• Danièle Linhart : « Les méthodes de management centrées sur le ’savoir être’ des salariés ne sont qu’une application exacerbée du taylorisme » - Observatoire des multinationales @observatoiremultinat
    http://multinationales.org/Daniele-Linhart-Les-methodes-de-management-centrees-sur-le-savoir-e

    Les nouvelles méthodes de #management se prétendent au service de l’épanouissement des salariés, de leur « savoir être » et de la « réalisation de soi » en entreprise. #Danièle_Linhart, spécialiste de l’évolution du travail et de l’emploi, démonte ces impostures et montre comment le management moderne s’inscrit dans la lignée du travail à la chaîne théorisé par Taylor et Ford pour toujours mieux asservir les salariés. Objectif : déposséder les travailleurs de leurs savoirs et de toute forme de pouvoir dans l’entreprise. « Le patronat ne veut surtout pas que la contestation massive qui s’est exprimée en 1968 ne se reproduise », explique-t-elle. Entretien.

    #asservissement #taylorisme


  • The Tyranny of Convenience - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/02/16/opinion/sunday/tyranny-convenience.html

    I don’t want to suggest that convenience is a force for evil. Making things easier isn’t wicked. On the contrary, it often opens up possibilities that once seemed too onerous to contemplate, and it typically makes life less arduous, especially for those most vulnerable to life’s drudgeries.

    But we err in presuming convenience is always good, for it has a complex relationship with other ideals that we hold dear. Though understood and promoted as an instrument of liberation, convenience has a dark side. With its promise of smooth, effortless efficiency, it threatens to erase the sort of struggles and challenges that help give meaning to life. Created to free us, it can become a constraint on what we are willing to do, and thus in a subtle way it can enslave us.

    It would be perverse to embrace inconvenience as a general rule. But when we let convenience decide everything, we surrender too much.

    #commodité #techniques #dépendance #asservissement #liberté


  • Un automobiliste fait un doigt d’honneur à un radar, il risque la prison ferme
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/03/21/01016-20180321ARTFIG00160-un-automobiliste-fait-un-doigt-d-honneur-a-un-rad

    Le délit d’outrage à une machine n’existe pas dans le droit français. Le parquet a toutefois considéré que l’homme avait outragé par extension les fonctionnaires qui étaient chargés de visualiser les images, au centre d’identification de Rennes. Et c’est à ce motif qu’il est poursuivi et risque de la prison ferme.

    #it_has_begun


  • Peut-on faire confiance à l’intelligence artificielle ?
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/peut-faire-confiance-a-lintelligence-artificielle

    Alors que nous faisons de plus en plus appel à des systèmes d’aide à la décision, s’en remettre à des machines ne nous fait-il pas perdre un peu de notre humanité ? De surcroît, les programmes ont beau disposer d’une logique « froide », ils ne sont pas exempts de préjugés. Les chercheurs planchent pour leur injecter de la « morale ».

    • #intelligence_artificielle #informatique #éthique #responsabilité #asservissement #droit #morale #assurance #véhicule_autonome #probabilités #logique_déontique

      Là est bien le danger. Pas dans les fantasmes made in Hollywood de prise de pouvoir par des machines rebelles et malveillantes. «  Cela correspond à ce qu’on appelle la "singularité", cela n’a aucun fondement scientifique et ce n’est pas près d’arriver, contrairement à ce que prétendent certains cadors de l’industrie numérique et transhumanistes. Le véritable danger, c’est nous  ! Lorsque, par ignorance ou par facilité, nous déléguons les décisions et notre autonomie à la machine, martèle Jean-Gabriel Ganascia. Laisser les algorithmes autonomes ultra–rapides aux commandes de la Bourse a ainsi sans doute conduit à la crise de 2008. Mais il y a une confusion à cause du terme “autonome”  : au sens technique, cela ne veut pas dire qu’une machine définit ses propres objectifs. Cela veut seulement dire qu’elle peut atteindre sans intervention humaine un objectif donné, celui-ci ayant bel et bien été fixé par l’humain-programmeur.  »


  • La civilisation industrielle ou L’#asservissement collectif au développement technologique (par Jaime Semprun) – Le Partage
    http://partage-le.com/2017/10/7952

    Tout cela parut assez osé, et aujourd’­hui encore on se récriera en donnant tel ou tel exemple des services que nous rendent les #machines, sans aucune contre­par­tie  ; et de citer, qui le lave-vais­selle, qui le télé­phone mobile, etc. Mais c’est chaque fois en répé­tant l’er­reur de juge­ment réfu­tée par Butler : en ne voyant qu’un objet isolé, tel que son utilité ponc­tuelle le fait passer pour bénin et de peu de consé­quences. En revanche, dès qu’on le consi­dère comme partie inté­grante d’un ensemble, tout change. Et ainsi l’#au­to­mo­bile, machine on ne peut plus triviale et presque archaïque, que chacun s’ac­corde à trou­ver bien utile et même indis­pen­sable à notre liberté de dépla­ce­ment, devient tout autre chose si on la replace dans la société des machines, dans l’or­ga­ni­sa­tion géné­rale dont elle est un simple élément, un rouage. On voit alors tout un #système complexe, un gigan­tesque orga­nisme composé de routes et d’au­to­routes, de champs pétro­li­fères et d’oléo­ducs, de stations-service et de motels, de voyages orga­ni­sés en cars et de grandes surfaces avec leurs parkings, d’échan­geurs et de rocades, de chaînes de montage et de bureaux de « recherche et déve­lop­pe­ment »  ; mais aussi de surveillance poli­cière, de signa­li­sa­tion, de codes, de régle­men­ta­tions, de normes, de soins chirur­gi­caux spécia­li­sés, de « lutte contre la pollu­tion », de montagnes de pneus usés, de batte­ries à recy­cler, de tôles à compres­ser. Et dans tout cela, tels des #para­sites vivant en #symbiose avec l’or­ga­nisme hôte, d’af­fec­tueux aphi­diens chatouilleurs de machines, des hommes s’af­fai­rant pour les soigner, les entre­te­nir, les alimen­ter, et les servant encore quand ils croient circu­ler à leur propre initia­­tive, puisqu’il faut qu’elles soient ainsi usées et détruites au rythme pres­crit pour que ne s’in­ter­rompe pas un instant leur repro­duc­tion, le fonc­tion­ne­ment du système géné­ral des machines.


  • En Chine, pas de réveil démographique

    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2017/01/03/en-chine-pas-de-reveil-demographique_5056937_3216.html

    La fin de la politique de l’enfant unique ne suffit pas à freiner le vieillissement accéléré de la population chinoise.

    Un an après la fin de la politique de l’enfant unique, la tendance est peu encourageante. Alors que tous les couples sont désormais autorisés à avoir deux enfants, les naissances ont progressé d’à peine 6 % en 2016 par rapport à 2015. Selon les statistiques officielles chinoises, l’année qui s’achève a enregistré 17,5 millions de naissances, contre 16,55 millions en 2015. Ce million de bébés supplémentaires ne suffira pas à empêcher le vieillissement accéléré de la population.

    La Chine devrait commencer à perdre des habitants après 2030. A son pic, sa population aura atteint 1,45 milliard. D’ici là, la part des plus de 65 ans aura quasiment doublé : de 10 % aujourd’hui, à 18 % en 2030. C’est à peu près la proportion actuelle de personnes âgées en France (18,4 %). Mais en France ce vieillissement s’est déroulé sur plus de soixante ans.

    La politique des deux enfants en vigueur depuis le 1er janvier 2016 devrait cependant permettre de ralentir le déclin de la population chinoise. En 2050, les Chinois devraient être 1,42 milliard, contre 1,27 milliard si les limitations actuelles avaient perduré, estime l’étude « Les effets de la politique universelle des deux enfants », publiée en octobre 2016 dans la revue médicale The Lancet. Surtout, la fin de la limitation à un enfant permettra à « l’écrasante majorité des couples d’avoir le nombre d’enfants qu’ils désirent », mettant un terme aux « éléments les plus répressifs de la politique de l’enfant unique », comme les avortements forcés, écrivent les auteurs.

    « Trop d’énergie »

    D’après les démographes chinois, il en faudra davantage pour convaincre les jeunes couples d’avoir un second enfant. Une étude de la Fédération nationale des femmes de Chine publiée le 22 décembre 2016 révèle que 53,3 % des familles avec un bambin de moins de quinze ans ne souhaitent pas de second enfant. Sur les plus de 10 000 familles interrogées à travers le pays, 20,5 % en désirent un autre, alors que 26,2 % hésitent.

    Ces chiffres n’étonnent pas Ji Yingchun, la directrice du Centre de recherche sur le genre, la famille et la santé, à l’université de Shanghaï. « Après plus de trente ans de limitation, l’enfant unique est devenu une norme, et les gens l’acceptent comme tel. Les études sur la taille idéale de la famille, indépendamment des contraintes pratiques, le montrent, observe la chercheuse. Dans la plupart des sociétés industrielles, c’est deux enfants : un garçon, une fille. Mais en Chine, c’est un enfant en moyenne dans des grandes villes comme Shanghaï. » Le taux de fécondité chinois, d’à peine 1,7 enfant par femme, est inférieur au seuil de renouvellement des générations, établi autour de 2,1 enfants par femme.

    Forcés à n’avoir qu’un enfant, les Chinois des villes se sont habitués à investir toutes leurs ressources sur lui. « Un deuxième ? Non ! Ce serait trop d’énergie, et bien sûr, tropd’argent », lance Guan Wenyun, une Shanghaïenne de la classe moyenne supérieure. Malgré le revenu familial annuel d’environ 750 000 yuans (100 000 euros), Guan Wenyun et son mari, 31 ans tous les deux, estiment qu’ils n’ont pas les moyens d’avoir un second enfant. Déçus par le système d’éducation chinois, ils envoient leur fils, Bowen, 3 ans, dans une école internationale. Coût de la scolarité : 150 000 yuans par an. « L’éducation, ça n’a pas de prix », commente-t-elle.

    Ce couple aisé, qui bénéficie de l’aide des grands-parents pour s’occuper de leur fils, a bien intégré la norme de l’enfant unique. « Un enfant unique, cela veut dire qu’il aura plus de ressources, de la part de ses parents et de ses grands-parents », explique la mère, qui a pourtant quitté son travail pour s’occuper de Bowen.

    Changer les habitudes nécessitera plus que la fin de la limitation à un enfant. Dans un Livre vert sur la population et le travail publié début décembre 2016, l’Académie chinoise des sciences sociales, un institut de recherche affilié au gouvernement, recommande l’abandon complet de la politique de contrôle des naissances. Les autorités n’y semblent pas prêtes. En janvier 2016, le vice-ministre de la santé et du planning familial, Wang Pei’an, avait déclaré : « La réalité, c’est que la Chine aura toujours une importante population, c’est pourquoi le pays doit conserver sa politique de planification familiale pour vingt à trente ans. »
    Donner du temps

    Le temps sans doute nécessaire pour adapter les infrastructures à des familles plus larges. Pour Ji Yingchun, de l’université de Shanghaï, la Chine doit améliorer l’offre pour la petite enfance. « Il n’y a quasiment pas d’infrastructures pour les moins de trois ans. »« La santé des enfants, c’est ce qui préoccupe le plus les parents en Chine », insiste notamment la chercheuse. Les scandales sanitaires touchant notamment des vaccins, ou les cas de contamination de lait infantile, ont un impact sur la confiance des Chinois dans leur système. « L’offre doit aussi être abordable, pour les familles de la classe ouvrière et de la classe moyenne, poursuit Ji Ying­chun. Ce sont les plus nombreuses. Pour augmenter le niveau de fertilité du pays, ces gens-là doivent avoir un deuxième enfant. »

    Pour la directrice du Centre de recherche sur le genre, la famille et la santé, un autre problème se pose pour les femmes qui décideraient d’avoir un second enfant, celui de la discrimination au travail. « Les mères sont l’objet de discriminations, par rapport aux hommes, ou aux femmes célibataires. Elles assurent aussi davantage de travail domestique, affirme Ji Yingchun. Dans ces conditions, un enfant, passe encore, mais deux, cela peut paraître trop. Si rien n’est fait pour améliorer l’égalité au travail, et dans les foyers, elles risquent leur carrière. »

    Si les chiffres des naissances de 2016 ne marquent pas de réel tournant, c’est peut-être parce qu’il faut donner un peu de temps aux jeunes couples. D’après des démographes, deux ou trois ans seront nécessaires pour que la nouvelle politique fasse pleinement effet. A la pause déjeuner, dans un café du centre de Shanghaï, un père de famille discute avec un couple qui attend son premier enfant. Choix de la maternité, jardin d’enfants, lait maternisé… tous les sujets sont passés en revue. Les trois trentenaires sont affirmatifs : « Autour de nous, beaucoup d’amis parlent d’avoir un deuxième enfant. »

    Et le jeune père de deux enfants de rassurer : « La pression n’est pas si lourde. Nos parents nous aident. » Sa femme et lui sont tous les deux des enfants uniques. A ce titre, ils ont pu bénéficier du premier assouplissement de la politique de contrôle des naissances, en 2013, qui prévoit que les couples dont un membre est enfant unique peuvent avoir un autre enfant. « On trouvait tous les deux qu’en tant qu’enfants uniques on avait manqué de frères et sœurs. Nos enfants sont très heureux. »


  • #Etat_d'urgence - Ce que nous pouvons, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 30 novembre 2015)
    http://blog.mondediplo.net/2015-11-30-Ce-que-nous-pouvons

    Alors oui, un corps politique qui s’est abandonné à de tels médiateurs, politiques et journalistiques, est un corps qui n’est pas dans une forme bien fameuse. Le propre des corps cependant, c’est que leur degré de puissance ne cesse de varier – selon ce qui affecte différentiellement leurs parties. Or c’est peu dire qu’ici le corps politique est affecté – du dehors par le meurtre de masse terroriste, du dedans par ce que, supposément en leur nom, sa partie gouvernante inflige à ses parties gouvernées. Rendu en ce point, il n’y a pas trente-six solutions. Deux seulement. Ou bien, comme souvent, comme tout l’y a de longue date préparé, comme tout dans le fonctionnement des institutions l’y encourage encore, le peuple se précipite apeuré dans les bras de l’Etat de police et trouve réconfort dans un supplément d’asservissement. Ou bien le « goût de la franchise », comme dit La Boétie, lui revient par un sursaut d’indignation au tour de vis marginal qui passe les bornes. [#st]

    http://zinc.mondediplo.net/messages/12174 via Le Monde diplomatique




  • Ukraine : Coal miners protest government policy near Cabinet building
    http://www.kyivpost.com/multimedia/photo/the-miners-demanded-their-wages-near-the-cabinet-of-ministers-378714.html

    About 1,000 coal miners from all over Ukraine demonstrated on Jan. 28 near the Cabinet building in Kyiv. They protested against wage arrears and the government’s plans to reduce funding for the heavily subsidized state-controlled coal industry and cancel some benefits for miners.  

    The miners banged their helmets on the pavement and the Cabinet building’s fence. Unusually for a coal miner rally, they shouted EuroMaidan slogans like “Long live Ukraine – Long live the heroes!” and even used a popular slogan with a swear word addressed to Russian President Vladimir Putin. Eventually Prime Minister Arseniy Yatsenyuk agreed to meet with the protesters to discuss their demands.


  • #Google, #finance, #NSA : peut-on encore échapper aux #algorithmes ?
    http://www.franceculture.fr/emission-continent-sciences-google-finance-nsa-peut-on-encore-echapper

    Tout d’abord, un chiffre. Quelques 90 % des informations transmises ou archivées dans le monde le sont sous forme #numérique. A partir du moment où l’ensemble de nos activités est informatisé, beaucoup plus de données sur chacun de nous sont disponibles. Elles ne pourront jamais être effacées, rendues anonymes, ou même détruite dans leur totalité. Par ailleurs, la masse des « révélations » sur les programmes de surveillance électronique, déclenchée par l’affaire Edward #Snowden, montre l’ampleur des informations misent, automatiquement, à disposition des officines de surveillance politique ou d’intelligence économique. Sommes nous maintenant dans un monde où nos libertés civiles disparaissent, de facto, dans les réseaux de fibre optique, ou les ondes émises par les antennes-relais de nos portables ou encore dans les serveurs des gigantesques datacenters ? Plus encore, que ce soit pour l’activité de renseignement de la police ou pour le #marketing des entreprises, il n’est même plus nécessaire d’agir à l’insu des gens. En analysant les réseaux sociaux, on peut savoir, sans violer l’intimité de chacun d’entre nous, qui préfère telle #marchandise et pourquoi, ou qui professe telle #opinion. Enfin, d’un tout autre point de vue, les algorithmes mobilisés, par exemple, pour automatiser les systèmes de cotations boursières ne représentent-ils pas une dangereuse prise de pouvoir par la machine ? Ainsi le couple, base de données et algorithmes qui les traitent, ne forme-t-il pas la figure actuelle de notre #asservissement ?

    Via @Recriweb


  • Apple : « Vous avez 30 heures pour censurer tout ce qui peut paraître pornographique » - Bibliobs avec Le Nouvel Observateur
    http://bibliobs.nouvelobs.com/web-side-stories/20130404.OBS6844/apple-vous-avez-30-heures-pour-censurer-tout-ce-qui-peut-paraitr

    A la fin de la semaine dernière, un responsable d’Izneo a reçu un coup de fil d’Apple. On lui a dit que de nombreuses BD proposées par l’application pouvaient être jugées pornographiques par des Américains. Ce qui ne veut même pas dire qu’elles sont pornographiques. La nuance fait froid dans le dos : à quand la censure d’une photo de femme bras nus sous prétexte qu’un fondamentaliste pourrait trouver ça pornographique ?

    Ces #BD, Izneo avait 30 heures pour les trapper, sous peine de disparaître de l’Apple Store. Autant dire disparaître tout court. Mais quelles étaient les BD litigieuses ? « Apple ne nous a donné aucune consigne sur ce qu’ils jugent pornographique ou pas, explique une source anonyme chez Izneo. […] Ils ne nous ont donné aucune clé d’interprétation pour faire le tri. »

    La « cellule de crise » a donc fait disparaître toute BD comportant un sein, un décolleté, une courbe de fesse ou une situation sexuellement excitante. Même les très sages Blake et Mortimer en auraient fait les frais, bien qu’on n’ait pas le souvenir du moindre morceau de sein dans les aventures des deux Britanniques

    #censure #Apple #pudibonderie #chantage