cresciuto un movimento che accompagna quelle operazioni in terra, coinvolgendo attori profondamente eterogenei (dalle Chiese ai Comuni come quello di Berlino e ad alcuni Länder).

    In gioco è sempre più chiaramente oggi, per l’attivismo in mare, la lotta per un’Europa diversa da quella della vergogna di Moria, della Libia e della Etienne, a partire da una nuova maniera di raccontare le migrazioni e di collegarle alle mobilitazioni sociali che si stanno producendo nel contesto della pandemia. Anche per via della grande impressione determinata dalle iniziative di Black Lives Matter negli Usa, che stanno cambiando anche in Europa la grammatica dell’antirazzismo, i linguaggi tradizionali dell’umanitarismo sono spiazzati o comunque largamente modificati. Il riconoscimento del protagonismo e delle lotte di profughi e migranti, anche in condizioni durissime come quelle dell’attraversamento del confine marittimo nel Mediterraneo, è in particolare sempre più un tratto che caratterizza l’attivismo in mare.

    La maturità della cooperazione tra diversi attori all’interno della «flotta civile» costituisce uno straordinario esempio di azione sul terreno immediatamente europeo che altri movimenti potrebbero riprendere e sviluppare. Le risonanze tra l’attivismo nel Mediterraneo e le mobilitazioni negli Stati Uniti sono un ulteriore aspetto che varrebbe senz’altro la pena di approfondire.

    Più in generale, l’attivismo in mare ci propone oggi in termini parzialmente nuovi l’attualità di una politica radicale dei confini e della migrazione senza la quale è davvero difficile riprendere la riflessione e l’iniziativa sulla questione europea. Mediterranea, con l’operazione di venerdì, ha dato una buona esemplificazione di questa politica radicale, a partire dalla necessità elementare di prestare assistenza a ventisette profughi e migranti abbandonati dall’Europa.

    http://www.euronomade.info/?p=13827
    #asile #migrations #réfugiés #Méditerranée #Sandro_Mezzadra #sauvetage

  • RAPPORT NATIONAL 2019 SUR LES CENTRES ET LOCAUX DE RÉTENTION

    Dans leur rapport 2019 rendu public le 22 septembre 2020, ASSFAM-Groupe SOS Solidarités, France terre d’asile, Forum Réfugiés-Cosi, La Cimade et Solidarité Mayotte mettent en lumière une réalité alarmante dans les centres et locaux de rétention où elles interviennent. Ce rapport téléchargeable ici réunit des chiffres, des analyses et des fiches sur chaque centre de rétention en France métropolitaine et en outre-mer.

    La politique de l’administration s’inscrit dans une volonté d’enfermer toujours plus et toujours plus longtemps. Les deux lois adoptées en 2018 ont permis d’étendre le champ des personnes pouvant être enfermées, notamment avec la possibilité d’enfermer les personnes « dublinées » avant l’accord de l’État membre responsable, et allonge la #durée_légale de rétention à 90 jours.

    https://www.lacimade.org/publication/rapport-national-2019-sur-les-centres-et-locaux-de-retention

    #rapport #Cimade #La_Cimade #rétention #détention_administrative #CRA #2019 #France #enfermement #Dublin #dublinés #migrations #asile #réfugiés #déboutés

  • A l’horizon des migrations

    Bienvenue dans cette nouvelle édition de "Nos géographies". Dès demain, vendredi 2 octobre, et jusqu’à dimanche, la géographie tient son Festival international à Saint-Dié-des-Vosges. France Culture en parle avec nos deux invités, #François_Gemenne et #Lucie_Bacon, qui discuteront migrations.

    Une édition certes un peu différente des précédentes éditions, sans doute dans sa forme, mais tout aussi riche et variée autour d’un thème fort, les climats. Nous vous avons proposé la semaine dernière, les regards croisés de géographes sur l’épidémie de Covid-19, tels qu’ils ont été rassemblés et seront présentés dans ces journées. Ce soir, nous partons à l’horizon des migrations. Nos deux invités, François Gemenne et Lucie Bacon, par des voies différentes et à bonne distance des discours politiques si souvent réducteurs, explorent la diversité des parcours de migrants en prêtant attention à leur complexité. Pour l’un, à la transformation des frontières sous l’effet de la mondialisation et du changement climatique, pour l’autre, aux stratégies mises en place par les femmes et les hommes engagés sur une route semée d’obstacles, en rappelant aussi des vérités parfaitement vérifiables et pourtant obstinément inaudibles.

    Lucie Bacon, doctorante en géographie Laboratoire Migrinter (CNRS), Poitiers et Laboratoire Telemme, université Aix-Marseille. Elle achève une thèse : « La fabrique du parcours migratoire : la « route des Balkans » au prisme de la parole des migrants », un travail de terrain au plus près des intéressés.

    François Gemenne, spécialiste des questions de géopolitique de l’environnement, invité à Saint-Dié pour présenter son dernier livre au titre explicite : On a tous un ami noir. Pour en finir avec les polémiques stériles sur les migrations, (Fayard, 2020). Il a été directeur exécutif du programme de recherche interdisciplinaire « Politiques de la Terre » à Sciences Po (Médialab), et est par ailleurs chercheur qualifié du FNRS à l’Université de Liège (CEDEM).

    https://www.franceculture.fr/emissions/nos-geographies/a-lhorizon-des-migrations

    A partir de la minute 44’24 François Gemenne parle de #réfugiés_climatiques / #réfugiés_environnementaux

    #paradigme_de_l'immobilité #asile #migrations #réfugiés #frontières #im/mobilité #mobilité #idées_reçues #préjugés #frontières_ouvertes #fermeture_des_frontières #ouverture_des_frontières

    • On a tous un ami noir ; pour en finir avec les polémiques stériles sur les migrations

      Sans angélisme ni dogmatisme, ce livre apaisera le débat public sur le sujet de l’immigration, en l’éclairant de réflexions inédites : celles issues d’expériences étrangères, celles produites par la recherche et celles de l’auteur enfin, spécialiste de ces questions et lui-même étranger vivant en France depuis plus de douze ans. Pas une semaine ne s’écoule sans qu’éclate une nouvelle polémique sur les migrations : violences policières, voile dans l’espace public, discriminations, quotas, frontières... Les débats sur ces sujets sont devenus tendus, polarisés et passionnels, tandis que la parole raciste s’est libérée, relayée avec force par des activistes identitaires. Collectivement, on a accepté de penser les migrations à partir des questions posées par l’extrême-droite, en utilisant même son vocabulaire. Quant à nous, chercheurs, nous nous sommes souvent retrouvés réduits à devoir débusquer rumeurs et mensonges, qu’il s’agisse de dénoncer le mythe de l’appel d’air ou du grand remplacement. Nos sociétés resteront malades de ces questions tant qu’elles continueront à les envisager sous l’unique prisme des idéologies. C’est toute l’ambition de ce livre : montrer qu’il est possible de penser ces sujets de manière rationnelle et apaisée, en les éclairant de réflexions et de faits qui sont bien trop souvent absents des débats. En montrant, par exemple, que les passeurs sont les premiers bénéficiaires de la fermeture des frontières. Ou que la migration représente un investissement considérable pour ceux qui partent, alors qu’ils se retrouvent souvent décrits comme la « misère du monde ». Les questions d’identité collective doivent être des enjeux qui nous rassemblent, plutôt que des clivages qui nous opposent. À condition de reconnaître et d’affronter les problèmes structurels de racisme dans nos sociétés. Après tout, on a tous un ami noir.

      https://www.librairie-sciencespo.fr/livre/9782213712772-on-a-tous-un-ami-noir-pour-en-finir-avec-les-pole

      #livre #On_a_tous_un_ami_noir

  • Revealed: No 10 explores sending asylum seekers to Moldova, Morocco and Papua New Guinea | UK news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/uk-news/2020/sep/30/revealed-no-10-explores-sending-asylum-seekers-to-moldova-morocco-and-p

    Downing Street has asked officials to consider the option of sending asylum seekers to Moldova, Morocco or Papua New Guinea and is the driving force behind proposals to hold refugees in offshore detention centres, according to documents seen by the Guardian.

    The documents suggest officials in the Foreign Office have been pushing back against No 10’s proposals to process asylum applications in detention facilities overseas, which have also included the suggestion the centres could be constructed on the south Atlantic islands of Ascension and St Helena.

    The documents, marked “official” and “sensitive” and produced earlier this month, summarise advice from officials at the Foreign Office, which was asked by Downing Street to “offer advice on possible options for negotiating an offshore asylum processing facility similar to the Australian model in Papua New Guinea and Nauru”.

    #migration #asile #déportation #externalisation #déterritorialisation

    • Downing Street has asked officials to consider the option of sending asylum seekers to Moldova, Morocco or Papua New Guinea and is the driving force behind proposals to hold refugees in offshore detention centres, according to documents seen by the Guardian.

      The documents suggest officials in the Foreign Office have been pushing back against No 10’s proposals to process asylum applications in detention facilities overseas, which have also included the suggestion the centres could be constructed on the south Atlantic islands of Ascension and St Helena.

      The documents, marked “official” and “sensitive” and produced earlier this month, summarise advice from officials at the Foreign Office, which was asked by Downing Street to “offer advice on possible options for negotiating an offshore asylum processing facility similar to the Australian model in Papua New Guinea and Nauru”.

      The Australian system of processing asylum seekers in on the Pacific Islands costs AY$13bn (£7.2bn) a year and has attracted criticism from human rights groups, the United Nations and even the UK government, according to the documents, which reveal British ministers have “privately” raised concerns with Australia over the abuse of detainees in its offshore detention facilities.

      The Financial Times reported on Wednesday that the home secretary, Priti Patel, asked officials to consider processing asylum seekers Ascension and St Helena, which are overseas British territories. Home Office sources were quick to distance Patel from the proposals and Downing Street has also played down Ascension and St Helena as destinations for asylum processing centres.

      However, the documents seen by the Guardian suggest the government has for weeks been working on “detailed plans” that include cost estimates of building asylum detention camps on the south Atlantic islands, as well as other proposals to build such facilities in Moldova, Morocco and Papua New Guinea.

      The documents suggest the UK’s proposals would go further than Australia’s hardline system, which is “based on migrants being intercepted outside Australian waters”, allowing Australia to claim no immigration obligations to individuals. The UK proposals, the documents state, would involve relocating asylum seekers who “have arrived in the UK and are firmly within the jurisdiction of the UK for the purposes of the ECHR and Human Rights Act 1998”.

      The documents suggest that the idea that Morocco, Moldova and Papua New Guinea might make suitable destinations for UK asylum processing centres comes directly from Downing Street, with documents saying the three countries were specifically “suggested” and “floated” by No 10. One document says the request for advice on third country options for detention facilities came from “the PM”.

      The Times reported that the government was also giving serious consideration to the idea of creating floating asylum centres in disused ferries moored off the UK coast.

      While composed in the restrained language of civil servants, the Foreign Office advice contained in the documents appears highly dismissive of the ideas emanating from Downing Street, pointing out numerous legal, practical and diplomatic obstacles to processing asylums seekers oversees. The documents state that:

      • Plans to process asylum seekers at offshore centres in Ascension or St Helena would be “extremely expensive and logistically complicated” given the remoteness of the islands. The estimated cost is £220m build cost per 1,000 beds and running costs of £200m. One document adds: “In relation to St Helena we will need to consider if we are willing to impose the plan if the local government object.”

      • The “significant” legal, diplomatic and practical obstacles to the plan include the existence of “sensitive military installations” on the island of Ascension. One document warns that the military issues mean the “will mean US government would need to be persuaded at the highest levels, and even then success cannot be guaranteed”.

      • It is “highly unlikely” that any north African state, including Morocco, would agree to hosting asylum seekers relocated to the UK. “No north African country, Morocco included, has a fully functioning asylum system,” one document states. “Morocco would not have the resources (or the inclination) to pay for a processing centre.”

      • Seeming to dismiss the idea of sending asylum seekers to Moldova, Foreign Office officials point out there is protracted conflict in the eastern European country over Transnistria as well as “endemic” corruption. They add: “If an asylum centre depended on reliable, transparent, credible cooperation from the host country justice system we would not be able to rely on this.”

      • Officials warned of “significant political and logistical obstacles” to sending asylum seekers to Papua New Guinea, pointing out it is more than 8,500 miles away, has a fragile public health system and is “one of the bottom few countries in the world in terms of medical personnel per head of population”. They also warn any such a move would “renew scrutiny of Australia’s own offshore processing”. One document adds: “Politically, we judge the chances of positive engagement with the government on this to be almost nil.”

      A Foreign Office source played down the idea that the department had objected to Downing Street’s offshoring proposals for asylum seekers, saying officials’ concerns were only about the practicality of the plan. “This was something which the Cabinet Office commissioned, which we responded to with full vigour, to show how things could work,” the source said.

      However, another Whitehall source familiar with the government plans said they were part of a push by Downing Street to “radically beef-up the hostile environment” in 2021 following the end of the Brexit transition. Former prime minister Theresa May’s “hostile environment” phrase, which became closely associated with the polices that led to the Windrush scandal, is no longer being used in government.

      But the source said that moves are afoot to find a slate of new policies that would achieve a similar end to “discourage” and “deter” migrants from entering the UK illegally.

      The documents seen by the Guardian also contain details of Home Office legal advice to Downing Street, which states that the policy would require legislative changes, including “disapplying sections 77 and 78 of the Nationality Immigration and Asylum Act 2002 so that asylum seekers can be removed from the UK while their claim or appeal is pending”.

      Another likely legislative change, according to the Home Office advice, would require “defining what we mean by a clandestine arrival (and potentially a late claim) and create powers allowing us to send them offshore for the purposes of determining their asylum claims”.

      One of the documents states that the option of building detention centres in foreign countries – rather than British overseas territories – is “not the favoured No 10 avenue, but they wish to explore [the option] in case it presents easier pathways to an offshore facility”.

      On Wednesday, asked about the FT’s report about the UK considering plans to ship asylum seekers to the south Atlantic for processing, Boris Johnson’s spokesperson confirmed the UK was considering Australian–style offshore processing centres.

      He said the UK had a “long and proud history” of accepting asylum seekers but needed to act, particularly given migrants making unofficial crossings from France in small boats.

      “We are developing plans to reform our illegal migration and asylum policies so we can keep providing protection to those who need it, while preventing abuse of the system and criminality. As part of this work we’ve been looking at what a whole host of other countries do to inform a plan for the United Kingdom. And that work is ongoing.”

      Asked for comment about the proposals regarding Moldova, Morocco and Papua New Guinea, Downing Street referred the Guardian to the spokesman’s earlier comments. The Foreign Office referred the Guardian to the Home Office. The Home Office said it had nothing to add to comments by the prime minister’s spokesman.

      #UK #Angleterre #Maroc #Papoue_Nouvelle_Guinée #Moldavie
      #offshore_detention_centres
      #procédure_d'asile #externalisation_de_la_procédure #modèle_australien

      #île_de_l'Ascension

      #île_Sainte-Hélène


      #Sainte-Hélène

      –---

      Les #floating_asylum_centres pensés par l’UK rappellent d’autres structures flottantes :
      https://seenthis.net/messages/879396

      –—

      Ajouté à la métaliste sur l’externalisation des frontières :
      https://seenthis.net/messages/731749

    • Ascension Island: Priti Patel considered outpost for UK asylum centre location

      The government has considered building an asylum processing centre on a remote UK territory in the Atlantic Ocean.

      The idea of “offshoring” people is being looked at but finding a suitable location would be key, a source said.

      Home Secretary Priti Patel asked officials to look at asylum policies which had been successful in other countries, the BBC has been told.

      The Financial Times says Ascension Island, more than 4,000 miles (6,000km) from the UK, was a suggested location.

      What happens to migrants who reach the UK?
      More migrants arrive in September than all of 2019
      Fleeing the Syrian war for Belfast

      The Foreign Office is understood to have carried out an assessment for Ascension - which included the practicalities of transferring migrants thousands of miles to the island - and decided not to proceed.

      However, a Home Office source said ministers were looking at “every option that can stop small boat crossings and fix the asylum system”.

      "The UK has a long and proud history of offering refuge to those who need protection. Tens of thousands of people have rebuilt their lives in the UK and we will continue to provide safe and legal routes in the future.

      “As ministers have said we are developing plans to reform policies and laws around illegal migration and asylum to ensure we are able to provide protection to those who need it, while preventing abuse of the system and the criminality associated with it.”

      No final decisions have been made.
      ’Logistical nightmare’

      Labour’s shadow home secretary Nick Thomas-Symonds said: “This ludicrous idea is inhumane, completely impractical and wildly expensive - so it seems entirely plausible this Tory government came up with it.”

      Alan Nicholls, a member of the Ascension Island council, said moving asylum seekers more than 4,000 miles to the British overseas territory would be a “logistical nightmare” and not well received by the islanders.

      He also told BBC Radio 4’s Today programme that the presence of military bases on the island could make the concept “prohibitive” due to security concerns.

      Australia has controversially used offshore processing and detention centres for asylum seekers since the 1980s.

      A United Nations refugee agency representative to the UK, Rossella Pagliuchi-Lor, said the proposal would breach the UK’s obligations to asylum seekers and would “change what the UK is - its history and its values”.

      Speaking to the UK Parliament’s Home Affairs Select Committee, she said the Australian model had “brought about huge suffering for people, who are guilty of no more than seeking asylum, and it has also cost huge amounts of money”.

      The proposal comes amid record numbers of migrants making the journey across the English Channel to the UK in small boats this month, which Ms Patel has vowed to stop.

      Laura Trott, Conservative MP for Sevenoaks in Kent, said it was “absolutely right” that the government was looking at offshore asylum centres to “reduce the pressure” on Kent, which was “unable to take any more children into care”.

      In order to be eligible for asylum in the UK, applicants must prove they cannot return to their home country because they fear persecution due to their race, religion, nationality, political opinion, gender identity or sexual orientation.

      Asylum seekers cannot work while their claims are being processed, so the government offers them a daily allowance of just over £5 and accommodation, often in hostels or shared flats.

      Delays in processing UK asylum applications increased significantly last year with four out of five applicants in the last three months of 2019 waiting six months or more for their cases to be processed.

      That compared with three in four during the same period in 2018.

      –—

      Ascension Island key facts

      The volcanic island has no indigenous population, and the people that live there - fewer than 1,000 - are the employees and families of the organisations operating on the island
      The military airbase is jointly operated by the RAF and the US, and has been used as a staging post to supply and defend the Falkland Islands
      Its first human inhabitants arrived in 1815, when the Royal Navy set up camp to keep watch on Napoleon, who was imprisoned on the island of St Helena some 800 miles away
      It is home to a BBC transmitter - the BBC Atlantic Relay station - which sends shortwave radio to Africa and South America

      https://www.bbc.com/news/uk-politics-54349796

  • Pubblicato il dossier di RiVolti ai Balcani

    L’obiettivo: rompere il silenzio sulla rotta balcanica, denunciando quanto sta avvenendo in quei luoghi e lanciando chiaro il messaggio che i soggetti vulnerabili del #game” non sono più soli.

    Il report “Rotta Balcanica: i migranti senza diritti nel cuore dell’Europa” della neonata rete “RiVolti ai Balcani” è composta da oltre 36 realtà e singoli impegnati nella difesa dei diritti delle persone e dei principi fondamentali sui quali si basano la Costituzione italiana e le norme europee e internazionali.

    Il report è la prima selezione e analisi ragionata delle principali fonti internazionali sulle violenze nei Balcani che viene pubblicata in Italia. Un capitolo esamina la gravissima situazione dei respingimenti alla frontiera italo-slovena.

    http://www.icsufficiorifugiati.org/la-rotta-balcanica-i-migranti-senza-diritti-nel-cuore-delleurop

    #rapport #rivolti_ai_balcani #ICS #Trieste #Italie #frontière_sud-alpine #Slovénie #push-backs #refoulement #refoulements #réfugiés #asile #migrations #Balkans #route_des_balkans #the_game

  • Refuser l’#enfermement, Critique des logiques et pratiques dans les #zones_d’attente

    C’est un rapport essentiel pour plusieurs raisons :

    Il expose, avec des exemples concrets, la situation des personnes victimes de l’enfermement dans les zones d’attente françaises (dans les ports, aéroports et #gares_internationales) tout en expliquant ce qu’est réellement une #zone_d’attente : un lieu de #privation_de_liberté où les personnes sont mises à l’écart de la société civile et où les violations des droits fondamentaux sont quotidiennes.
    – Il est l’œuvre d’un véritable travail de capitalisation des données recueillies lors des permanences juridiques par les bénévoles, lors des visites de zone d’attente et grâce à des témoignages de terrain. Ce rapport rappelle le rôle fondamental – et régulièrement mis à mal par l’administration française – des visiteurs de zone d’attente qui est de constater, questionner, dénoncer et informer.
    - De par sa construction, ce rapport revient sur des logiques structurelles de violations des droits des personnes enfermées régulièrement dénoncées par l’Anafé mais aussi analyse en profondeur la situation dans une quinzaine de zones d’attente.
    - Enfin, le rapport met en évidence les conséquences de l’enfermement, afin de permettre au lecteur de se rendre compte de l’absurdité de ce système quasi-carcéral où des hommes, des femmes et des enfants souffrent dans pas moins de 96 #ports, #gares et #aéroports français.

    http://www.anafe.org/spip.php?article574

    Pour télécharger le rapport :
    https://drive.google.com/file/d/1HasZwIWPyv0un0W_Cl7w4RU_CigVn8Vv/view

    #rapport #anafé #asile #migrations #réfugiés #France

  • Pour que le Briançonnais reste un territoire solidaire avec les exilés - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2020/09/21/pour-que-le-brianconnais-reste-un-territoire-solidaire-avec-les-exiles_18

    fermeture du « Refuge solidaire » et du local des maraudeurs ou comment le nouveau maire de Briançon, Arnaud Murgia, prépare les drames de cet hiver...
    La pétition : https://www.change.org/p/pour-que-le-brian%C3%A7onnais-reste-un-territoire-solidaire-avec-les-exil%C3

    #Briançon #migrants #migrations #refuge_solidaire #ville-refuge #solidarité #asile

  • Greece files against 33 NGO members for assisting human traffickers

    Greek authorities have prepared a case file against 33 foreign nationals, members of four non-governmental organizations dealing with refugee issues on the island of Lesvos. The case file against the specific NGOs reportedly includes the offenses of forming and joining a criminal organization, espionage, violation of state secrets, as well as viol

    The case file reportedly includes the offenses of forming and joining a criminal organization, espionage, violation of state secrets, as well as violations of the Immigration Code against a total of 35 foreigners.

    Thirty-three of them are members of four non-governmental organisations (NGOs) whose names have not been disclosed, while two are third-country nationals working on migration issues.

    The NGOs have reportedly their headquarters abroad.

    Their action is estimated to date from the beginning of last June and consisted, according to the indictment, of providing substantial assistance to organized illegal migrant trafficking networks.

    Citing a press release by the Lesvos Police directorate, local news website stonisi, writes that “under the pretext of humanitarian action, those involved provided refugees in Turkey information about landing coordinates and weather conditions via closed groups and internet applications.”

    The information included:

    – gathering places on the Turkish coast and departure time for voyage to Lesvos.
    - coordinates (longitude and latitude) of specific refugee flows and their direction at a specific time and place
    - number of third-country nationals onboard of boats and the prevailing situation during the voyage
    - final destination (landing place on the coast),
    – details for the accommodation at Moria refugees center on Lesvos.”

    The Police announcement said also that “in addition, through the extensive use of a specific telephone connection application, related to the activation of rescue operations, they hampered the operational work of the Greek Coast Guard vessels, at a time when migratory flows were evolving.”

    The network was involved in at least 32 cases of refugees and migrants transfer.

    The investigation continues “in order to determine the full extent of the illegal activity of the criminal organization and its connections.

    The investigation was carried out in collaboration with the National Intelligence Service, with the assistance of the Counter-Terrorism Service as well as the Directorates for Information Management and Analysis, Attica Aliens Dept and Crime Department.

    https://www.keeptalkinggreece.com/2020/09/28/greece-ngo-members-human-traffickers-lesvos-turkey
    #criminalisation #ONG #criminalisation_de_la_solidarité #solidarité #asile #migrations #réfugiés #Lesbos #Grèce

    ping @isskein @karine4

    • Greek police accuse 33 people of helping migrant smuggling

      The Greek government, the same government that is practicing illegal pushbacks on an industrial scale, putting families and children in inflatable life rafts, drifting in the Aegean Sea, in direct violation of international laws and human rights, are once again targeting non-government organizations and volunteers.

      Greek authorities have prepared a case file against 33 foreign nationals, members of four NGOs dealing with refugee issues on the island of Lesvos. The case file against the specific NGOs reportedly includes the offenses of forming and joining a criminal organization, espionage, violation of state secrets, as well as human trafficking.

      We have seen this same approach several times before, trying to criminalize NGOs, aid workers and those who dare stand up against the injustice done by this disgraceful government. Make no mistake, they are trying to scare people to silence, anyone standing up against and highlighting their inhuman treatment of vulnerable people seeking safety, is a treat, and needs to be eliminated.

      Organizations on the ground might be scared to report on how bad the situation really is, to speak up, in fear of being kicked out of the camp they work in, or licenses revoked, so they stay quiet, fall in line and keep their mouths shut. By being quiet, they fail the very people they came to help and protect, and are no longer a part of the solution, but a part of the problem. Organizations working inside the new camp on Lesvos is strangely quiet, they should have been screaming from the rooftops, but they stay quiet. Knowing how the conditions are in this camp and many others, proves my point perfectly.

      Aegean Boat Report will not be intimidated to keep quiet, or look the other way when vulnerable people’s rights are being violated, and will continue to put the spotlight towards injustice. I will not go quite into the Night!

      https://aegeanboatreport.com/2020/09/29/greece-files-against-33-ngo-members-for-assisting-human-trafficker

    • Operation points to NGO smuggling role

      A clandestine operation staged by the Greek National Intelligence Service (EYP) and the Hellenic Police (ELAS) in August, involving two undocumented migrants who worked as undercover agents, was what led authorities to the conclusion that members of four nongovernmental organizations active on the island of Lesvos engaged in people smuggling, Kathimerini understands.

      According to classified documents seen by Kathimerini, a total of 35 members of the four NGOs facilitated the movement of illegal immigrants and refugees from Turkey to Lesvos using “illegal methods and procedures.”

      They are nationals of Germany, France, Switzerland, Austria, Norway and Bulgaria, and two of the NGOs under investigation are based in Berlin, according to the documents.

      The operation code-named Alcmene – after the mother of the mythological hero Hercules – was completed on August 12 at the height of the Greek-Turkish standoff as warships from both countries patrolled the eastern Aegean.

      It essentially entailed “directed smuggling” overseen by Greek authorities, with the two migrants recruited by EYP arriving in Izmir, Turkey, and then boarding a boat with undocumented migrants destined for Lesvos.

      The two agent migrants subsequently detailed what happened during the transfer, shedding light on how the NGOs allegedly operate. The conclusions from the descriptions and information provided by the two migrants will be evaluated in a criminal investigation launched by a Greek prosecutor.

      The classified ELAS documents revealed that the four NGOs make use of the AlarmPhone application – an emergency telephone number used by refugees and migrants crossing the sea from the coast of Turkey to the Greek islands. The app is also used by migrants traveling from Libya to Malta and Italy.

      The migrants call the number and inform the NGOs about their exact location. The NGO volunteers then undertake to contact the Hellenic Coast Guard and ask its staff to collect the boat with the migrants. If there is no immediate response, they publish the issue on social networks as a form of pressure. This app is not secret but accessible through the website www.alarmphone.org and Twitter.

      The probe was launched in May and was initially into six NGOs, though no evidence was found incriminating two of the groups so the investigation was narrowed down to the four.

      https://www.ekathimerini.com/257683/article/ekathimerini/news/operation-points-to-ngo-smuggling-role

    • Βαριές κατηγορίες σε βάρος των ΜΚΟ αλλά χωρίς στοιχεία

      Περισσότερες και σαφέστερες εξηγήσεις θα πρέπει να δώσει ο κ. Πέτσας αν θέλει να καταφέρει τη δημιουργία εντυπώσεων ενάντια στην αλληλεγγύη προς μετανάστες και πρόσφυγες, αφού καμία από τις πολύ βαριές κατηγορίες που έχουν αραδιαστεί κατά τεσσάρων οργανώσεων δεν στοιχειοθετείται επαρκώς.

      Περισσότερα ερωτήματα παρά απαντήσεις προκύπτουν από τις χθεσινές αναφορές του κυβερνητικού εκπροσώπου Στέλιου Πέτσα στην υπόθεση των 35 μελών τεσσάρων ξένων οργανώσεων, που κατηγορούνται από την ΕΛ.ΑΣ. για διευκόλυνση παράτυπης εισόδου προσφύγων και μεταναστών και για κατασκοπία.

      Τουλάχιστον οι δύο οργανώσεις, η WatchTheMed, που λειτουργεί το τηλεφωνικό δίκτυο ενημέρωσης για κίνδυνο στη θάλασσα AlarmPhone, και η γερμανική Mare Liberum, που διατηρεί δύο σκάφη στο Αιγαίο, είναι γνωστές για τη συνεισφορά τους σε επιχειρήσεις διάσωσης και για τη δημοσιοποίηση παράνομων επιχειρήσεων αποτροπής και επαναπροώθησης του Λιμενικού.

      « Σε αντίθεση με τους διακηρυγμένους στόχους τους, μεθόδευσαν παράνομη διακίνηση μεταναστών [...] Προς τον σκοπό αυτό γνωστοποιούσαν τις θέσεις των σκαφών του Λιμενικού και του Πολεμικού Ναυτικού μας που βρίσκονταν στην περιοχή και εμπλέκονται -κατ’ επέκταση- σε κατασκοπία σε βάρος της χώρας μας » ανέφερε ο κυβερνητικός εκπρόσωπος. Ωστόσο η κατηγορία της ΕΛ.ΑΣ. δεν αναφέρεται σε διακίνηση, αλλά σε διευκόλυνση εισόδου, κάτι πολύ διαφορετικό, καθώς μάλιστα η διευκόλυνση εισόδου δεν έχει κίνητρο το κέρδος.

      Οσο για την κατηγορία της κατασκοπίας, τα στοιχεία που δίνει ο κ. Πέτσας και η αστυνομία παραμένουν τελείως ασαφή. Είναι απόρρητες οι θέσεις των σκαφών του Λιμενικού και του Πολεμικού Ναυτικού ; Και σε ποιους γνωστοποιούνταν τα στοιχεία, ώστε να στοιχειοθετηθεί κατασκοπία ; Παρόμοιες κατηγορίες, συμπεριλαμβανομένης της κατασκοπίας, είχαν φορτώσει οι αρχές σε Ισπανούς διασώστες που επιχειρούσαν στη Λέσβο το καλοκαίρι του 2016, για να ακολουθήσει η πανηγυρική αθώωσή τους από την ελληνική δικαιοσύνη.

      Σύμφωνα με δημοσιεύματα της « Καθημερινής της Κυριακής » και του « Πρώτου Θέματος », τα στοιχεία προήλθαν από άρση του τηλεφωνικού απορρήτου και από έρευνα συνεργατών της ΕΥΠ, που ταξίδεψαν στην Τουρκία τις παραμονές του Δεκαπενταύγουστου και προσποιήθηκαν ότι είναι πρόσφυγες που θέλουν να ταξιδέψουν στην Ελλάδα. Σύμφωνα με διαβαθμισμένο έγγραφο της ΕΛ.ΑΣ. που επικαλείται η « Καθημερινή », οι κατηγορούμενοι υποστηρίζουν για την εκπλήρωση του παράνομου σκοπού τους την τηλεφωνική γραμμή του Alarm Phone, στην οποία καλούν ο πρόσφυγες από τη βάρκα για να ειδοποιήσουν για κίνδυνο. Η οργάνωση ενημερώνει στη συνέχεια τις ελληνικές αρχές προκειμένου να προχωρήσουν σε διάσωση. Σε περίπτωση άρνησης του Λιμενικού, όπως δυστυχώς έχει καταγγελθεί το τελευταίο διάστημα, οι οργανώσεις δημοσιοποιούν την υπόθεση στον Τύπο για να ασκηθεί πίεση.

      Αλλά αυτή η δράση των οργανώσεων είναι δημόσια και αξιέπαινη. Κατακριτέα και αξιόποινη μπορεί να τη θεωρεί μόνο όποιος πιστεύει ότι δεν είναι απόλυτη προτεραιότητα η διάσωση ανθρώπων που αντιμετωπίζουν κίνδυνο. Αλλά όποιος το πιστεύει αυτό έρχεται σε αντίθεση με το Διεθνές Δίκαιο της Θάλασσας και βρίσκεται με το πλευρό της παρανομίας.
      Η κατηγορία

      Σύμφωνα με το δημοσίευμα, τα μέλη των οργανώσεων κατηγορούνται και επειδή επικοινωνούσαν με πρόσφυγες που δεν κατάφεραν να φτάσουν στην Ελλάδα, οι οποίοι τους έδιναν βίντεο και φωτογραφίες από επιχειρήσεις του Λιμενικού, των οποίων είχαν πέσει θύμα. Αλλά από πού προκύπτει ότι συνιστά αδίκημα η δημοσιοποίηση μιας παράνομης δραστηριότητας που θέτει σε κίνδυνο ανθρώπους ; Τι είδους μυστικές επιχειρήσεις πραγματοποιεί το Λιμενικό στο Αιγαίο και γιατί ενοχλείται από τη δημοσιοποίησή τους ;

      Μιλώντας στο « Πρώτο Θέμα » ο υφυπουργός Προστασίας του Πολίτη, Λευτέρης Οικονόμου, που αναφέρεται ως συντονιστής της επιχείρησης, έκανε λόγο για πολύμηνη και πολυεπίπεδη έρευνα και για σημαντική επιτυχία. Αλλά όσα έχουν γίνει μέχρι τώρα γνωστά δεν το δείχνουν. Σημείωσε επίσης ότι « οι υπηρεσίες ασφαλείας και οι Ενοπλες Δυνάμεις έχουν εντολή από τον πρωθυπουργό και από την κυβέρνηση να εκτελέσουν χωρίς αναστολές και δυστοκίες την αποστολή τους, θωρακίζοντας από άκρη σε άκρη την Ελλάδα απέναντι σε κάθε τύπου επιβουλή » και ιδίως σε βάρος της εθνικής ασφάλειας.

      Δεν είναι σαφές αν αναφέρεται σε κάτι άλλο ή στο ταξίδι των ανθρώπων που θέλουν να ζητήσουν διεθνή προστασία σύμφωνα με το δικαίωμα που τους δίνει το διεθνές δίκαιο. Αν πρόκειται γι’ αυτό, είναι σαφές ότι η κυβέρνηση βαδίζει πιστά στα χνάρια της αδιέξοδης και αποτυχημένης πολιτικής που εφάρμοσε ο ακροδεξιός Σαλβίνι στην Ιταλία.

      Για απόπειρα ποινικοποίησης της αλληλεγγύης κατηγορεί την κυβέρνηση η WatchTheMed, όπως και για προσπάθεια να βγάλει από τη μέση τις ενοχλητικές μαρτυρίες οι οποίες αποκαλύπτουν τα εγκλήματα που διαπράττουν οι ελληνικές αρχές στο Αιγαίο, όπως πιστοποιούνται και από τους αρμόδιους διεθνείς οργανισμούς και μεγάλες διεθνείς οργανώσεις. « Κάθε πρόσφυγας που επαναπροωθείται, κάθε άνθρωπος που βρίσκεται σε μη αξιόπλοη βάρκα, κάθε παιδί που δεν σώζεται ενώ βρίσκεται σε κίνδυνο, είναι αρκετός λόγος για να ξεσηκωθούμε και να υψώσουμε τις φωνές μας. Δεν θα σιωπήσουμε !” υπογραμμίζει.
      « Mare Liberum »

      Ελεύθερο να αποπλεύσει από τη Σκάλα Λουτρών και να συνεχίσει τη δράση του στο Αιγαίο είναι το σκάφος « Mare Liberum », στο οποίο έκαναν έφοδο στις 5 Σεπτεμβρίου οι ελληνικές αρχές και κατάσχεσαν έγγραφα και υπολογιστές. Το σκάφος είναι εγκλωβισμένο μήνες στη Λέσβο μετά από απόφαση του γερμανικού υπουργείου Μεταφορών να αφαιρέσει τα πιστοποιητικά ασφαλείας του πλοίου.

      Το δικαστήριο του Αμβούργου δικαίωσε την οργάνωση και έκρινε παράνομη την απόφαση του υπουργείου, κρίνοντας ότι δεν απαιτούνται άλλα πιστοποιητικά από αυτά που ισχύουν για τα σκάφη αναψυχής, όπως είναι δηλωμένο το « Mare Liberum ».

      To γερμανικό κράτος μπορεί να προσφύγει στο Ανώτατο Διοικητικό Δικαστήριο του Αμβούργου, ωστόσο αυτό θα απαιτήσει χρόνο. Σύμφωνα με πληροφορίες, το « Mare Liberum » είναι έτοιμο να συνεχίσει την ανθρωπιστική του δράση στο Αιγαίο παρακολουθώντας το ταξίδι των προσφύγων και τον τρόπο δράσης του Λιμενικού.

      https://www.efsyn.gr/ellada/astynomiko/262954_baries-katigories-se-baros-ton-mko-alla-horis-stoiheia?__cf_chl_captcha

  • Overlapping crises in Lebanon fuel a new migration to Cyprus

    Driven by increasingly desperate economic circumstances and security concerns in the wake of last month’s Beirut port explosion, a growing number of people are boarding smugglers’ boats in Lebanon’s northern city of Tripoli bound for Cyprus, an EU member state around 160 kilometres away by sea.

    The uptick was thrown into sharp relief on 14 September when a boat packed with 37 people was found adrift off the coast of Lebanon and rescued by the marine task force of UNIFIL, a UN peacekeeping mission that has operated in the country since 1978. At least six people from the boat died, including two children, and six are missing at sea.

    Between the start of July and 14 September, at least 21 boats left Lebanon for Cyprus, according to statistics provided by the UN’s refugee agency, UNHCR. This compares to 17 in the whole of 2019. The majority of this year’s trips have happened since 29 August.

    Overall, more than 52,000 asylum seekers and migrants have crossed the Mediterranean so far this year, and compared to Libya, Tunisia, and Turkey – where most of these boat journeys originate – departures from Lebanon are still low. But given the deteriorating situation in the county and the sudden increase in numbers, the attempted crossings represent a significant new trend.

    Fishermen at the harbour in the Tripoli suburb of Al Mina told The New Humanitarian that groups of would-be migrants have been leaving in recent weeks on fishing vessels to the small island of Rankin off the coast, under the pretense of going for a day’s swimming outing. They then wait on the island to be picked up and taken onward, normally to Cyprus.

    Lebanese politicians have periodically used the threat of a wave of refugees heading for Europe to coax more funds from international donors. Former foreign minister Gebran Bassil told French President Emmanuel Macron after the 4 August port explosion that “those whom we welcome generously, may take the escape route towards you in the event of the disintegration of Lebanon.”

    The vast majority of those trying to reach Cyprus – many hope to continue on to Germany or other countries in mainland Europe – have been Syrian refugees, whose situation in Lebanon was precarious long before its descent into full-on financial and political meltdown over the past year.

    Syrians are still the largest group, but as the coronavirus pandemic has exacerbated the multiple crises facing Lebanon – the country recorded a record 1,006 COVID-19 cases on 20 September, precipitating calls for a new lockdown – Lebanese residents of Tripoli told The New Humanitarian that an increasing number of Lebanese citizens are attempting, or considering, the sea route.

    “How many people are thinking about it? All of us, without exception,” Mohammed al-Jindi, a 32-year-old father of two who manages a mobile phone shop in Tripoli, said of people he knows in the city.

    The Lebanese lira, officially pegged to the dollar at a rate of about 1,500, has lost 80 percent of its value over the past year. Prices of many basic goods have skyrocketed, and more than half of the population is now estimated to be living in poverty. The port explosion – which destroyed some 15,000 metric tonnes of wheat and displaced as many as 300,000 families, at least temporarily – has compounded fears about worsening poverty and food insecurity.

    Adding to the uncertainty, it has been nearly a year since the outbreak of a protest movement calling for the ouster of Lebanon’s long-ruling political class, blamed for much of the country’s dysfunction, including the port explosion. The economic and political turbulence has led to fears about insecurity, wielded as a threat by some political parties. These fears were underscored by violent clashes in Beirut’s suburbs that left two dead at the end of August.

    “In desperate situations, whether in search of safety, protection, or basic survival, people will move, whatever the danger,” Mireille Girard, UNHCR representative in Lebanon, said in a statement following the 14 September incident. “Addressing the reasons of these desperate journeys and the swift collective rescue of people distressed at sea are key.”
    ‘It’s the only choice’

    Al-Jindi is planning to take the sea route himself and bring his family later. But so far he has been unable to scrape together the approximately $1,000 required by smugglers – the ones he has contacted insist on being paid in scarce US dollars, not Lebanese lira. The currency crisis means al-Jindi’s monthly salary of 900,000 Lebanese lira, previously worth $600, is now worth only around $120.

    The port explosion in Beirut added insecurity to al-Jindi’s list of worries. He lives in the neighbourhood of Bab al Tabbaneh – which has sporadically clashed for years with the adjacent neighborhood of Jabal Mohsen – and fears a return of the conflict.

    “I don’t want to let my children live the same experiences… the sound of explosions, the sound of shooting,” al-Jindi said. After the port explosion, he added, “1,000 percent, now I have a greater desire to leave.”

    Paying for a smuggler’s services is beyond the reach of many Lebanese. But members of the country’s shrinking middle class, frustrated with a lack of opportunities, are also contemplating the Mediterranean journey.

    “I don’t want to let my children live the same experiences… the sound of explosions, the sound of shooting.”

    Educated young people are more likely to apply for emigration through legal routes.

    According to Lebanese research firm Information International, about 66,800 Lebanese emigrated in 2019, an increase from the previous year. The firm also reported a 36 percent increase in departures from the Beirut airport after the explosion.

    But with COVID-19 travel restrictions and the general trend of tightening borders around the world, some Lebanese are also turning to the sea.

    Unable to find steady work since he graduated from university with a degree in IT two years ago, 22-year-old Mohammed Ahmad had applied for a visa to Canada, without success, before deciding to take his chances on the sea route. Before the port explosion, Ahmad had already struck a deal with a purported smuggler to take him to Cyprus and then Greece for 10 million Lebanese lira (the equivalent of around $1,200 at the black exchange market rate). The explosion has only strengthened his resolve.

    “Before, you could think, ‘Maybe the dollar will go down, maybe the situation will get better,’” said Ahmad. “Now, you can’t think that way. We know how the situation is.”

    Mustapha Masri, 21, a fourth-year accounting student at Lebanese University, said he hadn’t planned on leaving Lebanon, “but year after year the situation got worse.” Like Ahmad, Masri first tried emigrating legally, but without success.

    A few months ago, acquaintances referred him to a smuggler. He began selling his belongings to raise the funds for the trip, beginning with his laptop, which he traded for a cheaper one. Even his parents were willing to sell valuables to help him, Masri said.

    “In the beginning, they were against it, but after Australia and Germany denied me, they agreed,” Masri said. “It’s the only choice.”

    Increasing movement

    The past two months have shown a significant uptick in crossings.

    According to UNHCR statistics, in all of 2019, only eight boats from Lebanon arrived in Cyprus, seven were intercepted by Lebanese authorities before getting to the open sea, and two went missing at sea.

    In 2020, three boats are known to have left Lebanon for Cyprus in July, followed by 16 in the weeks between 29 August and 9 September, said UNHCR spokeswoman Lisa Abou Khaled. Eight of those boats were confirmed to have reached Cyprus and another two were reported to have arrived but could not be verified, she said. Another five were intercepted by Lebanese authorities and four were pushed back by Cypriot authorities before they reached the island and returned to Lebanon.

    “From our conversations with the individuals, we understand that the majority tried to leave Lebanon because of their dire socio-economic situation and struggle to survive, and that a couple of families left because of the impact of the blast,” Abou Khaled said.

    The pushbacks by Cypriot authorities have raised concerns among refugee rights advocates, who allege that Cyprus is violating the principle of non-refoulement, which states that refugees and asylum seekers should not be forcibly returned to a country where they might face persecution.

    Loizos Michael, spokesman for the Cypriot Ministry of Interior, said of the arriving migrants: “At this point we can only confirm the increase in boats arriving in Cyprus…The Cypriot government is in close cooperation with the Lebanese authorities and within this framework are trying to respond to the issue.”

    In 2002, Lebanon and Cyprus signed a bilateral agreement to cooperate in combating organised crime, including illegal immigration and human trafficking.

    Peter Stano, a spokesman for the European Union, said that the EU Commission takes allegations of pushbacks “very seriously”, adding, “It is essential… that fundamental rights, and EU law more broadly, is fully respected.”
    Worth the risk?

    The sea route to Cyprus is often deadly, as the 14 September incident underscored. To increase their earnings, smugglers pack small vessels beyond their capacity. More than 70 people have died or gone missing in 2020 on the Eastern Mediterranean sea route – which includes boats bound for Cyprus and Greece – up from 59 all of last year.

    Those who TNH spoke to who were contemplating the crossing said they were aware of the dangers but they still considered it worth the risk to attempt the journey.

    “I don’t believe all the talk that life there is like paradise.”

    “There are a lot of people who have gone and arrived, so I don’t want to think from the perspective that I might not arrive,” said Ahmad, the 22-year-old IT graduate. He was sanguine too about what he might find if he makes it to Europe. “I don’t believe all the talk that life there is like paradise and so on, but I’ll go and see,” he said.

    But the plans of both Ahmad and Masri hit a glitch.

    The two young men – who do not know each other – had been expecting to travel last month. Both had paid a percentage of the agreed-upon fee to the purported smuggler as a deposit, the equivalent of about $100. In both cases, soon after they paid, the smuggler disappeared. When they tried contacting him, they found his line had been disconnected.

    Still, they haven’t given up.

    “If I found someone else, I would go – 100 percent,” Masri said. “Anything is better than here.”

    https://www.thenewhumanitarian.org/news-feature/2020/09/21/Lebanon-Cyprus-Beirut-security-economy-migration

    #Chypre #Liban #migrations #asile #réfugiés #routes_migratoires #itinéraires_migratoires #migrants_libanais #réfugiés_libanais #Méditerranée #mer_Méditerranée

    ping @reka @karine4 @isskein