• Les résultats de l’étude du GART sur la gratuité du transport public
    http://carfree.fr/index.php/2019/02/04/les-resultats-de-letude-du-gart-sur-la-gratuite-du-transport-public

    Le Groupement des autorités responsables de transport (Gart) a annoncé le 16 janvier 2019 le lancement d’une étude sur la gratuité des #Transports_publics, estimant que cette question serait l’un Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #aubagne #bus #calais #dunkerque #Gratuité_des_transports_en_commun #niort #tallinn #transports_en_commun


  • Privé d’extension, Auchan Aubagne réclame 300 millions à la métropole Julien Vinzent - 5 Avr 2018

    https://marsactu.fr/gargues-aubagne-auchan-300-millions-metropole

    Chargé d’aménager une zone de 42 hectares en bordure de son hypermarché phare à Aubagne, Auchan a vu son projet gelé par la nouvelle municipalité (LR). Après une première victoire en justice, le géant de la distribution réclame 300 millions d’euros à la métropole.

    Quand une promesse de campagne municipale vire à la bataille rangée. La société aubagnaise pour l’aménagement des Gargues (SAPAG) a remporté le 15 mars une victoire au tribunal administratif face à la mairie d’Aubagne, comme l’a annoncé La Marseillaise. Filiale d’Immochan, bras immobilier d’Auchan, elle contestait le gel de l’urbanisation de 42 hectares par le . . . . (La suite payante)

    #Aubagne : un autre projet qui tombe à l’eau pour la ZAC des Gargues La Marseillaise - Mustapha Chtioui - mercredi 2 décembre 2015
    http://www.lamarseillaise.fr/bouches-du-rhone/politique/44091-un-autre-projet-qui-tombe-a-l-eau
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    La présidente de l’Agglo, Sylvia Barthélémy, a affirmé vouloir respecter, selon la règle au sein de la collectivité, le vote des conseils municipaux de chaque commune à ce sujet. Il se trouve que le 29 septembre, le conseil municipal d’Aubagne a voté justement contre ce projet. Se basant sur ce vote, la présidente de l’Agglo a demandé au conseil « de ne pas approuver le dossier de réalisation de la ZAC des Gargues », sous le motif qu’il faut « respecter le choix de l’avis défavorable de la commune d’Aubagne ».

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    Un projet qui avait suscité, dès le départ, l’hostilité des élus de droite : Gérard Gazay (LR) et de Sylvia Barthélémy, alors dans l’opposition. Tous deux mettaient en avant leur crainte de voircet aménagement, qui devait s’étaler sur une vingtaine d’hectares, prévoyait 80 000m² de commerces, concurrençant ceux du centre-ville.

    Une fois élue, Sylvia Barthélémy avait re-négocier un nouveau projet avec l’aménageur, Immochan pour arriver à un protocole d’accord non transactionnel. Projet finalement abandonné par la décision du conseil du 1er décembre.

    La délibération a été adoptée par la majorité. Les élus de l’opposition du groupe « à gauche pour un territoire solidaire » n’ont pas pris part au vote estimant qu’il s’agissait là de « bricolage » et qu’ils n’avaient pas eu le dossier en main pour pouvoir se prononcer en connaissance de cause. à noter que 4 maires (La Destrousse, La Penne-sur-Huveaune, Roquevaire et Cadolive) se sont abstenus, soulignant, les risques financiers importants qui pèseraient désormais sur les communes compte tenu des recours possibles d’Immochan. « Si l’aménageur se retourne contre la collectivité et demande réparation pour non-tenue d’engagement, cela risque de se chiffrer par millions d’euros et nous coûter cher », déplore un élu.

    Une décision qui pourrait également avoir des conséquences sur une série de projets dits d’intérêt communautaire, adoptés. Aménagement d’un plateau sportif, construction d’une piscine, parcours de santé... qui risquent d’être remis en cause par la métropole. « Demain la métropole risque de leur dire, nous payons d’abord les indemnités de votre désengagement avec Immochan et on verra ensuite pour vos projets. »

    #auchan #immochan #immobilier idem #europacity #spéculation #Villes


  • LA GRATUITE, UNE TENSION VERS L’EMANCIPATION 21 OCTOBRE 2016 / JEAN-LOUIS SAGOT-DUVAUROUX

    On se souvient peu que dans les vieux slogans fondateurs du mouvement communiste et du mouvement anarchiste, il y avait l’abolition du salariat – qui a d’ailleurs été très récemment supprimé des statuts de la CGT. Derrière l’idée d’abolition du salariat, il y avait le sentiment que les êtres humains ne sont pas faits pour travailler moyennant finances et sous ordre, qu’ils sont faits pour travailler et pour agir comme des adultes, qui savent que l’on a besoin de l’activité humaine pour produire ce qui permet de vivre, et pour innover, développer ce que les progrès de la technique apportent.

    Notons que le mouvement ouvrier, inspiré par cette idée de l’abolition du salariat, a toujours agi pour la diminution du temps de travail. Mais on aurait pu formuler cela tout autrement en disant que nous agissons pour l’augmentation du temps de libre activité. C’est-à-dire s’occuper de ses enfants, faire la cour à la personne que l’on aime, construire sa maison, ramasser des champignons, ou inventer un logiciel… C’est déjà à l’oeuvre. Nous développons déjà des activités multiples, pour lesquelles on ne demande à personne de payer, que l’on fait parce que cela produit un bien pour soi-même et pour la collectivité. On entend très souvent des retraités, par exemple, dire n’avoir jamais été aussi actifs que depuis qu’ils sont à la retraite. Cette activité-là produit du bien, mais un bien qui est hors marché.

    L’augmentation de la libre activité a réellement changé nos vies. A la fin du XIXe siècle, on travaille de l’enfance à la mort, tous les jours, du lever au coucher : l’activité est entièrement marchandisée. Autre volet de l’émancipation de l’activité humaine, qualitatif celui là, le droit du travail a été une construction qui garantit l’inaliénabilité de la personne humaine, à l’intérieur du temps vendu. Même à l’intérieur de cet achat par morceaux qu’est le salariat, je ne vends pas ma personne, je vends « quelque chose » de ma personne, le reste est inaliénable.

    Voilà pour la phase optimiste. L’autre phase, c’est (...) cette puissance de la représentation marchande qui rend réceptif à l’idée que celui qui ne veut pas être salarié ou celui qui défend les 35 heures est un paresseux. Si bien que, par exemple, au lieu de transformer les énormes gains de productivité que connaît l’économie mondiale en ouverture sur la libre activité, ces gains vont à la rente du capital (dans les 25 dernières années, 10 % de la richesse produite est passée de la rémunération du travail à la rémunération du capital).

    Ensuite, on dit aux salarié·e·s qu’il n’y a pas d’argent, puisque l’argent va « tout naturellement » aux gens qui ont pris l’énorme risque de mettre leur fortune en bourse (le risque de se faire broyer par une machine, c’est quand même moins grave !). Donc on ne peut pas payer plus, et il faut s’estimer heureux d’avoir du boulot. Cette configuration générale (imaginaire, intime, symbolique, idéologique) dégrade les consciences et l’objectif de civilisation qui vise à « désaliéner » l’être humain se perd, comme nos espérances et nos perspectives politiques.

    #ARTS_DE_LA_RUE #AUBAGNE #ÉMANCIPATION #DI_ROSA #GRATUITÉ #LIEUX_PUBLICS #MARCHANDISE #TRANSPORTS_PUBLICS #UNIVERSITÉ_POPULAIRE #TEMPS #SALARIAT

    https://jlsagotduvauroux.wordpress.com/2016/10/21/la-gratuite-une-tension-vers-lemancipation

    • On ne se suicide pas au travail pour des problèmes de salaire, on se suicide pour des problèmes de sens. Ma vie n’a plus de sens, mon travail est devenu un enfer, on me met en guerre contre tout le monde. Une fois encore, le plus important, ce qui est « sans prix », vital, c’est ce qui est attaqué dans cette forme de « remarchandisation » de la personne humaine.



    • Quand quelque chose qui était contrôlé par l’argent devient libre d’accès, chacun s’en sert selon ses besoins, et non plus en fonction de ses moyens. En ce sens, la liberté est une valeur intrinsèque à la gratuité. La gratuité abolit aussi la distinction de fortune : en tant qu’usager des transports publics, on est à égalité avec tous les autres, que l’on soit notaire ou chômeur. Enfin, la gratuité produit des effets sociaux, en stimulant la convivialité et le sentiment de solidarité. Tout cela constitue une avancée dans le sens des valeurs revendiquées par la république.

      Vous définissez la gratuité comme « une forme supérieure de dérégulation ». Qu’entendez-vous par là ?
      Avec la gratuité, on n’accède plus à un bien de façon marchande ; on y accède de droit. A partir de là, les règles qui régissent le marché – si je vole, la police m’interpelle – tombent. Il y a donc une baisse de la coercition et une dérégulation pour tous. Le poids des règles qui nous surplombent diminue. C’est le contraire de la « dérégulation » capitaliste, qui échange des règles imposées au marché par un Etat démocratique par le pouvoir exclusif des puissances économiques.


  • #Gratuité des #transports collectifs. De l’expérience sociale à l’alternative politique ? - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/Gratuite-des-transports-collectifs.html

    Analysant l’expérience menée à #Aubagne depuis 2009, le passionnant ouvrage Voyageurs sans ticket. Liberté, égalité, gratuité montre que ce silence cache une gêne des décideurs, des chercheurs et des citoyens, en grande partie liée à une incapacité de « penser l’alternative ». En effet, les deux auteurs, l’élue communiste d’Aubagne Magali Giovannangeli et le philosophe Jean-Louis Sagot-Duvauroux, proposent une analyse rigoureuse de la gratuité qui se transforme, au cours de l’ouvrage, en un véritable #plaidoyer politique. À Aubagne, la gratuité aurait engendré une politisation des citoyens et un nouveau sentiment de liberté, tout en permettant de construire une alternative concrète à la sphère marchande.


  • Bouge c’est gratuit par Gilles Lucas
    http://cqfd-journal.org/Bouge-c-est-gratuit

    Depuis quatre ans, dans l’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Étoile (Bouches-du-Rhône), les transports en commun sont gratuits. Une folie anti-économique ? Non, un choix politique et social hétérodoxe qui semble satisfaire les usagers, les employés et même le patronat local ! Enquête.

    « Les transports gratuits ? C’est super ! se réjouit ce retraité assis sur un banc de la gare routière d’Aubagne. Ça vaut vraiment le coup. On va où on veut sans avoir à compter, on peut se promener. Ma voiture, elle est au garage, je ne la prends plus que pour sortir de la ville. » Hé oui, dans cette petite ville des Bouches-du-Rhône, l’on peut entrer dans un bus sans sortir un euro. L’ancien poursuit : « C’est normal que les transports en commun soient gratuits ! Surtout en ce moment, que tout est si difficile. »

    • Et évidement, lorsqu’il s’agit de #gratuité, les banques mènent la guerre à la ville d’Aubagne :

      Des municipalités livrent bataille contre les banques et les marchés financiers
      http://www.bastamag.net/article2342.html

      Le chantier d’un futur #tramway menacé par les marchés financiers. Une politique municipale de #transports_publics contestée par les banques. C’est ce qui a failli arriver à la ville d’Aubagne, dans les #Bouches-du-Rhône. La municipalité #communiste a décidé, en mai 2009, d’instaurer la gratuité totale des #transports_en_commun. La ville et sa communauté d’agglomération (Pays d’Aubagne et de l’Étoile) entendent bien étendre ce principe au futur tramway, dont la mise en service est prévue en 2014.

      [...]

      Pour son budget 2012, Aubagne affiche 18 millions d’euros d’investissement [1]. À l’inverse des préconisations de l’agence de notation #Fitch_Ratings, qui a dégradé en octobre 2010 la note de la commune à BBB- (« qualité moyenne inférieure »). En cause à l’époque : des dépenses augmentant plus vite que des recettes, et une multiplication des emprunts à court terme auprès des banques [2]. Pour améliorer sa note, #Aubagne aurait donc dû tailler dans son budget, en réduisant ses investissements et en se concentrant sur le remboursement de ses dettes. « Nous en avons assez de nous retrouver dans cette situation honteuse où, après avoir fait tomber des États, les agences veulent peser sur les collectivités, explique #Magali_Giovannangeli. Oui, nos collectivités locales doivent présenter un budget en équilibre, mais nous voulons faire nos propres choix politiques. » Fin 2011, Aubagne et sa communauté d’agglomération décident de rompre unilatéralement leur contrat avec l’agence de notation Fitch Ratings.

      [...]

      Aubagne et sa communauté d’agglomération n’ont pas seulement misé sur la gratuité des transports en commun, ils se sont aussi tournés vers la #gestion_publique_de_l’eau. « Nous y travaillons avec d’autres collectivités qui se sont déjà lancées, explique la présidente de la communauté d’agglomération. Nous sommes plusieurs collectivités à avoir la volonté de coopérer pour sortir des critères financiers et inventer des alternatives. Je suis convaincue qu’à partir du moment où l’on résiste on crée quelque chose de neuf. »