• Les armes policières à létalité réduite multiplient en fait les morts, blessures et mutilations
    https://ricochets.cc/Les-armes-policieres-a-letalite-reduite-multiplient-en-fait-les-morts-bles

    Les armes policières à létalité réduite multiplient en réalité les morts, blessures et mutilations, et l’Etat s’en contrefout car c’est la stratégie de répression qu’il a choisit et qui enrichit le secteur industriel de l’armement. Un livre parle en détail des armes de la police. Les armes non létales, un mythe qui légitime les #Violences_policières - L’État attise la brutalité de sa police en la dotant d’un arsenal militaire toujours plus puissant, explique l’économiste Paul Rocher. De quoi réjouir (...) #Les_Articles

    / Humour, ironie, satire..., Autoritarisme, régime policier, démocrature..., Violences policières

    #Humour,_ironie,_satire... #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://reporterre.net/Les-armes-non-letales-un-mythe-qui-legitime-les-violences-policieres

  • Et si les ROBOTS prenaient le CONTRÔLE ?
    https://ricochets.cc/Covid-Macron-Et-si-les-ROBOTS-prenaient-le-CONTROLE.html

    Sans aucun doute, le 21e siècle sera l’avènement de la robotique ou ne le sera pas. Comme vous l’avez surement remarqué, les objets connectés et robotisés ont envahis nos sociétés, mais les problématiques philosophiques, juridiques et sociétales générées par cette poussée technologique sont abyssales. Et Pourtant, depuis longtemps, la science fiction nous a alerté sur notre incapacité de rivaliser, à l’avenir, avec cette nouvelle forme d’intelligence. A travers son œuvre, le célèbre écrivain prophétique Isaac Asimov, ira même jusqu’à établir des lois, nécessaires selon lui, afin de protéger l’intégrité de l’être humain face à ces nouvelles créatures froide et synthétiques obéissant aux algorithmes. Cette vidéo sera divisé en 2 partie : 1/Dans un premier temps nous aborderont l’histoire de la robotique. Des (...)

    #Les_Articles #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle #Technologie #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature... #Fichage_et_surveillance #Médias_et_expressions #Vidéos,_films...
    https://www.youtube.com/c/VéritéAlternative
    https://ricochets.cc/IMG/distant/html/watchvIanLMz55a3-6e18ca4.html

  • Contre le fichage, contre le séparatisme, contre le couvre-feu
    https://ricochets.cc/Contre-le-fichage-contre-le-separatisme-contre-le-couvre-feu.html

    Rendez-vous à la fontaine monumentale #Les_Articles

    / #Epidémies,_gestion_de_crise,_en_temps_de_catastrophe, Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #Fichage_et_surveillance, #Résistances_au_capitalisme_et_à_la_civilisation_industrielle, #Valence

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...

  • Couvre-feux à 18h partout : cette dystopie criminalise toute vie sociale !
    https://ricochets.cc/Couvre-feux-a-18h-partout-cette-dystopie-criminalise-toute-vie-sociale.htm

    Vu que les bars et restaurants sont fermés, ça sert à quoi ces couvre-feux à rallonge à part nous faire chier et assoir la dystopie policière antisociale ? Le régime n’a même pas prévu la possibilité de s’aérer ou de faire du sport en extérieur (ce qui ne provoque aucune contamination, même sans masque) pendant le couvre-feu, les travailleurs qui rentrent à 18h apprécieront. 🥂« L’EFFET APÉRO » C’est le dernier élément de langage d’un Régime en putréfaction : « l’effet apéro ». C’est l’expression qui circule (...) #Les_Articles

    / #Epidémies,_gestion_de_crise,_en_temps_de_catastrophe, Autoritarisme, régime policier, démocrature...

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://www.facebook.com/100015573042351/videos/984606778735081

  • Drôme : couvre-feu à 18h dès mardi 12 janvier 2021, le ras-le-bol monte !
    https://ricochets.cc/Drome-couvre-feu-a-18h-des-mardi-12-janvier-2021-le-ras-le-bol-monte.html

    La colère gronde sur les réseaux sociaux, et même dans les commentaires des posts préfectoraux qui annoncent des restrictions supplémentaires de déplacement avec ce couvre-feu avancé à 18h à partir de mardi 12 janvier 2021. Pour différents motifs, de plus en plus de gens en ont plus qu’assez de subir des directives d’en haut qui tombent sans qu’ils soient consultés, sans qu’ils participent aux décisions de près ou de loin, sans que ces mesures correspondent vraiment aux contraintes du quotidien. Assez de (...) #Les_Articles

    / #Epidémies,_gestion_de_crise,_en_temps_de_catastrophe, Autoritarisme, régime policier, (...)

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...

  • Depuis 2003, le régime ignore et réprime même les manifestations...
    https://ricochets.cc/Depuis-2003-le-regime-ignore-et-reprime-meme-les-manifestations.html

    Voici une interview intéressante d’une historienne : « Depuis la guerre d’Algérie, on n’a jamais assisté à un tel climat répressif » : Dans son dernier ouvrage On est là ! La manif en crise, l’historienne Danielle Tartakowsky, spécialiste de l’histoire des mouvements sociaux, décortique les mutations de la manifestation sur les cinquante dernières années. Entretien. (...) À partir de 2003, l’affirmation de Jean-Pierre Raffarin selon laquelle « ce n’est pas la rue qui gouverne », en usant du reste du terme « (...) #Les_Articles

    / Autoritarisme, régime policier, démocrature...

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://www.bastamag.net/Depuis-la-guerre-d-Algerie-on-a-jamais-assiste-a-un-tel-climat-repressif-D

  • LES AUTORITAIRES (partie 1) : les premières enquêtes
    https://www.youtube.com/watch?v=2__Dd_KXuuU

    0:00 Introduction
    5:40 Comprendre l’indicible
    13:27 L’enquête de surface
    15:32 L’échelle de l’antisémitisme
    28:13 L’échelle d’ethnocentrisme
    36:17 L’échelle de conservatisme politico-économique
    43:30 Crédits de fin
    44:40 Prochainement, dans la 2e partie

    Quand on parle d’autoritarisme, on pense spontanément à une forme de gouvernance, on s’imagine les dérives autoritaires d’un chef, d’un gouvernement, d’une institution, etc.
    Or, cet angle nous fait parfois omettre d’autres perspectives, notamment la question de l’autoritarisme chez les individus lambda, non pas sous une perspective exclusivement idéologique, mais via un angle psycho-sociologique. Et c’est précisément à cet angle que nous allons ici nous intéresser.

    Cette vidéo est la première partie d’une série consacrée aux études portant sur la personnalité autoritaire. Dans cette partie, nous nous concentrons sur les premières enquêtes, sur les études d’Adorno et de ses collègues, initiées dans les années 40 alors que la Seconde Guerre Mondiale faisait encore rage. Nous allons y préciser leur première phase qui demeure sur le terrain des opinions, les chercheurs voulant délimiter les attitudes associées à l’autoritarisme, ce qui leur permettra d’élaborer trois échelles de mesure : une échelle de l’antisémitisme, une échelle de l’ethnocentrisme et une échelle de conservatisme politico-économique.

  • Le néo-populisme est un néo- libéralisme

    Comment être libéral et vouloir fermer les frontières ? L’histoire du néolibéralisme aide à comprendre pourquoi, en Autriche et en Allemagne, extrême droite et droite extrême justifient un tel grand écart : oui à la libre-circulation des biens et des richesses, non à l’accueil des migrants.

    https://aoc.media/analyse/2018/07/03/neo-populisme-neo-liberalisme

    –-> je re-signale ici un article publié dans AOC media qui date de 2018, sur lequel je suis tombée récemment, mais qui est malheureusement sous paywall

    #populisme #libéralisme #néo-libéralisme #néolibéralisme #fermeture_des_frontières #frontières #histoire #extrême_droite #libre-circulation #migrations #Allemagne #Autriche

    ping @karine4 @isskein

    • #Globalists. The End of Empire and the Birth of Neoliberalism

      Neoliberals hate the state. Or do they? In the first intellectual history of neoliberal globalism, #Quinn_Slobodian follows a group of thinkers from the ashes of the Habsburg Empire to the creation of the World Trade Organization to show that neoliberalism emerged less to shrink government and abolish regulations than to redeploy them at a global level.

      Slobodian begins in Austria in the 1920s. Empires were dissolving and nationalism, socialism, and democratic self-determination threatened the stability of the global capitalist system. In response, Austrian intellectuals called for a new way of organizing the world. But they and their successors in academia and government, from such famous economists as Friedrich Hayek and Ludwig von Mises to influential but lesser-known figures such as Wilhelm Röpke and Michael Heilperin, did not propose a regime of laissez-faire. Rather they used states and global institutions—the League of Nations, the European Court of Justice, the World Trade Organization, and international investment law—to insulate the markets against sovereign states, political change, and turbulent democratic demands for greater equality and social justice.

      Far from discarding the regulatory state, neoliberals wanted to harness it to their grand project of protecting capitalism on a global scale. It was a project, Slobodian shows, that changed the world, but that was also undermined time and again by the inequality, relentless change, and social injustice that accompanied it.

      https://www.hup.harvard.edu/catalog.php?isbn=9780674979529

      #livre #empire #WTO #capitalisme #Friedrich_Hayek #Ludwig_von_Mises #Wilhelm_Röpke #Michael_Heilperin #Etat #Etat-nation #marché #inégalités #injustice #OMC

    • Quinn Slobodian : « Le néolibéralisme est travaillé par un conflit interne »

      Pour penser les hybridations contemporaines entre néolibéralisme, #autoritarisme et #nationalisme, le travail d’historien de Quinn Slobodian, encore peu connu en France, est incontournable. L’auteur de Globalists nous a accordé un #entretien.

      L’élection de Trump, celle de Bolsonaro, le Brexit… les élites des partis de #droite participant au #consensus_néolibéral semblent avoir perdu le contrôle face aux pulsions nationalistes, protectionnistes et autoritaires qui s’expriment dans leur propre camp ou chez leurs concurrents les plus proches.

      Pour autant, ces pulsions sont-elles si étrangères à la #doctrine_néolibérale ? N’assisterait-on pas à une mutation illibérale voire nativiste de la #globalisation_néolibérale, qui laisserait intactes ses infrastructures et sa philosophie économiques ?

      Le travail de Quinn Slobodian, qui a accordé un entretien à Mediapart (lire ci-dessous), apporte un éclairage précieux à ces questions. Délaissant volontairement la branche anglo-américaine à laquelle la pensée néolibérale a souvent été réduite, cet historien a reconstitué les parcours de promoteurs du néolibéralisme ayant accompli, au moins en partie, leur carrière à #Genève, en Suisse (d’où leur regroupement sous le nom d’#école_de_Genève).

      Dans son livre, Globalists (Harvard University Press, 2018, non traduit en français), ce professeur associé au Wellesley College (près de Boston) décrit l’influence croissante d’un projet intellectuel né « sur les cendres de l’empire des Habsbourg » à la fin de la Première Guerre mondiale, et qui connut son apogée à la création de l’#Organisation_mondiale_du_commerce (#OMC) en 1995.

      À la suite d’autres auteurs, Slobodian insiste sur le fait que ce projet n’a jamais été réductible à un « #fondamentalisme_du_marché », opposé par principe à la #puissance_publique et au #droit. Selon lui, l’école de Genève visait plutôt un « #enrobage » ( encasement ) du #marché pour en protéger les mécanismes. L’objectif n’était pas d’aboutir à un monde sans #frontières et sans lois, mais de fabriquer un #ordre_international capable de « sauvegarder le #capital », y compris contre les demandes des masses populaires.

      Dans cette logique, la division du monde en unités étatiques a le mérite d’ouvrir des « voies de sortie » et des possibilités de mise en #concurrence aux acteurs marchands, qui ne risquent pas d’être victimes d’un Léviathan à l’échelle mondiale. Cela doit rester possible grâce à la production de #règles et d’#institutions, qui protègent les décisions de ces acteurs et soustraient l’#activité_économique à la versatilité des choix souverains.

      On l’aura compris, c’est surtout la #liberté de l’investisseur qui compte, plus que celle du travailleur ou du citoyen – Slobodian cite un auteur se faisant fort de démontrer que « le #libre_commerce bénéficie à tous, même sans liberté de migration et si les peuples restent fermement enracinés dans leurs pays ». Si la compétition politique peut se focaliser sur les enjeux culturels, les grandes orientations économiques doivent lui échapper.

      L’historien identifie dans son livre « trois #ruptures » qui ont entretenu, chez les néolibéraux qu’il a étudiés, la hantise de voir s’effondrer les conditions d’un tel ordre de marché. La guerre de 14-18 a d’abord interrompu le développement de la « première mondialisation », aboutissant au morcellement des empires de la Mitteleuropa et à l’explosion de revendications démocratiques et sociales.

      La #Grande_Dépression des années 1930 et l’avènement des fascismes ont constitué un #traumatisme supplémentaire, les incitant à rechercher ailleurs que dans la science économique les solutions pour « sanctuariser » la mobilité du capital. Les prétentions au #protectionnisme de certains pays du « Sud » les ont enfin poussés à s’engager pour des accords globaux de #libre_commerce.

      L’intérêt supplémentaire de Globalists est de nous faire découvrir les controverses internes qui ont animé cet espace intellectuel, au-delà de ses objectifs communs. Une minorité des néolibéraux étudiés s’est ainsi montrée sinon favorable à l’#apartheid en #Afrique_du_Sud, du moins partisane de droits politiques limités pour la population noire, soupçonnée d’une revanche potentiellement dommageable pour les #libertés_économiques.

      Le groupe s’est également scindé à propos de l’#intégration_européenne, entre ceux qui se méfiaient d’une entité politique risquant de fragmenter le marché mondial, et d’autres, qui y voyaient l’occasion de déployer une « Constitution économique », pionnière d’un « modèle de gouvernance supranationale […] capable de résister à la contamination par les revendications démocratiques » (selon les termes du juriste #Mestmäcker).

      On le voit, la recherche de Slobodian permet de mettre en perspective historique les tensions observables aujourd’hui parmi les acteurs du néolibéralisme. C’est pourquoi nous avons souhaité l’interroger sur sa vision des évolutions contemporaines de l’ordre politique et économique mondial.

      Dans votre livre, vous montrez que les néolibéraux donnent beaucoup d’importance aux #règles et peuvent s’accommoder des #frontières_nationales, là où cette pensée est souvent présentée comme l’ennemie de l’État. Pourriez-vous éclaircir ce point ?

      Quinn Slobodian : Quand on parle d’ouverture et de fermeture des frontières, il faut toujours distinguer entre les biens, l’argent ou les personnes. Mon livre porte surtout sur le #libre_commerce, et comment des #lois_supranationales l’ont encouragé. Mais si l’on parle des personnes, il se trouve que dans les années 1910-1920, des néolibéraux comme #von_Mises étaient pour le droit absolu de circuler.

      Après les deux guerres mondiales, cette conception ne leur est plus apparue réaliste, pour des raisons de #sécurité_nationale. #Hayek a par exemple soutenu l’agenda restrictif en la matière de #Margaret_Thatcher.

      Même si l’on met la question de l’immigration de côté, je persiste à souligner que les néolibéraux n’ont rien contre les frontières, car celles-ci exercent une pression nécessaire à la #compétitivité. C’est pourquoi l’existence simultanée d’une économie intégrée et de multiples communautés politiques n’est pas une contradiction pour eux. De plus, une « #gouvernance_multiniveaux » peut aider les dirigeants nationaux à résister aux pressions populaires. Ils peuvent se défausser sur les échelons de gouvernement qui leur lient les mains, plus facilement que si on avait un véritable #gouvernement_mondial, avec un face-à-face entre gouvernants et gouvernés.

      Cela pose la question du rapport entre néolibéralisme et #démocratie

      Les néolibéraux voient la démocratie de manière très fonctionnelle, comme un régime qui produit plutôt de la #stabilité. C’est vrai qu’ils ne l’envisagent qu’avec des contraintes constitutionnelles, lesquelles n’ont pas à être débordées par la volonté populaire. D’une certaine façon, la discipline que Wolfgang Schaüble, ex-ministre des finances allemand, a voulu imposer à la Grèce résulte de ce type de pensée. Mais c’est quelque chose d’assez commun chez l’ensemble des libéraux que de vouloir poser des bornes à la #démocratie_électorale, donc je ne voudrais pas faire de mauvais procès.

      Les élections européennes ont lieu le 26 mai prochain. Pensez-vous que l’UE a réalisé les rêves des « globalists » que vous avez étudiés ?

      C’est vrai que la #Cour_de_justice joue le rôle de gardienne des libertés économiques au centre de cette construction. Pour autant, les règles ne se sont pas révélées si rigides que cela, l’Allemagne elle-même ayant dépassé les niveaux de déficit dont il était fait si grand cas. Plusieurs craintes ont agité les néolibéraux : celle de voir se développer une #Europe_sociale au détriment de l’#intégration_négative (par le marché), ou celle de voir la #monnaie_unique empêcher la #concurrence entre #monnaies, sans compter le risque qu’elle tombe aux mains de gens trop peu attachés à la stabilité des prix, comme vous, les Français (rires).

      Plus profondément, les néolibéraux sceptiques se disaient qu’avec des institutions rendues plus visibles, vous créez des cibles pour la #contestation_populaire, alors qu’il vaut mieux des institutions lointaines et discrètes, produisant des règles qui semblent naturelles.

      Cette opposition à l’UE, de la part de certains néolibéraux, trouve-t-elle un héritage parmi les partisans du #Brexit ?

      Tout à fait. On retrouve par exemple leur crainte de dérive étatique dans le #discours_de_Bruges de Margaret Thatcher, en 1988. Celle-ci souhaitait compléter le #marché_unique et travailler à une plus vaste zone de #libre-échange, mais refusait la #monnaie_unique et les « forces du #fédéralisme et de la #bureaucratie ».

      Derrière ce discours mais aussi les propos de #Nigel_Farage [ex-dirigeant du parti de droite radicale Ukip, pro-Brexit – ndlr], il y a encore l’idée que l’horizon de la Grande-Bretagne reste avant tout le #marché_mondial. Sans préjuger des motivations qui ont mené les citoyens à voter pour le Brexit, il est clair que l’essentiel des forces intellectuelles derrière cette option partageaient des convictions néolibérales.

      « L’hystérie sur les populistes dramatise une situation beaucoup plus triviale »

      De nombreux responsables de droite sont apparus ces dernières années, qui sont à la fois (très) néolibéraux et (très) nationalistes, que l’on pense à Trump ou aux dirigeants de l’#Alternative_für_Deutschland (#AfD) en Allemagne. Sont-ils une branche du néolibéralisme ?

      L’AfD est née avec une plateforme ordo-libérale, attachée à la #stabilité_budgétaire en interne et refusant toute solidarité avec les pays méridionaux de l’UE. Elle joue sur l’#imaginaire de « l’#économie_sociale_de_marché », vantée par le chancelier #Erhard dans les années 1950, dans un contexte où l’ensemble du spectre politique communie dans cette nostalgie. Mais les Allemands tiennent à distinguer ces politiques économiques du néolibéralisme anglo-saxon, qui a encouragé la #financiarisation de l’économie mondiale.

      Le cas de #Trump est compliqué, notamment à cause du caractère erratique de sa prise de décision. Ce qui est sûr, c’est qu’il brise la règle néolibérale selon laquelle l’économie doit être dépolitisée au profit du bon fonctionnement de la concurrence et du marché. En ce qui concerne la finance, son agenda concret est complètement néolibéral.

      En matière commerciale en revanche, il est sous l’influence de conseillers qui l’incitent à une politique agressive, notamment contre la Chine, au nom de l’#intérêt_national. En tout cas, son comportement ne correspond guère à la généalogie intellectuelle de la pensée néolibérale.

      Vous évoquez dans votre livre « l’#anxiété » qui a toujours gagné les néolibéraux. De quoi ont-ils #peur aujourd’hui ?

      Je dirais qu’il y a une division parmi les néolibéraux contemporains, et que la peur de chaque camp est générée par celui d’en face. Certains tendent vers le modèle d’une intégration supranationale, avec des accords contraignants, que cela passe par l’OMC ou les méga-accords commerciaux entre grandes régions du monde.

      Pour eux, les Trump et les pro-Brexit sont les menaces contre la possibilité d’un ordre de marché stable et prospère, à l’échelle du globe. D’un autre côté figurent ceux qui pensent qu’une #intégration_supranationale est la #menace, parce qu’elle serait source d’inefficacités et de bureaucratie, et qu’une architecture institutionnelle à l’échelle du monde serait un projet voué à l’échec.

      Dans ce tableau, jamais la menace ne vient de la gauche ou de mouvement sociaux, donc.

      Pas vraiment, non. Dans les années 1970, il y avait bien le sentiment d’une menace venue du « Sud global », des promoteurs d’un nouvel ordre économique international… La situation contemporaine se distingue par le fait que la #Chine acquiert les capacités de devenir un acteur « disruptif » à l’échelle mondiale, mais qu’elle n’en a guère la volonté. On oublie trop souvent que dans la longue durée, l’objectif de l’empire chinois n’a jamais consisté à étendre son autorité au-delà de ses frontières.

      Aucun des auteurs que je lis n’est d’ailleurs inquiet de la Chine à propos du système commercial mondial. Le #capitalisme_autoritaire qu’elle incarne leur paraît tout à fait convenable, voire un modèle. #Milton_Friedman, dans ses derniers écrits, valorisait la cité-État de #Hong-Kong pour la grande liberté économique qui s’y déploie, en dépit de l’absence de réelle liberté politique.

      Le débat serait donc surtout interne aux néolibéraux. Est-ce qu’il s’agit d’un prolongement des différences entre « l’école de Genève » que vous avez étudiée, et l’« l’école de Chicago » ?

      Selon moi, le débat est un peu différent. Il rappelle plutôt celui que je décris dans mon chapitre sur l’intégration européenne. En ce sens, il oppose des « universalistes », partisans d’un ordre de marché vraiment global construit par le haut, et des « constitutionnalistes », qui préfèrent le bâtir à échelle réduite, mais de façon plus sûre, par le bas. L’horizon des héritiers de l’école de Chicago reste essentiellement borné par les États-Unis. Pour eux, « l’Amérique c’est le monde » !

      On dirait un slogan de Trump.

      Oui, mais c’est trompeur. Contrairement à certains raccourcis, je ne pense pas que Trump veuille un retrait pur et simple du monde de la part des États-Unis, encore moins un modèle autarcique. Il espère au contraire que les exportations de son pays s’améliorent. Et si l’on regarde les accords qu’il a voulu renégocier, quels sont les résultats ?

      Avec le Mexique, on a abouti à quelque chose de très proche de ce qui existait déjà. Dans le débat dont j’ai esquissé les contours, il serait plutôt du côté des constitutionnalistes, avec des accords de proximité qui s’élargiraient, mais garderaient la Chine à distance. De façon générale, l’hystérie sur les populistes au pouvoir me semble dramatiser une situation beaucoup plus triviale, qui oppose des stratégies quant à la réorganisation de l’économie mondiale.

      Est-ce que le rejet de la Chine s’inscrit dans la même logique que les positions hostiles à l’immigration de Hayek en son temps, et de Trump ou des pro-Brexit aujourd’hui ? En somme, y aurait-il certains pays, comme certains groupes, qui seraient soupçonnés d’être culturellement trop éloignés du libre marché ?

      On retrouve chez certains auteurs l’idée que l’homo œconomicus, en effet, n’est pas universel. Les règles du libre marché ne pourraient être suivies partout dans le monde. Cette idée d’une altérité impossible à accommoder n’est pas réservée à des ressentiments populaires. Elle existe dans le milieu des experts et des universitaires, qui s’appuient sur certains paradigmes scientifiques comme le #néo-institutionnalisme promu par des auteurs comme #Douglass_North. Cette perspective suppose qu’à un modèle socio-économique particulier, doivent correspondre des caractéristiques culturelles particulières.

      https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/100319/quinn-slobodian-le-neoliberalisme-est-travaille-par-un-conflit-interne #WWI #première_guerre_mondiale

  • Le terrorisme d’État, ça suffit !
    https://ricochets.cc/Le-terrorisme-d-Etat-ca-suffit.html

    Depuis neuf mois, la seule pandémie qui sévisse, se développe et s’installe durablement est celle de la peur. La psychose généralisée appuyée par les médias ’de référence’ et renforcée par des ’autorités’ sanitaires à la solde de big pharma, les informations biaisées, les mesures arbitraires, incohérentes, contradictoires, dictatoriales imposées à tous par un président de la république et des politiciens paranoïaques, exhibitionnistes et voyeurs, ça suffit. Que ceux qui ont la trouille s’enferment chez eux à (...) #Les_Articles

    / Autoritarisme, régime policier, démocrature...

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...

  • Un projet de loi pour faciliter les futurs état d’urgence sanitaire et entériner les pleins pouvoirs au gouvernement
    https://ricochets.cc/Un-projet-de-loi-pour-faciliter-les-futurs-etat-d-urgence-sanitaire-et-ent

    Ce lundi 21 décembre, en pleine vacances de Noël, le gouvernement dépose un projet de loi pour s’octroyer les pleins pouvoirs en cas de crise sanitaire grave : 🤖 ÉTAT D’URGENCE PERMANENT ET RESTRICTIONS DE CIRCULATION Une nouvelle offensive contre les libertés à la veille de Noël ? En procédure accélérée, le gouvernement a déposé le lundi 21 décembre au soir, à l’Assemblée Nationale, un projet de loi pour créer un « régime pérenne de gestion des urgences sanitaires ». Cette mesure ferait entrer l’état d’urgence (...) #Les_Articles

    / #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire, Autoritarisme, régime policier, (...)

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b3714_projet-loi
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/avant-le-covid-19-quels-vaccins-ont-ete-soupconnes-d-effets-secondaires

  • Afrique : les activistes dénoncent les autocrates
    https://www.cetri.be/Afrique-les-activistes-denoncent

    Les analyses de François Polet, chercheur au CETRI, reprises par la Deutsche Welle. Des mouvements de jeunes constatent la multiplication des troisièmes mandats. Pourtant, pour eux, il va falloir aussi s’adapter. Réécouter l’intervention de François Polet sur la Deutsche Welle dans Info Matin, le 15.12.2020 : L’article du 14.12.2020 : La deuxième édition de l’Université Populaire de l’Engagement Citoyen (UPEC) se tient du 14 au 16 décembre à Dakar, au Sénégal. Deux ans après la première édition, (...) #Le_regard_du_CETRI

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Le_regard_du_CETRI, #Autoritarisme, #Mouvements_sociaux, Relations entre mouvements sociaux & gouvernements, #Afrique_subsaharienne, Moyen-Orient & Afrique du (...)

    #Relations_entre_mouvements_sociaux_&_gouvernements #Moyen-Orient_&_Afrique_du_Nord
    https://www.cetri.be/IMG/mp3/2020.12.16_fp.mp3

  • Déclaration concernant la loi sur la « Régulation des agents étrangers » et la loi sur la cybersécurité 2020-2025
    https://www.cetri.be/Declaration-concernant-la-loi-sur

    Signée par un ensemble d’organisations européennes, dont le CETRI. Mesdames et Messieurs les député(e)s de la République du #Nicaragua C’est avec une profonde inquiétude que nous avons appris l’approbation de la « loi sur la réglementation des agents étrangers », ainsi que l’approbation de la loi sur la cybersécurité 2020-2025, publiées dans La Gaceta (journal officiel) du 19 octobre 2020 et du 29 septembre 2020 respectivement. Cette dernière vise à criminaliser les journalistes et les médias ainsi que (...) #Le_Sud_en_mouvement

    / Nicaragua, #Autoritarisme, #Le_Sud_en_mouvement

    https://www.cetri.be/IMG/pdf/2020_-_declaracion_conjunta_organizaciones_europeas_sobre_ley_de_agentes_extra
    https://www.cetri.be/IMG/pdf/2020_-_declaracion_sobre_ley_de_agentes_extranjeros_-_fr.pdf

  • Declaración acerca de la ley “Regulación de Agentes Extranjeros” y la ley de ciberseguridad 2020-2025
    https://www.cetri.be/Declaracion-acerca-de-la-ley

    Firmada por organizaciones europeas. Señoras legisladoras y señores legisladores de la República de #Nicaragua, Con honda preocupación, hemos tenido conocimiento de la aprobación de la “Ley de Regulación de Agentes Extranjeros”, publicada en La Gaceta el 19 de octubre del 2020, así como de la aprobación de la Ley sobre ciberseguridad 2020-2025, publicada en La Gaceta el 29 de setiembre del 2020. Esta última busca criminalizar a periodistas y medios de comunicación y a cualquier persona (...) #El_Sur_en_movimiento

    / Nicaragua, #Autoritarisme

    https://www.cetri.be/IMG/pdf/2020_-_declaracion_conjunta_organizaciones_europeas_sobre_ley_de_agentes_extra

  • La ligne rouge, de la politique sécuritaire à la dérive autoritaire, avec Vanessa Codaccioni
    https://www.franceculture.fr/emissions/linvitee-des-matins/linvite-des-matins-du-lundi-23-novembre-2020

    Sous la cinquième république, quel rapport le gouvernement entretient-il avec l’opposition ? A quel moment la ligne rouge de l’autoritarisme est-elle franchie ? Les garde-fous des institutions sont-ils suffisants ?

    #autoritarisme #violence_d'état #violences_policières

  • L’école du #mépris - Les mots sont importants (lmsi.net)
    https://lmsi.net/L-ecole-du-mepris-1486

    Est-il possible de respecter un gouvernement dont la ministre « de la #jeunesse et de l’engagement » se scandalise d’avoir rencontré des jeunes « assez à l’aise » pour lui exprimer, en bonne et due forme, et de manière argumentée, leurs #divergences d’opinion, et plus précisément leurs critiques sur une #laïcité à géométrie variable, une #police gangrenée par le racisme, ou encore une République qui ne tient pas sa promesse d’égalité ? Est-il possible de respecter une ministre qui n’a à répondre à cette jeunesse que des sermons, des pétitions de principe, du déni de réalité (« Il faut aimer la police, car elle est là pour nous protéger au quotidien. Elle ne peut pas être raciste, car elle est républicaine ! » [1]) ou, pour finir, des sommations à entonner en chœur la Marseillaise ?

    Peut-on respecter une ministre qui, à confrontée en public à son incapacité de dialoguer, d’écouter, d’argumenter, se venge en attaquant publiquement les centres sociaux, organisateurs de la rencontre, en les livrant à la vindicte publique comme Jean-Michel Blanquer a livré le monde académique à la vindicte, et en diligentant contre eux une inspection ?

    Peut-on respecter ces aventuriers de la politique, sans principes et sans cœur, qui exigent de sa jeunesse une #soumission aveugle, et renouent de la sorte avec les pires heures de l’#autoritarisme républicain ? Peut-on respecter cette aristocratie aussi dépourvue de moralité que prodigue en sermons moralisateurs ? Peut-on respecter ces « progressistes » auto-proclamés qui ne font que recycler des vieilles traditions idéalisées, comme celles des « cours de morale civique » à l’école ?

  • Zeynep Tufekci : Trump Proved That Authoritarians Can Get Elected in America - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/ideas/archive/2020/11/trump-proved-authoritarians-can-get-elected-america/617023

    Trump was ineffective and easily beaten. A future strongman won’t be.
    November 6, 2020
    Zeynep Tufekci

    Now that Joe Biden has won the presidency, we can expect debates over whether Donald Trump was an aberration (“not who we are!”) or another instantiation of America’s pathologies and sins. One can reasonably make a case for his deep-rootedness in American traditions, while also noticing the anomalies: the early-morning tweeting, the fondness for mixing personal and government business, the obsession with ratings befitting a reality-TV star—the one job he was good at.

    From an international perspective, though, Trump is just one more example of the many populists on the right who have risen to power around the world: Narendra Modi in India, Jair Bolsonaro in Brazil, Viktor Orbán in Hungary, Vladimir Putin in Russia, Jarosław Kaczyński in Poland, and Recep Tayyip Erdoğan in Turkey, my home country. These people win elections but subvert democratic norms: by criminalizing dissent, suppressing or demonizing the media, harassing the opposition, and deploying extra-legal mechanisms whenever possible (Putin’s opponents have a penchant for meeting tragic accidents). Orbán proudly uses the phrase illiberal democracy to describe the populism practiced by these men; Trump has many similarities to them, both rhetorically and policy-wise.
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    He campaigned like they did, too, railing against the particular form of globalization that dominates this era and brings benefit to many, but disproportionately to the wealthy, leaving behind large numbers of people, especially in wealthier countries. He relied on the traditional herrenvolk idea of ethnonationalist populism: supporting a kind of welfare state, but only for the “right” people rather than the undeserving others (the immigrants, the minorities) who allegedly usurp those benefits. He channeled and fueled the widespread mistrust of many centrist-liberal democratic institutions (the press, most notably) —just like the other populists. And so on.

    But there’s one key difference between Trump and everyone else on that list. The others are all talented politicians who win elections again and again.

    In contrast, Trump is a reality-TV star who stumbled his way into an ongoing realignment in American politics, aided by a series of events peculiar to 2016 that were fortunate for him: The Democrats chose a polarizing nominee who didn’t have the requisite political touch that can come from surviving tough elections; social media was, by that point, deeply entrenched in the country’s politics, but its corrosive effects were largely unchecked; multiple players—such as then–FBI Director James Comey—took consequential actions fueled by their misplaced confidence in Hillary Clinton’s win; and Trump’s rivals in the Republican primaries underestimated him. He drew a royal flush.

    It’s not that he is completely without talent. His rallies effectively let him bond with his base, and test out various messages with the crowd that he would then amplify everywhere. He has an intuitive understanding of the power of attention, and he played the traditional media like a fiddle—they benefited from his antics, which they boosted. He also clearly sensed the political moment in 2016, and managed to navigate his way into the presidency, though that probably had more to do with instinct than with deep planning.

    Luck aside, though, Trump is not good at his job. He doesn’t even seem to like it much. He is too undisciplined and thin-skinned to be effective at politics over a sustained period, which involves winning repeated elections. He seems to have been as surprised as anyone else that he won in 2016. While he hates the loser branding that will follow him now, he’s probably fine with the outcome—especially since he can blame it on fantastical conspiracies involving theft or ballot-stuffing or the courts—as long as he can figure out how to escape the criminal trials that are certainly coming his way. (A self-pardon? A negotiated pardon? He will try something.)

    Trump ran like a populist, but he lacked the political talent or competence to govern like an effective one. Remember the Infrastructure Week he promised? It never happened. Remember the trade wars with China he said he’d win? Some tariffs were raised here and there, but the jobs that would bring relief to America’s decimated manufacturing sector never resurged. In Wisconsin in 2018, the president announced “the eighth wonder of the world”—a Foxconn factory that was supposed to employ 13,000 in return for $4.5 billion in government subsidies. However, going into this election, the building remained empty, and the president lost Wisconsin in the Electoral College. (Foxconn hired people in the final weeks of 2019 to fulfill quotas for the subsidies, and laid off many of them right after the new year.) Most populists globally deploy wide patronage networks: state spending that boosts their own supporters. Trump’s model remained attached more to personal graft: He encouraged people to stay in his hotels and have dinner at Mar-a-Lago in exchange for access, rather than develop a broad and participatory network that would remain loyal to him for years. And when the pandemic hit, instead of rising to the occasion and playing the strongman, rallying the country through a crisis that had originated in China—an opportunity perfect for the kind of populist he aspired to be—he floundered.

    Erdoğan has been in power nationally since 2003. After two decades, he has arguably lost some of his political magic, evinced by increasing missteps and a deteriorating situation around democratic rights. Still, he is among the most talented politicians in Turkey’s history. He has been able to navigate multiple challenges, including a previous global financial crisis. In Russia, Putin has won many elections, even managing to subvert term limits. In India, Modi has also been reelected. One could argue that these elections were far from perfect, but they were elections. Brazil’s Bolsonaro has bungled his country’s response to the pandemic but is giving the poor emergency aid and increasing his popularity. The CARES Act did the same thing, providing a significant subsidy to businesses and improving household finances, especially for people with low incomes, but it ended right before the election; Trump erratically tweeted about having nuked a new deal.

    I suspect that the Republican leadership is sanguine, if not happy, about Trump’s loss. It’s striking how quickly Fox News called Arizona for Biden, and how many Republican leaders have condemned the president’s rage-tweeting and attempts to stop the count. They know that Trump is done, and they seem fine with it. For them, what’s not to like? The Supreme Court is solidly in their corner; they will likely retain control of the Senate; House Republicans won more seats than they were projected to; and they are looking at significant gains in state Houses as well, giving them control over redistricting for the next decade. Even better for their long-term project, they have diversified their own coalition, gaining more women candidates and more support from nonwhite voters.

    And they have at their disposal certain features that can be mobilized: The Electoral College and especially the Senate are anti-majoritarian institutions, and they can be combined with other efforts to subvert majority rule. Leaders and parties can engage in voter suppression and break norms with some degree of bipartisan cooperation across the government. In combination, these features allow for players to engage in a hardball kind of minority rule: Remember that no Republican president has won the popular vote since 2004, and that the Senate is structurally prone to domination by a minority. Yet Republicans have tremendous power. This dynamic occurs at the local level, too, where gerrymandering allows Republicans to inflate their representation in state legislatures.

    The situation is a perfect setup, in other words, for a talented politician to run on Trumpism in 2024. A person without the eager Twitter fingers and greedy hotel chains, someone with a penchant for governing rather than golf. An individual who does not irritate everyone who doesn’t already like him, and someone whose wife looks at him adoringly instead of slapping his hand away too many times in public. Someone who isn’t on tape boasting about assaulting women, and who says the right things about military veterans. Someone who can send appropriate condolences about senators who die, instead of angering their state’s voters, as Trump did, perhaps to his detriment, in Arizona. A norm-subverting strongman who can create a durable majority and keep his coalition together to win more elections.

    Make no mistake: The attempt to harness Trumpism—without Trump, but with calculated, refined, and smarter political talent—is coming. And it won’t be easy to make the next Trumpist a one-term president. He will not be so clumsy or vulnerable. He will get into office less by luck than by skill. Perhaps it will be Senator Josh Hawley, who is writing a book against Big Tech because he knows that will be the next chapter in the culture wars, with social-media companies joining “fake news” as the enemy. Perhaps it will be Senator Tom Cotton, running as a law-and-order leader with a populist bent. Maybe it will be another media figure: Tucker Carlson or Joe Rogan, both men with talent and followings. Perhaps it will be another Sarah Palin—she was a prototype—with the charisma and appeal but without the baggage and the need for a presidential candidate to pluck her out of the blue. Perhaps someone like the QAnon-supporting Representative-elect Lauren Boebert of Colorado, who first beat the traditional Republican representative in the primary and then ran her race with guns blazing, mask off, and won against the Democratic candidate, a retired professor who avoided campaigning in person. Indeed, a self-made charismatic person coming out of nowhere probably has a better chance than many establishment figures in the party.

    What can be done? First and foremost, we need to realize the nature of the problem and accept that elite failure cannot be responded to with more of the same. A good deal of the Democratic Party’s messaging has been wrapped in nostalgia. But populism’s resurgence is a symptom of the failures of the past. Pearl-clutching for the good old days will not get us out of this. Yes, it’s important to highlight the value of norms and call for the restoration of democratic institutions. But what we need in order to move forward goes beyond more politeness and the right rhetoric. The failures of the past aren’t to be yearned for. They’re to be avoided and, crucially, understood and fixed. There will be arguments about how to rebuild a politics that can appeal to the moment, and how to mobilize for the future. There should be. Our American crisis cannot be resolved in one sweeping article that offers easy solutions. But the first step is to realize how deep this hole is for democracies around the world, including ours, and to realize that what lies ahead is not some easy comeback.

    At the moment, the Democratic Party risks celebrating Trump’s loss and moving on—an acute danger, especially because many of its constituencies, the ones that drove Trump’s loss, are understandably tired. A political nap for a few years probably looks appealing to many who opposed Trump, but the real message of this election is not that Trump lost and Democrats triumphed. It’s that a weak and untalented politician lost, while the rest of his party has completely entrenched its power over every other branch of government: the perfect setup for a talented right-wing populist to sweep into office in 2024. And make no mistake: They’re all thinking about it.

    We want to hear what you think about this article. Submit a letter to the editor or write to letters@theatlantic.com.
    Zeynep Tufekci is a contributing writer at The Atlantic and an associate professor at the University of North Carolina. She studies the interaction between digital technology, artificial intelligence, and society.

    #Zeynep_Tufekci #Elections #Politique_US #Autoritarisme

  • Du libéralisme autoritaire - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Du-liberalisme-autoritaire

    Friedrich Hayek, figure de proue du néolibéralisme, propose de nouveau après guerre le libéralisme autoritaire loué par Schmitt, mais cette fois comme antidote au nazisme. « Il reconduit la position qui a mené au pire. » Chamayou y voit un « retournement extravagant » mais il faudrait peut-être se garder de voir dans Schmitt le représentant du nazisme, comme il semble le faire. Johann Chapoutot dresse justement dans Libres d’obéir. Le Management, du nazisme à aujourd’hui (Gallimard, 2020) le portrait de Reinhardt Höhn, l’homme qui a réussi à « éliminer politiquement et académiquement » Carl Schmitt au milieu des années 1930. Bien qu’antisémite, Schmitt était un homme du passé, trop attaché à l’État pour être véritablement nazi d’après Chapoutot. L’État étant pour les nazis une notion latine et la loi une notion juive, les nazis ont gouverné sans le faire, libérant les pouvoirs dans une sorte de loi de la jungle soumise à des autorités « naturelles » et plus arbitraire et chaotique que véritablement administrée. On rêve, suite à la lecture de ces deux ouvrages courts et passionnants, d’un face à face entre Chamayou et Chapoutot qui sans trancher cette question pourrait nous aider à comprendre les temps que nous vivons.

    #libéralisme #libéralisme_autoritaire #autoritarisme #Histoire #nazisme #Carl_Schmitt #Hermann_Heller #Grégoire_Chamayou #Johann_Chapoutot #livre #recension #Aude_Vidal

  • Algérie, les louanges et la matraque
    https://www.cetri.be/Algerie-les-louanges-et-la

    En #Algérie, la #Contestation populaire est souvent louée par le régime qu’elle entend pourtant déboulonner. Le président de la République, son chef de gouvernement, ses ministres et quelques officiers supérieurs rivalisent pour dire tout le bien qu’il pensent du Hirak. Ce mouvement populaire pacifique est né le 22 février 2019, pour s’opposer à un cinquième mandat de M. Abdelaziz Bouteflika, mais il continue aujourd’hui de réclamer un changement politique profond et le démantèlement du « système » en place (...) #Le_Sud_en_mouvement

    / #Le_Sud_en_mouvement, Algérie, Relations entre #Mouvements_sociaux & gouvernements, Mouvements sociaux, Contestation, #Répression, #Autoritarisme, Les blogs du (...)

    #Relations_entre_mouvements_sociaux_&_gouvernements #Les_blogs_du_Diplo

  • Noam Chomsky : Trump est tout à fait capable d’offrir une « surprise d’octobre ».
    https://www.les-crises.fr/noam-chomsky-trump-est-tout-a-fait-capable-d-offrir-une-surprise-d-octobr

    Source : Truthout, C.J. Polychroniou Traduit par les lecteurs du site Les-Crises Nous prenons pour acquis que les États-Unis sont une démocratie, mais il est indéniable que le pays glisse rapidement vers l’autoritarisme depuis l’arrivée au pouvoir de Trump, et ce, en partie grâce à un mécanisme archaïque connu sous le nom de Collège électoral. La suppression par Trump des chiens de garde indépendants du gouvernement, ses attaques constantes contre les médias, sa rhétorique source de discorde, la façon dont il a géré la pandémie de coronavirus, sa décision d’envoyer des agents fédéraux pour écraser les manifestations et sa proposition de reporter les élections générales de novembre ne sont qu’un petit échantillon de la direction autocratique de Trump, mais ils en disent long sur le nuage noir qui plane sur les (...)

  • Jair Bolsonaro et le covid-19 : entre déni de la pandémie et stratégie de radicalisation
    https://www.cetri.be/Jair-Bolsonaro-et-le-covid-19-5410

    L’intervention de Laurent Delcourt, chercheur au CETRI, lors de la visioconférence consacrée au #Brésil, coorganisée avec la Maison de l’Amérique Latine de Bruxelles le 27 août 2020 : L’intégralité de la visioconférence est à visionner sur la chaîne Youtube de la Maison de l’Amérique Latine (avec l’intervention de Frédéric Louault, professeur en sciences politiques à l’ULB, et le débat). ➡️ A découvrir également : Le Brésil de Bolsonaro : le grand bond en arrière, le dernier numéro d’Alternatives Sud (sous la (...) #Le_regard_du_CETRI

    / #Le_regard_du_CETRI, #COVID_19, #Le_Sud_en_mouvement, #Video, Brésil, #Coronavirus, #Autoritarisme, (...)

    #Santé
    https://www.cetri.be/IMG/mp4/2020.08.27_mal_conf_bresil_ld_intervention_ld.mp4

  • Que faire maintenant, Brésil ?
    https://www.cetri.be/Que-faire-maintenant-Bresil-5381

    Article tiré du dernier numéro d’Alternatives Sud : Le #Brésil de Bolsonaro : le grand bond en arrière. La résilience de l’oligarchie, les intérêts impériaux et l’abandon des périphéries par le PT ont ouvert la voie à l’extrême droite. La stupéfaction face à la régression en cours doit céder la place à l’organisation d’une réponse cohérente. Les différentes forces de gauche doivent mettre de côté tout sectarisme et s’unir pour défendre la démocratie, en prenant appui sur les mouvements sociaux et les éléments (...) #Le_Sud_en_mouvement

    / #Le_Sud_en_mouvement, Brésil, #Autoritarisme, Santé, #Alternatives_Sud

    #Santé

  • Durcissement autoritaire aux #Philippines, sur fond de pandémie
    https://www.cetri.be/Durcissement-autoritaire-aux

    Entretien avec Jam Caylan, du mouvement de défense de la population rurale pauvre de l’île de Mindanao (Philippines), Kiloska. CETRI : Où en êtes-vous actuellement aux Philippines dans la gestion de l’épidémie ? JC : Ici à Iligan City (Mindanao), la situation est aujourd’hui moins problématique qu’à Manille. La plupart des activités ont pu reprendre. Il y a encore des restrictions dans les déplacements vers la province de Davao qui a un des taux de contamination les plus élevés du pays, mais sinon les (...) #Le_regard_du_CETRI

    / #Le_regard_du_CETRI, #Le_Sud_en_mouvement, #Analyses, #COVID_19, Philippines, #Autoritarisme, (...)

    #Coronavirus

  • « Elecciones ya » : ¿el MAS recupera la iniciativa ?
    https://www.cetri.be/Elecciones-ya-el-MAS-recupera-la

    Pese a que la presidenta Jeanine Añez buscaba retrasar los comicios, Bolivia celebrará elecciones el próximo 6 de septiembre. En medio de la pandemia de covid-19, el MAS busca reconstruir su coalición política-social mientras que el gobierno lidia con una mala gestión de la crisis sanitaria y el bloque anti-MAS se encuentra profundamente dividido. A pesar suyo, la presidenta interina Jeanine Añez anunció la promulgación de la ley que establece que las elecciones generales deberán realizarse el (...) #El_Sur_en_movimiento

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Bolivie, #Election, #Autoritarisme, #Nueva_Sociedad