• « A propos du plus beau livre du monde »
    https://towardgrace.blogspot.com/2018/10/a-propos-du-plus-beau-livre-du-monde.html

    A sa parution, rares sont les lecteurs français qui ont lu et commenté le chef d’œuvre de #Marguerite_Young, Miss McIntosh, My Darling .

    On peut toutefois signaler le cas de Pierre Brodin, qui non seulement a lu alors le livre en anglais mais s’est également entretenu avec l’auteure. Il lui a consacré un bel article, qu’on peut lire ici.

    En voici les dernières phrases :

    https://en.wikipedia.org/wiki/Miss_MacIntosh%2C_My_Darling

    #littérature #femmes #autrices


  • Si tu veux m’atteindre,
    il faut d’abord qu’un pot de lait
    tu verses dans l’auge de mon cœur,
    car il y gîte un hérisson furieux
    et que la faim rend fou.

    Si tu veux m’atteindre,
    il faut d’abord qu’un cercle de feu
    tu poses autour de mon crâne,
    car un scorpion venimeux
    y promène ses petits.

    Si tu veux m’atteindre,
    il faut que, d’une formule très sacrée,
    tu conjures ma langue de pierre,
    car elle se rend neuf fois par jour
    aux enfers pour y brûler un mot.

    Quant tu auras réussi tout cela,
    tu seras le bienvenu sur la bouche et le front
    et le plus doux des cœurs t’attend
    dans le signe de la croix.

    Christine #Lavant (1915-1973) “ Les étoiles de la faim “

    Wikipédia :
    " #Écrivaine et artiste autrichienne.
    Sa biographie d’avant-guerre est encore peu renseignée. Neuvième enfant d’une pauvre famille de mineurs, elle souffre d’adénopathie tuberculeuse, de tuberculose pulmonaire, de pneumonie, d’otite moyenne aiguë, et de dépression. Elle ne peut achever sa scolarité secondaire, et vit à la maison familiale : lire, écrire, peindre, tricoter. Au cours d’un traitement médical à Klagenfurt, un médecin lui offre un livre de Rainer Maria Rilke, qui transforme sa vie.

    En 1939, après la mort de ses parents, elle épouse Josef Habernig, peintre, et ancien propriétaire terrien, son aîné de presque 35 ans.

    En 1945, l’éditeur allemand Viktor Kubczak découvre et publie sa littérature narrative, dont elle aurait détruit l’essentiel dans les années 1930, pour n’avoir pas pu être éditée.

    Son œuvre poétique lui vaut de nombreux prix littéraires dans son pays. "
    #Christine_Lavant #Autrice


  • #Susan_Sontag demandant à #Norman_Mailer de ne plus utiliser l’expression « woman writer » ou « woman critique », Norman Mailer se défendant fort mal et le public comme les intervenantes le lui signalant par un #face_palm collectif :

    https://www.youtube.com/watch?v=e2jXH-wPAfU

    https://timeline.com/that-time-norman-mailer-was-being-sexist-f9f53f3de107

    On April 30, 1971, a panel of prominent feminist thinkers gathered for a public debate at the Town Hall in New York City. The event was moderated by the novelist Norman Mailer, who had just published a sprawling polemic against the women’s lib movement called The Prisoner of Sex. Among other things, the book was critical of the new focus on the clitoral orgasm. According to the New York Times review, Mailer saw it as a “push-button approach to sex.” He began writing the book in response to feminist writer Kate Millett, who called Mailer a “prisoner of the virility cult” in her 1970 book Sexual Politics, criticizing him for living in thrall to a masculine ideal that valorized violence and domination.

    At one point during the very heated debate (which can be viewed in full in the documentary Town Bloody Hall), critic Susan Sontag stands to ask Mailer what she says will be a very “quiet question.” In fact, it was a distillation of a still-relevant issue for women writers. “Norman,” she says, “it is true that women find with the best of will the way you talk to them patronizing.” Appealing to Diana Trilling (whom Mailer had just addressed) for her opinion, Sontag continues, “I don’t like being called a lady writer, Norman. I know it seems like gallantry to you, but it doesn’t feel right to us.”

    Mailer replies, “I could have called Diana a ‘woman critic’ or a ‘female critic.’” “A critic!” shouts a woman’s voice from the audience. “I could have called her a critic,” Mailer replies, “but I wished to say that she was the best in kind.” The crowd jeers. Embarrassed, Mailer tries to recover. “Anyway, as you all should have known…if any of you had the wit…I was putting Diana on.” The women in the crowd boo loudly.

    #femmes #autrices #littérature #vidéo #sexisme #histoire #vidéo


  • « La Bûche, fanzine d’autrices de BD », par Libradio
    http://audioblog.arteradio.com/post/3084173/la_buche__fanzine_d_autrices_de_bd_

    Émission du 10.03.2018, en direct et en public depuis le Studio 99 à Genève.

    Entretien avec Fanny co-fondatrice de « la Bûche » fanzine collectif d’#autrices de Bande Dessinées.

    Collectif initié en 2015 sur la base du constat que la bande dessinée est encore un milieu massivement masculin, La bûche a pour objectif de visibiliser et faire se rencontrer des dessinatrices de Suisse romande pratiquant la #BD.

    Elle rassemble chaque année 17 nouvelles contributrices, sur un thème libre. Autour du #fanzine, des événements, hors-séries et collaborations ont lieu.

    http://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/sons/3047584/3086447_03102018-3libradio-labuche.mp3

    Le fanzine
    https://la-buche.ch

    #audio #podcast #bande_dessinée #bandes_dessinées


  • « Pourquoi on n’a aucun mal à dire coiffeuse et beaucoup plus à dire professeuse »
    https://www.slate.fr/story/156221/feminisation-metiers-pouvoir

    Auteure, professeure... On voit surgir de nombreux néologismes pour qualifier certains métiers exercés par les femmes. Pourtant, des mots existaient déjà depuis des siècles pour les décrire. Petite histoire d’une tentative d’effacement.

    Beaucoup de très bonnes choses dans ce papier :

    Certaine fonctions au féminin passent pour avoir désigné l’épouse de l’homme qui l’occupait. Il s’agissait d’un usage sans valeur sémantique. Ainsi l’épouse se voyait décerner le titre féminisé de son mari à une époque où ces professions étaient fermées à la gent féminine, ce que le linguiste #Bernard_Cerquiglini appelle le « #féminin_conjugal » qu’il qualifie de « grammaticalement scabreux » :

    « Le mauvais usage de la langue, c’est celui-là : celui qui consiste à interférer dans le parallélisme des formes masculine et féminine d’un même mot en y introduisant cette dimension conjugale. Ce sous-entendu de “femme de…” est un parasitage de la vraie nature de la langue. »

    (...) Auteur, comme professeur, est un métier bloqué dans sa forme masculine. Il s’est récemment féminisé en auteure, qui est là encore inaudible à l’oral, alors que le féminin d’auteur existe : c’est #autrice. Mais il a disparu de l’usage alors qu’on a bien traductrice, éditrice, actrice, locutrice, créatrice, oratrice, spectatrice, amatrice, agricultrice, factrice, tutrice, sénatrice, inventrice, fondatrice. Et même, torréfactrice.

    Autrice vient du latin auctrix, féminin d’auctor qui a donné auteur en français. Une variante genrée que l’italien a su conserver avec autrice, féminin d’autore (auteur) ; tout comme actrice se dit attrice, féminin d’attore. Autrice a donc une vraie légitimité historique et linguistique, contrairement à auteure, qui est un néologisme récent.

    L’emploi du mot autrice en France est attesté dès le Moyen-Âge. Il est défini dans le Dictionnaire du moyen français (DMF) comme « femme qui compose un ouvrage ». La plupart des linguistes et historiens imputent sa disparition à la création de l’Académie française en 1635. C’est le moment où autrice devient l’objet de violents débats qui aboutiront à l’utilisation d’auteur en terme générique.

    (...) #Aurore_Evain a étudié l’évolution du terme en parallèle à celui d’actrice :

    « La survalorisation de l’actrice à l’époque moderne a participé à l’effacement de la femme qui écrit, l’autrice, figure devenue illégitime et innommable en français moderne. À travers la bataille des mots, s’est jouée une guerre symbolique, qui a permis la consécration de la créature au détriment de la créatrice. Le XVIIe siècle a vu l’éradication d’autrice. »

    (...) Le point commun de ces métiers réfractaires à la variation genrée : leur statut élitiste et valorisé. Ils sont liés à des postes de direction ou des métiers intellectuels. Pour la linguiste Maria Candea :

    « C’est comme si une règle de grammaire marchait en fonction du salaire. Plus le salaire est bas, plus on accorde en genre. Plus il est haut, plus le masculin s’impose. »

    (...) La linguiste #Maria_Candea en a fait un combat : « L’#Académie invente des règles pour bétonner son idéologie sexiste, pour renforcer le masculin. Les académiciens n’ont pas désarmé même après avoir perdu toute autorité dans le domaine de la grammaire. Dans leur seule et unique grammaire, publiée dans les années 1930, qui a été la risée de tout le monde pour son amateurisme, ils avaient trouvé moyen, entre autres, d’essayer d’imposer une nouvelle règle en ce sens. Ils ont voulu empêcher que le pronom “certains, certaines” reste variable en genre ! Ils voulaient rendre le féminin “certaines” incorrect, comme ils avaient, par le passé, réussi à rendre d’autres accords incorrects. Cette histoire semble leur tenir énormément à cœur. »

    (...) #Chrystel_Breysse, socio-linguiste, ironise : « Si l’on suit l’Académie française qui revendique le masculin comme le genre non marqué, pourquoi alors ne pas mettre tous les noms de métier au masculin ? Pourquoi ne pas dire : Madame l’infirmier, Madame le boulanger, l’acteur français Brigitte Bardot ou le chanteur Dalida ? Pourquoi féminiser certains métiers et pas d’autres ? »

    (...) L’éminent Alain Rey, lexicographe et père du Petit Robert, s’est récemment fourvoyé dans un article du Figaro. Il revient sur le masculin et le féminin qu’il décrit comme arbitraires concernant les choses et les animaux : « On dit une girafe et pourtant on pense au mâle. Comme on croit que le crapaud est le mari de la grenouille. Or, ce sont deux espèces différentes […] Mais l’arbitraire de la langue est une donnée première contre laquelle on ne peut absolument rien ! »

    Alain Rey semble oublier que tous les #animaux domestiqués et certains animaux sauvages sont marqués en genre : chien-chienne, chat-chatte, bélier-brebis, bouc-chèvre, cochon-truie, cheval-jument, taureau-vache, buffle-bufflonne, lion-lionne, etc. Ces animaux-là sont bien marqués en genre. L’arbitraire ne touche les noms d’animaux que lorsqu’ils ont une moindre interaction avec les humains. La langue française, comme la société, sont éminemment genrées.

    #histoire #langue #femmes


  • Vous connaissez Tanx ?
    Voilà je suis inscrit à sa newsletter et parfois elle balance des nouvelles
    quelques liens ci-dessous et surement d’autre ailleurs sur @seenthis
    https://seenthis.net/messages/659505
    https://seenthis.net/messages/457595

    elle fait la manche su Tipeee site de #crowfunding ou elle cherche des philanthropes pour assurer sa production.
    https://www.tipeee.com/tanx

    et pour celleux qu’aiment bien les lino, ben y’en a aussi sur son site.
    #artiste #autrice #graveuse #imprimeuse #dessinatrice #fanzineuse des fois #peintresse

    quelques liens pécho dans sa news :
    http://librairie.lapin.org
    https://laminuscule.blogspot.fr
    #tanx


  • "Le basculement, ce moment où tout se brise en s’éclairant"

    Entretien avec l’écrivaine Lola Lafon

    paru dans CQFD n°157 (septembre 2017), rubrique Culture, par Emilien Bernard, illustré par Damien Roudeau

    Dans son cinquième roman Mercy, Mary, Patty, Lola Lafon interroge la destinée de jeunes femmes refusant de suivre les rails qu’on leur a assignés, au premier rang desquelles la sulfureuse Patricia Hearst.

    http://cqfd-journal.org/Entretien-avec-l-ecrivaine-Lola

    Chez les captives des Amérindiens au XVIIIe siècle, on retrouve aussi une forme d’ouverture. « Ces adolescentes [...] voient paradoxalement leur espace de liberté s’agrandir en captivité », écrivez-vous...

    Ces jeunes filles ont généralement été rayées des chronologies et arbres généalogiques, comme pour effacer leur existence. Mais il existe de nombreux récits de captivité. Comme les femmes écrivaient alors rarement, ils étaient souvent l’œuvre d’un référent homme, le pasteur ou le père par exemple. Parmi les exceptions, le récit de Mary Jemison, qui raconte son enlèvement par les Sénéca et sa vie à leurs côtés. À contre-courant de la propagande anti-Indiens, qui les présente comme une masse indifférenciée de barbares sanguinaires, elle les décrit comme des personnes, les humanise.

    Quoi qu’il en soit, il y a vraiment un paradoxe dans ces captivités. L’enlèvement est un moment terrible, avec des épreuves physiques, mais c’est aussi l’occasion d’apprendre et découvrir. Ces femmes travaillent, se confrontent à la nature, se lient d’amitié. Elles ont grandi dans une société très puritaine et rigoriste, les confinant au foyer, et les voilà soudain dans le monde extérieur, actives.

    C’est comparable à ce qu’expérimente Patricia. Avec son enlèvement, elle passe d’une vie très monotone, marquée par une éducation ultra-conservatrice, à la découverte d’un pan inconnu de l’Amérique. Un choc difficilement imaginable. Je m’intéresse à ce basculement, ce moment où tout se brise en s’éclairant.


  • Pas d’agrégation de Lettres sans autrice · Change.org
    https://www.change.org/p/najat-vallaud-belkacem-pas-d-agr%C3%A9gation-de-lettres-sans-autrice

    L’an prochain, les agrégatives et agrégatifs de #lettres_classiques et de lettres modernes étudieront les auteurs français suivants pour le concours externe : Chrétien de Troyes, François Rabelais, Jean Racine, André Chénier, Gustave Flaubert et Nicolas Bouvier. Les agrégatives et agrégatifs de lettres modernes travailleront en outre sur un nouveau programme de littérature comparée, « Expériences de l’histoire, poétiques de la mémoire », rassemblant Joseph Conrad, António Lobo Antunes et Claude Simon, auquel s’ajoute l’ancien programme reconduit, « Formes de l’action poétique », avec René Char, Mahmoud Darwich et Frederico García Lorca.

    Douze auteurs, aucune autrice, pour la neuvième fois au cours des vingt-cinq dernières années. C’était aussi le cas en 1997, en 1998, en 1999, en 2004, en 2007, en 2008, en 2009 et en 2016. En fait, depuis 1994, les programmes d’agrégation de lettres n’ont proposé que treize autrices : Marie de France et Christine de Pizan, Marguerite de Navarre et Louise Labé, Madame de Sévigné, Madame de Staël, Marguerite Duras et Marguerite Yourcenar pour les programmes de #littérature française ; Nathalie Sarraute, Anna Akhmatova, Mary Shelley, Virginia Woolf et Sarah Kane pour les programmes de littérature comparée. Contre 223 auteurs (certains revenant régulièrement), que nous éviterons d’énumérer. Soit une #autrice pour 17 auteurs : bref, trop peu.

    #sexisme #enseignement


  • Auteur, auteure ou autrice ? | Page Seauton | Audrey Alwett
    http://www.audreyalwett.com/auteur-auteure-ou-autrice

    [Richelieu] a créé l’Académie Française et a ordonné à cette institution, composée uniquement d’hommes, d’effacer les femmes de la vie intellectuelle et politique.
    (...) À l’époque, on disait #philosophesse, #poétesse, #autrice, #mairesse, #capitainesse, #médecine, #peintresse, etc. Tous ces mots ont été supprimés pour ne garder que leur masculin


  • Manifeste pour une écriture libre dans la lignée des Nuits Debout.
    http://www.psychee.org/blog/manifeste-pour-une-ecriture-libre-dans-la-lignee-des-nuits-debout

    Pour une majorité d’entre nous — auteurs et autrices —, le modèle proposé par les industries culturelles ne fonctionne plus. Pire, ce système censé nous protéger n’a fait qu’aggraver la situation. Prenant acte de celle-ci, il est temps de poser les bases d’une alliance et d’inventer des solutions qu’aucune institution, parti, gouvernement ou industrie ne nous apportera. Car sans une refonte complète, ce n’est pas seulement ce système qui court à sa perte : c’est la création tout entière, et avec elle celles et ceux qui la rendent possible.

    #auteurs #autrices #création

    • Si je partage l’idé(ologi)e explicite du manifeste, je m’inquiète de son incarnation. En effet il n’est fait référence aux plate-formes que dans ce cas :

      création et/ou utilisation de plateformes de crowdfunding et de mécénat (pour une œuvre seule et/ou pour soutenir un.e artiste sur la durée)

      La plate-forme n’aurait-elle que pour fonction la recherche de financement pour une marchandise particulière (création ou créatriceur). Il me semble pourtant que le but devrait être la démarchandisation de la création. Pour aller dans ce sens, je planche depuis près d’un an sur la création d’une plate-forme associative alliant des #autriceurs_latino-américain(e)s, des #traductriceurs et des #lectriceurs -je me suis même inscrit sur un mooc pour « maitriser » sql et php :-). L’idée étant de dissocier le revenu des créatriceurs de leur production - en distribuant à parts égales les revenus générés par les cotisations des lectriceurs pour accéder à l’ensemble des oeuvres - tandis que les décisions éditoriales sont prises par l’ensemble des membres (autriceurs, traductriceurs et lectriceurs) de l’association à but non-lucratif propriétaire de la plate-forme.
      Je mets beaucoup d’espoir dans ce modèle, qui me semble adapté pour toute sorte de création, bien que je ne pense pas qu’il permette à qui que ce soit de vivre de son seul clavier... du moins dans un premier temps.

      P.S : Si vous avez quoi que ce soit permettant de créer cette plate-forme (modèle de code pour la créer, idée de contrat ou de conditions d’usage pour formaliser les relations entre les membres et l’association, textes originaux latino-américains et/ou leur traduction, des idées ou des envies pour ce type d’organisation, etc.) je suis preneur.


  • La grille de rémunération des auteurs
    Les organisateurs de manifestations soutenues par le CNL devront désormais rétribuer les auteurs qui participent à des rencontres, sur une grille minimum allant de 150 à 400 euros.
    http://www.livreshebdo.fr/article/la-grille-de-remuneration-des-auteurs

    Les auteurs en dédicace n’entreront pas dans ce dispositif, de même que les universitaires qui publient dans leur champ de compétence et sont déjà payés pour ce travail."

    – Les rencontres centrées sur le dernier ouvrage de l’auteur invité seront rémunérées sur une base minimum de 150 € HT.

    – Les rencontres nécessitant un temps de travail préparatoire seront rémunérées sur une base minimum 226 € HT (correspondant au tarif proposé par la Charte des auteurs et des illustrateurs jeunesse pour une demi-journée).

    – Les lectures-performances de et par l’auteur seront rémunérées sur une base minimum de 400 € HT.


  • Des chiffres et des lettres : la question de la #rémunération des écrivains | L’odeur de la ville mouillée
    https://lodeurdelavillemouillee.wordpress.com/2015/10/15/des-chiffres-et-des-lettres-la-question-de-la-rem

    Étant à la fois traductrice et #autrice (je vous assure on reviendra sur le mot « autrice », chaque chose en son temps) je perçois de la part d’éditeurs des droits d’auteur relatifs aux #livres que j’ai écrits et à ceux que j’ai traduits. Et c’est là que je ne m’explique toujours pas comment je peux, d’un côté, refuser des tarifs ridiculement bas pour mes traductions, mais accepter des tarifs ridiculement bas pour mes propres livres. Je vais même vous avouer une chose dont je ne suis pas fière du tout : j’ai publié mon premier livre sans aucune avance. Rien. Nada. Zéro. Que dalle. Cela flattait tant mon égo de voir mon livre publié avec dessus le nom d’une maison prestigieuse que j’ai dit oui. C’est-à-dire que j’ai moi-même intégré l’idée qu’écrire n’est pas un #travail qui mérite #salaire. Autre fait amusant : si je compare les montants que m’ont rapportés comparativement mon premier livre et ma première traduction, je constate que ma première traduction s’est vendue deux fois moins que mon premier livre, mais m’a rapporté cinq fois plus. Parce que pour une traduction, on a trouvé légitime de payer mon travail, indépendamment des ventes de l’ouvrage. En revanche, pour un texte que j’avais écrit, je devais déjà être contente d’être publiée. Et je l’étais, c’est ça le pire.

    Et il en va de même pour la plupart des auteurs. On peut se baser pour cela sur le dernier baromètre des relations auteurs-éditeurs publié par la Société Civile des Auteurs Multimédias (SCAM) en mars 2015 où l’on peut lire : « Seul un auteur sur deux (49%) se voit aujourd’hui proposer systématiquement des contrats avec un à-valoir. Plus de la moitié des auteurs n’en perçoivent que « quelquefois » (29%) ou « jamais » (22%). Qui plus est le montant de ces à-valoir est à la baisse. Ainsi près des trois quarts des à-valoir proposés dans les derniers contrats sont inférieurs à 3.000 euros. Aujourd’hui, 38% des auteurs concernés par un à-valoir ont perçu pour leur dernier contrat un à-valoir inférieur à 1.500 euros et 28% d’entre eux, un à-valoir supérieur à 3.000 euros. »

    On imagine aisément que quand vous êtes payé moins de 3000 euros pour un, deux, cinq ans de travail ou plus, les revenus accessoires que sont les interventions en milieu scolaire ou les tables rondes puissent être des revenus non plus accessoires, mais indispensables.


  • Voltaire n’a jamais dit : « Je ne suis pas d’accord avec vous, mais je me battrai… »
    http://www.projet-voltaire.fr/blog/actualite/voltaire-citation-apocryphe-je-ne-suis-pas-daccord-avec-vous

    On doit cette phrase à…

    … l’Anglaise #Evelyn_Beatrice_Hall qui, dans un livre, The Friends of Voltaire , publié en 1906 sous le #pseudonyme de S. G. Tallentyre, utilisa la célèbre formule pour résumer la pensée voltairienne. « « I disapprove of what you say, but I will defend to the death your right to say it », was his attitude now », écrit-elle. Elle confirmera par la suite que c’était sa propre expression et qu’elle n’aurait pas dû être mise entre #guillemets. Qu’elle soit due à la maladresse de l’auteur ou de l’éditeur, la citation a été rapidement traduite en français avant de connaître le succès que l’on sait.

    #autrice


  • La revue lesbienne Well Well Well a été entièrement rédigée selon des règles de #grammaire égalitaires
    http://www.huffingtonpost.fr/2015/06/06/revue-lesbienne-well-well-well-regles-grammaire-non-sexistes_n_751191

    De quoi s’agit-il ? « Adjectif et participe passé s’accordent en genre et en nombre avec le dernier terme d’une énumération. S’il y a plusieurs substantifs ou groupes nominaux sujets, l’accord se fait avec le plus proche », explique la charte de Well Well Well. Si cela a l’air compliqué, en fait, ça ne l’est pas. Par exemple, au lieu de dire « les hommes et les femmes sont géniaux », il faudrait écrire « les hommes et les femmes sont géniales », l’adjectif « génial » s’accordant avec le dernier groupe nominal « les femmes ».

    Surtout, cet accord n’est pas une élucubration féministe. Il était d’usage avant que certains grammairiens en décident autrement. Un argument historique que les quarante gardiens de l’Académie française ne sont pas prêts à entendre. Car comme le souligne un article du Monde publié en 2012 suite à la pétition féministe, l’Académie n’aime pas les révolutions. « La règle de l’accord de l’adjectif est d’un usage constant depuis trois siècles, et je n’ai pas l’impression qu’elle fasse l’objet de débats chez les grammairiens, ni que l’usage, chez les Français, soit hésitant », expliquait alors Patrick Vannier, chargé de mission au service du dictionnaire de l’Académie. « L’Académie ne cède pas aux modes, elle s’inscrit dans la durée », ajoutait-il.


    Pour la bande de filles derrière Well Well Well, c’est néanmoins tout sauf une mode. « Il faut se rendre compte que ce n’est pas un détail. L’idéologie derrière la langue est sexiste », insiste Marie Kirschen. C’est pourquoi, quand elle a proposé à l’équipe de bâtir ce deuxième numéro avec une autre grammaire et en réhabilitant plusieurs règles de formation des noms féminins, l’enthousiasme s’est fait sentir. « On était tout de suite emballées », nous confirme Mathilde Fassin, journaliste, auteure pour ce magazine de l’article « ’Le masculin l’emporte sur le féminin’, vraiment ? » et de la charte, que Well Well Well nous autorise à publier dans cet article :

    #égalité #sexisme #les_mots_sont_importants