• Une gigantesque retenue d’eau au-dessus de Courchevel s’affaisse à une vitesse alarmante, poussant le préfet à prendre des mesures d’urgence
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/05/16/une-gigantesque-retenue-d-eau-au-dessus-de-courchevel-s-affaisse-a-une-vites


    La retenue de la Loze, près de Courchevel (Savoie), en 2023. ANTOINE CHANDELLIER/LE DAUPHINE/MAXPPP

    Une retenue d’eau creusée en 2020 pour garantir l’enneigement d’une piste de ski qui pourrait figurer aux #JO Alpes 2030 menaçait jusqu’à peu un hameau de la commune, selon une étude géomorphologique à laquelle « Le Monde » a eu accès.

    Les travaux réalisés pour garantir l’enneigement de la célèbre piste de l’Eclipse, à Courchevel (Savoie), pour les Championnats du monde de #ski alpin de 2023 et dans la perspective des JO Alpes 2030, ont-ils exposé les populations d’un hameau en contrebas à un scénario qui aurait pu être catastrophique ? Selon une expertise géomorphologique datée de décembre 2025 à laquelle Le Monde a eu accès, la retenue d’eau de la Loze, creusée en 2020 à 2 270 mètres d’altitude pour stocker les 170 000 mètres cubes d’eau nécessaires à l’enneigement des 3,2 kilomètres de piste, s’affaisse sur ses fondations à une vitesse alarmante.

    ça alors, on peut faire du dégât durable mais aussi instantané avec une bassine contenant 4 fois moins d’eau qu’à Sainte Soline

    #montagne #ingénieurs #Chamrousse

  • « Tuer des civils sans défense ’pour le plaisir’ » : ce que l’on sait de l’enquête sur des « safaris humains » à Sarajevo lors de la guerre de Bosnie
    https://www.franceinfo.fr/societe/justice/tuer-des-civils-sans-defense-pour-le-plaisir-ce-que-l-on-sait-de-l-enquet

    « Hostel » à Sarajevo, la réalité n’a rien à envier au film d’horreur. Voici encore un élément pour soutenir l’hypothèse que les riches sont des êtres inhumains.

    16.11.2025 par Linh-Lan Dao - De nombreux étrangers sont soupçonnés d’avoir payé pour tirer sur des civils assiégés à Sarajevo, en Bosnie, dans les années 1990. La justice italienne a ouvert une enquête.

    Un loisir macabre. L’ex-maire de Sarajevo Benjamina Karic a annoncé vendredi 14 novembre, sur Instagram,(Nouvelle fenêtre) avoir adressé une demande d’information au parquet de Bosnie-Herzégovine, concernant sa plainte déposée trois ans plus tôt au sujet de « safaris humains » menés par de riches touristes étrangers lors du siège de la capitale bosnienne, entre 1992 et 1995. Cette affaire « fait l’objet d’une enquête internationale et [est] présente dans les médias mondiaux », se félicitait la femme politique bosnienne vendredi, évoquant une information judiciaire ouverte par le parquet de Milan.

    Trente ans après la fin de la guerre des Balkans(Nouvelle fenêtre), la justice italienne soupçonne plusieurs ressortissants étrangers d’avoir payé des membres de l’armée serbe pour tirer sur des habitants de Sarajevo, dont des enfants. Ces « touristes de guerre » fortunés pouvaient débourser jusqu’à 100 000 euros par jour(Nouvelle fenêtre), selon une plainte adressée au parquet de Milan par le journaliste et écrivain italien Ezio Gavanezzi. Voici ce que l’on sait de ces sinistres excursions, survenues lors d’un siège qui a fait 11 500 victimes civiles.
    Plusieurs enquêtes ouvertes

    Le procureur milanais Alessandro Gobbis, spécialisé dans la lutte antiterroriste, a ouvert une enquête contre X pour « homicide volontaire aggravé par la cruauté et des motifs abjects ». Les enquêteurs cherchent à identifier les ressortissants italiens ayant « payé ’pour jouer à la guerre’ et ’tuer des civils sans défense ’pour le plaisir’ » à Sarajevo et dans d’autres villes assiégées pendant le conflit, rapportait lundi La Repubblica(Nouvelle fenêtre). Sollicité par franceinfo, le parquet italien n’a pas donné suite.

    L’enquête a été ouverte après une plainte déposée par Ezio Gavanezzi, datée du 28 janvier. Dans une interview à ce quotidien italien(Nouvelle fenêtre), le journaliste explique avoir mené ses propres investigations pendant un an et demi, accumulant preuves et témoignages, avant de remettre un rapport de dix-sept pages à la justice transalpine. Dans cet exposé des faits, réalisé avec l’aide de son avocat Nicola Brigida et de l’ex-magistrat Guido Salvini, le journaliste dresse le portrait et le mode opératoire de ces « tireurs d’élite du week-end », qu’il estime à « au moins une centaine ».

    La plainte cite notamment un rapport pénal de l’ancienne maire de Sarajevo Benjamina Karic. L’édile bosnienne avait porté plainte auprès du parquet local en 2022, dans le sillage du documentaire slovène Sarajevo Safari(Nouvelle fenêtre). « A ma connaissance, le procureur n’a pas encore pris de décision quant à la suite de la procédure », a déclaré Benjamina Karic dans sa demande d’information, adressée jeudi au parquet de Bosnie-Herzégovine. Outre-Atlantique, la représentante et militaire pro-Trump Anna Paulina Luna a déclaré le même jour sur X(Nouvelle fenêtre) avoir ouvert une enquête afin de rechercher d’éventuels participants américains.
    Des excursions organisées par une agence serbe

    Le rapport d’Ezio Gavanezzi, dont le quotidien Il Giornale(Nouvelle fenêtre) a pris connaissance, s’appuie sur l’interrogatoire d’un prisonnier serbe, ayant officié comme accompagnateur sur une excursion meurtrière. Ce témoignage est rapporté au journaliste italien par un certain Edin Subasic, ancien agent du renseignement bosnien. Parmi les cinq « chasseurs » accompagnés par le volontaire serbe de Belgrade à Sarajevo, trois Italiens sont identifiés : un homme originaire de Milan, un autre de Turin et le troisième, propriétaire d’une clinique privée spécialisée en chirurgie esthétique à Trieste.

    Les trajets s’effectuaient « en avion depuis Trieste [nord de l’Italie], puis en hélicoptère et en véhicule depuis la Serbie, à travers la zone de guerre, jusqu’à Sarajevo ». Vêtus de tenues de camouflage, les « chasseurs » réalisaient des allers-retours en fourgonnette en moins de 72 heures, sous couvert de « mission humanitaire ». Ainsi, ils franchissaient sans encombre les points de contrôle en Croatie et Bosnie jusqu’à Pale, en banlieue de Sarajevo, « où résidaient les officiers de l’armée serbe ».

    Des propos qui font écho à ceux du pompier américain volontaire John Jordan, entendu en 2007 lors du procès de l’ancien général serbe Dragomir Milosevic devant le tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY). Selon une transcription(Nouvelle fenêtre) de sa prise de parole, publiée sur un site d’actualité croate(Nouvelle fenêtre), John Jordan avait repéré « des étrangers (...) conduits vers des positions de tireurs d’élite par des locaux » dans plusieurs quartiers de Sarajevo contrôlés par l’armée serbe et à Mostar, dans le Sud-Ouest bosnien. Vêtus d’un « mélange de vêtements civils et militaires », les visiteurs se distinguaient par leur façon de se déplacer et leurs armes, différentes de celles portées par les locaux. « Quand un type arrivait avec un fusil comme ça, on aurait dit qu’il allait chasser l’ours dans la Forêt-Noire, pas se battre dans les rues des Balkans », avait relaté John Jordan.

    Selon le rapport d’Ezio Gavanezzi, cité par Il Giornale, les excursions étaient organisées par une sorte d’agence de voyages, reposant sur « l’infrastructure de l’ancienne compagnie aérienne serbe de vols charters et touristiques Aviogenex [fermée depuis 2015], qui possédait une succursale à Trieste ». Cette agence fixait une grille de prix selon les victimes, allant des femmes et des vieillards, qui pouvaient être tués gratuitement, jusqu’aux enfants, cibles les plus chères. Les victimes n’étaient pas tuées sur le coup, mais grièvement blessées en attendant que les secours arrivent, pour être à leur tour touchés.
    Des tireurs riches, en quête « d’adrénaline »

    Quel est le profil des tireurs ? « On ne parle pas seulement de quelques psychopathes, il s’agit de beaucoup, beaucoup de personnes de différentes nationalités qui payaient l’équivalent du prix actuel d’un appartement trois pièces à Milan pour participer à ces ’safaris’. Des gens riches et puissants, bien insérés dans la société, avec d’immenses ressources à disposition », décrit Ezio Gavanezzi dans un entretien à La Libre Belgique(Nouvelle fenêtre). Auprès de La Repubblica(Nouvelle fenêtre), le journaliste italien évoque des participants liés aux milieux d’extrême droite.

    Toutefois, « je pense qu’il n’y avait aucune motivation [politique], juste l’envie de ressentir l’adrénaline de tirer sur des humains », avance-t-il auprès de La Libre Belgique, après avoir analysé les profils des tireurs avec une criminologue. « C’était du pur amusement », tranche Ezio Gavanezzi, décrivant « un tourisme systématique » avec des safaris organisés « chaque week-end » durant les trois années de siège. Le journaliste évoque des difficultés au moment de recueillir la parole de ses sources : « La peur les empêchait de s’exprimer parce que les ’clients’ de ces ’safaris humains’ sont vraiment nombreux et sont encore pour la plupart vivants. »

    La grande majorité des participants venait d’Italie du Nord, et ils seraient aujourd’hui âgés de 65 à 82 ans, précise le journaliste auprès de Ouest-France(Nouvelle fenêtre). Ces hommes, qui « voulaient tuer des gens et rentrer chez eux impunis », avaient pour point commun une passion pour les armes et pour la chasse. Outre l’Italie, ces « chasseurs » venaient de France, d’Allemagne, du Royaume-Uni, voire du Canada et des Etats-Unis, selon l’auteur.
    Des services de renseignement informés dès 1993

    L’ancien agent du renseignement bosnien Edin Subasic, une des sources du journaliste italien, assure avoir alerté, fin 1993, « les responsables du Sismi [ancien service de renseignement militaire italien] à Sarajevo, car il y avait des indices laissant penser que des groupes de touristes, composés de tireurs d’élite et de chasseurs, partaient de Trieste », selon un extrait de l’échange, cité par Le Parisien(Nouvelle fenêtre).

    Quelques mois plus tard, les renseignements transalpins confirment que Trieste est bien la ville de départ. Pour autant, ceux-ci ne livrent « aucune information supplémentaire concernant la répétition de ce safari à Sarajevo », ni ne communiquent « les noms des chasseurs » ou des « organisateurs ». « Nous ignorons si des arrestations ont eu lieu », soutient Edin Subasic.

    Selon l’ex-espion, les services secrets bosniens avaient eu vent de ces safaris fin 1993. « Les Bosniaques disaient que des gens, du camp d’en face, payaient des emplacements de chasse. Ils prenaient un plaisir sadique à tirer sur tout ce qui bouge, y compris enfants et animaux. Je supposais que c’était plutôt de riches Serbes. C’était un bruit qui courait, mais on n’avait pas de preuves. » L’ex-officier Michel Goya a également entendu parler de ces emplacements de chasse en 1993, alors qu’il opérait à Sarajevo comme Casque bleu au sein de la force de maintien de la paix des Nations unies, témoigne-t-il auprès du Point(Nouvelle fenêtre).

    #assassins #nantis #sélection #extrême_droite

  • “Les pilotes de drones voient très bien la personne qu’ils vont tuer, jusqu’au dernier moment”
    https://www.nouvelobs.com/monde/20250409.OBS102519/les-pilotes-de-drones-voient-tres-bien-la-personne-qu-ils-vont-tuer-jusqu

    Série Après avoir raconté le conflit en Ukraine du point de vue des drones, Isabelle Dufour, directrice des études stratégiques à Eurocrise, explique, dans cette deuxième partie du grand entretien qu’elle a accordé au « Nouvel Obs », comment ces appareils volant sans pilote changent la mécanique de la guerre.

    Pour aller plus loin
    La une du 29 mai 2025

    Edition de la semaine Ukraine : la guerre des drones

    Ils ont changé la face des combats entre Kiev et Moscou. Depuis le début de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine en février 2022, les drones, jusqu’alors marginaux dans les conflits, se sont imposés comme une arme majeure. Au point de constituer une « révolution », comme l’observe Isabelle Dufour, directrice des études stratégiques à Eurocrise, dans la première partie du grand entretien qu’elle a accordé au « Nouvel Obs ». Une révolution dont on peine encore à imaginer l’ampleur et les conséquences sur la conduite de la guerre, sur les soldats eux-mêmes et sur l’avenir de l’armement. Dans ce deuxième volet de « Drones de guerre », l’experte raconte comment ces appareils volant sans pilote bouleversent l’art de la guerre.
    Que changent les drones à la manière de faire la guerre ?

    Isabelle Dufour Enormément de choses, parce qu’ils ont investi tous les secteurs du combat, ce qui n’était jamais arrivé auparavant. Usage par usage, on peut certes trouver des filiations : en Syrie en 2014, l’organisation Etat islamique utilisait de petits drones pour larguer des grenades, dans le Haut-Karabakh en 2023, lors de la guerre opposant l’Arménie à l’Azerbaïdjan, on voyait des [Bayraktar] TB2 turcs effectuer des missions semblables à celles pour lesquelles les Ukrainiens les utilisaient au début de l’invasion russe. Et, si on remonte plus loin, on se souvient des drones américains pilotés depuis les Etats-Unis et effectuant des frappes en Afghanistan. Mais, pour la première fois en Ukraine, non seulement les drones sont utilisés de façon massive et systématique, mais tous les usages sont explorés en même temps et dans une évolution constante. C’est donc la guerre dans son ensemble qui est affectée.

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    Commençons alors par le combat terrestre.

    Les fantassins sont aujourd’hui sous la menace constante des petits drones FPV (First Person View) qui les traquent jusqu’à une vingtaine de kilomètres derrière la ligne de front. Même si beaucoup de ces missions sont kamikazes, un drone à 400 dollars contre un soldat russe, ça reste une bonne affaire… La conséquence est l’obligation faite aux fantassins de s’enterrer. Bien sûr, l’artillerie obligeait déjà à se cacher, mais on pouvait espérer, sous un couvert ou dans une zone rocailleuse, passer inaperçu. Aujourd’hui, c’est impossible. Il faut donc creuser des abris et en protéger les ouvertures pour éviter que les drones entrent dans le tunnel. Même chose dans les bâtiments : comme on l’a vu aussi avec les Israéliens à Gaza, un petit FPV entre facilement dans un hangar ou une maison. Cela complique énormément la vie des fantassins, même entre deux offensives.

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    Présentation du drone Bayraktar TB2, lors de célébration de l’indépendance de l’Ukraine, le 24 août 2021, à Kiev.

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    Et qu’en est-il de l’artillerie ?

    Là, l’apport des drones est surtout la reconnaissance. L’artillerie n’a pas toujours une vision très précise de ce qu’elle peut viser comme cible. Je rappelle juste qu’un Caesar français par exemple – un camion équipé d’un canon de 155 mm – peut tirer jusqu’à 40 kilomètres, ce qui n’est pas tout près, et doit souvent le faire sur la base de renseignements qui peuvent être flous et rarement en temps réel. Les drones Orlan, côté russe, font très bien ce travail de reconnaissance : ils ne sont pas très grands, volent à une hauteur qui les rend accessibles seulement à des systèmes de défense à longue portée très coûteux (alors que l’appareil vaut autour de 100 000 dollars). Ils permettent d’identifier des cibles, mais aussi, ce qui est très utile pour l’artillerie, de voir si le tir a tapé là où il fallait, s’il y a les dégâts voulus ou s’il faut rectifier le tir ou changer les munitions. Tout cela est très précieux et renforce l’efficacité.
    Qu’en est-il du combat mécanisé, des chars, etc. ?

    Les chars sont devenus très vulnérables. Et d’ailleurs, cela a donné lieu à des spectacles assez cocasses, si j’ose dire. On a vu les Russes recouvrir leurs véhicules de plaques de métal blindé. Outre que cela les faisait ressembler à des tortues, les chars étaient alourdis, parfois gênés dans leur liberté de tir à cause d’une tourelle limitée dans ses mouvements. On a aussi vu des filets de pêche montés sur le char grâce à des tiges en métal pour éviter la projection de drones kamikazes. Inutile de dire que ces parades ne fonctionnent qu’un temps…
    Et l’aviation ? Parce qu’à vous entendre, on se dit qu’il n’y a plus besoin d’avions pilotés. Ne serait-ce que parce qu’ils coûtent extraordinairement cher, même par rapport au drone le plus coûteux…

    Un avion coûte très cher, en effet, et on peut le perdre. Les pilotes coûtent très cher aussi à former. Et il est vrai que certains secteurs du combat aérien risquent d’être remplacés un jour par les drones. Par exemple, ce qu’on appelle le Close Air Support, le soutien aérien rapproché, où les aéronefs interviennent juste au-dessus des troupes au sol. Ce sont des missions très risquées car se déroulant dans des zones couvertes par de nombreux systèmes de surveillance. Dans ces situations, les drones pourraient être très intéressants.

    Néanmoins, les avions pilotés ont encore des avantages : la vitesse et la capacité à délivrer de grosses quantités d’explosifs. Lâcher une bombe de 800 kilos avec effet de blast fait plus de dégâts que des FPV qui portent une charge de 15 kilos, et qui, même si plusieurs interviennent en même temps, laissent le temps aux soldats de se disperser. Les Russes préfèrent encore les avions pilotés qui tirent des missiles à longue distance pour viser les villes et infrastructures ukrainiennes. Les drones ne peuvent pas encore lancer les missiles au design spécial qui permettent par exemple de pénétrer un bunker grâce à une double charge – la première qui explose pour percer le mur et la deuxième à l’intérieur.
    Photo, extraite d’une vidéo diffusée par le service de presse du ministère russe de la Défense le 2 avril 2025, montrant des soldats russes avant le lancement d’un drone vers des positions ukrainiennes.

    Photo, extraite d’une vidéo diffusée par le service de presse du ministère russe de la Défense le 2 avril 2025, montrant des soldats russes avant le lancement d’un drone vers des positions ukrainiennes. RUSSIAN DEFENSE MINISTRY PRESS SERVICE VIA AP/SIPA
    Mais pourquoi y a-t-il encore besoin de pilotes dans ces avions ? Pourquoi ne pas les manier à distance ou ne pas laisser faire une intelligence artificielle (IA) qui travaille en autonomie ?

    Pour ce qui est du pilotage à distance, se pose le problème du temps de latence. Si vous utilisez une liaison satellitaire, ce qui est nécessaire au-delà d’une centaine de kilomètres, il faut compter 1 à 2 secondes de latence, le temps que le signal monte jusqu’au satellite et redescende. C’est énorme car quand on pilote un avion de combat, il faut réagir très vite : la cible peut apparaître au dernier moment, il est nécessaire de pouvoir effectuer une manœuvre évasive en un dixième de seconde.

    Pour ce qui est d’un pilotage par l’IA, se pose un autre problème : la complexité de l’environnement. Même si, dans le Rafale chargé de la dissuasion nucléaire par exemple, il existe un radar de suivi de terrain qui peut vous faire voler à moins de 100 mètres de hauteur, en suivant le relief, sans que vous n’ayez à faire quoi que ce soit, il y a tout le reste à prendre en compte : le surgissement d’une menace impromptue et la nécessité d’adapter la mission au dernier moment. Là, le pilote demeure le meilleur recours : il est une sorte de multi-capteurs, capable de prendre en compte un nombre de paramètres encore inaccessible à l’informatique. Face à de l’imprévu – une forêt défeuillée par exemple –, le pilote va se poser des questions que la machine ne peut pas se poser : est-ce normal ? Pourquoi ces traces d’incendie au sol ? Cela suggère-t-il un départ fréquent de tir d’artillerie ? Aujourd’hui, plus qu’à l’IA à proprement parler – c’est-à-dire de modèles auto-apprenants et capables de décisions autonomes –, les systèmes existants ont recours à des algorithmes très complexes qui permettent déjà plein de choses : identifier une cible, aller seuls vers une cible programmée (donc ne plus émettre ni recevoir de données, ce qui les rend beaucoup moins détectables)…
    Dans la marine, il semble aussi que l’usage des drones soit de plus en fréquent…

    Oui, ce sont vraiment tous les secteurs de la guerre qui sont affectés, c’est pourquoi je parle de « révolution ». Dans le domaine maritime – un milieu complexe à maîtriser –, il existe deux types de drones : des drones sous-marins (qu’on appelle des UUV : Unmanned Underwater Vehicles) et des drones de surface (USV : Unmanned Surface Vehicles). Dans ce conflit, ce sont surtout les seconds qui sont utilisés. Ils servent essentiellement, pour les Ukrainiens, à harceler la flotte russe : un tiers de la flotte russe en mer Noire aurait été touchée par un de ces engins. Dans cette zone, la Russie a dû réarticuler son dispositif pour s’adapter à cette menace, et ce, dès l’automne 2022.
    Si toutes les armées sont concernées par les drones, que cela change-t-il à la guerre globalement ?

    J’aimerais bien le savoir… Trop de changements se produisent à des niveaux tactiques pour savoir ce qui changera vraiment aux niveaux opératif et stratégique. Mais il s’agit d’un changement majeur, qui impactera la façon dont on conçoit les opérations. Plusieurs armées ont déjà créé, à différents niveaux, des branches dédiées spécifiquement aux drones.

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    Alors, sérions les questions. Pour commencer, diriez-vous que les drones permettent de faire plus de victimes ?

    C’est très difficile à dire. Les tapis de bombes de la Première Guerre mondiale et de la Seconde Guerre mondiale étaient une boucherie : les drones permettent-ils de les éviter ? Peut-être… Mais on pourrait tout aussi bien soutenir que ce qu’on voit en Ukraine, en termes de morts et de blessés, est inédit depuis 1945 et que les drones y sont pour quelque chose. Disons simplement qu’il est dans la nature de la guerre de faire beaucoup de victimes. Si vous n’infligez pas beaucoup de pertes à votre ennemi, c’est que vous échouez.
    Autre manière d’aborder la question : voit-on apparaître avec les drones de nouveaux traumas, tant pour ceux qui en sont les victimes que pour ceux qui les pilotent (on se souvient des soldats américains qui supportaient très mal de tuer depuis le Nouveau-Mexique, et par écran et joystick interposés, des combattants en Afghanistan) ?

    Encore une fois, c’est difficile à dire tant les syndromes de stress post-traumatique sont répandus parmi les soldats ukrainiens, comme la plupart du temps dans les guerres d’ailleurs. Néanmoins, on observe des troubles particuliers chez les pilotes de drones qui n’utilisent plus des écrans mais des casques immersifs et se projettent presque littéralement sur l’ennemi. Ils voient très bien la personne qu’ils vont tuer, jusqu’au dernier moment, et elle-même regarde souvent la caméra. Dans le cas d’explosif lâché, il arrive souvent que, une fois la charge lancée, quand il n’est plus possible de rien faire, le soldat visé crie, lève ou joigne les mains. Il a beau être un ennemi, quand vous voyez cela vingt fois, cela produit des effets. Là où le tireur d’élite – et encore moins l’opérateur d’artillerie – ne voit rien et où le fantassin qui tire au fusil de plus près peut décider au dernier moment d’épargner sa cible, ce qui arrive assez souvent.

    Il faut ajouter à cela que les opérateurs de drones FPV sont eux-mêmes particulièrement ciblés par l’adversaire. Les Russes se sont fait une spécialité de détecter les émissions d’ondes électromagnétiques émises par la liaison entre l’opérateur et son drone, ce qui leur permet de le localiser et de le cibler par l’artillerie ou en envoyant un drone ou des snipers.

    Quant aux fantassins, le fait de vivre sous la menace permanente des drones, même loin derrière la ligne de front, même dans un milieu censément protecteur, produit un stress nouveau et extrême. D’autant que le fait d’être poursuivi par un drone est une situation cauchemardesque. Par ailleurs, il faut noter que l’explosion n’est pas la seule menace : depuis un an, des drones dits « Dragon » dispersent par exemple de la thermite qui brûle les positions, notamment sous couvert forestier. Et puis les soldats ne sont pas les seuls visés : depuis l’automne 2024, les Russes « chassent », comme ils disent, les civils, notamment du côté de Kherson.
    Autre changement : la multiplication des drones nécessite-t-elle de nouvelles compétences dans les armées ?

    Bien sûr. Il faut former des pilotes. Aux Etats-Unis, le premier réflexe a été de recruter des gamers. S’ils avaient les aptitudes, on s’est vite aperçu qu’on ne pouvait pas se passer d’une formation militaire plus globale : faire la guerre, ce n’est pas jouer. Beaucoup de programmes ont donc été développés en Ukraine, et de nombreux centres de formation créés. Quant aux Russes, on sait qu’ils ont recruté une ancienne championne de tir pour former les fantassins et leur apprendre à tirer sur les drones au fusil.
    Isabelle Dufour, directrice des études stratégiques à Eurocrise, sur le plateau de Public Sénat, le 18 mars 2025.

    Isabelle Dufour, directrice des études stratégiques à Eurocrise, sur le plateau de Public Sénat, le 18 mars 2025. CAPTURE ÉCRAN PUBLIC SÉNAT
    Et pour la fabrication de ces drones. Hormis ceux qui sont importés, est-ce qu’il a fallu créer une filière industrielle ?

    Dès le début de la guerre, la société civile ukrainienne s’est organisée, par des systèmes de collecte et de sponsoring, pour fournir ses forces armées en nourriture, matériel etc. C’est valable aussi pour les drones : des levées de fonds sont régulièrement organisées pour acheter des pièces ou des appareils.

    Pour ce qui est de la fabrication, l’Ukraine avait les compétences industrielles nécessaires, notamment dans les secteurs aéronautique et mécanique ; il ne faut jamais oublier que les chars soviétiques étaient fabriqués à Kharkiv. Il y a en Ukraine des ingénieurs qui savent concevoir et fabriquer, des ouvriers qui savent souder, qui peuvent bidouiller un réservoir à partir d’une bouteille en plastique ou profiter d’une imprimante 3D pour produire des composants. Cette qualité humaine de base – qui nous manque terriblement en France, soit dit en passant – leur a permis de produire des drones en quantité. Cette continuité entre le civil et le militaire explique aussi l’extraordinaire rapidité avec laquelle évoluent les drones et les systèmes qui permettent de s’en protéger. On a vu des gens fabriquer des brouilleurs en récupérant des systèmes électroniques à droite à gauche. Cette guerre est une guerre de l’adaptation permanente, les armées innovent et s’adaptent en continu, parfois à l’échelle de quelques semaines et très localement, eu égard à l’autonomie dont bénéficient les régiments ukrainiens qui ont souvent leur propre réseau d’entreprises qui les alimentent en matériel.

    Cela a une conséquence inédite : si les différents modèles de drones ont un design commun, les variations sont innombrables. On peut y voir un avantage : l’innovation est constante, adaptée au terrain et aux usages. Mais cela rend compliquée la mise à l’échelle et, plus embêtant, une planification globale à la fois matérielle et stratégique.
    On pourrait parler, du côté ukrainien, de « start-upisation » de la guerre ?

    On peut le dire comme ça. Mais demeure la question de savoir si c’est efficace. On peut se contenter de constater que, jusqu’à maintenant, ils ont tenu avec cette organisation très décentralisée et agile, et peut-être grâce à elle. Mais c’était face à une armée russe qui, pendant longtemps, a été très mauvaise. Aujourd’hui que l’armée russe s’est beaucoup améliorée, je me demande où en est l’armée ukrainienne. Elle a perdu beaucoup de cadres intermédiaires très bien formés, et, de ce fait, les états-majors ne se sont pas renouvelés. Ce qui a sans doute affaibli leur capacité à planifier des campagnes opératives, contrairement aux Russes.

    L’autonomie des unités empêche parfois les Ukrainiens d’avancer ensemble, de manière coordonnée. On a vu des unités quitter des positions de leur propre chef, contre l’avis de leur commandement, parce qu’un officier estimait que c’était la bonne à chose à faire. Quant aux drones, ils aident les Ukrainiens à tenir, c’est manifeste, mais ils participent aussi à cette fragmentation : à peu de frais, une unité peut trouver le moyen de faire quelque chose, alors pourquoi ne le ferait-elle pas ? Si on peut faire reculer l’ennemi de 2 kilomètres, pourquoi ne pas le faire ? Du point de vue de l’efficacité tactique, le système ukrainien fonctionne, mais sur plan stratégique, c’est plus contestable.
    Dernier changement apporté par le drone à l’art de la guerre : ils permettent de produire des images qui, semble-t-il, sont très utiles à la propagande…

    Là encore, cet usage n’est pas réellement nouveau : certaines wilayas (« provinces ») de l’organisation Etat Islamique, par exemple, avaient déjà des équipes dédiées au recueil d’images par drones. Le conflit russo-ukrainien a repris cet usage, à une échelle bien plus vaste, mais il n’y a pas là de rupture à proprement parler. Les vidéos, souvent captées par les combattants eux-mêmes et diffusées via des canaux spécialisés (en général sur Telegram), sont innombrables, des deux côtés.

    #Guerre #Drones #Ukraine

    • Dans ma jenuesse je les ai encore rencontré, les tueurs allemands du front de l’Est et les GIs de Vietnam en mission de repos à Berlin, tous des hommes fort déagréables qui ont exercé une influence négative sur leur environnement, leurs familles et toute la société.

      Thomas Harlan a tourné à Paris le portrait d’un tueur nazi, Alfred FIlbert de qui émanait le même stream of consciouness ou plutôt l’inconscient omniprésent dans les familles.

      Wundkanal / Notre nazi
      http://www.thomasharlan.com/filme/wundkanal-notre-nazi

      L’Ukraine et la Russie souffriront encore pendant plusieurs générations de cet héritage obscure qui pourrit la vie de gens. Cela est vrai pour toutes les sociétés dont la politique se sert des guerres pour atteindre ses objectifs. Ainsi l’État d’Israel ne ressemblera plus jamais à l’image du refuge paisible pour les juifs du monde que ses propagandistes on réussi à communiquer pendant longtemps.

      Le problème est connu chez les assassins professionnels mais personne n’y a encore trouvé de solution.

      On trouve ces observation dans le manuel du tueur officiel de Dave Grossmann qui en a fait une belle affaire.

      On Killing
      https://en.wikipedia.org/wiki/Dave_Grossman_(author)

      Grossman’s first book, On Killing: The Psychological Cost of Learning to Kill in War and Society , is an analysis of the psychological processes involved with killing another human being. In it, he claims that most people have a phobia-level response to violence, and that soldiers have to be specifically trained to kill. He details some of the physical effects that violent stresses produce on humans, ranging from tunnel vision, changes in sonic perception, and post-traumatic stress disorder. Robert Engen, in a paper for the Canadian Military Journal critiquing On Killing, criticized Grossman’s works, saying that “although On Killing and On Combat form an excellent starting point, there are too many problems with their interpretation for them to be considered the final word on the subject.” Grossman’s response to Engen, printed in the same journal, attempted to address the criticisms by arguing that SLA Marshall’s findings that man is not by nature a killer, even after having doubt cast on their methodology, have borne out in further scientific studies and real world experience, and furthermore, “have been the cornerstone of military and police training for over a half century.” "On Killing" has been cited over 3300 times, noted by Google Scholar.

      In Stop Teaching Our Kids to Kill : A Call to Action Against TV, Movie and Video Game Violence, Grossman argues that the techniques used by armies to train soldiers to kill are mirrored in certain types of video games. He claims that playing violent video games, particularly light gun shooters of the first-person shooter-variety (where the player holds a weapon-like game controller), train children in the use of weapons and, more importantly, harden them emotionally to the task of murder by simulating the killing of hundreds or thousands of opponents in a single typical video game. He has repeatedly used the term “murder simulator” to describe first-person shooter games.

      His third non-fiction book, On Combat: The Psychology and Physiology of Deadly Conflict in War and in Peace , is an extension of his first, listing coping strategies for dealing with the physiological and psychological effects of violence for people who kill people in their line of work (soldiers and police officers).

      #assassins #génocide #pédagogie #forces_armées

  • … les parents de la fillette ont dénoncé aussi bien l’inertie de l’éducation nationale – contre laquelle il n’y aura aucune poursuite pénale à la suite d’une indemnisation – que le manque d’investigations des autorités, une première plainte ayant été classée alors qu’Evaëlle était encore vivante. « On a alerté tous ceux qu’on pouvait en tant que parents d’élèves », a souligné la mère.

    #déshumanisation #harcèlement #enfance #suicide #souffrance_a_l'école #déni_politique #laches #assassins #sadisme_éducatif #violences #france_2025
    #systémisme

    Je l’écris avec d’autant plus de tristesse et de rage que toujours rien ne bouge. Car je me suis moi même heurtée au mur de déni de l’institution lorsque, parent, j’ai dénoncé les humiliations et violences physiques sur des petits dont j’avais été témoin. C’était une prof de maternelle en fin de carrière, qui laissée seule avec 25 gamins avait sombré méchante et acariâtre, sa spirale de violence happait les unes et les autres autant durant les siestes que les sorties, frappant, insultant, et toute l’institution l’a alors protégé.

    Envie d’un contrepoint de tags salvateurs

    #courage #empathie #réhumaniser #douceur #apprendre_les_autres #s'entraider #politique_du_vivre_ensemble #reconnaitre_ses_émotions #consolation

  • French businesses court Marine Le Pen after taking fright at left’s policies
    https://www.ft.com/content/e28f9753-1770-4c8c-91d8-e7bb7ed44feb
    https://www.ft.com/__origami/service/image/v2/images/raw/https%3A%2F%2Fwww.ft.com%2F__origami%2Fservice%2Fimage%2Fv2%2Fimages%2Fraw%2Fhtt

    France’s corporate bosses are racing to build contacts with Marine Le Pen’s far right after recoiling from the radical tax-and-spend agenda of the rival leftwing alliance in the country’s snap parliamentary elections.

    Four senior executives and bankers told the Financial Times that the left — which polls suggest is the strongest bloc vying with Le Pen — would be even worse for business than the Rassemblement National’s unfunded tax cuts and anti-immigration policies.

    “The RN’s economic policies are more of a blank slate that business thinks they can help push in the right direction,” a Cac 40 corporate leader said of Le Pen’s party, which is ahead of other groupings in the run-up to the two-round vote on June 30 and July 7. “The left is not likely to water down its hardline anti-capitalist agenda.”

    Another major business leader and investor in France added: “If you had told me two weeks ago that the business world would be rooting for the RN and counting [President Emmanuel] Macron out, I would not have believed it.”

  • Tir mortel à Cherbourg : la mère de Sulivan porte plainte, la policière mise en examen pour homicide volontaire

    INFO LE PARISIEN. Le jeune chaudronnier de 19 ans a succombé au tir d’une fonctionnaire de police alors qu’il tentait de s’échapper à pied d’une voiture volée après le refus d’obtempérer du conducteur, dimanche à Cherbourg (Manche). Me Yassine Bouzrou a porté plainte pour homicide volontaire ce mardi 11 juin au nom de la mère de la victime. La policière, elle, a été mise en examen.

    Par Jean-Michel Décugis et Geoffroy Tomasovitch
    Le 11 juin 2024 à 18h57, modifié le 12 juin 2024 à 07h09 - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/faits-divers/tir-mortel-dune-policiere-a-cherbourg-la-mere-de-sulivan-19-ans-porte-pla
    https://www.leparisien.fr/resizer/LSQCpw_fauVO9i-B1qvrzWAElLk=/932x582/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/leparisien/6LJVDLD3S5EPFJCQBV4GVC5NUM.jpg

    Pourquoi avoir ouvert le feu ? Cette question obsède Nathalie, dévastée depuis ce dimanche soir tragique où son fils âgé de 19 ans a succombé au tir d’une policière lors d’une intervention déclenchée au départ par un refus d’obtempérer à Cherbourg-en-Cotentin (Manche). Selon nos informations, la mère de Sulivan S., 19 ans, a par l’intermédiaire de son avocat, Me Yassine Bouzrou, porté plainte contre la policière pour « homicide volontaire » ce mardi 11 juin en début d’après-midi auprès du procureur de la République de Cherbourg. La fonctionnaire de police en question a été mise en examen pour « homicide volontaire » ce mardi soir et placée sous contrôle judiciaire.

    « La fonctionnaire de police a tiré à très courte distance sur Sulivan et la balle l’a atteint au niveau de la poitrine. Lorsque la policière a tiré, elle avait nécessairement conscience que le tir par arme à feu en direction d’une zone vitale telle que la poitrine pourrait entraîner la mort de ce dernier », expose principalement dans sa plainte le pénaliste parisien, traduisant l’incompréhension totale des proches de ce jeune salarié en chaudronnerie qui s’interrogent sur la justification de ce tir alors que Sulivan, passager qui tentait de s’enfuir à pied, n’était pas armé et ne présentait a priori pas de danger pour les forces de l’ordre. Selon une source policière, le jeune homme se serait retourné vers la policière après avoir percuté un autre agent pour forcer le passage, le tout dans une rue plutôt mal éclairée. Les conditions de cette ouverture du feu seront l’un des points centraux à examiner par l’IGPN, chargée de l’affaire qui a été transmise au pôle criminel du tribunal judiciaire de Coutances (Manche). (...)

    #Violences_policières

  • La pollution des générateurs provoque une forte hausse des cancers du poumon au Liban - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1370477/la-pollution-des-generateurs-provoque-une-forte-hausse-des-cancers-du


    La pollution bien visible au-dessus de Beyrouth, comme une chape de plomb. Photo d’archives João Sousa

    Une étude bientôt publiée par des chercheurs de l’Université américaine de Beyrouth (AUB) a révélé que « le taux de polluants carcinogènes dans l’atmosphère », résultant de la dépendance généralisée aux générateurs électriques privés alimentés au diesel, « a doublé depuis 2017 », selon la députée et scientifique Najat Saliba, qui a dirigé la recherche. Et les conséquences sur la santé pourraient être dévastatrices. Alors que le ministère de la Santé estime une augmentation des taux de cancer de 10 à 15 % depuis 2016, les chefs de département d’oncologie des hôpitaux ont estimé pour L’Orient Today une hausse beaucoup plus élevée, de 30 % ces dernières années.
    Les oncologues ajoutent que le cancer du poumon représente le plus grand nombre de cas. À l’instar des chercheurs de l’AUB, ils accusent les polluants atmosphériques toxiques provenant des générateurs électriques qui fonctionnent souvent 24h/24 pour pallier le manque d’électricité publique fournie par l’État en raison de la crise financière qui sévit dans le pays depuis 2019. Largement répandus au Liban, ces générateurs sont installés sur les places publiques, dans les parkings, montés sur des camions, sur les toits, dans les quartiers résidentiels, dans les cours des hôpitaux et devant les magasins. Une étude de 2006 avait révélé que 370 000 générateurs au diesel fonctionnaient alors à travers le Liban, émettant plus de 40 substances toxiques – comme le dioxyde d’azote et le dioxyde de soufre. Un nombre qui a très probablement augmenté depuis.

    Patients plus jeunes, cancers plus agressifs

    Le Liban se classe au premier rang des pays d’Asie occidentale en termes d’incidence du cancer dans la population, avec un taux de 242 cas pour 100 000 habitants en 2018, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il a ainsi enregistré 28 764 cas de cancer au cours des cinq dernières années, dont 11 600 cas rien qu’en 2020, selon un rapport de l’OMS publié en 2021.

    Il n’y a pas de cause unique pour le cancer, selon le Dr Kanaan. Bien que des facteurs comme le « tabagisme, l’alcool et l’obésité » puissent conduire au cancer, ils sont aggravés par la pollution qui « non seulement augmente les taux de cancer, mais les rend également plus agressifs, avec des patients se présentant devant leur médecin au troisième voire même quatrième stade » de la maladie, la rendant plus difficile à traiter.

    Le Dr Maroun Sadik, chef du service d’oncologie à l’hôpital Geitaoui à Beyrouth, affirme lui que le nombre de patients se rendant dans ses cliniques d’oncologie a augmenté d’au moins 30 % par rapport à la période pré-2020. Depuis, le taux d’occupation des patients subissant des séances de chimiothérapie à l’hôpital a augmenté jusqu’à 40 %. L’oncologue ajoute qu’environ 30 à 40 % de ces cas ont été diagnostiqués avec un cancer du poumon, certains malades ayant moins de 50 ans.

    « La moyenne d’âge des patients qui nous ont consultés au cours des trois dernières années a diminué : nous avons commencé à voir des personnes de moins de 50 et 40 ans dans nos cliniques », ajoute le Dr Fadi Nasr, chef du service d’oncologie à l’hôpital Hôtel-Dieu de Beyrouth. Celui-ci observe également que 30 à 40 % de ces patients ont été diagnostiqués avec un cancer du poumon. Cette pathologie se classe au troisième rang en termes de prévalence au Liban, après le cancer de la vessie et le cancer du sein, selon des chiffres de 2020 publiés par l’OMS.

    Le ministère de la Santé a cessé d’analyser et de publier des données sur les taux de cancer en 2016. Ghada Gebran, conseillère du ministre sortant de la Santé Firas Abiad, indique que le ministère est en train de reprendre la collecte de données et de publier les résultats. Selon elle, les médecins du ministère estiment que l’augmentation des taux de cancer depuis 2016 jusqu’à présent se situe entre 10 et 15 %, moins que l’augmentation de 30 % estimée par les oncologues des hôpitaux de Beyrouth.

    Une raison potentielle à cet écart : plusieurs oncologues de divers hôpitaux nous ont affirmé qu’un grand nombre de patients cancéreux qu’ils rencontrent ne sont pas enregistrés sur la plateforme de suivi du cancer du ministère de la Santé. Cela est dû à des pénuries généralisées des médicaments que la plateforme est censée fournir gratuitement aux patients atteints de cancer.

    #cancer #pollution #générateurs #électricité #Liban #Beyrouth

  • Céréales, légumes... Les Français surexposés au cadmium
    https://reporterre.net/Cereales-legumes-Les-Francais-surexposes-au-cadmium

    Ça continue

    Or, les Français sont surexposés au #cadmium, avertit #Santé Environnement France. L’association s’appuie sur deux études de Santé publique France, la première réalisée en 2006-2007 et l’autre entre 2014 et 2016. L’agence nationale démontre qu’entre les deux, l’imprégnation moyenne au cadmium a bondi de 75 % chez les adultes français. Cette surimprégnation concerne près d’1 adulte sur 2, selon l’association. Plus inquiétant encore, 18 % des enfants dépassent les seuils définis par l’Agence nationale de sécurité sanitaire et alimentaire nationale (Anses), notamment ceux qui mangent des céréales au petit-déjeuner.

    Pour réduire les conséquences sur notre santé, le ministère de l’Agriculture a proposé fin novembre de réduire la teneur en cadmium de 60 à 40 mg par kilo dans les #engrais. Toutefois, cette baisse reste insuffisante pour les autorités sanitaires, qui recommandent pas plus de 20 mg par kilo.

    #agro-industrie

  • Palestinian Death Statistics, Doubted by the U.S., Remain a Subject of Controversy - WSJ
    https://archive.ph/2023.10.28-144956/https://www.wsj.com/world/middle-east/palestinian-death-statistics-doubted-by-the-u-s-remain-a-subject-of-controve

    (29 octobre 2023)

    The Gaza-based Palestinian Health Ministry said Saturday that the death toll has topped 7,703, including 1,863 women and 3,195 children, information it says is based on data compiled by hospitals. The United Nations, which verified and documented deaths in previous conflicts in Gaza, says it is unable to do so now because of the sheer scope of violence.

    Some U.N. officials, however, say the real number of casualties is likely significantly higher because the health ministry’s tally doesn’t include people still under the rubble.

    #civils #victimes_civiles #assassins #vitrine_de_la_jungle

  • « Netanyahu, un nazi sans prépuce », un sketch de Guillaume Meurice qui ne passe pas
    Par Times of Israel Staff Aujourd’hui, 10:55 - The Times of Israël
    https://fr.timesofisrael.com/netanyahu-un-nazi-sans-prepuce-un-sketch-de-guillaume-meurice-qui-

    Dimanche soir, sur France Inter, le chroniqueur de radio français Guillaume Meurice a tenté de faire de l’humour en conseillant un « déguisement pour faire peur pour Halloween : le déguisement Netanyahu, qui marche pas mal en ce moment, une sorte de nazi mais sans prépuce ». Son propos a provoqué rires et applaudissements autour de la table et dans la salle.

    La séquence a été diffusée sur YouTube par la radio.
    https://www.youtube.com/watch?v=VUWpzzyEQ6w

    Lundi, plusieurs responsables politiques et personnalités ont fait part de leur stupéfaction sur Twitter/X.
    (...)
    L’avocat Gilles-William Goldnadel a indiqué qu’il lançait des poursuites contre l’humoriste de France Inter.

    _Alors, ne le prenez pas mal , mais je vous annonce que nous allons , sans vouloir être vulgaire, vous rentrer dans votre tronche ( judiciairement s’entend) pour avoir traité le premier israélien de « nazi sans prépuce » sous les rires de vos copains. https://t.co/6kpKw9MKDH_
    — G-William Goldnadel (@GWGoldnadel) October 30, 2023 (...)

    • Le personnage n’est pas drôle et ne mérite pas qu’on se moque de lui. Quand il s’agit de rire des assassins je préfère ceux qui me sont plus proches, parce qu’originaires de Hannovre, par exemple.
      https://www.youtube.com/watch?v=f5U3J069As8&pp=ygUcd2FydGUgd2FydGUgbnVyIGVpbiB3ZWlsY2hlbg%3D%3D


      https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fritz_Haarmann

      vorhautlosrr Nazi plus moderne vorhautbefreiter Nazi , c’est quand méme fort, mais pas drôle à cause de la dimension de ses crimes.

      #humour #assassins

    • Mince il s’est déguisé en Dieudonné pour l’halloween Meurice. Tellement compliqué tout ca, est-ce que parler de génocide à Gaza c’est antisémite ? Peut-etre qu’il y a d’autres génocidaires que les nazis qui seraient plus adaptés pour une comparaison avec les actes du gouvernement israelien....
      J’ai vu qqpart que c’est plus adapté de parler d’Israel comme d’un etat colonial que d’un sionisme nazi, ca me semble pas idiot.

    • attention, ça glisse ! c’est une blague démago, imbécile, qui aide pas, du tout, à piger ce qui se passe (ou Israël), et même pas les tendances suprémacistes en et autour d’Israël.
      mais on en est à pas au point Dieudonné

      Dieudonné sur la chaîne iranienne Sahar en septembre 2011, (...) déclarait que « le sionisme [avait] tué le Christ ». Dans cet extrait, le procédé d’adaptation est grossier : la désignation de « sioniste » est mise en lieu et place de celle de « juif », pour rappeler une vieille rengaine de l’antisémitisme, rendant les juifs – le « peuple déicide » – coupables de la mort de Jésus. Rappelons que le sionisme ici invoqué est postérieur de quelque dix-neuf siècles à la mort de Jésus.

      https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2023/10/31/antisemitisme-aux-origines-du-glissement-de-vocabulaire-de-juif-a-sioniste_5

      [Iquioussen, lui, explique des schismes au sein de l’Islam par des manipulation juives, c’est plus crédible que de faire intervenir le sionisme avant son éclosion]

      j’y vois plutôt une très malheureuse convergence -à front renversé- avec le #négationnisme_israélien (gouvernemental) du génocide des juifs par les nazis qu’on observe en ce moment. surenchère et banalisation des confusions bestiales (la comparaison qui obscurcit). pour inventer un équivalent général, faut être un boucher ou/et un menteur.
      un comique qui veut/doit user de la mauvaise foi se devrait de mentir mieux.

      une des voies du négationnisme (du génocide des juifs par les nazis) c’est la minimisation.

      minimiser la barbarie nazie vis à vis des juifs et pas seulement) est à mon avis la dernière des choses à faire lorsqu’il est question de pointer le sort tragique (...) imposé aux Palestiniens et/ou la politique d’Israël.

    • Le moment Meurice du 29 octobre 2023 : la réponse de la direction de France Inter, Adèle Van Reeth .
      31/10/2023
      https://mediateur.radiofrance.com/chaines/france-inter/le-moment-meurice-du-29-octobre-2023

      (...) Je rejoins le malaise que vous avez été nombreux à exprimer.

      Comme tous les humoristes de la chaine, Guillaume Meurice jouit d’une liberté d’expression dont je me suis portée garante dès le premier jour. L’existence d’un espace de satire politique dans lequel le pouvoir et ses représentants peuvent être moqués est le signe d’une démocratie qui fonctionne, et notre responsabilité en tant que radio de service public consiste à protéger cet espace au nom de la liberté d’expression. Celle-ci a une limite : celle du droit. L’humour, même lorsqu’il use d’irrévérence et de provocation, s’inscrit dans le cadre prescrit par la loi.

      Qualifier n’importe quel représentant politique de « nazi » est une outrance dont le caractère comique peut être, en temps normal, questionné. Quand ce représentant, dont on peut par ailleurs désapprouver et critiquer la politique, est lui-même juif, à la tête d’un Etat juif, dont les habitants viennent de subir une attaque terroriste ayant assassiné plus d’un millier d’entre eux, cet humour est encore plus discutable. Quand s’ajoute à ce contexte une recrudescence des actes antisémites au sein de notre pays, ce choix des mots semble particulièrement malvenu.(...)

  • L’Italie de Giorgia Meloni impose aux navires de sauvetage de s’éloigner des zones de naufrage des réfugiés | Guy Pichard
    https://basta.media/Refugies-Lampedusa-l-Italie-de-Giorgia-Meloni-impose-aux-navires-de-sauveta

    Lampedusa a décrété l’état d’urgence mercredi. Au large de l’Italie, les réfugiés vivent une tragédie quotidienne. Secouristes et gardes-côtes subissent aussi une pression énorme, face à un gouvernement d’extrême droite qui entrave les sauvetages. Source : Basta !

  • Drogue. La Silicon Valley carbure aux substances psychédéliques… y compris au boulot
    https://www.courrierinternational.com/article/drogue-la-silicon-valley-carbure-aux-substances-psychedelique

    Le milieu de la tech aux États-Unis carbure aux drogues psychédéliques, raconte “The Wall Street Journal”. Des entrepreneurs vantent les bienfaits des “microdoses” pour la santé et la créativité, allant parfois jusqu’à encourager tacitement leurs employés. Un mouvement qui n’est pas sans lien avec les perspectives mirobolantes qu’offre le développement des substances hallucinogènes à des fins médicales.

    The Wall Street Journal
    Traduit de l’anglais
    Dessin de Willis, Tunisie.
    [...]
    Tim Sae Koo avait créé une start-up de marketing numérique à San Francisco lorsqu’il a découvert les substances psychédéliques à Coachella, en 2014. Il raconte avoir compris par ce moyen qu’il avait créé son entreprise pour que sa mère soit fière de lui et qu’il était temps de la revendre. “Beaucoup de ces explorations pendant mes voyages psychédéliques m’ont aidé à voir plus clairement que j’avais créé l’entreprise en raison de traumatismes”, témoigne-t-il.

    Depuis cinq ans, il organise des cérémonies d’ayahuasca au Costa Rica pour des entrepreneurs et PDG de la tech. Il compte à ce jour plus de 500 participants, y compris quelques fondateurs de start-up qui pèsent plus d’un milliard de dollars, précise-t-il.

    https://jpst.it/3lcI0

    • https://www.arte.tv/fr/videos/113512-034-A/28-minutes (à partir de 42’25’’) :
      Transcription de l’exposé de Marie Bonnisseau :

      Jean Mathieu Pernin : Marie, vous, ce soir vous allez nous parler de la fin d’un tabou en entreprise, hein, dans les start up de la Silicon Valley, il est désormais courant de cosommer et de parler de drogues.
      Marie Bonnisseau : oui et c’est très sérieux, c’est une tendance qui fait l’objet d’un long article dans le très sérieux Wall Street Journal, la bible des milieux d’affaires américains, et qui racontent comment un demi siècle, plus d’un demi-siècle après le « summer of love », les drogues psychédéliques sont en train de faire leur retour main dans la main avec le capitalisme. Et de citer Elon Musk qui prendrait de la kétamine, Sergey Brin, le cofondateur de Google qui s’autorise parfois quelques champignons hallucinogènes, et plus largement des milliers de cadres de ces start up (j’ai pas le chiffre exact évidemment car c’est illégal) qui, le matin avec leur thé vert, s’administreraient une micro-dose, toute petite dose de LSD, de MDMA, de psylocibe, ce champignon qu’on dit magique, juste avant de se mettre au travail. Ou alors le vendredi avec ce qu’on appelle les « microdosing fridays », oui ça existe.
      Alors pourquoi ? Oui ces substances, nous disent-ils, prises en très très petites quantités régulièrement ne donnent non pas des hallucinations mais seraient sensées aider à se concentrer, à être plus présent sur le moment et à penser « out of the box », hors du cadre, vous savez, cette expression chérie de la tech qui survalorise les idées nouvelles, les innovations constantes. L’i-phone n’aurait jamais existé sans LSD, une phrase qu’on attribue à Steve Jobs, et qui est reprise en boucle par ces adeptes, euh ... de la drogue. Renaissance psychédélique qui est beaucoup plus cadrée professionnelle que dans les années 70, et qui est paradoxalement poussée par une méfiance de la jeune génération envers toute l’industrie pharmaceutique accusée de zombifier les patients, l’expression est d’Elon Musk, à coups d’antidépresseurs. Et comme on est dans la Silicon Valley, ce projet s’accompagne de millions de $ d’investissements dans la recherche et les essais cliniques privés sur ces psychotropes qu’on dit à fin thérapeutique. Même si pour le moment beaucoup sont en train de s’auto-administrer ces drogues sans aucun suivi médical et ignorent délibérément cette réalité que je vous rappelle : « l’usage des produits stupéfiants est dangereux pour la santé et strictement interdit par la loi ». Qu’importe, il y a de gros investisseurs qui sont déjà en train de parier sur une prochaine légalisation, ils y croient, de la MDMA, des champignons, et ils prévoient même un marché de 12 millions de $ d’ci la fin de la décennie. En attendant, ils ne craignent pas grand chose :
      - La FDA (qui est le régulateur américain) se fiche complétement de nous - ça c’est un adepte du micro-dosing qui explique ça avec beaucoup de cynisme au journal les Échos.
      – C’est une industrie, dit-il, qui ne draine pas beaucoup d’argent pour l’instant, qui ne génère pas de violence. Pourquoi aller embêter des Blancs éduqués qui peuvent se payer un avocat ?

      Drogues de riches, drogues de privilégiés, que certains d’ailleurs comparent à la cocaïne qui a ravagée Wall Street dans les années 80, et qui transforment aujourd’hui cette « expérience psychédélique » des hippies d’antan en dopage de bureau.

  • Le tabassage d’Hedi R., grièvement blessé par des policiers à Marseille, reconstitué minute par minute par la justice

    Sur les quinze pages d’un réquisitoire aussi neutre qu’implacable, la liste des blessures subies par Hedi R., 22 ans, dans la nuit du 1er au 2 juillet à Marseille, en occupe près de trois. Le document, que Le Monde a pu consulter, a été rédigé par le parquet d’Aix-en-Provence (...)

    « Le témoin, poursuivent les magistrats, affirmait n’avoir pas eu le temps de répliquer dans la mesure où l’un des membres du groupe sortait quelque chose de son pantalon, qui s’apparentait à une matraque télescopique, pour tenter de lui donner un coup sur la tête. Il parait le coup et partait en courant. » Hedi le suit, paniqué. Un « plop » caractéristique retentit. Il chute au sol presque aussitôt.

    [La PJ identifie] une « colonne constituée de sept policiers de la brigade anticriminalité, engagés sur les lieux et aux horaires correspondant à la commission des faits ». Quatre d’entre eux, un major et trois gardiens de la paix, désignés de XH01 à XH04 sont directement impliqués

    (...) en garde à vue, tous les policiers décrivent à l’unisson « le contexte insurrectionnel dans lequel ils étaient amenés à intervenir, synonyme d’épisodes de violences sur la voie publique inédits dans leur intensité, auxquels ces policiers expérimentés n’avaient jamais été confrontés ». Ils évoquent aussi un trafic radio saturé et des geôles de garde à vue bondées, et n’oublient pas de préciser le manque de visibilité dans la rue d’Italie, théâtre des violences, totalement dépourvue d’éclairage. Plus troublant, tous s’accordent à affirmer n’avoir été témoins d’aucun tir de LBD sur place. A cela s’ajoutent des déclarations pour le moins troublantes quant au rôle et aux gestes de chacun des policiers présents sur les lieux cette nuit-là.

    Le plus gradé, le major, affirme d’abord « ne jamais avoir frappé quelqu’un qui se trouvait au sol ». Puis, confronté à des images de vidéosurveillance, il admettra l’avoir fait. Un autre, qui fait pourtant partie de la même équipe, affirme « ne pas être en mesure d’identifier quiconque sur les images tirées de la vidéosurveillance, formule qu’il appliquait à sa personne », note le parquet d’Aix-en-Provence. Le tireur au LBD, lui, nie contre l’évidence toute participation aux violences : « Pour ma part, dit-il au magistrat instructeur, je n’ai pas assisté aux faits. Encore une fois, la rue d’Italie étant dans le noir, je n’ai pas assisté à la scène. » Mais, finira-t-il par ajouter, « il se trouvait dans un état d’épuisement qui pouvait avoir entamé sa lucidité », étant entendu que « l’absence de souvenirs plus précis ne se réclamant aucunement d’une volonté de dissimulation ». Deux autres policiers, enfin, présents sur les lieux, ne se souviennent pas du déroulement de la soirée, pas davantage que d’une « confrontation » avec deux individus.

    Quatre caméras de surveillance appuient les témoignages de Hedi R. et son ami Lilian P., selon le réquisitoire du parquet d’Aix-en-Provence. « L’exploitation, dans le temps de la flagrance, des images issues de la vidéoprotection municipale, ne semblait pas remettre en cause l’économie générale de ce récit quant au cheminement du plaignant et de son ami », précise même le texte.
    En dépit de positionnements parfois éloignés de l’action, et d’une luminosité basse dégradant la qualité des images, ces quatre angles de vue racontent un assaut durant au total moins d’une minute. L’exploitation de la caméra de la synagogue Ohel-Torah, située du 96 rue d’Italie, offre même des « éléments primordiaux ». Elle montre ainsi qu’à 1 h 56 min et 35 secondes – l’horodatage commence avec le déclenchement de la caméra, il ne coïncide pas nécessairement avec l’horaire proprement dit – alors qu’il vient d’être touché par le tir de LBD, Hedi est déséquilibré par un « violent coup de pied (…) au niveau des mollets ou des chevilles, ce qui faisait chuter le jeune homme au sol. Ce dernier se retrouvait alors en position assise, entouré de plusieurs policiers ».
    Deux secondes plus tard, le même policier qui vient de le balayer lui assène « deux coups de pied en direction de son bassin ou de son ventre ». Couché, Hedi reçoit encore un coup de poing. Puis, à 1 h 56 min et 48 secondes, un nouveau policier fait son apparition pour lui donner « une gifle ou un coup de poing au visage ou sur la tête ». Le jeune homme parvient à se rétablir, s’assied tant bien que mal « avec une main sur son visage ou sa tête, s’apprêtant à se relever » et prend un « nouveau coup de pied dans les jambes ».
    Une autre vidéo, tournée par un riverain témoin direct des faits, vient même ajouter une touche d’humiliation à ce traitement. Alors que le jeune homme quitte les lieux « d’un pas hésitant », totalement sonné, un policier lui délivre un coup de pied aux fesses. Il s’effondrera, inconscient, quelques minutes plus tard, au moment où le propriétaire d’une épicerie de nuit et son camarade Lilian P. le chargent dans la voiture qui le conduira en trombe vers les urgences de l’hôpital de La Timone.

    Jeudi matin, parmi les douze dossiers au menu de la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, celui de C. I., 35 ans, concentrera toutes les attentions. Ce membre de la BAC Sud Nuit de Marseille, identifié comme le tireur au LBD, demande la levée de son incarcération à la prison de Luynes. Son audition sera suivie de très près. Par les policiers marseillais et leurs collègues qui multiplient, depuis son incarcération, débrayages perlés et dépôts d’arrêts-maladie. Par la hiérarchie, qui redoute l’effet d’une décision de maintien en détention sur les troupes. Par l’institution judiciaire, enfin, soucieuse de démontrer son indépendance à cette occasion après, notamment les déclarations du directeur général de la police nationale Frédéric Veaux, qui avait estimé dans une interview accordée au Parisien qu’« avant un éventuel procès, un policier n’a pas sa place en prison ».

    Un autre membre du groupe de policiers, G. A., 51 ans, soumis pour sa part à un contrôle judiciaire, sera lui aussi entendu jeudi, dans l’espoir de recouvrer la liberté. D’après le réquisitoire lié à son dossier, il confirme avoir donné un coup de pied « en haut de son corps vers sa tête » à Hedi R. mais nie avoir compris que le jeune homme était grièvement blessé. Du reste, n’était-il pas « habillé en mode délinquant », capuche rabattue sur le visage ? Au passage, le réquisitoire des magistrats aixois fait le lit de rumeurs distillées par des sources policières anonymes depuis une dizaine de jours : loin du délinquant multirécidiviste complaisamment décrit « en off », Hedi R. n’a fait l’objet que de deux procédures mineures, une conduite sous l’empire de produits stupéfiants, un défaut de permis de conduire.
    Les réquisitions de l’avocat général appellent en revanche à confirmer le placement en détention de C. I. et le contrôle judiciaire de son collègue G. A. Les occasions de discussion, voire de dissimulation inquiètent d’autant plus la justice que les premières auditions des policiers ont révélé aux yeux des magistrats des indices d’entente. La « nécessité d’éviter toute concertation frauduleuse » implique, selon le parquet, de tenir les prévenus isolés les uns des autres.

    Fait rare, dans un communiqué publié le 24 juillet, le premier président de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, Renaud Le Breton de Vannoise, et la procureure générale Marie-Suzanne Le Quéau ont prévenu : « Il appartient à l’autorité judiciaire seule de qualifier les faits et de conduire les investigations utiles à la manifestation de la vérité, et ce en toute impartialité et à l’abri des pressions. »

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/08/03/c-est-alle-tres-vite-minute-par-minute-la-justice-a-reconstitue-le-tabassage

    edit un des journaflic de Le monde est donc chargé en ce jour d’audience de défendre l’état de droit ou à tout le moins ses apparences

    #Hedi #police #BAC #justice

    • Enquêter sur les policiers - Entre devoir de réserve, héroïsation et accès au monde privé, Geneviève Pruvost
      https://journals.openedition.org/terrain/5059

      Contraints de rendre des comptes, les policiers n’hésitent pas à forger un récit vraisemblable pour couvrir un collègue ou justifier une action non conforme à l’éthique policière ou au protocole judiciaire. Ils sont à bonne école : une partie de leur travail consiste à entendre différentes versions des faits par les victimes, par les mis en cause et par les divers témoins. Pour enregistrer et valider quotidiennement les témoignages d’autrui, les policiers connaissent bien les ruses de l’interrogatoire biographique. À force d’entendre des histoires, ils maîtrisent les ficelles du récit fabriqué, au point qu’il est facile, pour certains d’entre eux, de verser dans une certaine forme de mythomanie.

    • Affaire Hedi à Marseille : Le policier en détention provisoire avoue « un tir de LBD »
      https://www.20minutes.fr/marseille/4047859-20230803-affaire-hedi-marseille-policier-detention-provisoire-avou

      Dans le box des accusés de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, le Marseillais de 35 ans au crâne rasé demande à pouvoir prendre la parole dans une déclaration spontanée plutôt rare dans ce cas de figure. (...)

      « J’ai fait usage du LBD à une reprise », reconnaît l’accusé. (...)

      « Mon client n’a fait que son devoir », insiste l’avocat de l’accusé, Me Pierre Gassend. « Il a reçu l’#ordre très clair de ne pas faire d’interpellation et surtout rétablir l’ordre par tous les moyens ».

      La défense du flic a dû décider d’offrir "la reine des preuves", l’aveu (aussi partiel que possible, et même alambiqué : c’est pas sur lui que j’ai tiré), avec un zeste de poukaverie incontestable ("c’est la #hiérarchie"). pour mieux plaider une libération.

      « Vive l’incarcération si elle permet aux gens de réfléchir et de dire enfin la vérité », ironise Me Preziosi [partie civile]. Pour la partie civile, si le policier n’a rien dit jusqu’à ce jour sur ses responsabilités, c’est parce qu’il s’était entendu au préalable avec trois collègues également mis en examen sur la version des faits à livrer aux policiers, atteints en début d’instruction « d’amnésie collective. » Un risque que soulève également l’avocat général, qui requiert le maintien en détention provisoire afin de « préserver l’interrogatoire » du policier prévu le 30 août.

      comme ils se doit, les lyncheurs disent par ailleurs ne pas avoir su qu’Hedi était blessé lorsqu’ils le tabassaient.

      edit et Preziosi, le conseil de la famille d’Hedi, de raconter de la merde sur BFM en mode : "si il n’y a pas de tir de LBD, il n’y a pas d’affaire, parce que c’est par solidarité que ses collègues ont tabassé Hedi, par solidarité que la cheffe de groupe a dit qu’il n’y avait pas de LBD". les déclarations de Hedi sur la police qu’elle est utile et bien sauf que comme partout il y a les gentils et les méchants les méchants me paraissaient un peu trop naïves, ou préparées... ordure de baveux.

      #survivant #assassins

    • Violences sur Hedi à Marseille : le policier soupçonné du tir de LBD est maintenu en détention provisoire
      https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/violences-policieres/direct-violences-sur-hedi-a-marseille-le-policier-incarcere-reconnait-u

      La chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence a prononcé, jeudi 3 août, le maintien en détention provisoire du policier soupçonné de violences à l’encontre d’Hedi début juillet à Marseille. "Ce n’est pas de l’acharnement contre la police", a immédiatement réagi l’avocat de Hedi, Jacques-Antoine Preziosi. Cette décision "révèle surtout la nécessité de protéger le déroulement de l’instruction", selon lui. La justice a par ailleurs décidé de restreindre (sic) le contrôle judiciaire de l’un des autres policiers impliqués dans cette affaire. Ce dernier pourra exercer son activité, mais uniquement pour des activités de bureaux, a rapporté Jacques-Antoine Preziosi. Suivez notre direct.

      les lyncheurs, ça va, faut juste pas tirer en pleine tête au LBD à 3 mètres en étant assez idiot et pressé pour pas le faire dans un angle mort des caméras (comme pour Théo).

  • Marseille : détention provisoire requise pour quatre policiers soupçonnés de « violences en réunion » - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/faits-divers/detention-provisoire-requise-pour-quatre-policiers-marseillais-soupconnes

    Devant le tribunal de Marseille jeudi, une dizaine de policiers, en tenue ou en civil, ainsi que des proches des fonctionnaires interpellés attendaient depuis le matin la décision du juge des libertés et de la détention. Mardi soir, alors que les fonctionnaires gardés à vue quittaient les locaux de l’IGPN (la police des polices) situés dans les locaux de la préfecture, pour être transportés dans des commissariats de la ville en vue d’être interrogés, ils avaient été applaudis par ceux venus les soutenir. Un soutien qui pourrait se transformer en grève du zèle.

    « On a déjà plusieurs centaines d’arrêts maladie déposés par des collègues marseillais », menaçait un policier en attendant la décision de la justice. « C’est chaud pour les mandats de dépôt. S’ils vont en prison, il y aura encore beaucoup plus d’arrêts maladie et ça fera de gros dégâts. » D’ores et déjà, une cagnotte a été ouverte sur le site GoFundMe afin de réunir des fonds pour les soutenir.

    https://seenthis.net/messages/1009514

    #mafia #police #assassins #BAC #Marseille

  • Émeutes à Marseille : « Ils étaient là pour taper » : Hedi a été laissé pour mort après un tir de flash-ball | La Provence
    https://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/6003428299923315/info-la-provence-ils-etaient-la-pour-taper-laisse-pour-mort-apres-un-tir


    Hedi a le visage tuméfié, les jambes constellées de plaies, la tête barrée de pansements camouflant mal les multiples traumatismes de cette nuit du 1er au 2 juillet. PHOTO FREDERIC SPEICH

    Dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2 juillet, en marge des émeutes qui ont secoué Marseille, Hedi a reçu un tir de « flash-ball » dans la tempe avant d’être passé à tabac par un groupe de quatre à cinq personnes qu’il identifie comme un équipage de la Bac. Sorti du #coma, le jeune homme souffre d’un grave traumatisme crânien. Il raconte.

    Certains anniversaires marquent plus que d’autres. Hedi n’avait pas prévu de passer le sien couché sur un lit d’hôpital, le visage tuméfié, les jambes constellées de plaies, la tête barrée de pansements camouflant mal les multiples traumatismes de cette nuit du 1er au 2 juillet. Sur sa fiche de transmission, les médecins ont indiqué, dans la case exposant les raisons de son admission : « TC (#traumatisme_crânien, Ndlr) grave sur shoot de flash-ball ».

    Sur la tablette de sa chambre aux murs jaunis, le jeune homme de tout juste 22 ans dispose de plusieurs bouteilles d’eau minérale entamées et d’un paquet de bonbons éventré, auquel il ne faut pas se fier. « Il ne mange rien, gronde doucement Leïla, sa maman. Il a dû perdre au moins cinq kilos ! »

    Sa silhouette longiligne étendue sur les draps froissés, le jeune homme justifie dans un pâle sourire : « Le médecin a dit que c’était dû à l’état de choc. » Ce choc, Hedi l’a reçu en pleine tête la semaine dernière, alors qu’en marge des #émeutes qui ont secoué le #centre-ville de Marseille, il était sorti boire un verre avec Lilian, l’ami qu’il appelle son frère, en état de choc lui aussi depuis cette sombre nuit.

    « C’était la fête des terrasses, et j’ai terminé mon service vers 1h30, remonte le temps Hedi, assistant de direction dans l’hôtellerie-restauration, à Meyrargues. J’ai retrouvé Lilian à #Marseille, sur le Vieux-Port. Il devait être deux heures et il y avait beaucoup de fourgons de #police, on en a croisé quelques-uns, on leur a dit ’bonsoir’, on se sentait en sécurité. » Les deux jeunes hommes doivent retrouver leurs petites amies respectives, quand ils aperçoivent un #hélicoptère survoler la ville. « C’était comme dans un film, se souvient Hedi. On l’a suivi vers le cours Lieutaud, pour voir. On n’aurait pas dû. » Arrivés dans une ruelle non éclairée perpendiculaire au cours, vers le boulevard Baille, les deux amis croisent « quatre ou cinq hommes ».

    « Ils étaient en civil mais portaient une arme à la ceinture, un #flash-ball autour du cou et avaient des matraques, détaille Lilian. Quand ils nous ont demandé ce qu’on faisait là, l’un d’eux avait son arme à la main, le doigt sur la détente, un autre a déplié sa matraque. Je crois qu’on n’a même pas eu le temps de répondre. J’ai bloqué un coup de matraque avec mon bras, on s’est retourné pour partir en courant. Et j’ai entendu un tir . »

    « J’étais impuissant »

    Le jeune homme se retourne, voit son ami « voler », atteint par une balle de « flash-ball ». Hedi s’écroule sur le sol, du haut de son mètre quatre-vingt-dix. « Ils m’ont tiré par les habits et m’ont traîné dans une ruelle, ils m’ont mis sur le dos, l’un d’eux a mis ses genoux sur mes jambes pour les bloquer. J’essayais de me protéger, mais je sentais le sang couler de ma tête, je pensais que j’avais toujours la balle dessus », revit-il, mimant les gestes qu’il a instinctivement exécutés alors, désignant ses blessures , les unes après les autres, causées par des coups de pied, de poing et de matraque . « Et puis un des hommes a dit de me laisser tranquille et ils sont partis . »

    Sonné, meurtri, mais toujours conscient et « porté par l’adrénaline », Hedi parvient à se remettre sur pied, remarque le t-shirt gris de l’un de ses agresseurs taché de sang, le brassard sur l’avant-bras d’un autre. « Ils ont dû croire qu’on venait pour casser, tente-t-il de comprendre. On avait nos casquettes, nos gilets, mais pas de cagoules, de masques ou de gants... »

    Pour Lilian, « ils étaient là pour taper. Ils attendaient que quelqu’un passe et malheureusement, ça a été nous. » Et de poursuivre : « Je suis parti... Quand j’ai vu qu’ils l’emmenaient, j’ai cru qu’ils l’interpellaient, je pensais pas que ça pouvait se terminer comme ça. J’étais impuissant, je ne pouvais rien faire », explique-t-il, ses larmes répondant à celles qui roulent sur les joues de son ami.

    #toctoc #BAC #violences_policières #LBD #assassins

    • Cette nuit là

      Sept policiers ont été blessés à Marseille, dont un sérieusement.

      https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/emeutes-apres-la-mort-de-nahel-71-interpellations-et-7-

      La prise en charge des flics est prioritaire pour les services de secours qui, surtout dans de telles circonstances, sont placés sous les ordres de la préfecture (pire, à Marseille, comme à Paris, les pompiers sont militaires). Ce qui a eu lieu à Sainte Soline n’est pas une exception mais un cas dramatique qui a pris la lumière).

      La mort de Mohamed, ce livreur de 27 ans qui a eu le tort de filmer la police cette même nuit a été cachée trois jours durant par les autorités.

      Dans un dossier de tir de LBD dans la tête d’une enfant à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), nous avons demandé que l’ADN soit prélevé sur le projectile – que la famille avait remis à la police. La #justice a refusé. Puis elle a conclu à un classement sans suite pour défaut d’identification du tireur.

      https://justpaste.it/bnl4t

      Je me demande ce que sont devenus les fragments de balle de LBD identifiés à l’hosto.

      (toujours ahurissant de voir les déclarations initiales des proches qui pensent améliorer le rapport de force en niant la portée générale du cas qui les touche ; faudrait voir partout, épiceries arabes compris,De la stratégie Judiciaire de l’antisémite Vergès )

      #services_de_secours #en_bande_organisée

    • Tabasser un blessé grave par LBD, ça s’applaudit

      Les enquêtes sur les agissements des forces de l’ordre pendant les émeutes se multiplient (...). Gérald Darmanin évoque « moins de quinze » enquêtes, alors que la directrice de l’IGPN en dénombre vingt et une.
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/07/20/les-enquetes-sur-les-agissements-des-forces-de-l-ordre-pendant-les-emeutes-s

      L’opinion, encore marquée par les images d’incendies, les gerbes de mortiers d’artifice, les scènes de vandalisme diffusées par les chaînes d’information en continu, n’a pas prêté attention à ces événements. Mais, depuis, de nouveaux cas sont venus raviver les critiques faisant état de bavures.

      [...]
      Au total, sept agents de la brigade anticriminalité ont été transférés des locaux de l’#IGPN, à l’Evéché, le quartier général de la police, applaudis par leurs collègues qui s’étaient spontanément rassemblés pour leur apporter leur soutien. La levée de la garde à vue d’un premier policier est intervenue rapidement, suivie par celle de deux autres, dans la nuit de mardi à mercredi. Les quatre derniers policiers entendus par leurs collègues ont été déférés au parquet jeudi matin, indiquait une source judiciaire.

  • Pas d’interdiction le dimanche, délit d’alcoolémie : ce que contient le plan chasse du gouvernement
    https://www.francebleu.fr/infos/societe/plan-chasse-du-gouvernement-un-delit-d-alcoolemie-et-de-stupefiants-insta

    Bientôt une autorisation pour avoir le droit de se balader !

    Parmi les 14 mesures détaillées par la secrétaire d’État à l’Écologie, l’interdiction de chasser sous l’empire de l’alcool ou encore la création d’une application mais pas d’instauration d’un jour sans chasse comme le réclamaient les associations...

    Le gouvernement souhaite lancer à l’automne prochain d’une plateforme numérique qui permettra au public d’identifier les zones et horaires non chassés. Cette application pour smartphone doit permettre visualiser en temps réel les chasses en cours, grâce à l’obligation de déclaration par les organisateurs de chasse collective.

    #facepalm #fatigue

  • The NHS is not living with covid, it’s dying from it | Leader | Health Service Journal
    https://www.hsj.co.uk/coronavirus/the-nhs-is-not-living-with-covid-its-dying-from-it/7032824.article

    Mahmoud Zureik sur Twitter : « Le système national de santé (NHS) en UK ne vit pas avec le Covid. Il en meurt ! Un éditorial très poignant des éditeurs du BMJ et HSJ. Toute ressemblance avec un système d’un pays non lointain ne saurait être que fortuite ! » / Twitter
    https://twitter.com/MahmoudZureik/status/1549114113862774784

    #vivre_avec_le_virus
    #assassins

  • Up the line to death: #covid-19 has revealed a mortal betrayal of the world’s healthcare workers - The BMJ
    https://blogs.bmj.com/bmj/2021/01/29/up-the-line-to-death-covid-19-has-revealed-a-mortal-betrayal-of-the-world

    In July 2020, I called for an immediate end in Australia to the rhetoric of “healthcare workers as heroes,” identifying it as a damaging distraction from the legal and moral imperative to accord healthcare workers the same standards of occupational safety enjoyed by workers in other industries, such as construction or mining.

    […]

    As long as the implication is generally accepted that healthcare workers have an unequivocal moral obligation to treat patients, irrespective of any risk to themselves, then governments are conveniently released from the obligation to provide a safe workplace. In law, however, employees are not compelled to work in an unsafe workplace. Neither are they ethically obliged to do so. [15-17] That they widely believe they are, is another success for the year-long gaslighting campaign against healthcare workers.

    #santé #soignants #dirigeants #assassins

    • Over 850 UK healthcare workers are thought to have died of covid between March and December 2020; at least 3000 have died in the US. [2-3] Worldwide, the death toll and the impact on the physical and mental health of healthcare workers are staggering. The long term costs are yet to be counted. But, a number of countries, mainly in Asia, have been able to manage covid outbreaks without sustaining any healthcare worker infections at all. [4-6] The means to do so are now widely recognised. They are costly and inconvenient to implement and require an acceptance of the predominance of aerosol transmission of this virus and its application in a rigorous, safety-conscious infection control system. [7] But it can be done.

  • #Covid-19 : le #sous-variant BA.2 bien plus contagieux qu’Omicron, selon le Danemark - Capital.fr
    https://www.capital.fr/economie-politique/covid-19-le-sous-variant-ba2-bien-plus-contagieux-quomicron-selon-le-danemar

    Peut-il réinfecter ceux qui ont déjà été infectés par le BA.1 ?

    « Les scientifiques s’efforcent de déterminer si ces mutations affectent la capacité du sous-variant BA.2 à échapper à l’immunité existante, le rendent plus infectieux ou réinfectent les personnes qui ont eu le BA.1 », a déclaré le SSI.

    On va très vite le savoir…

    La nouvelle a été annoncée alors que le Danemark, le Royaume-Uni, l’Irlande et les Pays-Bas ont commencé à lever la plupart des restrictions liées à la Covid-19

    #sars-cov2 #sous-variants #assassins

    • En début de semaine, ils avaient trouvé, dans un journal télé, un spécialiste Danois, qui expliquait qu’ils avaient déjà la réponse : « On n’a pas constaté de réinfection par le BA.2 ». Je le trouvais bien affirmatif... mais pourquoi pas. S’ils constatent que tout va bien, alors oui, continuons. Mais... Comment pouvaient-ils déjà être aussi affirmatifs ? Comment savent-ils ce que tant d’autres ne savent pas ?

    • pendant ce temps, TAC la voix de son maître disait hier :

      Point de situation sur le sous-variant BA.2

      [TAC | jeu. 27 janv. 2022 | 22:30]

      À ce jour, le nombre de cas infectés par le sous-variant BA.2 reste très limité. Toutefois, “il faut être extrêmement prudent”, a affirmé Olivier Véran dans une interview donnée le 25 janvier. En s’appuyant sur les données venues du Danemark, le ministre de la Santé a fait un point sur les connaissances actuelles. Son origine provient d’une mutation sur une protéine, ce qui permet d’avancer que : “les cellules humaines pourraient ne pas reconnaître ce variant alors même qu’elles auraient été exposées à Omicron”, a expliqué le ministre de la Santé. “On pourrait se recontaminer potentiellement au BA.2 même lorsqu’on aurait été contaminé au variant Omicron”. En France, “sur 10 000 séquençages en vie réelle la semaine dernière, il y avait 60 cas de ce variant BA.2. “Nous n’avons pas encore assez de recul pour savoir s’il est moins ou aussi dangereux qu’Omicron”, a précisé Olivier Véran.

      DON’T PANIC. CIRCULEZ, Y A RIEN À VOIR. Mais méfiez vous quand même.

    • Dans la famille omicron
      Covid : le sous-variant BA.2 arrive en France et « il a l’air de prendre le pouvoir », 25 janvier 2022
      https://www.liberation.fr/societe/sante/covid-le-sous-variant-ba-2-arrive-en-france-et-il-a-lair-de-prendre-le-pouvoir-20220125_R2V64NQTDFFSTKHMWIRAEVNXRU/?redirected=1
      La pandémie de Covid-19 en Francedossier

      Le ministre de la Santé et le président du Conseil scientifique ont confirmé mardi l’émergence du sous-variant BA.2 en France. Mais les 60 cas officiellement détectés ne semblent pas compromettre leurs prévisions optimistes d’une décrue progressive de l’épidémie au printemps.

      Son nom ne vous dit peut-être encore rien mais il faut probablement vous préparer à l’entendre de plus en plus souvent. Le sous-variant BA.2, qui reprend le schéma d’omicron (BA.1) mais présente plusieurs nouvelles mutations, se propage désormais en France, après être devenu majoritaire au Danemark et en Inde. [avec nos yeux crevés et nos lunettes noires] « On a repéré 60 cas » sur le territoire, a indiqué ce mardi le ministre de la Santé, Olivier Véran, interrogé sur LCI. « Ce variant, il a la couleur, l’odeur, le goût d’omicron, mais ce n’est pas exactement omicron, c’est omicron qui a muté, c’est ce qu’on appelle un sous-lignage du variant omicron », a-t-il précisé. Selon lui, les autorités danoises rapportent qu’on « pourrait potentiellement se recontaminer avec le sous-variant BA.2 après avoir contracté omicron ».

      « La vague omicron n’est pas terminée mais elle est différente », a déclaré de son côté le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, sur France Info. Sur le sous-variant BA.2, il reconnaît qu’il « a l’air de prendre le pouvoir ». « S’il prend le pouvoir au Danemark et qu’il explique la situation au Danemark, cela veut dire qu’il est plus transmissible encore », souligne-t-il [finaud].

      Beaucoup d’inconnues subsistent autour de ce sous-variant. « Pourquoi serait-il plus transmissible ? Qu’est-ce qui lui arrive de plus ? Je ne le sais pas. Personne ne le sait actuellement », reconnaît le médecin [du pestilent]. Et d’ajouter : « Quel est son niveau de gravité ? Si on a un variant qui n’est pas grave, somme toute, le problème est différent. Eh bien, je ne le sais pas sur le BA.2. »

      Même si l’évolution du BA.2 est scrutée « avec une grande attention », Delfraissy se range dans le clan des optimistes. Alors qu’il estime que « les choses vont atterrir plutôt vers la mi-mars avec une baisse progressive, très lente, en termes d’hospitalisations », [anticipant de manière exceptionnelle sur le monde d’après] il est apparu pour la première fois sans masque sur le plateau télévisé. Présage de jours meilleurs, et surtout « signe qu’il faut commencer à anticiper ce qui nous attend » pour le printemps.

      une prévision de baisse lente (un mois et demi) qui va croiser une montée imprévue par les augures

      ça fait comme si l’immunité conférée par Omicron tenait la route alors que
      https://seenthis.net/messages/946922

      on aura vérifié que, quoi qu’on en dise, pendant que la téloche nous postillonne à la tronche, l’école reste le coeur de la société

      #sous-variant_BA.2 #BA.2 #protocole_tous_infectés #société_d'abandon #aupaysdeslumièreséteintes #sans_vergogne

    • Au Royaume-Uni, le sous-variant BA.2 reste très minoritaire (de l’ordre de 3 %), mais il aurait, depuis quelques jours, commencé à grignoter la part de son aîné. D’où cette interrogation légitime : la diffusion accélérée de BA.2 au Danemark, où les nouvelles contaminations flambent, serait-elle un signe de sa transmissibilité accrue ?

      En France, une interrogation similaire a vu le jour. Pourquoi le pic de la vague Omicron, dont l’arrivée était annoncée vers la mi-janvier, tarde-t-il tant ? Si la vague reprend une nouvelle vigueur, son accélération peut-elle être liée, en partie du moins, à l’arrivée de BA.2 ? Impossible à ce stade de répondre.
      D’une part, nos systèmes de détection des variants ne sont pas adaptés à un suivi de ce sous-variant. « La détection des mutations du SARS-CoV-2 par criblage ne permet pas, dans la plupart des laboratoires, de distinguer BA.1 de BA.2 », explique Florence Débarre. Pour faire ce distinguo, il faudra modifier les cibles de criblage. L’autre méthode est de séquencer la totalité du génome viral. Or, « la remontée des données du séquençage en France n’est pas immédiate », ajoute la biologiste. Par conséquent, on ne peut pas savoir à quel niveau ce sous-variant circule en France. A ce jour, moins d’une vingtaine de cas ont été certifiés par séquençage sur l’ensemble du territoire. Un nombre probablement sous-estimé.

      D’autre part, le portrait de ce petit frère d’Omicron reste flou. « Il n’y a pas à ce stade de connaissances de risque de contagiosité [du sous-variant BA.2] vis-à-vis de celles et ceux qui ont déjà contracté le variant Omicron », estimait le ministre de la santé, Olivier Véran, jeudi 20 janvier.

      (...) il a été trouvé dans de nombreux pays d’Asie (...)

      https://justpaste.it/9aaem

      #in_retrospect

    • Pour faire ce distinguo, il faudra modifier les cibles de criblage.

      et ça pose un problème aux labos, de modifier les cibles ? ou c’est la mise à jour de SIDEP qui pose problème ?

  • Farah Nabulsi sur Twitter :

    “Just another day… A bloody morning in Palestine😞. The Israeli occupation forces killed 4 Palestinians in Jenin city, today. The martyrs are :
    – Nour Jarrar 19 years old.
    – Amjad Husseineh 20 years old.
    – Raed Abu Saif 21 years old.
    – Saleh Ammar 19 years old.” / Twitter
    https://twitter.com/farah_nabulsi/status/1427195617944690692

    #criminels #assassins #impunité #sionisme

    • La démagogie en roue libre

      Réagissant à ces propos, les élus du groupe LR et apparentés « assument » et « revendiquent » cette subvention : « Notre politique consiste à faire en sorte que les Pays de la Loire demeurent une terre d’industries. Et c’est un combat très rude qu’il nous faut mener contre la crise, contre la concurrence internationale, et maintenant contre la démagogie de cette gauche décroissante qui critique toujours et qui ne propose jamais rien ».

      Dénonçant une gauche « qui ne vit aujourd’hui plus que dans la posture et l’indignation », le groupe LR rappelle au passage que la dernière subvention attribuée par la Région à Lactalis remonte à 2010, alors que la Région était gérée par une majorité de gauche.

      Le beurre, l’argent du beurre et celui des contribuables !

      Le groupe Lactalis va investir au total plus de 8,7 millions d’euros pour ce nouvel atelier de caséine, explique Jean-Luc Bordeau. Il nous permettra de répondre aux demandes de nos clients pour les marchés de la nutrition infantile, sportive et clinique. Cet investissement permettra également de développer l’exportation d’ingrédients laitiers depuis la Mayenne vers l’international.

      https://seenthis.net/messages/792812
      #assassins

  • It is time to prosecute Julian’s persecutors – The Belmarsh Tribunal – Yanis Varoufakis
    https://www.yanisvaroufakis.eu/2020/10/04/it-is-time-to-prosecute-julians-persecutors-the-belmarsh-tribunal

    We must turn Julian’s prosecutors into defendants and allow the grandest of juries out there, a well-informed Demos, to pass fair judgment on them

    This is not hard to do: Thanks to Wikileaks, the evidence is at out fingertips, at everyone’s disposal.

    Is this not why the guilty are demanding Julian’s extradition? Is this not why the murderers are plotting to entomb Julian in a supermax coffin for 175 years?

    #inversion #justice #Assange #assassins #justiciers