• Un fil de discussion intéressant initié par @MoMdt pour celleux qui enseignent...

    Reprenons donc 🤓 1er cours de Présentation des méthodes en sciences sociales en L1 (son petit nom sera #PMSS) : globalement ça s’est bien passé - voilà donc ce qu’on y a fabriqué (et comment je l’ai fabriqué) #pédagogie_universitaire

    https://twitter.com/MorganeMdt/status/1043131517923418112
    –-> à défiler

    On y découvre notamment ces liens, vers des #ressources_pédagogiques :

    #Taxonomies d’objectifs d’apprentissage et exemples de verbes d’action


    https://www.unige.ch/dife/files/3514/5372/9196/Taxonomies-verbes-action_SEA-2015.pdf
    #taxonomie_de_bloom #Berthiaume #Daele #Krathwohl

    #Pédagogie et #handicaps

    Ces #fiches_pédagogiques ont pour objectif de promouvoir les bonnes pratiques à mettre en place pour compenser les contraintes liées au handicap mais aussi ses conséquences sur la vie étudiante des élèves concernés.

    #Anorexie (PDF, 540 Ko)
    #Autisme à haut niveau de fonctionnement (PDF, 590 Ko)
    #Dépression (PDF, 543 Ko)
    #Dyslexie (PDF, 591 Ko)
    #Dyspraxie (PDF, 608 Ko)
    #Handicap_auditif (PDF, 948 Ko)
    #Handicap_visuel (PDF, 1,09 Mo)
    #Trouble_bipolaire (PDF, 572 Ko)
    Trouble #déficit_de_l'attention avec ou sans #hyperactivité (TDA/H) (PDF, 611 Ko)

    http://www.sciencespo.fr/enseignants/fr/accompagnements/handicap
    #handicap

    Elaborer un #syllabus de cours (ou #plan_de_cours)
    https://www.unil.ch/files/live/sites/cse/files/shared/brochures/memento_syllabus_cours.pdf

    Le syllabus de MoMdt sur « Présentation des méthodes en sciences sociales (PMSS) »
    https://drive.google.com/file/d/1mgyc8kyhNnPYdw76DTUsS25W4HFLRsCC/view

    Et une chanson :
    "It’s In Your Syllabus"
    https://www.youtube.com/watch?v=M9DLZO1J8aQ&feature=youtu.be

    #enseignement #ressources_pédagogiques #pédagogie #apprentissage




  • "Dans les moindres détails : comment nos ancêtres aux traits autistiques ont mené une révolution dans l’art de l’ère glaciaire".

    Voici un article de l’université de York qui avance une explication du développement soudain, il y a 30 000 ans d’un art réaliste en Europe (dans la grotte Chauvet par exemple).

    En effet, la capacité à se concentrer sur les détails, qui est un trait commun chez les autistes, aurait permis au réalisme de s’épanouir dans l’art de l’ère glaciaire.
    Les auteurs de la nouvelle étude réfutent tout d’abord la théorie selon laquelle les drogues psychotropes étaient la cause des illustrations détaillées, qu’elles pouvaient améliorer la qualité de l’art en général (beaucoup d’études des années 60 sous LSD ont été menées dans ce sens ).
    Ils affirment plutôt que " les individus ayant un « trait de détail » (...) ont lancé un mouvement artistique qui a conduit à la prolifération de dessins rupestres réalistes en Europe ".

    Ils ont

    examiné les preuves provenant d’études tentant d’identifier un lien entre le talent artistique et l’usage de drogues, et constaté que les drogues ne peuvent servir qu’à désinhiber les individus ayant une capacité préexistante.

    L’idée que les gens avec un degré élevé à dessiner avec un « trait de détail », dont beaucoup peuvent être autiste, [ont impulsé] une tendance à l’extrême réalisme dans l’art de l’âge de glace est une explication plus convaincante.

    L’autisme sans déficience intellectuel (qui n’est pas forcément invalidante) a fait l’objet de la sélection positive.

    Firstly, the genetic evidence confirms that individuals with autism were present in the Palaeolithic.

    Secondly evidence is growing that some advantageous elements related to genes associated with autism have been subject to positive selection (Warrier et al., 2016; Polimanti & Gelernter,
    2017).

    Thirdly the phenotypes of those who have autism spectrum conditions without intellectual disability carry a number of strengths including significant perceptual abilities and special skills (Meilleur et al., 2015) improved concentration, ability to recognise patterns, and strong factual memory (Lorenz & Heinitz, 2014) all likely to be of benefit in Upper Paleolithic environments (Spikins, Wright & Hodgson, 2015)

    Lastly, the final piece of the jigsaw is that the community they live in needs to value them and it is precisely this time in history where Thorpe (2016) argues that the presence of empathic behaviour and caring should be treated in
    the light of current evidence as the null hypothesis. Archaeological interpretations can no longer discount the influence of individuals with ASC in past societies. Indeed Spikins et al. (2016) have argued for example
    that the incorporation of autism is explained through understanding that autism spectrum conditions are not asocial, but differently social, with individuals with autism without intellectual impairment potentially bringing important skills and fulfilling important roles in society in the past, as in the present.

    En outre,

    En plus de contribuer à la culture précoce, les gens ayant le souci du détail nécessaire pour peindre de l’art réaliste auraient également eu pour objectif de créer des outils complexes à partir de matériaux tels que l’os, la roche et le bois. Ces compétences sont devenues de plus en plus importantes pour nous permettre de nous adapter aux environnements difficiles que nous avons rencontrés en Europe.

    Open Archaeology, Volume 4, Issue 1, Pages 262–279, ISSN (Online) 2300-6560, DOI : https://doi.org/10.1515/opar-2018-0016.

    Le pdf en libre accès : https://www.degruyter.com/downloadpdf/j/opar.2018.4.issue-1/opar-2018-0016/opar-2018-0016.xml

    How our ancestors with autistic traits led a revolution in Ice Age art : The ability to focus on detail, a common trait among people with autism, allowed realism to flourish in Ice Age art

    #Préhistoire #art #Penny_Spikins #University_of_York #autisme #30000BP


  • The IDF’s Unit 9900: ‘Seeing’ their service come to fruition | JNS.org
    https://www.jns.org/the-idfs-unit-9900-seeing-their-service-come-to-fruition
    BY YAAKOV LAPPIN
    11.05.2018


    Cpl. O (face hidden for security purposes).
    Credit: IDF Spokesman Unit.

    The secretive and sensitive Unit 9900, which specializes in visual intelligence and plays an essential role in the activities of the Israel Defense Forces, has received some 100 autistic volunteer soldiers so far.

    (May 4, 2018 / JNS) A program designed to integrate young people on the autistic spectrum into the military—in fields where they have a relative advantage—is proving to be a “win-win” for all involved.

    The program, dubbed “Seeing Afar,” which is jointly run by the IDF and the Ono Academic College, is now in its fifth year. It includes a training course that teaches autistic youths to decipher aerial and satellite visual-intelligence images, based on their enhanced visual ability and their tendency towards patience, which allow them to explore the minutest details—an essential attribute for this role, an officer from an intelligence unit that received the volunteers has told JNS.

    The secretive and sensitive Unit 9900, which specializes in visual intelligence and plays an essential role in the activities of the Israel Defense Forces, has received some 100 autistic volunteer soldiers so far.

    Cpl. O (full name withheld) is one of them. He spent 10 months deciphering visual-intelligence images, helping the IDF track down suspicious enemy movements, before working to train others like him to do the same.

    When I first arrived here, I still felt like a civilian,” Cpl. O told JNS in an interview. Gradually, however, he began to feel like an organic part of the military.

    He described what it was like to sift through intelligence images, searching for that needle in the haystack.

    You search and search, and don’t find it at first. Sometimes, it feels like forever until you find it. But when you do, it certainly brings satisfaction,” said Cpl. O. “There were whole days that I couldn’t find what I was looking for. On other days, I’d locate it in every picture—six pictures in a row. On those days, I wanted to look for more! Sometimes, it feels empty; other times, full. Everything I found has given me satisfaction. It was a step forward that brought us all toward the goal.

    Asked what it takes to get good at this unusual work, which is critical to national security, Cpl. O said: “Deciphering aerial images is like everything else. You need experience and endurance. No one was born knowing how to decipher aerial images. [Guitar legend] Jimmy Hendrix got good with practice. We also trained, and then we started working, getting to know this work. It takes time until you become professional—a lot of time.


  • Autisme : les femmes invisibles - Elle
    http://www.elle.fr/Societe/News/Autisme-les-femmes-invisibles-3662861

    Parce que mieux intégrées que les garçons, les filles ayant des troubles autistiques sont peu diagnostiquées. Pourtant, nommer leur différence peut les aider à l’assumer.

    (Je signale juste, je ne sais pas ce que ça vaut)

    #autisme


  • J’ai attendu d’être un peu plus calme pour aborder le sujet. Et cela m’a pris un peu de temps pour me calmer, ce qui ne surprendra personne, vu le sujet, vu les protagonistes - parce que je dois avouer que mon premier réflexe ces derniers temps dès qu’un ou une sinistre de ce gouvernement l’ouvrent, et c’est souvent, ils et elles ne font que ça, j’ai un peu tendance à leur souhaiter de périr dans des circonstances douloureuses ou encore qu’ils et elles aillent se faire enculer, je sais ce n’est pas malin, je vais donc tâcher d’expliquer ce qui m’énerve sans m’énerver, ça ne va pas être facile, je le sens d’ici. Or donc le gouvernement de gestionnaires de droite a dévoilé son grand plan contre l’autisme ou pour l’autisme - putain faudrait savoir ! - avec du budget, comme on dit dans le milieu de la Très Grande Entreprise.

    Sans surprise pour un vieux de la vieille comme moi, je constate que dans les grands axes de cette gouvernance, comme on dit, ont repris de façon, plus adroitement maquillée que d’habitude - accordons-leur cela -, les grandes lignes de la clique comportementaliste, no-tamment un élément reconnaissable entre mille, le fameux dépistage dès les six mois in utero de l’enfant - bien sûr que j’exagère, mais si je n’exagère pas, on ne se rend même plus compte des énormités en question -, ne doutons pas qu’un jour ce ne sera plus in utero, mais in vitro - mais si je commence à deviser à propos de ce que dépistage devient rapidement synonyme de sélection, nul doute je vais encore égarer mon monde, je vais tâcher de rester sur la piste cette fois-ci. Et naturellement cette nécessité de dépistage est adossée à un chiffre - au gouvernement adepte de la gouvernance, des chiffres et du budget, on n’est pas des rigolos, on est des pros - le fameux 1% et ses 700.000. Il y a, tenez-vous bien, 700.000 autistes en France, soit 1% de la population française. Bon 1% de 66 900 000, ça fait plutôt 669 000, mais c’est pour vous dire, qu’en fait c’est même plus et même, même, en fait, ça augmente - bientôt ils et elles seront majoritaires.

    La fréquentation de certaines personnes de mon Facebook bio - cartographes et statisti-ciennes, ils et elles se reconnaîtrons - a éduqué un peu mon esprit autrement plus prompt à la fiction et, quand on manipule des chiffres ou encore quand on en étudie, il est toujours très important de se demander de quoi on parle. Bref de bien faire attention de ne pas mélanger les carottes et les pommes de terre comme on dit en statistique, de savoir, avec précision, de quoi on parle, avant de commencer à gribouiller sur ses fonds de cartes, comme on dit en cartographie.

    Du coup j’aimerais beaucoup savoir - en fait, je sais, je fais un peu semblant de ne pas savoir - quelles sont les méthodes envisagées pour trier le bon grain de l’ivraie, de trouver les bons autistes dans un groupe d’enfants qui ne sont pas toutes ni tous autistes. Et pour tout vous dire, depuis que je baigne un peu dans le milieu, je suis frappé par une immense contradiction, d’un côté des personnes déterminées à aller chercher les petits et petites autistes dans les crèches en leur faisant passer des batteries de tests - dont vous seriez étonnés de voir toute la charge poétique par endroits, de mémoire, il y a des trucs remarquables, votre enfant enchaîne-t-il ou elle ses pas dans un escalier ou avance-t-il ou elle toujours le même pied, et ramène l’autre pied à hauteur - ou encore est-ce que votre enfant sépare de façon infranchissable ses saucisses de sa purée ? (et oui, j’ai bien compris que ce que l’on cherchait ce n’était pas que TOUTES les cases soient cochées, la séparation des saucisses et de la purée ET un pied devant l’autre dans les escaliers, mais ce que l’on cherche c’est un faisceau, malgré tout on coche des cases, et quand on coche des cases c’est déjà le début de la gouvernance, de la putain de gouvernance je vais y revenir ) -, donc les cocheurs et cocheuses déterminées d’un côté, et de l’autre, médecins, psychiatres, orthophonistes, psychomotriciens, pédopsychiatres, neurologues, généticiennes toutes plus hésitantes les unes que les autres, soucieuses et soucieux d’éviter le plus longtemps possible d’inscrire le mot d’autisme dans un dossier qui part ensuite à la Maison Départementale des Personnes Handicapées et même que de telles hésitations sont parfois coupables pour ce qui est de pouvoir compter sur l’aide financière de la MDPH, mais voilà faut les comprendre aussi tous ces thérapeutes et soignantes, leur esprit scientifique ne voudrait pas être pris en défaut. Et pour tout vous dire, fier d’une certaine expérience et d’un parcours à la fois long et sinueux dans l’autisme, je peux vous donner un conseil assez simple et jamais démenti : faites con-fiance à celles et ceux qui hésitent et le disent et au contraire fuyez absolument celles et ceux qui affichent certitudes et vont jusqu’à parler de guérison. Celles et ceux qui hésitent vous viendront efficacement en aide, les autres vous égareront dans leurs propres certitudes auto-forgées.

    Les autistes sont des personnes redoutablement énervantes, je peux vous le dire, entre autres choses parce qu’ils et elles refusent de ressembler à la caricature que l’on fait d’elles, et continuent de s’entêter à offrir au regard de celles et ceux qui les soignent ou les accompa-gnent une diversité assez rafraichissante à la fois de facettes, de comportements insolites ou encore de raisonnements étonnants, d’ailleurs dans le milieu de l’autisme il n’est pas rare d’entendre des voix du camp des hésitants expliquer qu’il y a autant d’autismes que d’autistes, ce qui est une manière assez imagée de rappeler qu’une personne autiste, avant d’être autiste est une personne, il y aurait même à s’interroger si autiste ne pourrait pas être une manière de trait de caractère, et surtout il n’est pas inutile de rappeler que la qualification d’autisme couvre un spectre particulièrement étendu, il y autant de points communs entre une jeune autiste dite de Kaner et un adulte autiste dit atypique - oui, certains autistes repoussent sans cesse les limites du genre, et comme s’il n’était pas suffisant d’être singulièrement autiste, ils et elles poussent le bouchon un peu plus loin, des radicales, je connais un garçon comme ça - autant de points communs donc, qu’il y en a entre un sinistre de l’intérieur et une zadiste de Notre-Dame-des-Landes. À vrai dire la résistance des autistes à se conformer à toute classification est à l’image de leur résistance sociale. Vouloir les diagnostiquer, qui plus est à un très jeune âge, et donc les compter, est en fait, délirant. Et nous verrons que la parole gestionnaire de ce gouvernement sur le sujet de l’autisme est une parole délirante. J’y reviendrais.

    Si diagnostiquer, classer et dénombrer les autistes n’est donc pas très utile à la compré-hension de l’autisme - et je préfère dire des autismes -, on pourrait espérer l’opération malgré tout indolore, transparente, c’est sans compter que gouvernance oblige, une fois les étiquettes apposées, il va falloir traiter. Je vais tâcher de faire court et je vais tâcher de ne pas entrer en territoire polémique. Traiter une personne autiste pour atténuer son autisme - et même guérir une telle personne, si tant est qu’une telle chose soit possible - est une démarche curieuse et dont la pertinence mérite d’être interrogée, c’est presque aussi adéquat que de lutter contre la grande taille d’une personne qui serait grande, la rousseur d’une personne qui serait rousse et ainsi de suite. Et les méthodes pour cette lutte risquent d’être aussi violentes finalement que celles, orthopédiques, que l’on pourrait imaginer pour qu’une personne de grande taille soit moins grande et aussi stigmatisant que celles qui consisterait à considérer que les cheveux roux sont socialement inacceptables et qu’il faille par tous les moyens amputer cette rousseur, la cacher, que sais-je encore - - comme diraient mes filles (neurotypiques, elles) je ne suis pas très docte en problématiques capillaires. Des fois je rêve - j’ai de ces fantasmes des fois ! - de faire subir aux partisans et partisanes des méthodes comportementalistes, singulièrement celle dite de l’A.B.A. - pour Applied Behaviour Analysis -, de leur faire subir donc, l’application d’une telle méthode donc, pour la tabagie des unes, l’alcoolisme des autres, les petits travers des unes, les difficultés sociales des autres, bref comme le veut la locution anglaise, to have them get a taste of their medecine - leur faire goûter leur propre médicament. Mais surtout, imaginez que vous traitiez une personne contre, par exemple, une insuffisance cardiaque supposée, et en fait pas du tout avérée, et qu’en sous-main, votre traitement, inutile puisque la personne n’a pas de pathologie cardiaque, crée en revanche des difficultés rénales, ou encore pour déplacer la comparaison dans un contexte déjà plus voisin, imaginez que vous interniez une personne saine dans un hôpital psychiatrique en médicamentant cette personne saine avec de puissants psychotropes autrement réservés à des personnes souffrant de complexes de personnalités multiples ou que sais-je de cette farine, il y a des chances pour que cette personne saine mal aiguillée finisse par développer d’authentiques troubles psychiatriques non ?

    Donc là où la prudence dans le diagnostic, et même une certaine lenteur, seraient de mise, le parti de la gouvernance gestionnaire, ivre de son désir de résultats chiffrés, ne fera pas dans le détail et du coup il n’est pas exclu qu’effectivement on puisse faire augmenter le nombre de personnes qualifiées d’autistes, à la fois en les faisant d’abord entrer dans une catégorie qui n’est pas la leur, mais ensuite en les maintenant dans un tel environnement.

    Fin du premier point. Je vais tenter d’accélérer.

    Je remarque que la gouvernance a un certain talent dans la gestion de ce qu’elle appelle le calendrier. Si, comme moi, vous trempez dans l’autisme depuis quelques années, vous n’aurez pas manqué de remarquer certains signes d’oubli de la part des institutions et de l’État, pour dire les choses poliment et pudiquement : un sentiment de solitude face à l’autisme d’un ou d’une proche n’est pas rare. Du coup, quand soudain on parle de vous, vous avez fini par développer une manière de méfiance, c’est tellement étonnant qu’on parle de votre sujet que vous êtes en droit de vous demander ce que cela peut bien vouloir cacher. Et en ce moment-même, un regard, fût-il de biais, sur l’actualité vous renseigne rapidement : est-ce que des fois la gouvernance et sa gestion du calendrier ne seraient pas en train de se servir de votre cause pour tenter d’attirer l’attention et le regard dans une autre direction, celle, par exemple, assez préoccupante, du climat social du moment, des grèves des cheminots à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ?

    Vous trouvez que j’exagère ? Je vous donne deux exemples récents de ce genre d’impensés.

    Il y a quelques mois, faisait rage le débat sur l’écriture épicène avec la très courageuse levée de boucliers des gardiens du temple - l’académie française, pour laquelle, un jour, je prendrais le temps de démontrer, raisonnements capillotractés à l’appui, que la destruction serait LA mesure qui permettrait de venir à bout du terrorisme, j’exagère à peine, un peu quand même -, qui venait à la défense de la langue française, arguant notamment que le point médian et d’autres méthodes épicènes seraient nécessairement nocives pour les personnes avec des difficultés de lecture, notamment les dyslexiques, dont on pouvait avoir le sentiment que l’académie française était en train de découvrir leur existence. Eh bien, les dyslexiques vous emmerdent et aimeraient autant que faire se peut ne pas servir de couverture à vos petites aigreurs conservatrices de vieux fossiles dégoûtants.

    Autre exemple. Si vous avez des enfants ou si vous avez des informaticiens dans votre entourage - je plaisante qu’à moitié - vous aurez, nul doute, entendu parler de la mode des fidget spinners, ces petites toupies que l’on peut faire tourner sur le bout du doigt et dont le système de contrepoids, dans sa rotation très rapide, provoque une vibration que l’on qualifie d’apaisante, en fait seulement apaisante pour la personne qui a ce truc au bout du doigt et, au contraire, désespérante pour toutes les personnes enfermées dans le même bureau et tâchant de se concentrer sur leur travail. Il était remarquable du temps de cette mode que l’on ne puisse absolument pas objecter à quiconque avait l’air d’un idiot avec ce truc au bout du doigt que cela tapait sur nos nerfs à nous, on se faisait répondre qu’au contraire la chose était calmante pour l’otarie digitale et que justement si nous étions si tendu, peut-être devrions-nous faire l’acquisition de cette saloperie. J’aurais tellement aimé que toutes ces personnes adeptes de la toupie calmante soient capables de la même bienveillance lorsqu’elles croisent des personnes autistes atteintes de stéréotypies dans les transports, au bureau, bref dans l’espace public.

    Bref je pense que si les autistes avaient de meilleures capacités d’expression et de com-préhension de ce genre d’impensés, ils et elles ne manqueraient pas, de temps en temps, de prier les sinistres de la gouvernance, quand ils et elles se servent de leur pathologie comme prétexte, de se foutre des fidget spinners dans le derche.

    Les autistes sont, en fait, au-dessus de ça. Grand bien leur fasse. Et je ne parle pas en leur nom, je m’en garderais bien.

    Le dernier point que je voudrais aborder, c’est celui de cette déclaration du premier si-nistre qui voudrait désormais " accompagner dans la vie sociale, dans l’autonomie de la personne, de les faire monter en qualification. On se prive de ressources colossales dans notre pays, d’inclusion dans l’entreprise de personnes autistes. "

    Alors là autant dire qu’on est dans le délire le plus complet.

    Pour bien comprendre mon raisonnement qui suit, je vais préciser certaines des équa-tions qui me servent de boussole politique. Depuis 1973, soit depuis 45 ans - presque un demi-siècle tout de même -, le chômage de masse est en augmentation constante et depuis 1973 les différents gouvernements de droite qui se sont succédés n’ont cessé de nous expliquer que la seule façon de lutter contre ce chômage de masse étaient d’alléger les finances des entreprises et leur faciliter la possibilité de licencier du personnel, non seulement il est admirable que le remède puisse être aussi stupide, mais qu’il ne cesse de montrer à quel point il est inefficace, 45 ans de cette politique produisent, de façon avérée, l’aggravation du mal qui, si on s’y intéressait vraiment, montrerait surtout qu’il est incurable, entre autres raisons parce que toutes les formes différentes d’automatisation concourent à détruire des emplois et là où cela devrait libérer hommes et femmes du fardeau du travail, cela crée davantage d’inégalités. Essayez de tenir ce raisonnement, pourtant simple, cohérent et facile à comprendre, en société et je préfère vous dire qu’on va rapidement vous soupçonner de vous radicaliser sur internet. Soi-disant ce n’est pas si simple, et on risque de beaucoup vous opposer toutes sortes de raisonnements économiques dans lesquels chiffres et équations auront vite fait de vous donner le tournis, bref vous serez ostracisés en tant que déraisonnable et pas réaliste du tout, avec les doux rêveurs et les vilains zadistes profiteurs du système. Je dois ici avouer que j’ai un peu capitulé ces derniers temps à tenter d’opposer que les gouvernements de droite depuis 1973 sont dans le déni, en grande partie parce que cela ne m’intéresse pas tant que cela de tenter de réunir les preuves algébriques du délire ambiant - d’autres s’y emploient avec une intelligence et une patience qui forcent mon admiration, je pense à mon ami @laurent2 et à son Journal de la crise -, bref je jette l’éponge quand j’entends parler de plein-emploi, par lassitude et parce que j’ai d’autres chats à fouetter, vraiment - parmi lesquels tenter d’influer positivement sur la trajectoire erratique de mon fils autiste - et qu’on ne peut pas faire boire des ânes qui ne veulent pas boire.

    Sans trop développer, je pourrais également arguer que d’aucunes et d’aucuns parmi nous ont compris une mauvaise fois pour toutes que d’une part le travail n’est pas en quantité suffisante pour toutes et tous et qu’à tout prendre ils et elles aimeraient d’une part éviter de s’ennuyer et perdre leur vie à la perdre - on ne peut pas dire gagner sa vie, cela ne veut rien dire - et d’autre part préfèrent effectivement vivre, ils et elles font de la résistance au travail et on a bien compris que pour la gouvernance, ils et elles montrent le mauvais exemple, du coup la gouvernance se fait kafkaïenne et traque ces esprits éclairés pour tenter de les reconvertir au mensonge du travail - qui par ailleurs a perdu tout son sens, parce que la gouvernance l’a dénaturé en le procédurant (un jour, j’écrirai le raisonnement pas du tout capillotracté qui met à jour comment en supprimant les procédures et le principe de précaution on règle définitivement dans le même coup la question du terrorisme ET celui du chômage de masse).

    Et du coup quand j’entends un premier sinistre - en plein délire transparent du plein-emploi - évoquer les autistes comme une force potentielle de travail inexploitée, gâchée, mon sens de l’humour est soudain en panne. Je ne peux alors m’empêcher de penser que quelques-uns et quelques-unes parmi nous, les autistes, qui ont trouvé la parade absolue pour résister à la violence absolue de la société, vont bientôt être inutilement dérangées dans leur part la plus intime parce que la gouvernance délire et voudrait nous convaincre que le travail a encore un sens. Je tente de me rassurer en me rappelant que ce sont toujours les autistes qui gagnent à la fin, mais est-ce qu’on ne pourrait pas leur épargner ces violences et viols inutiles.

    Mais à vrai dire, de devoir expliquer tout cela, bras m’en tombent et j’enterre mon lapin.

    #pendant_qu’il_est_trop_tard

    • #merci

      Je ne peux alors m’empêcher de penser que quelques-uns et quelques-unes parmi nous, les autistes, qui ont trouvé la parade absolue pour résister à la violence absolue de la société, vont bientôt être inutilement dérangées dans leur part la plus intime parce que la gouvernance délire et voudrait nous convaincre que le travail a encore un sens.

      Très juste. Et ici encore, la comparaison avec ce qui se passe à la ZAD est très pertinente. Une #gouvernance_autoritaire qui s’attache à détruire activement ce qui n’est pas conforme à sa #norme.

      À propos du #hand_spinner, une personne a par ailleurs relevé la grande entourloupe qu’a constitué cette mode chez les personnes neurotypiques :
      https://seenthis.net/messages/620618

      Les personnes autistes (et autres personnes avec des handicaps de développement) sont en guerre depuis des décennies. Une guerre contre le fait d’être conditionné.es de force, souvent brutalement, à se comporter davantage comme les neurotypiques, quelles qu’en soient les conséquences pour notre propre confort, sécurité ou santé mentale. Ceux et celles d’entre nous qui avons besoin de d’auto-stimulation pour nous concentrer (souvent en adoptant des comportements brefs et répétitifs comme, je ne sais pas, faire tourner un objet dans nos mains), ont enduré des décennies de protocole des « mains tranquilles », de se faire envoyé.e dans le bureau du directeur ou de la directrice parce qu’on gigote trop, de se voir ordonné.e : « laisse ça/arrête ça et concentre toi ! », alors qu’en réalité nous faisons précisément la chose qui nous permet de nous concentrer, au lieu d’être terriblement distrait.e par un million de choses inconfortables comme le grésillement des lumières ou nos vêtements qui gratouillent. Nous avons eu nos mains giflées et nos objets réconfortants confisqués. On nous a obligé.es à nous asseoir sur nos mains. Nous avons été attaché.es. Oui, des enfants handicapé.es se font attacher - physiquement attacher – en classe et dans des séances psy et dans de multiples autres cadres alors qu’ils et elles font quelque chose qui est aujourd’hui incroyablement à la mode.

      Réfléchissez-y : des décennies de punition émotionnelle, de violence physique et autres abus. Et un beau jour un gars (qui se trouve être dans une position avec plus d’influence sociale que la plupart des personnes handicapées n’auront jamais) écrit un article pour raconter comment avoir un hand spinner l’aide à se concentrer lors de réunions, et tout à coup toutes les personnes Neurotypiques d’Amérique se ruent pour acheter leur propre hand spinner.

      #autisme #comportementalisme



  • L’inclusion, la très grande promesse faite aux autistes
    https://www.mediapart.fr/journal/france/080418/l-inclusion-la-tres-grande-promesse-faite-aux-autistes

    Dans une mise en scène soignée, le #gouvernement a présenté sa stratégie pour l’autisme : l’inclusion dans la société, de l’école au logement, en passant par le travail. L’objectif est consensuel. Les familles épuisées craignent que la promesse ne soit trop belle pour être sincère.

    #France #autisme #sante #Service_public


  • Fernand Deligny : « Mon boulot, c’est que ces enfants aient affaire à autre chose qu’à ce qu’ils connaissent, à un ailleurs, à un autrement » | Mémoires du siècle
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/memoires-du-siecle-fernand-deligny

    Fernand Deligny, pionnier de l’éducation spécialisée, racontait sa vie et son action auprès d’enfants et d’adolescents en grande souffrance, mais aussi auprès de délinquants et d’autistes. Une émission diffusée pour la première fois le 1er septembre 1989. Durée : 1h05. Source : France Culture en 1989

    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13915-08.04.2018-ITEMA_21639695-3.mp3


  • #autisme : un établissement de Roubaix mis en cause pour ses pratiques « punitives »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/050418/autisme-un-etablissement-de-roubaix-mis-en-cause-pour-ses-pratiques-puniti

    Alors que le premier ministre présente vendredi 6 avril le plan autisme, Mediapart a enquêté sur les pratiques d’un établissement de Roubaix qui applique l’une des principales méthodes comportementales. Les parents s’opposent à une approche qu’ils jugent trop punitive. La rupture avec l’équipe de psychologues et d’éducateurs est consommée depuis l’installation d’une salle capitonnée et de caméras de surveillance.

    #France


    • L’article de Sophie Walker dans l’ Independent est un peu spécieux et mélange des notions certaines anciennes, d’autres plus actuelles comme si elles étaient d’égale valeur. Et c’est dommage parce que ce qu’elle pointe du doigt a quelques justesses (c’est le même genre de raisonnement que j’ai vu passer dans un article signalé, si mes souvenirs sont bons par @mad_meg, mais je n’en suis plus très sûr, et qui expliquait comment de nombreux produits pharmaceutiques sont conçus et testés principalement sur des hommes, et par la suite ne donnent pas nécéssairement d’aussi bons résultats avec des femmes - comme c’est bête !).

      Le deuxième article en revanche, celui du New York Times à propos d’Asperger, ben oui, il serait temps qu’on s’en rende compte (et j’ai une petite pensée pleine de tendresse pour toutes ces associations notamment prônant le comportementalisme et qui ferait bien effectivement de se poser des questions à propos de ce nom qui généralement fait partie du nom même de leur association - c’est balot !) . En règle générale, il serait chaque fois préférable d’appeler les maladies, les handicaps, les symptômes, les affections que sais-je par des noms qui décrivent effectivement de quoi ils relèvent. Dans La Maladie de Sachs , Martin Winkler suggère que l’on donne aux maladies le nom des patients ou des patientes zéro (les premiers cas identifiés ou ceux et celles grâce auxquelles on a pu identifier ce dont elles souffraient), mais là aussi nulle garantie j’imagine que l’on ne découvre pas par la suite que tel malade ou telle porteuse d’un syndrôme soient, en fait, des électrices du FN.

      De même sur la question des noms de handicaps, on ferait assez bien aussi de ne pas les stygmatiser, façon Juppé qui parle de Kadhafi comme autiste etc... (t’es aveugle ou quoi ? non mais t’es complètement parano là, t’es sourd ou quoi ?)

      Et pendant qu’on y est, oui il y aurait bien quelques rues Thiers ou Alexis Carrel qu’on ferait bien de rebaptiser dans ce foutu pays. On pourrait même leur donner des noms de femmes célèbres.


  • Les femmes et les filles autistes sortent de l’ombre – Marianne Kuhni
    https://mariannekuhni.com/2017/11/25/les-femmes-et-les-filles-autistes-sortent-de-lombre

    Au cours de ma pratique, j’ai à maintes reprises eu l’occasion d’accompagner dans un travail thérapeutique des femmes et des filles qui présentaient les caractéristiques de l’autisme Asperger (quotient intellectuel élevé, vécu d’étrangeté, forte anxiété voire terreur face à autrui, fonctionnement stéréotypé, répétitif, ritualisé, etc.). Celles-ci me semblaient très nombreuses, mais comme il n’existait quasiment aucune étude sur les femmes et les filles autistes, elles étaient largement sous-diagnostiquées et par ce fait discriminées par rapport aux hommes et aux garçons.

    Il est vrai que cette pathologie est la plupart du temps masquée chez les femmes et les filles #Asperger, car leur intelligence leur permet de trouver des mécanismes compensatoires pour masquer leurs difficultés. Cette invisibilisation de l’autisme leur coûte toutefois des efforts surhumains et des conséquence désastreuses pour leur santé.

    En raison de leur incompréhension des relations humaines, les femmes et les filles autistes sont aussi particulièrement vulnérables face aux manipulateurs et aux prédateurs sexuels qui se jouent d’elles avec une grande facilité. Les violences sexuelles ont pour effet d’ajouter un état de stress post-traumatique ou ESPT à l’autisme (handicap primaire), avec pour conséquence d’aggraver considérablement leur état. Sachant qu’une personne autiste vit ses émotions de façon décuplée par rapport à une personne non autiste, l’ESPT est en général d’une gravité décuplée, à tel point que les troubles psychotraumatiques deviennent un nouvel handicap (handicap secondaire, troubles secondaires) dépassant en importance l’autisme (handicap primaire, troubles primaires). Autrement dit, un ESPT qui s’ajoute à l’autisme, produit des conséquences absolument catastrophiques pour les femmes et les filles autistes qui sont généralement laissées seules à elles-mêmes, sans aucune aide, aucun soutien, en raison de leur sous-diagnostic.

    Or, le diagnostic d’ #autisme est très important et par lui-même thérapeutique, car les #femmes et #filles autistes comprennent enfin ce qui leur arrive. Une fois un diagnostic en main, elles peuvent désormais construire leur vie en fonction de qui elles sont et non en tentant désespérément de faire comme autrui, avec une anxiété terrifiante à l’idée qu’elles seront démasquées, que leur étrangeté va apparaître au grand jour et que tout s’écroule. Tant qu’elles n’ont pas de diagnostic, leurs relations chaotiques avec autrui leur causent tant d’effort qu’elles les laissent à chaque fois plus épuisées, plus désespérées, traumatisées, avec l’impression qu’elles n’y arriveront jamais.

    La prise en charge thérapeutique des femmes et filles autistes nécessite des techniques expérientielles, basées sur le présent (l’ici et maintenant), telles les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) et la Gestalt-thérapie, par exemple. Il faut surtout éviter les techniques trop mentales qui ne feraient que renforcer l’hypermentalisation des autistes Asperger, mécanisme qui les empêche précisément d’accéder à qui elles-ils sont réellement.


  • Un sondage « inutile » de la CSDM (Commission Scolaire de Montréal) soulève l’indignation Le Devoir - 2 février 2018 - Marco Fortier
    http://www.ledevoir.com/societe/education/519137/indignation-autour-d-un-sondage-a-la-csdm

    SONDAGE : PLAN D’ENGAGEMENT VERS LA RÉUSSITE 2018-2023
    https://forms.office.com/Pages/ResponsePage.aspx?id=0bLmbDdGI0qsfSVDuUeXH8EoYah4cmhJsyXEFVEyNstUMlEzQ

    Voici des éléments de la Politique de la réussite éducative 2018-2023 du Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

    En tenant compte du contexte montréalais, quels éléments aideraient le plus grand nombre d’élèves de la CSDM à réussir ?

    Échelle à 5 niveaux, 5 signifiant « très aidant » et 1 signifiant « peu aidant ».
    Veuillez noter qu’afin d’enregistrer votre participation à ce sondage, une réponse à chaque question est obligatoire.

    _ Votre réponse est anonyme.
    Obligatoire

    1. Agir tôt :
    C’est agir quand l’enfant est tout jeune. C’est aussi agir auprès d’un élève dès qu’un problème survient.
    Ne s’applique pas, je ne sais pas
    1
    2
    3
    4
    5

    2. Apprendre tout au long de la vie :
    C’est avoir le goût d’apprendre tout le temps et partout.
    . . . . .
    3. La diversité des besoins :
    Chaque enfant et chaque élève est unique et il faut s’adapter à chacun d’eux. Leurs différences sont autant d’occasions d’enrichissement.
    . . . . .
    4. L’équipe-école :
    Le bien-être de l’élève, ses apprentissages et le développement de son plein potentiel sont assurés par les enseignantes et les enseignants, tout le personnel de soutien, dont les éducatrices en service de garde en milieu scolaire, ainsi que les professionnels et la direction de l’école.
    . . . . .
    5. Français et mathématique :
    C’est plus que savoir lire, écrire et calculer. C’est être capable de repérer l’information, de la comprendre et de l’utiliser.
    . . . . .
    6. Les compétences du 21e siècle :
    Devenir des citoyennes et des citoyens compétents, créatifs, responsables et pleinement engagés dans leur vie personnelle, familiale, professionnelle et sociale à l’ère du numérique.
    . . . . .
    7. La relation enfant-éducateur, enseignant-élève :
    La relation est au cœur du développement global de l’enfant et du cheminement scolaire de l’élève.

    8. Milieux de vie :
    L’école est bien plus qu’un lieu pour instruire, socialiser et qualifier les élèves, et les services de garde éducatifs à l’enfance, bien plus qu’un lieu de garde. Ils sont, pour l’enfant et l’élève, des milieux de vie qui doivent être inclusifs et ouverts à la diversité.

    9. Le parent, premier éducateur de l’enfant :
    À l’égard de leur enfant, les parents et la famille doivent :
    – adopter une attitude positive face à l’éducation
    – superviser ses tâches scolaires
    – être des modèles de parents-lecteurs
    – souligner ses bons coups et ses efforts
    . . . . .
    10. Des pratiques éducatives et pédagogiques de qualité :
    Soutenir le personnel enseignant afin qu’il puisse exercer son rôle déterminant dans la réussite éducative des élèves.

    11. La communauté :
    Les membres de la communauté (les organismes communautaires, les autorités municipales et régionales, les organismes du secteur de la famille, de la santé et des services sociaux et du secteur culturel, entre autres) doivent agir ensemble et mettre leur expertise et leurs ressources au service des enfants et des élèves.
    . . . . .
    *12. Des ressources et des infrastructures de qualité et prêtes pour l’avenir :

    L’environnement physique en milieu éducatif doit être structuré en espaces de vie agréables, accueillants, stimulants, sains, sécuritaires et orientés vers le 21e siècle (école à l’ère du numérique).
    . . . . .
    13. Parmi les douze énoncés précédents, veuillez identifier les cinq que vous jugez prioritaires :
    Agir tôt
    Apprendre tout au long de la vie
    La diversité des besoins
    L’équipe-école
    Français et mathématique
    Les compétences du 21e siècle
    La relation enfant-éducateur, enseignant-élève
    Milieux de vie
    Le parent, premier éducateur de l’enfant
    Des pratiques éducatives et pédagogiques de qualité
    La communauté
    Des ressources et des infrastructures de qualité et prêtes pour l’avenir
    . . . . .
    14. Vous êtes :
    Un élève du primaire de la CSDM
    Un élève du secondaire de la CSDM
    Un élève de la FP de la CSDM
    Un élève de la FGA de la CSDM
    Un parent d’un élève de la CSDM
    Un employé - enseignant de la CSDM
    Un employé - professionnel de la CSDM
    Un employé de soutien de la CSDM
    Un employé - cadre de la CSDM
    Un citoyen du territoire de la CSDM
    Un commissaire de la CSDM
    . . . . .

    15. Commentaires, précisions, suggestions :
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    Un sondage « inutile » de la CSDM (Commission Scolaire de Montréal) soulève l’indignation Le Devoir - 2 février 2018 - Marco Fortier
    http://www.ledevoir.com/societe/education/519137/indignation-autour-d-un-sondage-a-la-csdm

    Une démarche « inutile », une « perte de temps », des questions « incompréhensibles » : un sondage sur la réussite éducative envoyé aux élèves, aux parents et aux employés de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) soulève la controverse.
     
    La commission scolaire dit consulter la communauté en vue d’élaborer une politique de réussite des élèves inspirée de celle du ministère de l’Éducation. Les quinze questions du sondage https://forms.office.com/Pages/ResponsePage.aspx?id=0bLmbDdGI0qsfSVDuUeXH8EoYah4cmhJsyXEFVEyNstUMlEzQ ont fait sourciller des enseignants et des parents — et même la professeure Claire Durand, de l’Université de Montréal, considérée comme une sommité en matière de sondages.
     
    « Qui a pu faire une affaire pareille ? Il faut vraiment que ce soit quelqu’un qui ne sait pas ce qu’est un sondage », a réagi la professeure de sociologie, lorsque Le Devoir lui a soumis le questionnaire de la CSDM.
     
    « Ce sondage ne peut être qu’une perte de temps pour le personnel qui l’a conçu et pour ceux qui y répondent. Aucune question n’a du sens. Le problème, ce n’est pas de savoir si le sondage est scientifique ou s’il n’est pas scientifique. Il est inutile ! » a-t-elle ajouté.
     

    Questions évasives
     
    Claire Durand est indignée. Pour elle, la distribution d’un questionnaire comme celui-là n’est pas un geste anodin. La CSDM a dû mobiliser une équipe, faire des réunions, produire le questionnaire et le distribuer, rappelle-t-elle.
     
    Questionnée à ce sujet, la CSDM n’avait pas répondu au Devoir au moment d’écrire ces lignes.
     
    La professeure Claire Durand indique qu’elle ne saurait répondre aux questions du sondage, qui sont en fait des énoncés. Par exemple : « La relation enfant-éducateur, enseignant-élève : la relation est au coeur du développement global de l’enfant et du cheminement scolaire de l’élève. »
     
    Autre exemple : « Milieux de vie : l’école est bien plus qu’un lieu pour instruire, socialiser et qualifier les élèves, et les services de garde éducatifs à l’enfance, bien plus qu’un lieu de garde. Ils sont, pour l’enfant et l’élève, des milieux de vie qui doivent être inclusifs et ouverts à la diversité. »
     
    Fait à noter, le questionnaire est conçu de manière à ce qu’il soit impossible de répondre qu’on est en désaccord avec les affirmations. Les réponses doivent varier entre « peu aidant » et « très aidant » — ou encore « ne s’applique pas, je ne sais pas ».
     
    « Je ne comprends pas leur objectif. De façon évidente, ils ne doivent pas le savoir non plus, dit Claire Durand. C’est une de mes petites batailles personnelles à l’Université de Montréal : je me bats contre l’envoi aux professeurs et aux étudiants de questionnaires mal foutus, qui ne font que déranger les gens inutilement parce qu’ils ne seront jamais utilisés. »
     
    « Un peu gênant »
     
    Une première version du sondage a été envoyée la semaine dernière, le 22 janvier. Des parents s’étaient moqués du questionnaire sur les réseaux sociaux. Le 23 janvier, le document avait disparu du site Web de la CSDM — à cause de l’achalandage sur le site dû à la tempête ayant entraîné la fermeture des écoles, indiquait alors la commission scolaire.
     
    La deuxième version du sondage, diffusée mercredi, est différente de la version originale. Dans les deux cas, les questions sont jugées sévèrement.
     
    « Je trouve ça un peu gênant comme démarche. Les besoins de l’école publique sont criants, mais le sondage semble chercher à valider la stratégie de communication de la CSDM plus qu’à connaître ce qui importe réellement pour les enfants », dit Valérie Lefebvre-Faucher, mère d’un élève de l’école Marie-Favery, dans le quartier Villeray.

    #sondage #propagande #sens-des-mots #autisme #école-publique #manipulation #oligarchie #nomenclatura #vocabulaire #foutage-de-geule #aveuglement #propaganda #Montréal


  • #Autisme. Guillaume le globe-trotter - Finistère - LeTelegramme.fr
    http://www.letelegramme.fr/finistere/autisme-guillaume-le-globe-trotter-08-01-2018-11804530.php

    Avant d’être diagnostiqué autiste Asperger à 27 ans, Guillaume Alemany a connu un parcours chaotique. En échec scolaire, ouvrier dans l’agroalimentaire, arrêté pour raison de santé, il est parti à l’aventure en Thaïlande et en Australie où il est devenu SDF. Aujourd’hui étudiant en master d’histoire à Brest, il vient de publier : « Les aventures de Kawi »

    Un autre autiste #Asperger, l’écrivain Josef Schovanec, résume très bien le phénomène : « On est autiste en France et Français à l’étranger ».


  • les députés n’ont pas de prime de Noel
    Vidéo : https://www.dailymotion.com/video/x6b13b2


    C’est un moment de flottement particulièrement gênant qu’a dû vivre le députe Hervé Berville ce 4 décembre au matin sur le plateau de RMC. Interrogé par Jean-Jacques Bourdin au sujet de la reconduction de la prime de Noël, le porte-parole de La République en marche (LREM) à l’Assemblée nationale n’en connaissait tout simplement pas l’existence.

    « La prime de Noël ? », s’étonne le député des Côtes-d’Armor. « Oui, vous savez ce qu’est la prime de Noël ? », lui demande alors Jean-Jacques Bourdin. Après une légère hésitation, Hervé Berville tente une réponse, semblant visiblement croire qu’il s’agit d’une prime destinée aux élus : « Alors moi je n’ai pas de prime de Noël en tant que député. »

    Le journaliste rappelle alors au député qu’il ne s’agit pas de lui mais des Français. « Peut-être que vous me donnez des informations... », bredouille Hervé Berville, qui semble désormais penser qu’il s’agit d’une nouvelle mesure dont il n’aurait pas pris connaissance. Jean-Jacques Bourdin lui explique alors que la prime de Noël est une aide exceptionnelle destinée aux familles les plus fragiles.

    Hervé Berville, qui tente alors une ultime parade en assurant avoir mal compris la question qui lui était posée tout en martelant qu’il sait ce qu’est la prime de Noël, se trouve alors piégé lorsque Jean-Jacques Bourdin lui demande si celle-ci sera reconduite. « Beh... Qui c’est qui fournit la prime de Noël ? », demande le député, qui s’enlise alors face à la perplexité du journaliste.

    #autisme #incompétence #LREM #hervé-berville #guerre-aux-pauvres #invisibilité #en-marche #député-des-riches

    • D’après wikipédia, Monsieur Berville est un spécialiste en économie.

      Dans un premier temps, je propose que l’on retire le montant de cette aumône de Noël des émoluments des députés, ça les aiderai à apprendre ce que c’est.


  • Le scandale de la #Dépakine : "Sanofi : Nos mômes ne sont pas des souris (...) - FAKIR | Presse alternative | Edition électronique
    http://fakirpresse.info/le-scandale-de-la-depakine-sanofi-nos-momes-ne-sont-pas-des-souris-1-2
    Je me souviens avoir lu étant jeune des romans de SF #cyberpunk qui parlaient du pouvoir de vie et de #mort de sociétés pharmaceutiques totalitaires et d’avoir pensé : « heureusement, ça ne peut pas nous arriver ! »

    Elle parle de sa vie, de ses enfants, de sa maladie, elle qui n’avait avoué son #épilepsie qu’à une poignée d’amis, et même pas à ses petits.
    « L’#autisme, ça touche toute une famille, qui se retrouve isolée. On perd tous les amis parce que les enfants vont pas à la même vitesse. On se retrouve seuls, parce qu’on ne peut pas sortir avec d’autres. Ce sont des vies gâchées… »
    Mais comment évoquer ainsi ses enfants, comme en partie un gâchis ? Comment ne pas avoir une boule dans la gorge, les larmes qui montent aux yeux, quand on songe à eux ? Comment ne pas se sentir fière, aimante, ces « sentiments naturels » ? Comment concilier cette fierté, cet amour, avec une déception ?
    La déception, c’est peut-être le mot juste. J’ai senti Claire déçue. De tout ce que Lucas et Colin auraient pu être, de tout ce qu’elle aurait pu leur donner et qu’ils ne sont pas en mesure de recevoir. Déçue et énervée. Mais pas honteuse, plus honteuse.
    Car c’est la honte, aussi, qui fait la force de Sanofi. Et de tous les puissants.
    C’est la honte qui fait notre silence.

    #criminels #pharma_barons #big_pharma


  • Les pesticides « néonics » menacent les fondations de la biodiversité Le Devoir - 19 septembre 2017 - Sarah R. Champagne

    http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/508300/les-pesticides-neonicotinoides-menacent-toute-la-biodiversite

    On les connaissait comme les « tueurs d’abeilles ». Or, il semble maintenant confirmé que les pesticides de la classe des #néonicotinoïdes, largement utilisés au Canada, présentent une « sérieuse menace mondiale » pour l’ensemble de la #biodiversité.
     
    Le Groupe de travail sur les #pesticides_systémiques rend public mardi à Ottawa un nouveau rapport qui conclut que les pesticides de cette famille tuent d’autres insectes terrestres et aquatiques qui sont à la base de notre chaîne alimentaire.
     
    Une quinzaine de scientifiques de ce groupe international a analysé la quasi-totalité de la littérature scientifique sur les effets de ces pesticides sur l’environnement publiée depuis 2014. Sur plus de cinq cents études parues en trois ans, un consensus se dégage : les néonicotinoïdes sont toxiques pour d’autres invertébrés, comme les vers de terre, et pour les invertébrés aquatiques. Les #abeilles, surveillées de plus près par les apiculteurs, furent en quelque sorte des lanceuses d’alerte.
     
    Le rapport du groupe de travail compile en outre de nouvelles preuves des effets délétères des néonicotinoïdes sur les pollinisateurs. Des effets qui peuvent survenir « à retardement » même après l’exposition à de faibles doses, notent-ils dans un article à paraître dans la revue Environmental Science and Pollution Research.
     
    Effet domino  
    Les néonicotinoïdes ont donc des impacts « mesurables et mesurés » sur une faune beaucoup plus large que les abeilles, confirme Jean-Marc Bonmatin, vice-président de ce groupe de travail. Ces conséquences produisent un « effet en cascade » expliquait-il au Devoir depuis le Centre national de recherche scientifique d’Orléans en France, avant son départ pour Ottawa.
     
    « Si l’on supprime la nourriture ou une partie de la nourriture à des prédateurs, comme les poissons, les batraciens ou les oiseaux, on les détruit aussi », souligne le scientifique. Des #intoxications aiguës, un effet plus direct, ont aussi été observées chez des petits prédateurs ayant mangé des proies contaminées ou ingéré des semences traitées avec ces produits.
     
    M. Bonmatin ne cache pas être alarmé par ce constat renforcé : « C’est hélas à mettre dans la perspective de la sixième extinction des espèces qui se produit à grande vitesse sur la planète. L’homme, quand il détruit la biodiversité, en général détruit les espèces dites “supérieures”, comme les rhinocéros ou d’autres mammifères. Les pesticides détruisent la base de la chaîne alimentaire, les fondations mêmes de la biodiversité sur terre. »
     
    Les néonicotinoïdes ont aussi des effets sur l’humain, notamment reconnus par l’Autorité européenne de sécurité des aliments. La liste de ses effets commence à s’allonger, explique M. Bonmatin : cancérogènes, perturbateurs endocriniens, liés au spectre de l’#autisme.
     
    « À part les venins foudroyants de certains animaux, ils présentent des niveaux de toxicité jamais égalés. Ils sont plus de 5000 fois plus toxiques que ne l’était le DDT dans les années 1970, par exemple. Comment pouvez-vous imaginer que, s’ils tuent tous les invertébrés, ils soient inoffensifs pour l’humain ? », demande l’écotoxicologue.
     
    Implications locales  
    Le choix du Canada pour présenter cette étude n’est pas anodin pour le Groupe de travail sur les pesticides systémiques. « Porter ce message en Amérique du Nord se veut une forme d’encouragement, pour influer sur ce qui se passe. Et le Canada a le potentiel d’être un bon élève sur le continent », dit-il.
     
    Cette catégorie de pesticides a été détectée à grande échelle dans l’environnement partout dans le monde, et notablement au Canada. Sa présence est généralisée dans les rivières des zones agricoles du Québec depuis au moins 2011. En 2015 et 2016, des néonicotinoïdes ont été détectés dans 100% des échantillons prélevés, a indiqué au Devoir le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC). Les taux observés dans les rivivières en milieu agricole dépassent les normes dans une forte proportion. Un échantillon affichait même une concentration de 4,5 g/l, soit plusieurs dizaines de fois le maximum à partir duquel l’on considère la vie aquatique menacée.
     
    Au Québec, presque toutes les semences de maïs et environ la moitié des semences de soya sont traitées depuis 2008 avec les insecticides de type néonicotinoïdes, selon l’Ordre des agronomes du Québec.
     
    Objections  
    Des semences qui représentent 85 % des volumes de grains totaux vendus dans la province, un marché de 1,1 milliard de dollars, évaluent les Producteurs de grains du Québec (PGQ). L’association désapprouve les nouvelles restrictions prévues par Québec, dans une réglementation qui doit être adoptée cet automne.
     
    L’usage prophylactique, c’est-à-dire de manière préventive au moment du semis, est injustifié et ne devrait plus être permis, selon M. Bonmatin : « Est-ce que je vais prendre des antibiotiques tout l’hiver au cas où je vais attraper une grippe ? » Tout comme les médicaments les plus toxiques ne sont administrés qu’en dernier recours, les néonicotinoïdes pourraient n’être prescrits que lorsque les autres solutions ont échoué, devant une « peste » réelle et confirmée.
     
    Producteurs de grains du Québec craint une baisse de rendement des cultures, affirmant que le gouvernement sous-estime les impacts économiques de la réglementation à venir, évalués à 8,5 millions de dollars pour le moment. Dans un communiqué, ils affirment que « le projet de réglementation est soutenu par des bases scientifiques trop faibles », en objectant par exemple que l’interdiction de ces pesticides s’est traduite par une utilisation accrue d’autres pesticides en certains endroits et par des coûts de remplacement plus élevés.
     
    Un recul de la production qui est loin d’être prouvé aux yeux de M. Bonmatin. Il invite surtout à considérer des solutions de rechange qui ont fait leurs preuves. La « lutte intégrée » contre les organismes nuisibles est à privilégier, un mélange de mesures biotechnologiques, chimiques et physiques.
     
    Un rapport présenté en mars au Conseil des droits de l’homme des Nations unies déboulonnait le mythe de la nécessité des pesticides, en accusant la puissante industrie de commercialisation de nier systématiquement les risques pour la santé humaine pour l’environnement.
     
    Le Fonds mondial pour la nature (#WWF) avertissait quant à lui la semaine dernière que plus de la moitié des espèces canadiennes sont menacées. La population de plus de 50 % des 903 espèces d’oiseaux, de poissons, de mammifères, de reptiles et d’amphibiens s’est effondrée au cours des 40 dernières années, affirme le WWF.


  • Ce que la mode des jouets anti-stress révèle à propos des discriminations validistes | Aiyana Bailin
    http://www.zinzinzine.net/la-mode-des-jouets-anti-stress-revele-des-discriminations-validistes.htm

    Je suis en colère par rapport à la mode soudaine des jouets anti stress, mais sans doute pas pour les raisons que vous imaginez. Je ne suis pas en colère qu’ils soient distrayants dans les salles de classe, ni qu’ils sont insupportablement tendance. Je suis furieuse parce qu’elle révèle des structures de pouvoir et la pathologisation des personnes handicapées par les personnes non handicapées. Source : Thinking person’s guide to autism via Zinzin Zine


  • Les femmes autistes sous diagnostiquées ? « Ça vient d’abord de notre éducation » - L’Obs
    http://tempsreel.nouvelobs.com/sante/20170802.OBS2890/les-femmes-autistes-sous-diagnostiquees-ca-vient-d-abord-de-not

    En masquant leurs difficultés de communication, les femmes parviendraient, beaucoup plus que les garçons, à imiter le comportement que la société attend d’elles. Et comme les signes d’autisme sont moins flagrants aux yeux des médecins, de la famille et des amis, elles passent ainsi entre les mailles du test.

    #autisme #sexisme_médical


  • Dernières nouvelles du cosmos - Le Film
    https://www.dernieresnouvellesducosmos.com/lefilm

    A bientôt 30 ans, Hélène a toujours l’air d’une adolescente. Elle est l’auteure de textes puissants et physiques, à l’humour corrosif. Elle fait partie comme elle dit d’un « lot mal calibré, ne rentrant nulle part ». Visionnaire, sa poésie télépathe pense loin et profond, elle nous parle de son monde et du nôtre. Elle accompagne un metteur en scène qui adapte son œuvre, dialogue avec un mathématicien...

    Pourtant Hélène ne peut pas parler ou tenir un stylo et n’a jamais appris à lire ni à écrire. C’est à ses 20 ans que sa mère découvre qu’elle peut communiquer en agençant des lettres plastifiées sur une feuille de papier. Un des nombreux mystères de celle qui se surnomme Babouillec…

    https://vimeo.com/207595716

    #autisme



  • Ces #femmes autistes qui s’ignorent
    https://theconversation.com/ces-femmes-autistes-qui-signorent-75998

    Seulement, Sophie cumule deux difficultés. Non seulement elle est autiste, mais elle est, en plus, du sexe féminin. Si la procédure diagnostique est déjà hasardeuse pour les hommes, elle se révèle souvent un véritable parcours du combattant pour les femmes. Historiquement, l’autisme a d’abord été considéré comme une condition ne touchant qu’exceptionnellement le sexe féminin. Cette idée fausse, issue de l’étude pionnière menée en 1943 par Léo Kanner (le psychiatre qui l’a décrite le premier) a été renforcée par l’approche psychanalytique qui a longtemps prévalu. C’est donc sur une population de garçons que se sont construits les critères définissant les symptômes autistiques.

    Par la suite, lorsque la science a pris le pas sur la psychanalyse dans l’étude de l’autisme, les recherches ont majoritairement été menées sur des groupes d’enfants de sexe masculin, réduisant d’autant les chances de reconnaître les manifestations autistiques féminines. Cette sous-représentation des sujets féminins, fréquente dans d’autres domaines de la science et de la médecine, est aujourd’hui lourde de conséquences.

    #médecine #sexisme


  • http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/07/06/l-autisme-c-est-un-probleme-de-lachete-collective_5156558_1651302.html

    Mais ils ont buté contre le noyautage idéologique qui gangrène tout le combat de l’autisme. En France, la psychanalyse est très puissante. Je le respecte tant que c’est un lien privé entre adultes consentants, mais là ce sont des personnes vulnérables et des entourages démunis à qui on impose une vision psychanalytique qui n’a cours qu’en France.

    C’est con dans cet entretien de Danièle Langloys, il y a plein de chouettes morceaux, des paroles vives ( L’autisme, c’est un problème de lâcheté collective ) et puis, au passage, on ne peut pas s’empêcher de prendre la psychanalyse comme bouc-émissaire.

    #autisme (attention je pense à étiqueter un signalement sur seenthis , il va sûrement se passer des trucs étranges aujourd’hui)