• ... et dans le même temps :

    « Gilets jaunes » : « Si leur vie ou celle des personnes qu’ils défendent est menacée », les militaires pourront « aller jusqu’à l’ouverture du feu »

    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/si-leur-vie-ou-celle-des-personnes-qu-ils-defendent-est-menacee-les-mil

    Le gouverneur militaire de Paris, le général Bruno Leray, explique que les consignes données aux soldats de la force Sentinelle, mobilisée samedi lors de la manifestation des « gilets jaunes », sont « fixées de manière rigoureuse ».

    #au_secours

  • Ohio Republicans Proposing Death Penalty For Abortion
    https://www.refinery29.com/en-us/2018/11/217323/ohio-abortion-ban-death-penalty


    #au_secours ! Stop ! On arrête là, on arrêêêêêêêêêêêête !!!!

    After passing a bill through the House that would ban abortion at six weeks, Ohio Republicans are considering legislation that would ban abortion completely in the state and make the procedure punishable by life in prison or even the death penalty.
    House Bill 565, sponsored by Ohio Sens. Rob Hood and Nino Vitale, allows for no exceptions for abortion in cases of rape, incest, or danger to a woman’s life. Under the law, fetuses would be classified as “unborn humans,” making abortion punishable under the Ohio criminal code. This means that a woman who receives an abortion and doctors who perform the procedure could face criminal penalties, ranging from a prison sentence to capital punishment.
    Unfortunately, floating criminal punishment for abortion is not an obscure idea among conservatives: In April, Idaho State Sen. Bob Nonini suggested that “anyone who has an abortion should pay.” And, before he was elected, President Donald Trump said “there has to be some form of punishment” for women who undergo the procedure.

  • La diversité ne peut pas être un objectif en entreprise | Toucan Toco
    https://toucantoco.com/blog/diversite-objectif-entreprise

    L’industrie regarde le graphique sur le taux de développeuses baisser depuis plus de 20 ans sans en chercher la cause. Le débat est bloqué sur ces chiffres. Ce qui est dommage c’est qu’on ne parle jamais des stéréotypes sur les femmes qui sévissent dans l’industrie depuis plus de 20 ans. Ces stéréotypes sont une réelle barrière. […] Quand une entreprise parle de diversité, elle mentionne les quotas respectés ou non. Cependant on n’entend jamais parler d’actions mises en place afin de créer une culture ou un état d’esprit propice à l’acceptation des différences de chacun.

    #diversité

    • Le problème c’est que vous pouvez avoir à la fois 60% de femmes et une culture sexiste. C’est pour cela que la diversité telle qu’on en parle aujourd’hui ne fait pas sens.

      Je trouve que c’est une manière de se défausser qui est malhonnête. C’est pourtant extrêmement simple : commençons par respecter les quotas et l’égalité des salaires et on verra bien si il faut reparler de culture sexiste …

      D’autre part, mettre sur le même point l’inclusion des femmes et le fait de parler tous anglais pour inclure des étrangers, j’ai un peu du mal.

      Parce que ce type de #culture_d'entreprise est toujours imposée : si t’es pas content·e tu te casses mais si tu t’en vas, ben, t’as plus de sous, donc tu restes et tu souffres de tout cet amourrrrr en silence jusqu’à ce que tu partes travailler ailleurs.

      Les réunions matinales par exemple, nous offrent l’occasion d’évoquer d’éventuelles difficultés sur un projet, qu’elles soient mentales ou techniques. Lors de cette zone d’échange, un bâton de parole est passé à la personne qui s’exprime. Il lui garantit de pouvoir s’exprimer sans être coupé. Cette écoute est selon moi fondamentale pour créer un environnement bienveillant et inclusif.

      #au_secours
      #travail / famille etc

    • @touti et la réflexion vaut aussi pour l’égalité démocratique entre toutes les travailleureuses (et en plus c’est un sujet abordé aussi dans ce site de cette entreprise) : ces gens parlent de culture, de « holacratie », de bienveillance, etc mais : JAMAIS d’égalité entre les salariés, de démocratie réelle dans l’entreprise, de détention du capital par tous les gens dedans, de une personne = une voix pour toutes les décisions importantes.

      Là aussi, qu’illes commencent par être en coopérative avec une personne = une voix, la gérance élue et qui tourne tous les ans, et le capital détenu par tout le monde, et on verra ce que ça change sur les relations et tensions entre les gens (ça ne résout bien sûr par tout, je ne suis pas naïf, mais ça change BEAUCOUP).

    • Il est évident que les promoteurs ne sont pas des enfants de chœurs, mais cela n’est qu’un aspect de la chose.

      Ce qui me saute aux yeux, c’est qu’il s’agit de mettre les enfants sur la voie de la guerre économique aujourd’hui largement numérisée, d’en faire les petits soldats acclimatés au champ de bataille contemporain.
      J’entends l’argument qui dit qu’il faut les préparer à ce terrain et que les laisser dans l’ignorance en ferait des cibles encore plus vulnérables, ou que la maitrise des outils favoriserait une contre-expertise à mobiliser dans des luttes. Mais avec ce raisonnement, on peut tout autant justifier de leur apprendre à manier une arme à feu pour s’opposer à leurs futurs oppresseurs.

      De toute façon, je ne pense pas que la virtuosité technique (qui constitue l’horizon des apprentissages précoces de la programmation) donne en soi la capacité à maitriser l’outil, et encore moins à l’appréhender dans ses autres dimensions (sociales, historiques, épistémiques...). C’est même plutôt un écran si je m’en réfère à l’ethos des informaticiens et leur « philosophie spontanée » qui résulte quasi systématiquement de leur rencontre trop précoce avec les « joies » de la programmation.

    • oui, ça arrive après 4 ans, mais c’est au primaire que les réflexes se prennent... Scratch propose la même chose depuis des années...
      il y a 30 ans, il y a eu le plan « informatique pour tous » qui avait lancé l’idée de mettre de l’informatique dès le primaire, puis il a été abandonné... on en retrouve un peu au collège, mais il y a toute une génération qui n’a pas appris les bases de la logique informatique.... pour qui l’informatique est une « boite noire » mystérieuse et inquiétante. Alors que si tout le monde comprenait les bases, on pourrait enfin réfléchir collectivement à « on fait quoi de cet objet » au lieu de laisser certains décider à notre place...

      les boucles, c’est génial pour faire comprendre aux enfants ce qu’est un film, et faire ses propres animations (genre faire tomber une balle - à la bonne vitesse)

    • il y a toute une génération qui n’a pas appris les bases de la logique informatique.... pour qui l’informatique est une « boite noire » mystérieuse et inquiétante

      OK, mais qu’en est-il de tous ceux (dont je fais partie) pour qui le plan « informatique pour tous » a réellement permis d’acquérir des compétences au point de décider de poursuivre leur apprentissage et d’entamer des carrières professionnelles dans le domaine ? Qu’ont-ils fait de ce savoir ? Ont-ils permis de modifier la trajectoire du paquebot numérique qui est venu percuter le quai ? Manifestement, non... Et cela n’est pas la faute d’une sous-représentation des « militants » dans le monde informatique, mais plus fondamentalement du fait que ceux-ci sont trop attachés à ce qui les valorise socialement pour en entamer la remise en cause radicale et se contentent d’en dénoncer tel ou tel aspect nuisible.

      Si la population était massivement éduquée aux techniques numériques (au delà des seuls usages professionnels, ludiques ou consuméristes), on aurait tout simplement un réservoir plus important de techniciens aguerris mis à la disposition des employeurs, et certainement pas une vision plus claire du rôle des techniques numériques dans ce qui nous oppresse.

    • Indépendamment des capacités de programmation, il me semble que les compétences « de base » dans le monde numérique ne sont pas fournies dans le cours de l’éducation initiale obligatoire. J’entends la maîtrise de ce que l’on appelait autrefois (!) les « outils bureautiques ».

      Vu par ma lorgnette — j’encadre à quelques reprises dans l’année des travaux réalisés par des étudiants issus de filières scientifiques à un niveau qui va de bac+2 en IUT de stats à bac+5 en filière d’ingénieur — les élèves ne maîtrisent en général pas les notions de structure d’un texte (ils bricolent massivement pour la rédaction des mémoires qui leurs sont demandés), appréhendent le tableur comme une calculatrice un peu particulière sans y voir le véritable outil de programmation qu’il constitue et, cerise sur le gâteau, sont au top dans l’utilisation des présentations (ppt n’a pas de secrets pour eux).

      Mais peut-être ( :-( est-ce juste de cette dernière compétence dont ils ont besoin plus tard.

    • @simplicissimus Dans les filières agricoles y a des cours de bureautique et numérique. Y a même dans le programme l’utilisation des tableaux croisés dynamiques en 1ère pro. (bon j’avoue c’est plutôt ambitieux)

      Ce que j’aimerai plus voir à l’école (ça a peut être changé depuis) ça serait des cours ludiques de raisonnement, formaliser des problèmes par des graphes ou des automates, apprendre la récursion, ce genre de choses. Sans forcément être devant l’écran d’ailleurs.

      Je rabâche mais ce qui m’a plongé dans l’info c’est un logiciel pour faire des jeux (click&play -> game factory). Y a pas de code mais justement des analyses de problèmes, de la structuration, des évenements, des pixels, etc..
      En ce moment ça passe plus par minecraft mais ça m’a l’air un peu trop passif.

    • Extrait de 1024, bulletin de la Société Informatique de France (n°9 septembre 2016) —> http://www.societe-informatique-de-france.fr/wp-content/uploads/2016/10/1024-no9-Enseigner-linformatique-de-la-maternelle-%C3

      L’idée de machine à exécuter des algorithmes symboliques a lentement émergé avec les carillons des cathédrales, les machines de Wilhelm Schickard et de Blaise Pascal, les métiers à tisser à cartes perforées de Joseph Marie Jacquard, les machines imaginées par Charles Babbage et Ada Lovelace... Et ce n’est qu’au milieu du XXe siècle que nous avons été enfin capables de construire des machines programmables universelles, qui permettent d’exécuter tous les algorithmes symboliques possibles : des ordinateurs. (p.12)

      Alléluia ! Nous avons enfin été capables !...

      Cette dimension — exécuter tous les algorithmes symboliques possibles — est brandie comme un progrès (i.e. à la fois une continuité et un pas en avant) et donc une évidence qui ne nécessite aucune problématisation. Est-ce que l’apprentissage précoce de l’informatique est réellement la bonne voie pour acquérir les moyens d’une certaine distance critique ?

  • « La #spéculation financière détruit l’art comme elle détruit les sols »
    http://www.reporterre.net/La-speculation-financiere-detruit-l-art-comme-elle-detruit-les-sols

    Cet #art officiel dit contemporain est un art de #système, totalement démontable, sans nécessité intérieure, sans accroche sensible, sans mystère ni poésie, sans contenu. Il ne peut être ni viable, ni durable, ni partageable, ni transmissible aux générations futures. Ce produit de la spéculation, intellectuelle ou conceptuelle, et financière, détruit l’art comme l’#économie virtuelle détruit l’économie réelle et comme la spéculation sur les céréales et la viande détruit les sols et empoisonne les agriculteurs. C’est un art de la disparition du contenu sensible, charnel et vivant (comme le sol de l’agriculture contemporaine se vide de ses organismes vivants) au profit du contenant le plus spectaculaire et provocateur possible ; au profit du discours d’enrobage et d’endoctrinement à la malbouffe artistique, au profit du discours du « rien à dire mais le faire savoir », au profit d’un bourrage médiatique destiné à combler son absence d’objet et sa #vacuité ontologique. Bref, au profit de ce verbe qui, comme chacun sait, fabrique de l’argent et du pouvoir en soi et pour soi et en vit.

    C’est donc un art de la #communication à vide, de la posture, de la frime, du bidon sonore, et de l’imposture, du n’importe quoi fabriqué et imposé par des gens qui ne comprennent pas l’art, qui ne l’aiment pas et sont qualifiés, payés et fonctionnarisés pour ça, et pour en dégoûter un maximum de citoyens, comme on dégoûte les gens de la bonne nourriture moins rentable que la malbouffe.

    • des gens (...) qualifiés, payés et fonctionnarisés pour ça

      Ces gens (critiques, directeurs de musée, etc.) qu’on entend de plus en plus se prétendre « scientifiques » !
      C’est assez nouveau et très tendance sur France Culture...

      #fatuité

    • Une autre imposture artistique qui, sous couvert d’ésotérisme, rouille « à petit feu » sur une place publique à Chagny (Saône-et-Loire). J’ai nommé « Octagon for Saint Eloi », une masse d’acier octogonale, œuvre de Richard Serra, forgée au Creusot et rebaptisé plus prosaïquement le « boulon » par ses détracteurs locaux :

      http://f6mig.canalblog.com/archives/2015/02/08/31486271.html

      https://dl.dropbox.com/s/enwfxey2x9pcm8h/IMGP2309.JPG?dl=0

    • Art as Alternative Investment Creates Storage Business Tax Haven - SPIEGEL ONLINE
      http://www.spiegel.de/international/business/art-as-alternative-investment-creates-storage-business-tax-haven-a-912798.ht

      One of the world’s most valuable art treasures is being stored in an extremely ugly place, a six-story concrete building known as the Geneva free port. Instead of windows, much of the façade of this giant safe for the world’s wealthy is covered with gray panels.

      Anyone hoping to get into the walk-in lock boxes of this very special Swiss tax haven must first surmount a number of hurdles. At the first door, an employee has to type the right combination of numbers into a small screen. The next hurdle is a large steel barrier that has to be rotated counter-clockwise until it snaps into place, followed by a heavy steel door that resembles a submarine bulkhead. Behind it is a drab corridor with doors on both sides. Only the renters have keys to these doors.

      The employee of Geneva Free Ports & Warehouses Ltd. remains discreetly in the background while the owners of the locked-up treasures count their gold bars or examine their collection of paintings being stored in the warehouse.

      #Port_Franc #Genève

    • Geneva duty-free art warehouses under fire - The Local
      http://www.thelocal.ch/20150603/geneva-duty-free-art-storage

      A free port on the fringes of Geneva where billions of dollars of fine art is stored is under scrutiny for tax evasion and money laundering after a high-profile case involving a top Swiss dealer and a Russian billionaire.

      Behind its nondescript facade, the heavily-guarded toll- and customs-free zone that makes up the Geneva Freeports is storing a jaw-dropping number of priceless artworks, including Picassos, Van Goghs and Monets, and other precious goods.

      Warehouses in the area spread over 150,000 square metres — with nearly a quarter of that occupied by Natural LeCoultre, a firm that specializes in storing fine art.

      The firm’s owner, Geneva businessman Yves Bouvier, was arrested in Monaco in February after allegations that he laundered money and defrauded Russian billionaire Dmitry Rybolovlev, the owner of Monaco football club, of millions.

      Bouvier, who is suspected of selling works by the likes of Picasso, Modigliani, Degas and Gauguin to Rybolovlev at hugely inflated prices, has denied any wrongdoing.

      Free ports, or bonded warehouses, attract the super rich in hordes as they can store fine art, furniture and other treasures tax-free — and far from the public eye.

      But now the Geneva Freeports finds itself at the centre of unwelcome controversy, amid questions over its role and opaqueness.

    • Et, dans la galerie de 4 photos du Spiegel, l’un des gros concurrents de Genève, Singapour


      Other places are vying for a share of this lucrative business. Luxembourg plans to build a freeport building to be a “fortress of art.” Singapore Freeport, shown here, also stores valuables while offering complete discretion and tax exemption.


      Inside Singapore Freeport: It is widely acknowledged that many of these artworks promptly disappear into art warehouses. Dealers are also quietly aware of how the international art trade can be used to launder money.

    • Aaah, définir #l'art_qu'il_faut, le rêve de tout #critique_d'art !

      L’art, pour être vraiment art, est forcément bio, c’est à-dire libre, naturel, ancré dans la vie et dans un terroir …

      Mais non, c’est juste pas possible de lire ça !

      Autant on peut être d’accord avec ça
      http://www.editionsjcgodefroy.fr/livre/la-bouffonnerie-de-lart-contemporain

      … merci #support-surface pour votre héroïque participation à la lutte des classes.

      Et c’est ainsi que des milliers de jeunes gens normaux, sains de corps et d’esprit, artistiquement doués, doivent chaque année fuir les écoles des Beaux-arts pour sauvegarder leur intégrité mentale et physique.

      Qui est malheureusement vrai, *(entendu l’histoire horrible de l’école de Cergy il y a 20 ans où un étudiant s’est suicidé devant le jury de son diplôme).
      Mais ce manque crucial de sens qui mène au désarroi n’est pas spécifique à l’art, à sa définition, aux écoles d’art, c’est vrai aussi dans la plupart des universités françaises où 50% des étudiants ne passent pas le DEUG. Ce processus destructeur est vrai aussi pour les jeunes gens qui choisissent de croire en la mort et tuent leurs contemporains avec des kalashs. Mais ce n’est pas l’art qui en est responsable, c’est le système capitaliste qui fabrique cette merde, qui détruit l’environnement, les liens entre personnes, et retire la possibilité de donner du sens à nos vies.

      Il y a une désaffection du politique en général mais tout autant dans la notion d’écologie telle qu’elle est véhiculée par les médias. L’apolitisme est vendu par le système capitaliste avec les œillères de la non-critique, c’est confortable, et c’est bien ça le hors-sol mental c’est le hors-politique, un système de consommation. Mais on va pas aller contre les mots ? contre la pédagogie, contre les écoles d’art ? Contre l’art ? Si ? On n’est pas en mesure d’amener à comprendre que le solution ne sera jamais individuelle, où alors elle est nihiliste, que l’art apolitique est un art nihiliste ? De donner les moyens de la critique sociale aux artistes ?
      Mais franchement l’art du terroir ? vraiment, #au_Secours !

      Je serais bien en peine de dire ce que doit être l’art, encore moins que l’art doit être écologique ! La recherche de sens à tout prix c’est également n’importe quoi ! #critique_d'art_contemporain

      http://www.schtroumpf-emergent.com/blog

  • L’Etat justifie les contrôles au faciès
    https://www.mediapart.fr/journal/france/250216/l-etat-justifie-les-controles-au-facies

    L’État français, condamné pour cinq contrôles au faciès, a décidé de se pourvoir en cassation. Mediapart a pris connaissance du mémoire qui vient d’être transmis à la Cour, dans lequel il est jugé légitime de ne contrôler que les Noirs et les Arabes au motif qu’ils ont plus de chances d’être étrangers et donc sans papiers. Pour la première fois, l’État valide ainsi le principe même du #contrôle_au_faciès, à l’encontre d’une jurisprudence nationale et internationale constante sur le sujet.

    #France #Cour_de_cassation #discriminations #Gisti #Open_Society #Slim_Ben_Achour

  • La douloureuse conversion de Tsipras au réalisme
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/09/18/la-douloureuse-conversion-de-tsipras-au-realisme_4762394_3214.html

    #au_secours Qu’est-ce que le réalisme en politique ? un moyen de présenter le libéralisme comme un progrès naturel qui découle d’une logique rationnelle. La #novlang sournoise utilisée dans ce titre affirme le réalisme comme une lucidité, évidemment ancrée dans le vrai, à contrario du rêve et du faux. En échange, elle impose sournoisement à nos esprits le retour à la souffrance comme seul moyen d’action, d’ailleurs le mot douleur est lui-même dans le titre …

    • Symbole du manque de connaissance de ceux qu’ils sont supposés avoir surveillés durant près de trois ans : la #DGSI met sur écoute, après la tuerie de Charlie Hebdo, une ligne de téléphone attribuée aux parents de Chérif et Saïd en Algérie, avant de réaliser qu’ils sont morts depuis plus de vingt ans.

      Et c’est ce machin là qui veut avoir les pleins pouvoirs pour surveiller tout et n’importe qui ?

      #surveillance #beauvau #au_secours #intérieur

  • J’en ai marre d’être une femme.

    Reçu un mail d’une copine qui me demande de faire passer ce texte.

    J’en ai marre d’être une femme.
    J’aurais du être autre chose, je n’aurais pas tout ces problèmes aujourd’hui.
    Je ne me retrouverais pas à élever ma fille seule et à me dire que non non non je ne serais pas une victime consentante. Tant que tu n’en as pas conscience, ça passe encore, tu peux croire qu’il te suffit d’être toi même et de ne pas courber l’échine car c’est bien connu, la victime subit sa propre posture, elle n’a qu’à en redresser l’échelle des valeurs. Or, il ne suffit de décréter ce que l’on ne sera pas pour échapper au grand flot du patriarcat dans lequel on baigne, celui des autres mais aussi le sien. C’est pénible d’être éduquée en tant que victime et proie dès l’enfance, on passe son temps à se dire que c’est tout à fait normal de se faire abuser, sans pouvoir envisager qu’on l’a été, vu qu’on y a même pris du plaisir au final, salope. Ça doit surement être un réflexe qui se construit pour pouvoir survivre, on refoule tellement bien parfois, c’est pratique de se croire allié à ses agresseurs, au risque de se heurter à ne jamais pouvoir le penser, le dire, par peur de la honte. Et puis le jour où on commence à réaliser que cela n’était pas normal, jamais, que nous portions le poids de quelque chose qui n’était pas nous, on est victime sans vouloir l’être mais on le dit, et là le monde perturbé voudrait qu’aucune parole ne nous ait jamais été autorisée. bouuuhooo parler des affaires de sexualités, étaler son intimité et en plus comme si cela était politique, que là se jouaient les systèmes de domination, quel ridicule, le sexe c’est intime, ça ne s’étale pas, ça se vit, ça se subit, mais surtout ça se tait, franchement c’est nul d’être une victime, car sa parole est triste et sombre, vive les winners, vive les hommes.

    Ainsi, si j’étais un homme, je profiterai des avantages qui me sont interdits, je passerai au statut de dominant sans la nécessité de me poser des questions, naturellement dominant, avec la liberté d’agir comme bon me semble, le bon droit avec moi, en bon père de famille, distribuant des bonbons à qui en veut, baisant avec autant de femmes qui me plaisent sans jamais me faire traiter de nympho. Je les enfilerai sur ma bite comme des perles et m’en vanterai aux copains admiratifs qui entre eux diraient que j’ai vraiment des couilles et de la chance. Les gens ne manqueraient pas l’occasion de tisser des liens avec moi, de me filer du travail et de m’aider à réussir dans ma vie. Aaaah, gagner de l’argent et tomber des nanas fait certes un peu parvenu, mais en bon soldat du capitalisme je ne ferais qu’appliquer les principes de consommation que chacun valorise.
    J’ouvrirai un lieu pour que se sentent à l’aise les femmes libres, un truc anarchiste ou dans le genre, avec des soirées sympas et libertaires où je me ferais des tunes, genre je serai le chef, wééé. En plus l’éthique ça plait bien, très tendance, ça me valorise pas mal il est vrai de défendre la veuve et l’orphelin, l’égalité sociale c’est un bon créneau pour gagner la confiance.
    Les femmes libres, ou celles qui veulent être nos égales, apprendront ce que signifie d’aimer le sexe en liberté, et le must c’est la féministe qui se croit libérée, la power woman, qui s’illusionne sur le sexe libre.
    Les femmes ont été éduquées pour consentir à mon plaisir, franchement pourquoi me gênerais-je, ma place est plutôt confortable, et je les laisse se crêper le chignon entre elles pour savoir laquelle je baiserai ce soir.
    Le mieux dans l’affaire c’est que je peux être le pire des connards, je n’ai même pas besoin de violenter des idiotes qui oseraient bouder ma queue. Ma queue, c’est un peu comme le centre du monde, et dans un lieu qui attire autant, avec tous ces fins stratèges politiques masculins, je peux aisément séduire des proies qui résistent quelques temps, c’est plus drôle, à réserver à ma consommation personnelle les soirs d’ennui, quand on ne parle pas de choses sérieuses. Dans tous les cas je fais en sorte qu’elles soient persuadées être consentantes, même si la façon dont je les baise ressemble à un viol et que je les insulte et les maltraite, elles ne diront rien, le principal est que je me concentre sur mon plaisir et n’ai pas à me préoccuper du leur. Il faut savoir les remettre à leur place, et tant pis si elles se sentent humiliées, elles ont bien cherché à être punies.
    Oh bien sur, il y en aura toujours une pour aller se plaindre à ses petits copains et copines que je l’ai maltraité et que je suis un gros porc, elle n’a juste rien compris et de toute façon que vaut la parole d’une femme par rapport à la mienne ? Encore une coincée, qui se ridiculisera toute seule à parler en public de notre intimité, elle sait que c’est tabou et interdit, ok pour une société égalitaire mais bon, pas de trop quand même, on ne va pas changer les traditions machistes aussi vite. De toute façon, j’ai suffisamment de copines inféodées à mes partouzes régulières dans la cave pour lui faire comprendre qui est le maitre de cérémonie et la faire retourner à son silence. Et les copains trouveront bien de quoi noyer le poisson, une petite couche de solidarité avec l’accusatrice, puis retour à la normale, avec un couvercle bien verrouillé, parce que la politique c’est pas pour les gonzesses sans couilles, surtout dans un lieu collectif et militant si sympa. Et dans 6 mois, on sera de nouveau entre potes.

    Ben en fait, je n’ai pas vraiment envie d’être un homme, (en tout cas pas celui-là) ni de gagner aucun pouvoir, j’avais juste envie que les choses avancent, qu’on grandisse vite, qu’on cesse l’omerta sur les rapports de domination planqués dans le sexe.
    Ma conception de l’acte sexuel est profondément vivante et égalitaire, non pas devoir faire le deuil de soi, subir une punition, mais se mettre en joie à deux.
    J’ai un âge où je ne cherche plus à être aimé et sympa en me masquant le fait qu’une relation hétérosexuelle est potentiellement une agression, qu’elle expose à la négation de mon intégrité et à l’abus. L’abus, c’est à dire la non reconnaissance en tant qu’être humain autonome, si encore j’ai la chance de conscientiser l’humiliation c’est que je ne suis pas encore totalement transformé en objet, même consentant. Il a fallu pour cette prise de conscience que je rebrousse le chemin d’apprentissage à la soumission qu’une femme doit suivre depuis sa naissance. Puis que je refuse la domination intrinsèquement masquée dans mes propres actes en distinguant ensuite mon propre désir et l’illusion de mon libre choix de tout le poids gigantesque qui s’abat avec le désir masculin.
    Je n’ai plus envie de jouer au sexe puis de me persuader que tout va bien quand non, si je repasse le film, ce n’était encore qu’un pas de plus vers mon anéantissement au profit de la domination masculine. Et il faudrait en plus me taire, que je fasse taire, qu’on me donne les mots à dire même, que je comprenne les systèmes de domination en jeu en croyant que j’en sortirais indemne, c’est bon, j’ai compris comment ça marchait, et c’est pour ça que je voudrais bien parfois changer de rôle, échapper à ce prédéterminisme des genres si facile à utiliser pour le plein profit des hommes.
    Parce que j’ose espérer qu’il existe des homme qui en ont pris conscience et qui tentent d’y échapper.
    En attendant je suis MOI, et je tente d’échapper à « la femme » supposée supporter ce qu’on lui impose de vivre sans droit à un désir propre.
    Je ne suis plus à même d’entrer dans cette danse de séduction où je réalise que ma position de générosité sexuelle se faisait surtout à l’encontre de mon jeune cul et de mon inexpérience, laminant ma capacité à voir le monde autrement que par les yeux d’une jeune femme téméraire. En vieillissant, je quitte le rayon frais du supermarché sexuel que je le veuille ou non, il n’y avait aucun libre choix pour moi, et j’ai surtout la chance d’échapper aux prédateurs et aux harcèlements multiples. Maintenant je peux le dire, j’ai cru baiser librement toute ma vie en pleine autonomie de mes choix mais je me suis surtout fait baiser, un terrible sens unique en forme d’impasse a fini par barrer mon chemin qui se voulait libre partage, et maintenant ça suffit et je dénonce les procédés mis en place pour faire taire les femmes et leurs désirs en imposant sournoisement celui des hommes dans lequel les femmes deviennent complices de leur propre domination.
    Ça suffit les délires freudiens du viol recherché par les femmes, de la possession du phallus au centre du désir féminin, ça suffit d’être définies pour et par le désir des hommes. De se faire jeter parce qu’on ne correspond plus aux critères de la baise masculine ou qu’on les a assouvit. De se faire nier quand on prend son courage pour dénoncer des salopards. Misère mais y’a vraiment pas un autre moyen que l’abstinence ou l’onanisme pour échapper à cette violence qui s’instaure comme la norme ? Car cela réitère comme un disque rayé les dominations sociales sur les moins bien loties, les gueux, les miséreux, ceux et celles qui n’ont plus la force de se battre, ceux et celles qui ne rentrent pas dans le système de méritocratie, les « tu l’as bien mérité » ça suffit. Je n’ai pas à être punie d’être une femme, je ne veux plus encaisser la maltraitance et perpétuer cela par mon silence.
    Je n’ai pas envie de cette chape de plomb qu’on voudrait à nouveau couler sur mes mots en m’expliquant que je ne suis pas victime mais accusatrice.

    • Très beau texte. Mais un oubli fondamental. La solidarité féminine n’est pas innée et lorsqu’on est une femme libre, la suspicion féminine fait autant horreur que le machisme des hommes.
      Et beaucoup de femmes reproduisent le schéma qu’elles ont vécu, élevant son fils de façon différente que sa fille...Tant qu’il y aura ce décalage, je ne crois pas que la condition féminine changera !

    • @geneghys, faut-il que je dise à mon amie qu’elle a fondamentalement oublié qu’elle procède de sa propre domination et que finalement c’est de la faute des femmes, entre autres parce qu’elles élèvent mal leurs enfants ? Je ne pense pas que ça va foncièrement lui plaire et tu montres bien là que le patriarcat trouve toujours meilleur responsable que les hommes, en l’état les femmes elles-mêmes, idéales bouc émissaire.
      Finalement c’est bien cela dont elle parle dans ce texte : ne pouvoir échapper aux rôles assignés, et quand bien même, devoir reconnaitre la domination avec comme seuls pôles de définition : victime ou accusatrice.

    • @touti Peut-être qu’il y a des jeunes femmes qui ne reproduisent pas le même schéma que celui que j’ai décrit. Mais c’est en constatant de visu qu’une femme est souvent fière d’avoir un garçon et le choiera d’autant plus que si c’était une fille. Le complexe d’Oedipe n’est malheureusement pas loin.
      Et si ce n’est « quasiment » plus dans nos us et coutumes, cela reste dans d’autres cultures.
      Je ne veux pas être le juge. Mais je constate !

      Peut-être cette différence est gommée quand on grimpe les échelons des différentes classes.
      Aux femmes de ne plus accepter d’être le bouc émissaire ! La victimisation est un schéma trop facile dans lequel certaines femmes se complaisent. Le fait de se l’avouer peut faire partie d’un grand pas en avant. Et je pense que le nier serait rester, voire régresser.

      La femme est oh combien assez forte pour pouvoir aller à contre-courant et de s’en battre les c...s de ce que les autres disent.
      Ton amie n’est peut-être pas ainsi, mais j’ai constaté et constate encore de visu ce que je vois.
      Il n’y a pas à être accusatrice non plus ! La femme a les forces nécessaires pour faire sa place dans le monde. Mais c’est une discussion à creuser un peu plus...

      Pose-moi les bonnes questions ;)

    • @Geneghys ca serait préférable que tu parle des femmes au pluriel, parler de La femme au singulier ca n’a pas de sens. C’est comme si tu disait « le noir » pour parler de toutes les personnes à la peau noir.

      Après dire que « La femme est oh combien assez forte pour pouvoir aller à contre-courant et de s’en battre les c...s de ce que les autres disent. »
      Ca ne veut rien dire non plus. La femme c’est personne et elle n’est donc ni forte ni faible. Après certaines individues sont fortes et d’autres non et ca serait sympas de pas coller des couilles à tout bout de champ. Dit qu’on s’en bat les ovaires, ou qu’on s’en bat les glandes, ou qu’on s’en bat le clito, ou qu’on s’en bat l’oeil, mais s’top pas de couilles, laisse les couilles à qui de droit.

      Ensuite le couplet sur « La victimisation est un schéma trop facile dans lequel certaines femmes se complaisent. » est consternant. Tu dit ca en plus en commentaire d’un témoignage d’une femme qui raconte sa souffrance.
      Je trouve qu’il y a à redire a chacune de tes phrases qui sont une enfilade de clichés et de yaka/fokon. Yaka s’en fiche. Fokon éleve mieux les chiards. Merde les femmes sont pas les seuls à élever les moutards et les mecs qui se prennent pour des demi-dieux c’est pas la faute des femmes c’est un ensemble qu’on appel LE SYSTHEME PATRIARCALE et toi ta contribution au bazar c’est de culpabiliser une/les victimes. Bravo t’es un·e bon·ne petit·e soldat·e du patriarcat.

    • Je suis émue @mad_meg et @aude_v car je vois que vous avez posté, merci !

      Après réflexion je m’étais résolue à répondre avec l’espoir que cela serve à d’autres, certes avec douleur et réticence car le travail risque d’être long et inabouti, et que le tag #feminisme aurait du nourrir ta pensée en amont @geneghys au lieu de nous infliger ce salmigondis sexiste englué dans tes a-priori.
      Je dois cependant te remercier d’oser adopter publiquement une posture aussi caricaturale car il va être d’autant plus facile de démonter ton pseudo raisonnement. Je ne voudrais pas qu’en retour tu te crois devenu un putching ball, je te classe plutôt dans la catégorie des ignorant·e·s qu’il faut affronter tous les jours, j’ai un peu pitié de toi à vrai dire car sur seenthis les propos féministes sont, contrairement à d’autres endroits du web, particulièrement les bienvenus et c’est une excellente forge pour affuter sa pensée.

      Il est affligeant de s’apercevoir que ce qu’on espérait acquis est en éternel recommencement et qu’il faut encore faire œuvre de pédagogie rééducative auprès de ceux et celles qui ont de la merde dans les yeux pour réitérer à l’envie encore et toujours, ne serait-ce que le concept de base : Non, la domination masculine n’est pas un point de vue, la #domination_masculine est une réalité.

      Montrer que parler de domination masculine implique forcément la dichotomie dominants/dominées. Que ce concept explicite clairement l’oppression que vivent les femmes. Que les femmes sont les victimes de cette domination si pernicieuse qu’elle accorde des privilèges aux hommes dont ils n’arrivent même pas à prendre conscience.
      Qu’il est nécessaire avant de l’ouvrir de commencer à prendre la mesure de ce que subissent en tant que victimes de ce système les femmes, TOUTES les femmes et non pas LA femme. LA femme étant une réification supplémentaire des femmes, qui leur nie toute existence au-delà de la forme d’un sexe, d’un ventre ou d’un corps.

      Si cela ne suffit pas, démontrer de nouveau le fondement de cette assertion, entre autres chiffres donner le nombre de femmes, en augmentation, qui se font démonter la gueule, avec seulement en france, une femme tous les deux jours tuée par son compagnon.
      Et tenter, encore une fois, de comprendre de quoi cette violence sexiste procède si ce n’est du déni de l’autre et de la femme en l’occurrence.

      Apprendre que cela affectent les femmes, de l’ouvrière à la bourgeoise, mais aussi les hommes, parce que tant qu’il y a des opprimées il y a des oppresseurs et une obligation sociale viriliste et destructrice. Que cette inégalité est une construction qui affecte la société dans son entier, par son histoire, le vocabulaire employé, la grammaire, la taille de nos enfants, la couleur de nos jouets, que cela renforce toujours plus cette préemption sociale d’un sexe sur l’autre.
      Que cela procède d’un système capitaliste assis sur une construction archaïque du monde, où il faut échapper au darwinisme et à l’essentialisme pour comprendre que non, la loi du plus fort n’est pas un progrès social.
      Enfin, lister les combattant·e·s qui osent s’extraire du discours ambiant qui leur enjoint de se taire, pour déconstruire le patriarcat et historiciser la lutte des femmes.
      Et à ceux et celles qui n’arrivent toujours pas à entendre la situation, la comparer à celle que subissent les racisés, parler de la colonisation des corps et des processus de pouvoir et de destruction.

      Puis rigoler un bon coup ou sortir les couteaux quand on commence à vous expliquer qu’il ne faudrait surtout pas que les femmes se victimisent parce que c’est mauvais pour leur combat.

      Tout cela accompagné de quelques suggestions de lecture sur le féminisme :
      http://chiennesdegarde.com/article.php3?id_article=71

    • au sujet du « blâme des victimes » ou « victime_blaming » je conseil la lecture de cet article
      http://sandrine70.wordpress.com/2013/05/10/victimes-de-mais-pas-victimes-par-definition
      que j’avais référencé ici : http://seenthis.net/messages/137471

      et aussi voire wikipédia pour ce qu’est le blâme de victimes
      http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Bl%C3%A2mer_la_victime
      enfin il y a le tag #blame_the_victim qui fournira des exemples.

    • Excusez de n’avoir pas répondu plus tôt. Je viens de lire les réponses que je trouve aussi assez consternantes.
      Et cela tombe bien, car ce matin, j’ai entendu une émission sur une école maternelle ouverte dans un des pays scandinaves où les pédagogues laissent les enfants choisir ce dont ils en envie, comme les jouets, les livres, etc. Un boulot énorme puisque les mots « filles » et « garçons » ne doivent pas être prononcés afin que cette expérience ne soit pas faussée.
      Il en est de même avec certains contes qui ne doivent pas mentionner le genre. Ces contes ont ainsi été pré-fabriqués pour cette expérience. Sans compter que les couples qui ont mis ces enfants dans cette école jouent parfaitement le jeu et ont même réclamé cette nouvelle pédagogie. Ceci afin que l’enfant puisse s’épanouir sans avoir à vivre des préjugés. Ce n’est pas chose facile, mais il semblerait que cette expérience porte ses fruits puisque les enfants se sentent mieux dans leurs baskets.
      Ainsi, si la fille choisit un camion pour jouer, elle ne sera pas jugée pour ce choix, ne deviendra pas un « garçon manqué » comme on peut encore l’entendre aujourd’hui.
      Et cela répond parfaitement à ce que je voulais faire passer comme message qui visiblement, a mal été interprété et a sonné mon glas !

      J’en reviens donc à ce que vivent les enfants actuels qui ne bénéficient pas de ces structures et continuent à subir des cursus qui font et forment le patriarcat. Il y a pourtant eu un long débat en France et cela a été repris par l’extrême-droite qui n’a rien compris au binz, mais qui en a fait sa bouillie à jeter en pâture aux personnes qui ne se sont pas penchés sur cette étude universitaire qui est pourtant pas difficile à comprendre si on n’y met pas de mauvaise fois. Le but n’est pas de nier la personnalité sexuelle de l’enfant dès son plus jeune âge, mais plutôt de laisser l’enfant explorer son environnement sans être automatiquement jugé, voire persécuté si ilLE a choisi un camion ou une poupée.

      C’est donc à la base même de l’éducation que l’on doit intervenir si on veut abolir le patriarcat et que les êtres humains soient sur le même pied d’égalité. Et ce ne sera que par le biais de l’éducation et de l’environnement que ces enfants ne reproduiront plus le schéma « maman fait la cuisine » alors que « papa travaille plus que maman, parce qu’il gagne plus parce que c’est un homme ».

      Si les parents reproduisent inconsciemment le même schéma que celui vécu depuis des lustres, je ne vois pas comment le patriarcat sera aboli. Parce qu’à moins d’être aveugle, le patriarcat est bien installé et a encore de profondes racines.

      J’espère que cette fois-ci, je me suis bien fait comprendre, parce que je ne peux être plus claire.

      De plus, j’ai dû me battre et faire ma place. J’étais une des toutes premières femmes à faire des chantiers et j’ai dû faire mes preuves à double pour être prise au sérieux. Je n’ai pas voulu d’enfant par choix personnel - donc je ne suis pas accomplie - et je ne me suis pas mariée, ce qui m’a valu d’être catherinette à 25 ans. J’ai subi toutes sortes de pressions pour être mariée pendant que j’avais encore des ovules, que ce soit par la génération de mes parents que de ma propre génération, j’en passe et des meilleures.
      J’ai fait et réparais mes motos très jeune et ai passé mon permis bagnole qu’à l’âge de 22 piges pour des raisons professionnelles. J’ai fait une période dans une boîte informatique pour le développement d’un logiciel de dessin en formant un gars qui gagnait plus de 1’000 chf par mois parce que c’était un homme. Quant aux femmes, elles me voyaient comme un danger parce que j’étais libre et je revendiquais cette liberté. Comme si j’allais piquer leur mari !

      Je ne me sens pas féministe et je ne pense pas que je l’aie été une fois. Je me sens féminine sans plus, parce que je n’ai pas la force d’un homme. J’aime bien m’habiller relax voire originale, ce que ne peuvent pas faire les hommes. Je me suis toujours très peu maquillée parce que je n’avais pas appris à le faire, les jeunes filles qui se maquillaient étant considérées comme des putes !
      Je me sens plus dans le slogan « ni pute, ni soumise » que dans « les chiennes de garde ». C’est mon choix, quoique je n’aime pas faire partie de clan.

      Les affronts, je les connais et j’ai plus été rejetée par les femmes que par les hommes. J’ai appris simplement à ne plus faire gaffe à toutes ces « injustices » parce que je ne voulais pas me plier à des stéréotypes qui étaient et sont encore enseignés. J’ai eu cette possibilité que je me suis donnée pour pouvoir griller ma vie par les deux bouts et je ne regrette rien, même si actuellement, je passe à la caisse...comme tout le monde un beau jour.

      Entendez bien que je ne veux pas me victimiser, loin de là, parce que je me suis trop bien amusée sans tenir compte de touTES les personnes qui n’ont pas voulu me comprendre... ou qui m’ont aussi parfois enviée. C’est pourquoi, lorsque je vois que le schéma n’est pas encore brisé, bien qu’il y ait un léger mieux, je me permets de faire ce constat, n’en déplaisent à ceuSSEs qui veulent encore cadrer et encadrer, voire mouler leurs enfants pour les surprotéger peut-être. Alors qu’un enfant peut être très fort...et moins con qu’on le pense.

      C’est pas tout ça, par contre, je subis le chiennarcat et là, il n’y a pas de triche.
      Amitiés

    • Hum, je vais tenter de te répondre @geneghys même si il me semble l’avoir déjà fait sans que tu ne sembles lire ni ma réponse ni les propositions de lecture faites sur le #féminisme et notamment celles de @mad_meg.

      Le texte de départ ne parlait nullement d’éducation, il parlait d’une femme qui en a marre d’osciller entre ce qu’elle veut vivre et ce qu’elle doit subir du fait d’être une femme. Pour l’éducation au genre, ouvre un autre post, et commençons par parfaire ou détruire des pans de la nôtre si il le faut.

      http://sandrine70.wordpress.com/2013/05/10/victimes-de-mais-pas-victimes-par-definition

      Comme tous les systèmes qui acceptent les inégalités, l’ordre néolibéral déteste les victimes. Parler d’un être humain sans défense, d’un être vulnérable, suppose en effet la nécessité d’une société juste et le besoin d’une protection sociale. Rendre #tabou la notion de victime est une étape pour légitimer le fossé entre les classes sociales et les sexes.

      Tu dis :

      Je ne me sens pas féministe et je ne pense pas que je l’aie été une fois.

      Je me sens plus dans le slogan «  » que «  »

      Laissons de côté les slogans pour le moment, d’autant que les émanations sarkozystes à la sauce pseudo féministe me révoltent. À vrai dire, je sature un peu de ce genre d’assertion qui se désintéressent d’ #élargir_au_politique, la position féministe participant de ce politique, c’est à dire penser et questionner (donc douter) au-delà de son propre vécu. Je tente de comprendre ton mélange d’expériences douloureuses que tu as décrit plusieurs fois sur seenthis, mêlé à une posture de non-victime et de non-féministe puis tes affirmations sur ce que devraient faire les femmes. Sache que ton discours sonne ou comme du déni ou comme un renfort à l’ordre patriarcal, une sorte de #mansplaining ou la réussite de l’individu extrait de son contexte prévaut dans une sorte de qui le veut le peut … que tu sois une femme augmente seulement ma consternation. Je suis étonnée que tu ne vois pas la contradiction et à quel point tu valides la position des dominants.

      J’ai appris simplement à ne plus faire gaffe à toutes ces « injustices » parce que je ne voulais pas me plier à des stéréotypes qui étaient et sont encore enseignés.

      Que tu fasses de la moto ne change rien de ce à quoi tu as été confrontée et comment les femmes sont socialement déconsidérés, quelles qu’elles soient ou fassent individuellement.
      Si je prends l’exemple du job où tu as été moins payée qu’un homme, tu ne sembles pas vouloir admettre que tu as été « victime de » patrons qui considèrent, consciemment ou pas, que les femmes sont méprisables. J’entends ton refus comme beaucoup d’infériorisé·e·s d’un terme qui de par son existence définit le contour des possibles (à exploser) et pourtant il n’existe pas d’autre mot.
      Si tu ne fais plus gaffe aux injustices que tu as vécu, c’est bien que le processus de l’anesthésie a fonctionné. Les femmes peuvent donc continuer à se prendre des coups, à ne pas dire qu’elles sont victimes, et à accepter que d’autres en prennent, de toute façon, à un moment, on ne sent plus rien. Cela marche de la même façon avec la violence physique, je le sais, j’ai été frappée enfant, à un moment, on décroche pour ne plus rien sentir.

      Dire qu’on en a marre d’être assignée au rôle de victime qui est donné aux femmes ne signifie pas baisser les bras, et peut-être faudrait-il inventer un autre mot, ou dire « victime DE » et non « victime » tout court ? Le texte de départ tentait de dénoncer le tabou de cette énonciation qui permet aux allemandes violées pendant la guerre de serrer les dents en souriant pendant plus de 60 ans et de ne rien dire des atrocités vécues ? alors qu’accepter d’en user vaut bien acte de révolte et non de soumission, avec au-delà au moins l’espoir que cela cesse. On peut aussi voir ce texte comme une aide à d’autres femmes pour dénoncer leur ras-le-bol, et modestement se poser des questions. Nier ce que subissent nombre de femmes d’un revers de son propre vécu, ce n’est pas un ’franc parler’ c’est inconscient, et si cela ne l’est pas, c’est dégueulasse.

    • Mea culpa, je crois avoir lu trop vite le texte de départ et avoir zappé l’essentiel. Et je zappe souvent cet essentiel-là pour des raisons qui me sont propres.
      Je suis désolée d’avoir écrit ce que j’ai écrit et comme tu dis, c’était dégueulasse de ma part. On ne peut même pas parler d’inconscience car je n’entends pas lorsqu’on parle d’abus et de viol.
      Je n’ai que ça à rajouter...

    • Les #socialistes c’est vraiment l’autoroute (elles aussi privatisées par eux) vers le désastre. On se souvient que la vague de privatisation la plus importantes s’est faite sous un gouvernement Jospin. On le constate à chaque nouveau scandale depuis l’affaire de le Mnef (Cambadélis et consorts) ces néolibéraux sont disposé à sombrer dans l’affairisme impliqué par un capitalisme maffieux.

      Ces salauds montre chaque jour par diverses mesures (légales, fiscales, « sociales ») et déclarations qu’ils sont décidés à mener une guerre contre la population.

    • Les promesses de croissance du trafic de l’aéroport à 18 millions de passagers en 2030 contre 7,5 millions en 2013 pourraient en effet en faire le nouveau point d’entrée de la Chine en France face à des aéroports parisiens déjà sursaturés.

      #Macron #au_secours

    • Vous ne voulez pas de projets inutiles, gigantesques, ou de nouveaux aéroports ? Vous pensiez que la nécessité écologique importait ? Qu’importe, pour éviter toute contestation, le gouvernement vend en moins d’un mois aux chinois un aéroport qui passera en 15 ans de 7,5 millions à 18 millions de passagers.

      #tout_va_bien #aéroport #blagnac
      Quelque chose qui tient de l’#absurde et du #mépris #socialistes

  • Oh la la... cela rappelle de sombres moments de l’histoire...
    "Triangles jaunes" à Marseille : « Avec ça, les gens vont reculer »

    Plusieurs militants associatifs, rassemblés ce mercredi devant la mairie, s’élèvent contre une carte destinée aux SDF qui porte un grand #triangle_jaune.


    http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20141203.OBS6797/triangles-jaunes-a-marseille-avec-ca-les-gens-vont-reculer.html
    #discrimination #signe #SDF #sans_domicile_fixes #sans-abris #France #Marseille
    cc @reka

    • Faut que je passe par un site grec pour découvrir l’info sur ce fichage des sans abris ! mais c’est quoi cette horreur.

      http://www.avgi.gr/article/5108173/kitrino-trigono-einai-upoxreomenoi-na-foroun-oi-astegoi-sti-massalia

      Ένα κίτρινο τρίγωνο φορούν οι άστεγοι της Μασσαλίας αφού ο Δήμος τους εφοδίασε αυτές τις ταυτότητες προκειμένου να έχουν πρόσβαση σε υπηρεσίες φροντίδας. Οπως είναι αναμενόμενο, το κίτρινο τρίγωνο πυροδότησε αντιδράσεις, καθώς σε πολλούς θύμισε το αστέρι του Δαυίδ, με το οποίο μαρκάρονταν οι Εβραίοι της χιτλερικής Γερμανίας. « Δεν θέλω να είμαι δακτυλοδεικτούμενος. Ήδη δηλαδή είμαι δακτυλοδεικτούμενος, να είμαι κι άλλο ; Πού θα μας φτάσουνε ; », διερωτάται ένας εκ των αστέγων που συγκεντρώθηκαν για να διαμαρτυρηθούν έξω από το δημαρχείο της Μασσαλίας. « Είμαι ενοχλημένος. Διότι, ο αρχικός μας σκοπός ήταν να βρούμε έναν τρόπο να αναγνωρίζουμε τους ανθρώπους που είναι στο δρόμο, οι ταυτότητες των οποίων συχνά κλέβονται. Είναι ελεύθεροι είτε να βγάλουν ταυτότητα είτε όχι. Προς το παρόν οι περισσότεροι είναι ευχαριστημένοι με την ταυτότητα »,σύμφωνα με τον Ξαβιέ Μερί, εκπρόσωπο του δημάρχου.

      Σε μια προσπάθεια να κατευνάσει τις αντιδράσεις, ο δήμος της Μασσαλίας αποφάσισε να αναστείλει προσωρινά το πρόγραμμα μέχρι την αναμόρφωση των ταυτοτήτων. Μέχρι στιγμής έχουν δοθεί 150 ταυτότητες.

      #marseille_la_honte #massalia_shame_on_you

      #controle_social #carte_de_pauvres #humiliation

    • Sans déconner, le gars explique que c’est plus facile pour la morgue, naaaaaannnnn

      http://www.lamarseillaise.fr/marseille/societe/33841-la-carte-sdf-ne-passe-pas

      « On a peut-être mal communiqué, mais nous n’avons jamais pensé à cela. Je suis touché, je connais la rue, et cette carte de secours s’adresse à ceux qui n’ont rien, dans l’optique de leur redonner une identité réelle, précise Giancarli. Je me suis déjà retrouvé confronté à la situation de devoir ramasser un SDF mort dans la rue. On n’a pas de noms, on ne sait c’est pas qui c’est. Le corps reste à la morgue en attendant que quelqu’un vienne l’identifier... ça peut durer très longtemps ».

      recto Verso de la carte #au_secours

      Avec « don d’organes » au cas ou, en fait ces personnes ne sont justes plus que des corps morts, c’est ça ???

    • Quelques réflexions en vrac sur cette carte.

      La carte (de pauvre à mourir) élude la question politique au profit d’un étiquetage rationalisé où l’#ordre et le #rangement priment.

      Comment voir, décrypter montrer et refuser la logique mortifère imposée par nos modes de vie qui conduit à cette #dérive_mentale où certaines personnes pensent bien faire et sont persuadées rendre service en étiquetant les pauvres ?

      Le rôle du pauvre dans la société capitaliste et libéral est essentiel, il faut bien le distinguer de l’homme heureux et cultivé qui profite du confort moderne. Le pauvre se doit d’être inculte et malheureux. Le pauvre doit se conformer à un rôle de miteux misérable qui s’expose dans la rue et que l’on peut mépriser inconsciemment. Le pauvre n’existe pas pour lui-même en tant qu’entité indépendante humaine, il a soit un rôle de bouc émissaire et on peut le traiter de parasite soit, à Noël un rôle de substrat réparateur en pitié. Dans le processus social à l’œuvre, le pauvre intègre sa déshumanisation ou ce n’est pas un bon pauvre car se persuader que nous ne finirons jamais à son endroit nous rend toute empathie impossible.

      Cette hiérarchisation bureaucratique des pauvres où l’utilitaire est plus valorisé que la dignité se fait sur l’incapacité de nos sociétés à empêcher que des personnes se retrouvent à la rue.
      La problématique des morts dans la rue sans identité que personne ne vient plus réclamer provient de cette construction sociale de la cruauté, pas du manque de cartes jaunes. Le mythe d’une société en crise perpétuelle permet de supprimer la notion de solidarité de nos valeurs sans que cela paraisse anormal car n’étant pas porteuse de valeur, la seule valable étant financière. Les pauvres procèdent malgré eux d’un système qui doit être anxiogène.

      #dignité

    • Il me semble au contraire que l’empathie est inévitable. C’est ainsi que le pauvre qui meurt dans la rue nous est, comme les autres, offert pour faire fonction de miroir repoussant. À ne pas voir, c’est blessant, ça renvoie chacun à son impuissance individuelle, mais à méditer, pour continuer à craindre de « sortir de la course », de la #normalité, à craindre de perdre davantage (on ajoute d’ailleurs à ce phénomène « spontané » une foule de sondage qui pose des questions sur cette peur de se trouver à la rue, et obtiennent de bon scores). Le pauvre, ses variantes, c’est l’épouvantail, le figurant fort mal rétribué, puni, dont le fonction est d’inquiéter chacun, sans que « la politique », l’organisation de la société, en soient interrogées, modifiées.

      Au prolétariat qui n’avait à perdre que ses chaines, à condition souvent de risquer la mort pour une liberté à venir, à succédé non pas « le confort de la société de consommation », car c’est d’une partie de la population seulement, même si le nombre de fausses satisfactions consuméristes a crû, mais l’impuissance ressentie (apprise) à modifier le cours des choses. La trouille de déchoir davantage, matériellement et moralement, seul, et éventuellement anonyme.

      Pour ce qui est des morts de pauvreté, l’expression euphémisée qui est revenu en boucle depuis les « nouveaux pauvres » des années 80 (après que la majorité des chômeurs ait, grâce au socialisme et à la CFDT, basculé dans la non indemnisation) est celle qui concerne ceux qui scandaleusement l’ont fait dans l’espace public (...).
      On nous a parlé le plus souvent de « morts de froid » (la nature a une fois de plus bon dos). Depuis, il y a eu une campagne qui a promu la désignation « morts à la rue » (ou de la rue).
      Ce que cette mesure institutionnelle occulte, par ailleurs, c’est que la majorité des SDF ne sont pas à la rue, pas en permanence sans abri, mais passe avec plus ou moins de succès d’un mode d’hébergement précaire à un autre, social, familial, camping, amical, squat, etc.

      #Stigmatisation #Gouverner_par_la_peur #anxiogène

  • Garches : les parents d’enfants cancéreux en grève de la faim évacués
    http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/garches-les-parents-d-enfants-cancereux-en-greve-de-la-faim-evacues_1557275

    Laurence Godfrin, porte-parole de l’association et fille d’une gréviste, a prévenu que les parents grévistes, « choqués » par leur expulsion « continueraient le mouvement de cette manière ou d’une autre ».

    L’AP-HP a programmé la fermeture de cette unité après le départ à la retraite de la pédiatre et cancérologue Nicole Delépine, qui la dirigeait depuis 2004 et dont les méthodes font polémique.

    L’unité du Dr Delépine — qui accueille actuellement une trentaine d’enfants — privilégie des traitements individualisés par rapport aux protocoles standardisés.

    Elle revendique un taux de guérison de plus de 80% mais ne peut se prévaloir de résultats récents car les nouveaux standards méthodologiques exigent que toute étude soit basée sur de nouveaux essais cliniques qu’elle refuse.

    Ah bon ? Les traitement du #cancer ne sont pas individualisés ? On ne tient pas compte des caractéristiques physiologiques et des réactions du patient pour affiner les traitements ? On balance la sauce et Dieu triera les siens ?
    Je suppose que c’est le journaliste qui n’a pas bien compris.

    • Je ne crois pas, c’est essentiellement parce que Mme Delépine refuse que les enfants soient soumis à des expérimentations et servent de cobayes. Mais c’est vrai que le vocabulaire employé dans l’article prête à confusion.

    • http://www.nicoledelepine.fr

      La pensée unique en médecine : quelles conséquences ?
      Cri dalarme, appel au secours de cancérologues pour leur liberté de prescription.

      A titre d’exemple, les guérisons des cancers des os de l’enfant sont plus rares aujourd’hui qu’il y a 20 ans, il n’y a plus de choix thérapeutique et l’amputation revient à la mode (comme la peine de mort ?).

      Il y a 30 ans les cancers des os de l’enfant guérissaient encore rarement et les patients étaient le plus souvent amputés. Et puis entre 1980 et 1990 l’inventivité des chirurgiens et l’amélioration des schémas de traitement mis au point aux USA à la fin des années 1970 nous permit de guérir près de 90% des malades en leur gardant leur membre. Ils nous rendent visite maintenant avec leurs enfants.

      Mais ce bonheur du cancérologue pédiatre s’avéra fugace. Que s’est-il passé ? Actuellement je vois passer dans mon unité avec désespoir des parents venant chercher du secours car leur enfant est déclaré perdu, bon pour les soins palliatifs et la mort. Pourtant il était curable quelques mois plus tôt avec un « bon traitement ». Dans la dernière semaine j’en vis trois différents avec toujours le même scenario. Découverte du cancer, inclusion dans un essai thérapeutique en cours, explication des médecins sur le « protocole » de traitement proposé et présenté comme la seule possibilité de traitement sans jamais évoquer les autres schémas ayant fait leur preuve et publiés depuis une vingtaine d’années. Le rouleau compresseur de la pensée unique qui passe en médecine par le mythe des essais thérapeutiques et au moins des traitements uniformisés est en marche. Rage et désespoir ! Comment ébaucher une prise de conscience, une révolte, une réversion du phénomène ?

    • Le combat que cette sacré bonne femme mène est raconté dans ses livres.

      Nicole Delépine dénonce le basculement de notre système de santé, montre comment la convergence des intérêts politiques au service des marchés financiers, des lobbys médicaux et de l’industrie pharmaceutique a conduit à une OPA sur le marché du cancer. Elle appelle à une prise de conscience des enjeux et des mécanismes de la destruction de la médecine française, interpelle les politiques, attire leur attention contre l’occultation des conflits d’intérêt. Elle revendique la dignité de soigner.

      Voila aussi pourquoi les pouvoirs publics veulent profiter de sa retraite pour arrêter son service oncologique pour enfants.

    • http://www.nicoledelepine.fr/nicoledelepine-nicole-delepine-se-bat-pour-une-prise-en-charge-indivi

      En quoi consistent exactement ces #essais_thérapeutiques et comment informe-t-on les patients ?

      Nicole Delépine : Cela consiste en fait à encoder les patients dans un logiciel en fonction de leurs âges, de leur type de cancer et du degré d’extension. Les patients sont alors tirés au sort et recevront le traitement standard d’un essai en cours. Il n’y a aucune individualisation, même si on joue sur les mots en prétendant personnaliser selon le type de mutation que l’on retrouve sur la tumeur. Certains essais font appel à de nouvelles molécules, plus cher et donc plus rentables que les molécules les plus anciennes que j’utilise, comme le méthotrexate ou le cisplatine. Avant d’entrer dans les essais, les patients doivent signer des documents, mais ils ne se rendent pas bien compte qu’il s’agit d’essais maintenant d’appelés « protocoles ». Ils sont maintenus dans l’illusion que ce qui est nouveau est forcément synonyme de progrès. Et pour le médecin, c’est aussi plus valorisant de pouvoir proposer quelque chose de nouveau. Ce système est assez opaque et les patients ne sont pas informés des liens d’intérêts des médecins impliqués.

      Je pourrais aussi citer le cas de Kim dont les parents ont été dessaisis de leur autorité parentale et qui a donc été finalement amputé avant de pouvoir revenir dans mon service. La dictature que nous vivons est grave, il faut que les gens le comprennent. La #Loi_Hôpital_Patients_Territoires de 2009 qui n’est appliquée vraiment que depuis un an ou deux, conditionne l’accréditation des services, et donc leur survie, à divers critères, comme par exemple d’inclure un maximum de patients dans les essais thérapeutiques. Il s’agit d’un système bureaucratique autoritaire et soviétisé qui transforme le médecin en robot et cela menace tous les autres domaines de la médecine. Il faut abroger cette loi, car elle est contraire au droit du patient de choisir son médecin et son service, et contraire à la liberté thérapeutique des praticiens, et donc contraire aux lois européennes.

      #au_secours #informatique_et_santé #acis_vipi

    • Un patron de #cancérologie de Lyon me l’a expliqué : « De toute façon, on sait bien que tu les guéris, tes ostéosarcomes, mais tu ne publies pas et on ne t’emmerde pas. Si tu publies on t’emmerde ». En fait, si on publie, les gens ne voudront plus entrer dans les #essais thérapeutiques qui sont une machine à fric. Quand on sait que le médecin qui inclut les gens dans ces essais touche parfois plus de 7000 € par patient pour lui ou son service, que l’investigateur qui conçoit l’essai touche souvent plus de 200 000 €, on comprend que c’est aussi un #business. Ce que je conteste pour ma part, ce ne sont pas les essais thérapeutiques en eux-mêmes, mais l’inclusion systématique des patients pour lesquels un traitement éprouvé et efficace existe déjà. À la fin des années 90, après la révision de toute la littérature internationale, on a démontré et publié à différents endroits que les essais randomisés avaient fait perdre 20% de chance de #survie et plus de 20% de chances d’éviter l’amputation aux patients atteints d’ostéosarcomes. Cela a fort déplu au Pr Tursz, alors directeur de l’Institut Gustave Roussy, qui a sorti une lettre très diffamatoire à mon égard, m’accusant de fraude, de manipuler les parents, et même de ne pas disposer des diplômes ! Le faible nombre de cancers chez les enfants (2000 dont 1600 tumeurs solides) est utilisé comme prétexte pour les inclure tous dans les essais thérapeutiques destinés à évaluer ces « thérapies innovantes ». Or, celles-ci peuvent parfois être un progrès, mais sont souvent peu ou pas efficaces et font courir des risques inutiles aux patients. Certains malades peuvent alors échapper à un traitement plus ancien qui avait fait ses preuves et qui aurait pu les sauver.

    • Plan cancer 2014 : rien de nouveau

      Et le nouveau plan cancer ? Il ressemble étrangement aux précédents, oublie les patients, les enfants et les vrais chantiers à entreprendre : l’environnement, les pesticides, les perturbateurs endocriniens, les radiofréquences, l’alimentation, etc. C’est cela la prévention, non des campagnes de publicité ruineuses qui ne changeront rien, non la promotion honteuse de vaccination contre le cancer du col dangereuse et inefficace qui vient d’être interdit au Japon.

      Ainsi sont remis en cause de grands principes de la médecine d’Hippocrate et du code de déontologie, du choix du patient, du secret médical. Au prétexte d’équité des soins en cancérologie, est élaboré un système autocratique probablement unique au monde où le traitement des cancers, le choix de la chimiothérapie et l’indication respective du rôle de la chirurgie et de la radiothérapie sont bloqués dans un circuit unique et obligatoire avec des itinéraires de soins formalisés.

      Il n’est plus question de choisir un autre « protocole de soins » que celui décrété par le réseau, le plus souvent un essai thérapeutique. Le président a dit souhaiter en doubler le nombre dans les cinq ans ! Dans l’intérêt de qui ? Pas question non plus d’organiser des réseaux indépendants, ils n’auraient pas l’accréditation s’ils ne faisaient pas allégeance aux « bonnes pratiques » décidées en haut.

      Pour quels résultats ?

      La circulaire de 2005 a été renforcée par les décrets de 2007. La loi HPST (Hôpital, Patients, Santé et Territoires) a fini de mettre en place une bureaucratie que les médecins nomment entre eux stalinienne, autocrate, destructrice, autoritaire et tous les adjectifs synonymes de cette dictature visant à convaincre le peuple qu’on allait le soigner mieux et de façon plus égale.

      En 1985, on guérissait 55% des cancers de l’adulte et 85 % des cancers de l’enfant. Qu’en est-il aujourd’hui ? On ne le saura bien sûr que dans quelques années, mais on peut craindre que l’abandon des traitements qui marchaient ne fasse chuter le nombre des malades guéris.

      http://www.nicoledelepine.fr/nicoledelepine-plan-cancer-2014-rien-de-nouveau-257.html

    • http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/08/08/fermeture-de-l-unite-d-oncologie-pediatrique-de-l-hopital-de-garches_4469289

      Mercredi 6 août au soir, l’association avait alerté la presse en dénonçant une évacuation précipitée des quatre enfants encore hospitalisés sur place. L’AP-HP avait nié le principe même d’une évacuation et réfuté tout idée de violence. Avant d’ajouter qu’un signalement au procureur serait envisagé « si les familles persist[ai]ent à refuser les soins pour leurs enfants ».

      Deux des familles d’enfants hospitalisés ont été signalées par l’AP-HP jeudi soir au procureur de la République de Nanterre, Robert Gelli. Elles ont été entendues par la police, mais la situation n’a donné lieu à aucune procédure puisque les familles ont accepté entre-temps la proposition de l’AP-HP. Carine Curtet, présidente de l’association, évoquait l’inquiétude des parents face à un risque de « retrait de garde ».

      Ce que ne dit pas l’article de Le Monde

      Ce 7 août au soir, l’unité d’oncologie de pédiatrie a fermé ses portes. Initialement prévue le 21 août, la clôture du centre a été avancée pour « des raisons de sécurité » selon Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP).

      http://www.pourquoidocteur.fr/Hopital-de-Garches---les-derniers-enfants-malades-ont-quitte-l-hopit

      #AP-HP #martin_hirsch

  • D-Day : une méga-production-écran-de-fumée
    http://www.politis.fr/D-Day-une-mega-production-ecran-de,27354.html#forum31484

    On le sait, les gouvernants aiment les grandes messes populaires qui soudent le peuple dans une forme de transe collective. Elles font oublier que l’assiette et les caisses sont vides. Les commémorations du débarquement du 6 juin 1944, pardon du « Didéye », tout comme celles du 14-Juillet ou de l’armistice, font partie de ces événements que la France organise avec une ferveur toute militaire. Loin de moi l’idée de ne pas honorer la mémoire des poilus ou des preux soldats alliés qui sont morts par dizaines de milliers sous un tonnerre de feu. Sans eux, nous ne serions peut-être pas là à écrire ou à lire une chronique de Politis sur Internet. Mais je ne suis pas la seule à dire que le méga-spectacle mondial orchestré pour le 70e anniversaire du « Didéye » donne quelque peu la nausée : 19 chefs d’État invités, 9 000 invités, 4 chefs étoilés pour le déjeuner de gala offert aux VIP dans le château de Bénouville, de la pyrotechnie en veux-tu en voilà, 400 musiciens et 500 figurants (bénévoles, tant pis pour eux !) pour le spectacle sur la plage d’Ouistreham, et, cela va sans dire, un dispositif de sécurité gigantesque (pas moins de 12 000 hommes pour protéger les « saigneurs » de la planète). Une superproduction hollywoodienne pour faire vibrer les foules à l’unisson de la psalmodie cathodique et masquer opportunément tout ce qui fâche ou qui dérange.

    Cet énorme jeu de rôle « grandeur nature » qui s’insinue dans les chaumières – passez-moi l’expression – fout les boules....

    ...Pendant ce temps-là… derrière les flonflons de la fête...

    #didéye (merci @arno) #foutage_de_gueule #Brésil #Snowden #contrainte_pénale #contrôle_perpétuel #père Gérard Riffard #délit_de_solidarité #industrie-de-la-reproduction-artificielle #test_de_Turing #au_secours_les_transhumains_sont_là

  • #Joseph_Ndukaku_Chiakwa alias #Alex_Khamma

    Am 17. März 2010 im Flughafen Zürich während eines Ausschaffungsversuchs gestorben.

    http://www.augenauf.ch/dossiers/70-ausschaffungen/125-joseph-ndukaku-chiakwa-alias-alex-khamma.html

    #aéroport #migration #expulsion #décès #Zurich #renvoi #Suisse #réfugiés #asile #vol_spécial

    ... C’est une longue histoire, je ne l’ai pas recensée sur seenthis, mais au moins je laisse une trace à travers ce billet... si un jour j’ai le temps, je vais compléter avec des infos en français aussi...
    Ce dossier en allemand est bien fourni !

    ps : Augenauf est l’association qui a fait cette reconstruction des #vols_spéciaux : http://www.youtube.com/watch?v=16He1I274Xk

  • IF ça va ? THEN oui et toi. Les algorithmes de la routine
    http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2013/12/if-ca-va-then-oui-et-toi-les-algorithmes-de-la-routine.html

    C’est de la survie de ces chemins dont il est aujourd’hui question. Plus que jamais il faut choisir le web que nous voulons. Avant que nous n’en ayons tout simplement plus le loisir. Sans attendre que le marketing ne l’invente à notre place. Car la routine, est, aussi, un marché. (...) Source : affordance.info

  • Jean-Noël Lafargue, autobiographie numérique - Information - France Culture
    http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile-jean-noel-lafargue-autobiographie-numerique
    On peut écouter @jean_no ici. #seenthis_famous

    Jean-Noël Lafargue se livre aujourd’hui à cet exercice un peu étrange de l’autobiographie numérique, où il s’agit de raconter sa vie sous l’angle de sa relation aux ordinateurs, à l’informatique et à l’Internet, bref au numérique. Avant lui, on a peu entendre François Bon, David Dufresne ou encore le patron de Mozilla Europe Tristan Nitot. Le point commun de tous ces gens (en plus d’être des hommes, ce qui ne m’honore pas, je le confesse), c’est d’être des personnalités connues de l’Internet français, sans l’être forcément du grand public. Ce qui est aussi le cas de Jean-Noël Lafargue. Au travers notamment de son excellent blog « Le dernier des blogs ». Mais il est aussi enseignant, à l’Université et en Ecole d’art, un peu artiste, beaucoup programmeur. Il est l’auteur de plusieurs livres (l’un sur la programmation informatique comme création, un autre plus récemment sur les représentations de la fin du monde). Tout récemment, il a republié une belle nouvelle datant de la fin du 19e siècle : L’homme le plus doué du monde. Cet éclectisme lui vaut une présence dans les réseaux français, où l’on le connaît mieux sous le nom de Jean-No. Nous allons remonter ensemble le cours de sa vie numérique.

    • Les témoignages de garçons racontant leurs premiers ordis commencent à m’ennuyer, comme une private joke qui s’éterniserait (ping @xporte)… Où sont les filles ?

      Ça m’a rappelé plein de souvenirs, en particulier le passage des beaux-arts à l’informatique (ou l’inverse), les « autoroutes de l’information » de 1995, qui m’attiraient, les premiers « artistes numériques », qui me laissaient perplexe… merci @Jean-no ! et j’aimerais en entendre plus sur ce point : as-tu des lectures/émissions/lieux à recommander ? Ça existe encore les artistes numériques ? Ça se passe où maintenant ?

    • on dirait que c fini.... c clair @jean_no ... il y a plus à raconter.... did you rememeber fr.rec.arts.plastiques ? et j’avais plus ri lors de ta conf à l’esbabarbapapa de lorient ... bref.... je ne comprends pas bien le but de l’exercice, raconter sa vie avec @xporte ... la zique qui suit est insupportable.... #au_secours !!!!

    • Et ça... ça mérite plus qu’un mention, un débat, une réflexion de fond. à j’ai pas le temps mais j’ai très envie qu’on y revienne :

      J’aurais pu parler aussi de la durée de vie des technologies, de ce que ça fait de retrouver, un jour, dans une poubelle, un logiciel qu’on a si longtemps utilisé et enseigné. J’aurais pu raconter aussi que, à force de voir des technologies naître et mourir, on acquiert un certain recul, ce n’est pas tel langage ou tel logiciel qu’il faut enseigner, mais plutôt de passer d’un outil à l’autre, voire de créer les siens.

    • Oui, je suis assez d’accord avec @reka : les logiciels passent, la logique reste. Je suis toujours agacée quand une boite exige que l’on maîtrise tel logiciel propriétaire alors qu’il en existe de meilleurs et moins connu et que la logique d’utilisation est toujours la même.
      On s’en fout de maîtriser Photoshop, on doit savoir traiter une image.

  • #Au_secours, nos talents s’en vont …
    http://links.homlett.net/post/44866209767

    Au secours, nos talents s’en vont … : ― #www.clubdesvigilants.com ‒ March 08, 2013 at 08:50AM.

    Voilà qui peut paraître provocateur. Et pourtant ? Certes il y eut, par le passé, des périodes de forte émigration : après la révocation de l’Édit de Nantes à la fin du XVIIème siècle, pendant la Révolution de 1789, à la fin du XIXème siècle face à l’appel des « nouveaux » mondes (Argentine, États-Unis, Canada) … Mais dans la p&eacut… Lire la suite →

    Wake (...)

    #Homlett's_shared_links. #nos_talents_s’en_vont_#Veille #Bo

  • L’effet papillon
    http://au-bout-de-la-route.blogspot.fr/2012/05/leffet-papillon.html

    1) Hollande fera de l’Hollande, c’est à dire du libéralisme mou, gestionnaire et dealant avec les problèmes en écartant les bras devant son impuissance face aux allemands et à Bruxelles et « au marché » .
    2) Il va se planter et l’électorat en conclura que la gauche ne peut rien et revotera à droite ou pire la prochaine fois. La grande décomplexation du Fhaine vient juste de décoller.
    Les législatives ne feront que confirmer ces conséquences où tous les frustrés du « vote utile » vont se précipiter pour revoter pour leur parti et fermer de nouveaux les yeux dans les triangulaires entre carriéristes affamés de la gamelle du pouvoir ( qu’ils soient de droite ou de gauche) .

    • – Les gars qui ont voté Hollande au premier tour ont du revoter Hollande
      – Les gars qui ont voté Mélanchon au premier tour avaient pour consigne de voter Hollande
      – Les gars qui ont voté Joly au premier tour avaient pour consigne de voter Hollande
      – Les gars qui ont voté Poutou au premier tour avaient pour consigne de voter Hollande
      – Les gars qui ont voté Artaud au premier tour avaient pour consigne de voter Hollande
      – Les gars qui ont voté Bayou au premier tour avaient pour consigne de du voter Hollande
      – Les gars qui ont voté Le Pen au premier tour avaient pour consigne du voter Blanc

      Hollande 51% UMP 49% :-( :-(

      #au_secours

    • Sur l’effet papillon, évidemment je m’étrangle sur le truc qui consiste à dire qu’il aurait fallu laisser Sarkozy 5 ans de plus pour donner à la gauche le temps de mieux réussir l’exercice du pouvoir, plutôt que laisser Hollande se gaufrer et consacrer MLP en 2017. Ca fait 12 ans que la gauche a eu le temps de se préparer, et que Sarkozy fait du MLP en toute impunité. La gauche n’a pas progressé. Se serait-elle mise à progresser subitement sous un 2nd mandat de NS ? Je suis curieux de savoir comment.
      Bien évidemment que FH va se gaufrer. A nous de ne pas laisser retomber la dynamique Mélenchon dans le même temps.

      Quant à l’épouvantail MLP, il a perdu de sa force... Croyez-vous que MLP aurait pu faire tellement pire que NS dans la période écoulée ? J’aimerais qu’on m’explique comment.

    • Quand j’ai entendu que Bayrou choisissait Hollande, je me suis dit « merde, Sarko va repasser ! »

       :-)

      Quant à l’épouvantail MLP, il a perdu de sa force...

      M’ouais... pas certain. Les grecs viennent de les mettre à leur assemblée je crois, nous c’est pour bientôt. Je crois au contraire qu’il a gagné en force au point peut-être de faire imploser les zozos de l’ump (je veins de me rendre compte que ça faisait pmu en verlan ;-), de sacrés chevaux de course, c’est le moins que l’on puisse dire ;-)).

    • M’ouais... pas certain. Les grecs viennent de les mettre à leur assemblée je crois, nous c’est pour bientôt. Je crois au contraire qu’il a gagné en force au point peut-être de faire imploser les zozos de l’ump

      Disons que le FN est toujours plus puissant, mais comme Sarkozy s’est idéologiquement aligné dessus, son langage s’est banalisé, le FN fait moins figure d’épouvantail. Et on a déjà la Droite Populaire à l’assemblée...
      Pour le PMU, c’est vrai j’avais pas vu. Moi qui venait justement de faire un billet où j’expliquais que la « Française des Jeux » était la nouvelle forme de l’Etat providence dans le capitalisme moderne, j’aurais pu détourner le logo PMU pour l’illustrer...