• Revolver Nirbheek — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Revolver_Nirbheek

    Le revolver Nirbheek (நிர்பீக், « pistolet l’Intrépide ») est une arme de poing à barillet de six coups conçue, fabriquée et vendue depuis janvier 2014 par l’usine d’armement de Kanpur (Inde), une succursale de l’entreprise d’état Indian Ordnance Factories. Cette arme individuelle a été présentée (en particulier après l’affaire du viol collectif de New Delhi de décembre 2012 et la forte réaction de l’opinion publique consécutive) comme un des modes de prévention possibles contre les nombreux viols en réunion sur la voie publique dont sont victimes les femmes indiennes.


    Obstacles à la diffusion du Nirbheek

    L’Intrépide, « le 1er revolver pour femmes de l’Inde » a bénéficié d’une campagne de promotion (l’arme porte le pseudonyme sous lequel était connue dans les médias la victime de l’affaire du viol collectif de New Delhi de décembre 2012) mais de nombreux inconvénients expliquent que seulement une dizaine de Nirbheek aient été vendus par IOF.
    Obstacles pratiques

    Sur le plan technique : l’encombrement de l’arme, son design obsolète et son système simple-action sont mentionnés supra (§ Description). Par ailleurs le prix de vente du Nirbheek est de Rs 122 360, soit environ US$ 2 000 ; seules les femmes des classes riches pourraient donc envisager de l’acheter : or ce sont elles qui peuvent se déplacer en voitures particulières avec chauffeur et gardes, à l’inverse des femmes pauvres, qui sont, elles, astreintes à sortir fréquemment dans la rue et à utiliser les transports collectifs. Pour ces femmes, le prix du Nirbheek, bien supérieur à un salaire annuel, sera prohibitif.

    Par ailleurs la délivrance des permis de port d’armes est fortement contingentée en Inde, et dans la pratique une femme a bien peu de chances d’obtenir un tel permis.
    Obstacles éthiques et culturels

    Répondant à la communication d’IOF (selon laquelle le port d’une arme à feu donnerait confiance aux femmes et serait dissuasif), les associations féminines et les groupes de lutte contre les armes se sont opposés dès le début de 2014 à la diffusion du Nirbheek : non seulement elle apparaissait comme une démarche de marketing opportuniste et une insulte à la mémoire de la victime de l’affaire du viol collectif de New Delhi, mais il était fort à craindre qu’une victime d’agression par acteurs multiples, si elle était armée, soit de toutes façons débordée par le nombre d’assaillants et systématiquement torturée à mort après les viols.
    Courbe montrant l’évolution du nombre officiel de viols en Inde dans les dernières années (environ 25 000 en 2013)

    Le Nibheek étant produit par une firme d’État, il a aussi été reproché au gouvernement indien de présenter un revolver valant US$ 2 000 comme la solution à un problème dont les racines sont en fait profondément implantées dans le machisme de la société indienne.

    On sait que la Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Navanethem Pillay, de nationalité sud-africaine et d’origine indienne, a demandé au gouvernement indien que soit instauré en urgence un débat approfondi sur le problème national que sont les violences sexuelles faites aux femmes, tout en estimant que « la peine de mort n’est pas la solution ».

    #armes #autodéfense #féminisme #viol #culture_du_viol

    • Une meuf avec un flingue comme ça, si elle est violée par sept gars, c’est sa faute, elle n’en a pas allumé un par balle et les deux derniers avec une seule parce qu’ils étaient alignés. Bref, tant que ce sera de la responsabilité des femmes de se protéger...

    • L’article dit que ce flingue vaudrait à la victime d’être torturé à mort si elle menace les agresseurs avec. Je poste pas cet article wikipédia pour prôné les armes à feu, c’est de la doc pour mes dessins.
      De toute façon même désarmé les femmes c’est leur faute, elles sont responsable de tout, Eve et tout.

    • Cette article m’a fait penser à un autre calibre : le 6,35. Là aussi on avait conçu une arme à feu pour dame (de la haute bourgeoisie, cela s’entend, car pour les femmes du peuple sans le sou, on les laisse se débrouiller avec un couteau de cuisine ou une hachette à débiter le petit bois pour allumer la cuisinière à charbon). Ce qui est constant dans nos soit-disant « états de droit », c’est le laxisme et la complaisance dont les institutions font preuve à l’égard de certains criminels, qui de surcroît sont incités à commettre leurs méfaits, ne laissant d’autre choix aux victimes que celui de l’#auto-défense avec toutes les conséquences délétères que cela comporte.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/6,35_mm

  • La plupart des policiers violents étaient des sympathisants d’extrême-droite (Franck Juin, Blog Mediapart, 24.05.19)
    https://blogs.mediapart.fr/franck-juin/blog/240519/la-plupart-des-policiers-violents-etaient-des-sympathisants-d-extrem

    Sur les 240 enquêtes ouvertes par l’#IGPN pour des #violences de la part de fonctionnaires de #police, la grande majorité d’entre elles concerneraient des sympathisants d’#extrême-droite.

    Information non-sourcée (si quelqu’un trouve une source ?), mais qui n’aurait rien de surprenant dans la mesure où :

    Forces de l’ordre liées à l’ultra-droite violente : la DGSI s’inquiète (Matthieu Suc & Marine Turchi, Mediapart, 09.04.18)
    https://www.mediapart.fr/journal/france/090418/forces-de-l-ordre-liees-l-ultra-droite-violente-la-dgsi-s-inquiete

    Les services de renseignement s’inquiètent de la proportion grandissante de membres des forces de sécurité ayant rejoint des groupuscules d’#autodéfense. Parmi les « objectifs de la #DGSI » suivis pour leurs liens avec « l’extrême droite violente », on recense une cinquantaine de policiers, gendarmes et militaires. Les autorités de tutelle ont été alertées à l’automne dernier.

  • #Nothing2Hide vient de sortir son Guide de protection numérique sous licence libre. Sous forme de Wiki, il est aussi possible d’y contribuer, ainsi que, bien entendu, soutenir l’association... Y’a aussi besoin de coups demain en traduction.
    Celle-ci "s’est donnée comme objectif d’offrir aux journalistes, avocats, militants des droits de l’homme, “simples” citoyens, etc. les moyens de protéger leurs données leurs communications en leur apportant des solutions techniques simples et des formations adaptées."
    Le guide, mais aussi la présentation du projet, les formations proposées, et d’autres ressources sont à retrouver par ici https://nothing2hide.org
    Et le communiqué de présentation est par là https://nothing2hide.org/fr/2019/04/02/notre-guide-de-protection-numerique


    Un complément à l’excellent et très complet Guide de l’autodéfense numérique sorti il y a deux ans par #Boum : https://guide.boum.org et au site pas toujours à jour mais très clair visuellement de Security in a Box : https://securityinabox.org/fr

    #numérique #intimité #autodéfense #protection #transmission #formation

  • « De l’argent pour les Français. Pas pour les étrangers ! » - 19 gardes à vue après l’intrusion de Génération identitaire à la CAF de Bobigny - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/bobigny-19-gardes-a-vue-apres-l-intrusion-de-generation-identitaire-a-la-ca

    Des militants du mouvement d’ultradroite ont déployé une banderole hostile aux étrangers sur la façade de la CAF de Bobigny. Ils ont été délogés par la police.

    Dix-neuf personnes ont été placées en garde à vue ce vendredi en Seine-Saint-Denis après l’intrusion de militants du mouvement d’ultradroite Génération identitaire au siège départemental de la caisse d’allocations familiales (CAF) à Bobigny. Vendredi matin, une banderole au slogan anti-étrangers a été déployée depuis le toit du bâtiment administratif avec l’inscription : « De l’argent pour les Français. Pas pour les #étrangers ! » 

    Trombinoscope

    Les 17 hommes et deux femmes sont soupçonnés de « participation à un attroupement malgré la sommation de se disperser », a précisé le parquet. Entre 7 heures et midi, « 19 activistes d’extrême droite ont occupé les toits de la CAF » à Bobigny, a pour sa part indiqué Bérénice Galey, directrice des prestations et du service à l’allocataire à la CAF de Seine-Saint-Denis. 

    « Atteinte au fonctionnement du service public »

    La banderole a ensuite été retirée et les militants délogés par la police qui avait bouclé le quartier, entraînant la #fermeture de l’établissement au public. La CAF a annoncé son intention de porter plainte. « Cette action porte atteinte au fonctionnement du service public, mais également à ses valeurs », a regretté dans un communiqué Tahar Belmounès, directeur général de la CAF 93. 

    « Par cette action symbolique, Génération identitaire réclame la suppression de toutes les aides sociales aux étrangers extra-européens », affirme le mouvement sur son site internet. Selon ce groupuscule, le versement des allocations familiales « crée un appel d’air massif qui pousse des millions d’extra-européens à venir profiter de la générosité de notre système social ».

    Bobigny : la CAF porte plainte contre Génération identitaire
    http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/des-militants-de-generation-identitaire-sur-le-toit-de-la-caf-de-bobigny-

    Les syndicats de Seine-Saint-Denis dont les locaux de la bourse du travail sont tout proches de la CAF ont également promptement réagi. « Ce discours haineux, raciste et xénophobe est intolérable », estime Raphaël Breton, secrétaire général de la CFDT93. Très rapidement, des militants syndicaux en particulier de la CGT et de FSU93 ont à leur tour organisé une contre-manifestation devant la CAF, pendant que la police bouclait le périmètre et se préparait à évacuer les membres de Génération identitaire. « Notre manifestation a poussé la police à accélérer son opération, affirme Kamel Brahmi, militant de la CGT 93. Et des habitants sont sortis de chez eux pour nous rejoindre. »

    L’AFA sur twitter
    https://twitter.com/AFA_Paris75/status/1111567637421744129

    Urgent besoin du plus grand nombre de camarades maintenant : Rassemblement urgent devant la CAF de Bobigny - les fachos de génération identitaire sont sur toits et ont déployé une banderole.
    Pas de fachos en Seine-Saint-Denis !
    Venez nombreux ! #AutoDéfensePopulaire #FckNazi

    #racisme #fascistes #préférence_nationale #identitaires

    #CAF #étrangers #droits_sociaux #occupation "#participation_à_un_attroupement_malgré_sommations_de_se_disperser "

    Outre le beau coup de com’, une fermeture de CAF aussi importante c’est des centaines d’usagers venus pour rien (ce dont les CAF menacent tous les occupants favorable aux allocataires)

    Depuis que les fafs appelés Zouaves ont été chassés d’une manif à Paris et parce que les prises de position anti-immigrés sont quasi absentes, l’extrême droite chouine sa déception quant aux #Gilets_jaunes (en gros : "ils sont devenus communistes"). Cette fois GI écrit dans son communiqué

    « Depuis le mois d’octobre 2018, le peuple français se soulève pour réclamer une véritable justice fiscale et sociale. Révoltés contre la multiplication et l’augmentation des taxes, les Français sont tout autant scandalisés par le gaspillage de l’argent public et les choix opérés par les gouvernements successifs. Chaque année, des milliards d’euros sont ainsi déversés sur les #banlieues, via notamment la « politique de la ville », pendant que la #France_périphérique est délaissée.

    Les prestations attribuées par les Caisses d’allocations familiales – sans condition de cotisation préalable – sont les plus emblématiques de ce pillage qui, de fait, profite majoritairement aux populations issues de l’immigration. Le coût des allocations familiales perçues par les immigrés représente ainsi plus de 8 milliards d’euros par an, tandis que le coût du RSA versé aux étrangers dépasse les 2 milliards (Jean-Paul Gourévitch, « Les véritables enjeux des migrations », 2017). [comme on sait, ces sommes sont largement payés par "les immigrés" à eux seuls au vu des taffs exercés ici, des impôts et de la tva payée, ndc]

    Cette situation, profondément injuste, crée un appel d’air massif qui pousse des millions d’extra-européens à venir profiter de la générosité de notre système social. L’arrêt de l’invasion migratoire passe par la fin de toutes les aides sociales aux étrangers : les nôtres avant les autres ! ».

  • Petit suivi un peu complet et factuel autour de l’action d’auto-défense #AntiFa contre l’ecole identitaire ISSEP à Lyon.
    (oui parce que l’agression, c’est qu’une telle école existe...)

    Des antifascistes ont attaqué cette nuit l’ISSEP de Marion Maréchal ex-Le Pen, à Lyon, qu’ils dénoncent comme l’école de formation de la « future élite de l’extrême droite identitaire ».
    https://twitter.com/Pierre_FSoir/status/1110905241799671808

    Communiqué de l’attaque de l’école de Marion Maréchal Lepen dans la nuit du 26 au 27 Mars 2019 à Confluence.

    Dans la nuit du 26 au 27 Mars 2019, nous avons attaqué l’ISSEP, Institut des sciences sociales, économiques et politiques.

    Cette école créée par Marion Marechal Le Pen a ouvert en cette rentrée 2018, au sein du quartier de la confluence, dans le but de former la future élite de l’extrême droite identitaire.
    Considérez cette attaque comme une réponse à tous les actes racistes, sexistes, homophobes, transphobes, ainsi qu’aux politiques meurtrières anti-migratoires et à l’attentat de ChristChurch perpétré dernièrement.
    /.../ https://rebellyon.info/Communique-de-l-attaque-de-l-ISSEP-dans-20443

    Réactions :

    En réponse, l’ISSEP et Marion Maréchal ont réagit ce mercredi par voie de communiqué. Ils dénoncent une attaque contre « la liberté d’enseignement (et donc) la liberté de tous ».
    https://twitter.com/Pierre_FSoir/status/1110905246577053700

    Communiqué de l’@ISSEP_Lyon suite à la dégradation de l’établissement cette nuit. #Lyon
    https://twitter.com/ISSEP_Lyon/status/1110900047082852355

    Et le Figaro lui offre une tribune avec un titre racoleur et mensonger :
    L’école de Marion Maréchal vandalisée par des « black blocs » http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2019/03/27/25001-20190327ARTFIG00054-l-ecole-de-marion-marechal-vandalisee-par-des-bla
    (Si vous souhaitez le lire sans lui offrir un clic, dites-le moi et je vous le libère en commentaire...)
    #nationalisme #frontisme #identitarisme #racisme #autodefense #actiondirecte

  • How to protect yourself from email tracking / Boing Boing
    https://boingboing.net/2019/01/11/how-to-protect-yourself-from-e.html

    The Electronic Frontier Foundation’s Sydney Li and Bennett Cyphers explain how to stop people tracking you through email. Read-receipt beacons and other trickery abounds.

    ...third-party email tracking technologies will try to share and correlate your email address across different emails that you open, and even across different websites that you visit, further shaping your invisible online profile. And since people often access their email from different devices, email address leaks allow trackers (and often network observers) to correlate your identity across devices.

    It doesn’t have to be that way.

    The nutshell: it’s not enough to block remote images in the client anymore. But you’re probably not even doing that. For many, many of you, here’s the first step

    #courriel #sécurité #surveillance #autodéfense

  • un site d’#autodéfense pour #enfants. Pas tout scanné mais ça n’a pas l’air super super développé (en tout cas, en ligne...). Si vous avez des liens le sujet m’intéresse.

    http://patouch.ch

    De nombreux jeunes sont victimes ou auteurs de violences ou d’abus. Beaucoup d’entre eux n’ont pas les outils nécessaires pour faire face correctement à ces menaces. C’est le constat fait par Bernard Jaquet et Jean-Luc Cavalera dans le cadre de leurs activités professionnelles.

    Les deux hommes ont alors conçu une formation pour sensibiliser les jeunes, basée sur de nombreuses expériences vécues, des récits de victimes et de professionnels de la sécurité. Afin de proposer ces cours au plus grand nombre possible d’enfants, Bernard Jaquet a créé l’Association Patouch en 2000, puis l’a fondée officiellement en 2004. Aujourd’hui, cette organisation non gouvernementale (ONG) à but non lucratif est reconnue d’utilité publique.

    La mission que s’est fixée Patouch est de développer ses actions de prévention et d’information auprès des enfants, des adolescents, des parents, des enseignants et des professionnels de l’éducation, de manière concrète et pratique.

    Il y a aussi ce classique, orienté violence sexuelles :

    une vidéo éducative réalisée par Moira Simpson et produite par l’ONF. Elle avait pour but de prémunir les enfants contre l’abus sexuel. Filmé en Colombie Britanique (Feeling Yes, Feeling No), c’est la version française de ce document qui a marqué toute une génération de Québécois[es]. Vous avez probablement déjà entendu quelqu’un chanter la fameuse chanson !

    https://www.youtube.com/watch?v=Ewr9PtwtJ8w

    • (Sur la video, de mémoire, c’est bien d’apprendre à dire non mais quand même une interrogation sur le fait de demander à la celle qui se fait brosser les cheveux de dire « non » alors que l’autre aurait pu s’en apercevoir par son langage non-verbal - et verbal aussi -, et on aurait pu lui dire de faire attention à ça aussi, sinon plus, je pense. Culpabilisation ?) (rajouts en regardant)

      @tintin, J’ai trouvé un fil que tu avais initié sur la situation au Québec, en juillet 2017 :
      https://seenthis.net/messages/613946

      Sur ce qui existe en France (interview audio, novembre 2017) :
      https://seenthis.net/messages/661300

      Atelier de prévention des agressions faites aux enfants
      Interview de l’association Tom Fifi et Compagnie, qui animet des ateliers CAP (Child Assault Prevention) à destination des enfants, et de leurs accompagnant-e-s.

      Des #ateliers_CAP existeraient aussi vers Nantes et le plateau de Millevaches, portés par ou liées à des pratiques féministes, parfois partenaires du Planning familial. En Belgique aussi.

      Je ne sais pas s’ils existent toujours, très exigeants en termes de temps et d’énergie (quand il s’agit de se confronter parfois à des institutions comme l’Education Nationale, par exemple), et très peu rétribués quand ils le sont.

      # Sur Nantes, La Trousse à Outils, « Association de lutte contre les discriminations, en particulier le sexisme, le racisme et celles faites aux personnes LGBT »
      https://fr-fr.facebook.com/la.trousse.a.outils
      Contact : trousse-a-outils(à)tao.herbesfolles.org
      (je ne retrouve pas mais j’avais vu passer l’info, et que ça s’arrêterait peut-être, faute de monde. - edit 10/01 : Retrouvé le post du 19 mai 2018
      https://www.facebook.com/la.trousse.a.outils/posts/2147791091914453
      Un des « secteurs d’activités » :
      « -> CAP - les ateliers de prévention des agressions faites aux enfants. Après une intervention dans une école il y a 2 ans, CAP cherche à réaliser les ateliers de préventions auprès d’écoles, de centre de loisir, centre de vacances, etc... Le programme est dans l’attente de l’agrément de l’Education Nationale qui nous permettra d’intervenir plus facilement au sein de l’école publique. »)

      # Sur le plateau de Millevaches,

      Autodéfense pour les enfants
      On se défend !
      Atelier pour enfants de primaire de 5 à 11 ans

      Inspiré du programme américain CAP Child Abuse Prevention et des mouvements d’autodéfense de femmes, l’atelier propose, sous formes de scénettes, de travailler les réactions pour faire face à différentes formes d’agressions : camarade de classe, adulte connu et adulte inconnu. Pendant l’atelier, les enfants partagent ensemble leurs idées pour faire face à ces situations.

      Mis en place dans une école de Saint Denis par la formatrice et lors d’un camp autogéré.
      La formatrice est travailleuse de l’éducation nationale, formatrice en autodéfense pour femmes et enfants, militante pédagogie populaire et coopérative et membre du collectif FELIS en faveur de l’autodéfense des femmes et des enfants.

      Associations Pivoine & La Bascule & FELIS & Planning Familial 19

      https://associationpivoine.wordpress.com/2018/10/17/autodefense-pour-les-enfants
      Contact : labascule(à)millevaches.net
      https://renouee.millevaches.net/actualites/atelier-on-se-defend-pour-enfants-de-primaire-24-10-18

      # Sur Bruxelles (et pas loin ?),

      Enfants CAPables
      Clés pour l’Autonomie et la Prévention
      http://www.garance.be/spip.php?rubrique88

      Une proportion significative d’enfants vit de la violence, parfois grave, qui peut nuire à leur développement et accroître leur vulnérabilité à l’âge adulte. Nous ne sommes pas à côté de nos enfants 24h sur 24, c’est pourquoi il est primordial de les munir d’outils concrets pour faire face à d’éventuelles agressions, qu’elles soient verbales, physiques ou sexuelles. Les adultes en contact avec des enfants ont également besoin d’outils pour pouvoir les soutenir dans ces situations.

      Garance est pionnière en Belgique dans la diffusion du programme CAP (Child Assault Prevention), créé il y a 40 ans et utilisé aujourd’hui dans une vingtaine de pays.

      via
      Les Promesses de l’Aube (janvier 2018)
      http://www.radiopanik.org/emissions/les-promesses-de-l-aube/enfants-capables

      Ce matin, on recevait Laura Chaumont pour parler des ateliers Enfants CAPables proposés par l’asbl Garance

    • À Faux-la-Montagne, les enfants apprennent à réagir face à la violence grâce à un atelier (24 octobre 2018)
      https://www.francebleu.fr/infos/education/a-faux-la-montagne-les-enfants-apprennent-a-reagir-face-a-la-violence-gra

      Eux aussi ont le droit de dire non et de se protéger. Un atelier de défense était organisé pour les enfants à Faux-la-Montagne, en Creuse. Il s’agit du même genre d’atelier que les stages de self-défense pour les femmes, mais à destination des élèves de primaire.

      Et un entretien de 5 minutes avec l’intervenante, à cette occasion :
      Louise Chappa, animatrice d’ateliers de défense pour les enfants
      https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-de-france-bleu-creuse/creuse/l-invite-de-france-bleu-creuse-128
      http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15344-25.10.2018-ITEMA_21866991-0.mp3

    • # Sur Grenoble

      Association de prévention des violences

      Créée en 2010, l’Ancrage (ex ASSPA) s’efforce de développer des outils d’autonomie et de prévention des agressions, prioritairement en direction des femmes, des adolescentes et des enfants.

      Pour cela, l’Ancrage développe actuellement deux actions : les stages d’autodéfense pour femmes et le programme de prévention des violences faites aux enfants, « Enfants CAPables ».
      (...)
      2. Le programme de prévention des violences envers les enfants

      L’Ancrage intervient dans les écoles élémentaires avec le programme enfants CAPables (Clés pour l’Autonomie et la Prévention). Il se base sur une approche pédagogique triple en incluant les enfants, les parents et le personnel scolaire.

      Le programme a pour but d’informer et de sensibiliser mais surtout d’accroître la confiance en soi et les ressources personnelles et collectives chez les enfants comme chez les adultes, en les munissant notamment d’outils concrets pour faire face à d’éventuelles agressions qu’elles soient verbales, physiques ou sexuelles, et en faisant en sorte qu’’ils puissent se renforcer mutuellement.

      Vous pouvez accéder à la plaquette de présentation du programme enfants CAPables
      http://ici-grenoble.org/user/mes-fichiers-a-moi/structure/492/plaquetteCAP-ASSPA-rv.pdf

      Pour plus d’informations sur cette action : cap-isere (at) protonmail.com

      http://ici-grenoble.org/infospratiques/fiche.php?id=492

    • (Sur Grenoble, ça s’organise)

      Intervenir publiquement contre l’oppression des mineurs ? – jeudi 6 et vendredi 7 décembre à Antigone
      https://www.bibliothequeantigone.org/?p=3518

      Les jeudi 6 et vendredi 7 décembre, de 9h à 18h à Antigone

      Deux jours de réflexion ouverte et collective (et tranquille et bienveillante) autour de la désolidarisation d’avec la domination adulte, autour du soutien à apporter à sa contestation…

      A l’initiative de Camille Pasquier (conférence gesticulée sur les violences éducatives), de Yves Bonnardel (livre sur la domination adulte), de Aurélien Pellegrinelli de Montpellier (éducateur populaire et conférence gesticulée sur la participation des mineurs en protection de l’enfance)

      Atelier ouvert à toute personne qui se préoccupe sincèrement de ces questions et qui a envie d’agir.

      Que faire de ces deux jours ? Propositions :

      – présentation mutuelle (quelle forme ?)
      – une entrée par le récit, par l’idée de se raconter.
      – brainstorming sur le contenu / la direction générale
      – partage matière (bouquins / articles / réflexions libres…)
      – à partir d’outils (tracts, livres, films, éduc pop, danse, théâtre forum…)
      – échange, réflexions sur la posture adulte pour traiter ce sujet
      – échange d’outils pour réflexion et/ou à utiliser potentiellement en public
      – idées de lieux d’immersion ?
      – toucher par d’autres biais que le discours et la réflexion (danse ?)
      – comment partager nos connaissances (historiques, théoriques) avec des mineur-es ?
      – comment être solidaires des mineur-es, soit lorsqu’ils s’en prennent plein la gueule, soit lorsqu’ils réagissent, se révoltent ?
      – comment faire en sorte d’inclure des mineur-es dans ce genre de débats ?
      – comment limiter et annihiler la domination adulte ?

      Ce sera un espace autogéré, avec des idées qu’on amène : on amendera collectivement l’organisation des deux jours. C’est possible de ne venir qu’un seul jour sur les deux, voire qu’une demi-journée (mais c’est sans doute moins bien ! )

      Participation libre aux frais.

      Inscriptions : contrelordreadulte(à)riseup.net
      (je ne mets pas le numéro de téléphone, dispo sur la page)

      via
      Que fait on des violences infantiles du côté des libertaires et féministe de ce nouveau siècle ? (29 décembre 2018) sur @indygrrr
      https://grenoble.indymedia.org/2018-12-29-Que-fait-on-des-violences

      En commentaire :

      Il y a eu un groupe de réflexion sur ce sujet à Grenoble le mois dernier (décembre 2018), qui devrait se rassembler de nouveau deux jours aux alentours du 18 janvier. De plus, des textes/brochures devraient paraître à la suite du travail fait pendant la première rencontre. L’évènement sera normalement annoncé à l’avance, donc l’info devrait être sur ce site prochainement !

    • (Au sujet de la thune et du soutien officiel, en Belgique)
      Le Gouvernement soutient le programme ’Enfants CAPables’ contre les violences envers les élèves (10 novembre 2016)
      http://www.agers.cfwb.be/index.php?page=27976&ne_id=4907

      Le Gouvernement a décidé sur proposition de la Ministre de l’éducation d’octroyer une subvention de 25.000 euros à Garance ASBL dans le cadre du programme de prévention ’Enfants CAPables’ des violences envers les élèves pour l’année scolaire 2016-2017.

  • https://www.hrw.org/everyday-encryption

    EVERYDAY ENCRYPTION
    This game is about the everyday choices you make about your security, and the role encryption plays in those choices. Digital security is always about making compromises and tradeoffs—what do you want to protect, and from whom? You can never be 100 percent secure, but encryption can help reduce your digital security risks.

    #informatique #didactique #jeu #surveillance #chiffrement #autodéfense #numérique

  • Manifeste d’autodéfense féminine : il est temps !
    https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/idees/manifeste-auto-defense-feminine-il-est-temps
    https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/hubfs/maxstockworld340966.jpg?t=1539098126450#keepProtocol

    Vous êtes charmante mademoiselle, vous êtes mariée ? Vous êtes célibataire ? T’es bonne, t’es belle... tu suces ? Jolies jambes, jolie robe, joli sourire, beau cul, sale gueule, salope, sale thon, sale gouine, sale pute, grosse vache, vieille peau... Tu sais où sont mes chaussettes ? T’es comme ta mère, t’es chiante, t’as tes règles, t’es frigide, tu te laisses aller, tu me fais honte, t’es vieille... Mais putain, occupe-toi des gosses ! Les Africaines, elles sont nulles pour le ménage mais avec les gosses elles savent faire, les Arabes elles sont plus dures, mais les Philippines, de vraies fées du logis, et discrètes avec ça... Avec qui t’étais ? Va te changer on dirait une pute, enlève ce voile on dirait une terroriste, tu ne vois pas que tu fais de la peine à ta mère ? Mais enlève-moi ça, le rose c’est pas pour les garçons... On vous a changé de poste, on vous a changé de bureau. On pourrait prendre un verre ? Je ne suis plus amoureux de ma femme, avec vous c’est différent. Oh ça va, on peut rigoler, putain elle est susceptible celle-là ! Ça va, pète un coup, détends-toi... Vous êtes la secrétaire ? C’est ma nouvelle assistante, elle est bonne hein ? Je peux parler au patron ? Vous n’oublierez pas mon café, mes chemises... Déshabillez-vous, allongez-vous, écartez les jambes, vous prenez la pilule ? Vous fumez ? C’est encore la chambre 4 qui appelle, j’en peux plus de celle de la chambre 4, elle n’arrête pas de geindre... Parce que vous le valez bien ! Une crème antirides qui arrête le temps (prouvé scientifiquement). Toi aussi tu peux être une vraie princesse... Un poupon avec de vraies larmes et qui dit maman, ton karaoké pour devenir la nouvelle star... Appelle le 3600 et parle avec des beurettes en chaleur, cougar prise par tous les trous. Tu veux un bonbon ? Tu ne veux pas m’aider à retrouver mon chien ? Tu sais, tu peux me faire beaucoup de bien si tu veux et je te ferai un beau cadeau mais c’est un secret entre nous, il ne faut pas le dire à ta maman... Bouge pas. Tu cries, je te tue. Je vais te baiser, je vais te fracasser la gueule contre un mur, je vais te tuer... T’aimes ça hein, t’en veux encore ? Je vais te faire crier moi tu vas voir... Il vous a fait quoi après ? Vous étiez habillée comment ? Vous portiez un string ? Vous avez déjà eu des rapports avec plusieurs garçons avant ? Est-ce que vous avez clairement dit non, vous êtes-vous débattue ? Vous êtes victimes de violence ? Brisez le silence, parlez ! Appelez le 39 19 avant qu’il ne soit trop tard.

  • « La solidarité est notre arme » | des collectifs d’aide juridique et de lutte contre la répression
    https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/210718/le-reseau-antirep-france-la-solidarite-est-notre-arme

    Après les arrestations et perquisitions visant des militants anti Cigeo à Bure, différents collectifs d’aide juridique et de lutte contre la répression s’insurgent : « l’objectif est clairement de s’en prendre aux structures qui permettent à nos luttes de vivre et de se défendre ». Source : Relevé sur le Net...

  • Encrypted Messaging Apps Have Limitations You Should Know
    https://www.wired.com/story/encrypted-messaging-isnt-magic

    Encrypted communication used to be too complicated for mainstream use, but approachable apps like WhatsApp and Signal have become a no-brainer for digital privacy. With all of their security-minded features, like disappearing messages and identity-confirming safety numbers, secure chat apps can rightfully give you peace of mind. You should absolutely use them. As the adage goes, though, there’s no such thing as perfect security. And feeling invincible could get you in trouble.

    End-to-end encryption transforms messages into unintelligible chunks of data as soon as a user presses send. From there, the message isn’t reconstituted into something understandable until it reaches the receiver’s device. Along the way, the message is unreadable, protected from prying eyes. It essentially amounts to a bodyguard who picks you up at your house, rides around with you in your car, and walks you to the door of wherever you’re going. You’re safe during the transport, but your vigilance shouldn’t end there.

    “These tools are hugely better than traditional email and things like Slack” for security, says Matthew Green, a cryptographer at Johns Hopkins University. “But encryption isn’t magic. You can easily get it wrong. In particular, if you don’t trust the people you’re talking to, you’re screwed.”

    On one level it’s obvious that both you and the person you’re chatting with have access to the encrypted conversation—that’s the whole point. But it’s easy to forget in practice that people you message with could show the chat to someone else, take screenshots, or retain the conversation on their device indefinitely.

    Former Trump campaign chair Paul Manafort found this out the hard way recently, when the FBI obtained messages he’d sent over WhatsApp from the people who received them.

    In another current investigation, the FBI was able to access Signal messages sent by former Senate Intelligence Committee aide James Wolfe, and had at least some information about the encrypted messaging habits of New York Times reporter Ali Watkins, after the Justice Department seized her communications records as part of a leak investigation. Though it’s unknown how the FBI gained access to these encrypted chats, it wouldn’t necessarily have taken a crypto-breaking backdoor if investigators had device access or records from other chat participants.

    You also need to keep track of how many devices you’ve stored your encrypted messages on. If you sync chats between, say, your smartphone and your laptop, or back them up in the cloud, there are potentially more opportunities for the data to be exposed. Some services, like iMessage and WhatsApp, either have cloud backups enabled by default or nudge users toward it to streamline the user experience. Manafort provides a useful illustration once again; investigators accessed his iCloud to access some of the same information informants gave them, as well as to glean new information about his activity. The chats were encrypted in WhatsApp; the backups were not.

    “Digital systems strew data all over the place,” Green notes. “And providers may keep metadata like who you talked to and when. Encrypted messaging apps are valuable in that they tend to reduce the number of places where your data can live. However, the data is decrypted when it reaches your phone.”

    That’s where operations security comes in, the process of protecting information by looking holistically at all the ways it could be obtained, and defending against each of them. An “opsec fail,” as it’s known, happens when someone’s data leaks because they didn’t think of a method an attacker could use to access it, or they didn’t carry out the procedure that was meant to protect against that particular theft strategy. Relying solely on these encrypted messaging tools without considering how they work, and without adding other, additional protections, leaves some paths exposed.

    “Good opsec will save you from bad crypto, but good crypto won’t save you from bad opsec,” says Kenn White, director of the Open Crypto Audit Project, referencing a classic warning from security researcher The Grugq. “It’s easy for people to be confused.”

    The stakes are especially high in government, where encrypted chat apps and disappearing message features are increasingly popular among officials. Just last week, sources told CNBC that investigators for special counsel Robert Mueller have been asking witnesses to voluntarily grant access to their encrypted messaging apps, including Dust, Confide, WhatsApp, and Signal. CNBC reported that witnesses have cooperated to avoid being subpoenaed.

    Several encrypted messaging apps offer a disappearing message feature to help ensure that neither you nor the person you’re chatting with keeps data around longer than necessary. But even this precaution needs to come with the understanding that the service you’re using could fail to actually delete the messages you mark for erasure from their servers. Signal had a recent problem, first reported by Motherboard, where a fix for one bug inadvertently created another that failed to delete a set of messages users had set to disappear. The app quickly resolved the issue, but the situation serves as a reminder that all systems have flaws.

    “Encrypted communication apps are tools, and just like any other tool, they have limited uses,” says Eva Galperin, director of cybersecurity at the Electronic Frontier Foundation.

    In fact, simply choosing an encrypted messaging service may cary unknown risks. Some services like Confide and Telegram haven’t allowed an independent auditor to evaluate their cryptography, meaning it’s difficult to know how trustworthy they are, which of their promises they keep, and what user data they actually retain. And iMessage may collect more metadata than you think.

    Signal, WIRED’s secure messaging recommendation, is open source, but it also proved its trustworthiness in a 2016 case where the service was subpoenaed. Developer Open Whisper Systems responded to a grand jury subpoena saying it could only produce the time an account was created and the most recent date that a user’s Signal app connected to its servers. The court had asked for significantly more detail like user names, addresses, telephone numbers, and email addresses. Signal had retained none of it.

    While end-to-end encryption is a vital privacy protection that can thwart many types of surveillance, you still need to understand the other avenues a government or attacker could take to obtain chat logs. Even when a service works perfectly factors like where messages are stored, who else has received them, and who else has access to devices that contain them play an important role in your security. If you’re using encrypted chat apps as one tool in your privacy and security toolbox, more power to you. If you’re relying on it as a panacea, you’re more at risk than you realize.

    Lily Hay Newman - 06.14.18

    https://www.wired.com/story/ditch-all-those-other-messaging-apps-heres-why-you-should-use-signal
    https://www.wired.com/story/encrypt-all-of-the-things
    https://www.washingtonpost.com/news/powerpost/paloma/the-cybersecurity-202/2018/06/06/the-cybersecurity-202-paul-manafort-s-case-may-undermine-the-fbi-s-encryption-argument/5b16ae5e1b326b08e8839150
    https://blogsofwar.com/hacker-opsec-with-the-grugq
    https://www.cnbc.com/2018/06/06/mueller-team-zeroes-in-on-encrypted-apps-as-witness-turn-in-phones.html
    https://motherboard.vice.com/en_us/article/bj3pxd/signal-disappearing-messages-not-disappearing
    https://theintercept.com/2016/09/28/apple-logs-your-imessage-contacts-and-may-share-them-with-police
    https://www.wired.com/story/ditch-all-those-other-messaging-apps-heres-why-you-should-use-signal
    https://www.aclu.org/blog/national-security/secrecy/new-documents-reveal-government-effort-impose-secrecy-encryption?redirect=blog/free-future/new-documents-reveal-government-effort-impose-secrecy-encryption-company

    #vie_privée #messagerie_chiffrée #protection_des_données_personnelles #autodéfense_numérique #cryptography #chiffrement #Signal #gnupg

  • Notes anthropologiques (XVI)

    Georges Lapierre

    https://lavoiedujaguar.net/Notes-anthropologiques-XVI

    Mexico 2018.
    Chronique d’un barrio de Mexico : Copilco el Alto

    Le quartier Copilco el Alto, où habite la famille de ma belle-sœur, est un quartier populaire à proximité de l’université. Alors que le quartier Santo Domingo qui jouxte Copilco a peu changé, toute la partie qui touche l’Université nationale autonome de Mexico (UNAM) a connu au cours des ans des changements importants et, dans un certain sens, significatifs. Quand j’ai connu ce quartier, en 1999, il était tout frémissant de l’esprit rebelle qui parcourait alors le milieu étudiant. Les étudiants occupaient l’UNAM et s’étaient mis en grève suite à la volonté d’un État, désormais au service de la Banque mondiale, de privatiser les universités. Ce fut un mouvement ample qui a profondément touché et remué tous ceux qui y participaient. Il a commencé le 20 avril 1999 pour se terminer le 6 février de l’année 2000 par l’intervention brutale, mais programmée, de l’armée, qui a pris par surprise le conseil général de la grève alors qu’il était en pleine négociation avec les « autorités ». Plus de mille délégués furent emprisonnés sous l’accusation de mutinerie. (...)

    #Mexique #Mexico #Ville_Monstre #UNAM #barrio #féminicide #corruption #narcos #autodéfense #élections

  • Action de groupe contre les GAFAM
    http://gafam.laquadrature.net

    Les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) nous font payer leurs services avec nos libertés.

    Notre liberté de conscience, les laissant accéder aux détails de notre esprit pour nous manipuler de façon individualisée et automatisée. Notre vie privée et notre intimité, sans laquelle nous ne pouvons plus nous construire nous-mêmes.

    Ce contrat est illicite : en démocratie, personne ne peut vendre ses libertés fondamentales. Ainsi, le droit interdit désormais qu’un service soit rémunéré par des données personnelles.

    Pour récupérer nos libertés, le 25 mai, La Quadrature du Net engagera une action collective contre chacun des GAFAM.

    Si vous ne l’avez pas déjà fait, il vous reste encore quelques jours pour rejoindre l’action collective contre chacun de ces fossoyeurs de l’Internet et de nos libertés...

    #Internet #Gafam #La_quadrature_du_net #vie_privée #action_collective #autodéfense_numérique

  • Agricultrices en lutte : Face au sexisme, inverser la vapeur | Pascale Guirimand
    http://cqfd-journal.org/Agricultrices-en-lutte-Face-au

    Discrimination via le statut professionnel, orientation professionnelle genrée, remarques machistes : la condition des femmes en agriculture n’est guère reluisante. Depuis les années 1960, nombre de paysannes s’organisent pour lutter contre ce sexisme bien présent. Aujourd’hui, certaines d’entre elles le font en recourant aux pratiques de l’éducation populaire. Source : CQFD

  • Au Kenya, une « mini-république de femmes » contre les violences et les mutilations
    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/03/12/au-kenya-une-mini-republique-de-femmes-contre-les-violences-et-les-mutilatio

    Une dizaine de huttes de bois et de plastique qui se dressent au milieu d’une plaine aride, souvent visitée la nuit par les éléphants et les léopards : pour beaucoup, le village de Mopukori serait hostile. Pour elles, c’est un havre de paix. « Nous sommes très heureuses de vivre ici parce que nous sommes libres. Personne n’est là pour nous imposer des restrictions, nous avons le pouvoir », sourit Nepi Lelegweny. Regard tranquille, dents du bonheur, elle est la doyenne du village, du haut de ses 42 ans. Autour d’elle, se sont rassemblées à l’ombre d’un grand acacia quelques-unes des vingt-six femmes qui forment cette communauté atypique.

    Il y a vingt-cinq ans, une poignée de pionnières a fondé ce village à quelques kilomètres de la bourgade d’Archers Post, à plus de 300 kilomètres au nord de Nairobi, pour fuir le sort que leur réservait leur propre communauté. Comme leurs cousins masai, les Samburu pratiquent l’excision comme préalable au mariage, traditionnellement arrangé dès le plus jeune âge. Dans cette région pauvre et isolée, les jeunes filles quittent très tôt l’école – l’anglais et le swahili, enseignés dès le primaire au Kenya, ne sont presque pas parlés dans le village. Les femmes sont réduites à leur rôle de mère et très peu considérées. Au sein des foyers, racontent-elles, les violences sont banales.

    Une fatalité que les habitantes de Mopukori ont décidé de briser. Jernesa Lekiloi est la dernière arrivée. Il y a quatre mois, cette mère âgée de « presque 28 ans » a quitté en bloc son mari, son foyer et son village, à plus de 40 kilomètres de là. Elle avait entendu parler d’un refuge pour les femmes. « Nous sommes venus à pied, moi et mes cinq enfants. Cela a pris deux semaines car il fallait porter les plus petits, faire des haltes », raconte cette femme au visage enfantin souligné par une épaisse rangée de colliers de perles. « J’étais mariée à un homme très violent, qui buvait beaucoup. Nous avons eu jusqu’à 300 chèvres, mais il a tout vendu pour acheter de l’alcool. Je ne veux surtout pas qu’il revienne, il me battrait encore. »

    La présence des hommes est tolérée dans le village, mais ce n’est pas le cas à Umoja, à une dizaine de kilomètres. Au fil des ans, quelques communautés de ce type ont essaimé dans la région, faute de place dans les villages de femmes existants mais aussi en raison de désaccords sur le règlement. Ils sont une dizaine, principalement des fils de résidentes devenus adultes, à vivre à Mopukori. Les pères sont autorisés à venir voir leurs enfants, les « petits amis » à rendre visite, parfois à rester dormir. La règle est stricte : seules les femmes décident qui a droit de cité.

    Celles-ci ont des raisons pragmatiques d’accepter la présence masculine : elle les aide à assurer leur sécurité. « Nous sommes organisés pour faire des rondes. Un premier groupe tourne jusqu’à minuit, le deuxième veille jusqu’au matin », explique Bruce Lenasio, le fils de Mary, l’une des plus anciennes membres de la communauté. En tricot blanc et pagne bleu noué à la taille, il se montre fier de ce rôle emprunté à la tradition des morans, ces jeunes « guerriers » chargés de protéger le bétail et le village.
    Des résidentes au travail sur une nouvelle construction dans le village de femmes de Mopukori, plus de 300 kilomètres au nord de Nairobi, en février 2018. Vingt-cinq ans après la fondation de cette communauté, des mères continuent d’arriver avec leurs enfants.

    Après la tombée de la nuit, lorsque Mopukori, sans électricité, est plongé dans le noir et le silence, la faune sauvage est la plus grande menace. Une semaine plus tôt, un éléphant a franchi la clôture d’épineux qui entoure le village, brisant plusieurs branches du grand acacia, sans faire cette fois plus de dégâts. Parfois, les habitantes doivent aussi se protéger de la colère et de la brutalité des hommes. « Il y a peu de temps, mon petit ami est venu. Il voulait rester dormir, mais je n’étais pas d’accord car il avait bu. Nous l’avons chassé », raconte avec un mélange de tristesse et de soulagement Nasileen Letapo, 32 ans et trois garçons.
    « L’homme et la femme doivent vivre ensemble »

    L’autonomie de la communauté passe aussi par l’indépendance financière. Mopukori vit, comme n’importe quel village samburu, de l’élevage du bétail (même si le troupeau s’est réduit à quatre chèvres depuis la rude sécheresse de l’année dernière) et de la culture de petites parcelles arrachées à la plaine sèche et sablonneuse. Les femmes vendent aussi leurs colliers de perles aux touristes qui sillonnent les parcs naturels alentour, et qui laissent au passage quelques dons. Chaque shilling économisé permet de lancer une petite activité, de revente ou de confection, pour rapporter un peu plus d’argent. Un rôle traditionnellement dévolu aux hommes mais qui semble aujourd’hui évident aux résidentes de Mopukori.

    Lire aussi : Au Kenya, comment sensibiliser les hommes aux menstruations ?

    A Archers Post, une telle inversion des règles ne réjouit pas tout le monde. Dans cette bourgade poussiéreuse qui s’étend le long de la route nationale, les hommes sont partagés entre tolérance, indifférence et rejet. « Ce n’est pas acceptable, ces femmes combattent notre communauté », gronde John Lemasa, en démarrant sa lourde moto blanche.

    Un peu plus loin, le pasteur Julius Lelesit, qui arbore boutons de manchettes et chemise mauve brillante, est bien embêté : « Je les autorise à venir à l’église, mais en tant qu’homme de Dieu je me dois de leur rappeler que l’homme et la femme doivent vivre ensemble. » Et cette figure tutélaire d’ajouter, sans trop y croire, à l’évocation des violences subies : « Nous avons pourtant un conseil chargé de résoudre les problèmes au sein des familles… »
    Initiatives privées ou projets d’ONG

    Dans la capitale, Nairobi, ces quelques villages samburu ne sont que vaguement connus. Personne ne peut dire combien il en existe à l’échelle nationale. « Il y en a très peu, ce sont des initiatives privées ou des projets d’ONG », affirme sans plus de chiffres Wangechi Wachira, qui dirige le Centre for Rights Education and Awareness (CREAW), une association de lutte pour les droits des femmes. Pour elle, la solution est ailleurs : « C’est à l’Etat de prendre en charge ces survivantes, la loi prévoit d’ailleurs de créer des refuges et nous allons continuer de nous battre pour que cela soit fait. »

    Une loi de 2015 contre les violences domestiques devait en effet permettre la création de structures d’accueil à travers tout le pays. Un processus complexe dont les modalités sont encore mal définies, admet-on au sein de la Commission nationale du genre, chargée de conseiller l’Etat sur ces questions. Et d’autant plus laborieux qu’il dépend de la volonté politique et des ressources publiques.

    Lire aussi : L’excision touche des millions de femmes dans le monde, des milliers en France

    Le Parlement kényan a également adopté en 2011 une loi interdisant les mutilations génitales. Si une docteure de Machakos (au sud-est de Nairobi) a demandé devant la justice en janvier 2018 l’annulation de ce texte qu’elle juge discriminatoire à l’égard des femmes souhaitant respecter les rites – une requête renvoyée vers la Cour suprême –, l’excision est de moins en moins pratiquée, remplacée par une cérémonie symbolique ou tout simplement bannie. Les chiffres chutent lentement : actuellement, 20 % des femmes sont excisées, contre 30 % au début des années 2000. Mais de grandes disparités existent entre les zones urbaines et rurales. « Certains villages sont tellement isolés que la loi n’y est même pas connue ! » note Wangechi Wachira, du CREAW.

    Au milieu de la plaine de Mopukori, Nepi confirme : « Avant, aucune femme ne pouvait être mariée sans être “coupée” ; maintenant, c’est peut-être une sur cinq, celles qui viennent de l’intérieur [du pays] », dit-elle, faisant frémir ses doubles boucles d’oreille d’un hochement de tête. La doyenne est optimiste mais les défis restent nombreux. Bon ou mauvais signe, les arrivées n’ont pas cessé. Mary, la mère de Bruce, une femme élégante aux cheveux déjà grisonnants, commence à réunir l’argent nécessaire pour construire un nouveau village. Sans attendre l’ouverture des refuges de l’Etat, dont elle n’a jamais entendu parler.

    #umojia #féminisme #autodéfense #survivantes

  • Se défendre | Comme un poisson sans bicyclette
    http://www.zinzine.domainepublic.net/?ref=3477

    Se défendre, oui mais contre quoi ? On évoque le livre récent d’Elsa Dorlin « Se défendre », avec l’exemple particulier du « Suffrajitsu », le jiu jitsu des suffragettes. Puis une intervention de Marion Castanet et des élèves du lycée de Carmejane sur le théme de l’autodéfense quand on est une jeune fille. Et encore, la répartie comme outil d’autodéfense, le taux de mortalité des femmes noires qui accouchent aux Etats-Unis. Et enfin La zone grise du consentement. Durée : 1h04. Source : Radio Zinzine

    http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/COM/2018/CUP20180216-27SeDefendre.mp3

  • À bras le corps | L’Heure de Pointe
    http://www.radiopanik.org/emissions/l-heure-de-pointe/a-bras-le-corps

    Entre femmes dire l’invisible / Ouvrir les yeux sur les dominations / Et puis respirer Défaire les stéréotypes incrustés dans nos corps / Ancrer nos voix dans le sol / Et crier NON / « Aujourd’hui je sais que je ne subirai plus » Ensemble / Décoloniser nos imaginaires / Apprendre à nous sentir vivantes, capables, dignes / De nos bouts d’histoires / Tirer les ficelles du structurel / Et prendre nos vies à bras le corps. Durée : 52 min. Source : Radio Panik

    http://www.radiopanik.org/media/sounds/l-heure-de-pointe/a-bras-le-corps_04281__1.mp3

  • #shameless_autopromo pour les parisien.ne.s et banlieusard.e.s. Un groupe de participants à une formation dans laquelle j’ai l’honneur d’officier, organisent un temps de travail sur l’#autodéfense #féministe. Je me suis dit que ça pourrait intéresser des seenthissienn.e.s C’est gratuit, mais il faut s’inscrire : ahz2017@magasin-cnac.org.

    Voici la description de l’atelier :

    Rendez-vous samedi 3 février 2018 à la Cité Internationale des Arts (Paris, 4e) pour une session ouverte du collectif 2017 des Ateliers des horizons autour de la thématique : « Corps sous surveillance ». L’atelier autour de l’autodéfense féministe se déroulera de 10h à 16h dans un dispositif intimiste et pour un nombre limité de personnes.

    le collectif Ahz/2017 a invité Vanina Géré (chercheuse), Sarah Fernandez (Animatrice d’autodéfense pour femmes – méthode Riposte) et Ornella Galvani (Étudiante) à partager savoirs et expériences liés aux représentations des femmes, et à la pratique de l’autodéfense pour femmes enseignée par des femmes, avec une approche féministe et antidiscriminations. Il s’agira d’un espace de dialogue et d’apprentissage autour de ces questions (représentations des femmes, violence et autodéfense), faisant du groupe le lieu de transmission.

    Pour ceusses qui ne pourraient consacrer autant de temps un samedi, un temps d’échange est prévu :

    Entre 15h et 16h dans l’atelier 8 / Le Test (Bâtiment A étage 2), transformé pour l’occasion en espace de transmission autour de ce projet.

    J’y serais !

  • Ne me touche pas – valise à mélitrucs
    https://melitruc.wordpress.com/2018/01/03/ne-me-touche-pas

    Un minizine d’ #autodéfense féministe qui tient dans la poche. #féminisme

    « Ne me touche pas… même pas en rêve !
    Ne fantasme pas sur moi… même dans ton imagination mon image ne t’appartient pas. »

    #minizine au format PDF
    à imprimer en A3 et plier et découper
    diffuser à l’envie gratuit ou prix libre

    (pour lecture sur écran) version redressée avec tous les textes dans le même sens.

  • Des leçons d’#autodéfense pour lutter contre la violence sexiste | HCR http://www.unhcr.org/fr-fr/news/stories/2017/12/5a2f95e9a/lecons-dautodefense-lutter-contre-violence-sexiste.html

    Avant que son activisme ne provoque les menaces qui l’ont menée à fuir son Yémen natal, Layla, 35 ans, a lutté passionnément pendant 10 ans pour défendre des #femmes qui avaient survécu à la violence. Aujourd’hui, elle a appris à se défendre aux côtés d’autres femmes réfugiées, grâce au premier centre d’auto-défense exclusivement dédié aux femmes du Moyen-Orient.

  • Vient de paraître | Philosophie des arts martiaux modernes, Emin Boztepe et Emmanuel Renault | Librairie Philosophique J. VRIN
    http://www.vrin.fr/book.php?code=9782711628025

    Les #arts_martiaux d’Asie se distinguent notamment des #sport_ de_combat en ce qu’ils donnent lieu à des théorisations spécifiques qui sont dites « philosophiques ». Pourquoi ces pratiques produisent-elles un besoin de théorie ? Que doit-on entendre par « #philosophie » dans ce contexte ? Ce livre soutient qu’il est possible de développer un discours philosophique sur les arts martiaux qui ne se réduise pas à une application de principes taoïstes, bouddhistes ou confucianistes. L’auteur, l’un des spécialistes les plus connus internationalement d’un art martial d’origine chinoise, le #Wing_Chun, poursuit deux objectifs principaux. Il analyse les spécificités du processus d’apprentissage de ces techniques du corps hautement élaborées que sont les arts martiaux. Il montre qu’une réflexion sur un art martial orienté vers l’autodéfense conduit à réviser un certain nombre de conceptions philosophiques du #corps, de l’action, de la #violence, du #travail, de l’art, et des rapports entre théorie et pratique. Il s’agit également d’offrir aux pratiquants des instruments d’#autodéfense contre les discours irrationnels qui entourent trop souvent leur art.

    • ah mais c’est hyper bien ce livre. Très précieux, clair, et pratique. Marrant de remarquer aussi que l’autodéfense féministe est la seule qui envisage la violence dans tous ses aspects, quand l’autodéfense « masculiniste » (ou disons celle des clubs de sport) se contente de l’aspect baston de la chose.

    • Je note une notion qui va me servir « victime active »

      Tous les obstacles que je viens de présenter concourent à faire de nous des « victimes passives » face à une agression. La victime passive a tendance à se croire responsable de ce qui s’est passé et ne peut donc plus prendre l’initiative, ici et maintenant, pour se dégager : elle est déjà paralysée par la culpabilité d’avoir « provoqué » l’agression. Un des enjeux fondamentaux de l’autodéfense mentale est d’apprendre à ne plus se comporter en victime passive. En situation d’agression, il faut au contraire devenir une « victime active ». Une victime active prend la responsabilité de ce qui va se passer dans l’instant. Elle n’a pas choisi d’être agressée, mais, si elle l’est, elle s’en occupe. Voici des pistes pour développer en vous la « victime active ».

    • perso, j’ai noté

      L’#INTERVENTION_PARADOXALE

      Le principe de cette stratégie au nom compliqué est simple : toutes les situations d’interaction humaine, y compris les agressions, se fondent sur le sens que les acteurs/trices mettent dans leurs actions. Si quelqu’un fait ou dit quelque chose, c’est qu’il veut dire quelque chose par là. Pour ce qui est de la communication, la formule du linguiste et psychiatre Paul Watzlawick est bien connue : il est
      impossible de ne pas communiquer. Cela s’applique à toute interaction, pas seulement à la communication. Selon ce principe, il est donc strictement impossible de « ne rien faire » quand vous êtes agressée. Même si vous ne bougez pas, cela envoie quand même un message à l’agresseur, par exemple que vous êtes paralysée de panique, et cela
      peut l’encourager à continuer. Même en ne faisant « rien », votre attitude a quand même un impact sur l’interaction.

      En fait, l’interaction humaine ne fonctionne que parce que tous les acteurs impliqués cherchent constamment et inconsciemment un sens à ce que l’autre fait ou dit. Si une personne refuse de produire du sens, l’interaction ne peut plus avancer. L’autre personne va chercher un
      sens qui n’existe pas, et cela la bloque et la déstabilise. Tout cela sonne bien abstrait et bien théorique, mais voici une application très pratique de ce principe, une histoire qui circule depuis un bon moment dans le monde de l’autodéfense : une femme pratiquant un art martial
      s’entraînait depuis longtemps pour obtenir une ceinture plus élevée.

      Une partie de l’examen consistait à se défendre contre des agresseurs armés d’un couteau. Elle s’entraînait régulièrement avec le même
      homme. Un soir, alors qu’elle rentrait chez elle après l’entraînement, elle se voit confrontée à un agresseur muni d’un couteau. Or, contrairement à son partenaire d’entraînement, l’agresseur est gaucher. Sans réfléchir, elle lui dit : « Mais… Tu as le couteau dans la mauvaise main ! » Cela confond l’agresseur à tel point qu’il ne sait plus quoi faire et s’enfuit. Dans cet exemple, la femme a utilisé
      la stratégie de l’intervention paradoxale sans s’en apercevoir car, pour elle, sa réaction avait du sens (elle savait qu’elle ne savait se défendre que contre des droitiers). Mais l’agresseur ne sachant pas cela, s’est mis à chercher le sens de cette phrase énigmatique, en vain, et il a été bloqué dans son élan agressif.

      En général, un agresseur a une certaine idée préconçue de la façon dont va se dérouler la situation d’agression. Si la victime ne se comporte pas comme prévu, l’agresseur n’a pas de plan B tout prêt et doit d’abord réfléchir pour pouvoir s’adapter à la nouvelle situation.
      C’est ce que l’on appelle l’effet de surprise. L’intervention
      paradoxale renforce cet effet de surprise car le comportement de la victime est non seulement inattendu, mais de plus n’a aucun sens !
      Imaginez-vous un agresseur qui se casse la tête pour comprendre ce qui lui arrive… Un agresseur occupé à réfléchir est un agresseur inoffensif. Vous verrez dans le chapitre sur la défense verbale, p.159, comment tirer consciemment avantage de cette stratégie.

      La version en ligne du bouquin :
      https://infokiosques.net/spip.php?article643

    • 7 raisons pour lesquelles tant d’hommes ne comprennent pas le #consentement sexuel

      Je vous propose aujourd’hui la traduction d’un article écrit par David Wong le 3 novembre 2016 sur Cracked.com. L’article original est ici. Il détaille des mécanismes qui incitent les hommes à ne pas prendre en compte le consentement des femmes en matière de sexualité (ce qu’on appelle la #culture_du_viol). Je le trouve clair et bien illustré par des exemples de culture populaire très connus.

      https://abompard.wordpress.com/2017/02/13/7-raisons-pour-lesquelles-tant-dhommes-ne-comprennent-pas-le-con

  • https://mars-infos.org/parution-de-la-5eme-edition-du-2555 - Marseille Infos Autonomes

    Le Guide d’autodéfense numérique récidive, paré de sa nouvelle mise à jour, afin de fournir conseils et recettes adaptés pour s’orienter dans les méandres parfois hostiles de la jungle numérique.
    Ce Guide présente l’« absence d’intimité » du monde numérique et propose des méthodes pour ajuster ses pratiques quotidiennes en conséquence.

    #MarseilleInfosAutonomes #MIA #MédiasLibres #Mutu #AutodéfenseNumérique