• Les canicules plus précoces et plus intenses poussent à intensifier la baignade dans le #Grand_Paris

    Dès samedi 4 juillet et jusqu’à la rentrée, il sera possible de se baigner dans le bassin de #la_Villette, à Bercy au niveau du bras Marie, et à quelques centaines de mètres de la tour Eiffel, a annoncé la Mairie de Paris.

    Que les personnes en quête de #fraîcheur mais reparties bredouilles en s’approchant des pontons installés à Paris, ces derniers jours, se rassurent : il sera de nouveau possible de plonger dans la #Seine à partir du samedi 4 juillet, et pendant a minima deux mois. La saison officielle de baignade dans la capitale est lancée. Pendant près de dix ans, celle-ci était cantonnée au #bassin_de_la_Villette, dans le nord de la ville.
    Désormais, et pour la deuxième année, il est aussi possible de plonger dans le fleuve à Bercy, au niveau du #bras_Marie, et à quelques centaines de mètres de la Tour Eiffel. La possibilité de nager dans le #canal_Saint-Martin, sur une zone de 100 mètres, avait été exceptionnellement autorisée, les après-midi et en soirée, depuis le 16 juin, en raison des chaleurs étouffantes qui ont frappé la France et l’Europe. Les autres sites ouvrants, celui-ci doit, dès ce week-end, retrouver son rythme dominical d’avant canicule.
    Il y avait un certain satisfecit sur le visage des trois adjoints au maire (PS) de Paris venus détailler ces modalités à la presse, lundi 29 juin, sur les planches du ponton de Grenelle. Que n’ont-ils pas entendu, ces dernières années, au sujet du projet de rendre à nouveau la Seine baignable un peu plus d’un siècle après son interdiction.

    L’équivalent de dix piscines

    « Les dernières semaines ont prouvé que l’#accès_à_l’eau, et la baignade surtout, y compris en ville, sont nécessaires. Il répond à un #besoin_fondamental de se rafraîchir », a insisté Antoine Guillou, l’adjoint chargé notamment de l’axe Seine et des canaux sous cette nouvelle mandature, après avoir suivi l’#assainissement et la #propreté sous la précédente. « Plus personne ne remet le sujet en question », assure-t-il. « L’ouverture de ces sites extérieurs équivaut à la construction de dix piscines en dur », complète Maxime Sauvage, l’adjoint chargé du sport. Au vu des foules qui ont convergé vers les berges du canal Saint-Martin au plus fort de la vague de #chaleur, des réflexions émergent sur la possibilité d’aller plus loin. Pendant la campagne, Emmanuel Grégoire, désormais maire, a déjà promis d’ouvrir, d’ici à quelques années, une quatrième plage, à #Bastille, dans le #bassin_de_l’Arsenal, ont-ils rappelé.

    Quelques ajustements ont eu lieu par rapport à la première saison, dont la Ville assure qu’elle a attiré près de 100 000 personnes. Le site du bras Marie, aménagé initialement au pied de l’Ile-Saint-Louis, a été déplacé près du pont Louis-Philippe. La localisation d’origine crispait un certain nombre d’usagers économiques du fleuve, notamment les bateaux de promenade. Cent cinquante nageurs en simultané peuvent désormais être accueillis, chaque jour, de 8 heures à 18 heures. Plus à l’ouest, dans le bras Grenelle, la pataugeoire a disparu – trop sujette à la présence de bactéries –, mais la jauge grimpe à 200 personnes (dont 150 nageurs). Le site de Bercy, avec ses deux bassins, reste le plus important : 600 personnes, dont 300 à l’eau. Les plus jeunes sont accueillis partout, à condition qu’ils mesurent plus d’1,20 mètre. Les tout-petits ont leur espace à la Villette.

    Ces trois sites de baignade, comme ceux ouverts dans la #Marne, en amont, et les autres à l’étude ou en chantier sur les deux principaux cours d’eau franciliens, sont un héritage direct des Jeux de Paris 2024. L’ultimatum posé par la tenue d’épreuves dans la Seine a servi de puissant accélérateur à la réalisation de travaux d’#assainissement exigés depuis fort longtemps par la législation européenne, mais maintes fois reportés. Deux #stations_d’épuration ont été modernisées. Des ouvrages pharaoniques ont été réalisés en amont pour stocker les eaux de pluie. La chasse aux mauvais branchements des particuliers - dont les #eaux_usées sont rejetées dans les cours d’eau - se poursuit. Sur les 23 000 identifiés, il en reste près de 11 000 à traiter. En attendant, les campagnes de mesures de la #qualité ont repris. En juin, sur la vingtaine de journées étudiées, seules deux étaient impropres à la baignade.

    « Une année de transition »

    Les vagues de chaleur étant amenées à être plus précoces et à s’étirer dans la saison, en raison du réchauffement climatique lié à l’activité humaine, la question se pose de multiplier les sites de baignade en ville, de pouvoir les activer plus facilement, mais aussi d’imaginer d’autres cadres. Cette réflexion fait écho à ce qui se pratique par exemple en Suisse ou encore au Danemark. « L’année 2026 sera une année de transition pour aller vers un #modèle d’accès à l’eau plus libre », veut croire Clément Brun, docteur en urbanisme et aménagement et auteur d’une thèse sur la baignade à Copenhague. « En réponse à l’explosion de la fréquentation dans le port, une marge de tolérance est laissée à la population dans les endroits considérés comme non dangereux. Les contrôles de police ont lieu dans les endroits critiques. »

    En France, le sujet est notamment juridique, en plus de celui de devoir concilier différents usages (économiques, loisirs). Quand en Suisse, les baigneurs nagent dans le courant à leurs risques et péril, ici, le régime reste celui de l’#autorisation_avec_surveillance, ou de l’#interdiction. « La troisième voie, celle du “risques et périls”, existe mais elle peut malgré tout se retourner contre la collectivité », explique Antoine Guillou. Peut-on imaginer un nouveau #régime national où la baignade serait, à certains endroits, sécurisée mais non surveillée ? « En pleine canicule, ne pas pouvoir se baigner est un #risque. Ouvrir un site sécurisé non surveillé en est un autre. Cela mérite débat. » En attendant, l’ouverture d’autres sites est à l’étude, notamment au nord de la capitale, en Seine-Saint-Denis, sur le canal Saint-Denis et le canal de l’Ourcq.

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/06/30/les-canicules-plus-precoces-et-plus-intenses-poussent-a-intensifier-la-baign
    #canicule #baignade #Paris #France #rivière

  • La #protection_des_eaux européennes menacée au nom de la « #simplification »

    La #Commission_européenne veut réviser la #directive de protection des eaux, une des pierres angulaires de la politique environnementale, pour faciliter l’ouverture de #mines. L’#industrie_extractive jubile. Les ONG et les #services_de_traitement_des_eaux fulminent.

    Jeudi 16 avril, à Bruxelles, une petite dizaine de personnes sont rassemblées devant le bâtiment qui abrite la Commission européenne. Elles arborent des banderoles sur lesquelles des slogans dénoncent les #pollutions de l’eau liées à l’#extraction_minière. On trouve parmi elles des représentant·es d’ONG (WWF, Bureau européen de l’environnement) mais aussi des membres de communautés affectées par l’activité minière ou qui craignent de l’être.

    Par exemple, Simon Isak Marainen. Sa tenue traditionnelle montre son appartenance au peuple autochtone des Samis, en Suède. S’il est venu jusqu’à Bruxelles, c’est pour exprimer son indignation face aux projets d’extraction qui se multiplient en #Laponie, dont celui du gisement de #terres_rares de #Per-Geijer et le projet d’extraction de #graphite #Vittangi_Anode.

    Ces deux mines sont labellisées « #projets_stratégiques » par l’Union européenne (UE), qui vise davantage d’#autonomie vis-à-vis de la Chine pour l’approvisionnement en #matières_premières_critiques. Du point de vue de Simon Isak Marainen, « elles sont surtout une menace pour [le] mode de vie [des Samis], pour l’élevage de rennes et pour l’eau de toute la population de la région ».

    Au même moment, à quelques dizaines de mètres, dans les locaux du Conseil de l’UE, la Commission briefe des fonctionnaires issu·es des vingt-sept États membres au sujet de la révision inattendue, et controversée, de la directive-cadre sur l’eau. « Cette Commission veut plaire à l’industrie, et cela fait bien longtemps que l’#industrie_minière pousse pour rouvrir la directive-cadre sur l’eau », témoigne un expert d’un État membre, sous couvert d’anonymat.

    Cette directive, adoptée en 2000, est l’une des pierres fondatrices de l’acquis environnemental européen, dont l’objectif, contraignant pour les États membres, est d’atteindre un « bon état écologique et chimique » des eaux de surface et souterraines en 2027, dernier délai.

    Autonomie contre #écologie

    Les résultats sont loin d’être au rendez-vous : seules 39,5 % des masses d’eau européennes atteignent ce bon état écologique. La Commission, dans sa « Stratégie pour la résilience dans le domaine de l’eau », datée de juin 2025, rappelait pourtant le rôle de « boussole » de cette directive, pointant plutôt les errances des États membres dans sa bonne application.

    Cette profession de foi n’a pourtant pas empêché la même Commission, quelques mois plus tard, le 2 décembre, de surprendre son monde, y compris ses propres services, en annonçant son intention de « réviser » le texte, afin de le « simplifier », en sautant la case de l’évaluation préalable. « Nous sommes profondément choqués de voir que la Commission semble répondre favorablement à l’industrie qui réclame littéralement un #droit_à_polluer », lance Sara Johansson, du Bureau européen de l’environnement.

    « Nous ne demandons pas un “droit à polluer”, rétorque Rolf Kuby, directeur d’#Euromines, le lobby européen de l’industrie minière, mais des adaptations nécessaires pour répondre aux besoins sociétaux et accroître l’autonomie européenne. L’UE a besoin de mines pour réaliser sa #transition_climatique, pour son industrie de défense, sans dépendre intégralement de pays tiers. »

    De fait, la Commission a lâché sa petite « bombe » au détour d’un paragraphe de son nouveau plan, #RESourceEU, destiné à « garantir l’approvisionnement européen en matières premières critiques », et donc à réduire les dépendances à l’égard de pays tiers. L’UE affiche un objectif : en 2030, elle devra puiser dans ses #sous-sols au moins 10 % des matières premières critiques qu’elle consomme, que l’on parle de graphite, de #lithium ou de terres rares.

    Depuis des années, l’industrie minière a bien compris l’argumentaire qu’elle peut en tirer, et focalise son attention sur la directive-cadre sur l’eau, qu’elle considère comme un obstacle au déploiement de ses nouveaux projets. Sa cible, c’est « le #principe_de_non-détérioration », c’est-à-dire le cœur de la directive, au centre de nombreux contentieux.

    Le risque du détricotage

    Selon ce principe, les autorités doivent refuser l’octroi d’un « #permis_d’environnement » à tout projet qui dégraderait l’état d’un cours d’eau ou d’eaux souterraines. La notion a été consolidée devant la Cour de justice de l’Union européenne en 2015, avec l’#arrêt_Weser qui stipulait que la dégradation d’un seul élément de qualité de l’eau devait aboutir au rejet d’un projet. La directive prévoit des exemptions à ce principe, mais la #non-détérioration reste un « obstacle énorme », assène Rolf Kuby.

    Les projets miniers, lorsqu’ils sont autorisés, le sont à l’issue d’un parcours de dix à quinze ans, comme l’a récemment souligné la Cour des comptes européenne. Euromines s’est trouvé des compagnons de route en formant avec dix-sept autres associations professionnelles, dont celle qui représente le secteur pétrolier et gazier (l’#IOGP), une coalition informelle au sujet des permis d’activité ciblant notamment la directive sur l’eau.

    « Il est vrai qu’après l’arrêt Weser, la directive est devenue un puissant instrument pour bloquer des projets miniers, confirme Nick Voulvoulis, directeur adjoint au centre de politique environnementale de l’Imperial College, à Londres, spécialiste de l’eau. Et comme le bon état des eaux ne sera pas atteint en 2027, l’industrie y voit une occasion d’affaiblir la directive. Un tel affaiblissement irait à l’encontre des objectifs d’adaptation au changement climatique et de préservation de la biodiversité. Il créerait un précédent vers la #dérégulation d’autres activités ayant un #impact_environnemental. »

    L’activité minière peut entraîner de multiples #pollutions, des #drainages_miniers_acides, des #contaminations aux #métaux_lourds, des rejets de #substances_chimiques. Cette possible recrudescence de pollutions locales inquiète au plus haut point les ONG mais aussi les services d’#eau_potable et d’#assainissement, réunis au sein d’#EurEau, car c’est à eux qu’incombe le traitement des eaux avant consommation.

    Pour Sébastien Mouret, conseiller politique chez EurEau, « si on affaiblit le principe de non-détérioration, les conséquences seront dramatiques pour les écosystèmes et pour l’eau potable, qui deviendra plus difficile à traiter. Les coûts du traitement augmenteraient et seraient reportés sur le consommateur. On se situerait aux antipodes du principe “pollueur payeur”, inscrit dans la directive mais rarement appliqué ».

    La Commission vient d’achever une rapide consultation publique au sujet de la révision à venir, dont les contours sont encore incertains. Contactée par Mediapart, une de ses porte-parole rappelle simplement que la commissaire suédoise en charge de l’environnement, Jessica Roswall, « a souligné les difficultés liées à la manière dont la directive est appliquée, en particulier en ce qui concerne les procédures d’octroi de permis pour des projets dans le secteur des matières premières critiques ».

    Même si la Commission ne propose qu’une révision ciblée de la directive (par exemple pour les seuls projets stratégiques d’extraction de l’UE), le résultat final pourrait lui échapper. Le Conseil mais surtout le Parlement pourraient se lancer dans un détricotage du texte à grands coups d’amendements. Les industries de la chimie, de la #cosmétique, les entreprises pharmaceutiques réclament aussi des assouplissements. La proposition de modification de la Commission européenne est attendue avant les vacances d’été.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/300426/la-protection-des-eaux-europeennes-menacee-au-nom-de-la-simplification
    #eau #UE #EU #union_européenne #extractivisme #environnement

  • ‘If you’re flushing the toilet with grey water, people should know’: how China turned rain into an asset | Water | The Guardian

    https://www.theguardian.com/environment/2026/jan/16/grey-water-how-china-turned-rain-into-asset

    ‘If you’re flushing the toilet with grey water, people should know’: how China turned rain into an asset

    Architects and designers have recycled ancient practice of collecting rainwater to make buildings ecologically friendly
    By Amy Hawkins, senior China correspondent

    When the legendary Taiwanese rock band Mayday were due to perform in Beijing one evening in May 2023, some fans were worried that the rainy weather could affect the show. Mayday were taking to the stage in Beijing’s National Stadium, also known as the Bird’s Nest, built for the 2008 Olympics. Like the real-life twig piles that give the building its nickname, the stadium is built with an intricate and highly porous lattice, made of steel.

    “Don’t worry too much,” reassured an article published by the official newsletter for China’s ministry of water resources. “The Bird’s Nest also has its ‘secret weapon’!”

    #toilettes #assainissement #eau #environnement

  • "Ça me paraît être quelque chose de tout à fait normal" : ils remplissent des cuves avec leur urine pour fabriquer de l’engrais

    Un collecteur à urine a été inauguré hier après-midi à Châtillon dans les Hauts-de-Seine. Il s’agit du premier en France. Chacun peut contribuer et produire ainsi un bon engrais pour les champs des agriculteurs.

    À Châtillon (Hauts-de-Seine), la distribution de légumes bios, cultivés dans la région et achetés directement aux producteurs se tient une fois par semaine. Une formule qui fonctionne par abonnement à l’association.

    Pour Emmanuelle Grangé, secrétaire de l’AMAP Les raids actifs, « c’est vraiment un modèle gagnant-gagnant puisqu’on a la qualité du produit, le plaisir de connaître le producteur et de bénéficier de ses beaux légumes ».

    Dans la cour, certains adhérents viennent aussi remplir des cuves installées depuis quelques mois. Ils y versent leur urine collectée chez eux : « Récupérer nos déchets ça me paraît être quelque chose de tout à fait normal et c’est une façon de rendre à la campagne ce que la campagne nous amène en produits alimentaires de grande qualité », explique une adhérente.
    Un engrais naturel apprécié des agriculteurs

    À 60 kilomètres de Paris, dans une exploitation de Saint-Augustin (Seine-et-Marne), ces urines sont réutilisées comme engrais naturel. Loïc Dechaseaux en utilise sur ces plants de moutarde.

    Avant de pouvoir utiliser ce fertilisant, il aura dû attendre six mois comme le recommande l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : « Le fait de stocker l’urine pendant six mois, ça tue toutes les bactéries. Il n’y a pas de traitement à faire, juste à attendre », précise l’agriculteur.

    Loïc Dechaseaux a également dû adapter un système spécifique à son tracteur pour épandre les urines dans la terre au moment du semis. L’efficacité de cet engrais naturel est bien connue : « L’azote, le phosphore, le potassium [...] sont des éléments essentiels pour que les plantes puissent pousser correctement ».

    Cette expérimentation vise à prouver qu’il est possible, même en ville, de prévoir des équipements pour collecter l’urine : « L’objectif c’est que tout soit extrêmement simple, rapide et qu’il n’y ait pas de risque de renversement ou aucune nuisance possible », souligne Louise Raguet, designer laboratoire. Le collecteur installé à Châtillon pourrait donc devenir un modèle à suivre et à développer.

    https://france3-regions.franceinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/ca-me-parait-etre-quelque-chose-de-tout-a-fait-normal-ils

    #pipi #urine #engrais #agriculture #pipiculteur

    • Conception d’outils agricoles pour fertiliser au #lisain

      Dans le cadre du projet ENVILLE et pour favoriser l’application du lisain* sur des planches maraîchères, nous avons développé un outil agricole pour injecter le lisain dans le sol, avant semis ou plantation. L’injection permet de limiter les odeurs et la volatilisation de l’ammoniac lors de l’épandage du lisain, urinofertilisant particulièrement volatile.

      *lisain = urine hygiénisée par stockage

      L’outil est développé à partir du châssis du Vibroplanche, proposé par l’Atelier Paysan, auquel est ajouté une motopompe, des tuyaux fixés aux dents et éventuellement une cuve si elle n’est pas embarquée à l’avant sur les fourches du tracteur.

      Nous avons deux prototypes fonctionnels que nous pouvons vous mettre à disposition pour des tests sur votre ferme. Nous sommes aussi à votre disposition si vous avez des questions relatives à la fabrication et utilisation de l’outil. N’hésitez pas à nous contacter : enville@enpc.fr

      https://www.leesu.fr/ocapi/les-projets/enville/outils-agricoles

    • « Des toilettes aux champs » : cette usine transforme l’urine en engrais

      À #Valence, une association vient d’ouvrir une des premières unités de fabrication d’#urinofertilisants. Objectif : transformer le pipi d’une centaine de personnes en engrais pour les champs.

      Quelques magazines, un rouleau de PQ, un mur tapissé d’affiches… Au premier abord, les toilettes d’Olivier Coupiac n’ont rien d’original. Au premier abord seulement. Car en lieu et place d’une chasse d’eau, la cuvette est équipée d’un tapis roulant afin de séparer les urines — qui coulent directement dans un tuyau — des excréments.

      Ces derniers finissent leur course odorante dans une boîte hermétique et ventilée, avant d’être compostés au fond du jardin. L’or jaune, quant à lui, atterrit trois étages plus bas, dans une cuve. Car l’objectif, dans cet habitat participatif nommé #La_Mélo, n’est pas uniquement d’économiser de l’eau. « On récupère nos excrétas pour les valoriser », sourit l’heureux propriétaire du trône écolo.

      Que faire des 1 000 litres de liquide ammoniaqué produits chaque mois par les dix logements de l’immeuble valentinois ? La réponse à cette pressante question se situe à une dizaine de kilomètres, dans la station d’épuration de Portes-lès-Valence. C’est ici qu’Emy Cretegny a ouvert une petite usine d’urinofertilisants, baptisée #Factopi. En clair : elle fabrique des engrais à base de pipi.

      Le scandale écologique des lieux d’aisance

      À l’origine de cette idée fertile, une absurdité : « D’un côté, on envoie nos excrétas au tout-à-l’égout, avec beaucoup d’eau, un coût énergétique important et un risque de pollution de nos rivières, indique celle qui a longtemps travaillé dans le traitement de l’eau. De l’autre, on dépend d’engrais de synthèse polluants pour produire notre nourriture. »

      Emy Cretegny n’est pas la seule à observer l’aberration du système d’#assainissement actuel. Les promoteurs des #toilettes_sèches pointent depuis longtemps le scandale écologique que représentent nos lieux d’aisance. Et à l’autre bout de la chaîne, nombre d’agriculteurs — notamment en bio — peinent à trouver de quoi amender leurs champs.

      « Avec la baisse du nombre d’animaux d’élevage, on a de moins en moins accès à du #fumier et du #lisier, remarque Olivier Chaloche, coprésident de la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab). Et ce, alors même que la demande augmente, surtout depuis la guerre en Ukraine, qui a fait exploser le prix des engrais de synthèse et provoqué en réaction une ruée sur les engrais organiques. » Résultat : depuis quelques années, la filière bio cherche activement de nouvelles ressources, jusque dans nos cabinets.

      « Avec le pipi de 100 personnes, on peut fertiliser 2 ha chaque année »

      Encore faut-il faire coïncider l’offre en or jaune et la demande. C’est là qu’intervient Factopi. « On collecte les urines dans des lieux collectifs, on les transforme dans notre unité, puis on livre les engrais obtenus aux agriculteurs intéressés, explique Emy Cretegny. Avec le pipi de 100 personnes, on peut fertiliser 2 hectares chaque année. » Pas de quoi rendre la France indépendante en intrants, mais une petite goutte salutaire dans un océan d’agrochimie.

      Inaugurée en novembre, l’usine tourne encore au ralenti. Mais à l’intérieur du local, plusieurs cuves sont déjà remplies de liquide doré. « Ici, on laisse l’urine pendant un à six mois, pour qu’elle s’hygiénise : les pathogènes éventuellement présents sont tués par la réaction chimique qui se produit naturellement », indique l’ingénieure.

      Puis, le liquide est envoyé à travers des #filtres de charbon végétal, où il percole lentement. « Ces filtres abritent des bactéries capables d’oxyder l’azote, poursuit-elle. Ça permet de stabiliser la substance et de la rendre plus assimilable par les plantes. » Cerise sur le gâteau, cette filtration retient également une partie des #résidus_médicamenteux potentiellement présents dans nos effluents.

      Et… c’est tout. Bien que long, le processus n’est ni complexe, ni énergivore. « On voulait quelque chose de #low-tech et open source, même si on vise une production semi-industrielle », précise Emy Cretegny. D’après le projet de recherche #Agrocapi, les fertilisants ainsi obtenus ont « une forte efficacité en tant qu’engrais azoté, proche des engrais minéraux », pour un bilan environnemental bien meilleur.

      Pas reconnu comme #bio

      Malgré tous ses avantages, ce système « des toilettes aux champs » peine à se développer. En cause, d’abord, un frein réglementaire : les agriculteurs bio, pourtant demandeurs, ne peuvent pas utiliser de #lisain (le nom donné à l’urine devenue engrais) car il ne figure pas dans la liste des intrants autorisés en agriculture bio. « Il n’est pas dit que c’est interdit, mais comme rien n’est précisé sur les excrétas humains, on est dans l’incertitude », explique-t-on à la Fnab. Avec le risque pour les producteurs trop audacieux de se voir retirer le précieux label.

      Pourtant, « selon les principes de la bio, qui promeuvent l’usage de matières organiques animales, on devrait pouvoir le faire ». La Fédération demande ainsi une clarification du règlement au niveau européen et fait pression sur le gouvernement pour qu’il appuie le dossier. En attendant, l’organisme espère obtenir des dérogations, au cas par cas, pour pouvoir déployer des essais en plein champ avec ces urinofertilisants.

      « Que chaque territoire développe sa propre “Factopi”, selon ses besoins »

      Autre obstacle, selon Emy Cretegny, « la #logistique ». Car transporter des litres d’urée des centres urbains vers les campagnes peut s’avérer ardu — le projet de la #Fumainerie, à Bordeaux, avait d’ailleurs achoppé sur ce point. D’où sa volonté de partir de lieux collectifs — habitats groupés, établissements scolaires — pour simplifier la collecte, et de miser sur une solution « ultralocale ». « L’idée n’est pas de grossir indéfiniment, mais plutôt que chaque territoire développe sa propre “Factopi”, selon ses besoins », dit-elle.

      Dernière difficulté, et non des moindres, le modèle économique. Qui doit payer pour ce système écologique : les usagers qui économisent de l’eau avec leurs toilettes sèches ? « Aujourd’hui, tirer la chasse ne nous coûte presque rien », doute l’experte. Les agriculteurs qui bénéficient d’un engrais organique de qualité ? « Pas évident, car le prix actuel engrais est peu élevé. » Les communes ? « On rend service à la collectivité en évitant de surcharger les #stations_d’épuration, remarque-t-elle. Et il y a une vraie #utilité_publique dans ces projets. »

      La fin du #tout-à-l’égout ne se fera donc pas sans réflexion globale sur le prix de l’eau et de sa dépollution. En attendant, au sein de La Mélo, on accepte d’essuyer les plâtres — et les tuyaux d’urine mal raccordés. « Ce n’est pas parce que rien n’existe qu’il ne faut rien faire », tranche Olivier Coupiac dans un sourire.

      https://reporterre.net/Le-pipi-de-100-personnes-fertilise-2-hectares-cette-usine-transforme-not

    • Nella Terra dei Fuochi l’Italia ha violato il diritto alla vita: una sentenza pilota della Corte Europea dei diritti umani

      Sommario

      – L’emergenza rifiuti in Campania e il fenomeno della Terra dei Fuochi
      - I fatti: 40 anni di traffico, interramento e incendio di rifiuti pericolosi da parte della criminalità
      - Ammissibilità: escluse dalla causa le associazioni e i ricorsi presentati dopo il 2014
      - Nella Terra dei Fuochi violato il diritto alla vita dei residenti
      - Decontaminazione a rilento, sanzioni penali inadeguate, screening insufficiente, poca informazione
      - Una sentenza-pilota: due anni per attuare le misure generali della Corte

      Il 30 gennaio 2025, la Corte europea dei diritti umani (CtEDU) ha emesso una sentenza-pilota nel caso Cannavacciuolo e Altri contro Italia (ricorso 51767/14 e altri), riguardante la situazione di inquinamento ambientale che ha colpito il territorio compreso tra le province di Napoli e Caserta noto come “Terra dei Fuochi”. La CtEDU ha riscontrato che l’Italia ha violato l’art. 2 (diritto alla vita) della Convenzione europea dei diritti umani (CEDU) e chiesto alle autorità italiane di attuare adeguate misure di riqualificazione ambientale dei territori interessati dal fenomeno. Tra due anni a partire dalla pubblicazione della sentenza, la Corte si riserva di verificare l’impatto di tali misure.
      L’emergenza rifiuti in Campania e il fenomeno della Terra dei Fuochi

      Il caso Cannavacciulo e altri contro Italia prende origine da una serie di ricorsi presentati tra il 2014 e il 2015 da 34 individui, residenti nei 90 comuni campani che tre decreti del governo italiano, emessi tra il 2013 e il 2015, hanno classificato come esposti ai rischi associati al fenomeno di abbandono, interramento e incendio illegale di rifiuti che ha interessato l’area denominata “Terra dei Fuochi”. Nel territorio vivono circa tre milioni di persone.

      La sentenza della CtEDU è di oltre 170 pagine e segue alcune precedenti pronunce che si sono interessate di argomenti simili, in particolare la sentenza Di Sarno e altri c. Italia (ricorso 39765/08) del 2012, v. Annuario 2013, p. 281), in cui la CtEDU aveva trattato dell’emergenza creatasi in Campania tra il 1994 e il 2009 legata alla incapacità di gestire la raccolta e lo stoccaggio dei rifiuti urbani. In quel caso, la CtEDU aveva accertato la violazione da parte dell’Italia dell’art. 8 CEDU (diritto alla vita privata e familiare), in ragione del disagio e del rischio per la salute dei residenti legato all’emergenza rifiuti. Analogo oggetto e simile esito aveva avuto anche il caso Locascia e altri c. Italia (ricorso 35648/10) deciso nel 2023. Su entrambi i casi è ancora aperta la supervisione sull’esecuzione delle sentenze da parte del Comitato dei Ministri del Consiglio d’Europa (nel 2025, una riunione in materia è prevista a marzo per esaminare il documento di aggiornamento del governo italiano. Anche rilevante è il caso Cordella e altri c. Italia (ricorso n. 54414/13 e n. 54264/15, sentenza del 24 gennaio 2019, v. Annuario 2020, p. 276), che tratta dell’inquinamento legato all’azienda ex Ilva di Taranto. La supervisione su questo e alcuni altri casi simili riguardanti l’inquinamento causato dall’Ilva è tutt’ora incorso.

      Il caso Di Sarno non aveva toccato la problematica specifica dell’inquinamento legato alle discariche abusive e al trattamento illegale dei rifiuti, ma solo le carenze dell’amministrazione pubblica nella gestione dei rifiuti urbani nella regione e in particolare nel capoluogo regionale. La sentenza Cannavacciuolo è pertanto altamente significativa perché riguarda un aspetto specifico e particolarmente grave e inquietante dell’emergenza ambientale che interessa la Campania.
      I fatti: 40 anni di traffico, interramento e incendio di rifiuti pericolosi da parte della criminalità

      La prima parte della sentenza svolge una attenta e accurata ricostruzione dei fatti che hanno portato nel corso degli anni, e in particolare a partire dal 2013, a scoprire e contrastare la complessa vicenda denominata “Terra dei fuochi”. In particolare, nel 2013 il Parlamento aveva desegretato le dichiarazioni di un “collaboratore di giustizia” che all’epoca già parlava di traffici illegali di rifiuti che venivano interrati e bruciati nell’area a partire dagli anni 1980 (del resto, la prima commissione parlamentare d’inchiesta sul fenomeno del traffico illegale di rifiuti tossici verso la Campania è stata istituita nel 1996). Nello stesso 2013, un decreto-legge introduceva misure urgenti e straordinarie a protezione della salute degli abitanti e per la decontaminazione dei terreni e delle acque della vasta area interessata dal fenomeno.

      I ricorrenti denunciano la violazione non solo dell’art. 8 CEDU, con riferimento al rischio sanitario a cui sono esposti a partire almeno dagli anni 1990, ma anche la violazione dell’art. 2 CEDU (diritto alla vita), in ragione della asserita esistenza di un nesso di causalità tra l’inquinamento dei terreni, delle acque e dell’aria e l’aumento della mortalità dovuta ad alcune patologie, comprese varie forme di tumore, riscontrato tra la popolazione dei territori interessati.
      Ammissibilità: escluse dalla causa le associazioni e i ricorsi presentati dopo il 2014

      La Corte, discutendo dell’ammissibilità dei ricorsi avanzati da vittime dirette o indirette della presunta violazione degli articoli 2 e 8 CEDU, decide di escludere dalla causa, in quanto privi dello status di vittime, alcune associazioni rappresentative di abitanti della Campania. I reclami dei ricorrenti singoli sono invece ricevibili. La CtEDU accerta infatti che non vi sono vie di ricorso disponibili nell’ordinamento italiano per ottenere da parte dello stato l’adozione di misure di prevenzione dell’inquinamento e di contenimento delle conseguenze di una contaminazione che è tutt’ora in corso. L’unico rimedio previsto dall’ordinamento italiano è un’azione di risarcimento del danno, che però non rappresenta un rimedio effettivo in situazioni come quella in oggetto. Tuttavia, sono ammissibili solo i ricorsi depositati entro i primi mesi del 2014. L’art. 35 della CEDU prevede che i ricorsi alla CtEDU siano presentati entro un termine di sei mesi (dal 2022 ridotti a quattro) che, secondo la CtEDU, decorre in questo caso dal dicembre 2013, identificato come momento a partire dal quale l’emergenza è diventata universalmente e ufficialmente nota.
      Nella Terra dei Fuochi violato il diritto alla vita dei residenti

      Venendo al merito della causa, la CtEDU, dopo aver riassunto la posizione dei ricorrenti, dello stato e di svariate terze parti che sono intervenute con proprie osservazione, essenzialmente a sostegno dei ricorrenti, si concentra sulla applicabilità dell’art. 2 CEDU. La protezione del diritto alla vita implica che lo stato prenda tutte le misure positive appropriate per intervenire nei casi in cui esista un reale e imminente rischio per la vita delle persone soggette alla sua giurisdizione, in particolare in relazione ad attività inerentemente pericolose – come il trattamento di rifiuti. Il caso in questione si riferisce a attività che hanno messo in pericolo non un limitato numero di persone in relazione a una situazione circoscritta, ma milioni di individui per decenni. E non riguarda le conseguenze pericolose di una attività regolamentata, bensì gli effetti di azioni illegali realizzate da soggetti criminali. Inoltre, lo stato non contesta le gravi conseguenze patologiche, anche mortali, dell’esposizione a diossina, metalli pesanti e altri componenti inquinanti presenti nell’ambiente del territorio in questione, limitandosi a contestarne la pertinenza in relazione a determinati ricorrenti. La CtEDU, anche alla luce del principio di precauzione, ritiene quindi che si sia in presenza di un rischio sufficientemente serio, genuino e accertabile per la vita, e che tale rischio sia imminente per chiunque risieda nei 90 comuni identificati partire dal 2013. L’art. 2 CEDU è quindi applicabile. Si tratta di vedere se l’Italia ha operato in modo adeguato per mitigare il rischio.
      Decontaminazione a rilento, sanzioni penali inadeguate, screening insufficiente, poca informazione

      L’analisi è condotta secondo molteplici direttrici. In primo luogo, la CtEDU valuta se lo stato è stato efficace nell’identificare il rischio per la salute dei cittadini. Se dal 2013 in poi azioni per la mappatura delle aree esposte al rischio e lo screening della popolazione sono state adottate, la CtEDU si dichiara sorpresa per la mancanza di iniziative in questo senso durante i circa venti anni precedenti in cui il fenomeno era stato denunciato in varie sedi sia scientifiche sia istituzionali e giudiziarie. Dal 2013 e fino ai giorni nostri, del resto, la mappatura e i test sulla terra, l’acqua e l’aria della Terra dei Fuochi è ancora parziale, e riguarda solo le aree agricole, mentre nuove discariche di rifiuti tossici continuano ad essere scoperte, come dimostrano rapporti del 2021.

      In secondo luogo, la CtEDU valuta l’effettività delle misure di contaminazione adottate a partire dal 2013. La conclusione è che sono state parziali e che in molti casi si trovano ancora alla fase preliminare.

      Un terzo profilo considerato riguarda le verifiche epidemiologiche per determinare il collegamento tra inquinamento e insorgenza di patologie letali nella popolazione. Se passi avanti sono stati fatti dal 2012 in poi, dalla documentazione che la CtEDU ha potuto esaminare emerge che fino al 2016 le ricerche sono state al di sotto dello standard di diligenza richiesto dalle circostanze.

      Lo stato avrebbe inoltre dovuto monitorare e reprimere le condotte illecite che sono alla base del fenomeno della Terra dei fuochi. Circa il monitoraggio, lo stato ha preso misure significative e efficaci, istituendo anche uno speciale “Incaricato per il fenomeno del rogo di rifiuti nella Regione Campania”, ma solo a partire dal 2012. In materia di repressione penale, la CtEDU nota che una adeguata legislazione penale per contrastare il traffico di rifiuti tossici e il loro smaltimento illecito è intervenuta solo a partire dal 2015, che ha inserito nel codice penale gli articoli da 452-bis a 452 terdecies: fino ad allora, la normativa penale italiana risultava infatti frammentata e non sufficientemente integrata nel quadro giuridico generale. Anche le informazioni fornite dallo stato su indagini e processi portati avanti per i delitti ambientali più gravi collegati alla Terra dei Fuochi (lo stato ne ha menzionati sette), non hanno evidenziato una particolare efficacia dello strumento giudiziario. Alcuni processi sono stati chiusi per prescrizione; le condanne finora ammontano a tre.

      La CtEDU, pur ribadendo il diverso quadro in cui si collocano l’emergenza rifiuti che ha interessato la Campania tra il 1994 e il 2009 e il fenomeno della Terra dei Fuochi, non esclude un legame tra le due problematiche, riconoscendo che la cattiva gestione della raccolta e smaltimento rifiuti da parte delle istituzioni può avere favorito l’inserimento della criminalità organizzata in tali procedure. D’altro canto, però, la CtEDU osserva che nemmeno sul primo fronte l’Italia può dirsi del tutto uscita dalla situazione di criticità, dal momento che la procedura di esecuzione della sentenza Di Sarno è ancora aperta e che solo nel 2019 l’Italia ha terminato il pagamento della multa di 120.000 euro al giorno comminatale dalla Corte di giustizia dell’Unione Europea (CGUE) al termine della procedura di infrazione avviata per il mancato adempimento della direttiva relativa ai rifiuti (sentenza C-297/08).

      Infine, la CtEDU considera inadeguata l’informazione fornita sul fenomeno della Terra dei Fuochi dalle autorità italiane. Anche se i dati epidemiologici e gli altri studi di tipo scientifico sono stati resi tempestivamente pubblici, è mancata una strategia adeguata per informare la popolazione su un problema tanto grave e che investiva contemporaneamente il suolo, le acque e la qualità dell’aria. Particolarmente preoccupante il fatto che la dichiarazione di un collaboratore di giustizia della camorra che denunciava la diffusione delle pratiche criminali di inquinamento ambientale fin dagli anni 1980 sia stata coperta dal segreto di stato per quindici anni.

      In conclusione, la CtEDU dichiara che il nesso tra il fenomeno della Terra dei Fuochi e la violazione o il rischio di violazione del diritto alla vita dei ricorrenti sancito dall’art. 2 CEDU si può ritenere provato e che quindi l’Italia ha violato l’art. 2 CEDU. Questa conclusione rende non necessario indagare sull’eventuale violazione anche dell’art. 8 CEDU sotto il profilo della mancata protezione del diritto alla salute e al benessere dei ricorrenti.
      Una sentenza-pilota: due anni per attuare le misure generali della Corte

      Un aspetto importante della sentenza Cannavacciuolo è legata al fatto che la CtEDU ha deciso di attribuire ad essa il carattere di sentenza pilota. La CtEDU ha infatti considerato che la durata decennale della descritta situazione di violazione dell’art. 2 CEDU che lo stato ha contrastato in modo lento e incompleto, unita alla circostanza che ci sono 72 ricorsi riguardati la stessa questione, di cui 36 coinvolgono oltre 4.700 cittadini, giustifica l’adozione di tale procedura. In conseguenza di ciò, lo stato italiano è tenuto a predisporre una strategia complessiva, da definire on collaborazione con la Regione Campania, gli enti locali e la società civile, per mappare il fenomeno e procedere alla decontaminazione dei siti a rischio. Lo stato deve inoltre istituire un meccanismo nazionale indipendente per monitorare l’avanzamento della strategia adottata e misurarne l’impatto. Infine, lo stato deve creare una piattaforma informativa accessibile e aggiornata. Queste misure generali devono essere adottate e avviate a regime entro due anni, quindi entro il 2027. Nel frattempo, tutti i ricorsi pendenti relativi alla situazione della Terra dei Fuochi restano sospesi e saranno rivisti nel 2027. Sempre nel 2027 saranno considerate, con una sentenza ulteriore, le domande di equo indennizzo presentate da alcuni dei ricorrenti.

      https://unipd-centrodirittiumani.it/it/temi/nella-terra-dei-fuochi-litalia-ha-violato-il-diritto-alla-v
      #droit_à_la_vie #CEDH

  • La persistance des champs d’épandage d’eaux usées de l’agglomération parisienne au cours du second XXe siècle
    https://metropolitiques.eu/La-persistance-des-champs-d-epandage-d-eaux-usees-de-l-agglomeration

    Les eaux usées ont joué un rôle important pour la production agricole autour de Paris. Ce #recyclage des eaux urbaines, intégré à la vie rurale, a décliné au cours du XXe siècle. Étienne Dufour, chercheur en aménagement du territoire, explique les raisons de cette évolution. Les champs d’épandage ont constitué, de la fin du XIXe siècle au milieu des années 1950, la principale voie de traitement des eaux usées de l’agglomération parisienne (Barles 2005 ; Bellanger et Pineau 2010). Situés en aval de la #Terrains

    / #relations_ville-campagne, #assainissement, recyclage, #histoire, #Île-de-France

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/dufour.pdf

  • La persistance des champs d’épandage d’eaux usées de l’agglomération parisienne au cours du second XXe siècle
    https://metropolitiques.eu/Les-champs-d-epandage-d-eaux-usees-de-l-agglomeration-parisienne-apr

    Les eaux usées ont joué un rôle important pour la production agricole autour de Paris. Ce #recyclage des eaux urbaines, intégré à la vie rurale, a décliné au cours du XXe siècle. Étienne Dufour, chercheur en aménagement du territoire, explique les raisons de cette évolution. Les champs d’épandage ont constitué, de la fin du XIXe siècle au milieu des années 1950, la principale voie de traitement des eaux usées de l’agglomération parisienne (Barles 2005 ; Bellanger et Pineau 2010). Situés en aval de la #Terrains

    / #relations_ville-campagne, #assainissement, recyclage, #histoire, #Île-de-France

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/dufour.pdf

  • #Mayotte : #histoire_coloniale, fractures sociales et désastre environnemental

    Mayotte, petite île de l’océan Indien, symbolise à elle seule la collision brutale entre histoire coloniale, fractures sociales et désastres environnementaux. Département français depuis 2011, elle est un territoire en #crise, où la #misère humaine et les #catastrophes_naturelles s’entrelacent dans une spirale infernale. Les événements récents – #séismes, #tornades, #montée_des_eaux – ne sont que la face visible d’un #effondrement plus global. Ils révèlent une #vulnérabilité accumulée sur des décennies, amplifiée par des promesses non tenues, des #inégalités criantes et une gestion déconnectée des réalités locales.

    En 1974, Mayotte se sépare des Comores à l’issue d’un référendum où les Mahorais choisissent de rester français. Ce choix, né du désir d’échapper à l’instabilité politique des Comores indépendantes, place l’île dans une situation paradoxale : elle devient un territoire français entouré de voisins économiquement fragiles. Cette appartenance à la République française, vue comme une chance à l’époque, isole Mayotte de son propre environnement géographique et culturel. Rapidement, cette singularité engendre des tensions avec les autres îles de l’archipel, notamment l’île comorienne d’#Anjouan, d’où proviennent chaque année des milliers de migrants.

    L’intégration comme département, survenue en 2011, devait marquer une nouvelle ère pour Mayotte. Les Mahorais espéraient voir leur île se développer et accéder à des droits égaux à ceux des métropolitains c’est-à-dire que s’y applique pleinement les lois françaises et européennes, à la différence d’une collectivité territoriale. Mais cette #départementalisation s’est révélée un leurre. La croissance fulgurante de la population, (76 000 habitants en 1991, 300 000 habitants en 2023), dépasse largement la capacité des #infrastructures et des #services_publics à répondre aux exigences, tout en exacerbant l’obsolescence des équipements, faute d’entretien.

    Effondrement des services publics

    L’#éducation, en particulier, est le symbole de cet #échec. Avec des classes surchargées, des enseignants en sous-effectifs et des écoles délabrées, le #système_scolaire est incapable de répondre aux besoins d’une jeunesse nombreuse et en quête d’avenir. Cet effondrement du #système_éducatif alimente un sentiment d’#abandon et de #mépris parmi les Mahorais. Ils constatent chaque jour que la promesse d’#égalité_républicaine reste une illusion.

    Les infrastructures sanitaires et sociales sont tout aussi défaillantes. Les femmes comoriennes qui bravent les flots pour accoucher à Mayotte afin que leurs enfants acquièrent la nationalité française, contribuent à une #pression_démographique croissante. Mais ces enfants, bien que nés sur le sol français, grandissent souvent dans des conditions indignes. Ils alimentent les #bidonvilles, des espaces d’#exclusion où se forment des #bandes_de_jeunes livrés à eux-mêmes, vecteurs de #violences et d’#émeutes récurrentes. À leur majorité, en vertu du #droit_du_sol, ces enfants peuvent acquérir la #nationalité_française.

    La #colère gronde dans une population qui se sent méprisée, prise en étau entre un État central distant et des besoins locaux criants. Mais ce mépris ne se limite pas aux politiques sociales : il se manifeste aussi dans la gestion de l’#environnement. Mayotte est une île en pleine #dégradation_écologique, où les bidonvilles, sans réseaux d’#assainissement, rejettent leurs #déchets dans une #mer polluée, comme j’ai pu l’étudier dans le cadre d’une mission pour l’association Littocean. La destruction des #mangroves (due à un #développement_urbain incontrôlé et au #changement_climatique) et en conséquence des #récifs_coralliens, essentiels pour limiter l’#érosion et les submersions marines, témoigne de l’incapacité à relier environnement et développement.

    Une gestion écologique devenue symbole technocratique

    À cela s’ajoute un paradoxe criant : tandis que les populations locales luttent pour survivre, des moyens considérables sont mobilisés pour protéger l’écosystème marin par le biais du #parc_naturel de Mayotte. Ce parc, destiné à préserver la #biodiversité exceptionnelle des récifs coralliens, devient un symbole d’une gestion technocratique déconnectée des réalités humaines. Les Mahorais, exclus de ce projet, perçoivent cette #conservation comme une nouvelle forme de #colonialisme : une « #colonisation_bleue » où la priorité est donnée à la #nature, administrée par l’État français, au détriment des habitants. Ce fossé entre la préservation de l’environnement et les besoins des communautés accentue le #sentiment_d’abandon et l’idée que Mayotte n’est qu’un territoire périphérique, instrumentalisé pour des objectifs extérieurs et géopolitiques, traité comme une colonie et non comme un territoire français à part entière.

    Dans ce contexte, le changement climatique agit comme un catalyseur. Il intensifie les phénomènes naturels extrêmes, tels que les cyclones ou les #sécheresses, et exacerbe les inégalités. L’élévation du niveau de la mer menace directement les habitations précaires situées sur les littoraux, tandis que les ressources en #eau, déjà insuffisantes, s’amenuisent. Les catastrophes naturelles se multiplient, mais elles ne sont pas de simples fatalités : elles frappent un territoire déjà fragilisé, où chaque événement climatique devient un désastre humain par manque de préparation.

    Un avenir impensable et tragique

    Face à cette accumulation de crises, c’est le rapport au temps qui interroge. À Mayotte, l’idée même d’un avenir semble inatteignable. Les Mahorais vivent dans un présent sans repères, où les mêmes drames – émeutes, violences, destructions – se répètent sans fin. François Hartog, dans sa réflexion sur le #présentisme, décrit cet état où le passé perd sa valeur, où le futur est inconcevable, et où seul le présent s’impose, figé dans l’#urgence et l’incapacité d’anticiper.

    Mayotte incarne cette #temporalité_brisée. L’île n’a pas de nostalgie d’un âge d’or, car son histoire est marquée par des fractures successives : colonisation, séparation des Comores, départementalisation ratée. Elle n’a pas non plus de projet d’avenir, car les conditions de vie, les inégalités et les crises structurelles la maintiennent dans un état d’urgence permanent. Ce présentisme exacerbé renforce le sentiment d’#impuissance, rendant impossible toute perspective de reconstruction ou de progrès.

    La situation actuelle de Mayotte peut être qualifiée d’#hypercriticité : un état où les #tensions_sociales, politiques et environnementales atteignent un point de rupture, où chaque élément, même mineur, peut précipiter un #effondrement_global.

    Ce terme désigne non seulement l’accumulation des #vulnérabilités, mais aussi l’incapacité à s’en extraire. L’hypercriticité, c’est l’impossibilité de penser au-delà de l’urgence, l’incapacité de construire des ponts entre les crises pour trouver des solutions globales. À Mayotte, cet état est visible dans chaque aspect de la vie : dans l’école qui échoue à offrir un avenir, dans les bidonvilles qui s’étendent, dans la mer qui rejette les déchets de l’île et engloutit peu à peu ses côtes, dans l’#accès_à_l’eau et à un environnement sain, dans la pression démographique et ses conséquences écologiques.

    Cette crise révèle une conjonction inédite entre deux histoires : celle, humaine, de la #globalisation, avec ses migrations, ses inégalités et ses #fractures_coloniales ; et celle, planétaire, d’une Terre abîmée par la dégradation accélérée des écosystèmes. Comme l’explique Dipesh Chakrabarty dans "Une planète, plusieurs mondes" (https://www.cnrseditions.fr/catalogue/histoire/une-planete-plusieurs-mondes), ce croisement marque une #rupture : à Mayotte, cette rencontre s’incarne dans une « planète des pauvres », où les damnés de la Terre subissent de plein fouet l’amplification de ces dynamiques destructrices. Ici, les vulnérabilités humaines et écologiques se confondent dans un cycle sans précédent, soulignant la nouveauté tragique de cette crise.

    Toutefois, l’hypercriticité peut aussi être un point de départ. Elle force à regarder en face l’ampleur des problèmes et à repenser radicalement les relations entre les hommes, leur territoire et leur futur. Si Mayotte continue sur cette voie, elle risque de devenir un archétype de l’#effondrement_insulaire, un avertissement pour d’autres territoires. Mais si elle parvient à dépasser ce présentisme, à prendre en compte l’histoire passée, à s’attaquer aux urgences présentes tout en imaginant un avenir collectif mettant en avant la #double_identité mahoraise française et comorienne pour en faire un exemple d’#hybridité_culturelle réussie, elle pourrait, paradoxalement, transformer sa fragilité en force, en inventant un modèle résilient face aux défis du XXIe siècle. Le temps, à Mayotte, n’a pas encore retrouvé son cours, mais il n’est pas trop tard pour le remettre en mouvement.

    https://theconversation.com/mayotte-histoire-coloniale-fractures-sociales-et-desastre-environne
    #Comores #colonialisme #environnement

  • Être à l’aise avec l’élimination | Naomi Klein
    https://cabrioles.substack.com/p/etre-a-laise-avec-lelimination-naomi

    Au début de la pandémie, des appels à sacrifier les malades et les personnes âgées au nom des impératifs économiques ont fusé. Mais ils émanaient alors principalement de Républicain·es suffisant·es, cruel·les, mais fidèles à elleux-mêmes. Ce qui m’a surprise, c’est de voir des électeur·ices de longue date du Nouveau Parti Démocratique, parti qui a joué un rôle essentiel dans la mise en place du système de santé public universel au Canada, se laver les mains de la mort de masse. Je ne m’attendais pas non plus à ce qu’une personne avec qui j’aurais pu prendre un cours de Vinyasa se fasse la défenseuse de la mort des personnes physiquement faibles ("Je pense que ces gens devraient mourir"). Je ne m’attendais pas non plus à ce qu’une affiche du Parti populaire du Canada, parti d’extrême droite, soit accolée à celle proposant de la méditation profonde et des massages Deep Tissues. Ou d’entendre des écologistes de longue date dire, dans des conversations privées, que le droit de ne pas se faire vacciner était pour elleux le seul enjeu dans cette campagne, une position de principe contre ce qu’iels considèrent comme Big Pharma.

    Quelle que soit l’idée que je me faisais de la frontière entre « eux » et « nous », elle ne tenait plus. De toute évidence, un poison avait été libéré dans la culture, et il ne se répandait pas seulement parmi les partisan·nes de la droite avec l’aide de quelques personnalités médiatiques libérales passées de l’autre côté. Il s’agissait de quelque chose d’autre : un produit toxique enchevêtré dans les puissantes notions de vie naturelle, de force musculaire, de condition physique, de pureté et de divinité, ainsi que dans leurs contraires : le contre-nature, la faiblesse, la paresse, la contamination et la damnation.

    #pandémie #vaccin #nature #santé #eugénisme #assainissement_du_troupeau #ésotérisme #écofascisme

  • Crise de l’eau en Guadeloupe : L’ONU s’inquiète et tance la France
    https://www.blast-info.fr/articles/2023/crise-de-leau-en-guadeloupe-lonu-sinquiete-et-tance-la-france-Js5Ei_yoQ2i

    Dans un chapitre consacré aux impacts du changement climatique sur les droits de l’#enfance, le #CRC fait ainsi part de sa préoccupation : « l’#accès limité à l’#eau_potable et la #pollution de l’eau par le chlordécone dans certaines parties des territoires d’outre-mer, en particulier en #Guadeloupe, contribuent à la situation d’urgence en matière de santé publique. » Plus loin, le comité précise l’urgence. Il « attire l’attention » de la France « sur la cible 1.3 des objectifs de développement durable et recommande à l’État [d’]assurer aux enfants de métropole et d’outre-mer un niveau de vie adéquat, en particulier pour les enfants de Mayotte et de toute urgence [d’]approvisionner en eau potable la population guadeloupéenne dans l’attente de la remise en état effective et complète des réseaux d’#eau et d’#assainissement ». Le texte complète encore cette intrusion dans les affaires internes de la France en recommandant « [d’]accorder réparation et indemnisation de tous les enfants lésés, en particulier les enfants affectés par la contamination au #chlordécone. »

    • Comme expliquer ce déni de réalité ? Selon un haut-fonctionnaire parisien sollicité par Blast, il dit beaucoup des méandres de l’administration et de leurs effets euphémisateurs. Le circuit décrit est édifiant : « En région, détaille notre spécialiste, quand un service comme la DEAL (la direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement, ndlr), qui s’occupe notamment des questions d’eau, fait un rapport, il n’est pas transmis directement au ministre : c’est le préfet en place qui juge d’abord de la nécessité de le transmettre ou non. S’il le fait, il atterrit à la direction du service en charge de la question, qui va réécrire le rapport puis le transmettre au conseiller du ministre en charge du dossier. Ce dernier va à son tour réécrire le rapport. Et d’une situation de crise, comme l’eau en Guadeloupe, on va arriver à une situation décrite comme étant en voie de progression, faisant ainsi croire au ministre que tout va bien ! »

  • Trento, gli effetti del Pnrr sul progetto della Circonvallazione ferroviaria
    https://irpimedia.irpi.eu/lemanisullaripartenza-circonvallazione-trento-pnrr

    Dal 2003 Rfi vuole un progetto ferroviario per potenziare il trasporto merci. Un’opera inutile che passa da terreni mai bonificati. Il Pnrr, però, può velocizzarne la costruzione. Nonostante le voci contrarie Clicca per leggere l’articolo Trento, gli effetti del Pnrr sul progetto della Circonvallazione ferroviaria pubblicato su IrpiMedia.

  • ’Warzone’ Just Banned Over 50,000 Cheaters
    https://www.vice.com/en/article/akgqqa/warzone-just-banned-over-50000-cheaters

    With this latest ban wave of at least 50,000 accounts, since Warzone’s release in March of 2020, Activision and its game studios Infinity Ward and Raven have banned at least 265,000 accounts for cheating, according to their public announcements of several ban waves of 70,000, 20,000, 60,000, 15,000, and 50,000 accounts. It’s worth noting that the company does ban cheaters regularly and doesn’t always disclose the number of banned accounts.

    Une vague d’exclusions massives pour tricherie vient d’être déployée sur le jeu vidéo Warzone. La stratégie de l’éditeur de bannir en masse par à-coups vise à empêcher les éditeurs de solutions de triche de prétendre que le problème d’exclusion est individuel, et que leur solution est toujours pertinente.

    La lutte contre la fraude vise à rendre le jeu plus équitable entre joueurs légitimes.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #tricherie #exclusion #jeu_vidéo_warzone #déploiement #assainissement #activision

  • En #Guadeloupe, l’#eau_courante, potable, est devenue un luxe

    En Guadeloupe, des milliers d’habitants vivent au rythme des « #tours_d’eau », des #coupures programmées, ou n’ont tout simplement pas d’eau au robinet depuis plusieurs années. Les habitants subissent des coupures prolongées, même en pleine pandémie de Covid-19. Face à la catastrophe sanitaire, les pouvoirs publics sont accusés d’#incurie. Premier volet de notre série.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/120721/en-guadeloupe-l-eau-courante-potable-est-devenue-un-luxe
    #eau_potable #eau_de_robinet #eau

    by @wereport photos @albertocampiphoto

  • #Services_publics d’#eau et d’#assainissement : prix en légère hausse et nette progression de l’intercommunalité
    https://www.banquedesterritoires.fr/services-publics-deau-et-dassainissement-prix-en-legere-hausse-

    L’Observatoire assure aussi le suivi de la mise en œuvre du décret « #fuites » du 27 janvier 2012 qui s’applique aux collectivités locales depuis 2013. Pour rappel, ce décret a pour objectif de réduire les fuites dans les réseaux d’eau potable en imposant aux collectivités locales de mieux connaître leurs réseaux et d’avoir un seuil minimum de #rendement (rapport minimum entre les volumes d’eau consommés et le volume d’eau introduit dans le réseau de distribution).
    A ce sujet, le rapport ne constate qu « une très légère amélioration ». Le rendement moyen à l’échelle de la France entière reste stable à hauteur de 79,9% (79,8% en 2017, 79,9% en 2016 et 79,7% en 2015). Les pertes par fuite annuelles représentent près d’un milliard de mètres cubes, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’environ 18,5 millions d’habitants. 18% des services sont concernés en 2018 (comme en 2017 et 2016) par le non-respect du rendement seuil (rendement minimum à atteindre, personnalisé et contextualisé pour chaque service).

  • #Développement_humain (2020)

    - L´#indice_de_développement_humain et ses composantes
    – L´évolution de l´indice de développement humain
    – L´indice de développement humain ajusté aux #inégalités
    – L´indice de développement de #genre
    – L´indice d´#inégalités_de_genre
    – Indice de #pauvreté multidimensionnelle : pays en développement
    – Tendances démographiques
    #Santé
    – Niveaux d´#instruction
    #Revenu_national et composition des ressources
    #Travail et #emploi
    #Sécurité_humaine
    #Mobilité humaine et flux de capitaux
    – Qualité du développement humain
    – Inégalités femmes-hommes sur le cycle de vie
    – Autonomisation des #femmes
    #Durabilité_environnementale
    – Viabilité socio-économique

    http://www.cartostat.eu/dr=2020_developpement_humain/F/TABLEAU.html

    #cartothèque #cartes #visualisations #développement_humain
    #ressources_pédagogiques #statistiques #chiffres #monde
    #inégalités #démographie #éducation #mobilité_humaine #dette #tourisme #migrations #téléphone #téléphone_mobile #mortalité_infantile #paludisme #tuberculeuse #VIH #HIV #scolarisation #alphabétisation #PIB #chômage #réfugiés #IDPs #déplacés_internes #suicide #suicides #violence_domestique #violence_conjugale #alimentation #déficit_alimentaire #espérance_de_vie #lits_d'hôpitaux #soins #médecin #PISA #électricité #eau_potable #assainissement #travail_domestique #accouchement #contraception #congé_maternité #combustibles_fossiles #CO2 #émissions_de_CO2 #forêt #engrais #industrie_agro-alimentaire #pollution #pollution_atmosphérique #hygiène #dépenses_militaires #armée #pauvreté

    ping @reka

  • Quel droit à l’eau pour les femmes migrantes à Paris ?

    Trois étudiantes présentent leurs recherches sur l’accès à l’eau et à l’#assainissement

    Chaque année, l’École de droit de Sciences Po propose des “Cliniques” : des programmes pédagogiques situés à mi-chemin entre théorie et pratique, articulés autour d’une mission d’intérêt public. Pendant neuf mois, Eline, Ivana et Juliette, étudiantes en première année de Master, ont étudié le sujet de l’accès à l’#eau_potable des populations migrantes, notamment des femmes migrantes, afin d’approfondir l’expertise du collectif #Coalition_Eau. Elles racontent.

    Pourquoi avez-vous choisi de participer à la Clinique de l’École de droit de Sciences Po ?

    Ivana : Je suis étudiante dans le Master Human Rights and Humanitarian Action de l’École des affaires internationales de Sciences Po : poursuivre des études en droits humains peut parfois être trop théorique ; c’est là que le modèle de la Clinique devient très intéressant : le programme Human Rights, Economic Development and Globalisation, propose une approche transversale et assez pratique de ce que signifie être un défenseur des droits humains dans la “vraie vie”. On mélange des études de cas avec des jeux de rôles, et tout au long de l’année on travaille sur un projet de recherche avec une organisation partenaire.

    Avec Eline et Juliette, nous avons travaillé avec le #collectif_Coalition_Eau. Au début de l’année, ça a été un peu une surprise puisqu’aucune de nous trois n’avait postulé pour ce projet sur l’accès à l’eau et à l’assainissement — il nous a été attribué par nos professeurs. Mais aujourd’hui j’aurais du mal à nous imaginer dans un autre projet de Clinique ! C’est un sujet qui nous tient vraiment à coeur. En France, l’accès à l’eau n’est pas considéré comme un droit humain. Certes, il existe un cadre légal autour de l’accès à l’eau, mais il se concentre sur la qualité de celle-ci et non pas sur la garantie d’un accès universel. Ce projet nous a aussi permis de mettre en avant le fait que les problématiques d’accès à l’eau et à l’assainissement ne sont pas exclusives aux pays en développement.

    Pouvez-vous nous décrire les principaux enjeux liés au droit à l’eau pour les femmes migrantes en France aujourd’hui ?

    Eline : En France, 1,4 millions de personnes sont déconnectées du réseau d’eau potable : elles doivent utiliser les services basiques proposés par l’État, comme les fontaines, les toilettes et les douches publiques. On compte environ 250 000 personnes sans-abri, dont 20% à 40% de femmes. Invisibles et invisibilisées, ces femmes sont pourtant celles qui souffrent le plus de cette déconnexion. En tant que femmes, elles sont confrontées à des difficultés spécifiques, comme la gestion de leurs menstruations et le contact avec des toilettes non-conformes aux normes d’hygiène. Non seulement ces femmes sont plus exposées aux risques d’infections urinaires et vaginales et de maladies dermatologiques que les hommes en raison du faible accès à l’eau et à l’assainissement, mais la plupart d’entre elles se sentent en insécurité et utilisent ces services avec la crainte d’être agressées. Ces exemples montrent que la mise en place d’installations unisexes et mixtes ne garantit pas une égalité d’accès.

    Ivana : Lorsque l’on étudie le droit à l’accès à l’eau, on distingue l’eau destinée à la consommation humaine — c’est à dire l’eau potable —, et l’eau utilisée pour se laver, qui correspond à l’assainissement. Nous avons travaillé sur ces deux aspects, et il apparaît que le droit à l’assainissement est le plus problématique : comme l’a dit Eline, la peur de subir des agressions désincite certaines femmes à utiliser les services sanitaires de la ville de Paris qui sont mixtes ; de plus, dans tout la ville, seulement neuf toilettes publiques possèdent une table à langer. Les besoins spécifiques des femmes ne sont pas assez pris en compte dans l’offre de services sanitaires : seules 1,5% des infrastructures existantes prennent en compte ces spécificités et les incluent dans leur offre de services.

    Quelles recommandations avez-vous formulées suite à votre analyse ? Existe-t-il des solutions ?

    Juliette : Au regard de la situation dont nous avons été témoins, nous avons formulé des recommandations au plus près des besoins et à plus ou moins long terme. Premièrement, de manière transversale et systématique, nous recommandons la participation des femmes concernées aux processus de décision. C’est une nécessité à la fois d’un point de vue pratique — car elles sont les mieux placées pour connaître leur réalité — mais aussi car le public concerné par une situation est le plus légitime pour intervenir dans des décisions le concernant.
    Une autre recommandation primordiale, à plus long terme, est la reconnaissance formelle par la France du droit humain à l’eau et à l’assainissement. Ce droit a été reconnu comme tel par les Nations Unies il y a maintenant dix ans et la France doit en faire de même.

    De manière plus immédiate, nous recommandons l’installation de davantage de points d’eau, de douches, de sanitaires et de lieux d’accueil spécifiquement dédiées aux femmes ; le groupe des femmes n’étant pas un groupe homogène, une constante et nécessaire attention devra être portée à la prise en compte des besoins relatifs à chaque situation : le statut migratoire, la langue parlée, les enfants, l’ancienneté dans la rue, les violences subies, etc.

    Enfin, nous recommandons ardemment de relancer le programme de l’INSEE d’enquête et de production de données sur la population sans abri ; les dernières données officielles remontent à 2012. Or, la collecte régulière et détaillée de statistiques est indispensable au respect des droits humains : il n’est pas possible de les mettre en oeuvre si les personnes laissées pour compte sont invisibles.

    Donc en définitive : oui les solutions existent, et la ville de Paris reste un bon exemple en la matière. Néanmoins, tant que ces problématiques ne gagneront pas en visibilité, tant que les victimes ne seront pas écoutées, tant que l’accès à l’eau ne sera pas universel dans son application, la situation n’évoluera pas.

    Comment la crise liée au Coronavirus Covid-19 impacte-t-elle l’accès à l’eau des personnes migrantes ?

    Eline : La crise du Coronavirus Covid-19 a montré qu’il était plus que jamais crucial que les principes fondamentaux des #droits_humains soient respectés. Lorsque l’on dit que "se laver les mains peut sauver des vies" mais que des centaines de personnes — et notamment des femmes — migrantes et sans abri n’ont pas accès ni à l’eau potable, ni à du savon, cela met en lumière les profondes inégalités qui traversent notre société.
    Nous savons que beaucoup de migrantes vivent dans des campements de fortune autour de Paris, où il est impossible de mettre en place la distanciation sociale et le confinement. Les femmes migrantes sont aussi davantage mal logées, dans des petits espaces collectifs où les installations sanitaires sont partagées entre les habitants, augmentant considérablement le risque de contracter le virus. De plus, les femmes migrantes occupant habituellement des emplois informels — comme la garde d’enfants, la vente de nourriture dans la rue ou du ménage — elles ont perdu une source de revenu.

    Un autre point important est soulevé dans notre recherche : le fait que les femmes sans abri ont souvent d’importants problèmes de santé, qui sont parfois causés par un manque d’accès à l’eau et à l’assainissement ; et l’on sait que le Coronavirus est très dangereux pour ces personnes….

    En d’autres termes : la crise du Coronavirus fait non seulement courir un risque plus important aux personnes dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés — c’est notamment le cas des femmes migrantes et de leur droit à l’accès à l’eau — mais amplifie aussi les problématiques préexistantes. C’est pour cette raison que nous appelons le gouvernement français à reconnaître ces droits humains fondamentaux pour toutes et tous et à garantir à toutes les femmes, quelles que soient leurs conditions de logement ou leurs parcours migratoires, un accès à l’eau potable et à l’assainissement.

    https://www.sciencespo.fr/programme-presage/fr/actualites/quel-droit-l-eau-pour-les-femmes-migrantes-paris

    #eau #droit_à_l'eau #eau #femmes #femmes_migrantes #Paris #law_clinic #droits_fondamentaux #pandémie #covid-19 #coronavirus

  • Les #Roms souffrent du « #racisme_environnemental » de l’UE, conclut le rapport | Nouvelles du monde

    Un rapport conclut que les communautés roms d’#Europe vivent souvent sur des terrains vagues pollués et manquent d’#eau_courante ou d’#assainissement à cause du « racisme environnemental ».

    Le #Bureau_européen_de_l'environnement (#EEB), un réseau paneuropéen d’ONG vertes, a constaté que les communautés roms étaient souvent exclues des #services_de_base, tels que l’#eau_potable courante, l’assainissement et la collecte des #ordures, tout en vivant fréquemment sur ou à proximité de certains des sites les plus sales de Europe, comme les #décharges ou les #terrains_industriels contaminés.

    Jusqu’à 10 millions de Roms vivent en Europe, dont 6 millions dans les États membres de l’UE. Bien que leur exclusion sociale soit documentée depuis longtemps, les chercheurs du BEE disent que le déni des services de base et l’exposition à la pollution ont été négligés.

    L’EEB, en collaboration avec des chercheurs d’Europe centrale et orientale, a trouvé 32 cas de « racisme environnemental » dans cinq pays européens : #Hongrie, #Bulgarie, #Roumanie, #Slovaquie et #Macédoine_du_Nord. Les chercheurs se sont également appuyés sur les travaux existants sur les conditions de vie des Roms en #Bosnie-Herzégovine, en #Serbie, au #Monténégro et au #Kosovo.

    L’absence d’eau, d’assainissement et de collecte des ordures a été un problème dans plus de la moitié des études de cas, comme #Stolipinovo en Bulgarie, la plus grande colonie rom d’Europe et une partie de la ville de #Plovdiv. On estime qu’environ 60000 personnes vivent dans le quartier, mais beaucoup sont coupées des services d’eau courante et d’assainissement du reste de Plovdiv, capitale européenne de la culture en 2019.

    En Hongrie, l’accès à l’approvisionnement public en eau de certaines communautés roms a été fermé pendant les vagues de chaleur estivales – des décisions ont touché 800 personnes à #Gulács en août 2017 et 1 500 habitants de #Huszártelep en 2013. La ville du nord de la Hongrie d’#Ózd a reçu près de 5,5 millions d’euros (£ 4,8 m) de la Suisse pour améliorer l’approvisionnement en eau courante des communautés roms, mais les chercheurs ont déclaré que beaucoup n’avaient pas bénéficié du programme. Les autorités ont affirmé que les ménages roms n’avaient pas payé leurs factures.

    Des recherches antérieures ont conclu que seulement environ 12% des communautés roms avaient des toilettes à chasse d’eau et des systèmes de drainage fonctionnels.

    Pata-Rât, à la périphérie de Cluj-Napoca, dans le nord-ouest de la Roumanie, est connue pour son architecture gothique et ses palais baroques.

    https://www.villagefse2016.fr/les-roms-souffrent-du-racisme-environnemental-de-lue-conclut-le-rappo

    #exclusion #eau_potable #accès_à_l'eau

    ping @albertocampiphoto

  • The no-flush movement: the unexpected rise of the composting toilet | Global | The Guardian
    https://www.theguardian.com/global/2019/dec/09/no-flush-movement-composting-toilet-clean-water-waste-fertiliser-eco-re

    If you’ve been to a festival, gone on a rural getaway or spent any time with eco-minded people in the past few years, you may have noticed a small revolution taking place in lavatories around the UK. For those to whom chucking litres of clean drinking water down the toilet on each flush seems wildly at odds with attempts to protect the environment and slow the climate emergency, compost toilets are increasingly making sense.

    The idea is simple: treat human waste just as other organic matter – in a not dissimilar way to how kitchen waste is composted.

    #toilettes #eau #assainissement

  • The Gates Foundation shouldn’t legitimise Narendra Modi | Gloria Steinem and Akeel Bilgrami | Opinion | The Guardian
    https://www.theguardian.com/theguardian/commentisfree/2019/sep/24/narendra-modi-gates-foundation-award-donald-trump

    The Gates Foundation has announced it is bestowing a prestigious annual award on prime minister Narendra Modi of India. And in advance of the UN general assembly meeting in New York, Donald Trump flew down to Houston, Texas, to welcome him at an event charmingly dubbed the “Howdy Modi” rally.

    #FBMG #Inde #Modi #récompense

    • Sangita Vyas, a research fellow at the Rice Institute, said: “For Swachh Bharat to have made huge progress, they would have needed to address caste hierarchies and beliefs in purity and pollution. We found that it seems to have exacerbated caste hierarchies. Sanitation is used as a method for elite groups to suppress marginalised communities.”

      Concerns were also raised in a report last year by the UN special rapporteur for safe drinking water and sanitation, Leo Heller. “As an unintended consequence of the desire to obtain rewards, including the title of ‘open-defecation free’, some aggressive and abusive practices seem to have emerged,” he wrote.

      Heller reported that “individuals defecating in the open are being shamed, harassed, attacked or otherwise penalised,” and that accused open defecators faced being denied food rations, or having their electricity disconnected.

      Heller also noted the Indian government “recognised the existence of abuse associated with the Clean India mission implementation and issued at least two advisories to all states underlining that such practices must stop”.

      Despite rapid economic strides in past decades, India has lagged behind other countries on sanitation. Academics have argued that the practice of open defecation has survived because cleaning toilets is considered low-caste work.

      https://www.theguardian.com/global-development/2019/sep/30/narendra-modi-to-face-down-critics-by-hailing-clean-india-scheme-a-succ

      #assainissement #toilettes ou pas #répression

  • Too many stories remain untold every day

    All around the world, journalists face threats, arrest, and murder.
    There are stories that corporations, organized crime groups and governments don’t want to see published.

    Forbidden Stories has a mission:
    bypassing any form of censorship by publishing these stories.

    To achieve this, we offer journalists working on a sensitive issue a secure way to backup their work with us.

    In case something happens to the journalist, we will be able to pick up the investigation, complete it, and publish it broadly thanks to our collaborative network of news organizations.

    By protecting and continuing the work of reporters who can no longer investigate, we can send a powerful signal to enemies of a free press: even if you succeed in stopping a single messenger, you will not stop the message.

    https://forbiddenstories.org

    #freedom_voices_network #forbidden_stories #journalisme #emprisonnement #assainissement #menace #liberté_de_l'information

  • Les eaux glacées du calcul égoïste — Assainissement non collectif : la faute des industriels, par Claude Réveillaut (*)
    http://www.eauxglacees.com/Assainissement-non-collectif-la,1947

    Par l’envoi de mises en demeure en rafales, assorties de menaces extravagantes, adressées à l’IRSTEA et à l’AFB (Agence Française de la Biodiversité qui a financé le suivi), ce syndicat prétendait tout simplement empêcher la publication des résultats de l’étude, rien moins !

    #spanc #eau #assainissement #procès_bâillon