• Pas de reconstruction de la #Syrie avec #Assad au pouvoir, assure Johnson
    https://fr.news.yahoo.com/pas-reconstruction-la-syrie-avec-assad-au-pouvoir-052326247.html

    NEW YORK (Reuters) - Les #Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et d’autres pays réclamant le départ du président syrien Bachar al Assad ne soutiendront pas la reconstruction de la Syrie s’il n’y a pas de transition politique à Damas, a prévenu lundi le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson.

    Le groupe des « #amis_de_la_Syrie », qui rassemble des pays occidentaux et arabes, s’est réuni lundi à New York en marge de l’Assemblée générale de l’#Onu alors que le conflit syrien concentre moins l’attention cette année que la crise nord-coréenne et l’avenir de l’accord sur le nucléaire iranien.

    « Nous pensons que la seule façon d’aller de l’avant est d’entamer un processus politique et de dire clairement aux Iraniens, aux Russes et au régime Assad que nous ne soutiendrons pas la reconstruction de la Syrie tant qu’il n’y aura pas un tel processus politique et cela signifie, comme le stipule la résolution 2254 (de l’Onu), une transition et le départ d’Assad », a insisté Boris Johnson.

    Les « amis de la Syrie » réclament une relance du processus de Genève sous l’égide des #Nations_unies, qui a été marginalisé par les négociations menées à Astana par la Russie, l’Iran et la Turquie depuis la chute d’Alep.

  • Malgré les faits les intox, mais en l’occurrence on devrait plutôt parler de mensonges, d’hypocrisie coupable, de complicité, ont la vie dure.

    Bombardement chimique en Syrie : les intox à l’épreuve des faits
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/04/12/bombardement-chimique-de-khan-cheikhoun-en-syrie-les-intox-a-l-epreuve-des-f

    Ce que l’on sait de l’attaque de Khan Cheikhoun du 4 avril, au-delà des manipulations diffusées notamment par le gouvernement russe et le régime syrien.

    #syrie #assad #russie #sarin #gaz_chimiques #khan_cheikhoun

  • Alex Shams (FB):

    Trump banned Syrian refugees from coming to the US but now he claims to be bombing Syria to help the Syrian people.

    Syrian refugees: “Somebody should help those poor souls.”

    https://twitter.com/ianbremmer/status/850440782712537089

    Sams Sacks (Twitter):

    Guest after guest is gushing. From MSNBC to CNN, Trump is receiving his best night of press so far. And all he had to do was start a war.

    https://twitter.com/SamSacks/status/850166028738973696

    Glenn Greenwald:

    Given everything that has been claimed about Trump by his critics, how can any of them justify cheering for a bombing campaign led by him? Do they experience no cognitive dissonance at all in having spent months depicting Trump as a lying, deceitful fascist, only to now turn around and trust him to bomb other countries with care, humanitarianism and efficacy?

    https://theintercept.com/2017/04/07/the-spoils-of-war-trump-lavished-with-media-and-bipartisan-praise-for-

    #Syrie #Assad #Trump #US #USA #bombardement #bombing #bombs #bombes #armée #guerre #war

  • Les Etats-Unis bombardent une base aérienne syrienne
    https://www.mediapart.fr/journal/international/070417/les-etats-unis-bombardent-une-base-aerienne-syrienne

    Le navire de l’US Navy USS Ross (DDG 71) tire un missile sur une base aérienne syrienne, le 6 avril. © Reuters Donald #trump a décidé, dans la nuit de jeudi à vendredi, de lancer une opération militaire en #Syrie. 59 missiles tirés depuis deux navires ont détruit une base aérienne syrienne, réponse à l’attaque chimique du 4 avril attribuée au régime de Damas. Vladimir Poutine dénonce « l’agression contre un pays souverain ».

    #International #Assad

  • #trump, Union européenne, #ONU : #Assad s’en moque
    https://www.mediapart.fr/journal/international/060417/trump-union-europeenne-onu-assad-s-en-moque

    L’attaque chimique sur #Khan_Cheikhoun a fait au moins 87 morts. Donald Trump roule des gros yeux, son ambassadrice à l’ONU menace d’actions unilatérales, l’Europe veut agir. Mais la désorganisation américaine, l’impuissance onusienne et européenne permettent à Assad d’annoncer qu’il ira « jusqu’au bout ».

    #International #armes_chimiques #attaque_chimique #conseil_de_sécurité #Idlib #Syrie

  • #trump, #ONU, UE : #Assad s’en moque
    https://www.mediapart.fr/journal/international/060417/trump-onu-ue-assad-s-en-moque

    L’attaque chimique sur #Khan_Cheikhoun a fait au moins 87 morts. Donald Trump roule des gros yeux, son ambassadrice à l’ONU menace d’actions unilatérales, l’Europe veut agir. Mais la désorganisation américaine, l’impuissance onusienne et européenne permettent à Assad d’annoncer qu’il ira « jusqu’au bout ».

    #International #armes_chimiques #attaque_chimique #conseil_de_sécurité #Idlib #Syrie

  • #trump, #ONU, UE : #Assad s’en moque
    https://www.mediapart.fr/journal/international/060417/trump-onu-ue-assad-sen-moque

    L’attaque chimique sur #Khan_Cheikhoun a fait au moins 87 morts. Donald Trump roule des gros yeux, son ambassadrice à l’ONU menace d’actions unilatérales, l’Europe veut agir. Mais la désorganisation américaine, l’impuissance onusienne et européenne permettent à Assad d’annoncer qu’il ira « jusqu’au bout ».

    #International #armes_chimiques #attaque_chimique #conseil_de_sécurité #Idlib #Syrie

  • Assad’s Control Erodes as Warlords Gain Upper Hand

    Bashar Assad’s power over the areas of Syria under government control is slipping. Armed militias are growing stronger and the country’s president can do nothing to stop them.


    http://www.spiegel.de/international/world/assad-power-slips-in-syria-as-warlords-grow-more-powerful-a-1137475.html
    #seigneurs_de_la_guerre #Syrie #Assad #milices #guerre #conflit

  • L’armée syrienne est à bout de souffle et ne tient que par ses soutiens étrangers | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/126569/armee-syrienne-soutiens-etrangers

    Sur le terrain, soldats iraniens et russes, miliciens chiites irakiens, libanais et afghans ont presque remplacé l’armée syrienne.

    Le régime syrien a atteint un niveau de « délabrement » sans précédent : c’est le constat dressé par le chercheur Tobias Schneider dans une analyse publiée au mois d’août. La plupart de ses soldats sont devenus des seigneurs de guerre vivant du racket et des trafics, ses unités d’élite sont décimées, sa capacité à mener des frappes aériennes est limitée. Les grandes offensives contre les rebelles syriens sont donc effectuées par les forces iraniennes, les milices étrangères chiites et l’armée russe. Soutenu à bout de bras par des alliés qui prennent leurs décisions entre eux, le régime Assad joue encore un rôle de symbole, mais il n’a plus les moyens d’être le « rempart contre le terrorisme » que voient en lui certains de ses soutiens.

    « Depuis le début du conflit, toutes les unités de l’armée syrienne n’ont pas été engagées. Les unités sunnites ont été maintenues dans les casernes. Seules les unités d’élite ont été engagées, massivement, dès le début. Elles ont subi des pertes considérables entre 2011 et 2013. Le régime est donc en crise d’effectifs dès 2013, ce qui explique l’arrivée du Hezbollah, des milices chiites irakiennes, puis l’engagement accru de l’Iran, puis les Afghans, les Pakistanais et enfin l’intervention russe. L’aviation est entretenue par les Russes avec l’aide de l’Iran, et peut-être des pilotes étrangers. Le problème du régime, c’est qu’il n’a quasiment plus d’infanterie : toute l’infanterie est étrangère. Sans ce soutien étranger, il serait peut-être tombé dès 2013, et en tout cas son avenir aurait été beaucoup plus incertain » explique Stéphane Mantoux, agrégé d’histoire et observateur du conflit syrien sur son site Historicoblog.

    #Syrie #Assad

  • Exclusive: Assad linked to Syrian chemical attacks for first time | Reuters
    http://mobile.reuters.com/article/idUSKBN14X1XY
    http://s4.reutersmedia.net/resources/r/?m=02&d=20170113&t=2&i=1168646206&w=&fh=545px&fw=&ll=&pl=&sq=&r=LYN

    International investigators have said for the first time that they suspect President Bashar al-Assad and his brother are responsible for the use of chemical weapons in the Syrian conflict, according to a document seen by Reuters.

    A joint inquiry for the United Nations and global watchdog the Organisation for the Prohibition of Chemical Weapons (OPCW) had previously identified only military units and did not name any commanders or officials.

    Now a list has been produced of individuals whom the investigators have linked to a series of chlorine bomb attacks in 2014-15 - including Assad, his younger brother Maher and other high-ranking figures - indicating the decision to use toxic weapons came from the very top, according to a source familiar with the inquiry.

    The Assads could not be reached for comment but a Syrian government official said accusations that government forces had used chemical weapons had “no basis in truth”. The government has repeatedly denied using such weapons during the civil war, which is almost six years old, saying all the attacks highlighted by the inquiry were the work of rebels or the Islamic State militant group.

    The list, which has been seen by Reuters but has not been made public, was based on a combination of evidence compiled by the U.N.-OPCW team in Syria and information from Western and regional intelligence agencies, according to the source, who declined to be identified due to the sensitivity of the issue.

    #Assad #Syrie #Armes_chimques #UN #OPCW

  • Il faudrait peut-être que Fillon prenne langue auprès des spécialistes de la région et des services concernés s’il ne veut pas perpétuer les errements et improvisations de l’époque des affairistes Sarkozistes

    L’insoutenable légèreté de Fillon face à Assad | Un si Proche Orient
    http://filiu.blog.lemonde.fr/2017/01/12/linsoutenable-legerete-de-fillon-face-a-assad

    Deux jours de polémiques franco-françaises plus tard, le candidat des Républicains affirme enfin que Bachar al-Assad est un « dictateur au passé sanglant, un manipulateur ». « Passé », vous avez bien lu « passé », pas un mot pour qualifier le présent de la tyrannie. Et, à force de tendre la main à un despote, on risque en effet de se faire « manipuler ». J’avais dès janvier 2015 brocardé « Tintin Fillon au pays de l’or noir ». On avait alors pu juger le trait un peu forcé. Il est au contraire possible qu’il ait été indulgent, au vu des errements récents de l’ancien Premier ministre.

    #Fillon #Assad #Syrie

  • Présidentielle : #Assad embarrasse #Fillon - #Dessin de #Mutio | Urtikan.net

    Dans une interview à plusieurs médias français, le président syrien a salué la position de François Fillon sur la Syrie et assuré qu’il s’il « met en application ce qu’il dit ce sera très bien ».

    http://www.urtikan.net/dessin-du-jour/presidentielle-assad-embarrasse-fillon


    http://www.leparisien.fr/politique/assad-embarrasse-fillon-10-01-2017-6546939.php

    • C’est pratique, Twitter, ça évite de pas trop se compliquer : ici il manque l’épisode de l’attentat contre le siège du Baas. Après avoir zigouillé les deux auteurs du meurtre de Louis Delamare, les français ont encore organisé un attentat dans Damas qui a tué 175 (cent soixante quinze) personnes, comme l’ont relaté Chesnot et Malbrunot :
      https://seenthis.net/messages/312739

  • David Thomson : « L’Europe est condamnée à subir le contre-choc des erreurs qui ont été faites » France | Par Charlotte Pudlowski
    20.12.2016 - 13 h 46

    Au sein des services de renseignement les gens ont la mémoire un peu plus longue et personne n’a oublié qu’en 2003 les premiers djihadistes français (dont le fameux Boubakar el Hakim qui vient d’être droné par les Etats-Unis et qui était le français le plus important de l’EI), quand ils allaient combattre aux côté des volontaires qui rejoignaient les troupes de Saddam Hussein pour combattre les Américains, ils passaient par la Syrie avec la bénédiction du régime #Assad.

    Le régime Assad a toujours instrumentalisé les djihadistes en sa faveur et aujourd’hui, il doit sa survie à la présence de l’Etat islamique. Donc en aucune manière ce régime ne peut être considéré comme la solution face au #djihadisme. Si on regarde les 15 dernières années c’est impossible factuellement de le penser. Le régime Bachar c’est l’une des causes de notre problème actuel.

    #Thomson #terrorisme #djihad #médias #islam #islam_politique #Syrie #Irak #Tunisie #printemps_arabe #révolutions_arabes #EI #IS #Etat_Islamique

    http://m.slate.fr/story/131831/erreurs-medias-djihadisme

  • FORSAKING THE SYRIAN REVOLUTION : AN ANTI-IMPERIALIST HANDBOOK
    Fadi A. Bardawil

    The Left had no qualms cheering the revolutions when they were targeting US supported regimes such as Tunisia, Egypt and Bahrain. When it got to Syria though, the support vanished. It was replaced by a blindness to the plight of Syrians and a deafness to their suffering. Syria signaled, a second divorce, analogous to Césaire’s earlier one between Metropolitan Leftist politics and the struggle for emancipation in the peripheries. This time around it is not the divorce of anti-colonial struggles from their subordination to the centrality of class struggle. It is the divorce of struggles against the postcolonial Authoritarian Arab State from their subordination to Metropolitan geo-political considerations.

    #Syrie #gauche #anti-colonialisme #Césaire #révolution #Assad

    http://aljumhuriya.net/en/syrian-revolution/forsaking-the-syrian-revolution-a-metropolitan-anti-imperialist-handboo

  • _Aux admirateurs de gauche de la Syrie d’Assad / Farouk Mardam Bey
    Invité du dernier MediapartLive, consacré à la #Syrie, je prolonge ici mon coup de colère contre ces hommes et ces femmes qui se disent de #gauche, donc solidaires en principe des luttes pour la justice partout dans le monde, et qui se déclarent favorables au régime des #Assad, père et fils, principal responsable du désastre syrien.

    Faut-il encore, après tout cela, rappeler les crimes contre l’humanité commis par Hafez al-Assad, en toute impunité, durant ses trente ans de règne sans partage ? Deux noms de lieu les résument : #Hama où plus de 20.000 personnes, peut-être 30.000, ont été massacrées en 1982, et la prison de #Palmyre, véritable camp d’extermination où les geôliers se vantaient de réduire leurs suppliciés en insectes. C’est de cette même impunité que certains, hélas de gauche, voudraient faire bénéficier Bachar al-Assad, le principal responsable du désastre, de ces plus de dix millions de déplacés, ces centaines de milliers de morts, ces dizaines de milliers de prisonniers, de la torture et des exécutions sommaires dans les prisons, de l’interminable martyre de la Syrie.

    https://blogs.mediapart.fr/farouk-mardam-bey/blog/191216/aux-admirateurs-de-gauche-de-la-syrie-dassad

    • Je n’ai pas la prétention de savoir qui a « construit » ISIS. Je sais juste que ISIS utilise du matériel irakien chipé à l’armée irakienne, que les soldats d’ISIS à l’origine sont essentiellement des irakiens sunnites issus de feu l’état irakien...
      Qu’à un moment, la Syrie puisse avoir décidé d’assister l’un ou l’autre des rebelles irakiens pour compliquer la vie aux américains, c’est tout à fait possible. Mais je trouve amusant que la littérature au sujet de « Assad créant avec ses petites mains la créature ISIS » ait autant de possibilité d’être publiée, quand les informations au sujet des milliards américains et saoudiens (et autres) ont tant de mal à être le sujet d’une enquête de la presse qui compte (la vraie, celle qui ne traite jamais les « fake news »).

    • Oui, il est certainement abusif de tout mettre sur le dos d’Assad - de nombreux autres facteurs ont été à l’œuvre. Cependant, le traitement particulier en détention des opposants extrémistes religieux au début du soulèvement populaire me semble être un élément intéressant.

    • Assad allant voir les gens que ses militaires avaient torturés en leur disant : allez fonder ISIS et taillez nous ensuite des croupières sur notre territoire... C’est de plus tellement simultané avec les troubles sur le territoire syrien, troubles qui venaient clôturer 10 ans de pressions continues des occidentaux suite à la mort d’Hariri... Le billard à 25 bandes est donc la spécialité de Assad, et comme c’est un méchant, il a pas su prévoir que sa création allait se retourner contre lui. D’un côté, il est machiavélique et capable de prévoir que ISIS en Irak va lui permettre de résoudre ses soucis à domicile, mais de l’autre, il est incapable de prévoir que ISIS va lui créer un nouveau front.

      En fait, c’est juste délirant. Mais c’est l’Orient compliqué...

    • On peut traiter Al-Asad de tous les maux de la terre sauf celui d’avoir contribué à la création d’ISIS. Moi qui ne savais pas ce qu’est un article désinformant me voilà fonfronté justement à un article plus que désinformant.

    • @BigGrizzly : perso, je ne suis pas certain de ces deux affirmations ( Je sais juste que ISIS utilise du matériel irakien chipé à l’armée irakienne, que les soldats d’ISIS à l’origine sont essentiellement des irakiens sunnites issus de feu l’état irakien..). 1) Ok, du matos a été récupéré, mais de là à faire la guerre avec pendant 5 ans il y a juste un problème (de formation à ces équipements, de maintenance, de munitions, etc.) 2) des Irakiens sunnites : à supposer qu’il soit utile de rappeler l’origine confessionnelle (ce que je ne pense pas), le plus important resterait de comprendre les motivations des combattants : la part des étrangers est-elle aussi importante en Irak qu’en Syrie ? Si non, ce qui semble être le cas, pourquoi ? Combattent-ils parce qu’ils sont sunnites ? Ou « Irakiens » (et contre le système de fait pro-chiite mis en place par les USA ? Pauvres et sans autre solution économique ? Membres d’une tribu engagée dans les tractations locales ?...

    • @gonzo : je souscris à tout ce que tu dis (origine sunnite, etc), je suis informé par les mêmes sources que tu partages largement et avide de lectures de ce type.
      Je ne faisais « que » réfléchir à voix haute à l’hypothèse : « Assad est le primo-créateur et le chef caché de ISIS ».
      ISIS me semble une création irakienne... avant d’être syrienne. Après, tout le reste... d’où ils sortent, pourquoi, comment... c’est une autre histoire... de l’Histoire, un de ces jours, quand on connaîtra les vainqueurs ( :-) ).

  • Le Hezbollah, une force contre-révolutionnaire
    http://www.contretemps.eu/interventions/hezbollah-force-contre-r%C3%A9volutionnaire
    http://www.contretemps.eu/sites/default/files/images/liban-manifs.large.jpeg

    Le Hezbollah a été et reste l’objet de débats vigoureux parmi les chercheurs et entre les différents courants de « gauche » au Moyen Orient et à travers le monde. Certains considèrent encore et toujours le mouvement fondamentaliste islamique libanais comme « anti-impérialiste », estimant qu’il représente une variante arabe de la « théologie de la libération » (qui s’est développée en Amérique latine), en visant une plus grande justice sociale et une réaffirmation de l’identité nationale libanaise face à « l’invasion des valeurs étrangères ».

    Cette vision, soutenue principalement au Moyen Orient par les mouvements de la gauche traditionnelle issues du stalinisme, et certains issus de courants maoistes ou du nationalisme arabe, a été de plus en plus remis en question au fil des années, et surtout après le début des soulèvements populaires dans la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord (MOAN). Cet article de Joseph Daher vise à montrer que le Hezbollah est devenu une force contre-révolutionnaire en raison de son opposition à tout changement radical et progressiste au Liban mais aussi au-delà, en particulier en Syrie, en participant à la répression du mouvement populaire syrien aux côtés du régime d’Assad.

    #Hezbollah #moyen-orient #Liban #contre-révolution #Syrie #Assad

    • Je ne trouve pas ça très bon (mais je suppose que ce n’est pas très surprenant)…

      (1) L’auteur (Joseph Daher) tient un blog sur la Syrie :
      https://syriafreedomforever.wordpress.com
      que je n’ai jamais trouvé bien intéressant. Notamment depuis un article de légitimation de l’« opposition armée » en Syrie que j’avais trouvé particulièrement naïf à l’époque (septembre 2012) :
      https://syriafreedomforever.wordpress.com/2012/09/19/nature-role-et-place-de-la-resistance-armee-en-syrie
      Pour rappel, deux mois plus tôt, on avait déjà des choses très claires telles que ceci :
      https://seenthis.net/sites/141310

      Mais l’idée principale ici est que l’auteur se positionne comme un révolutionnaire syrien et part donc de la dénonciation du rôle du Hezbollah dans la répression en Syrie. Le fait qu’il extrapole cette position à une analyse politique du rôle du Hezbollah au Liban le fait, à mon avis, largement passer à côté du sujet. Le titre condense cette difficulté : considérant que le Hezbollah est une force « contre-révolutionnaire » en Syrie de par son rôle en faveur du régime dans la crise syrienne, l’auteur extrapole à « force contre-révolutionnaire » tout court, c’est-à-dire politiquement, socialement et économiquement au Liban. C’est une généralisation qui existe à gauche depuis l’implication du Hezbollah en Syrie (par exemple Fawwaz Traboulsi), et pourquoi pas, mais ça me semble important de le préciser ici, parce que ça amène une certaine forme de « démonstration ».

      (2) Je l’ai déjà écrit dans un article de 2006 :
      http://tokborni.blogspot.fr/2006/12/des-ides-trop-simples-pour-les.html
      Personnellement je n’ai jamais rencontré de gauchiste libanais (mais je ne connais pas tous les gauchistes libanais…) qui soutienne que le Hezbollah serait réellement un force progressiste. Même le PCL (qui, je suppose, rentre dans la catégorie de ce que l’introduction de l’article qualifie d’« issue du stalinisme »), cité en 2006, abordait explicitement la question et son rapport critique. Et je pense que depuis 2006, sa position est encore plus « distanciée » quand à ses espoirs que le Hezbollah soit une force de progrès social. (Mais il ne faut pas non plus nier certains aspects caractéristiques de développement social et de sérieux dans la reconstruction, ni les réduire à de pures considérations sectaires.)

      L’introduction de l’article prétend d’ailleurs qu’il y aurait des mouvements de gauche qui admireraient dans le Hezbollah « une réaffirmation de l’identité nationale libanaise face à “l’invasion des valeurs étrangères”. » Je serais vraiment curieux de savoir qui sont ces mouvements progressistes au Liban qui attendraient réellement que le Hezbollah (islamiste et réactionnaire) s’occupe de la question des « valeurs » dans la société…

      (3) Il y a une malhonnêteté logique dans l’article : il est reproché au Hezbollah de ne pas être ce qu’il n’est pas (un parti socialement progressiste), en occultant ce qu’il est avant tout (la principale composante de la Résistance libanaise à Israël). Si on prend les soutiens de gauche au Hezbollah, l’adhésion vient très clairement de son rôle de résistance ; pas de son côté force de progrès social (ce qui relèverait d’une naïveté sidérante).

      (4) Le premier développement (Le Hezbollah, une base sociale en mutation) n’est pas intéressant, mais surtout très tordu du point de vue logique. En gros, prétendre que le Hezbollah s’embourgeoise parce qu’il est remporte des élections professionnelles chez les pharmaciens. Mais si l’on accepte que le motif de soutien au Hezbollah est d’être la Résistance, et non son (très hypothétique) positionnement anti-capitaliste, ça n’a rien de surprenant. Ce n’est pas un parti de lutte des classes (c’est un parti islamiste, come on…), c’est un parti dont l’identité et la communication sont toutes entières basées sur la résistance, notion qui traverse toutes les classes sociales.

      Cette dénonciation de l’embourgeoisement serait plus pertinente s’il parvenait à expliquer que la popularité du Hezbollah est en baisse dans les classes populaires (ce qui constitue plutôt le fond de commerce d’un Lokman Slim), mais évidemment ce n’est pas le cas.

      Sauf à tordre carrément les citations pour faire leur faire dire n’importe quoi :

      Ces caractéristiques de l’évolution de la représentation politique et de la base sociale du Hezbollah indiquent que même si l’organisation continue d’attirer le soutien de personnes issues de toutes les couches de la société, ses priorités sont de plus en plus orientés vers les plus hautes strates de celle-ci. Le député Ali Fayyad a reconnu cette tendance en 2010, quand il a fait remarquer que « le Hezbollah n’est plus un petit parti, c’est une société entière. Il est le parti des pauvres, oui, mais en même temps il y a beaucoup d’hommes d’affaires en son sein, nous avons beaucoup de gens riches, certains issus de l’élite »

      Je ne vois pas en quoi la déclaration « reconnaît » le changement de « priorités vers les plus hautes strates ».

      (5) Autre difficultés de cette partie :

      1. occulter le fait que la lutte contre le Hezbollah se fait, de manière tout à fait ouverte, avec la volonté de punir économiquement les populations suspectées de le soutenir (et ceci de manière tout à fait confessionnelle : les chiites et les chrétiens) ; parler de l’embourgeoisement des soutiens au parti dans ces conditions relève à mon avis de la rigolade…

      2. ne pas évoquer les sanctions économiques contre les soutiens au Hezbollah, la traque internationale contre ses financements, et les règles draconiennes imposées aux banques libanaises ; ce qui pose deux difficultés logiques : (a) mettre au même niveau l’embourgeoisement du 14 Mars et du Hezbollah, dans ces conditions, relève à nouveau de la rigolade ; prétendre que la « fraction chiite de la bourgeoise » soutiendrait désormais le parti parce qu’elle y trouverait un intérêt financier direct est du plus haut comique ; (b) évoquer les « affaire des corruption » quand, de fait, toute forme de financement de la Résistance libanaise est considérée comme criminelle, bon…

      (6) La partie « L’État confessionel et bourgeois » est un peu plus pertinent, mais pas transcendant non plus. Le Hezbollah est fondamentalement un parti islamiste chiite, je ne vois pas qui – surtout à gauche – irait croire qu’il ne serait pas confessionnel.

      Une fois qu’on a écrit ceci :

      À la lumière de ces développements, il est évident que le Hezbollah ne constitue pas et d’aucune manière, cela depuis un certain temps désormais, un défi pour le système confessionel et bourgeois libanais. »

      je ne vois pas ce qu’il y aurait à ajouter (en dehors du fait que la tournure « à la lumière de ces développements » est d’une remarquable naïveté : parce qu’« avant », ce n’était pas déjà clairement le cas (en réalité, beaucoup pensent, ou espèrent, qu’avec Nasrallah et certaines déclarations suite à la guerre de 2006, toute une partie de la rhétorique du Hezbollah a progressé dans le sens de l’acceptation des orientations politiques de ses alliés).

      Je ne sais pas ce qu’un lecteur pourra comprendre de la citation de Mehdi Amel sur les « couches non hégémoniques » cherchant à occuper des « positions hégémoniques ». Le lecteur pourra avantageusement se référer à la source de cette citation :
      http://revueperiode.net/de-lantifascisme-au-socialisme-strategie-revolutionnaire-dans-la-guerr
      Ce que je suppose (parce que vraiment j’ai rarement vu une utilisation aussi obscure d’une citation totalement jargoneuse), c’est que le Hezbollah reste un parti visant à « rééquilibrer » le confessionnalisme libanais, et non à le supprimer. Si c’est ça, je suis d’accord, mais il me semble assez évident qu’un parti confessionnel est, dans la lutte contre le confessionnalisme politique, bien plus du côté du problème que du côté de la solution.

      Cependant, en reprochant au Hezbollah de ne pas avoir soutenu certains mouvements (« You Stink » en 2015, les mouvements syndicaux précédemment, les difficultés de Charbel Nahas au gouvernement, etc.), je pense qu’il entre à nouveau dans des difficultés. Certes je ne doutes pas que le Hezbollah soit une force socialement et économiquement peu progressiste, mais on ne doit pas non plus occulter que :

      1. le Hezbollah étant « en politique » avec pour souci premier d’être une force politique qui « protège les armes de la Résistance », il devrait être assez évident qu’il aura énormément de mal à soutenir des mouvements qui ne mettent pas clairement en avant leur soutien ouvert à la Résistance (et sinon, oui, par ailleurs je pense qu’il a parfois une tendance paranoïaque dans son approche des mouvements qu’il ne contrôle pas directement) ;

      2. le Hezbollah étant un parti religieux, conservateur, et pas tellement progressiste sur la plupart des questions de gauche (et c’est évident dès ses origines), non seulement il me semble très naïf de lui reprocher ce qu’il n’est pas, mais surtout je trouve très dangereux d’exiger de lui, notamment pour les mouvements de gauche, qu’il s’implique plus en politique et qu’il se mêle de valeurs et d’économie. Les gens de gauche que je fréquente au Liban, pour la plupart, se réjouissent de l’existence d’une telle Résistance, mais pour le reste préfèrent que le Hezbollah ne se mêle pas trop de politique, en dehors de soutenir ses alliés qui protègent le rôle de la Résistance.

      (7) Toute la partie « Idéologie » me semble peu intéressante, en ce qu’elle prétend expliquer des évidences absolues pour les mouvements de gauche libanaise.

      Ainsi :

      La lutte contre la détérioration des conditions d’existence du peuple libanais a toujours été subordonnée à la reconnaissance de la légitimité de la structure armée du Hezbollah, et c’est la raison pour laquelle le Hezbollah a appelé Saad Hariri – à plusieurs reprises – à rechercher des collaborations conjointes et une participation à un gouvernement fondé sur les accords que le parti avait conclus avec son père, Rafiq Hariri. Cela était compris de la manière suivante : le Hezbollah s’occupe de la « résistance » à Israël et Hariri prend en charge les politiques économiques et sociales du pays, chacun n’interférant pas dans les affaires de l’autre27.

      mais à nouveau, le fait que le Hezbollah est une Résistance armée et que sa participation politique au Liban devrait uniquement se préoccuper de protéger l’existence de cette résistance (dans un pays où des milliards de dollars sont injectés pour détruire militaire, économique et politiquement, cette résistance), ne devrait pas chagriner des gens de gauche (qui, eux, devraient se charger du progrès social). Vouloir à tout prix que des islamistes notoirement conservateurs soient le fer de la lance du progrès social au Liban me semble une idée totalement farfelue.

      (8) La partie du texte sur le rapport du Hezbollah aux processus révolutionnaires n’est pas transcendant, surtout qu’il s’agit d’arriver à ceci :

      La prétention du Hezbollah à exprimer sa solidarité avec les opprimés du monde entier est en grande partie basée sur les intérêts politiques propres du Hezbollah, qui sont eux-mêmes étroitement liés à ceux de l’Iran et du régime d’Assad en Syrie. Voilà pourquoi la confrontation militaire entre le Hezbollah et Israël, qui a été au cœur de son identité, a été subordonné aux intérêts politiques du parti et de ses alliés régionaux. L’armement du Hezbollah a été de plus en plus orienté vers des objectifs autres que la lutte militaire contre Israël, selon les contextes et les périodes, y compris des attaques militaires contre d’autres partis politiques à l’intérieur du Liban ou la prévention de tout acteur de résistance autre que le Hezbollah au Sud-Liban.

      La défense de l’ « axe de la résistance » et de l’appareil armé du parti a été utilisée par le Hezbollah comme un outil de propagande pour justifier la politique et les actions du parti, le dernier exemple étant son intervention militaire en Syrie sous le prétexte de défendre la « résistance » contre le « projet américano-israélien-Takfiri ».

      Tout cela est, dans la littérature pro-rebelles en Syrie, d’une banalité absolue. (Le phrase « des attaques militaires contre d’autres partis politiques à l’intérieur du Liban ou la prévention de tout acteur de résistance autre que le Hezbollah au Sud-Liban » est tellement orientée et fausse que c’en est un peu effrayant.)

      Ramené au Liban (sujet central de l’article), un aspect de cette rhétorique revient à reprocher au Hezbollah ne pas être en guerre ouverte contre Israël depuis 2006. Une position que je trouve bien dangereuse…

      (9) Grosso modo, le Hezbollah n’est pas « anti-impérialiste » et pas tellement la « résistance », tout ça c’est un alibi. C’est juste qu’Israël, les États-Unis, les pays européens quand ils s’alignent sur la droite israélienne, les pétromonarchies du Golfe… dépensent des milliards de dollars, de manière continue, pour tenter de le faire disparaître. (L’occulation des impératifs stratégiques et géopolitiques dans la région est une constante de ce genre de littérature.)

      (10) Une importante occultation dans ce texte (là encore très classique), est de reprocher les slogans et les comportements sectaires du Hezbollah, sans évoquer une situation géopolitique dans laquelle l’excitation sectaire anti-chiite est une des armes centrales et permanentes déchaînées par les médias du Golfe, les prédicateurs salafistes, le 14 Mars libanais, les propagandistes de la rébellitude syrienne, etc.

      Alors certes le sectarisme c’est mal, mais ne pas replacer l’évolution du discours du Hezbollah, depuis 2011, dans un environnement d’agitation sectaire généralisée, et qu’il perçoit comme spécifiquement dirigée contre la Résistance, c’est passer à côté d’une partie du problème.

      Autre aspect : n’extraire que les détails sectaires, et détournés de leur sens (par exemple l’explication, par Nasrallah, de l’intervention pour protéger le sanctuaire de Zaynab, en occultant le fait qu’il l’avait justifiée pour éviter une réaction sectaire incontrôlable des chiites), en occultant les efforts permanents de Nasrallah, dans ses discours, pour éviter les dérives sectaires dans sa propre base.

      (Et pour mémoire, l’auteur de l’article, plusieurs semaines après la bataille d’Alep en 2012, fantasmait encore sur la nature résolument révolutionnaire et démocratique des groupes armés en Syrie. Ce qui fait qu’on est là encore dans une logique très classique, à la Burgat/Caillet.)

      (11) Du charme des considérations théoriques : la Palestine aux calendes grecques :

      La libération de la Palestine et de ses classes populaires est liée de manière étoite à la libération et à l’émancipation des classes populaires dans la région, contre leurs classes dirigeantes et les divers forces impérialistes et sous-impérialistes agissant dans le cadre régional.

      L’auteur est d’ailleurs assez friand du verbiage ultra-daté sur le thème de « la route de Jérusalem passe par… ». En 2014 :
      https://syriafreedomforever.wordpress.com/2014/11/21/voix-de-yarmouk-syrie-et-palestine-une-lutte-commune-

      La libération de Jérusalem commence par la libération de Damas, je le dis en tant que Palestinien qui a grandi en Syrie et à moitié syrien par ma mère.

      ou, encore mieux, en 2013 :
      https://syriafreedomforever.wordpress.com/2013/11/22/le-peuple-syrien-ne-se-soumettra-pas-ni-face-au-regim

      Cela n’empêche pas de soutenir la résistance du peuple palestinien, mais son destin est lié à ceux des peuples la région. La route de la libération de Jérusalem passe par Damas, Beyrouth, Amman, le Caire, Tunis…

      (12) Et pour finir : y a qu’à, faut qu’on… (ou : je viens de me merder ma belle révolution en Syrie, je vais t’expliquer comment la réussir au Liban).

      En termes plus positifs, il faut chercher à construire un grand mouvement liant les questions démocratiques et sociales, s’opposant à toutes les forces impérialistes et sous-impérialistes, tout en favorisant des politiques progressises, une transformation sociale par en bas par la construction de mouvements dans lesquels les individus sont les véritables acteurs de leur émancipation.

  • L’histoire et les éléments à charge après étude de milliers de documents extraits de Syrie et actuellement aux mains de Chris Engels et de la Commission for International Justice and Accountability prouvant l’implication de Assad et son régime dans la torture et le meurtre de milliers d’opposants et citoyens Syriens

    The Assad Files - The New Yorker
    http://www.newyorker.com/magazine/2016/04/18/bashar-al-assads-war-crimes-exposed

    The Assad Files
    Capturing the top-secret documents that tie the Syrian regime to mass torture and killings.

    #Assad #Syrie
    #Tortures
    #Engels

  • ’No victors, no vanquished’ : UN sees Assad staying, post-conflict
    http://www.alaraby.co.uk/english/news/2016/4/25/no-victors-no-vanquished-un-sees-assad-staying-post-conflict
    https://www.alaraby.co.uk/english/file/getimagecustom/b72fbb5c-e11e-4dca-bf67-c4afb4a71156/600/338

    President Bashar al-Assad should remain in power in the immediate aftermath of Syria’s war, as the Damascus government, opposition and civic society groups form a transitional authority, according to the UN envoy’s peace plan, The New Arab can exclusively reveal.

    Assad would, however, be stripped of authority over the military and security apparatus as the first step in a multi-stage transition designed to draw a line under the war that has killed at least 400,000 people in the past five years.

    The proposal is mentioned in a draft communique from Geneva, believed to have been authored by UN envoy Staffan de Mistura as the framework for negotiations. The document has been leaked exclusively to The New Arab and its sister Arabic-language publication.

    #Syrie
    #Assad
    #Transition
    #poker