• Prélèvement à la source : le grand casse-tête pour les #intermittents, #artistes et #auteurs - Le monde bouge - Télérama.fr
    https://www.telerama.fr/monde/prelevement-a-la-source-le-grand-casse-tete-pour-les-artistes-et-les-auteur

    Avec la nouvelle année arrivent les étrennes, les bonnes résolutions… et le nouveau système de prélèvement fiscal. Depuis ce 1er janvier 2019, tous les contribuables français sont logés à la même enseigne : leur #impôt est désormais prélevé à la source – à savoir directement sur leur revenu. Ce mode de recouvrement supprime le décalage d’un an entre la perception des revenus et leur imposition, s’adaptant aux ressources « réelles » du contribuable. Or c’est là que le bât blesse pour certains, car le dispositif est nettement moins ancré dans la réalité quand les émoluments sont irréguliers, instables et inégaux. Trois caractéristiques qui s’appliquent, justement, à beaucoup des revenus de la culture.

    Pas étonnant, donc, que les professionnels du secteur soient vent debout contre son déploiement. « L’administration fiscale se désolidarise de notre régime social, qui ne ressemble à aucun autre et va se trouver à nouveau fragilisé », déplore Samantha Bailly, présidente de la Ligue des auteurs professionnels. Pour le Syndicat national des auteurs et compositeurs (Snac) et son délégué général Emmanuel de Rengerve, « le système tel qu’il est appliqué à partir de 2019 n’est pas adapté ». Même son de cloche chez les intermittents, qui risquent de « se retrouver pénalisés chaque mois », redoute Denis Gravouil, de la CGT Spectacle. Pourquoi tant de craintes ?


  • « La thèse du ruissellement, selon laquelle plus l’offre culturelle sera riche, plus elle sera partagée par tous est illusoire »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/10/26/la-these-du-ruissellement-selon-laquelle-plus-l-offre-culturelle-sera-riche-

    Les milliards investis dans les équipement de l’Etat ou l’offre numérique croissante n’y font rien : ce sont surtout les milieux aisés et cultivés qui en profitent.
    LE MONDE | 26.10.2018 à 06h37 • Mis à jour le 26.10.2018 à 09h47 | Par Michel Guerrin (rédacteur en chef au « Monde »)

    Chronique. Olivier Donnat est sociologue au ministère de la #culture. Il est un loup dans la bergerie, l’ennemi de l’intérieur, le gars qui casse le moral, fait tomber les illusions. Et les deux études qu’il vient de publier, sur le livre et la musique, ne vont pas arranger sa réputation. Le problème est que ce qu’il écrit depuis trente ans est exact. Ce qu’il a prophétisé s’est vérifié. Ce qu’il annonce est inquiétant.
    En spécialiste des pratiques culturelles, il a montré que les milliards investis par l’Etat pour construire musées, opéras, théâtres, salles de spectacle ou bibliothèques, n’ont servi qu’à un Français sur deux – aisé, diplômé, Parisien, issu d’un milieu cultivé. Ceux qui restent à la porte, souvent aux revenus modestes, s’en fichent ou pensent que cette culture axée sur les traditionnels « beaux-arts » est déconnectée de leurs envies.
    « L’excellence conduit à privilégier des créations exigeantes auxquelles les personnes les plus éloignées de la culture ne sont pas préparées »
    Ce constat, on le lit dans l’enquête sur les pratiques culturelles des Français que le ministère publie tous les dix ans. Olivier Donnat a piloté celles de 1989, 1997 et 2008. La prochaine est pour 2019, qui se fera sans lui – il part à la retraite dans deux mois.

    Le fossé se creuse
    Elle devrait être tout autant déprimante. Car ce qu’a montré notre sociologue, c’est que le fossé se creuse. La construction frénétique de musées ou de théâtres en trente ans a provoqué une forte augmentation de la fréquentation, mais ce sont les aficionados qui y vont plusieurs fois, tandis que les ouvriers et les jeunes de banlieue y vont moins.
    C’est dur à entendre, car l’Etat culturel s’est construit sur l’illusoire thèse du ruissellement : plus l’offre culturelle sera riche, plus elle sera partagée par tous. Aussi le ministère et les créateurs ont longtemps nié cette étude. « Il y a eu des tensions, se souvient Olivier Donnat. J’ai été vu comme un rabat-joie, on me disait que j’avais tort. »
    Aujourd’hui, cette dure réalité est acceptée puisque les cinq derniers ministres de la culture ont fait du combat pour la diversité des publics leur priorité. Mais Olivier Donnat a montré que dans les faits, rien n’a bougé. D’abord parce que ça se joue ailleurs, dans la cellule familiale, à l’école aussi – deux foyers d’inégalités. Mais un obstacle se trouve aussi au sein même du ministère de la culture, armé pour soutenir son offre prestigieuse, très peu pour capter un public modeste.

    Contradiction
    Olivier Donnat pointe aussi une contradiction. « Nos grands lieux culturels visent logiquement l’excellence. Sauf que l’excellence conduit à privilégier des créations exigeantes auxquelles les personnes les plus éloignées de la culture ne sont pas préparées. Parler à ces personnes est très compliqué. La Philharmonie de Paris y parvient en décloisonnant les genres musicaux. »
    Prenons le contre-pied. La France se doit d’avoir les meilleurs musées, opéras ou théâtres, tant mieux pour ceux qui aiment, et tant pis pour les autres. On ne va pas fermer ces lieux qui contribuent au prestige de la nation et dopent le tourisme. Et puis sans ces équipements, la situation serait sans doute pire. Enfin, pourquoi vouloir qu’une pièce novatrice, un film expérimental et un art contemporain pointu plaisent à tous ?
    Sauf que cette offre est financée avec de l’argent public et qu’au moment où les fractures sociales n’ont jamais été aussi fortes, une telle posture est jugée élitiste et a du mal à passer. Ajoutons qu’il existait, dans les années 1960 à 1980, un riche tissu culturel local (MJC, associations) qui, en trente ans, a été broyé sans que l’Etat bouge le petit doigt au motif qu’il n’est pas de son ressort, alors qu’en fait il le méprise. Ce réseau avait pourtant l’avantage d’offrir aux jeunes un premier contact avec la culture.
    Pour Olivier Donnat, l’avenir s’annonce noir pour le théâtre classique ou contemporain, les films français d’auteurs ou la lecture de romans
    En pot de départ, Olivier Donnat nous confie que le pire est à venir. Car les plus gros consommateurs de notre culture d’Etat sont les baby-boomers – ils ont du temps, de l’argent, lisent beaucoup, vont intensément au spectacle. Sauf qu’ils ont 60 ans et plus. « Dans dix ou vingt ans, ils ne seront plus là, et nos études montrent qu’ils ne seront pas remplacés », dit Olivier Donnat, qui annonce un avenir noir pour le #théâtre classique ou contemporain, les films français d’#auteurs ou la lecture de romans.
    Le numérique, dont les jeunes sont familiers, peut-il favoriser la #démocratisation culturelle ? Eh bien non, répond Olivier Donnat avec ses ultimes études sur « l’évolution de la diversité consommée » dans le livre et la musique (à télécharger sur le site du ministère de la culture ou sur cairn.info).
    « Le numérique produit les mêmes effets »
    L’offre en livres et en musiques a pourtant considérablement augmenté en vingt-cinq ans. Mais les ventes baissent. Et puis, qui en profite ? « Le numérique, porté par les algorithmes et les réseaux sociaux, ouvre le goût de ceux qui ont une appétence à la culture, mais ferme le goût des autres, qui, par exemple, ne regardent que des films blockbusters », explique Olivier Donnat, qui en conclut : « Le numérique produit les mêmes effets que les équipements proposés par l’Etat : ce sont les milieux aisés et cultivés qui en profitent. »
    Olivier Donnat prolonge la déprime en décryptant les ventes de livres et de musiques. Tout en haut, les heureux élus sont moins nombreux et à la qualité incertaine – best-sellers pour les livres, compilations pour les CD. Tout en bas, et c’est récent, le sociologue constate une hausse phénoménale de #livres et musiques pointus, vendus à moins de cent exemplaires ou à moins de dix exemplaires.
    Et au milieu, il y a quoi ? Des paquets d’œuvres souvent de qualité, dont les ventes sont également en baisse, noyées dans la #surproduction. Ces œuvres du « milieu » font penser aux films « du milieu », ainsi nommés quand ils étaient fragilisés, coincés entre les blockbusters et les films marginaux. Les œuvres du milieu, qui définissent une « qualité française », forment justement le cœur de cible du ministère de la culture. Elles seront demain les plus menacées. Déprimant, on vous dit.



  • Les #artistes et les #auteurs pénalisés par la hausse de la #CSG
    https://www.francemusique.fr/actualite-musicale/les-artistes-et-les-auteurs-s-inquietent-de-la-hausse-de-la-csg-37578

    La réforme de la CSG ne prend pas en compte la situation des artistes qui sont rémunérés par les droits d’auteur. Dans leur cas, l’augmentation de ce prélèvement ne pourra pas être compensée par la diminution des cotisations d’assurance chômage et leurs revenus seront diminués.


  • Authorship attribution for music: developments and challenges

    It has been a while now that the two authors of this particular academic blog have been interested in computational methods applied to authorship attribution. Until now our research has focused on texts, mostly from the Middle Ages and the XVIIth century. Given our shared scientific interest for digital musicology, one question arised: can our methods designed for textual sources apply to scores ? Finding which compositor wrote a specific piece of music seems even more tricky than finding the author of text.
    http://graal.hypotheses.org/932

    Are improvisations signatures ?
    #copyright #auteurs


  • The Ink Link | The Ink Link
    http://www.theinklink.org/fr/ink-link

    L’association The Ink Link est un réseau d’auteurs de bande dessinée engagés, souhaitant proposer leurs savoir-faire au service de causes qui leur tiennent à cœur.

    Nous pensons que le dessin, en plus d’être un outil de plaidoyer et de communication fort, peut aussi servir d’outil de dialogue communautaire.

    The Ink Link propose d’accompagner les associations et institutions à développer des documents illustrés spécialement adaptés au public ciblé. Pour cela, nous regroupons dans tous nos projets scénaristes, dessinateurs et experts avec une méthodologie adaptée.

    #bande_dessinée #auteurs #causes #associations #communication


  • Manifeste pour une écriture libre dans la lignée des Nuits Debout.
    http://www.psychee.org/blog/manifeste-pour-une-ecriture-libre-dans-la-lignee-des-nuits-debout

    Pour une majorité d’entre nous — auteurs et autrices —, le modèle proposé par les industries culturelles ne fonctionne plus. Pire, ce système censé nous protéger n’a fait qu’aggraver la situation. Prenant acte de celle-ci, il est temps de poser les bases d’une alliance et d’inventer des solutions qu’aucune institution, parti, gouvernement ou industrie ne nous apportera. Car sans une refonte complète, ce n’est pas seulement ce système qui court à sa perte : c’est la création tout entière, et avec elle celles et ceux qui la rendent possible.

    #auteurs #autrices #création

    • Si je partage l’idé(ologi)e explicite du manifeste, je m’inquiète de son incarnation. En effet il n’est fait référence aux plate-formes que dans ce cas :

      création et/ou utilisation de plateformes de crowdfunding et de mécénat (pour une œuvre seule et/ou pour soutenir un.e artiste sur la durée)

      La plate-forme n’aurait-elle que pour fonction la recherche de financement pour une marchandise particulière (création ou créatriceur). Il me semble pourtant que le but devrait être la démarchandisation de la création. Pour aller dans ce sens, je planche depuis près d’un an sur la création d’une plate-forme associative alliant des #autriceurs_latino-américain(e)s, des #traductriceurs et des #lectriceurs -je me suis même inscrit sur un mooc pour « maitriser » sql et php :-). L’idée étant de dissocier le revenu des créatriceurs de leur production - en distribuant à parts égales les revenus générés par les cotisations des lectriceurs pour accéder à l’ensemble des oeuvres - tandis que les décisions éditoriales sont prises par l’ensemble des membres (autriceurs, traductriceurs et lectriceurs) de l’association à but non-lucratif propriétaire de la plate-forme.
      Je mets beaucoup d’espoir dans ce modèle, qui me semble adapté pour toute sorte de création, bien que je ne pense pas qu’il permette à qui que ce soit de vivre de son seul clavier... du moins dans un premier temps.

      P.S : Si vous avez quoi que ce soit permettant de créer cette plate-forme (modèle de code pour la créer, idée de contrat ou de conditions d’usage pour formaliser les relations entre les membres et l’association, textes originaux latino-américains et/ou leur traduction, des idées ou des envies pour ce type d’organisation, etc.) je suis preneur.


    • Si tu veux la paix prépare la paix :^)
      Grande méfiance des réseaux artificiels (préciseje) de librairies … sorry paresse, mais pas envie de creuser un truc qui appelle son contraire.
      #0K (zero kill)

    • merci @gastlag la méfiance (mêlée à la morosité face à des merdes comme Amazon, leurs modes d’esclavage et ce que cela induit). Bref, la distance revendiquée de certains libraires vis à vis du numérique s’est parfois transformée en technophobie forte et en vrai ignorance voire mépris des travailleurs du web, du web en général, en rejetant tout en bloc. Je vais éviter tout jugement moral ou politique sur ces positions, le débat, si il doit avoir lieu, non, pas de débat … Parce que oui Bon, juste pour se rendre compte que la survie de beaucoup passe par internet. Mais voila, c’est sale internet, internet la preuve c’est Amazon et FB, de la merde, alors on paye mal les travailleurs et on ne leur fait pas confiance. Et je te jure qu’au bout de la 5em maison d’édition/libraire où tu te décarcasses pour faire au mieux et qui te fait collectionner les lances pierres en te demandant la lune pour te lâcher ensuite sans même te payer un coup à boire, franchement, tu te dis qu’il y en a qui ont raté le coche humain qu’ils croyaient défendre …

    • Critiquer Amazon c’est bien... Mais youtube dans tout ca ? Car aller sur youtube, c’est déjà lui donner de l’argent à moudre... je crois qu’il nous faut refaire - ou faire connaitre - toutes les plate-formes dont l’utilisation est similaire aux « géants du web », mais gérer par une association ou une coopérative de producteurs-usagers. En ce qui me concerne, je suis en train de me former pour faire une alliance entre #auteurs_latino-américains, #traducteurs et #lecteurs, sous forme de plate-forme associative. Ce sera toujours ça qu’Amazon n’aura pas.
      Les bases de cette idée ce trouve là (cf commentaire) : http://seenthis.net/messages/394400, mais il me faudra encore quelques mois pour lancer le projet.


  • La grille de rémunération des auteurs
    Les organisateurs de manifestations soutenues par le CNL devront désormais rétribuer les auteurs qui participent à des rencontres, sur une grille minimum allant de 150 à 400 euros.
    http://www.livreshebdo.fr/article/la-grille-de-remuneration-des-auteurs

    Les auteurs en dédicace n’entreront pas dans ce dispositif, de même que les universitaires qui publient dans leur champ de compétence et sont déjà payés pour ce travail."

    – Les rencontres centrées sur le dernier ouvrage de l’auteur invité seront rémunérées sur une base minimum de 150 € HT.

    – Les rencontres nécessitant un temps de travail préparatoire seront rémunérées sur une base minimum 226 € HT (correspondant au tarif proposé par la Charte des auteurs et des illustrateurs jeunesse pour une demi-journée).

    – Les lectures-performances de et par l’auteur seront rémunérées sur une base minimum de 400 € HT.


  • #Whistleblower on Medical Research Fraud: ’Positive Results Are Better for Your Career’
    http://www.spiegel.de/international/zeitgeist/spiegel-interview-with-whistleblower-doctor-peter-wilmshurst-a-1052159.html

    SPIEGEL : In your early years as a researcher, a pharmaceutical company offered you a bribe equivalent to two years of your salary: They wanted to prevent you from publishing negative study results. Were you disappointed that you weren’t worth more?

    Peter Wilmshurst : (laughs) I was just a bit surprised to be offered any money, really. I was a very junior researcher and doctor, only 33 years old, so I didn’t know that sort of thing happened. I didn’t know that you could be offered money to conceal data.

    #pharma #corruption #corrompus #recherche #études #auteurs #fraude #carrière #médecine #médecins


  • #AuteursEnDanger : foin du débat, il faut du buzz - Les univers du livre
    https://www.actualitte.com/article/lecture-numerique/europe-contre-la-reforme-du-droit-d-auteur-l-edition-vent-debout/60491

    En somme, le SNE ne cherche pas l’information, mais le buzz, avec des recettes bien connues sur le net : provocation, messages truffés de semi-vérités, et tout ce qui peut amener les internautes à réagir – plus particulièrement ceux qui sont sensibilisés aux questions. Chose qui explique mieux des formules à l’emporte-pièce, comme de rapprocher l’eurodéputée qui fut en charge du dossier, Julia Reda, à Pablo Escobar, trafiquant de drogue colombien, qui doit avoir des milliers de morts, directes et indirectes, sur les mains. Outre le miroir aux alouettes que représente cette campagne, on peut définitivement en conclure qu’elle ne s’appuie que sur de bonnes intentions. Celles dont on a pavé l’enfer. Quant aux messages préconisés, certes, la répétition est la base de la pédagogie, mais elle peut aussi (...)


  • « Et t’as essayé de te faire éditer ? »
    http://ex-retis.com/blog/ex-retis/et-tas-essaye-de-te-faire-editer

    C’est toujours pareil. T’es en soirée, ou avec des potes à un bar, et tu rencontres un humain. Comme t’es poli, t’échange des données entre gens, histoire de se connaître et tout. Forcément, comme écrire c’est à peu près le seul truc dont t’es capable dans ta vie, ya toujours cette question qui débarque.

    « Et t’as essayé de te faire éditer ? »

    (Sous-entendu par une vraie maison d’édition, hein, genre Gallimard ou autres, pas un truc de prolo à 100 exemplaires, ça existe pas ça.)
    Summon ze dico

    Je crois qu’il faut revenir en arrière. Kessidi le Larousse à ce sujet ?

    Éditer
    Choisir, reproduire et mettre en vente l’œuvre d’un écrivain, d’un artiste (musicien, peintre, photographe, chanteur, etc.)
    Fabriquer quelque chose et s’occuper de sa diffusion

    Ce qui est marrant quand on nous pose cette question, c’est que la polysémie passe toujours à la trappe. On « se fait éditer », on « édite » jamais. La personne qui pose la question, à vrai dire, n’a pas la moindre idée de ce que peut être « éditer un texte ». Après des décennies de pratiques éditoriales, éditer est un synonyme direct de « mettre en vente un bouquin à la fnac ». Dans l’imaginaire collectif, nulles traces du long travail de mise en page, de correction, de graphisme et de diffusion nécessaire pour transformer un texte en livre. Toutes ces étapes restent dans la cuisine secrète de l’éditeur, dans le sanctuaire où il mène ses opérations mystérieuses qui feront de vous un de ces êtres d’exception, supérieur aux mortels, un Auteur.

    En gros, quand un gens me pose cette question, je traduis par « Est-ce que tu as essayé de vendre ton âme pour obtenir des super-pouvoirs ? »
    Ouais mais bon

    En général c’est à ce moment là que je suis emmerdé.

    Faut bien comprendre que pour l’humain en face de moi, être édité, c’est devenir un putain de dieu vivant. L’égal de Victor Hugo et tout. Même s’il n’a pas lu un bouquin depuis le lycée, on lui a appris à craindre et respecter les livres. Et il n’y a pas de livres sans éditeurs.

    Peu importe que les éditeurs cannibalisent l’essentiel des revenus du livre pour ne laisser à l’auteur que des miettes.

    Peu importe qu’ils impriment cent exemplaires d’un livre juste pour dire et ensuite gardent les droits dans un coin pour plus tard, empêchant l’auteur d’essayer de se trouver un nouveau moyen de diffusion. Voir même prennent des options sur l’univers et les prochains livres, empêchant donc l’auteur d’écrire quoi que ce soit à l’avenir.

    Peu importe qu’ils ne donnent jamais de nouvelles à leurs auteurs, et que certains attendent toujours de savoir combien de livres ont été vendus.

    Peu importe qu’ils utilisent le nom des auteurs pour sauvegarder leur business au détriment des auteurs eux-mêmes et des lecteurs. Et faire passer en force des législations à leur seul profit.

    Peu importe qu’ils appliquent aux livres des DRM invasifs et restrictifs qui gâchent ou rendent impossible le fait même de lire.

    Non, l’éditeur est dieu et le bouquin en rayon est son prophète. Pour le commun des mortels, il n’y a pas de possibilité d’exister dans la création littéraire sans passer par un éditeur (Et d’ailleurs, pour les responsables politiques non plus). Et comment leur reprocher ces pratiques, après tout ? L’industrie éditoriale détient un monopole (pour l’instant) à la fois économique et intellectuel, ils auraient tort de se priver.

    • Donner en lien dans cet article un étude de la scam sur les relations entre auteur·e·s et éditeur·e·s ;
      http://www.scam.fr/fr/Actualit%C3%A9s/lesdossiers/relationsauteursediteurs/Jetaimemoinonplus/tabid/363519/Default.aspx

      • Si 60 % des auteurs se déclarent satisfaits des relations avec leurs éditeurs… 40 % se disent insatisfaits, parmi eux 9% déclarent même ces relations, conflictuelles. La reddition des comptes et le versement des droits d’auteur sont souvent la raison des litiges entre les auteurs et leur(s) éditeur(s).
      • La moitié des auteurs ayant répondu témoigne de la difficulté à obtenir la reddition des comptes : 35 % ne la reçoivent qu’occasionnellement ; 16 % ne la reçoivent jamais ! Alors que l’article L. 132-13 du Code la propriété intellectuelle oblige l’éditeur à produire au moins une fois par an un état mentionnant le nombre des exemplaires vendus par l’éditeur, celui des exemplaires inutilisables ou détruits par cas fortuit ou force majeure, ainsi que le montant des redevances dues ou versées à l’auteur.
      • Quand la reddition des comptes est effective, elle n’est accompagnée qu’une fois sur deux du règlement des droits.
      • Par ailleurs, pour 38 % des auteurs, ce versement intervient entre trois et cinq mois après l’arrêté des comptes ; 37 % les obtiennent plus de six mois après. Les comptes doivent être rendus à l’auteur une fois par an. La plupart des contrats fixent la date de l’arrêté des comptes (le plus souvent le 31 décembre de chaque année) et un délai qui doit être court pour leur transmission à l’auteur (de un à trois mois). Certains contrats précisent que le règlement des droits dus à l’auteur interviendra« à partir du énième mois » suivant la date de l’arrêté des comptes. Une telle clause est inacceptable puisque l’éditeur ne s’engage pas sur une date précise de paiement. Il faut donc demander que le contrat contienne une clause du type : « Le relevé de compte et le règlement des droits correspondants seront adressés à l’auteur au plus tard le… »
      • Une fois sur deux, l’auteur doit écrire à son éditeur pour obtenir les comptes d’exploitation. Parmi ceux qui réclament : 17 % n’obtiennent cependant jamais de réponse, ou alors avec l’aide d’un avocat dans 5 % des cas. 8 % ont même été amenés à saisir les tribunaux.
      • Et lorsque les relevés de comptes parviennent aux auteurs, ceux-ci sont nombreux à ne pas les trouver clairs (44 %), ni complets (53 %). Il est vrai que 75 % ne pensent pas avoir les moyens de vérifier les informations comptables transmises par les éditeurs. Aussi, les auteurs demandent la mise en place d’un contrôle des comptes par un organisme tiers. Exploitations des oeuvres à l’étranger
      • Enfin, un quart des auteurs ont eu connaissance d’exploitation de leurs livres à l’étranger… mais sans en avoir été informés par leur éditeur.
      • Plus d’un tiers n’a jamais reçu de droits pour ces exploitations à l’étranger, seul un tiers des écrivains déclare recevoir systématiquement ces droits.


  • http://hyperbate.fr/dernier/?p=34352

    J’ai dans l’idée que cet article a déjà été signalé. J’en goûte pas mal l’ironie, moi, qui depuis des lustres et des lustres préférerait que l’on parle des droits d’éditeurs plutôt que des droits d’auteurs. On ferait cela, on serait définitivement débarrassé des éditeurs, comprenant à quel point non seulement ils ne rendent pas de très grands services aux auteurs, pas non plus aux lecteurs, mais surtout à quoi servent-ils ?

    J’aime bien aussi la capture d’écran avec la flèche du player sur la bouche de ce type bouffi de lui-même.

    • Tiens, vole ce lien en cliquant dessus uh uh : #richard_malka

      Si, sur la version anglo-saxonne de Wikipédia on peut voir les affiches des films ou les couvertures des livres, et que celles-ci sont systématiquement absentes de la version francophone de Wikipédia, c’est du fait de cette différence culturelle. En tant qu’enseignant en art, je ne peux pas montrer d’extrait d’un film sur DVD à mes étudiants sauf à faire acquérir par la médiathèque de mon école les droits spéciaux (et très élevés) pour cet usage.

    • Cette fois, on atteint un peu le fond du panier avec Richard Malka, certes scénariste de bande dessinées et avocat de #Charlie_Hebdo, mais qui restera surtout dans l’histoire des libertés publiques comme l’avocat de la société #Clearstream, qu’il a vaillamment défendue contre un seul homme, le journaliste indépendant #Denis_Robert. Il paraît que Malka se désole de la mauvaise publicité que lui a valu, auprès des journalistes, le fait de défendre Goliath contre David.

    • Beaucoup ri à la lecture de ce billet - superbe démontage de la #gratuité pratiquée :

      Le problème philosophique que pose Richard Malka est simple : si la gratuité est le vol, alors ne risque-t-on pas de se faire escroquer en se fiant aux idées contenues dans un livre gratuit ? Car ce livre est diffusé de manière totalement gratuite. Or comme le dit l’adage : « si c’est gratuit, c’est toi le produit ». Bon, bref, je ne vais pas le lire, j’ai pour principe de ne pas cautionner les œuvres qui me traitent d’imbécile dès le titre, je préfère avoir la surprise.

      (...) Les mentions légales du site auteursendanger.fr ne le spécifient pas mais on supposera que l’agence pixies a réalisé ce site en échange d’une rémunération, ce qui signifierait que le site web qui accompagne le livre a coûté quelque chose. Donc non seulement le livre La gratuité c’est le vol est gratuit, mais en plus sa promotion est coûteuse. Il constitue donc certainement une forme d’investissement pour ceux qui l’ont commandité, à savoir le Syndicat National de l’édition

      #droit_d'auteur #droit_d'éditeur :)

    • Merci fil, Philippe et Eric ! Le moins qu’on puisse dire c’est que c’est flou, et en fait oui, je crois qu’on peut tout faire, citer longuement si on cite les références, l’auteur le créateur, la source, le lieu. Vu la lourdeur de la justice, Il y a peu de chance que ça se finisse en procès de toutes façons.

      Le texte de Jean-Noël vient à point. Ce que j’aime le plus, c’est en même temps la force de ce qu’il dénonce (et ici je crois qu’on est à peu près tous d’accord) et la mesure de ses mots. C’est très fort de pouvoir dénoncer aussi clairement une imposture sans nécessairement tomber dans les injures grossières (souvent ça nous démange, mais je sais que c’est pas constructif). Donc bravo, moi je n’y arrive pas, surtout quand j’ai la haine. Et pour ce qui concerne Malka et Val, il y a largement de quoi avoir la haine. Et la Rage de voir Le Monde promouvoir Arnaud Leparmentier. Mais bon.

      Cette initiative me fait penser qu’il y a un fort vent de panique dans le monde de l’édition, comme il y a un fort vent de panique dans la presse « établie ». Les premiers attaquent violemment l’Internet libre, la gratuité et l’ouverture, l’accès libre en général, les seconds attaquent aussi Internet, les blogueurs et les sites alternatifs, associatifs, sans même se poser la question de leur propre médiocrité comme possible source de la désaffection des lecteurs (les lecteurs ont trouvé de l’information de meilleure qualité ailleurs, même si ça doit leur demander des effort pour agréger les sources ici et là). Ça ressemble à une tentative désespérée de récupérer le pouvoir (le contrôle ?) sur la diffusion du savoir, de la connaissance, de la littérature, etc... qu’ils sentent glisser doucement mais surement hors de leur contrôle. Je pense (j’espère) qu’ils ont perdu d’avance.

      Je pense (mais je peux me tromper) que le libre, le mouvement ouvert est plus fort et qu’à terme, c’est ce modèle qui sera suivi (j’allais dire « qui va s’imposer » mais moi, je n’ai pas tout envie d’imposer quoique ce quoi que ce soit à qui que ce soit, je souhaite que les gens choisissent ce qu’ils pensent être le mieux pour eux). C’est ce mouvement libre, la mise à disposition gratuite, cette ouverture, qui nous a permis à tous de découvrir des merveilles artistiques, musicales, littéraires, culturelles, poétiques (écouter un concert d’Allain Leprest à deux heures du mat, consulter les carnets de Paul Klee à trois heure du mat). jean-Noël l’évoque dans son billet : Au nom du droit d’auteur, des tas de merveilles ne sont pas visibles, pas disponibles.

      C’est un calcul bizarre... Ce qui nous plait quand nous avons pu lire, couter, consulter, souvent, nous l’achetons ! Il y a quelques années, j’ai rencontré une assistante de Paulo Coelho. On peut penser ce qu’on veut de l’auteur, mais il lui avait demandé de mettre l’essentiel de ses livres en accès gratuit sur Internet. Le temps qu’a duré l’expérience, il avait vendu en moyenne 40 % de plus de bouquins que la moyenne habituelle.

      Pour finir, un petit résumé de notre expérience avec visonscarto.net depuis 2006. Le blog jusqu’en 2014, puis le « vrai » site depuis 2014 a été entièrement gratuit, proposant de nombreuses cartes et analyses gratuitement. On a peut-être un peu perdu, on a peut-être été un peu pillé ici et là. Mais vous savez quoi ? on s’en fout complètement ! :) et vous savez pourquoi ? parce que ce qu’on a gagné avec ce site est infiniment plus que ce qu’on a perdu. On a globalement jamais gagné d’argent directement. Mais grâce au site, on a rencontré des artistes, des cartographes, des gens passionnants, on a tissé un formidable réseau de compétences, on a parfois été choisis pour des projets internationaux, souvent invités à donner des conférences, participer à des ateliers de cartographie dans le monde entier, s’enrichir de nouveaux savoirs, on a pu connaître et rencontrer des groupes d’artistes, débattre, d’activistes, de chercheurs avec lesquels nous échangeons et nous n’aurions jamais connu si nous n’avions pas eu Visions carto, ou pire cauchemar, si Visions carto se trouvait bien protégé derrière un méga super paywall - donc invisible au public ! La vraie valeur de l’ouverture, c’est ça.

      Nous sommes peut-être en train de vivre un tournant important dans les comportements, je pense à la solidarité avec les réfugiés malgré les discours politiques obscènes qui se poursuivent mais qui sont de moins en moins écouté, je pense à la multiplication des initiatives « ouvertes » sur internet. C’est plutôt réjouissant et ça me de donne l’espoir, j’ai envie d’y croire.

    • @reka

      C’est très fort de pouvoir dénoncer aussi clairement une imposture sans nécessairement tomber dans les injures grossières (souvent ça nous démange, mais je sais que c’est pas constructif).

      Pour ma part je trouve que c’est dommage de se priver, j’aurais plutôt tendance à appeler un peigne-cul un peigne-cul (tiens je vais créer un tag, #peigne-cul, celui-là il sera vraiment de moi)

      Pour ce qui est du monde de l’édition, de ses représentants, j’ai eu le sentiment de les croiser de nombreuses fois dans des tabes rondes pour esprits carrés, notamment à la BNF, et chaque fois je suis saisi par leur peur panique et chaque fois ce que j’entends dans les questions qu’ils s’empressent de me poser quand on, descend de l’estrade et que les mircphones sont coupés, me laisse surtout entendre qu’ils sont en train de calculer combien de temps ils vont pouvoir encore survivre et est-ce que cela tiendra jusqu’à leur retraite ?

      Pour le reste je suis un peu surpris par ton bel enthousiasme, que je trouve très aimable, agréable à entendre mais pas très réaliste, quand il me semble au contraire que les directions générales que l’on fait prendre à internet ne sont pas très prometteuses.

    • @philippe_de_jonckheere oui, mais le problème difficile c’est de le faire sans tomber dans la caricature pathétique popularisée à l’époque par le Plan B feu PLPL qui était bien nulle et complètement destructrice. Et ce n’est pas ça que je vise (la destruction) mais plutôt la construction de quelque chose. Et c’est pour ça que je suis optimiste car je suis convaincu qu’on peut s’organiser pour faire quelque chose de beau (et d’ouvert !)...

    • Tiens, pour participer quand même un peu :

      Droit de courte citation — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_de_courte_citation#Cas_des_.C5.93uvres_litt.C3.A9raires

      Le cas de site comme Google ou Amazon est intéressant. Ces sites permettent aux internautes de consulter de courts extraits d’œuvres littéraires. Si ces plateformes exercent le droit de courte citation d’une œuvre dans le but d’informer le public, aucune autorisation de l’auteur n’est nécessaire. En revanche, si le caractère commercial du site fait que la citation relève plus d’une incitation à acheter l’œuvre que d’une information au public, alors une autorisation devra être demandée à l’auteur.

      Il n’y a que moi qui trouve absconse l’idée qu’il faille demander à l’auteur pour inciter le public à acheter son œuvre ? Ou je n’ai rien compris… ?


  • « Seuls, les #auteurs sont comme le grain de blé sous la meule… » | Laure Limongi
    http://laurelimongi.com/2015/03/03/e-grain-de-ble-sous-la-meule

    C’est tout simple : si la vie devient intenable pour les auteurs, eh bien de #livres, il n’y aura plus. Des produits se faisant passer pour tel, peut-être ; mais plus de livres. Ceux qui ne se pensent pas concernés aujourd’hui, bénéficiant de confortables droits d’auteur, le seront de toute façon un jour ou l’autre : dans une #économie dont la base est ainsi attaquée, le sommet finit toujours par vaciller et tomber de très haut…


  • #Uh_uh, le fail du jour : « AuteursEnDanger.com : “Une insulte à l’intelligence” »
    https://www.actualitte.com/article/monde-edition/droit-d-auteur-les-ecrivains-en-danger/60426

    La messe est dite : la #gratuité, c’est le vol, et #Richard_Malka, avocat de Charlie Hebdo [nb : et surtout de Clearstream], a été sollicité pour rédiger un plaidoyer allant dans ce sens. Poussé par le #Syndicat_national_de_l’édition, l’avocat signe ainsi un petit #livre qui coupe court à toute discussion : 2015 sera l’année de la fin du droit d’auteur.

    (Parenthèse seenthisienne : le livre discuté ici
    http://seenthis.net/messages/405893)

    Et d’annoncer la création d’un site web pour accompagner le propos du livre. Sauf que...

    Voyant dans un billet de Livres Hebdo , la mention du nom de domaine, AuteursEnDanger.com, [un lecteur] se lance dans une petite recherche, et constate que le nom de domaine n’est pas réservé. Erreur de nos confrères ? Ou du Syndicat ?

    Quoiqu’il en soit, AuteursEnDanger.com est donc entièrement libre de devenir un vibrant plaidoyer pour le partage et la gratuité
    http://auteursendanger.com

    Les #auteurs sont-ils ceux qui ont le plus à craindre du partage, de la gratuité ? Ou sont-ce les #éditeurs, qui pour défendre leurs intérêts et leurs modèles économiques dépassés se retranchent derrière les auteurs de façon plus ou moins légitime ? Quelques liens pour en savoir plus :

    http://ericwantiez.blogspot.fr/2015/07/incroyable-je-fais-vivre-16-personnes.html

    http://rue89.nouvelobs.com/rue89-culture/2015/04/08/droit-dauteur-fait-vivre-quune-infime-minorite-dartistes-258577

    http://scinfolex.com/2012/04/20/la-culture-doit-elle-etre-libre-et-gratuite

    http://page42.org/la-difference-entre-partage-et-piratage

    http://www.lesinrocks.com/2014/12/23/actualite/le-salaire-de-lauteur-combien-gagnent-vraiment-les-ecrivains-francais-11

    Et l’article d’Actualitté de conclure :

    Que ce soit de toute manière AuteursEnDanger.com/fr/eu/org, le facétieux internaute est remonté : « Le seul intitulé [de cette URL] est une insulte à l’intelligence. »

    #droit_d'auteur


  • « Ce livre intitulé : "La gratuité, c’est le vol. 2015, la fin du droit d’auteur ?" sera distribué gratuitement dans les librairies le 10 septembre. [...] "Sur les risques que la gratuité débridée fait peser sur la liberté des lecteurs et l’offre culturelle. Il signe une critique documentée et précise de la régression démocratique proposée par l’étonnante association du Parti des Pirates avec les géants du web." »

    http://www.idboox.com/economie-du-livre/un-livre-sur-la-defense-du-droit-dauteur-distribue-gratuitement

    SeenThis, c’est de la « gratuité débridée » ?

    #gratuité #ayants_tous_les_droits #parti_pirate #licences_libres #communs #droit_auteur


  • À qui appartient la #connaissance ?
    par Hervé Le Crosnier @hlc
    http://blogs.mediapart.fr/edition/les-possibles/article/050815/qui-appartient-la-connaissance

    Le terme « société de la connaissance » est devenu un signe de ralliement pour décrire les sociétés contemporaines [1]. Il désigne d’une part le basculement technique qui offre une place de plus en plus grande aux machines de « traitement de l’#information » dans le processus productif. D’autre part, il souligne la place de la connaissance dans la capacité à faire société… quand celle-ci est partagée. Source d’innovations productives et sociales, la connaissance est également l’enjeu d’un affrontement mondial concernant son mode de production, d’appropriation, son usage et les règles de son partage. Si nous entrons dans une « société de la connaissance », c’est donc au sein même des processus de gestion du savoir que résident les formes nouvelles de la #lutte_de_classes. Car loin d’être inter-classistes, comme le rêvaient les promoteurs de la « société #post-industrielle » dans les années 1970, l’organisation de la production et l’usage de la connaissance conduisent au contraire à un renforcement de nouvelles formes de #domination. Au point que l’on peut penser que cette appellation recouvre en réalité la seconde phase de la #mondialisation, celle qui instaure un nouvel ordre mondial de l’usage des #savoirs.

    • L’article nous dit :

      Si nous devons vivre une « société de la connaissance », dans laquelle les savoirs, les pratiques collaboratives, le design ouvert, les principes d’élaboration et de création collective seraient la norme, il nous faudra la construire en nous opposant aux forces de mainmise sur tout le travail intellectuel de la planète.

      Je profite donc de l’occasion pour vous faire part d’une #initiative qui me tient à cœur, mais qui ne peut être mise en place seul.

      Dans le monde de l’édition les #auteurs, dont font partie les #traducteurs, sont totalement soumis au bon vouloir des éditeurs, lesquels sont eux-mêmes dépendant des grands diffuseurs et des grands distributeurs. Résultat, les producteurs ne reçoivent pour leur travail que 10 % du prix de vente H.T. pour les auteurs et 4 % pour les traducteurs (il est vrai que ces derniers sont généralement payés sous la forme d’avances sur droits d’auteur, lesquelles sont souvent supérieures aux droits réellement dû par l’éditeur ; pour en savoir plus sur cet imbroglio je vous invite à vous rendre sur le site de l’Association des Traducteurs Littéraires de France). Bel exemple du pouvoir du capital sur la production, n’est-ce pas ?

      Face à cette situation, nombreux sont les auteurs qui se tournent vers l’autoédition et vendent leur livre… via Amazon, ce qui leur permet de recevoir 70 % des ventes mais ne résout rien en termes de domination et de lutte_des_classes.

      Mais lorsqu’il s’agit, comme moi, d’une autoédition commune à l’auteur et au traducteur, la question des droits d’auteurs se posent, notamment quand l’auteur ne peut employer le traducteur, pour des raisons économiques, et vice-versa. C’est alors que m’est apparu l’idée de former une #association de producteurs-consommateurs de #littérature_latinoamécaine (c’est mon domaine mais l’idée peut, bien sûr, être reproduite pour toutes les œuvres) dans le but de permettre aux auteurs de vivre de leur travail et aux lecteurs de lire à moindre coût. Grosso modo, l’association serait composée de deux ensembles aux pouvoirs égales : Auteurs et Lecteurs. Ceux-ci en devenant membres (j’imagine une cotisation volontaire) auraient le droit de lire et de télécharger (le projet tourne dans un premier temps autour de l’#édition_numérique) l’ensemble de œuvres de ceux-là. Les auteurs ne seraient pas rétribuer en fonction de leur vente de livre (puisqu’il n’y a pas de vente) mais recevraient : pour les auteurs originaux, 50 % des revenus de l’association répartis également entre tous, et 40 % pour les traducteurs. Ainsi, plus de relation commerciale entre auteurs et lecteurs, mais également, sous-entendu, le refus de la privatisation de la connaissance, au point de nier la création comme un acte individuel.

      Hélas, je n’arrive pas encore à mobiliser sur cette question, alors si l’idée vous paraît bonne, je vous invite à m’aider à la réaliser, et notamment si vous êtes traducteurs, car la viabilité du projet est proportionnelle au nombre de titres que nous pourrons proposer.

      Merci de votre attention, et si cette intervention n’a pas sa place sur @seenthis, n’hésitez pas à me le faire savoir.


  • Rémunération des #auteurs en chute libre : la solution est-elle politique ? - Rue89 - L’Obs
    http://rue89.nouvelobs.com/rue89-culture/2015/07/21/remuneration-auteurs-chute-libre-solution-est-politique-260372

    C’est pourquoi, explique l’auteur, il faut penser cette question de façon politique. Car le problème n’est pas celui des artistes qui ne peuvent payer leur loyer mais celui de la place de l’#art dans la #société.

    Si on laisse décliner les revenus des artistes jusqu’au point où de moins en moins de gens choisiront cette carrière, on laissera de fait l’art aux mains des plus aisés.

    Que faut-il faire ? Plutôt que d’appeler à l’extension du droit d’auteur, Miranda Campbell, s’appuyant sur les travaux de plusieurs critiques, en appelle à l’intervention de l’Etat :

    financer des institutions publiques tels des espaces de travail partagé ou des logements à prix modérés ;
    protéger les petits lieux qui prennent des risques et exposent des auteurs inconnus ;
    réfléchir au revenu de base universel, qui permettrait à tous les volontaires de s’investir dans des projets non lucratifs, artistiques ou autres.

    #RdB


  • Et sinon, vous avez un vrai métier ? : Incroyable ! Je fais vivre 16 personnes !
    http://ericwantiez.blogspot.fr/2015/07/incroyable-je-fais-vivre-16-personnes.html

    Ainsi donc, nous #auteurs, faisons vivre chacun 16 personnes. Oui, nous fournissons chacun des revenus à 16 personnes !
    Chacun d’entre nous permet à 16 personnes de se loger, de se nourrir, de se chauffer, de s’éclairer, de partir en vacances, de changer de voiture, etc, etc.
    C’est magnifique !

    Mais alors, pourquoi nous, les 5.000, sommes nous, à quelques exceptions près, les plus démunis, et de loin, de la chaîne ? Pourquoi n’avons nous pas accès à une part significative de cette richesse que nous créons ?


  • Travailler gratuitement : les #auteurs deviennent leurs propres bourreaux
    https://www.actualitte.com/international/travailler-gratuitement-les-auteurs-deviennent-leurs-propres-bourreaux-5

    Sauf que les auteurs commettent également une autre erreur d’appréciation : en publiant gratuitement dans les #médias des articles, estime-t-elle, ils se privent de #rémunération. Ils fournissent ainsi des contenus à l’œil, pour des firmes comme Goodreads, le Huffington Post ou Medium.com, cite-t-elle, qui appartiennent à de grandes sociétés. Et qui, elles, monétisent d’une manière ou d’une autre, leurs interventions.

    D’autant que ces articles, assure la président de l’AG, ne font pas vendre plus de #livres. « J’ignore si quelqu’un a des chiffres sur les ventes qui résultent de ce type de publication », interroge la présidente. Existe-t-il une connexion entre la signature de l’auteur dans tel ou tel média, et des retombées sur les ventes  ? La réalité serait plutôt de se demander s’il est possible, pour un auteur – et quel type d’auteur, dans ce cas – de se passer de pareilles publications.

    « Nous voulons que les écrivains reconnaissent ce qui se passe, qu’ils soient avertis de cette tendance : les écrivains contribuent eux-mêmes à l’idée que leurs écrits ne méritent pas d’être rémunérés », conclut la présidente.


  • Le dernier blog » Blog Archive » Au revoir Amazon !
    http://hyperbate.fr/dernier/?p=30788

    Les livres vendus par #Amazon sont moins chers mais les #auteurs s’y retrouvent car les deux tiers du prix de vente leur reviennent, contre un quinzième ou un dixième sinon. Petit calcul simple : sur un livre à 5 euros édité par Amazon, l’auteur touche 3,5 euros. Sur un livre à 15 euros vendu par un éditeur « à l’ancienne », l’auteur touche 1 à 1,5 euros. On voit qu’avec Amazon, l’auteur et le lecteur sont nettement gagnants dans un premier temps. Mais l’éditeur disparaît, or l’édition, c’est aussi le travail sur la mise en page (et je suis certain qu’on peut inventer une bibliophilie numérique) bien sûr, mais surtout la sélection des auteurs et de projets, leur accompagnement financier (avances), leur accompagnement littéraire et plus généralement le suivi qualitatif des ouvrages,… Le travail d’#édition, qui a un coût, et c’est bien normal, est capital. Une « édition sans éditeurs », pour reprendre Le titre du livre d’André Schiffrin, serait une grande perte, les lecteurs en seraient les premières victimes. C’est sur eux seuls que reposerait la responsabilité de trier le bon grain de l’ivraie parmi des millions de livres autopubliés numériquement, des livres qui n’auront parfois qu’un ou deux lecteurs, sur un malentendu, mais rapporteront tout de même à Amazon grâce à leur quantité et aux quelques titres qui sortiront vraiment du lot.


  • L’Europe en BD, épisode #7 : la « Grande Catastrophe » en #Grèce
    http://fr.myeurop.info/2014/04/17/europe-en-bd-manolis-en-grece-et-en-turquie-13658

    Benjamin Leclercq

    Septième épisode de notre tour d’Europe de la BD : la guerre gréco-turque, vécue par #Manolis, un petit enfant de 7 ans forcé à l’exil.

    C’est quoi ? Manolis est une #bande_dessinée (...)

    #Livres #Turquie #Antonin_Dubuisson #auteurs_de_BD #éditions_Cambourakis #Grande_Catastrophe #Grèce #Izmir #L'Europe_en_BD


  • #Elsevier is taking down papers from #Academia.edu

    Lots of researchers post PDFs of their own papers on their own web-sites. It’s always been so, because even though technically it’s in breach of the copyright transfer agreements that we blithely sign, everyone knows it’s right and proper. Preventing people from making their own work available would be insane, and the publisher that did it would be committing a PR gaffe of huge proportions.

    Enter Elsevier, stage left. Bioinformatician Guy Leonard is just one of several people to have mentioned on Twitter this morning that Academia.edu took down their papers in response to a notice from Elsevier. Here’s a screengrab of the notification:

    http://svpow.com/2013/12/06/elsevier-is-taking-down-papers-from-academia-edu

    #copyright #revue #revue_scientifique #revue_académique #université #propriété_intellectuelle
    (mais, en fin de compte, cher Elsevier, les #auteurs ne comptent vraiment rien du tout ?)

    J’aime beaucoup ce « Hi guy » (et tout le reste évidemment...)

    • Voilà un événement qui mérite qu’on en parle : il y a là une attaque très violente à la liberté de publier son propre travail, ses propres créations, Elsevier joue sur les mots de la loi. a diffuser largement et tout faire pour lutter contre. Je me souviens avoir personnellement demandé à un éditeur scientifique de libérer un texte sur la cartographie de la pensée, lequel texte n’était accessible qu’àprès avoir payé 50 dollars à l’époque, c’était il y a dix ans. Je me souviens que j’étais furieux...

    • Elsevier s’en prend maintenant directement aux universites.

      Elsevier steps up its War On Access
      http://svpow.com/2013/12/17/elsevier-steps-up-its-war-on-access

      Now, they’re targeting individual universities.

      The University of Calgary has just sent this notice to all staff:

      The University of Calgary has been contacted by a company representing the publisher, Elsevier Reed, regarding certain Elsevier journal articles posted on our publicly accessible university web pages. We have been provided with examples of these articles and reviewed the situation. Elsevier has put the University of Calgary on notice that these publicly posted Elsevier journal articles are an infringement of Elsevier Reed’s copyright and must be taken down.

    • How one publisher is stopping academics from sharing their research
      http://www.washingtonpost.com/blogs/the-switch/wp/2013/12/19/how-one-publisher-is-stopping-academics-from-sharing-their-research

      Both the University of California-Irvine and Harvard University have confirmed to the Washington Post that they received similar takedown requests.

      With academics doing much of the work and the Internet reducing distribution costs, you might expect the cost of academic publishing to fall as the Internet makes communication more efficient. Instead, the opposite has happened. Subscription rates for top academic journals have skyrocketed in recent decades — with one study reporting per journal subscription costs rose 215 percent between 1986 and 2003, despite the consumer price index only increasing 68 percent in that same time period.

      More recently, these rising costs coupled with scaled-back library budgets due to the Great Recession have left many universities struggling to maintain access to the body of scholarly work they helped produce. Even one of the world’s wealthiest universities, Harvard, has felt the crunch. “Many large journal publishers have made the scholarly communication environment fiscally unsustainable and academically restrictive,” said the Harvard Library Faculty Advisory council in a 2012 memo on the subject.

      But while libraries have been hurting, the system works quite well for the publishers. Elsevier represents the “scientific, technical and medical” segment of the business of its parent company, Reed Elsevier. The subsidiary generated over $1 billion profits in 2012 with a 34 percent profit margin, according to the company’s financial disclosures. That year, Elsevier accounted for 52 percent of the Reed Elsevier’s operating profits, with the disclosure reporting “approximately 65 percent of revenue came from subscription sales” like those to academic institutions.



  • #Tunisie : l’ #ONU sollicitée sur l’ #enquête « #ChokriBélaïd »
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article1674
    #Ennahdha et les #auteurs du #crime restés sans #noms, ni #visages !

    Le premier #échec des #islamistes, en #Tunisia et en #Egypt après le « Printemps Arabe », est de ne pas axer leurs premiers efforts sur la #sécurité . Voire de ne pas pousser à la #tendance de #stabilité des pays sortis de #troubles #historiques. La préoccupation majeure des nouveaux dirigeants est de sauver leur prise du #pouvoir, acquise par la manipulation de la foi religieuse, recherchant la consolidation de la vérité des urnes électorales...