• What #Wall_Street Doesn’t Want You to Know About Hospital Emergency Rooms | naked capitalism
    https://www.nakedcapitalism.com/2020/04/what-wall-street-doesnt-want-you-to-know-about-hospital-emergency-r

    Doctor Ming Lin is the first emergency room doctor to be fired for going public with his concerns about poor hospital emergency room safety practices and shortages of medical supplies and protective gear for health workers. He won’t be the last.

    Like many hospitals in the US, PeaceHealth St. Joseph Medical Center in Bellingham Washington, where Ming Lin worked for the past 17 years as an emergency room doctor, has outsourced the management and staffing of its emergency rooms. So, Lin works on-site at the hospital’s emergency room, but he is employed by a physician staffing firm that runs the emergency room. These staffing firms are often behind the surprise medical bills for emergency room services that patients receive after their insurance company has paid the hospital and doctors, but not the excessive out-of-network charges billed by these outside staffing firms.

    About a third of hospital emergency rooms are staffed by doctors on the payrolls of two physician staffing companies—TeamHealth and Envision Health—owned by Wall Street investment firms. Envision Healthcare employs 69,000 healthcare workers nationwide while TeamHealth employs 20,000. Private equity firm Blackstone Group owns TeamHealth, Kravis Kohlberg Roberts (KKR) owns Envision.

    #etats-unis #assurance #factures_surprises

  • What To Do If You Just Lost Health Insurance With Your Job : NPR
    https://www.npr.org/2020/04/02/826187831/what-to-do-if-you-just-lost-health-insurance-with-your-job

    KELLY: So for the millions of people who have just filed for unemployment, what are their coverage options?

    SIMMONS-DUFFIN [NPR health policy reporter]: So like all things health insurance, it’s a bit complicated. It depends on where you live, but there are three big buckets to look at. And the first is COBRA; so if you worked for an employer with 20 or more workers, you have access to COBRA. It’s basically exactly the same coverage that you had before, but it can be really expensive - hundreds of dollars in premiums - and your employer isn’t chipping in to defray that.

    Then the second thing is Obamacare insurance exchanges. Losing job-based coverage is a qualifying event, so you can shop for a plan there. The third option is Medicaid, so the rules about who qualifies varies from state to state, but it’s based on monthly income. You have to make less than $1,400 a month for yourself or $3,000 a month for a family of four in most states to qualify.

    #assurance #santé #etats-unis

  • If you’re hospitalized with #COVID-19 and don’t have insurance, you’ll likely owe $73,000. One chart shows how broken the system is for the most vulnerable.
    https://www.businessinsider.fr/us/coronavirus-covid-19-treatment-testing-costs-2020-3

    Those with insurance are estimated to have an average medical bill for the same duration stay of $38,221, but that doesn’t mean that’s how much they’ll pay. That is the rate negotiated between your insurance plan and your in-network health providers. How much you’d actually pay depends on your insurance plan.

    #états-unis #assurance #santé

  • La crise pourrait coûter jusqu’à 9 milliards à l’Unedic fin avril
    https://www.latribune.fr/economie/france/la-crise-pourrait-couter-jusqu-a-9-milliards-a-l-unedic-fin-avril-843571.h

    La crise du coronavirus pourrait coûter jusqu’à 9 milliards d’euros à l’Unedic fin avril, du fait des dépenses supplémentaires comme le #chômage_partiel et des moindres recettes, indique le régime d’#assurance-chômage dans une note publiée vendredi.
    Les auteurs de la note, rédigée pour le bureau du régime paritaire qui s’est tenu jeudi, estiment que le coût total du chômage partiel pour l’État et l’Unédic sera « entre 800 millions et deux milliards par semaine de confinement » et se basent sur l’hypothèse d’un confinement se terminant fin avril.

    L’Unédic prenant a priori à sa charge un tiers de la dépense, cela représenterait entre 500 millions et 1,3 milliard de dépenses en mars et entre 1,1 et 2,7 milliards en avril. Mais aussi un manque à gagner entre 100 et 240 millions en mars et entre 200 et 500 millions en avril car les indemnités du chômage partiel ne sont pas soumises à cotisation.

    Autre dépense supplémentaire, l’indemnisation à 100% des allocataires qui habituellement travaillent sur des contrats courts ou des missions d’intérim en cumul emploi-chômage (près de la moitié d’entre eux en temps normal) . Cela représenterait 370 millions en mars et 620 en avril.

    Limiter au maximum par le recours massif à l’activité partielle
    En outre, « le gel de nombreuses activités économiques limitera fortement les sorties du #chômage qui auraient eu lieu en l’absence de #crise_sanitaire », souligne l’Unedic qui évalue ce coût à 130 millions en avril.

    Le régime ne fournit pas à ce stade d’estimation en terme d’entrées au chômage, que le gouvernement cherche à limiter au maximum par le recours massif à l’activité partielle. La prolongation de l’indemnisation de certaines catégories de demandeurs d’emploi (allocataires arrivant en fins de droits, intermittents du spectacle...) coûterait 200 millions en avril.

    Côté recettes, le report du paiement des cotisations d’assurance chômage des entreprises engendrerait un manque à gagner de 325 millions en mars et de plus de deux milliards en avril. Le recours aux arrêts maladie pour garde d’enfant ferait baisser les recettes de 200 millions en mars et 400 en avril.

    Face à cette situation et pour permettre à « l’assurance chômage de continuer à jouer pleinement dans la période sa fonction de stabilisateur économique et social », l’Unédic peut mobiliser « près de 5 milliards d’euros d’ici juin » grâce aux emprunts en cours, auxquels s’ajouteraient 4 milliards de liquidités.

    #droit_au_chômage

  • Coronavirus : 3,283 millions d’Américains se sont inscrits au chômage en une semaine
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/03/26/coronavirus-3-283-millions-d-americains-se-sont-inscrits-au-chomage-en-une-s

    Ce chiffre dépasse l’envolée des #demandes_d’allocation-chômage qui avait suivi la crise financière de 2008. Une nouvelle assurance fédérale permettra de verser 600 dollars par semaine aux chômeurs.

    L’envolée est inédite. 3,283 millions d’Américains se sont inscrits au chômage en une semaine. Ce chiffre dépasse l’envolée des demandes d’allocation-chômage qui avait suivi la grande crise financière de 2008, alors que l’économie est à l’arrêt, en particulier les services, premiers pourvoyeurs d’emplois : restaurants, commerces, écoles, transports, salons de coiffure, musées, dentistes.
    Ce chiffre a été révélé jeudi à 8 h 30, heure de New York, par le ministère fédéral du travail. Il porte sur la semaine s’étant achevée le 21 mars, lorsque la crise du coronavirus a paralysé économiquement les Etats-Unis. Il marque une hausse de 3 millions d’inscriptions au chômage supplémentaires par rapport à la semaine précédente, qui avait enregistré 282 000 nouvelles demandes, selon les chiffres du bureau du travail. (...)

    [L’assurance chômage] va jouer un rôle inédit dans cette crise. Le Sénat a voté dans la nuit de mercredi à jeudi un paquet de 2 000 milliards d’aides à l’économie, dont 250 milliards dollars à une nouvelle #assurance_chômage_fédérale.

    « Ce que la plupart des Américains veulent, c’est garder leur emploi. » Steven Mnuchin, secrétaire au Trésor.
    « Si vous avez été licencié, vous allez recevoir 600 dollars par semaine de plus » pendant quatre mois, a précisé le sénateur progressiste du Vermont, Bernie Sanders. Pour la première fois, les travailleurs ayant un statut d’indépendant, comme les chauffeurs Uber, y auront droit. Cette somme viendra en complément des 200 à 550 dollars payés chaque semaine par les Etats fédérés pour une période de trois à sept mois. En moyenne, fin 2019, cette couverture était de 368 dollars par semaine, soit 45 % du dernier salaire.

    Cette mesure a longtemps fait débat, mercredi 25 mars au soir, quatre sénateurs républicains contestant un système qui permettrait à certains de gagner plus au chômage qu’en travaillant, encourageant les Américains à quitter leur travail. « Je ne crois pas que cela va créer des incitations négatives », a déclaré Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor. « Ce que la plupart des Américains veulent, c’est garder leur emploi. »

    S’y ajoute une intervention directe de 500 milliards de dollars du Trésor américain. Les ménages vont recevoir un chèque de 1 200 dollars par personne, à condition de gagner moins de 75 000 dollars par an pour une personne, et 150 000 pour un couple, ainsi que 500 dollars par ­enfant. La mesure, dégressive au-delà, permet de donner du pouvoir d’achat immédiat aux ménages, dont beaucoup sont privés de leur travail du jour au lendemain. Elle doit être versée d’ici à trois semaines, selon M. Mnuchin.

    #sous-réserve_d'inventaire

    #chômage #droitauchômage

  • On me précise ça, peut-être utile pour certain.es :

    Comme vous le savez l’#Assurance_Maladie a mis en place un dispositif d’#arrêt_de_travail indemnisé pour les salariés contraints de rester à domicile suite à la fermeture de l’établissement accueillant leur enfant, sans possibilité de télétravail.

    Ce dispositif est étendu, à compter du 18 mars aux personnes dont l’état de santé conduit à les considérer comme présentant un risque de développer une forme sévère de la maladie Covid-19.

    Ces personnes sont, conformément à un avis rendu par le Haut Conseil de la santé publique :
    -les femmes enceintes ;
    -les personnes atteintes de maladies respiratoires chroniques (asthme, bronchite chronique…) ;
    -les personnes atteintes d’insuffisances respiratoires chroniques ;
    -les personnes atteintes de mucoviscidose ;
    -les personnes atteintes d’insuffisances cardiaques (toutes causes) ;
    -les personnes atteintes de maladies des coronaires ;
    -les personnes avec antécédents d’accident vasculaire cérébral ;
    -les personnes souffrant d’hypertension artérielle ;
    -les personnes atteintes d’insuffisance rénale chronique dialysée ;
    -les personnes atteintes de Diabète de type 1 insulinodépendant et de diabète de type 2 ;
    -les personnes avec une immunodépression :
    personnes atteintes de pathologies cancéreuses et hématologiques, ou ayant subi une transplantation d’organe et de cellules souches hématopoïétiques,
    personnes atteintes de maladies inflammatoires et/ou auto-immunes recevant un traitement immunosuppresseur,
    personnes infectées par le VIH ;
    -les personnes atteintes de maladie hépatique chronique avec cirrhose ;
    -les personnes présentant une obésité avec un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 40.

    Conformément aux décisions gouvernementales, ces personnes doivent impérativement rester à leur domicile, en arrêt de travail, si aucune solution de télétravail n’est envisageable. Elles peuvent désormais se connecter directement, sans passer par leur employeur ni par leur médecin traitant, sur le site https://declare.ameli.fr pour demander à être mises en arrêt de travail pour une durée initiale de 21 jours.

    Aussi, si vous êtes concernés :
    –avant de faire la déclaration, merci de prévenir votre manager et le service RH
    –une fois la déclaration effectuée il faudra l’envoyer par mail au service RH pour que nous puissions faire le nécessaire en paie.

    #coronavirus

    • Dans une situation où normalement je télétravaille en indépendante, vu la récession actuelle, je peux faire une croix sur une quelconque rémunération, que ce soient les aides ou le travail, télétravail or not, no taf = no money.

  • Face à la crise du #coronavirus, où sont les #mesures_concrètes face aux enjeux de #justice_sociale ?

    Ce 12 mars, Emmanuel #Macron a cherché a gagner du temps et obtenir un moment de répit politique face à l’aggravation de la #crise_sanitaire liée au #Covid-19. Il n’a pourtant mis sur la table aucune #mesure précise et chiffrée, notamment pour résoudre la crise de l’#hôpital_public et satisfaire les revendications des personnels hospitaliers mobilisés depuis des mois. Face à la gravité de la crise sanitaire, doublée désormais d’une déstabilisation boursière de grande ampleur, les annonces en matière sociale et économique sont tout aussi floues alors qu’Emmanuel Macron aurait du annoncer des mesures d’ampleur, précises et chiffrées.


    C’est un président largement déconsidéré qui a appelé l’#unité_nationale et à la #solidarité. Lorsque l’#urgence est la crise sanitaire, il faut effectivement se protéger et protéger la collectivité. Les risques liés à la diffusion du Covid-19 ne doivent pas être minimisés au prétexte d’une vulnérabilité qui se réduirait aux plus âgé.es ou aux personnes fragiles : ce sont nos ami.es, nos parents ou grand parents. La réduction des risques est une responsabilité de tou·tes.

    Ce même esprit de #responsabilité devrait animer Emmanuel Macron et son gouvernement. Eux qui ont cru bon en début d’épidémie de convoquer un conseil des ministres déclenchant le 49.3 en urgence sur le projet de loi sur les retraites, doivent immédiatement, au nom même de cet esprit de responsabilité, suspendre le processus législatif sur la réforme des retraites, comme les organisations syndicales l’ont réclamé.

    Les personnels hospitaliers, en première ligne face à la crise sanitaire, n’attendent pas du chef de l’État une reconnaissance dans les mots, mais de voir leurs revendications satisfaites dans les plus brefs délais. Or, Emmanuel Macron n’a fait aucune proposition concrète en la matière : aucun chiffre, aucune mesure précise pour débloquer de nouveaux financements ou de nouvelles places ou services, alors que notre #système_de_santé, notamment hospitalier a été mis à mal par des années de casse, aucune prime exceptionnelle alors que les personnels sont totalement mobilisé·es pour faire face à l’épidémie. Emmanuel Macron a évoqué la nécessité de « libérer des #lits », mais il est urgent d’ouvrir de nouveaux lits. Au delà des moyens propres aux #hôpitaux, il faut distribuer à la population des #masques et #gel_anti-bactérien.

    Emmanuel Macron annonce enfin la fermeture de tous les établissements scolaires (crèches, écoles, collèges, lycées et universités) dès lundi « jusqu’à nouvel ordre » mais n’est pas en mesure de garantir que les frais de #garde_d’enfants seront couverts, ni l’intégralité des #salaires des parents garantis, en renvoyant leur mise en œuvre concrète à plus tard.

    La gravité de la crise sanitaire et l’approfondissement de la crise financière exigent une série de #mesures_sociales d’urgence, qui n’ont pas été annoncées ce soir. La mise en oeuvre de la réforme de l’#assurance_chômage, et notamment son volet qui doit entrer en application le 1er avril, vont générer une double réduction, terrible, des droits et des indemnités pour des centaines de milliers de chômeur.ses. Elle doit immédiatement être annulée. De même, le #chômage_technique va être généralisé : il aurait fallu que le Président de la République annonce un maintien intégral des #salaires. Les salarié·es potentiellement exposé.es au risque doivent se voir garantir un #droit_de_retrait.

    Les #mal_logés et sans logis sont en première ligne, susceptibles d’être durement affectés si l’épidémie gagne du terrain. Des mesures d’urgence doivent être appliquées, au-delà du prolongement de la trêve hivernale : réquisition des logements vacants, moratoire sur la baisse des aides au logement, sur les coupures d’énergie et d’eau, etc.

    En matière économique, les mesures d’urgence doivent en priorité aller aux entreprises sous-traitantes et aux PME, qui sont en général les premières victimes des contractions subites de l’activité, afin d’assurer aux salariés de ces #entreprises le maintien de leurs #emplois et de leurs salaires.

    Alors que deux krachs boursiers viennent de se dérouler coup sur coup, le jeu de ping-pong entre la BCE et les États-membres, qui se renvoient la responsabilité d’une réponse économique appropriée en pointant leurs insuffisances réciproques, comme l’a fait Emmanuel Macron ce jeudi 12 mars, est proprement irresponsable. Il est urgent que les États de l’UE, plutôt que prendre des mesures unilatérales, proposent un front uni, une solidarité entre pays - comme ça aurait du être le cas avec l’Italie - et des mesures sanitaires, économiques et financières qui soient à la hauteur des enjeux.

    Dans cette optique, face à Donald Trump qui prend des mesures unilatérales discutables, la Commission européenne doit immédiatement cesser de négocier un accord commercial annoncé pour la semaine prochaine (le 18 mars) : l’urgence est de résoudre la crise sanitaire et de limiter autant que faire se peut les conséquences sociales, pas d’approfondir la mondialisation néolibérale en accédant aux exigences de l’hôte de la Maison-Blanche.

    Enfin, puisque Emmanuel Macron a renvoyé au gouvernement la mise en œuvre de nombre de ses déclarations restées générales, Attac France appelle à faire preuve de la plus grande vigilance vis-à-vis de la façon dont ces engagements seront mis en œuvre.

    https://france.attac.org/actus-et-medias/le-flux/article/face-a-la-crise-du-coronavirus-ou-sont-les-mesures-concretes-face-aux-
    #coronavirus #covid_19

  • Capitalismo versus el coronavirus
    https://theintercept.com/2020/03/12/capitalism-vs-the-coronavirus
    De solo un puñado de casos hace unas semanas, el brote de Covid-19 en los EE. UU. Se ha disparado a más de mil casos en todo el país. La respuesta pública de la administración Trump ha variado de incoherente a incomprensible: la negación sobre la magnitud del problema, la falta de pruebas en cantidades suficientes, la renuencia a tomar medidas coordinadas y a gran escala del gobierno. También ha planteado preguntas sobre la capacidad del sistema de salud de EE. UU. Para responder eficazmente a una crisis de salud en esta escala. El profesor y economista de Columbia Jeffrey Sachs se une a Mehdi Hasan para hablar sobre el fracaso del capitalismo estadounidense para lidiar efectivamente con el coronavirus

  • Coronavirus : vers un report de la réforme de l’assurance chômage ? - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/economie/coronavirus-vers-un-report-de-la-reforme-de-l-assurance-chomage-11-03-202

    Le gouvernement s’apprête-t-il à lâcher du lest sur l’assurance chômage ? La porte est entrouverte. « La modification des conditions d’accès ( NDLR : à l’assurance chômage ), c’est sans doute sur ce point que les choses pourraient être difficiles », a répondu, de façon elliptique, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, ce mercredi aux syndicats et partis politiques qui réclament l’abandon de la réforme « tragique » de l’#assurance_chômage.

    Depuis lundi, les voix s’élèvent pour réclamer l’abandon des mesures touchant les demandeurs d’emploi. Après les modifications des règles d’indemnisation mises en place le 1 er novembre, la deuxième phase de la réforme doit, en effet, intervenir au 1 er avril et risque de pénaliser les #travailleurs_précaires . La CFDT, FO et la CGT, mais aussi Adrien Quatennens, numéro deux de LFI, et Boris Vallaud, porte-parole du PS, ont chacun réclamé au gouvernement d’y « renoncer » alors que se profile une crise économique liée au coronavirus.

    Des allocations divisées par trois ou quatre

    Au ministère du Travail, la question des chômeurs est bien sur la table. « On travaille à un plan d’accompagnement, à l’instar de ce qui est fait pour les entreprises et les salariés », nous confirme l’entourage de Muriel Pénicaud. « Mais à ce stade on ne détaille pas ce qui est à l’étude, l’heure est au diagnostic », poursuit cette source. Report ou pas de cette deuxième phase de la réforme, une chose est sûre, ce durcissement des règles est aujourd’hui explosif.

    À partir du 1 er avril prochain, le calcul de l’indemnisation journalière sera basé sur le revenu moyen mensuel, et non plus sur les seuls jours travaillés. Des modifications dénoncées par l’ensemble des syndicats parce qu’elles vont mécaniquement pénaliser les #précaires, particulièrement les « permittents », ceux qui alternent contrats courts et périodes d’inactivité.

    « Pour nombre d’entre eux, cela va diviser par trois ou quatre le montant de leurs allocations. Et ça ne va rien changer au comportement des entreprises qui continueront d’utiliser les précaires comme variable d’ajustement car l’emploi s’effondre ! » dénonce Denis Gravouil, de la CGT. Un simulateur mis en ligne par Pôle emploi au début de l’année pour calculer l’impact de la réforme, a mis en évidence les effets négatifs de la réforme. Il a été désactivé au bout d’un jour.

    Un simple décret peut suffire

    Les #saisonniers, particulièrement impactés, n’ont pas attendu l’épidémie du coronavirus pour faire entendre leur colère. Le 15 février dernier, à l’appel de la CGT et FO, une quarantaine de stations de ski ont été touchées par un mouvement de grève. Et de nouvelles actions sont prévues fin mars. Un mouvement de contestation qui menace de s’étendre à d’autres catégories.

    Nombre de travailleurs précaires des secteurs fragilisés par les effets économiques de l’épidémie pourraient leur emboîter le pas, comme les intermittents du spectacle durement frappés par les annulations, les petites mains de l’hôtellerie, ou encore des travaux publics et des transports… Des secteurs gros consommateurs de CDD et d’intérim, qui sont aujourd’hui dans la tourmente.

    « Compte tenu de l’impact économique sur les entreprises et notamment les PME, il va falloir faire preuve de souplesse à titre temporaire », reconnaît une source de l’exécutif. Techniquement, un report est possible. Un simple décret peut modifier celui de juillet 2019. Il suffira ensuite de ne pas appuyer sur le bouton de la mise en œuvre. « Ce report pourrait aussi arranger Pôle emploi qui n’est pas complètement prêt », avance un responsable syndical.

    #chômeurs #droit_au_chômage

  • Le terapie intensive al collasso, ipotesi choc : scelta in base all’età
    https://www.ilmessaggero.it/pay/edicola/coronavirus_terapia_intensiva_ipotesi_choc_scelta_eta-5097467.html


    Combien de temps avant que l’on décide plutôt de sauver celui qui à la meilleure #assurance (la plus coûteuse) et surtout celui qui pourra le mieux assumer « dépassement d’honoraires » et « prime » en dessous de table ?
    Parce que ceci a toujours été le véritable objectif des #réformes des systèmes de #santé : réduire la voilure pour réserver les soins à ceux qui en ont les moyens.
    #inégalités #épidémie #coronavirus

    Di fronte al disagio, anche psicologico, che li sta mettendo a dura prova, la Società italiana anestesia analgesia rianimazione e terapia intensiva (Siaarti) ha deciso così di mettere nero su bianco alcune raccomandazioni ad uso interno destinate a sollevare polemiche e a far discutere il mondo scientifico e non solo: in caso di condizioni eccezionali, di squilibrio tra necessità e risorse disponibili, occorre “puntare a garantire i trattamenti di carattere intensivo ai pazienti con maggiori possibilità di successo terapeutico: si tratta dunque di privilegiare la “maggior speranza di vita”.

    Il che vuol dire anche che tra un paziente giovane e uno anziano - secondo il modo di vedere degli anestesisti - è meglio preferire il primo. In altre parole, in qualche modo, la categoria rivendica quasi il diritto di scegliere chi salvare e chi lasciare al suo destino.

  • Droits au chômage : ce qui va changer au 1er avril 2020 - MNCP
    https://www.mncp.fr/droits-au-chomage-ce-qui-va-changer-au-1er-avril-2020

    Au 1er avril 2020, c’est donc le calcul du salaire journalier de référence (SJR) qui va évoluer. Pour rappel, il est la base du calcul des allocations chômage. Il est obtenu en divisant la somme des salaires bruts perçus par le nombre de jours travaillés. A compter du 1er avril prochain, tous les jours compteront même ceux non travaillés. Les périodes d’inactivité seront prises en compte, exception faite des périodes de congés maternité, accident du travail et arrêt maladie de plus de 15 jours.


    ceci n’est pas un poisson d’avril
    #pôle_emploi #réforme_chômage #mncp

  • Les #promoteurs. un #gang de #députés affreux, sales et méchants. | #L'Humanité
    https://www.humanite.fr/les-promoteurs-un-gang-de-deputes-affreux-sales-et-mechants-683821

    Guillaume Gouffier-Cha, rapporteur général de la loi

    L’amateur

    À 33 ans, ce #transfuge du PS se voit offrir le poste stratégique de rapporteur général de la loi. Ce sera lui qui sera en charge, devant la commission spéciale ainsi qu’en séance devant les députés et le gouvernement, de défendre la réforme des retraites et d’argumenter sur chaque amendement. Et tant pis si cet élu du Val-de-Marne s’est déjà illustré par son manque de maîtrise du dossier début janvier, prétendant sur LCI que le système actuel était moins juste que le système à points, car il prenait en compte les « 25 dernières années », alors qu’il s’agit évidemment des 25 meilleures années. Intox ou amateurisme ?

    Ce champion de l’esbroufe sait en tout cas mentir sans rougir, puisqu’il affirme que « la réforme des retraites se prépare avec les Français », et « main dans la main avec les partenaires sociaux », alors même que l’exécutif méprise tout aussi bien les manifestants que les sondages et les syndicats. Gouffier-Cha s’apprête à suivre cet exemple à l’Assemblée nationale, en défendant le recours à des ordonnances, et donc à un chèque en blanc signé au gouvernement pour lui permettre de détricoter nos retraites. Ce n’est pas la première fois qu’il s’attaque à la démocratie : en 2019, il s’était illustré en défendant la « loi anticasseurs » et l’interdiction administrative de manifester, depuis censurée par le Conseil constitutionnel.

    Jacques Maire, rapporteur thématique

    Le pantoufleur

    Retournement de veste, #pantouflage dans le privé et soupçon de #conflits_d’intérêts… Jacques Maire, 57 ans, a le profil type de la Macronie. Le fils de l’ancien secrétaire général de la CFDT Edmond Maire est en effet un champion des allers-retours entre le public et le privé. Celui qui a collaboré avec de nombreux gouvernements socialistes, en traînant dans divers cabinets ministériels (à Matignon en 1992 avec Pierre Bérégovoy, à l’Environnement avec Dominique Voynet en 1997, au Quai d’Orsay avec Laurent Fabius en 2012), s’est surtout distingué en tant que dirigeant d’Axa entre 2002 et 2012, où il était responsable du développement international. Ce groupe spécialisé dans l’#assurance et la gestion d’actifs serait l’un des grands gagnants d’un développement des retraites par #capitalisation.

    Jacques Maire a également été directeur de la stratégie et du développement de Vigeo Eiris. Fondé et dirigé par Nicole Notat, autre ancienne secrétaire nationale de la CFDT, ce groupe est spécialisé dans la création d’indices pour les investisseurs. Il appartient en outre à l’agence de notation financière Moody’s… Autant d’éléments qui font que le profil de Jacques Maire et ses liens avec le monde de l’assurance privée suscitent l’ire de l’opposition, qui s’interroge sur de possibles conflits d’intérêts.

  • Il Rapporto Beveridge

    Wikiradio del 01/12/2015 - Rai Radio 3 - RaiPlay Radio
    https://www.raiplayradio.it/audio/2015/11/Il-Rapporto-Beveridge---Wikiradio-del-01122015-7071f550-0939-4129-8f15-

    Définition de wikipedia :
    Le #rapportBeveridge, officiellement intitulé Report on Social Insurance and Allied Services (« Assurance sociale et les services connexes »), est un rapport parlementaire britannique publié en novembre 1942. Rédigé sous la direction de l’économiste libéral William Beveridge, il eut une influence déterminante sur la mise en place de l’État-Providence au Royaume-Uni après la Seconde Guerre mondiale."
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Rapport_Beveridge

    #wwii #assurancesociale #uk #podcast #wikiradio #RaiRadio3

  • lareinedeselfes  : « #santé #assurance #protectionsociale je vais ouv… » - Hostux.social
    https://hostux.social/@lareinedeselfes/103279591521534431

    #santé #assurance #protectionsociale
    je vais ouvrir un nouvel #
    #assurancePrevoyance
    Vous savez celle pour laquelle vous cotisez pour éviter une trop grande perte de salaire en cas de d’ arrêt de travail qui traîne dans la durée
    Ces dernières demandent de plus en plus de faire remplir des certificats médicaux par nos médecins
    on va essayer de regrouper sous ce # tous les éléments qui peuvent nous aider à nous défendre contre ce système irrespectueux

  • Suisse : Entreprises « sanctionnées » pour avoir embauché trop de femmes enceintes
    https://www.rts.ch/info/suisse/11029792-entreprises-sanctionnees-pour-avoir-embauche-trop-de-femmes-enceintes.h

    En Suisse, des entreprises se retrouvent pénalisées par leur assureur après de multiples grossesses. Elles dénoncent un frein à l’embauche des femmes.

    C’est le cas notamment d’une petite société genevoise active dans la nutrition. Elle a recruté une majorité de femmes, qui sont toutes tombées enceintes au cours des trois dernières années et se sont absentées avant le terme.

    Résultat : retour de balancier de l’assurance perte de gain (APG) en cas de maladie. L’entreprise a vu la totalité de ses primes augmenter de 50% en ce début d’année, raconte son administrateur Renaud Langel.
    « Cette accumulation de cas fait que nous devenons une société entre guillemets à risque. Puis finalement, les primes augmentent de manière assez exorbitante », déplore-t-il.

    « Pas de distinction »
    Le patron genevois paie déjà des primes plus élevées pour les femmes qu’il engage (comparé aux hommes). Il découvre désormais cette nouvelle « sanction », comme il le dit.

    C’est un frein supplémentaire à l’embauche des femmes, dénonce-t-il, alors qu’il milite pour plus d’égalité dans le monde du travail. Les assureurs ne font pas de distinction entre les types d’arrêts. Ils ne regardent que le ratio des sinistres, mais ne tiennent pas compte des diagnostics.

    « C’est ça que je trouvais choquant : il n’y a pas de distinction entre une vraie maladie et une grossesse. Quand on parle de grossesse, ce ne sont pas des problèmes récurrents liés à une mauvaise gestion ou à une activité à risque », explique Renaud Langel.

    Négocier avec les assureurs
    Contactés par la RTS, les assureurs renvoient la balle aux politiques. Finalement, c’est le législateur, en Suisse, qui n’a pas voulu d’assurance sociale (d’allocation de maternité) avant la naissance de l’enfant. Contrairement à nos pays voisins.

    Pourtant, la majorité des femmes s’arrêtent avant le terme. Plus de 80% des femmes s’absentent avant leur accouchement et cette absence dure en moyenne six semaines, selon les autorités fédérales.
    . . . . . .

    #Femmes #sexisme #discrimination #assurances #Sécurité_Sociale #Mutuelles #travail #Santé #inégalités

  • Est-il vrai qu’une pub d’AXA évoque la « baisse programmée des pensions » à cause de la réforme des retraites ?

    Sur Twitter circule un visuel de l’assureur vantant les produits d’épargne retraite, avec pour argument la dégradation attendue du niveau des pensions à cause de la réforme gouvernementale.

    Bonjour,

    On ne pourrait pas imaginer pire publicité pour la réforme des retraites. Sur Twitter, circule une capture d’une publicité de l’assureur Axa, expliquant que la modification du mode de calcul des pensions (passage des 25 meilleures années à la carrière complète) va générer une « baisse programmée des retraites ». Cette publicité, qui date de 2019 et évoque encore la « réforme Delevoye », vante les mérites de la capitalisation, en se félicitant que la loi Pacte (adoptée au printemps dernier) « vise à donner plus d’attractivité à l’épargne retraite ».

    Un des comptes Twitter ayant posté la publicité s’amuse : « Bon ben Axa vient de tuer la réforme des retraites ». L’argumentaire de l’assureur, de fait, vient nourrir celui des opposants à la réforme. Pour mémoire, le projet de réforme des retraites est notamment accusé par certains détracteurs de favoriser le développement de la capitalisation, en supprimant les cotisations pour les plus hautes rémunérations (obligeant les très hauts revenus à se tourner vers les plans d’épargne) et plus généralement en baissant, en raison du changement de mode de calcul, les retraites des personnes ayant eu des carrières ascendantes. Le tout, donc, alors que la loi Pacte de mai 2019 favorise, elle, les dispositifs par capitalisation.

    La pub est bien authentique. Même si Raphaël Pradeau, porte-parole d’Attac, qui a déniché puis diffusé le visuel, assure qu’après son tweet, la page a été désactivée.

    Mais on trouve encore le visuel en suivant cet autre lien (https://www.axa.fr/content/dam/axa-fr-convergence/epargne-retraite/actus/desktop/reformes-retraite-2019.jpg). Par ailleurs, il est aisé de trouver des contenus très proches sur le site de l’assureur. Ainsi, cette présentation des enjeux de l’année 2019 sur la question des retraites (https://www.axa.fr/epargne-retraite/loi-pacte.html) joue la même carte du pessimisme pour les futurs retraités, expliquant que les réformes envisagées augurent d’une « potentielle dégradation » des retraites, et nécessitent donc de prendre les devants avec la capitalisation : « En outre, les premières pistes de réflexion de la réforme globale des retraites ne sont pas encourageantes : mise en place d’un système unique à points, plafonnement possible des cotisations, incitations à reculer l’âge de liquidation de la retraite. L’ensemble de ces indicateurs augure d’une potentielle dégradation des retraites à l’avenir. Il est donc essentiel de prendre les devants et de la préparer le plus tôt possible par le biais de l’épargne individuelle. »

    https://www.liberation.fr/checknews/2020/01/16/est-il-vrai-qu-une-pub-d-axa-evoque-la-baisse-programmee-des-pensions-a-c
    #AXA #assurances_privées #pensions #retraite #retraites #financiarisation #privatisation #capitalisation #publicité #France

  • Les fonctionnaires sacrifiés sur l’autel du système « universel » de retraites

    Selon les observations de deux sociologues, le système de retraite proposé par le gouvernement se traduirait par une pénalisation des fonctionnaires de niveaux intermédiaire et supérieur, par rapport aux salariés en #CDI du privé.

    Beaucoup de critiques ont été justement formulées contre le projet de réforme des retraites, dépassant largement la seule question de l’âge pivot. D’abord sur l’incertitude qu’engendrerait un système de #points par rapport à un système où des droits réels sont accumulés, avec ses conséquences prévisibles comme le recours croissant aux #assurances_privées pour y faire face. Ensuite sur les limites d’un projet qui fixe à 14% du PIB le montant total des pensions de retraite alors que la #démographie française ainsi que le volume de richesse produite par actif sont en permanente évolution. Enfin sur le caractère artificiel du déficit annoncé des systèmes de retraite actuels, qui a bien été mis en évidence par un collectif d’économistes (http://www.atterres.org/article/rapport-du-cor-un-d%C3%A9ficit-construit-de-toutes-pi%C3%A8ces).

    En tant que sociologues travaillant sur les inégalités sociales, nous souhaitons intervenir dans ce débat en insistant sur le renforcement du système d’#inégalités dont est porteur la dernière version de ce projet. Ces inégalités, nous avons pu les mettre en évidence grâce à une nomenclature d’emploi élaborée dans le cadre de la rénovation des PCS 2020 de l’Insee, qui permet pour la première fois de comparer les fonctionnaires aux salariés du CDI dans le privé à quatre niveaux de qualification distincts.

    Certes, la communication gouvernementale laisse entendre que la réforme vise à combattre les inégalités de notre société : le système universel proposé serait équitable dans la mesure où il applique les mêmes règles à tous et toutes. Emmanuel Macron déclarait encore, lors de ses vœux aux Français le 31 décembre, qu’il devait faire cette réforme parce qu’« il s’agit d’un projet de justice et de progrès social ». Mais, contrairement aux apparences, la même équation n’aura pas les mêmes conséquences sur toutes les carrières, et le projet de réforme tend en réalité à accentuer les inégalités par rapport au système actuel, en particulier au détriment des fonctionnaires. Le renoncement annoncé à un « âge pivot » de 64 ans ne change en rien cette détérioration annoncée de leur situation.

    Rappelons un fait central : en France, les conditions de rémunération et de progression salariale entre le secteur public et le secteur privé diffèrent fortement, au détriment des fonctionnaires et ce sur l’ensemble des carrières. Le mode de calcul actuel des retraites compense, en partie seulement, cette inégalité structurelle.
    En finir avec les « privilèges » des fonctionnaires ?

    Gel du point d’indice, modification des règles d’avancement, retour du jour de carence, réduction du nombre de postes aux concours, etc. : les décisions politiques des dernières années sont sévères pour l’emploi public, et particulièrement pénalisantes pour les fonctionnaires. Plusieurs de ces décisions, motivées par l’objectif de contenir les dépenses publiques, contribuent à accroître les écarts avec les salariés du privé. Paradoxalement, dans le cadre de la réforme des retraites, c’est l’argument d’une plus grande égalité de traitement entre secteur public et secteur privé qui est cette fois convoqué pour justifier la modification du mode de calcul des pensions des fonctionnaires : ces dernières ne sont calculées que sur les six derniers mois d’activité, contre les 25 meilleures années dans le secteur privé. Un système universel des retraites serait ainsi plus équitable. En réalité, il ne ferait que prolonger les inégalités de carrière entre fonctionnaires et salariés du privé, qui se sont fortement accentuées avec les politiques conduites depuis quinze ans.
    Les fonctionnaires les plus qualifiés sont sous-payés et ont des progressions de carrière plus tardives

    Entre 2014 et 2017, les fonctionnaires exerçant un emploi de niveau supérieur (dont font notamment partie les plus de 900 000 enseignants, mais aussi les médecins hospitaliers ou encore les hauts fonctionnaires) ont perçu en moyenne 2 668 euros net mensuels, primes comprises avant impôt, contre 3 508 pour les salariés du privé en CDI de même niveau de qualification (cadres et ingénieurs). Sur quarante ans de carrière, cette différence de 840 euros tous les mois équivaut à… 403 200 euros !

    Mais ces inégalités-là, pourtant bien connues du gouvernement après deux ans et demi de consultation des partenaires sociaux, on n’en parle pas. Ou alors on les renvoie à d’hypothétiques plans de revalorisation, souvent annoncés mais toujours repoussés, et dont les montants ne semblent pas du tout à même de compenser le décrochage salarial de ces fonctionnaires. Au contraire, ce que le projet de réforme prévoit, c’est d’appliquer un même mode de calcul des droits à la retraite à des carrières inégales.

    Or les rémunérations ne sont pas seulement inégales en moyenne, elles le sont aussi en progression : les salaires des fonctionnaires de 50 à 59 ans (3 177 euros) correspondent au double de ceux de 20 à 29 ans (1 686 euros) ; rien de tel ne s’observe dans le privé où les salaires sont nettement plus élevés en début de carrière et augmentent moins ensuite. Si jusqu’à présent la faiblesse des rémunérations pendant une grande partie de la carrière avait des conséquences sur l’attractivité de l’emploi public, les démissions précoces et les conditions de vie des fonctionnaires, elle ne pesait au moins pas dans le calcul de leurs pensions. La prise en compte de l’ensemble de la carrière et non des six derniers mois changera la donne. Difficile pour le gouvernement de présenter comme équitable une réforme qui accroît les inégalités à l’âge de la retraite alors qu’elles sont déjà béantes en cours de vie active !
    Au niveau intermédiaire, la pénibilité horaire des fonctionnaires qui ne serait plus compensée

    Aux autres niveaux de qualification, les écarts de salaire entre public et privé sont moins marqués. Si les fonctionnaires exerçant un emploi de niveau intermédiaire (comme les infirmières ou les agents de police) gagnent moins que leurs homologues du privé en début de carrière (1 653 euros par mois, contre 1 750), ils tendent à les dépasser en fin de carrière (2 299 contre 2 216). Mais ce que gomme cette proximité, c’est l’écart des contraintes horaires que produisent les missions de service public : les fonctionnaires exerçant un emploi de niveau intermédiaire sont davantage concernés par le travail le dimanche (33% travaillent au moins un dimanche par mois, contre 14% de leurs homologues du privé), le soir (34% contre 21%) et la nuit (20% contre 9%).

    On peut supposer que ces pénibilités ont été prises en compte pour justifier le maintien d’un régime spécifique pour les agents de police. Pour les autres fonctionnaires, si le projet de réforme était adopté, le nouveau mode de calcul des droits à la retraite réduirait le léger avantage qu’ils peuvent tirer de leur progression salariale, pour situer leur pension au niveau de leurs homologues du privé, qui ont pourtant moins eu à affronter ces contraintes d’emploi du temps. Equitable, dites-vous ?
    Un nivellement par le bas et des fonctionnaires sacrifiés au lieu d’une politique ambitieuse de service public

    En appliquant à tous et toutes le mode de calculs des retraites le moins avantageux, le projet de réforme joue la carte d’un nivellement par le bas. Les données statistiques montrent qu’il se traduirait de plus, et surtout, par une pénalisation des fonctionnaires de niveau intermédiaire et supérieur, par rapport aux salariés en CDI du privé. Non seulement ce projet est donc loin d’être égalitaire, mais il serait en outre dangereux pour l’avenir des services publics qui, de fait, parviendraient de moins en moins à susciter des vocations. A l’heure où le nombre de candidats au concours d’enseignement ne cesse de chuter, où les hôpitaux peinent à recruter et à fidéliser leurs personnels, la perspective de cette dégradation est susceptible de porter un nouveau coup – et cette fois vraiment majeur – à la qualité des services publics.

    https://www.liberation.fr/debats/2020/01/14/les-fonctionnaires-sacrifies-sur-l-autel-du-systeme-universel-de-retraite
    #fonctionnaires #fonctionnariat #service_public #retraite #retraites #réforme #démographie #fonction_publique

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    Ensuite sur les limites d’un projet qui fixe à 14% du PIB le montant total des pensions de retraite alors que la démographie française ainsi que le volume de richesse produite par actif sont en permanente évolution.

    –-> A mettre en lien avec cette analyse du comité de mobilisation de la DG de l’Insee
    https://seenthis.net/messages/814696#message816386

    • Reçu d’une collègue par email, le 15.01.2020 :

      En plus, des rapports relatifs à la LPPR, les discussions plus généralement portent sur la fin du statut de fonctionnaire public :

      –entrée en vigueur le 1er janvier 2020 de la loi de transformation de la fonction publique, avec l’instauration des #ruptures_conventionnelles de contrat entre l’Etat et les #fonctionnaires_titulaires, indemnités de #rupture_conventionnelle à rembourser à l’Etat si l’agent.e retrouve un emploi dans la fonction publique jusqu’à 6 ans après son #licenciement,
      –la généralisation dans la recherche et dans les universités des #contrats_de_chantier, (contrats autorisés dans la fonction publique par l’ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017)
      –aujourd’hui 35% des personnels des universités sont #contractuels (les universités sont le service public où le recours à des contractuels non-titularisé.e.s est le plus fort).

  • Opinion | How the Health Insurance Industry (and I) Invented the ‘Choice’ Talking Point - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/01/14/opinion/healthcare-choice-democratic-debate.html

    To my everlasting regret, I played a hand in devising this deceptive talking point about choice when I worked in various communications roles for a leading health insurer between 1993 and 2008, ultimately serving as vice president for corporate communications. Now I want to come clean by explaining its origin story, and why it’s both factually inaccurate and a political ploy.

    Those of us in the insurance industry constantly hustled to prevent significant reforms because changes threatened to eat into our companies’ enormous profits. We were told by our opinion research firms and messaging consultants that when we promoted the purported benefits of the status quo that we should talk about the concept of “choice”: It polled well in focus groups of average Americans (and was encouraged by the work of #Frank_Luntz, the #P.R. guru who literally wrote the book on how the Republican Party should communicate with Americans). As instructed, I used the word “choice” frequently when drafting talking points.

    But those of us who held senior positions for the big insurers knew that one of the huge vulnerabilities of the system is its lack of choice. In the current system, Americans cannot, in fact, pick their own doctors, specialists or hospitals — at least, not without incurring huge “out of network” bills.

    Not only does the current health care system deny you choice within the details of your plans, it also fails to provide many options for the plan itself. Most working Americans must select from a limited list made by their company’s chosen insurance provider (usually a high-deductible plan or a higher-deductible plan). What’s more, once that choice is made, there are many restrictions around keeping it. You can lose coverage if your company changes its plan, or if you change jobs, or if you turn 26 and leave your parents’ plan, among other scenarios.

    #assurances #assurance_maladie #couverture_sociale #choix #manipulation #tromperie #inversion #etats-unis

  • Contre la vie appauvrie | Revue Esprit
    https://esprit.presse.fr/article/angotti-matthieu-et-prady-delphine/contre-la-vie-appauvrie-39709?folder=1

    D’abord, le #progrès n’est plus une #conquête collective, mais une force anxiogène, tout entière dévouée à la recherche d’un #profit individuel. Les conservateurs, gouvernants ou possédants, n’associent plus le progrès à l’ouverture de nouveaux #droits, de nouvelles #assurances contre des risques plus élevés d’#aliénation. Non seulement ils ont accaparé les produits de l’#automatisation et de la #numérisation, mais ils en ont socialisé la #précarité et détruit tout potentiel d’#émancipation. Tous insistent sur l’inéluctable remplacement de l’homme inutile par la machine plus performante, ou sur sa #concurrence généralisée et dérégulée. Ceux qui ne possèdent pas de machines doivent accepter l’#exclusion ou la précarité : une vie appauvrie.

    Ensuite, la démocratisation de la précarité s’organise autour de la confrontation individuelle à des risques toujours plus nombreux, ce moteur utile d’une croissance déshumanisée : la peur du #chômage, de la perte de revenu, de l’#obsolescence de ses compétences, alimente une #compétition propice à l’#exploitation de l’homme. Les progrès de l’assurance collective sont sapés par la « #flexibilité », habillée d’une rhétorique vantant la #mondialisation bienfaitrice, et consistant au détricotage en règle de cadres protecteurs. Par exemple, l’obtention d’un diplôme ne garantit plus une inclusion professionnelle et le fait de travailler, même au-delà de la quantité légale, ne suffit plus à « gagner sa vie ». Tous les risques ne sont pas également « dés-assurés », car tous ne servent pas également l’exploitation productive. Que le risque soit universel – être jeune, être vieux, devenir parent, devenir dépendant – et la socialisation de son assurance sera plus aisée, parce que perçue comme naturelle, à l’exception du risque « jeunesse ». En revanche, que la réalisation du risque touche un sous-groupe de personnes – perdre son emploi, échouer à l’école, vivre dans une famille pauvre – et la #socialisation de son assurance sera remise en question. La robustesse de l’assurance collective est également relative au degré de responsabilité individuelle, réel ou fantasmé, associé au risque : par exemple, le traitement collectif du handicap est plus généreux que celui de la pauvreté.

  • Affaire Delevoye : la Haute autorité pour la transparence avoue ses limites et saisit la justice
    https://www.latribune.fr/economie/france/affaire-delevoye-la-haute-autorite-pour-la-transparence-avoue-ses-limites-


    Reuters

    Aujourd’hui, la HATVP demande à la justice de dire s’il faut ou non poursuivre l’ex-haut-commissaire à la réforme des retraites poursuites. Mercredi 12 décembre, le procureur de Paris, lui-même, s’était ému, demandant des précisions à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) sur le défaut de déclaration d’activité de Jean-Paul Delevoye, accusé de conflit d’intérêts avec le milieu des assurances.
    […]
    Ce mercredi 18 décembre, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a annoncé avoir saisi la justice pour les « omissions » en « nombre » de l’ex-haut commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye, dans sa déclaration d’intérêts.

    « Il est nécessaire de signaler ces manquements au procureur de la République, qui décide de l’opportunité des poursuites », indique dans un communiqué la HATVP au sujet de M. Delevoye, qui a démissionné lundi du gouvernement.

    La Haute Autorité, instance indépendante dont le collège a statué mercredi, « considère que les omissions dans la déclaration initiale de M. Delevoye, en raison de leur nombre, de la nature de certains intérêts omis et des risques de conflits d’intérêts avec ses fonctions gouvernementales, sont susceptibles de caractériser l’infraction d’omission substantielle d’une partie de ses intérêts ».

  • Retraite : la porte ouverte aux fonds de pension - Page 1 | Mediapart

    https://www.mediapart.fr/journal/economie/090418/retraite-la-porte-ouverte-aux-fonds-de-pension?onglet=full

    Jusqu’à présent, aucun gouvernement n’avait osé en France pousser le système des retraites vers la capitalisation. Selon des documents confidentiels obtenus par Mediapart, ce tabou va être brisé. Pour la retraite supplémentaire, le projet de loi « Pacte » veut favoriser l’introduction des sociétés de gestion d’actifs et des fonds de pension anglo-saxons.

    #conflits_d'intérêts #macronismes #crapules #crapuleries_macroniennes