• Israël : voici pourquoi on peut parler d’apartheid
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2022/israel-voici-pourquoi-on-peut-parler-dapartheid-eUeXAYnSRV6hwapf1PEBqQ

    Le 22 juillet, 37 députés de gauche ont signé une proposition de résolution pour la reconnaissance de l’institutionnalisation de l’apartheid en Israël à l’encontre du peuple palestinien. L’Assemblée nationale s’est alors enflammée. Le 2 août, certains…

    #Anticolonialisme #Assemblée_nationale #International #Palestine

  • #Macron et ses dictateurs bien aimés
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2022/macron-et-ses-dictateurs-bien-aimes-DypTphisR3WtCjPWOYY0eQ

    C’est déjà le 7ème numéro du fond de l’info. Nos journalistes Nadiya Lazzouni, Théophile Kouamouo et Thomas Dietrich décryptent l’actualité politique de la semaine passée. Au sommaire de l’édition, l’intégration du RN à la commission de la défense de…

    #Assemblée_nationale #Extrême_droite #Gouvernement #International #Relations_internationales

  • #Pouvoir_D'achat : le gouvernement découvre la démocratie
    https://www.blast-info.fr/emissions/2022/pouvoir-dachat-le-gouvernement-decouvre-la-democratie-nkxgSVrwQMG3TRFixG1

    Après avoir adopté en première lecture le projet de loi « d’urgence » pour le pouvoir d’achat, l’Assemblée devait valider le financement de ces mesures en votant le projet de loi de finances rectificative. Après une rude bataille, le texte est passé. Mais…

    #Assemblée_nationale
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-pouvoir-dachat-le-gouvernement-decouvre-la-democr

  • « Diviser pour mieux régner » : voici la stratégie de #Macron jusqu’en 2027
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2022/diviser-pour-mieux-regner-voici-la-strategie-de-macron-jusquen-2027-0pLTdE

    Bonjour tout le monde et bienvenue pour ce dernier instant Porcher de la saison ! Comme chaque semaine, on va avoir des choses à dire, analyser et décrypter, avec tous ces discours qui gravitent autour de nous ou parfois l’on peut s’y perdre. Notre…

    #Assemblée_nationale #Économie

  • #Élisabeth_Borne n’a pas pris la confiance
    https://www.blast-info.fr/emissions/2022/elisabeth-borne-na-pas-pris-la-confiance-LPGHAmuzRAGUgTerjWxVoQ

    Privée de majorité absolue, la Première ministre n’a pas voulu se risquer à demander un vote de confiance au Parlement mais à la place, elle a récolté une motion de censure de la gauche. Alors que retenir de ce discours, la motion de censure a-t-elle une…

    #Assemblée_nationale
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-elisabeth-borne-na-pas-pris-la-confiance-LPGHAmuz

  • #Gouvernement Borne 2 : on n’attendait rien, mais on est quand même déçu
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2022/gouvernement-borne-2-on-nattendait-rien-mais-on-est-quand-meme-decu-f-Bo2U

    Nouvelle édition du “Fond de l’info”, notre module d’actualité estival. Car bien entendu, l’actualité ne s’arrête pas parce qu’il fait beau. Une édition présentée par Nadiya Lazzouni, avec à ses côtés Thomas Dietrich et Théophile Kouamouo. Au sommaire…

    #Assemblée_nationale #Migrations

  • #François_Malaussena sur Twitter

    Pour dire clairement ce que je pense : non seulement des députés #LREM ont forcément voté #RN, mais pire... j’ai la conviction que c’était un #vote_calibré pour faire pile le nombre de voix nécessaires pour que les RN passent... mais pas plus.

    [..]

    Au cas où : ce qu’implique un vote calibré, c’est non seulement qu’il y a genre 180 députés LREM prêts à voter RN sans broncher quand on le leur demande... mais surtout que quelqu’un, quelque part, Macron, Borne, Guerini, Bergé ou Braun-Pivet, a décidé de faire élire les RN...

    https://twitter.com/malopedia/status/1542287559480541186

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1542166119703842818/pu/vid/640x360/6LXqHqybXkMBFVq-.mp4?tag=12

    #politique #député #assemblée_nationale

  • Limites de l’anarchisme

    L’anarchisme est diffus dans beaucoup de milieux, et en ce qui me concerne je fus membre de divers groupes où il allait de soi que ces groupes soient dirigés au consensus par l’ensemble des membres. Problème : le collectif où je suis le plus investi croule sous maintes contradictions et conflits, parce qu’il est fort hétérogène en même temps qu’il a de (trop) grandes ambitions. Il rencontre deux types de problèmes : soit une décision prise est contestée car elle n’est pas prise par l’ensemble des membres, soit l’action du collectif est bloquée car un ou des membres maintiennent leur désaccord et la décision n’est pas donc pas prise. On pourrait rétorquer que c’est parce qu’on s’y prend mal, et qu’il suffit de bien écrire les mandats et de prendre le temps de le faire. Bref que c’est une question de méthode et de technique. Mais j’ai l’intuition que le problème est plus profond et que ce n’est pas une question de temps (qui est souvent l’argument des personnes les plus à cheval sur l’horizontalité, à savoir qu’il faut abandonner toute forme d’impatience et que c’est normal que ça prenne du temps).

    Une solution théorique que j’entrevois est de briser le collectif en une série de plus petits groupes homogènes, les fameux groupes d’affinité, qui par leur homogénéité pratiquent facilement le consensus. Le collectif devient alors une fédération de tels groupes d’affinité, et on peut espérer qu’ils parviennent ainsi à quelque base commune. J’ai donc entamé une recherche succincte sur les groupes d’affinité, qui font partie de la tradition politique anarchiste.

    Et c’est là que je tombe sur une critique sévère, et bien argumentée, de l’anarchisme :

    Bertrand Cassegrain (2013), Le trilemme anarchiste

    https://www.erudit.org/en/journals/ateliers/1900-v1-n1-ateliers0812/1018331ar.pdf

    #critique_de_l'anarchisme #organisation-collective #dynamique-de-groupe

  • Tableau l’Abolition de l’An II de Hervé di Rosa contesté.
    Tribune 2 de Mame-Fatou Niang et Julien Suaudeau — 21 mai 2020 in Slate.fr

    http://www.slate.fr/story/190641/tableau-herve-di-rosa-commemorer-abolition-esclavage-assemblee-nationale

    Ce tableau d’Hervé di Rosa est-il la meilleure œuvre pour commémorer la première abolition de l’esclavage ?

    Il y a un peu plus d’un an, le 4 avril 2019, nous avons publié une tribune intitulée « Banalisation du racisme à l’Assemblée nationale : ouvrons les yeux », dans laquelle nous expliquions pourquoi le tableau d’Hervé di Rosa commémorant l’abolition de l’An II n’a pas, selon nous, sa place sur les murs du Palais Bourbon.

    Cette tribune avait été accompagnée par une pétition publiée le même jour, adressée au Président de l’Assemblée nationale et aux député·es ; le 12 avril, un deuxième texte l’avait suivie, qui répondait point par point aux accusations portées contre nous.

    La toile est toujours là, le débat de fond n’a pas eu lieu et certains ont pu croire que nous ne souhaitions pas l’ouvrir. Bien au contraire. Alors que c’est aujourd’hui l’anniversaire de la loi Taubira du 21 mai 2001, tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité, alors que la Martinique célèbre demain son abolition et que la Guadeloupe fera de même le 27 mai, alors que le 10 mai a débuté un mois de commémoration et de réflexion sur le respect de la dignité humaine, la nécessité historique de ce débat est plus actuelle que jamais. Nous nous proposons ici de l’engager sur le mode du questionnement, après un bref rappel de notre point de vue.

    À LIRE AUSSI Je me souviens d’Auschwitz et de Gorée
    Une vision stéréotypée et déshumanisante

    À nos yeux, le tableau en question ne peut être l’œuvre qui commémore, au cœur du pouvoir législatif, la loi de la Ière République ayant aboli l’esclavage avant que celui-ci ne soit rétabli sous l’Empire.

    Inscrite dans une imagerie où se sédimentent, pêle-mêle, ces rires Banania que Léopold Sédar Senghor voulait déchirer sur tous les murs de France, Tintin au Congo ou encore les barbouillages de Michel Leeb, cette représentation donne du corps noir une vision stéréotypée et déshumanisante. Elle insulte à la fois la mémoire des millions de victimes du commerce triangulaire, de l’esclavage et les citoyen·nes français.es qui sont leurs descendant·es.

    Selon Hervé di Rosa, l’auteur du tableau, nous aurions fait fausse route en attentant à sa liberté de créateur, à « son geste artistique et poétique ». Parce que tous ses personnages ont « de grosses lèvres rouges », quelles que soient leur couleur, leur sexe ou leurs caractéristiques physiques, nous lui aurions instruit un mauvais procès.

    Non seulement cette posture feint d’ignorer les codes iconographiques du colonialisme et du racisme français et belges, mais un rapide survol de la diromythologie, cette esthétique pop forgée au carrefour du graffiti, de la BD et de la science-fiction, suffit pour comprendre que l’artiste a su donner forme à des physionomies bien plus diverses qu’il ne le dit.

    L’imagerie à laquelle la toile renvoie aurait dû l’écarter a priori de toute fonction commémorative –à plus forte raison dans un bâtiment aussi symbolique que le Palais Bourbon.

    Depuis le début de l’affaire, nous considérons hors-sujet ses intentions et ses convictions politiques, et nous nous sommes toujours gardés de porter un jugement esthétique sur un tableau qui n’aurait pas retenu notre attention s’il avait été exposé dans un musée ou une galerie privée.

    Le problème est pour nous le suivant : l’imagerie à laquelle la toile renvoie aurait dû l’écarter a priori de toute fonction commémorative –à plus forte raison dans un bâtiment aussi symbolique que le Palais Bourbon.

    La toile d’Hervé di Rosa y a été accrochée en 1991, dans le cadre d’une série qui célèbre les grands moments de l’histoire législative française. D’autres panneaux de la même série, par exemple celui consacré à l’adoption du suffrage universel en 1848, présentent des visages aux traits similaires ? C’est exact. Mais parce que ces visages ont la peau rose, ils ne sauraient convoquer le même champ symbolique.

    Dans un documentaire diffusé récemment sur Arte, Hervé di Rosa affirme que sa création ne relève pas du réel et se caractérise par une sorte d’étanchéité historique : « L’Histoire c’est l’Histoire, une image c’est une image, c’est un songe, c’est une esthétique, ce n’est pas la réalité. » Nous soutenons qu’aucune œuvre d’art n’existe ex nihilo, dans un vide anhistorique.

    Imagine-t-on un mémorial du 13-Novembre sur lequel les victimes, revues et corrigées en personnages de BD, souriraient d’un air béat entre les balles des terroristes ? Peut-on envisager, au mémorial de la Shoah, une œuvre de commémoration qui mettrait en scène des figures évoquant les stéréotypes de l’exposition « Le Juif et la France » ?

    Si une telle chose est impensable, c’est parce que la mémoire de l’Holocauste a été écrite consciencieusement, avec le plus grand sérieux. Nous ne parlons pas ici de sensibilité, au sens où la perpétuation des codes de l’imagerie colonialiste serait blessante, choquante, indélicate. Elle l’est pour beaucoup, mais ce n’est pas le problème principal. Il s’agit de conscience historique et esthétique : choisir une vision fantaisiste de la blessure mortelle que fut le commerce triangulaire, c’est valider une forme de négationnisme par l’image.

    À LIRE AUSSI Les idées des Lumières ont façonné les questions de race et de suprématie blanche
    Honorer la mémoire et donner à voir l’Histoire sans compromettre l’Art

    L’art a le droit et le devoir de choquer, à condition de choquer avec rigueur –surtout si l’œuvre en question a une vocation commémorative. Que viendraient donc faire la satire et l’ironie, souvent invoquées comme des marques déposées de l’esprit français, dans l’hommage et le recueillement ?

    Rien, nous en sommes convaincu·es. Ce n’est que notre opinion et nous avons peut-être tort. Mais, si tel est le cas, il appartient aux député·es de le démontrer en répondant aux questions qui ont été évitées jusqu’à maintenant.

    Vingt-neuf ans après son inauguration, les représentant·es de la nation, en passant devant le tableau sur le chemin de l’hémicycle, sont-ils intimement convaincu·es qu’il ne saurait y avoir d’œuvre plus pertinente pour commémorer le « plus jamais » que nous dictent la traite et l’esclavage ?

    Les millions d’Africain·es qui ont trouvé la mort dans l’Atlantique ou aux colonies peuvent-ils se résumer à deux figures plates, jumelles et unidimensionnelles, sans aucune pluralité ni complexité, dans un des plus haut-lieux de pouvoir de l’ancienne puissance coloniale ?

    La main du colonisateur peut-elle rester invisible, comme si l’esclavage avait été institué puis aboli (puis ré-institué avant d’être aboli pour de bon en 1848) par une sorte d’enchantement dont il ne serait pas nécessaire de rappeler les modalités ?

    Quels éléments esthétiques distinguent cette toile de la vision stéréotypée des Noir·es dans la très longue et très fertile iconographie du racisme made in France ?

    Est-il absolument impossible d’inventer, sans compromettre l’Art, une plus juste façon d’honorer la Mémoire et de donner à voir l’Histoire ?

    Le débat que nous souhaitons ouvrir n’a rien à voir avec l’interdiction d’une pièce de théâtre ou la problématique de l’appropriation culturelle.

    Les questions sont posées et le débat est ouvert. Des député·es, nous attendons des réponses claires, sans les contre feux ni les manœuvres de diversion du type de celles que nous avons connues jusqu’à présent : accusations de censure, d’infiltration du politiquement correct américain, de militantisme ou de communautarisme.

    N’en déplaise à celles et ceux qui ne sont pas d’accord avec nous, nous sommes des universalistes dans le plein sens du terme : la République est grande pour nous lorsqu’elle fait une place à tous les Français·es, non quand elle se limite à une clause d’ancienneté visant à maintenir les privilèges des premiers arrivé·es.

    Le débat que nous souhaitons ouvrir n’a rien à voir, rien, avec l’interdiction d’une pièce de théâtre ou la problématique de l’appropriation culturelle. Nous sommes hostiles à toutes les censures et à toutes les formes d’assignation identitaire. Nous n’appartenons à aucun groupe. Nous parlons d’une seule voix, hybride. Cette hybridité est celle que nous pratiquons en tant qu’enseignant·es, mais aussi dans nos films et nos romans.

    Nous sommes prêt·es à entendre tous les contre-arguments de bonne foi, par exemple le fait que le tableau appartient à un ensemble : que deviendrait l’unité esthétique de ce tout s’il était amputé d’un de ses éléments ?

    Nous sommes disposé·es à discuter sereinement avec tous ceux qui feront valoir un point de vue compatible avec le dialogue. Si on nous apporte des réponses précises et convaincantes, nous le reconnaîtrons.

    La toile, sa vocation commémorative et son cadre politico-historique : le lourd silence de nos angles morts coloniaux ne doit pas étouffer ce débat qui mérite d’avoir lieu.

    À LIRE AUSSI Pourquoi la France compte sept dates de commémoration de l’abolition de l’esclavage

    Organisée le 10 mai, la journée des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions avait cette année pour thème la page manquante. Selon Jean-Marc Ayrault, président de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, celle-ci symbolise « l’ignorance qui entoure encore l’esclavage et la mémoire de notre passé colonial dans le grand public ».

    L’une de ces pages supprimées se trouve sur le site Internet de l’Assemblée nationale, dont le compte Twitter a salué les commémorations du 10 mai en publiant la photo d’un homme noir en chaînes –celle-là même par laquelle la photo du tableau d’Hervé di Rosa avait été remplacée en catastrophe après la publication de notre première tribune, officiellement dans le cadre d’une mise à jour prévue de longue date.

    « Honorer le souvenir des victimes et transmettre la mémoire de ce crime contre l’humanité », dit le tweet de l’Assemblée nationale. En remettant en cause un choix esthétique fait en son temps par une génération peut-être moins consciente de ces enjeux, les député·es ont l’occasion de montrer aujourd’hui qu’il ne s’agit pas de belles paroles, mais aussi de poursuivre la réflexion historique entamée par la loi Taubira du 21 mai 2001.
    Inscrivez-vous à la newsletter de Slate

    L’anniversaire de cette loi, concomitant des abolitions en Martinique et en Guadeloupe, nous invite en tant que citoyen·nes à exercer notre devoir de mémoire. Aux esprits chagrins qui verraient là une démarche de « censure », un indice de la « tyrannie des minorités », une obsession de la « repentance » ou un business de la « concurrence victimaire », nous recommandons de mieux respecter l’Histoire, celle de tous les Français·es, qu’il nous appartient de connaître et de comprendre en vue de construire un avenir commun.
    En savoir plus : Société Culture esclavage loi Taubira tableau commémoration Assemblée nationale

    #esclavage #abolition #AssembléeNationale #contestedmonuments

  • « Banalisation du racisme à l’Assemblée nationale : ouvrons les yeux »
    https://www.nouvelobs.com/bibliobs/20190404.OBS11119/banalisation-du-racisme-au-c-ur-de-la-republique-ouvrons-les-yeux.html

    "L’Assemblée nationale, si elle ne brille pas par sa diversité, abrite de nombreuses œuvres. L’« Histoire en peinture de l’Assemblée nationale » d’Hervé di Rosa en est une. Parmi les fresques de cette série, que son auteur déposa en 1991 sur les murs du Palais Bourbon, on trouve un épisode consacré à la première abolition de l’esclavage, celle de l’An II.

    Pour commémorer cet événement et l’inscrire dans la glorieuse chanson de geste républicaine, les autorités culturelles de l’époque n’ont pas trouvé mieux qu’une imagerie hésitant entre Banania et « Tintin au Congo« . Ces lèvres surdimensionnées sont certes la signature de la « dyromythologie », l’univers fantastique que di Rosa a forgé au croisement des mondes de l’enfance, de la BD et de la science-fiction. Néanmoins, il faut être singulièrement ignorant – ou mal intentionné – pour ne pas voir l’offense qu’elles constituent dans ce contexte. Et que dire de ces yeux exorbités, de ces sourires béats et carnassiers ? Il n’existait donc aucun street artist capable de répondre à la commande de l’Assemblée nationale sans réduire les Noirs à une vision humiliante et déshumanisante ?

    La suite après la publicité

    LIRE AUSSI > « Sexe, race et colonies » : « Un viol qui a duré six siècles »

    En regardant ce mural, devant lequel les députés de la Ve République passent et repassent tous les jours, on est au-delà du stéréotype : on a le sentiment d’ouvrir un des grimoires infâmes de la suprématie blanche. La chose est pourtant nichée là depuis vingt-huit ans, dans les entrailles du pouvoir législatif qui a jadis brisé les chaînes de la traite et de la servitude, comme un pan de notre mémoire collective. Sa présence au cœur d’un des hauts-lieux de la République, dans l’indifférence générale, ajoute l’insulte à la blessure. Elle est historiquement inacceptable et politiquement incompréhensible.

    Nous demandons le retrait de ce mur de la honte.

    Récemment, Katy Perry a retiré du marché ses chaussures évoquant un Blackface ; Gucci en a fait de même avec son pull. Le pays des Droits de l’Homme et des Lumières, contrairement aux marques et aux célébrités, ne serait-il pas tenu à un devoir de sensibilité et de justesse vis-à-vis de l’Histoire ? Vis-à-vis des citoyens issus de cette Histoire ? Ne nous méprenons pas : il ne s’agit ni de repentance, ni de culpabilité, ni de je-ne-sais-quel jugement du passé à l’aune des valeurs contemporaines.

    La suite après la publicité

    Il s’agit de rendre justice aux millions de victimes du commerce triangulaire, en donnant à l’image de leurs corps la dignité que leur martyr impose.

    Il s’agit de regarder l’Histoire en face, non comme une bande dessinée qui ne nous concerne pas.

    Il s’agit aussi de décoloniser le regard sur les Noirs, de faire exploser les catégories de l’imaginaire dont ce type de clichés montre que leur figure reste prisonnière, aussi aberrant que cela puisse paraître en 2019 : sauvage paresseux et rieur, guerrier cannibale, bête de sexe qui a le rythme dans la peau. La récurrence des violences policières contre les Afro-Français montre que ce travail, hélas, ne saurait se limiter à une démarche purement intellectuelle.

    Les Etats-Unis, où nous vivons et enseignons, se débattent avec leurs propres démons. L’esclavage et la ségrégation ont accompagné la « Naissance d’une nation » ; ils ont joué un rôle crucial dans le développement de sa puissance économique et dans son expansion mondiale. La discrimination et le racisme institutionnel y sont encore des réalités criantes. Prisons, précarité économique et violences policières : les minorités paient un tribut quotidien au racisme institutionnalisé.

    La suite après la publicité

    LIRE AUSSI > Gauz : « La négritude a adoubé le discours racial »

    Pourtant, en face du Washington Monument, tout près de la Maison Blanche, se dresse le Musée National d’Histoire et de Culture Afro-Américaines. Un peu plus loin, sur Capitol Hill, on peut visiter le Musée National des Amérindiens : le génocide et le crime collectif sur lequel se sont fondés les Etats-Unis sont reconnus, racontés et enseignés au cœur de leur capitale, les lieux de pouvoir devenant par là-même lieux de mémoire. Sur cette terre arrachée aux peuples indigènes par l’arrivée des Européens, la prise de conscience et la réparation restent des travaux titanesques, processus plus qu’objectifs – il est probable par exemple que le Mont Rushmore ne soit jamais rendu aux Sioux. Mais, dans les musées du National Mall, on ne donne pas une mise en scène pop, déréalisante, aux exactions du passé. On les montre telles quelles, à travers des archives que leur violence préserve de l’invisibilité.

    Si le rayonnement de la France n’est pas un vain mot, ses députés serait bien inspirés, eux, d’ouvrir les yeux sur le papier peint rance de leur lieu de travail.

    La fresque d’Hervé di Rosa commémorant la première abolition de l’esclavage est une faute, qu’aggrave sa pérennité. Lapsus honteux ou angle mort de la mémoire coloniale, elle n’a pas sa place à l’Assemblée Nationale.

    La suite après la publicité

    Mame-Fatou Niang est enseignante-chercheure à Carnegie Mellon University et réalisatrice. Son documentaire « Mariannes Noires » raconte les parcours de sept Afro-Françaises. Son compte Twitter : @MariannesNoires.

    Julien Suaudeau est romancier et enseigne à Bryn Mawr College. Son dernier roman, « Le Sang noir des hommes » (Flammarion), a pour sujet le viol colonial. Son compte Twitter : @dawa_rl."

    #esclavage #contestedmonuments #AssembléeNationale #abolition

  • #Montreuil (93) : assemblée, rencontres et discussions des mal-logé·e·s, les 9 et 13 février 2022
    https://fr.squat.net/2022/02/08/montreuil-93-assemblee-rencontres-et-discussions-des-mal-loge%c2%b7e%c2%b7

    Marre, marre, marre des problèmes de logement qu’on se coltine tou.te.s en ce moment et même avant ! Ras-le-bol des loyers qu’on n’arrive plus à payer, ras-le-bol des logements insalubres, ras-le-bol de poireauter des mois en attendant des travaux de rénovation, on n’en peut plus des coups de pression des proprios et d’être forcé.es d’aller vivre […]

    #Assemblée_des_mal-logé·e·s #rassemblement #Seine-Saint-Denis

  • Des intellectuels italiens viennent rencontrer « en urgence » les acteurs de la résistance française

    https://www.francesoir.fr/politique-monde/congres-franco-italien-samedi-29-janvier

    Des scientifiques de divers horizons, des juristes et professeurs de science politique seront présents. Avec des noms connus en France : Idriss Aberkane, Christian Perronne, Laurent Toubiana, Louis Fouché, entre autres (voir la liste dans le communiqué ci-après) rencontreront des figures de la résistance italienne qui font le déplacement : Marianno Bizzarri, oncologue, Andrea Camperio Ciani, professeur d’éthologie, Riccarda Antiochia, professeur de chimie, Ugo Mattei, juriste ou encore Giorgio Agemben, philosophe reconnu internationalement.

    Voilà où on en est. (Ou alors c’est du flan et Agemben n’y sera pas.)

    • Agamben Grippette : Où en sommes nous ? On a pas pris suffisamment conscience du changement radical que nous sommes en train de vivre. bien des gens préfèrent en être dupes. effondrement d’un monde. l’âge des démocraties bourgeoise touche à sa fin. totalitarisme tyrannique et démocratique. des lois 10 fois plus répressives que les lois fascistes.
      l’opérateur : l’état d’urgence. état d’exception système normal (comme dit il ya 10 ans), inclus dans l’ordre juridique
      Immigrés de l’intérieur (green pass), l’amitié base politique minimale, essayer de créer une communauté.

      Toubiana, e-santé, institut pour la valorisation des données de santé ah ah ah. j’ai toutous vécu en France, je n’ai jamais eu aucune idée de ce qu’était un régime totalitaire...

      ils tiennent beaucoup à la syndémie (comme Stiegler et le manifeste conspi)

      Olivier Soulier, homéopathe et référent médical de reinfo covid, illuminé absolu : introduit sur la troisième guerre mondiale initiée par une élite qui a créée un virus pour imposer un vaccin. on va génocider la population en interdisant de soigner. tout devient d’une extrême logique

      ils font une pause. j’en profite pour vous signaler un traitement qu’on a pas la liberté de prescrire, mais bon, quand n a pas le droit, on prend le gauche, totalitarisme sanitaire ou pas. cest très bon d’après mon coach. et vous inquiétez pas ! c’est un médecin qui rédige

      on me dit que parmi les gens signalés au congrès, selon leur liste il y a : Ketty, ancienne danseuse de Claude François, tient un restaurant dans le 13ème arrondissement ; Olivier Tournafond, qui tiens une émission sur Radio Courtoisie, royaliste proche Le Pen ; Vincent Pavan président de RéInfo Liberté, une association loi 1901 qui récolte des fonds pour financer les besoins de RéInfo Covid ; les no name de la liste sont majoritairement de la région PACA, souvent gérants de boite

      Foouché : créez des communautés résilientes etc.

      #Jean-Dominique_Michel #Alexandra_Henrion-Caude #Patrick_Jaulent #Mariano_Bizzarri (oncologue) #Sébastien_Philippart (déclarant de manif "gilets jaunes) #Andrea_Camperio_Ciani #Riccarda_Antiochia #Ugo_Mattei #complotisme #hold-up_bis

    • MARATHON DE LA CONFUSION : RETOUR SUR LE « CONGRÈS FRANCO-ITALIEN DE LA RÉSISTANCE », Vivian Petit
      https://lundi.am/Marathon-de-la-confusion-retour-sur-le-Congres-Franco-Italien-de-la-resistance

      Tout au long de la journée, les interventions de quelques minutes se sont succédées à un rythme effréné, tout comme les citations et les affirmations indémontrables. L’illusion de scientificité était bien plus prégnante que l’appel à la réflexion. En outre, quoi qu’en disent les organisateurs, il s’agissait de tout, sauf d’une assemblée.

      Si en fin de journée, Christian Perrone a pu déclarer à France-Soir que lorsqu’ « on est du côté de la vérité on n’est pas isolé », force est de constater que chaque intervenant s’adressait d’abord à sa webcam, c’est-à-dire à lui-même. La confusion des interventions, 8 heures durant, n’était rendue possible que par l’absence de discussion réelle sur fond de peur et de ressentiment.

      Pour conclure la journée, Louis Fouché l’un des fondateurs de RéinfoCovid est venu en écho d’Agamben constater la fin d’une civilisation, le dépassement du droit par l’état d’exception, la fin des croyances dans l’économie, l’État et la culture. Puis, à contrepied de ceux qui appelaient à manifester contre le pass vaccinal et la « dictature sanitaire », il a prôné le retrait dans des communautés repliées.

      Comme il l’avait déjà fait cet été sur Radio Courtoisie, Louis Fouché, prenant subitement un ton de prédicateur, a reproché à une partie de son public de « mettre l’énergie au mauvais endroit », et les a appelés à ne pas se comporter comme des « crétins militants ». L’objectif, explique Louis Fouché, ne doit pas être de « gagner » ou de viser une « révolution par la rue », mais d’attendre que le monde s’effondre sur lui-même. Selon l’anesthésiste, puisque le chaos et l’effondrement sont prévus par le « Great reset », il s’agit donc de s’atteler à préparer un « Greater reset ».

      Il appelle à créer des « communautés résilientes », des « écoles libres », des « réseaux de santé alternative » tout en refusant la lutte politique et en se méfiant des autres « communautés résilientes », suspectée d’être des fausses oppositions créées par le système.

      Si ce projet de repli peut sembler cohérent, Louis Fouché ne manque pas à son tour de se prendre les pieds dans ses propres contradictions. Tout en critiquant l’illusion du recours au droit et la focalisation sur les responsabilités individuelles, il a ainsi pu appeler à « faire taire deux cent personnes », à se tenir prêts en vue des procès de Macron, Castex, et même de la « pendaison » d’Anthony Fauci (conseiller en chef pour la santé publique des présidents américains, onni par l’extrême droite américaine pour avoir contredit Donald Trump à plusieurs reprises). En outre, tout en marquant sa distance avec la croyance abstraite dans la science, Louis Fouché appelait pourtant à défendre la vérité scientifique contre les « hérésies ».

      Alors même que l’intervention finale du Dr Fouché consistait à prendre à revers les attentes de son auditoire qu’il a sermoné pour son inconséquence, le M. Loyal de la journée, Tristan Edelman, s’est réjoui d’un « bon résumé de ce qu’on a eu aujourd’hui ». Finalement, la parole conclusive sera laissée à Ilan, 16 ans, lycéen et blogueur. Apparaissant masqué pour préserver son anonymat et non se protéger du covid, « comme on peut s’en douter », le jeune homme a regretté ne pas avoir vu « beaucoup de jeunes s’élever contre les mesures coercitives » avant de conclure sur un vague appel à « se réveiller ». Là encore, il s’agit d’organiser et de rationaliser la cessité, personne n’a dû lui parler des émeutes dans certaines banlieues lors du premier confinement ni des manifestations contre les violences policières et la loi de sécurité globale du printemps 2020.

      (mais pas un mot sur le totémique Agamben Gripette...)

      #Perrone

  • "Emmanuel Macron à propos des non-vaccinés : « j’ai très envie de les emmerder. Suivi de : « Un irresponsable n’est plus un citoyen. »

    La politique de déchéance de citoyenneté est donc désormais pleinement assumée au plus haut sommet de l’Etat. Un tournant majeur."


    Le Conseil constitutionnel approuvera-t-il cette inégalité de traitement des citoyens français désormais clairement assumée ?

    Pyromane, définition en psychologie :
    « Le pyromane est soit un débile, soit un pervers. Ses mobiles sont variés, parfois inattendus : vengeance, calcul, vanité, affirmation virile, désir d’assister à un beau spectacle ou d’être au premier rang des sauveteurs. »

    Le plus grave n’est pas que Macron veuille emmerder les non-vaccinés au lieu de protéger les Français, c’est l’essence de sa politique !
    Leur dénier la citoyenneté, en revanche, c’est d’une gravité extrême !
    C’est une souillure indélébile qui abime la République 🔥
    #MacronDestitution

    Les parlementaires qui ce soir votent le pass vaccinal sont complices de cette déchéance démocratique.
    Et combien de députés vont faire le choix d’emmerder des millions de Français pour faire plaisir à un président qui ne respecte aucun de ses devoirs ?
    #PolitiqueDuPire #prototype-du-crédit-social à la chinoise ^ ^

    • Pas mieux pour invisibiliser les futurs grèves à venir !
      Partout droits de retrait et grèves des enseignants se multiplient car l’état refuse de protéger ses agents.
      https://www.liberation.fr/societe/education/profs-en-greve-a-saint-ouen-le-covid-aggrave-une-situation-qui-est-deja-s

      Profs en grève à Saint-Ouen : « Le Covid aggrave une situation qui est déjà scandaleuse »
      Une partie des enseignants du lycée Auguste-Blanqui observaient un deuxième jour de grève, ce mardi. lls réclament notamment un protocole sanitaire renforcé et des moyens supplémentaires pour assurer les remplacements de professeurs absents.

    • Tension dans l’hémicycle à la reprise des débats sur le PL Sanitaire les députés de gauche s’interrogent sur l’objectif de ce texte après l’ITW du président au Parisien : « veut-il protéger les Français ou emmerder les non vaccinés ? » la séance est suspendue… en direct sur LCP

      Jamais vu une telle unanimité dans l’opposition, à part LREM, même les groupes à priori favorables au pass vaccinal fustigent Macron.
      Ça devait passer crème et le pire Président de l’Histoire a réussi à se torpiller tout seul !

      Après avoir insulté avec son insupportable morgue la représentation nationale pendant des heures, Véran fait moins le malin maintenant que le patron a dévoilé le vrai plan.
      C’est toujours ça de pris 😂

      Première fois de ma vie que je suis sur LCP à 1h30 du mat pour suivre ce qu’il se passe à l’AN. C’est que c’est vraiment fascinant ce qui arrive. #DirectAN

      Jean Castex doit arriver à l’Assemblée nationale pour s’expliquer des propos du Président de la République qui insulte la population.
      Sans quoi, pas de poursuite des débats.

      Castex n’a pas daigné venir défendre l’indéfendable Président dément, donc la séance est suspendue jusqu’à demain 15h. (Les députés l’ont attendu en vain 1h 30.) C’est un aveu, pour une fois, Macron a dit la vérité !
      Cette loi n’a rien de sanitaire, c’est juste un #contre-feu gerbant pour détourner l’attention alors que l’épidémie flambe par leur faute, et si Castex est assez lâche pour bloquer son propre projet, c’est qu’il le sait bien.

      Les propos de Macron ne sont pas seulement une insulte, ils sont aussi un aveu. Le #PasseVaccinal n’est pas exigé au restaurant, dans les bars, etc. au motif d’un risque sanitaire particulier. Il est exigé pour "emmerder" les non-vaccinés. C’est une sanction sociale. Distopique !

    • La capacité de manipulation de Macron et de ses affidés atteint des hauteurs stratosphériques. Il est clairement établi que, lorsqu’on est dans l’incapacité de faire admettre une vision globale de l’avenir sous tendue par un programme et (aussi) des valeurs morales intangibles, la seule issue est de créer la polémique.

      https://www.20minutes.fr/politique/3211211-20220105-pass-vaccinal-fureur-opposition-apres-propos-macron-non-v

      #en_même_temps #macronisme #LREM

      https://pbs.twimg.com/media/DLYL922WsAAWiAP?format=jpg&name=medium

    • Voilà Tout est dit !
      https://www.youtube.com/watch?v=3QyESVrhqSY

      Choisir la politique du bouc émissaire et insulter les Français, avouer que le pass vaccinal est une extorsion de consentement : les masques tombent, Macron n’est plus président, il n’en respecte aucun devoir, il devient tyran et s’arroge tous les droits.
      Indéfendable !

      « Parler vrai, parler cash ? Non, ce sont des propos indignes dans la bouche d’un président de la République. Il parlait de droit et de devoir, Le devoir d’un Président de la République c’est d’assurer la concorde nationale, d’être le garant des institutions, d’assurer la sécurité de tous les Français. Or là, Emmanuel Macron choisit la politique du bouc émissaire. Et on sait très bien comment elle se termine cette politique : dans le sang, c’est terrible. Ce n’est pas défendable ».

      « Le 31 décembre 2019, l’apaisement, toujours, doit primer sur l’affrontement assurait Macron. Et voilà qu’il dit, ce mardi, qu’il a très envie d’emmerder les non vaccinés. C’est une très petite minorité qui est réfractaire et qu’on emmerde davantage. Et il l’assume. Le problème, c’est que nous avons 77% de vaccinés, 90% éligibles vaccinés et 300.000 cas en 24h. C’est un échec pendant 2 ans de cette politique sanitaire que Macron veut cacher derrière une petite phrase ».

      « Pendant toutes les épidémies, on a choisit la politique du bouc émissaire , la société a toujours voulu mettre au banc une partie de cette société. Mais ceux là ne sont pas responsables ».
      « Macron invente un délit de déchéance de citoyenneté »

      « Macron parle aussi de responsabilité en disant qu’un irresponsable n’est pas plus un citoyen. Mais un irresponsable de quoi ? Aujourd’hui, la vaccination n’est pas obligatoire. Donc un citoyen qui ne se vaccine pas ne viole aucune loi. Il choisit simplement de ne pas prendre un produit qui pourrait le protéger contre un virus dangereux. Là, Macron invente un délit de déchéance de citoyenneté sur une loi qui n’existe pas comme manger dans les trains ! Pour moi, il n’y a qu’un seul irresponsable, il est à l’Élysée ».

      « Il est temps de prendre conscience de cette politique dangereuse du pass vaccinal. Les débats vont changer de ton, les députés ont compris qu’il était un prototype de crédit social à la chinoise. Castaner en parle et fait la différence entre les bons et les mauvais citoyens. Sauf que la Constitution française ne fait pas de différence ».

      "Nous sommes des citoyens avec des droits et des devoirs, certes. Nous avons le droit de vote et nous avons un devoir hérité de la Constitution de 1793 : « S’il y a oppression contre le corps social, lorsqu’un seul de ses membres est opprimé, que le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

    • Le pass vaccinal ne s’appliquera pas à l’Assemblée et au Sénat

      Le rapporteur a relevé que certains parlementaires ne sont pas vaccinés. Appliquer le passe vaccinal pour entrer dans l’hémicycle pourrait entraîner un risque constitutionnel.

      Assemblée, 5 h 26, les députés votent le #passevaccinal. Pas de purificateur d’air, pas de levée des brevets, pas de poste en réa, aucune stratégie sanitaire mais policière : « emmerder des Français » pour cacher la destruction de l’hôpital. François Ruffin

  • Dans la famille Covidiot, je voudrais, je voudrais… René Chiche et ses références pas du tout dégueulasses :
    https://twitter.com/rene_chiche/status/1478398308443897866

    L’extermination sociale de six millions de personnes qui ne sont pas vaccinées, ça s’appelle comment ?

    Les parlementaires qui vont voter une telle saloperie en prétendant agir pour la santé des Français, ça s’appelle comment ?
    #PasseVaccinal #DirectAN #AssembléeNationale

  • #Athènes : appel à participation pour la défense de la communauté squattée de #Prosfygika
    https://fr.squat.net/2021/12/21/athenes-appel-a-participation-pour-la-defense-de-la-communaute-squattee-de

    Compagnonnes, compagnons, Cet appel s’adresse aux collectifs et aux individus du monde entier pour rejoindre la défense combative de Prosfygika contre la répression imminente. La tentative d’évacuation de notre communauté doit être transformée en un événement central de résistance et une victoire contre le pouvoir politique et la #gentrification de nos quartiers. CE QUE NOUS […]

    #Assemblée_Occupée_de_Prosfygika #collectif_d’occupation_de_Koukaki #Grèce

  • Gros malaise à l’Assemblée : « Si les députés ne servent à rien, ce n’est pas la peine de les payer »

    "Jean-Philippe Nilor, député, sur le rôle du parlement en séance publique à l’Assemblée nationale ce mardi 19 octobre 2021.
    « Aller au bout de votre logique »
    Jean-Philippe Nilor : « J’ai entendu des analystes tout à l’heure, laissant entendre qu’on voulait, en faisant valoir les droits de survie de ce Parlement, on voulait désarmer le gouvernement. Ça veut dire que la conception à la tête de l’État, c’est une conception belliqueuse entre le Parlement et le gouvernement. Mais c’est bien triste de sombrer dans cette conception. Et je veux dire si vous voulez aller au bout de votre logique, si vous considérez l’Assemblée nationale comme une assemblée d’emmerdeurs, d’empêcheurs de tourner en rond, comme par-exemple une assemblée où je pourrais, en tant que parlementaire, dénoncer le gazage qui a eu lieu au CHU de Martinique vendredi dernier. »
    « Si le Parlement ne sert à rien, si les députés ne servent à rien, ce n’est pas la peine de les payer »
    Jean-Philippe Nilor : « On a gazé des soignants, on a gazé des gens qui étaient sur des brancards aux urgences. Si vous ne voulez plus entendre ça, mais allez au bout de votre logique et vous-mêmes parlementaires, sabordez-vous, mais sabordez-vous jusqu’au bout et sabordez-vous dignement. Parce que la suite logique de vos décisions, celles que vous êtes en train de prendre. C’est la suspension de la rémunération de tous les parlementaires. Si le Parlement ne sert à rien, si les députés ne servent à rien, ce n’est pas la peine de les payer. » ..."

    https://www.lactucitoyenne.fr/actualites/politique/gros-malaise-a-l-assemblee-si-les-deputes-ne-servent-a-rien-ce-n-est-

    #politique #France #député #assemblée_nationale #contribuable #société #représentation #vangauguin

  • Sandrine Josso, députée de Loire-Atlantique, endette sa collaboratrice Antton Rouget
    https://www.mediacites.fr/enquete/nantes/2021/10/11/sandrine-josso-deputee-de-loire-atlantique-endette-sa-collaboratrice

    Depuis maintenant trois ans, Leïla , 49 ans, n’a pas ménagé ses efforts pour essayer de retrouver son argent. Sans succès. « Elle m’a d’abord dit que l’argent allait arriver, peut-être en liquide, mais je ne l’ai pas reçu. Par contre, il faut que je rembourse tous les mois mon crédit », dénonce la quadragénaire, mère de famille. 

    En 2017, Sandrine Josso, nutritionniste de profession, avait été élue à la surprise générale profitant de la vague macroniste. Elle représentait une de ces fameuses « figures de la société civile », censée dépoussiérer la politique face au favori sur la circonscription, le candidat Les Républicains Franck Louvrier, ancien directeur de communication de Nicolas Sarkozy.


    Sandrine Josso à l’Assemblée Nationale, en mars 2018 / © Photo : CC 4.0 - Zembrocale975

    Leïla n’avait jusqu’ici jamais côtoyé le monde des élus ; titulaire d’un CAP, elle venait de se retrouver sans emploi après avoir enchaîné les boulots dans la coiffure et la restauration. Alors quand la nouvelle députée, une « bonne connaissance » à elle, lui propose un poste stable à l’Assemblée, elle n’hésite pas une seconde. Leïla devient collaboratrice parlementaire en circonscription pour gérer les affaires locales de la députée. « Je me suis occupée de tout pour elle », témoigne-t-elle auprès de Mediapart. Y compris de tâches bien éloignées du travail parlementaire : « Sa coiffure, ses enfants, son déménagement à Vannes, lui trouver un logement un Paris, etc. », énumère Leïla.

    Chèques en blanc
    En octobre 2018, la députée, qui est divorcée et avait peu de ressources avant d’entrer à l’Assemblée, lui explique qu’elle a des problèmes d’argent. « Elle avait des soucis pour payer le loyer de sa permanence parlementaire d’Herbignac et de son logement à Paris », a raconté sa collaboratrice aux policiers ayant recueilli sa plainte.

    Leïla accepte de l’aider en contractant, le 18 octobre, un crédit à la consommation de 9 000 euros. Elle donne en toute confiance deux chèques en blanc à sa députée pour que celle-ci puisse éponger ses dettes. Sandrine Josso les utilise les jours suivants pour régler l’agence immobilière chargée de la location de la permanence ainsi que le propriétaire de son logement parisien pour un montant total de 10 514,29 euros.

    Les semaines suivantes, la collaboratrice attend son remboursement, qui devait, selon elle, « intervenir en trois versements », mais n’arrivera jamais. Quelques jours plus tôt, Leïla avait vu son salaire de l’Assemblée augmenter, passant de 2 100 euros brut par mois à 2 365 euros brut. Sandrine Josso lui attribuera aussi deux primes – de 3 527 euros à chaque fois, fin octobre, puis en avril.

    Souhaitait-elle ainsi compenser, sur fonds publics, l’absence de remboursement d’un prêt privé ? Pas du tout, répond Sandrine Josso. « Elle avait besoin d’argent. La pauvre, elle se démenait pour m’aider tant qu’elle pouvait, c’était une amie, ce n’était pas du tout quelque chose de professionnel », indique la députée pour justifier le versement de ces primes.

    Mécontente de ne pas être remboursée en bonne et due forme, Leïla essaye de solliciter la déontologue de l’Assemblée pour une médiation, en vain. En mai 2019, elle est placée en arrêt maladie, ne « support[ant] plus cette situation, tant au niveau professionnel que personnel », comme elle l’a expliqué aux policiers.

    Loyer de la permanence parlementaire
    En août et septembre 2019, après de nouvelles relances, Sandrine Josso amorce un début de remboursement, en virant deux fois à sa collaboratrice la somme de 444,44 euros sur son compte personnel. Ce qui permet à l’élue d’expliquer à Mediapart, lors d’un premier échange sur le sujet en novembre 2019, qu’il n’y a aucun problème, juste un contretemps, mais qu’elle va bien rendre l’argent à Leïla.

    La parlementaire raconte ce jour-là qu’elle a mis en place un « échéancier de remboursement de 444,44 euros tous les mois ». « J’étais dans une situation difficile dans ma vie privée, s’épanche alors Sandrine Josso. Avant d’être députée, j’étais dans une profession libérale et j’avais eu des difficultés, j’ai dû avoir un plan d’apurement avec l’Urssaf. Dans cette situation-là, [Leïla] m’a dit : “Écoute, j’ai de l’argent, je te le file, tu me rembourseras quand tu le pourras.” C’est tout, moi j’ai dit, OK, c’est de l’ordre privé, moi je n’ai pas le temps d’aller à la banque, de refaire un prêt, etc. »

    « Leïla était ma collaboratrice mais c’était mon amie, ajoute la députée. Elle m’aidait moralement parce que je vivais des choses difficiles sur le plan personnel. » Y compris en lui faisant des couleurs le week-end ? « Quand je n’avais pas le choix, c’est elle qui me le proposait, moi je ne l’ai jamais forcée à ça. »

    Alors qu’une partie des fonds prêtés par sa collaboratrice a servi à payer des échéances de loyers de sa permanence parlementaire (6 614 euros sur les 10 514 euros), se pose une question : pourquoi Sandrine Josso n’a-t-elle pas tout simplement pioché dans son enveloppe avance sur frais de mandat (AFM), 5 373 euros par mois, prévue à cet effet ?
    . . . . .
    À l’issue du rendez-vous avec Mediapart de novembre 2019, Sandrine Josso est revenue sur sa promesse d’échéancier de remboursement, en cessant de verser de l’argent à Leïla. La députée ne lui donnera que 444,44 euros supplémentaires, le 19 novembre 2020, deux semaines avant une audience de conciliation devant les prud’hommes de Saint-Nazaire.

    À ce jour, la députée reste donc redevable de la somme de 9 181,41 euros. Le 30 juin 2021, le juge de l’exécution près le tribunal judiciaire de Saint-Nazaire a ainsi autorisé la collaboratrice à faire pratiquer sur le compte à la Banque postale de la députée une saisie conservatoire de 6 666,60 euros.
    . . . . .
    Déclarée inéligible pour un an à la suite des élections municipales
    D’une manière générale, plusieurs de ses anciens collaborateurs critiquent la « légèreté » de Sandrine Josso, une députée peu impliquée dans l’hémicycle. Avec à la clé quelques exemples surprenants. Leïla raconte, par exemple, qu’il lui est arrivé à plusieurs reprises de prendre le train pour Paris en utilisant, à sa demande, l’identité de sa députée pour bénéficier d’un tarif préférentiel de parlementaire.

    « Je voyageais sous son nom pour aller à Paris », précise-t-elle. Ce que raconte aussi une autre ancienne collaboratrice, également fâchée avec Sandrine Josso pour des motifs financiers, qui a utilisé le 8 juillet 2018 un billet au nom de la députée pour rentrer de La Baule à Paris, ainsi que Mediapart a pu le documenter. « Les billets en mon nom, c’est complètement illégal de faire ça ! », s’indigne la députée, expliquant être étrangère à cette pratique et ne pas savoir « comment [sa collaboratrice] a pu avoir un billet en [son] nom ».

    Cette seconde collaboratrice ajoute qu’elle a principalement travaillé, à l’été 2018, à la candidature à venir de Sandrine Josso aux élections municipales à La Baule – ce qui, là encore, ne fait pas partie des attributions des collaborateurs parlementaires. « Elle a travaillé pour ma com’, elle m’accompagnait dans des événements, pas sur les municipales, je n’étais pas encore déclarée [à la candidature] », conteste la députée.

    Sandrine Josso a finalement annoncé sa candidature officielle en août 2019, pour ne recueillir que 4,2 % des suffrages au premier tour des municipales de mars 2020.

    En février 2021, la députée, qui a rejoint le MoDem après avoir quitté LREM en 2019, a été condamnée par le tribunal administratif de Nantes à une peine d’inéligibilité d’un an pour avoir tardé à rendre ses comptes de campagne pour l’élection municipale. Elle n’a pas fait appel, histoire de laisser passer cette décision et de se donner la possibilité de se représenter aux législatives de 2022.
    . . . . .
    #Sandrine_Josso #AFM #députée #MoDem #LREM #France #assemblée_nationale #élections #fric

  • Chili : une Indienne mapuche élue présidente de l’Assemblée constituante
    https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20210704-chili-une-assembl%C3%A9e-h%C3%A9t%C3%A9rog%C3%A8ne-se-met-au-trav


    L’universitaire mapuche Elisa Loncón a été élue présidente de l’Assemblée constituante chilienne, le 4 juillet 2021.
    © Ivan Alvarado, Reuters

    Le processus de rédaction de la nouvelle Constitution chilienne a démarré dans un climat tendu, dimanche, avec une suspension de la session inaugurale en raison d’affrontements avec la police devant l’ancien Parlement à Santiago. L’universitaire mapuche Elisa Loncón a ensuite été élue présidente de l’Assemblée constituante.

    Le processus de rédaction de la nouvelle Constitution du Chili a commencé sous tension, dimanche 4 juillet, mais aussi avec la détermination de changer l’histoire du pays en élisant une Indienne mapuche comme présidente de l’Assemblée constituante.

    « Cette Constituante va transformer le Chili », a lancé l’universitaire mapuche Elisa Loncón, en tenue traditionnelle, après être montée sur l’estrade et avoir salué en mapudungun, la langue du peuple mapuche. La linguiste a souligné que c’était là un rêve partagé par toutes les communautés du Chili dans leur diversité, le rêve de prendre soin de la Terre Mère, d’accéder aux droits sociaux et au droit à l’eau.

    Elisa Loncón, qui occupe l’un des 17 sièges réservés aux peuples originaires, a été élue au deuxième tour en obtenant 96 voix sur les 155 de l’Assemblée à l’issue d’une journée marquée par une suspension de près de trois heures, des tensions et des affrontements à l’extérieur de l’ancien Parlement.

    Une partie des 155 citoyens élus pour rédiger la nouvelle Constitution à l’issue de plusieurs mois d’une vive contestation sociale était sortie pour exiger le retrait des forces spéciales du centre de la capitale. Des bagarres avec la police avaient éclaté et une suspension avait été décidée.

    Certains des élus, qui ont finalement tous pu prêter serment, avaient lancé à la rapporteuse : « Plus jamais de répression ! » "Nous voulons une fête de la démocratie et non des problèmes, donc nous allons suspendre temporairement la session", avait alors annoncé la rapporteuse du Tribunal compétent en matière électorale, Carmen Valladares, se disant « inquiète ».

    Plusieurs affrontements ont eu lieu entre des forces antiémeute et une poignée de civils devant l’ancien Parlement.

    Une Assemblée paritaire qui « ressemble au Chili réel »
    Cette Assemblée, qui va plancher sur la nouvelle Loi fondamentale pendant neuf mois minimum, douze maximum, est paritaire. « C’est la première fois que les citoyens ont pu élire un corps pour écrire » une Constitution, souligne auprès de l’AFP Claudio Fuentes, professeur à l’Université Diego Portales (UDP).

    À l’issue du vote des 15 et 16 mai, le corps des nouveaux Constituants est apparu comme très hétérogène. Les candidats indépendants représentent 40 % des élus, au détriment des listes montées par les partis traditionnels.

    Pour de nombreux analystes, cette Constituante « ressemble au Chili réel », avec des militants écologistes, des dirigeants communautaires, des avocats, des professeurs, des journalistes, des économistes, mais aussi des femmes au foyer.

    Les représentants des partis politiques traditionnels sont minoritaires et aucune force politique ne dispose du tiers nécessaire pour mettre un veto, les délibérations devant être approuvées aux deux tiers.

    « Il y a une rupture très profonde entre la société et les institutions, une remise en question du rôle des partis politiques », analyse Marcela Rios, du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) au Chili.

  • Usbek & Rica - « Robots tueurs » : le « Oui » sous conditions du Comité d’éthique de la défense
    https://usbeketrica.com/fr/article/oui-robots-tueurs-oui-france

    "Systèmes d’armes létaux pleinement autonomes (SLA)" vs
    "Systèmes d’armes létaux intégrant de l’autonomie (SLAi)" : ou comment se dédouaner à bon compte du débat éthique sur les robots tueurs...

    Voir aussi :
    – le "Rapport d’information déposé par la commission de la défense nationale et des armées sur les systèmes d’armes létaux autonomes" : https://www.vie-publique.fr/rapport/275499-les-systemes-darmes-letaux-autonomes#panel-2
    ...et en particulier le chapitre III où l’on voit bien que, comme pour la reconnaissance faciale, le prétexte de ne pas handicaper la start-up nation justifie tous les renoncements éthiques :

    III. Le débat sur les SALA ne doit pas parasiter les efforts entrepris dans le domaine de l’autonomie des systèmes d’armes, au risque d’un déclassement technologique, industriel et stratégique

    – le site de la campagne "Stopper les robots tueurs" https://www.stopkillerrobots.org/?lang=fr qui affirme clairement au contraire que la solution est :

    Interdire le développement, la production et l’utilisation de l’armement entièrement autonome.

    #robot_tueur #stop_killer_robots #SLA #éthique #Comité_d’éthique_de_la_défense #assemblée_nationale #contrôle_citoyen

  • L’assemblée ouverte de la colline de Strefi
    Éparpillement et déploiement d’une mobilisation athénienne naissante (III)

    Luz Belirsiz

    https://lavoiedujaguar.net/L-assemblee-ouverte-de-la-colline-de-Strefi-Eparpillement-et-deploie

    Ce texte fait suite à « Naissance d’une mobilisation athénienne. L’assemblée ouverte de la colline de Strefi » et à « L’assemblée ouverte de la colline de Strefi. Récit d’une mobilisation athénienne naissante ».

    13 mars. Ce samedi, nous sommes un poil plus nombreux que le précédent (disons soixante-dix contre cinquante la dernière fois, toujours très loin néanmoins des glorieuses assemblées du début qui ont pu réunir trois cents à quatre cents personnes). Avec les événements de Nea Smyrni durant la semaine et la perspective de manifestations de rue coordonnées dans différents quartiers, certains piliers de l’assemblée, parmi les plus jeunes, que j’avais vus pour la dernière fois à l’« action » du 28 février, sont de retour. Un peu chiffonnés sans doute par le souvenir de l’envasement de l’assemblée précédente, on désigne cette fois un syndonistis (« coordinateur », en l’occurrence une syndonistria, car c’est Eleni qui s’y colle) et on entreprend de faire un ordre du jour.

    Y entrent pêle-mêle : demain ; l’organisation d’une manifestation devant le siège de Prodea (l’entreprise immobilière à laquelle la mairie a confié la réalisation d’études préliminaires pour le réaménagement de Strefi) ; la pétition (dont les partisans ont emporté le morceau samedi dernier) ; le problème de la baisse de la participation à l’assemblée ; le bâtiment dit « Byzantino » (cantina abandonnée que quelques-uns ont pris l’initiative d’ouvrir durant la fête du 28 février en vue de l’occuper, mais tout le monde ne le sait pas encore) ; une présence policière nouvelle observée sur la colline depuis la montée des tensions à Nea Smyrni ; la suggestion acceptée en principe par l’assemblée de la semaine dernière d’un appel à venir fêter le Kathari Deftera (le « lundi propre ») sur Strefi…

    #Grèce #Athènes #Exarcheia #colline #assemblée #mobilisation #récit

  • Du bloc-notes du Chat-Chien
    Hier : la théorie et la pratique

    SCI Galeano

    https://lavoiedujaguar.net/Du-bloc-notes-du-Chat-Chien-Hier-la-theorie-et-la-pratique

    Une assemblée dans un village d’une des montagnes du Sud-Est du Mexique. Ça doit être en juillet-août d’une année récente, avec la pandémie de coronavirus qui est en train de s’emparer de la planète. Ce n’est pas n’importe quelle réunion. Non seulement à cause de la folie qui convoque les participants, mais aussi à cause de la distance évidente entre les chaises et parce que les couleurs des masques s’occultent derrière la buée des visières transparentes.

    La direction politique et organisationnelle de l’EZLN est là. Certains chefs militaires sont également présents, mais restent silencieux, sauf si on leur demande de parler sur un point précis.

    Ils sont beaucoup plus nombreux que ce qu’on pourrait croire. Il y a là au moins six langues originaires, toutes apparentées au maya, et ils utilisent l’espagnol, « la castilla », comme pont pour se faire comprendre les uns des autres.

    Plusieurs des présents sont des « vétérans », ils ont participé au soulèvement qui a commencé le 1er janvier 1994 et, les armes à la main, ils sont descendus dans les villes, avec des milliers de compañeras et compañeros : un, une, parmi tant d’autres. Il y a aussi « les nouveaux », des hommes et des femmes qui ont été incorporés à la direction zapatiste après de longs apprentissages. La majorité des « nouveaux » sont des « nouvelles », des femmes de tous les âges, parlant différentes langues. (...)

    #Mexique #Chiapas #zapatistes #EZLN #assemblée #théorie #pratique #connaissances

  • L’assemblée ouverte de la colline de Strefi
    Récit d’une mobilisation athénienne naissante (II)

    Luz Belirsiz

    https://lavoiedujaguar.net/L-assemblee-ouverte-de-la-colline-de-Strefi-Recit-d-une-mobilisation

    Ce texte fait suite à « Naissance d’une mobilisation athénienne.
    L’assemblée ouverte de la colline de Strefi ».

    Ce dimanche 28 février à midi, en arrivant en haut des escaliers qui, au bout de notre rue, débouchent sur le flanc nord de Strefi, où nous rejoignons l’un des six points de rendez-vous répartis autour de la colline, légère surprise : non seulement le ciel est gris, mais un vent du nord, d’un froid piquant, souffle violemment. J’aurais dû mieux fixer ma pancarte de carton sur son manche de bambou : tournoyant comme une robuste rose des vents, elle distribue d’agressives claques ! Et puis fichtre ! Brrrrr… on aurait dû mettre une petite laine, ça caille. D’autant plus qu’au vu du peu de monde présent au point de rendez-vous le plus proche de chez nous, sur le grand toit-terrasse du terrain couvert où s’entraîne Asteras, rue Pulcherias, on va probablement devoir poireauter un bout de temps avant que ne se concrétise, si on y parvient, l’encerclement symbolique de la colline, première « action » sur le Lofos Strefi.

    (Pour rappel, au début du mois, la première action de mobilisation à l’appel de l’assemblée naissante avait rassemblé quelque trois cents personnes devant la mairie d’Athènes un mercredi à l’heure du conseil municipal. Bien qu’entre-temps nous eûmes appris qu’il se déroulait en ligne. Il fallait néanmoins manifester notre mécontentement : la mairie venait de voter une résolution confiant à l’entreprise immobilière Prodea — véreuse, mais en l’occurrence c’est accessoire — la réalisation d’études préliminaires — estimées par Prodea à un million d’euros, mais gracieusement offertes à la municipalité — en vue du réaménagement de la colline.) (...)

    #Grèce #Athènes #Exarcheia #récit #assemblée #mobilisation #colline #Dimitris_Koufodinas #violences_policières #émeutes

  • La réforme du code minier entérine l’autorisation du cyanure - Toute l’actualité de l’environnement en Guyane
    https://www.franceguyane.fr/actualite/environnement/la-reforme-du-code-minier-enterine-l-autorisation-du-cyanure-481457.php

    Les articles plus techniques passeront par le biais d’ordonnances permettant un certain gain de temps. Cette solution n’a pas été du goût de tous les parlementaires, telle Caroline Fiat (LFI) qui a exprimé colère et frustration : « Vous avez opté pour un temps législatif programmé qui oblige chaque groupe politique à se distribuer au compte-goutte des minutes de paroles pour chaque article. »

    Les deux heures de discussion mercredi soir autour de l’article 20 ont entre autres permis l’adoption d’un amendement du député LREM Xavier Paluszkiewicz qui prévoit d’inscrire dans la loi la création d’une commission de suivi des titres miniers afin de renforcer l’acceptabilité environnementale des projets. En revanche, les parlementaires ont refusé de voter l’interdiction de l’utilisation du cyanure, interdiction qui a fait pourtant l’objet de plusieurs amendements dont un de Gabriel Serville (GDR) ou un autre de Marie-Noëlle Battistel qui proposait de rendre cette interdiction effective à partir de 2023.