• Lea Melandri : Via Tibaldi et le communisme, 1971.- Paris Luttes
    https://paris-luttes.info/lea-melandri-via-tibaldi-et-le-7814

    Juin 1971, Occupation de Via Tibaldi. Moment historique du mouvement d’autoréduction italien, plus précisément des luttes de locataires et de sans-abri. Cherchant à tout prix à éviter l’autocélébration béate, Lea Melandri écrira cet article rétrospectif en septembre 1971. Elle y rapporte un (…) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

    • « J’aimais être avec les camarades – commente une jeune occupante – et parler, chanter des chansons, toujours faire des réunions, parler de comment s’organiser ». La conscience politique et la volonté de #lutte naissent dans ce climat de liberté d’expression retrouvée, dans la possibilité de discuter ensemble et de décider en son nom propre, sans délégation ; elles naissent surtout de la conscience que l’unité et l’organisation peuvent donner la force de modifier la réalité.

      « Il faut bien être des camarades, parce que si nous nous chamaillons sans cesse, nous ne serons jamais unis comme le sont nos camarades » : c’est la remarque d’une petite fille de treize ans, cela signifie que dans certaines situations, la conscience de classe naît sans qu’il soit besoin de grandes doctrines.
      Pour tous les problèmes (unité, #organisation, autonomie, etc.) il faut reconnaître que l’occupation de Via Tibaldi a représenté un saut qualitatif notable par rapport à la précédente.

      Si on a mentionné quelques unes des principales contradictions (autonomie-dépendance dans les rapports avant-garde/masse, tendance à la prise en charge, instrumentalisation de la spécificité professionnelle, etc.) ce n’est pas que nous pensions que les occupations devraient ou pourraient réaliser un modèle déjà accompli de société communiste, mais au contraire, parce que nous pensons que la préfiguration d’une alternative communiste demande une analyse attentive des contradictions à présent énoncées, et une théorisation correcte de tous ces problèmes politiques que de nombreux camarades continuent à considérer comme étrangers à la lutte de classe .

      Prenons, par exemple, le rapport avant-garde-masse, qui est celui qui crée les contradictions et les ambiguïtés majeures. La signification de ce qui suit est assez claire : #avant-garde et #masse sont « les pôles dialectiques d’un même procès » dont le but est la croissance de l’autonomie des masses, et la classe ouvrière reste le point de référence fondamental dans la lutte contre le capital.

      Il est plus difficile d’établir la manière dont s’effectue la soudure, non seulement en ce qui concerne la #direction_politique au sens restreint, mais surtout dans les rapports qui s’établissent quotidiennement à l’intérieur des noyaux à l’usine, dans les quartiers, pendant les périodes de luttes, entre des « camarades bourgeois », des intellectuels et des camarades ouvriers. Il ne suffit évidemment pas de dire que les préjugés et les privilèges bourgeois ne sont pas admis et que les camarades doivent en tout point s’assimiler aux prolétaires en faisant de leurs désirs, leurs besoins et les habitudes de ceux-ci. Cette espèce de suicide moral et volontariste ne peut être autre chose qu’une nouvelle répression exercée contre eux-mêmes qui, au lieu de libérer des conditionnements bourgeois, en égrainera d’autres plus trompeurs comme par exemple le comportement de prise en charge, la culpabilisation, le victimisme, etc. En d’autres termes, cela peut vouloir dire qu’on continue à se conduire en bourgeois avec l’assurance collective de ne plus en être un.

      (pour mémoire de ce qu’une politique sans rapport avec la politique électorale est possible, et qu’elle est bien davantage porteuse d’exigence)
      #autonomie #occupations_de_logements #autoréduction #Milan #Italie #Lea_Melandri

  • Vandalisme organisé
    Phénomène au Royaume-Uni : des jeunes sèment le chaos en ville
    https://www.24heures.ch/link-up-des-ados-sement-le-chaos-a-londres-et-birmingham-360633045710

    Depuis dix jours, des centaines d’adolescents se donnent rendez-vous via réseaux sociaux dans des quartiers de Birmingham et de Londres pour voler ou saccager des supermarchés et des fast-foods.

    #paywall #autoréductions

  • « À nous, Noël »
    https://lundi.am/A%CC%80-NOUS-NOE%CC%881

    Cet acte de résistance inspirant invite à la plus grande ouverture pour ce temps des fêtes qui approche. Laissons aux curés et aux laïcards les débats ennuyeux sur les festivités du solstice. Noël n’appartient à personne et donc à tout le monde ! Retrouvons l’esprit des fêtes, celui du don et du partage qui s’impose nécessairement contre la logique de l’économie. Signant en gros le retour de la question révolutionnaire, les lutins se sont prononcés sans ambiguïté : « exproprions les chaînes d’épiceries, créons des cuisines collectives, changeons les parkings en grands potagers, les champs de monoculture en garde-manger collectif. Ce monde ne leur appartient pas. » Comme le disait le philosophe Alain Badiou, sans doute aussi vieux et rouge que le père Noël :

    Si la révolution est pensable pour nous, c’est comme la tradition créée par ces moments célèbres ou obscurs, où de simples travailleurs, hommes et femmes ordinaires ont montré leur capacité de se battre pour leur droit et pour les droits de tous, de faire marcher des usines, des sociétés, des administrations, des écoles ou des armées en collectivisant le pouvoir de l’égalité de n’importe qui avec n’importe qui.

    L’appel des lutins à exproprier les chaînes d’épicerie - et à la faire dès maintenant - s’inscrit timidement dans cette longue tradition de gestes portés par la puissance de l’égalité dont le temps des fêtes est toujours un moment propice. Lorsqu’on parle de conspirations noëliques, on revient toujours sur cette fameuse affaire du Noël 1914, lorsque des soldats allemands et britanniques avaient décidé de laisser les armes le temps d’une soirée, dansant, buvant et jouant même quelques parties de soccer pour se détendre. Ce qu’on ignore pourtant c’est que ce genre de trêves improvisées se sont poursuivies au fil des années de la Grande Guerre. Pendant ces trêves, des réunions étaient souvent organisées sur le front de l’Est entre soldats allemands et russes. On y échangeait des informations sur les conditions de vie, des commentaires mécontents vis-à-vis de la haute direction militaire, mais c’était aussi le terrain du partage de l’idée de la révolution.

    #conspirations_noëliques :-))

  • À l’Insa de Toulouse, l’action d’une vingtaine d’étudiants qui ont organisé une opération « RU gratuit » et pour dénoncer la précarité étudiante - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/2025/09/18/a-linsa-de-toulouse-laction-dune-vingtaine-detudiants-qui-ont-organise-une


    Au restaurant universitaire de l’Insa Toulouse. Photo - Collectif IEL

    Une vingtaine d’étudiants de l’Institut national des sciences appliquées (Insa) de Toulouse ont tracté, hier entre midi et 14 heures sur le site de la prestigieuse école d’ingénieurs au 135, avenue de Rangueil, notamment dans le cadre d’une opération baptisée « RU gratuit », afin de rendre "impossible le paiement à la caisse du restaurant universitaire du Crous situé sur le campus de l’Insa", a indiqué Emile, porte-parole de l’association INSA en Lutte (IEL) qui a organisé cette mobilisation. Lors d’une précédente action, le 10 septembre, des étudiants avaient bloqué un bâtiment.

    « Durant une partie du service des étudiants du collectif ont pacifiquement interrompu le travail des caisses pour laisser passer les plateaux-repas gratuitement, explique le porte-parole de l’IEL. Un petit groupe prenait le temps de discuter avec les travailleuses et travailleurs du Crous pour partager leurs revendications dans une ambiance calme et constructive. »

    Des « revendications nationales »

    « Pour élargir le mouvement, on veut lier les revendications nationales à la réalité concrète des étudiants. Faire un RU gratuit ça permet d’être au cœur de la précarité étudiante et d’avoir un moment de lien entre étudiants et travailleurs », a confié une étudiante. Le collectif rappelle l’inquiétude d’un membre du personnel du RU, qui a précisé que « le restaurant de l’Insa a été dimensionné pour 1 200 repas, actuellement à la mi-rentrée nous en sommes à 1500, la semaine prochaine ce sera 1 700… » Contactée mercredi 17 septembre, la direction de l’Insa ne souhaite pas s’exprimer.

    Voilà un institut de sciences appliquées. Il en faudrait d’autres.

    #autoréductions #étudiants

  • Paiement Sanef A13 & A14 : péage flux libre des autoroutes A13 et A14 | Sanef Sapn
    https://www.sanef.com

    Finies les longues files d’attente au péage et le stress d’avoir à préparer sa monnaie ou sa carte bancaire. L’autoroute en flux libre est conçue pour permettre aux conducteurs de circuler sans avoir à s’arrêter ou à ralentir pour payer un péage. La technologie prend le relais pour garantir un parcours fluide et serein. Grâce à des caméras, des capteurs et des antennes placés sur des portiques qui enjambent les voies de circulation, chaque véhicule est identifié soit par la lecture de sa plaque d’immatriculation, soit par un badge télépéage. Sa catégorie (véhicule léger, poids lourd, moto…) est déterminée par les différents équipements et le montant du péage correspondant au trajet réalisé lui est automatiquement attribué.

    Sécurité, fluidité et mobilité durable

    L’autoroute en flux libre marque une avancée significative dans l’expérience de conduite des conducteurs en proposant un ensemble d’avantages considérables. Tout d’abord, elle est synonyme d’une fluidité inégalée : les conducteurs peuvent désormais franchir les points de péage sans avoir à s’arrêter ni à ralentir. Cette continuité dans le parcours se traduit par des temps de trajet réduits et un confort de conduite inégalé.

    Autoroutes A13 et A14 : payez en ligne votre péage Sanef

    Avec l’arrivée du péage en flux libre sur l’axe Paris-Normandie (A13 - A14), nous mettons en place un site de paiement en ligne : celui-ci vous permet d’acquitter en quelques clics le montant de votre péage pour tous vos passages sur les autoroutes A13, A14 et au péage de Boulay-Moselle (sortie 36 sur l’A4). Vous devez simplement avoir sous la main le numéro de votre plaque d’immatriculation et une carte bancaire.

    Pour payer vous avez deux solutions :
    0 le paiement automatique en créant votre compte client : c’est la solution la plus pratique pour éviter tout retard ou oubli de règlement. Vous renseignez le numéro d’immatriculation de votre véhicule et celui de votre carte bancaire puis le paiement de votre péage devient automatique.
    0 la connexion après chaque passage en veillant à payer impérativement dans les 72 heures qui suivent votre trajet.

    La lectures des plaques d’imat par caméras a déjà rationalisé le moissonnage des amendes de stationnement (à Paris tout du moins).

    Je suppose que ces nouveaux péages permettent de tenir en échec, au moins pour l’essentiel, par dissuasion, la technique de grivèlerie basique sur ces trajets où les péages sont très nombreux, qui consiste à coller le véhicule précédent lorsqu’il passe la barrière automatique de façon à ce qu’elle s’abaisse après que son soit passé.
    Même en chantonnant on allait au bord de la mer, c’est plus compliqué en cas de pépin d’expliquer la présence de plaques amovibles...

    #autoroute #bagnole #péage #surveillance

  • Fraude mon lapin - infokiosques.net
    https://www.infokiosques.net/spip.php?article2088

    Voici un petit guide pour #frauder plus sereinement dans les transports parisiens [et franciliens], parce que le prix du métro c’est a-bu-sé, que les #transports sont presque indispensables pour se déplacer en Ile-de-France et que quelques astuces permettent de réduire pas mal le risque de croiser la sale tête des contrôleur.euses et d’éviter les amendes ! (...)
    C’est pas compliqué, on t’explique : Comment franchir les portiques ? Où s’asseoir ? Quels sont les risques ? Comment esquiver les contrôleur.euses ou saboter leur travail ?"

    NB : cette brochure date de 2024. Les techniques de contrôle et de fraude sont susceptibles d’évoluer avec le temps.

    #autoréduction #transports_gratuits #Paris #IDF

    • Je trouve que le plus sournois c’est les contrôleurs dans le tram : en civil, sans bouger, juste à regarder si tu valides en rentrant. Assez dur à repérer avant de monter et tu peux pas faire demi tour une fois les portes fermées. Je ne crois pas qu’ils font ça aussi dans le bus (en plus de le parcourir pour contrôler tout le monde).
      Je me méfie souvent des gens habillés mi-ville/mi-sport, sombre, avec une petite sacoche en bandoulière, mais c’est pas scientifique (et ça fait du monde).

  • Carrefour racket, Justice complice - Paris-luttes.info
    https://paris-luttes.info/carrefour-racket-justice-complice-19168

    Dans leur rendu les juges reconnaissent explicitement qu’un accord existait entre le directeur et les participant·es à la réquisition et qu’il ne pouvait y avoir de poursuite sur cet aspect. Pour pouvoir quand-même condamner les accusé·es, ils ont donc dû valider les mensonges flagrants de #Carrefour et les documents fournis insinuant que l’accord – prendre des produits alimentaires et d’hygiène de première nécessité – n’avait pas été respecté. Sans doute leur fallait-il trouver un moyen de réprimer ce type d’action de solidarité visant des entreprises multimilliardaires.

    Ce jugement s’inscrit dans une certaine tendance de la répression des manifestant·es et des actions militantes qui se développe depuis quelques années : une condamnation au pénal mais surtout des amendes, des dommages et intérêts, des indemnisations aux montants extrêmement élevés. C’est alors la contrainte financière qui assure en grande partie la fonction répressive de la peine judiciaire.

    #autoréduction #justice

  • Contre l’agro-industrie, une opération « caddies gratuits » dans un hypermarché Auchan
    https://reporterre.net/Contre-l-agro-industrie-une-operation-caddies-gratuits-dans-un-hypermarc

    70 militants et paysans de la Confédération paysanne ont bloqué un hypermarché Auchan près de Tours, le 14 décembre. Douze caddies de produits liés à l’agro-industrie ont été obtenus pour de la distribution alimentaire.

    Lait Lactel, huile d’olive Puget et Lesieur, fruits, légumes et miel importés… Dans les rayons de l’hypermarché Auchan de Saint-Cyr-sur-Loire, près de Tours (Indre-et-Loire), une dizaine de militants remplissent incognito leurs caddies de produits qui ne sont pas choisis au hasard : tous participent aux pertes de revenus des paysans. C’est alors qu’une musique festive résonne à l’entrée du magasin. Brandissant des drapeaux de la Confédération paysanne, environ 70 militants bloquent les caisses avec une rangée de caddies. « On est déter’ contre les actionnaires ! » scandent-ils.

    #aide_alimentaire #autoréduction #grande_distribution

  • #Carrefour retire ta plainte : la grande distribution en justice contre des militants anti-précarité
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/carrefour-retire-ta-plainte-la-grande-distribution-en-j

    « On était las de faire ’les poubelles’ des magasins, de récupérer les invendus ou des produits périmés. Ils nous semblaient normal de demander des produits de première qualité », détaille Damien. Pour lui et ses camarades, un accord oral paraissait avoir été conclu dans une « bonne ambiance ». L’équipée repart avec différents sacs de victuailles qu’elle redistribuera à différentes associations et collectifs.

    38 000 euros à rembourser

    Pourtant, le responsable du magasin va déposer plainte quelques heures plus tard pour "vol en réunion". Damien et un camarade contrôlés par la police écopent pour tout le monde. Carrefour leur réclame 16 449 euros de marchandises, 18 000 euros au titre de la perte d’exploitation. L’enseigne leur reproche notamment d’avoir dérobé 112 bouteilles d’alcool, des flacons de parfum, des produits Hi-Fi. « C’est complètement faux. Ce sont des erreurs de stocks, de gestion qu’ils veulent faire passer sur notre dos », s’offusque le travailleur du médico-social.

    Comment a-t-on pu dérober tout cela sous les yeux des vigiles et des policiers présents ? Pourquoi n’ont-ils pas présenté les images de vidéo-surveillance du magasin à la justice ?
    Damien, militant
     

    En première instance, le juge les condamne à une amende de 2000 et 1500 euros avec sursis, suivant en cela les réquisitions du procureur. Au civil, cela se corse. Ils sont condamnés à verser 38 000 euros de dommages et intérêts. « Vu mon salaire, je suis condamné à les rembourser durant 20 ans, s’étouffe ce travailleur dans le médico-social. Cela n’a pas de sens, surtout quand on voit les bénéfices dégagés par Carrefour l’an passé, plus d’un milliard et demi d’euros. »

    Les militants ont fait appel de cette décision et espèrent la relaxe. Depuis deux ans, le collectif « Carrefour, retire ta plainte ! » interpellent les responsables du groupe pour leur demander de renoncer à cette sanction financière. Manifestations, actions coup de poing lors de réception, interpellations de responsable, rien n’y fait.

    Contacté, Carrefour nous a transmis un communiqué de presse dans lequel il assure maintenir sa demande. « Concernant l’opération "d’auto-réduction" qui s’est déroulée le 30 janvier 2021 et à laquelle vous faites référence, Carrefour a subi un préjudice financier s’élevant à plus de 16000 euros de produits sortis du magasin sans avoir été payés. À cela s’ajoute le traumatisme de nos collaborateurs et de nos clients sans parler de la perte d’exploitation engendrée par la fermeture du magasin pendant 3 heures."

    #autoréduction #justice #Carrefour

  • Contre Carrefour et pour les autoréductions, procès le 7 octobre
    https://paris-luttes.info/contre-carrefour-et-pour-les-18654

    En janvier 2021, après presque un an de confinement, une cinquantaine de militant·es et précaires ont procédé à une action de réquisition alimentaire (#autoréduction) dans un #Carrefour market à Paris. Pour y avoir participé, deux personnes ont été condamnées à verser au groupe Carrefour plus de 38 000 euros. Elles ont décidé de faire appel et leur procès aura lieu le 7 octobre 2024 à la cour d’appel de Paris. Outre les dommages et intérêts exorbitants, cette affaire pourrait faire jurisprudence pour d’autres actions du même type. C’est donc aussi la défense de cette pratique militante qui est en jeu.

    #grande_distribution #justice

  • Mort d’un mineur à Nanterre : pas une bavure, une exécution
    https://www.politis.fr/articles/2023/06/mort-dun-mineur-a-nanterre-pas-une-bavure-une-execution

    Un jeune homme de 17 ans a été abattu à bout portant par un policier ce mardi matin, à la suite d’un refus d’obtempérer. Une vidéo insoutenable montre ce qui ressemble plus à une exécution qu’à de la légitime défense.

    Passage François Arago, Nanterre, Hauts-de-Seine, ce mardi 27 juin au matin. Une Mercedes jaune est à l’arrêt. Sur sa gauche, côté conducteur, deux policiers motards. On assiste, visiblement, à un contrôle routier. Les deux policiers ont leur pistolet dégainé. On a l’impression qu’ils intiment au conducteur de couper le moteur. Celui-ci démarre. Un des deux policiers tire. Une seule balle, à bout portant, en plein cœur. Il se situait alors sur la gauche du véhicule. Le jeune conducteur, un mineur de 17 ans, meurt sur le coup, sa voiture allant s’empaler dans un poteau quelques mètres plus loin.

    Tout de suite, la machine préfectorale se met en marche. Suivie, immédiatement, par le « journalisme de préfecture ». Le Parisien, France Bleu n’hésitent pas à citer allègrement des « sources policières » décrivant une toute autre scène où le conducteur aurait « foncé » sur les forces de l’ordre. Sur BFM TV, même méthode à laquelle on se permet d’en rajouter une couche. « L’individu serait très connu des services de police », affirme la journaliste en plateau, à peine deux heures après les faits. Le tour est rodé, bien huilé. Le corps de ce jeune garçon n’est même pas encore refroidi que le message est clairement envoyé, et largement relayé. Il est coupable. Et surtout, il l’a bien mérité.

    Sauf que cette fois, un petit grain de sable vient gripper cette indécente machine. Une femme a filmé la scène et la diffuse presque immédiatement sur les réseaux sociaux. On y voit une toute autre version. Non, le policier n’était pas face à la voiture, mais à sa gauche. Non, la voiture n’a pas foncé sur les forces de l’ordre. Sur cette vidéo de quelques secondes, on ne voit pas une tentative d’homicide d’un fonctionnaire de police, on assiste à l’exécution d’un adolescent. Insoutenable, insupportable. L’article L233-1-1 du Code de la route punit un refus d’obtempérer avec mise en danger de la vie d’autrui de cinq ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende. Sous nos yeux, ce délit est puni de la peine de mort.

    Histoire terrible… et banale

    Cette histoire est encore plus terrible qu’elle en devient banale. En 2022, 13 personnes sont mortes, tuées par la police, à la suite d’un refus d’obtempérer. Un bien triste record. Comme nos confrères de Basta ! le montrait de manière infaillible, en six ans, c’est plus du double de personnes qui ont été abattues dans ces circonstances que lors des quinze années précédentes. Pourtant, à chaque fois, le récit policier s’impose, à grand renfort de soutiens médiatiques. À chaque fois, la personne tuée est coupable avant d’être froide. Rarement – voire jamais –, une vidéo des faits n’est diffusée. Souvent, il faut attendre plusieurs mois pour obtenir des éléments de l’enquête grâce au travail de confrères et consœurs journalistes. Souvent, aussi, ce travail d’investigation met à mal les versions policières. Les exemples sont légions comme ici, ici ou ici.

    Cette loi est venue mettre de la confusion dans des textes très clairs.

    Il serait pourtant intéressant de s’écarter des versions préfectorales pour interroger les raisons de cette très forte augmentation de ce type de drame. Loin des cris de l’extrême droite sur une hausse de la délinquance et du nombre de refus d’obtempérer, de nombreux spécialistes pointent du doigt une toute autre explication : la dernière loi sécuritaire du quinquennat Hollande élargissant les droits des policiers à faire feu. « Cette loi est venue mettre de la confusion dans des textes très clairs » sur la légitime défense, expliquait, en avril 2022, à la suite d’un drame de ce type, à France Info le sociologue de la police Fabien Jobard. « Elle est venue introduire une notion un peu compliquée. Désormais, le policier peut faire usage de son arme lorsqu’il y a refus d’obtempérer et qu’il peut imaginer raisonnablement que la personne est susceptible de porter atteinte à la vie des policiers ou à celle d’autrui. »

    Une loi qui crée de l’impunité. Sur les 38 personnes tuées dans ce schéma recensées par Basta !, seules trois affaires ont finalement abouti à une condamnation. Des chiffres qui résonnent avec ceux, plus globaux, dévoilés dans nos colonnes en début d’année. Seules 8% des personnes dépositaires de l’autorité publique mises en causes pour violences volontaires ont été condamnées en 2020 et 2021. Pourtant, malgré ces chiffres accompagnés d’analyses de chercheurs spécialistes, jamais cette loi n’a été remise en cause par le pouvoir. Aujourd’hui, un jeune garçon se fait abattre froidement à bout portant. Une vidéo nous permet de nous en rendre compte. Plutôt que d’utiliser les vieilles méthodes mensongères et indécentes, ne serait-il pas temps de s’interroger sur la pertinence de notre législation ?

    • Contrairement à la version média Naël n’a jamais été condamné (prudents, les articles disaient « connu par la justice » pour délit de fuite et stup, ils sont modifiés en courts de journée cf. https://seenthis.net/messages/1007809)

      les policiers parlent trop sur la vidéo
      "je vais te tirer une balle dans la tête" dit le tireur
      "shoote-le" dit le collègue

      à Nanterre, un flic répond à une femme qui proteste « retrouve en Afrique » (formule prononcée à l’A.N. et reprise comme slogan par les identitaires et alii), et ce soir, Bac et CRS sont au travail (pyrotechnie et barricades), la CRS8 va débouler.

      sinon, le papier de Politesse est typique de cette gauche mollasse qui préfère les actes symboliques (casserolades) à la dureté du conflit réel et arrive, sauf pour le titre qui les sauve, à ne rien dire du relief des faits (resservez moi un mojito)

      #blame_the_victim #criminalisation (en français) #media #police #armes_de_la_police #refus_d’obtempérer #délit_de_fuite #légitime_défense_a_priori #homicide_volontaire #gauche_de_bourges_dans_leur_tête #pacifiés_de_la_démocratie

    • Face aux chtars meurtriers : "explosion de colère d’un des ambulanciers qui a conduit le corps de Nael"
      https://twitter.com/CerveauxNon/status/1673726127305551873

      tu vois qu’il a une gueule d’enfant ! pour un défaut de permis !! je le connais le petit, je l’ai vu grandir, sa mère elle l’élevé toute seule, son père il l’a quitté, elle va enterrer son fils, elle est toute seule !

      (vidéo, que je sais tj pas importer)

      edit Cet ambulancier qui a témoigné sa colère aurait été placé en GAV pour "menaces" et "incitation à la haine". L’État autoritaire se croit suffisamment fort pour jouer aux pyromanes. (cerveaux non)

      more

      la nouvelle version presse (Apathie) "le conducteur était connu des services de police"

      un seul des policiers en GàV (le tireur, et pas celui qui l’a encouragé), aucun suspendu (comme les innombrables ministres et secrétaire d’état mis en examen toujours en poste), ne serait-ce qu’à titre conservatoire, l’appareil judiciaire et le gvt ont choisi de réprimer une solidarité en acte plutôt que d’essayer de la prévenir. un pari : le spectre de 2005 restera ce qu’il est faute de cadavre assez jeune (innocent) pour enflammer d’autres quartiers que ceux de Nanterre.

      « Aucun policier ne tue de gaïté de cœur », Mathieu Valet, porte parole CICP, FNews

      #Nanterre #Cité_Pablo_Picasso

    • Mineur tué par un policier à Nanterre : sept personnes interpellées
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/06/27/mineur-tue-a-nanterre-sept-personnes-interpellees_6179490_3224.html

      Sept personnes ont été interpellées mardi 27 juin en début de soirée à Nanterre (Hauts-de-Seine) lors de tensions avec les forces de l’ordre déployées dans la ville quelques heures après qu’un jeune homme de 17 ans a été tué par un policier, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès de la préfecture de police.
      Deux unités de forces mobiles, dont des membres de la #CRS_8 – spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines –, sont présentes dans la commune pour la nuit, a rapporté le ministère de l’intérieur.

      edit

      "Je préfère une racaille morte qu’un policier mort. Chacun son électorat !" , Bruno Attal en réponse à un tweet de Sandrine Rousseau

      Ruffin, sur oiseau...

      Ce matin, un jeune de 17 ans a été tué par un policier, après un contrôle routier à Nanterre. Mes pensées vont à sa famille et à ses proches.
      Porter l’uniforme de la République implique des devoirs. Pour les policiers, comme pour les citoyens : enquête et justice.

      le passager de la voiture, arrêté mains en l’air à sa sortie du véhicule, non sans avoir subi une balayette, doit être en butte à une pression maximale de condés qui vont tout faire pour relativiser ce que les images (et le son) indiquent

      Naël

      @vivelefeu

      Rappel : ce sont ces gens qui ont modifié les conditions d’« ouverture du feu » des policiers.

      0h17 affrontations en cours à
      Nanterre préfecture attaquée et policiers en déroute à la Cité Picasso sous le feu d’engins pyrotechnique
      Suresnes
      Colombes
      Asnières-sur-Seine
      Colmar [edit ce serait fake]
      Gennevilliers

      0h32
      Saint-Denis
      Bordeaux
      Villeneuve la Garenne
      Nantes

      0h54
      Clichy-sous-Bois
      Vitry sur Seine
      Mantes la Jolie, mairie du Val-Fourré incendiée

    • Jules Kounde, @jkeey4 (602,9 k abonnés)
      https://twitter.com/jkeey4/status/1673805432878673920

      Un jeune homme de 17 ans abattu à bout portant par un policier pour un refus d’obtempérer lors d’un contrôle. Telle est la réalité de la situation et elle est dramatique.

      Comme si cette nouvelle bavure policière ne suffisait pas les chaînes d’information en continu en font leurs choux gras.

      Des plateaux déconnectés de la réalité, des « journalistes » qui posent des « questions » dans le seul but de déformer la vérité, de criminaliser la victime et de trouver des circonstances atténuantes là où il n’y en a aucune.

      Une méthode vieille comme le monde pour masquer le vrai problème.
      Et si on éteignait un peu la tv pour s’informer ?

    • « Je suis sa maman. Rendez-vous jeudi à la préfecture à 14 heures, marche blanche. Je dis : venez tous, on fait une révolte, s’il vous plaît, pour mon fils », déclare (avec Assa Traoré) la mère de Naël dans une vidéo relayée sur TikTok.
      https://www.tiktok.com/@valeriepetit/video/7249627480288464155

      edit
      Darmanin annonce la mobilisation de 2000 FDO pour la seule région parisienne cette nuit. Les pouvoirs publics redoutent un « effet Zyed et Bouna », du nom de ces deux jeunes adolescents morts électrocutés dans un transformateur en octobre 2005 après une course-poursuite avec la police. Ce drame avait déclenché des émeutes sans précédents depuis plusieurs années à travers le pays. (Le Monde)

      Les sanctions pour #faux_en_écriture_publique, relevant pourtant de la matière criminelle, sont surtout assez faibles au regard de la gravité des faits et de l’abus de pouvoir qu’ils matérialisent souvent. Ce n’est pas un hasard si la qualité de « PDAP » (personne dépositaire de l’autorité publique) aggrave la peine pour celui qui s’en rend coupable (quinze ans de réclusion et 225 000 euros d’amende au lieu de dix ans et 150 000 euros).

      Or, de manière générale, les peines prononcées, y compris pour réprimer des faits assez graves commis par des policiers ou des gendarmes, s’échelonnent généralement entre six mois ferme et dix-huit mois avec sursis, hors cas exceptionnels. Rien de très dissuasif. (Le Monde)

      #Naël #révolte

    • Une balle dans la tête...C’est toujours pour les mêmes qu’être en tort conduit à la mort. « Magic Mike Maignan », @mmseize, gardien de l’équipe de France de football, punchliner à ses heures

      edit
      Macron RS : « Nous partageons l’émotion et la peine de la famille et des proches du jeune Naël. Je veux leur dire notre solidarité et l’affection de la Nation.
      La Justice a été immédiatement saisie »
      Bouzrou RS : « Non Monsieur le Président, aucune justice indépendante et impartiale n’a été saisie.
      A ce jour, seul le procureur de la République de Nanterre (qui n’est pas un magistrat indépendant) dirige l’enquête sur des policiers de son propre département. »

      #instruction #dépaysement

    • « On a gagné la première bataille hier soir [les flics mis en déroute à plusieurs reprises et l’extension des manifestations de révoltes au-delà de la ville]. Vous pouvez écrire dans votre article que ce soir aussi, la nuit va être longue. »
      in A Nanterre, l’émotion et la colère au lendemain de la mort de Nahel M. : « On nous a pris notre petit frère »
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/06/28/on-nous-a-pris-notre-petit-frere-a-nanterre-l-emotion-et-la-colere-au-lendem
      https://justpaste.it/2ldm8

    • le Monde faux derche au boute

      Les tout premiers éléments de langage employés par des sources policières, repris par certains médias, évoquaient un véhicule fonçant vers deux agents dans l’intention de les percuter.

      https://www.lemonde.fr/societe/live/2023/06/28/adolescent-tue-par-un-policier-a-nanterre-rassemblements-a-lille-et-nantes-t

      certains médias dont le Monde https://seenthis.net/messages/1007809

      la police et la presse des milliardaires fracassées par 3 vidéos amateurs

      #Rodney_King

      edit Nantes ce soir, pendant que dans de nombreuses villes...

    • Des dizaines de scooters tournent en permanence dans le quartier pour alerter les jeunes violents des éventuels mouvements des forces de police (Le Monde)

      #estafettes (pendant que la pref a autorisé des drones dans plusieurs villes d’idf)

      il y a de ces scènes ! on dirait que les flics sont sur Mars tant ils reçoivent de feux d’artifice. ce soir encore, ils ont du sortir de Pablo Picasso pendant que dans diverses villes (grosse extension dans el 93, mais aussi en région, à suivre...) comicos, mairies et FDO sont attaquées.

      il y a (il y aurait ? n’ai vu ces images que sur peu de comptes) des véhicules militaires à Nanterre depuis 1h du mat ce soir. à l’actualisation en cours du spectre de 2005 répond déjà un état d’urgence non proclamé.

      edit depuis les dernières déclarations de Macron (inacceptable) et Borne, les ornas de flics montent au créneau (sur le motif du bafouillant Darmanin, rappellant, ému et attristé en tant que père de famille, la « présomption d’innocence »). Sud radio puis d’autres diffusent un pedigree de Nahel en jeune multi récidiviste en butte à la justice des mineurs.

      détails
      le bolide Merco (AMR) était une automatique (tu lâche le frein, si tu es pas sur parking ou neutre, ça part) probablement pas facile à conduire (beaucoup de chevaux), possiblement prêtée pour un essai à ce lycéen en Lep de mécanique
      le gars a pris 4 coups de crosses dans la tête, en plus des menaces de mort, avant de lâcher le frein

      selon le passager (?) de la voiture, encore libre

    • l’entrée du domaine de la prison de Fresnes attaquée
      https://www.lemonde.fr/societe/live/2023/06/28/adolescent-tue-par-un-policier-a-nanterre-rassemblements-a-lille-et-nantes-t

      Le poste de sécurité de l’entrée du domaine de la prison de Fresnes (Val-de-Marne) a été attaqué dans la nuit au mortier d’artifice par des émeutiers, a appris l’AFP de source policière. Des vidéos consultées par l’AFP montrent une vingtaine de jeunes cagoulés attaquer avec des mortiers d’artifice et divers projectiles le poste de garde à l’entrée du domaine. Le domaine donne accès aux résidences des surveillants, à la maison d’arrêt, à la maison d’arrêt des femmes ou encore à l’hôpital pénitentiaire. Une alarme a retenti lors de l’attaque, comme le montrent plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. « Ils n’ont pas pénétré dans l’enceinte de la prison. Les forces de l’ordre ont vite été appelées », a indiqué la source policière. Les vidéos consultées par l’AFP montrent également des incendies dans la rue menant à la prison.

    • à Vigneux (91), des émeutiers utilisent des armes à feux pour détruire des caméras de surveillance.

      Asnières (92). Un distributeur de billets est découpé à la disqueuse.

      Argenteuil, pillage de mags (avec images sympas sur tir tok) c’est presque vide, contrairement à d’autres scènes où on voit pas mal de monde. deux jeunes femmes : « il reste de la laitue, ou pas ? », "ouais, il reste tout""

      (je précise que les post plus haut résultent aussi de diverses vues)

      Mons-en-Baroeul (59), mairie prise d’assaut et saccagée. Les casques de police ont été volés.

      Dammarie-les-Lys (77), commissariat pris d’assaut, véhicules de police incendiés

      Neuilly-sur-Marne (93) nombreuses voitures de la police municipale incendiées

      Aulnay Aldi pillé

      Genevillers là des gars se font filmer armant des pouchkas dans la rue

      Garges incendies des deux accès de la mairie

      Clichy images d’une explosion qui dépasse des immeubles de 3 ou 4 étages

      Wattrelos (59) LIDL incendié

      #pouchka #caillasse #manger #autoréductions (à la fortune du pot)

    • « Refus d’obtempérer » : l’alarmante augmentation des tirs policiers mortels | Mediapart
      https://www.mediapart.fr/journal/france/280623/refus-d-obtemperer-l-alarmante-augmentation-des-tirs-policiers-mortels

      La mort de Nahel s’inscrit dans une longue série de décès depuis l’entrée en vigueur en 2017 d’un article de loi permettant un usage facilité des armes à feu pour les forces de l’ordre. Rien qu’en 2022, 13 personnes ont été tuées par des tirs de la police française sur leurs véhicules.

      Camille Polloni

      28 juin 2023 à 13h36

      https://jpst.it/3hg_C

      Depuis la loi de février 2017 relative à la sécurité publique, les policiers ont davantage fait usage de leurs armes contre des véhicules en mouvement
      Nombre annuel de déclarations de l’emploi de l’arme en direction de véhicules en mouvement (graphique) :
      https://flo.uri.sh/visualisation/10328112/embed

      À l’air libre (260) Pont-Neuf, Sevran : la légitime défense des policiers en question :
      https://youtu.be/0STcz0G2WwQ

    • Mort de Nahel : « La marche blanche, c’est pour les darons. Nous, notre hommage, c’est contre la police » | Mediapart
      https://www.mediapart.fr/journal/france/280623/mort-de-nahel-la-marche-blanche-c-est-pour-les-darons-nous-notre-hommage-c

      Dans le quartier du Vieux-Pont, à Nanterre, d’où était originaire Nahel, 17 ans, tué par un policier le 27 juin, les habitants, endeuillés, partagent la colère d’une jeunesse abandonnée et dénoncent le racisme, le harcèlement des forces de l’ordre, et l’abandon général dont ils s’estiment victimes.

      Pascale Pascariello et Bérénice Gabriel

      28 juin 2023 à 21h1

      https://jpst.it/3hh0b

    • Le nombre de morts liées à une intervention policière a atteint un pic en 202 1 - Basta !
      https://basta.media/le-nombre-de-morts-liees-a-une-intervention-policiere-a-atteint-un-pic-en-2

      28 juin 2023 par Ivan du Roy

      N’en déplaise au ministre de l’Intérieur et à certains syndicats de police, le recensement des personnes tuées par les forces de l’ordre que basta ! effectue depuis plusieurs années démontre une réelle et inquiétante augmentation.

      « Depuis la loi de 2017, j’ai eu l’occasion de dire dans de très nombreux échanges ici qu’il y a eu moins de tirs et (...) moins de cas mortels qu’avant 2017 », lance ce 27 juin le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, devant l’Assemblée nationale, à la suite de la mort d’un adolescent à Nanterre, tué à bout portant par un policier lors d’un contrôle routier au prétexte d’un « refus d’obtempérer ». Dans le meilleur des cas, le ministre de l’Intérieur se trompe ; au pire, il ment.
      Basta actualise chaque année [sa base de données et sa visualisation des interventions policières létales https://basta.media/webdocs/police , pour contribuer à mettre en lumière les circonstances de ces interventions, surtout quand elles interrogent. Les années 2021 et 2022 seront réactualisées ce 29 juin.
      Interventions policières létales
      Basta actualise sa base de données et sa visualisation des interventions policières létales, pour mettre en lumière les circonstances de ces interventions, surtout quand elles interrogent. Les années 2021 et 2022 seront réactualisées ce 29 juin.

      Au contraire de ce qu’il affirme, nous observons un essor sans précédent du nombre d’interventions létales des forces de l’ordre depuis 2020, en particulier du fait de la police nationale. Cette année-là, temps de Covid et de confinement, 40 personnes sont mortes dans le cadre d’une mission de police ou de gendarmerie, 52 en 2021, 39 en 2022. Des chiffres bien supérieurs aux 27 décès que nous recensions en 2017, ou à la vingtaine par an avant 2015. Notre enquête éclaire également les circonstances dans lesquelles ces personnes ont perdu la vie. Elle recouvre l’intégralité des situations ayant entraîné la mort (par balles, d’un malaise, d’une arme censée être non létale...), sans préjuger de la légitimité ou non de l’action des forces de l’ordre.

      https://basta.media/local/cache-gd2/e4/c07dd1fba8cc4e39ebc46d32b1d9dc.jpg?1687953410

      Le nombre de personnes tuées par un tir des forces de l’ordre a ainsi considérablement augmenté, avec respectivement 18 et 26 personnes abattues en 2021 et 2022, soit plus du double que lors de la décennie précédente. La lutte contre le risque terroriste et les interventions face à des « forcenés » armés ou face à des personnes en décompression psychique devenues dangereuses pour autrui ou pour elles-mêmes n’expliquent pas cette augmentation. En 2022, la moitié des personnes tuées par balles n’étaient elles-mêmes pas armées, comme nous l’expliquons dans cet article détaillé sur le sujet. Parmi ces personnes non armées figurent les refus d’obtempérer .
      Les effets mortifères de la loi de 2017

      La loi évoquée par Gérald Darmanin est celle relative à la sécurité publique votée en février 2017 sous le gouvernement socialiste de Bernard Cazeneuve. Elle assouplit les règles d’emploi des armes à feu de la police, notamment la possibilité de tirer sur les occupants de véhicules en fuite. La loi laisse les policiers ou les gendarmes réalisant le contrôle routier apprécier s’il y a, ou non, un risque d’atteinte future à la vie d’autrui, et faire feu le cas échéant. La gendarmerie s’interroge désormais sur la réponse à y apporter pour éviter de « briser une vie ». « Il importe à chacun de nous de se préparer intellectuellement en amont à une tactique et à des actions alternatives face aux refus dangereux d’obtempérer », expliquait la commandante Céline Morin. En clair : éviter d’ouvrir le feu s’il n’y a plus de danger immédiat et privilégier le fait de retrouver et d’interpeller ultérieurement la personne responsable du refus d’obtempérer. La police nationale ne semble pas encore avoir mené cette réflexion, encore moins les syndicats de policier, toujours dans la surenchère.

    • Les violences policières vues par les politiques : des années d’illégitime défense | Mediapart
      https://www.mediapart.fr/journal/france/280623/les-violences-policieres-vues-par-les-politiques-des-annees-d-illegitime-d

      La mort de Nahel, tué à bout portant par un policier, a fait l’objet de commentaires ignobles. Relativisme, contre-vérités, justifications... Depuis vingt ans, tout est utilisé par les pouvoirs successifs et une extrême droite galopante pour nier la réalité : celle d’une société qui tombe, en oubliant ses principes fondamentaux et les valeurs qui en découlent.

      Ellen Salvi

      28 juin 2023 à 19h08

      La même rage et la même indignité. La mort de Nahel, 17 ans, tué à bout portant par un policier, mardi 27 juin, à Nanterre (Hauts-de-Seine), aurait dû mettre tout le monde d’accord. Pas de « oui mais », aucune justification, encore moins de relativisme. Dans un monde politique et médiatique un tant soit peu cortiqué, ce genre d’expressions publiques devraient être considérées pour ce qu’elles sont : des déchets de la pensée humaine.

      Pourtant, près de vingt ans après la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, rien n’a changé. La situation a même empiré, sous l’effet d’une extrême droite toujours plus puissante, régurgitant ses idées et ses mensonges sur tous les plateaux de télévision où elle a table ouverte. Dans son sillage apparaissent aujourd’hui les visages impassibles de responsables politiques qui n’en portent que le nom. Des élu·es sans autre boussole que le déni. Et qui ont perdu l’essentiel en chemin.

      Les fois précédentes, ils s’appelaient Jean-Michel Fauvergue, Laurent Saint-Martin ou encore Gilles Le Gendre. Ils auraient très bien pu s’appeler Pierre Dupont, Jacques Boudou ou Nicolas Martin, le résultat aurait été le même : depuis plus de cinq ans, les micros se tendent vers des personnalités promises à l’oubli, qui contestent jusqu’à l’absurde l’existence des violences policières et trahissent des concepts – en l’occurrence ceux de Max Weber – qui leur échappent.

      https://jpst.it/3hh1z

    • Les forces de l’ordre social, par Laurent Bonelli (Le Monde diplomatique, juillet 2020 )
      https://www.monde-diplomatique.fr/2020/07/BONELLI/61976

      Violences policières, les racines d’une défiance
      Les forces de l’ordre social

      « Tout le monde déteste la police. » Courant dans les manifestations françaises, ce slogan exprime une exaspération qui n’est plus cantonnée aux groupes les plus militants. Trop souvent requises pour réprimer des mouvements sociaux, avec une brutalité remarquée, les forces de l’ordre ont vu leur mission se confondre avec celle d’une garde prétorienne du pouvoir. Leur popularité n’y a pas résisté. [...]

      Cette cause [la jeunesse des quartiers contre les violences policières] demeure impopulaire parce qu’elle concerne le plus souvent des « mauvaises » victimes, « défavorablement connues des services de police ». Leur disqualification par les autorités sous cette appellation comme l’exhibition complaisante par la presse de leurs antécédents pénaux éventuels créent un doute quant au déroulement des faits et renforcent le récit policier. Elles rendent également plus délicat le soutien de forces politiques ou syndicales de gauche, historiquement sensibles à la répression ouvrière, mais mal à l’aise vis-à-vis des plus rétifs à l’ordre salarial, qu’elles nommaient en d’autres temps le lumpenprolétariat. Ce malaise est aggravé par la distance qui s’est progressivement creusée entre ces organisations et les jeunes des cités, qu’elles ne sont plus capables d’intégrer dans leurs rangs et dont elles peinent à prendre en compte les conditions concrètes d’existence (3). De leur côté, les tentatives pour construire une autonomie politique des quartiers populaires, c’est-à-dire des structures capables de porter un autre discours sur ces derniers, n’ont pas connu de réussites autres que ponctuelles (4).[...]

      L’action musclée des forces de l’ordre est également plus perceptible, car elle s’est déplacée des quartiers périphériques vers les centres-villes et touche désormais des populations qui n’étaient pas accoutumées à cette expérience. La crise des « gilets jaunes », les défilés contre la loi travail ou la réforme des retraites, comme les contrôles opérés durant le confinement consécutif à la pandémie de Covid-19, se sont traduits par une augmentation considérable des victimes et des témoins des interventions policières, bien au-delà de ce que les sociologues appellent les « gibiers de police » traditionnels (6). Et c’est sans doute cette extension de l’emprise policière sur nos sociétés qui permet de comprendre les résistances collectives qui se manifestent aujourd’hui. [...]

      Or, à partir des années 1980, la police est progressivement apparue pour nombre de gouvernants comme une solution magique pour affronter les conséquences du creusement des inégalités sociales et économiques, observable au sein des sociétés occidentales comme entre pays du Nord et du Sud. Avec des variations de chronologie et de ton, les thèmes de l’insécurité et des migrations (irrégulières notamment) se politisent, des partis politiques d’inspirations et de tendances différentes en faisant des chevaux de bataille électoraux. Les politiques sociales, de prévention et de développement, sans jamais être complètement abandonnées, cèdent progressivement la place à des approches plus sécuritaires, passant par le contrôle et la coercition. Dès lors, il s’agit moins de lutter contre les causes structurelles des inégalités (perçues comme désirables par certains, hors de portée par d’autres) que de discipliner les fractions de la population les plus indociles au nouvel ordre social néolibéral, interne et international.[...]

      l’institution a réagi en dotant ses personnels de matériel défensif (gilets pare-balles, grenades de désencerclement) et offensif (lanceurs de balles de défense [LBD], pistolets à impulsion électrique). Cet équipement a nourri les critiques d’une militarisation de la police, particulièrement manifeste dans les unités spécialisées comme les brigades anticriminalité (BAC) françaises. Leurs écussons, floqués d’images de prédateurs (tigres, loups, lions, crocodiles, cobras, etc.) veillant sur la ville endormie, éclairent le type de rapports à l’espace et aux populations qu’elles veulent incarner. La Street Crimes Unit new-yorkaise, dissoute en 2002 après avoir criblé de balles un jeune Afro-Américain désarmé, Amadou Diallo, avait même pour devise « La nuit nous appartient » (« We own the night »). Développant des pratiques d’intervention agressive, ces unités sont responsables d’une large part des violences, parfois mortelles, reprochées à l’institution. On les accuse également de contribuer à un durcissement des tensions partout où elles sont déployées. [...]

      Le choix politique de faire des forces de l’ordre le fer de lance de la défense de l’ordre urbain a en effet réévalué leur position dans le champ bureaucratique et placé les gouvernements dans une relation d’interdépendance défavorable. Ce phénomène est particulièrement accentué en France ou aux États-Unis (lire « Un pays miné par les homicides policiers ») par l’existence de puissants syndicats corporatistes. Avec un taux de syndicalisation de près de 70 % (contre 19 % pour la fonction publique et 8 % pour les salariés du privé), la police française est, de loin, la profession la plus organisée. Structurés par corps (gardiens, officiers et commissaires), ces syndicats jouent un rôle important dans l’évolution des carrières. [...]

      depuis une trentaine d’années, l’élargissement du spectre de l’action policière étend mécaniquement celui des groupes qui font l’objet de suspicion. Pour s’en convaincre, il suffit de consulter le fichier TAJ (pour « traitement d’antécédents judiciaires »), dans lequel policiers et gendarmes enregistrent les personnes pour lesquelles il existe « des indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu’elles aient pu participer, comme auteurs ou complices, à la commission d’un crime, d’un délit ou de contraventions de cinquième classe » — un fichier qui ne laisse en rien présager des suites judiciaires qui seront apportées (de suspects, donc, et non de coupables). Au 15 novembre 2018, 18,9 millions de personnes faisaient l’objet d’une fiche, c’est-à-dire près de 30 % de la population française… Sans grande surprise, les policiers français apparaissent comme les plus défiants d’Europe envers le reste des citoyens.

      Encouragés par les élites gouvernantes et par leur propre hiérarchie à se percevoir comme l’un des derniers remparts entre l’ordre et le chaos, ils n’hésitent plus à utiliser régulièrement des techniques qu’ils réservaient jusque-là à des délinquants plus endurcis. Le décès de Cédric Chouviat, un chauffeur-livreur, après qu’il a subi un étranglement, celui de Steve Maia Caniço poussé dans la Loire par une charge policière, l’usage massif des LBD contre des « gilets jaunes » ou des manifestants contre la réforme des retraites, de même que les humiliations infligées à des lycéens (comme ceux de Mantes-la-Jolie agenouillés, les mains sur la nuque, en décembre 2018), à des féministes ou à d’autres contrôlés durant l’état d’urgence sanitaire, relèvent certainement de cette dynamique. [...]

    • L’assassin de Nahel est un ancien matraqueur de Gilets Jaunes décoré trois fois par Lallement !
      https://www.revolutionpermanente.fr/Le-policier-qui-a-tue-Nahel-avait-ete-decore-par-Lallement-pour

      Le policier ayant exécuté Nahel à bout portant à Nanterre mardi n’a rien d’une brebis galeuse au sein de la police. C’est ce que souligne un article du Figaro, publié ce mercredi, qui dresse le portrait d’un policier « modèle », maintes fois décoré par l’institution au cours de ses dix années de carrière.

      Selon le journal, « cet ancien militaire a reçu huit lettres de félicitations et une médaille de la sécurité intérieure », ainsi que deux décorations de la part de l’ancien préfet de Paris Didier Lallement. « Son action au moment des manifestations des gilets jaunes en 2020, ainsi que son rôle dans l’interpellation d’un auteur de séquestrations et de vol dans le Val-d’Oise en mai 2021, lui ont également valu d’être décoré par le préfet de police de l’époque, Didier Lallement, de deux médailles de bronze pour actes de courage et de dévouement. » note le journal.

      Une formule honorifique pour récompenser sa participation à la répression sanglante des manifestations, qui ont fait de très nombreux blessés et mutilés. Outre les récompenses, le journal de droite souligne les éloges tressés par ses collègues, qui jugent le meurtrier « irréprochable ». Interrogés par Le Figaro, des policiers soulignent : « c’est quelqu’un de très professionnel », « il a des valeurs et a toujours respecté les règles ».

      Alors que Macron qualifiait le meurte de Nahel « d’acte inexcusable » et que le policier a été mis en examen pour homicide volontaire, ce portrait du Figaro, pensé pour défendre le policier, met à mal le récit d’un acte isolé de la part d’un agent mal formé et peu expérimenté. Au contraire, il illustre le caractère systémique des violences policières meurtrières, qui, loin d’être des actes isolés, font partie intégrante du rôle de cette institution.

      Tout comme la répression violente des Gilets jaunes, auxquelles a visiblement participé le meurtrier de Nahel, l’exécution d’un jeune de Nanterre à bout portant est le produit d’une institution, profondément raciste, dont une des missions centrales est la répression et le harcèlement systématique dans les quartiers populaires. Une politique que le gouvernement n’a fait que renforcer, lâchant toujours plus la bride aux policiers et garantissant leur impunité.

      Une réalité dont la vidéo du meurtre de Nahel témoigne brutalement, et qui a suscité un choc qui doit être le point de départ d’une riposte plus large. Alors que des révoltes ont éclaté dans de nombreux quartiers depuis deux nuits, une marche blanche aura lieu cette après-midi à 14h à Nanterre à laquelle il faudra être massifs.

      Ariane Anemoyannis

  • ✊ Action contre la vie chère : auto-réduction au Carrefour de Gratte-Ciel – Le printemps du CARE
    https://leprintempsducare.org/action-contre-la-vie-chere-auto-reduction-au-carrefour-de-gratte-

    « Nous, syndicalistes, militant·es, étudiant·es, précaires, chômeur·euses avons mené, ce mercredi 10 mai, une action d’auto-réduction au Carrefour de Gratte-Ciel. Dans le cadre du mouvement social en cours et de la hausse généralisée des prix, cette action a pour objectif de lutter contre la réforme des retraites et l’inflation galopante. L’auto-réduction consiste à s’approprier collectivement des biens de première nécessité pour les redistribuer ensuite solidairement.

    (...) Après une heure de blocage des caisses dans une ambiance bon enfant, et malgré le soutien de beaucoup de client·es sur place, la négociation a tourné court : le directeur, en bon patron, a préféré avoir recours aux forces de l’ordre plutôt que de nous laisser partir ne serait-ce qu’avec un paquet de pâtes ! Encore une fois, la grande distribution s’est illustrée par son inhumanité et par son opposition à toutes formes de solidarité qui n’engrangent pas de profit. Honte au groupe #Carrefour et à sa direction.

    (...) notre action :
    – s’oppose à la la vie chère et à l’inflation et dénonce les superprofits des grandes enseignes de l’alimentation
    – exige le retrait immédiat de la réforme des retraites
    – revendique un droit inconditionnel à l’alimentation
    – se solidarise avec les luttes des salarié·es des magasins qui subissent des conditions de travail pénibles
    – exige l’arrêt des poursuites contre les deux personnes inculpées à la suite de l’auto-réduction du Carrefour National à Paris du 30 janvier 2021.

    💥 Pour une solidarité offensive ! »

    #autoréduction #grande_distribution

  • Face aux ordures qui nous exploitent et nous gouvernent, vive la révolte des poubelles !
    Texte de l’Assemblée Générale de Rennes 2 à lire et diffuser sur votre point de blocage favori
    https://www.instagram.com/ag.rennes2

    l’entassement des #poubelles dans la rue nourrit aussi la contestation dans la rue

    (...) à Paris le chiffre d’affaire des hôtels a chuté de 50%


    .....

    .....

    .....

    #Rennes montre la voie

    #grève #blocage #éboueurs #réquisitions #économie #centre_ville #bourgification #retraites #travail #commerce #autoréductions #zone_autonome #Rennes

  • TEMOIGNAGES. « Je ne pensais pas en arriver là » : écrasés par l’inflation, ils ont commencé à voler pour manger
    https://www.francetvinfo.fr/economie/inflation/temoignages-je-ne-pensais-pas-en-arriver-la-ecrases-par-l-inflation-ils

    Témoignages « Je ne pensais pas en arriver là » : écrasés par l’inflation, ils ont commencé à voler pour manger
    Ils faisaient déjà des sacrifices pour tenir leur petit budget, mais depuis que les prix ont augmenté, ils ne s’en sortent plus. Alors, ils ont commencé à chaparder dans les supermarchés. Franceinfo a recueilli les témoignages de cinq d’entre eux.

    #alimentation #vol #inflation #faim #pauvreté #misère

    Et je suis allé voir plus loin pour voir ce qu’il en était de l’#autoréduction

    http://www.anarchisme.wikibis.com/autoreduction.php

    L’avis d’un juriste : https://www.maitre-eolas.fr/post/2009/01/05/1263-autoreduction-ou-extorsion

    Voici une excellente occasion de faire du droit sous a forme la plus pure : l’essence du travail de juriste consiste à qualifier, c’est à dire prendre un fait, une situation, et l’analyser sous l’angle juridique pour trouver la qualification adéquate. Ensuite, il ne reste plus qu’à y appliquer les règles de droit en vigueur. N’oubliez pas : le vide juridique n’existe pas. Le droit est partout. Vous êtes cerné. Toute résistance est inutile.
    Ce travail est essentiellement celui du juge, qui dit le droit, mais, en droit pénal, celui qui va retenir notre attention, c’est aussi celui du parquet que de proposer une qualification, et de l’avocat de la réfuter pour en proposer une plus conforme sinon au droit du moins aux intérêts de son client. Au juge de trancher.

  • Autoréduction offensive et solidaire ! - CRIC
    https://cric-grenoble.info/infos-locales/article/autoreduction-offensive-et-solidaire-2711

    ... une semaine d’actions contre Carrefour a été organisée en décembre 2022, sous le hashtag#Carrefourretiretaplainte

    C’est dans ce cadre que nous avons fait nous aussi, à Grenoble, une #autoréduction dans une enseigne Carrefour de la ville.

    Tel.les des Robin.es des villes, nous avons volé un grand nombre de produits de première nécessité, qui seront redistribués. Après discussion avec les client.es et caissièr.es qui dans l’ensemble se montraient compréhénsif.ves, nous avons déployé une banderole et collé quelques affiches sur les vitrines.

    Tant qu’il le faudra, nous serons solidaires et offensif.ves. Contre Carrefour, les patrons, les grosses enseignes capitalistes et contre la répression, on se battra et on recommencera, et vive les autoréduc !

  • Occupation de l’Association Française des Entreprises Privées (AFEP) suite à une autoréduction, reçu par mel

    Nous étudiantes et étudiants, chômeuses et chômeurs, travailleuses et travailleurs, et individus en lutte contre la précarité, occupons en ce moment le siège de l’AFEP, Association Française des Entreprises Privées – club très sélect et surtout très confidentiel du grand patronat français. Nous pensions y trouver Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, que nous cherchons désespérément depuis des mois. Encore loupé. Nous négocions actuellement avec le personnel pour établir un contact avec lui, mais ce contact nous est pour l’instant refusé.
    Pourquoi nous sommes nous lancé·e·s dans cette périlleuse entreprise ?

    Le 14 octobre 2021, son groupe a obtenu la condamnation de deux de nos camarades pour « vol en réunion ». Pour ces faits, il et elle doivent désormais verser 38.000 euros de dommages et intérêts au Groupe Carrefour.

    Nous ne laisserons pas nos camarades verser un centime à cette multinationale, Carrefour doit renoncer à cette somme et retirer sa plainte.

    « Vol en réunion », voilà leur version et celle de la justice. Voici la nôtre.

    Le 30 janvier 2021, après plusieurs mois de confinements, couvre-feux et autres restrictions, nous étions une soixantaine à avoir mené une #autoréduction au #Carrefour Market de la rue Nationale à Paris. Riz, pâtes, huile, lait bio, couches de qualité pour bébé, serviettes hygiéniques… Des chariots ont été remplis pour fournir des #cantines et des distributions solidaires. Avec ces caddies pleins de victuailles, bien meilleures que des boîtes de conserve premier prix, nous avons bloqué les caisses du magasin et demandé à rencontrer le patron pour obtenir son accord de partir avec tout ou partie de la marchandise. Des représentants du groupe sont venus et ont accepté de nous céder les biens considérés comme « de première nécessité ». La police a contrôlé deux des soixante participant·e·s à cette autoréduction et les a retrouvé·e·s. Malgré son engagement à donner ces produits, le groupe Carrefour a décidé de porter plainte. Eux y voient un vol, nous y voyons une juste réappropriation en contrepartie des bénéfices accumulés jalousement par la grande distribution.

    Nous avons presque tout tenté pour retrouver Alexandre Bompard. Nous avons tracté dans de nombreux Carrefour de France à maintes reprises, occupé le siège du groupe à Massy en mars dernier, nous nous sommes même incrusté·e·s à un gala où il était invité. Jamais nous n’avons été entendu·e·s. Si nous ne pouvons pas le rencontrer chez lui, nous avons décidé d’aller chez ses amis de l’AFEP, dans les quartiers bourgeois de l’Ouest parisien, où lui et les patrons du CAC40 s’organisent des petits-déjeuners. Mais à l’AFEP, on ne boit pas seulement du jus d’orange pressé avec Bolloré ou le patron de Total. Entre deux macarons, on réfléchit à comment agir en coulisse pour défendre les intérêts de ceux qui ont déjà tout : la fin de l’ISF, le maintien du crédit d’impôt recherche, la non-taxation des jets privés ou des superprofits.

    Et Carrefour a pleinement profité de ces manigances. Nous ne pouvons pas laisser ce monstre de la grande distribution réclamer 38.000 euros à nos camarades, alors qu’il fait un milliard de bénéfices en 2021. Le modèle de Carrefour bâti par Bompard consume la forêt amazonienne, selon le rapport d’une ONG. Carrefour, « partenaire premium » des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, partenaire de toujours plus de gentrification, bétonisation et techno-surveillance de notre monde. Leurs profits creusent notre tombe. Quand nous subissons l’inflation, c’est la rémunération des patrons du CAC 40 qui explose : elle a bondi de 52% en 2021 (un « record historique », selon le rapport annuel de Proxinvest publié le 22 novembre).

    Il est temps de perturber ces espaces où les puissants se sentent depuis bien trop longtemps à l’aise.

    Nous ne paierons pas. Carrefour, retire ta plainte.

    Paris, le 2 décembre 2022
    Contact : contact14octobre [at] riseup.net

    partis vu le déséquilibre des forces, les occupants ont été nassées par la police dans le métro, ont refusé de donner leurs papiers, deux d’entre eux ont été embarqués, a priori pour une vérification d’identité. à suivre...

    https://seenthis.net/messages/980351
    https://seenthis.net/messages/980224
    https://seenthis.net/messages/953032
    le procès de novembre 2021 :
    https://seenthis.net/messages/937094
    https://seenthis.net/messages/932624
    https://seenthis.net/messages/931234
    https://seenthis.net/messages/899354

    #toctoc ? (ça passera pas en presse) #solidarité #justice #grande_distribution

  • Lutte contre l’inflation : des actions collectives cassent les prix
    https://theconversation.com/lutte-contre-linflation-des-actions-collectives-cassent-les-prix-17

    Les premières autoréductions ont lieu dans les usines dès la fin de 1968, et notamment à l’usine Pirelli de Milan. Les travailleurs, réunis dans un Comité unitaire de base, organe de gestion autonome, décident en assemblée d’« autoréduire », c’est-à-dire de diminuer, les cadences de travail. Ces premières formes d’autoréduction, ensuite reprises dans d’autres usines, visaient donc à réduire les profits de l’entreprise tout en conservant son salaire.

    #autoréductions

  • ­Pour les autoréductions et contre Carrefour - expansive.info
    https://expansive.info/Pour-les-autoreductions-et-contre-Carrefour-3566

    En janvier 2021, après presqu’un an de confinement, 60 militant·es et précaires, certain·es impliqué·es dans des collectifs de solidarité, ont procédé à une autoréduction au #Carrefour_Market de la rue Nationale à Paris. L’objectif était de s’approprier des biens de première nécessité pour des cantines et distributions solidaires. Des caddies ont été remplis de produits alimentaires et hygiéniques, les caisses ont été bloquées, des tracts distribués et des banderoles déployées. Une heure plus tard, la direction et le siège de Carrefour ont accepté de laisser sortir les marchandises. Deux personnes ont été contrôlées à la sortie, puis poursuivies par Carrefour malgré son engagement à ne pas porter plainte. Pour avoir participé à cette autoréduction, ces deux camarades ont été condamné·es à verser au groupe Carrefour plus de 38 000 euros. Iels ont décidé de faire appel. On ne paiera pas !

    Nous invitons celles et ceux pour qui la solidarité en actes fait sens à participer du 28 novembre au 4 décembre à une semaine d’action contre Carrefour et la #grande_distribution et pour la défense des inculpé·es. Agir contre Carrefour pour qu’ils retirent leur plainte avant le procès en appel, c’est lutter pour la relaxe, ne pas faire porter une action collective sur deux personnes et tenter d’empêcher la criminalisation des #autoréductions. Alors que tout augmente – biens de « première nécessité », tarifs du gaz et de l’électricité, loyers – ne nous laissons pas dicter la manière dont la solidarité doit s’exprimer.

  • POUR LES AUTORÉDUCTIONS ET CONTRE CARREFOUR

    SEMAINE D’ACTION, ACTE 2, DU 28 NOVEMBRE AU 4 DÉCEMBRE
    https://carrefourretiretaplainte.noblogs.org

    En janvier 2021, après presqu’un an de confinement, 60 militant·es et précaires, certain·es impliqué·es dans des collectifs de solidarité, ont procédé à une autoréduction au Carrefour Market de la rue Nationale à Paris. L’objectif était de s’approprier des biens de première nécessité pour des cantines et distributions solidaires. Des caddies ont été remplis de produits alimentaires et hygiéniques, les caisses ont été bloquées, des tracts distribués et des banderoles déployées. Une heure plus tard, la direction et le siège de Carrefour ont accepté de laisser sortir les marchandises. Deux personnes ont été contrôlées à la sortie, puis poursuivies par Carrefour malgré son engagement à ne pas porter plainte. Pour avoir participé à cette autoréduction, ces deux camarades ont été condamné·es à verser au groupe Carrefour plus de 38 000 euros. Iels ont décidé de faire appel. On ne paiera pas !

    Nous invitons celles et ceux pour qui la solidarité en actes fait sens à participer du 28 novembre au 4 décembre à une semaine d’action contre Carrefour et la grande distribution et pour la défense des inculpé·es. Agir contre Carrefour pour qu’ils retirent leur plainte avant le procès en appel, c’est lutter pour la relaxe, ne pas faire porter une action collective sur deux personnes et tenter d’empêcher la criminalisation des autoréductions. Alors que tout augmente – biens de « première nécessité », tarifs du gaz et de l’électricité, loyers – ne nous laissons pas dicter la manière dont la solidarité doit s’exprimer.

    #autoréductions

  • Wir verteilen um !
    http://wirverteilenum.de

    https://www.youtube.com/watch?v=l2S1gqBKVqE

    Die Preise für Lebensmittel steigen.
    .
    Woche für Woche wird der Gang in den Supermarkt zur größeren Last. Brot, Butter, Gemüse - wir wissen nicht mehr, wie wir das noch zahlen sollen. Bei allen, die schon vorher auf jeden Cent achten mussten, bleiben die Einkaufstaschen leer.

    Doch wer sich Lebensmittel nicht mehr leisten kann, kann sich das Leben nicht mehr leisten. So einfach ist das. In einem der reichsten Länder der Welt droht Leben zum Luxus zu werden!

    Während Supermärkte Milliardengewinne machen, können wir den nächsten Wocheneinkauf nicht mehr stemmen. Während REWE & Co. zu Krisengewinnern werden, kriegen wir beim Blick auf die Preisschilder die Krise. Während einige Wenige mit goldenen Löffeln am prall gedeckten Tisch sitzen, hören die Meisten von uns das Knurren des Magens. Während Konzerne weiter die Preise anziehen, bleibt uns nur noch zu fragen: Woher nehmen, wenn nicht stehlen?!

    Uns reicht’s: Wir nehmen die Sache selbst in die Hand. Wir nehmen uns, was wir brauchen. Gemeinsam lassen wir die Forderung nach Umverteilung jetzt praktisch werden: #WirVerteilenUm! Aus den Supermarktregalen in die Küchenregale der Menschen. Bis wir uns alle das Leben leisten können. Darum:

    Lebensmittel den Menschen, REWE & Co. der Gesellschaft!

    #autoréduction #manger #vivre

  • “It’s Time for a Rent Strike”: COVID-19 Rent Strikes and the Absence of State Care
    https://www.degruyter.com/document/doi/10.1515/opphil-2022-0219/html
    https://www.degruyter.com/document/cover/journal_key/OPPHIL/product

    COVID-19 unemployed millions of Americans, many of whom already lacked the financial ability to withstand an economic crisis. Mid-quarantine, politicians began to grapple on what protections for renters would stay in place as the assistance bills came to an end. The COVID-19 rent crisis raised significant moral questions to the American populace – namely, that of the State’s responsibility to care for its citizens. This article examines rent strikes in the context of care ethics. Care ethics contends that our actions have moral weight. What we do matters. Rent strikes sit at the intersection of political practice and care ethics. This article contends that rent strikes provided care when the State did not, and that this lack of care highlights the need for solidarity.

    #logement

  • « Don’t Pay » - Grève des paiements en Angleterre - tousdehors
    https://tousdehors.net/Don-t-Pay-Greve-des-paiements-en-Angleterre

    01/10/2022

    Au Royaume-Uni, l’hiver s’annonce rude pour des millions de familles. Avec une inflation record dont l’explosion des factures d’énergie est un symptôme, des millions de familles parmi les plus précaires risquent de ne plus pouvoir vivre décemment. En réponse, la plateforme Don’t Pay propose de construire une large coalition en vue d’entamer une grève des paiements. Voici leur manifeste, leur plan d’action et leur proposition en vue d’une reprise collective des besoins énergétique de tout un chacun.

    Don’t Pay c’est quoi ?

    Des millions d’entre nous ne seront pas en mesure de payer leurs factures d’énergie cet hiver. Nous ne pouvons pas laisser cela arriver. Don’t Pay est fait pour que nous nous rassemblions et pour construire un levier d’action qui nous permettra de nous défendre collectivement.

    Nous construisons une force en nous mobilisant pour une grève des paiements. Cela signifie que nous appelons tous ceux et celles qui veulent défier ce système à nous rejoindre. Nous faisons cela pour tous ceux et celles qui ne peuvent, ou ne veulent, plus payer. Nous vous mettrons en lien avec d’autres personnes dans votre région et nous construirons ensemble un mouvement puissant - rue par rue, quartier par quartier et ville par ville.

    Lorsqu’un million de personnes se seront engagées à ne plus payer leurs factures d’énergie, nous déclencherons la grève. Notre but est de forcer le gouvernement, l’Ofgem, le régulateur du marché, et les compagnies d’énergie à se réunir et à négocier collectivement avec nous.

    #Don’t_Pay #autoréduction #grève_des_paiements #énergie #inflation

  • « Don’t Pay UK » : le mouvement qui inquiète le gouvernement britannique- OCL
    http://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article3297

    Après une hausse de 50 % en avril dernier, et plus de 6,5 millions de personnes en précarité énergétique, les tarifs de l’électricité devraient augmenter encore de 50 à 60% voire plus en octobre. Un appel vient d’être lancé au Royaume-Uni pour boycotter le paiement des factures d’électricité. - (...) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • Pour les autoréductions et contre Carrefour : semaine d’action ! #Carrefour retire ta plainte - Paris-luttes.info
    https://paris-luttes.info/pour-les-autoreductions-et-contre-15808

    En octobre 2021, deux personnes ont été condamnées à verser au groupe Carrefour plus de 38 000 euros d’amende pour avoir participé avec soixante autres personnes à une #autoréduction au Carrefour Market de la rue Nationale à Paris. Après avoir rempli des caddies de produits alimentaires et hygiéniques, les caisses avaient été bloquées, des tracts distribués et des banderoles déployées. Au bout d’une heure de négociation, la direction et le siège de Carrefour avaient accepté de les laisser sortir avec les marchandises. Deux personnes avaient été contrôlées à la sortie par les flics. Carrefour était revenu sur sa parole de ne pas porter plainte et les avait poursuivi·es pour vol en réunion.

    Les condamné·es et leurs soutiens ont décidé de faire appel de cette décision de justice qui maximise encore les profits de Carrefour.

    La grande distribution fait les poches des précaires avec la complicité de la justice !
    Mais on ne paiera pas !

    La pandémie n’a pas les mêmes conséquences pour tout le monde. D’un côté, les prix ne cessent d’augmenter, les files d’attentes s’allongent à l’aide alimentaire, les services sociaux sont débordés, des millions de personnes n’arrivent plus à se loger ou même à se chauffer. La précarisation en temps de pandémie fait la Une des médias, qui fabriquent non pas de l’indignation mais de l’acceptabilité – rendre normale la pauvreté, faire accepter un monde où il y a ceux qui crèvent et ceux qui gagnent. De l’autre côté, Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, se félicite que l’année 2020 ait été un « tournant de l’histoire de Carrefour ».

    L’entreprise a en effet encaissé 1 milliard d’euros de bénéfices qu’elle a allègrement partagé avec ses actionnaires ; tout en se contentant de verser une prime inflation ridicule à ses salarié·es. Elle a employé des travailleur·ses sans-papiers avant de les licencier quand iels demandaient un cerfa de régularisation. Elle a fait condamner en justice deux personnes pour une action d’auto-réduction tout en se faisant passer pour de bons samaritains à travers des opérations de collectes alimentaires surmédiatisées. Carrefour est bien une entreprise championne du monde capitaliste !