• Facebook expérimente la disparition du nombre de « j’aime » en Australie afin d’alléger la « pression » sociale.
    https://www.20minutes.fr/arts-stars/culture/2614655-20190927-australie-facebook-experimente-disparition-nombre-aime

    Facebook a annoncé vendredi avoir commencé à cacher le nombre de mentions « j’aime » récoltées par les publications sur son réseau en Australie. Cette mesure à l’essai vise à alléger la « pression » sociale et pourrait être étendue à l’échelle mondiale.

    Depuis vendredi, les utilisateurs australiens ne peuvent plus voir le nombre de « j’aime » récoltés par une publication ni le nombre de fois où une vidéo a été visionnée sur le réseau social. Seul l’auteur de la publication sait combien de personnes l’ont appréciée. [Les #CM sont rassurés]

    « Nous ne voulons pas que [les utilisateurs de] Facebook se sentent en compétition », a expliqué le géant américain des réseaux sociaux dans un communiqué. « C’est un test destiné à étudier comment les gens réagissent à ce nouveau format », souligne Facebook qui souhaite « tirer les leçons » de cette expérience, « afin de voir si nous allons la déployer plus largement ».

    Cette modification majeure a pour objectif d’alléger quelque peu la pression sociale liée au besoin de gagner l’approbation des autres, et de concentrer davantage l’#attention sur la publication elle-même, plutôt que sur sa popularité. Plus d’un milliard de personnes utilise Facebook à travers la planète, mais le géant des réseaux sociaux est accusé d’avoir un impact sur la santé mentale, notamment des jeunes.

    En Australie, un enfant sur cinq serait victime de harcèlement en ligne, selon le délégué australien à la cybersécurité. L’an dernier, le suicide d’une adolescente de 14 ans, star des publicités d’une célèbre marque australienne, après avoir été harcelée en ligne, avait particulièrement sensibilisé la population à ce problème. Facebook a décrit cette mesure, sans en préciser la durée, comme « un test limité afin d’en tirer rapidement des enseignements ».

    L’essai intervient près de trois mois après celui conduit sur Instagram, son réseau de partage d’images comptant un milliard d’utilisateurs dans le monde.

    Instagram a fait disparaître le nombre de « j’aime » de ses publications d’abord au Canada avant d’étendre l’expérience à l’Australie et au Brésil entre autres. « Bien que cela ait été essayé sur Instagram, Facebook et [Instagram] sont des plateformes différentes et nous observerons probablement des résultats différents », a précisé Facebook.

    Jocelyn Brewer, chercheuse spécialiste de cyberpsychologie, a accueilli cette annonce avec « un mélange de scepticisme et d’intérêt ». Si elle se félicite que Facebook étudie l’impact des « indicateurs de vanité » sur le bien-être des gens, elle s’attend aussi à ce que les utilisateurs trouvent vite d’autres moyens d’exprimer leurs appréciations.

  • Louis Joinet, la liberté et les raisons d’État
    https://www.lemonde.fr/justice/article/2013/12/20/louis-joinet-la-liberte-et-les-raisons-d-etat_5995548_1653604.html

    « Casamayor savait s’en prendre à l’arrogance sociale de certains de ses collègues, si souvent couchés devant la pire déraison d’Etat », écrit Joinet dans ses Mémoires. Il disait aux juges que « l’#attention ne suffit pas » : il y fallait aussi « l’#inquiétude ».

  • #dopamine
    https://www.arte.tv/fr/videos/RC-017841/dopamine
    8 épisodes de 7 mns sur l’#internet_des_plateformes et #cerveau.

    La forme me dérange pas mal, comme la série de reportages sur la propagande (https://www.arte.tv/fr/videos/RC-017871/propagande), mais bon, les capsules sont claires et édifiantes (c’est aussi ça la propagande, mais je m’égare). #attention #cognition

    Tu es accro à tes applis ? Tous les matins après Twitter, tu checkes tes flammes sur Tinder. Pas de métro sans YouTube ou Candy Crush. Instagram est irrésistible, Facebook addictif, t’es accro à Snapchat... et tu pètes les plombs quand t’as plus de batterie pour Uber. T’inquiète pas c’est normal. Toutes ces applis sont conçues pour te rendre complètement addict en activant dans ton cerveau la molécule responsable du plaisir, de la motivation et de l’addiction... la dopamine !

  • Les vraies motivations de #Happytal, service de conciergerie de luxe pour #hôpitaux
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/08/13/hopital-public-les-vraies-motivations-de-la-conciergerie-happytal_5498887_32

    Cette start-up promet d’« apporter de la douceur » aux patients. Mais son vrai business est l’optimisation de la facturation des chambres individuelles.

    #escrocs #attention

  • Accro à Instagram, Snapchat ou Facebook ? La websérie Dopamine t’explique pourquoi - Geek Junior -
    https://www.geekjunior.fr/tu-es-accro-a-instagram-ou-snapchat-la-webserie-dopamine-explique-pourquo

    C’est bien le propos des 8 épisodes de la websérie qui t’expliquent toutes les stratégies de manipulation sociale mises en place par les éditeurs d’applications pour que tu passes toujours plus de temps devant ton écran. Le but final est de sécréter le plus souvent possible de la Dopamine, la molécule responsable du désir, de la motivation et de l’addiction. L’objectif est aussi de produire de la frustration et un sentiment de manque quand la fameuse dopamine n’est pas activée suffisamment régulièrement.

    #EMI #attention #economieDeLAttention #réseauxsociaux #vidéo

  • Sco pa tu manaa, le « #mème de l’été »
    https://www.marianne.net/societe/sco-pa-tu-manaa-le-premier-meme-de-l-ete-que-personne-ne-comprend

    Et sur le fond, que veut signifier l’internaute qui partage une photo avec l’expression « sco pa tu manaa » ?

    Albin Wagener, enseignant-chercheur en sciences du langage à l’unversité de Nantes, spécialisé dans l’étude des réseaux sociaux : Chacun y met un peu ce qu’il veut, mais je comprends ça comme un moyen d’attirer l’#attention de ses suiveurs sur quelque chose. C’est une invitation au questionnement, parfois au troisième ou quatrième degré. Chacun peut mettre son grain de sel, ça met du lien, sans se prendre au sérieux, et c’est ça qui fait du bien.

    Sait-on comment est apparu ce mème ?

    Non, et c’est un peu la marque de fabrique des phénomènes viraux sur internet. Mais grosso modo, le processus est toujours le même. La phrase est d’abord lancée sur un forum anglophone comme 4Chan, Reddit ou 9Gag, puis quelque temps plus tard, elle bifurque sur Twitter, où elle rencontre un grand succès, parfois après avoir été traduite en français. Mais comment savoir pourquoi, parmi des milliers de mèmes, c’est celui-là qui finit par percer ? Il y a là un mystère. Parfois, ils représentent des figures de la pop culture, facilement identifiables, comme Keanu Reeves, qui fait l’objet d’énormément de mèmes. Dans le cas de « sco pa tu manaa », c’est tout le contraire. On peut supposer que justement, parce que chacun peut se l’approprier, ce mème a une portée plus universelle, ce qui favorise sa diffusion.

    Sur les #mèmes et leur #viralité, voir @fil en 2001 dans le @mdiplo : https://www.monde-diplomatique.fr/2001/11/RIVIERE/8153

    Grand biologiste néodarwinien, Richard Dawkins nomme « mèmes » ces fragments d’idées ou de discours dotés, à l’instar des gènes de la biologie, d’une faculté de reproduction. Pour les théoriciens modernes de l’évolution des espèces, les êtres vivants ne sont que des véhicules pour les gènes, conduisant ceux-ci d’une génération à la suivante. Les gènes montés à bord d’un « bon » véhicule — soit par chance, soit par leur implication directe dans la conduite de ce véhicule — seront, de génération en génération, plus nombreux, et sortiront gagnants de l’évolution.

    Dans le cyberespace (la partie numérique du monde dans lequel évoluent les mèmes) et la noosphère (l’ensemble des pensées humaines, selon une expression trouvant son origine chez Teilhard de Chardin), un mème sort gagnant s’il est capable de monter rapidement à bord d’un grand nombre de « bons véhicules ». Spécialistes de ce type d’infection sans intervention humaine, les « vers » et autres virus informatiques exploitent les failles des logiciels les plus répandus, s’exécutent sur la machine cible qui les répercute vers des centaines de nouvelles cibles, dans une boucle exponentielle.

  • It’s the (Democracy-Poisoning) Golden Age of Free Speech | WIRED
    https://www.wired.com/story/free-speech-issue-tech-turmoil-new-censorship

    Par Zeynep Tufekci

    In today’s networked environment, when anyone can broadcast live or post their thoughts to a social network, it would seem that censorship ought to be impossible. This should be the golden age of free speech.

    And sure, it is a golden age of free speech—if you can believe your lying eyes. Is that footage you’re watching real? Was it really filmed where and when it says it was? Is it being shared by alt-right trolls or a swarm of Russian bots? Was it maybe even generated with the help of artificial intelligence? (Yes, there are systems that can create increasingly convincing fake videos.)

    Or let’s say you were the one who posted that video. If so, is anyone even watching it? Or has it been lost in a sea of posts from hundreds of millions of content pro­ducers? Does it play well with Facebook’s algorithm? Is YouTube recommending it?

    Maybe you’re lucky and you’ve hit a jackpot in today’s algorithmic public sphere: an audience that either loves you or hates you. Is your post racking up the likes and shares? Or is it raking in a different kind of “engagement”: Have you received thousands of messages, mentions, notifications, and emails threatening and mocking you? Have you been doxed for your trouble? Have invisible, angry hordes ordered 100 pizzas to your house? Did they call in a SWAT team—men in black arriving, guns drawn, in the middle of dinner?

    These companies—which love to hold themselves up as monuments of free expression—have attained a scale unlike anything the world has ever seen; they’ve come to dominate media distribution, and they increasingly stand in for the public sphere itself. But at their core, their business is mundane: They’re ad brokers. To virtually anyone who wants to pay them, they sell the capacity to precisely target our eyeballs. They use massive surveillance of our behavior, online and off, to generate increasingly accurate, automated predictions of what advertisements we are most susceptible to and what content will keep us clicking, tapping, and scrolling down a bottomless feed.

    So what does this algorithmic public sphere tend to feed us? In tech parlance, Facebook and YouTube are “optimized for engagement,” which their defenders will tell you means that they’re just giving us what we want. But there’s nothing natural or inevitable about the specific ways that Facebook and YouTube corral our attention. The patterns, by now, are well known. As Buzzfeed famously reported in November 2016, “top fake election news stories generated more total engagement on Facebook than top election stories from 19 major news outlets combined.”

    For Facebook, YouTube, and Twitter, all speech —whether it’s a breaking news story, a saccharine animal video, an anti-Semitic meme, or a clever advertisement for razors— is but “content,” each post just another slice of pie on the carousel. A personal post looks almost the same as an ad, which looks very similar to a New York Times article, which has much the same visual feel as a fake newspaper created in an afternoon.

    What’s more, all this online speech is no longer public in any traditional sense. Sure, Facebook and Twitter sometimes feel like places where masses of people experience things together simultaneously. But in reality, posts are targeted and delivered privately, screen by screen by screen. Today’s phantom public sphere has been fragmented and submerged into billions of individual capillaries. Yes, mass discourse has become far easier for everyone to participate in—but it has simultaneously become a set of private conversations happening behind your back. Behind everyone’s backs.

    The most effective forms of censorship today involve meddling with trust and attention, not muzzling speech itself. As a result, they don’t look much like the old forms of censorship at all. They look like viral or coordinated harassment campaigns, which harness the dynamics of viral outrage to impose an unbearable and disproportionate cost on the act of speaking out. They look like epidemics of disinformation, meant to undercut the credibility of valid information sources. They look like bot-fueled campaigns of trolling and distraction, or piecemeal leaks of hacked materials, meant to swamp the attention of traditional media.

    This idea that more speech—more participation, more connection—constitutes the highest, most unalloyed good is a common refrain in the tech industry. But a historian would recognize this belief as a fallacy on its face. Connectivity is not a pony. Facebook doesn’t just connect democracy-­loving Egyptian dissidents and fans of the videogame Civilization; it brings together white supremacists, who can now assemble far more effectively. It helps connect the efforts of radical Buddhist monks in Myanmar, who now have much more potent tools for spreading incitement to ethnic cleansing—fueling the fastest- growing refugee crisis in the world.

    The freedom of speech is an important democratic value, but it’s not the only one. In the liberal tradition, free speech is usually understood as a vehicle—a necessary condition for achieving certain other societal ideals: for creating a knowledgeable public; for engendering healthy, rational, and informed debate; for holding powerful people and institutions accountable; for keeping communities lively and vibrant. What we are seeing now is that when free speech is treated as an end and not a means, it is all too possible to thwart and distort everything it is supposed to deliver.

    By this point, we’ve already seen enough to recognize that the core business model underlying the Big Tech platforms—harvesting attention with a massive surveillance infrastructure to allow for targeted, mostly automated advertising at very large scale—is far too compatible with authoritarianism, propaganda, misinformation, and polarization.

    #Zeynep_Tufekci #Médias_sociaux #Liberté_expression #Espace_public #Désinformation #Attention

  • America’s elderly seem more screen-obsessed than the young : seniors spend nearly ten hours a day in front of televisions, smartphones and computers https://www.economist.com/graphic-detail/2019/08/14/americas-elderly-seem-more-screen-obsessed-than-the-young

    MANY PARENTS and grandparents will grumble about today’s screen-obsessed youth. Indeed, researchers find that millennials look at their phones more than 150 times a day; half of them check their devices in the middle of the night; a third glance at them immediately after waking up. And yet, when all screens are accounted for, it is in fact older folk who seem most addicted.

    According to Nielsen, a market-research firm, Americans aged 65 and over spend nearly ten hours a day consuming media on their televisions, computers and smartphones. That is 12% more than Americans aged 35 to 49, and a third more than those aged 18 to 34 (the youngest cohort for whom Nielsen has data).

    Most of that gap can be explained by TV. American seniors—three-quarters of whom are retired—spend an average of seven hours and 30 minutes in front of the box, about as much as they did in 2015 (this includes time spent engaged in other activities while the television is blaring in the background). They spend another two hours staring at their smartphones, a more than seven-fold increase from four years ago (see chart).

    The amount of time that millennials devote to their mobile devices has also grown in the same period, from about one hour and 30 minutes to three hours and 30 minutes. But that has been largely offset by their dwindling interest in traditional TV. In fact, Nielsen reckons that daily screen time among 18- to 34-year-olds has increased by barely an hour in the last four years, the smallest rise of any age cohort that it tracks.

    And what about teenagers? Recent data on this group are scarce. However, a report published in 2015 by Common Sense Media, a non-profit group, found that American teens aged 13-18 spent about six hours and 40 minutes per day on screens: slightly more than Nielsen recorded for 18- to 34-year-olds that year, but less than older generations. Today youngsters may waste hours scrolling through Instagram and shooting zombies on Fortnite. But probably no more than their elders fritter on chat-shows and repeats of soaps.

    #écrans #attention

  • Harvard Just Discovered that PowerPoint is Worse Than Useless | Inc.com
    https://www.inc.com/geoffrey-james/harvard-just-discovered-that-powerpoint-is-worse-than-useless.html

    Intuitively, we all know that PowerPoint is a horrible time-suck. (Admit it: don’t you groan inside when the first slide pops up?) And anecdotally, the world’s top entrepreneurs (like Jeff Bezos, Jack Dorsey and Mark Cuban) avoid it like the proverbial plague.

    At least two peer-reviewed studies buttress the anecdotes.

    A study conducted at the University of New South Wales in 2007 by John Sweller (the psychologist who invented Cognitive Load Theory) found that showing audiences the same words that are being spoken reduces, rather than increases, audience comprehension.

    In other words, when you throw up bullet points and then run through them, you’re guaranteeing that whatever you say will be quickly forgotten. Not because you’re bloody boring, but because people can’t read and listen at the same time.

    The entire concept of PowerPoint is apparently misbegotten, according to a recent Harvard study cited in Forbes, which found that

    “PowerPoint was rated (by online audiences) as no better than verbal presentations with no visual aids. (Ouch.)”

    Consider that for a second. You audience will be just as happy with your presentation if you do it without your slides. Which means the time you spent building the deck was basically wasted.

    #Powerpoint #Attention

    • Pour mémoire :

      Edward Tufte : Books - Essay : The Cognitive Style of Powerpoint

      https://www.edwardtufte.com/tufte/powerpoint

      Le fichier pdf téléchargeable ici :

      https://www.dropbox.com/s/y40a3794b1r7k1l/carto%20art%20tufte%20cognitive%20style%20powerpoint.pdf?dl=0

      The Cognitive Style of Powerpoint: Pitching Out Corrupts Within
      In corporate and government bureaucracies, the standard method for making a presentation is to talk about a list of points organized onto slides projected up on the wall. For many years, overhead projectors lit up transparencies, and slide projectors showed high-resolution 35mm slides. Now “slideware” computer programs for presentations are nearly everywhere. Early in the 21st century, several hundred million copies of Microsoft PowerPoint were turning out trillions of slides each year.

      Alas, slideware often reduces the analytical quality of presentations. In particular, the popular PowerPoint templates (ready-made designs) usually weaken verbal and spatial reasoning, and almost always corrupt statistical analysis. What is the problem with PowerPoint? And how can we improve our presentations?

      Ainsi que

      Powerpoint aux chiottes !

      https://seenthis.net/messages/637600

  • Accelerating dynamics of collective attention | Nature Communications
    https://www.nature.com/articles/s41467-019-09311-w

    Our modeling suggests that the accelerating ups and downs of popular content are driven by increasing production and consumption of content, resulting in a more rapid exhaustion of limited attention resources. In the interplay with competition for novelty, this causes growing turnover rates and individual topics receiving shorter intervals of collective attention.

    #attention #vitesse (demain j’aurai oublié que j’ai twitté ça)

    • source : F. Arfi (twitter) : « Dans ce premier entretien télévisé, Alexandre Djouhri s’en prend à deux reprises à Mediapart, adoube Alexandre Benalla et montre un rapport pour le moins instable avec les faits dans l’affaire des financements libyens. »

  • You are gambling, daily
    https://hackernoon.com/you-are-gambling-daily-bf2ed376ac61?source=rss----3a8144eabfe3---4

    Tech Addictions in the era of Attention Economy“Damn, I just opened YouTube for watching that one video and ended up spending hours on it”, “These apps are like rabbit hole”, “I logged in Facebook to find contact of one person, after an hour I found myself laughing at a meme” and so on. Feels related?Most of us, having active online lives have felt this way at some point or the other. Why do we end up wasting our precious hours online? Are we just being careless or is there more to it? Are we to be blamed in entirety?In order to answer these questions well, let’s understand how the tech giants operate and what are they fighting for.We have heard the phrase “Data is the new fuel”, “ If you are not paying for it, you’re not the customer, you’re the product being sold”.All the apps that we end up (...)

    #social-media #psychology #attention-economy #addiction #tech-addiction

  • La sortie du film Paris est à nous sur #Netflix, un film sans scénario — hélas, ça finit par se voir — ayant fait l’objet d’un financement participatif, tourné hors plateau, sur plusieurs années, dans le contexte post-attentat et Nuit debout, offre un bel exemple des limites du modèle de financement de la création française. Non pas parce qu’il aurait nécessairement du trouver des financements mais parce qu’il illustre la prégnance du scénario pour l’obtention de ces derniers.

    https://www.youtube.com/watch?v=TKVGVFUWPCE

    Paris est une fête est devenu Paris est à nous car Gallimard demandait trop d’argent pour lâcher les droits du bouquin de Hemingway.

    J’ai interrogé l’équipe du film pour mon papier sur Netflix paru dans le @mdiplo de février pour illustrer le côté « mécène antisystème » de la plate-forme, mais je ne les ai pas cité finalement. Voici leurs réponses :

    Le film que nous portons aujourd’hui sur Netflix a été pensé en réaction d’un certain cinéma français. Le principe de base de tournage était pourtant une “expérimentation”. On a cherché à ramener le cinéma dans le réel, comme a pu le faire la Nouvelle Vague. On a aussi voulu écrire le scénario tout en tournant le film. On est parti avec une trame plutôt simple et on l’a adaptée aux événements qui se déroulaient pendant les années de tournage. De fait, ce procédé excluait la présence d’un scénario “classique”, et nous disqualifiait d’office de toutes les aides disponibles en France (en pré-financement, soit le modèle de production dominant).

    Partant de là, notre modèle de production était nécessairement marginal. Devant le manque flagrant d’intérêt de l’industrie (aucune réponse à nos nombreuses sollicitations, avec un film en parti tourné), nous avons décidé de produire le film nous même, totalement en marge du système.

    Le succès de la campagne de crowdfunding nous a apporté une visibilité et une liberté de production énorme. On aurait pu penser qu’un tel engouement du public allait trouver un réel écho au sein de la profession, et pourtant… Le film a été montré à différents partenaires potentiels, et nous avons été très étonnés de leur retour. Il est important de dire que le film a davantage intéressé les grosses structures de distribution. Les distributeurs indépendants ont montrés une grande réticence face à un engouement né sur internet (un buzz). Les différents interlocuteurs nous demandaient de conformer notre film à ce qu’ils considèrent comme étant les “attentes du public” et aux poncifs d’un certain cinéma français. Il n’en était pas question pour nous. Alors qu’on essayait de capter un contexte social et politique propre aux 4 dernières années, on s’est heurté à l’incompréhension, et l’impossibilité de dialoguer avec une industrie trop sûre d’elle, et aveugle face au malaise dont on voit aujourd’hui l’expression.

    Netflix a été parmi les premiers à nous contacter. La plateforme a été la seule à reconnaître le caractère expérimental du film, et à nous encourager dans cette recherche. Leurs équipes ont suivi le projet et ont visionné différentes versions de montage, sans jamais chercher à bousculer notre manière de faire. Aucune modification du montage n’a jamais été réclamée.

    Tout ça nous a interrogés sur nos choix de distribution pour le film et on a décidé collectivement d’aller vers Netflix.

    Plus jeune on a développé notre cinéphilie grâce à internet, en ayant accès a des chefs-d’oeuvre du cinéma qui ne passaient pas en salles, à côté de chez nous. L’idée qui a émergé de nos discussions c’est que l’accès à l’œuvre prime avant toute chose. C’est-à-dire qu’en l’apportant sur la plateforme la plus fréquentée par les jeunes, on leur donne la possibilité d’avoir très largement accès à un tel film. C’est en ce sens qu’on pense que le cinéma est un art avant d’être un lieu.

    Truc amusant, un film avec le même concept, mais qui lui a passé avec succès le guichet du CNC, L’époque, sortira dans quelques temps. Sera intéressant de comparer les deux films quand il sortira (en avril 2019).

    https://www.youtube.com/watch?v=GhTWW2K96SY

    Lire aussi « Cinéma français, la question qui fâche », par Eugenio Renzi (@mdiplo, février 2013) https://www.monde-diplomatique.fr/2013/02/RENZI/48757

    (…) Il existe pourtant un modèle implicite de ce que doit être un film d’auteur selon le CNC : c’est Le Dernier Métro (1980), de François Truffaut, qui a réinventé une « qualité française » jugée exemplaire — celle-là même que Truffaut avait auparavant dénoncée pour son académisme et sa sujétion aux scénaristes. Les choix de la commission se sont toujours appuyés sur le scénario. Mais, depuis une trentaine d’années, cette prédominance du scénario achevé comme point de départ du processus créatif, accentuée par la nécessité de privilégier une forme académique, centrée sur l’histoire et les dialogues, a conduit à une certaine uniformisation. Rappelons par exemple que pour Nanni Moretti une partie du tournage précède parfois l’écriture : Palombella Rossa (1989), Journal intime (1994)...

    Pour minorer cette tendance, des dispositifs de correction ont récemment été mis en place. Quelques tenants d’un cinéma dégagé des structures narratives traditionnelles — Virgil Vernier, Thomas Salvador, Larry Clark — figurent parmi les lauréats 2012. Mais cette « normalisation », qui se manifeste aussi par des thématiques plutôt monotones, dont celle de l’obsession narcissique des menaces pesant sur l’héritage du cinéma — les films d’Assayas en sont un exemple —, est également liée au poids de la télévision. Depuis 1985, la loi oblige les chaînes à participer à la production en consacrant un pourcentage de leur budget au préachat de films de cinéma. Or elles s’orientent de plus en plus vers les films de coût moyen (entre 4 et 8 millions d’euros), destinés à ressembler aux téléfilms et au cinéma commercial : acteurs fédérateurs, intrigues sans surprise, art cinématographique réduit à sa plus simple expression. Inversement, celui qui ose une mise en scène et un propos par trop distants des règles dominantes risque la marginalisation.

    (…) A long terme, il sera de plus en plus difficile de défendre l’exception industrielle au nom d’une exception culturelle devenue presque invisible.

    #cinéma #scénario #CNC #audiovisuel #industrie_culturelle
    cc @lucile

    • Pour illustrer les limites du système, l’équipe de Paris est à nous m’avait aussi conseillé cet entretien de Soderbergh — bien qu’il concerne le système US : « Steven Soderbergh Unravels Hollywood Chaos » (pas de rapport donc mais intéressant en soi) https://deadline.com/2019/01/steven-soderbergh-sundance-slamdance-icon-interview-1202544513

      Le marché du cinéma s’attend à un vrai boom d’ici deux ans, avec toutes les plateformes de #SVOD qui vont se lancer : « C’est une bonne période pour les créateurs parce qu’il y a beaucoup de studios à aller voir et qu’ils ont tous faim de contenus. C’est une bonne nouvelle. Le problème évident qui se pose alors est comment attirer l’#attention (#eyeballs) sur votre contenu dans cette offre pléthorique, un contexte inimaginable quand j’ai commencé dans le milieu. Je n’aurais jamais imaginé que les gens seraient ciblés à ce point, avec autant de contenu tous les jours, chaque jour. Jamais je ne l’aurais imaginée. »

  • « On assiste à une perte de pouvoir des designers face au marketing » - Digital Society Forum
    https://digital-society-forum.orange.com/fr/les-actus/1189-on-assiste-a-une-perte-de-pouvoir-des-designers-f

    Vous écrivez que vous ne vouliez pas céder à cette « panique attentionnelle ». Mais il y a quand même une vraie anxiété qui s’exprime, un même sentiment de dépossession. Est-ce qu’on sait, au vu des études, des recherches, s’il est fondé ?

    Comme dirait la chercheuse américaine danah boyd … « c’est compliqué » . Je ne dis pas ça pour faire une pirouette, mais parce qu’elle pointe depuis le début une ambiguïté. On a l’impression que ces outils, par des techniques diverses et variées, transforment nos relations — alors qu’à mon avis, ce qui est transformé, c’est le fait que ces outils amènent de nouvelles possibilités sociales. Si les enfants restent sur Facebook et Messenger pendant des heures, ce n’est pas parce que tel bouton est devenu plus efficace — c’est surtout parce qu’ils cherchent à discuter avec des copains avec qui ils ne peuvent pas discuter autrement.
    Derrière la panique morale sur la façon dont on utilise nos outils, il y a une panique sociale, qui se focalise sur les bons et les mauvais comportements. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de cas d’abus, de harcèlement. Mais il ne faut pas tout pathologiser. Une méta-étude américaine montrait que l’impact des réseaux sociaux sur le bien-être des adolescents était grosso modo le même que celui de manger des patates…

    Vous relativisez donc l’impact de ces dispositifs de captation d’attention ?

    On ne connaît pas le réel impact des technologies déployées, car il y a peu d’études disponible sur la question. Nous nous étions fixés comme objectif de produire un label de l’attention. Mais nous nous sommes aperçus que c’était impossible, principalement parce qu’on ne sait pas bien ce qui marche, et comparativement à quoi. Comment mesurer l’impact des trois petits points de Facebook Messenger, sur deux heures de conversation, par rapport à l’impact émotionnel de cette conversation ?
    Je pense qu’on survalorise beaucoup ces dispositifs, en partie parce que les départements marketing leur donnent beaucoup d’importance.
    Pour le marketing web traditionnel, faire passer le nombre de gens qui cliquent sur une newsletter de 0,001 % à 0,003 % , c’est une énorme victoire. Or ça veut dire que 99,999 % de gens qui ne cliquent pas ! Il faut rester mesuré sur l’efficacité réelle de ces techniques.

    Vous critiquez beaucoup l’influence des métriques utilisées par le marketing…

    Les métriques du marketing, qui se focalisent sur des résultats très immédiats, de quelques points d’engagement de quelques utilisateurs, ont pris une importance démesurée. La pratique de l’A/B testing , qui s’est démultipliée dans les entreprises numériques, en est un exemple frappant. Dès que vous introduisez une nouvelle petite fonction, vous la testez sur cent utilisateurs. Et vous regardez si c’est l’ancienne ou la nouvelle qui fonctionne le mieux. Ce sont ces techniques qui ont validé des opérations de capture très immédiates de l’attention : les trois petits points sur Facebook qui indiquent que quelqu’un est en train d’écrire, le « validé » qui indique que quelqu’un a vu votre message…
    Or cela détruit la fonction même du designer. Les équipes marketing peuvent faire elles-mêmes leurs choix de design, faire valider par les utilisateurs ce qui marche ou pas, selon des métriques très immédiates, centrées sur ce qui permet d’impliquer les gens au plus vite. Ce que cela montre, au fond, c’est la perte de pouvoir du design et de la montée de métriques très opérationnelles et marketing.

    Donc paradoxalement, votre étude du design de l’attention vous conduit à dire que les designers n’ont pas tant de pouvoir que ça ?

    Oui c’est ça. Et je pense que c’est un problème. Les designers amènent la question du respect de l’usager. Ils ne sont pas là pour fabriquer uniquement un produit marketing, ils imbriquent le rapport aux sciences sociales, l’expérience client et la diversité des utilisateurs. Or si le designer est chassé, l’éthique qu’il apporte l’est en même temps. Il y a là un enjeu important, sur la place de la conception et la façon dont elle est complètement instrumentalisée par le marketing. Et ça pose des problèmes à très court terme.

    La question de l’attention pose donc la question des modèles économiques utilisés : elle ne se résume pas à une question d’interface à améliorer.

    #Attention #Econolie_attention #Design #Design_ethique

  • A Pigovian Tax On People’s Attention
    https://hackernoon.com/a-pigovian-tax-on-peoples-attention-23e2c75eab63?source=rss----3a8144eab

    Back in the late 1990s, the web looked pretty much like the Wild West; anyone could grab a piece of digital land, put a name on it and start catching the attention of millions of users at the time, with a very lean team of people.This is how it started when the Netscape team, after having released their browser, made it available to millions of people in, at the time, nascent web. Netscape later IPOed and made clear to the world, that the Web was much more than just a few computers connected.Ever since new entrants have learned to dominate the scene, yet, over the years one thing has become clear.The most important asset on the web is people’s attention. Thus, web companies learned how to grab it, manipulate it, until the Web became a meme machine.If there is one thing our brain is good (...)

    #economics #attention-economy #negative-externality #pigovian-tax #facebook

  • Rétro-design de l’attention : limites, angles morts et autres propositions
    http://www.internetactu.net/2019/01/25/retro-design-de-lattention-limites-angles-morts-et-autres-propositions

    Dans le cadre de la réflexion que nous avons menée dans le groupe de travail Rétro-design de l’attention, il y a des questions que nous n’avons pas abordées (parce que dans le temps imparti, nous ne pouvions pas tout traiter). Les manques et angles morts sont nombreux. À l’inverse, bien (...)

    #Articles #Enjeux #attentionbydesign #économie_de_l'attention #retrodesign

  • Toujours intéressant les professions de foi : ici celle de Netflix, chapitre « Competition ».
    https://www.netflixinvestor.com/ir-overview/long-term-view/default.aspx

    We compete for a share of members’ time and spending for relaxation and stimulation, against linear networks, pay-per-view content, DVD watching, other internet networks, video gaming, web browsing, magazine reading, video piracy, and much more. Over the coming years, most of these forms of entertainment will improve.

    If you think of your own behavior any evening or weekend in the last month when you did not watch Netflix, you will understand how broad and vigorous our competition is. [sic, flippant.]

    We strive to win more of our members’ “moments of truth”. Those decision points are, say, at 7:15 pm when a member wants to relax, enjoy a shared experience with friends and family, or is bored. The member could choose Netflix, or a multitude of other options.

    (…)

    Video piracy is a substantial competitor for entertainment time in many international markets. [Et merci bien.] It is free and offers very broad selection. Were video piracy to become easy, reliable, and socially acceptable, it could become our largest competitor. Global music revenues have been falling for 15 years due to large scale music piracy. Great inexpensive services like Netflix will hopefully help prevent video from following the decline of music.

    #industrie_culturelle en guerre pour capter des parts du marché mondial de l’#attention, du #divertissement et des plate-formes de #SVOD pour lutter contre le #téléchargement_illégal ou #piratage — qu’il est loin le temps où l’on réfléchissait à une licence globale.

    Comme le disait @calimaq je ne sais plus où, le rêve de licence globale a pour l’heure été réalisé par le privé, Netflix et autres GAFAM.

  • Rétro-design de l’attention : une responsabilité sans responsabilisation
    http://www.internetactu.net/2019/01/18/retro-design-de-lattention-une-responsabilite-sans-responsabilisation

    Dans le traitement de la question attentionnelle, les acteurs qui l’exploitent, renvoie toujours l’utilisateur à sa propre responsabilité. Si les écrans semblent les boucs émissaires idéaux de tous les troubles attentionnels, reconquérir sa liberté cognitive, elle, relève toujours de la seule responsabilité de l’usager. Qu’importe si une multitude de développeurs (...)

    #Articles #Enjeux #attentionbydesign #design #économie_de_l'attention #retrodesign

  • Rétro-design de l’attention : dépasser le temps
    http://www.internetactu.net/2019/01/15/retro-design-de-lattention-depasser-le-temps

    Le premier constat et la première piste sur laquelle nous avons travaillé dans le cadre du groupe de travail retro-design de l’attention animé par la Fing s’est intéressé aux limites de la réponse que proposent les plateformes à la question attentionnelle : celle d’apporter aux utilisateurs des outils de mesure et (...)

    #Articles #Services #attentionbydesign #économie_de_l'attention #retrodesign

  • Rétro-design de l’attention : c’est compliqué !
    http://www.internetactu.net/2019/01/14/retro-design-de-lattention-cest-complique

    « C’est compliqué ! » La formule – célèbre – est facile. Dans le travail que nous avons lancé à la Fing depuis un an pour aborder la question attentionnelle, nous pensions que le design serait un angle intéressant pour observer et faire levier sur les transformations induites par le numérique. (...)

    #Articles #Débats #attentionbydesign #économie_de_l'attention #retrodesign

  • Two companies soon to control one fifth of global content spend
    https://www.ampereanalysis.com/blog/40493941-7f03-467d-9b90-723752e04499

    Following the massive mergers of Comcast/Sky and Disney/Fox, one in every five dollars spent on content worldwide will now be spent by these two entities alone. And this concentration of spend becomes even more stark when focusing purely on the US - the proportion of US content spend controlled by Comcast/Sky and Disney/Fox jumps to nearly two in five content dollars.

    Once the dust has settled from the mergers, overall spend on content will be almost even between the two new companies. By Ampere’s estimates, the combined projected content spend between the two is set reach $43bn – with Disney/Fox spending $22bn per year on originated and acquired content and Comcast/Sky spending $21bn by the end of 2018. This is more than the combined outlay of the next ten largest content spenders in the US including OTT platforms Netflix and Amazon.

    To some extent, the increasingly level of consolidation is a reaction to the increasing power of online video platforms. Companies such as Netflix and Amazon continue to invest significantly in content, a trend which shows no signs of slowing down. We expect Netflix to spend over $8bn on a P&L basis by the end of 2018, and the streaming giant has repeatedly stated it will continue to increase its content budget. Prior to the recent mergers, Netflix was on course to catch and overtake the top Hollywood studios in terms of content spend - however, in light of the two new combined entities, Netflix would now be required to nearly triple its spend to achieve this.

    This added financial might for the incumbent broadcast and studio groups helps strengthen both entities’ positions in the global market, as well as adding protection against the rising strength of online video. Each entity controls an increasingly vast library of original content ready to be exploited through direct-to-consumer offers. Disney has already indicated it will stop licencing content to Netflix in favour of its own direct to consumer offer, a service which will have even greater appeal with the addition of Fox assets. 

    However, one other implication of this consolidation is the effect it could have on independent producers. With a shrinking number of content acquirers in the market, the competition for rights diminishes – this in turn will impact the indie sector’s ability to negotiate favourable deals.

    #industrie_culturelle #attention

  • Why Should Everyone Invest In 2019 (Attention, Engineers)
    https://hackernoon.com/engineer-invest-2019-ac0794469c31?source=rss----3a8144eabfe3---4

    As we have just started 2019, ? we have another perfect opportunity to review our lives, opportunities, values, and expectations.Source: https://dilbert.com/strip/2018-12-31Despite being a tech addict (DevOps, Blockchain), my path presented me several ways of approaching life and the knowledge I have gained. At some point, I noticed that there is something that professors at my university are not teaching that would turn us into more independent persons. Money. In particular, I became very interested in the investments world, as it allows you to generate money using the money. If you don’t invest your money, it will never increase. You will likely spend, give it away or save it (and possibly spend it in a short-term wish). Now, you could be asking yourself:Why should we care about (...)

    #stock-market #business #investing #attention-engineers #engineering

  • Comment réguler l’exploitation de notre attention ? | InternetActu
    http://internetactu.blog.lemonde.fr/2018/12/27/comment-reguler-lexploitation-de-notre-attention

    Dans Les marchands d’attention (The Attention Merchants, 2017, Atlantic Books, non traduit), le professeur de droit, spécialiste des réseaux et de la régulation des médias, Tim Wu (@superwuster), 10 ans après avoir raconté l’histoire des télécommunications et du développement d’internet dans The Master Switch (où il expliquait la tendance de l’industrie à créer des empires et le risque des industries de la technologie à aller dans le même sens), raconte, sur 400 pages, l’histoire de l’industrialisation des médias américains et de la publicité de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui. En passant d’une innovation médiatique l’autre, des journaux à la radio, de la télé à l’internet, Wu tisse une très informée histoire du rapport de l’exploitation commerciale de l’information et du divertissement. Une histoire de l’industrialisation des médias américains qui se concentre beaucoup sur leurs innovations et leurs modèles d’affaires, c’est-à-dire qui s’attarde à montrer comment notre #attention a été convertie en revenus, comment nous avons été progressivement cédés à la logique du #commerce – sans qu’on n’y trouve beaucoup à redire d’ailleurs.

    La compétition pour notre attention n’a jamais cherché à nous élever, au contraire

    Tout le long de cette histoire, Tim Wu insiste particulièrement sur le fait que la #capture_attentionnelle produite par les médias s’est faite par-devers nous. La question attentionnelle est souvent présentée comme le résultat d’une négociation entre l’utilisateur, le spectateur, et le service ou média qu’il utilise… mais aucun d’entre nous n’a jamais consenti à la capture attentionnelle, à l’#extraction de son attention. Il souligne notamment que celle-ci est plus revendue par les médias aux annonceurs, qu’utilisée par les médias eux-mêmes. Il insiste également à montrer que cette #exploitation vise rarement à nous aider à être en contrôle, au contraire. Elle ne nous a jamais apporté rien d’autre que toujours plus de contenus insignifiants. Des premiers journaux à 1 cent au spam publicitaire, l’exploitation attentionnelle a toujours visé nos plus vils instincts. Elle n’a pas cherché à nous élever, à nous aider à grandir, à développer nos connaissances, à créer du bien commun, qu’à activer nos réactions les plus instinctives. Notre exploitation commerciale est allée de pair avec l’évolution des contenus. Les journaux qui ont adopté le modèle publicitaire, ont également inventé des rubriques qui n’existaient pas pour mieux les servir : comme les faits divers, les comptes-rendus de procès, les récits de crimes… La compétition pour notre attention dégrade toujours les contenus, rappelle Tim Wu. Elle nous tourne vers « le plus tapageur, le plus sinistre, le plus choquant, nous propose toujours l’alternative la plus scandaleuse ou extravagante ». Si la publicité a incontestablement contribué à développer l’économie américaine, Wu rappelle qu’elle n’a jamais cherché à présenter une information objective, mais plutôt à déformer nos mécanismes de choix, par tous les moyens possibles, même par le mensonge. L’exploitation attentionnelle est par nature une course contre l’éthique. Elle est et demeure avant tout une forme d’exploitation. Une #traite, comme disait le spécialiste du sujet Yves Citton, en usant volontairement de ce vocabulaire marqué au fer.

    Wu souligne que l’industrie des contenus a plus été complice de cette exploitation qu’autre chose. La presse par exemple, n’a pas tant cherché à contenir ou réguler la publicité et les revenus qu’elle générait, qu’à y répondre, qu’à évoluer avec elle, notamment en faisant évoluer ses contenus pour mieux fournir la publicité. Les fournisseurs de contenus, les publicitaires, aidés des premiers spécialistes des études comportementales, ont été les courtiers et les ingénieurs de l’#économie_de_l’attention. Ils ont transformé l’approche intuitive et improvisée des premières publicités en machines industrielles pour capturer massivement l’attention. Wu rappelle par exemple que les dentifrices, qui n’existaient pas vraiment avant les années 20, vont prendre leur essor non pas du fait de la demande, mais bien du fait de l’offensive publicitaire, qui s’est attaquée aux angoisses inconscientes des contemporains. Plus encore que des #ingénieurs de la demande, ces acteurs ont été des fabricants de #comportements, de mœurs…

    • Elle ne nous a jamais apporté rien d’autre que toujours plus de contenus insignifiants. Des premiers journaux à 1 cent au spam publicitaire, l’exploitation attentionnelle a toujours visé nos plus vils instincts. Elle n’a pas cherché à nous élever, à nous aider à grandir, à développer nos connaissances, à créer du bien commun, qu’à activer nos réactions les plus instinctives.