• #MJC, #maisons_de_quartier : pourquoi les lieux associatifs disparaissent-ils ?

    Pendant des décennies, les MJC et autres lieux d’éducation populaire ont permis à des générations d’enfants et de jeunes de se retrouver, de découvrir des activités, mais aussi de grandir en dehors de l’école et de la famille. Que reste-t-il de cette ambition ?

    Pendant des décennies, les MJC, maisons de quartier et autres lieux d’éducation populaire ont permis à des générations d’enfants et de jeunes de se retrouver, de découvrir des activités, mais aussi de grandir en dehors de l’école et de la famille. Des lieux souvent portés par des associations, des animateurs et des bénévoles, qui ont aussi joué un rôle important dans la vie des quartiers et des territoires. Aujourd’hui, beaucoup voient leurs moyens diminuer, leurs activités se réduire, quand ils ne ferment pas complètement. Que reste-t-il de cette ambition de l’éducation populaire et qu’est-ce qui disparaît avec ces lieux ?

    Des lieux d’éducation populaire pensés comme des « fabriques à horizon »

    François Beaune retrace la genèse paradoxale des MJC, nées d’une rencontre improbable entre volonté gaullienne de structurer la société et héritage progressiste du Conseil national de la Résistance (CNR) : « La création des MJC est issue de la volonté gaullienne de planifier la société française et du CNR . Elle est née d’idées progressistes, communistes, de Jean Zay pendant la guerre ». Il décrit comment ces structures reposaient sur une pédagogie verticale mais aimée des jeunes, incarnée par des figures comme le directeur de la MJC de Briançon : « Il avait des savoir-faire qu’il apprenait aux jeunes. C’est le type d’éducation disons verticale. On n’apprend pas à partir de ce que les jeunes ont envie de faire mais on leur donne un savoir ».

    Nora Hamadi complète ce tableau avec le récit de la maison des rêves de Longjumeau, simple cave de trente mètres carrés animée par une poignée d’éducateurs issus du quartier lui-même : « C’était surtout beaucoup d’imagination, du lino, quelques tables, quelques jeux, des grands tableaux et surtout l’abnégation de quelques animateurs qui, au plus fort de l’activité, pouvaient gérer 100 gosses sur une journée ». Elle insiste sur la logique d’accès inconditionnel qui définissait ces lieux, radicalement différente de celle des structures actuelles : « Il n’y avait pas d’inscription. Les parents n’avaient rien à voir là-dedans ».
    La fin d’un modèle, entre défiance politique et logique de marché

    Sur les raisons de la disparition progressive de ces structures, François Beaune décrit un basculement profond dans la relation entre pouvoirs publics et monde associatif, illustré par la généralisation des appels à projets au détriment des subventions pérennes. Il théorise cette évolution en identifiant le monde associatif comme un troisième pôle aujourd’hui menacé de disparition entre État et marché : « Il y a l’État, le marché, et le monde associatif, qui est un troisième terme, entre le public et le privé. Ce n’est ni le public ni le privé. Aujourd’hui, le public est au service du marché beaucoup plus qu’au service de ses citoyens ».

    Nora Hamadi documente, de son côté, la bascule concrète vécue à Longjumeau dès le milieu des années 2000, où l’accueil gratuit et inconditionnel a cédé la place à une logique de centre de loisirs tarifé et normé : « Dès le milieu des années 2000 le fonctionnement commence à changer. On n’est plus au service du public mais face à une organisation municipale qui met au centre sa propre organisation. Petit à petit, on ne répond plus à une demande des jeunes mais bien à une organisation municipale qui veut organiser et structurer ».

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-invite-e-des-matins-d-ete/mjc-associations-maisons-de-quartier-pourquoi-ces-lieux-disparaissent-il
    #disparition #Briançon #Briançonnais #podcast #éducation_populaire #audio #disparition #fermeture

  • MJC, associations, maisons de quartier : pourquoi ces lieux disparaissent-ils ? | France Culture
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    Pendant des décennies, les MJC, maisons de quartier et autres lieux d’éducation populaire ont permis à des générations d’enfants et de jeunes de se retrouver, de découvrir des activités, mais aussi de grandir en dehors de l’école et de la famille. Des lieux souvent portés par des associations, des animateurs et des bénévoles, qui ont aussi joué un rôle important dans la vie des #quartiers et des territoires. Aujourd’hui, beaucoup voient leurs moyens diminuer, leurs activités se réduire, quand ils ne ferment pas complètement. Que reste-t-il de cette ambition de l’éducation populaire et qu’est-ce qui disparaît avec ces lieux ?

    #audio

  • Bibi. Le sei vite di #Benjamin_Netanyahu

    Chi è davvero Benjamin Netanyahu, detto “Bibi”? Qual è il suo passato e come è arrivato a essere uno dei leader più potenti e spietati al mondo? Perennemente a caccia di nemici da combattere, per salvarsi o entrare definitivamente nella grande storia. La quarta stagione del podcast “Palestina-Israele” realizzato da Anna Maria Selini e prodotto da Altreconomia, con il sound design di Luca Bozzoli. Sei episodi, prima uscita il 3 luglio 2026.

    È il politico israeliano rimasto più a lungo al potere, attraversando la storia nazionale e internazionale, spesso determinandola. Hanno predetto più volte la sua fine politica ma nonostante tutto -incluso il trauma e il fallimento del 7 ottobre- Benjamin Netanyahu è ancora il “re di Israele”, un “sovrano” per alcuni decaduto ma deciso a ripresentarsi e vincere anche le elezioni nell’autunno del 2026. Capace di adeguarsi ai tempi ma in fondo sempre coerente con se stesso e con la sua brama di potere, in pochi dividono come lui, dentro e fuori Israele, nel mondo ebraico e nel panorama internazionale.

    Di che cosa parla “Bibi. Le sei vite di Benjamin Netanyahu”

    Lo chiamano “l’americano”, il “re” di Israele, ma anche il “traditore”. Hanno predetto più volte la sua fine politica, ma nonostante tutto -incluso il trauma e il fallimento del 7 ottobre- Benjamin Netanyahu è ancora al potere, deciso a ripresentarsi e vincere anche le elezioni nell’autunno del 2026.
    È il leader politico israeliano più longevo di sempre, capace di adeguarsi ai tempi, ma in fondo sempre coerente con se stesso e la sua brama di potere. In pochi dividono come lui, dentro e fuori Israele, nel mondo ebraico e nel panorama internazionale.
    Ma chi è davvero Benjamin Netanyahu? Qual è il suo passato e come è arrivato a essere uno dei leader più potenti e spietati al mondo? Cerca di rispondere a queste e altre domande il nuovo podcast scritto e realizzato da Anna Maria Selini, con il montaggio e sound design di Luca Bozzoli, e prodotto da Altreconomia.
    Si tratta della quarta stagione della serie podcast “Palestina Israele”, dopo “Oslo 30. L’illusione della pace”, “La guerra dei giornalisti” e “Bambini senza pace”.
    Questa volta Selini è tornata in Israele per raccogliere testimonianze e dettagli sulle sei vite di Benjamin Netanyahu: una per puntata (della durata di circa 30 minuti), in uscita sul sito di Altreconomia e tutte le piattaforme, dal 3 luglio a fine ottobre 2026, ovvero all’appuntamento elettorale forse più importante nella vita di Netanyahu.
    Nel podcast parlano, tra gli altri, Massimo D’Alema, i giornalisti italiani Elena Testi, Eric Salerno e Umberto De Giovannangeli, la storica Anna Foa, il direttore del Centro israeliano per gli Affari pubblici Ofek, Yehuda Shaul, i giornalisti israeliani Anshel Pfeffer e Nurit Canetti, la deputata arabo-israeliana Aida Touma, l’ex generale e collaboratore di Netanyahu David Agmon e Barak Medina, ex rettore dell’Università ebraica di Gerusalemme.
    Ognuno aggiunge un tassello della biografia e della storia di Netanyahu, a partire dall’infanzia e dalla grandissima influenza del padre Benzion e del fratello Yoni, eroe nazionale, morto in un’operazione di salvataggio di ostaggi israeliani esattamente cinquant’anni fa, il 4 luglio 1976.

    https://altreconomia.it/bibi-sei-vite
    #podcast #audio #Netanyahu #Israël

  • Et si, #Grenoble se réconciliait (enfin) avec l’#eau ?

    Dans cet épisode, habitant-es, associations, professionnel-les interrogent notre rapport à l’eau et imaginent comment Grenoble pourrait renouer avec ses cours d’eau à horizon 2040. À travers les expériences de baignade urbaine dans l’Isère et le Drac, les #initiatives_citoyennes ou encore les réflexions autour de l’urbanisme et de l’#aménagement, les intervenant-es questionnent la place que nous accordons aujourd’hui à l’eau dans la ville.

    Comment transformer des rivières longtemps perçues comme dangereuses ou repoussantes en espaces de fraîcheur, de #santé et de #lien_social ?
    Cet épisode explore aussi les grands enjeux climatiques, sociaux et politiques liés au partage de l’eau : adaptation aux canicules, gestion des crues, accès gratuit à la fraîcheur, justice sociale ou reconnexion au vivant.

    Au fil des témoignages, une conviction émerge : renouer avec l’eau, c’est aussi transformer nos imaginaires et notre manière d’habiter la ville.

    Entre culture du risque, gouvernance collective et désir de réappropriation des rivières, cet épisode esquisse le futur d’une ville où l’eau redevient un bien commun, vivant et accessible à toutes et tous.

    https://podcast.ausha.co/ville-de-grenoble/et-si-grenoble-se-reconciliait-enfin-avec-l-eau
    #baignade_urbaine #réconciliation #rivière #gouvernance_de_l'eau #baignade_citoyenne #collectif_des_gens_qui_ont_chaud #les_gens_qui_ont_chaud #Drac #Isère #chaleur #fraîcheur #canicule #villes #urbanisme #urban_matter #qualité_de_l'eau #podcast #audio

  • Audio
    https://www.obsarm.info/spip.php?article483

    Retrouvez les podcasts de nos événements, les rediffusions de nos contributions à la radio et d’autres interventions pour comprendre les enjeux du contrôle démocratique des exportations d’armement et notre responsabilité, en tant que citoyen, citoyenne, dans ce domaine. #Audiovisuel

    / #Antimilitarisme, #Mouvements_de_paix_et_de_désarmement, #Guerres, #Podcast

  • Il #cinema made in Campania: la #film_commission #Regione_Campania
    https://informareonline.com/il-cinema-made-in-campania-la-film-commission-regione-campania

    È il 2001 quando, in seguito alla revisione dell’art. 117 della Costituzione, alle Regioni Italiane viene data l’opportunità di intervenire nel settore dell’audiovisivo, il quale fino a quel momento era materia di competenza esclusiva dello Stato. Tra le iniziative promosse dalle Regioni vi è stata, fin da subito, la costituzione delle Film Commission: soggetti caratterizzati […] L’articolo Il cinema made in Campania: la Film Commission Regione Campania proviene da Informareonline, scritto da Maria Claudia Merenda

    #Approfondimenti #Spettacolo #audiovisivo

  • Space & Sexuality

    Welcome to Space & Sexuality, a new podcast series that brings together leading and emerging scholars in the field of #queer_geographies to explore cutting-edge research at the intersections of spatiality, sexuality, and subjectivity. Grounded in the fields of geographies of sex and sexualities and trans geographies, in each episode Dr Joe Jukes pursues critical inquiry, reflection, and intellectual exchange with scholars from around the world.

    https://www.spreaker.com/podcast/space-sexuality--7098726
    #podcast #audio
    #espace #géographie #sexualité #géographie_queer #queer #spatialité #subjectivité

  • Le drame du #Drac

    Aujourd’hui dans Affaires sensibles, retour sur le drame du Drac. Ou comment en décembre #1995, alors que la France manifeste contre le #plan_Juppé et sa réforme des retraites, six enfants trouvent la mort lors d’une #sortie_scolaire, en Isère.

    Un #accident terrible, dû à un enchainement de circonstances qui désigne de nombreux responsables de la région grenobloise. Mis en cause : l’Éducation Nationale, bien sûr, mais aussi la ville de Grenoble et la direction d’#EDF, qui a ordonné l’ouverture des vannes du #barrage, en amont de la #rivière... précisément là où des enfants effectuaient leur classe de découverte.

    Une véritable onde de choc traverse alors la région... Une région où, immédiatement, chaque corporation se protège et renvoie la #responsabilité sur les autres. Alors, qui a failli dans sa mission ? Et qui ment ? Comment expliquer que cette sortie, qualifiée de « classique », ait pu dégénérer en un tel drame ? Un drame symptomatique de certaines dérives, bien sûr, mais symptomatique aussi de l’évolution de la #justice : avec ses jurisprudences, ses lobbys, ses nouvelles lois, et son système aux vues politiciennes – du moins dans ce cas-là !

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/affaires-sensibles/affaires-sensibles-du-mardi-15-novembre-2022-5270851
    #décès #manifestations #grève #France #Alain_Juppé #montée_des_eaux #podcast #audio

    • Il y a vingt ans, sept morts lors de la #tragédie du Drac

      Le 4 décembre 1995, une classe de CE1 de l’Externat Notre-Dame, une école privée de Grenoble, effectue une sortie verte dans le lit du Drac, à #Saint-Georges-de-Commiers, à une quinzaine de kilomètres de Grenoble. Un #lâcher_d’eau pratiqué par EDF sur un barrage en amont surprend le groupe : six enfants de sept ans et une accompagnatrice trouvent la mort.

      Ils étaient venus observer les castors dans le lit du Drac, mais un terrible concours de circonstances a transformé cette sortie de classe verte en tragédie : il y a vingt ans jour pour jour, six enfants âgés de sept ans et une accompagnatrice ont péri lorsqu’une subite montée des eaux du Drac a emporté le groupe, sur la commune de Saint-Georges-de-Commiers. Vécu comme un véritable #traumatisme national, ce drame a entraîné d’importantes répercussions dans l’organisation des #sorties_scolaires en France, de nombreux manquements liés à la préparation de la sortie et à son encadrement ayant été pointés au cours de l’enquête et, plus tard, devant la justice. In fine, seuls des responsables d’EDF ont été condamnés.
      Une scène de pure terreur

      Le 4 décembre vers 16 h 15, les 22 enfants de cette classe encadrés par leur institutrice et une accompagnatrice de la Ville de Grenoble, exploraient les rives du Drac lorsque des techniciens d’EDF ont ouvert les vannes du barrage situé cinq kilomètres en amont, à Notre-Dame-de-Commiers.

      Une dizaine d’enfants sont parvenus à s’enfuir sur le chemin qui longe la rive droite de la rivière. L’institutrice et six autres élèves ont quant à eux pu se réfugier sur un monticule situé sur un ilôt. Les autres, au cours d’une scène de pure terreur, ont été emportés par la vague. Alors que la nuit était déjà tombée et que d’importants secours terrestres convergeaient vers les lieux de la catastrophe, un hélicoptère de la Sécurité civile est parvenu à treuiller les enfants et l’institutrice depuis l’ilôt et à les déposer en lieu sûr. Peu après, les corps de deux enfants et de l’accompagnatrice étaient localisés, les sapeurs-pompiers et le Samu tentant, en vain, de les ranimer.

      « Je l’ai serré très fort et j’ai pleuré »

      Le lendemain, dans le lourd silence de l’aube, les plongeurs se sont immergés dans les eaux grises de la rivière pour tenter de localiser les quatre enfants disparus. Gilles Rondelli, sapeur-pompier à Grenoble, était parmi eux. Interrogé par le Dauphiné Libéré en 2007 (1 ), il évoquait la pire expérience de sa carrière : « Nous savions bien que l’espoir était infime de retrouver vivant ne serait-ce que l’un des petits. Après le passage de la vague, il restait une vaste mare. La logique voulait que les enfants soient là. Nous ne les avons pas trouvés le matin et nous avons continué jusqu’au Pont-Rouge à Pont-de-Claix. En fin de matinée, nous sommes remontés à Saint-Georges-de-Commiers à pied. Vers 13 heures, nous avons décidé de reprendre tout depuis le début. Et c’est bien dans la vaste mare que nous avons trouvé les quatre enfants. Le soir, je suis entré dans la chambre de mon bébé, âgé de quatre mois. Je l’ai serré très fort et j’ai pleuré ».

      Vingt ans plus tard, les opérations de secours restent gravées dans l’esprit de tous ceux qui y ont participé. Mais que dire de la détresse absolue des parents des victimes accourus le soir du drame à la salle polyvalente de Saint-Georges-de-Commiers, et attendant que les autorités communiquent la liste des enfants décédés…

      Par la suite, la longue litanie des #procès en première instance, en appel et en cassation, s’est prolongée jusqu’en 2002. Deux responsables d’EDF ont été condamnés à des peines d’emprisonnement avec sursis, l’institutrice et la directrice de l’école étant relaxées en dernier ressort. L’affaire a même introduit la notion de délits non intentionnels commis par des personnes morales, la Ville de Grenoble étant d’ailleurs condamnée, puis relaxée, dans cette affaire.

      Vingt ans après la catastrophe, le temps a effacé les traces de cette longue bataille judiciaire. Reste le souvenir des enfants du Drac, morts un soir de décembre en allant voir les castors.

      (1 ) Soixante ans de faits divers. Editions du Dauphiné Libéré, novembre 2007

      https://www.ledauphine.com/isere-sud/2015/12/04/il-y-a-vingt-ans-sept-morts-lors-de-la-tragedie-du-drac

    • Effets pervers

      Souvenez-vous : le 4 décembre 1995, 6 enfants et leur accompagnatrice, en sortie pédagogique, furent noyés suite à un violent lâché d’eau d’EDF au barrage de Notre-Dame-de-Commiers.

      Le procès de juin dernier avait été accablant pour EDF, et le procureur avait requis deux ans de prison avec sursis et 50 F d’amende pour trois cadres de cette entreprise. Il avait également réclamé des peines de prison avec sursis pour l’institutrice et deux responsables de l’Education nationale, ainsi qu’une amende de 100.000 F pour la Ville.

      Le tribunal correctionnel, dans son jugement du 15 septembre, condamne l’institutrice à 18 mois de prison avec sursis, et les trois cadres d’EDF à un an de prison avec sursis et à des peines d’amende. L’amende de la Ville a été confirmée. Les responsables de l’Education nationale sont relaxés, ainsi que la directrice de l’externat Notre Dame.

      Quelles ont été les réactions depuis juin dernier ?

      Les parents des enfants ont trouvé les sanctions requises insuffisantes.

      EDF a multiplié les opérations de séduction auprès des journalistes, en nommant un attaché de presse au moment du procès, puis en prodiguant dans les journaux des conseils de prudence aux promeneurs (cf. Le Dauphiné Libéré des 3 et 4 septembre), en s’offrant les services d’une agence de relations publiques lyonnaise (cf. Marianne du 23 juin).

      Et le préfet de l’Isère ? Il a décidé le 4 juillet de fermer le site du Drac aux activités de loisir. Le site a en outre été défiguré, la végétation rasée sur 140 ha à coups de tronçonneuse (coût : 15 M.F.). D’affreuses souches lui donnent un aspect de vestige de cataclysme. 142 km le long de 7 rivières ont été interdits au public. A la suite de protestations locales, les 142 km interdits ont été ramenés à 118 pour permettre certaines activités de loisir estivales bénéfiques à l’économie de la région : kayak, pêche...

      Il s’agit bel et bien là d’une confiscation du domaine public au profit d’EDF. Car n’oublions pas que l’on ne peut imputer ce tragique accident aux caprices du Drac : il n’est pas dû à une catastrophe naturelle et il aurait suffi qu’EDF suive les procédures d’alarme normales pour l’éviter. Le site du Drac, classé pour sa richesse en faune et flore, constituait une promenade superbe et toute proche pour les grenoblois. Cet aspect aurait dû être pris en compte par le préfet.

      Alors, pourquoi pénaliser les enfants des écoles en sortie pédagogique, les promeneurs du samedi, du dimanche et des autres jours, ainsi que les pêcheurs de rivière ?

      Ils ne sont en rien responsables, et devraient avoir le droit de profiter de ce site qui leur appartient, et non à EDF, ni au Préfet.

      Geneviève Jonot

      https://www.ades-grenoble.org/ades/presse/rv/RV61/rv61-drac.html

  • Qui veut la peau d’#EDF ?

    Aujourd’hui dans Affaires sensibles, l’#histoire de cette entreprise et de la #destruction du #service_public de l’#électricité.

    Née en 1946 après la Libération dans la lignée du programme du Conseil National de la Résistance, EDF vit des jours heureux jusqu’à la fin des années 90.

    Car, chose quasiment unique au monde, EDF conçoit et construit des centrales, les exploite, gère le réseau et distribue l’électricité qu’elle commercialise à ses usagers : vous les Français, qui êtes aussi les propriétaires de cette entreprise détenue par l’Etat. Mieux encore**, EDF** devient au fil des années le symbole de l’excellence française à l’international en matière de production nucléaire, de gestion de réseau électrique et de service public.

    Et pourtant, aujourd’hui, EDF va mal. Endettée, avec un parc de #centrales_nucléaires vieillissant, et un EPR toujours pas en service… L’avenir est sombre ! EDF a été victime, comme d’autres services publics, de la logique néolibérale européenne appliquée à tous les secteurs de l’économie depuis le #traité_de_Maastricht en 1992. Et pourtant, l’électricité est un produit particulier : elle ne se stocke pas ! Ce qui, vous allez l’entendre, a son importance. En voulant appliquer une logique purement marchande à l’électricité, en divisant EDF en plusieurs entités, et en forçant à revendre à perte des kilowatters à ses concurrents, on a affaibli un pilier de notre société et dilapidé l’héritage du Conseil National de la Résistance sur l’autel du #néolibéralisme.

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/affaires-sensibles/affaires-sensibles-du-mardi-02-mai-2023-5015930
    #endettement #nucléaire #logique_marchande #France #marchandisation #podcast #audio

  • Vivre au bord du Fleuve

    C’est la #Seine qui a fait naître #Paris au creux de son méandre, une ville comme une île, enserrée par deux bras, au carrefour d’un réseau hydrographique stratégique.

    Un lien très fort s’est noué entre la Seine et les parisiens au fil des siècles. Mais par la force et les idées modernes, les habitants en ont été définitivement détournés.

    L’identité de Paris s’est forgée au fil des siècles au creux du lit de la Seine, avec pour nombril l’île de la Cité. Un fleuve qui dessine la ville et décide de son destin. Un fleuve nourricier, une aorte vitale qui amène à la capitale toutes les denrées, le bois de chauffage, les matériaux de construction, les travailleurs, les ouvriers, les commerçants, les voyageurs, les nouvelles idées. Un fleuve qui permet à la ville de se transformer. Le XVIIIe est le grand moment de la Seine à Paris : toute la vie de la ville part de là. Ça grouille, la foule y est dense au cul des bateaux de marchandises.

    Pourtant déjà les décideurs regardent ces espaces avec suspicion et dégoût, le linge qui sèche sur le toit des bateaux lavoirs doit être effacé de l’image d’un Paris que l’on veut monumentaliser. On veut en extirper le peuple. Et cela sera fait. Coupant définitivement le lien des parisiens à leur fleuve.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/lsd-la-serie-documentaire/vivre-au-bord-du-fleuve-4188776
    #histoire #rivière #modernité
    #podcast #audio

  • Zeitschichten- Magnetbandtechnik als Kulturträger Erfinder-Biographien und Erfindungen
    https://jottacloud.com/s/383f08544b68b18432a859b7a13f1e77be3/thumbs

    L’histoire de l’enrégistrement de sons sur bande magnétique

    Zusammenfassung:

    Die magnetische Aufzeichnung von Audio- und Videosignalen auf Magnetband ist heu-
    te deutlich über hundert Jahre alt; mittlerweile (2020) ist freilich von einer abgeschlossenen Technik-Epoche zu
    sprechen. Die Entwicklung der Magnetspeichertechnik hat allerdings nie ein vergleichbares Interesse gefunden
    wie etwa die Geschichte der Schallplatte, der Fotografie oder des Films. Es wird daher gezeigt, dass auch dieser
    Sektor der Technikhistorie von markanten Persönlichkeiten und mitreißenden Erfindungen wie Entwicklungen
    geprägt ist: von den Vorschlägen Oberlin Smith’s 1878 bis zum ersten praxistauglichen Videorecorder 1956. Die
    Zusammenarbeit der Allgemeinen Elektricitäts Gesellschaft (AEG, Berlin) mit der I.G. Farbenindustrie Aktien-
    gesellschaft, Werk Ludwigshafen (später der Badischen Anilin- & Soda-Fabrik beziehungsweise der heutigen
    BASF SE) wird anhand von Dokumenten und Zeitzeugnissen beschrieben und gewürdigt. Zur Zeitmarke Jahr-
    tausendwende übernahm digitale Datenverarbeitung die analogen Aufgaben der Magnetbandtechnik.

    Wege und Ziele

    Als sich um 1970 abzeichnete, dass von der analogen Magnetband-Aufzeichnungstechnik nur noch marginale
    Qualitätssteigerungen zu erwarten waren, konnte niemand absehen, wie radikal der nächste Schritt, die Digita-
    lisierung, nicht nur Bild- und Tonaufzeichnung, sondern nahezu alle Technikbereiche verändern würde. Mit
    der CD, zuerst eher als moderne beziehungsweise digitale Variante der Schallplatte verstanden, begann eine
    stürmische Renaissance plattenförmiger Informationsträger, teils als optische Speichermedien (CD, DVD), teils
    als magnetische Festplatte. Bei Redaktionsschluss dieser Ausgabe (2020) sind selbst Festplatten nach Zahl von
    Solid-State-Disks und fingernagelgroßen Speicherkarten, kurz SSD, weit überholt, weil in Milliarden von „Smartphones“ und Kameras eingesetzt, im Terabyte-Bereich fast Alltagsware in PCs.
    Ein erstes „Opfer“ dieses Umschwungs, der gegen 1990 einsetzte, war das Magnetband im Konsumenten- wie
    im professionellen Bereich. Heimtonband ist seit drei Jahrzehnten passé, Compact-Cassetten sind vom Markt ver-
    schwunden, Videokassetten praktisch vergessen, nur im Datenbereich kann sich das einst universell eingesetzte
    Speichermedium Magnetband (derzeit) noch halten. Rundfunk- wie Fernseh-Anstalten senden überwiegend
    „vom Computer“. Studio-Musikproduktionen werden auf Festplatten gespeichert und bearbeitet, das tapfere
    Häuflein aufrechter Analog-Bandbenutzer dürfte im gleichen Takt geschrumpft sein wie renommierte Magnetbandhersteller, die, mit einer Ausnahme, nach und nach vom Markt verschwunden sind. Vergleichbares geschah im Fotobereich: fotochemische Erzeugnisse und Prozesse leisteten allenfalls Rückzugsgefechte gegenüber der
    digitalen Kinemato- wie Fotografie, liefert sie doch praktisch sofort Ergebnisse, die nicht zuletzt nahtlos zur mittlerweile durchgängig digitalisierten Druck(er)- und Projektionstechnik passen. Professionelle Video- und Filmtechnik ist ohne digitale Speichersysteme nicht mehr vorstellbar.
    Seit den 1980er Jahren zeichnete es sich ab: überwiegend aus chemischen Produktionslinien stammende Informationsträger haben die mehr als ein Jahrhundert dauernde Symbiose mit feinmechanischen Transport- und
    Laufwerken zugunsten von Festplatten und SSDs beendet. Bewegliche Teile fehlen; Musik oder Daten werden
    rein elektronisch „ausgelesen“. Weitere dramatische Kapazitäts-Erweiterungen dieser Konsumware zeichnen
    sich ebenso ab wie ihr absoluter und relativer Preisrückgang. Und inzwischen hat das Internet, in weniger als
    einem Jahrzehnt zur schier universellen Informationsquelle herangewachsen, den Ton- und Bildträgermarkt heu-
    tiger Gestalt gehörig umgekrempelt, wenn nicht sogar massiv bedroht.
    Könnte man also das „altmodische“ Tonband-Verfahren allmählich vergessen, bestenfalls amüsiert an seine
    Schwächen und Fehler erinnern? Es sind heute überwiegend nur Ruhestands-Jahrgänge, die sich daran erinnern:
    war es nicht beinahe hypnotisierend, auf die großen, gleichförmig rotierenden Spulen zu blicken, wenn eine Musiksendung im Rundfunk lief; gab es nicht manche begeisterte Runde – wie lange ist das nur wieder her –, die Stunde um Stunde an einem Hörspiel bastelte, bei dem Ausführende und Hörerkreis oft identisch waren? Was ist aus der unglaublichen Tonband-Menge, den Milliarden Videokassetten, geworden, die „Endverbraucher“ in fünf Jahrzehnten gekauft und mittlerweile nahezu vollständig „entsorgt“ haben?
    Wichtiger als die heutigen minimalen privaten Magnetbandbestände sind die der institutionellen Sammlungen. In Archiven oder Depots der (über Jahrzehnte dominierenden) Schallplattengesellschaften, Rundfunk- und
    Fernsehanstalten, in nationalen und internationalen Bibliotheken und Phonogrammarchiven liegen Magnetbän-
    der zu Hunderttausenden, beträchtliche Teile des kulturellen Erbes der letzten fünfzig, siebzig Jahre sind darauf
    gespeichert. Sie sind teilweise von Alterung und Verfall, mehr noch von der Überalterung und dem Verschwinden der Abspielgeräte bedroht; Fachleute zu ihrer Wartung und Reparatur stehen in hohem Alter. Servicehandbücher und Fachliteratur werden zwar irgendwie aufzutreiben sein (das Internet ist da zuweilen eine wahre
    Fundgrube), aber wenn das letzte komplizierte Ersatzteil, der letzte kundenspezifische integrierte Schaltkreis ausgefallen sind, müssten erst neue Auslese-Verfahren entwickelt werden. Das dürfte zwar technisch-wissenschaft-
    lich möglich, aber kaum finanzierbar sein – und möglicherweise daran scheitern. Natürlich ist der Inhalt, das
    auf diesen Bändern Gespeicherte, wichtiger als der Träger selber, und so liefen seit Jahren Transfer-Programme,
    um diese Inhalte in digitale Form zu überführen und damit die Voraussetzungen für die automatisierte „Migration“, die Weitergabe auf das jeweils aktuelle digitale Trägerformat, zu schaffen. Wann und wie diese Arbeit wie diese Arbeit abgeschlossen sein wird, ist derzeit noch nicht abzusehen.

    #audio #technologie #bandes_magnétiques #enrégistrement_sonore #histoire #auf_deutsch

  • Control #AirPods & Galaxy Buds on Ubuntu with ‘BudsLink’
    https://www.omgubuntu.co.uk/2026/06/budslink-airpods-galaxy-buds-linux

    BudsLink is a Linux app giving you more control over #bluetooth earbuds from the likes of Apple, Sony, Samsung and Nothing – battery levels, active noise cancellation (ANC) and more, all without needing to use a mobile app. Most Bluetooth #audio devices ‘just work’ on Ubuntu and other Linux distributions for listening to audio, but that’s about it. Pair AirPods or Galaxy Buds with your desktop and you’ll find you can’t adjust all of the on-device features you paid for. BudsLink is a GTK4/libadwaita app which can. It lets you control earbud features on your Linux desktop, no need to […] You’re reading Control AirPods & Galaxy Buds on Ubuntu with ‘BudsLink’, a blog post from OMG! Ubuntu. Do not reproduce elsewhere without permission.

    #News #Headphones

  • He made your free video player run smoothly. Now he’s doing that for robots.
    https://techcrunch.com/2026/06/19/he-made-your-free-video-player-run-smoothly-now-hes-doing-that-for-robot

    You’ve probably used #VLC Media Player, the free #video_player with the orange traffic-cone icon — it’s been downloaded more than 6 billion times. But according to its lead developer, #Jean-Baptiste_Kempf, robots will soon be almost as ubiquitous as his open source video software.

    Convinced that “hundreds of millions of #robots and #drones” will be roaming the streets in a few years, this French serial entrepreneur and #open-source legend has been building #Kyber, an infrastructure layer for controlling #remote #devices in real time. Its core software is an #SDK that synchronizes #video, #audio, #sensor data, and control inputs with minimal latency.

    #kempf

  • « Gueule tordue », l’employé zélé de la Gestapo à l’origine de l’arrestation de l’historien et résistant Marc Bloch
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2026/06/14/gueule-tordue-l-employe-zele-de-la-gestapo-a-l-origine-de-l-arrestation-de-l

    Il fait partie de ces Français, collaborationnistes convaincus, qui se sont mis au service de l’occupant. A la tête d’une bande de près de 100 individus, Francis André, dit « Gueule tordue », a multiplié les exactions dans la région lyonnaise, semant la terreur par ses vols, arrestations, tortures et meurtres, commis pour son compte et celui des nazis. Parmi ses nombreuses victimes, l’historien et résistant juif Marc Bloch, qui entrera au Panthéon le 23 juin.


    Francis André, dit « Gueule tordue », défilant bras tendu à Lyon en juin 1941 avec #Jacques_Doriot (costume et cravate rayée), fondateur du Parti populaire français et collaborateur. FONDS LADISLAS DE HOYOS/ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DU RHÔNE ET DE LA MÉTROPOLE DE LYON

    Ce sont des membres de cette équipe, des Français, donc, qui ont arrêté le 8 mars 1944 à Lyon, et pour certains torturé, leur compatriote, l’historien #Marc_Bloch (1886-1944). Aucune notice nécrologique consacrée à l’auteur de L’Etrange Défaite (essai sur la défaite française de 1940, publié à titre posthume en 1946 aux éditions Franc-Tireur) ne fait pourtant mention de cette responsabilité française, pas même celle lui rendant hommage sur le site de son université d’origine, Paris-I Panthéon-Sorbonne : la Gestapo reste désignée comme seule coupable.

    [...]

    (...) selon l’historienne Alya Aglan (...) « la politique allemande élaborée par Otto Abetz [ambassadeur d’Allemagne en France] dès l’été 1940 vise délibérément à encourager le pullulement de tous les groupuscules #collaborationnistes, mis en rivalité les uns avec les autres. L’objectif est non seulement de diviser pour mieux contrôler, mais aussi de créer des “liens de sang” pour rendre la collaboration irréversible. La politique de corruption participe pleinement à l’entreprise de compromission extrême. »

    Au nom d’un nébuleux Mouvement national antiterroriste (MNAT), pas vraiment une organisation en bonne et due forme mais plutôt un instrument visant à mener une campagne d’assassinats ciblés, « Gueule tordue » et ses hommes sont chargés par Jacques Doriot et les Allemands de débarrasser la ville de la « vermine communiste ». Les notables lyonnais soupçonnés de ne pas adhérer au régime du maréchal Pétain sont les premières victimes, avant que ne vienne le tour de tous les groupes qui constituent, selon la terminologie de Vichy, « l’anti-France » : les juifs et les résistants, notamment. En vertu de la « loi du talion » revendiquée par le MNAT, un morceau de papier indiquant « Terreur contre Terreur » est accroché au revers de la veste des personnes éliminées.

    https://justpaste.it/8bpcp

    #collabo-banditisme

  • "Les gens qui ont chaud" : ce collectif milite pour la baignade urbaine à Grenoble

    Cette association grenobloise veut surfer sur l’ouverture de la baignade dans la Seine, à Paris, et réclame l’autorisation de se baigner dans l’#Isère et le #Drac. Elle organise des « #baignades_militantes », même en hiver ! Egalement au programme : un café des enfants à Grenoble.

    Les gens qui ont chaud : collectif militant pour la baignade urbaine

    Puisque la baignade est autorisée, depuis l’été dernier, dans la Seine, à Paris, pourquoi ne le serait-elle pas à Grenoble, dans l’Isère ? Un peu partout en France, des collectifs militent pour l’autorisation de la baignade en ville surfant sur l’exemple parisien. C’est le cas par exemple à Grenoble, avec le collectif des gens qui ont chaud.

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/carnets-de-campagne/carnets-de-campagne-du-mardi-21-octobre-2025-8493929

    #baignade_urbaine #les_gens_qui_ont_chaud #Grenoble #baignade #plouf #rivières #rivière #canicule #urbanisme #aménagement_du_territoire
    #audio #podcast

  • « Le Normal et le Pathologique » de Georges Canguilhem par le philosophe Thierry Hoquet
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-souffle-de-la-pensee/thierry-hoquet-philosophe-sur-le-normal-et-le-pathologique-de-georges-ca

    Comment la lecture de Canguilhem a-t-elle permis au philosophe Thierry Hoquet de penser la vie, non pas sous sa forme politique ou vécue, mais sous sa forme biologique ? On plonge avec lui dans "Le Normal et le Pathologique", un classique qui s’intéresse à la #maladie, à la #santé et aux #normes.

    En lisant Darwin, Thierry Hoquet s’est mis à chercher des réponses sur la manière dont des différences pathologiques pouvaient produire de nouvelles normes. Le texte du philosophe et médecin Georges Canguilhem (1904-1995), Le Normal et le Pathologique, s’est alors imposé comme une référence importante, qui l’a marqué tant par sa puissance théorique que pour ses multiples anecdotes.

    Pourquoi avoir choisi Georges Canguilhem et « Le Normal et le Pathologique » ?

    Comment, pour un philosophe, souligne Thierry Hoquet, s’ouvrir à autre chose qu’à la #philosophie ? Personne ne veut être un philosophe enfermé dans sa tour d’ivoire et "Canguilhem lui, nous invite ici à ne pas jouer simplement avec les mots, avec les idées, à ne pas simplement flotter dans un éther dilué, mais à rencontrer l’être et les choses, ce qui est essentiel". L’œuvre de #Canguilhem a pour particularité de revaloriser le discours de la #biologie sur le #vivant : "il nous montre qu’il existe des bases matérielles, physiologiques très claires de l’existence vitale qui déterminent ce que l’on vit et ce que l’on ressent".

    Pour Canguilhem, il y a des malades, quand pour les médecins, il y a des maladies
    Au fond, pourquoi y a-t-il de la #médecine ? Thierry Hoquet nous explique que c’est parce qu’on espère qu’on peut intervenir ; la santé n’est jamais définie a priori, mais toujours a posteriori. Il faut avoir été #malade pour comprendre ce qu’est que la santé, et si on se soigne, selon Canguilhem, c’est par une volonté prométhéenne de s’arracher à l’ordre naturel, de maintenir la vie grâce à nos artifices. "C’est un concept presque politique à appliquer à l’organisme, qui vient de cette idée que finalement, le corps est une sorte de totalité harmonieuse qui peut être perturbée, et qu’il faut rétablir dans ses équilibres".

    "Il n’y a pas de santé parfaite"

    Canguilhem commente beaucoup ce qu’il appelle "la sagesse du corps", expression qui recouvre ces mécanismes grâce auxquels le #corps parvient à se maintenir dans un état stable, constant. Selon lui, il n’y a pas de santé parfaite puisque la #maladie fait irrémédiablement partie de la vie. En revanche, ce qui est intéressant aussi, c’est la capacité à se rétablir : "Il y a des pages magnifiques de Canguilhem sur le sentiment de l’avoir échappé belle, d’avoir été comme au bord du gouffre." On comprend alors que la santé n’est pas uniquement "le silence des organes", expression que le philosophe emprunte au chirurgien René Leriche, mais qu’elle a aussi une capacité normative : "être en bonne santé, c’est être capable de vivre à différents rythmes. Dès lors, la maladie correspond pour Canguilhem à une restriction des allures vitales du malade".

    #radio #audio #normal #pathologique

  • Monde académique 1/5 - Le privé fait la leçon

    Les #coupes_budgétaires sont drastiques depuis des années dans les universités suisses. En 2027, 2,4 milliards de francs devront être coupés. Or qui dit moins de #soutien_public, dit augmentation des #taxes_d'études et augmentation des #financements_privés. Quels risques pour la #liberté_académique ? Alors que l’Université de Fribourg inaugure un centre financé par la Mobilière, une manifestation a lieu, à Genève, contre l’#austérité qui vise le monde académique.

    https://www.rts.ch/audio-podcast/2026/audio/monde-academique-1-5-le-prive-fait-la-lecon-29250571.html
    #ESR #université #privatisation #Suisse #facs
    #audio #podcast

  • Besoin de convertir vos fichiers ? 🔄 #Transmute

    Je viens de déployer Transmute sur mon infrastructure !
    🔗 Accédez au service : https://transmute.blablalinux.be

    Ce nouvel outil rejoint ma suite dédiée à la manipulation de fichiers, aux côtés de :
    🔹 #Vert : https://vert.blablalinux.be
    🔹 #ConvertX : https://convertx.blablalinux.be

    Vous voulez l’installer chez vous ? Voici le snippet de déploiement :
    🛠️ https://bytestash.blablalinux.be/s/92c491e6d88aaf7482cad31cdd311bf1

    https://mastodon.blablalinux.be/@blablalinux/116643313014849675

    #conversion #convertir #audio #images #vidéo #alternative #open_source #outils
    #convertisseur #logiciel #fichiers #fichier

  • 108 – Infrastructures of Power (Cities and Geopolitics II)
    https://urbanpolitical.podigee.io/108-infrastructures-of-power-cities-and-geopolitics-ii

    The second episode of the Cities and Geopolitics series turns to the material architectures through which geopolitical power is organised and exercised. From energy grids and digital networks to ports, logistics hubs, and semiconductor infrastructures, contemporary geopolitical rivalries are increasingly mediated through complex, often invisible, urban systems. This episode explores how infrastructures are not merely technical backdrops to global politics, but strategic assets and active instruments of power. Our guests examine how infrastructures are designed, financed, and governed in ways that embed geopolitical priorities, whether through the securitisation of supply chains, the territorialisation of digital systems, or the reconfiguration of energy networks in the context of (…)

    #Infrastructures,Geopolitics,Power
    https://audio.podigee-cdn.net/2503706-m-29d9f8effac173a02f1b977242e25ae5.m4a?source=feed

  • TECHNOFASCISMES
    https://ricochets.cc/TECHNOFASCISMES-9226.html

    Dans LA MAISON BRÛLE #2, l’émission de radio antifasciste, décoloniale, transféministe et anticapitaliste sur RSF, on s’intéresse aux liens entre le fascisme et les nouvelles technologies. On discute de l’IA, de critique envers la technologie, des technofascistes comme Palantir, de l’extractivisme mais aussi de résistances réelles et imaginaires. #Les_Articles

    / #Audio, #Féminisme, #Mouvements_et_courants_autoritaires,_néofascistes_et_autres, #Colonialisme_-_luttes_décoloniales, #Antifascisme

    https://www.radiosaintfe.com/emissions/details/view/lamaisonbrule-2-technofacismes

  • Processo Hydra

    «Milano è un contesto mafioso, né più né meno di come può esserlo la Calabria». Sono le parole della procuratrice aggiunta di Milano, Alessandra Cerreti, pronunciate durante la requisitoria al processo #Hydra. Ieri c’è stata la prima sentenza per una settantina di imputati che hanno scelto il rito abbreviato. Tra i condannati (#Mariano_Rosi, #Filippo_Crea, #Giuseppe_Fidanzati e altri), stando all’inchiesta della Procura di Milano ci sono figure di primo piano del crimine organizzato in Lombardia. L’inchiesta Hydra - che ha portato al processo - ha messo in luce “un sistema mafioso lombardo”, un’alleanza tra esponenti di ‘ndrangheta, cosa nostra e camorra. Un sistema per compiere dalle rapine alle truffe, dal riciclaggio di denaro alle intestazioni fittizie di beni, fino alle false fatturazioni, alle estorsioni. Tra i reati contestati c’è anche il traffico di droga e di armi. Pubblica ha ospitato lo storico Enzo Ciconte e il ricercatore dell’università Statale di Milano, Andrea Carnì, autore - insieme a Nando dalla Chiesa, sociologo, docente di Sociologia della criminalità organizzata alla Statale di Milano - di un fondamentale studio per la conoscenza del fenomeno mafioso in Lombardia dal titolo «Mafia ed economia. Il rischio criminale in Lombardia» (Futura Editrice, 2025).

    https://www.radiopopolare.it/puntata/popolare-pubblica/pubblica_13_01_2026_11_00
    #mafia #ndrangheta #Italie #Lombardie #Italie_du_Nord #concordat #entente #cosa_nostra #camorra #opération_Hydra #Hydra #procès #podcast #audio #Milan

    • Processo Hydra, ecco le condanne dell’abbreviato

      Poco dopo le 20:00 il Giudice per l’Udienza Preliminare Emanuele Mancini ha sciolto la camera di consiglio per il processo in abbreviato di 1° grado del Processo Hydra, scaturito dall’indagine omonima della Direzione Distrettuale Antimafia di Milano, condotta dai pm Alessandra Cerreti e Rosario Ferracane, coadiuvati dal procuratore Marcello Viola.

      Lo scorso 13 novembre, i pm avevano chiesto la condanna per 75 dei 78 imputati dell’abbreviato. Il giudice ha condannato x persone, ne ha assolte Y e ha rinviato a giudizio X persone delle 59 che avevano scelto il rito ordinario.
      Processo Hydra, cos’è

      Secondo la procura esisterebbe un “sistema mafioso lombardo“, frutto di un patto tra le tre principali organizzazioni mafiose del Paese (Cosa nostra, ‘ndrangheta e camorra).

      A differenza di quel che dicono diversi commentatori, quella del patto di collaborazione non è una novità: come abbiamo ricordato nella nostra memoria, già diversi collaboratori di giustizia ne hanno parlato in riferimento alla realtà criminale degli anni ’80 e ’90. All’epoca si spartivano i settori criminali, ora, essendo un attore oramai ben inserito nell’economia regionale, anche i settori economici “legali”.

      La novità è che la Procura ipotizza che sia nata un’associazione mafiosa a sé, autonoma dai tre sodalizi originari, una sorta di “super-mafia”. Per capire se la tesi è stata accolta, al di là delle condanne, bisognerà aspettare le motivazioni.
      Le condanne

      Complessivamente sono state 62 le condanne, con pene fino a 16 anni, 9 hanno patteggiato, 11 sono stati prosciolti in udienza preliminare (prima della requisitoria finale e della sentenza) e 45 sono stati rinviati a giudizio nel processo per rito ordinario, che inizierà il 19 marzo 2026, presso l’Aula Bunker di San Vittore.

      Le condanne più elevate, già al netto della riduzione di un terzo per la scelta del rito abbreviato, e comunque generalmente più basse delle richieste dell’accusa, sono 16 anni a Massimo Rosi, 14 a Filippo Crea, 12 a Giuseppe Fidanzati (candidati tutti a vent’anni dai pm), 14 a Bernardo Pace e 12 ai figli, 13 anni e quattro mesi a Giovanni Abilone, mentre tra i rinviati a giudizio sono Gioacchino Amico, Rosario Abilone e quel Paolo Errante Parrino parente (attraverso la moglie) di Matteo Messina Denaro.

      Gli imputati che nel corso del processo hanno scelto di diventare collaboratori di giustizia – William Cerbo, Francesco Bellusci e Saverio Pintaudi – si sono visti riconoscere la speciale attenuante e hanno avuto 4 anni e mezzo.
      I risarcimenti di parte civile

      Il giudice ha stabilito che i risarcimenti per le parti civili andranno stabiliti in un diverso procedimento civile, disponendo una provvisionale di 10mila euro ciascuno + 6mila euro per le spese legali.
      La dichiarazione di WikiMafia

      “Siamo soddisfatti per l’esito del processo, che dimostra ancora una volta come la Lombardia possa essere oramai annoverata tra le regioni a tradizionale presenza mafiosa“, afferma il Presidente e direttore dell’Enciclopedia, Pierpaolo Farina. “Ringraziamo la Procura per il lavoro svolto e il nostro Avvocato, Marco Griguolo, che oramai da cinque anni ci assiste nel costituirci parte civile nei principali processi di mafia in Lombardia, troppo spesso da soli, cosa che per fortuna in questo processo non è stato“.

      https://www.wikimafia.it/processo-hydra-abbreviato

    • #Sistema_criminale_integrato

      «Ormai non esiste più una ’ndrangheta, una mafia siciliana o pugliese, sono organizzazioni fluide che in accordo fra loro gestiscono affari diversi»

      (Procuratore DNA Federico Cafiero de Raho alla conclusione dell’operazione Galassia, 2018[1])

      L’espressione sistema criminale integrato definisce un legame tra organizzazioni criminali per raggiungere obiettivi comuni.

      https://it.wikipedia.org/wiki/Sistema_criminale_integrato
      #quarto_livello #stato_parallelo

    • Mafia ed economia. Il rischio criminale in Lombardia

      Quanto è presente il fenomeno mafioso in Lombardia? Qual è, più specificamente, il livello di infiltrazione della ’ndrangheta nella regione più popolosa, ricca e progredita d’Italia? Quale il suo grado di insediamento o – ancor più – di radicamento?

      https://www.futura-editrice.it/prodotto/mafia-ed-economia
      #économie

    • HYDRA: La Nuova Mafia del Nord Italia che unisce Cosa Nostra, ’Ndrangheta e Camorra

      “Hydra” racconta la nascita dell’alleanza tra Cosa Nostra, ’Ndrangheta e Camorra a Milano, il processo che sta riscrivendo la storia delle mafie in Italia e rivelando un sistema criminale nuovo, orizzontale e invisibile.

      Questo documentario ripercorre l’intera inchiesta Hydra, nata tra il 2020 e il 2023 grazie al lavoro del Nucleo Investigativo di Milano e #Varese e della Direzione Distrettuale Antimafia. Un’indagine che ha svelato 21 summit segreti, una rete mafiosa costruita tra Lombardia e Piemonte e un modello criminale dove Cosa Nostra, ’Ndrangheta e Camorra collaborano stabilmente per gestire traffici di droga, riciclaggio, estorsioni, evasione fiscale, appalti, logistica e perfino circuiti finanziari paralleli.

      Il video analizza la struttura dell’alleanza, definita dai magistrati una “confederazione orizzontale”, senza un capo unico ma basata su capitali, rapporti personali e una cassa comune che finanziava affari, detenuti e famiglie dei boss. Raccontiamo le relazioni con il mondo imprenditoriale, gli intrecci con la politica locale, le conversazioni intercettate e i meccanismi di riciclaggio ricostruiti dai collaboratori.

      Hydra non è solo un processo, ma uno spartiacque: mostra come le mafie italiane non cerchino più territori da controllare con la violenza, ma mercati, denaro, relazioni politiche e imprenditoriali. Milano diventa così il laboratorio della nuova criminalità organizzata, un luogo dove i clan collaborano, investono, si infiltrano e si trasformano.

      https://www.youtube.com/watch?v=UK0UiEtavfw

      #alliance #marché #procès #summit #Dairago #Cinisello_Balsamo #Abbiategrasso #business #affaires #structure_confédérative_horizontale #horizontalité #Castelvetrano #armes #drogue #trafic_de_drogue #évasion_fiscale #trafic_d'armes #covid-19 #services_sanitaires #bâtiment #BTP #restauration #carburant #blanchissement_d'argent #Chinese_underground_bank #bacinella #caisse_commune #supermafia #mafiosità_immanente #intimidation #politique #Paolo_Errante_Parrino #Matteo_Messina_Denaro #zio_Paolo #Castelvetrano #41_bis

    • Hydra, prime condanne nel processo contro l’alleanza tra Cosa nostra, ’ndrangheta e camorra in Lombardia

      Il gup Emanuele Mancini ha condannato 62 degli 80 imputati a processo col rito abbreviato. Riconosciuta l’associazione mafiosa nei confronti di 24 persone. Undici le assoluzioni e 45 rinvii a giudizio. L’inchiesta della Dda di Milano e dei carabinieri aveva rivelato l’esistenza di un «sistema mafioso lombardo» che si spartiva gli affari illeciti

      Aggiornamento del 12 gennaio 2026: Arrivano le prime condanne per l’operazione Hydra, la grande inchiesta della Direzione distrettuale antimafia di Milano sul «sistema mafioso lombardo», l’organizzazione criminale composta da esponenti di ’ndrangheta, cosa nostra e camorra per spartirsi affari e controllo del territorio, esiste.

      Il giudice per le udienze preliminari del Tribunale di Milano, Emanuele Mancini, ha condannato 62 degli 80 imputati che avevano scelto di essere processati con il rito abbreviato, che dà diritto a uno sconto di un terzo della pena, e ha assolto 18 persone. Gli imputati erano accusati a vario titolo di associazione a delinquere di stampo mafioso, estorsione, traffico e spaccio di droga, tentata rapina, detenzione abusiva di armi, intestazione fittizia di beni, frode fiscale e omesso versamento delle imposte, riciclaggio e false fatture. L’accusa di associazione mafiosa è stata riconosciuta contro tutti i 24 imputati a cui era contestata. La pena più alta, 16 anni, è stata inflitta a Massimo Rosi, considerato esponente di vertice della ’ndrangheta e reggente della locale di ’ndrangheta di Legnano-Lonate Pozzolo.

      La decisione del gup è arrivata dopo sei ore di camera di consiglio. Undici persone che non hanno fatto richiesta di riti alternativi e sono state prosciolte in udienza preliminare. Nove i patteggiamenti e 45 gli imputati rinviati a giudizio. Il dispositivo, che ancora non è stato messo a disposizione dei legali, è stato letto a tarda sera nell’aula bunker del carcere di Opera dove si è recato il procuratore di Milano, Marcello Viola, per la sentenza.

      Il gup di Milano, Emanuele Mancini, «ha ritenuto che si è in presenza dell’operatività sul territorio lombardo di un’associazione costituita da singoli soggetti – alcuni dei quali già in passato ricondotti giudiziariamente alle cosiddette mafie storiche (cosa nostra, camorra, ’ndrangheta) e altri comunque collegati a tali soggetti – che ha esercitato la propria capacità intimidatoria determinando condizioni di assoggettamento e di omertà sulla collettività mediante il ricorso alla violenza e alla minaccia, gestendo l’attività di cessione delle sostanze stupefacenti (del tipo cocaina, hashish, marijuana) e inserendosi nella realtà economica locale con proprie società le cui attività erano finalizzate principalmente all’attività di riciclaggio di denaro proveniente da precedenti illeciti», hanno spiegato in una nota congiunta il presidente del tribunale di Milano, Fabio Roia, e la presidente dell’ufficio gip/gup, Ezia Maccora. A Milano – avevano sostenuto i pm nel corso della loro requisitoria l’11 novembre – ci sarebbe un «contesto mafioso» simile a quello calabrese, «né più né meno della Calabria».

      Qui di seguito, l’articolo sul procedimento

      *

      A Milano, nell’aula bunker del carcere di Opera, sono in corso le udienze preliminari del processo Hydra. È un processo importante, nato dall’inchiesta condotta dai carabinieri del Nucleo investigativo e coordinata dalla Direzione distrettuale antimafia (Dda) di Milano sulla presunta alleanza delle tre mafie – Cosa nostra, camorra e ‘ndrangheta – in Lombardia. Il quadro è innovativo. Secondo i sostituti procuratori Alessandra Cerreti e Rosario Ferracane – che hanno chiesto il processo per 143 persone – tra Milano e Varese c’era “una imponente e capillarmente strutturata associazione mafiosa (...) costituita da appartenenti alle tre diverse organizzazioni di stampo mafioso cosa nostra, ‘ndrangheta e camorra, avente struttura confederativa orizzontale, nell’ambito della quale i vertici di ciascuna delle tre componenti mafiose operano sullo stesso livello, contribuendo alla realizzazione di un sistema mafioso lombardo”.

      Tra tutti gli indagati, circa quaranta hanno richiesto al giudice per l’udienza preliminare (gup) Emanuele Mancini di accedere ai riti alternativi (come il patteggiamento o l’abbreviato, che permette lo sconto della pena per un terzo). Lo scorso 18 giugno il gup ha accettato la costituzione come parte civile nel processo di alcuni enti locali (il Comune di Milano, di Varese e di Legnano, la Regione Lombardia, la Città metropolitana di Milano), di Libera e di WikiMafia, ma anche del giornalista di Report Giorgio Mottola, minacciato da uno dei principali indagati, e dalla Rai, che potranno chiedere un risarcimento. Il cronista di Report e un altro privato cittadino sono le uniche due persone delle 13 individuate come persone offese, destinatarie di minacce e aggressioni, che hanno deciso di schierarsi nel processo.

      Il «sistema mafioso lombardo»

      In questo nuovo sodalizio, i presunti appartenenti alle tre storiche organizzazioni mafiose italiane non erano in rivalità tra di loro, ma alleati, con una “struttura confederativa orizzontale”, con i vertici posti “allo stesso livello”, come sostengono i pm. A farne parte sono – sempre secondo le ipotesi investigative – uomini legati a Cosa nostra, come la famiglia Fidanzati, originaria di Palermo ma da decenni stabilmente insediata a Milano; uomini della famiglia Rinzivillo, basati a Busto Arsizio e dintorni; del gruppo Maffei, originari di Catania; e mafiosi trapanesi, collegati al mandamento di Castelvetrano (guidato da Matteo Messina Denaro). Tra questi ultimi spicca il nome di Paolo Aurelio Errante Parrino, condannato più volte per associazione mafiosa e cugino acquisito di Matteo Messina Denaro.

      Ci sono poi uomini della ‘ndrangheta appartenenti alla locale di Legano-Lonate Pozzolo collegata alla locale di Cirò (Crotone), dominata dalla cosca Farao-Marincola; uomini della cosca Iamonte legata alla locale di Desio e collegata alla locale di Melito Porto Salvo (Reggio Calabria) e un uomo – Antonio Romeo – legato alle cosche di San Luca e al suo boss, Sebastiano Romeo detto “u staccu”. A rappresentare la camorra, uomini legati alla famiglia di Michele Senese, il boss che dalla Campania ha creato un suo feudo a Roma.

      I summit tra uomini di cosa nostra, ‘ndrangheta e camorra e le loro attività

      Nel corso delle indagini, i carabinieri di Milano e Varese hanno documentato molti incontri – ben ventuno – tra i rappresentanti delle diverse organizzazioni mafiose, a Dairago, Cinisello Balsamo, Abbiategrasso e zone limitrofe tra il 2020 e il 2021.

      Il “sistema mafioso lombardo” era attivo nei traffici di droga e di armi, nelle estorsioni, nel controllo del territorio per risolvere le controversie legate agli affari, illeciti o leciti. L’aspetto più rilevante riguarda gli affari imprenditoriali, finanziari, le truffe legate ad esempio all’ottenimento dei bonus, l’apertura di società con il solo scopo di evadere il fisco e riciclare i guadagni illeciti. Molti indagati avevano acquisito “direttamente e indirettamente la gestione e/o il controllo di attività economiche” nel settore della logistica, nell’edilizia, nel settore sanitario (con particolare riferimento alle forniture legate all’emergenza Covid, alle procedure di sanificazione, al servizio ambulanza per trasporto dializzati), e molti altri ambiti (e-commerce, ristorazione, noleggio auto, parcheggi aeroportuali, importazione di gasolio). Erano anche interessati ad acquisire “appalti pubblici e privati, anche attraverso l’attivazione di canali istituzionali opportunamente e preventivamente compulsati”.

      Nel corso dell’indagine, ai cinque pentiti che hanno reso dichiarazioni utili se n’è aggiunto uno nuovo, Saverio Pintaudi, indagato quale uomo vicino alla ‘ndrangheta con ruoli in molte società per reinvestire il denaro frutto delle attività illecite. Da marzo sta spiegando agli inquirenti in che modo i soldi sporchi vengano ripuliti attraverso società fittizie, prestanomi, fatture false e con la complicità di “banchieri” cinesi, imprenditori dotati di grandi disponibilità e contatti per riciclare con il sistema della Chinese underground bank.

      A dimostrare l’unione di questo nuovo sodalizio criminale c’era la “bacinella”, dove mettere i soldi per i detenuti o le esigenze degli associati. L’organizzazione “imponeva il versamento di somme di denaro nella cassa comune, destinate al sostentamento dei detenuti di ciascuna componente e pretese quale corrispettivo per l’assegnazione e/o agevolazione nella assegnazione di affari leciti o illeciti, in virtù della forza di intimidazione dell’intera associazione”, perché “i carcerati vanno mantenuti prima di ogni altra cosa a questo mondo”, e non importa la provenienza territoriale e la relativa organizzazione.

      Alcuni presunti appartenenti al sistema mafioso lombardo tenevano contatti con esponenti del mondo politico, istituzionale, imprenditoriale, bancario, “in modo da ottenerne favori, notizie riservate, erogazione di finanziamenti, rete di relazioni, tutti in grado di fornire un contributo rilevante al mantenimento in vita, al rafforzamento dell’organizzazione e ad aumentarne il prestigio”.

      Da alcune intercettazioni realizzate dai carabinieri nel corso dell’inchiesta emerge anche il sospetto che alcuni appartenenti all’organizzazione fossero in grado di condizionare “il libero esercizio del voto”: “Ci sono tutti i miei parenti, adesso maschi e femmine, siamo… abbiamo un bel pacchetto voti, perché posso portare o senatori in Europa, miei parenti – diceva uno degli indagati, Filippo Crea –. Poi abbiamo preso un partito, una lista civica”, fatta dalle sue cugine “tutte avvocatesse”. “Stiamo parlando di persone che hanno 4-500 (quattro, cinquecento) voti a testa”, aggiungeva.

      Il dilemma: supermafia o no?

      Una “supermafia”, una confederazione o altro? Sin da quando l’inchiesta Hydra è diventata pubblica, con l’arresto di 11 persone il 25 ottobre 2023, i magistrati hanno avuto vedute contrastanti.

      Per la procura esisteva “un accordo stabile e duraturo” tra le diverse componenti calabrese, siciliana e campana/romana, dimostrato da una serie di elementi come “l’apporto comune di capitali”, “la messa a disposizione di risorse umane, la costituzione di società” per uno scopo comune, fare profitto. Sarebbe “un sistema di tipo confederativo”. In altre parole: “Pur nel rispetto dei legami con le cosche d’origine, questa eterogenea associazione gode di propria organizzazione, di un proprio ed autonomo programma, di proprie regole e ritorsioni per chi le viola, di propri sodali che apertamente ne manifestano l’appartenenza e agisce in modo indipendente rispetto alle singole componenti”. Questo è il sistema mafioso lombardo.

      La valutazione del gip

      Il gip, che ha dovuto valutare le 153 richieste di arresto, ha fornito una valutazione molto diversa e così ha rigettato ben 142 richieste ritenendo che non ci fossero elementi per contestare il reato di associazione a delinquere di stampo mafioso (416 bis). Secondo lui, l’ipotesi investigativa di un gruppo composto dalle tre mafie, “un unicum nella storia giudiziaria” in Italia, non era stata “sufficientemente suffragata dagli elementi di prova raccolti” e in alcuni episodi non emergeva la “mafiosità”: il procedimento, “muovendo dal postulato che si tratta di soggetti appartenenti ad un sodalizio confederativo di stampo mafioso, ha avvolto qualsiasi attività, lecita o illecita che fosse, svolta dagli odierni indagati, in un mantello di cosiddetta mafiosità che è arduo scorgere nelle sue pieghe, se non in via intuitiva”, si legge in un passaggio dell’ordinanza. Su alcune contestazioni, “è del tutto assente la prova del fatto che gli odierni indagati si siano avvalsi della forza di intimidazione scaturente dal vincolo associativo, al fine di sbaragliare la concorrenza”. Di alcuni indagati, inoltre, per il giudice non erano emerse prove di affiliazione al “sistema mafioso lombardo” o alle mafie tradizionali: “Nella maggioranza dei casi, invero, si tratta di soggetti incensurati o che vantano precedenti per reati non connessi alle dinamiche di tipo mafioso”.

      In sostanza, “non vi è prova, quindi, che tra gli indagati di appartenere al sodalizio sia stata costituita un’organizzazione stabile, posta in essere allo scopo di realizzare un programma criminoso comune e protratto nel tempo, con una ripartizione di compiti tra gli assodati, ossia il vincolo associativo”, si legge nell’ordinanza di custodia cautelare.

      Invece “certamente emerge la presenza sul territorio milanese di soggetti che, vantando, per lo meno almeno alcuni di essi, rapporti qualificati con alcuni soggetti di sicura appartenenza mafiosa, sia pur accertata in altre regioni, commettono attività lecite, ma anche delittuose, soprattutto di tipo economico, in territorio lombardo”.
      Il ricorso della procura

      Alla bocciatura di molte richiesta, la pm Alessandra Cerreti ha replicato subito ricorrendo al tribunale del Riesame (anche detto tribunale delle Libertà) e sottolineato che “gli innumerevoli elementi investigativi” sono stati “incredibilmente parcellizzati e banalizzati dal giudicante”, aggiungendo, a differenza di quanto scritto dal giudice, di non aver “mai sostenuto trattarsi di una super associazione mafiosa (...) composta dalle 3 mafie italiane che si sarebbero consorziate sul territorio (addirittura nazionale)” o “mondiale”: “Né mai il pm ha parlato di ’egemonia’ sul territorio lombardo, come ha erroneamente ritenuto il giudicante, che ne ha escluso l’esistenza anche argomentando sulla mancata opposizione da parte di altre associazioni mafiose radicate sul territori”.

      Nelle 1121 pagine del ricorso, la Dda, guidata dal procuratore Marcello Viola e dall’aggiunta Alessandra Dolci, aveva precisato di non aver “mai sostenuto trattarsi di una super associazione mafiosa (...) composta dalle tre mafie”. Ovvero di una «federazione» autorizzata dall’alto. Il capo di imputazione sul punto, ha scritto la Dda, è «estremamente chiaro: trattasi di mere ’componenti’ delle tre tradizionali associazioni mafiose, operative sul territorio milanese, che si alleano strutturalmente tra loro per aumentare le possibilità di profitto» ed «evitare i conflitti».

      La decisione del Riesame

      Quasi un anno dopo, il tribunale del Riesame ha “riesaminato” (appunto) le misure cautelari disponendo gli arresti in carcere per 41 indagati e stabilendo che l’organizzazione va considerata come una nuova e unica associazione mafiosa composta da presunti affiliati alle tre mafie, come fosse un consorzio basato su un’alleanza. Si può ritenere, scriveva il presidente del Tribunale di Milano Fabio Roia in una nota, che “singoli soggetti anche appartenenti alle mafie cosiddette storiche abbiano costituito una associazione di stampo mafioso, non configurabile però né come una confederazione di mafie, né come una ‘supermafia’, avendo trasferito nel sodalizio orizzontale tutti i tratti genetici delle associazioni di appartenenza”.

      Nelle motivazioni il tribunale del Riesame parla di “mafiosità immanente” della nuova associazione in Lombardia e ritiene “ampiamente dimostrato che il sodalizio contestato abbia fatto effettivo, concreto, attuale e percepibile uso, anche con metodi violenti o minacciosi, della forza di intimidazione nella commissione di delitti come nella acquisizione del controllo e gestione di attività economiche, che sono propriamente gli ambiti di attività” che caratterizzano “la natura mafiosa”. L’uso “del metodo mafioso e il programma criminale” non lascia mai “dubbi sulla qualità propria dell’associazione”. Sulla base della giurisprudenza, “il sodalizio”, con “strutture e capitali comuni” e “partecipato” da persone “di diversa provenienza mafiosa”, si “connota indubbiamente in termini mafiosi”.

      Le decisioni del Tribunale delle libertà sono state poi confermate dalla Cassazione.

      Va anche aggiunto un dettaglio. Per saltare il vaglio del gip, la procura di Milano avrebbe voluto procedere con il fermo di 70 indagati nel 2023, ma le perplessità di alcune procure del Sud e la richiesta di un coordinamento da parte della Direzione nazionale antimafia hanno fatto cambiare i piani.
      La costituzione di Libera come parte civile

      Il 18 giugno scorso il gup Emanuele Mancini ha accolto la richiesta di costituzione di parte civile delle amministrazioni di Milano, Varese e Legnano, della Regione Lombardia e della Città metropolitana di Milano.

      Ha riconosciuto questa possibilità anche ad associazioni come WikiMafia e Libera, assistita dall’avvocato Giuseppe Rizzo. Si tratta di “un risultato importante”, in linea con altre iniziative simili di Libera in altri processi, che dà “un segnale di impegno e di responsabilità per tutta la società civile e responsabile a fronte dell’ipoteca criminale che l’alleanza tra le diverse organizzazioni mafiose determina sull’economia e sulla società in Lombardia”.

      Per l’organizzazione presieduta da don Luigi Ciotti “la presenza nel processo Hydra rappresenta un’occasione importante per fare crescere la sensibilità delle giovani generazioni nei riguardi di mafie e di corruzione, con il coinvolgimento di scuole e di università nel corso di un procedimento che per le sue dimensioni si annuncia di lunga durata”.

      https://lavialibera.it/it-schede-2370-hydra_prime_condanne_contro_l_alleanza_tra_mafiosi_di_cos

  • Épisode 1/4. Mécaniques de l’incendie

    L’incendie de #Ribaute qui a ravagé les #Corbières en août 2025 a surpris par son ampleur. Au même moment, en #Espagne, brûlaient dix #feux de même intensité. Pour mieux nous préparer à ce qui nous attend, ce premier épisode plonge dans les mécaniques de l’incendie.

    Les Corbières sont un territoire de feux, pourtant lorsqu’arrive le cinquième grand feu de l’été 2025, ses habitant.es comprennent qu’ils ont affaire à quelque chose d’exceptionnel.

    « Quand j’ai relevé la tête et que j’ai vu le panache, je me suis dit celui-là il n’est pas petit », « C’est allé très très vite » confient Ludovic Esparza et Mélanie Bringuier, habitants de Saint-Laurent de la #Cabrerisse, épicentre de l’incendie et camp de base des pompiers pendant les jours de lutte. La stupeur, l’odeur, les fumées, les dégâts matériels, humains et psychologiques ; pour les habitants dont le village a été traversé par l’incendie, c’était « l’apocalypse ». Christophe Magny, chef de corps du SDIS de l’Aude, redoutait ce scénario. Depuis la caserne, et sur le stade qui abrité renforts, hélicoptères et tout ce qui a permis aux pompiers de lutter contre ces flammes extrêmes, il se souvient avec émotion de l’urgence de ces jours-ci : « Tous les éléments sont rassemblés pour qu’on ait les feux catastrophes. (…) Et je sais que cet incendie dépasse nos prévisions quand j’entends la voix qui passe les messages radios. »

    Intensité, taille, puissance ; Christophe Magny et Jean-Baptiste Filippi, chercheur au CNRS et expert en simulation incendie, nous aident à comprendre le comportement erratique de cet incendie préfigurant les feux de demain.

    Mais une fois le feu éteint, que reste-t-il parmi les cendres ? Karine Mirouze, du tiers-lieu paysan Beauregard où s’est organisée une base arrière de la solidarité dans les jours immédiats, décrit une « terre de trauma » :"On a besoin de prendre soin de la terre, mais pour prendre soin de la terre on a aussi besoin de prendre soin des gens". Pour Olga, qui a perdu sa maison en pleine garrigue dans les flammes « C’est la nature qui s’est révoltée. »

    Mathieu Bourgeois de la LPO de l’Aude nous conduit dans ce paysage post-incendie. Avec lui, nous arpentons un plateau entièrement brûlé. « On n’entend plus un oiseau, le silence est assourdissant. Mais on voit déjà l’herbe qui repousse, dès le printemps prochain il y aura à nouveau des graminées, des graines, les espèces vont revenir.  » prédit-il. Car avec Éric Rigolot, écologue du feu, nous comprenons que ce n’est pas tant le feu qui menace les écosystèmes méditerranéens, mais sa fréquence. Le problème, c’est l’anthropocène.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/lsd-la-serie-documentaire/mecaniques-de-l-incendie-8294516
    #feu #incendie #podcast #audio

    • Épisode 2/4. Nous avons toujours brûlé

      Le feu n’a pas toujours été un ennemi. Longtemps il a même été l’allié des sociétés humaines. Comment alors expliquer que nous l’avons sorti de nos vies ? Et qu’est-ce que cette coupure a produit ?

      Sur une estive des Pyrénées Orientales, les pompiers, la sécurité civile et Carole Duperron de la société d’élevage du 66 s’affairent à la préparation d’un chantier-école brûlage dirigé : brûler dans des conditions strictement encadrées la végétation de surface afin de maintenir les milieux ouverts pour le pastoralisme et pour prévenir les incendies estivaux.

      Brûler ainsi n’est pas nouveau, c’est même l’héritage d’une pratique ancestrale. Élise Boutié, anthropologue, l’explique : « Nous avons eu plusieurs relations avec le feu en tant que société humaine, il a d’abord été utilisé par les populations autochtones, par les sociétés pastorales, c’était des feux avec qui on avait une relation. » Le foyer, c’est la maison. Et puis, au 19ᵉ siècle des politiques publiques ont construit le feu comme un ennemi intérieur, nous coupant de ces savoir-faire. Martine Chalvet, historienne, partagera avec nous ses recherches autour des acteurs industriels qui participèrent à la construction de l’incendie comme une menace.

      Pourtant avec Christopher Carcaillet, spécialiste des anciens régimes de feux, nous comprenons que le feu est un élément essentiel de certains écosystèmes. Comme celui du Pic St Loup où il nous amène un jour de grand vent. Avec lui nous lisons les cicatrices des arbres, témoins du passage de plusieurs incendies. « Un arbre est moins résilient à un feu au cours du 20ᵉ siècle qu’au 18ᵉ siècle. En un an il avait cicatrisé et pansé la blessure que lui avait infligée le feu. Aujourd’hui il faut 6 à 7 ans pour que l’arbre puisse retrouver son écorce. » explique l’écologue. Lire ainsi la nature, à rebours, c’est comprendre combien le dérèglement climatique modifie les cycles naturels.

      Carole Duperron est consciente de la délicatesse de l’exercice du brûlage dirigé dans un tel contexte. Mais cela permet aussi au pastoralisme de reprendre une place longtemps occupée en tant qu’outil de prévention incendie. Pour comprendre comment la déprise agricole est profondément liée au changement de régime de feu d’aujourd’hui, nous revenons dans les Corbières écouter Ludovic, Daniel Esparza et Karine Mirouze, vignerons, raconter comment la monoculture a façonné le paysage qui a brûlé l’été dernier. Ce qui brûle, c’est finalement le monde que nous avons fabriqué.

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/lsd-la-serie-documentaire/nous-avons-toujours-brule-9973650

    • Épisode 3/4. #Marseille. Quand la ville flambe

      Que se passe-t-il quand l’incendie franchit les collines et entre dans la ville ? En juillet 2025, le quartier de l’#Estaque, aux portes de #Marseille, a brûlé. Dégâts matériels, intervention des pompiers contestée : le #risque a changé.

      « J’étais en train de travailler dans le jardin et j’ai vu d’un coup la lumière au sol devenir orangée, j’ai compris qu’il y avait le feu » se souvient Julien Daniel. Comme lui, le 8 juillet 2025, de nombreux Marseillais ont observé la couleur cramoisie du ciel, puis le panache énorme, et une pluie de cendres. Ce jour-là, 90 habitations ont été touchées.

      À l’Estaque, quartier à flan de collines, le feu s’est propagé par les vallons. Pour Jordan Szcrupak, paysagiste et spécialiste de l’urbanisme de l’inflammabilité, ces endroits sont « emblématiques de toutes les problématiques des lisières périurbaines. » Avec lui nous arpentons ces rues sinueuses, bordées par des vallons boisés pour comprendre comment, « ces espaces résiduels, mal définis du point de vue de l’usage et de la propriété privée » ont permis une rapide propagation du feu « qui n’a que faire du découpage cadastral ». Cet incendie a été particulièrement violent pour les habitants du quartier qui déplorent ce qu’ils ont vécu comme une intervention tardive des pompiers. En réponse, Vincent Pastor, du SDIS des bouches du Rhône, nous partage ses inquiétudes sur la nouvelle « erraticité des incendies. Leurs comportements sont de plus en plus difficiles, ces feux vont vite, avec de très grosses intensités. » Les effets du dérèglement climatiques sont une composante supplémentaire dans ces incendies qui naissent comme ici en bordure d’une autoroute de sortie de ville, traversent des collines asséchées par les canicules et atteignent des espaces densément urbanisés.

      Comme Lucile Oza, qui a laissé sa maison derrière elle, la plupart des habitants ne s’attendaient pas à de tels dégâts. Six mois plus tard, dans un quartier marqué par les carcasses de maisons brûlées, le sentiment d’abandon par les autorités est toujours vif. Relogement, déblaiement, soutien : Mathilde Favier, présidente de l’association des victimes de l’incendie du 8 juillet 2025, et Pierre Ciavarella, habitant de l’Estaque, racontent les heures du feu, les jours qui ont suivi et la solidarité intense qui s’est déployée dans ce quartier au passé ouvrier : « Si on n’avait pas pu compter sur la solidarité de tout un chacun ça aurait été encore plus dur. Il n’y a eu aucune prise en charge véritable, je pense que les pouvoirs publics n’ont pas pris la mesure de la gravité de l’évènement. Ils commencent à peine à le faire. » Tandis que certains sont encore aux prises avec leurs assurances d’autres, comme les résidents d’un immeuble qui a entièrement brûlé attendent toujours des solutions de relogement. Ils vivaient là depuis 5 générations mais n’étaient pas propriétaires. Le feu exacerbe les inégalités. « S’il faut distinguer feux et incendie, il faut aussi distinguer feux, incendies, et risques. Qu’est-ce qui est en risque ? Les intérêts économiques » juge pour sa part l’anthropologue Élise Boutié.

      Réellement traumatisés, les citadins qui ont rencontré ce feu essaient de comprendre l’impact de ce dernier sur leur vie. Dans un futur où l’on peut s’attendre à ce que d’autres villes brûlent « essayer de tisser une relation à cet élément » semble une piste nécessaire.

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/lsd-la-serie-documentaire/marseille-quand-la-ville-flambe-9017249

  • #Audiovisuel_public : une commission aux méthodes d’#extrême_droite

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/04/28/audiovisuel-public-une-commission-aux-methodes-d-extreme-droite_6683895_3232

    M. #Alloncle s’est ainsi souvent servi du travail sérieux de la Cour des comptes sur France Télévisions pour propager des fausses informations. Il a beaucoup parlé du million d’euros de « frais de cocktails et de réception » dépensé par le groupe public en 2020, sans jamais expliquer qu’il s’agissait en réalité de frais de repas destinés aux salariés qui travaillaient alors que les cantines et les restaurants étaient fermés durant la crise liée au Covid-19. Il a aussi décrit un audiovisuel public en « quasi-faillite », des mots que la Cour des comptes n’avait jamais écrits. Il a offert une tribune à des personnes qui ont pu s’épancher, sans filtre, ou lancer des accusations calomnieuses, sans apporter de preuves. Un spectacle affligeant et dangereux dans une époque où le désarroi et la défiance des électeurs sont instrumentalisés par des forces politiques.


    Un exemplaire du magazine « JDNews », dans un kiosque, à Paris, le 27 avril 2026. ABDUL SABOOR / REUTERS

    Dès le début de son travail, cette commission d’enquête s’est en fait révélée être un nouveau front ouvert par l’extrême droite, obnubilée par sa bataille culturelle avant l’échéance politique de 2027. Relayé par une communauté d’internautes bien organisés, le #rapporteur a mené ses offensives autant sur les réseaux sociaux qu’au Palais-Bourbon. Les médias du milliardaire Vincent Bolloré ont abondamment soutenu ses idées et celles des députés du RN, qui souhaitent une privatisation de #France_Télévisions et de #Radio_France.

    Certains députés de la commission ont été alimentés par des questions directement préparées par la direction des affaires institutionnelles du groupe #Lagardère, contrôlé par M. #Bolloré. Au fur et à mesure des #auditions, la commission n’a cessé de s’égarer, ignorant les questions qui devraient être posées aux administrateurs de l’#audiovisuel_public, pour se transformer en un #cheval_de_Troie des obsessions de l’extrême droite et de ses soutiens. C’est un avertissement sur l’état du débat public en France et un avant-goût des risques de la campagne présidentielle de 2027.

    #rapport
    #commission_d'enquête
    #mon_député !
    #putain_de_decoupage_des_circos par #degaulle
    #RN
    #fachos_a_l'affut
    #bolloré

  • Antifada Emission d’idées autonomes. Episode 6, sur RDWA
    https://ricochets.cc/Antifada-Emission-d-idees-autonomes-Episode-6-sur-RDWA-9151.html

    Bonsoir, comme une habitude, comme un réflex de survie. Nous sommes ici avec certitude De façon mensuelle, tous les premiers mercredi. Et ce déjà depuis six mois. Que du factuel, du relais d’info sans pertes ni fracas. Un seul rituel, faire face à la fachosphère A cet avenir délétère. Recréer du solidaire, de l’envie de faire ensemble. De se référer, à de l’actualité qui nous ressemble, qui nous rassemble. Militants du vivant, sympathisants, pas médisant. Mais, si tu nous attaques, on (...) #Les_Articles

    / #Audio, #Luttes_sociales, #Antifascisme