• France : trois #réacteurs nucléaires à l’arrêt et huit à puissance réduite en raison de la canicule
    https://www.rfi.fr/fr/france/20260712-france-trois-r%C3%A9acteurs-nucl%C3%A9aires-%C3%A0-l-arr%C3%AAt-et-huit

    Trois réacteurs nucléaires sont à l’arrêt, situés au bord de fleuves, et huit autres fonctionnent à puissance réduite, en raison de la chaleur qui règne sur la France dimanche 12 juillet, a indiqué l’exploitant EDF à l’AFP.

    Canicule : l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection autorise la #centrale de #Bugey à maintenir sa production
    https://www.enviscope.com/canicule-lautorite-de-surete-nucleaire-et-de-radioprotection-autorise-la-

    Après autorisation de l’#ASNR, les réacteurs 4 et 5 de Bugey peuvent maintenir leur puissance malgré la canicule.

    La #réglementation prévoit que Réseau de Transport d’Electricité, en charge de l’équilibre du réseau électrique national puisse demander dans des conditions climatiques exceptionnelles à EDF, exploitant des centrales nucléaires de maintenir un niveau de production entrainant un niveau de rejets thermiques dans les eaux des fleuves ou de la mer. #EDF doit à son tour demander une dérogation à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR)

    On t’en parlait le mois dernier. Les niveaux de température pour les rejets des centrales sont faits pour être relevés, jusqu’au #pic de chaleur qui fera que plus rien de sain ne sera présent dans les cloaques que seront devenus nos rivières pleines de cyanobactéries.

    https://seenthis.net/messages/1178701

    #oups #nucléaire #edf #intermittence #canicule #énergie #rte #asnr #réglementation

  • Nucléaire : à l’autorité de sûreté, la réorganisation interne suscite des remous | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/010726/nucleaire-l-autorite-de-surete-la-reorganisation-interne-suscite-des-remou

    Sur le fond, et c’est plus grave d’un point de vue déontologique, les organisations syndicales craignent un risque de confusion des rôles entre d’un côté l’expertise scientifique et technique, et de l’autre l’instruction des décisions de l’#ASNR .

    #nucléaire

    Mais bien sûr, les gens qui se sont inquiété de la fusion IRSN / ASN n’étaient que des oiseaux de mauvais augure n’est-ce pas…

  • Canicule : EDF contrainte de stopper le réacteur n° 2 à la centrale #nucléaire de #Golfech avec une #température de la #Garonne prévue à 28 °C
    https://www.ladepeche.fr/2026/06/23/canicule-historique-edf-contrainte-de-stopper-le-reacteur-n-2-a-la-central

    L’épisode de #canicule exceptionnel perturbe l’activité industrielle en #Occitanie. Ainsi, EDF a été contrainte de stopper la production d’#électricité de la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne) depuis lundi 22 juin à 23 h 45. L’exploitant doit se conformer à une réglementation de 2006 qui entre en vigueur dès que la température de la Garonne atteint 28 °C, ce qui sera le cas mardi 23 juin 2026.

    #oups #nucléaire #edf #intermittence #canicule #énergie #rte #asnr #réglementation

    On te donne la solution dans le résumé : Cette réglementation d’un autre âge nous empêche de profiter de la climatisation. Supprimons ces limites !

    EDIT : mi-juillet, la centrale du #bugey a le droit de continuer à produire malgré la canicule
    https://seenthis.net/messages/1181806

  • Nucléaire : l’ASNR demande que sa trajectoire budgétaire soit rétablie pour préserver son outil de recherche
    https://www.connaissancedesenergies.org/afp/nucleaire-lasnr-demande-que-sa-trajectoire-budgetaire-soit-

    Connaissance des Énergies avec AFP parue le 28 mai 2026

    L’Autorité de sûreté nucléaire (#ASNR) a appelé les pouvoirs publics à rétablir sa trajectoire budgétaire afin de préserver son outil de recherche et ses systèmes d’information, lors d’une audition devant l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques (#Opecst) jeudi.

    Rétablissement d’une stabilité budgétaire

    Son président Pierre-Marie Abadie a fait part de sa « préoccupation forte » à propos de la trajectoire actuelle du #budget triennal en matière de crédits de fonctionnement et d’investissement, c’est-à-dire hors masse salariale. Celui-ci doit baisser d’une trentaine de millions d’euros, soit de près d’un quart, sur les 135 millions d’euros qui lui sont affectés.

    #IRSN #ASN #nucléaire

    Rassurez-vous, si on réduit les budgets de l’ASNR, c’est pour libérer de l’argent pour construire les réacteurs qui permettront de ne pas être en retard sur la le nombre de datacenters IA construits chez nous, et qui vont tous nous sauver.

    Même fusionnés, ces organismes de surveillance sont encore de trop. Le tag #irsn est éclairant sur la fameuse #trajectoire poursuivie.

  • Nucléaire : EDF doit revoir sa copie pour la construction des EPR2 de Penly | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/nucleaire-edf-doit-revoir-sa-copie-pour-la-construction-des-epr2-de-penly-2
    https://media.lesechos.com/api/v1/images/view/69809d31b06d6e49d308a79c/1280x720/01703126442287-web-tete.jpg
    Le chantier des futurs réacteurs EPR2 de Penly (Seine-Maritime) mobilise déjà plus d’un millier de personnes.
    Photo Amaury Cornu/Hans Lucas via AFP

    L’Autorité de sûreté nucléaire juge insuffisante « la conception et la démarche de dimensionnement des ouvrages de génie civil » des futurs réacteurs de Penly. EDF doit compléter son dossier pour espérer un feu vert à la construction début 2027.

    A Penly, comme à Gravelines, EDF va devoir améliorer sa copie. Alors que les travaux préparatoires battent leur plein en Seine-Maritime, sur le site des futurs réacteurs nucléaires EPR2, « les études de génie civil sont encore en train de mûrir », prévenait récemment une source chez EDF. Ces réserves se confirment dans l’avis publié vendredi après-midi par l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR).
    Le gendarme du nucléaire y estime que le dossier transmis par EDF, bien que complété durant l’expertise, « ne permet pas de conclure à la suffisance de la conception et de la démarche de dimensionnement des ouvrages de génie civil retenues par le projet EPR2 » pour la paire de Penly. EDF indique avoir « pris acte de l’avis d’expertise » et « apportera des éléments complémentaires à l’ASNR pour instruction ».

    #paywall

  • Les fissures dans la tuyauterie nucléaire font désormais « partie de la vie normale » des réacteurs
    https://reporterre.net/Les-fissures-dans-la-tuyauterie-nucleaire-font-desormais-partie-de-la-vi

    La #corrosion_sous_contrainte (#CSC), #avarie qui avait mis à l’arrêt la moitié du parc #nucléaire en 2022, fera désormais « partie de la vie normale » des #réacteurs #nucléaires. C’est ce qu’a annoncé l’#Autorité de #sûreté nucléaire et de #radioprotection (#ASNR) lors de sa conférence de vœux à la presse, le 27 janvier.

    Le gendarme du nucléaire a également révélé qu’#EDF avait découvert deux nouvelles #microfissures sur la #tuyauterie du réacteur nucléaire #Civaux 1 (Vienne), pourtant déjà réparée.

    Puisqu’il y a des microfissures partout, et que quand on les répare, elles reviennent, et bien on va arrêter de dire que c’est pas bien, et on va donc donner du temps au temps pour ne plus embêter inutilement la sûreté.

    J’aurais bien aimé avoir l’avis de l’#IRSN, mais je crois qu’elle a piscine...

  • « Avec son entrée dans le #nucléaire, Trump se livre à un conflit d’intérêts monumental »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/12/31/avec-son-entree-dans-le-nucleaire-trump-se-livre-a-un-conflit-d-interets-mon

    Que Donald Trump mêle allègrement ses intérêts personnels et son action politique n’est pas une découverte. […] Mais avec l’accord qui a été scellé le 18 décembre 2025, il franchit un seuil bien plus inquiétant. Le président américain se lance en effet dans l’industrie nucléaire, une activité extrêmement dangereuse dont la surveillance relève de la compétence de l’administration fédérale… donc de la sienne. Le conflit d’intérêts est monumental.

    Cet accord est d’une étrange nature : il s’agit d’une union, par échange d’actions, entre la carpe Trump Media & Technology Group (qui coiffe notamment son réseau social Truth Social) et le lapin TAE Technologies, spécialisé depuis 1998 dans le développement de la fusion nucléaire. La fusion nucléaire – à ne pas confondre avec la fission, procédé utilisé dans les centrales nucléaires actuelles – est une sorte de Graal, puisqu’elle promet une énergie illimitée, décarbonée et presque sans déchets.

    Le seul point commun entre les deux sociétés est leur fragilité. Trump Media perd des dizaines de millions de dollars par an, et TAE n’est… qu’un projet. Certes, cette société se targue d’avoir construit « cinq réacteurs », mais il ne s’agit que de prototypes de laboratoire. Pas un seul n’a encore réussi à générer plus d’énergie que celle qui est utilisée pour produire des réactions.

    Ce qui intéresse TAE dans le rapprochement avec Trump Media, c’est l’accès aux marchés financiers (la holding de Trump étant cotée au Nasdaq) et sans doute aussi l’appui du plus haut décideur politique ; ce qui motive Trump, c’est de valoriser sa société en faisant miroiter la gigantesque production d’énergie que l’intelligence artificielle (IA) va nécessiter. Et ça marche : dès l’annonce de l’accord, la fortune du président a instantanément gonflé de 400 millions de dollars, passant à 6,7 milliards de dollars dans le classement Forbes.

    […] ce mariage peut avoir des conséquences immédiates et très concrètes sur la sécurité des Américains. Car Trump est désormais incité à balayer tout ce qui fait obstacle au développement du nucléaire aux #Etats-Unis, y compris les garde-fous.

    En mai, il a signé quatre décrets : ils accélèrent l’autorisation de nouvelles installations nucléaires, allègent les procédures de sûreté, affaiblissent l’indépendance du régulateur (la Commission de réglementation du nucléaire, NRC) et élèvent les seuils acceptables d’exposition aux radiations. En juin, il a brusquement limogé le président de la NRC, du jamais-vu. Deux des quatre autres commissaires ont exprimé leur crainte d’être à leur tour renvoyés s’ils s’opposaient à ses souhaits. Citée par le New York Times, Allison Macfarlane, ancienne présidente de la NRC, juge qu’une telle érosion de l’indépendance de cette agence met le pays en danger.

    Après l’annonce du mariage entre TAE et Trump Media, il faut s’attendre à ce que l’administration Trump poursuive ces pressions sur la NRC, tout en arrosant de subventions le secteur. Dans la novlangue habituelle de ses communiqués, la Maison Blanche nie tout problème : « Ni le président ni sa famille n’ont jamais été, ni ne seront jamais, en situation de conflit d’intérêts. » Circulez, il n’y a rien à voir.

  • Le sol du site de Gravelines doit être renforcé pour construire les EPR2 : EDF devra montrer que sa solution permet d’éviter tout risque d’effondrement ou d’enfoncement
    https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/energie/le-sol-du-site-de-gravelines-doit-etre-renforce-pour-construire-les-epr2-edf-


    La centrale nucleaire de Gravelines dans le Nord le 29 juillet 2025

    L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection a demandé à EDF de démontrer la « robustesse de sa solution de renforcement de sol » sur le site nucléaire de Gravelines, construit sur un « sol meuble ».

    EDF doit fournir des éléments prouvant que les mesures envisagées pour renforcer le sol pour l’implantation des deux futurs réacteurs EPR2 à Gravelines (Nord), au bord de la mer, sont sûres et fiables, selon des documents de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) rendus public jeudi 16 octobre.

    Dans un avis du 23 juillet, l’ASNR souligne qu’EDF devra « démontrer la robustesse de sa solution de renforcement de sol » de fondation du site de Gravelines, en soulignant le caractère inédit du système proposé par l’électricien, « d’une ampleur sans précédent, d’une grande complexité et sans retour d’expérience représentatif en France et à l’international ». L’avis a notamment identifié « des points de vigilance concernant la justification du comportement de ces renforcements en cas de séisme ».

    "Les particularités de ce site, caractérisé par un sol meuble sur une forte épaisseur, et la masse importante des unités de production EPR2 rendent nécessaire la mise en place d’un renforcement du sol avant toute construction", afin d’éviter un risque d’effondrement ou d’enfoncement des structures, précise l’autorité.

    "Renforcement du sol"
    Sur la base de cet avis, l’ASNR a précisé dans un courrier adressé à EDF mardi « les éléments qu’elle estime nécessaires pour démontrer l’acceptabilité technique d’un système de renforcement du sol ». Le gendarme du nucléaire recommande notamment à EDF de définir des « exigences de performance pour le système de renforcement du sol » et de démontrer « de manière robuste » que ce système répond à ses exigences.

    Dans le cadre du programme de relance du nucléaire annoncé en février 2022 par Emmanuel Macron, EDF prévoit de construire 3 paires de réacteurs, d’abord à Penly (Seine-Maritime), puis à Gravelines et au Bugey (Ain), avec une mise en service à Penly à l’horizon 2038 pour le premier d’entre eux. La « demande d’autorisation de création » pour les deux réacteurs à Penly est en cours d’instruction, et EDF prévoir de déposer son dossier de demande pour les deux unités de Gravelines « dans les prochains mois », a précisé l’ASNR.

  • La centrale nucléaire de Gravelines à l’arrêt à cause de méduses qui ont bloqué les stations de pompage d’eau
    https://www.lemonde.fr/energies/article/2025/08/11/des-meduses-a-l-origine-de-l-arret-de-la-centrale-nucleaire-de-gravelines_66

    Quatre unités de la centrale nucléaire de Gravelines (Nord) sont à l’arrêt en raison de la « présence massive et non prévisible de méduses », dans les stations de pompage de l’eau servant au refroidissement des réacteurs, a annoncé EDF, lundi 11 août, dans un communiqué. Ces animaux gélatineux ont été retrouvés dans les filtres des stations de pompage qui aspirent l’eau de mer destinée à maîtriser la température des réacteurs de la centrale.

    Après, tu entends dans le poste que, ah ben zut, la surpêche « entrainerait » une diminution des prédateurs, que le réchauffement des océans « provoquerait » des proliférations de bestioles gélatineuses et que ces dernières (portés par les vents et les courants) se rassembleraient en mode yolo pour venir « bloquer » nos centrales ...

    Qui a dit que l’électrification ne pourrait pas nous surprendre ?

    • https://www.goodplanet.info/2025/08/11/des-meduses-forcent-larret-de-la-centrale-nucleaire-de-gravelines

      La prolifération de ces animaux marins gélatineux et urticants est due à plusieurs facteurs, dont le réchauffement des océans avec celui du climat, mais aussi la surpêche, qui élimine certains de leurs prédateurs directs comme le thon.

      Bon après, on peut pas non plus trop leur en vouloir aux méduses. Elles ont entendu parler de #blocage. Elles sont juste un peu en avance sur l’agenda ...

    • L’été 2025 a été chaud. Faune, flore et humains en ont pâti, les réacteurs nucléaires aussi.

      La prolifération des méduses – phénomène accentué par le changement climatiques – a provoqué l’arrêt en urgence des 4 réacteurs en fonctionnement de la centrale de Gravelines dans la nuit du 10 au 11 août (1). Ces « agresseurs » se sont fait aspirer par les colossales prises d’eau de mer, indispensable au refroidissement de la centrale. L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a pu constater les dégâts causés par le massacre (2) et a souligné qu’EDF devait mieux surveiller ses agresseurs potentiels (méduses, groseilles de mer…).

      Dans les terres, la température élevée du Rhône et de la Garonne a obligé EDF à baisser la puissance d’un réacteur au Bugey le 8 août (qui sera finalement arrêté) (3), et d’un autre à Golfech le 12 août (4). Leurs rejets réchauffent trop les cours d’eau et leurs écosystèmes déjà mis à mal par les conditions climatiques.

      Et juste avant tout ça, l’ASNR a accepté les demandes de l’exploitant d’un réacteur de recherche pour tenir compte des sécheresses récurrentes (5) : continuer à rejeter ses effluents radioactifs dans l’Isère même si son débit est plus faible qu’avant (moins de dilution), et augmenter ses rejets d’eaux chaudes dans la rivière d’à côté (plus de réchauffement).

      Cherchez l’erreur.

      https://www.criirad.org/28-08-2025-ete-et-nucleaire-qui-aura-le-dernier-mot

    • Nucléaire : à Gravelines, EDF confronté à un « défi majeur » pour construire des réacteurs sur un sol « aux caractéristiques mécaniques médiocres »
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/10/17/nucleaire-a-gravelines-edf-confronte-a-un-defi-majeur-pour-construire-des-re


      Centrale nucléaire de Gravelines (Nord) et de la plage de Petit-Fort-Philippe, le 28 mai 2012. PASCAL ROSSIGNOL / REUTERS

      « Le renforcement envisagé du sol du site de Gravelines constitue un défi technique majeur », écrit [l’#ASNR], qui ajoute qu’EDF « pourrait examiner la pertinence d’autres solutions d’amélioration du sol ».

      Situé en bord de mer, le site de Gravelines se caractérise par « un sol meuble sur une forte épaisseur », dont certaines couches présentent « des caractéristiques mécaniques médiocres ». Or, les EPR qui pourraient y être construits seront presque deux fois plus denses que les réacteurs actuellement en fonctionnement dans la centrale, en raison notamment de leur très forte puissance. Résultat, #EDF doit mettre en place un système de renforcement du sol afin d’éviter des tassements et des déformations trop importants, incompatibles avec l’exploitation de ces nouvelles unités.

      Si l’électricien n’a pas encore déposé de demande d’autorisation de création pour les EPR de Gravelines, l’ASNR a examiné de manière anticipée sa proposition sur ce sujet, qui consiste à associer plusieurs techniques (barrettes en béton armé, mélanges mécaniques du sol avec un liant hydraulique…). Sur différents aspects, l’autorité estime que l’approche retenue n’est « pas suffisamment robuste » et soulève des points de vigilance.

      « Cumul de dispositifs »

      Le système de renforcement du sol proposé est « d’une ampleur sans précédent, d’une grande complexité et sans retour d’expérience représentatif en France et à l’international », écrivent les experts. Ils affirment que les exemples fournis par EDF pour appuyer sa proposition, concernant des réservoirs méthaniers au Koweït ou le pont Rion-Antirion, en Grèce, « correspondent à des configurations de renforcement différentes de celle envisagée pour les futurs EPR2 » de Gravelines, et ne présentant pas « les mêmes enjeux de sûreté ».

      « EDF a proposé une solution avec de multiples composants, précise Julien Collet, directeur général adjoint de l’ASNR. Chacun a déjà été mis en œuvre de manière isolée mais ce qui est compliqué, c’est le cumul de ces dispositifs qui interagissent entre eux. »
      L’avis souligne qu’en cas de séisme, le risque de liquéfaction – un phénomène par lequel un sol saturé en eau perd brutalement une partie ou la totalité de sa portance, pouvant conduire à l’enfoncement ou l’effondrement des constructions – n’est pas totalement écarté. « Le comportement sismique d’un sol renforcé par un système aussi dense et complexe que celui prévu reste aujourd’hui largement inconnu et relève encore de la recherche », indique le gendarme du nucléaire. Une autre interrogation porte sur la durabilité des dispositifs, constitués de divers matériaux et qui seront en interaction avec du sable et de l’eau de mer. Comment garantir qu’ils fonctionneront tout au long de la durée de vie des réacteurs ?

      « Foncer tête baissée »

      Dans un courrier adressé à EDF jeudi, l’ASNR appelle l’entreprise à définir des exigences de performance pour son système de renforcement du sol et à démontrer qu’elle peut y répondre. « C’est un sujet à enjeux en termes de coûts et de calendrier, c’est pour cela qu’il a été identifié en amont » de la demande d’autorisation de création, qui devrait être déposée dans les prochains mois, ajoute Julien Collet. Interrogé, le groupe EDF se contente d’indiquer qu’il « étudie plusieurs options possibles » et que les échanges avec l’ASNR se poursuivront.

      L’ONG Greenpeace estime de son côté que « cet avis accablant remet en cause » les EPR2. Il est « une nouvelle preuve que les critères de choix des sites de construction de nouveaux réacteurs sont largement questionnables » et démontre « la précipitation d’EDF qui fonce tête baissée dans ses projets » à Gravelines, a réagi Pauline Boyer, chargée de campagne nucléaire.

      La relance de l’atome, avec la construction d’au moins six EPR2, a été annoncée en 2022 par le président Emmanuel Macron. Elle est inscrite dans le projet de nouvelle feuille de route énergétique de la France (la programmation pluriannuelle de l’#énergie, PPE3), qui n’est toujours pas publiée.

  • Petits réacteurs nucléaires modulaires : neuf modèles suivis par l’Autorité de Sûreté
    https://www.enviscope.com/petits-reacteurs-nucleaires-modulaires-neuf-modeles-suivis-par-lautorite-

    Michel Deprost 11/06/2025 - A la une, Nucléaire

    Les projets de petits #réacteurs #modulaires (#PRM) ou Small Modular reactors (#SMR) visent à répondre à des besoins en électricité à des niveaux moindres de puissance et d’une manière plus décentralisée. L’#ASNR suit l’émergence de neuf modèles.

    Les petits réacteurs modulaires introduisent une rupture dans la logique historique du #nucléaire civil qui a visé depuis des décennies à construire des réacteurs de plus en plus puissants : 600 MW, 900 MW, 1300 MW. Pour chaque accroissement de la puissance, il a été nécessaire de repenser en profondeur la conception globale y compris le génie civil. L’augmentation de la puissance a interdit, par nature, la construction en grandes séries.

    Des standards de sûreté identiques

    Les petits réacteurs modulaires sont présentés comme une solution flexible. En 2024, 9 modèles de petits réacteurs modulaires étaient suivis par l’ASNR sans compter le projet #Nuward porté par #EDF. Paul Durliat, chef de la Division de Lyon de l’ASNR, rappelle que pour les petits réacteurs modulaires la réglementation est la même que pour les réacteurs actuels. « Généralement ils présentent des standards de sûreté […] très élevés mais posent beaucoup de questions : il faut démontrer la capacité à construire du combustible dans des conditions de sûreté satisfaisante ». Ils imposent aussi de #prévoir le #démantèlement et la gestion des #déchets. Il faut enfin prendre en considération le fait que ces réacteurs seraient installés dans des zones plus densément peuplées que les réacteurs actuels.

    Une démarche cadrée

    L’ASNR a mis en place une démarche pour suivre l’avancement de ces projets avec différentes étapes. Certains, pourraient faire une Demande d’Autorisation de Création (#DAC). Jimmy Energy a déjà déposé sa demande, pour un projet de réacteur à haute température de 20 MWth. L’instruction est en cours. #Calogena est en phase de pré-instruction pour un projet de réacteur à eau légère de 30 MWth. Les porteurs de projets #NAAREA et de #Newcleo préparent leur DAC car ils ont validé la phase préparatoire. #Thorizon, jeune pousse néerlandaise qui s’implante à Lyon est en cours de phase préparatoire, au stade de la revue.

    Eric Zelnio chef du pôle LUUD ASN relève : « ça fait longtemps qu’on n’a pas eu autant de compétiteurs avec des solutions différentes. […] On peut raisonnablement penser que tout ne se traduira pas par des installations en fonctionnement […] parmi celles qui iront au bout un certain nombre d’options permettront peut-être des réemplois de matière ». Pour Eric Zelnio, il est prématuré de prévoir la part des PMR par rapport à l’ensemble du cycle […] il faut au moins attendre l’horizon 2030, pour voir qui arrive à concrétiser ses projets.

  • La sûreté nucléaire fait encore moins de place à la société civile | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/120924/la-surete-nucleaire-fait-encore-moins-de-place-la-societe-civile

    Selon Yves Marignac, « parler de transparence est un choix sémantique ». Il cite un personnage créé par l’écrivain Daniel Pennac dans sa saga Malaussène : « La transparence est un concept d’escamoteur. » Pour cet expert, « la transparence, c’est un principe opposé à celui de l’accès à l’information du public ». Parler de transparence, « c’est une manière pour le détenteur d’informations de garder la main et de décider ce qu’il est pertinent de montrer au public ». Alors que « lorsque le droit du public à l’information est reconnu, c’est au détenteur de justifier qu’il ne la donne pas ».

    Sollicités par Mediapart, ni le ministère de l’écologie ni le ministère de l’énergie n’ont voulu répondre à nos questions.

    #nucléaire #irsn #asn #asnr