• Italian cities ’turn back the clock’ on women’s reproductive rights
    https://www.pri.org/stories/2018-10-15/italian-cities-turn-back-clock-women-s-reproductive-rights

    Late on Oct. 4, Verona’s local council approved a motion “to prevent abortion and sustain maternity,” which allows the use of public money to fund anti-abortion Catholic organizations and encourages doctors to dissuade women from aborting. The coalition of center-right councilors also tried and failed to present a motion that would require all aborted fetuses to be buried in a cemetery, even without the consent of the woman involved.

    #Italie #avortement #Vérone #catholiques


  • Le pape compare l’avortement au recours à un « tueur à gages » reuters/yor - 10 Octobre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/9908034-le-pape-compare-l-avortement-au-recours-a-un-tueur-a-gages-.html

    Le pape François a comparé mercredi l’interruption volontaire de grossesse au recours à « un tueur à gages », lors de sa traditionnelle audience sur la place Saint-Pierre au Vatican.
    Lors de son audience générale hebdomadaire place Saint-Pierre, le chef de l’Eglise catholique a dénoncé devant des dizaines de milliers de fidèles les lois qui autorisent « la suppression d’une vie humaine au nom de la sauvegarde d’autres droits ».

    « Interrompre une grossesse c’est comme éliminer quelqu’un », a lancé le pape François. « Comment un acte qui supprime une vie innocente peut-il être thérapeutique, civil ou tout simplement humain ? », a-t-il ajouté. « Je vous le demande : est-il juste d’éliminer une vie humaine pour résoudre un problème ? Qu’en pensez-vous ? Est-ce juste oui ou non ? ». De nombreuses personnes dans la foule ont crié : « Non ! »

    « Engager un tueur à gages »
    « Est-ce juste d’engager un tueur à gages pour résoudre un problème ? », a ensuite demandé le pape François. « On ne peut pas le faire, ce n’est pas juste de tuer un être humain, aussi petit soit-il, pour résoudre un problème », a-t-il alors martelé.


    Le pape François lors de son audience sur la place Saint-Pierre, le 10 octobre 2018.

    #pape #religion #catholicisme plus vrai que vrai #femmes #avortement #sexisme #IVG


  • Le ministère de la Famille italien déclare la guerre aux femmes. - Da Vinci Post
    http://davincipost.info/fr/2018/09/ministere-de-famille-italien-declare-guerre-aux-femmes

    Contre l’avortement, contre le mariage gay, contre le divorce et contre les pensions alimentaires. Le sénateur Pillon de la Ligue est le nouveau Torquemada des #femmes italiennes. Et c’est lui qui va signer le nouveau décret de loi destiné à reformer le droit de la famille.

    Si Léa Salamé a vécu un « moment de grâce » lors de la démission en direct à la radio du ministre de l’Ecologie Nicolas Hulot, on ne peut pas en dire autant pour Vittorio Zucconi, éditorialiste de Repubblica, qui sur la radio italienne Radio Capital essayait d’interviewer le sénateur Pillon.

    Le gouvernement Ligue-5 Etoiles lui a confié la réforme d’une partie du droit de la famille, en particulier la partie concernant la garde des enfants en cas de séparation.

    Le journaliste a voulu a plusieurs reprises l’interroger sur ses positions sur l’avortement, et le sénateur a refusé catégoriquement d’y répondre, en accusant l’éditorialiste de vouloir le discréditer et en précisant que l’objet de l’interview devait être la réforme du droit de la famille et rien d’autre.

    Mais pourquoi Vittorio Zucconi s’entêtait à lui poser ces questions ?

    Et pourquoi il a coupé soudainement l’appel téléphonique, en explosant en une série de jurons ?

    « Le sénateur est payé par nous, les citoyens, il a le devoir de répondre aux questions qu’on lui pose ! Ce n’est pas moi qui a inventé ses déclarations sur l’avortement ».

    En effet.

    Il faut dire que Monsieur Pillon a énormément des choses en commun avec le ministre de la Famille nommé par le gouvernement, Monsieur Fontana.

    Les deux partagent la même vision de la morale, de la société et de la famille, une vision qu’on peut qualifier de manière euphémique de moyen-âgeuse.

    Et oui, Monsieur Pillon a donné une interview au quotidien La Stampa où il s’opposait au droit à l’IVG, jusqu’à dire qu’il fallait « grâce à des indemnisations importantes » (vous avez bien lu, pour lui, c’est une question d’argent) aider les femmes qui décideraient de ne pas avorter et qu’« on les forcerait à garder les enfants » au cas où ces filles rebelles voudraient vraiment, mais alors vraiment avorter.

    De quelle manière « on va les forcer » il ne l’a pas spécifié.

    J’avais déjà parlé ici de la situation italienne en ce qui concerne le droit à l’ #IVG menacé par la présence grandissante de médecins objecteurs de conscience – jusqu’à 95% des gynécologues dans certaines régions J’ai eu l’occasion d’en reparler aussi samedi 15 septembre dernier dans l’émission La France Vue d’ailleurs, sur CNews, suite à la déclaration aberrante du Docteur Rochambeau président du syndicat national des gynécologues, qui qualifie l’IVG d’homicide. Les intentions affichées par le sénateur Pillon et le ministre Fontana pourraient encore aggraver un tableau déjà sombre en Italie.

    Si l’avis du sénateur peut vous paraitre surréaliste, détrompez vous, car ce n’est pas fini.

    Notre cher élu n’est pas seulement contre le droit à l’ #avortement -on suspecte son intime désir de vouloir voir bruler toutes les féministes comme de sorcières- mais il est aussi contre le droit au mariage gay et – cerise sur le gâteau pourri – contre le droit au divorce.

    Ah le bon vieux temps où le mariage, selon les mots du sénateur, se devait d’être « indissoluble » . Et c’est ce monsieur qui va signer le décret qui reformera les droit de la famille sur les couples divorcés et la garde des enfants.

    Ce décret, se révèle par une lecture attentive en une énième déclaration de guerre que l’Etat italien fait aux femmes.

    L’objectif, à la base juste et compréhensible, est celui de donner plus d’espace aux pères dans le cas d’une séparation. Actuellement en Italie, la garde partagée est très rare et dans la grand majorité des divorces, la mère garde les enfants, obtient une pension alimentaire et le papa retrouve sa progéniture un week-end sur deux.

    Si des mesures pour rendre plus proches les pères séparés et leurs enfants rencontrent le soutien de la majorité de la population, la façon dont est conçu ce décret pénalise les femmes et les enfants de façon inouïe et provoque déjà un tollé de protestations.

    La solution souhaité par messieurs Pillon et Fontana est celle d’appliquer d’office la garde partagée, en annulant la pension alimentaire et en imposant aux enfants de changer de domicile tous les quinze jours.

    Dans un pays où le chômage féminin touche des sommets inquiétants, où les services pour la petite enfance sont quasi inexistant (manque de crèches, manque d’assistantes maternelles, très peu d’aides aux mères célibataires ), dans un pays où les grossesses sont bien souvent la cause de licenciements, dans un pays où une grande partie des femmes sacrifie sa vie professionnelle pour se dédier aux enfants (pour les raisons énumérées ci-dessus ) comment rendre réalisable cette mesure sans mettre la population féminine en grande difficulté ?

    Cela est sans oublier que le décret, de façon invraisemblable, ne prend pas en compte l’âge des enfants, leur droits ou leurs avis. Et encore, rien est précisé pour le cas où la cause de la séparation soit due à des violences domestiques.

    Est-il sérieux et tout simplement humain d’enlever quinze jours par mois à la mère un enfant de quelques mois encore allaité ?

    Est-il normal de ne pas considérer l’avis des enfants en âge d’exprimer une préférence ?

    En cas de violence, alors que l’Italie connait un triste record de « femminicidi » (meurtres de femmes perpétrés par le mari, le compagnon, ou l’ex) le décret semble partir du principe qu’il y a des abus de la part des femmes et des déclarations mensongères qui pénaliseraient les pères. Les procédures judiciaires pour reconnaitre un père violent sont longues, et en Italie elles peuvent être TRES longues, prendre des années, et pendant ce temps, des enfants innocents feraient des va-et-vient tous les deux semaines dans le domicile d’un père qui les frappe, qui abusait de leur mère, ou qui impose la terreur à la maison.

    Le sénateur Pillon est contre l’avortement, contre le mariage gay, contre les unions civiles, contre le #divorce .

    Nous on est juste contre le fait que quelqu’un comme lui puisse légiférer dans un Etat (pour l’instant ) démocratique et moderne.

    #catholicisme

    • @mad_meg Tes propos sans concession m’ont ouvert l’esprit. Grace à toi (et d’autres ici) j’ai pu apercevoir le non-dit derrière le consensus.
      J’espère que tu pourra continuer à nous livrer quelques analyses radicales (qui parfois m’agacent je le reconnais - ben oui ça gratte, ça pique !) sur cette plateforme de partage qu’est Seenthis.

    • Merci @vazi je suis très touchée et très contente d’etre agacante puisque c’est un bon signe du point de vue mégèriste. ^^
      Pour les propos de Pillon et le poids des catholiques actuellement qui menace tout le monde sauf les pedocriminels et violeurs, c’est exactement ce que le docu sur Arte « les croisés de l’avortement » avait annoncé :
      attaque coordonnée contre le droit à l’IVG
      attaque du droit à la contraception
      attaque du droit au divorce
      https://seenthis.net/messages/674520

      Du coup ca m’a motivé pour demandé mon débaptème ou apostasie. J’encourage toutes les personnes qui se sont faite trempés dans la flotte de cette secte des adorateurs du viol à demandé son débaptème.
      Du coup je leur fait des versions améliorés de leurs prières pour leur faire plaisir.
      –---

      Votre Père est odieux,
      Que son nom soit conspué,
      Que son règne s’en aille,
      Que sa volonté ne soit pas faite sur la terre comme au ciel.
      Ne me donnez pas ce pain dégueulasse qui pue le foutre de curés.
      Lâchez moi avec votre homophobie de merde.
      Assez de vos pardons aux violeurs et de vos gémonies aux avortées.
      Je délivrerais mes entrailles comme je l’ai décidée.
      Et choisirais avec qui je veux baiser ainsi que l’heure de ma mort.

      Amène moi l’apostasie.

      –---

      Pour l’apostasie je vous conseil cet excellent générateur : http://apostasiepourtous.fr


  • En Andorre, l’avortement est interdit même en cas de viol ou de danger pour la santé - Sud Ouest.fr
    https://www.sudouest.fr/2018/09/28/en-andorre-l-avortement-est-interdit-meme-en-cas-de-viol-ou-de-danger-pour-

    Andorre, 85 500 habitants, est moins connue pour un triste record. La petite principauté pyrénéenne située entre la France et l’Espagne est l’un des derniers États européens – avec Malte, Saint-Marin et le Vatican – à interdire totalement l’avortement, même en cas de viol, inceste, maladie du fœtus ou danger de mort pour la mère. Un délit passible de 6 mois de prison.


  • IVG : « A l’hôpital, j’ai été immédiatement jugée » - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2018/09/27/ivg-a-l-hopital-j-ai-ete-immediatement-jugee_1681710

    Invoquée par ceux qui refusent de pratiquer des avortements, une clause prévue par la loi Veil fait débat. Libération a recueilli les témoignages de quatre femmes qui se sont heurtées à des refus d’IVG.

    Emilie, 33 ans (travaille dans la communication à Paris) : « Elle m’a dit que je devais changer d’avis »

    « En novembre 2015, j’ai appris que j’étais enceinte. J’avais déjà avorté une fois à 18 ans. Comme je suis hyperfertile, je tombe enceinte même sous pilule. Je suis allée voir ma #gynécologue habituelle, que je consultais depuis environ quatre-cinq ans. Pendant vingt minutes, elle m’a expliqué que j’étais folle et qu’on n’avortait pas à mon âge. Je pleurais et elle me disait que c’était bien la preuve que ma décision n’était pas prise, alors que j’étais juste perdue et abasourdie. Elle m’a demandé - je m’en souviendrai toujours - : "Vous pensez qu’on fait des enfants avec des gens qu’on aime ?" J’étais dans les délais pour faire une interruption volontaire de grossesse médicamenteuse, mais elle n’a pas voulu le faire, m’a dit qu’il fallait que je réfléchisse. Ma décision était prise, mais elle m’a dit que je devais changer d’avis, que je devais en parler à mes parents… Alors que j’avais 30 ans ! Elle m’a donné les coordonnées d’un centre à la Pitié-Salpêtrière, où j’ai finalement fait une IVG sous anesthésie locale. Je ne suis plus retournée la voir. Maintenant, je consulte une généraliste, car je ne sais pas chez quel gynécologue aller. »

    Nadège, 46 ans (travaille dans le milieu de la santé à la Réunion) : « Il a jeté le comprimé sur la table »

    « En 2014, je suis allée voir un gynécologue à l’hôpital pour avorter. J’ai été immédiatement jugée. Il m’a fait une échographie et m’a obligée à regarder l’écran. Il a mis le volume à fond pour que je puisse écouter le cœur. Il m’a dit que je devais le garder. Je l’ai très mal vécu, je me suis sentie jugée comme si j’étais devant un tribunal. Je me suis sentie coupable. C’était ma troisième interruption volontaire de grossesse. Je lui en ai parlé d’une seule, mais pas des deux précédentes, par peur d’être montrée du doigt. La porte était entrouverte, il parlait fort, les autres patientes pouvaient entendre depuis la salle d’attente. Il me disait que je devais avoir honte. Puis il a jeté le comprimé [qui est utilisé pour l’IVG médicamenteuse, ndlr] sur la table. Quand je l’ai revu après l’avortement, il m’a dit "Vous avez bien saigné, ça vous a bien fait mal" ? J’y suis retournée quinze jours après pour faire un contrôle. Dans son cabinet, il y avait des photographies en 3D de fœtus accrochées sur le mur. Il m’a dit qu’il était très croyant. Il le faisait à contrecœur, il se foutait complètement du bien-être de la femme. Je suis sortie en larmes. »

    Audrey, 25 ans (esthéticienne en Guadeloupe) : « Elle a dit « les préservatifs, c’est pas pour les chiens ! » »

    « C’était il y a trois ans et demi. A l’époque, je travaillais dans l’Essonne. J’avais zappé une ou deux pilules et je m’en suis rendu compte trop tard. J’ai cherché un Planning familial près de chez moi. L’infirmière, très gentille, m’a fait voir le médecin, une dame d’une cinquantaine d’années. Elle ne m’a même pas dit bonjour. Elle m’a dit "les préservatifs, c’est pas pour les chiens !" sans même demander comment j’étais tombée enceinte. Au rendez-vous suivant, je lui ai présenté l’échographie qui montrait que j’étais enceinte de six semaines et demie. Elle m’a dit que c’était trop tard pour avorter, alors que je savais qu’une interruption volontaire de grossesse médicamenteuse était possible à trois ou quatre jours près. C’était mon quatrième avortement, mais la médecin ne connaissait pas mes antécédents. Elle m’a dit "vous n’avez qu’à assumer" et elle est partie. Je suis restée dix minutes seule. Elle est finalement revenue et m’a balancé les médicaments sur la table. Elle a bien insisté sur le fait qu’elle n’était pas d’accord. La secrétaire m’a vue pleurer, je lui ai demandé pourquoi le Planning familial travaillait avec des gens comme ça et elle a haussé les épaules. »

    Céline, 33 ans (ingénieure à Paris) : « J’ai finalement avorté à Amsterdam »

    « A 29 ans, j’ai fait un déni de grossesse qui a duré trois mois. Ma gynéco n’a pas vu que j’étais enceinte. Quand je m’en suis rendu compte, j’ai foncé la voir le soir même. Elle m’a prescrit une prise de sang, qui ne s’est pas révélée "assez concluante" selon elle, puis une échographie. J’ai prévenu le praticien que j’étais là pour savoir à combien de semaines j’en étais pour une IVG et que je ne voulais pas voir l’écran. Contre mon souhait, il m’a décrit le #fœtus, en me précisant le sexe. Il m’a dit "Oh là là, mais il est trop gros, vous êtes obligée de le garder." Le cauchemar a continué quand ma gynéco m’a annoncé le lendemain qu’elle "ne pouvait rien faire pour moi". J’ai dû me tourner vers un autre spécialiste, qui m’a confirmé qu’il était trop tard pour faire une #IVG légale en France depuis… la veille. Tout s’est joué à quelques jours. Je suis rentrée chez moi démolie. Ma gynéco a fait un tas d’examens pour ralentir le processus, malgré l’urgence. J’ai finalement avorté à Amsterdam. J’ai envoyé une lettre à ma gynécologue pour la mettre face à ses responsabilités et pour qu’elle me rembourse les consultations. Je n’ai jamais eu de réponse. »
    Juliette Deborde , Anaïs Moran

    L’histoire avec le planning familial est sidérante !

    #avortement #femmes #sexisme #clause_de_conscience #maltraitance #violences



  • La libéralisation de l’avortement promulguée en Irlande
    https://www.francetvinfo.fr/societe/ivg/la-liberalisation-de-l-avortement-promulguee-en-irlande_2946497.html

    Le président irlandais Michael Higgins a annoncé mardi 18 septembre avoir promulgué la #loi_constitutionnelle légalisant l’#avortement en #Irlande, à la suite d’un référendum historique en mai abrogeant l’interdiction constitutionnelle de l’#IVG dans ce pays catholique. Le ministre irlandais de la #Santé a indiqué sur Twitter qu’il soumettrait une législation visant à mettre en œuvre le droit à l’IVG dès « la semaine prochaine » au gouvernement, en vue de son examen parlementaire à partir d’octobre.

    #femmes #droit_des_femmes


  • Déjouer le silence. Contre-discours sur les femmes haïtiennes

    Le #mouvement_féministe haïtien vient de célébrer ses 100 ans : occasion idéale pour réfléchir à la réalité des Haïtiennes, tout en y intégrant des courants de pensée européens, américains et panafricains. Ce livre est construit sur le constat qu’Haïti et la #Caraïbe ne peuvent faire l’économie de nouvelles pistes de réflexion dans un contexte où la situation des femmes ne cesse de se dégrader et où les #acquis_féministes sont constamment remis en question ou disqualifiés.

    Les recherches sur le genre et la pensée féministe produiront ainsi de meilleures analyses sur la situation de celles qui, dans l’#imaginaire_collectif, sont encore perçues à la fois comme garantes du bien-être des autres et citoyennes de seconde zone. Il en résulte un récit articulé sur une variété de sujets qui élabore un discours endogène remplaçant, nous l’espérons, les récits étrangers trop souvent stéréotypés.


    http://www.editions-rm.ca/livres/dejouer-le-silence

    #Haïti #femmes #Etat_faible #décolonialité #post-colonialisme #féminisme #droits_des_femmes #avortement #genre #humanitaire #misérabilisme #victimisation #livre #militantisme #anti-féminisme #stéréotypes

    J’ai eu la chance d’écouter une des éditrices du livre, et leur démarche est passionnante... elles ont fait un super bon travail !


  • RÉPONSE AUX PROPOS DU DR BERTRAND DE ROCHAMBEAU SUR L’IVG.
    https://www.pourunemeuf.org/2018/09/12/reponse-aux-propos-du-dr-bertrand-de-rochambeau-sur-livg

    En effet l’exercice de la clause de conscience met en péril l’accès à l’IVG pour les femmes comme l’a récemment montré le cas de l’hôpital de Bailleul dans la Sarthe. Le métier de gynécologue-obstétricien·ne consiste notamment à aider les femmes pour la gestion de leur fertilité à tout moment de leur vie ; l’IVG fait donc partie intégrante de leur activité. Nos confrères et consœurs ne devraient plus pouvoir s’offrir le luxe de dénier ce droit fondamental aux femmes qu’ils suivent et accompagnent dans leurs projets de vie. Les médecins choisissent librement leur spécialité médicale ; un médecin ne souhaitant pas pratiquer d’IVG ne devrait pas devenir gynécologue et exercer son métier « à la carte ». Il existe de nombreuses autres spécialités dont les champs de compétences n’impliquent pas la réalisation d’IVG.

    Nous demandons ainsi la suppression de l’article L2212-8 du Code de la santé publique qui régit la clause de conscience spécifique à l’IVG pour les professionnel·le·s de santé. Nous rappelons que cette clause n’existe pas en France pour les pharmacien·ne·s qui sont tenu·e·s de délivrer des médicaments abortifs quelles que soient leurs convictions personnelles. Elle a également été abolie dans plusieurs pays européens (Suède, Finlande, Islande). En 2017, le Haut Conseil à l’Égalité a aussi formulé dans ses recommandations sur l’accès à l’IVG la suppression de la double clause de conscience. Enfin, la possibilité de recours à la “clause de conscience” est déjà accordée de manière générale aux médecins pour l’ensemble des actes médicaux hors cas d’urgence par l’article R4127-47 du Code de la santé publique (article 47 du Code de déontologie médicale).


  • Under our eye

    Nell’anno del quarantesimo anniversario della legge 194, lo scorso 26 luglio al consiglio comunale di Verona era prevista la discussione di due mozioni presentate dalla Lega Nord e firmate dal sindaco di destra Federico Sboarina contro la libertà di scelta e l’autodeterminazione delle donne. Quel giorno, in aula, c’è stata una protesta femminista finita sui giornali nazionali e sostenuta da movimenti e associazioni di tutt’Italia. Che ha avuto successo, almeno per ora, facendo emergere delle divergenze all’interno della maggioranza.

    Sembra banale ricordarlo: la 194 è sì una legge nazionale, ma è anche una legge che permette, a causa di alcune concessioni che fa nel testo, di essere messa a rischio a qualsiasi livello, anche il più piccolo, anche all’interno di un consiglio comunale.

    La prima delle due mozioni presentate a Verona, la numero 434, parlava esplicitamente di aborto e voleva proclamare ufficialmente Verona “città a favore della vita” . La mozione poneva tutta la questione in termini positivi di tutela e incentivo alla maternità, ma in realtà voleva finanziare progetti e associazioni cattoliche che sono esplicitamente contro il diritto di interrompere una gravidanza. Intendeva dunque destinare risorse pubbliche a chi usa la “vita” – parola di cui questi movimenti si sono appropriati, ma a senso unico – per cancellare le libere scelte delle donne.

    La mozione, come è stato scritto, era illiberale fin dalle sue premesse e per i documenti citati: non si usavano ad esempio i dati ufficiali sulle interruzioni di gravidanza e si costruiva un mondo in cui la quantificazione degli aborti clandestini veniva usata per condannare la legalità dell’interruzione di gravidanza. Si diceva che l’aborto era usato come metodo contraccettivo, si pretendeva di stabilire la vera ragione per cui una donna decide di scegliere per sé e si parlava di pillole abortive facendo riferimento alle cosiddette pillole-del-giorno-dopo che, però, non sono farmaci abortivi, ma contraccettivi. I firmatari facevano infine intendere che le donne abortiscono senza capire le conseguenze della loro scelta oppure per problemi facilmente aggirabili (“basta un piccolo aiuto economico”). Le fonti citate erano infine le stesse degli ambienti da cui la mozione proveniva. Tipo: i Centri d’aiuto per la vita, il sito dedicato alla Marcia per la vita, Libertà e persona, Il cuore in una goccia, Notizie pro vita e Basta bugie.

    Legata alla mozione 434 c’era la 441 sulla sistematizzazione del cimitero dei feti: stabiliva una sorta di automatismo nella sepoltura senza prendere in considerazione né il desiderio né la volontà della donna. La scavalcava, ovviamente, pretendendo che la sanità pubblica si occupasse di una questione che dovrebbe dipendere dalle persone direttamente coinvolte e da come quelle persone direttamente coinvolte decidono di elaborare l’eventuale lutto o la loro scelta.

    Non Una di Meno Verona, declinazione locale del movimento femminista nazionale, aveva denunciato la questione delle mozioni. Giovedì 26 luglio alcune attiviste avevano quindi partecipato al consiglio comunale mettendo in scena, così come già avvenuto in molte altre città e paesi, una protesta silenziosa e pacifica: alcune si erano presentate in aula indossando vestiti simili a quelli della serie The Handmaid’s Tale, quelli usati dalle donne che vivono come schiave sessuali e incubatrici viventi.

    La discussione sulle due mozioni non era ancora iniziata, quando il consigliere di maggioranza Andrea Bacciga (che appartiene al movimento Battiti, fondato dal sindaco Sboarina, a sua volta sostenuto dai movimenti integralisti cattolici e di estrema destra) poco dopo aver varcato la soglia dell’aula aveva rivolto provocatoriamente alle attiviste il saluto romano. Bacciga – che aveva confermato e rivendicato il suo gesto citando Mussolini – era stato difeso dal presidente del consiglio comunale Ciro Maschio di Alleanza Nazionale, da altri esponenti locali e nazionali della destra estrema, e anche dal sindaco che in un’intervista aveva messo sullo stesso piano la presenza legittima in aula di alcune cittadine con il gesto fatto dal suo consigliere. Contro Bacciga Non Una di Meno ha presentato ora due esposti in procura per violazione della legge Scelba: «Chiunque, partecipando a pubbliche riunioni, compie manifestazioni usuali del disciolto partito fascista ovvero di organizzazioni naziste è punito (…)» eccetera.

    Quel che era successo quel giorno in aula aveva causato un notevole ritardo e le due mozioni non erano state discusse: erano state dunque rinviate a settembre. Settembre è ora arrivato. Ed ecco la notizia: per ora, le due mozioni non sono state rimesse all’ordine del giorno, perché il rappresentante del gruppo della Lega, evidentemente supportato da altri, ha scelto di non discuterle più.

    Per prassi, quando il consiglio comunale ricomincia, l’ordine del giorno ripesca i punti lasciati in sospeso. La scorsa settimana c’è stato un consiglio, ma convocato per una delibera urgente. Quindi il prossimo “vero” consiglio comunale dopo la sospensione estiva sarà quello di giovedì 13 settembre. Durante la riunione dei capigruppo, lunedì scorso, è stato compilato l’ordine del giorno, sono state inserite le delibere di luglio non ancora discusse, ma Roberto Simeoni, il rappresentante della Lega che faceva le veci del capogruppo, ha chiesto esplicitamente di ritirare le due famose mozioni. Togliendo anche la propria firma dalle mozioni stesse. Due consigliere di minoranza, Elisa La Paglia e Michele Bertucco, hanno parlato di «un passo indietro significativo» e dell’esistenza, all’interno della Lega, di una corrente sorprendentemente «meno arcaica».

    Ho telefonato a Simeoni: mi ha detto che la 194 «è una legge nazionale» e che prima di metterla in discussione vuole «approfondire» le mozioni. Mi ha detto che «il parere della donna è importante», che lui vuole lasciare «la parola alle donne, su questa cosa, perché è un loro diritto esprimersi e gestire la gravidanza come vogliono in base alle situazioni». E ancora: «Anche la mozione sulla sepoltura dei bambini mai nati… ecco, sono cose molto, molto delicate, non mi permetto di decidere al posto delle donne». Quando gli ho chiesto come ha reagito la maggioranza alla decisione di sospendere la discussione delle due mozioni, mi ha detto che «qualcuno è rimasto deluso, ma che siamo in democrazia». Ha detto che la Lega «è comunque unita» e che la sua proposta di posticipare le due mozioni o «di vedere in futuro che cosa ne sarà» è stata accolta. Tutti felici, dunque. Tutte di sicuro.

    https://www.ilpost.it/giuliasiviero/2018/09/11/under-our-eye
    #Vérone #avortement #IVG #it_has_begun #droits_des_femmes #femmes #Italie

    via @isskein


  • Clause de conscience, pénurie de médecins... Comment un hôpital de la Sarthe a dû arrêter de pratiquer des avortements
    https://www.francetvinfo.fr/societe/ivg/clause-de-conscience-penurie-de-medecins-comment-un-hopital-de-la-sarth


    Ça se passe dans la commune de Fillon

    Depuis le mois de janvier, comme l’a révélé Le Maine libre mi-juillet, plus aucune interruption volontaire de grossesse (#IVG) n’est pratiquée au Pôle Santé Sarthe et Loir du Bailleul, petite commune de la campagne sarthoise près de #Sablé-sur-Sarthe. L’hôpital dispose pourtant d’un centre d’IVG, où 67 avortements ont été réalisés en 2017. Mais, au sein du service, il ne reste plus qu’un gynécologue obstétricien qui accepte d’accomplir des #avortements, depuis le départ à la retraite de l’un de ses collègues en décembre 2017.

    • C’est comme ca qu’en Italie il est quasiment impossible d’avoir un IVG ou que l’accès à la contraception est très difficile. Les catholiques ont besoin de grossesses forcées et d’enfants non désirés pour que leurs prêtres puisse violer en masse et exploité les femmes jusqu’à l’os. #catholicisme #ivg #féminicide


  • Des milliers d’Argentins se retirent des registres de baptême Mathilde Guillaume/fme - 21 Aout 2018 - RTS
    http://www.rts.ch/info/monde/9789987-des-milliers-d-argentins-se-retirent-des-registres-de-bapteme.html

    De plus en plus d’Argentins réclament la séparation de l’Eglise et de l’Etat depuis le rejet de la légalisation de l’avortement. Les débats avaient été grandement influencés par l’Eglise et ont abouti à un rejet du texte.
    Dans le pays du pape à la tradition catholique très forte, il n’y a pas de séparation officielle de l’Eglise et de l’Etat et son influence se fait sentir à chaque débat de société.

    Un mouvement d’apostasie collective, c’est-à-dire la demande formelle de voir son nom retiré des registres de baptême, est en train de naître. Des milliers d’Argentins ne souhaitent plus que l’Eglise parle en leur nom.


    « Ce vote de l’Eglise est une honte, alors que des femmes continuent de mourir. Ils détournent les yeux du problème, comme ils le faisaient déjà durant la dernière dictature », affirme Nora Cortiñas, de l’association Mère de la place de Mai, l’unique organisation argentine de défense des droits humains composée exclusivement de femmes.

    Symbole de lutte
    Cette association des mères argentines dont les enfants ont « disparus » durant la dictature militaire organise une ronde hebdomadaire, symbole de la lutte pour les droits humains. Et cette cette semaine, Nora Cortiñas, figure de référence à 88 ans, à une annonce très spéciale à partager : "Je vais faire, comment ça s’appelle, mon apastadie… Apostasie ? Apostasie !

    Pourtant catholique pratiquante, Nora ne veut plus faire partie de l’Eglise. Le déclencheur de cette décision douloureuse pour elle est le vote contre l’avortement légal, sûr et gratuit, porté par l’institution religieuse.

    Comme elle, à Buenos Aires et dans le reste du pays, des milliers d’Argentins se sont rassemblés pour présenter collectivement leur demande de renonciation. Des milliers de formulaires ont été récoltés. Ne reste plus qu’à les présenter aux autorités religieuses pour finaliser l’opération.

    Secouer l’Argentine
    « Aujourd’hui plus que jamais, ceux qui ne sont pas d’accord pour que l’Etat soit lié à l’Eglise, devons nous faire entendre. Et ça, c’est une manière de le faire », explique Vanesa Fernandez, employée de bureau de 40 ans.

    Pour Sol Prieto sociologue spécialiste des liens entre religions et politique à l’Université de Buenos Aires (UBA), ce mouvement naissant pourrait bien secouer la société argentine : « On commence à parler dans les médias et ailleurs de laïcité, de séparation de l’Eglise et de l’Etat, de financement de l’Eglise… C’est encore un peu confus, mais il me semble que c’est le propre d’une question qui est juste en train de s’imposer dans l’agenda public pour la première fois. »

    #Argentine #apostasie #avortement #catholicisme #pape #femmes #église #Laïcité #pédophilie #Luttes


  • L’excommunication qui choque le Brésil - 2009
    http://www.liberation.fr/planete/2009/03/11/l-excommunication-qui-choque-le-bresil_544161

    Le docteur Rivaldo Mendes de Albuquerque ne parvient pas à cacher sa « tristesse ». Ce fervent catholique, qui a coutume d’aller à la messe tous les dimanches, est l’un des médecins qui ont été excommuniés jeudi dernier par l’archevêque de Recife (Etat de Pernambouc, dans le nord-est du Brésil), Mgr José Cardoso Sobrinho, pour avoir fait avorter une fillette de 9 ans violée par son beau-père. Une affaire qui révolte et abasourdit les Brésiliens. « J’ai pitié de notre archevêque parce qu’il n’a pas réussi à avoir de la miséricorde face à la souffrance de cette enfant », a déclaré le médecin. Frêle - 1, 33 mètre pour 36 kilos -, mal nourrie et anémique, la victime, dont l’identité n’a pas été révélée, portait des jumeaux. L’équipe médicale qui a procédé à l’IVG a expliqué que celle-ci était d’autant plus inévitable que la fillette risquait de succomber à la grossesse, entrée dans sa quinzième semaine. En voyant son ventre protubérant, sa mère, qui ignorait tout du comportement de son époux, a d’abord cru à un abcès vermineux…

    Verrous. Mère et fille ont quitté leur ville d’Alagoinhas, dans l’arrière-pays de Recife, et vivent dans un lieu maintenu secret.

    Le beau-père, un ouvrier agricole de 23 ans, est lui sous les verrous après avoir avoué qu’il abusait de l’enfant depuis qu’elle a 6 ans, ainsi que de sa sœur aînée de 14 ans, de surcroît handicapée. La famille est issue d’un milieu pauvre où l’avortement est particulièrement mal vu. Aidée par des activistes, sa mère a fait face aux pressions de son entourage et notamment du père biologique de la gamine, un évangéliste, qui ne voulait pas entendre parler d’IVG. Pour avoir autorisé la démarche, elle a également été excommuniée. L’IVG est toujours interdite au Brésil, sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. L’avortement était donc parfaitement légal.

    « La loi de Dieu est au-dessus de celle des hommes et la fin ne justifie pas les moyens : deux innocents sont morts », martèle Mgr Sobrinho, un ultra-conservateur qui avait tenté, l’an dernier, de faire interdire la distribution par le gouvernement de la pilule du lendemain dans le Pernambouc. L’ecclésiastique persiste et signe. Quand on lui a demandé pourquoi il n’a pas puni le beau-père, il a déclaré : « Le viol est un péché moins grave que l’avortement » … Et il a enjoint au président Lula de réviser la doctrine de l’Eglise après que ce dernier a affirmé qu’« il n’était pas possible de permettre qu’une gamine violée garde [ses enfants] d’autant qu’elle risquait de mourir ». Comme Lula, de nombreux catholiques brésiliens dénoncent l’« obscurantisme » et la « cruauté » de l’Eglise. D’autant que le Vatican, par la voix du cardinal Giovanni Battista Re, président de la commission pontificale pour l’Amérique latine, a défendu cette excommunication collective au nom du « droit à la vie ».« C’est un cas triste mais le vrai problème, c’est que les jumeaux conçus […] ne pouvaient être éliminés », a déclaré le cardinal au quotidien italien La Stampa.

    Hommage.« A partir d’aujourd’hui, je cesse d’être catholique ! » écrit une lectrice de la Folha de São Paulo, qui se dit « écœurée et indignée ». Une autre se demande pourquoi les prêtres pédophiles, eux, n’ont pas été excommuniés… La Folha accuse l’Eglise d’exercer une « pression indue alors que le domaine de l’avortement est du ressort exclusif de l’Etat ». Pour le principal journal du Brésil, qui rappelle que plus de 3 000 IVG ont été légalement réalisées dans les hôpitaux publics l’an dernier, c’est surtout la médiatisation de cet incroyable fait divers qui a poussé Mgr Sobrinho à une décision aussi radicale. « Il a encore aggravé la violence subie par la victime alors que des prêtres brésiliens pardonnent l’avortement aux femmes qui viennent le confesser », renchérit Yury Puello Orozco, de l’ONG Femmes catholiques pour le droit de décider, favorable à l’IVG. L’opinion est d’autant plus choquée que ce cas est loin d’être isolé. Selon une étude menée l’an dernier dans un hôpital de São Paulo, 76 % des victimes de sévices sexuels avaient moins de 17 ans et près de la moitié, moins de 12 ans… Ces sévices sont généralement commis par quelqu’un de leur entourage : beau-père, père, grand-père, oncle ou voisin… « Souvent, les victimes ne savent même pas que la loi autorise l’avortement en cas de viol et bien des médecins se gardent de leur en parler, par conviction ou par crainte de représailles », dénonce Orozco.

    Olimpio Moraes, le chef de l’équipe qui a procédé à l’IVG, en sait quelque chose. C’est la deuxième fois que Mgr Sobrinho l’excommunie : le prélat ne lui avait pas pardonné non plus sa défense de la pilule du lendemain. « Je ne donne pas mon avis sur la religion et je m’attends à ce que les religieux ne donnent pas non plus le leur sur la médecine », a lancé le Dr Moraes, après avoir été chaudement applaudi à Brasília, avant-hier. Le ministre de la Santé, José Gomes Temporão, a rendu hommage à son équipe qui a « sauvé la vie d’une enfant ». L’affaire devrait permettre de « faire mûrir dans la société l’idée que l’avortement est une question de santé publique », a espéré Temporão. Le ministre est favorable à la dépénalisation totale de l’IVG, contrairement à l’écrasante majorité de ses compatriotes, encore très imprégnés des préceptes de la religion. Au Brésil, les IVG clandestines - près d’un million par an - sont la quatrième cause de mortalité maternelle.

    Ca date de 2009 mais c’est pour rappeler le sort que l’eglise catho réserve aux enfants et femmes victime de viol alors que le pape ne cesse de faire de grandes déclarations creuses.
    #catholicisme #IVG #culture_du_viol #pedoviol


    • Proposition de traduction en français :

      Marina Glezer : Je suis reconnaissante d’avoir avorté à 18 ans.
      Reconnaissante de ne pas avoir eu un enfant à 22 ans.
      ( G. Ballerini ) c’est malheureux
      C’est malheureux pour vous de juger mal mon avortement
      quand un homme, qui n’a aucune idée de ce que c’est d’avoir un ovaire,
      ce qu’il n’a pas, ou ce que c’est que de donner naissance à un enfant,
      tu viens me dire que j’ai fait quelque chose de mal,
      et que je subis des conséquences très graves pour avoir avorté
      Une femme qui a avorté sur trois meure dans des conditions inhumaines
      parce qu’elle a décidé de ne pas avoir un enfant
      et nous devons faire face à une partie de la société,
      qui comme vous, tente de cacher que les gouverneurs
      doivent légiférer pour tous les citoyens pour tout le monde
      et aussi faire une loi qui défende nos droits
      comme l’avortement légal, sûr et libre
      pour qu’il n’y ait plus de femmes qui meurent
      et c’est là que la defense de la vie commence
      parce que celui qui transmet la vie et celui qui va donner naissance à une vie,
      moi meme j’en suis, a la responsabilité en vers cet enfant pour toute la vie.
      ( G. Ballerini ) la science définit où commence le début de la vie...
      Vous penser exister ou ne pas exister en tant qu’homme
      dans cette composition de la famille ?
      Non monsieur, c’est anachronique ce vieux discours
      et ne venez pas à moi en invoquant l’église
      et mettre ton rosaire sur mes ovaires !
      c’est grâce à cela que dans le monde
      il y a des gens qui pensent comme vous
      et qu’il y a des femmes qui meurent.
      Ce n’est pas les embryons avortés qui meurent.
      Des femmes meurent ! Des femmes invisibles que vous ne voyez pas
      que je vais aider aux villages à suivre des cours
      d’alphabétisation et des ateliers de théâtre.
      Ces femmes vous ne les voyez pas.
      Des filles de 11 ans qui deviennent des femmes enceintes
      des adolescentes âgés de 15 ans qui tombent enceintes
      et qui ne veulent pas avoir d’enfants.
      Il n’y a pas d’état ! il y a un état absent qui ne régit pas !
      Pour eux c’est normal de mourir à 11 ans
      par ce qu’on ne s’est pas faite avortée
      parce qu’à 11 ans on pense faire quelque chose de mal !
      Mais vous, les gens qui réfléchissez,
      vous devriez concidérer ça comme un problème de santé publique
      C’est une dette de la démocratie ! c’est une dette de la démocratie !
      C’est un droit humain !
      C’est pourquoi les associations sont au coeur de la société civile
      Elles ont le droit à l’avortement ! C’est une dette de la démocratie !
      [Sous] Videla, Etchecolatz, Massera, les gens disparaissaient,
      on volait les bébés et tout ça aussi au nom de l’Église.

      N.B : Je ne suis pas hispanophone ni très bon en espagnol mais c’est plus ce que j’en ai compris via les outils de traduction automatiques vers l’anglais. Il y a surement pleins de coquilles.

      Edit : Corrections apportées suite au retour de @simplicissimus


  • Droit à l’avortement en Argentine : « Ce vote est une honte. Les sénateurs n’ont rien compris »
    https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/08/09/droit-a-l-avortement-en-argentine-ce-vote-est-une-honte-les-senateurs-n-ont-

    Symbole de la victoire de l’Eglise : avant même le vote des sénateurs, une messe a été célébrée en grande pompe dans la cathédrale de Buenos Aires, réunissant des milliers de « provida ». Des slogans dénonçant la « complicité » de l’Eglise catholique avec la dictature militaire (1976-1983) ont cependant fusé dans le camp des foulards verts, symbole du droit à l’IVG, quand un chapelet géant est soudain apparu, flottant dans le ciel, au-dessus du Congrès. « L’Eglise ne s’émouvait pas quand la dictature torturait une femme enceinte », affirmait le panneau d’un jeune manifestant.

    La loi fixe un délai d’un an après un rejet pour qu’un nouveau projet soit réexaminé par le Parlement. Reste à savoir si les partis politiques seront prêts à faire de l’IVG un des thèmes de leur campagne électorale.

    Bravo les cathos, vous pouvez envoyer votre argent pour récompensé vos curés.

    #IVG #catholicisme #gynocide #féminicide #racisme (car ce sont les femmes racisés qui sont le plus exposé à la mort via des avortements clandestins) #culture_du_viol


  • Three women stabbed by masked group at anti-abortion protest in Chile

    Three women who were protesting in favour of free, safe and legal abortion have been stabbed in Chile.

    The women and a police officer were attacked by a masked group of people wearing hoods in the capital of Santiago on Wednesday.

    The individuals received medical attention but their injuries were not life-threatening. One of the women was injured in the stomach and the two others in the legs.

    Around 40,000 women descended on the city to march, holding signs reading: “Women marching until we are free” and “The rich pay for it, the poor bleed out.”

    People who attended the protests said anti-abortion extremists are responsible for the stabbings but no suspects have been arrested.

    Ale Silva, a resident of Santiago who is pro-abortion, told Newshub the group were men from a far-right group.

    “It very easily could have been me or any of my friends. They were targeted because they were women and were marching, as it so usually happens... pro-lifers stabbing people, the irony,” she said.

    She claimed the Chilean media ignored the attack – the country’s chiefly right wing media initially did not cover the stabbings.

    While a small far right group known as the Social Patriot movement claimed responsibility for the counter-protest, they denied being involved in the stabbings.

    They instead attributed the violence to “anarcho-feminists”.

    A spokesperson for Mesa de Accion por el Aborto – one of the groups leading the struggle for access to free abortion in the country – branded the stabbings “terrorism”.

    “This is terrorism. I don’t want to call it any other way. When a group wants to intimidate another to keep them from expressing their ideas freely,” Macarena Castaneda said.


    https://www.independent.co.uk/news/world/americas/santiago-anti-abortion-women-stabbed-chile-protest-a8469786.html
    #avortement #Chili #it_has_begun #IVG #anti-avortement #résistance #manifestation #femmes #droits_des_femmes



  • #LIDIA_LIDIA : Pourquoi ne considérons-nous pas la violence faite aux femmes et aux filles comme du terrorisme ?
    https://tradfem.wordpress.com/2018/07/26/pourquoi-ne-considerons-nous-pas-la-violence-faite-aux-femmes-et-

    Avec un accès mondial toujours croissant à Internet et aux médias sociaux, la communication entre les pays, même les plus reculés, est devenue une réalité quotidienne pour la plupart des gens. Cette communication en temps réel signifie que la discrimination, l’injustice et la violence, qui ont été cachées, tolérées, institutionnalisées et même défendues comme faisant partie de nos cultures pendant des siècles, sont aujourd’hui de plus en plus publiques et apparemment moins tolérées.

    Mais malgré cette prise de conscience accrue et une certaine réaction, la violence envers les femmes et les filles reste une menace mondiale : la moitié de l’humanité devrait être féminine, mais 117 millions de femmes et de filles «  manquent à l’appel  » (sont mortes) à cause de la discrimination, de l’injustice systémique et d’un manque de droits humains sous le régime patriarcal. Le Fonds des Nations Unies pour la population signale que cela représente plus de décès en tout que le bilan de la Première et de la Seconde Guerres mondiales.

    Selon la Global Terrorism Database (GTD), 171 personnes sont décédées à la suite d’attaques terroristes en 2015. En comparaison, dans seulement 20 pays européens cartographiés par Eurostat en 2015, 1014 femmes et jeunes filles sont mortes de féminicides, soit près de six fois plus. En 2016, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a publié un rapport sur la lutte contre la violence faite aux femmes, qui révélait des chiffres alarmants : 43 600 femmes et jeunes filles ont été tuées en 2012 par un membre de leur famille ou un partenaire intime. La même année, 11 133 personnes ont été victimes du terrorisme dans le monde entier. La violence faite aux femmes et aux filles façonne la société telle que nous la connaissons, mais les gouvernements locaux et internationaux ne la traitent toujours pas comme une crise nécessitant des mesures particulièrement urgentes, contrairement au terrorisme.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/07/19/dont-consider-violence-women-girls-terrorism

    #terrorisme #féminicide #violences_masculines #avortement #patriarcat



  • Victoire pour les militants antiavortement en Californie Sébastien Blanc - 27 Juin 2018 - Le Devoir

    https://www.ledevoir.com/monde/etats-unis/531138/victoire-judiciaire-pour-les-militants-antiavortement-de-californie

    La Cour suprême des États-Unis a offert mardi une importante victoire aux opposants à l’avortement en donnant tort à la Californie qui impose à des centres anti-IVG d’informer les femmes enceintes de leur droit à se faire avorter ailleurs.

    Une telle loi viole la Constitution, ont jugé les cinq juges conservateurs de la haute cour, dans une décision très attendue. Les quatre magistrats progressistes minoritaires ont, eux, exprimé séparément leur désaccord.

    Ce dossier concerne les « centres de crise de la grossesse » gérés par des groupes chrétiens et conservateurs. Il en existe plusieurs centaines en Californie.

    Sous le prétexte d’assister et de conseiller des femmes qui ne souhaitaient pas tomber enceintes, ces lieux, où on peut trouver du personnel en blouse blanche ou du matériel d’échographie obstétricale, tentent en fait de les convaincre à tout prix de ne pas avorter.

    « Fausses cliniques » 
Parfois qualifiés de « fausses cliniques », ces centres sont notamment accusés de faire croire aux femmes qu’elles pourront bénéficier de diverses options médicales, y compris d’une IVG.

    La Californie a imposé à ces organismes privés d’informer les femmes qu’elles pouvaient bénéficier d’une IVG ou d’une contraception gratuites ou à bas prix dans d’autres centres, subventionnés par l’État.

    La loi californienne oblige aussi ces lieux d’accueil à informer clairement leur clientèle s’ils sont habilités à exercer la médecine et s’ils disposent de praticiens sur place.

    De telles exigences « transforment purement et simplement » le message que souhaitent transmettre les centres de crise de la grossesse, a dénoncé dans l’arrêt le juge ultraconservateur Clarence Thomas, nommé à la Cour suprême par le président George Bush père.

    Dans une opinion de désaccord, écrite au nom du camp progressiste de la Cour, le magistrat Stephen Breyer établit une comparaison avec d’autres États qui imposent des restrictions au droit à l’avortement.

    « Si un État peut légalement obliger un médecin à dire à une femme qui cherche à avorter qu’il existe des services d’adoption, pourquoi ne serait-il pas possible, comme en l’espèce, d’exiger d’un conseiller médical qu’il informe une femme sur l’existence de soins prénatals ou de possibilités d’avortement ? » a interrogé le juge Breyer.

    Les militants pro-vie, c’est-à-dire opposés au droit à l’interruption volontaire de grossesse, avaient porté plainte contre la loi californienne de 2015, d’inspiration démocrate, assurant qu’elle violait leur liberté de conscience protégée par le premier amendement de la Constitution. Mardi, ils ont célébré leur victoire.

    « La Californie ne peut plus forcer les centres de crise de la grossesse à transmettre un message qui va directement à l’encontre de leurs croyances religieuses et de leur mission consistant à sauver des vies », s’est félicité Mat Staver, président de l’organisation conservatrice Liberty Counsel.

    À l’opposé, les défenseurs du droit à l’avortement redoutaient que la décision de la Cour suprême n’encourage les organisations pro-vie à recourir à des informations médicales erronées et à des tactiques trompeuses pour faire progresser leur cause.

    NARAL, organisation qui lutte contre les restrictions au droit à l’avortement, a regretté que la décision ait été adoptée de justesse grâce au juge conservateur Neil Gorsuch, nommé par M. Trump, après que le Sénat, à majorité républicaine, eut refusé durant près d’un an de confirmer un candidat nommé par l’ex-président démocrate Barack Obama.

    « Les dégâts causés par le gouvernement Trump à notre justice et à nos droits vont durer des générations », a déploré NARAL, appelant à continuer le combat pour sauvegarder Roe v. Wade, l’arrêt qui a légalisé l’avortement en 1973 dans tous les États-Unis.

    La décision mardi de la Cour suprême est appelée à avoir des répercussions au-delà des frontières de la Californie, tandis que le pays connaît une poussée antiavortement depuis que Donald Trump est à la Maison-Blanche.

    #femmes #avortement #USA #Californie

    • Ce pays s’enfonce dans les ténèbres décidément. Monter une fausse clinique, se faire passer pour des soignants, et désinformer par omission assumée, ce serait donc légitime et vouloir empêcher de tels agissements, ce serait aller à l’encontre de la constitution...
      Les manuels d’utilisation du moindre appareil électroménager est désormais assorti de toutes les préventions imaginables, simplement parce qu’un juge a donné raison à des utilisateurs absurdes (ne mettez pas votre chat dans le four pour le sécher...), mais là, on trompe les patientes volontairement, et ce serait légal et juste.


  • Des dizaines de milliers d’Argentines défilent pour légaliser l’avortement ats/mh - 5 Juin 2018 - RTS
    http://www.rts.ch/info/monde/9623368-des-dizaines-de-milliers-d-argentines-defilent-pour-legaliser-l-avorteme

    Des dizaines de milliers de femmes, munies d’un foulard vert, ont défilé dimanche et lundi à Buenos Aires, en Argentine, en faveur d’un projet de loi pour légaliser de l’avortement.
    « Le fait que l’avortement soit passé en Irlande, dans un pays catholique comme l’Argentine, cela donne espoir », s’enthousiasme une lycéenne de 16 ans. « Mais en Irlande, observe-t-elle, l’Eglise est restée en retrait du débat ».

    Le choix des parlementaires
    En Argentine, pays du pape François, l’Eglise est fortement mobilisée et s’inquiète car les enquêtes d’opinion penchent pour la légalisation. Ce n’est cependant pas l’opinion publique qui vote, mais des parlementaires « nettement plus conservateurs », déplore Liz Ramirez, une enseignante de 30 ans.

    Le projet de loi sera soumis à la Chambre des députés le 13 juin. Si le texte est approuvé, il sera examiné par la Chambre haute, où les sénateurs des provinces sont généralement soumis à l’autorité des gouverneurs en place, dont la majorité ne veut pas se mettre l’Eglise à dos.

    #Femmes #Argentine #Avortement #eglise #droit_des_femmes #droits_humains



  • Plébiscite historique des Irlandais en faveur de l’avortement

    #femmes #genre #Irlande #votations #avortement #IVG

    Et comme l’a écrit ma collègue Myriam Hussay-Holzschuch sur twitter :

    Au-delà de la victoire (🔥✊🏻). De la nécessité de l’écriture inclusive. Les Irlandaises - celles qui ont souffert et lutte, celles qui sont mortes - ont été effacées de ce titre.

    https://twitter.com/MHoussayH/status/1000319718023204865
    #écriture_inclusive

    • Qu’attendez-vous de plus du Monde que ce mépris persistant ? Par ailleurs, il y a une autre obscénité dans ce titre, pire encore sans doute : l’Irlande n’a pas voté « en faveur » de l’avortement, mais en faveur du « droit à l’avortement » ce qui n’est pas pareil.

      Mais le droit et la justice, le Monde s’en bas la sous-ventrière de toutes façons


  • Irish Times exit poll projects Ireland has voted by landslide to repeal Eighth Amendment
    https://www.irishtimes.com/news/politics/irish-times-exit-poll-projects-ireland-has-voted-by-landslide-to-repeal-
    https://www.irishtimes.com/image-creator/?id=1.3508860&origw=1440

    Ireland has voted by a landslide margin to change the constitution so that abortion can be legalised, according to an exit poll conducted for The Irish Times by Ipsos/MRBI.

    The poll suggests that the margin of victory for the Yes side in the referendum will be 68 per cent to 32 per cent – a stunning victory for the Yes side after a long and often divisive campaign. See here for liveblog coverage of events across Friday in the referendum vote.

    #irlande #droits_humains #droit_des_femmes #avortement


  • Sally Rooney · An Irish Problem · LRB 24 May 2018

    https://www.lrb.co.uk/v40/n10/sally-rooney/an-irish-problem

    An Irish Problem
    Sally Rooney writes about the abortion referendum

    In 1983, a referendum was held in Ireland to establish a constitutional right to life for embryos and foetuses. Abortion was not legal in Ireland at the time; it never has been. The referendum was the result of a campaign by conservative religious groups aimed at preventing any future legislation permitting abortion in any but the most extreme, life-threatening circumstances. The Eighth Amendment passed, gaining 67 per cent of the vote. On 25 May, another referendum will be held on whether to repeal that amendment. This one won’t pass so easily – if it passes at all.

    #droits_humains #droit_des_femmes #avortement #irlande