• Départ clandestin déjoué en Gambie : 11 Sénégalais parmi les 58 personnes interceptées | Seneweb
    ▻https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/depart-clandestin-dejoue-en-gambie-11-senegalais-parmi-les-58-personnes-int

    Départ clandestin déjoué en Gambie : 11 Sénégalais parmi les 58 personnes interceptées
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    Une tentative d’émigration clandestine par voie maritime a été déjouée en Gambie. Ainsi, le jeudi 8 octobre 2026, la police de l’immigration gambienne (GID) a intercepté 58 candidats au départ à Brufut, localité côtière.Selon les informations reçues, le groupe comptait 38 Gambiens, 11 Sénégalais et 9 Guinéens. Parmi eux figuraient 40 hommes, 7 femmes et 10 mineurs. Deux passeurs ont également été arrêtés

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#gambie#routemigratoire#atlantique#migrationirreguliere#guinee#sante

  • Djiffère : 124 migrants secourus par la Marine nationale au large des côtes sénégalaises | Seneweb
    ▻https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/djiffere-124-migrants-secourus-par-la-marine-nationale-au-large-des-cotes-s

    Djiffère : 124 migrants secourus par la Marine nationale au large des côtes sénégalaises
    Auteur : Ablaye Gadiaga SARR
    La Marine nationale sénégalaise a porté secours, ce jeudi 8 octobre 2026, à une pirogue transportant 124 migrants, en difficulté à environ 37 kilomètres au large de Djiffère, dans la région de Fatick.
    Après leur sauvetage en mer, les 124 migrants ont été acheminés à la Base navale Amiral Faye Gassama. Ils ont ensuite été remis aux services compétents pour les procédures de prise en charge et les vérifications nécessaires

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#fatick#djiffere#routemigratoire#migrationirreguliere#atlantique#sante

  • Plus de 250 migrants secourus à bord de deux bateaux au large de la Mauritanie - InfoMigrants
    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/73887/plus-de-250-migrants-secourus-a-bord-de-deux-bateaux-au-large-de-la-ma

    Les gardes-côtes mauritaniens ont intercepté 260 personnes, dimanche 27 septembre 2026, au large de la Mauritanie. Crédit : gardes-côtes mauritaniens
    Par La rédaction Publié le : 28/09/2026
    Les gardes-côtes mauritaniens ont indiqué, dans un communiqué, avoir porté secours à 260 personnes, dont 17 enfants, qui se trouvaient sur deux bateaux au large de la Mauritanie. Partis de Gambie, les rescapés avaient passé environ une semaine en mer.
    Les gardes-côtes mauritaniens ont annoncé avoir secouru 260 migrants ouest-africains, dont 17 enfants, en difficulté au large de la Mauritanie."Les bateaux avaient quitté la ville de Banjul [en Gambie] et leur parcours a duré sept jours en mer avant que les unités de la Garde côtière ne puissent les retrouver et intervenir pour sauver tous ceux qui étaient à bord", ont indiqué dans un communiqué les gardes-côtes mauritaniens.Parmi les personnes secourues figurent 132 Sénégalais, 120 Gambiens, quatre Guinéens et quelques autres citoyens ouest-africains. Outre les 17 enfants, 61 femmes se trouvaient à bord des bateaux, selon le communiqué.
    Depuis des années, des milliers de personnes, pour la plupart des jeunes, tentent la périlleuse traversée de l’Atlantique à bord d’embarcations surchargées et souvent délabrées, pour rejoindre l’Europe via les îles Canaries espagnoles.Fin août, en seulement une semaine, 1 046 migrants ont été secourus au large de la Mauritanie et du Sénégal, avait indiqué Médecins sans frontières (MSF) dans un communiqué début septembre. Tous avaient pris la mer depuis les côtes gambiennes dans l’espoir de rejoindre les Canaries, distantes de près de 2 000 km.Ces personnes « se trouvaient à bord de sept embarcations, transportant chacune en moyenne 150 personnes », avait précisé l’ONG médicale. La plupart étaient originaires du Sénégal et de Gambie, et d’autres provenaient du Mali, de Guinée et de Côte d’Ivoire. Parmi ce millier d’exilés se trouvaient 134 femmes, dont une enceinte, et 88 mineurs.Ces dernières années, avec le renforcement des contrôles au large du Maroc, de la Mauritanie et du Sénégal - à la suite d’accord avec l’Espagne et l’Union européenne - les départs vers les Canaries se sont déplacés plus au sud. Désormais, la majorité des départs de pirogues se font depuis les rives gambiennes, rallongeant considérablement la durée de la traversée dans l’Atlantique. Elle « constitue l’une des routes migratoires maritimes les plus longues au monde », rappelle MSF."La distance est importante - il faut entre quatre et sept jours de navigation si tout se passe bien -, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise", décrivait en septembre 2025 Delphine Perrin, chargée de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, interrogée par InfoMigrants.Et les drames ne sont pas rares sur cet itinéraire particulièrement risqué. Début septembre, plus de 80 personnes, dont un bébé, ont trouvé la mort à bord d’une embarcation de fortune partie de Gambie. Leur pirogue chargée de 127 migrants a dérivé et les exilés ont dû passer 27 jours en mer, avant d’être secourus – les forces espagnoles ont pris en charge seulement 44 survivants de ce canot

    #Covid-1ç#migrant#migration#atlantique#mauritanie#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#gambie#mali#senega

  • Drame en mer : un bébé de 2 ans jeté à l’eau à cause de ses pleurs, sous les yeux de sa mère | Seneweb
    ▻https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/drame-en-mer-un-bebe-de-2-ans-jete-a-leau-a-cause-de-ses-pleurs-sous-les-ye

    Drame en mer : un bébé de 2 ans jeté à l’eau à cause de ses pleurs, sous les yeux de sa mère
    Auteur : Ablaye Gadiaga SARR
    Un récit glaçant vient une nouvelle fois illustrer les dangers et les violences auxquels sont exposés les migrants lors des traversées clandestines vers les îles Canaries.Selon Enrique Espinosa, responsable du Consortium de sécurité et des urgences de Lanzarote, un enfant de deux ans a été jeté à la mer alors qu’il se trouvait à bord d’une embarcation avec sa mère. Le petit garçon a été précipité dans l’eau par les passeurs excédés par ses pleurs.Le témoignage a été livré jeudi 24 septembre lors d’une intervention sur la radio locale Crónicas de Lanzarote. « Dans une embarcation, ils ont jeté à l’eau un enfant de deux ans qui pleurait avec sa mère », a rapporté le responsable des secours. Il est annoncé que cette pirogue est partie de la Gambie vers les îles Canaries.Le sort de l’enfant n’a pas été précisé dans les informations disponibles. Enrique Espinosa a évoqué le cas de cet enfant alors qu’on l’interrogeait sur l’agression sexuelle d’une femme survenue lors d’une traversée en pirogue, pour laquelle trois hommes ont été arrêtés et placés en détention provisoire par la police espagnole.

    #Covid-19#migration#migrant#atlantique#canaries#sante#mortalite#traversee

  • Drame au large de la Mauritanie : Une pirogue partie de Gambie fait naufrage, des dizaines de disparus | Seneweb
    ▻https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/drame-au-large-de-la-mauritanie-une-pirogue-partie-de-gambie-fait-naufrage-

    Drame au large de la Mauritanie : Une pirogue partie de Gambie fait naufrage, des dizaines de disparus
    Auteur : Ablaye Gadiaga SARR
    Un nouveau drame en mer est survenu au large de la Mauritanie. Une pirogue partie de Gambie mardi dernier, avec plus de soixante personnes à son bord, a fait naufrage après plusieurs jours de dérive.Selon nos sources, les passagers ont passé quatre jours en mer dans des conditions difficiles. À bord, les vivres et l’eau potable sont venus à manquer, tandis que le hors-bord est tombé en panne, laissant la pirogue à la dérive.
    Au total, 37 personnes ont été secourues par un bateau de pêche. Parmi les rescapés figurent 16 Sénégalais, 12 Guinéens et 9 Gambiens. En revanche, entre 28 et 35 personnes sont portées disparues. Les recherches se poursuivent, mais l’inquiétude est grande quant au sort des passagers encore introuvables.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#gambie#guinee#mauritanie#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite#atlantique

  • Immigration : pourquoi les candidats à l’exil du continent africain se reportent sur la route des îles Canaries
    ▻https://www.lemonde.fr/international/video/2026/09/12/immigration-pourquoi-les-candidats-a-l-exil-du-continent-africain-se-reporte

    Immigration : pourquoi les candidats à l’exil du continent africain se reportent sur la route des îles Canaries
    vidéo A la fin d’août 2026, 1 046 personnes ont été secourues dans l’océan Atlantique en une semaine. Elles tentaient de rejoindre les îles Canaries à bord d’embarcations de fortune. « Le Monde » s’est rendu sur place, au printemps 2026, au plus près de candidats à l’exil.
    Par Laureline Savoye, Adrien Vande Casteele (motion design), Elisa Bellanger (motion design), Gabriel Lecointre (montage) et Marceau Bretonnier (motion design)
    A Djiffer, village de pêcheurs de la côte sénégalaise situé à quelques kilomètres de la Gambie, les pirogues de travail ne prennent plus seulement la mer pour pêcher. Le port est devenu l’un des épicentres du trafic de migrants à destination des îles Canaries, la porte d’entrée vers l’Europe. Au printemps 2026, Le Monde s’est rendu sur place, au plus près de ces candidats à l’exil.
    Cette traversée de l’Atlantique est l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde : en 2024, plus de 10 000 personnes y ont perdu la vie ou ont disparu, selon l’ONG Caminando Fronteras, soit une moyenne de 27 morts par jour.
    Pour comprendre pourquoi tant d’hommes et de femmes continuent de risquer leur vie sur l’océan, Le Monde a remonté le fil de ce voyage, en donnant la parole aux exilés, à leurs proches et aux organisateurs de ces traversées clandestines. Cette enquête met en lumière l’engrenage qui transforme les routes migratoires africaines : depuis l’effondrement de la pêche artisanale dû à la concurrence des navires-usines industriels jusqu’au verrouillage sécuritaire de la Méditerranée financé par l’Union européenne.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#canaries#routemigratoire#atlantique#migrationirreguliere#sante

  • Route des Canaries : plus de 1 000 migrants, partis de Gambie, secourus en une semaine au large de l’Afrique de l’ouest « dans un état critique » - InfoMigrants
    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/73559/route-des-canaries--plus-de-1-000-migrants-partis-de-gambie-secourus-e

    Route des Canaries : plus de 1 000 migrants, partis de Gambie, secourus en une semaine au large de l’Afrique de l’ouest « dans un état critique »
    Par La rédaction Publié le : 09/09/2026
    En seulement une semaine fin août, 1 046 migrants, à bord de sept pirogues, ont été secourus au large du Sénégal et de la Mauritanie, a indiqué Médecins sans frontières dans un communiqué publié lundi. Ces personnes étaient toutes parties de Gambie et se trouvaient « dans un état critique » au moment du sauvetage.
    Les départs de Gambie s’intensifient. Fin août, en seulement une semaine, 1 046 migrants ont été secourus dans l’Atlantique au large de la Mauritanie et du Sénégal, a indiqué Médecins sans frontières (MSF) dans un communiqué publié lundi 7 septembre. Tous avaient pris la mer depuis les côtes gambiennes dans l’espoir de rejoindre les Canaries, distantes de près de 2 000 km.
    Ces personnes « se trouvaient à bord de sept embarcations, transportant chacune en moyenne 150 personnes », précise l’ONG médicale. La plupart étaient originaires du Sénégal et de Gambie, et d’autres provenaient du Mali, de Guinée et de Côte d’Ivoire. Parmi ce millier d’exilés se trouvaient 134 femmes, dont une enceinte, et 88 mineurs."Après avoir longuement dérivé en mer, les personnes secourues souffraient de déshydratation et de fatigue extrême, de perte de connaissance, de fractures ainsi que d’infections cutanées, gastriques et respiratoires", signale MSF dans son communiqué.
    « Au-delà des besoins physiques urgents, l’impact psychologique sur les survivants est profond, beaucoup d’entre eux ayant vu leurs proches mourir pendant la traversée », continuent les humanitaires, ajoutant avoir ouvert des cellules psychologiques d’urgence pour les rescapés. L’ONG prodigue des soins pour les migrants après les débarquements à Nouadhibou en Mauritanie, en collaboration avec le Croissant-Rouge, et au Sénégal (à Rosso, dans le sud, et à Dakar) avec les équipes de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
    Des milliers de personnes originaires d’Afrique de l’Ouest, en majorité des jeunes, tentent depuis des années de gagner clandestinement l’Europe en empruntant la périlleuse route de l’Atlantique, principalement vers l’archipel espagnol des Canaries, à bord d’embarcations surchargées et souvent vétustes.Ces dernières années, avec le renforcement des contrôles au large du Maroc, de la Mauritanie et du Sénégal - à la suite d’accord avec l’Espagne et l’Union européenne - les départs vers les Canaries se sont déplacés plus au sud. Désormais, la majorité des départs de pirogues se font depuis les rives gambiennes, rallongeant considérablement la durée de la traversée dans l’Atlantique. Elle « constitue l’une des routes migratoires maritimes les plus longues au monde », rappelle MSF.
    « La distance est importante – il faut entre 4 et 7 jours de navigation si tout se passe bien -, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise », décrivait en septembre 2025 Delphine Perrin, chargée de recherche à l’Institut de recherche pour le développement, interrogée par InfoMigrants.
    Et les drames ne sont pas rares sur cet itinéraire particulièrement risqué. Début septembre, plus de 80 personnes, dont un bébé, ont trouvé la mort à bord d’une embarcation de fortune partie de Gambie. Leur pirogue chargée de 127 migrants a dérivé et les exilés ont dû passer 27 jours en mer, avant d’être secourus – les forces espagnoles ont pris en charge seulement 44 survivants de ce canot.
    Après ce sauvetage, plusieurs personnes ont été transportées vers différents hôpitaux en raison de leur état de santé précaire. Selon l’agence EFE, des sauveteurs ont raconté qu’à leur arrivée à terre, les survivants se sont effondrés sur la table lorsque la police les faisait s’asseoir pour noter leur nom et leur provenance.
    Mi-juillet, 143 personnes sont mortes ou portées disparues dans l’Atlantique. Trente-huit migrants de ce canot ont été secourus, sur un total de 200 personnes ayant embarqué depuis une plage gambienne. Leur pirogue a, elle aussi, dérivé pendant 25 jours dans l’océan.Les rescapés ont raconté qu’après seulement « dix jours de navigation », l’eau et la nourriture étaient complètement épuisées. Ils ont dû boire de l’eau de mer et survivre dans des conditions humaines extrêmement difficiles. Sept personnes, y compris deux femmes et deux hommes, ont été urgemment transportées à l’hôpital pour recevoir des soins médicaux. Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, plus de 600 personnes ont péri dans l’Atlantique sur les cinq premiers mois de 2026. À la même période de 2025, l’organisation comptait près de 1 500 décès ou disparus sur cette route maritime. Un chiffre en baisse par rapport à l’année précédente du fait de la diminution des arrivées de migrants aux Canaries.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#gambie#mauritanie#routemigratoire#atlantique#sante#mortalite#migrationirreguliere#rosso#nouhadibou#mali#guinee#cotedivoire

  • Canaries : plus de 80 morts, dont un bébé, après une dérive de 27 jours en mer d’une pirogue partie de Gambie - InfoMigrants
    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/73456/canaries--plus-de-80-morts-dont-un-bebe-apres-une-derive-de-27-jours-e

    Canaries : plus de 80 morts, dont un bébé, après une dérive de 27 jours en mer d’une pirogue partie de Gambie
    Par La rédaction Publié le : 03/09/2026
    Une pirogue a été secourue ce jeudi à l’aube, à la dérive au sud de l’archipel espagnol. À bord, il ne restait que 44 survivants et cinq corps. L’embarcation avait quitté la Gambie il y a 27 jours avec 127 personnes. On dénombre plus 80 morts, dont un bébé.
    Plus 80 personnes, dont un bébé, ont trouvé la mort à bord d’une embarcation de fortune partie il y a 27 jours de Gambie vers les Canaries. Lors de l’opération de sauvetage, menée par le Salvamento Marítimo, jeudi 3 septembre, seuls 44 survivants ont été comptabilisés.
    Selon l’agence de presse espagnole EFE, 127 personnes se trouvaient à son bord au moment du départ. La pirogue était à la dérive depuis plusieurs jours. Cinq corps ont été retrouvés dans le bateau, mais les sauveteurs ont été contraints, dans un premier temps, de laisser les dépouilles dans l’embarcation, en raison de l’état agité de la mer.Une porte-parole de l’ONG espagnole d’aide aux migrants Caminando Fronteras, Helena Maleno, a de son côté affirmé sur X que 83 migrants étaient morts, dont 3 femmes et un bébé. D’après d’autres informations, encore provisoires, les survivants sont tous des hommes originaires de Gambie et du Mali. Beaucoup présentaient des signes de déshydratation et de désorientation, ainsi que des symptômes liés à l’ingestion d’eau de mer.
    La Garde civile a confirmé à l’ONG espagnole Caminando Fronteras que la pirogue portait sur sa coque des inscriptions correspondant à celles d’une embarcation partie le 7 août de Gambie avec 127 personnes à bord, dont quatre femmes et un bébé.
    Cette information corrobore les témoignages des survivants, qui ont déclaré à la Croix-Rouge, lors de leur prise en charge sur le quai d’Arguineguín (à Grande Canarie), qu’ils avaient pris la mer en direction des Canaries « avec plus d’une centaine de personnes », dont beaucoup ont péri pendant la traversée.Plusieurs personnes ont été transportées vers différents hôpitaux en raison de leur état de santé précaire. Selon l’agence EFE, des sauveteurs ont raconté qu’à leur arrivée à terre, les survivants se sont effondrés sur la table lorsque la police les faisait s’asseoir pour noter leur nom et leur provenance.
    Les drames sont hélas devenus monnaie courante dans l’Atlantique. Depuis une dizaine d’années, la route migratoire au départ des côtes ouest-africaines pour rejoindre les îles Canaries, est devenue l’un des principaux itinéraires empruntés par les migrants subsahariens.
    Des pirogues surchargées partent aussi depuis la Gambie afin d’éviter le renforcement des contrôles plus au nord (Maroc, Mauritanie, Sénégal).Mais prendre la mer d’aussi loin pour rejoindre l’archipel espagnol - 1 500 km sépare la Gambie des Canaries - implique une très longue traversée de l’Atlantique, et donc un risque accru de dériver ou de faire naufrage. De plus, les vents violents et les forts courants rendent la traversée très dangereuse. De nombreux témoignages rapportent les périls du voyage, soumis aux aléas météorologiques, aux avaries de moteur, à la soif et à la faim.
    Début août, une pirogue avec 133 migrants à bord avait été secourue par les forces espagnoles, elle dérivait depuis plusieurs jours dans l’océan. L’embarcation avait quitté la Gambie 11 jours auparavant. Selon le récit des migrants eux-mêmes, ils avaient effectué un voyage de 11 jours depuis Bakau et à bord du navire se trouvaient des personnes originaires de Gambie, du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, du Nigéria et de Côte d’Ivoire. Le 22 juillet, une petite embarcation transportant 165 personnes arriva aux Canaries. La traversée coûta la vie à une femme et fit 15 blessés, dont un bébé de six mois. Début janvier, 96 personnes avaient été secourues après le naufrage de leur pirogue au large de la Gambie. Selon les survivants, 200 personnes étaient à bord au moment du départ, ce qui sous-entend que le bilan des victimes était très élevé

    #Covid-19#migrant#migration#canaries#routemigratoire#atlantique#migrationirreguliere#gambie#senegal#mali#burkinafaso#nigeria#cotedivoire#mortalite#sante

  • La marine marocaine intercepte une pirogue avec 201 migrants subsahariens - InfoMigrants
    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/73421/la-marine-marocaine-intercepte-une-pirogue-avec-201-migrants-subsahari

    La marine marocaine intercepte une pirogue avec 201 migrants subsahariens
    Par La rédaction Publié le : 01/09/2026
    Une pirogue avec 201 migrants à son bord a été interceptée samedi par la marine royale marocaine. Partie de Gambie, elle faisait route vers les îles Canaries. C’est au large de Dakhla, au Sahara occidental - un territoire disputé et contrôlé en grande partie par le Maroc - qu’une pirogue a été interceptée, samedi 29 août, par la Marine royale marocaine. À son bord, 201 migrants tentaient de rejoindre les îles Canaries, selon un communiqué des autorités relayées par l’agence de presse marocaine (MAP).Toujours selon la MAP, les personnes secourues, parmi lesquelles figuraient des femmes et des mineurs, ont été ramenées saines et sauves au village de pêche Roc-Chico (190 km au sud-ouest de Dakhla). Selon l’agence de presse sénégalaise (APS) citant les autorités marocaines, l’embarcation était partie de Gambie avec une majorité de Guinéens, des Sénégalais, dont 2 femmes et 1 enfant, des Ivoiriens, des Maliens et des Gambiens. Après avoir reçu les soins nécessaires à bord, elles ont ensuite été "confiées à la Gendarmerie Royale pour l’accomplissement des procédures administratives d’usage’’, a fait savoir l’armée marocaine.Mercredi, une autre pirogue, partie également de la Gambie, avait été interceptée avec à son bord 193 candidats à l’émigration, dont 75 de nationalité sénégalaise, selon l’APS citant une source diplomatique.
    Le consulat général du Sénégal à Dakhla a annoncé l’envoi d’une mission au centre d’accueil de Bir-Guindouz, situé à environ 300 kilomètres au sud de Dakhla, afin de procéder à l’identification des Sénégalais interceptés.La distance entre les côtes ouest-africaines et les Canaries est de plus de 1 000 km. Les vents violents et les forts courants rendent la traversée très risquée. De nombreux témoignages rapportent les périls du voyage, soumis aux aléas météorologiques, aux avaries de moteur, à la soif et à la faim.
    Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, 1 906 migrants sont morts ou ont été portés disparus sur cette route en 2025. La grande majorité était partie de Mauritanie. L’année précédente, Caminando Fronteras décomptait 9 757 décédés ou disparus sur cette route (soit la quasi-totalité des décès en mer vers l’Espagne cette année-là).
    Mi-juillet, 143 personnes sont mortes ou ont été portées disparues dans l’Atlantique au large de la Mauritanie, a rapporté le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). L’embarcation dans laquelle elles se trouvaient a dérivé pendant près de 25 jours et seuls 38 migrants ont été secourus. Pour le HCR, ces drames rappellent que « la route atlantique reliant l’Afrique de l’Ouest aux îles Canaries demeure l’un des corridors migratoires mixtes les plus meurtriers au monde ». D’autant que pour éviter les contrôles, les exilés partent de plus en plus loin. « On note une augmentation des départs de Gambie, mais aussi plus au Sud, de Guinée-Bissau et de Guinée », expliquait fin septembre 2025 auprès d’InfoMigrants Delphine Perrin, spécialiste des politiques migratoires africaines. « Ce déplacement est de nouveau dû au resserrement d’autres voies migratoires », assurait-elle, évoquant les durcissements des contrôles au Maroc « et plus récemment en Mauritanie et au Sénégal ».
    Le rallongement de la route des Canaries signifie aussi plus de risques. « La distance est importante, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise, (et) le comportement des passeurs peut accroître le danger », rappelait la chercheuse.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#mauritanie#gambie#HCR#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#atlantique#canaries

  • #Sénégal : l’Union européenne construit deux centres pour les exilés interceptés ou secourus dans l’Atlantique

    Deux centres pour personnes migrantes au Sénégal, dont l’ouverture est prévue pour l’un en 2026, pour l’autre en 2027, sont financés par l’Union européenne. L’objectif affiché est de garantir le bon déroulement des procédures administratives post-interceptions et post-sauvetages, avec la protection des publics les plus vulnérables. Mais des risques de transformation à des fins de #détention, dans le cadre des enquêtes sur les #passeurs, existent.

    Un premier #centre_d'accueil_temporaire_pour_migrants au Sénégal financé par l’Union européenne (UE), en cours de construction, va être rendu opérationnel d’ici la fin de l’année. Un second va suivre dans le courant de l’année 2027. Les deux visent à recevoir les personnes exilées secourues ou interceptées en mer par les autorités du pays.

    Le premier centre, dont les travaux sont en cours « depuis début 2026 », sera situé à #Dakar même. Le second est prévu dans la région de #Saint-Louis, au nord du pays, proche de la frontière avec la Mauritanie, selon les informations du site spécialisé Africa Intelligence, confirmées par InfoMigrants auprès de la Commission européenne. Les travaux débuteront très prochainement.

    Si l’UE ne participera pas à la gestion quotidienne des lieux, il s’agit bien d’un projet de la #Direction_générale_de_la_migration_et_des_affaires_intérieures (#DG_Home) de l’Union européenne, avec une enveloppe financière dédiée. Le partenariat opérationnel mis en œuvre au Sénégal, qui comprend la construction de ces centres mais aussi d’autres types de soutien matériel, est « doté d’une enveloppe totale de 35,75 millions d’euros », précise la Commission.

    Des centres qui aident les autorités à retenir les migrants #post-interceptions

    Mais à quoi servent ces deux centres, et pourquoi cet intérêt de l’Union européenne dans leur financement ? Pour le comprendre, il faut s’intéresser à ce qu’il se passe dans les suites des #interceptions et #secours en mer menés par les autorités sénégalaises. En théorie, les autorités ont le droit de détenir pendant 72 à 96 heures les passagers secourus ou interceptés dans l’#Atlantique. Dans la pratique, les autorités locales n’ont pas d’espace suffisant pour héberger les gens dans les locaux de police, explique une analyse de l’ONG StateWatch parue fin 2025 sur ce sujet.

    D’autant que les embarcations contiennent parfois plus d’une centaine, voire plusieurs centaines, de passagers. Échappant aux locaux de police, « les migrants se fondent souvent dans la population locale, ce qui ralentit l’enquête et empêche d’apporter un soutien adapté aux victimes », observait l’Organisation internationale des migrations (OIM) dans un rapport de 2022. Les autorités ont parfois recouru à des infrastructures informelles comme des salles de classe, note l’OIM.

    La construction de ces deux centres financés par l’UE répond donc, d’abord, à « un besoin exprimé par les autorités sénégalaises, qui souhaitaient disposer d’un mécanisme national capable d’assurer une meilleure organisation de l’accueil et de l’orientation des personnes secourues en mer », assume le porte-parolat de la Commission européenne.

    La durée d’hébergement y sera limitée à « 72 heures », indique encore la même source. Une durée pouvant cependant être prolongée « par l’autorité sénégalaise compétente dans certaines circonstances exceptionnelles liées à des vulnérabilités spécifiques, à des besoins en matière de santé ou de protection. »

    Mais que se passe-t-il ensuite, à l’intérieur de ces centres ? La Commission, qui qualifie bien ces infrastructures de centres d’accueil, met en avant un objectif #humanitaire : « Venir en aide aux migrants dès leur #débarquement sur le territoire sénégalais ». Avec une attention particulière portée aux mineurs non accompagnés, femmes enceintes, victimes de traite ou encore demandeurs d’asile.

    Ceci étant, dans la pratique, les 72 heures de #rétention permettent aux autorités de procéder à des #interrogatoires de passagers pour savoir, par exemple, qui était le pilote du bateau, ou dans quelles circonstances a eu lieu la tentative de traversée, explique l’analyse de StateWatch.

    Entre passeurs et migrants, une frontière floue dans la loi sénégalaise

    Dès lors, les ONG craignent que ces centres servent, au-delà de leur objectif initial d’accueil affiché, de lieux d’enquête sur les passeurs voire de détention prolongée. Le Sénégal pénalise l’acte de « #migration_illégale », via une #loi adoptée en mai 2005. L’article 4 spécifie : « Est punie de 5 à 10 ans d’emprisonnement et d’une amende de 1 000 000 à 5 000 000 [de francs CFA] la migration clandestine organisée par terre, mer ou air ; que le territoire national serve de zone d’origine, de transit ou de destination. »

    Or, ce terme de « #migration_clandestine » a une acception large - voire floue, selon plusieurs ONG et enquêtes journalistiques. Le média d’investigation Follow the money a par exemple démontré comment cette loi sénégalaise de 2005 pouvait aboutir à des condamnations de personnes exilées elles-mêmes. Un rapport de Human Rights Watch (HRW) détaille la même problématique avec le recours à des centres d’un modèle similaire, financés par l’UE, développés en Mauritanie.

    Comme le rappellent régulièrement plusieurs ONG, à l’instar du réseau PICUM (Plateforme pour la coopération internationale sur les migrants sans papiers), les poursuites engagées à l’encontre des migrants enfreignent « les articles 5 et 16 du Protocole des Nations Unies contre le trafic illicite de migrants, qui interdisent le recours à la législation anti-trafic à l’encontre des migrants eux-mêmes ».

    Mais dans le texte, la loi sénégalaise de 2005 « n’empêche pas la pénalisation de migrants, en contradiction avec ce protocole des Nations Unies », souligne Leonie Jegen, doctorante pour la recherche en sciences politiques à l’Université d’Amsterdam, jointe par InfoMigrants.

    C’est que ce type de convention internationale n’est pas contraignant juridiquement. « Il y a eu des tentatives de réformer la loi depuis 2018, afin de l’aligner davantage sur ce protocole des Nations Unies. Il existe même un avant-projet de loi relatif à la lutte contre le trafic illicite de migrants adopté au niveau technique. Mais cette réforme n’a pas encore été conclue », retrace la chercheuse, qui travaille depuis plusieurs années sur l’externalisation des politiques migratoires européennes, notamment en Afrique de l’Ouest.

    « Possibilité de détention »

    « Replacés dans leur contexte », les centres d’accueil financés par l’UE dans des pays tiers « révèlent un risque très élevé que les ’interceptions à des fins de recherche et de sauvetage’ se transforment en ’interceptions à des fins de détention’ », estime l’analyse de StateWatch. Il existe selon l’ONG un « risque important » que ces nouveaux centres d’accueil temporaire « se transforment de facto en centres de détention ».

    De fait, la note conceptuelle de la Commission européenne datée d’octobre 2024 à l’origine du projet, révélée par StateWatch, mentionne « une zone distincte pour les passeurs / trafiquants présumés ». Une zone dédiée aux « #auditions » et à la « possibilité de détention », selon la note.

    Interrogée à ce sujet, le porte-parole de la Commission ne confirme pas spécifiquement l’existence de ces zones, mais laisse aux autorités sénégalaises la latitude de la gestion administrative des lieux. « L’objectif de ces centres est de garantir que, pendant le déroulement des procédures administratives habituelles, les personnes bénéficient d’une protection, d’une assistance et d’un enregistrement dans des conditions dignes et sûres », explique la Commission.

    De plus, l’instance européenne invoque la signature d’un « contrat spécifique signé début 2026 avec la Commission nationale des droits de l’Homme, une tierce partie indépendante », afin de garantir que les activités de gestion de ces centres « respectent et préservent les droits de l’Homme ». « Ces centres ne sont pas destinés à offrir un hébergement à long terme et ne sont liés à aucune procédure de retour », réaffirme le porte-parole.

    Externalisation du contrôle migratoire

    La note conceptuelle d’octobre 2024 indique que l’UE a initialement prévu de financer la construction de quatre centres d’accueil du même type. Interrogée aux sujets des deux autres centres potentiels, la Commission n’a pas apporté d’éléments de réponse.

    Le site spécialisé Africa Intelligence rappelle que ces structures s’inscrivent dans une « stratégie d’#externalisation du contrôle migratoire promue par Bruxelles dans la région ». Ce média évoque une « discussion élargie entre Dakar et Bruxelles en vue d’un #partenariat plus global » notamment « lors de la venue d’une mission de haut niveau de l’UE au Sénégal en mars ». Ainsi qu’un #investissement matériel : le Sénégal a réceptionné 11 vedettes neuves et six reconditionnées en ce même mois de mars, pour mener les opérations de secours et d’interception en mer.

    Le nouveau Pacte migratoire européen, entré en vigueur en juin, accélère ces dynamiques d’externalisation du contrôle migratoire européen. « L’un des changements principaux prévus, c’est la création de ’#hubs_de_retours'. Selon le MMC [Centre sur la migration mixte, un centre de recherche internationale basé à Dakar, ndlr], le Sénégal était évoqué par plusieurs sources comme partenaire potentiel pour la mise en place de ces centres de retour », commente Leonie Jegen.

    « Sénégal, Ghana, Mauritanie, Rwanda, Ouzbékistan... De nombreuses pistes d’États partenaires circulent, sans confirmation à ce stade », précisait à ce sujet FranceInfo, citant la spécialiste Ravenna Sohst, analyste au centre de recherche Migration Policy Institute Europe. Interrogé sur l’existence ou non de négociations avec le Sénégal à ce sujet, le porte-parolat de la Commission européenne n’a pas répondu.

    Quoi qu’il en soit, cette externalisation du contrôle migratoire « bénéficie à beaucoup d’acteurs, puisqu’elle va de pair avec de l’argent débloqué pour des projets de #développement », rappelle la chercheuse.

    En revanche, pour la société civile sénégalaise, cette politique reste « très opaque ». Ces dernières années, des manifestations publiques ont déjà eu lieu contre les restrictions mises par l’UE sur les délivrances des visas, qui sont un levier fort de négociations pour les Européens face à l’État sénégalais. Ou encore, contre la présence de Frontex.

    L’agence des gardes-frontières européens n’opère plus dans le pays depuis 2018. Mais selon des documents produits par l’UE en juin 2022 et analysés notamment par la presse sénégalaise, les autorités européennes cherchent à redéployer Frontex au Sénégal. Pour l’heure, l’organisation déploie des vols de surveillance au-dessus des eaux voisines du Cap-Vert, afin de garder un œil sur la route de l’Atlantique. Les premières opérations ont été officiellement lancées en novembre 2025.

    ►https://www.infomigrants.net/fr/post/73331/senegal--lunion-europeenne-construit-deux-centres-pour-les-exiles-inte

    #centres #UE #EU #route_atlantique #union_européenne #migrations #réfugiés

  • Saint-Louis : 456 candidats à l’émigration irrégulière secourus en une semaine | Seneweb
    ▻https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/saint-louis-456-candidats-a-lemigration-irreguliere-secourus-en-une-semaine

    Saint-Louis : 456 candidats à l’émigration irrégulière secourus en une semaine
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    La Marine nationale a porté secours, samedi 22 août 2026, à une pirogue transportant 210 candidats à l’émigration irrégulière au large de Saint-Louis. Plusieurs d’entre eux se trouvaient dans un état de santé jugé préoccupant. Face à l’urgence de la situation, huit migrants ont été évacués vers Saint-Louis pour une prise en charge médicale. Les autres rescapés ont été acheminés à la Base navale Amiral Faye GASSAMA, avant d’être remis aux services compétents.
    Cette opération intervient quelques jours après une première intervention menée le jeudi 19 août, au cours de laquelle 246 autres candidats à l’émigration irrégulière avaient été secourus au large de Saint-Louis. En l’espace d’une semaine, 456 migrants ont ainsi été secourus par la Marine nationale dans cette zone maritime. Ces opérations illustrent une nouvelle fois la persistance des départs clandestins par voie maritime et les risques considérables auxquels s’exposent les candidats à l’émigration irrégulière.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#saintlouis#migrationirreguliere#routemigratoire#atlantique#sante

  • Pourquoi les canicules se répètent-elles en France ? Les questions suscitées par une succession inédite de vagues de chaleur
    ▻https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/08/14/pourquoi-les-canicules-se-repetent-elles-en-france-les-questions-posees-par-

    La récurrence de ces situations de « blocage », où un anticyclone stationne pendant une longue période sur une zone et y entrave l’arrivée des vents d’ouest, est au centre de nombreux travaux. Parmi d’autres, une étude conduite en 2025 par les climatologues Michael Mann et Xueke Li (université de Pennsylvanie) a mis en évidence les liens entre l’installation de ces « dômes de chaleur » et la déstabilisation du courant-jet (ou jet-stream) de l’hémisphère Nord – un « fleuve d’air » qui souffle d’ouest en est à une dizaine de kilomètres d’altitude, et qui sépare les masses d’air froid des hautes latitudes à celles, plus chaudes, des zones tempérées.

    Or le réchauffement plus rapide de l’Arctique contribue à « détendre » ce courant-jet, qui forme alors de grands méandres. Sous certaines conditions, ces ondulations peuvent devenir stationnaires et stagner au-dessus de l’Europe ou de l’Amérique du Nord, favorisant l’installation d’un anticyclone de blocage. Et les calamités qui vont avec. Pour Michael Mann, « de nombreux événements météorologiques estivaux parmi les plus persistants et extrêmes, mais pas tous, sont de cette nature ». Or, ajoute le chercheur américain, « les modèles actuels ne parviennent pas à capturer correctement ce genre d’événements ».

    D’autres équipes associent ces « ondulations » du courant-jet de l’hémisphère Nord à la présence d’une anomalie froide de l’Atlantique, en mer du Labrador, l’une des seules zones de la planète qui se refroidit malgré le réchauffement. L’interprétation de ce cold blob (bulle froide) est discutée. Pour certains chercheurs, c’est le signe d’un ralentissement du système de #courants_marins de l’Atlantique nord, qui transfère d’immenses quantités de chaleur du golfe du Mexique vers le nord de l’Europe de l’Ouest. Avec l’affaiblissement de ces courants – attendu dans un monde plus chaud –, la température des eaux au sud-est de l’Islande serait engagée dans une baisse tendancielle. Or, dit le climatologue Stefan Rahmstorf, « des études ont mis en évidence une forte corrélation entre ce cold blob de l’#Atlantique et les fortes chaleurs estivales en Europe ». « Compte tenu de ce lien, ajoute-t-il, on peut s’attendre à ce que l’#Europe continue de connaître des #vagues_de_chaleur plus fréquentes que les autres régions terrestres des latitudes moyennes. »

    Dans un célèbre article publié en 1987, par la revue Nature, le grand géophysicien et océanographe Wallace Broecker (1931-2019), de l’université Columbia, alertait ses pairs d’une sous-estimation des liens entre le climat et l’océan, montrant que les perturbations des courants marins pouvaient être associées à des changements du climat « abrupts plutôt que graduels ».

    ▻https://justpaste.it/g7k98

    #climat #changement_climatique #océans #canicules #dômes_de_chaleur #jet_stream #anticyclone_de_blocage #cold_blob

  • Holocene ocean-atmosphere coupling and Mediterranean sensitivity to Atlantic circulation: Lessons from the Late Bronze Age collapse | Science Advances
    ▻https://www.science.org/doi/10.1126/sciadv.aed5439

    Climate variability has profoundly influenced societies in the semiarid Eastern Mediterranean. Proxy records indicate progressive mid-Holocene drying culminating in severe droughts ∼1250 BCE, coincident with the Late Bronze Age collapse (1300 to 900 BCE). Using the EC-Earth3-Tr8K transient Holocene simulation, we reconstruct regional hydroclimate evolution and its underlying mechanisms. The model reproduces a gradual orbitally driven aridification, spatially heterogeneous across the region, with persistent drying in the Levant but enhanced effective moisture in parts of the Balkans and Anatolia due to cooling-induced evapotranspiration decline. Superimposed on this long-term trend are extreme drought events, which arise from the alignment of Atlantic internal variability across centennial to millennial timescales, amplifying drying on an already arid background state. These results provide model-based evidence of how evolving amplitude and phase structure of Atlantic internal variability reshaped Eastern Mediterranean hydroclimate through the mid-to-late Holocene. We demonstrate that oceanic variability can manifest as abrupt regional crises when ecological and societal thresholds are crossed.

    #Climat #Méditerranée #Atlantique

  • L’autostrada della cocaina disegnata dai motoscafi veloci
    ▻https://irpimedia.irpi.eu/narcotraffico-cocaina-barche-veloci

    Come una flotta di go-fast abbia cambiato il volto del mare, e del #Narcotraffico. L’Europa viene inondata di cocaina in un moderno Mad Max tra narcos e forze dell’ordine in pieno Oceano Atlantico L’articolo L’autostrada della cocaina disegnata dai motoscafi veloci proviene da IrpiMedia.

    #Mafie_e_Criminalità

  • Sénégal : 61 migrants secourus après avoir été abandonnés sur une pirogue à la dérive - InfoMigrants
    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/72285/senegal--61-migrants-secourus-apres-avoir-ete-abandonnes-sur-une-pirog

    Sénégal : 61 migrants secourus après avoir été abandonnés sur une pirogue à la dérive
    Par La rédaction Publié le : 08/07/2026
    Les autorités de Thiaroye ont annoncé avoir secouru 61 personnes dans l’océan Atlantique, au large des côtes sénégalaises, le 6 juillet. La pirogue, partie de Gambie, avait été abandonnée par les passeurs et dérivait en mer.Le 6 juillet, à 10h du matin, la Brigade territoriale de Thiaroye au Sénégal, a intercepté au large des côtes sénégalaises une pirogue à la dérive transportant 61 candidats à l’émigration irrégulière.L’embarcation dérivait en pleine mer après avoir été abandonnée par les passeurs - qui ont emporté tout le matériel de navigation. Les passagers se sont ainsi retrouvés à la dérive avant l’intervention des équipes de secours.
    « L’embarcation qui transportait les migrants irréguliers [avait] quitté les côtes gambiennes dans la nuit du 04 au 05 juillet 2026 vers 04 heures pour gagner l’Europe », précisent les autorités de Thiaroye sur le réseau social X.Parmi les personnes secourues se trouvaient 34 Sénégalais, 22 Gambiens, quatre Maliens et un Guinéen. Les autorités sénégalaises ont également recensé 12 femmes et un enfant de 2 ans.Une enquête a été ouverte afin d’identifier les organisateurs de cette tentative de traversée et de déterminer les circonstances exactes de l’abandon de l’embarcation par l’équipage.
    Ces dernières années, la route migratoire au départ des côtes ouest-africaines pour rejoindre les îles Canaries est devenue l’un des principaux itinéraires empruntés par les migrants pour rejoindre l’Union européenne.Face aux renforcements des contrôles côtiers au Maroc et en Mauritanie et au nord du Sénégal, de nombreux exilés prennent désormais la mer plus au sud, depuis la Gambie notamment, ce qui augmente considérablement les distances à parcourir dans l’Atlantique – un peu plus de 800 kilomètres séparent le pays des Canaries.
    Les risques liés aux trafiquants sont importants aussi. Les passeurs peuvent abandonner les migrants en mer, comme ce fut le cas ce 6 juillet. Sans compter que les vents violents et les forts courants rendent la traversée très dangereuse. De nombreux témoignages rapportent les périls du voyage, soumis aux aléas météorologiques, aux avaries de moteur, à la soif et à la faim.
    Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, 1 906 exilés sont morts ou portés disparus en 2025 sur cette route atlantique. Un nombre toutefois en forte baisse par rapport à l’année d’avant. En 2024, Caminando Fronteras décomptait 9 757 décédés ou disparus sur cette route (soit la quasi-totalité des décès en mer vers l’Espagne cette année-là).Ces derniers mois, le Sénégal a multiplié les opérations contre les passeurs. Vendredi 15 mai, un Sénégalais, Y.Cissé, a été interpellé par la police sénégalaise alors qu’il s’apprêtait à fuir vers la Gambie, selon la presse locale. L’homme était recherché depuis décembre dernier.
    Il est soupçonné d’avoir organisé le voyage vers les Canaries de près de 200 personnes, réparties dans deux pirogues, en fin d’année dernière. Les deux groupes avaient vu leur tentative de rejoindre l’archipel espagnol avortée après l’échec de leur traversée

    #covid-19#migration#migrant#senegal#routemigratoire#atlantique#sante#mortalite

  • « On en voit un, puis deux, puis trois… » Au fond de l’Atlantique, un cimetière de fûts radioactifs
    ▻https://reporterre.net/On-en-voit-un-puis-deux-puis-trois-Au-fond-de-l-Atlantique-un-cimetiere-

    Une expédition a collecté des échantillons autour des fûts contenant des #déchets #radioactifs immergés dans l’#océan #Atlantique jusqu’en 1990. L’heure est maintenant à l’analyse pour comprendre les effets de cette pratique sur les fonds #marins.

    Nous sommes à 4 700 m de profondeur, dans les plaines abyssales de l’Atlantique Nord-Est. Sur la vidéo, la seule lumière provient des projecteurs du Nautile, un sous-marin scientifique habité de 8 m de long, qui éclairent cette immense étendue de sédiments toute plate. « Ce qui est saisissant, c’est l’approche des fûts de déchets radioactifs. On en voit un, puis deux, puis trois, puis quatre… » raconte Patrick Chardon, ingénieur de recherche au #CNRS, spécialiste de la mesure de la #radioactivité dans l’#environnement.

    La plupart sont dévorés par la rouille. « Leurs parois ondulées sont complètement corrodées, avec des couleurs très vives, très rouges. On devine encore les marquages sur certains fûts : le symbole de la radioactivité, des étiquettes, des inscriptions. Et autour, il y a aussi des déchets plus récents comme des sacs plastiques, des bouteilles et des pots de peinture », poursuit Javier Escartín, directeur de recherche au CNRS et au Laboratoire de #géologie de l’École normale supérieure, spécialiste des océans profonds.

    #nucléaire

  • "Se regrouper pour pouvoir parler de la disparition de nos proches" : au #Maroc, un millier de mères et sœurs mobilisées pour leurs #disparus

    Des mères et sœurs marocaines de disparus animent depuis bientôt dix ans une #association pour faire entendre leurs voix dans un pays où l’exil est souvent criminalisé. Au fil des années, leur association a regroupé près d’un millier de proches de disparus sur leur route vers l’Europe, dans différentes zones frontalières : Balkans, Atlantique, Méditerranée… Rencontre avec cinq femmes qui ne lâchent pas leur combat, à #Rabat.

    Sous l’œil des locaux et des touristes étrangers assis en terrasse, des barques de pêche flottent lentement dans le port de Rabat. Deux plages de sable fin, où des adolescents courent vers l’eau, encadrent d’un côté et de l’autre l’embouchure dominée par la Kasbah des Udayas, berceau de la capitale marocaine. Une petite fille portant dans son dos deux ailes de papillon rose sautille de rocher en rocher. Un couple se tient droit, immobile, le regard vers l’horizon. Tout au bout de leur regard, tout au bout de cet estuaire du #fleuve_Bouregreg : l’#Atlantique.

    “C’est d’ici, en partant de cette #rivière, que mon frère est sorti du pays, vers l’océan”, souffle Hafida Labiad, le regard cerné de noir. Son visage calme recèle un espoir, ou un tourment, impossible à faire taire : "Il y a des rumeurs sur le fait que lui et ses compagnons de route auraient pu être récupérés par les secours espagnols et portugais". C’était il y a cinq ans. Dix-sept autres personnes ont disparu sur le même bateau.

    Des embarcations de fortune tentent parfois de prendre la mer depuis les zones côtières autour de Rabat, malgré la surveillance et les interceptions régulières des autorités marocaines. Soixante-dix mille tentatives ont été interceptées sur l’ensemble du territoire marocain en 2025, selon les autorités.

    Après la disparition de son frère, #Hafida_Labiad a co-construit le collectif des familles marocaines de disparus aux côtés de #Hassan_Ammari. Celui-ci préside l’#Association_Marocaine_d’Aide_aux_Migrants_en_Situation_Vulnérable (#AMSV), créée en 2017 et basée à Oujda, qui regroupe aujourd’hui en son sein les familles de disparus réunies au fil des années par Hafida.

    986 familles réunies par l’association

    "Pour ne pas vivre seules la situation, l’association nous a regroupées pour pouvoir parler de la disparition de nos proches", explique Fatima Al-Kazar, qui arbore un haut à fleurs bleues. Son fils, Ashraf Charabi, a disparu il y a cinq ans en Algérie avec trois autres personnes.

    Pour mettre en lien et organiser les familles, des groupes #whatsapp ont été créés. Il en existe treize, organisés par territoires de disparition : "Les disparus en Turquie, en Algérie, dans la Méditerranée, dans l’Atlantique, au Maroc, sur la route des Balkans, en Libye…", déroule Hassan Ammari. "Au total, nous sommes à 986 familles".

    Hafida Labiad, qui est présente dans tous les groupes au vu de son rôle d’animatrice, est particulièrement concernée par celui sur les routes de l’Atlantique - depuis la disparition de son frère. Avec le collectif, "Il n’est pas question de ma seule souffrance : on partage la #souffrance entre les familles, mais aussi le #partage des informations", résume-t-elle.

    Un #guide illustré, un livre "contre l’#oubli"

    Le collectif a édité, en 2024, un "Guide illustré : à la recherche d’un disparu ou d’un détenu aux frontières". Il y est écrit comment contacter la police, le ministère des affaires étrangères, le Croissant rouge ou la Croix rouge selon les pays… Cet outil qui n’existait pas auparavant permet de contrer le #désarroi : quand une disparition survient, "nous ne savons pas où aller, ce qu’on peut faire... Les informations qui nous arrivent sont parfois fausses ou sont de l’escroquerie”, explique Fatima Al-Kazar. Grâce à ce guide destiné à toute famille concernée, "on peut mieux se repérer".

    L’association diversifie les moyens de diffusion. Imane El Bouastaoui, jeune femme discrète à la voix douce, lunettes de soleil rectangulaires remontées sur son foulard couleur parme, est l’autrice d’un livre, "Entre les vagues et l’absence". L’ouvrage raconte la quête de son frère disparu lors d’une traversée vers les îles Canaries. Il est préfacé par l’association, qui a aidé à son édition. "C’est un #livre contre l’oubli", en dit Imane. "Énormément de ces disparitions tombent dans l’oubli. Moi, je ne veux pas que mon frère et ses amis soient oubliés. Je voulais que ce roman soit un miroir, et une mémoire, pour les autres familles".

    Elle rencontre l’association un an après la disparition de son frère dans l’Atlantique. Celui-ci était parti d’Algérie, au milieu d’un groupe de 42 personnes. "Le disparu reste souvent un chiffre. Moi, je ne veux pas qu’il soit un #chiffre, je veux qu’il soit un #nom." Il s’appelait Mohammed El Boustaoui. "Mon roman donne à voir un nom, une famille, un être humain". Écrire est aussi une façon de ’répondre au silence des structures officielles’", complète la jeune femme.

    Mobilisations face au Parlement et au ministère des affaires étrangères

    Au Maroc, les #familles de disparus décrivent en effet le #tabou qui règne autour des disparitions, tant le fait de prendre la route de l’exil est mal considéré. Hafida s’en souvient : lorsqu’elle a tenté en 2022 de déposer, pour l’association, une déclaration collective de disparitions à la police marocaine, "ils nous ont dit : ’Votre proche, c’est lui qui s’est enfui du pays. Ce n’est pas un disparu’. On était criminalisés. Cela m’a mise en colère".

    Dans la foulée, l’association s’est mobilisée face à ce refus de prise en compte des autorités. Des familles sont venues de Beni Mellal, de Oujda, de Marrakech, de Berkane… jusqu’à Rabat. "On était quasiment 80 familles représentées", raconte Hafida. Ensemble, elles ont tenu un #sit-in devant le Parlement à la façade rouge, situé sur une grande avenue de la capitale. Au milieu de cette avenue se trouve une fine esplanade, éclatante au soleil, cernée de hauts palmiers et de quelques bancs : celle-ci fait office de lieu de rassemblement pour les manifestations. "Malheureusement, ce jour-là, les familles ont été frappées par les forces de l’ordre", raconte Hafida.

    Pas de quoi les décourager cependant. "Après, on s’est dirigé en groupe vers le ministère des affaires étrangères pour y déposer notre déclaration. Ensuite, l’association s’est chargée du suivi avec le ministère", expose Hafida Labiad. Un an après, en 2023, nouveau rendez-vous ici à Rabat : cette fois, pour un sit-in devant le siège de la délégation de l’Union européenne (UE). Une représentante est venue à leur rencontre, à laquelle les familles ont pu remettre une lettre contenant leurs revendications pour obtenir l’aide de l’UE quant aux recherches de leurs proches disparus et au processus d’identification. Les familles ont aussi pu se rendre au siège du CICR (comité international de la Croix-Rouge) au Maroc.

    Malgré ces #mobilisations, "on voit peu de changement dans nos relations avec les autorités et la police". Une victoire tout de même, avec le ministère marocain des affaires étrangères : "Eux reconnaissent désormais qu’il s’agit de disparitions". Grâce à ce canal ouvert avec ce ministère, en 2025, le consulat du Maroc en Espagne, basé à Almeria, a demandé de lui-même des informations sur les disparus recensés par l’association, pour procéder à d’éventuelles identifications de corps retrouvés en Espagne. Depuis, les familles attendent des nouvelles.

    #Identification des corps : quand le collectif ouvre les portes

    S’engager dans des procédures d’identification reste un parcours du combattant : l’association permet de donner du poids aux familles pour obtenir la prise en charge de leur test #ADN. Le cas de Fatema Mesdar l’illustre bien. Son fils Oussama Lamari a disparu avec 33 autres personnes, à bord d’un bateau parti des côtes tunisiennes. Seuls deux corps auraient été retrouvés.

    Mais cela, les familles marocaines ne l’ont appris que trois mois après le naufrage. "Cette absence d’informations, c’est aussi parce que les passeurs s’en sont mêlés. Le jour où on l’a appris, il était trop tard, les corps allaient être enterrés [dans la ville de] Menzel Bourguiba…", raconte Fatema, habillée tout en rose pâle, le regard doux. "On attend encore de connaître leur identité : le premier corps a été identifié, mais le deuxième toujours pas, alors qu’il y avait deux passeports retrouvés”.

    Pendant des semaines, avant de connaître l’association, Fatema avait mené ses recherches en solitaire. "Je suis allée de Casablanca à Tunis, toute seule, en avion. J’y suis restée 45 jours. Je menais mes recherches isolée sur moi-même, dans l’obscurité". Plusieurs familles finissent par lui dire de ne pas rester seule et une femme l’oriente vers l’association, à laquelle Fatema Mesdar confie tous ses documents et vidéos obtenues lors de ses recherches en Tunisie sur le naufrage. Elle commence à participer à des ateliers regroupant les familles. "On m’a donné la parole. Pour la première fois je me suis sentie soulagée, écoutée. C’étaient des moments forts émotionnellement."

    Ce soutien lui a donné l’énergie de relancer ses recherches, auprès d’autres institutions, appuyée désormais par l’association. Fatema est retournée en Tunisie, mais cette fois, en portant la parole de tout un groupe. "Aucune porte ne m’a été fermée, parce que je portais la parole de tout un collectif. Toutes les structures m’ont reçue et écoutée. J’ai été à Djerba, à Sfax, auprès de la gendarmerie, la police, le ministère de l’Intérieur, les gardes-côtes tunisiens… On m’a accueillie partout. J’ai même pu faire mon test ADN gratuitement."

    Au-delà de son cas, Fatema Mesdar bataille désormais pour améliorer les #procédures_d’identification pour toutes les familles de disparus. Mais aussi pour les encourager à transmettre leurs données et leur ADN. "Au début les familles des disparus dans le même bateau que mon fils avaient peur, par rapport aux #passeurs : l’un était en Tunisie et l’autre, un Marocain, en Italie", relate-t-elle. La peur se joue aussi dans la relation aux autorités : "Il faut de la #sensibilisation", insiste Fatema.

    Décès, détenus : quand les #enquêtes_citoyennes aboutissent

    Malgré toutes ces procédures administratives et judiciaires, "j’ai l’impression de n’avoir rien fait pour mon fils. Je me sens coincée", confie Fatema, toujours en attente de réponse. La Tunisie lui a indiqué que son test ne correspondait à aucun corps retrouvé. Côté marocain, elle est toujours en attente. Comme d’autres familles, elles aimeraient pouvoir envoyer ses données en Espagne ou au Portugal, de l’autre côté de la mer. "Je veux juste un cheveu de mon fils, vivant ou mort. Je veux juste aller pleurer sur la tombe de mon fils".

    Le problème, c’est qu’il "n’y a pas de réelle concertation des différentes autorités sur la question de l’identification. Nous avons besoin d’une #base_de_données centralisée", défend Hassan Ammari, le président de l’association. Son équipe a procédé elle-même à l’identification de 56 personnes depuis 2017. Hors des procédures officielles en premier lieu, et avec les moyens du bord - jusqu’à obtenir la validation officielle, in fine, d’un juge qui autorise ainsi la famille à récupérer le corps. Ce travail citoyen de fourmi, aboutissant à des dossiers enfin clôturés, est synonyme de "souffrance, car c’est un processus extrêmement fastidieux".

    D’autres dossiers se concluent par des proches retrouvés en prison. Bouaïcha, membre de l’association depuis un peu plus d’un an, avait perdu la trace de son fils en Algérie il y a sept ans. "En premier lieu, on m’a dit qu’il était mort. Mais j’avais le sentiment qu’il était en vie. Je suis allée seule de Casablanca à Oran, pour ramener mon fils vivant ou mort : je m’étais donné ce défi là". Mais seule, "je ne savais pas où aller, à quelles structures m’adresser, quels discours utiliser", retrace cette femme au sourire mélancolique, des plis rieurs aux coins des yeux, vêtue tout de bleu. "Pendant un mois, de 7 heures du matin à 19 heures, je tapais à toutes les portes, en vain. J’ai aussi gaspillé énormément d’argent dans les transports".

    Depuis sa rencontre avec l’association, elle a pu relancer ses recherches, avec l’appui d’une avocate. Quinze jours après, l’avocate avait identifié la prison où son fils se trouvait en réalité détenu en Algérie, au nom de la loi 08-11, qui rend l’immigration irrégulière pénalement répréhensible de plusieurs années de prison. "Mère d’un disparu, elle est devenue mère d’un détenu", résume Hassan. Sept ans après, "j’ai enfin pu rendre visite à mon fils, en prison" raconte, émue, Bouaïcha. "Pour seulement 15 minutes". Depuis, son fils a aussi réussi à lui envoyer des lettres, et à lui parler une fois par téléphone, grâce à la clémence d’un gardien.

    Rencontrer d’autres familles, "c’est ce qui m’a donné la force de parler de mon fils", malgré cette condamnation qui couvre d’une chape de plomb son histoire. "L’association a été un tournant dans ma vie", conclut Bouaïcha. Aujourd’hui, j’ai trouvé une famille. Une grande famille".

    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/72092/se-regrouper-pour-pouvoir-parler-de-la-disparition-de-nos-proches--au-
    #migrations #mourir_aux_frontières #décès #morts_aux_frontières #femmes #criminalisation

    ping @6donie

  • Saint-Louis : une pirogue avec plus de 150 migrants échoue a... | Seneweb -
    ▻https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/saint-louis-une-pirogue-avec-plus-de-150-migrants-echoue-au-large-85-interp

    Saint-Louis : une pirogue avec plus de 150 migrants échoue au large, 85 interpellés dont des mineurs gambiens, 5 hospitalisés en urgence
    Auteur : Mor Mbaye CISSE
    Une pirogue transportant plus de 150 candidats à l’émigration irrégulière a échoué ce samedi matin au large des côtes de Saint-Louis alors qu’elle tentait de rallier les îles Canaries. L’opération a mobilisé la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT), renforcée par des éléments du commissariat central de Saint-Louis.
    Aux environs de 6 heures du matin, l’embarcation est signalée au large de la plage de Guet Ndar. Lors de leurs auditions, les migrants ont unanimement déclaré que la pirogue avait pris le départ depuis le territoire gambien le dimanche 11 mai 2026, soit cinq jours avant son échouage. Arrivés au large des côtes mauritaniennes, l’un des moteurs hors-bord est tombé en panne, contraignant l’embarcation à faire demi-tour vers le Sénégal. À leur arrivée à Saint-Louis, les conducteurs ont procédé au transbordement des candidats dans de petites pirogues avant de prendre une destination inconnue à bord de l’embarcation principale avec laquelle ils tentaient de rallier l’Espagne. Les passeurs ont ainsi pris la fuite, abandonnant les migrants à leur sort.
    L’intervention des forces de l’ordre à la plage de Guet Ndar a permis d’interpeller 85 individus de plusieurs nationalités : 09 Sénégalais, 38 Gambiens dont 05 mineurs, 25 Maliens, 06 Ivoiriens, 01 Gabonais et 01 Congolais. En raison de leur état de santé préoccupant, 5 personnes ont été évacuées en urgence à l’hôpital régional de Saint-Louis selon des sources de Seneweb. L’enquête ouverte par la DNLT suit son cours pour identifier et interpeller les passeurs qui ont pris la fuite après le transbordement. Le procureur de Saint-Louis a été informé des faits.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#saintlouis#gambie#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mauritanie#atlantique

  • Sur la route des Canaries, une mission de surveillance aérienne pour repérer les bateaux de migrants en détresse - InfoMigrants
    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/69772/sur-la-route-des-canaries-une-mission-de-surveillance-aerienne-pour-re

    Sur la route des Canaries, une mission de surveillance aérienne pour repérer les bateaux de migrants en détresse
    Par Julia Dumont Publié le : 11/02/2026
    Depuis la mi-janvier, l’ONG Humanitarian Pilots Initiative mène une opération test de surveillance aérienne dans l’Atlantique pour tenter de repérer des embarcations de migrants en difficultés sur la route des Canaries. C’est la troisième mission de ce type depuis le printemps dernier. De nombreux canots se retrouvent en détresse sur cette route migratoire où aucun bateau humanitaire ne navigue.
    C’est une zone grande comme la Suisse, balayée par des vents violents et des courants puissants. La route migratoire des Canaries s’étend sur près de 2 000 km, des côtes de Guinée à l’archipel espagnol des Canaries, au large du continent africain.
    Même si le nombre d’arrivées a baissé en 2025, de nombreuses embarcations de migrants s’aventurent toujours sur cet itinéraire dans l’espoir d’atteindre l’archipel espagnol. Le voyage dure en moyenne sept jours et il n’est pas rare que des embarcations disparaissent en mer. Mais, contrairement à la Méditerranée centrale, aucun navire humanitaire ne circule dans l’Atlantique pour secourir les bateaux de migrants en difficultés. Seuls les services de secours en mer espagnols et les gardes-côtes marocains peuvent intervenir.
    C’est pour combler ce manque que l’ONG Humanitarian Pilots Initiative (HPI) a lancé mi-janvier une nouvelle mission de surveillance aérienne dans l’Atlantique, la troisième en neuf mois. Cette surveillance aérienne dans l’Atlantique a été lancée au printemps dernier et est encore à l’état de projet pilote.
    « Jusqu’à présent, ce n’était que des missions exploratoires. Nous aimerions pouvoir réellement commencer à partir de cet été avec un projet cohérent et des opérations sur le long terme », indique à InfoMigrants Pascal Stadelmann, pilote d’avion professionnel et volontaire pour HPI, comme une vingtaine d’autres pilotes. Ces trois premières missions de test ont appris aux équipes de HPI que la recherche de bateaux en détresse ne peut pas se faire de la même manière en Méditerranée et dans l’Atlantique. L’ONG mène depuis plusieurs années des opérations de surveillance aérienne en Méditerranée pour repérer les embarcations de migrants en détresse mais entre ces deux zones maritimes, les façons d’agir diffèrent.
    « La différence la plus frappante réside dans la taille même de la zone opérationnelle. La distance entre la Libye et l’île italienne de Lampedusa est d’environ 140 milles marins [environ 260 km, ndlr], tandis que dans l’Atlantique, elle peut atteindre 1 300 milles marins [2 400 km, ndlr] », explique Cat Spangehl, coordinatrice des opérations aériennes de HPI, dans une interview publiée sur le site de l’ONG. « Une autre différence majeure est l’absence d’infrastructures de sauvetage [sur la route des Canaries]. En Méditerranée, il existe des navires de sauvetage civils et les gardes-côtes italiens. En Atlantique, en revanche, nous devons souvent compter sur des cargos, des pêcheurs ou des marins pour nous aider en cas d’urgence, même s’ils ne sont ni formés ni équipés pour de tels sauvetages », poursuit-elle.
    Pour faire face à ces contraintes, les équipes de HPI ont imaginé un nouveau mode d’action. « À l’heure actuelle, nous sommes en quelque sorte en veille. Cela signifie que notre équipage est basé en Europe continentale mais est prêt à embarquer sur un vol à destination des îles Canaries dans les 24 heures si quelque chose se présente et que nous voulons partir à sa recherche », détaille Pascal Stadelmann. L’appareil Beechcraft 58 Baron utilisé pour la mission est, lui, positionné sur l’île de Grande Canarie et prêt à décoller à tout moment.
    Au début de la mission, « nous avons commencé à effectuer des vols pendant plusieurs semaines et nous avons essayé de déterminer comment fonctionner au mieux [...] L’un des enseignements que nous avons tiré était que voler sans avoir aucune information [sur les bateaux en détresse] n’avait pas beaucoup de sens », raconte Pascal Stadelmann.Pour obtenir un maximum d’informations sur les pirogues en difficultés, les membres d’HPI collaborent avec des organisations comme Alarm phone et Caminando Fronteras.
    « Les canots partent de très loin au sud [des départs vers les Canaries se font désormais aussi depuis la Guinée et la Gambie, ndlr] et le voyage dure parfois jusqu’à deux semaines, rappelle le pilote. Les proches des exilés commencent généralement à contacter les ONG après une semaine ou dix jours pour demander des nouvelles. C’est généralement à ce moment-là que les informations commencent à circuler. En fonction de ces informations, nous faisons une estimation de l’endroit où le bateau pourrait se trouver et nous décidons si nous devons voler ou non ».
    Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, plus de 3 000 migrants sont morts en 2025 en tentant de rejoindre clandestinement l’Espagne à la recherche d’un avenir meilleur. La plupart des décès ont eu lieu sur la route de l’Atlantique, entre l’Afrique et l’archipel espagnol des Canaries. Les pays européens restreignant les visas et contrôlant de plus en plus leurs frontières, ces personnes migrantes sont forcées de prendre cette route périlleuse. La route migratoire de la Méditerranée centrale a, elle aussi, été meurtrière en 2025. Plus de 1 870 personnes y ont perdu la vie l’an dernier, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Mais les navires humanitaires présents dans cette zone maritime parviennent à effectuer de nombreux sauvetages d’embarcations, notamment grâce au soutien aérien de plusieurs avions de surveillance aérienne, tels que le Sea-Bird et le l’Albatross Uno de HPI en collaboration avec les ONG Sea-Watch et SOS Méditerranée.

    #Covid-19#migration#migrant#canaries#atlantique#routemigratoire#humanitaire#sante#mortalite#gambie#guinee

  • Drame à Khonkh Yoye (Tivaouane) : Plus de 100 jeunes portés... | Seneweb -
    ▻https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/drame-a-khonkh-yoye-tivaouane-plus-de-100-jeunes-portes-disparus-en-mer-dep

    Drame à Khonkh Yoye (Tivaouane) : Plus de 100 jeunes portés disparus en mer depuis le 5 décembre 2025
    Auteur : Cheikh CAMARA, Correspondant à Thiès
    Les habitants du village de Khonkh Yoye, dans la commune de Darou Khoudoss, entre Diogo et Lompoul (département de Tivaouane) sont désespérés par la disparition en mer, depuis le 5 décembre 2025, de plus de 100 jeunes embarqués à bord d’une pirogue à destination de l’Espagne. Leurs familles n’ont encore aucune nouvelle de leur situation et lancent un appel aux autorités sénégalaises, marocaines, mauritaniennes et espagnoles pour les retrouver. « Ma fille est partie sans dire au revoir à personne. Personne n’était au courant de son projet. Elle a fermé son salon de coiffure pour partir à l’aventure » confie, le cœur meurtri, sa mère. Les populations locales, qui nourrissent toujours l’espoir de retrouver leurs enfants sains et saufs, sollicitent l’intervention urgente de la marine nationale.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#atlantique#mortalite#sante#routemigratoire#migrationirreguliere#tivaouane

  • Sénégal : les migrants, fantômes de l’Atlantique - InfoMigrants
    ►https://www.infomigrants.net/fr/post/69571/senegal--les-migrants-fantomes-de-latlantique

    Sénégal : les migrants, fantômes de l’Atlantique
    Par FRANCE 24 Publié le : 02/02/2026
    Vingt ans après la crise migratoire de 2006, la route atlantique entre le Sénégal et les îles Canaries reste l’une des plus dangereuses pour les migrants. En 2024, plus de 10 000 personnes y sont mortes ou portées disparues. Confrontées à l’anonymat de ces victimes, familles et associations tentent de leur rendre un nom. Reportage de Sarah Sakho et Simon Martin.

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#routemigratoire#atlantique#mortalite#sante

  • Route des Canaries : deux hommes retrouvés morts dans un canot secouru dans l’Atlantique - InfoMigrants
    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/69263/route-des-canaries--deux-hommes-retrouves-morts-dans-un-canot-secouru-

    Route des Canaries : deux hommes retrouvés morts dans un canot secouru dans l’Atlantique
    Par Clémence Cluzel Publié le : 16/01/2026
    Un canot pneumatique transportant une centaine de passagers a été secouru mercredi par les autorités espagnoles dans le sud-est d’El Hierro, une île des Canaries, après avoir dérivé pendant une semaine dans l’Atlantique. Au total, 106 survivants, dont des femmes et des mineurs, ont été acheminés au port d’Arguineguín. Deux exilés sont également décédés. Deux hommes sont décédés à bord d’un canot pneumatique qui dérivait depuis une semaine dans l’Atlantique, au large de Dakhla (Sahara). L’embarcation, qui transportait 106 autres personnes désireuses de rejoindre les îles Canaries, a été secourue mercredi 14 janvier, ont indiqué les services d’urgence du port d’Arguineguín (Grande Canarie) à l’agence de presse espagnole EFE.
    Le bateau de fortune avait été localisé par un cargo, le Sara M, dans l’après-midi du mercredi, à environ 275 km au sud-est d’El Hierro. L’équipage avait alors alerté les autorités espagnoles, puis distribué de l’eau ainsi que des médicaments, avec l’aide du cargo Eurostar, en attendant l’arrivée du Guardamar Urania, le bateau de sauvetage des autorités. Le canot transportait 74 hommes mais également 20 femmes ainsi que quatre mineurs, ont indiqué les services de sauvetage en mer. Les passagers se sont retrouvés confrontés à de très mauvaises conditions maritimes, avec des vagues de deux à trois mètres ainsi que des vents pouvant atteindre les 65 km/h. Ces avaries ont provoqué la dérive du bateau, cela durant une semaine.
    Après 18 heures de navigation, les survivants ainsi que les corps des deux hommes décédés - dont l’un est mort pendant le sauvetage - ont été rapatriés par le Guardamar Urania au port d’Arguineguín. Une personne a également été évacuée vers un hôpital pour y suivre des soins. La nationalité des passagers reste pour l’heure inconnue tout comme le lieu de départ de l’embarcation.
    Les drames recensés sur la route des Canaries au départ des pays d’Afrique de l’Ouest continuent d’être très fréquents. Depuis plus d’un mois, une pirogue partie de Gambie et transportant entre 200 et 300 migrants a disparu dans l’Atlantique alors qu’elle tentait de gagner l’archipel des Canaries. Le 1er janvier, le naufrage d’un bateau avec plus de 200 migrants à son bord, au large de la Gambie, a fait au moins 39 morts alors que 112 personnes ont pu être secourues. Pour échapper au renforcement des contrôles policiers et au durcissement des politiques migratoires en Mauritanie, au Sénégal et au Maroc, autrefois épicentres des embarcations de migrants originaires d’Afrique de l’Ouest, de nouvelles routes migratoires à destination des Canaries émergent ces derniers mois.
    Désormais, la Gambie est de plus en plus empruntée par les migrants souhaitant rejoindre l’archipel des Canaries. Les départs de pirogues se font également de plus en plus depuis la Guinée et la Guinée-Bissau. Du fait de leur éloignement des Canaries, ces itinéraires sont plus souvent meurtriers puisqu’en allongeant la traversée, ils augmentent également les risques de naufrage et de dérive des embarcations. En 2025, plus de 17 500 exilés sont arrivés aux Canaries par la route Atlantique contre environ 47 000 personnes durant l’année 2024. Soit une chute de 62% due aux partenariats conclus entre l’Europe et plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest afin d’endiguer les flux migratoires et l’intensification de la répression - par des interpellations et expulsions - contre les migrants dans ces pays. La forte baisse des arrivées dans l’archipel s’est également traduite par ricochet sur le nombre de décès et disparitions recensés sur la route de l’Atlantique. Selon l’ONG Caminando Fronteras, 1 906 exilés sont morts ou ont disparus sur cette route durant l’année 2025, contre 9 757 pour l’année précédente. Cette reconfiguration a favorisé en parallèle l’émergence d’une autre route migratoire vers l’Espagne, via les Baléares. Celle-ci, de plus en plus utilisée, connait une recrudescence des arrivées depuis janvier 2025. Au point que cet itinéraire au départ de l’Algérie est désormais devenu « la principale route de transit vers l’Espagne », selon cette même ONG. En 2025, plus 7 200 migrants ont rejoint cet archipel situé au large de la côte est de l’Espagne, contre 5 900 en 2024. Soit une augmentation de 27%, d’après les autorités espagnoles. Cette route algérienne « est principalement empruntée par des ressortissants algériens, bien que des migrants syriens et palestiniens soient également fréquemment présents en plus petit nombre. En 2025, des migrants somaliens ont rejoint les ressortissants des pays d’Afrique de l’Ouest qui avaient commencé à emprunter cette route plusieurs années auparavant », précise Caminando Fronteras. Avec l’augmentation des arrivées de migrants, c’est aussi une hausse des décès qui est enregistrée. Alors que 517 personnes ont perdu la vie lors de cette traversée en 2024, le chiffre grimpe à 1 037 décès pour 2025.

    #Covid-19#migration#canaries#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite#atlantique

  • Route des Canaries : près de 800 migrants interceptés en Gambie - InfoMigrants
    ▻https://www.infomigrants.net/fr/post/69147/route-des-canaries--pres-de-800-migrants-interceptes-en-gambie

    Route des Canaries : près de 800 migrants interceptés en Gambie
    Par La rédaction Publié le : 12/01/2026
    Ces derniers jours, les autorités gambiennes ont intercepté, lors de trois opérations, 782 migrants dans leur tentative de rejoindre clandestinement l’archipel espagnol des Canaries, a annoncé vendredi le ministère de l’Intérieur. Depuis plusieurs mois, les départs depuis la Gambie se sont multipliés face au renforcement des contrôles côtiers au Maroc, au Sénégal et en Mauritanie.
    Les autorités gambiennes se mobilisent contre l’immigration irrégulière. Ces derniers jours, les policiers ont procédé à « l’interception de 782 migrants et à l’arrestation de quatre organisateurs » de traversées vers les Canaries, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué publié vendredi 9 janvier.
    Parmi les personnes interceptées, puis remises en liberté sous caution, figurent 233 ressortissants du Sénégal, 197 de Gambie, 176 de Guinée et 148 du Mali, peut-on lire dans le communiqué.Ces exilés ont été interpellés lors de « trois opérations (...) à travers plusieurs localités du pays », a précisé à l’AFP Simon Lowe, porte-parole du Département de l’immigration en Gambie.
    Ces opérations ont débuté le 3 janvier, après qu’au moins 39 personnes sont mortes dans le naufrage de leur embarcation au large de la Gambie dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier. Cent-douze migrants ont été secourus, dont 23 sont hospitalisés, mais des dizaines d’autres sont toujours portés disparus.Le naufrage de ce bateau, qui transportait plus de 200 personnes, a ému ce pays ouest-africain d’où de nombreux exilés essayent d’atteindre les Canaries espagnoles par la périlleuse route de l’Atlantique.
    Ces derniers mois, les départs depuis la Gambie se sont multipliés face au renforcement des contrôles côtiers au Maroc, au Sénégal et en Mauritanie. Plus de 1 500 km séparent les côtes gambiennes des îles Canaries, rendant la traversée bien plus dangereuse."La distance est importante – il faut entre quatre et sept jours de navigation si tout se passe bien [pour rejoindre l’archipel espagnol] –, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise, d’autant que le comportement des passeurs peut accroître le danger", expliquait Delphine Perrin, spécialiste des politiques migratoires africaines fin septembre à InfoMigrants.
    Dans ce contexte, les autorités gambiennes ont décidé de durcir leurs contrôles. « Le gouvernement gambien observe avec une profonde inquiétude une augmentation rapide du nombre de personnes tentant de rejoindre l’Europe par la mer en utilisant la Gambie comme base de départ », a déploré le ministère de l’Intérieur. Cette situation a déclenché « l’activation d’équipes d’opération spéciale pour y répondre de manière décisive », en procédant à des arrestations début janvier.
    Une embarcation partie le 5 décembre des côtes gambiennes, avec au moins 200 migrants à bord, a disparu depuis plus d’un mois dans l’Atlantique. L’absence de nouvelles des passagers de la pirogue a été signalée par des familles comptant des proches à bord, a affirmé vendredi 9 janvier à l’AFP Mamadou Guèye Thioune, membre d’un Comité gouvernemental sénégalais de lutte contre la migration irrégulière. De nombreux migrants ouest-africains se trouvaient dans l’embarcation, a-t-il ajouté, citant ces familles.Une autre pirogue transportant plus de 190 migrants, dont on était sans nouvelles depuis son départ des côtes du nord de la Gambie le 17 novembre, a fait naufrage, selon la Fondation Ebrima sur la situation des migrants.
    Et enfin samedi 10 janvier, les autorités sénégalaises ont secouru 61 exilés en détresse en mer, selon la presse locale. Leur embarcation était partie de Gambie une semaine plus tôt avec 200 exilés à bord. Un seul corps a été retrouvé par la police, ce qui laisse présager des dizaines de disparus.

    #Covid-19#migrant#migration#gambie#atlantique#routemigratoire#migrationirreguliere#mortalite #sante

  • En Gambie, le « backway », la migration en pirogue vers les Canaries, souvent mortelle
    ▻https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/01/13/en-gambie-le-backway-la-migration-en-pirogue-vers-les-canaries-souvent-morte

    En Gambie, le « backway », la migration en pirogue vers les Canaries, souvent mortelle
    par Jules Crétois (Banjul, envoyé spécial)
    Plus d’un mois après son départ, une pirogue partie de Gambie pour rallier les îles espagnoles des Canaries, avec environ 300 personnes à son bord, originaires de différents pays d’Afrique de l’Ouest, est introuvable. L’embarcation avait quitté le village côtier de Jinack le 5 décembre 2025. Le 6 décembre, elle était au large de Joal-Fadiouth, au Sénégal. Depuis, aucune nouvelle. Les acteurs de la société civile, en Gambie et au Sénégal notamment, s’alarment.
    " La traversée vers les Canaries est censée durer une semaine. Ils n’ont pas pris la mer par bon temps… C’est très inquiétant », soupire Saliou Diouf, président de l’association locale sénégalaise Boza Fii, engagée dans l’aide aux migrants. Le responsable associatif connaît certains des passagers, originaires de la région côtière du Sine Saloum, au Sénégal. « Je sais qu’il y a une mère de famille sénégalaise sur le bateau. Il y a aussi un couple parti avec leur enfant », détaille-t-il.
    Depuis plusieurs mois, les contrôles réguliers au large de la Mauritanie et du Sénégal ont poussé les candidats à la migration à partir des côtes gambiennes et guinéennes. Mais en se déplaçant toujours plus loin vers le sud, la traversée pour rejoindre l’Europe via les îles espagnoles situées dans l’Atlantique, au large du Maroc, est toujours plus périlleuse.Depuis le mois de décembre, les incidents se succèdent. Le 1er janvier, au moins 39 personnes ont trouvé la mort dans un naufrage survenu au large de Jinack. Le 8 janvier, les autorités gambiennes ont annoncé avoir sauvé 112 migrants originaires de Gambie, de Guinée, du Sénégal et d’autres pays africains. En 2025, 1 906 personnes sont mortes durant la traversée des côtes africaines vers les Îles Canaries, parmi lesquelles 160 étaient parties de Gambie, selon l’ONG Caminando Fronteras.
    Depuis plusieurs semaines, Jinack, logé dans un réseau de petites îles et presqu’îles dans la mangrove, est devenu un point de départ particulièrement prisé. La coutume interdit l’entrée de policiers en uniforme dans la communauté, ce qui complique les opérations des forces de l’ordre. « Nous avons perdu des fils dans les traversées ! Le village et ses abords connaissent un afflux de migrants. La situation est difficile et, en plus, on nous accuse dans les médias, et parfois jusqu’à certains policiers, d’être complices des départs », s’insurge un habitant du village, sous couvert d’anonymat.
    Depuis plusieurs jours, en Gambie, tout le monde a l’expression « backway » (« en arrière », en anglais) à la bouche. Elle désigne le voyage en pirogue vers ce que beaucoup de jeunes appellent « Babylone » : l’Europe. Sur le réseau social TikTok, « Ebrima Migrants », de son vrai nom Ebrima Drammeh, lui-même un jeune survivant de la migration irrégulière, cumule des centaines de milliers de likes en alertant sur les dangers de la traversée, à l’appui sa propre expérience.
    En décembre 2025, il contestait des déclarations du ministre de l’information gambien, Ismaila Ceesay, selon lesquelles l’attention médiatique sur le backway a enflé davantage que le nombre de départs. Lors d’un meeting politique, le 5 janvier, le président gambien, Adama Barrow, a de son côté mis en cause les familles qui financent le voyage à leurs enfants, suscitant des critiques de l’opposition.
    Le 9 janvier, le gouvernement gambien a annoncé lancer l’opération « Zero Departure » (« zéro départ », en anglais). « Une force spéciale a été déployée dans les régions pour perturber et démanteler les réseaux de trafic d’êtres humains », ont annoncé les autorités, qui reçoivent, au nom de cette lutte contre l’émigration illégale, des financements européens. Sur la première semaine de janvier 2026, Banjul a annoncé l’arrestation de 782 candidats au départ. « Cette pirogue disparue, dont on espère qu’elle n’a pas chaviré, illustre encore une fois les limites d’une approche purement sécuritaire et répressive », soupire Saliou Diouf. « Les contrôles se durcissent dans un pays, les migrants se dirigent vers un autre. Il faut maintenant penser en termes de sauvetage, pas d’arrestations », plaide l’activiste sénégalais.

    Covid-19#migrant#migration#gambie#canaries#atlantique#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite

  • Thiaroye : 59 candidats à l’émigration secourus, une femme d... | Seneweb -
    ▻https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/thiaroye-59-candidats-a-lemigration-secourus-une-femme-decede-et-un-enfant-

    Thiaroye : 59 candidats à l’émigration secourus, une femme décède et un enfant de 3 ans rescapé
    Auteur : Ablaye Gadiaga Sarr
    Ce samedi 10 janvier 2026, aux environs de 6 heures du matin, la Brigade territoriale de Thiaroye est intervenue à la suite d’une alerte signalant une pirogue en détresse sur la plage de Thiaroye. À leur arrivée, les gendarmes ont découvert 59 personnes épuisées et en détresse. Parmi elles se trouvaient un enfant de 3 ans et une femme de nationalité ghanéenne, malheureusement décédée. Les candidats, secourus par la gendarmerie, avaient embarqué depuis la Gambie dans le but de rejoindre l’Espagne par voie maritime. Ils ont ensuite été mis à la disposition des services compétents.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#thiaroye#ghana#routemigratoire#atlantique#migrationirreguliere#sante#mortalite