• Routes nationales : « La privatisation d’une partie de l’espace public constitue une régression politique »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/09/21/routes-nationales-la-privatisation-d-une-partie-de-l-espace-public-constitue

    Tribune. Ça s’est passé au creux de l’été. Le 14 août, a été publié au Journal officiel, un décret du premier ministre, « relatif au classement de certaines sections de routes dans la catégorie des autoroutes », comme nous l’apprend Le Monde du 19 septembre dans l’article « La loi autorise la privatisation de kilomètres de nationales ».

    De quoi s’agit-il ? Tout simplement, de privatiser des parties de routes nationales. Il s’agit, somme toute, d’étendre à des routes nationales le régime de concession des autoroutes au secteur privé, à des entreprises, ce qui contribue à réduire encore un peu l’emprise de l’Etat sur la circulation dans notre pays. Sans doute importe-t-il de s’interroger sur la signification de cette mesure nouvelle concernant la circulation dans notre pays.

    D’abord, ne nous trompons pas : il s’agit d’une forme nouvelle de régression sociale. Tout se passe ainsi comme si nous revenions, une fois de plus, aux institutions de l’Ancien Régime, aux logiques d’aménagement de l’espace qui dominaient notre pays avant la Révolution de 1789. En privatisant certaines sections de routes nationales, l’exécutif fait revenir notre pays au régime de circulation qui prévalait avant l’émergence des idées et des projets révolutionnaires du XVIIIe siècle, en quelque sorte, finalement avant l’apparition de ce que l’on a appelé la philosophie des Lumières.

    L’espace public est une figure qui a deux significations.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Qui est Meridiam, l’allié de Veolia dans la bataille de Suez ?

    La première, celle que l’on connaît bien depuis que Jürgen Habermas a publié L’Espace public en 1962, où le philosophe désigne ainsi l’espace du débat public, l’espace dans lequel les idées et les engagements sont librement formulés, débattus, confrontés les uns aux autres, dans l’éveil d’une vie politique réelle.
    Au final également, une régression économique

    Mais il existe une autre signification de l’espace public, celle que l’on pourrait désigner comme ce qui le fonde : sa dimension proprement spatiale. Ce que l’on appelle l’espace public désigne l’espace du peuple, l’espace dans lequel le peuple se retrouve. Ce que les Romains désignaient comme l’ager publicus était un espace qui n’appartenait à personne, et où tout le monde pouvait travailler la terre, en particulier un espace qui était dévolu aux cultures destinées à la population pour les éventuelles périodes de famine.

    #Espace_public #Routes_nationales #Automobile #Privatisation #Communs

  • SUVs Are Worse for the Climate Than You Ever Imagined | WIRED
    https://www.wired.com/story/suvs-are-worse-for-the-climate-than-you-ever-imagined

    It turns out that vehicles like mine—known as sport utility vehicles, or SUVs—are even worse for the climate than I had imagined. And I imagined they were pretty bad.
    A massive carbon footprint

    According to a summary analysis of a report by the International Energy Agency that was released on November 13, SUVs are the second-biggest cause of the rise in global carbon dioxide emissions during the past decade. Only the power sector is a bigger contributor.

    The analysis, which surprised even its own authors, found a dramatic shift toward SUVs. In 2010, one in five vehicles sold was an SUV; today it’s two in five. “As a result, there are now over 200 million SUVs around the world, up from about 35 million in 2010,” the agency reports.

    https://www.iea.org/newsroom/news/2019/october/growing-preference-for-suvs-challenges-emissions-reductions-in-passenger-car-ma

    #automobile #voiture #pollution #climat

  • VIDÉO. « 95 % des délits routiers, ce sont les hommes » : 3 clichés sur la femme au volant démontés
    https://www.ouest-france.fr/economie/automobile/video-95-des-delits-routiers-ce-sont-les-hommes-3-cliches-sur-la-femme-
    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMDA3MmY5NzVhYjNkMTFiMGNjMjBhYjUxM2RlODgyOTJlNGY?width=1260&he

    1. Les femmes conduisent moins bien que les hommes

    Faux. D’ailleurs c’est incroyable que ce cliché perdure encore en 2020. Alors je ne voudrais pas décevoir les hommes qui se prennent pour des pilotes sur la route mais les filles conduisent mieux que les garçons. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. 95 % des délits routiers sont le fait des hommes. 67 % des retraits de point de permis de conduire, c’est encore les hommes. Alors je le concède, les filles ont un peu plus de petits accrochages. Bref, c’est plutôt aux hommes de prendre exemple sur les femmes. Messieurs, prenez en de la graine.

    2. Les femmes n’y connaissent rien en mécanique

    Pas faux. Mais la plupart des hommes non plus. Dans les stages de mécanique organisés dans certains centres autos, un client sur deux est une femme. Ce qui montre que les femmes mettent aussi les mains dans le cambouis.

    3. L’automobile est un domaine masculin

    Vrai. L’automobile reste machiste, c’est un milieu à dépoussiérer. Alors que pourtant, aujourd’hui, un conducteur sur deux est une femme.

    #genre #clichés #femmes #automobile

    Par Anne-Charlotte Laugier, journaliste et blogueuse automobile.

  • Hausse inédite du chômage en avril : 840 000 demandeurs d’emploi supplémentaires, Bertrand Bissuel
    https://www.lemonde.fr/emploi/article/2020/05/28/hausse-considerable-du-chomage-en-avril-22-6-de-demandeurs-d-emploi-de-categ


    Dans une agence Pôle emploi, le 18 mai. ÉRIC GAILLARD / REUTERS

    Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité s’est accru de 22,6 % en avril dans l’ensemble du territoire. Il s’agit, depuis la mise en place en 1996 de ces séries statistiques, d’une hausse sans aucun équivalent.

    Le marché du travail n’en finit pas de souffrir. En avril, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) s’est accru dans des proportions sidérantes : + 843 000 par rapport au mois précédent, sur l’ensemble du territoire (outre-mer compris, sauf Mayotte), d’après les données publiées jeudi par Pôle emploi et par la Dares – la direction des études du ministère du travail.

    Il s’agit, depuis la mise en place en 1996 de ces séries statistiques, d’une hausse sans aucun équivalent : elle s’avère bien plus forte (+ 22,6 %) que celle relevée en mars – laquelle dépassait déjà tous les records (+ 7,1 %). En trois mois, les personnes à la recherche d’un poste ont vu leurs effectifs s’envoler de 1,065 million (+ 30,3 % depuis la fin de janvier) : elles sont désormais un peu plus de 4,575 millions dans cette situation – un niveau, là encore, inédit, puisque la barre des 4 millions n’avait jamais été franchie.

    Toutes les tranches d’âge sont concernées, à commencer par les moins de 25 ans (+ 29,4 %). La progression est moindre pour les personnes plus âgées, tout en restant considérable : + 24 % pour les 25-49 ans et + 16,1 % chez ceux ayant au moins 50 ans. L’augmentation touche également toutes les régions, avec une intensité un peu moins marquée dans les territoires d’outre-mer.

    Commerce, services à la personne, hôtellerie…

    La tendance est portée par les personnes « qui recherchent un métier » dans de multiples secteurs, selon la Dares : commerce, services à la personne, hôtellerie et tourisme, transport et logistique, construction, travaux publics, industrie du spectacle…

    A l’inverse, les demandeurs d’emploi ayant exercé une activité réduite (catégories B et C) sont nettement moins nombreux (− 3 % par rapport à mars), car les opportunités d’embauche se sont évaporées. Ils sont venus grossir les rangs des personnes sans aucun travail, ce phénomène de vases communicants étant à l’origine des trois quarts de la hausse des effectifs dans la catégorie A. Le nombre d’individus dans les catégories A, B et C fait ainsi un bond de 209 000 en avril (+ 3,6 %).

    Les entrées à Pôle emploi ont pourtant baissé en avril (− 19,1 % pour les catégories A, B et C). Mais dans le même temps, les sorties du dispositif se sont écroulées (− 35 %) : autrement dit, les personnes concernées restent inscrites dans les fichiers, notamment parce qu’elles ne trouvent pas de poste ou de stage de formation.

    Pour ce qui est des « entrées à Pôle emploi », elles vont suivre la décrue des CDD et missions d’intérim, comme de coutume les #licenciements viennent après, les restructurations et fermetures de boites (automobile, commerce de l’habillement, ...), vont cette fois venir après la décrue du dispositif de chômage partiel, l’arrivée des scolarisés va s’échelonner entre juin et octobre.

    #chômage #chômeurs_en_activité_à_temps_réduit #travailleurs_précaires

  • Unchecked use of computer vision by police carries high risks of discrimination
    https://algorithmwatch.org/en/story/computer-vision-police-discrimination

    At least 11 local police forces in Europe use computer vision to automatically analyze images from surveillance cameras. The risks of discrimination run high but authorities ignore them. Pedestrians and motorists in some streets of Warsaw, Mannheim, Toulouse or Kortrijk are constantly monitored for abnormal behavior. Police in these cities, and many others, connected the video feeds of surveillance cameras to automated systems that claim to detect suspicious movements such as driving on (...)

    #Google #Two-I #GoogleTranslate #algorithme #CCTV #automobile #sexisme #vidéo-surveillance #comportement #discrimination #surveillance (...)

    ##AlgorithmWatch

  • Tech company’s ties to white supremacism trigger debate on surveillance algorithms
    https://www.codastory.com/authoritarian-tech/banjo-artificial-intelligence-bias

    Revelations call for transparency in how artificial intelligence is used by law enforcement The sudden suspension of a controversial multi-million dollar surveillance system used by several government agencies in Utah has opened up a debate about the lack of oversight for artificial intelligence systems in law enforcement. Last week, the Utah Attorney General’s office suspended a $20.7 million contract with Banjo — a technology firm using government surveillance data to develop crime (...)

    #Banjo #Clearview #Palantir #Facebook #algorithme #CCTV #biométrie #géolocalisation #racisme #antisémitisme #automobile #facial #reconnaissance #vidéo-surveillance #discrimination #extrême-droite #surveillance #ICE (...)

    ##KKK

  • Les données d’Apple montrent que les déplacements repartent à la hausse en France depuis 15 jours
    https://www.franceinter.fr/societe/les-donnees-d-apple-montrent-que-les-deplacements-repartent-a-la-hausse-

    Les indicateurs de déplacements, mis en ligne par Apple sur la base de son application de navigation Plans, permettent de confirmer une certaine tendance à la reprise des déplacements depuis la mi-avril, en France comme chez nos voisins européens. Les datas sur la mobilité d’Apple confirment-elles ce sentiment diffus que le confinement se desserre par endroits depuis quelques jours ? Oui, sur les 15 derniers jours d’avril, les déplacements ont un peu repris, comme le montrent les légers sursauts (...)

    #Apple #géolocalisation #automobile #surveillance #

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  • Masques FFP2 : des salariés de l’industrie mieux protégés que les soignants | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/240420/masques-ffp2-des-salaries-de-l-industrie-mieux-proteges-que-les-soignants

    Les masques FFP2, les plus protecteurs face à la pandémie, sont ceux qui manquent le plus aux soignants, contaminés par milliers. Dans le même temps, les entreprises en consomment d’importantes quantités, à tel point que des salariés de Renault ou Michelin sont mieux équipés que les hospitaliers.

    Les livraisons de masques accélèrent, enfin. Grâce aux commandes passées en Chine, l’État en a importé 178 millions en trois semaines, soit plus de masques qu’il n’en consomme, a annoncé dimanche 19 avril le premier ministre lors d’une conférence de presse avec son ministre de la santé, Olivier Véran (lire notre enquête ici). Le gouvernement envisage même pour la première fois « un élargissement de la politique de distribution » dans « les prochaines semaines ». Il y a urgence, vu le rationnement en vigueur depuis le début de la crise, y compris en ce qui concerne les simples masques chirurgicaux, conçus pour empêcher de contaminer les autres. 

    Il n’y a, par contre, aucune embellie à attendre du côté des masques de protection respiratoire FFP2, les plus efficaces et les plus rares, conçus pour empêcher leur porteur de contracter le virus. « Il existe encore des tensions d’approvisionnement », a reconnu Olivier Véran dimanche. L’État ne les a donnés qu’au compte-gouttes aux hôpitaux. Et leur distribution aux soignants reste extrêmement restreinte, alors qu’ils sont contaminés par milliers.

    Olivier Véran a ajouté qu’il n’est « pas encore possible » pour l’État « d’en distribuer dans de larges proportions », notamment aux « professionnels de santé en ville [qui] voudraient pouvoir en disposer ». « Les masques FFP2 sont tellement précieux pour le secteur hospitalier aujourd’hui […] qu’il faut prioriser vraiment encore l’hôpital, tant qu’il y a des malades », a insisté le ministre.

    Mais une enquête de Mediapart montre que, dans le même temps, les entreprises qui ne sont pas dans le secteur sanitaire achètent et consomment des quantités importantes de masques FFP2 et de son cousin haut de gamme, le FFP3, un modèle essentiellement industriel qui n’est pas en temps normal utilisé à l’hôpital.

    Certaines entreprises les utilisent pour protéger leurs salariés du coronavirus. À tel point que dans de grands groupes, comme Renault ou Michelin, certains salariés sont mieux équipés en FFP2 que beaucoup de soignants hospitaliers qui travaillent dans des services Covid-19. 

    D’autres n’ont tout simplement pas le choix : dans l’industrie et le bâtiment, il est obligatoire d’équiper certains ouvriers pour les protéger des poussières, des produits chimiques ou de substances comme l’amiante.

    Cette situation est tout à fait légale, puisque le gouvernement a libéralisé le 21 mars l’importation des masques, y compris les FFP (2 ou 3). Vu la paralysie de l’économie – plus de 10 millions de salariés sont au chômage partiel –, qui frappe de plein fouet les finances publiques et les Français les plus modestes, le gouvernement encourage les entreprises à s’équiper pour que le travail reprenne au plus vite. 

    Mais cette politique pose question, vu la situation dans les hôpitaux. D’autant plus que la consommation des masques de protection respiratoire par les entreprises risque d’exploser avec le déconfinement prévu à partir du 11 mai.

    Plusieurs grands groupes français ont déjà repris partiellement le travail ou s’apprêtent à le faire. Chez Renault, trois usines ont redémarré cette semaine. Celle de Flins (Yvelines) va suivre la semaine prochaine.

    Dans une vidéo postée sur YouTube pour expliquer les nouvelles consignes sanitaires aux salariés de Flins, la direction indique que le port du masque chirurgical sera obligatoire. « Pour les rares postes où la distance d’un mètre minimum ne peut être garantie, les salariés concernés sont équipés d’un masque FFP2, qui assure une protection maximale », ajoute la vidéo.

    Un document interne obtenu par Mediapart (ci-dessous) confirme qu’il s’agit bien d’une consigne nationale, qui sera appliquée dans tous les sites français. Contacté, Renault a refusé de nous répondre.


    Consignes de Renault sur le port des masques chirurgicaux et FFP2 dans ses usines. © Document Mediapart

    Plusieurs salariés nous ont indiqué avoir été « choqués » par l’usage de masques FFP2. « Vu la pandémie, ils seraient plus utiles dans les hôpitaux que pour faire des voitures », indique l’un d’entre eux.

    Il est tout à fait louable que Renault protège ses salariés. Mais ils sont, de fait, mieux traités que les soignants. Depuis un avis du 4 mars de la Société française d’hygiène hospitalière, le port du masque FFP2 à l’hôpital est prescrit seulement lors des actes invasifs comme l’intubation, c’est-à-dire pour l’essentiel dans les services de réanimation. 

    Même ces soignants les plus exposés ne sont pas toujours correctement fournis. Dans le service de réanimation de l’hôpital Tenon, à Paris, sont utilisés « des masques FFP2 périmés depuis 2013 », témoigne un aide-soignant. Alors qu’ils doivent être étanches, « ils ne collent pas vraiment au visage, on sent l’air passer », assure-t-il. Et la pénurie est telle qu’ils sont « distribués au compte-gouttes ». 

    Olivier Youinou, co-secrétaire général de SUD-Santé à l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), confirme : « Pour les masques FFP2, c’est plus que tendu. L’hôpital Henri-Mondor, à Créteil, utilise des masques périmés, fabriqués en 2009. Même chose à Saint-Antoine, à Paris. Les urgences de la Pitié-Salpêtrière ont récupéré un stock datant de 2001 pour réaliser les tests de dépistage : la mousse des masques est restée collée sur leur visage. »

    Jean-Michel Constantin, professeur de réanimation à la Pitié-Salpêtrière ne nie pas le problème : « J’ai moi même été stressé, car on a reçu nos premiers stocks de masques FFP2 périmés. Mais j’ai vérifié la littérature et les tests réalisés sur ces masques : ils filtrent aussi bien. Je ne mettrai pas en danger mon équipe ni sur le plan humain, ni sur le plan pénal. » Dans les services hors réanimation, la plupart des personnels hospitaliers doivent se contenter d’un masque chirurgical. Une doctrine souvent jugée trop restrictive par les soignants. Olivier Youinou estime que les FFP2 devraient être généralisés dans tous les soins rapprochés, ou dans certains services qui se sont révélés particulièrement à risque de voir se diffuser le virus. 

    Il cite l’exemple des centres de dialyse, où les patients ont de très forts risques de contracter le virus, mais aussi de développer des formes graves. De nombreux centres de dialyse ont été « foudroyés avec des taux de contamination de plus 30 % », raconte un néphrologue sous le sceau de l’anonymat. « Au début de l’épidémie, les patients, comme les soignants, n’étaient même pas équipés de masques, ajoute-t-il. Pourtant, les soins sont rapprochés, beaucoup de patients toussent. On plaide pour obtenir des FFP2. Il est question de nous les accorder, mais seulement pour les soins sur les malades du Covid-19. Oui, on se sent en danger. Des soignants sont tombés malades, certains sont en réanimation. »

    Les ouvriers de Renault équipés de FFP2 sont loin de courir de tels risques. Et le constructeur automobile n’est pas le seul à appliquer une politique de distribution plus généreuse que celle des hôpitaux. Interrogé par Mediapart, Michelin, dont l’ensemble des sites français a repris partiellement le travail, indique équiper ses salariés de masques chirurgicaux, mais aussi de FFP2 « dans les cas de risques avérés d’exposition directe au virus afin de protéger les personnes » : personnel de nettoyage, agents d’accueil du public, « personnel médical et de secours » des usines, ou encore les « personnes fragiles ». 

    Le fabricant de pneus indique que ses sites français ont consommé cette semaine 71 921 masques chirurgicaux et 5 164 FFP2, et que les besoins hebdomadaires devraient grimper à 178 277 chirurgicaux et 6 634 FFP2 d’ici à la mi-juin.

    L’État laisse des masques aux entreprises au nom de la la « continuité d’activité »

    Interrogé sur la pénurie de masques chez les soignants, Michelin répond qu’il s’est lancé dans la production de masques, et qu’il a établi pour politique de donner un masque pour chaque exemplaire consommé. L’objectif est atteint pour les masques chirurgicaux (203 800 dons au total), mais pas pour les FFP2 : 3 000 ont été offerts depuis le 3 mars, soit moins d’une semaine de consommation.

    Sur les huit groupes français interrogés par Mediapart, Michelin est le seul à s’être montré transparent (lire notre boîte noire). Dans les grandes entreprises, le sujet est d’autant plus sensible que les syndicats s’emparent du sujet. Chez PSA Peugeot Citroën, la CGT a dénoncé le 14 avril le fait que la réouverture prochaine des usines allait engendrer la consommation de « plusieurs centaines de milliers de masques » chirurgicaux par semaine, alors que les soignants et les activités économiques essentielles « n’arrivent pas à en avoir en quantité suffisante ».

    Interrogé par Mediapart, PSA nous a dit avoir donné 700 000 masques, « tout en conservant le nécessaire pour les salariés en activité sur site ». Le groupe a refusé de nous dire s’il allait consommer des FFP2. Toyota, dont l’usine d’Onnaing (Nord) a rouvert, ne nous a pas répondu.

    En Alsace, l’une des régions les plus touchées par le coronavirus, l’intersyndicale de l’usine Ricoh de Wettolsheim, qui fabrique notamment du papier à étiquettes, a lancé début avril une pétition en ligne pour demander que l’entreprise donne l’ensemble de ses masques « à ceux qui en ont besoin ».

    « Dès le 18 mars, on a supplié le PDG, lancé un appel pour qu’il donne des masques, notamment à l’hôpital Pasteur de Colmar, qui est l’épicentre de l’épidémie, indique Olivier Delacourt, délégué CFDT et porte-parole de l’intersyndicale. Sur 12 000 masques chirurgicaux, ils en ont donné 4 000, plus quelques FFP2 périmés. Mais il reste des FFP2 et FFP3 sur le site, qui devraient revenir aux soignants. » 

    Ricoh répond que certains de ses ouvriers doivent être protégés par des masques FFP3, qui sont donc indispensables au fonctionnement de l’usine. Le groupe estime que l’activité est essentielle, car son papier sert à étiqueter les produits frais vendus dans les supermarchés, ce que le préfet du Haut-Rhin a « reconnu ». Ricoh ajoute avoir fait des dons de masques et que l’état de son stock et son utilisation « sont partagées avec les services de l’État en totale transparence ».

    On retrouve aussi des FFP2 dans des activités absolument non prioritaires. Par exemple, selon nos informations, sur le visage des ouvriers qui repeignent les pylônes électriques à haute tension de RTE, filiale à 50 % d’EDF. C’est indispensable afin qu’ils n’inspirent pas de particules de plomb. « Ces chantiers pourraient être reportés sans problème. Je ne comprends pas que RTE cautionne ça », fulmine un acteur du secteur.

    Interrogé, RTE reconnaît que ces chantiers de peinture n’étaient « pas prioritaires et urgents », mais dit avoir accepté que certains d’entre eux reprennent, « à la demande expresse des entreprises » de peinture, qui souhaitaient « maintenir une partie de leur chiffre d’affaires ».

    Il est aujourd’hui impossible de chiffrer les achats et la consommation de masques FFP par les entreprises. Le Medef et l’UIMM, la puissante fédération patronale de la métallurgie, ne nous ont pas répondu. Les fédérations du bâtiment, des travaux publics et de la chimie nous ont dit n’avoir aucune donnée. Elles estiment que la consommation est faible, car les entreprises de leur branche éprouvent de grandes difficultés à se fournir en masques, ce qui menace le fonctionnement des usines et empêche la majorité des chantiers de repartir.

    Le gouvernement entretient l’opacité sur les FFP2, politiquement ultrasensibles. Il ne donne aucun chiffre pour le privé, et aucun sur sa propre consommation. Côté livraisons, le ministère de la santé nous a répondu que, sur les 178 millions de masques importés de Chine par l’État entre le 30 mars et le 19 avril, « 15 à 20 % » étaient des FFP2, soit au moins 26 millions d’unités en trois semaines. Mais sans s’expliquer vraiment sur les incohérences dans ses chiffres (lire notre enquête ici).

    Interrogé par Mediapart, le cabinet d’Olivier Véran estime qu’il n’y a aucune concurrence entre « commandes de l’État et commandes privées », car elles « concourent au même objectif : augmenter nos capacités d’importation de masques FFP2 ou chirurgicaux ». Sauf que les masques du privé n’iront pas chez les soignants.

    Le ministère ajoute que « les professionnels de santé sont systématiquement priorisés » et leur approvisionnement assuré par les mégacommandes à la Chine annoncées à partir du 21 mars. Et précise que « le décret de réquisition en vigueur réquisitionne les stocks présents sur le territoire ».

    La réalité est plus nuancée. L’État a réquisitionné le 3 mars les stocks de FFP2 de toutes les entités publiques et privées, mesure étendue le 13 mars à l’ensemble des masques de protection respiratoire, dont les FFP3.

    De nombreuses entreprises ont alors donné spontanément tout ou partie de leurs masques, y compris les chirurgicaux, qui n’étaient pourtant pas réquisitionnés. Mais la réquisition a connu des ratés. Comme nous l’avons raconté, certains masques ont été préparés mais jamais récupérés par l’État. Et les préfets ont laissé des masques FFP aux entreprises.

    Dans un message interne consulté par Mediapart, un dirigeant d’une PME industrielle de Vendée, qui consomme des FFP2, écrit qu’il a reçu en mars une réquisition du préfet, mais que le représentant de l’État a « validé » que l’entreprise « garde une partie des masques pour répondre à la continuité d’activité demandée par le gouvernement ».

    « Le préfet fait les arbitrages sur le nombre de masques réquisitionnés en fonction des besoins au jour le jour des services de santé », ajoute-t-il. Contactée, la préfecture de Vendée n’a pas répondu.

    Comme l’a expliqué la secrétaire d’État à l’économie Agnès Pannier-Runacher, l’État a, après une période de flottement, autorisé les entreprises qui avaient, avant la pandémie, l’obligation légale de protéger certains salariés avec des masques pouvaient continuer à le faire. 

    « Si des réquisitions ont pu être envisagées au début de la crise et nous les comprenons, elles ont été rapidement mises en suspens avec l’approvisionnement massif [de l’État en] masques, permettant de diminuer la tension », confirme la fédération patronale France Chimie. 

    Le jour de l’annonce des commandes chinoises, le 21 mars, l’État, estimant avoir assuré l’équipement des soignants, a libéralisé les importations. Seules les commandes supérieures à 5 millions de masques sur trois mois peuvent désormais être saisies. Un seuil difficile à atteindre pour les FFP2, vu la difficulté à en trouver.

    Mais comme nous l’avons raconté, des entreprises privées parviennent à en trouver en Chine. Selon nos informations, le géant aéronautique Safran, qui fabrique notamment des moteurs pour Airbus et Boeing, est parvenu à commander plusieurs centaines de milliers de masques FFP2. L’entreprise a refusé de commenter.

    Plusieurs importateurs sélectionnés par la cellule de Bercy pour aider les entreprises à s’approvisionner nous ont confirmé avoir acheté des FFP2. « J’ai envoyé plusieurs millions de FFP2 en France [pour le privé], mais j’ai arrêté de prendre les commandes. C’est un cauchemar pour s’approvisionner en Chine », témoignait un importateur le 8 avril. Il a eu la surprise d’être sollicité par plusieurs hôpitaux, qui souhaitaient court-circuiter les canaux d’approvisionnement de l’État pour faire face à la pénurie.

    Un autre importateur confirme avoir fait venir un premier million de FFP2 début avril. « Si aujourd’hui on me demande de livrer 5 millions de FFP2, je peux les faire en 12 ou 15 jours », ajoutait, début avril, un troisième professionnel sélectionné par Bercy.

    Certains importateurs référencés par Bercy nous ont indiqué refuser de commander des FFP2 pour le privé pour des raisons éthiques. « Je n’en importe pas, pour moi ils doivent être réservés au personnel soignant, qui n’en a pas assez », explique Christine Tarbis, de l’entreprise À pas de géant.

    Depuis le 21 mars, les seuls stocks entièrement réquisitionnés sont ceux des usines françaises et des distributeurs. Selon nos informations, ces derniers peuvent toutefois continuer à fournir les entreprises en masques FFP, à condition d’obtenir une autorisation préfectorale.

    Selon nos informations, le géant de l’aéronautique Airbus, dont nous avions révélé la consommation de masques FFP3 pour protéger ses salariés exposés aux poussières, a pu s’en faire livrer 20 000 unités supplémentaires par le fabricant américain 3M au mois d’avril, avec l’accord d’un préfet, selon un document consulté par Mediapart.

    Airbus a refusé de répondre à nos questions précises. Les préfectures de Haute-Garonne et de Loire-Atlantique, où sont situées les principales usines, n’ont pas pu nous répondre. Elles nous ont précisé que nos questions sur les masques devaient être remontées au « central » ou au « ministère », c’est-à-dire au gouvernement, qui les prendrait en charge. Nous n’avons pas eu de réponse.

    3M a refusé de répondre à nos questions, au motif que les informations sont « confidentielles ». « La grande majorité de notre production de masques respiratoires FFP2 et FFP3 est actuellement destinée aux besoins des professionnels de santé en réponse à l’urgence sanitaire », indique le fabricant américain. Qui confirme ainsi fournir aussi les entreprises.

    Comme nous l’avions révélé, les consignes que 3M dit avoir reçues du gouvernement indiquent pourtant que le secteur aéronautique est classé « non prioritaire », loin derrière les hôpitaux (priorité 1) et les industries essentielles comme l’alimentaire et l’énergie (priorité 2).


    © Document Mediapart

    Le groupe a pourtant fourni Dassault Aviation, lui aussi classé « non prioritaire ». Le 17 mars, premier jour du confinement, les salariés du site d’Argenteuil ont débrayé et les élus syndicaux du CSE ont lancé une procédure pour « danger grave et imminent », dénonçant l’insuffisance des mesures prises pour protéger les salariés du coronavirus. Ce qui a forcé le fabricant des chasseurs Rafale et des jets privés Falcon à stopper ses usines le lendemain. 

    Dassault a alors revu sa copie, en proposant notamment que « le port du masque de type P3 » soit obligatoire « les ateliers nécessitant l’intervention de deux techniciens et que la distanciation est difficile à respecter », indique l’inspection du travail dans l’avis favorable qu’elle a rendu le 6 avril. Selon nos informations, Dassault a réussi à se faire livrer au même moment plusieurs milliers de masques FFP3, ce qui a permis aux usines de repartir progressivement le 3 avril. L’entreprise a refusé de nous répondre.

    La Fédération des industriels de la chimie, dont les adhérents ont besoin, même en temps ordinaire, de masques FFP3 pour protéger certains salariés les plus exposés, indique que ses membres ont « le plus grand mal » à en trouver, au point que « si cette situation était amenée à perdurer, nous aurions à arrêter certains ateliers ». « Les services de santé n’utilisent pas de masques FFP3. Il n’y a pas de concurrence entre les besoins », ajoute France Chimie.

    Le gouvernement, qui avait pourtant réquisitionné les FFP3 le 13 mars, est aujourd’hui du même avis. « Conformément aux recommandations des sociétés savantes, il convient de noter que les masques destinés à l’usage des soignants sont les masques chirurgicaux et les masques FFP2 », s’est contenté de nous répondre le ministère de la santé. 

    C’est exact, mais pas pour des raisons d’efficacité, puisque le FFP3 est le modèle qui filtre le plus. « Il n’y a pas de contre-indication. Un soignant qui porte un FFP3 est autant protégé, voire mieux, qu’avec un FFP2 », indique la Dre Dominique Abiteboul, conseillère médicale au Groupe d’étude sur le risque d’exposition des soignants (Geres).

    Si la quasi-totalité des FFP3 sont utilisés dans l’industrie, c’est parce qu’en temps normal, le FFP2 est le meilleur choix à l’hôpital : il est presque aussi performant que le P3, beaucoup moins cher et plus agréable à porter.

    Les FFP3 classiques sont tellement étanches que leur porteur a du mal à respirer. De nombreux masques industriels sont d’ailleurs dotés d’une valve, qui facilite l’expiration, mais crée du même coup un risque que son porteur contamine l’air ambiant s’il est lui-même infecté. Il serait toutefois possible de résoudre ce problème, par exemple en équipant de FFP3 à valve tous les soignants d’un même service dédié au coronavirus.

    Dans le contexte de la pandémie, les FFP3 ne seraient-ils pas plus utiles à l’hôpital que dans les usines ? Le professeur Didier Lepelletier, président du conseil scientifique de la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H), estime qu’à cause de ses inconvénients, l’usage de FFP3 industriels chez les soignants ne serait utile qu’en dernier recours, « si on avait une vraie pénurie de FFP2, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui en milieu hospitalier ».

    Après une période de tension, « nous avons désormais des approvisionnements réguliers en masque chirurgical et FFP2 », ajoute-t-il. La SF2H ayant par ailleurs « bien cadré les indications du FFP2 » en préconisant le 4 mars que son usage soit désormais restreint aux actes invasifs.

    Confronté aux critiques des soignants qui jugent la nouvelle doctrine trop restrictive, le Pr Lepelletier, qui en est l’un des trois signataires, dément formellement qu’elle ait pu être motivée par la gestion de la pénurie. Il indique que, comme pour chaque nouveau virus à transmission respiratoire, il est d’abord recommandé par précaution que tous les soignants au contact des malades portent des FFP2, et que la doctrine est ensuite adaptée lorsque la connaissance du virus progresse.

    « On pense que le mode de transmission par gouttelettes est le mode principal de ce virus en situation clinique standard », contre lesquelles « le masque chirurgical suffit dans la plupart des situations, à l’exception de certains actes qui peuvent diffuser dans l’air des agents infectieux de très petite taille », indique le Pr Lepelletier. Il ajoute toutefois que la question n’est pas encore tranchée sur le plan scientifique, et que « des études cliniques complémentaires sont nécessaires pour statuer sur la persistance à distance dans l’air de particules virales infectantes ». 


    Document Mediapart

    Dans un avis rendu le 20 avril à Martin Hirsch, patron de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), à la suite d’une saisine de deux membres du CHSCT pour « danger grave et imminent », l’inspection du travail de Paris estime au contraire qu’il faut appliquer le « principe de précaution » au sujet des masques FFP2 (notre document ci-dessus).

    Vu l’incertitude scientifique sur le mode de contamination du Covid, l’inspection du travail demande à l’AP-HP d’apporter à ses soignants « un niveau de sécurité maximal sans se borner à constater que la pénurie de masques FFP2 serait un justificatif suffisant à l’utilisation de moyens de protection alternatifs (masques chirurgicaux) ».

    Quoi qu’il en soit, l’État ne peut de toute façon pas fournir davantage de FFP2 aux soignants. Et des milliers de ces précieux masques de protection respiratoires continuent à être utilisés dans les entreprises, beaucoup moins exposées au coronavirus que les hôpitaux.

    #crise_sanitaire #masques #industrie #BTP #automobile #aéronautique #chimie

  • Les effets du confinement sur le #bruit
    http://carfree.fr/index.php/2020/03/30/les-effets-du-confinement-sur-le-bruit

    Les 150 stations de mesure de Bruitparif déployées en Île-de-France dans des contextes variés sont unanimes : avec le confinement décrété en raison de l’épidémie de covid19, un silence inhabituel a Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #Quartiers_sans_voitures #Vie_sans_voiture #Ville_sans_voitures #coro #grand_paris #paris #périphérique #trafic

  • Confinement : l’application Waze a désactivé le signalement des contrôles policiers
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/03/26/confinement-l-application-waze-a-desactive-le-signalement-des-controles-poli

    Le GPS avec des fonctions sociales, très utilisé en France, ne permet plus à ses utilisateurs d’indiquer les forces de l’ordre qui contrôlent les routes françaises. Afin de favoriser le respect des mesures de confinement en France qui interdisent les déplacements, sauf pour des motifs prioritaires bien précis, Waze – propriété de Google – a décidé d’enlever de son interface la possibilité de signaler les contrôles policiers sur les routes de France. Habituellement, l’application de GPS permet en effet à (...)

    #Google #Waze #GPS #police #automobile #santé #géolocalisation

    ##santé

  • China is getting smarter - but at what cost ? - BBC News
    https://www.bbc.com/news/technology-50658538

    Thirty years ago, Shenzhen was a fishing village, surrounded by paddy fields. Then came a plan to build China’s first special economic zone to allow foreign investments, and out of the quiet rural landscape grew private businesses and factories which over time transformed into a city. Now Shenzhen, with a population of 12 million, is just one part of a huge urbanised area running down the Pearl River Delta. China’s smart cities ambitions are among the grandest in the world. But there are (...)

    #Alibaba #Huawei #Tencent #algorithme #SmartCity #CCTV #géolocalisation #automobile #vidéo-surveillance #notation #SocialCreditSystem #surveillance (...)

    ##urbanisme

  • Cette forêt que Tesla doit abattre pour construire la Gigafactory 4

    https://www.automobile-propre.com/cette-foret-que-tesla-doit-abattre-pour-construire-la-gigafactory

    @klaus es-tu au courant ?

    Les premières tronçonneuses ont rugi dans la forêt où la Gigafactory 4 doit s’élever. Tesla doit abattre plusieurs milliers d’arbres sur cette parcelle de 300 hectares près de Berlin. Les travaux pourraient être retardés par la présence de chauves-souris et d’oiseaux nicheurs protégés.

    Pour ériger sa Gigafactory 4 européenne près de Berlin, le constructeur doit raser 300 hectares de forêt. Les premiers arbres ont été abattus il y a quelques jours. Mais l’opération, délicate tant sur la communication que sur le terrain, soulève quelques questions. Si la parcelle concernée provient d’anciennes exploitations de sylviculture et n’est pas composée de forêt « primaire », elle abrite plusieurs espèces protégées d’animaux. La présence de chauves-souris en voie de disparition pourrait notamment retarder l’avancée des travaux.


    #berlin #tesla #automobile #transport #mobilité #infrastructure

  • #Bruno_Le_Maire, Ministre de l’Economie et de la finance, a prononcé ces mots le 2 décembre 2019 à la Journée de la filière automobile :

    « J’aime la voiture, j’adore la voiture. J’aime conduire, j’adore conduire. Je ne fais pas partie de tous ceux qui réclament la fin de la voiture, la disparition de la voiture. La voiture, c’est la liberté. Et tous ceux qui condamnent si facilement la voiture devraient se souvenir de ce qu’était l’Union Soviétique il y a quelques années. J’y suis allé. Et ce qui m’avait le plus frappé dans ce voyage dans les années 1980 dans l’Union soviétique, c’est qu’il n’y avait pas de voiture, parce qu’il n’y avait pas de liberté. La voiture c’est la liberté. La liberté de se déplacer, la liberté de circuler, la liberté de transporter sa famille, la liberté de voyager. C’est une liberté extraordinaire. Et cette liberté-là, j’y tiens à ce qu’elle soit garantie dans l’avenir, dans le respect évidemment de notre planète, dans le respect de l’environnement, mais n’oublions pas tout ce que la voiture apporte à notre société. Et puis la voiture c’est la France, la voiture c’est une puissance économique considérable, c’est des centaines de milliers d’emplois partout sur le territoire. (...) Je pourrais citer des dizaines et des dizaines de sites automobiles qui font la vitalité de notre territoire. C’est une puissance économique considérable. Et il n’est pas question de laisser tomber une puissance économique aussi importante. C’est un vecteur de recherche technologique exceptionnel. Et c’est enfin notre culture. Et je reviens sans cesse, toujours, en permanence à notre culture, parce que c’est ce qui guide le mieux les choix économiques. L’industrie automobile appartient à la culture française. »

    https://twitter.com/EmmanuelSPV/status/1201566207335374848/video/1
    #automobile #industrie_automobile #culture #France #culture_française #économie
    #géographie_culturelle

  • La pollution de l’air tue 2 fois plus qu’on ne le pensait
    https://www.futura-sciences.com/alternative/amp/actualite/63256

    Chaque année, près de 800.000 personnes en Europe meurent prématurément en raison de la pollution atmosphérique. Entre 40 et 80 % de ces décès prématurés sont dus à des maladies cardiovasculaires, estiment des chercheurs allemands, qui publient une nouvelle étude dans la revue European Heart Journal.
    La pollution tue plus que le tabac

    « Cela veut dire que la pollution de l’air fait plus de morts chaque année que le tabac, responsable de 7,2 millions de décès en 2015 selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), affirme l’un des auteurs, le professeur Thomas Münzel de l’université de Mayence (Allemagne). Or, si on peut éviter de fumer, on ne peut pas éviter d’être soumis à un air pollué », ajoute-t-il. Les chercheurs estiment à 790.000 le nombre de morts dus à la pollution de l’air en 2015 dans l’ensemble de l’Europe, dont 659.000 dans les 28 états de l’Union européenne. Une estimation nettement supérieure à celle de l’Agence européenne de l’environnement (AEE). Dans son rapport annuel publié en octobre, elle jugeait que la pollution de l’air aux particules très fines (PM2,5), au dioxyde d’azote (NO2, émis par les moteurs diesel) et à l’ozone (O3) était responsable en 2015 de 518.000 décès prématurés dans 41 pays d’Europe, et 480.000 dans l’UE.

    #pollution #santé #automobile

  • Plan for massive facial recognition database sparks privacy concerns
    https://www.theguardian.com/technology/2019/sep/29/plan-for-massive-facial-recognition-database-sparks-privacy-concerns

    Identity fraud is justification for collecting photos from drivers’ licences and passports but critics say plan too invasive If you’ve had a driver’s licence photo or passport photo taken in Australia in the past few years, it’s likely your face will end up in a massive new national network the federal government is trying to create. Victoria and Tasmania have already begun to upload driver’s licence details to state databases that will eventually be linked to a future national one. (...)

    #algorithme #CCTV #biométrie #facial #vidéo-surveillance #automobile #surveillance

    https://i.guim.co.uk/img/media/ebd947242cf268856d29c3ae5111c9ecb7dbf144/0_935_5000_3000/master/5000.jpg

  • L’industrie automobile allemande fait face à une crise existentielle
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/230919/l-industrie-automobile-allemande-fait-face-une-crise-existentielle

    Chutes des ventes et des exportations, modèles trop gros et trop polluants… L’automobile allemande, secteur clé de l’industrie, est en pleine tourmente, entraînant à sa suite toute l’économie. Après avoir nié les problèmes d’environnement, les constructeurs disent vouloir prendre le tournant des technologies vertes. Sans renoncer aux grosses berlines actuelles.

    #ENTREPRISES #Automobile,_Diesel,_BMW,_industrie,_Allemagne,_exportations,_Volkswagen

  • Voiture électrique : l’industrie du lithium en surcapacité
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/green-business/voiture-electrique-l-industrie-du-lithium-en-surcapacite-825230.html

    Entre production accélérée de ce composant essentiel des batteries et croissance ralentie du marché du véhicule électrique dans le monde, les prix ont chuté de 30% depuis la mi-2018, et la filière souffre. Mais les industriels veulent être prêts pour le vrai décollage de la voiture électrique, sur lequel tout le monde s’accorde sans en connaître précisément l’échéance.

    Entre 2015 et 2019, les cours du lithium ont triplé. Une conséquence logique pour ce composant central des batteries lithium-ion, aujourd’hui les plus répandues pour les véhicules électriques, alors que le marché mondial franchissait le cap des 5 millions de véhicules.

    Mais les efforts menés pour accroître la production se sont avérés trop efficaces, alors que la croissance des ventes connaissait ses premiers ralentissements, notamment en Chine, premier marché au monde. Pourtant, elles y ont enregistré une hausse de 90% au premier trimestre 2019 en comparaison de l’année précédente. Mais c’est deux fois moins que la hausse observée sur la même période entre 2017 et 2018.

    Or, dans le même temps, six nouvelles mines ont ouvert en Australie depuis 2017 et le premier producteur mondial prévoit d’accroître sa production de 23% dans les deux prochaines années. Le Chili, autre gros producteur, prévoirait de doubler la sienne dans les quatre ans. Logiquement, cette situation de surcapacité a entraîné un effondrement des prix de 30% depuis la mi-2018.

    Mais cela ne semble pas s’arrêter là car Morgan Stanley s’attend à voir le prix de la tonne de lithium en provenance d’Amérique du sud passer prochainement sous la barre des 10.000 dollars et le prix moyen converger dans une fourchette de 7.000 à 8.100 dollars la tonne à l’horizon 2025.

    Et les producteurs doivent faire face à d’autres difficultés, notamment un goulet d’étranglement dans la chaîne de valeur au stade de la transformation du minerai brut en produit fini, des temps plus longs de mise en service de leurs installations ou encore de moins bonnes conditions de crédit.

  • Déçue par sa navette autonome, La Défense arrête l’expérience Jean-Bernard Litzler - 15 Juillet 2019 - Le figaro
    https://immobilier.lefigaro.fr/article/decue-par-sa-navette-autonome-la-defense-arrete-l-experience_21e

    Au terme de deux ans d’expérimentation, l’essai n’a pas été transformé. La navette autonome qui circulait dans le quartier d’affaires de la région parisienne a transporté moins de 12.000 voyageurs ces 12 derniers mois et son « bilan global n’est pas satisfaisant ».

    Après avoir chassé de sa dalle, une partie des trottinettes électriques qui pullulait dans le quartier, La Défense s’apprête à se séparer de sa navette électrique autonome qui circulait depuis deux ans à travers le quartier d’affaires de la région parisienne. L’expérience avait pourtant suscité un sacré enthousiasme à son apparition en juillet 2017 et le public avait bien accueilli ce minibus à la bouille sympathique pouvant transporter jusqu’à 15 personnes (11 assises et 4 debout). Tout en rappelant que « pendant les six premiers mois la navette a rencontré un grand succès auprès des usagers, avec plus de 30.000 voyageurs, dont 97% de satisfaits et 88% ayant l’intention de réutiliser la navette », Paris La Défense, l’établissement qui gère le quartier estime que le test n’est finalement pas concluant. D’ailleurs, après six mois d’arrêt suite à un incident technique, l’attrait s’était bien émoussé au point de ne plus séduire que 11865 voyageurs sur la deuxième année d’exploitation.

    Comment en est-on arrivé là ? « Dans l’ensemble, l’exploitation du service a été complexe en raison de difficultés liées à la #connexion (effet de « canyon urbain » à la Défense du fait de la hauteur des tours) », souligne Paris La Défense dans un communiqué tout en expliquant que les changements réguliers de l’environnement urbain au gré de divers événements (marché de Noël, travaux, installations de foodtruck...) ont été difficiles à gérer. Tout comme l’importance et la variété des flux de circulation sur l’esplanade (piétons, cyclistes, trottinettes, véhicules d’entretien).

    Résultat : la navette testée en partenariat avec Ile-de-France Mobilités, #keolis et le constructeur #navya semble avoir montré ses limites actuelles selon Paris-La Défense. Il lui est notamment reproché de ne pas avoir pu augmenter sa vitesse de circulation, ce qui aurait eu pour but de « rendre le service attractif ». Par ailleurs, l’objectif de passage en mode « full autonome », c’est-à-dire sans opérateur à bord n’a pas abouti. Verdict sans appel : « Paris La Défense ne souhaite pas reconduire l’expérimentation ». Si cette navette produite en région lyonnaise n’a pas séduit la capitale, elle met actuellement en avant ses atouts à Lyon même mais également à Tokyo. Et qui sait, une fois les défauts de jeunesse gommés, peut-être la retrouvera-t-on sur les routes de la capitale ?

    #voiture #transport #automobile #mobilité #transports #surveillance #voiture_autonome #voiture_autopilotée #voitures_autonomes #autopilote #robotisation #algorithme #intelligence_artificielle #echec de l’#innovation à 2 balles, sans compter l’absence de toute information sur la #pollution engendrée par ces véhicules.

  • La Chine choisit les voitures à hydrogène Etienne Henri - 18 juin 2019 - opportunites-technos
    https://opportunites-technos.com/la-chine-choisit-les-voitures-a-hydrogene

    Nous avons vu hier que Pékin a porté un coup dur à l’industrie automobile, constructeurs chinois en tête, en réduisant drastiquement (jusqu’à 67 %) les subventions accordées aux particuliers pour l’achat d’un véhicule électrique à batterie.

    Le timing de cette annonce peut rendre perplexe alors que les constructeurs locaux ont fait état pour la première fois d’un recul des ventes en 2018 – une première depuis 1990. La surprise a été totale pour les analystes occidentaux habitués aux politiques de relance contracycliques.

    Pourquoi Pékin met-elle ainsi les bâtons dans les roues de sa propre industrie à un moment où la croissance de la demande intérieure marque le pas ? Tout simplement pour obliger les acteurs de la filière à rationaliser leurs pratiques et se préparer à l’après lithium.

    Vers une vraie concurrence
    Des années de subventions massives ont, certes, permis de faire de la Chine le premier marché mondial pour les véhicules électriques, mais elles ont également empêché l’émergence d’une saine concurrence.

    En coupant le robinet des subventions, Pékin force les constructeurs à se battre sur les prix et à différencier leurs offres. Il ne fait nul doute que, parmi les 486 constructeurs de voitures électriques homologués au dernier recensement en Chine, nombre d’entre eux seront rachetés ou disparaîtront à court terme.

    Avec la fin programmée des subventions dès l’année prochaine (selon le South China Morning Post), les constructeurs n’ont plus que quelques mois pour rendre la commercialisation de leurs modèles au lithium rentable.

    L’hydrogène en ligne de mire
    Ne pensez pas que la Chine abandonne pour autant son habituel dirigisme pour convertir son économie au libéralisme débridé. Les subventions existent encore, elles iront toutefois vers un mode de stockage d’énergie censé remplacer les batteries au lithium : l’hydrogène.

    Selon les autorités, ce basculement des subventions aurait été décidé l’année dernière par le premier ministre Li Keqiang lors d’une visite de Toyota au Japon, durant laquelle il aurait vu un démonstrateur de véhicule à hydrogène capable de parcourir 650 km entre deux recharges.

    Mi-avril, le journal d’Etat China Daily apportait plus d’informations sur les objectifs du gouvernement : 5 000 véhicules à hydrogène en circulation l’année prochaine, 50 000 en 2025, et un million en 2030.

    Un pari à prendre au sérieux
    Les politiques volontaristes peuvent faire sourire sur le Vieux Continent, où les objectifs industriels (que ce soit à l’échelle de l’Hexagone ou de l’Europe) sont systématiquement manqués.

    Il suffit cependant de regarder l’évolution des ventes chinoises de véhicules électriques à batterie (de 200 000 en 2015 à plus d’un million en 2018) pour constater à quel point le marché intérieur répond aux subventions étatiques.

    Aujourd’hui, les spécialistes s’accordent à dire que l’essor des véhicules à hydrogène est gêné, en Occident, par les questions de sécurité et par l’absence d’un réseau de distribution efficace. Ces deux sujets pouvant facilement être écartés dans le cadre d’une politique volontariste, il est tout à fait possible que Pékin parvienne à ses fins et fasse rouler son million de véhicules d’ici une grosse dizaine d’années.

    L’hydrogène sera-t-elle la 5G de l’automobile ?
    Un déploiement massif de véhicules à hydrogène dans l’empire du Milieu pourrait s’avérer très dangereux pour les constructeurs occidentaux. Si la démocratisation des véhicules au lithium s’est avérée relativement indolore, c’est parce que la Chine partait avec un retard technologique conséquent dans la course aux NEV. En finançant massivement la R&D sur la voiture à hydrogène alors que l’Europe et les Etats-Unis se gargarisent encore de la lente adoption des véhicules au lithium,

    Pékin donne à ses champions une longueur d’avance.
    Il est donc tout à fait possible que nous assistions dans quelques années à l’arrivée inattendue de véhicules à hydrogène estampillés BYD ou BAIC chez nos concessionnaires. Rappelons-nous à quel point la Prius de Toyota avait ridiculisé les modèles électriques français lors de sa commercialisation en France !

    Plus que l’automobile particulière, c’est toute l’industrie du transport qui pourrait être bouleversée par le développement d’une filière hydrogène rentable. Le transport par camion pourrait enfin adopter une motorisation propre sans devoir sacrifier à l’autonomie (batterie). Plus ambitieux encore : le transport aérien, aujourd’hui impossible à convertir à la propulsion électrique du fait de la trop faible densité énergétique des batteries au lithium, pourrait grâce à l’hydrogène tourner définitivement le dos au kérosène et régler ainsi enfin la question de son empreinte carbone.

    #Chine #subventions #voiture_à_hydrogène #énergie #batteries #environnement #automobiles #camions #avions #Toyota

  • Voiture autonome : quelle est l’intelligence de votre voiture, et quelles sont les fonctions (in) utiles ? Jean-Claude Verset - 26 Juin 2019 - RTBF
    Extrait de l’article : Vraiment efficaces les gadgets autonomes de nos voitures ?
    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_voiture-autonome-quelle-est-l-intelligence-de-votre-voiture-et-quelles-s

    Aux Pays -Bas, un rapport de l’Alliance ADAS (pour la promotion de la sécurité des systèmes d’aide à la conduite) a tenté d’étudier la précision des mesures prises pour rendre les véhicules plus autonomes. Un rapport qui révèle le long chemin qu’il faudra encore parcourir avant de disposer des voitures réellement autonomes.

    Contrôle longitudinal : vitesse et freinage intelligents
    Le rapport de l’Alliance ADA approche la sécurité autonome sous trois angles. Le premier est le « contrôle longitudinal » qui porte, principalement sur la vitesse du véhicule. On apprend que la précision du système d’avertissement de risque d’un accident frontal est « raisonnable » (entre bon et mauvais) mais n’a guère d’effet sur la sécurité routière. Il en va de même pour le freinage d’urgence autonome dont la précision est jugée tout aussi « raisonnable » et aurait, cette fois, un effet faiblement positif sur la sécurité. Il faut combiner le freinage automatique d’urgence et l’alarme d’accident frontal pour obtenir un effet positif sur la sécurité routière. Selon les termes de l’enquête néerlandaise, le mot « précision » désigne la capacité du système de lancer une alarme ou d’enclencher une action lorsque c’est nécessaire et de ne pas en lancer lorsque c’est inutile (les faux positifs).
    La précision de la détection des piétons et des cyclistes est, elle, jugée insuffisante et son impact sur la sécurité routière inconnue.

    Le contrôle de vitesse adaptatif qui consiste à adapter automatiquement la vitesse du véhicule aux variations du trafic est jugé raisonnable au niveau de la précision, mais les résultats sur la sécurité routière sont jugés contradictoires.

    Quant à l’adaptation intelligente de la vitesse, elle est estimée d’une bonne précision, et d’un impact réel sur la sécurité routière par sa capacité à prendre le relais de l’automobiliste.

    Le contrôle latéral : mode de conduite et changement de voie
    Le deuxième angle du rapport s’intéresse au « contrôle latéral », la capacité du véhicule autonome à garder le bon cap. Ce contrôle latéral appartient encore largement au futur.
    L’avertissement de dépassement de ligne existe déjà sur de nombreux modèles. Le rapport juge sa précision raisonnable (ni mauvaise ni bonne), mais sans grands effets sur la sécurité , car cette aide ne fonctionne pas dans toutes les circonstances, analyse le rapport. Même verdict pour l’alerte en cas de dépassement dans l’angle mort. L’avenir serait au « lane keeping system » qui permettra à l’ordinateur de bord de maintenir le véhicule sur sa bande. Ce qui n’est pratiquement pas encore disponible à ce jour.

    La surveillance de l’état du conducteur
    Le troisième angle de contrôle vise le conducteur. On peut déjà compter sur la caméra de recul et même sur un détecteur d’alcoolémie qui empêche une personne sous influence de prendre le volant. Cette fois, la précision est bonne et l’effet sur la sécurité du trafic important… Mais cela ne concerne pas les voitures autonomes.
    Les détecteurs de fatigue embarqués semblent encore perfectibles. Selon le rapport, les systèmes actuels de détection ne sont pas encore efficaces . Soit, ils ne détectent pas toutes les périodes de somnolence, soit en croyant endormi un conducteur parfaitement éveillé. Parmi les fonctions qui pourraient un jour être embarquées figure encore la détection de la distraction qui détermine si le conducteur ne quitte pas trop souvent la route des yeux. Un système qui ne serait pas non plus totalement au point.

    #voiture #transport #automobile #mobilité #transports #surveillance #voiture_autonome #voiture_autopilotée #voitures_autonomes #autopilote #robotisation #innovation #algorithme  #intelligence_artificielle #critique #industrie #recherche

    Tiens, aucune recherche sur la #pollution des #voitures , leur consommation !

  • « On peut produire de l’hydrogène partout et de manière totalement propre » (Libération)
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/16147-on-peut-produire-de-l-hydrogene-partout-et-de-maniere-totalement-pr

    Je suis très content que l’option hydrogène ait le vent en poupe, c’est pour moi LA solution. Du reste la chine abandonne la voiture électrique pour se concentrer sur celles à hydrogène.

    Une pompe à hydrogène au salon international de l’auto canadien à Toronto, le 13 février 2019. Photo M.B. REUTERS

    Selon l’Agence internationale de l’énergie, qui vient de publier un rapport, l’hydrogène doit jouer un rôle clé dans la transition énergétique. Le spécialiste Daniel Hissel insiste sur la nécessité de développer l’utilisation et de moderniser la production de ce gaz.

    L’Agence internationale de l’énergie a présenté vendredi, dans le cadre du G20, un rapport sur l’hydrogène, réalisé à la demande du Japon. Ces 203 pages insistent sur la place majeure de ce gaz « propre » dans la lutte contre le (...)

    • Norvège : explosion d’une station d’hydrogène, Toyota et Hyundai dans l’attente Audric Doche - 12 Juin 2019 - caradisiac
      https://www.caradisiac.com/norvege-explosion-d-une-station-d-hydrogene-toyota-et-hyundai-dans-l-att

      C’est une première et elle devrait marquer : une station de distribution d’hydrogène pour véhicules a explosé en Norvège. Toyota et Hyundai, qui sont des acteurs de cette énergie, ont décidé de suspendre temporairement les livraisons de leurs véhicules à pile à combustible en attendant les résultats de l’enquête.

      Ce n’était jamais réellement arrivé dans le domaine de la distribution pour les automobiles, mais cette première pourrait amener quelques craintes sur l’hydrogène en attendant les résultats de l’enquête. Y a-t-il eu erreur humaine, ou bien l’hydrogène est-il le seul responsable de cette énorme explosion qui a eu lieu en Norvège, du côté de Sandvika, le 10 juin ? 

      Heureusement, aucun mort n’est à déplorer, mais quelques personnes ont fait un rapide tour à l’hôpital pour des blessures légères... à cause de leur airbag. En effet, l’explosion a été telle que les airbags de plusieurs dizaines de voitures aux alentours ont été déclenchés. Ceux qui étaient au volant à ce moment là ont donc subi de très légères blessures.

      Des conséquences directes

      Cette explosion, qui fera date dans « l’histoire » de l’hydrogène, a d’ores et déjà poussé Toyota et Hyundai à stopper temporairement les livraisons de leurs modèles à hydrogène. Toyota nous a confirmé que les livraisons étaient suspendues étant donné qu’il était du coup impossible pour les clients de faire le plein des suites de cette explosion et de la fermeture de toutes les stations norvégiennes, avant les conclusions de l’enquête. En attendant, les propriétaires de Mirai auront des véhicules de prêt. Ce devrait être la même chose chez Hyundai.

      Rappelons quand même que le risque n’est pas nul pour les autres motorisations. Une station-service classique distribuant des carburants pour véhicules thermiques peut facilement prendre feu, et on a déjà vu un bon nombre de voitures électriques à batteries s’enflammer sans raison, rendant la tâche des pompiers très compliquée (l’extinction d’un feu dû à des batteries au lithium est nettement plus complexe qu’un feu classique).

      Toutefois, le paramètre « explosif » de l’hydrogène pose évidemment d’importantes questions de sécurité.

      La sécurité
      Les voitures à hydrogène comportent des réservoirs de stockage qui sont homologués dans des conditions strictes. Ils peuvent résister à des tirs de balles réelles, et sont testés contre le feu et les chocs. En cas de gros impact, le réservoir est censé se percer d’une manière très particulière qui permet justement d’éviter la grosse entaille et l’explosion. Ils sont homologués pour un certain nombre de cycles de remplissages (2000, ou plus) et doivent être contrôlés à terme, ou à échéance (au bout de 15 ans).

      Lors du remplissage du réservoir, la procédure est évidemment plus complexe que pour une voiture essence. L’automate de remplissage calcule (en règle générale) la vitesse de remplissage et avertit le conducteur lorsque le déverrouillage de la pompe peut-être effectué. Sur certaines autos, il n’est même pas possible de démarrer si l’on n’a pas effectué la procédure correctement et surtout si la pompe n’est pas déverrouillée. Le circuit de remplissage comporte un clapet anti-retour et le transfert d’hydrogène ne se fait qu’entre la station et le réservoir, dans un circuit uniquement en haute pression.

      #énergie #hydrogène #transport #automobiles #Toyota #Hyundai #explosion

  • Statens vegvesen - Takk for oppmerksomheten (hovedfilm 45 sek.) - YouTube

    « Merci de rester attentifs ! [quand vous êtes derrière le volant]

    La campagne norvégienne 2018 pour la sécurité routière. Un film très subtil, le choix des autorités de ne montrer aucune images violentes, le pari de la responsabilité. Une pudeur très norvégienne en somme :)

    Pour rappel, sur la route (chiffre OMS de 2016) :

    nombre morts pour 100 000 habitants

    Norvège 2,7
    Suisse 2,7
    Suède 2,8
    Royaume-Uni 3,1
    Espagne 4,1
    France 5,5
    Canada 5,9
    Turquie 12,6
    États-Unis 12,7
    Russie 18
    Afrique du Sud 26
    Arabie Saoudite 29
    Burkina Faso 31
    Thaïlande 33
    Zimbabwe 36

    https://www.youtube.com/watch?v=pKBjGxxiEKI

    Statens vegvesen
    Ajoutée le 5 juin 2018
    3 av 10 ulykker skjer på grunn av uoppmerksomhet. Hvor har du din oppmerksomhet når du kjører ?

    Filmen er en del av Statens vegvesens oppmerksomhetskampanje, lansert juni 2018.

    Regissør : Jakob Marky

    –------------

    Et le making off :

    Statens vegvesen - Takk for oppmerksomheten bakomfilm - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=Le7wxiFKvRE

    #sécurité_routière #automobile

  • Les pompiers de Bruxelles sont intervenus dimanche soir rue Volta à Ixelles pour une voiture hybride en feu. Celle-ci a dû être plongée dans un container rempli d’eau pour le refroidissement des cellules de la batterie , selon Walter Derieuw, porte-parole des pompiers.

    Une voiture hybride a pris feu dimanche soir à Ixelles RTBF avec Agences - 29 Avril 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_une-voiture-hybride-a-pris-feu-dimanche-soir-a-ixelles?id=10207616

    « Les pompiers sont intervenus dimanche soir vers 23h45 pour une voiture en feu sur la voie publique rue Volta à Ixelles. Sur place, ils ont constaté qu’il s’agissait d’une voiture plug-in hybride », a expliqué Walter Derieuw lundi matin.

    « Après extinction de l’incendie et compte tenu d’un possible emballement thermique des cellules de la batterie, il a été décidé de plonger la voiture dans un container rempli d’eau. Les pompiers ont utilisé le container du site d’assemblage automobile de Forest, qui est prévu pour cela. La grue du Siamu de Bruxelles a déplacé la voiture dans le container, lequel a ensuite été transporté vers le site de Forest sous escorte d’une auto-pompe et de la police », a poursuivi le porte-parole des hommes du feu.

    « Le container a été rempli d’eau et la voiture y a été plongée. Elle y restera le temps nécessaire pour le refroidissement des cellules de la batterie », a encore précisé M. Derieuw.

    #voiture_hybride #automobile #transport #environnement #voiture #voiture_électrique #énergie #électricité à chacun ses #incendies

  • Pourquoi 60 ans après, le minibus soviétique Boukhanka fait-il encore l’unanimité ? - Russia Beyond FR
    https://fr.rbth.com/histoire/81196-urss-minibus-uaz-boukhanka

    ’Union soviétique disposait elle aussi d’un véhicule semblable au célèbre Combi Volkswagen. 60 ans se sont écoulés depuis le lancement de la première Boukhanka, et elle continue encore aujourd’hui de séduire tant les Russes que les étrangers.

    La « Boukhanka », combi légendaire du constructeur UAZ, de retour avec un modèle dernier cri - Russia Beyond FR
    https://fr.rbth.com/tech/82755-russie-uaz-450-boukhanka-nouveau-modele-kombi-trofi

    Quel Russe n’a pas un jour rêvé de faire l’acquisition d’un UAZ-450, plus connu sous le nom de « Boukhanka », incontournable équivalent soviétique du Combi Volkswagen, pour sillonner les interminables routes du pays et partir à la découverte des contrées les plus lointaines ? Un fantasme partagé, voire même parfois concrétisé, également par d’innombrables étrangers.

    Si ce vœu est aussi le vôtre, cette nouvelle devrait vous ravir : le constructeur automobile russe UAZ vient tout juste d’entamer la commercialisation d’une version modernisée de ce véhicule tout-terrain emblématique, baptisée Kombi Trofi.

    #ex-urss #union_soviétique #mobilité #transport #automobile