• La congrégation de #Bétharram indemnisera toutes les victimes, même celles de violences commises par des laïcs - Le Temps
    https://www.letemps.ch/monde/la-congregation-de-betharram-indemnisera-toutes-les-victimes-meme-celles-de-

    L’institution avait reconnu sa responsabilité dans les faits dénoncés par 200 #plaintes et qui se seraient déroulés dans l’établissement qu’il dirigeait. Jusque-là, seules les #victimes de #religieux étaient prises en compte

    Les violences dont Bayrou n’avait pas connaissance vont être indemnisées.

    C’est épatant.

  • La préfecture interrompt « d’urgence » une colo de « recadrage républicain » dans les Yvelines
    https://www.bondyblog.fr/enquete/la-prefecture-interrompt-durgence-une-colo-de-recadrage-republicain-dans-l

    Pour 120 euros par jour et par enfant, l’association propose toutes sortes d’activités, dans un registre militaire, historique et même religieux : levée du drapeau au petit matin, apprentissage de l’alphabet militaire, entraînement au tir au airsoft, ces répliques d’armes à feu qui propulsent des petites billes, visite de châteaux ou de cathédrales, messes … La veillée « raid-commando » est le temps fort du séjour.

    L’association est financée par la Région Île-de-France, la caisse d’allocations familiales de Seine-Saint-Denis – ses locaux sont situés dans la ville socialiste de Pierrefitte. L’opération “Laissez-les servir” a vu le jour en 2005 au sein de l’association des officiers de réserve du 93, avant de devenir une association indépendante en 2016. En 2018, elle reçoit 40 900 euros de dons au cours de la Nuit du Bien commun, un gala de charité organisé par le millionnaire d’extrême droite Pierre-Edouard Stérin.

    En même temps, c’est un peu le modèle idéal fantasmé par Macron pour son SNU, non ?

  • « Une gifle aux victimes » : l’intenable promotion d’un prêtre condamné pour viol fracture l’Église - Le Parisien
    https://archive.ph/HiHmx#selection-1561.0-1573.89

    « Ce gamin, c’est un bon plan. J’ai pu en profiter. » Le tuyau est soufflé d’un curé pédophile à un autre. Gaël (le prénom a été changé) est l’une de ces proies faciles — père violent, mère seule avec cinq enfants — pour le directeur-prêtre de Notre-Dame de Bétharram, le père Carricart, un agresseur notoire, qui refile le « bon plan » à Dominique Spina, alors aumônier catholique dans la région.

    #clergé_catholique #mafia_cléricale #Bétharram #pédophilie (chez les prêtres catholiques)

  • Enquête sur les modalités du contrôle par l’État et de la prévention des violences dans les établissements scolaires : publication du rapport
    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/actualites-accueil-hub/enquete-sur-les-modalites-du-controle-par-l-etat-et-de-la-preven

    À la demande des rapporteurs dans le cadre de l’enquête, le haut fonctionnaire de défense et de sécurité du ministère de l’éducation nationale a toutefois communiqué, lors de son audition et par écrit, un certain nombre de données issues de l’application Faits établissement et concernant spécifiquement ces faits de violences mettant en cause des personnels. Il en ressort que, sur l’année scolaire 2023-2024, 1198 faits ont été renseignés dans l’application par les chefs d’établissement, lesquels se décomposent de la façon suivante :
    – 280 faits de violences sexuelles, dont 37 concernaient le premier degré et 237 le second degré (24 %) ;
    – 461 faits de violences physiques, dont 137 dans le premier degré et 324 dans le second degré (38 %) ;
    – 457 faits de violences verbales, dont 117 dans le premier degré et 340 dans le second degré (38 %).

    Ces données sur les violences commises par des adultes sur des élèves, qui représentent moins de 1% des faits enregistrés dans Faits établissement, doivent être prises avec une grande précaution, car elles ne recouvrent qu’une partie des établissements scolaires, à savoir les établissements publics relevant de l’éducation nationale.

    [...]

    En complément des faits retracés dans Faits établissement, les rapporteurs ont obtenu, de la part du Groupement d’intérêt public France enfance protégée (GIPFEP) à l’issue de l’audition de sa directrice générale Mme Anne Morvan-Paris, les données chiffrées issues des appels au numéro vert 119. Ceux-ci procèdent d’une démarche tout autre que celle passant par le canal hiérarchique interne de l’éducation nationale, puisque 50 % des personnes signalantes étaient dans ce cas des parents, 10 % des victimes et 7 % seulement des professionnels exerçant dans l’établissement scolaire concerné. Le GIP-FEP relevait également dans sa réponse écrite aux rapporteurs la part importante – près d’un tiers – d’appels anonymes, donc passés par des personnes ne souhaitant pas être identifiées. Les données communiquées par le GIP-FEP font état, pour l’année 2023-2024, de 346 professionnels de l’éducation nationale ou de l’enseignement privé – sans qu’une distinction soit possible – mis en cause par des appels au 119. Les appels concernaient 79 signalements de violences sexuelles, 115 de violences physiques et 169 de violences psychologiques, une même personne pouvant être mise en cause pour plusieurs types de faits. Contrairement aux faits recensés par l’éducation nationale, ceux qui l’ont été par le 119 sont plus nombreux dans le premier degré, en particulier à l’école élémentaire.

    [...]

    Les données présentées ci-dessus, qui font tout de même état de 1 200 à 1 700 cas, chaque année, de violences de toutes natures commises sur des élèves par des adultes ayant autorité, semblent en décalage, notamment s’agissant des violences sexuelles, avec les estimations de la Ciivise. Ces estimations sont dans l’ensemble très cohérentes avec les données et enquêtes de victimation du SSMI [services statistiques du ministère de l’intérieur] et semblent faire consensus, puisqu’elles ont été reprises à leur compte, par exemple, par les représentants de l’Ofmin [Office mineurs] lors de leur audition.

    Pour rappel, la Ciivise estime à 160 000 le nombre de mineurs victimes de violences sexuelles chaque année, lesquelles seraient commises à 11 % en milieu institutionnel. Assez logiquement, les établissements scolaires, qui accueillent tous les enfants sur une longue période de leur vie, seraient les lieux les plus touchés par les violences sexuelles subies par des mineurs en milieu institutionnel, puisque dans 40 % des cas, toujours selon la Ciivise, celles-ci seraient commises dans un établissement scolaire. Il ressort de ces estimations qu’environ 7 000 cas de violences sexuelles par an pourraient concerner les établissements scolaires. Il existe donc manifestement un décalage majeur entre ces estimations et les quelque 280 cas annuels de violences sexuelles mettant en cause des adultes enregistrées dans Faits établissement. Ce nombre est néanmoins en nette augmentation par rapport aux données de l’année 1998-1999, unique point de comparaison disponible : en effet, les seules autres données chiffrées que le ministère de l’éducation nationale a été en mesure de transmettre aux rapporteurs, lesquels souhaitaient disposer d’une vision évolutive du phénomène, sont issues d’une enquête interne spécialement diligentée auprès de l’ensemble des rectorats par Ségolène Royal, alors ministre déléguée à l’enseignement scolaire, le 19 novembre 1998 pour évaluer le phénomène des violences sexuelles. Le rapport confidentiel remis à la ministre le 26 novembre 1999 faisait ainsi état de 177 « affaires révélées » au cours de l’année scolaire 1997-1998, au cours de laquelle on se rappelle qu’une première vague de « libération de la parole » avait eu lieu, et de 131 affaires sur l’année 1998-1999 [...].

    #éducation #violences #enfants #enseignement_privé #Bétharram

    • Ambiance : Les menaces de Bayrou et ses proches sur la rapporteuse de la commission d’enquête Bétharram
      https://www.mediapart.fr/journal/politique/190625/les-menaces-de-bayrou-et-ses-proches-sur-la-rapporteuse-de-la-commission-d

      Le premier ministre et le président du groupe MoDem (Marc Fesneau) à l’Assemblée ont tous les deux menacé de ne pas soutenir la candidature aux municipales à Lille de la députée Violette Spillebout. La raison : celle-ci se serait montrée trop offensive dans le dossier #Bétharram.

      non seulement #bayrou est un incompétent mais il est aussi rancunier ce cumulard. R. Dati s’appuie sur Médiapart pour ce farcir l’éditocrate Patrick Cohen. Bébête Lemoine qui vient à son secours est renvoyée dans les cordes. Voilà, c’était le 1/4 d’heure people.

      https://static.piaille.fr/media_attachments/files/114/709/532/027/516/078/original/1dc697ad63b01e64.mp4


      elle a l’air à moitié défoncée la sinistre

    • Elle a appris par cœur auprès de Sarkozy que la meilleure défense c’est l’attaque. Mais bon, Sarkozy comme conseiller, il a un peu perdu du crédit ces derniers temps.

    • C vrai que cette séquence n’a rien de people @colporteur mais ce dîner débat est souvent ronflant à part l’ABC. J’aime pas trop faire ça mais je vais le faire quand même voici le Scrountch d’hier de R. Carrigos & I. Roberts de @lesjours avec les liens qui vont bien avec dans le texte mais là faut vous abonnez à leur site.

      C’est exceptionnel, rarissime et, à la réflexion, même unique : Pascal Praud nous a appris un truc. Ne nous jugez pas, nous regardons CNews pour des raisons professionnelles, hein. Et voici que, ce mercredi, allumant la #télévision vers 20 heures, nous tombons sur un Pascal Praud frétillant. Rose de plaisir, content comme un canard et l’œil qui frise. « Restez avec nous, entame-t-il son Heure des pros 2, parce que ce n’est pas si fréquent qu’il se passe à la télévision quelque chose d’extraordinairement tendu… » Israël vient-il de rayer l’Iran de la carte en direct sur la chaîne pro-Netanyahou pour que Praud exulte de la sorte ? Une personne sous OQTF aurait-elle été reconduite à la frontière sous l’œil d’une caméra de CNews ? Rima Hassan aurait-elle été filmée en train de manger un enfant ? « Vous verrez dans quelques instants un échange entre Rachida Dati et Patrick Cohen. » Ah. « Puisque #Rachida_Dati a… comment dire ? remis en place #Patrick_Cohen d’une manière qui réjouira ceux qui ont été eux-même remis en place par Patrick Cohen. » Oh. Rachida Dati, « la queen », se trémousse Praud, ouvrant son comptoir sur le sujet 36 minutes seulement après les faits, « et c’est vrai que c’est assez jubilatoire, donc restez avec nous parce que vous allez passer un bon moment, quelquefois, il se passe quelque chose de puissant, d’électrique ».

      On vous passe les #ouinouineries de Louis de Raguenel, chef du service politique d’Europe 1, racontant comment Patrick Cohen a été trop trop méchant avec lui quand #Vincent_Bolloré l’a parachuté sur la radio depuis Valeurs actuelles – heu Loulou, c’était toute la rédaction en fait, et c’est toute la rédaction qui a été virée. On vous passe les hululements d’amour de Praud : « Elle est cash », « Elle est formidable », « J’aime bien Rachida Dati parce qu’elle dit les choses » – note pour toute la vie : toujours se méfier des gens qui utilisent l’expression « dire les choses ». On vous passe Gilles-William Goldnadel et ses rances envolées : « Cette scène, elle est jouissive, ça mouche l’esprit de supériorité morale des journalistes du service public. » On vous passe la trentaine de minutes de ce paluchage général pour retenir ceci : Pascal Praud nous a appris un truc et ce truc, c’est que la ministre de tutelle du service public a sauté à la gorge d’un journaliste du service public sur le service public.

      Car en vrai, c’était pire. Venue chez C à vous défendre sa réforme de l’audiovisuel public, la ministre de la Culture a démontré en cinq minutes la véritable nature de son projet : poser une laisse à l’audiovisuel public, et une courte, pour le garder à portée de main, à portée de réprimande, à portée de claque. Elle veut, dit-elle, « un audiovisuel public fort », ce qui, à l’en croire, ne peut que passer par la création d’une holding regroupant #France_Télévisions, Radio France et l’INA. Léger souci d’indépendance en vue pour les trois sociétés, léger souci sur leurs moyens, puisque la loi prévoit aussi un plafonnement de la pub (ah tiens, Rachida Dati faisait partie du gouvernement Fillon qui, en 2008, a sucré la pub après 20 heures sur France Télévisions, un cadeau en or massif au privé, avec les mêmes arguments de « c’est pour leur bien »). Alors que, séparément, ces boîtes-là vont plutôt bien, à l’image de France Inter, première radio du pays à un niveau d’audience jamais atteint, ou de Radio France, en tête et de loin sur les podcasts. C’est, en gros, le propos de Patrick Cohen mercredi dans C à vous, qu’il avait développé le matin même sur France Inter où il chronique.

      Mais c’est vrai que tant qu’à avoir un #emploi_fictif de ministre de la Culture en attendant les municipales à Paris, autant que ça serve. Que ça serve à atomiser le service public qui fait des méchantes enquêtes et ne fait rien qu’à dire du mal, tout en faisant plaisir à ses amis des médias Bolloré. À Complément d’enquête qui a révélé récemment que Rachida Dati, alors députée européenne, a touché 299 000 euros de GDF-Suez, elle n’a pas répondu, alors Anne-Élisabeth Lemoine y va, et Patrick Cohen suit. Normal. Et c’était parti pour cinq minutes de cassage de gueule du journaliste par la ministre. Elle brandit une enquête de Mediapart témoignant d’« une gestion humaine agressive » pratiquée par Cohen, du temps où il dirigeait la matinale de France Inter, entre 2010 et 2017 : « Monsieur Cohen, avez-vous harcelé vos collaborateurs ? Est-ce que c’est vrai, monsieur Cohen ? », « Vous pourriez aussi tomber sous le coup de ce délit. Il suffirait que je fasse un article 40 pour dénoncer suite à ce papier de Mediapart. Je peux saisir le tribunal. » L’animatrice de C à vous Anne-Élisabeth Lemoine se prend une balle perdue, collée au même mur par Rachida Dati : « De la même manière, on a dit qu’à C à vous, l’ambiance est épouvantable, que vous pleurez toute la journée. » Les cinq minutes se sont terminées par ces mots de Patrick Cohen : « Ce n’est pas très reluisant ce que vous faites, madame Dati, c’est déshonorant. » Après l’échauffourée, la présidence de France Télévisions y est allée de son communiqué de « soutien aux équipes de C à vous », suivie de celle de Radio France dénonçant « des attaques personnelles », mais sans jamais, ni l’une, ni l’autre, mentionner le nom de Rachida Dati.

      « Déshonorant », voilà qui est poliment dit, il est sympa avec Rachida Dati en fait, Patrick Cohen. On pourrait préférer inédit, violent, scandaleux, dégueulasse, liberticide, rachidadatiesque. On se contentera d’un sobre : contre-productif. Parce que si voulez notre avis (et même si vous ne le voulez pas, vous allez l’avoir), à quelques jour de l’examen de la loi qui commence le 30 juin, aller prouver par l’exemple que, oui, cette réforme est une mise sous tutelle et que, oui, elle fout en l’air l’indépendance du service public, et ce, sur les antennes mêmes qu’on prétend protéger, c’est pas malin-malin : c’est même complètement con, Madame la ministre.

      #balles_perdues

    • 4.90€/mois pour les trimards comme moi. C’est le seul abonnement que j’ai en ligne en dehors des dons ponctuel à Basta, Splann, OrientXXI... et CQFD papier mais pour le journal marseillais je lui ai promis ma fidélité tant qu’il pourra mettre sous presse.

  • Laelia Benoit, pédopsychiatre : « Il est glaçant de constater qu’à #Bétharram les #enfants ont tenté d’alerter, mais n’ont pas été entendus »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/05/14/laelia-benoit-pedopsychiatre-il-est-glacant-de-constater-qu-a-betharram-les-

    Au-delà de la responsabilité individuelle des adultes mis en cause, qui reste soumise à l’appréciation de la justice, cette tragédie et le silence qui l’a entourée mettent au jour des mécanismes structurels encore très présents dans notre société.

    Jusqu’à la médiatisation d’actes d’une cruauté inouïe, placer ses enfants en internat à Notre-Dame-de-Bétharram représentait une fierté pour de nombreuses familles. Elles y voyaient l’assurance que leurs enfants y seraient « tenus », forcés d’obéir et soumis aux principes d’une « bonne éducation ». Que les #élèves soient punis, quelle qu’en soit la raison, ne suscitait pas d’inquiétude. Leur assujettissement était perçu comme nécessaire à leur formation. Il était connu, toléré, parfois même recherché. Cette culture de la soumission a permis aux violences de prospérer dans des formes toujours plus extrêmes.

    Dans les témoignages recueillis par le porte-parole des victimes, Alain Esquerre [Le Silence de Bétharram, Michel Lafon, 256 pages, 18,95 euros], il est glaçant de constater que les enfants ont tenté d’alerter. Ils ont cherché des #adultes à qui confier ce qu’ils subissaient, mais ils n’ont pas été entendus. Pire, on leur a retourné, pour certains, la culpabilité des violences en instillant le doute sur leur propre responsabilité : n’avaient-ils pas « mérité » ce qui leur arrivait ?

    #école

    https://archive.ph/iKKlz

  • [Info « Splann ! »] #violences physiques et sexuelles : l’affaire #bétharram libère la parole chez d’anciens élèves de l’ensemble scolaire du Kreisker, à Saint-Pol-de-Léon
    https://splann.org/violences-physiques-sexuelles-kreisker-saint-pol-de-leon

    Une douzaine d’anciens élèves de l’établissement d’enseignement privé catholique Le Kreisker à Saint-Pol-de-Léon (29) dénoncent des violences physiques et sexuelles qui auraient été commises par des membres du corps enseignant de cette institution réputée, dans les années 1950 à 1980. L’article [Info « Splann ! »] Violences physiques et sexuelles : l’affaire Bétharram libère la parole chez d’anciens élèves de l’ensemble scolaire du Kreisker, à Saint-Pol-de-Léon est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #Libertés_et_droits_humains #enseignement_catholique

  • Affaire de Bétharram : devant la commission d’enquête, le récit des pressions subies par la professeure qui a voulu briser l’omerta
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/03/26/affaire-de-betharram-devant-la-commission-d-enquete-le-recit-des-pressions-s

    Dès la « fin 1994 ou début 1995 », elle effectue des signalements : elle écrit à François Bayrou, alors ministre de l’éducation nationale et président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques, à qui elle dit avoir également parlé de vive voix quelque temps plus tard, elle fait un courrier au tribunal, se rend à la gendarmerie, s’adresse à la direction diocésaine, ainsi qu’au médecin de la protection maternelle et infantile.

    « De la torture et de la barbarie »

    « Le seul qui m’a répondu, c’est l’évêché », résume Françoise Gullung. Elle est « convoquée » par un responsable de la direction diocésaine qui lui dit « d’oublier tout ça si [elle] veu[t] rester dans l’enseignement catholique ». Parmi ses collègues enseignants, elle décrit le « silence ». Quant au rectorat, elle assure qu’il « ignore complètement » les enseignants du privé, pourtant salariés de l’#éducation_nationale. « On n’a aucun contact avec le rectorat sauf avec un service, celui de l’enseignement privé, une structure complètement close qui fonctionne en roue libre », assène l’ancienne professeure. Dans son récit, elle n’a mentionné aucune alerte aux autorités académiques.

    Puis arrive la fin d’année 1995. En guise de punition, un élève est envoyé plusieurs heures sur le perron de l’établissement, dehors, de nuit, en plein hiver. Après le tollé provoqué par le témoignage de l’élève, qui entraînera le dépôt d’une plainte par ses parents, elle raconte la venue de l’ancien directeur de Bétharram, le père Silviet-Carricart – qui sera accusé de viol en 1998 et se suicidera en 2000 : « Il a réuni tous les profs et nous a dit de ne pas parler (…) en nous disant qu’on risquait de faire fermer l’établissement et que s’ils savaient qu’on en parlait, on serait sanctionnés. »

    De son côté, elle a « considéré que c’était de la torture et de la barbarie ». Elle donne le numéro 119 pour l’#enfance en danger à ses collégiens et leur recommande de raconter à leur famille ce qu’ils subissent. « Je suis devenue immédiatement persona non grata », poursuit-elle. Le surveillant général, appuyé par le directeur Vincent Landel, la « somme » de demander une mutation, ce qu’elle refuse. Au printemps 1996, dans la cour, elle est victime d’une bousculade, qu’elle identifie alors comme une « agression », impliquant le surveillant général et un groupe d’élèves, qui lui provoque des fractures de la face. « Ensuite, dès que je traversais la cour, j’avais des lazzis, on a abîmé ma voiture, on me téléphonait chez moi avec des menaces », énumère-t-elle.

    https://archive.ph/aAF9g#selection-2119.4-2119.21

  • #Bétharram, force d’âme, par #Frédéric_Lordon (Les blogs du #Diplo, 11 mars 2025)
    https://blog.mondediplo.net/betharram-force-d-ame

    On appelle « amphibologie » une ambiguïté d’origine grammaticale, le plus souvent liée à une incertitude portant sur le découpage syntagmatique. Par exemple : « J’ai vu un chien en vélo » – qu’on peut lire soit comme « [j’ai vu un chien] + [en vélo] », ou bien « [J’ai vu] + [un chien en vélo] ». Un autre exemple : « Ces protagonistes, je ne les connais pas, ma femme non plus ». C’est François Bayrou qui parle. Comment découper ? Pour le chien en vélo, on tranchait assez rapidement. Ici, c’est moins clair, c’est du moins ce que suggère un tweet après que Bayrou a nié, avec le talent qu’on sait, avoir jamais entendu parler de quoi que ce soit à Bétharram alors que sa femme y donnait des cours de catéchisme : « Je ne connais pas cette Elisabeth Bayrou, je ne savais même pas que j’étais marié ». On en est là. À un stade où « Je ne connais pas cette Elisabeth Bayrou » est un prolongement cohérent de la kyrielle invraisemblable de mensonges qui précède.

  • Le juge saisi des viols à Bétharram : « En 1998, j’ai confirmé à François Bayrou que les faits étaient patents et établis » | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120225/le-juge-saisi-des-viols-betharram-en-1998-j-ai-confirme-francois-bayrou-qu

    Alors que le premier ministre persiste à dire qu’il ignorait les accusations de violences physiques et sexuelles qui pesaient à la fin des années 1990 sur Notre-Dame de Bétharram, un témoin central vient plomber sa défense. Le juge d’instruction de l’époque confirme à Mediapart avoir rencontré l’élu et lui avoir tout dit des viols mis au jour par son enquête.

  • Viols sur mineurs à Bétharram : les mensonges de Bayrou pour défendre une institution catholique | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/050225/viols-sur-mineurs-betharram-les-mensonges-de-bayrou-pour-defendre-une-inst

    Des prêtres et des surveillants du pensionnat Notre-Dame-de-Bétharram, près de Pau, sont visés par une centaine de plaintes. Malgré l’ampleur du scandale, François Bayrou, qui y a scolarisé ses enfants, jure qu’il ignorait tout. Plusieurs documents et témoignages recueillis par Mediapart prouvent le contraire.

    David Perrotin et Antton Rouget

    5 février 2025