#aspromonte

  • Vieni via con me

    “Raccontare come stanno le cose vuol dire non subirle”

    Otto capitoli, otto storie, un ritratto unico dell’Italia di oggi firmato dall’autore del bestseller internazionale Gomorra. Roberto Saviano scava dentro alcune delle ferite vecchie e nuove che affliggono il nostro Paese: il mancato riconoscimento del valore dell’Unità nazionale, il subdolo meccanismo della macchina del fango, l’espansione della criminalità organizzata al Nord, l’infinita emergenza rifiuti a Napoli, le troppe tragedie annunciate. Accanto alla denuncia c’è anche il racconto – commosso e ammirato – di vite vissute con onestà e coraggio: la sfida senz’armi di don Giacomo Panizza alla ’ndrangheta calabrese, la lotta di Piergiorgio Welby in nome della vita e del diritto, la difesa della Costituzione di Piero Calamandrei. Esempi su cui possiamo ancora contare per risollevarci e costruire un’Italia diversa.
    Ideato e condotto da Roberto Saviano e Fabio Fazio, Vieni via con me è stato l’evento televisivo degli ultimi anni, più seguito delle partite di Champions League e dei reality show. Ora è anche un libro che racconta queste storie in una forma ampiamente rivista e arricchita. Facendole diventare, ancora una volta, storie di tutti.

    https://www.feltrinellieditore.it/opera/vieni-via-con-me-1
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  • #Don_italo_Calabrò : la folle histoire du #prêtre qui a déjoué les plans de la #mafia

    Au milieu des années 1960, #Italo_Calabrò est envoyé dans un hameau de Calabre tenu par la ’#Ndrangheta, la plus puissante mafia du monde. Au cœur d’une lutte locale contre la vendetta, il est un des premiers à comprendre, en Italie, que l’#éducation est le meilleur ennemi du crime organisé.

    Lorsque Don Italo Calabrò arrive pour la première fois à San Giovanni di Sambatello, en 1964, il n’a pas encore 40 ans. L’hiver a déjà enveloppé de son air piquant ce hameau perché à 600 mètres d’altitude, sur les flancs de l’Aspromonte. À vol d’oiseau, en piqué vers la mer, sept kilomètres le séparent de Reggio de Calabre, qui s’étale le long de la côte ionienne. Pourtant, c’est comme si les deux endroits vivaient à des années-lumière de distance. « Les mentalités étaient assez rétrogrades : les filles n’allaient pas à l’école, les garçons se faisaient un peu d’argent sur les chantiers, tout le monde travaillait dans les champs », raconte Giuseppina, remuant ses souvenirs de préadolescente. À l’époque, elle avait 11 ans et la réputation d’une fille « pas très recommandable », car elle était l’une des trois seules de son âge à suivre une scolarité à Reggio.

    Don Italo, lui, sait bien pourquoi il est envoyé là. Il remonte les ruelles du village jusqu’à une bâtisse de trois niveaux dont les murs de béton, mal finis, bloquent la vue imprenable sur le détroit de Messine qui fait scintiller ses eaux, en contrebas. C’est la maison du boss local. La petite église de Santa Maria della Neve se trouve un peu plus haut, au bout de marches raides qui amènent sur les hauteurs du village. Deux autres prêtres ont récemment emprunté ce même escalier. Eux aussi sont arrivés le souffle court au pied de l’église puis, en moins d’une semaine, ont déguerpi. Don Italo doit tenir quelques jours, le temps de calmer les esprits. Là-haut, on ne lui a pas menti, l’église est bel et bien murée. Des planches de bois ont été clouées en travers de la porte. Il aura beau les retirer, cela n’y changera rien. Le boss a donné l’ordre de ne pas y mettre un pied. C’est sa vengeance pour avoir été contraint à la cavale.

    Une église sous influence

    Dans ses journaux de bord, Don Italo Calabrò consigne ce qui l’a amené dans ce village de 600 âmes : « Le 7 décembre 1964, écrit-il, l’évêque de Reggio de Calabre me demande de monter à San Giovanni car il s’y passe une chose particulière. La nuit, le prêtre cache… » Les points de suspension taisent le nom du boss local, l’un des plus importants de la mafia calabraise, qui échappe à tous les contrôles de police, trouvant refuge la nuit dans la maison paroissiale. Alors, quand le curé est relevé de ses fonctions et que le mafieux perd sa couverture, San Giovanni di Sambatello marque son mécontentement.

    Dans ce hameau comme dans bien d’autres, un boss local tient les habitants sous sa coupe. Personne ne parle encore de ’Ndrangheta, le crime organisé calabrais devenu le plus puissant d’Italie et l’un des plus redoutés du monde. Cosa Nostra, la mafia sicilienne qui sévit de l’autre côté du détroit de Messine, terrorise le pays avec sa première guerre interne et accapare l’attention. Don Italo Calabrò, sans le savoir, devient l’un des premiers à se saisir d’un problème qui n’a pas encore de nom. Il faut attendre fin novembre 1975 pour que les évêques calabrais condamnent publiquement la mafia locale.

    « Avec beaucoup de force de caractère, d’humilité et de courage, Don Italo Calabrò s’est attaché à nous et a décidé de rester pendant vingt-six ans, se souvient Giuseppina. Sa présence a changé la vie du village. » Le prêtre possède un précieux sésame : parmi les élèves de l’école où il enseigne se trouve un neveu du boss. « Si vous ne voulez pas aller à l’église, n’y allez pas, mais c’est une bonne personne, donc ne l’insultez pas », intime le jeune homme aux habitants à propos de son professeur.

    Don Italo rouvre l’église et échappe aux insultes et aux menaces que ses prédécesseurs ont reçues. Les premières messes qu’il célèbre comptent deux ou trois fidèles. Il comprend que c’est en dehors de l’église qu’il gagnera la partie. Il parcourt les rues, a un mot pour chacun, plaisante avec les hommes, fait installer des haut-parleurs sur les murs de l’église pour que les femmes, contraintes de travailler aux champs le dimanche matin, écoutent son homélie tout en s’occupant des légumes. En à peine deux mois, les rangs des fidèles grossissent, timidement mais sûrement.

    L’antimafia sociale

    « Don Italo a découvert une grande pauvreté, un isolement total et un contexte culturel très dégradé », raconte Domenico Nasone, président de l’association antimafia Libera à Reggio de Calabre, qui a travaillé aux côtés du prêtre pendant près de vingt ans. « Il n’y avait pas d’eau courante, pas d’égouts, l’électricité n’arrivait que dans quelques maisons, le bus s’arrêtait à cinq kilomètres du village, qu’il fallait ensuite parcourir par un chemin muletier. Pas de boîte postale, et le boss empêchait l’État de construire une école publique. »

    Dans les registres de l’église, la faim est encore une cause de décès que l’on consigne à côté du nom du défunt. Don Calabrò met alors en marche ce que, cinquante ans plus tard, Domenico Nasone qualifie de « révolution » : le prêtre fait étudier les filles – certaines poursuivent même au collège – et engage ainsi « une formation religieuse, mais aussi morale de ce peuple, en lui apprenant à lutter pour ses droits et à regagner sa dignité ». « Il a fait comprendre aux habitants que la présence de mafieux dans leur village empêchait son développement », résume Domenico Nasone.

    « Il nous a responsabilisés et rendus autonomes », abonde Giuseppina, qui raconte les premières grèves des habitants pour exiger l’eau courante, le prolongement de la ligne de bus ou l’ouverture d’une véritable école. « On a même fait venir la télévision locale pour couvrir nos actions, continue la sexagénaire, le sourire aux lèvres. Don Calabrò répétait inlassablement que le monde ne commençait pas et ne s’arrêtait pas à San Giovanni. Il nous a appris à nous ouvrir, à voir au-delà des frontières du village. » L’intuition du prêtre est celle qui guide aujourd’hui la plupart des politiques de lutte contre la mafia en Italie, ce qu’on appelle « l’antimafia sociale » : l’une des clés pour briser le cercle de la criminalité est de proposer un modèle différent à des enfants et des familles qui vivent souvent en vase clos.

    Don Italo récupère un vidéoprojecteur et transforme la maison paroissiale en ciné-forum après l’école. Il apporte des magazines pour faire lire les enfants, installe un babyfoot et une télévision, fait aménager un terrain de sport, invite les paroissiens à participer à des pèlerinages mixtes, à une époque où hommes et femmes ne se côtoient jamais au village. Derrière la grille du confessionnal, les femmes se laissent aller à toutes les confidences. Elles racontent comment la ’Ndrangheta brise leurs familles, la douleur des maris assassinés, de ceux en cavale, leur impuissance lorsque leurs fils décident de prendre la relève, aveuglés par le pouvoir et l’argent. Le prêtre comprend avant les autres que ce sont elles qui peuvent changer la donne au sein de cette organisation criminelle basée sur les liens du sang et dans laquelle les fils sont destinés à reprendre le flambeau des pères et les femmes à nourrir l’omerta et l’esprit de vengeance.

    « Ne cherche pas à savoir qui a mis cette bombe sous ta voiture »

    Après chaque assassinat – et ils se sont comptés par dizaines –, à la fin de ses oraisons funèbres, Don Calabrò parcourt les ruelles escarpées de San Giovanni et des villages alentour, frappe aux portes des mères endeuillées : « Ne pensez pas à la vengeance », répète-t-il, ou bien : « Ne cherche pas à savoir qui a mis cette bombe sous ta voiture », demande-t-il au survivant d’un attentat qui se démène dans le village pour savoir qui a voulu le tuer. « Si ce qui te dérange, c’est que ta voiture ait brûlé, je préfère t’en racheter une », lui dit le prêtre.

    Sur les bancs de l’église, certains lui enjoignent parfois de s’en tenir à la messe. Cette simple remarque suffit à rendre chaque souffle plus pesant. Alors, Don Italo fouille dans ses souvenirs et relate le cas de ce garçon d’un quartier populaire de Reggio de Calabre dont les parents, « lorsqu’il se bagarrait avec un autre enfant, ne lui demandaient pas s’il avait raison ou tort, mais s’il avait réussi à donner plus de coups qu’à en recevoir ». Ces anecdotes, recueillies par son ancien collaborateur Piero Cipriani dans la biographie Nessuno escluso, mai. Italo Calabrò prete del Sud (non traduit), racontent « la motivation et le point de vue très particulier qui étaient les siens dans son action contre la mafia, qu’il considérait comme un système de vie, de culture, de pouvoir représentant l’anti-Évangile, la négation des valeurs les plus authentiques de l’homme et de la foi elle-même ».

    Certains prêtres engagés contre la criminalité organisée ont été assassinés ces dernières décennies en Italie. Don Italo Calabrò, lui, est mort des suites d’une maladie, en 1990. Pourtant, ses condamnations sont restées sans appel, en particulier lors des enterrements des victimes d’assassinats mafieux, qu’il était le seul à accepter de célébrer. « Sa méthode a toujours été de nous inclure dès le départ dans les changements et de ne jamais juger qui que ce soit », estime Giuseppina, très émue à l’évocation de ses souvenirs. « Lorsqu’il parlait des mafieux lors de ses homélies, il ne les jugeait pas, il disait que c’était de bonnes personnes qui s’étaient laissées piéger et que s’il était désormais trop tard pour les sortir de là, il fallait éviter que leurs fils suivent leur voie. »

    Au cimetière de San Giovanni di Sambatello que surveille un immense pin sans épines, la tombe du prêtre, entretenue par les paroissiens, est encore parfaitement lustrée et bordée de quelques vases de fleurs toujours garnis. Le hameau n’a plus grand-chose à voir avec celui que Don Calabrò a connu à son arrivée. Il s’est dépeuplé lorsque les nouvelles générations ont obtenu des diplômes, que certaines femmes sont devenues médecins ou biologistes, que d’autres habitants ont été embauchés à la poste ou aux chemins de fer italiens.

    Domenico Nasone, lui, en fait une étape obligée des visites qu’il organise avec Libera pour comprendre ce qu’est la criminalité organisée, loin du folklore des films ou des séries. Il fait partie de la petite équipe qui vient de conclure l’enquête diocésaine nécessaire à la demande de béatification de Don Calabrò, que l’Église a ouverte en 2023.

    À quelques mètres de la pierre tombale sous laquelle gît le prêtre, une photo en médaillon toise les visiteurs, celle de l’ancien boss, dont le corps repose dans l’une des niches installées en hauteur. Dans les allées du cimetière dorment aussi les victimes de son clan : un enfant de trois ans tué d’une balle perdue dans les bras de sa mère, deux jeunes hommes ayant eu le malheur de prendre en stop un mafieux qui voulait changer de vie, mais que ses anciens complices avaient condamné à mort, un autre ayant laissé derrière lui sa femme enceinte de trois mois. « C’est ça, l’histoire de la ’Ndrangheta, celle des guerres, du boss mais aussi des victimes innocentes », conclut Domenico Nasone en refermant, dans un grincement, la porte du petit cimetière.

    https://lecri.media/don-italo-calabro-la-folle-histoire-du-pretre-qui-a-dejoue-les-plans-de-la-
    #criminalité_organisée #Italie #résistance #San_Giovanni_di_Sambatello #Aspromonte #Santa_Maria_della_Neve #isolement #pauvreté #antimafia_sociale #femmes #vengeance

    • Nessuno escluso, mai. Italo Calabrò prete del Sud

      Don Italo Calabrò non è solo una persona cara, che rimane nella memoria e nel cuore di quanti lo hanno conosciuto; è anche un maestro, di quelli credibili, che hanno percorso le strade, prima di indicarle ad altri: un maestro-testimone. (dalla prefazione di Giuseppe Pasini)

      A quasi dieci anni dalla scomparsa di don Italo Calabrò, questo libro vuole rappresentare l’esperienza e la testimonianza di una straordinaria figura della Chiesa del Sud. Una spiritualità incarnata nella Storia e nelle contraddizioni del Mezzogiorno, una vita spesa per i poveri e la loro liberazione, un impegno per la pace e contro la violenza mafiosa che ha percorso i tempi: questi i segni distintivi di un itinerario personale e comunitario vissuto nella duplice fedeltà a Dio e all’uomo. Una solidarietà intelligente, creativa, popolare e dalla forte dimensione politica, che costituì l’anima dell’esperienza di don Italo, è un messaggio ancor oggi vivo e dirompente. Contro ogni torpore e perbenismo borghese, contro ogni tentativo di compromesso al ribasso, nella società e nella Chiesa.

      https://www.lameridiana.it/nessuno-escluso-mai.html

    • Quando un uomo vale. Don Italo Calabrò profeta di speranza

      Don Italo Calabrò (1925-1990) è stato un sacerdote della Diocesi di Reggio Calabria-Bova. Con la sua azione profetica ha dato un forte impulso al cammino della Chiesa nella “lotta non violenta” alla ’ndrangheta – da lui considerata anti-Vangelo, negazione dei valori autentici dell’uomo e della fede – con l’impegno di promuovere il valore sacro della dignità di ogni persona, sempre, perché «l’uomo vale sempre», diceva. Nel suo ministero – come vicario generale, parroco, professore, direttore e animatore della Caritas e di opere caritative – attraverso la pedagogia dei fatti ha vissuto e proposto a intere generazioni la spiritualità dell’incarnazione e il Vangelo della carità, quali vie per la costruzione di una società basata sui valori dell’essere, della fraternità e della solidarietà. Rimane attuale il suo invito ai giovani a impegnarsi con speranza nell’edificazione di un mondo migliore: «Fate tutto con fiducia, con coraggio, con speranza. Fiducia, coraggio e speranza sono le basi dalle quali dovete partire».

      https://www.store.rubbettinoeditore.it/catalogo/quando-un-uomo-vale

    • Don Italo Calabrò. Un prete di fronte alla ’ndrangheta

      La resistenza nonviolenta alla mafia di cui parlavano due decenni fa don Italo Calabrò e i suoi collaboratori del Centro Comunitario Agape , fondato significativamente nel 1968 , che poteva apparire come utopia o astrazione, si è fatta strategia capace di vincere, anzi di con-vincere: perché appunto si vince veramente solo quando si vince assieme, quando si lavora“per” e non“contro”, quando si costruisce scommettendo sulla responsabilità piuttosto che sulla forza. […] Non servono eroi: don Calabrò non lo era, come non lo erano don Peppino Puglisi e don Giuseppe Diana, uccisi dalle mafie. Servono cittadini e sacerdoti capaci di essere veri, di riconoscere e di testimoniare la verità, di fare semplicemente il proprio dovere, di scegliere da che parte stare.

      https://www.store.rubbettinoeditore.it/catalogo/don-italo-calabro

  • #Polsi come luogo del senso e metafora di un’altra Calabria

    Una nota di viaggio a Polsi, dove le persone rivelano ancora intensi sentimenti, la metafora di una nuova centralità e di un nuovo bisogno di sacro e di appaesamento.

    Non ricordo con precisione le volte che, a partire dal 1977, mi sono recato al santuario della #Madonna_della_Montagna. Almeno in sei occasioni sono andato a Polsi a conclusione dei festeggiamenti in onore della Madonna, l’1 e il 2 settembre. Tante per potermi considerare, non solo un osservatore delle culture popolari, ma una sorta di pellegrino. Molte volte, di ritorno da Polsi, mi sono trovato a ripetere che quella era l’ultima volta. Poi, col passare del tempo, riaffiora la nostalgia di Polsi, opprimente come un rimorso, forte come un sogno.

    Questa volta percorro a piedi l’ultimo tratto del viaggio, lungo uno dei sentieri delle antiche «vie dei canti» oggi recuperati al cammino dagli escursionisti e dall’Ente Parco dell’Aspromonte. Sotto il Montalto ci incamminiamo lungo la «pista dei riggitani». Saluto i colleghi del gruppo di ricerca dell’Università, che proseguono in macchina, e scendo in compagnia di Alfonso Picone Chiodo, responsabile del Cai della provincia di Reggio, ricercatore informato di ogni pietra e di ogni albero, Nuccio Barillà, del direttivo nazionale di Legambiente, Fulvio Librandi, antropologo dell’Università della Calabria. Da quota 1300 metri a 850 metri circa la vegetazione muta continuamente. Si passa dai boschi di pini e di querce ai grandi lecci per arrivare ai castagni. Erica, rosa canina, elci, origano seguono il tragitto dei muretti di pietre e delle piste precarie. Le querce colpite e scolpite dai fulmini, con i loro tronchi sembrano quasi delle enormi canoe annerite dal fumo, in attesa di qualche misterioso navigatore le adagi nel mare delle nuvole che sovrastano le cime dei monti.

    Lo sguardo è catturato dalle piccole vene di terra tracciate nelle montagne, le antiche vie dei pellegrini, che ancora oggi vengono percorse ai piedi. Ecco la ferita nella montagna di Samo e il sentiero degli antichi abitanti di Precacore. Sono visibili le piste lontane degli abitanti di Careri e di Natile (ricordati da Perri) e quella degli abitanti di S. Luca (raccontati da Alvaro) lungo il lago Costantino, formatosi a seguito di una frana sul percorso del Bonamico. Intuisco il luogo dove scorre la fontana della Pregna, dove una donna incinta, assetata, pregò la Vergine, che fece sgorgare dalla pietra l’acqua fresca e limpida. Svettano come un pugno impastato di pane e un dito alzati nel cielo Monte Cappa e Monte Castello e poi, in fondo, lontano, lo Ionio.

    Bisogna camminare a piedi per comprendere le storie e i movimenti degli uomini. Dall’alto, mentre cominciano a sbucare gli orti coltivati e le baracche in prossimità di Polsi, hai la sensazione che questo centro religioso sia stato in passato un centro necessario, ragionevole, di economie e di scambi. La geoantropologia e le vicende storiche, le economie e le culture di paesi disseminati lungo le colline del versante tirrenico e di quello jonico qui realizzavano una sorta di convergenza al «centro».

    Sentiamo dopo quasi tre ore di discesa tra pietre, eriche e felci i rumori della festa. Le prime voci che arrivano in alto quelli dei giochi di morra con i loro: «… e uno, …e quattro, …e sette…». Ascoltato da quassù quell’elenco urlato di numeri fa pensare quasi a una formula magica che bisogna pronunciare con forza e sapienza per poter entrare in un paese a magico e favoloso. La porta della «strada dei riggitani» introduce nei luoghi in cui i pellegrini di tanti paesi hanno fatto erigere, in pietra e in marmo, una stazione della Via Crucis. La visione giunge forte come uno schiaffo, come un pugno di terra. Comprendiamo le ragioni di quel vagare tra i monti di un elicottero che si abbassava nel lago Costantino e di quel sottile filo di fumo che saliva il cielo. L’incendio è scoppiato in mattinata, voluto, provocato. Ha bruciato i grandi ed antichi castagni, vere e proprie sculture della natura, ma ha ferito il cuore delle persone.

    Nelle loro omelie monsignor Giancarlo Bregantini, vescovo di Locri-Gerace, e don Pino Strangio, rettore del Santuario, adopereranno parole di forte condanna per chi non ha rispetto per questo «sacro Giardino». Il primo uomo che incontro indossa una maglietta con la scritta Toronto. Mi vengono in mente i calabresi che, poche settimane fa, ho visto a Toronto impegnati con le loro feste a sacralizzare e a rifondare nuovi luoghi.
    Antichi e nuovi comportamenti devozionali

    Lasciamo borse e buste nella stanza del dateci da don Pino, sempre accogliente, sempre indaffarato con i suoi collaboratori ad organizzare e risolvere mille problemi. Comincio il mio itinerario attorno al santuario, nella chiesa già piena di pellegrini (sono le sei della sera), tra le stanze e gli spiazzi restaurati o in via di restauro. Quando ritorno nei luoghi, quando rincontro persone che non vedo da tempo, la tentazione è quella di verificare come sono riconoscibili al mio sguardo: sono alla ricerca di segni e di indizi per capire cosa è cambiato e cosa è rimasto.

    Cammino lungo la fiumara della Madonna, arrivo là dove incontra la fiumara di Castunia e insieme danno origine al Bonamico. L’acqua delle fiumare non è più rossa del sangue delle bestie scannate da macellai-sacrificatori che compivano un rito antichissimo. Dopo l’intervento dei Nas del 2001 che (al di là delle motivazioni) è stato visto come una sorta di intrusione e di violenza da parte di tutti i devoti e dalle gerarchie religiose, i macellai di S. Luca si sono organizzati. Macellano in paese e portano gli ovini in una baracca dove è organizzata la vendita. È notevole il consumo della carne di capra, di capretto, d’agnello. Polsi non è più un’ enorme cucina, come ai tempi di Alvaro. ma permane il senso della comunione del cibo, del mangiare insieme. Molte baracche sono state costruite lungo due file in vicinanza della fiumara. Sono in legno, tutte uguali, e una volta ultimate accoglieranno i venditori con le loro mercanzie, con gli oggetti sacri, con i panini e le bibite. Centinaia di giovani si aggirano attorno al santuario. Sono gli stessi che incontriamo al mare e ai concerti, nei paesi e alle Università. I figli e i nipoti degli antichi pellegrini, compiono gesti, danze, riti diversi da quelli dei padri.

    Dalla vallata non salgono più verso la montagna i rumori dei fuochi, degli spari, dei canti, delle danze, come avveniva ancora qualche anno addietro. Nell’anfiteatro naturale si diffondono, attraverso gli altoparlanti e gli amplificatori, le preghiere, le omelie, i canti, le prediche delle funzioni religiose. I pochi gruppi di suonatori e di danzatori di tarantelle stentano a trovare un orientamento, un senso e un ritmo in mezzo a rumori di fondo che li sovrastano. È cambiata Polsi, sono cambiati i pellegrini, i volti, i gesti, la ritualità. Non è una novità. L’erosione dell’antico universo continua da almeno cinquant’anni. Non poteva essere altrimenti in un mondo che cambia continuamente e velocemente. Incontro vecchi amici, alcuni studiosi di culture popolari, fotografi e giornalisti. Il ritornello è lo stesso: «Stanno distruggendo tutto. Non ci sono più le tradizioni di una volta. Non si balla più come una volta». Come se questo luogo dovesse restare immutato, incontaminato (da chi e da cosa?), una riserva in attesa di studiosi puristi e nostalgici di un bel passato mai esistito. Gli operatori delle televisioni (Anna Rosa Macrì ha fatto due bellissimi servizi per il Tg3) e delle radio, fotografi e giornalisti, studiosi e curiosi vanno considerati loro stessi elementi del rito, della «realtà». Spesso sono loro, siamo noi, i protagonisti di un «nuovo folklore».

    Ma se risultano sterili i rimpianti di chi non appartiene a quel mondo ormai eroso, non è possibile ignorare gli stati di animo di quanti a Polsi vengono fin da bambini e che hanno assistito, a volte compiaciuti, a volte sgomenti, a volte lieti, a volte inquieti, alla fine del loro antico universo. Traduco gli interrogativi che si ponevano molti amici del luogo, tanti pellegrini incontrati. Con la strada che è ormai in via di realizzazione (se ne parlava dai tempi di Alvaro, ma adesso sembra che, finalmente, una delle tre verrà ultimata), che consentirà viaggi e soste rapide, con la chiusura delle vecchie baracche e la fine delle residue tracce di una cucina del sacrificio, con la progressiva scomparsa degli antichi maestri da ballo e il ridursi dei gruppi dei suonatori, che non trovano un ambiente favorevole alla loro espressività, con la fine di antiche forme di devozione popolare progressivamente sostituite da nuove ritualità affermate nel corso delle funzioni religiose, con tutti questi cambiamenti Polsi non rischia di diventare un luogo di culto simile agli altri? A furia di cambiare, di pulire, di sfrondare e di innovare Polsi non si sta trasformando in uno di quei posti sfiorati frettolosamente da quelle nuove figure di turisti religiosi per cui un luogo vale un altro? Qualcuno si chiedeva se le antiche ritualità sacre e profane possano e debbano essere «sostituite» con manifestazioni (come il ballo dei giovani seminaristi portato avanti, tra gli applausi e gli osanna, di centinaia di giovani nel corso della messa serale all’aperto) colorate mutuate dagli spettacoli televisivi o da forme devozionali affermatesi in altri contesti. Queste domande non hanno soluzioni belle e confezionate. Interrogano in maniera profonda e diversa tutti noi.

    Penso che l’alternativa, tuttavia, non possa essere: conservare ad oltranza o innovare comunque. Non esiste una «tradizione» che non sia anche mutamento. Il problema, se mai, è come realizzare i cambiamenti, in nome di cosa, con quale finalità, con quale attenzione per la storia, la natura, le emozioni delle persone. Con quali «materiali» restaurare, recuperare, costruire? Di quali «simboli» parlano i materiali adoperati? È possibile innovare senza devastare, cancellare luoghi, saperi e sentimenti? Le ritualità tradizionali, ormai desuete e scomparse, davvero debbono essere «sostituite» o arricchite con quelle manifestazioni folkloristiche deteriori che rendono la Calabria subalterna rispetto a modelli omologanti esterni che non hanno alcun legame con la storia e le tradizioni dei luoghi? Saranno, infine, i tanti partecipanti alla feste e ai riti (portatori di molteplici punti di vista e di differenti aspettative) che sceglieranno le maniere più adeguate e sentite di manifestare la propria fede.

    Il vescovo, nel corso delle messe e delle funzioni religiose, che lo vedono sempre partecipe, parla una nuova spiritualità da affermare in questo luogo. Mi sembra che abbia il passo lento e lungo, monsignor Bregantini, del camminatore antico e di montagna, consapevole che la strada è tanta e bisogna avanzare con cautela, senza strappi, senza dimenticare il cammino compiuto, sapendo dosare le forze, con rispetto di tutto quello che s’ incontra nel viaggio, raccogliendo soltanto quanto sarà utile per domani, ignorando i rami inutilizzabili. E tuttavia senti che il «progetto complessivo» e le esigenze di fondo sono davvero di grande respiro, guardano lontano, camminano con i piedi per terra, anche con tanti fatti concreti. La montagna ritorna come centro di una nuova religiosità (come all’epoca dei monaci basiliani), di un rinnovamento etico e spirituale. E’ la montagna che fa vivere il mare, non viceversa. Non ci sarà una nuova Calabria, mi dice il vescovo, se si spopoleranno le zone interne, se non verranno rivalutate con l’ottica dell’efficacia e della solidarietà, invece che con quella economicista e del profitto.
    La veglia e la processione

    Hai come la sensazione che esista una sorta di conflitto tra vecchio e nuovo, tradizione e modernità, danzatori di tarantella e nuove forme di preghiera e di raccoglimento. Poi, fissando, camminando, parlando avverti che Polsi è molte cose insieme. Le notti della vigilia sono tante a Polsi. Sono rumorose e silenziose, buie e luminose, cariche di stanchezza e d’attesa, di preghiere e di sogni. Ho osservato la notte di chi prega in una sorta di moderno anfiteatro sorto di recente nel luogo in cui sorgeva la colonna della Madonna, adesso spostata in uno slargo vicino, dove i devoti continuano ad accendere cerri votivi. Ho visto quella dei suonatori e danzatori, che si muovono con grande abilità, con gesti e movenze sapienti. Attenzione, però, a parlare di ritorno della tradizione. Non «pestano» più la terra ad ogni angolo della valle, con il prestigio e le allusioni degli antichi maestri di ballo, questi giovani e giovanissimi, e anche bambini, che magari stanno riscoprendo la tarantella seguendo altri percorsi, forse, quelli delle discoteche, delle scuole di danze. Nel cuore della notte di Polsi, quando tutti i sogni e le fantasie sono possibili, mi sono trovato a pensare se non sarebbero «convenienti» a questi luoghi una scuola di tarantella e manifestazioni estive di balli tradizionali. In fondo Polsi è stata la «capitale» di danze e suoni che da anni conoscono l’interesse dei giovani meridionali e di diverse parti di Europa.

    Ho intuito la notte delle donne, anziane e giovani, che dormono, con uomini e bambini, su lunghe e colorate coperte fuori della chiesa, delle ragazze che si sistemano alla meglio, cantando, pregando, dormendo, davanti all’altare principale o a quelli delle altre navate. Un pellegrino guida i canti tradizionali. Lo vedo a Polsi da trent’anni. Ha ricevuto tante grazie, adesso che è in dialisi ed ha settant’anni, aspetta un altro miracolo. Una donna offre alla Vergine le proprie trecce, una coppia di sposi festeggia qui le nozze d’argento, una devota arriva in ginocchio fino all’altare. Un’altra notte è quella tra le baracche dove ancora si mangia, quella delle macchine lungo i fiumi, piene di persone che dormono, quella nostra che ci aggiriamo dubbiosi, guardinghi, attenti, pieni di che ci faccio qui, desiderosi di capire e di capirci. Una notte, ancora diversa, è quella di padre Pino Stancari che da anni svolge qui la sua opera pastorale. Dopo averlo salutato, mi sono domandato se Polsi non costituisca la migliore metafora di quella «Calabria tra sottoterra e cielo», come recita un suo intenso e bellissimo libro.

    Sono tante le notti, e tante le albe. Quante le speranze e i sogni, i bisogni e le paure delle persone. All’alba, quando il sole si tuffa dai monti, hai il senso di un’umanità emersa dalle acque. Tutti sembrano stanchi, hanno gli occhi spenti, ma in giro avverti tanta pacatezza e serenità. La messa all’aperto comincia dopo le nove. L’anfiteatro è pieno di gente d’ogni età e di diversa provenienza. Molti pellegrini seguono, attraverso l’amplificazione, il rito, le preghiere, le omelie. Gruppi di irriducibili, quasi ad affermare l’esigenza di una «seconda festa» continuano a ballare. Gli uomini di Bagnara, quelli della congregazione della Madonna della Montagna, con mantellina azzurra e camice bianco, che per usanza antica hanno il privilegio di portare la statua della Madonna (una copia, perché l’originale si sposta solo eccezionalmente, altrimenti si verificherebbero catastrofi) sono al loro posto, avanti e dietro alla vara. Una donna scalza, calzini celesti, veste e giacca celeste, camiciola vaniglia, addobbata con i colori della statua della Vergine, poggia, senza sollevarla un istante, la testa alla vara. Ragazze in costume portano i frutti della terra in omaggio alla Madonna. Scelgo come postazione, per vedere l’arrivo della processione, la loggia di un’antica casa dei pellegrini in restauro. A fianco c’è la stanza dei Bagnaroti. A lato il balcone e la casa dei pescatori di Ganzirri, che arrivano in barca fino a Villa S. Giovanni e poi proseguono con i pulman. I balconi su più file e le logge sono i luoghi privilegiati di osservazione di un eccezionale rito-spettacolo. I portantini si fermano prima della corsa finale con la statua verso la chiesa. La corsa finale avviene con tensione e pathos. La giravolta riesce ed è una festa di applausi, di spari, di canti e di preghiere. Lo sguardo della Madonna fissa la montagna dove, ormai tanti secoli addietro, si è nascosta la Sibilla. Memoria pallida di lontani e drammatici scontri tra culture e religioni. Gli uomini e le donne di Bagnara mi invitano nelle loro stanze. Si apprestano a mangiare maccheroni e carne di capra. Sono orgogliosi e commossi. Un giovane è venuto dalla Germania. È la prima volta. È stato un onore e un piacere, un atto di fede, portare la statua della Madonna. Tornerà tutti gli anni.

    Polsi non è più la metafora di una «vecchia Calabria», è diventato il luogo dove le persone rivelano ancora intensi sentimenti, è la metafora di una nuova centralità, e di un nuovo bisogno di sacro e di appaesamento. Salendo lungo la montagna, con un fuoristrada, tra la polvere, sudato, stanco, pieno e svuotato, cambiato, penso che non tornerò più a Polsi. Le grandi teorie di macchine che hanno fiancheggiato la montagna sono un ricordo. Guardo indietro e vedo le guglie del campanile, le nuove baracche e le fiumare. Da un camion di pellegrini arriva il grido antico e nuovo di «Viva Maria». Sento che, un giorno, avrò, ancora, nostalgia di tornare a Polsi.

    Questo articolo è del 2004. Sono tornato a Polsi nel 2007. Le foto che riporto si riferiscono a quell’anno. Su Polsi ho realizzato un documentario per Rai 3 nel lontano 1978 e ho scritto numerosi articoli pubblicati sul “Quotidiano della Calabria” e altri giornali italiani e calabresi. Di Polsi ho scritto in “Terra Inquieta”, Rubbettino, 2015.

    https://www.corrieredellacalabria.it/2025/09/02/polsi-come-luogo-del-senso-e-metafora-di-unaltra-calabria

    #Calabre #sanctuaire #Aspromonte #montagne #tradition #conservation #innovation #folklore #pelerinage #sacré

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    citation:

    «La montagna ritorna come centro di una nuova religiosità (come all’epoca dei monaci basiliani), di un rinnovamento etico e spirituale. E’ la montagna che fa vivere il mare, non viceversa. Non ci sarà una nuova Calabria, mi dice il vescovo, se si spopoleranno le zone interne, se non verranno rivalutate con l’ottica dell’efficacia e della solidarietà, invece che con quella economicista e del profitto.»

    • Terra inquieta

      Un diagramma di linee che disegnano un paesaggio eterogeneo, instabile, irrequieto: tutto l’opposto dell’immobilismo piatto, senza tempo e senza rimedio con cui pensiamo il Sud e la Calabria. Vito Teti con questo suo libro ci porta dentro una narrazione del Mezzogiorno che si fa problematica, critica, si diffrange e trova tutte le sfumature di una vicenda impossibile da ridurre a una trama unica. L’inquietudine di cui parla il titolo è il sentimento dei luoghi complessi, in cui una cosa si dà insieme al suo contrario, in cui tutto è vero e falso a un tempo. Così il tempo ciclico del mondo contadino ritorna sempre uguale nei riti e nelle feste co-esiste e si co-definisce con il tempo lineare dei viaggi, dei commerci, degli scambi intellettuali e artistici. Così la catastrofe del terremoto e dello spopolamento diventano le linee di fuga paradossali verso la modernità e il futuro. La fuga è l’altro volto del radicamento, il restare, una scelta-necessità inseparabile dalle migrazioni: entrambi devono fare i conti con differenti esperienze di “spaesamenti”, che spingono alla ricerca di nuovo senso dei luoghi e a nuove norme di abitare il paese e il Mondo. Terra Inquieta è un capitolo fondamentale dell’indagine antropologica di Teti, sul proprio mondo di riferimento, di cui fanno parte il suo #San_Nicola_da_Crissa, scelto come metonimia per comprendere le comunità del #Mezzogiorno e delle aree interne mediterranee, e il suo paese canadese aldilà dell’Oceano, la Toronto in cui la comunità sannicolese si è trasferita in massa a partire dagli anni ’50. Un libro e un autore che non smettono di viaggiare, di andare e tornare, dal paese al mondo, e tra un paese e l’altro. E ci insegnano la mobilità e l’inquietudine come strategia di comprensione e gestione del presente.

      https://www.store.rubbettinoeditore.it/catalogo/terra-inquieta-2
      #livre

    • Importanza per la ’Ndrangheta

      Il santuario della Madonna di Polsi viene strumentalizzato dalla ’Ndrangheta, la mafia calabrese, la quale in palese contraddizione ai valori della fede cristiana mischia il sentimento religioso con il malaffare.

      Ogni anno, in occasione della festa della Madonna, si ritrovano i boss provenienti non solo dalla Calabria, ma da tutto il mondo, per prendere decisioni estremamente importanti: si stringono alleanze, si dichiarano guerre e si progettano le strategie criminali. Si ritiene che la decisione di uccidere Francesco Fortugno, avvenuta poi nel 2005 mentre ricopriva la carica di vicepresidente del Consiglio regionale della Calabria, sia stata presa proprio a Polsi.[5]

      Nicola Gratteri, magistrato impegnato nella lotta alla ’Ndrangheta, ha detto di Polsi:
      «Ogni anno, a settembre, i capimafia si riuniscono a Polsi per discutere delle strategie criminali. Si fanno le investiture, i processi, si decide se aprire o chiudere un locale di ’Ndrangheta[6]»
      «Si riuniscono a Polsi perché è il luogo sacro, il luogo della custodia delle 12 tavole della ’Ndrangheta... perché la forza della santa, rispetto alle altre organizzazioni criminali, è che fa osservare in modo ortodosso le regole[7]»

      In relazione a queste vicende, in occasione della festività del 2010 il vescovo della Locri-Gerace Giuseppe Fiorini Morosini ha condannato le attività della ’Ndrangheta, ribadendo che le attività illegali nulla hanno a che vedere con la fede cristiana e affermando:
      «In questo santuario si è consumata l’espressione più terribile della profanazione del sacro ed è stato fatto l’insulto più violento alla nostra fede e alla tradizione religiosa dei nostri padri[8].»

      https://it.wikipedia.org/wiki/Santuario_della_Madonna_di_Polsi#Importanza_per_la_'Ndrangheta
      #ndrangheta #mafia

  • Le Poison de La Mafia Calabraise et La Loi du Silence

    Depuis des années, le journaliste #Sandro_Mattioli enquête sur un trafic de déchets toxiques en Calabre, dans le sud de l’Italie, qui impliquerait la mafia locale : la ‘Ndrangheta. En 1989, soixante tonnes de déchets médicaux prêts à être incinérés ont été découvertes dans un village de la province de Consenza. Des bateaux auraient également servi de vaisseaux-poubelles. D’autres ont disparu en mer. La mafia calabraise semble être aux commandes de ce trafic destructeur.

    https://www.youtube.com/watch?v=FL8Zp5h1upc

    #film #film_documentaire
    #mafia #calabre #déchets_radioactifs #cancer #crime_organisé #Gioia_Tauro #décharges_illégales #Rigel #Natale_de_Grazia #Simona_del_Vecchio #services_secrets #'ndrangheta #ndrangheta #Piana_di_Gioia_Tauro #Rosarno #déchets_nucléaires #déchets_toxiques #nucléaire #IAM #lixiviat #armes_nucléaires #Veolia #dioxine #incinérateur #usine_d'incinération #TEC #multinationales #MCT #Eurogate #Thomas_H_Eckelmann #Cecilia_Battistello #transport_maritime #port #conteneurs #économie #pizzo #poubelle_d'Europe #hypocrisie #Africo_Nuovo #Giuseppe_Morabito #Morabito #Aspromonte #San_Luca #Giuseppe_Giorgi #Torrente_La_Verde #omertà #résignation #omerta #gaz_neurotoxique #Marseille #Italie #Coraline #France #Côte_d'Azur #infiltration_mafieuse #Vintimille #Bevera #Pellegrino #Giovanni_Tagliamento #contship_Italia_group #Crotone #Korabi_Durres #ARPACAL #déchetterie #Rosso #mortalité #santé #Messina_Lines #Oliva #Rosarno

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    • La malapianta

      Dopo la strage di #Duisburg, nell’agosto del 2007, il mondo sembra finalmente essersi accorto della ’ndrangheta. Eppure la potente organizzazione criminale calabrese esiste indisturbata da decenni, o da decenni c’è chi quotidianamente rischia la vita per combatterla. #Nicola_Gratteri, procuratore aggiunto di Reggio Calabria, è certamente una delle personalità più controverse e affascinanti coinvolte in questa guerra. Spesso criticato per la durezza dei suoi metodi, Gratteri è nato in Calabria e dalla sua regione d origine non ha mai voluto andarsene, anche a costo di grossissime rinunce. Una vita interamente dedicata alla giustizia, a prezzo di scelte difficili, come per esempio quella di perseguire penalmente persone in passato vicine, magari amici di infanzia o compagni di scuola. In questo libro il grande investigatore anti-’ndrangheta si racconta ad Antonio Nicaso.

      https://www.mondadoristore.it/La-malapianta-Antonio-Nicaso-Nicola-Gratteri/eai978880459369
      #livre

    • Porto franco. Politici, manager e spioni nella repubblica della ’ndrangheta

      È vero, della ’ndrangheta ormai si parla abbastanza. Si sa, ci sono i collusi, i corrotti, la zona grigia. Insomma, le solite storie, si dirà. No! Perché bisogna capire cosa c’è dietro. Lo scenario! Questo libro racconta fatti inediti e incredibili, un Paese assurdo che sembra un marcio Macondo di Garcìa Màrquez. C’è il latitante in Venezuela che tratta voti e petrolio con Dell’Utri, e poi compra azioni con una broker in Vaticano che si incontra col cappellano spirituale di papa Wojtyla. C’è la Onlus di un prete nigeriano che smercia medicinali per conto dei boss. Ci sono i cinesi che contrabbandano scarpe e vestiti, amici dei Templari - non i cavalieri del Santo Sepolcro, ma i massoni - che a loro volta riciclano milioni della ’ndrangheta tramite fondazioni «umaniste». C’è il faccendiere che chiede al ministro di intercedere per il boss al 41 bis, e il ministro, a sua volta inquisito, che chiede una mano al faccendiere. C’è lo stimato commercialista uomo dei Servizi che si vende al boss per pura ammirazione, perché quello sì è «un vero uomo». C’è il giudice erotomane che si vende per qualche escort e un po’ di affari... Tutte storie che in un modo o nell’altro attraversano la Piana di Gioia Tauro e il suo porto, crocevia di mezzo secolo di storia repubblicana, da Andreotti a Berlusconi, di intrecci fra massoneria, Servizi deviati, manager corrotti. Mezzo secolo di storia dei #Piromalli, la famiglia che - tra omicidi e tragedie - ha trasformato la vecchia ’ndrangheta in un potere parallelo.

      https://www.libreriauniversitaria.it/porto-franco-politici-manager-spioni/libro/9788866205340

    • In fondo al mar

      In fondo al mar(under the sea) is a data-driven journalism project mapping out shipping accidents suspected of being involved in illegal waste dumping activities, that have been first revealed by judiciary and parliamentary inquiries.

      The original project data stems from a research conducted at the archive of the Lloyd’s Register of Shipping in London and it has been cross-referenced with information obtained from newspaper article, investigations of environmental organizations and specialist sites sites.

      Maps, timelines and other forms of info-visualization are meant to allow users to navigate this complex dataset and see for themselves some of the anomalies that emerge from the data. But the goal is also to lay the foundations for future research on this case in order to ascertain what has happened and the possible health risks.


      https://infondoalmar.fatcow.com

      #cartographie #visualisation #dataset #données

      ping @reka @fil