• Noël approche, le foie gras, les truffes et le champagne coutent cher. Les actionnaires réclament des soussous.

    Les #banques veulent reverser des #dividendes
    https://www.lefigaro.fr/societes/les-banques-veulent-reverser-des-dividendes-20201127

    Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a, pour la première fois, plaidé en ce sens vendredi. En mars, la Banque centrale européenne (BCE) a demandé à ces groupes, d’une part, de ne pas verser de dividendes au titre des résultats 2019, d’autre part, de ne pas racheter leurs actions. Objectif : préserver leur solidité financière et soutenir l’économie. En décembre, l’Institution de Francfort doit se prononcer au sujet d’éventuels dividendes au titre des résultats de l’année 2020.

    « Incontestablement, la mise en réserve de l’intégralité des résultats a été en 2020 une mesure efficace pour soutenir la solvabilité des établissements financiers, estime François Villeroy de Galhau. Toutefois, deux arguments plaident maintenant en faveur d’une ouverture prudente vers une distribution, dont il faudra discuter des modalités. »

    • Violences policières, racisme : « Un puissant déni validé chaque jour par les politiques »

      Dans notre émission « À l’air libre », retour sur la vidéo de violences policières dans le XVIIe arrondissement, avec le journaliste #David_Perrotin, l’universitaire #Mame-Fatou_Niang et l’ancien footballeur #Lilian_Thuram.

      Au sommaire :

      ➡️ Un homme a été tabassé pendant vingt minutes samedi par des policiers dans le XVIIe arrondissement de Paris. Les images sont insoutenables. La victime s’appelle Michel, il est producteur et il est noir. Il affirme que pendant son passage à tabac, les policiers l’ont traité de sale nègre. Ces images ont été révélées par le média Loopsider et le journaliste David Perrotin, qui est avec nous ce soir.

      ➡️ Nous revenons également sur cette affaire avec Mame-Fatou Niang, professeure associée à l’université Carnegie-Mellon à Pittsburgh (Pennsylvanie), où elle enseigne la littérature française et francophone. Et avec Lilian Thuram, l’ancien joueur de football qui vient de faire paraître La Pensée blanche (éditions Philippe Rey).

      ➡️ Dialogue également avec une actrice et réalisatrice engagée, Aïssa Maïga, rencontrée mercredi 25 novembre.

      https://www.youtube.com/watch?v=ZkBSiSbqtwM&feature=emb_logo

      https://www.mediapart.fr/journal/france/261120/violences-policieres-racisme-un-puissant-deni-valide-chaque-jour-par-les-p

  • L’OIM renforce sa réponse à la violence faite aux femmes à Cox’s Bazar dans le contexte de la COVID-19 | Organisation internationale pour les migrations
    https://www.iom.int/fr/news/loim-renforce-sa-reponse-la-violence-faite-aux-femmes-coxs-bazar-dans-le-contex

    Cox’s Bazar - Avant la pandémie de COVID-19, le risque de violence à l’égard des femmes et des filles rohingyas et bangladaises était déjà alarmant à Cox’s Bazar, au Bangladesh. Depuis l’arrivée de la COVID-19, les données suggèrent une augmentation des taux de violences domestiques et conjugales, tant chez les Rohingyas que dans les communautés d’accueil.
    En raison des restrictions de mobilité et des risques en matière de protection, les femmes et les jeunes filles ont du mal à accéder aux services de lutte contre la violence sexiste et de santé sexuelle et reproductive, qui peuvent leur sauver la vie. En outre, l’absence de possibilités socioéconomiques met à rude épreuve les personnes déjà à risque, comme les familles dirigées par une femme seule.Malgré ces défis, plusieurs outils innovants et partenariats stratégiques ont permis à l’OIM d’adapter ses programmes de lutte contre la violence faite aux femmes au contexte unique et en constante évolution de la pandémie. En s’appuyant sur le Cadre institutionnel de l’OIM pour la lutte contre la violence faite aux femmes dans les situations de crise (GBViC) — mis en place à Cox’s Bazar en 2019 - et sur le plan d’action qui l’accompagne, l’équipe de l’OIM chargée de la lutte contre la violence fondée sur le genre a pu assurer la continuité des services de gestion des cas individuels en face à face. L’OIM a également maintenu le fonctionnement de 10 espaces sécurisés pour les femmes et les filles dans neuf camps et dans l’abri d’urgence sécurisé pour les survivantes de violences sexistes, conformément aux directives sanitaires face à la COVID-19.

    #Covid-19#migrant#migration#bangladesh#rohingyas#coxsbazar#refugie#sante#violence#femmes#santereproductive#oim

  • Visa Wants to Buy Plaid, and With It, Transaction Data for Millions of People
    https://www.eff.org/deeplinks/2020/11/visa-wants-buy-plaid-and-it-transaction-data-millions-people

    Visa, the credit card network, is trying to buy financial technology company Plaid for $5.3 billion. The merger is bad for a number of reasons. First and foremost, it would allow a giant company with a controlling market share and a history of anticompetitive practices to snap up its fast-growing competition in the market for payment apps. But Plaid is more than a potential disruptor, it’s also sitting on a massive amount of financial data acquired through questionable means. By buying (...)

    #MasterCard #Visa #DoJ #domination #BigData #DataBrokers #finance #banque #EFF #Plaid

  • #Bagnolet-Montreuil (93) : parution de « L’En-Ville » n°3
    https://fr.squat.net/2020/11/26/bagnolet-montreuil-93-parution-de-l-en-ville-n3

    Le n°3 de L’En-Ville a été édité par le Collectif Prenons la ville en mai 2020 dans la banlieue est de Paris, mis en ligne sur infokiosques.net depuis fin septembre. Sous-titré « Récits de transformations urbaines sur #Montreuil et Bagnolet », ce numéro de L’En-Ville concerne la période qui va de janvier 2016 à mai […]

    #publication #Seine-Saint-Denis

  • #Police attitude, 60 ans de #maintien_de_l'ordre - Documentaire

    Ce film part d´un moment historique : en 2018-2019, après des affrontements violents entre forces de l´ordre et manifestants, pour la première fois la conception du maintien de l´ordre a fait l´objet de très fortes critiques et d´interrogations insistantes : quelle conception du maintien de l´ordre entraîne des blessures aussi mutilante ? N´y a t-il pas d´autres manières de faire ? Est-ce digne d´un État démocratique ? Et comment font les autres ? Pour répondre à ces questions, nous sommes revenus en arrière, traversant la question du maintien de l´ordre en contexte de manifestation depuis les années 60. Pas seulement en France, mais aussi chez nos voisins allemands et britanniques, qui depuis les années 2000 ont sérieusement repensé leur doctrine du maintien de l´ordre. Pendant ce temps, dans notre pays les autorités politiques et les forces de l´ordre, partageant la même confiance dans l´excellence d´un maintien de l´ordre « à la française » et dans le bien-fondé de l´armement qui lui est lié, ne jugeaient pas nécessaire de repenser la doctrine. Pire, ce faisant c´est la prétendue « doctrine » elle-même qui se voyait de plus en plus contredite par la réalité d´un maintien de l´ordre musclé qui devenait la seule réponse française aux nouveaux contestataires - lesquels certes ne rechignent pas devant la violence, et c´est le défi nouveau qui se pose au maintien de l´ordre. Que nous apprend in fine cette traversée de l´Histoire ? Les approches alternatives du maintien de l´ordre préférées chez nos voisins anglo-saxons ne sont sans doute pas infaillibles, mais elles ont le mérite de dessiner un horizon du maintien de l´ordre centré sur un rapport pacifié aux citoyens quand nous continuons, nous, à privilégier l´ordre et la Loi, quitte à admettre une quantité non négligeable de #violence.

    https://www.dailymotion.com/video/x7xhmcw


    #France #violences_policières
    #film #film_documentaire #Stéphane_Roché #histoire #morts_de_Charonne #Charonne #répression #mai_68 #matraque #contact #blessures #fractures #armes #CRS #haie_d'honneur #sang #fonction_républicaine #Maurice_Grimaud #déontologie #équilibre #fermeté #affrontements #surenchère #désescalade_de_la_violence #retenue #force #ajustement_de_la_force #guerilla_urbaine #CNEFG #Saint-Astier #professionnalisation #contact_direct #doctrine #maintien_de_l'ordre_à_la_française #unités_spécialisées #gendarmes_mobiles #proportionnalité #maintien_à_distance #distance #Allemagne #Royaume-Uni #policing_by_consent #UK #Angleterre #Allemagne #police_militarisée #Irlande_du_Nord #Baton_rounds #armes #armes_à_feu #brigades_anti-émeutes #morts #décès #manifestations #contestation #voltigeurs_motoportés #rapidité #23_mars_1979 #escalade #usage_proportionné_de_la_force #Brokdorf #liberté_de_manifester #innovations_techniques #voltigeurs #soulèvement_de_la_jeunesse #Malik_Oussekine #acharnement #communication #premier_mai_révolutionnaire #Berlin #1er_mai_révolutionnaire #confrontation_violente #doctrine_de_la_désescalade #émeutes #G8 #Gênes #Good_practice_for_dialogue_and_communication (#godiac) #projet_Godiac #renseignement #état_d'urgence #BAC #brigades_anti-criminalité #2005 #émeutes_urbaines #régime_de_l'émeute #banlieue #LBD #flashball #lanceur_de_balles_à_distance #LBD_40 #neutralisation #mutilations #grenades #grenade_offensive #barrage_de_Sivens #Sivens #Rémi_Fraisse #grenade_lacrymogène_instantanée #cortège_de_tête #black_bloc #black_blocs #gilets_jaunes #insurrection #détachement_d'action_rapide (#DAR) #réactivité #mobilité #gestion_de_foule #glissement #Brigades_de_répression_des_actions_violentes_motorisées (#BRAV-M) #foule #contrôle_de_la_foule #respect_de_la_loi #hantise_de_l'insurrection #adaptation #doctrine #guerre_civile #défiance #démocratie #forces_de_l'ordre #crise_politique

  • #automobile_hybride : peut mieux faire ...

    Automobile : les hybrides rechargeables plus polluantes que prévu - Boursorama
    https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/automobile-les-hybrides-rechargeables-plus-polluantes-que-prevu-3c759659

    La majorité de ces véhicules, dotés d’un moteur thermique et d’une batterie rechargeable sur secteur permettant de rouler en mode 100% électrique sur une petite distance, « est juste mal conçue ». « Ils ont des moteurs électriques faibles, des moteurs thermiques volumineux et polluants, et se chargent généralement lentement . Les constructeurs français doivent éviter de s’engouffrer dans ce prochain scandale d’émissions » de CO², développe Diane Strauss alors que les ventes de ces véhicules dépassent désormais en France celles des véhicules électriques, selon l’ONG.

    #technolâtrie #nécrotechnologie #transport #déplacement #business_as_usual

    • Dans cet article, les « hybridiens » et les partisans de « l’automobile propre » démontent les arguments d’un reportage de 2’30 diffusé au JT de TF1 : selon eux, cet exposé « se trompe » clairement de cible :

      https://www.automobile-propre.com/consommation-des-hybrides-rechargeables-quand-tf1-raconte-nimport

      Pourtant, les réponses sont là, à commencer par la mauvaise utilisation qui est faite de la technologie hybride rechargeable par la majorité de ses utilisateurs, malgré la volonté du gouvernement d’informer sur l’importance de la recharge via une notice explicative.
      Aussi, le reportage aurait pu tenter d’expliquer d’une quelconque manière que ce soit les méthodes de calcul de la norme WLTP qui emmènent à ces valeurs théoriques. Ou de mettre en exergue une administration simplement obnubilée par des rejets de CO2 sans prendre en compte tous les paramètres. Soit autant de pistes présentées en conclusion de l’étude de l’ICCT, qui manquent cruellement dans ce reportage où l’enquête semble menée trop rapidement.

      Ma conclusion : toutes ces #bagnoles (quelque soient leurs motorisations) c’est trop d’la merde ...

  • CNES Géoimage Nouvelles ressources

    Dans une situation difficile, tendue et régressive, les cours en présentiel sont impossibles, les bibliothèques, universitaires en particulier, et les librairies sont fermées et les risques de décrochages se multiplient. Dans ce contexte, le site Géoimage du CNES (Centre Nat. d’Etudes Spatiales) met à disposition en ligne plus de 300 dossiers réalisés par 165 auteurs sur 86 pays et territoires. Pour votre information, voici les derniers dossiers réalisés ces deux derniers mois. Ils constituent peut être une ressource utile pour vos étudiants. En restant a votre disposition.

    1. Nouveaux dossiers en ligne

    #Frontières : entre #guerres, #tensions et #coopérations

    #Pakistan-#Inde-#Chine. Le massif du #K2 et le #Glacier_Siachen : #conflits_frontaliers et affrontements militaires sur le « toit du monde » (L. Carroué )

    https://geoimage.cnes.fr/fr/pakistan-inde-chine-le-massif-du-k2-et-le-glacier-siachen-conflits-fro

    Pakistan-Chine. La #Karakoram_Highway : un axe transfrontalier géostratégique à travers l’#Himalaya (L. Carroué)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/pakistan-chine-la-karakoram-highway-un-axe-transfrontalier-geostrategi

    #Afghanistan/ #Pakistan/ #Tadjikistan - Le corridor de #Wakhan : une zone tampon transfrontalière en plein Himalaya (L. Carroué)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/afghanistan-pakistan-tadjikistan-le-corridor-de-wakhan-une-zone-tampon

    Affrontement aux sommets sur la frontière sino-indienne, autour du #Lac_Pangong_Tso dans l’Himalaya (F. Vergez)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/affrontement-aux-sommets-sur-la-frontiere-sino-indienne-sur-le-lac-pan

    #Brésil - #Argentine#Paraguay. La triple frontière autour d’#Iguazu : un des territoires transfrontaliers les plus actifs au monde (C. Loïzzo)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/bresil-argentine-paraguay-la-triple-frontiere-autour-diguazu-un-des-te

    #Grèce#Turquie. Les îles grecques de #Samos et #Lesbos en #mer_Egée : tensions géopolitiques frontalières et flux migratoires (F. Vergez)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/grece-turquie-les-iles-grecques-de-samos-et-lesbos-en-mer-egee-tension

    #Jordanie/ #Syrie : guerre civile, frontière militarisée et #camps_de_réfugiés de #Zaatari (L. Carroué)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/jordanie-syrie-guerre-civile-frontiere-militarisee-et-camps-de-refugie

    Frontières : France métropolitaine et outre-mer

    #Calais : un port de la façade maritime européenne aux fonctions transfrontalières transmanches (L. Carbonnier et A. Gack)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/hauts-de-france-calais-un-port-de-la-facade-maritime-europeenne-aux-fo

    L’Est-#Maralpin : un territoire transfrontalier franco-italo-monégaste au cœur de l’arc méditerranéen (F. Boizet et L. Clerc)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/lest-maralpin-un-territoire-transfrontalier-franco-italo-monegaste-au-

    La principauté de #Monaco : le défi du territoire, entre limite frontalière, densification et extensions urbaines maritimes (P. Briand)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/la-principaute-de-monaco-le-defi-du-territoire-entre-limite-frontalier

    #Guyane_française/ Brésil. La frontière : d’un territoire longtemps contesté à une difficile coopération régionale transfrontalière (P. Blancodini )

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/guyane-francaise-bresil-la-frontiere-un-territoire-longtemps-conteste-

    (Frontières. Pages concours - Capes, Agrégations)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/les-frontieres

    Enjeux géostratégiques et géopolitiques

    Pakistan. #Gwadar : un port chinois des Nouvelles Routes de la Soie dans un #Baloutchistan désertique et instable (C. Loïzzo)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/pakistan-gwadar-un-port-chinois-des-nouvelles-routes-de-la-soie-dans-u

    #Chine. L’archipel des #Paracels : construire des #îles pour projeter sa puissance et contrôler la #Mer_de_Chine méridionale (L. Carroué)

    Chine - L’archipel des Paracels : construire des îles pour projeter sa puissance et contrôler la Mer de Chine méridionale

    #Kings_Bay : la grande base sous-marine nucléaire stratégique de l’#Atlantique (L. Carroué)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/etats-unis-kings-bay-la-grande-base-sous-marine-nucleaire-strategique-

    #Kitsap - #Bangor : la plus grande #base_sous-marine nucléaire stratégique au monde (L. Carroué)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/etats-unis-kitsap-bangor-la-plus-grande-base-sous-marine-nucleaire-str

    #Djibouti / #Yémen. Le détroit de #Bab_el-Mandeb : un verrou maritime géostratégique entre la #mer_Rouge et l’#océan_Indien (E. Dallier et P. Denmat)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/djiboutiyemen-le-detroit-de-bab-el-mandeb-un-verrou-maritime-geostrate

    #Abu_Dhabi : une ville capitale, entre mer et désert (F. Tétart)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/emirats-arabes-unis-abu-dhabi-une-ville-capitale-entre-mer-et-desert

    France et #DROM : dynamiques et mutations

    Languedoc. #Cap_d’Agde : une station touristique au sein d’un littoral très aménagé en région viticole (Y. Clavé)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/languedoc-cap-dagde-une-station-touristique-au-sein-dun-littoral-tres-

    Le sud-est de la #Grande-Terre : les plages touristiques et les #Grands_Fonds, entre survalorisation, inégalités et développement durable (J. Fieschi et E. Mephara)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/guadeloupe-le-sud-est-de-la-grande-terre-les-plages-touristiques-et-le

    #Normandie. #Lyons-la-Forêt et son environnement : entre #Rouen et Paris, un espace rural sous emprise forestière (T. Puigventos)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/normandie-lyons-la-foret-et-son-environnement-entre-rouen-et-paris-un-

    #PACA. L’agglomération de #Fréjus - #Saint-Raphaël : un #littoral méditerranéen touristique urbanisé (S. Revert)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/paca-lagglomeration-de-frejus-saint-raphael-un-littoral-mediterraneen-

    #Tourisme et #patrimonialisation dans le monde

    #Portugal#Lisbonne : la capitale portugaise aux défis d’une #touristification accélérée et d’une patrimonialisation accrue (J. Picollier)

    Portugal - Lisbonne : la capitale portugaise aux défis d’une touristification accélérée et d’une patrimonialisation accrue

    #Floride : le Sud-Ouest, un nouveau corridor touristique et urbain (J.F. Arnal)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/etats-unis-floride-le-sud-ouest-un-nouveau-corridor-touristique-et-urb

    #Alaska. Le #Mont_Denali : glaciers, #parc_national, #wilderness et changement climatique (A. Poiret)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/alaska-le-mont-denali-glaciers-parc-national-wilderness-et-changement-

    #Ile_Maurice. Le miracle de l’émergence d’une petite île de l’#océan_Indien (M. Lachenal)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/ile-maurice-le-miracle-de-lemergence-dune-petite-ile-de-locean-indien

    Le #Grand-Prismatic du Parc National du #Yellowstone : entre wilderness, protection, patrimonialisation et tourisme de masse (S. Sangarne et N. Vermersch)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/etats-unis-le-grand-prismatic-du-parc-national-du-yellowstone-entre-wi

    #Maroc. Contraintes, défis et potentialités d’un espace désertique marocain en bordure du Sahara : Ouarzazate (M. Lachenal)

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/maroc-contraintes-defis-et-potentialites-dun-espace-desertique-marocai

    2. Nouvelle rubrique : « Images A la Une »

    La rubrique Image A La Une a pour objectif de mettre en ligne une image satellite accompagnée d’un commentaire en lien avec un point d’actualité et qui peut donc être facilement mobilisée en cours (cf. incendies de forêt en Australie en janv./ 2020, impact du Coronavirus en avril 2020).

    Fabien Vergez : Affrontements aux sommets sur la frontière sino-indienne, sur le lac Pangong Tso dans l’Himalaya

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/affrontement-aux-sommets-sur-la-frontiere-sino-indienne-sur-le-lac-pan

    Virginie Estève : Les "#Incendies_zombies" en #Arctique : un phénomène surmédiatisé qui alerte sur le réchauffement climatique.

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/incendies-zombies-en-arctique-un-phenomene-surmediatise-qui-alerte-sur

    3. Ouverture d’une nouvelle rubrique : « La satellithèque »

    Le site Géoimage du CNES se dote d’une nouvelle rubrique afin d’enrichir son offre. A côté des images déjà proposées dans les rubriques "dossiers thématiques" ou "Images A la Une", le site Géoimage du CNES met en ligne comme autres ressources des images brutes non accompagnées d’un commentaire ou d’une analyse.

    L’objectif de cette #Satellithèque est d’offrir au plus grand nombre - enseignants, universitaires, chercheurs, étudiants, grand public... - de nombreuses images de la France et du monde. Ainsi, progressivement, dans les mois qui viennent des centaines d’images nouvelles seront disponibles et téléchargeable directement et gratuitement en ligne afin d’accompagner leurs travaux, recherches ou voyages.

    https://geoimage.cnes.fr/fr/geoimage/satellitheque

    4. Ouverture de comptes Twitter et Instagram

    Suivez et partagez l’actualité du site GeoImage à travers Twitter / Instagram, que ce soit de nouvelles mises en ligne ou des évènements autour de ce projet. La publication de nouveaux dossiers et leurs référencements, tout comme la publication de notules dans images à la une est accompagnée de brèves sur ces réseaux sociaux

    Ci-dessous les identifiants pour s’abonner aux comptes Twitter et Instagram

    Compte twitter : @Geoimage_ed

    Compte Instagram : geoimage_ed

    #images_satellitaires #visualisation

    #ressources_pédagogiques

  • Une enquête pour traite des êtres humains expose les pratiques de l’industrie du porno - Page 2 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/231120/une-enquete-pour-traite-des-etres-humains-expose-les-pratiques-de-l-indust

    Il s’est choisi un pseudonyme féminin passe-partout. Sa photo de profil est tout aussi sobre. Une jeune femme brune aux traits fins et légèrement maquillée, vêtue d’un manteau noir, dans l’habitacle d’une voiture. Le cliché est sans artifices, presque intime. En réalité, ce compte Facebook est utilisé par J. D., 39 ans, marié et père de deux enfants

    #paywall hélas.

    #porcs.

    • Deux importants producteurs français, et deux collaborateurs, ont été mis en examen pour « viols », « proxénétisme aggravé » et « traite d’êtres humains aggravée ». Dans leur ombre, les deux leaders du secteur : Dorcel et Jacquie & Michel. Mediapart révèle le contenu des réquisitions du parquet.

      Il s’est choisi un pseudonyme féminin passe-partout. Sa photo de profil est tout aussi sobre. Une jeune femme brune aux traits fins et légèrement maquillée, vêtue d’un manteau noir, dans l’habitacle d’une voiture. Le cliché est sans artifices, presque intime. En réalité, ce compte Facebook est utilisé par J. D., 39 ans, marié et père de deux enfants. Durant sa garde à vue, il a reconnu s’en servir pour engager la conversation avec des jeunes femmes. Son but : les convaincre de se prostituer, puis de tourner des films porno avec le producteur Pascal O., connu sous le surnom de « Pascal OP ».

      Depuis samedi 17 octobre, les deux hommes sont en détention provisoire, accusés notamment de « viols », « proxénétisme aggravé » et « traite d’êtres humains aggravée ». Deux autres personnes, le producteur porno Mathieu L., dit « Mat Hadix », ainsi que N. T. T., un assistant de Pascal O., ont également été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire, pour les mêmes chefs d’accusation. Tous bénéficient de la présomption d’innocence et, pour la plupart, nient les faits qui leur sont reprochés.

      Dans ses réquisitions, consultées par Mediapart, le parquet de Paris décrit les méthodes de ce qu’il présente comme un petit groupe informel, impliqué à divers degrés dans la production de films porno, et gravitant autour de Pascal OP. Les accusations sont graves : viols répétés ; actrices alcoolisées ou droguées, parfois à leur insu ; mensonges et intimidations pour les inciter à tourner ; présentation de faux tests VIH ; racket quand elles souhaitent faire retirer les vidéos… Elles reposent sur les plaintes de cinq femmes, déposées entre 2016 et 2020, dont quatre impliquent directement les producteurs.

      À chaque fois, le même profil de plaignantes. Des femmes, nées dans les années 1990, avec des parcours de vie abîmés ou une vulnérabilité à un moment de leur existence. Et toujours le même système pour les inciter à faire du porno, comme J. D. l’a reconnu dans son interrogatoire de première comparution, en marge de sa garde à vue du 13 octobre 2020.

      Derrière son écran d’ordinateur, caché sous son pseudonyme, il raconte prendre contact avec elles sur les réseaux sociaux, en les complimentant sur leurs photos de profil. La prétendue jeune femme s’épanche sur de supposés problèmes familiaux ou financiers afin de gagner leur confiance. La relation d’amitié dure plusieurs mois, jusqu’à ce que l’appât virtuel confesse se prostituer occasionnellement et propose de les mettre, elles aussi, en relation avec des clients. Ses interlocutrices déclinent toutes, puis cèdent devant son insistance et les sommes proposées, entre 1 500 et 3 000 euros pour une soirée.

      Lorsqu’elles se présentent au lieu de rendez-vous, un hôtel de l’est de la France, payé par leurs soins, J. D. les retrouve, avec un autre pseudonyme, et se présente comme leur client. À l’une d’elles, il aurait imposé un rapport « marqué par la violence », ayant laissé la plaignante prostrée dans la chambre, selon les réquisitions du parquet. À son départ, il indique à ses proies qu’un coursier va arriver dans quelques minutes pour leur remettre une enveloppe avec la somme convenue. Un mensonge, qu’il a reconnu.

      Le stratagème est, d’après sa déposition, la première étape d’une manipulation au long cours qui vise à rabattre ces femmes vers des producteurs porno. Quand les victimes recontactent l’avatar Facebook pour lui faire part de leur détresse et de leurs difficultés financières, celui-ci leur promet d’arranger les choses. Il propose de leur présenter « son ami Pascal », un réalisateur de film X à la recherche de nouvelles actrices, pour des vidéos exclusivement diffusées au Canada. Les cachets sont alléchants.

      Dans son interrogatoire devant les gendarmes, J. D. indique avoir recruté une cinquantaine de jeunes femmes pour Pascal OP, ainsi que pour le producteur Mat Hadix. « Sans lui, ces femmes ne seraient pas entrées dans le monde de la pornographie », écrivent les enquêteurs, rapportant ses déclarations. A-t-il été rémunéré pour ce service ? Le rabatteur assure que non, ni même avoir rencontré les deux producteurs en personne. En contrepartie, cet éducateur spécialisé auprès de handicapés mentaux aurait bénéficié de vidéos sur mesure, produites par les deux hommes, ainsi qu’un abonnement gratuit au site de Pascal OP. Sollicité par Mediapart, l’avocat de J. D. n’a pas souhaité faire de déclaration.

      Des viols, de faux tests HIV et des somnifères

      Sur les tournages, un autre cycle d’abus commence, racontent les plaignantes. Au motif que son site internet est géré depuis le Québec, Pascal OP leur aurait assuré, à toutes, que leurs vidéos seraient inaccessibles depuis la France. Selon plusieurs témoignages, il promettait également de les payer entre 1 000 et 2 500 euros. En réalité, les cachets sont dérisoires, ce que certaines plaignantes assurent avoir découvert seulement après avoir tourné leur scène.

      L’une d’entre elles s’offusque de ne recevoir que 250 euros, alors que le producteur lui en avait promis 1 000. Elle raconte qu’il l’aurait contrainte à accepter la somme et à parapher un contrat de cession de droit à l’image, en la menaçant de ne plus la payer du tout, et de diffuser sa vidéo en France.

      Parfois, Pascal OP est accusé d’utiliser un autre moyen de pression. Il ne remettrait qu’une partie du cachet à ses actrices. Une manœuvre pour les obliger à une nouvelle rencontre, le lendemain, et leur imposer de nouvelles scènes qui conditionnent le versement du total de la somme.

      Les descriptions des tournages faites par les plaignantes sont glaçantes. Malgré leur refus exprimé, des pénétrations anales ou des éjaculations faciales sont systématiquement imposées aux jeunes femmes, qui s’effondrent parfois en larmes. Un matin de l’année 2017, à 8 heures, Pascal OP arrive sur le lieu d’un tournage, un appartement Airbnb où il loge également une plaignante. Il est accompagné de plusieurs hommes pour réaliser un gang-bang, une pratique mettant en scène une femme avec au moins trois hommes. La jeune femme aurait été prise au dépourvu.

      À chaque fois, les victimes déclarent céder, ne voyant pas d’autre issue. Subir est « la seule manière que cela s’arrête », dit l’une d’elles dans sa déposition aux gendarmes. Certaines « s’éteignent » ou s’obligent à sourire pour qu’on ne leur demande pas de refaire les scènes.

      Prise dans un engrenage où l’argent avait pris une place excessive et où son corps n’avait plus d’importance, une plaignante indique aux policiers avoir accepté de tourner un bukkake, malgré ses réticences. Cette pratique extrême désigne l’éjaculation de plusieurs hommes sur le visage d’une femme. La scène a lieu dans un hangar de Seine-Saint-Denis. En guise de lit, un caisson recouvert d’un drap. La plaignante a « envie de fuir ». Les participants cagoulés – une vingtaine – la tirent vers eux alors que son corps se rigidifie. Elle se décrit comme « anesthésiée », s’étant « mise en off pour ne pas craquer ».

      Dans son dépôt de plainte, elle raconte avoir découvert après le tournage qu’elle ne sera payée que 450 euros, à la place des 600 euros initialement prévus. Puis le producteur Mat Hadix, présent lors de la scène, lui administre une pilule d’azithromycine, un antibiotique contre les infections sexuellement transmissibles (IST), ce qu’il reconnaît lors de son interrogatoire de première comparution, en marge de sa garde à vue du 13 octobre 2020.

      Pour supporter les tournages, les plaignantes s’alcoolisent, parfois jusqu’à se sentir « détachées » de leur corps. Le producteur leur aurait également fourni de la cocaïne. Dans son interrogatoire, N. T. T., un des abonnés de Pascal OP devenu son assistant, reconnaît avoir acquis un générateur de faux tests sérologiques. Ce subterfuge devait permettre à ses acteurs, et au producteur, de tourner sans préservatifs, tout en n’ayant pas à réaliser de dépistages de maladies sexuellement transmissibles (MST).

      Le témoignage d’une des plaignantes est particulièrement éprouvant. Maintenue sous pression par le reliquat d’argent qu’il lui doit et le contrat qu’il lui a fait signer lors d’un précédent tournage, elle raconte que Pascal OP lui aurait imposé plusieurs nouvelles scènes. Lors de l’une d’entre elles, courant juin 2020, il lui aurait appris, une fois sur place, qu’une soixantaine d’hommes l’attendaient pour un bukkake. Face à son refus, elle raconte que le producteur lui aurait crié dessus, puis proposé un verre de jus de fruit, l’invitant à se détendre.

      Une analyse capillaire effectuée par les gendarmes révélera la présence de Zolpidem dans son organisme, un puissant somnifère détourné à des fins de soumission chimique, sans que la date d’ingestion ne soit néanmoins précisément déterminée. Pendant un précédent tournage où il lui avait également fait boire une boisson, elle s’était sentie dans « un état second » et Pascal OP aurait essayé d’en profiter pour lui demander d’avoir un rapport sexuel avec son chien, avant de réaliser une scène avec le producteur Mat Hadix.

      Lors du bukkake de juin 2020, la tête de la jeune femme est maintenue fermement par une autre actrice, qui lui impose de garder les yeux ouverts. « Pour la soulager, et non pour la bloquer », assure N. T. T., l’assistant de Pascal OP, dans son audition. La jeune femme est en sanglots puis entre en état de sidération, note le parquet dans son réquisitoire. Son beau-frère parviendra à faire retirer la vidéo du site web de Pascal OP, après lui avoir remis la somme de 4 500 euros, comme il l’indique dans sa déposition aux gendarmes de la section recherche.

      Dans son interrogatoire en marge de sa garde à vue, Pascal O. accuse les plaignantes de mentir, affirmant que certaines sont des « escorts ». Il assure qu’elles connaissaient à l’avance toutes les conditions de tournage, qu’elles n’étaient ni menacées, ni isolées, ni contraintes, que des dépistages de MST étaient systématiquement réalisés par tous et que les actrices recevaient un bonus pour simuler les pleurs ou le refus d’un acte sexuel.

      À chaque question susceptible de lui porter préjudice, « il se retranche derrière son droit au silence », ajoutent les enquêteurs. Sollicité par Mediapart, son avocat n’a pas souhaité faire de déclaration.
      Des accusations qui éclaboussent le porno français

      Les vidéos de Pascal OP sont principalement commercialisées sur son propre site web, French Bukkake. Ses abonnés peuvent participer aux scènes contre le versement de 29,90 euros par mois. Ce procédé alerte les gendarmes de la section Recherche de Paris, dans le cadre de leur activité de veille du réseau internet, qui ouvrent une enquête en mars 2020 pour des faits de proxénétisme. L’exploitation des centaines de vidéos du site suggère que des pratiques sexuelles sont régulièrement imposées aux femmes qui y participent.

      Ces constatations amènent les enquêteurs à verser à la procédure les cinq plaintes des plaignantes, déposées entre 2016 et 2020 indépendamment de cette nouvelle enquête. Trois d’entre elles avaient été initialement classées sans suite, comme à Bobigny en 2017, le parquet invoquant un « litige commercial » entre la plaignante et le producteur.

      Bien qu’il en tire des revenus confortables – 240 000 euros de bénéfice depuis 2015, d’après les gendarmes –, l’audience du site de Pascal OP reste confidentielle, avec 280 000 visiteurs par mois. Le producteur n’en est pas moins inséré dans le circuit du porno français. Jusqu’à peu, il bénéficiait de sa propre fiche sur le site Dorcelvision, la plateforme de VOD de Dorcel, le leader français du secteur.

      Dans un entretien réalisé en juillet 2018 (voir notre Boîte noire), un responsable du groupe reconnaissait d’ailleurs être en discussion avec lui pour distribuer ses productions. « Pour le moment, il n’est pas revenu vers nous mais s’il m’envoie un projet et que tout est aux normes, moi, je n’ai aucun problème à lui dire OK. »

      Des propos qui font écho à ceux du directeur général du groupe, Grégory Dorcel, à qui l’on demandait au printemps 2018 s’il s’intéressait aux conditions de tournage des films qu’il distribue : « Absolument pas », répondait-il.

      Marc Dorcel, un des leaders du porno en France, au festival de Cannes le 20 mai 2015. © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP Marc Dorcel, un des leaders du porno en France, au festival de Cannes le 20 mai 2015. © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

      Pascal OP a également collaboré avec le site Jacquie & Michel (J&M), l’autre locomotive du secteur. Il bénéficie même de son propre personnage récurrent, « l’abominable David Grumeau », camouflé sous une perruque années 1980 et ses lunettes de soleil aux verres polarisés. En toute discrétion, il leur a produit également des dizaines de vidéos, comme l’attestent ses échanges par écrit avec Michel Piron, le fondateur de J&M, que Mediapart a pu consulter.

      Son fils Thibault Piron, directeur général de J&M, minimisait maladroitement cette collaboration lors d’un entretien réalisé en mai 2018. « Ça fait plus d’un an que Pascal OP n’est pas apparu dans nos vidéos, admettait-il. Par contre, ce qui est vrai, c’est que s’il trouve une nana, il peut faire le tournage mais ce n’est pas lui qui dirige, ni ne joue l’acteur. On n’en veut pas pour notre image. Nous aussi, on évolue. Ça n’a aucun sens, après tout ce qui s’est passé récemment. » Une allusion à #MeToo et #BalanceTonPorc.

      Le profil du quatrième mis en examen, Mathieu L., dit « Mat Hadix », éclabousse aussi les deux leaders du secteur. Depuis 2013, il est l’un des principaux producteurs pour Jacquie & Michel, ses vidéos se comptant par centaines. Au point qu’en 2015, le groupe lui confie l’organisation de ses lucratives soirées en discothèque, puis le présente en 2017 comme « l’incontournable ambassadeur de la marque » dans un article de Jacquie & Michel Le Mag.

      En mai 2018, Thibault Piron, en disait plus sur son rôle. « On a toujours cinq ou six producteurs qui bossent en même temps mais Mat est vraiment le seul régulier qui n’arrête jamais, précisait-il. Les trois quarts du temps, ça se passe comme ça : il dégote une nouvelle nana, il nous envoie les photos en nous demandant combien de scènes on veut. Puis après, on fait une avance et une fois qu’il a filmé, la vidéo arrive chez nous et le monteur s’en occupe. »

      Mathieu L. est aussi l’un des principaux prestataires français de Dorcel, chez qui il dispose de ses propres labels. Des productions réalisées pour la marque « Porno chic », sur lesquelles n’apparaît jamais le nom Dorcel, pour des questions d’image. « Mais en théorie, et même en pratique, Dorcel est le producteur à 100 % de ses films », concédait, en juillet 2018, un responsable du groupe.

      Les enquêteurs estiment que le producteur mutualisait ses tournages avec Pascal OP, les deux hommes se partageant recrues, décors et caméras, depuis les années 2015-2016. « Mathieu L. était présent sur toutes les scènes qualifiées de casting et gang-bang et, de façon plus occasionnelle, sur les bukkake », indique le réquisitoire, rapportant des propos de Pascal O. Dans leurs témoignages, certaines plaignantes déclarent ainsi ne pas savoir si elles tournaient pour l’un ou pour l’autre, Mat Hadix déléguant parfois la production de ses scènes à Pascal OP, ce dernier le prenant à son tour comme cadreur ou acteur.

      Le chef d’accusation de viol à l’encontre de Mat Hadix a été retenu pour une plaignante, contre quatre pour Pascal OP. Les deux producteurs sont également accusés de « diffusion de l’enregistrement d’images relatives à la commission d’une atteinte volontaire à l’intégrité de la personne » et « d’exécution d’un travail dissimulé », en plus des chefs de « proxénétisme aggravé » et « traite d’êtres humains aggravée ». Pascal OP doit également répondre des chefs de « blanchiment d’un délit de proxénétisme » et « blanchiment d’un délit de fraude fiscale ».

      « Il n’est pas le seul qui mutualisait des dépenses avec Pascal O. et pour une raison qui m’échappe, lui seul est accusé, s’offusque Me Wilner, l’avocat de Mathieu L. Mon client est une victime collatérale. Il n’a jamais participé de près ou de loin à la production ou à la commercialisation des films de Pascal OP. »

      De son côté, Me Mugerin, l’avocat de N. T. T., opticien de profession et assistant informel de Pascal OP, indique que son client « a été extrêmement naïf en se rendant à ces tournages ». « Il n’avait pas pris la mesure de ce qu’il y avait derrière, et s’est rendu compte de la gravité pendant sa garde à vue. »

      Depuis septembre 2020, et l’ouverture concomitante d’une autre enquête du parquet de Paris impliquant Jacquie & Michel pour « viols » et « proxénétisme », les labels de Mat Hadix ont disparu de la plateforme VOD de Dorcel. Désormais, ce sont tous les films où il apparaît en tant qu’acteur, ainsi que ceux avec Pascal OP, qui ont été rayés du catalogue.

      « Depuis juin 2019, nous avons enquêté et commencé à stopper la distribution de plusieurs producteurs français dont les conditions de travail semblaient troubles, précise Dorcel, dans un communiqué adressé à Mediapart (à lire en intégralité sous l’onglet Prolonger). Ce travail est long et délicat, car tous ces producteurs ont des sociétés établies, sont diffusés historiquement par de nombreux diffuseurs français réputés et n’ont, à notre connaissance, jamais fait l’objet de décision de justice qui auraient pu justifier une rupture de contrat. »

      #viol #pornographie #prostitution #proxenetisme #violences_sexuelles

    • « le courage c’est la cocaïne » disait Traci lords, en racontant presque mot pour mot les mêmes histoires, les mêmes stratégies à l’oeuvre chez les mêmes gros porcs d’ordures, il y a... 40 ans.

  • Basket-ball et sororité - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Basket-ball-et-sororite

    S’il faut confondre confondre agressivité avec empowerment, là encore je ne suis pas convaincue. J’ai vu les gars qui jouent sur le terrain d’à côté pratiquer un basket plus tranquille (pas du basket artistique mais presque), se faire plaisir en faisant de beaux gestes, dans une autre compétition pour prouver sa valeur. Beaux shoots mais aussi beaux gestes de défense comme des contres impeccables. Le contre, c’est un geste puissant, c’est quand vous interceptez un tir en phase ascendante et tapez sur le ballon plus ou moins vigoureusement pour changer sa trajectoire. C’est la classe pour la défenseuse et l’humiliation pour l’attaquante. Les mecs ne s’empêchent pas de défendre, loin de là, mais ils ne pratiquent pas de défense hargneuse, ils se lâchent la grappe et s’autorisent à jouer. Ce que nous ne faisons pas.

    […]

    je me souviens de mon coach quand j’étais encore en junior. Il était arbitre et me disait qu’autour de lui beaucoup d’arbitres hommes « laissaient jouer » les femmes par misogynie, parce que le respect de l’esprit et de la lettre du basket-ball était trop bien pour elles. Cette agressivité excessive, c’était le résultat d’un manque d’exigence des arbitres envers elles. Et ça correspond à un cliché sexiste selon lequel les femmes sont hargneuses et incapables de camaraderie.

    #basket #sport #sororité #fraternité #solidarité #collectif #féminisme #Aude_Vidal

  • Dans la nasse
    https://visionscarto.net/dans-la-nasse

    Description en images des techniques utilisées par la police pour perturber, casser, pourrir les manifestations. par Le Pantale Sortir de chez soi pour défendre ses idées ne relève plus du parcours de manifestation mais du parcours du combattant. Les forces de l’ordre développent des tactiques pour surveiller, maîtriser, réprimer les corps indésirables ; c’est cet art d’imaginer des dispositions dans l’espace pour y manifester son pouvoir qui m’intéresse. Dans cette série, j’ai tenté de poser des (...) #Billets

  • Video Documents Illegal Refugee Pushbacks in Croatia

    For years, asylum-seekers have been claiming abuse at the hands of Croatian border police, with some reporting beatings, electric shocks and even having their toenails torn out. For the first time, videos in combination with reporting by DER SPIEGEL have confirmed some of these reports.

    Ibrahim had a hunch he knew what was coming when the Croatian police car stopped. The young Pakistani had set off from Kashmir two years earlier to reach Europe. But now, on a cold day at the end of March, the Croatian police dragged him and the other refugees out of the vehicle, Ibrahim recalls. More security forces were waiting outside. They wore black balaclavas to hide their faces.

    The men forced the refugees to take off their jackets, shoes and pants, and one by one, the hooded men lined up. One of the men in masks grabbed Ibrahim by the neck and dragged him toward the river, according to his recollection. The others beat him, aiming at Ibrahim’s back, arms and legs. "They were beating me like crazy,” he says. Out of fear, he asked that he not be identified by his last name in this article.

    Ibrahim recalls a long, thick branch that hurt especially bad when he was hit with it. Three other refugees say they were beaten with a metal rod and with a sling that had a heavy object attached to the end of it.

    The beatings lasted only a few minutes, but it felt like an eternity to Ibrahim. The hooded men pushed him down to the Glina River, the natural border between Croatia and Bosnia-Herzegovina in the village of Poljana. The river is only a few meters wide there. "Fast, jump,” one of the masked men shouted in English, says Ibrahim. “Go back Bosnia!”

    The European Union closed the Balkan route to migrants in 2016, after it had already been used in previous months by hundreds of thousands of refugees from Syria and other countries as they made their way to Western Europe. Thousands of refugees have been camping in the forest and in old war ruins in northwest Bosnia-Herzegovina ever since. On the other side of the border, Croatian officials with night-vision goggles and firearms patrol the border. But that doesn’t stop the refugees from setting off each night. They have a name for their dangerous attempt to get past the border guards: "The Game.”

    Asylum seekers have been reporting for years of abuse at the hands of Croatian police and of being forced back to Bosnia. Photos from aid organizations show refugees with bleeding lacerations, broken arms, knocked-out teeth and dark red marks on their backs. Asylum-seekers speak of torture with stun guns, sexual abuse and even torn-out toenails. The focus of their reports is always the same: Masked police officers.
    Beatings Instead of Hearings

    NGOs, doctors and even the United Nations Refugee Agency have collected thousands of such testimonies. Sometimes, skin color alone is enough to become a target of the security forces. In winter 2019, Croatian border guards illegally deported two Nigerian table-tennis players who were only trying to take part in a university championship.

    Pushbacks, as they are called, violate not only Croatian asylum law but also European law and the Geneva Convention on Refugees. They make a mockery of the right to apply for asylum. Instead of being given a hearing, asylum-seekers are beaten.

    The Croatian authorities deny that officers use force at the border or that they illegally drag asylum seekers back across the border. The government has simply ignored video clips showing security forces leading asylum-seekers to the border. Government officials also claim that refugees have simply invented claims of violence. Croatian Foreign Minister Gordan Grlić Radman recently said that his country denies "all accusations of incorrect behavior at the border.”

    But Ibrahim’s case makes Croatia’s claims of innocence all the more difficult to uphold.

    DER SPIEGEL spent months investigating his case together with the media organization Lighthouse Reports. The reporters spoke with three refugees who were traveling with Ibrahim. To the extent possible, they reconstructed the route they took. The refugees’ reports can only be partly independently verified, but their geodata does corroborate their statements. There is also a video that the NGO No Name Kitchen obtained when interviewing the refugees. DER SPIEGEL and Lighthouse Reports were able to verify its authenticity.

    The reporting clearly shows that it is not only in Greece that refugees are being pushed back forcibly. On the Bosnian-Croatian border, masked men are beating up refugees. The images reveal a disturbing level of violence that is increasingly becoming the norm at the EU’s external borders.

    Ibrahim, for his part, had already failed to get past the Croatian security forces dozens of times, but in March things went better than usual. He and three other migrants described to DER SPIEGEL how they, together with around 50 other refugees, some of them underage, set off that day for the EU. The men crossed the border near Šturlić, a village in Bosnia, before walking through the wilderness of the Croatian forests. It was cold, and at night they slept in cheap sleeping bags.

    After around seven days, the group reached the Kulpa River, which borders Slovenia, and the migrants spent the night there. They ate the last of their supplies, they recall, and finally waded through the river on their way to Western Europe. The group stopped in a patch of forest above the Slovenian village Kočevje. Smugglers were supposed to meet them there to take the men to Italy, but nobody showed up. "We held out for three or four days without food or anything to drink,” says Ibrahim. But then they finally gave up.

    Slovenian police intercepted the refugees as they left their hiding place. The refugees say the officers took them to a police station, questioned each individually and took photos and fingerprints. The migrants claim that each of them asked to be allowed to file an asylum application. But the answer they received, they say, was clear: “No asylum. You’re going back to Bosnia.”
    "I Have Never Been So Scared in My Life"

    When contacted by DER SPIEGEL, the Slovenian police confirmed that they had apprehended the refugees. They deny, however, that Ibrahim asked to apply for asylum, so they handed the men over to the Croatian authorities as part of a return agreement. Both the Croatian and the Slovenian officials certified the handover with their signatures.

    Things moved quickly once the they were in the hands of the Croatian police. The men say the officers drove the group to the border river, where the men wearing the balaclavas were already waiting for them. "I have never been so scared in my life,” says Ibrahim.

    The refugees’ geodata, stored in a Google Maps account, supports their statements. It includes data geolocating the group in Croatia and Slovenia. Shaky mobile phone images provide even more evidence. One of the refugees says that the images only exist because he was able to hide his mobile phone in his underwear.

    DER SPIEGEL

    The images show Ibrahim standing on the Bosnian side of the river, in wet pants and no shoes. The young Pakistani can be see crying, his face twisted in agony. "I have such pain in my leg!” he whimpers. Another refugee whose clothes are wet and also doesn’t have any shoes, can be seen supporting him.

    Four men can be seen in the background on Croatian soil with blue and olive-green clothing reminiscent of uniforms. Three are seen putting on black masks. The men carry a long pole with them, as well as a stick with rope that has a heavy object attached to it. One of the men can be seen wielding the homemade weapon.

    The hooded men lead another group of people to the border river. They beat one of the migrants with a stick or a pole. They then chase another a few seconds later, running toward the border. "Fuck your mother” rings out across the river.

    The metadata show that the video was taken on the afternoon of March 23. The buildings in the background prove that the events unfolded near Poljana on the Bosnian-Croatian border. The masked men can’t be clearly identified in the images. However, their presence at the closely guarded border suggests that the men are part of the Croatian security forces. It’s unlikely that masked men could operate in broad daylight without the knowledge of the authorities.

    "Some of the uniforms visible in the video seem to be all mixed up,” says Ranko Ostojić, a politician with the center-left social democrats in Croatia. He says he suspects the men in question are retired police officers who are now part of the reserves. "They used to be allowed to keep their uniforms, and now they are apparently carrying out pushbacks.”

    Ostojić was once Croatia’s director of police and interior minister. He spent years chairing the Domestic Affairs Committee in the Croatian national parliament. "The pushbacks are systematic,” he says. "Based on my experience, I am convinced that they are at least tolerated by the government.”

    When contacted by DER SPIEGEL, officials at the Croatian Interior Ministry said in a statement that they have no records of any operations on the date and location in question. They said they could not comment on the events described without further details. Croatia offers asylum seekers the opportunity to apply for asylum, the statement says, and goes on to claim that NGO reports on injured migrants almost completely ignore the conflicts between migrants in Bosnia-Herzegovina. The ministry claims that the migrants are injured in accidents or that they inflict injuries on each other and then blame Croatian border police.

    When Bosnian Milo Gujić hears shots or screams from the woods below his barn, he knows they are coming again. A short time later, bleeding, crying and half-naked men show up in his yard. Sometimes, he says, it happens daily.
    Fear of Retaliation

    Gujić and his wife have been experiencing the brutality of the Croatian border police up close for years now. Their property is located only a few hundred meters away from the EU’s external border. Gujić, who has a wiry build, has asked that we not use his real name for this story. He is afraid that Croatian security forces might retaliate against him.

    In March, Gujić opened up his home to Ibrahim and his companions. Gujic says he found the men standing at his door trembling and sobbing. When shown the video, he immediately recognizes them. He built a fire for them and brought dry clothes and food. "When I took the clothes off one of them, I saw his back. It looked like someone had stuck an iron bar into a fire and then hit him with it. That’s how deep red the marks from the blows were.”

    The Glina River along the border is a popular place for pushbacks. It is easily accessible from the Croatian side and only sparsely populated on the Bosnian side. Gujić says the Croatians recently paved the gravel road leading to the border, an omen, he believes, that the half-naked, injured men will keep coming. Gujić can’t understand the violence: “You don’t even hurt animals like that.”

    The EU pays Croatia millions of euros to secure the border. Croatia is also slated to join the Schengen Area soon, meaning its borders with other members of the area will no longer by controlled. Once that happens, the Croatian border with Bosnia-Herzegovina will become one of those places where decisions are made on how many asylum-seekers are actually allowed to reach Western Europe.

    In October 2019, the European Commission gave Croatia a positive evaluation in its progress toward accession into the Schengen Area, but said it would have to continue its work on "management of the external borders.” All Schengen member states must approve any country’s accession. But already, the Croatian government is effectively acting as one of Europe’s gatekeepers.

    So far, the EU has largely ignored these obvious violations of human rights. In Germany, Interior Minister Horst Seehofer and Chancellor Angela Merkel have openly praised the work of the Croatian border police. EU border management agency Frontex, which monitors the border from the air, has reported hundreds of illegal border crossings, but no human rights violations.

    "The EU is turning a blind eye to pushbacks,” says former Croatian Interior Minister Ostojić. He says it appears EU officials don’t seem to care whether the border police act in accordance with international law. And their silence merely encourages the Croatian government.

    "The images are the clearest evidence yet that Croatia engages in violent pushbacks,” says Hanaa Hakiki, a lawyer with the European Center for Constitutional and Human Rights (ECCHR), a Berlin-based human rights organization that provides support to refugees facing court proceedings. She notes that the deportations did not take place at official border crossings and that some of the weapons used by the masked men were homemade. "In light of these terrible images, the EU should take immediate action,” she says.
    Schengen As a Means of Pressure?

    Ylva Johansson, the European Commissioner for Home Affairs responsible for EU borders, sent a letter to the Croatian Ministry of the Interior at the end of October and urged that the reports be investigated. “If proven true, what is shown there is of course unacceptable,” she now says after viewing the images. “People cannot be beaten up at the border. There must be consequences.”

    Meanwhile, the EU’s ombudswoman has also opened a probe. But real pressure on Croatia would probably only arise if the pushbacks were to put Croatia’s Schengen accession into question. “Violence at the border cannot continue,” Johansson says. “This will not help Croatia in its efforts to join the Schengen Area.”

    In the end, Ibrahim finally managed to win the "Game.” After another attempt, he managed to make it to Italy. He is currently living in a housing project in the north of the country and he was able to apply for asylum.

    But the months spent on the Croatian border took a massive toll on him. When he looks at the videos of himself on the Croatian border today, he bursts out in tears. He says he still suffers from headaches and the pain in his knee is also getting worse, especially now that the weather is getting colder. At night, he says, he sometimes has nightmares about the beatings by the Croatian policemen. One time, his roommates told him the next morning that he had been calling out for help. Again.

    https://www.spiegel.de/international/europe/croatia-video-documents-illegal-refugee-pushbacks-a-294b128d-4840-4d6b-9e96-

    #Croatie #Balkans #route_des_Balkans #violence #asile #migrations #réfugiés #push-backs #refoulements #frontières #Bosnie #Glina_river #Kulpa #Kulpa_river #Slovénie #Kolpa_river #frontière_sud-alpine #Kupa_river #rivière #Kočevje #Kocevje #Poljana #témoignage

  • 6 out of 10 people worldwide live in a country that has built border walls

    Days after the drawn-out U.S. elections, a new report reveals that the wall sold by Trump as a supposed achievement of his administration is just one of more than 63 new border walls built along borders or in occupied territories worldwide.

    Today, 31 years after the fall of the Berlin Wall, we find ourselves in a world with more walls than ever. 4.679 billion people in the world (60.98%) live in a country that has built one of these walls on its borders, concludes the report “Walled world: towards Global Apartheid” co published by the Centre Delàs d’Estudis per la Pau, Transnational Institute, Stop Wapenhandel and Stop the Wal Campaign.

    Beyond the surge in physical walls, many more countries have militarized their frontiers through the deployment of troops, ships, aircraft, drones, and digital surveillance, patrolling land, sea and air. If we counted these ‘walls’, they would number hundreds. As a result, it is now more dangerous and deadly than ever to cross borders for people fleeing poverty and violence.

    In addition, the research highlights that, as in the United States, immigration and terrorism are the main reasons given by states for the construction of walls, both justifications together represent 50%, half of the world’s walls.

    Israel tops the list of countries that have built the most walls, with a total of 6. It is followed by Morocco, Iran and India with 3 walls each. Countries with 2 border walls are South Africa, Saudi Arabia, United Arab Emirates, Jordan, Turkey, Turkmenistan, Kazakhstan, Hungary and Lithuania.

    “The global trend in border management policies is to build a world in which segregation and inequality are reinforced. In this walled world, commerce and capital are not restricted, yet it increasingly excludes people based on their class and origin”, states Ainhoa ​​Ruiz Benedicto, co-author of the report and researcher at the Centre Delàs d’Estudis per la Pau.

    The report focuses on a few specific walls in different regions, highlighting the following:

    Four of the five countries bordering Syria have built walls: Israel, Turkey, Jordan and Iraq.
    India has built 6,540 km of barriers against its neighboring countries, covering 43% of its borders.
    Morocco built an occupation wall with Western Sahara considered “the greatest functional military barrier in the world”, 2,720 km long.

    In addition to physical walls, the militarization of border areas continues to increase, in which walls are just one means of stopping people crossing territories.. The report highlights two cases:

    Mexico has notably militarized its border with Guatemala with equipment and financing through the US funded Frontera Sur program.
    Australia has turned the sea into a barrier with the deployment of its armed forces and the Maritime Border Command of the Australian Border Force, in addition to an offshore detention system that violates human rights.

    The business of building walls

    Finally, the report analyzes the industry that profits from this surge in wall-building and the criminalization of people fleeing poverty and violence. The report concludes that the border security industry is diverse, as shown by the number of companies involved in the construction of Israel’s walls, with more than 30 companies from the military, security, technology and construction sectors.

    “Many walls and fences are built by local construction companies or by state entities, such as the military. However, the walls are invariably accompanied by a range of technological systems, such as monitoring, detection and identification equipment, vehicles, aircraft and arms, which military and security firms provide”, explains Mark Akkerman, co-author of the report and researcher at Stop Wapenhandel. Companies such as Airbus, Thales, Leonardo, Lockheed Martin, General Dynamics, Northrop Grumman and L3 Technologies are the main beneficiaries of border contracts - in particular providing the technology that accompanies the walls in both the US and in EU member states. In the specific cases studied in the report, companies such as Elbit, Indra, Dat-Con, CSRA, Leidos and Raytheon also stand out as key contractors.

    “Three decades after the fall of the Berlin Wall, it is extremely sad that the wall has become the symbol of our time. Not only is it a betrayal of people’s hopes in 1989, but it also locks us into a fortress with no way out in which we lose our very humanity. All the research tells us that we can expect more migration in the coming decades. Therefore, it is of profound importance to seek other dignified and humane ways to respond to the needs of people who are forced to flee their homes for reasons of poverty, violence and climate change”, warns Nick Buxton, co-editor of the report and researcher at TNI.

    https://www.tni.org/en/article/6-out-of-10-people-worldwide-live-in-a-country-that-has-built-border-walls

    #murs #barrières_frontalières #cartographie #visualisation #frontières #business #complexe_militaro-industriel #migrations #asile #réfugiés #Airbus #Thales #Leonardo #Lockheed_Martin #General_Dynamics #Northrop_Grumman #L3_Technologies #Elbit #Indra #Dat-Con #CSRA #Leidos #Raytheon #chiffres #statistiques #militarisation_des_frontières #contrôles_frontaliers #terrorisme #anti-terrorisme #Israël #Maroc #Inde #Iran #ségrégation #monde_ségrégué #monde_muré #technologie

    #rapport #TNI

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  • Europe’s chain of migrant expulsion, from Italy to Bosnia

    ‘They pushed back Afghans, Syrians, people from Iraq, people in clear need of protection.’

    Italian authorities are drawing criticism from legal advocacy groups for returning asylum seekers and migrants across Italy’s northeastern land border to Slovenia, triggering a series of often violent pushbacks through the Balkans and out of the European Union.

    Several asylum seekers told The New Humanitarian that after being returned to Slovenia they were pushed back to Croatia, another EU member state. In turn, the Croatian authorities – accused of using systematic violence and abuse against migrants – expelled them to Bosnia, which is outside the EU.

    “Generally, in two days, the person disappears from Italy and appears again in Bosnia,” Gianfranco Schiavone, a legal expert at the Association for Juridical Studies on Immigration, or ASGI, an Italian NGO that provides legal aid to migrants and asylum seekers, told TNH.

    Advocacy groups say the returns are illegal because they block people from requesting asylum in Italy, and ultimately end with them being expelled from the EU without due process.

    The Balkans serve as a key part of the migration route from Turkey and Greece to Western and Northern Europe, and the UN’s migration agency, IOM, estimates that nearly 22,000* asylum seekers and migrants are currently stranded in the region.

    The allegations of illegal returns from Italy come amidst increased scrutiny by watchdog groups, and growing concern on the part of the European Commission, the EU’s executive body, over reports of widespread and frequently violent pushbacks at EU borders, especially in Greece and Croatia.

    Pushbacks violate EU law and are prohibited by the European Convention on Human Rights.

    In July, Italy’s Interior Ministry told the Italian Parliament in a letter that the returns are taking place under a longstanding agreement between Italy and Slovenia and are within the bounds of the law because Slovenia is also an EU member state. Italian Interior Minister Luciana Lamorgese later backtracked on the position, saying that only irregular migrants were being returned – not asylum seekers.

    At the end of October, the governor of Friuli Venezia-Giulia, the Italian region bordering Slovenia, said 1,321 people had been returned to Slovenia this year. Last year, just 250 people were returned between January and September, according to the interior ministry.

    Civil society groups say the returns are being carried out so quickly there is no way Italian authorities are implementing a full legal process at the border to determine if someone is in need of international protection.

    “Under European law, [police are required to accept] asylum applications made on the border,” Schiavone said.

    Such returns are not new, but began to take place in larger numbers following an uptick in arrivals in Friuli Venezia-Giulia from Slovenia as the first round of coronavirus lockdowns ended in the spring.

    These arrivals fed into a charged political environment in Italy over migration during the pandemic and led Italy to increase its military presence along the Slovenian border to help “fight illegal migration”.

    In the first 10 months of 2020, local authorities in Friuli Venezia-Giulia counted 4,500 arrivals. By comparison, nearly 28,000 asylum seekers and migrants have arrived In Italy by sea so far this year.

    But it is difficult to know exactly how many people enter from Slovenia because local officials and international organisations do not regularly publish comprehensive data on land arrivals to Italy, and those crossing the border often try to steer clear of authorities to avoid being pushed back or having their fingerprints taken, which would subject them to the Dublin Protocol, requiring them to apply for asylum in the first EU country they entered.

    Much of the migration activity since May has been taking place in the city of Trieste – just four kilometres from the Slovenian border – and in the surrounding countryside.

    Trieste is a key transit point, and a destination that many migrants and asylum seekers see as offering some respite after the long and often dangerous trek through the mountainous Balkans.

    Those who reach Trieste without being returned are often in poor physical condition and find little official support.

    “Both the services and the response provided to people who arrive is not the most adequate. More should be done,” Chiara Cardoletti, the UN refugee agency’s representative in Italy, said following a visit to Trieste in October, adding: “Coronavirus is complicating the situation."
    The pushback chain

    Asylum seekers and migrants have nicknamed the journey across the Balkans “the game”, because to reach Italy they have to try over and over again, facing pushbacks and violence at each border along the way.

    For many, “the game” – if they are successful – sees them end up under the arches of an old, abandoned building close to Trieste’s train station.

    When TNH visited in October, voices echoed inside. Around 30 people – all recently arrived from Slovenia – were taking shelter on a rainy morning surrounded by worn out children’s shoes, piles of discarded clothes, rotting foam mattresses, and torn backpacks.

    Most were young men in their teens and early twenties from Pakistan and Afghanistan. Like others before them, they were resting for a couple of days before continuing on – they hoped – to Milan, France, or elsewhere in Europe.

    After crossing from Turkey to Greece, they had all reached a bottleneck in Bihać, a town in Bosnia close to the Croatian border where people often become stuck as they try repeatedly to enter the EU. Once they cross the border, it takes up to 20 days through the mountains of Croatia and Slovenia to reach Italy. Many paid thousands of dollars to smugglers to assist them along the way, but ended up with no food for days and only rainwater to drink. Most could barely walk on their battered feet.

    Umar, a 20-year-old from Pakistan who preferred not to use his real name, said he had tried to cross the Balkans nine times before landing up in Trieste. He said he had made it to Italy once before, in May.

    “[The] police caught us and put us somewhere in a [camouflage] tent with many people,” Umar said. “They took our fingerprints. I told the police we are staying here in Italy. We showed our foot injuries, but they said, ‘There is no camp. Go back’.”

    Umar said the Italian authorities handed him over the next morning to the Slovenian police, who passed the group he was with on to the Croatian police, who then put them in a small van and deposited them near the border with Bosnia. “There was no air inside,” he recalled. “The weather was hot.”

    Now back in Italy, Umar planned to travel further inland to the city of Udine, about 65 kilometres from Trieste, to apply for asylum. He was afraid to present himself to authorities in Trieste, believing it was too close to the border and that he might be pushed back again.

    Others in Trieste shared similar stories of reaching Italy on previous attempts only to end up back in Bosnia after being pushed back from one country to the next.

    Muhammed, a 21-year-old also from Pakistan, said he reached Italy on his third attempt crossing the Balkans, and he was taken to the same tent. “There was a translator, who told us, ‘you guys will be staying here in Italy’,” Muhammed said. “Despite that, we were pushed back.”

    Muhammed then described how the Slovenian authorities pushed his group back to Croatia. “The police in Croatia kicked us, punched us,” he recalled. “They… took our money and left us on the Bosnia border.”

    After making it back to Italy again on his fourth attempt, Muhammed said he had now managed to apply for asylum in Trieste.
    ‘It had become systematic’

    The pushbacks from Italy to Slovenia appear to be indiscriminate, according to Schiavone, from ASGI. “[They] have involved everybody, regardless of nationality,” he said. “They pushed back Afghans, Syrians, people from Iraq, people in clear need of protection.”

    Schiavone said the removal procedures appeared to be informal and people are not given the chance to apply for asylum before being returned to Slovenia.

    A spokesperson for the border police in Gorizia, an Italian border town in Friuli Venezia-Giulia, told TNH in a statement that the department was operating in accordance with Ministry of Interior directives, and that people belonging to “‘protected categories’ such as unaccompanied children and pregnant women or, in general, anyone in need of medical assistance”, were excluded from returns. “To safeguard each migrant’s individual circumstances, interviews take place with an interpreter… and multilingual information brochures are handed out,” the spokesperson added.

    The asylum seekers in Trieste told TNH that authorities took their fingerprints and gave them a slip of paper before sending them back to Slovenia.

    “It had become systematic,” Marco Albanese, the supervisor of a migration reception centre in Italy close to the Slovenian border, told TNH. “They were pushing back people who were unable to walk.”

    Those who are intercepted but not pushed back spend a quarantine period at a camp in the countryside before being transferred to a reception centre. Others manage to evade the authorities altogether.

    The job of providing basic services to asylum seekers and migrants not in the official system largely falls to volunteer groups.

    The square outside Trieste’s train station begins to fill with asylum seekers and migrants around 6 in the evening. The night TNH visited, around 30 to 40 people came in small groups, milled around, and sat on benches. Many had no shoes and their badly swollen feet were covered with blisters and cuts.

    Volunteers served hot meals and handed out warm clothes, and young doctors and nurses from an organisation called Strada Si.Cura – a play on the Italian words for safe streets and healing – checked people’s temperatures, performed basic medical screenings, and attended to injuries.

    Sharif, a 16-year-old Afghan whose name has been changed to protect his identity – waited in line to show an infected blister on his foot to one of the medical volunteers. He spent two years in Bosnia and said he was pushed back 15 or 16 times before finally reaching Trieste. Like nearly everyone, he had a story about Croatian police violence, recalling how he was stripped naked, beaten with a stick, and abandoned near the border with Bosnia.

    The thoughts of some in the square turned to people they had met along the way who hadn’t made it to Italy and now face harsh winters somewhere in the Balkans.

    “In our group, there were 80 people,” said Sami, a 23-year-old from Pakistan. “Other people [had] a lot of injuries, a lot of problems… So they stay in the forests in Croatia, in Slovenia, near Bosnia because the way is so hard.”

    https://www.thenewhumanitarian.org/news-feature/2020/11/17/europe-italy-bosnia-slovenia-migration-pushbacks-expulsion

    #expulsions #refoulements #refoulements_en_chaîne #route_des_Balkans #Italie #Bosnie #Slovénie #Balkans #asile #migrations #réfugiés #push-backs #frontière_sud-alpine #Croatie #Game #The_Game

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    • “They punched me because I asked to stop the hot air - pushback from Trieste to Bihac”

      Date and time: September 16, 2020 01:00
      Location: San Dorligo della Valle, TS, Italy
      Coordinates: 45.607175981734, 13.85383960105
      Push-back from: Croatia, Italy, Slovenia
      Push-back to: Bosnia, Croatia, Slovenia
      Demographics: 6 person(s), age: 25-35 , from: Bangladesh, Algeria
      Minors involved? No
      Violence used: beating (with batons/hands/other), exposure to air condition and extreme temperature during car ride, dog attacks, forcing to undress, destruction of personal belongings, theft of personal belongings
      Police involved: Italian Army officers, one army van and one army car; several Italian police officers, one police van; several Slovenian police officers, one police van and several Croatian police officers (masked), one german shepard,, one police van.
      Taken to a police station?: yes
      Treatment at police station or other place of detention: detention, fingerprints taken, photos taken, personal information taken, papers signed, denial of access to toilets, denial of food/water
      Was the intention to ask for asylum expressed?: Yes
      Reported by: Anonymous Partner

      Original Report

      The respondent, an Algerian man, left the city of Bihac (BiH) on 2nd September, 2020 in a group with five other Algerians, aged between 22 and 30 years old. After 12 days of travel they arrived in Trieste (ITA). They entered into Italy near the municipality of San Dorligo della Valle (45.607871, 13.857776), in the early morning on the 14th September. While the group was walking along a the SP12B road, they were tracked down by a military convoy, composed of a car and a van. The three military officers onboard stopped them at the side of the road and called the Italian police, who arrived shortly after with a van.

      The captured group were then transferred with the van to a police station in Fernetti [exact location], a site with a military tent erected for identification procedures of people on the move and asylum seekers. The respondent claims that he found himself together with many around 60 other people from Afghanistan, Bangladesh and Pakistan, in addition to a person from Morocco. Many of the people held at the site, according to him, were minors or had been fingerprinted previously in Greece.

      The people detained in the tent were seperated by nationality. Each person of the transit group was questioned and processed individually in a separate, smaller tent, described as a small silo, the others had to wait in a small room which he describes as a “prison-room”. Personal data was gathered, fingerprints were recorded and photos of their faces were taken. The respondent clearly expressed the will to seek asylum in Italy.

      The assigned translator for the respondent and his group, of Moroccan origin, was already attending to one person from Morocco who was present when they arrived. The respondent overheard the translator suggesting to this person that he should declare himself as a minor. The police officers also searched him and confiscated his phone, a power bank and a watch, which were put inside a plastic bag. After that, the respondent had to sign 3 different documents, one of them – an identification and domicile paper – hidden and preserved by the respondent.

      When they deport you, they make you sign this paper so that they can say you accept it. And of course, you sign it. who care about you? They just say: ‘sign’ and you sign, because you don’t have power and there is no one listening to you.”

      The captured transit group remained in the police station from 08:00 until 17:00. The food was distributed collectively and due to a massive amount of people, some were left without. At some point the respondent requested to go to the
      toilet and he was taken outside, which allowed him to understand the area where he was. The respondent saw a reception center in front of him.

      At the end of the identification procedure, the police took five of the Algerians from the transit group. The sixth person was taken away however, the respondent stating this was because he had been fingerprinted in Greece. Some other Moroccans who were present in the tent were also kept there, which the respondent suggests was due to help from the translator in assisting their access to asylum.

      “Translator plays a big role. Maybe 80%”

      The remaining five people from Algeria were put inside a van. The respondent claims that he clearly saw the officers carrying the bag with his personal items, which he thought they would return to him once left at the next destination. The vehicle did not have either windows or light and the respondent described experiencing difficulties to breath during the ride. At this point the people-on-the-move received a small bottle of water and a small cracker for the first time since the apprehension.

      “They play with you. You just think just when is it finish.”

      Once they were sitting inside the van, the group realized that they were about to be deported to Slovenia and they asked what was going on. The police officers reassured them that they would stay in Trieste. The van then moved on: inside it was very hot and from the ventilation came out hot air. The respondent knocked on a window to attract the attention of the agents, who stopped the van, got out of the vehicle and opened the hatch to ask for explanations of why they were knocking on the window.

      There was a squabble, and one of the two officers punched the respondent, but was immediately stopped by his colleague who invited him to calm down. After the incident, they continued to drive and they arrived in an area, which was described as a road border crossing (likely Pesek-Kozina) between Italy and Slovenia. There, the group found a Slovenian police van with police officers waiting for them. They were transferred very quickly from the Italian police van to the Slovenian van: according to the respondent, officers were looking around with circumspection, as if they were worried about being noticed during the operation ongoing.

      Once the captured transit group were transferred to the Slovenian police van, they were taken in a police station, in Kozina, Slovenia. Here the respondent asked for his personal belongings, but the Slovenian police replied that the Italian police had not given them anything. The respondent doesn’t know if his belongings were kept by the Italian police officers or if the Slovenian police officers lied to him, keeping his belongings.

      In the station in Kozina, the officers took the prints of their thumbs of both hands, and realized that the respondent was already registered in the police database, due to previous entrance he had made into Slovenia (on this occasion he had also signed some documents). Later on, the group was transferred from Kozina to Ljubljana for a Covid-19 screening. After that, they returned to Kozina, where
      they spent the night detained. They stayed in this this location for what the respondent estimated to be a whole night. During this detention the group members could use the toilet and were handed another small bottle of water but were not provided with any food.

      The next morning (15th September) the group were transferred to Croatia, through the Socerga/Pozane border crossing. Here the Slovenian police photographed the documents that they had signed and threw them away in the garbage, before giving the group over to the regular Croatian police. The respondent, also in this occasion, managed to hide one Italian document, putting it inside his underwear (see previous photograph).

      The respondent identified the van that they were put in afterwards to be a Croatian police vehicle. Concerning the ride to Croatia he described that the driver was driving very bumpy, braking very sharply at any given moment.

      “you know, they really try to make you hate yourself. For what you have done and so you never try again to cross border to Croatia.”

      “If they deport you in the day you stay in the police car all day till it gets night. If they deport you in the night, they let you go directly.”

      In Croatia they had to wait for 15 hours, from 10:00 to 01:00 the next day (16th September) in the van. During this time they were not provided with any food or water and just left alone in the car. While they were waiting several other people-on-the-move were brought into the van by Croatian police officers, including a Bangladeshi man. Finally, at around 01:00 two Croatian police officers drove the van to the border of Bosnian territory, about 10 kilometers out of Bihac.

      When they arrived to this location, the respondent described that a Croatian officer wearing a dark uniform and a black ski-mask with a big German Shepherd told them to leave the van and line up in a file. The group-members were then told to get undressed to their boxers and a T-shirt. The officer took all of the clothes in a bin bag and set them on fire. Another officer was waiting behind the wheel of the vehicle during the procedure. The men then had to line up in a row, crowded closely together. The policeman yelled: “haide, go,go,go,go” and let the dog off the leash, which immediately snapped at the arm of the man in the last position in the row. The other men were able to run away in this way, but the last one apparently received a severe wound in his arm. The respondent then walked another 24 hours back to Velika Kladusa, where he started his journey.

      https://www.borderviolence.eu/violence-reports/deport-from-trieste

  • DHS Plans to Start Collecting Eye Scans and DNA
    https://theintercept.com/2020/11/17/dhs-biometrics-dna

    As the agency plans to collect more biometrics, including from U.S. citizens, Northrop Grumman is helping build the infrastructure. Through a little-discussed potential bureaucratic rule change, the Department of Homeland Security is planning to collect unprecedented levels of biometric information from immigration applicants and their sponsors — including U.S. citizens. While some types of applicants have long been required to submit photographs and fingerprints, a rule currently under (...)

    #NorthropGrumman #Clearview #ICE #DHS #BAE_ #FBI #CBP #biométrie #migration #données #facial #reconnaissance #iris #empreintes #génétique #surveillance (...)

    ##EFF

  • France attacks religion secularism radicalism blasphemy
    –-> article retiré:


    https://www.politico.eu/article/france-attacks-religion-secularism-radicalism-blasphemy-islam

    –—

    Copié ici:

    Another string of jihadist attacks has shaken France. The most recent, at a church in Nice, left three people dead, only two weeks after a teacher was beheaded on the outskirts of Paris after he displayed cartoons of the prophet Mohammed in his classroom.

    Why is France targeted, over and over again, by violent extremists? Germany, England, Italy and even Denmark — where cartoons of controversial Mohammed were first published — have not seen comparable violence.

    The reason is simple: France’s extreme form of secularism and its embrace of blasphemy, which has fueled radicalism among a marginalized minority.

    Specifically, the latest round of violence follows the decision earlier this month by the satirical newspaper Charlie Hebdo to mark the beginning of a trial over a murderous attack on its newsroom in 2015 by republishing the blasphemous cartoons of Mohammed that prompted the original assault.

    This duo — radical secularism and religious radicalism — have been engaged in a deadly dance ever since.

    Traditionally, French secularism requires the state to be neutral and calls for respect for religions in the public space, in order to avoid the rise of religious intolerance.

    In modern times, however, it has become something far more extreme. The moderate secularism that prevailed as recently as the 1970s has been replaced with something more like a civil religion.

    It’s a belief system that has its own priests (government ministers), its pontiff (the president of the republic), its acolytes (intellectuals) and its heretics (anyone who calls for a less antagonistic attitude toward Islam is rejected and branded an “Islamo-leftist”).

    One of the defining features of this new secularism is the promotion of religious blasphemy — and, in particular, its extreme expression in the form of caricatures like those of Mohammed.

    This embrace was on full display following the murder of the teacher who showed cartoons of Mohammed in his classes, when many French intellectuals came out in praise of blasphemy and defended the government’s unequivocal defense of the right to free expression.

    They should have considered their words more carefully.

    In Western Europe the right to blaspheme is legally recognized. But it is one thing to protect the freedom to blaspheme and another to enthusiastically exhort blasphemy, as is the case in France.

    Blasphemy is a non-argumentative and sarcastic form of free speech. It should be used, at best, with moderation in a country where between 6 percent and 8 percent of the population is Muslim, most of whose parents or grandparents emigrated from French colonies in North Africa.

    Defenders of blasphemy invoke freedom of expression, but what blasphemy does, in fact, is trap France in a vicious cycle of reactivity to jihadist terror that makes it less free and less autonomous.

    The immoderate use of caricatures in name of the right to blaspheme ultimately undermines public debate: It stigmatizes and humiliates even the most moderate or secular Muslims, many of whom do not understand French secularists’ obsessive focus on Islam, the veil, daily prayers or Islamic teachings.

    The result is a harmful cycle: provocation, counter-provocation, and a society’s descent into hell. As French secularism has become radicalized, the number of jihadist attacks in the country has multiplied.

    French secularists claim to be fighting for freedom of expression. As they do so, innocent people are dying, Muslims around the world are rejecting French values and boycotting the country’s products, and French Muslims are facing restrictions on their freedom of expression in the name of thwarting Islamist propaganda.

    France is paying a heavy price for its fundamentalist secularism, both inside and outside its own borders.

    https://www.1news.info/european-news/france-s-dangerous-religion-of-secularism-798875

    #Farhad_Khosrokhavar #terrorisme #religion #sécularisme #blasphème #extrémisme #France #violence #minorité_marginalisée #radicalisme #radicalisation #Charlie_Hebdo #radicalisme_religieux #sécularisme_radical #religion_civile #islamo-gauchisme #caricatures #liberté_d'expression #débat_public #provocation #contre-provocation #sécularisme_fondamentaliste

    ping @karine4 @cede @isskein

    • « On a oublié le rôle de l’#humiliation dans l’Histoire », par #Olivier_Abel

      Pour le philosophe, « en sacralisant les #caricatures, nous sommes devenus incapables de percevoir ce que les Grecs anciens désignaient par le #tragique ».

      Quel rapport entre les crimes abjects des djihadistes, le danger que représentent à certains égards les « réseaux sociaux » pour la démocratie et la civilité, la question de la liberté d’expression et du blasphème, le durcissement quasi-guerrier de la laïcité, les gilets jaunes, les majorités dangereuses qui ont porté Trump ou Erdogan au pouvoir, et qui poussent à nos portes ? Nous ne comprenons pas ce qui nous arrive, ces colères qui montent en miroir sans plus rien chercher à comprendre, nous ne savons et sentons plus ce que nous faisons. Je voudrais proposer ici une hypothèse.

      Nous avons globalement fait fausse route. Le drame des caricatures n’est que la partie visible d’un énorme problème. Nous nous sommes enfoncés dans le #déni de l’humiliation, de son importance, de sa gravité, de son existence même. Nous sommes sensibles aux #violences, comme aux #inégalités, mais insensibles à l’humiliation qui les empoisonne. Comme l’observait le philosophe israélien Avishaï Margalit, nous n’imaginons même pas ce que serait une société dont les institutions (police, préfectures, administrations, prisons, hôpitaux, écoles, etc.) seraient non-humiliantes. Dans l’état actuel de rétrécissement des ressources planétaires, on aura beaucoup de mal à faire une société plus juste, mais pourquoi déjà ne pas essayer une société moins humiliante ?

      Ni quantifiable, ni mesurable

      Il faut dire que l’humiliation est une notion – et une réalité - compliquée. L’#offense est subjective, et dépend au moins autant de ceux qui la reçoivent que de ceux qui l’émettent. Ce qui humiliera l’un laissera l’autre indifférent, et cela dépend même du moment où ça tombe. L’humiliation n’est pas quantifiable, mesurable, comme le sont les coups et blessures. D’où la tentation de dire que là où il n’y a pas de #dommage ni #préjudice il n’y a pas de #tort. Ce n’est pas une affaire de #droit mais seulement de #sentiment ou de #morale personnelle, donc circulez, il n’y a rien à dire.

      Et pourtant… Si les violences s’attaquent au #corps de l’autre, dans ses capacités et sa #vulnérabilité, l’humiliation fait encore pire : elle s’attaque au visage de l’autre, dans son #estime et son #respect_de_soi : elle le fait blanchir ou rougir, et souvent les deux en même temps.

      Car l’humiliation se présente de deux façons, en apparence contradictoires. Par un côté, elle porte atteinte à l’estime de soi, en faisant #honte à l’individu de son expression, de ce qu’il voudrait montrer et faire valoir, elle le rabroue et l’exclut du cercle de ceux qui sont autorisés à parler. Mais, par un autre côté, elle porte atteinte également au #respect et à la #pudeur, en dévoilant ce qui voulait se cacher, en forçant l’individu à montrer ce qui constitue sa réserve, en le surexposant au #regard_public, en lui interdisant de se retirer.

      L’humiliation s’attaque au sujet parlant. Les humains ne se nourrissent pas de pain et de cirques seulement, mais de #paroles_vives en vis-à-vis : ils n’existent qu’à se reconnaître mutuellement comme des sujets parlants, crédités comme tels, et reconnus dans leur crédibilité. L’humiliation fait taire le sujet parlant, elle lui fait honte de son expression, elle ruine sa confiance en soi.

      Quand le faible est trop faible

      Elle peut également atteindre des formes de vie, des minorités langagières, sexuelles, raciales, religieuses, sociales, etc. Il peut même arriver qu’une majorité endormie dans sa complaisance soit humiliée par une minorité active. Elle devient ce que j’appelais plus haut une majorité « dangereuse », pour elle-même et pour les autres.

      Une #parole_humiliée devient sujette à ces deux maladies du langage que sont la #dévalorisation ou la #survalorisation de soi. Ou, pour le dire autrement : la #dérision ou le #fanatisme. Commençons par la genèse du fanatisme. Simone Weil avait proposé d’expliquer les affaires humaines par cette loi : « on est toujours #barbares avec les faibles ». Il faudrait donc que nul ne soit laissé trop faible et sans aucun #contre-pouvoir, et que le plus fort soit suffisamment « déprotégé » pour rester sensible au faible, bon gagnant si je puis dire, et conscient qu’il ne sera pas toujours le plus fort.

      Mais quand le faible est trop faible pour infliger quelque tort que ce soit au plus fort, le pacte politique posé par Hobbes est rompu. Les faibles n’ont plus rien à perdre, ne sont plus tenus par le souci de la sécurité des biens et des corps, il ne leur reste que l’au-delà et ils basculent dans le #sacrifice_de_soi, dans une parole portée à la folie. Ici la #religion vient juste au dernier moment pour habiller, nommer, justifier cette mutation terrible.

      « C’est à l’humiliation que répond la #barbarie »

      La violence appelle la violence, dans un échange réciproque qui devrait rester à peu près proportionné, même si bien souvent la #violence s’exerce elle-même de manière humiliante, et nous ne savons pas ce que serait une violence vraiment non-humiliante. Avec l’humiliation cependant, le cercle des échanges devient vicieux, les retours sont longuement différés, comme sans rapport, et ils ont quelque chose de démesuré. Ils sont parallèles, mais en négatif, aux circuits de la #reconnaissance dont on sait qu’ils prennent du temps.

      C’est pourquoi les effets de l’humiliation sont si dévastateurs. Ils courent dans le temps, car les humiliés seront humiliants au centuple. Comme le remarquait #Ariane_Bazan, ils peuvent aller jusqu’à détruire méthodiquement toute scène de reconnaissance possible, toute réparation possible : la mère tuera tous ses enfants, comme le fait Médée rejetée par Jason. Lisant Euripide, elle concluait : « c’est à l’humiliation que répond la barbarie ». Les grandes tragédies sont des scènes de la reconnaissance non seulement manquée, mais écrabouillée.

      Pourquoi nos sociétés occidentales sont-elles collectivement aussi insensibles à l’humiliation ? Est-ce la différence avec ce qu’on a appelé les sociétés de honte, le Japon, le monde arabe ? Sans doute est-ce d’abord aujourd’hui parce que nous sommes une société managée par des unités de mesure quantifiable, la monnaie, l’audimat, et par une juridicisation qui ne reconnaît que les torts mesurables, compensables, sinon monnayables.

      Cette évolution a été accélérée par une #morale_libérale, qui est une #morale_minimale, où tout est permis si l’autre est consentant : or on n’a pas besoin du #consentement de l’autre pour afficher sa #liberté, tant que son expression n’est ni violente ni discriminante à l’égard des personnes, et ne porte aucun dommage objectif — les croyances n’existent pas, on peut en faire ce qu’on veut. Le facteur aggravant de l’humiliation, dans une société de réseaux, c’est la diffusion immédiate et sans écrans ralentisseurs des atteintes à la réputation : la #calomnie, la #moquerie, le #harcèlement.

      L’angle mort de notre civilisation

      Mais plus profondément encore, plus anciennement, notre insensibilité à l’humiliation est due à l’entrecroisement, dans nos sociétés, d’une morale stoïcienne de la #modestie, et d’une morale chrétienne de l’#humilité. Celle-ci, en rupture avec les religions de l’imperium, de la victoire, propose en modèle un divin abaissé et humilié dans l’ignominie du supplice de la croix, réservé aux esclaves. Le #stoïcisme est une sagesse dont la stratégie consiste à décomposer l’opinion d’autrui en des énoncés creux dont aucun ne saurait nous atteindre : l’esclave stoïcien n’est pas plus humiliable que l’empereur stoïcien.

      La dialectique hégélienne du maître et de l’esclave est d’ailleurs héritière de ces deux traditions mêlées, quand il fait de l’expérience de l’esclavage une étape nécessaire sur le chemin de la liberté. Cette vertu d’humilité a paradoxalement creusé dans le monde de la chevalerie médiévale, puis dans la société française de cour, et finalement dans le dévouement de l’idéal scientifique, un sillon profond, qui est comme l’angle mort de notre civilisation.

      Et cet angle mort nous a empêchés de voir le rôle de l’humiliation dans l’histoire : c’est l’humiliation du Traité de Versailles qui prépare la venue d’Hitler au pouvoir, celle de la Russie ou de la Turquie qui y maintient Poutine et Erdogan, c’est la manipulation du sentiment d’humiliation qui a propulsé la figure de Trump. Et cette histoire n’est pas finie. Les manipulations machiavéliques des sentiments de peur et les politiques du #ressentiment n’ont jamais atteint, dans tous nos pays simultanément, un tel niveau de dangerosité. Les djihadistes ici jouent sur du velours, car à l’humiliation ancienne de la #colonisation militaire, économique, et culturelle, s’est ajoutée celle des #banlieues et du #chômage, et maintenant les caricatures du prophète, répétées à l’envi.

      #Fanatisme et #dérision

      Car la genèse de la dérision est non moins importante, et concomitante à celle du fanatisme. On a beaucoup entendu parler du #droit_de_blasphémer : curieuse expression, de la part de tous ceux (et j’en suis) qui ne croient pas au #blasphème ! Réclamer le droit de blasphémer, s’acharner à blasphémer, n’est-ce pas encore y croire, y attacher de l’importance ? N’est-ce pas comme les bandes iconoclastes de la Réforme ou de la Révolution qui saccagent les églises, dans une sorte de superstition anti-superstitieuse ?

      Tout le tragique de l’affaire tient justement au fait que ce qui est important pour les uns est négligeable pour les autres. Il faudrait que les uns apprennent à ne pas accorder tant d’importance à de telles #satires, et que les autres apprennent à mesurer l’importance de ce qu’ils font et disent. Ce qui m’inquiète aujourd’hui c’est le sentiment qu’il n’y a plus rien d’important, sauf le droit de dire que rien n’est important.

      Une société où tout est « cool » et « fun » est une société insensible à l’humiliation, immunisée à l’égard de tout scandale, puisqu’il n’y reste rien à transgresser, rien à profaner. Or la fonction du #scandale est vitale pour briser la complaisance d’une société à elle-même. Pire, lorsque l’ironiste adopte un point de vue en surplomb, pointant l’idiotie des autres, il interrompt toute possibilité de #conversation. On peut rire, mais encore faut-il que cela puisse relancer la conversation !

      Sacralisation des caricatures ?

      Le différend tient peut-être aussi au fait que nous ne disposons pas exactement des mêmes genres littéraires. #Salman_Rushdie et #Milan_Kundera observaient que le monde musulman a du mal à comprendre ce que c’est qu’un « roman », comme une forme littéraire typique d’une certaine époque européenne, et qui met en suspens le jugement moral. Nous aussi, nous avons un problème : on dirait parfois que le genre littéraire éminent qui fonde notre culture est la caricature, la dérision, le #comique.

      Ce qui est proprement caricatural, c’est que les caricatures, le #droit_de_rire, soient devenues notre seul sacré. Serions-nous devenus incapables de percevoir ce que les Grecs anciens désignaient par le tragique ? N’avons-nous pas perdu aussi le sens de l’#épopée véritable (celle qui honore les ennemis), et le sens de quoi que ce soit qui nous dépasse nos gentilles libertés bien protégées ?

      Aujourd’hui, aux manipulations de la peur et de la xénophobie par les néonationalistes français, qui sacralisent la #laïcité comme si elle n’était plus le cadre neutre d’une #liberté_d’expression capable de cohabiter paisiblement avec celle des autres, mais la substance même de l’#identité française (une identité aussi moniste et exclusive que jadis l’était le catholicisme pour l’Action française), répond la manipulation cynique du sentiment d’humiliation des musulmans français par les prédicateurs-guerriers du djihadisme, qui n’ont de cesse d’instrumentaliser le ressentiment, dans le monde et en France.

      Liberté d’abjurer et laïcité réelle

      Aux organisations musulmanes françaises, nous dirons : demandez aux pays dominés par l’islam politique d’accorder à leurs minorités les mêmes libertés réelles qui sont celles des musulmans de France, et accordez solennellement à toutes les musulmanes et à tous les musulmans le droit d’abjurer, de se convertir, ou simplement de se marier en dehors de leur communauté.

      Aux néonationalistes, nous dirons : si la laïcité n’est plus que cette identité sacrée, c’est-à-dire le contraire de ce qu’elle a été dans l’histoire réelle (oui, enseignons d’abord l’histoire réelle dans son long cours, ses compromis complexes, et pas les histoires simplistes que nous nous racontons !), le #pacte_laïque sera rompu, et nous ferons sécession, il faudra tout recommencer, ensemble et avec les nouveaux venus.

      Car ce pacte est ce qui, au nom de notre histoire commune, et inachevée, autorise, au sens fort, la #reconnaissance_mutuelle. Il cherche à instituer un théâtre commun d’apparition qui fasse pleinement crédit à la parole des uns et des autres. C’est bien ce qui nous manque le plus aujourd’hui.

      https://www.nouvelobs.com/idees/20201122.OBS36427/on-a-oublie-le-role-de-l-humiliation-dans-l-histoire-par-olivier-abel.htm

  • Le Liban dans l’urgence de trouver un remplaçant à Sonatrach
    https://www.lecommercedulevant.com/article/30130-le-liban-dans-lurgence-de-trouver-un-remplacant-a-sonatrac


    Intéressant article qui montre la diversité des réseaux d’intérêt lié au champ de l’énergie et de l’électricité, qui ne se limite donc pas au clan Bassil-Aoun. Même si l’article, ici, n’explique pas pourquoi les frères Rahmé sont controversés, et quelles sont leurs connexions politiques. Au-delà de Joumblatt on ne sait pas vers qui regarder...

    Longtemps présenté comme un accord d’État à État, le contrat accordé de gré à gré en 2005 [à Sonatrach], et reconduit cinq fois en Conseil des ministres, était en réalité sous-traité à deux sociétés libanaises proches du pouvoir : BB Energy, de l’homme d’affaires Bahaa Bassatne, par ailleurs partenaire de Walid Joumblatt dans la société Cogico ; et ZR Energy, à partir de 2017, une entreprise de négoce d’énergie fondée par deux frères à la réputation controversée, Teddy et Raymond Rahmé, qui a remporté ces dernières années de nombreux contrats auprès du ministère de l’Énergie.

    #Liban #fuel #électricité #énergie #Bassil #CPL #Joumblatt

    • Selon Al Arabiya, ZR Energy est une firme spécialisée dans l’importation de diesel pour les générateurs et serait proche de BAssil et du CPL
      https://englishbeta.alarabiya.net/en/features/2020/05/14/Hezbollah-ally-embroiled-in-Lebanon-s-defective-fuel-scandal-

      Despite the FPM’s attempts to take credit for the investigation into the scandal, a second company headed by Teddy Rahmeh – who is reportedly close with the FPM’s Bassil – has also been charged in connection with the scandal.

      Rahmeh, who denies allegations he is close to Bassil, runs ZR Energy.

      ZR Energy SAL Holding (ZR Energy) is 50 percent owned by ZR Group, founded by Teddy and Raymond Rahmeh in Lebanon in 2005, according to the country’s commercial registry.

      A statement provided by ZR Group to Al Arabiya English said that “There are no contracts between ZR Group and the Lebanese government, and there never have been. ZR Energy SAL’s main commercial activity is the distribution of diesel for residential sectors in the north of Lebanon.”

      #générateurs

  • Votre ordinateur n’est pas le vôtre
    https://sneak.berlin/i18n/2020-11-12-your-computer-isnt-yours.fr

    C’est ici. C’est arrivé. Vous avez remarqué ? Je parle, bien sûr, du monde que Richard Stallman a prédit en 1997. Celui dont Cory Doctorow nous a également mis en garde. Sur les versions modernes de macOS, vous ne pouvez tout simplement pas allumer votre ordinateur, lancer un éditeur de texte, un lecteur de livres électroniques, écrire ou lire sans qu’un journal de votre activité soit transmis et stocké. Il s’avère que dans la version actuelle de macOS, le système d’exploitation envoie à Apple un (...)

    #Apple #cryptage #backdoor #iOS #écoutes #PRISM #surveillance

  • Relire #Dark_Knight_Returns de #Frank_Miller, ou le rêve d’une société sécuritaire sous surveillance (1)
    https://labojrsd.hypotheses.org/2862

    J’ai relu Dark Knight Returns, dans une édition en noir et blanc qui confère à la violence du plus mythique des héros DC #Comics une coloration sensiblement différente. Moins frappante mais non moins graphique,...

    #Billets #Batman #BD_étatsunienne #DC_Comics #dispositifs_sécuritaires #Etats-Unis #Gotham #Harvey_Dent #Joker #Super-Héros