• Le dispositif MaPrimeRénov élargi à tous les propriétaires, même les plus aisés
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/07/29/le-dispositif-maprimerenov-a-nouveau-elargi-a-tous-les-proprietaires-meme-le

    La subvention sera également accessible aux copropriétés, aux propriétaires bailleurs et aux bâtiments publics. Au risque de favoriser l’inflation, les effets d’aubaine, voire les fraudes.
    Par Isabelle Rey-Lefebvre

    Un pas en arrière, un en avant. A peine installées, les aides aux travaux d’économie d’énergie sont l’objet d’une réforme. Créé le 1er janvier, le dispositif MaPrimeRénov s’est substitué au crédit d’impôt transition énergétique (CITE), remontant, lui, à septembre 2014, et qui succédait lui-même au crédit d’impôt en faveur du développement durable, né en 2005.

    L’esprit de MaPrimeRénov est de verser une subvention aux propriétaires occupant le logement, dès la fin des travaux, soit bien plus tôt qu’un crédit d’impôt dont ils n’auraient perçu le montant que dix-huit à vingt-quatre mois plus tard.

    Cette aide était, à l’origine, destinée aux 40 % des ménages les plus modestes, avec un barème majoré pour les 20 % les plus pauvres. Le gouvernement répondait ainsi à la critique faite au CITE – plutôt généreux, puisqu’il prenait en charge un tiers du montant des travaux – d’être capté à 50 % par les 20 % des ménages les plus aisés, ceux qui ont précisément les moyens de financer leur chantier. En changeant de dispositif, l’Etat faisait, au passage, une sérieuse économie, ne prévoyant plus que 800 millions d’euros de dépense fiscale, dès 2020, au lieu des 2 milliards d’euros que coûtait le CITE jusqu’en 2019.

    Lire aussi Relance : Bruno Le Maire promet 30 milliards d’euros pour la transition écologique

    Six mois après le lancement en fanfare de MaPrimeRénov par les ex-ministres du logement, Julien Denormandie, et de la transition énergétique, Emmanuelle Wargon – vantant alors « un dispositif extrêmement simple et beaucoup plus juste » –, la même Emmanuelle Wargon, devenue ministre du logement du gouvernement Castex, annonce, dans un entretien accordé au Figaro, le 24 juillet, que MaPrimeRénov sera, en 2021, de nouveau ouverte à tous les ménages, quels que soient leurs revenus. Elle deviendra même accessible aux copropriétés, aux propriétaires bailleurs et aux bâtiments publics. Son enveloppe, à préciser dans la loi de finances pour 2021, devrait ainsi approcher de nouveau les 2 milliards d’euros. [...]

    A partir de l’analyse des factures de travaux effectués par 10 000 ménages et leurs consommations d’énergie, avant et après le chantier, M. Glachant a conclu à une diminution moyenne de la facture énergétique annuelle de… 8,29 euros par tranche de 1 000 euros investis, donc un retour sur investissement attendu d’ici 120 ans ! « Peu de gains financiers, donc, mais un confort accru, ce qui n’est pas négligeable », tempère M. Glachant, qui s’étonne tout de même de l’absence d’autres enquêtes sérieuses sur les consommations énergétiques réelles des logements rénovés.

    #bâtiment #BTP #rente_foncière #subvention

  • Un décret scélérat autorise la destruction des moulins, canaux, étangs et plans d’eau sur simple formalité, sans étude d’impact ni enquête publique ! hydrauxois.org
    http://www.hydrauxois.org/2020/07/un-decret-scelerat-autorise-la.html

    Détruire une chaussée de moulin, assécher un bief, un canal ou un étang, effacer un plan d’eau, changer le lit de la rivière : tout cela est désormais possible sur simple déclaration et non autorisation comme avant. C’est-à-dire sans étude d’impact environnemental et social, sans enquête publique, sans information des citoyens. Par un décret et un arrêté venant de paraître au journal officiel, la technostructure de l’eau met bas les masques : en guise de "continuité apaisée" à laquelle ont pu croire quelques naïfs, c’est le blanc-seing à la destruction facilitée et accélérée des héritages de nos rivières. Provocation pour les amoureux du petit patrimoine des bassins, mais aussi erreur majeure sur le rôle écologique de ces milieux en eau d’origine anthropique, lesquels méritent une protection accrue et non une facilitation de leur destruction par des apprentis-sorciers obéissant à des modes sous-informées. Hydrauxois a demandé à ses conseils de travailler à une double riposte : requête en annulation de ces textes et formulaire simplifié de plainte pénale de terrain, qui permettra à tout citoyen ou association d’attaquer les chantiers qui détruisent la ressource et les milieux en eau.

    Le décret n°2020-828 du 30 juin 2020 modifiant la nomenclature et la procédure en matière de police de l’eau vient de paraître au journal officiel. https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2020/6/30/TREL1910642D/jo/texte

    Il est complété par un arrêté du 30 juin 2020 définissant les travaux de restauration des fonctionnalités naturelles des milieux aquatiques relevant de la rubrique 3.3.5.0 de la nomenclature annexée à l’article R. 214-1 du code de l’environnement, aussi paru au journal officiel. https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2020/6/30/TREL2011759A/jo/texte

    Le premier texte crée un nouveau type de travaux en rivière, tenant à la _ "restauration des fonctionnalités naturelles des milieux aquatiques".
    « 3.3.5.0. Travaux , définis par un arrêté du ministre chargé de l’environnement, ayant uniquement pour objet la restauration des fonctionnalités naturelles des milieux aquatiques , y compris les ouvrages nécessaires à cet objectif (D).« Cette rubrique est exclusive de l’application des autres rubriques de la présente nomenclature.« Ne sont pas soumis à cette rubrique les travaux n’atteignant pas les seuils des autres rubriques de la présente nomenclature. » _
    En clair, tous les travaux de restauration morphologique et de continuité écologique entrent désormais dans la catégorie des simples déclarations (D) et non des autorisations. Cela sans limite d’impact même si des milliers de mètres linéaires de rivière et canaux ou des milliers de mètres carrés de plans d’eau sont affectés.

    L’arrêté donne la mesure de tout ce qui est concerné :
    Arasement ou dérasement d’ouvrage en lit mineur  ;
    2° Désendiguement ;
    Déplacement du lit mineur pour améliorer la fonctionnalité du cours d’eau ou rétablissement du cours d’eau dans son lit d’origine  ;
    4° Restauration de zones humides ;
    5° Mise en dérivation ou suppression d’étangs existants  ;
    6° Remodelage fonctionnel ou revégétalisation de berges ;
    7° Reméandrage ou remodelage hydromorphologique ;
    8° Recharge sédimentaire du lit mineur ;
    9° Remise à ciel ouvert de cours d’eau couverts ;
    10° Restauration de zones naturelles d’expansion des crues ;
    11° Opération de restauration des fonctionnalités naturelles des milieux aquatiques prévue dans l’un des documents de gestion suivants, approuvés par l’autorité administrative  :
    a) Un schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) visé à l’article L. 212-1 du code de l’environnement ;
    b) Un schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) visé à l’article L. 212-3 du code de l’environnement ;
    c) Un document d’objectifs de site Natura 2000 (DOCOB) visé à l’article L. 414-2 du code de l’environnement ;
    d) Une charte de parc naturel régional visée à l’article L. 333-1 du code de l’environnement ;
    e) Une charte de parc national visée à l’article L. 331-3 du code de l’environnement ;
    f) Un plan de gestion de réserve naturelle nationale, régionale ou de Corse, visé respectivement aux articles R. 332-22, R. 332-43, R. 332-60 du code de l’environnement ;
    g) Un plan d’action quinquennal d’un conservatoire d’espace naturel, visé aux articles D. 414-30 et D. 414-31 du code de l’environnement ;
    h) Un plan de gestion des risques d’inondation (PGRI) visé à l’article L. 566-7 du code de l’environnement ;
    i) Une stratégie locale de gestion des risques d’inondation (SLGRI) visée à l’article L. 566-8 du code de l’environnement ;
    12° Opération de restauration des fonctionnalités naturelles des milieux aquatiques prévue dans un plan de gestion de site du Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres dans le cadre de sa mission de politique foncière ayant pour objets la sauvegarde du littoral, le respect des équilibres écologiques et la préservation des sites naturels tels qu’énoncés à l’article L. 322-1 susvisé.

    C’est donc une machine de guerre pour tuer la démocratie des rivières et des bassins versants, faciliter la destruction de tous les milieux aquatiques façonnés par l’humain au cours de l’histoire (biefs, canaux, étangs, plans d’eau), destruction qui sera réduite à une simple formalité interne aux administrations, sans lien au public.

    Nous avions mis en garde voici un an ( http://www.hydrauxois.org/2019/05/alerte-ladministration-veut-desormais.html- , lors de la courte enquête publique sur ce projet de décret. Mais rien n’y a fait, malgré les nombreuses oppositions exprimées lors de cette enquête.

    La fin du régime d’autorisation sous prétexte de "restauration de fonctionnalités naturelles" signifie ainsi pour les collectifs et associations impliqués sur la continuité écologique, et pour les citoyens en général :

    quasi-impossibilité d’être informés des projets (la déclaration est un simple courrier sans publicité à la DDT-M), 
    absence d’étude des impacts riverains / usages / environnement, 
    fin de l’enquête publique qui permettait aux citoyens de s’exprimer (en général, contre les casses) et aux associations de préparer des recours contentieux éventuels contre l’arrêté d’autorisation
    possibilité de casser "à la chaîne" pour les maîtres d’ouvrage de type syndicats de rivière ou fédérations de pêche.
    Face à ce danger majeur de régression du droit des riverains et du droit de l’environnement, l’association Hydrauxois :
    • a immédiatement mandaté son conseil juridique pour une analyse du texte en vue d’une requête en annulation,
    • demande aux parties prenantes du processus dit de "continuité écologique apaisée" de tirer les conséquences de cette provocation sur des soi-disant "concertations" dont le résultat est une déclaration de guerre aux ouvrages et aux milieux que ces parties prenantes sont censées défendre,
    • appelle l’ensemble des associations, collectifs et syndicats à non seulement exprimer leur indignation aux parlementaires et à la ministre de l’écologie, mais aussi à organiser sur chaque terrain la réponse militante et judiciaire que méritent les dérives des fonctionnaires de l’eau.

    Alors que le processus d’autorisation et d’enquête publique est justement une procédure d’organisation de la démocratie consultative et délibérative, leur suppression aura pour conséquence une insécurité pour tout le monde  : les plaintes seront des démarches individuelles et imprévisibles, les services publics à l’origine de ces troubles dans la vie des riverains ne seront évidemment pas tranquillisés dans l’exercice de leurs fonctions. Quant à la continuité des rivières, elle sera plus que jamais synonyme de violence institutionnelle, de dogme sans preuve de bénéfices, d’absurdité anti-écologique et anti-sociale.

    Nous allons travailler à un guide simplifié de dépôt de plainte pénale pour destruction de milieux et mise en danger des tiers par changement d’écoulement, qui permettra d’ouvrir rapidement des instructions contre tous les projets refusant de faire des études complètes d’impacts sur les milieux et les tiers.

    #destruction #EnMarche #émmanuel_macron #décret #Bâtiments_de_France #éolien #patrimoine #moulins #environnements #communs #biotopes #eau #agriculture #france #environnement #écologie #privatisation #catastrophe

    • Case reports study of the first five patients COVID-19 treated with remdesivir in France. Physicians weekly, Jul 6, 2020
      The severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 (SARS-CoV-2) has been identified as responsible for the #COVID-19 outbreak worldwide.

      Data on treatment are scare and parallels are made between SARS-CoV-2 and other coronavirus.

      Remdesivir is a broad spectrum antiviral with efficient in vitro activity against SARS-CoV-2 and controversial evidence of clinical improvement in severe COVID-19 patients.

      We aimed to describe the clinical outcome and virological monitoring of the first five COVID-19 patients admitted in ICU for severe pneumonia related to SARS-CoV-2 and treated with remdesivir in the University hospital of Bichat, Paris, France.

      SARS-CoV-2 RT-qPCR in blood plasma, lower and upper respiratory tract were monitored. Among the five treated patients, two needed mechanical ventilation and one high flow cannula oxygen .

      A significant decrease in SARS-CoV-2 viral load from upper respiratory tract was observed in most cases but two died with active SARS-CoV-2 replication in the lower respiratory tract.

      Plasma samples were positive for SARS-CoV-2 in only one patient.

      #Remdesivir was interrupted for side effects among four patients, including 2 ALT elevations (3 to 5 N) and 2 renal failures requiring renal replacement.

      This case series of five COVID-19 patients requiring ICU for a respiratory distress and treated with remdesivir, highlights the complexity of remdesivir use in such critically ill patients.
      Copyright © 2020. Published by Elsevier Ltd.

  • [Google TRanslate]

    Migrants caused large fires in two abandoned buildings in Velika Kladuša

    Migrants caused large fires in two abandoned buildings in the area of ​​Velika Kladuša yesterday, which is not a rare occurrence in this city in the extreme northwest of BiH, the Ministry of the Interior of the Una-Sana Canton confirmed to us.
    “These are incidents in which garbage and tires were set on fire. Firefighters reacted quickly and extinguished the fires, so that the buildings did not burn completely. They normally light fires in abandoned buildings and halls, so such incidents often happen,” they said. are from the MUP USK.

    https://www.klix.ba/vijesti/crna-hronika/migranti-izazvali-velike-pozare-u-dva-napustena-objekta-u-velikoj-kladusi/200519008

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Bosnie-Herzégovine #Velikakladusa #Bâtimentabandonné #Incendie

  • Covid lockdown: The grim reality of NCR realty - The Economic Times
    #Covid-19#migrant#migrationinterne#Inde#batiment#travail

    https://m.economictimes.com/industry/services/property-/-cstruction/reality-of-ncr-realty-grim/articleshow/75523507.cms

    Migration of labour has further compounded problems for builders, who expect it will require 2-3 months to mobilise workforce once lockdown is lifted. Even half-complete projects would be difficult to finish by December this year.

  • Covid-19. Na fronteira de França com o Luxemburgo a angústia é portuguesa
    #Covid-19#Portugais#Luxembourg#bâtiment#travail#migrant#migration

    https://www.wort.lu/pt/luxemburgo/covid-19-na-fronteira-de-franca-com-o-luxemburgo-a-angustia-e-portuguesa-5e9e56
    https://blobsvc.wort.lu/picture/34f08e655046a554398e4d2e8bd47235/600/315/wortv3/2dc4152db1b73c8180ce102bca7cd22dfa8d7579

    Ricardo J. RODRIGUES
    Ricardo J. RODRIGUES
    Há milhares de portugueses que trabalham no Luxemburgo com contratos temporários na construção civil - a maioria vive do lado francês da fronteira. Quando a pandemia chegou, centenas viram-se de um dia para o outro sem emprego nem qualquer tipo de apoio. Muitos furaram o confinamento e voltaram a Portugal. Esta é história dos que ficaram e tentam aguentar.

  • #Projet_Nexus, 13ème semaine… Que se passe t-il à l’#Université_Paul_Valéry ?

    Que se passe-t-il à l’UPV ?

    La perte de la 13e semaine d’#enseignement en #Licence depuis la rentrée 2018

    Lors de sa séance du 13 mars 2018, le Conseil d’administration de Paul-Valéry a approuvé la réduction des semestres d’enseignement de 13 à 12 semaines à partir de la rentrée 2018. Pour les Licences, il s’agit d’une réduction sèche du volume horaire des formations : sur l’ensemble des 6 semestres de Licence, ce sont 6 semaines de cours qui sont perdues, soit près de la moitié d’un semestre.

    Pour les Masters, il s’agit d’une simple réduction du nombre de semaines d’enseignement, la masse horaire demeurant la même. Cette relative préservation des Masters peut s’expliquer par la réduction drastique des volumes horaires en Master lors du dernier renouvellement des maquettes, et par le plus grand impact d’une réduction du volume horaire des Licences.

    En effet, il ne s’agit pas d’une simple réorganisation du calendrier universitaire, sans quoi on aurait pu imaginer de conserver le même volume horaire sur un nombre réduit de semaines : l’enjeu est bien de réduire le volume des formations. Dans une université de Lettres, langues et sciences humaines comme Paul-Valéry, la principale dépense est la masse salariale (c’est-à-dire les salaires payés au personnel de l’université), loin devant les dépenses de fonctionnement qui sont très faibles.

    En dépit des multiples mesures d’économie réalisées sur la masse salariale (gel des postes de titulaires, besoins croissants en formation assurés par des précaires sous-payés) et de l’inadéquation criante entre les besoins des étudiant.e.s et le nombre d’enseignant.e.s, la dotation de l’Etat peine à couvrir la masse salariale. Pire, la précarisation croissante du personnel de l’université publique sert d’argumente en faveur de la réduction des formations, puisqu’on entend la DGS de Paul-Valéry affirmer qu’il y aurait “trop de vacataires” dans notre université.

    La décision d’amputer la Licence de 6 semaines est toutefois impopulaire auprès des enseignant.e.s comme des étudiant.e.s, d’où le calendrier opportuniste de cette décision (prise en catimini au printemps 2018, alors qu’étudiant.e.s et enseignant.e.s sont mobilisé.e.s contre la loi ORE et Parcoursup). Pour faire passer la pilule auprès des enseignant.e.s, les directions des UFR leur permettent d’ailleurs de réduire le nombre d’évaluations en cours de semestre. La réduction du semestre à 12 semestres contribue donc aussi à affaiblir le contrôle continu.
    Déploiement du programme Nexus de numérisation des enseignements

    Dans un courriel daté du 9 juillet 2018, le Président de l’UPV Patrick Gilli présentait ainsi le projet Nexus :

    “Le projet Nexus que notre université avait déposé au titre des « Nouveaux cursus à l’université » (NCU) du PIA 3 a été retenu par le jury international. Doté de 7 millions d’euros sur 10 ans, il permettra à notre établissement d’engager la mutation progressive de nos formations qui intègreront des modules d’apprentissage numérique dans toutes les licences, de connecter plus fortement les sciences humaines et sociales à la nouvelle économie de la connaissance et ce faisant, de donner à nos étudiants davantage d’atouts dans leur vie professionnelle.”

    Incroyable ! Paul-Valéry a obtenu plein d’argent pour faire évoluer les formations et faire réussir les étudiant.e.s ! Qui pourrait être contre un tel projet, dont le dossier d’expertise du Bâtiment Nexus de septembre 2019 nous dit que “par ses aspects modernes et innovants, il inscrit l’Université dans la dynamique du XXIième siècle” ?

    Lorsqu’on lit ce même dossier d’expertise, la présentation d’ensemble du projet peut toutefois faire naître des premières inquiétudes, puisqu’il s’agirait de “construire grâce à une spécialisation et à une professionnalisation progressives, à une architecture modulaire et à un accompagnement des étudiants tout au long de leur cursus, des parcours plus flexibles et plus individualisés” et que “Les projets sélectionnés [à l’instar de Nexus] prévoient des actions structurantes, susceptibles de faire l’objet d’un déploiement à grande échelle”.

    En français dans le texte, qu’est-ce que ça veut dire ? Cela veut dire que Nexus organise :

    le démantèlement de l’offre de formation à Paul-Valéry, éclatée en une multitude de modules ;
    la numérisation de l’ensemble de l’offre de formation, l’intégration de modules d’apprentissage numériques dans toutes les licences ne constituant que la première phase du déploiement de Nexus

    L’enseignement à distance (EAD) n’est pas une chose nouvelle à Paul-Valéry, comme le rappelle le dossier d’expertise du projet Nexus :

    “L’UPVM offre un enseignement à distance depuis sa création en 1970. Elle est désormais la première université française pour l’offre de formations complètes à distance (L, M, D) : 10 licences complètes, 1 licence pro, 18 master 1, 22 master 2, 1 Ecole Doctorale (35 mentions), 3 DU, le DAEU A. Les effectifs se sont très fortement accrus depuis une dizaine d’années : 670 étudiants en 2008-2009, 1893 étudiants en 2016-2017 (soit près de 10% de nos étudiants).”

    Toutefois, il est essentiel de distinguer entre l’EAD conçu comme la possibilité de donner accès à l’université à des personnes qui en seraient sinon exclues par des obstacles matériels insurmontables, et l’entreprise généralisée de numérisation des enseignements, guidée par l’austérité et une croyance millénariste dans le caractère inévitable de l’invasion numérique de l’ensemble de nos vies.

    Ne nous contentons pas, toutefois, de cette présentation générale, et allons voir dans le détail ce que le projet Nexus nous prépare. Dans les documents de présentation de Nexus, ce dernier est caractérisé par les actions suivantes :

    création de modules d’apprentissages (les « Briques ») centrés sur les Humanités numériques ;
    labellisation des licences afin d’offrir une meilleure visibilité des parcours professionnels des étudiants ;
    modularité des rythmes d’apprentissage ;
    mise en place d’un tiers lieu, « La Fabrique » ;
    accompagnement et orientation des étudiants

    Création de modules d’apprentissages (les « Briques ») centrés sur les Humanités numériques

    “Les Briques d’Humanités Numériques sont des modules de formation à distance, interdisciplinaires (cadre commun des 10 premières briques) et disciplinaires (10 briques suivantes), bâties sur des sujets propres aux humanités dans leurs liens aux mutations digitales de la société.”

    “Chaque brique […] (Fig. 1) vaut pour 36h d’EQTD et se compose de 9 chapitres thématiques évolutifs, subdivisés en quatre niveaux d’alvéoles (± 1h) de contenu progressif (bases, développement, approfondissement, prolongement) [cf. Fig. 2].”

    “Elles sont conçues par des équipes-projets interdisciplinaires qui font dialoguer les approches LLASHS, au coeur du dispositif, avec les sciences de l’ingénieur, de l’informatique et du codage et, d’autre part, avec les applications industrielles du domaine (sous forme d’études de cas). Diverses activités d’application mettent en oeuvre les savoirs-faire exposés.”

    “Concrètement, les Briques se présentent sous la forme de modules de formation à distance interactifs et adaptables à la diversité des apprenants. Chacune de ces Briques vaudra pour 2 ECTS par semestre, soit 7% de la licence au total (ce pourcentage prenant uniquement en compte les Briques obligatoires ; les étudiants pourront accéder à des Briques supplémentaires grâce au label Humanités numériques).”

    “Les thématiques abordées dans les dix premières briques sont :

    Codage et langage
    Litteracies numériques

    Données et enquêtes

    Espaces digitaux

    Éthique et société connectée

    Intelligences Artificielles

    Industries numériques
    Interfaces humain / machine
    Information et attention
    Art et cultures digitales.”

    Dans un second temps, il est prévu de permettre la création de dix autres briques, plus spécialisées dans un domaine particulier des Humanités numériques (par exemple, philologie numérique, etc.) ou articulant deux à trois disciplines dans ce cadre.”

    “L’offre est en ligne et scénarisée pédagogiquement, ce qui évite la lourdeur organisationnelle des enseignements présentiels tout en autorisant souplesse et personnalisation. Les premières alvéoles de chaque chapitre seront ouvertes en libre accès (dans une double fonction citoyenne et de vitrine de nos LLASHS), les autres seront accessibles sur la base d’une inscription à l’université et feront l’objet d’une validation pédagogique.”

    Notre analyse

    L’argumentaire de présentation de Nexus en révèle immédiatement un enjeu décisif : lorsqu’il est dit que l’offre en ligne permet d’éviter la “lourdeur organisationnelle des enseignements présentiels”, il faut comprendre qu’elle permet d’éviter de recruter et de payer des enseignant.e.s pour assurer des enseignements en présentiel et garantir de bonnes conditions d’apprentissage, et qu’elle permet d’éviter de financer la construction de nouvelles salles de cours nécessaires à l’amélioration des conditions d’études.

    Avec Nexus, Paul-Valéry s’inscrit pleinement dans le programme du gouvernement actuel pour l’Enseignement supérieur et la recherche : plutôt que d’accorder aux universités publiques une dotation budgétaire leur permettant d’assurer une formation à la hauteur des besoins des étudiant.e.s, des dispositifs sont mis en place pour réduire le coût de la formation pour le budget de l’État.
    Labellisation des licences

    “Dans l’offre de formation 2021, à partir de la L2, les labels proposent de donner de la visibilité aux enseignements existants pré-professionnalisant en regroupant ces enseignements sous 5 labels :

    Enseignement
    Académique / Recherche

    International
    Monde socio-économique
    Humanités Numériques”

    “A partir du semestre 3, chaque étudiant pourra ainsi choisir de rejoindre l’un des 5 Labels proposés dans chacune des licences, avec possibilité d’en changer jusqu’au semestre 4, selon son projet professionnel mûri au long de sa Licence 1. Les Labels permettront de valider chacun 4 ECTS par semestre soit 9% de la licence au total. Comme les Briques de formation en Humanités numériques, les labels sont un parfait exemple de mutualisation et d’hybridation des cours. Ces labels sont composés de troncs communs transversaux (proposés à l’ensemble des étudiants de l’université à l’identique) et de développements spécifiques à chaque discipline. La part de tronc commun est variable selon les labels : 20% pour les labels Enseignement et Académique (nourris par les spécialités disciplinaires), 50% pour le label International, 80% pour Entreprise et 100% pour Humanités numériques.”
    Modularité des rythmes d’apprentissage

    “Afin de faciliter le parcours de l’étudiant et sa personnalisation, Nexus permet l’inscription à l’UE en présentiel ou distanciel. L’objectif est de proposer, dans 10 ans, cette alternative pour 80% des cours de licence.”

    “Le projet Nexus souhaite permettre une plus grande flexibilité dans les modalités d’apprentissage. Actuellement, un étudiant se voit proposer une offre de formation exclusivement en EAD ou exclusivement en présentiel, sans possibilité de mixer les deux. Afin d’individualiser davantage son offre, Nexus prévoit le passage en EAD de l’ensemble de ses licences et une inscription à la carte : tout étudiant pourra choisir de s’inscrire en EAD ou en présentiel à chaque module d’enseignement. Cette hybridation des modes d’apprentissage permet de réussir en licence via : i) l’individualisation des emplois du temps « à la carte » rendant la formation adaptable au rythme de vie et disponibilités des apprenants : étudiant salarié, FTLV, étudiant en situation de handicap ou publics empêchés, étudiants à l’étranger ou éloignés une partie de l’année, etc. ; ii) l’individualisation des parcours : l’étudiant peut suivre plusieurs cursus à la fois (double licence) sans pâtir d’incompatibilité d’emplois du temps ; iii) l’individualisation des rythmes d’apprentissage : l’étudiant peut suivre par anticipation des cours en EAD (jusqu’à valider une licence en 2 ans) et compléter sa licence plus rapidement ou libérer du temps pour davantage de stages en fin de licence.”

    Notre analyse

    Tant d’attention portée au rythme de vie et aux disponibilités individuelles des “apprenants”, c’est vraiment touchant ! La numérisation est toutefois conçue comme une réponse aux besoins spécifiques des étudiant.e.s d’une université publique en Lettres, langues et sciences humaines et sociales, dont les conditions d’études sont effectivement affectées par la difficulté à financer leurs études. Plutôt que donner aux étudiant.e.s les conditions financières leur permettant de suivre leurs études dans de bonnes conditions, ce qui supposerait que la collectivité prenne ses responsabilités à l’égard de la jeunesse, Nexus propose aux étudiant.e.s de se contenter de cours en ligne.

    Sur la pertinence de ceux-ci, on se contentera de remarquer qu’une telle numérisation massive des cours n’est envisagée qu’à l’université publique, et certainement pas dans les classes préparatoires aux grandes écoles qui scolarisent les enfants des classes supérieures. La dépense par étudiant.e est, en France, 50% plus élevée pour un.e étudiant.e de CPGE que pour un.e étudiant.e de Licence : cela correspond aux heures beaucoup plus nombreuses d’enseignement (en présentiel) en CPGE, y compris individuellement ou en petits groupes.

    Ensuite, 80% des enseignements de Licence proposés également en distanciel d’ici 10 ans, cela veut dire 80% des enseignements qui pourront n’être plus proposés qu’en distanciel au prochain tour de vis de l’austérité, lorsque le gouvernement exigera que les universités réduisent plus fortement encore leur masse salariale.
    Accompagnement et orientation des étudiants

    “Un test de positionnement sera réalisé par l’ensemble des étudiants dès la cinquième semaine de Licence 1.”

    “Ce test, propre à chaque filière et dont les résultats seront traités de manière automatisée, permettra une meilleure appréhension des compétences, connaissances et sentiment d’auto-efficacité de chaque étudiant. Il sera réalisé en partenariat avec les enseignants pour déterminer quelles compétences évaluer et à quels profils proposer la remédiation. Selon les résultats du test, des réunions collectives et entretiens individuels seront proposés aux étudiants. Ils seront réalisés par les directeurs d’études (mis en place par la loi ORE du 8 mars 2018) et permettront de proposer à chaque étudiant un parcours adapté à sa situation. A la suite, chaque étudiant se verra proposer un parcours adapté à sa situation.”

    “L’offre de formation portée par Nexus a été construite de façon à faciliter l’accompagnement et l’orientation personnalisés des étudiants tout au long de leur cursus. Trois aspects sont essentiels de ce point de vue :

    l’orientation des étudiants néo-entrants dans la structure de la maquette Nexus, en particulier sur le choix de Labels à opérer par la suite
    le repérage des difficultés des étudiants afin de proposer des parcours individualisés (L1 en deux ans) ;
    la possibilité de réaliser le parcours de licence de manière accélérée pour les étudiants le souhaitant (à haut potentiel), par la déclinaison massive des formations permettant l’hybridation. [= possibilité de s’inscrire en distanciel]”

    Notre analyse

    A travers ce dispositif, Nexus s’inscrit complètement dans la continuité de la loi ORE, qui fait reposer les difficultés des étudiant.e.s à terminer leur Licence non pas sur la dégradation des conditions d’études, non pas sur la nécessité pour beaucoup de travailler à côté des études, non pas sur le fait que la L1 peut constituer un lieu d’attente d’une place dans une formation dite sélective, mais sur les seules faiblesses des étudiant.e.s : il serait donc urgent de les classer, dès la 5e semaine de L1, entre des étudiant.e.s en difficulté dont le parcours serait ralenti, et des étudiant.e.s “à haut potentiel” dont le parcours serait accéléré. Avec Nexus, la “modularité des rythmes d’apprentissage” est mise au service du classement des étudiant.e.s selon leur “potentiel”, qui vient remplacer les résultats obtenus aux examens comme déterminant du rythme de la formation.

    Mise en place d’un #tiers_lieu, « La Fabrique »

    “L’approche par compétences vise, conformément au processus de Bologne, à permettre une mise en valeur des formations et des diplômes non pas en fonction des contenus ou de la durée de la formation, mais selon les acquis des étudiants. En conséquence, elle suppose une mise en place de nouvelles conceptions des formations et des évaluations, et impose une clarté permettant la valorisation des diplômes par les professionnels.”

    “La nouvelle offre de formation sera aussi complétée par des dispositifs innovants de formation.

    Fabrique Nexus, un tiers-lieu pour la pédagogie par projet, en lien avec les entreprises (et notamment la French Tech) et le monde socio-économique (institutions, collectivités, associations…)
    L’Atelier, un service d’accompagnement à la transformation et à l’innovation dans l’enseignement et la recherche sera mis en place dès la rentrée 2018. L’ensemble des enseignants seront accompagnés pour permettre la mise en place de dispositifs de formation hybrides permettant la fluidité des apprentissages ;
    Archipel, une salle d’expérimentation pédagogique, préfigurant le Learning center d’Atrium (2020) sera également en place dès la rentrée 2018.”

    “Le projet Nexus requiert des ingénieurs pédagogiques, des développeurs, des espaces d’innovation qui doivent être gérés, mais aussi des responsables financiers, des porteurs de projets, etc. Il doit être arrimé à un environnement institutionnel et administratif à la fois flexible et de proximité : flexible, parce que les personnes qui accompagnent l’innovation sont financées sur des missions spécifiques et temporaires qui nécessitent un accompagnement particulier ; de proximité parce que les enseignants-chercheurs ont besoin de trouver le soutien, en amont comme en aval, de leurs projets, en ayant identifié clairement les lieux et les personnes idoines.”

    Notre analyse

    Le massacre des formations continue, puisqu’il s’agit de structurer celles-ci non plus en fonction de contenus d’enseignement ou de progression pédagogique pensée comme un ensemble d’étapes, mais en termes de compétences. Cela veut dire qu’au lieu d’évaluer des productions/réalisations des étudiant.e.s, ce sont les étudiant.e.s elles-mêmes et eux-mêmes qui sont évalué.e.s pour identifier leur acquisition de compétences.

    Cette nouvelle conception de l’enseignement semble nécessiter, aux yeux de nos dirigeant.e.s éclairé.e.s, la construction d’un bâtiment de prestige, dont le dossier d’expertise précise qu’il sera équipé d’un “showroom”, d’une “salle de créativité”, d’un “grand écran de téléprésence”, ou encore de “murs inscriptibles”. C’est probablement plus important que d’équiper l’ensemble des salles de cours de tableaux vraiment fonctionnels et de systèmes multimédia : est-ce parce que le bâtiment Nexus accueillera “les entreprises et le monde socio-économique”, auxquelles la direction de l’université souhaite offrir des conditions d’accueil meilleures que celles des personnels et des étudiant.e.s ? C’est probablement aussi la raison pour laquelle l’accès à ce bâtiment sera sélectif/select, le dossier d’expertise précisant : “L’accès au bâtiment, puis à certains espaces spécifiques, seront réservés aux porteurs de projets en lien avec les humanités numériques et à leurs partenaires suivant un système de contrôle d’accès avec demande en ligne et autorisation d’accès pour une période déterminée.”

    Nexus, c’est toutefois le prestige au moindre coût, puisqu’il est bien rappelé que “les personnes qui accompagnent l’innovation sont financées sur des missions spécifiques et temporaires” (= précaires), et que l’accueil du bâtiment Nexus sera assuré par un “agent virtuel / écran tactile”. C’est l’occasion de rappeler les gels et suspensions de postes systématiques dans notre université, justifiés notamment par la nécessité d’apporter les garanties budgétaires exigées par les financeurs des nouveaux bâtiments comme Nexus.

    Si Nexus est l’avenir de l’université publique, nous ne sommes pas pressés d’y être !
    Contextualisation
    Numérisation : l’illusion du progrès

    La numérisation des formations prévue par le projet Nexus est présentée comme un outil au service de la réussite étudiante et comme une réponse à la “digitalisation” de l’économie. Il semble utile de rappeler plusieurs choses concernant la numérisation :

    la numérisation n’est pas une dématérialisation écologiquement vertueuse, mais repose sur le déploiement d’une infrastructure (serveurs, réseaux, ordinateurs, etc) consommatrice de ressources produites par les industries d’extraction et d’électricité ;
    la numérisation n’est pas un processus inévitable, mais le résultat de choix politiques visant à l’économie de moyens dans les processus de production (automatisation) et dans la délivrance de services (numérisation des impôts, etc), qui renforcent la précarisation dans l’ensemble des secteurs affectés ;
    la numérisation n’est pas, par elle-même, source de démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur : elle nécessite des ressources matérielles (connexion internet, ordinateur) dont l’ensemble des étudiant.e.s (et de celles et ceux qui souhaitent le devenir) ne disposent pas, et de compétences numériques qui sont inégalement distribuées, si bien qu’elle est susceptible de renforcer les inégalités sociales dans l’accès aux études et la réussite dans celles-ci.

    Logique d’austérité

    La suppression de la treizième semaine du semestre sur le calendrier universitaire correspond à la perte de six semaines sur une licence, soit environ un douzième de la formation.

    Pour justifier cette suppression, la Présidence de l’Université plaide le manque de budget. En effet, cela fait des années que les dotations de l’état n’augmentent pas ou peu, alors que le nombre d’étudiant-e-s ne cesse de croître, d’environ 2,5% chaque années. Le résultat de cela est la stagnation, voire la réduction du nombre de places dans les Universités, ainsi que le non-recrutement de nouveaux-elles enseignant-e-s.

    Face à ce manque d’investissements, le gouvernement a une parade toute trouvée : Il investit en fin de compte dans l’ESR, mais passe par des appels à projets. Ceux-ci ont un effet pervers : d’une part, ils accentuent les inégalités entre établissements, d’autre part, ils incitent fortement les universités à mettre en œuvre la politique du gouvernement pour décrocher ces financements.

    Ceci est une des conséquences de la LRU de 2007 (Loi Relative aux libertés et responsabilités des Université) qui confie la gestion de leur budget aux Universités, c’est à dire que comme le feraient des chefs d’entreprise, les Présidents des Universités gèrent leur masses salariales et leur patrimoine immobilier.

    C’est notamment dans cette logique d’austérité que le projet Nexus est défavorable, à la fois aux enseignant-es mais aussi aux étudiant-es. En effet, numériser toujours plus d’enseignements (Jusqu’à 80% prévu en 2028), revient forcément à réduire la masse salariale enseignante, dans un premier temps par la réduction du nombre de vacataires et dans un second temps par une accélération probable du non-remplacement des départs à la retraite. Dans un troisième temps, on peut tout à fait imaginer un plan de départs volontaires, comme le permet désormais la Loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique.
    Le Projet Nexus, droit dans la logique du plan étudiant

    – Réduction de la part de l’enseignement

    L’article 8 de la loi ORE supprime le minimum de 1500 heures de cours en présentiel, c’est à dire que ces 1500 heures pourront maintenant compter des heures de travail en autonomie, de stage, de projet etc. C’est l’aboutissement du Processus de Bologne, à savoir qu’une licence en vient à être définie par l’obtention de 180 ECTS – des crédits dont la modalité d’accumulation importe peu. Cela explique la liberté de plus en plus grande laissée aux établissements quant à la manière dont ces crédits sont obtenus (forme des cours, nombre d’heure de cours, voire pas de cours du tout)… Ce qui laisse la place à des dérives mettant en jeu la valeur du diplôme.

    – Individualisation des parcours : L1 en 2 ans ; Licence accélérée

    L’arrêté licence, complétant la loi ORE, permet la personnalisation des parcours par le contrat pédagogique. Ce contrat pédagogique, qui prend en compte le profil des étudiant-e-s, énonce des “engagements réciproques” entre l’étudiant-e et l’Université mais n’a aucune portée juridique. L’objectif est clairement de concilier le caractère national du diplôme et la mise en place de parcours personnalisés. Le cadre national du diplôme est affaibli lorsque la Licence est est définie principalement par l’acquisition des 180 ECTS, et plus par un nombre d’heures définies.

    Il est dit très clairement que le projet Nexus “s’inscrit dans [la réforme de la loi ORE]. Ainsi, dans la même lignée que cette loi, il propose “la possibilité de réaliser le parcours de licence de manière accélérée”. Il prévoit que les étudiant-e-s passeront un “test de positionnement” dès la cinquième semaine de cours de licence 1. Ces tests permettront de proposer aux étudiant-e-s de passer leur licence en deux ans. L’instauration de cette individualisation des parcours crée une inégalité entre détenteurs du même diplôme.
    Recomposition de l’ESR : une université à deux vitesses

    Le mode de gestion du secteur de l’ESR par le ministère, qui combine austérité budgétaire et inégalité de traitement par l’attribution d’appels à projets, met en concurrence l’ensemble des établissements pour donner la priorité aux quelques rares universités susceptibles d’être concurrentielles à l’échelle internationale.

    Le projet Nexus répond d’ailleurs à l’appel à projets “ANR PIA NCU”, inscrit dans le PIA 3 (Programme d’Investissement d’Avenir), dans lequel le gouvernement a insufflé 700 millions d’euros. Le but est de renforcer leur “stratégies d’excellence” sur les plans de la recherche et de la formation, au travers de “programmes de grande ampleur, à vocation fortement structurante et se déployant dans la durée”. Ceci participe à faire émerger quelques universités d’élite au détriment des autres. Face à cela, nous revendiquons la fin des financements des appels à projets ainsi qu’un investissement massif dans toute les universités selon leur besoin.

    https://solidairesetudiants34.wordpress.com/2019/11/12/defendons-nos-formations-projet-nexus-13eme-semaine

    #ESR #université #France #Nexus #calendrier_universitaire #enseignement #précarisation #précaires #numérisation #numérique #évaluation #contrôles_continus #apprentissage_numérique #nouvelle_économie_de_la_connaissance #it_has_begun #flexibilité #flexibilisation #individualisation #enseignement_à_distance #EAD #austérité #humanités_numériques #souplesse #budget #coût_de_la_formation #loi_ORE #tiers-lieu #French_Tech #innovation #transformation #hybridation #expérimentation_pédagogique #pédagogie #innovation #compétences #créativité #showroom #bâtiment_Nexus

  • #Athènes (Grèce) : expulsions à #Marousi et #Koukaki
    https://fr.squat.net/2019/12/17/athenes-grece-expulsions-a-marousi-et-koukaki

    Aujourd’hui aux petites heures du matin, Villa Kouvelos à Marousi (nord d’Athènes) a été expulsée par les unités anti-terroriste de la police. Le bâtiment vide et délabré avait été squatté par les anarchistes en avril 2010 et s’était rapidement transformé en un centre social de renommée nationale, fournissant au quartier des concerts, des conférences, des […]

    #bâtiment_Gini #Exarcheia #expulsion #Grèce #manifestation #Villa_Kouvelou

  • Mapping All of Earth’s Roads and Buildings from Space
    https://www.planet.com/pulse/mapping-all-of-earths-roads-and-buildings-from-space

    Above is a map of all the roads and buildings on Earth. To our knowledge, it is the most complete and up to date map of these features ever created. It reveals details not available in popular mapping tools, in both industrialized cities and rural settlements. Built from a diversely sampled training set, the model produces quality results across a wide variety of terrains, densities, and land cover types. // Credit: Leanne Abraham, Planet

  • Entretien avec une charpentière, formatrice à l’école des renardes
    La ruse et le savoir

    https://lavoiedujaguar.net/Entretien-avec-une-charpentiere-formatrice-a-l-ecole-des-renardes-La

    Durant deux semaines, une étrange école est venue faire ses cours de charpente sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes : l’école des renardes. Chaque soir, les participantes étaient invitées à dîner dans un lieu différent de la ZAD, ce qui a engendré un fantasque concours de plats, et des rencontres, bien entendu. Certaines d’entre elles avaient participé à la construction du hangar de l’avenir et y revenaient afin de concrétiser sa vocation d’accueil de chantiers-écoles et de formations. Une des formatrices relate la naissance des « renardes », leurs dilemmes entre formation qualifiante et liberté dans le programme, entre volonté de conserver une majorité de femmes et celle de ne pas faire de sélection. Elle expose également sa vision particulière de la charpente traditionnelle, non bornée par les limites d’un corps de métier.

    (...) Je trouve ça important qu’il y ait plein de femmes à l’école des renardes, là il y a six femmes pour deux hommes, c’est un bon ratio, j’aimerais bien ne pas descendre en dessous. Parce que je sais qu’il y a des femmes qui sont là parce que je suis une femme aussi et qu’il y a une majorité féminine, et il y a peu d’endroits où il y a une majorité de femmes dans le bâtiment, alors que pour les hommes ça existe déjà, et pour moi c’est important de créer cette opportunité-là. Et je trouve aussi très important que ça ne soit pas formulé comme tel, que ça existe de fait. (...)

    #Notre-Dame-des-Landes #ZAD #école #charpente #formation #compagnonnage #corporation #bâtiment #bois #forêt #sylviculture #traditions #techniques #femmes #fêtes

  • Typology: #Power_station | Thinkpiece | Architectural Review
    https://www.architectural-review.com/essays/typology-power-station/10040432.article

    Faced with planetary catastrophe, does the future of energy generation lie in a return to its historical origins?

    Of all the failures currently threatening global politics, none is quite so baleful as the refusal to tackle climate change. Architecture is, like all technological activities, deeply complicit in this negligence. Although this is a systemic problem, which can in no way be reduced to a single type of building, the power station can be taken as emblematic of this failure, not least for its ongoing proliferation. And yet, as well as failure, the power station also represents a great success story, which has – at least for the time being – transformed the lives of so many people for the better.

    #architecture #bâtiments_industriels

  • « Si vous n’y allez pas, vous n’êtes pas des hommes ! » : enquête sur la mort de Quentin, jeune technicien cordiste
    https://www.bastamag.net/Si-vous-n-y-allez-pas-vous-n-etes-pas-des-hommes-enquete-sur-la-mort-de-Qu

    Ils étaient tous débutants, intérimaires et à peine formés. Ils devaient détacher d’énormes blocs de résidus de céréales dans des silos mal aérés et obscurs de l’agro-industrie, au sein desquels ces cordistes descendaient en rappel. L’un d’eux n’est jamais remonté : Quentin Zaraoui-Bruat est mort enseveli sous 370 tonnes de grains, le 21 juin 2017, dans la Marne. Il avait 21 ans. Pour la première fois, ses collègues des derniers instants témoignent. Nous poursuivons notre enquête sur les accidents mortels (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Transformer_le_travail, #Enquêtes, #Ma_vie_au_travail, #Conditions_de_travail

  • Venezuela : arrivée à La Guaira du navire hôpital chinois Hé Píng Fāng Zhōu (ou Arche de la Paix)

    Buque Chino llegó a Venezuela para «iniciar operación estratégica»
    http://www.el-nacional.com/noticias/politica/buque-chino-llego-venezuela-para-iniciar-operacion-estrategica_252868


    Foto: @ArmadaFANB

    Este sábado arribó al Puerto de La Guaira, estado Vargas, el Buque Hospital chino «Arca de la Paz».

    Bienvenidos. Sigamos estrechando nuestros lazos de amistad y cooperación, para la paz”, escribió Vladimir Padrino López, ministro de Defensa, en su Twitter.

    El ministro detalló que el “Arca de la Paz” atenderá a personas de todas las nacionalidades, incluyendo a 1.200 colombianos.

    La visita de este buque hospital también se inscribe en una operación defensiva estratégica. Va a ser muy satisfactorio tener este buque en Venezuela”, precisó.

    El Ministerio de Comunicación e Información detalló que el buque tiene 500 camas, 35 unidades de ciudados intensivos y 12 quirófanos.

    «Sus equipos permiten atender problemas cardiovasculares, ginecología, odontología, oftalmología, pediatría y medicina interna, entre otros», informó el Ministerio en su página web.

    • Pour l’opposition, ce sont les conseils communaux qui désigneraient (" choisiraient ") les patients à traiter à bord du navire chinois.

      Le ministre de la Défense répond qu’il va (même !…) soigner 1200 Colombiens…
      Rocío San Miguel : Consejos comunales « escogerán » pacientes del buque chino
      http://www.el-nacional.com/noticias/politica/rocio-san-miguel-consejos-comunales-escogeran-pacientes-del-buque-chino

      Rocío San Miguel, abogada y defensora de Derechos Humanos, denunció este sábado que los consejos comunales «escogerán» a los pacientes que recibirán atención médica por parte del buque hospital chino «Arca de la Paz».

    • Durée du séjour non précisé dans l’article. Lors de son escale à Papeete fin août, il était précisé qu’il repasserait à Tahiti le 22 décembre.

      Le He Ping Fang Zhou a accosté au port de Papeete | La Dépêche de TAHITI
      http://www.ladepeche.pf/he-ping-fang-zhou-a-accoste-port-de-papeete


      Photo : Yan Roy

      Le navire hôpital chinois, He Ping Fang Zhou, était attendu mardi dans la rade de Papeete. Il a finalement accosté ce vendredi matin dans le port de Papeete, après avoir passé près de trois jours au large de Tahiti, pour des raisons administratives. Cependant, le bâtiment militaire ne va pas s’attarder dans nos eaux. Il repartira dès 20 heures ce vendredi soir, après avoir refait le plein en carburant. À noter qu’un retour du navire est prévu le 22 décembre prochain, selon le calendrier des arrivées du Port autonome de Papeete.

      Pour rappel, cette « arche de la paix » a déjà pris en charge 90 000 patients, et intervient principalement dans les zones de guerre, peu équipées ou nécessitant une aide humanitaire. Le navire comprend à son bord une pharmacie, une salle de radiothérapie, un scanner, huit salles d’opération, un laboratoire d’analyses, une salle d’examens, une zone de stérilisation des instruments, des services gynécologiques, stomatologie, ophtalmologie, pédiatrie, médecine interne,…

    • Double nom, double lecture évidente : #soft_power ou #bâtiment_de_soutien_d'assaut_amphibie.

      Mystery Chinese Hospital Ship : What’s It For ? | WIRED
      (article de novembre 2008)
      https://www.wired.com/2008/11/mystery-chinese

      Late last month, the Chinese People’s Liberation Army Navy (PLAN) accepted its first purpose-built floating hospital, the 10,000-ton “Ship 866.” While seemingly innocuous on the surface, ships like this are windows into an evolving military strategy for an emerging world power. Hospital ships can be used for a wide range of missions, from supporting full-scale amphibious assaults against heavily defended targets, to humanitarian “soft-power” expeditions winning hearts and minds.

      The question is: what is Ship 866 intended for? I asked two leading naval analysts for a new piece in World Politics Review.

      • It’s for #soft_power, contends Bob Work, from the Center for Strategic and Budgetary Assessments. He says Ship 866 has its roots in the 2004 tsunami. Many world powers sent ships to help out in the aftermath of the storm, which killed more than 200,000 people in countries bordering the Indian Ocean. But not China: the PLAN didn’t have any ships capable of assisting. “The tsunami embarrassed them,” he says. “The Chinese respond to embarrassments in very focused ways.” In this case by building a hospital ship.

      • John Pike from Globalsecurity.org disagrees. He says Ship 866 is probably intended to support the growing Chinese amphibious fleet, which in turn is meant for enforcing China’s claim to South China Sea oil reserves. It’s a far cry from humanitarian soft-power missions.

      Of course, intentions are only intentions. Regardless of the original motive, the PLAN now has a ship capable of both humanitarian missions and supporting amphibious assaults. The Chinese are still decades from matching the U.S. Navy’s huge amphibious and humanitarian fleet, but it’s a start.

      Pour mémoire, la marine états-unienne dispose de 2 navires-hôpitaux (3 fois plus gros)
      https://en.wikipedia.org/wiki/USNS_Mercy_(T-AH-19)

      La France ne peut se payer ce luxe et utilise ses navires de soutien amphibie (à coque grise donc) pour ces missions humanitaires, les 3 BPC de la classe Mistral qui ont succédé aux 2 TCD de la classe Foudre.

      cf. Irma en septembre 2017
      Ouragan Irma : première mission humanitaire | colsbleus.fr : le magazine de la Marine Nationale
      http://www.colsbleus.fr/articles/10267

      A la fois bâtiment amphibie, porte-hélicoptères, bâtiment de commandement et navire hôpital, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) présente une polyvalence exceptionnelle dont le déploiement du Tonnerre aux Antilles a montré une nouvelle fois. Mis en alerte le 8 septembre, après le passage de l’ouragan Irma, le Tonnerre a appareillé, avec un préavis très court, dès le 12 septembre, pour apporter son soutien aux populations de l’île sinistrée de Saint-Martin. Retour sur cette mission.

      Le module de rétablissement sommaire sur la plage à Saint-Martin

    • Tiens, d’ailleurs, après l’ouragan Maria à Porto-Rico en septembre-octobre 2017…

      Navy Hospital Ship USNS Comfort Will Deploy to Colombia to Care for Venezuelan Refugees - USNI News
      (article du 20/08/2018)
      https://news.usni.org/2018/08/20/35918


      The Military Sealift Command hospital ship USNS Comfort (T-AH 20) arrives in San Juan, Puerto Rico, Oct. 3, 2017. Comfort will help support Hurricane Maria aid and relief operations.
      US Air Force photo.

      The Navy’s hospital ship USNS Comfort (T-AH-20) is being deployed to Colombia this fall to provide medical care to a growing regional humanitarian crisis, as Venezuelans steadily pour over the border to escape a deteriorating health and political climate.

      While visiting Colombia late last week, U.S. Secretary of Defense James Mattis announced he was sending Comfort at the request of Colombia’s government. The hospital ship will assist the Colombian medical services network in providing medical care to what has been reported as an influx of more than 1 million Venezuelans into neighboring Colombia.

      The plan is for that hospital ship, USNS Comfort, to deploy this fall,” Col. Robert Manning, a Pentagon spokesman, said during a Monday media briefing. “The details are being worked out as far as a detailed timeline.

      A departure date has not been set, and medical staffing needs aboard the ship are still being determined, Manning said.

  • L’#urbanisation du #Japon, le pays des #possibles, partie 4 : des #limites et des #déficiences.
    _#Japan's #urbanisation, the countries of #possibilities, part 4 : #limits and #deficiency._

    Dans l’interview de #Sou #Fujimoto faite par Marie Bélœil (https://www.courrierinternational.com/article/larchitecte-japonais-sou-fujimoto-chaque-mur-est-une-fenetre - publié le 11/05/2O18 et vu le 07/06/2018 ) une question est posée à propos de la #durée de vie d’une #maison au Japon, qui n’est que de vingt-cinq ans. L’architecte confirme cette donnée numérique mais garde espoir en considérant l’influence des « vision » » et des « concepts » survivant au #bâtiment pour les générations futures et leurs propres influences et critiques. Cet aspect #éphémère du bâtiment représente correspond à l’état d’esprit omniprésent au Japon lorsqu’il s’agit de #rénovation : certains temples sont totalement #reconstruits malgré leur qualité historique, les #villes sont en constant #changement comme nous pouvons le voir par l’#application « promenades du passé et du présent » sur Google Street View. L’#évolution rapide de l’#habitat #urbain au Japon, lié au #développement tout aussi #rapide du pays, donne malheureusement naissance à des #constructions éphémères, « médiocre » selon Sylvie Guichard-Anguis dans cet article de Persée :
    https://www.persee.fr/doc/bagf_0004-5322_1984_num_61_505_5492
    Vu le 07/06/2018

    Pourtant, des #projets d’#urbanisation stables sont recherchés depuis les années 60 notamment par La Japan Foundation et le projet « Struggling Cities » qui est aujourd’hui réexaminé de manière à considérer « les liens entre le passé et le présent » et de procéder à « une nouvelle vision de la #ville » dans son contexte d’#expansion. Ce lien permet d’accéder au #programme (lieu et date) des prochaines expositions.
    https://www.jpf.go.jp/e/project/culture/exhibit/traveling/struggling.html

    “Tokyo plan 1960” and Kenzo Tange “Tokyo-jin” from the November 2013 issue ; Photo : Akio Kawasumi:

  • La crèche, l’école ou le lycée de votre enfant sont-ils construits sur des sols pollués ? (Carte)
    https://www.francetvinfo.fr/sante/environnement-et-sante/carte-la-creche-l-ecole-ou-le-lycee-de-votre-enfant-sont-ils-construits

    Les pouvoirs publics ont diagnostiqué 1 248 établissements « sensibles », situés sur d’anciens sites industriels. Parmi eux, plus de la moitié comporte un risque potentiel lié à la pollution des sols.

    #éducation #bâtiments #locaux #sols #pollution #risques_sanitaires #santé

  • #Bâtiments_résidentiels collectifs neufs : la #dérogation à la #RT_2012 reconduite jusqu’en 2020
    https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250280328088

    Un arrêté interministériel publié le 24 décembre prolonge encore de deux ans, jusqu’au 31 décembre 2019, la dérogation dont bénéficie le #logement_collectif neuf dans la #règlementation_thermique (RT) 2012. […] Les acteurs des #énergies_renouvelables et de la maîtrise de l’énergie (Cler, AFPG, Enerplan, SER, Effinergie, Gesec, Isolons la terre) se sont quant à eux fermement opposés à la publication de cet arrêté permettant au logement collectif neuf de bénéficier d’une dérogation de 15% de consommation énergétique annuelle supplémentaire par m2.

  • Couvrez cette clause, que je ne saurais voir
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290317/couvrez-cette-clause-que-je-ne-saurais-voir

    En décidant, avec la #Clause_Molière, de réserver leurs chantiers à des ouvriers parlant le français, la ville d’Angoulême et les régions Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes font du FN sans le savoir, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir. © Mediapart

    #France #bâtiment #Front_national #Laurent_Wauquiez #Les_Républicains #Travailleurs_détachés #union_européenne #Valérie_Pécresse

  • Soupçonné de #Corruption, un maire de #Seine-et-Marne est en garde à vue
    https://www.mediapart.fr/journal/france/180117/soupconne-de-corruption-un-maire-de-seine-et-marne-est-en-garde-vue

    Jean-François #Oneto, le maire (LR) d’Ozoir-la-Ferrière, a été placé en garde à vue ce 18 janvier. Il fait partie des élus de la région parisienne soupçonnés d’avoir été corrompus par le promoteur Antonio #De_Sousa. M. Oneto aurait bénéficié d’un virement de 500 000 euros pour s’acheter une villa en Corse.

    #France #bâtiment #Buresi #Castello #Cnaps #Des_Rosaies #Essonne #France_Pierre #Gardère #GLNF #golf #hippisme #IGPN #Immobilier #Justice #Ozoir-la-Ferrière #Police #préfet #Puteaux #Saint-Thibault-des-Vignes #trafic_d'influence #Val-de-Marne #Vouriot

  • #Midi-Pyrénées 4 ouvriers du bâtiment suicidés en quelques mois par leurs conditions de travail
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article842

    Mardi 20 septembre, Jean-Paul, ouvrier du #bâtiment employé par Eiffage, s’est donné la mort. C’était 5 jours après le #suicide de Daniel employé par Coefly, 2 mois après celui de Jean-Marc employé par Socotrap, un an après celui d’un autre de ses collègues de Eiffage.

    Le bâtiment c’est pas des boulots marrants. C’est un fait : on bouffe de la poussière toute la journée, on respire des particules en suspension, on se casse le dos et les articulations en exécutant nos tâches et en transportant les matériaux et les outils. Quant on rentre chez nous le soir, on est dégueulasse et vidé.

    Mais pire, et c’est cela qui pousse au suicide, nos travaux sont déconsidérés, critiqués, jugés par des mains blanches en-cravatées ou des bleus-bites à peine sevrés et qui n’entendent rien à la façon dont le travail, en pratique, se fait. Ceux-là, qui nous traitent de « gueulards » à la moindre protestation, nous pressent et nous montent les uns contre les autres pour asseoir leur autorité. Ils veillent à nous imposer des réglementations drastiques inexécutables, des temps d’exécution irréalisables, ils tentent continuellement de nous placer dans des injonctions paradoxales : faire toujours mieux en toujours moins de temps.

    La carotte : une hypothétique prime ou un modeste avancement qui pourraient nous permettre de boucler les fins de mois. Le bâton : être restreint à réaliser les chantiers les plus difficiles ou les tâches les plus pénibles, et le licenciement si ça ne suffit pas.

    Ceux qui nous harcèlent ainsi sont conscients de ce qu’ils font : ils apprennent ça dans des séminaires, ils s’échangent leurs « expériences » du comment nous essorer encore plus.

    Nous aussi, travailleurs du bâtiment, nous pouvons et nous devons échanger nos ressentis et nos expériences, nous devons leur imposer des états généraux des conditions de travail du secteurs du bâtiment. Nous n’avons rien à attendre d’eux ou des syndicats. A la pause de 10 h, sur internet, à midi, en début ou fin de journées, discutons entre collègues de ce que nous désirons.

    Nous pouvons nous rencontrer sur le facebook nipirlnigazelle
    https://www.facebook.com/Nipirlnigazelle-735441703180910

    Article d’@Anarchosyndicalisme ! n°151 Oct-Nov 2016
    http://www.cntaittoulouse.lautre.net/spip.php?article834

  • La construction en terre, une technique performante et écologique entravée par les lobbies du ciment - Basta !
    https://www.bastamag.net/L-habitat-en-terre-une-voie-alternative-de-construction-bloquee-par-les-lo

    En Isère, le Domaine de la terre est un quartier d’habitat social unique en France. Les 70 logements y sont tous construits en terre crue, une ressource naturelle et locale, 100% recyclable et non polluante. Trente ans après avoir été bâti, ce quartier apporte la preuve qu’il est possible d’édifier à moindre coût une architecture de terre avec une faible consommation énergétique et un vrai confort thermique. Pourtant, l’opération n’a jamais été réitérée en France. Pression des lobbies cimentiers, absence de suivi des pouvoirs publics, réglementation... En dépit de ces freins, la filière terre connait un renouveau. Reportage et enquête sur une solution d’avenir.

    #habitat #urbanisme #écologie #construction #bâtiment #logement

  • La Suède connaît un regain économique inattendu

    https://www.franceinter.fr/emissions/les-histoires-du-monde/les-histoires-du-monde-10-octobre-2016

    La Suède connaît un boom économique inattendu.

    Les économistes suédois n’en reviennent pas : ils ont dû revoir en urgence leurs modèles pour tenter de comprendre ce qu’il se passait avec leur pays. Imaginez : au quatrième trimestre 2015, c’est-à-dire l’hiver dernier, la Suède a connu un taux de croissance de 4,5%.

    Il a bien fallu trouver une explication. Les économistes distingués du royaume se sont réunis en congrès, ont passé des jours entiers à trifouiller les statistiques et, enfin, après des heures de discussions et de controverses, ils sont arrivé à un consensus scandinave.

    La raison de cette croissance aussi époustouflante que soudaine tient en un mot : les migrants. La Suède est, en proportion, le pays d’Europe qui, en 2014 et 2015, a accueilli le plus de réfugiés en Europe : 160 000 personnes pour 9 millions et demi d’habitants.

  • Plusieurs élus pris dans la tourmente de l’affaire du #préfet Alain #Gardère
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130716/plusieurs-elus-pris-dans-la-tourmente-de-l-affaire-du-prefet-alain-gardere

    Incarcéré depuis avril, le promoteur Antonio #De_Sousa est soupçonné d’avoir corrompu le préfet Alain Gardère. Mais l’enquête dévoile ses cadeaux à plusieurs maires (LR) de la région parisienne, dont deux conseillers départementaux de #Seine-et-Marne. Le maire copéiste d’Ozoir-la-Ferrière aurait bénéficié d’un virement de 500 000 euros pour s’acheter une villa en Corse. Suite de notre enquête en plusieurs volets sur les affaires du préfet Gardère.

    #France #bâtiment #Buresi #Castello #Cnaps #Corruption #Des_Rosaies #Essonne #France_Pierre #GLNF #golf #hippisme #IGPN #Immobilier #Justice #Oneto #Ozoir-la-Ferrière #Police #Puteaux #Saint-Thibault-des-Vignes #trafic_d'influence #Val-de-Marne #Vouriot