• Économie circulaire : le Club de la durabilité alerte sur certains effets négatifs et contreproductifs
    https://www.actu-environnement.com/ae/news/economie-circulaire-club-durabilite-effets-positifs-negatifs-406

    Quand le reconditionnement se nourrit de surconsommation

    L’Agence de la transition écologique (Ademe) a montré qu’un téléphone mobile reconditionné permet de réduire de 91 à 77 % l’impact environnemental annuel de cet équipement, par rapport à un neuf. Ainsi, l’emploi de 82 kg de matières premières et l’émission de 25 kg de gaz à effet de serre (GES) peuvent être évités par année d’utilisation. Le rapport présente cependant plusieurs effets contreproductifs.

    En matière de surconsommation, tout d’abord. « Back Market indique que la collecte en France et en Europe auprès des consommateurs et des entreprises est aujourd’hui très insuffisante pour répondre à la demande et qu’il est indispensable d’importer des équipements en fin de vie à reconditionner en France ou déjà reconditionnés dans d’autres pays », explique le rapport. Et de préciser que la place de marché estime que près de la moitié des téléphones reconditionnés vendus en France proviennent d’Amérique. Pourquoi l’Amérique ? Parce que le modèle économique du crédit-bail de courte durée avec renouvellement annuel du mobile se répand outre-Atlantique.

  • Racisme de la police en France. Un thread de "Barbure" sur twitter.

    Ça fait 1 an et demi que je documente le racisme de la police en France. J’ai un doc Word de 16 pages avec juste des liens d’articles, de rapports...
    Je ne sais pas quoi faire de ces ressources, donc le voici sous forme de thread.

    https://twitter.com/_Barbure_/status/1588288232101662721

    Un document avec compilation de tous les liens :
    https://docs.google.com/document/d/1ps3V-dkCLrPrP3WvUj9MBnWp0DXKWqUgbffQIE0ngwk/edit

    #mots #vocabulaire #racisme

    –------

    Les personnes au profil de « jeune homme perçu comme noir ou arabe » ont une probabilité 20 fois plus élevée que les autres d’être contrôlés par la police.
    https://t.co/QKhRUciw3G

    L’impact du #contrôle_au_faciès (Rapport de Justice Initiative)
    https://t.co/Fm0QyWI3Mr

    Police et #minorités_visibles : les #contrôles_d’identité à Paris
    https://www.justiceinitiative.org/publications/profiling-minorities-study-stop-and-search-practices-paris/fr

    « Ils nous parlent comme à des chiens », Contrôles de police abusifs en France (Rapport de Human Rights Watch, dénonçant des “contrôles abusifs et racistes” sur des enfants noirs et arabes )
    https://www.hrw.org/fr/report/2020/06/18/ils-nous-parlent-comme-des-chiens/controles-de-police-abusifs-en-france

    “Insultes racistes, recours excessif à la force, coups, homicides illégaux..."
    Ce rapport révèle un système qui favorise l’impunité des policiers accusés de ces actes.
    https://www.amnesty.org/fr/documents/eur21/003/2009/fr

    Racisme dans la police : Mediapart révèle un rapport interne qui appelle à « nommer les faits par leur nom »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/011122/racisme-dans-la-police-mediapart-revele-un-rapport-interne-qui-appelle-nom

    L’Etat condamné pour faute lourde après les contrôles d’identité au faciès de trois lycéens
    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2021/06/08/l-etat-condamne-pour-faute-lourde-apres-les-controles-d-identite-au-facies-d

    Les personnes tuées par la police sont « essentiellement des jeunes et des personnes issues de minorités visibles », observe l’Acat dans son rapport.
    https://t.co/dmjqcGhTlh

    "On a peur qu’ils soient blessés ou tués" : comment des familles noires et arabes apprennent à leurs enfants à vivre avec les forces de l’ordre
    https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/violences-policieres/on-a-peur-qu-ils-soient-blesses-ou-tues-comment-des-familles-noires-et-

    "Nègres", "pédés", "con de maghrébin" : des collégiens racontent leur interpellation
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/negres-pedes-con-de-maghrebin-des-collegiens-racontent-leur-interpellati

    Contrôles d’identité : des #discriminations vécues dès l’adolescence, selon une étude
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/06/22/le-rapport-avec-la-police-se-construit-des-le-plus-jeune-age-selon-une-etude

    "Quand on vous traite de bougnoule le premier jour de votre affectation, c’est qu’il y a un problème" : un agent victime de racisme au sein de la police témoigne
    https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/quand-on-vous-traite-de-bougnoule-le-premier-jour-de-votre-affectation-

    Racisme dans la police : « Ceux qui ont le courage de parler en prennent plein la gueule »
    https://connexion.liberation.fr/autorefresh?referer=https%3a%2f%2fwww.liberation.fr%2ffrance%2f

    “Bougnoule, bicot, youpin, négro, c’est rigolo pour eux" : une policière dénonce le racisme de ses collègues
    https://www.bfmtv.com/police-justice/bougnoule-bicot-youpin-negro-c-est-rigolo-pour-eux-une-policiere-denonce-le-r

    Magouilles, nazisme et violence : un « policier repenti » se livre
    https://www.mediapart.fr/journal/france/211218/magouilles-nazisme-et-violence-un-policier-repenti-se-livre
    https://www.youtube.com/watch?v=qy35OmwkoeA

    Des policiers utilisent le terme « négroïde » dans leurs enquêtes
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160620/des-policiers-utilisent-le-terme-negroide-dans-leurs-enquetes?onglet=full

    "Il y a beaucoup plus de coups à prendre à dénoncer qu’à ne rien dire" : un policier dénonce l’omerta autour du racisme au sein de sa profession
    https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/droit-et-justice/il-y-a-beaucoup-plus-de-coups-a-prendre-a-denoncer-qu-a-ne-rien-dire-un

    "Tout le monde le sait, le voit et le subit" : des policiers racontent le racisme dans leurs rangs
    https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/violences-policieres/tout-le-monde-le-sait-le-voit-et-le-subit-des-policiers-racontent-le-ra

    "J’étais l’arabe de service" : Mehdi, ex-policier, raconte le racisme subi dans un commissariat
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/j-etais-l-arabe-de-service-mehdi-ex-policier-raconte-le-racisme-subi-dan

    Des milliers de policiers s’échangent des messages racistes sur un groupe Facebook
    https://www.streetpress.com/sujet/1591288577-milliers-policiers-echangent-messages-racistes-groupe-facebo

    « #FDO_22_unis », un deuxième groupe Facebook où des milliers de policiers échangent des messages racistes
    https://www.streetpress.com/sujet/1591618480-fdo-22-unis-deuxieme-groupe-facebook-milliers-policiers-echa

    « Bougnoules », « nègres », « fils de pute de juifs » : quand des policiers racistes se lâchent
    https://www.mediapart.fr/journal/france/040620/bougnoules-negres-fils-de-pute-de-juifs-quand-des-policiers-racistes-se-la

    Gardiens de la paix
    https://www.arteradio.com/son/61664080/gardiens_de_la_paix

    Au procès des policiers de Rouen : « On baigne dans un racisme ambiant »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/040921/au-proces-des-policiers-de-rouen-baigne-dans-un-racisme-ambiant?onglet=ful

    #Violence, racisme, #sexisme : Le témoignage glaçant d’une policière
    https://www.youtube.com/watch?v=BsRDCW1YHLc&feature=youtu.be

    "#Légitime_défense" ou "#racisme_policier" : depuis 40 ans, l’#impunité sur le banc des accusés ?
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/legitime-defense-ou-racisme-policier-depuis-40-ans-l-impunite-sur-le-ban

    Bamboula, ça reste encore à peu près convenable", lâche un syndicaliste policier sur France 5
    https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/arrestation-violente-a-aulnay-sous-bois/video-bamboula-ca-reste-encore-a-peu-pres-convenable-dit-un-syndicalist

    Violences en série, menaces de viol, racisme : enquête sur la police d’Argenteuil
    https://www.streetpress.com/sujet/1593693154-violences-policieres-menaces-viol-racisme-enquete-police-arg

    « L’alcool est toléré en gendarmerie, pas les Arabes » - Un gendarme raconte 10 ans de racisme
    https://www.streetpress.com/sujet/1664887412-alcool-gendarmerie-arabes-gendarme-temoignage-racisme-discri

    Racisme et apologie des violences policières sur TN Rabiot, le groupe Facebook qui regroupe des milliers de fonctionnaires
    https://www.streetpress.com/sujet/1606917498-racisme-apologie-violences-policieres-groupe-facebook-michel

    Un CRS qui a arboré un blason nazi vient d’être... promu brigadier-chef
    https://www.marianne.net/societe/un-crs-qui-arbore-un-blason-nazi-vient-d-etre-promu-brigadier-chef#Echobox

    « Hitler n’a pas fini le travail » et autres insultes racistes par des policiers du TGI
    https://www.streetpress.com/sujet/1622562263-insultes-racistes-antisemites-policiers-tgi-racisme-police-h

    "Les Blancs, on ne les contrôle pas. On va chercher les Noirs, les Arabes, les Pakistanais"
    https://www.youtube.com/watch?v=_bmwJreChoo&feature=youtu.be

    « Je ne veux pas être dans le groupe du bougnoule » : des policiers de Nancy faisaient régner un « climat de haine »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/09/07/je-ne-veux-pas-etre-dans-le-groupe-du-bougnoule-a-nancy-des-policiers-faisai

    « Un policier a dit “Regarde comment on casse un bras” et... »
    https://www.streetpress.com/sujet/1638884427-violences-policier-bras-casse-saint-quentin-aisne-justice-ig

    "J’ai été torturé dans le commissariat de Sint-Quentin par des policiers"
    https://www.youtube.com/watch?v=w8BSH_DfxUI&feature=youtu.be

    #Violences_policières : un homme de 19 ans dénonce des actes de « torture » subis au commissariat de Juvisy-sur-Orge
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/violences-policieres-un-homme-de-19-ans-denonce-des-actes-de-torture-subi

    « Ni bougnoule ni gonzesse » : au procès de la « meute » de la #BAC de nuit de Nancy
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120322/ni-bougnoule-ni-gonzesse-au-proces-de-la-meute-de-la-bac-de-nuit-de-nancy#

    Insultes islamophobes et nostalgie du Troisième Reich, bienvenue à la Bac de nuit de Nancy
    https://www.streetpress.com/sujet/1647255530-insultes-islamophobes-nostalgie-nazis-reich-bac-nuit-nancy-p

    Violences policières, racisme, vol, mensonges : l’affligeante impunité de l’unité CSI 93
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/violences-policieres-racisme-vol-mensonges-laffligeante-impunite-de-lunit

    Violences, étranglement, sachet d’herbe sorti de la poche du brigadier... Une caméra de surveillance a tout enregistré, @Libe révèle l’intégralité de ces images accablantes pour la CSI 93.
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/violences-policieres-racisme-vol-mensonges-laffligeante-impunite-de-lunit

    Écœuré par les actualités récentes et les commandes politiques, le policier français Alexandre Langlois a demandé à être relevé de ses fonctions. Notre correspondante @BedardME l’a rencontré.
    https://twitter.com/RadioCanadaInfo/status/1335670419618230275

    (Sur la question de l’impunité, je vous conseille cet article "#IGPN : plongée dans la fabrique de l’impunité" :
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120620/igpn-plongee-dans-la-fabrique-de-l-impunite

    Il y a aussi ce podcast, où d’ancien policiers parlent de la #culture_raciste au sein de la police (qu’ils ont quitté)
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-pieds-sur-terre/police-tu-l-aimes-ou-tu-la-quittes-9658915

    Un autre témoignage, sur le racisme dans la #gendarmerie :
    https://www.youtube.com/watch?v=Io7s1mdNzYk

    Quand la BAC de Nancy était noyautée par un violent groupuscule raciste
    https://www.leparisien.fr/faits-divers/quand-la-bac-de-nancy-etait-noyautee-par-un-violent-groupuscule-raciste-0

    Sept policiers de la BAC de Nancy condamnés pour « harcèlement » et injures racistes
    https://www.mediapart.fr/journal/france/140522/sept-policiers-de-la-bac-de-nancy-condamnes-pour-harcelement-et-injures-ra

    VIDÉO. « Espèce de con », « connard » : des policiers tabassent et insultent des jeunes à Lille
    https://www.revolutionpermanente.fr/Violences-policieres-A-Lille-des-policiers-frappent-et-insulten

    Un autre témoignage d’un ancien policier
    « Chaque fois qu’il croisait des jeunes de cités d’origine maghrébine, il disait "regarde-moi ces bonnes geules de racailles, moi je te réglerais ça à coup de lance-flamme" »
    https://www.youtube.com/watch?v=TDAGLrzurq4

    Les exilés à la rue racontent des violences policières trop banales
    https://www.streetpress.com/sujet/1666084694-exiles-rue-violences-policieres-harcelement-sexuel-police-po

    Coups de Taser dans les testicules : l’IGPN enquête sur l’interpellation d’un Malien sans papiers
    https://www.mediapart.fr/journal/france/101121/hold-violente-interpellation-45-jours-d-itt-et-des-coups-de-tasers-dans-le

    « Mon frère a été tué par la police d’une balle dans la tête »
    https://www.streetpress.com/sujet/1610725671-frere-tue-police-balle-tete-gaye-camara-violences-justice

    Viry-Châtillon : comment la police a fabriqué des faux coupables
    https://www.youtube.com/watch?v=qpkxkupSQVs&feature=youtu.be

    « J’ai été violé par deux policiers dans un commissariat. »
    https://twitter.com/_Barbure_/status/1588288240338972673
    #viol

    « Il y a une femme qui m’a tenu les pieds, pendant qu’un policier me tapait avec la pointe de ses pieds » : Gabriel a été interpellé à Bondy. Gabriel a 14 ans. 14 ans. Gabriel a accepté de nous raconter son histoire. Entretien avec @davidperrotin
    https://twitter.com/Loopsidernews/status/1269154225038209024

    #Gabriel , 14 ans victime de violences policières. La version des policiers est un chef d’oeuvre :


    https://twitter.com/younousomarjee/status/1269209379531825152

    L’affaire #Théo (thread) :
    https://twitter.com/nicolaschapuis/status/1331170006533623808

    #Affaire_Théo : un simple blâme pour les deux policiers renvoyés devant les assises ?
    https://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/affaire-theo-un-simple-blame-pour-les-deux-policiers-renvoyes-devant-les-

    Quatre mineurs du Val-de-Marne dénoncent une garde à vue abusive et des propos à caractère raciste et homophobe
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/06/12/quatre-mineurs-du-val-de-marne-denoncent-une-garde-a-vue-abusive-et-des-prop

    Noisy-le-Grand : la vidéo qui accable la police
    https://www.lemediatv.fr/articles/2021/exclusif-noisy-le-grand-la-video-qui-accable-la-police-76yHk0XATSy_V5JY6vi

    Vous vous rappelez la tentative de meurtre raciste dans le Jura ?
    Le flic a pas entendu les insultes racistes du gars, par contre il a entendu les insultes de la victime... Qui est poursuivie pour avoir dégradé la bagnole qui lui a foncé dessus, WTF ?
    https://twitter.com/UnMondeRiant/status/1402001135356030988

    Tir policier mortel à Sevran : l’homme abattu était « une figure emblématique » du quartier des Beaudottes
    https://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/tir-policier-mortel-a-sevran-lhomme-abattu-etait-une-figure-emblematique-

    Menacé de prison après avoir été criblé de balles par la Bac : l’incroyable acharnement contre Nordine A.
    https://www.revolutionpermanente.fr/Menace-de-prison-apres-avoir-ete-crible-de-balles-par-la-Bac-l-

    Survivant à des tirs policiers et emprisonné : Nordine et Merryl racontent leur calvaire judiciaire
    https://www.youtube.com/watch?v=d4H68tpqZ6w&t=18s

    VIDÉO. « Un bicot comme ça, ça ne nage pas » : indignation après des propos racistes tenus par des policiers
    https://www.leparisien.fr/video/video-un-bicot-comme-ca-ca-ne-nage-pas-indignation-apres-des-propos-racis

    « Un bicot, ça ne nage pas » : cinq jours d’exclusion pour deux policiers
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/un-bicot-ca-ne-nage-pas-cinq-jours-dexclusion-pour-deux-policiers-2021101

    Aux racines du #racisme_systémique de la police
    https://www.liberation.fr/debats/2020/06/15/aux-racines-du-racisme-systemique-de-la-police_1791267

    Aux racines de l’histoire raciste de la police
    https://www.binge.audio/podcast/programme-b/aux-racines-de-lhistoire-raciste-de-la-police

    En 2013, des policiers arrêtent un jeune homme noir innocent, le rouent de coups, l’étranglent. Un de leur collègue précise “c’est pas lui”, ils continuent. Son grand frère arrive, ils le frappent, lui tirent dessus au niveau du visage… avant d’éborgner leur mère à la grenade.
    Ils ont été acquittés
    https://www.lemonde.fr/police-justice/video/2021/06/02/enquete-video-en-seine-saint-denis-comment-une-operation-de-police-a-vire-au

    J’ai pas encore parlé du documentaire de Désarmons-les :
    https://www.youtube.com/watch?v=zrHcc_rPacE

    Quartier tranquille, coin peinard. Y’a R.
    Flic : balance du gaz répulsif sur les canapés puis casse une chicha au sol. Un habitant l’interpelle et râle. Normal.
    Réponse du flic : "Descends de chez toi ... avec ta sale gueule de singe, là"
    Vu leur impunité, pourquoi se gêner ?
    https://twitter.com/ValKphotos/status/1454691724115292165

    Violences policières : les images accablantes du tir de LBD qui a mutilé #Adnane_Nassih
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/les-images-accablantes-du-tir-de-lbd-qui-a-mutile-adnane-nassih-20210504_

    Cet article sur le phénomène des "#amendes_gratuites" me semble intéressent, et peu connu :
    Jusqu’à 10 000 euros d’amendes cumulées durant les couvre-feux : des jeunes de quartiers dénoncent un harcèlement
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210721/jusqu-10-000-euros-de-contraventions-des-jeunes-de-quartiers-denoncent-un-

    Amendes abusives : pendant le confinement, « un acharnement » dans les quartiers populaires
    https://www.liberation.fr/societe/amendes-abusives-pendant-le-confinement-un-acharnement-dans-les-quartiers

    "Je suis endetté à hauteur de 2700 euros" : des jeunes de quartiers populaires parisiens victimes d’#amendes_abusives
    https://www.bfmtv.com/paris/je-suis-endette-a-hauteur-de-2700-euros-des-jeunes-de-quartiers-populaires-pa

    La Brigade des mamans contre les amendes abusives de leurs enfants
    https://www.bondyblog.fr/societe/police-justice/la-brigade-des-mamans-contre-les-amendes-abusives-de-leurs-enfants

    Contrôle de police mortel à Marseille : « Mon fils est mort, je demande que vérité soit faite »
    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/controle-de-police-mortel-a-marseille-mon-fils-est-mort-je-demande-que-ve

    Si, il y a une histoire raciste de la police
    https://www.binge.audio/podcast/programme-b/si-il-y-a-une-histoire-raciste-de-la-police

    Rapport de 2019 du Réseau européen contre le racisme (ENAR) sur les crimes à motivation raciale et le racisme institutionnel : ces infractions sont en augmentation en Europe, mais ne sont souvent pas signalées. « Pour les victimes de ces crimes, les mauvais traitements, les abus et les violences de la part de la police sont un facteur déterminant dans la décision de ne pas les signaler aux forces de l’ordre », rapportait alors l’étude.
    https://www.enar-eu.org/IMG/pdf/shadowreport2018_final.pdf

    Samedi 17 Aout, nous avons déposé notre toute nouvelle cuve d’eau sur un des lieux de vie du Calaisis, ou chaque jours sont déposés environ 2 000L d’eau.
    Dimanche 18 aout 17h30, elle est lacérée au couteau par les forces de police et CRS.
    https://twitter.com/CalaisFoodCol/status/1430946921011720202

    Tirs policiers à Stains : « je me suis vu mourir »
    https://www.bondyblog.fr/societe/police-justice/tirs-policiers-a-stains-je-me-suis-vu-mourir

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    Le reste sur ce google doc :
    https://docs.google.com/document/d/1ps3V-dkCLrPrP3WvUj9MBnWp0DXKWqUgbffQIE0ngwk/edit

  • Couple et argent : il faut lever le tabou !
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/en-toute-subjectivite/en-toute-subjectivite-du-vendredi-21-octobre-2022-1733016

    De couple et d’argent ! Parce que plus tabou que le sexe, ce sont les sous ! Je viens de lire un nouveau livre passionnant sur le sujet celui de Titiou Lecoq intitulé « Le couple et l’argent ». On parle avec tout le monde d’argent, sauf avec son conjoint. C’est en tout cas ce que démontre avec brio la fabuleuse Titiou Lecoq.

    Dans le couple hétéro, les femmes, par ignorance, par pudeur, pour éviter un conflit, ou peur d’avoir l’air vénale, n’aiment pas en parler ni se le dire. Après tout, les femmes sont censées tout donner : la vie, le lait, le temps, donc elles ne comptent pas, c’est tabou ! Le résultat est pourtant bien là. Si les inégalités salariales sont en passe de se réduire, les inégalités de patrimoine entre hommes et femmes, elles, ont doublé en 20 ans.
    Et le couple serait l’une des causes de cette inégalité ?

    Oui… l’un de ces mécanismes, c’est ce que Titiou Lecoq appelle la théorie du pot de yaourt. Dans les couples qui n’ont pas de compte joint, il arrive souvent que le gros salaire paie les grosses dépenses : voiture, maison... Le petit salaire paie les petites : le quotidien, les courses d’alimentation. Jusque-là, la démarche peut même être généreuse.. Lorsque tout va bien, tout va bien, mais en cas de séparation, si on est pas mariés et sous le régime de la communauté de biens, monsieur repart avec la voiture, et madame avec le pot de yaourt.., vide. Une manière simple d’expliquer comment, au sein du couple et sans s’en apercevoir, Monsieur consolide son patrimoine pendant que madame s’appauvrit.

    Titiou nous dit qu’il faut lever le tabou. Parler avec son conjoint de son rapport à l’argent, et du sien. Ensuite il faut compter. Que payez-vous et que paie-t-il ? Les montants mais aussi les types de dépenses. Autre chose : ayez votre propre compte en banque, utile en cas de séparation et surtout si violences. Mais ne négligez pas un compte joint pour toutes les dépenses de votre vie en commun, nourri par un versement mensuel de chacun.

    Enfin, peut-être le plus difficile, il faut évaluer et comparer : prenez conscience de ce que chacun apporte au couple. A l’arrivée des enfants, beaucoup de femmes font des choix professionnels pour gérer cette nouvelle vie et cela impacte fortement leurs revenus. Rares sont les hommes qui compensent le moment venu. Pourtant, ils gagnent à ne pas payer le travail gratuit de leur femme, et à avoir le temps de progresser dans leur carrière ! J’ai fait le calcul, à 3 euros la chemise repassée par jour travaillé, pour 40 ans de vie commune on en est a 25 000 euros économisés ! Oui, mesdames, la chaussette sale est politique !
    Pourquoi politique ?

    Le problème est politique parce qu’il est collectif aussi. Le passage au prélèvement à la source en est un exemple, dans cette réforme, le taux d’imposition commun est appliqué aux deux salaires, par défaut.. Le gros salaire paie donc un pourcentage moins élevé qu’il ne l’aurait payé seul, et le petit salaire un plus gros. Pour le modifier et rééquilibrer, il faut le signifier.

    Déconjugaliser, nos politiques n’y ont pas pensé d’emblée ! Impôts allocations, tout est fait comme si nous étions à l’époque où tout le monde était marié, comme si le patrimoine était fusionné, et ce sont les femmes qui sont en train de le payer. D’autres avantages comme la pension de réversion, la compensation lors des séparations, avec le pacs ou l’union libre sont perdus. À l’Etat, à nouveau de faire le boulot, sinon dans quelques années la retraite venue, la catastrophe est en vue !

    Mieux qu’un col roulé, à l’heure de la fin de l’abondance, le couple aussi mérite quelques mesures de sobriété conjugale !

    #sexisme #femmes #discrimination #argent #divorce #patrircapitalisme #backlash


    • Le couple et l’argent
      Titiou Lecoq | Essais
      https://editions-iconoclaste.fr/livres/le-couple-et-largent

      Après le best-seller Les Grandes oubliées, une plongée féministe et édifiante dans nos porte-monnaies

      Des inégalités omniprésentes et croissantes

      Enfants, les filles reçoivent moins d’argent de poche que les garçons et ne bénéficient souvent d’aucune éducation financière. En couple, leur salaire est affecté le plus souvent aux dépenses courantes, alors que celui des hommes s’investit dans les biens durables (logement, travaux, voiture). Au supermarché, les mêmes objets sont jusqu’à 15% plus chers quand ils sont destinés aux femmes:on appelle cela la « taxe rose » ! Après chaque grossesse, l’inégalité salariale triple, passant de 7% à 23 %. La notion de ménage fiscal leur est souvent défavorable… Résultat : en France, entre 1998 et 2015, l’inégalité de patrimoine entre femmes et hommes est passée de 9 % à 16 % alors même que si l’on additionne leur travail salarié et leur travail domestique, elles travaillent pourtant beaucoup plus que les hommes… Tout au long de la vie d’une femme, les inégalités financières et économiques s’installent et se creusent inexorablement.

      Remonter aux racines du problème pour apporter des solutions

      Pour mieux comprendre le rapport des femmes à l’argent, les mécanismes toujours à l’œuvre dans leur appauvrissement et proposer des clés pour les déjouer, Titiou Lecoq remonte l’Histoire qui les a si longtemps exclues des mondes de l’argent et s’appuie sur de nombreuses études économiques contemporaines et des analyses d’experts.

    • Déconjugaliser, nos politiques n’y ont pas pensé d’emblée ! Impôts allocations, tout est fait comme si nous étions à l’époque où tout le monde était marié, comme si le patrimoine était fusionné, et ce sont les femmes qui sont en train de le payer.

      Et ça n’a pas l’air de changer ! Cela me fait penser au nouveau système pour les transports en commun dans ma ville : avant c’était simple (bien que pas parfait), demandeur d’emploi = tarif réduit.. mais depuis la rentrée, revoilà le fameux palier du quotient familial, il suffit donc qu’un des deux dans le couple (sans enfant) gagne à peine plus que le smic pour que le tarif réduit ne soit plus possible, on passe donc de 69€/an à... 453€ ! Ma compagne n’a aucun revenu pour le moment mais j’ai le malheur de gagner un peu de sous, fini le tarif réduit donc, la voilà maintenant dépendante de ma bonne volonté pour se déplacer... Le pire que c’est que ce genre de décisions est pris en affirmant que c’est pour « donner un plus large accès au tarif réduit » (et des bureaucrates doivent sûrement en être convaincus).

    • Toujours la question à qui cela profite. Quel courage de résister au capitalisme et au système de destruction moderne bien assis sur son patriarcat. Vouloir isoler chacun·e, pousser à mentir constamment jusqu’à déclarer habiter ailleurs pour espérer suivre son chemin avec quelques maigres sous, survivre, (le nombre de potes en couple dans ce cas augmente toujours caf/impots/transports/ etc) se sentir en désaccord avec soi et surtout avec une société injuste, qui désigne constamment ceux qui doivent avoir honte de leur pauvreté jusqu’à les culpabiliser de ne pas être conforme à un modèle qui n’existe plus, être dénoncé·es, être poussé·es à renoncer. Quand finalement l’instabilité de la situation financière emporte tout, couple, éthique, envie de vivre tandis que se gavent les financiers de l’extrême droite morale d’un monde qui ne tient que sur l’inversion des valeurs. Vivre de menaces sociales, tenter désespérément de se mettre en accord avec soi, vivre seule, isolée et trébucher encore de voir ce qu’est d’être une femme avec un môme, seule.

      Revenez dans 300 ans.

  • « Des hommes violent, violentent et tuent, et pourtant ce sont les féministes que l’on pointe du doigt »
    Tribune

    Ursula Le Menn est Porte-parole de l’association Osez le féminisme !
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/10/04/ursula-le-menn-des-hommes-violent-violentent-et-tuent-et-pourtant-ce-sont-le

    C’est devenu une habitude, presque un passage obligé. Lorsque des violences masculines commises par des hommes musulmans ou issus de l’immigration font la « une » des médias, des éditorialistes et personnalités politiques convoquent immédiatement les féministes, les accusant tour à tour de silence ou d’inaction.

    Cette rhétorique n’est pas nouvelle, on se souvient de son utilisation lors des violences sexuelles de masse commises à Cologne (Allemagne) lors du Nouvel An 2016, mais elle semble néanmoins gagner en popularité ces derniers mois. On la retrouve dans un article d’Eugénie Bastié, qui titre « Viols en pleine rue à Paris : où sont les féministes ? », ou encore dans le slogan « Les femmes afghanes sacrifiées, la lâcheté des féministes », asséné par l’homme politique conservateur Nicolas Dupont-Aignan sur les réseaux sociaux.

    A mesure que le mouvement féministe et ses revendications se font de plus en plus visibles, la volonté de contre-attaquer à la moindre occasion grandit elle aussi ; c’est ce que la féministe américaine Susan Faludi a appelé le « Backlash » [« retour de bâton »].

    Les buts servis par cette rhétorique antiféministe sont multiples, d’une part diviser les féministes et policer notre parole, inverser la culpabilité de violences masculines sur des femmes et enfin instrumentaliser le mouvement féministe à des fins racistes et misogynes. Les organisateurs de ces « olympiades du féminisme » divisent les militantes en deux catégories : les bonnes et les mauvaises féministes, les bonnes étant bien évidemment celles qui sont d’accord avec eux sur le sujet du jour.

    Une stratégie patriarcale

    Non seulement ce serait à ces polémistes de déterminer les sujets sur lesquels nous sommes sommées de travailler mais il leur reviendrait également le privilège de déterminer quelles sont les bonnes ou les mauvaises réponses, méthode éculée pour contrôler la parole politique des femmes.

    #paywall #féminisme #backlash #masculinisme #antiféminisme #racisme

    • L’autre dessein de cette rengaine est tout simplement d’inverser la culpabilité d’actes qui sont le fait d’hommes, sur des femmes, par le truchement d’une stratégie patriarcale non moins éculée. Outil bien pratique pour ne surtout pas avoir à questionner la dimension patriarcale de ces violences et ce qu’elles disent de la domination masculine.

      Des hommes violent des femmes dans la rue ? Mais que font les féministes ! Les talibans terrorisent les Afghanes ? Mais où sont passées les féministes ? Une adolescente est victime de cyberharcèlement sexiste et lesbophobe, à qui la faute ? Aux féministes pardi !

      Ces procès en féminisme ont généralement lieu lorsqu’un sujet concerne à la fois les femmes et l’immigration ou la religion : Cologne, Mila, Afghanistan, à chaque fois les féministes sont accusées de ne pas réagir. Peu importent les communiqués, les messages de condamnation des violences, les multiples actions de soutien mises en place, ce qui compte ce n’est pas la réalité de ce que disent ou font les féministes et de leur travail largement invisibilisé effectué le plus souvent bénévolement avec des ressources très limitées. Non, le double objectif, semble-t-il, est de décrédibiliser les luttes féministes tout en les instrumentalisant pour servir un discours raciste.

      Un alibi pour les réactionnaires

      En effet, cette rhétorique mensongère selon laquelle les féministes auraient peur de critiquer les religions ou de dénoncer des violences commises par des hommes racisés sert d’alibi aux réactionnaires : selon eux, les féministes se battraient contre un patriarcat occidental imaginaire, et qui ne devrait donc pas être questionné, plutôt que contre le « vrai » patriarcat qui n’existerait qu’à l’étranger ou au sein des communautés d’origine étrangère. D’une pierre, deux coups.

      Nous n’avons pas attendu les antiféministes pour mettre en place des réseaux de solidarité internationale, ni pour dénoncer les fondamentalismes, ni encore pour lutter contre toutes les violences sexuelles masculines. Nous dénonçons et continuerons de dénoncer les Weinstein, les PPDA, les Ménès, les Cantat, tout comme les talibans.

      Celles et ceux à l’indignation à géométrie variable, en revanche, ne semblent s’intéresser aux droits des femmes que lorsque l’agresseur constitue un ennemi politique. Ce sont les mêmes qui se serrent les coudes lorsqu’un journaliste d’envergure ou un homme politique est accusé de violences sexuelles à grands coups de « présomption d’innocence » et de « tribunal médiatique ».

      Non seulement nous n’avons pas de leçons de féminisme à recevoir mais celles et ceux qui nous les adressent ont encore moins à en donner.

      #luttes_féministes #instrumentalisation #racisme

  • Violences sexistes et sexuelles : l’impunité est révolue, place à la relève féministe – Libération
    https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/violences-sexistes-et-sexuelles-limpunite-est-revolue-place-a-la-releve-f

    Silence, consternation, puis explosion de colère : chez les féministes, ce n’est pas une vague de dégoût qui nous a emporté·e·s après les déclarations de nombreux cadres et partis de gauche, c’est un vrai tsunami. Face à une solidarité masculine qui protège les agresseurs pullulant dans nos sphères politiques, nous appelons à une relève féministe.

    Sans vouloir être pénible, c’est un tsunami uniquement dans les milieux féministes... Parce qu’en dehors, c’est un petit peu la Bérézina. Quand je lis que Borne a eu un commentaire sur l’affaire, alors que son parti accumule les bras d’honneur à tout ce qui est féministe... je continue de hurler intérieurement, à la fois pour l’horreur que ce mépris assumé représente, mais aussi pour cette manie qu’on trouve entre nous à se déchiqueter les uns les autres sans fin. Car tu vois, les machos, chez les gauchos, on les vire, en moins de 72 heures, mais c’est pas encore suffisant. On te dit que les 72 heures, c’était déjà de trop. Et que c’était pas exprimé ceci ou cela.

    Je fais l’hypothèse que cette sorte d’acharnement (ce ne sont que des mots qui sont échangés, c’est un acharnement gentil, on est d’accord), n’est qu’un exutoire du fait de l’injustice et du mépris du camp d’en face. Mais. Bon. Là, ça a des aspects défouloir suicidaire.

    Eric Coquerel, Taha Bouhafs, et des propos insupportables tenus sur le sujet par Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise. Julien Bayou, pour lequel la commission interne d’EE-LV a été saisie pour violences psychologiques. Thomas Piketty. Puis Maxime Cochard au PCF et Benjamin Amar à la CGT, accusés de viol. Samir Elyes, du comité Adama, mis en cause pour violences physiques et psychologiques. Aujourd’hui Adrien Quatennens, visé par une main courante de son ex-compagne révélée sans l’accord de l’intéressée. A LFI, un silence de plomb de plusieurs jours. Les féministes alarmé·e·s guettent les réactions des cadres du parti qui, eux, regardent leurs pompes.

    • Des mois que les féministes doivent rappeler que les VSS s’inscrivent dans un système de prédation des femmes qui n’épargne aucun parti, aucune orga, aucune famille, aucun corps professionnel.
      https://threadreaderapp.com/thread/1572286276329672704.html

      Des mois que les féministes doivent rappeler que les VSS s’inscrivent dans un système de prédation des femmes qui n’épargne aucun parti, aucune orga, aucune famille, aucun corps professionnel.
      Des mois qu’en face on les noie de reproches pour/sans que rien ne change.
      Et aujourd’hui t’as la 1e ministre et d’autres membres de LREM qui se sont illustrées par leur impuissance dans les affaires Darmanin, Abad, Simiand, Peyrat, qui viennent leur demander des comptes ?
      L’audace ?
      Pardon mais si des affaires à droite sortent peu, c’est peut-être qu’elles sont étouffées ? Qu’elles ne ralentissent ni ne nuisent à la carrière des mis en cause avant que les féministes s’en emparent ?
      Ça devrait nous alerter un peu ?
      L’exigence d’égalité qui permet de dégager les auteurs de VSS à gauche devrait idéalement servir d’exemple aux autres partis ; en lieu et place, on a droit à des déclarations qui n’affichent aucune solidarité avec ces militantes, mais en plus les accuse de ne pas en faire assez.
      Absolument hallucinant. Je place mes espoirs et mon respect à toutes celles qui font bouger les choses.
      Plein soutien et beaucoup de courage aux féministes, ainsi qu’aux députées de 1e rang de la NUPES qui sont sous les feux de la rampe
      @ReleveFeministe

    • Je suis atteré qu’il n’y ait aucun travail mené notamment dans les partis politiques, sur le sentiment de puissance que donne le pouvoir et qui est tellement intense qu’il fait oublier l’existence de l’autre qui est dès lors transformé en figurant, en objet.

    • On ne nait pas prédateur, on le devient, idem pour le meurtre, la violence, la domination, l’humiliation infligée aux autres etc... ces potentialités d’un parcours humain n’appartiennent pas qu’a quelques catégories d’individus (les autres) elles sont potentiellement en chacun d’entre nous qui va en fonction des circonstances les canaliser, les domestiquer, les éteindre ou au contraire les laisser prospérer, les légitimiter par la construction d’une pensée, d’une idéologie, d’une position de pouvoir.

      Le monde de l’entreprise, le monde associatif, syndical et politique et ses structures pyramidales sont de véritables écoles du meurtre qu’ils soient réels ou symboliques.

      C’est sur cela que les groupes doivent travailler pas seulement sur le repérage des abuseurs présents tout en continuant à fabriquer les abuseurs futurs...

    • J’ajoute que ces députés ont des vies professionnelles intenses, avec des sollicitations dans tous les sens, les commissions, les sessions parlementaires, les sollicitations des journalistes, des administrés. Leur demander d’avoir à tous moments une réaction pertinente sur tous sujets dont ils n’ont pas tous les tenants et aboutissants, ce n’est pas raisonnable. C’est du pur harcèlement, et quand certains supposent que la LFI c’est le PC de Staline, hypercentralisé et hypercontrôlé, je crois qu’ils se foutent le doigt dans l’oeil. On en a au contraire une nouvelle démonstration de l’absolu opposé. Ils ont un mal fou à se mettre d’accord les uns les autres sur les bons éléments de langage, et pour ma part, je trouve ça plus rassurant que les robots LREM/Renaissance. Ceci dit, à cause de ça, on se retrouve avec certains députés LFI qui comme le premier Aliot venu ne cessent de réclamer la réintégration des soignants-crétins antivax-anti-tout...

      Mais oui, il faudrait que ces organisations soient en mesure de former leurs cadres sur ces sujets. Mais... Exactement comme ce n’est pas à l’école qu’on doit t’apprendre à dire merci... ce n’est pas aux partis à apprendre aux mâles de ne plus se comporter en patriarches... c’est à la société toute entière de montrer l’exemple. Et c’est bien la difficulté.

      Pour être à ces niveaux de militance et de pouvoir, il faut un tempérament particulier. Et hélas, la sélection se fait sur des traits comportementaux toxiques. Etre « charismatique », il doit forcément y avoir des lectures à ce sujet, mais ce n’est pas forcément être respectueux des consentements et tout et tout. etc...

    • C’est là où Geoffroy de Lagasnerie a raison, c’est sur l’éducation et le temps long qu’il faut travailler, ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui ont 40-50-60 ans, ils ont été socialisés et éduqués il y a 30 ou 40 ans, la grande majorité est tout à fait incapable d’intégrer les bouleversements de ces 20 dernières années ou même de les comprendre faute de pouvoir prendre le temps.

      Concernant les mécanismes de domination donc d’abus et de passages à l’acte divers à part quelques articles de criminologie je n’ai jamais rien trouvé d’accessible qui viendrait étayer mes hypothèses sur la violence physique des mecs ou la violence psychologique des femmes...

    • Sur les jeunes, c’est pas gagné non plus avec — entre autres — la domination de la porn culture qui fait que les gamines se sentent obligées de pratiquer la sodomie, ce genre de trucs…

      Ce serait une erreur de limiter ça à des questions générationnelles.

      Tu peux éduquer autant que tu veux, tant que l’exemple ne vient pas d’en haut, on n’a pas sorti le cul des ronces.

      Et puis, renoncer à la domination masculine, c’est renoncer à la masse incroyable de privilèges qui vont avec et quand la société se durcit sous les contraintes des prédateurs économiques, ce n’est pas le moment de lâcher le moindre avantage. Les féministes 1.0 n’avaient de cesse de le rabâcher  : le moindre retournement de conjoncture s’essuie immédiatement les pompes sur le dos des femmes.

    • Concernant la porn culture je ne comprends en effet pas bien quel est l’intérêt de banaliser la fellation, la sodomie après avoir valorisé « le missionnaire » si ce n’est en effet une question de domination « symbolique »...

      Le cinéma, les séries, les réseaux sociaux, les jeux ont une responsabilité évidente dans la fabrication des modèles « désirables »

      et la question du plaisir partagé semble ne pas franchir la rampe des conversations des comptoirs numériques...

      Après je pense que l’exemple ne vient pas que du haut, et que la domination masculine est aussi très bien enseignée par les femmes qui face à la violence du monde préférent « armer » leur progéniture en leur remplissant le crâne de notions guerrières (tu seras ingénieur mon fils et tu pourras passer 40 ans de ta vie devant un ordinateur en ne connaissant du monde que ce que les médias t’en raconteront...) ou alternative (tu feras une école de commerce et seras manager) tu appartiendras à l’élite qui décide ce qui est bon pour le peuple et tu gagneras bien ta vie ...

      Les parloirs de prison sont remplis de femmes qui n’auraient jamais imaginés : « il était si gentil quand il était petit, si sage... »

    • En politique, dans l’entreprise, les ONG, les assoces, les medias, le pouvoir se conquiert dans et par la violence, constitutive de tous les process de domination. Ce qui est parfaitement compatible avec les valeurs dites « de droite ». A gauche les mêmes processus sont en cours, mais sont totalement antagoniques avec les valeurs officiellement revendiquées. Donc ça implose, d’où le tableau actuel. Entièrement d’accord avec BigGrizzly et Olivier sur la « lessiveuse » que constitue désormais le maintien d’une position de pouvoir. Et là c’est un impensé colossal...

    • Caroline de Haas : cher J-LM,

      Tes prises de parole et celles de plusieurs personnes de ton entourage ont été une déflagration.

      Elles ont envoyé un message à toutes les #femmes qui ont été giflées : « c’est plus compliqué, vous comprenez ».

      Elles ont envoyé – que tu le veuilles ou non - un message à tous les hommes qui ont giflé : ils sont dignes et tu leur envoies ton affection.

      Elles ont envoyé enfin un message aux militantes féministes : vous n’êtes pas grand-chose.

      Tu le sais : la parole publique est normative. Quand un homme ou une femme politique prend la parole, cela cadre, renforce ou détruit. Ces derniers jours, tes déclarations ont abîmé le discours politique sur les #violences_sexuelles que nous avons construit, développé, structuré ces dernières années.

      Tu as dit que tu pouvais faire mieux. Il faudra. Il y aura d’autres histoires de violences dans les semaines, mois ou années qui viennent. Comment je le sais ? Parce que les #violences_sexistes et sexuelles sont massives, structurelles, présentes partout. Il y a d’autres victimes qui prendront la parole. Et donc d’autres personnes mises en cause.

      Tu parles beaucoup depuis quelques jours de « principes stables », de règles. Ces principes et ces règles existent lorsque l’on prend la parole sur les violences sexistes et sexuelles. Tu les as bafoués.

      #LFI #Nupes #Jean-Luc_Mélenchon #féminisme #féministes #gauche

    • Ce qui se passe aujourd’hui est un révélateur du fait que #MeToo, dont nous venons de fêter le cinquième anniversaire, n’a pas vraiment eu d’impact sur la réalité du monde #politique, pour ne parler que de celui-ci. Certains #hommes_politiques ont été inquiétés, plus rarement condamnés ; des hommes qui ont d’ailleurs souvent été soutenus par le président Macron. En réalité, la fenêtre ouverte par #MeToo s’est très vite refermée. Nous vivons un moment de #backlash féministe [1].

      #Julien_Bayou #EELV et hop ! #Libération plus haut qu’Roudinesco !

    • des guillemets il en faut à chaque mot, non ? et puis bon hein, et la présomption d’innocence ?

      pour ce qui et du sévice public d’information, ma radio est calée sur france Q et je constate leurs présentations biaisées, leur tendance à la trivialité/vulgarité, leurs fautes de français comme à la télé, des choix terminologiques (volontaires et « spontanés ») qui puent l’idéologie dominante.
      leurs infos me mettent désormais souvent en colère autant que Finkielkraut himself pouvait le faire lorsque j’en écoutais des morceaux pour savoir à qui point la merde monte (depuis que je sais qu’une une vieille de mes connaissances est passée de la lutte contre la guerre d’Algérie et du féminisme ’70 à l’admiration de Finkielkaut -et bien sûr elle vote PS- je l’écoute plus, impression d’avoir suffisamment vérifié son efficacité).

      cet « historien » médiatique a un drôle de cv avec des bouts multiculturels et « de gauche » (AC le feu)

      #langue_effondrée #machisme #corporatisme #media

    • Le chroniqueur et historien François Durpaire mis en examen pour « viol » sur une ex-compagne

      @colporteur, c’est plus à l’intention des journalistes #pro-viol. Même si ta phrase est ironique, il n’y a aucune présomption d’innocence qui tienne pour utiliser des guillemets à cet endroir. Être mis en examen pour viol est une réalité,
      ce serait écrire machin a violé qui serait contraire à la présomption d’innocence.

      Retour de boomerang #backslash #victim_blaming

      Utiliser les guillemets pour un viol c’est semer le doute sur la réalité du crime, soutenir l’agresseur et nier ses droits à la victime. Comme l’usage des trois petits points, le guillemet est subjectif. Il suggère au lectorat qu’il peut y avoir mensonge et une interprétation différente, mais sans écrire réellement qu’il n’y a probablement pas eu de viol, ou pas vraiment, que la victime exagère un tant soit peu. Au final, c’est un soutien direct à l’agresseur, aux agresseurs. Le guillemet à cet endroit est une falsification du langage (il y a eu viol) tout en désignant la falsification (il n’y a pas eu viol) organisée par la victime sans possibilité de la contrer. C’est très pervers en fait. Si nous n’y prenons garde, mettre des guillemets sur un viol nous soumet inconsciemment au patriarcat, au droit des hommes à violer, à la détestation du féminisme puisque le viol serait une interprétation d’un rapport sexuel, nous excluant du jugement juridique en cours. Nous renvoie au silence du doute, du qui sommes nous pour juger sinon à vouloir modifier ces rapports intimes pourris ?

    • Paroles

      Hey

      22, oh-la-la, 22
      Oh-la-la, 22, voilà les Batman, voilà les baqueux
      Oh-la-la (oh-la-la, oh-la-la)
      Décale en moins d’deux (décale en moins d’deux)
      Voilà la BAC, elle embarque les bad man
      Mais ne tape pas qu’eux (mais ne tape pas qu’eux)

      22, des mamans plaquées (des mamans plaquées)
      Talonnade 22, appelez l’baveux, hors-la-loi inquiet (brr ah)
      Oh-la-la (oh-la-la, oh-la-la)
      Oh-la-la, 22 (oh-la-la, 22)
      Oh-la-la, 22, voilà les Batman, voilà les baqueux

      Quatre tes-tê cramés dans la Mégane (oh-la-la)
      C’est les baqueux, c’est les guetteux (22)
      Te plaquent ou te tamponnent en bécane (oh-la-la)
      Ils s’prennent pour des sauveurs, comme Negan (22)
      Court plus vite que les balles (oh-la-la)
      Oh-la-la, faut jeter les bails (22)
      Pour t’traiter d’égal à d’égal (oh my god)
      Ils peuvent t’allumer, ouais, c’est légal (twenty-two)
      Y a des massa, y a du teu’-teu’
      À l’époque, y a même la beugueuh (wouh)

      Que du détail, sous la beu-teu
      Fallait passer ça en deus’-deus’ (yah, yah, yah, ouh)
      Y a les hnouchas, ouais, y a les bleus (yah)
      Y a les méchants, y a les guetteux (yah, yah)
      Y a les coupables, ouais, y a les keufs (ouh, ouh, ouh)
      Y a les 22, y a les feu-keu (ouh, ouh)

      22, oh-la-la, 22 (oh-la-la, 22)
      Oh-la-la, 22, voilà les Batman
      Voilà les baqueux (voilà les brr)
      Oh-la-la (oh-la-la, oh-la-la)
      Décale en moins d’deux (décale en brr)
      Voilà la BAC, elle embarque les bad man
      Mais ne tape pas qu’eux (mais ne tape pas qu’eux)

      22, des mamans plaquées (des mamans plaquées)
      Talonnade 22, appelez l’baveux, hors-la-loi inquiet (brr, ah)
      Oh-la-la (oh-la-la, oh-la-la)
      Oh-la-la, 22 (oh-la-la, 22)
      Oh-la-la, 22, voilà les Batman, voilà les baqueux

      22, 22
      J’suis dans la fente et plus dans la fuite, 22 (oh-la-la)
      22, j’suis dans l’attente de faire de l’argent
      Donc fuck les baqueux (oh-la-la)
      Provoque des outrages, demande à Lahcen
      Cocard et tout ça, ça m’en a laissé
      Demande à Mouss comment sont les matons
      J’suis dans ma tour, j’rappe dans l’hécatombe

      J’parle de ces bavures car je l’ai vécu, quoi d’neuf ? (22, ouai)
      Parce que tu n’écoutes pas l’peuple, moi, j’témoigne d’eux (22, ouai)
      22, fuck le 17 comme 13 Block, mon vieux (17)
      (Y a les CRS, protégez vos yeux)

      22, oh-la-la, 22 (oh-la-la, 22)
      Oh-la-la, 22, voilà les Batman
      Voilà les baqueux (voilà les brr)
      Oh-la-la (oh-la-la, oh-la-la)
      Décale en moins d’deux (décale en moins d’deux)
      Voilà la BAC, elle embarque les bad man
      Mais ne tape pas qu’eux (mais ne tape pas qu’eux)

      22, des mamans plaquées (des mamans plaquées)
      Talonnade 22, appelez l’baveux, hors-la-loi inquiet (brr ah)
      Oh-la-la (oh-la-la, oh-la-la)
      Oh-la-la, 22 (oh-la-la, 22)
      Oh-la-la, 22, voilà les Batman, voilà les baqueux
      (Voilà les baqueux, voilà les baqueux, voilà les baqueux)

      Oh-la-la, 22 (oh-la-la, 22, oh-la-la, 22)
      Oh-la-la, 22 (oh-la-la, 22, oh-la-la, 22)
      Oh-la-la, 22 (oh-la-la, 22, oh-la-la, 22)
      Oh-la-la, 22 (oh-la-la, 22, oh-la-la, 22)
      Oh-la-la, 22 (oh-la-la, 22, oh-la-la, 22)

  • L’AMOUR : UNE ARME RÉVOLUTIONNAIRE - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=F45K7ssH3fs

    Les histoires d’amour sont partout : dans les films, les magazines, les poèmes, les contes pour enfants… L’amour est au cœur de tout.

    Lorsque l’on s’interroge sur l’amour, on s’interroge en réalité sur les structures sociales de domination, sur les grandes orientations de notre société, sur les conditions matérielles de notre existence. L’amour est un impensé politique. Pourtant, c’est l’un des sujets qui nous relie le plus. Et malgré tout, on s’interroge très peu sur la façon dont on s’aime. Face à cela, beaucoup d’autrices, d’intellectuels invitent aujourd’hui à repenser, à réinventer l’amour.

    En 2021, le podcast Le Cœur sur la table, qui a eu un succès d’audience inédit en France, a lancé une grande conversation collective en appelant à une révolution romantique. Parce que “s’aimer c’est aussi une des manières de faire la révolution”. Entretien avec son autrice, la journaliste Victoire Tuaillon, pour parler d’amour dans toutes ses dimensions.

  • Bleu, S3ns : pourquoi les offres Cloud de confiance seront certainement soumises au Cloud Act ETX Studio - La Tribune
    https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/bleu-s3ns-pourquoi-les-offres-cloud-de-confiance-seront-certainement-soumi

    Une étude commandée à un cabinet d’avocats américain par le ministère de la Justice des Pays-Bas sur le Cloud Act, conclut que les entités européennes peuvent êtres soumises à cette loi extraterritoriale même si leur siège social n’est pas aux Etats-Unis. Elle précise même que le Cloud Act s’applique aussi quand un fournisseur de cloud européen utilise du hardware ou un logiciel américain, ce qui est le principe même des futures offres de « Cloud de confiance » Bleu (les technologies de Microsoft proposées par Orange et Capgemini) et S3ns (celles de Google avec Thales). L’étude, dont les analyses sont validées par plusieurs experts du droit du numérique consultés par La Tribune, contredit donc la communication du gouvernement français ainsi que celles de Bleu et de S3ns. Elle pointe surtout un risque pour les opérateurs d’importance vitale (OIV), les opérateurs de services essentiels (OSE) et les administrations invités à souscrire sans attendre à ces offres.

    Nouvelle claque pour le gouvernement français et sa stratégie très controversée de « Cloud de confiance ». Suffit-il de posséder un siège social en France ou en Europe et de couper tout lien capitalistique avec les Etats-Unis pour être protégé contre le Cloud Act, même en vendant une offre basée sur des technologies américaines ? Non, tranche une étude réalisée par le bureau européen du cabinet d’avocats américain Greenberg Traurig LLP, https://www.ncsc.nl/documenten/publicaties/2022/augustus/16/cloud-act-memo pour le compte du ministère de la Justice et de la Sécurité des Pays-Bas, et rendue publique le 26 juillet dernier.

    Le gouvernement néerlandais souhaitait savoir si le Cloud Act, une législation extra-territoriale adoptée en 2018 pour légaliser la collecte de données à l’étranger au nom de la protection des Etats-Unis, s’appliquait seulement aux entités américaines présentes en Europe, comme on le présente souvent, ou s’il pouvait oui ou non aussi toucher les entreprises 100% européennes, c’est-à-dire dont le siège social est situé dans l’Union européenne.

    Le Cloud Act peut s’appliquer aux entreprises qui vendent des logiciels américains
    La réponse du cabinet américain Greenberg Trauring LTT -qu’on ne peut accuser de servir un agenda pro-européen- est très claire :  « Les entités européennes peuvent être à la portée du Cloud Act, même si [elles] sont situées en dehors les Etats Unis » , tranche le document en première page. https://www.ncsc.nl/documenten/publicaties/2022/augustus/16/cloud-act-memo

    Les avocats précisent toutefois qu’il est possible pour les entreprises européennes de minimiser ce risque en établissant une « muraille de Chine » avec les Etats-Unis, notamment en n’employant aucun Américain ou n’avoir aucun client américain. Ceux-ci peuvent être des chevaux de Troie pouvant justifier une intervention au titre du Cloud Act.

    Mais d’après les auteurs de l’étude, même ce bouclier anti-Cloud Act est insuffisant si l’entité utilise des technologies américaines. « Le Cloud Act peut accéder aux données via des sous-traitants/fournisseurs de matériel et de logiciels, de/vers les fournisseurs de cloud » , affirme le rapport.

    Or, ce sera précisément le mode de fonctionnement de Bleu, coentreprise entre Orange et Capgemini, et de S3ns, détenue par Thales. Bleu commercialisera sous licence les offres cloud logicielles de Microsoft Azure (notamment la suite Office 365), tandis que S3ns proposera celles de Google Cloud. Ces deux offres se présentent comme souveraines : elles affirment qu’elles seront étanches au Cloud Act américain car le service sera hébergé par des datacenters situés en France, et sera commercialisé par une entreprise de droit français, coupé de tout lien capitalistique avec les Etats-Unis.

    Ces précautions, accompagnées d’autres mesures de sécurité, sont effectivement suffisantes pour la plupart des entreprises. Mais probablement pas pour Bleu et S3ns, car Microsoft et Google sont pour elles des fournisseurs de logiciels dont elles commercialisent les services. Contacté par La Tribune, le cabinet Greenberg Trauring LTT confirme également qu’il suffit, d’après lui, de vendre des logiciels américains, même si l’entreprise est française, pour tomber sous le coup du Cloud Act.

    Cette déduction apparaît logique : dans l’économie numérique, l’hébergement des données n’est qu’une commodité. La valeur réside dans l’infrastructure logicielle qui fait tourner les clouds, ainsi que dans les logiciels qui utilisent les données. Pour justifier l’application du Cloud Act à une entité étrangère comme Bleu ou S3ns, les Etats-Unis doivent montrer que celle-ci a « suffisamment de contacts avec les Etats-Unis » , et pour de nombreux experts juridiques, la commercialisation de technologies américaines sous licence leur offre une raison suffisante.

    Une « muraille de Chine » en théorie possible mais extrêmement complexe et coûteuse
    Le gouvernement français n’ayant pas demandé ou rendu publique une étude approfondie sur la portée réelle du Cloud Act sur les futures solutions « Cloud de confiance », les conclusions du rapport de Greenberg Trauring doivent être prises avec des pincettes.

    La Tribune a donc demandé à d’autres avocats experts du droit du numérique, d’analyser la portée du Cloud Act sur les offres Cloud de confiance.  « La seule voie possible pour Bleu et S3ns, c’est de cloisonner l’offre de telle façon à ce qu’il y ait pas d’accès possible à une personne sous juridiction américaine », explique Olivier Iteanu, avocat spécialiste du droit du numérique. « Cela signifie qu’il ne peut pas y avoir de clients américains et surtout, pas un seul employé américain dans la structure, sinon le Cloud Act s’applique », met-il en garde.

    L’avocat rappelle la genèse du Cloud Act, après le scandale Snowden en 2013 qui a révélé au monde l’ampleur de la surveillance de masse opérée par les services de renseignement américains, au nom de leur souveraineté nationale.  « Les Etats-Unis ont besoin de légaliser les pratiques de surveillance de masse, de façon à ne pas soumettre les entreprises et les personnes qui coopèrent avec eux, à des actions judiciaires a posteriori. Ils ont donc prévu un très large éventail d’actions pour le Cloud Act. Il est mensonger de dire qu’il ne s’applique qu’aux entreprises américaines à l’étranger et pas aux entreprises locales ».

    Sonia Cissé, avocate associée en droit des technologies au sein du cabinet Linklaters, affirme « partager l’analyse du cabinet Greenberg Trauring » sur le fait que « les offres Cloud de confiance peuvent être soumises au Cloud Act ». Elle insiste elle-aussi sur la nécessité d’ériger une « muraille de Chine » pour se protéger au maximum des possibles intrusions américaines.

    « En plus d’empêcher tout Américain, y compris pour du support technique ou de la sauvegarde de données, d’accéder à la plateforme, il faudra mettre en place une totale ségrégation des données. Cela nécessite un cumul de mesures très lourdes, complexes et extrêmement coûteuses : c’est une muraille de Chine technique et organisationnelle, impliquant la gouvernance même des structures ainsi que les ressources humaines et la communication entre entités, qu’il faudra mettre en place et surveiller en permanence », décline-t-elle, tout en pointant les « nombreuses zones de flou » qui demeurent encore du côté de l’organisation de Bleu et de S3ns.

    Backdoors et loi FISA, les autres gros risques des offres « Cloud de confiance »
    Si le gouvernement, Bleu et S3ns se sont montrés très légers en affirmant avant même la création des offres Cloud de confiance qu’elles seront labellisées par l’Anssi -ce qui n’est pas garanti- et immunes au Cloud Act en dépit d’une analyse juridique approfondie, que dire des deux autres éléphants dans la pièce eux aussi magistralement ignorés : le risque accru de backdoors -logiciels espions infiltrés dans le code-, et celui d’une autre loi extraterritoriale américaine, FISA.

    Ainsi, FISA -pour Foreign Intelligence Surveillance Act - s’applique uniquement aux citoyens étrangers. Cette loi permet aux agences de renseignement américaines de demander aux fournisseurs de cloud l’installation de dispositifs permanents qui permettent de scanner toutes les données qu’ils gèrent en dehors des Etats-Unis. Cette surveillance peut se faire avec du matériel d’inspection des paquets en profondeur (DPI), ou de manière invisible au niveau de l’infrastructure logicielle du cloud, c’est-à-dire en utilisant les fournisseurs de la technologie. Or, Bleu et S3ns devraient ne pas avoir accès au code source des logiciels de Microsoft et de Google, qui sont leur secret industriel le plus précieux. Et même s’ils y avaient accès, encore faudrait-il qu’ils repèrent la porte dérobée imposée par les services de renseignement.

    Ces portes dérobées, ou backdoors, peuvent aussi être illégales. C’est l’autre gros risque, pour les données des opérateurs d’importance vitale, d’utiliser des services étrangers. Or, les logiciels de Microsoft et de Google sont bien connus des services américains de renseignement, et il est certainement plus facile pour eux d’entrer dans un logiciel américain qu’ils connaissent que dans une autre solution bénéficiant des plus hauts niveaux de sécurité.

    #extraterritorialité #Backdoors #surveillance #vie_privée #donnée_personnelles #nsa #bigdata #FISA #cloud #Bleu #S3ns #Cloud_Act #Logiciels #Microsoft #Orange #Capgemini #OIV #OSE

  • #Sémiologie : la #police dans l’épicentre de la #violence

    Compte tenu des preuves et des liens de ces mêmes #symboles avec les milieux extrémistes et violents, la négligence du gouvernement et de la hiérarchie s’accorde dans une résolution ; celle de l’acceptation de la violence et l’#extrémisme chez la police républicaine.

    Le pouvoir d’un symbole réside dans sa capacité à produire du sens et à communiquer ce sens. Loin d’être une entité floue, le sens réfère à quelque chose d’extérieur à soi, plus exactement un objet, qui devient existant par le truchement d’une relation interpersonnelle.

    C’est au travers d’une large panoplie de #signes, #insignes, symboles, #slogans, etc, que des policier·ères visiblement sans honte ni crainte de leur hiérarchie, affichent publiquement, leur amour de la violence, du thème de la vengeance, et parfois, du racisme, de la mort, voire des idéologies fascistes ou nazis.

    Dans le monde des images, certaines nous font sourire, d’autres nous font pleurer, provoquent le choc, la peur, l’incompréhension ou l’amour et l’espoir. La sémiologie a pour objectif de cerner le sens général qui se dégage quand on voit un logo, un insigne, et de prévoir les réactions sensorielles ou émotionnelles occasionnées.

    Les expert·es s’appuient sur le fait que les symboles ne viennent pas de nulle part, ils portent une histoire. Ces armoiries, logos, blasons, symboles, drapeaux, couleurs et formes, ont été depuis la nuit des temps, un moyen de communication, chargés d’une puissance conceptuelle mais aussi émotionnelle dont émanent valeurs éthiques et morales.

    La production et la circulation de formes symboliques constituent des phénomènes centraux dans la recherche en sciences sociales et les psychologues sociaux ont plus particulièrement étudié les processus par lesquels le sens est construit, renforcé et transformé dans la vie sociale.

    L’intérêt pour la fonction symbolique a permis l’émergence de nouveaux courants de recherche conceptuel et empirique dédiés à la compréhension de l’engagement des individus quand ils construisent du sens sur le monde dans lequel ils vivent et communiquent avec d’autres à ce sujet.

    Ces écussons, comme celui dans l’image suivante, en contact avec les citoyenne·s, se traduisent par un réflexe inconscient pour la majorité et un terrible constat pour les plus informés. D’une manière ou d’une autre, une signification se crée automatiquement, malgré la volonté de chacun·e.

    En rapport à la politique des symboles, chez le·a policier·ère tout est une représentation. Selon l’écrivain Arnaud-Dominique Houte "Au-delà de l’utilité pratique du costume, policiers et gendarmes affichent une prestance militaire qui renforce leur prestige. Mais ils montrent aussi qu’ils travaillent en toute transparence, en assumant leurs actes et en se plaçant au service du public". Le code vestimentaire du policier, son armement et sa posture font état d’une logique d’autorité et d’obéissance à la loi. Juger le port de ces écussons qui "appellent à la mort" comme inoffensifs ou insignifiants, comme l’excuse parfois la hiérarchie, révèle de la négligence politique. Si chaque interaction entre le public et la police "doit être conçue comme une expérience socialisatrice" contribuant à consolider la confiance et la légitimité de l’action policière, en quoi le port de tels symboles additionne un point positif à l’équation ?

    Devoir d’obéissance bafoué ou négligence de la hiérarchie ?

    La loi est précise. Néanmoins des policiers continuent à exhiber dans l’exercice de leurs fonctions et sur la place publique, leur affection aux "symboles repères" associés aux néo-nazis et à l’extrême droite. Au cours des dernières années, à plusieurs reprises, la police a été dans le collimateur de l’opinion publique consécutivement à la quantité importante de scandales qui ont émergés dans les médias et les réseaux sociaux. Comme pour les violences policières, de plus en plus de citoyens et de journalistes commencent à capter des images des insignes qui ornent parfois l’équipement de la police.

    Au large dossier des photos de cagoules/foulards tête-de-mort, écussons, tatouages, locutions, s’ajoutent les enquêtes de StreetPress ou Mediapart qui ont révélé, l’existence de groupes Facebook ou Whatsapp, où des policiers pour se divertir, nourrissent la violence virtuelle et propagent du racisme et du suprémacisme blanc à travers les réseaux sociaux. Le port de ces symboles pendant le temps de travail devient-il un prolongement des convictions politiques quotidiennes de certains policiers ?

    Selon la terminologie gouvernementale, ce sont des "signes faibles" d’une tendance vers "l’idéologie de la violence" qui s’intensifie dans la police et qui, coïncidence ou pas, s’aligne sur un mandat répressif, l’escalade de la violence, la logique punitive et liberticide. Une tendance politique favorisée et propagée par la Macronie ou des syndicats de police, synchrone aux logiques d’extrême droite, et qui malheureusement, modèle la doctrine des forces de l’ordre, ses intérêts et ses croyances. Enfin, elle matérialise un nouveau monde libéral, où légitimer la violence apparaît être plus qu’une nécessité mais une obligation.

    A la vue du défilé de scandales associés aux symboles d’extrême droite dans la police, il est difficile de croire que les policier·ères concerné·es puissent utiliser ces symboles par pure naïveté. Une simple recherche sur internet et il est possible de trouver facilement des informations qui attestent de l’utilisation de ces mêmes symboles par l’extrême droite, en France et notamment aux États-Unis. Frédéric Lambert, Professeur des universités et de l’Institut français de presse, également chercheur en Sémiologie et sémiotique des images d’information et de communication, nous explique très pragmatiquement que :

    « Les représentants de la loi et les professionnels qui doivent faire appliquer la loi, dont les policiers, travaillent pour l’État français. À ce titre, ils doivent porter les signes de l’institution qu’ils représentent, un uniforme réglementaire. Si certains policiers s’autorisent d’ajouter à leur tenue de service des signes qui ne sont pas autorisés, ils deviennent hors-la-loi eux-mêmes.

    Hélas cette dérive a pu s’observer en France, et l’on a vu des policiers municipaux porter le symbole du Punisher, héros de bande dessinée, puis insigne de certains groupe militarisés nazis, adopté par certains policiers aux États Unis. Deux remarques : les récits fictionnels envahissent nos réalités sociales, et il faudrait à ces policiers et à leur tutelle revenir dans la réalité de la justice sociale. La République française peut rêver mieux que de voir ses représentants porter des menaces en forme de tête de mort. Les signes au sein de la vie sociale sont bien trop importants pour que des policiers même municipaux s’en saisissent avec arrogance. »

    A chaque scandale, un rappel à la loi. Des policier·ères de différentes compagnies (police nationale, CRS ou BAC) se sont vus demander de respecter le code de déontologie et de retirer leurs écussons non-réglementaires. Néanmoins, malgré tous ces rappels et articles de presse, le Ministre de l’Intérieur et les préfets de police, n’arrivent pas à purger ces agents qui méprisent les principes de la neutralité politique.

    Le ministère de l’Intérieur Christophe Castaner en 2018, interpellé par Libération, au sujet d’un écusson ΜΟΛΩΝ ΛΑΒΕ, du grec - "viens prendre" sur l’uniforme d’un policier, clarifie.

    « Le RGEPN (règlement de la police nationale, ndlr) prohibe le port sur la tenue d’uniforme de tout élément, signe, ou insigne, en rapport avec l’appartenance à une organisation politique, syndicale, confessionnelle ou associative. On ne sait pas à quelle référence l’insigne renvoie, mais il ne devrait pas figurer sur l’uniforme du CRS. »

    Ces dérives ne devraient pas exister. Cependant, depuis 2018, nous avons recensé plus d’une vingtaine de cas où les policiers affichent explicitement des insignes, signes, drapeaux, cagoules ou écussons à têtes de mort, tee-shirts BOPE (Batalhão de Operações Policiais Especiais - Brazil), etc ; symboles de référence majoritairement chez l’extrême droite, mais aussi chez les nationalistes, intégristes, militaristes, hooligans, etc.

    La tête de mort Punisher, le Totenkopf moderne.

    Le Punisher est un héros issu des comics Marvel, ancien soldat du corps des Marines, consumé par le désir de vengeance suite à l’assassinat de sa famille dans le Central Park. Il fut créé par le scénariste Gerry Conway en 1974.

    Le crâne ou tête-de-mort, a été utilisé dans plusieurs domaines depuis la Grèce antique soit dans le milieu littéraire, où il était associé à la sagesse, ou dans le milieu médical, funèbre, etc. L’un des premiers récits enregistré du "crâne et des os croisés" remonte à l’histoire militaire allemande et à la guerre de Trente Ans, lorsque les soldats bavarois, connus sous le nom "d’Invincibles", portaient des uniformes noirs avec des Totenkopfs blancs sur leurs casques.

    La tête-de-mort sera utilisée ainsi par les forces militaires allemandes à partir du XVIIe siècle jusqu’aux Nazis, où elle sera reconnue comme un "symbole de terreur", inscrit dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.

    Dans un monde belliqueux dédié à la violence et à la mort, les symboles qui visent à inspirer la peur, l’horreur et la terreur, passent de main en main, d’époque en époque, et se répandent dans les forces militaires en guerre partout dans le monde.

    Le surprenant by-pass est que les forces militaires post-WorldWar II (en ce qui touche le War-Comics comme source de moral pour le troupes), éviteront de s’inspirer directement de la Totenkopf Nazie "crâne et des os croisés" étant donnée la charge historique ; mais le feront sous la forme de la tête-de-mort symbole du Punisher. Un malheureux choix, car elle aussi s’inspire de la Totenkopf Nazie, comme l’a révélé le magazine Forbes dans l’article :The Creator Of ‘The Punisher’ Wants To Reclaim The Iconic Skull From Police And Fringe Admirers.

    Parallèlement, la tête de mort nazie, continuera à être utilisé par des groupuscules extrémistes de droite et néo-nazis aux États-Unis, comme l’a démontré l’organisation ADL (Anti-Defamation League, créée 1913) dans une de ses enquêtes Bigots on Bikes-2011.

    Ce processus de récupération des symboles des personnages DC Comics et Marvel par des forces militaires pendant les guerres d’Irak et d’Afghanistan, appelés "Morale Patches non-réglementaires", fascine et donne encore aujourd’hui lieu à des thèses et des mémoires universitaires.

    Dans une étude pour la Loyola University of Chicago, Comics and Conflict : War and Patriotically Themed Comics in American Cultural History From World War II Through the Iraq War ; Cord A. Scott, cerne le moment ou la tête de mort Punisher commence à décorer les uniformes militaires pendant la guerre en Irak.

    (en 2003, NDLR), une unité de Navy SEAL en Irak a conçu des patchs avec l’emblème du crâne au centre, avec le slogan “God will judge our enemies we’ll arrange the meeting – Dieu jugera nos ennemis, nous organiserons la réunion.” Cela était cohérent avec le rôle original du personnage : comme une arme pour punir les coupables de leurs crimes contre la société, une mission qui reste la même qu’ils soient mafieux ou fedayin.

    Au fil de l’histoire, l’utilisation de la tête-de-mort Punisher ne se restreint pas aux forces militaires mais, au contraire, elle va se propager d’abord chez l’extrême droite puis dans la police américaine.

    Le phénomène s’extrapole en Europe vers 2010 et les premières photos de policier·ères français·es portant la tête de mort, datent de 2014, à Nantes. Cependant, des dizaines de policier·ères furent photographié depuis, affichant l’écusson, des foulards ou t-shirts avec la tête-de-mort Punisher.

    Récemment, dans une interview pour le Huffingtonpost, Gerry Conway l’auteur du comic Punisher, regrette le fait que cet insigne soit utilisé par les forces de police en France. Il explique pourquoi :

    “C’est assez dérangeant pour moi de voir les autorités porter l’emblème de ‘Punisher’ car il représente l’échec du système judiciaire. Ce symbole, c’est celui de l’effondrement de l’autorité morale et sociale. Il montre que certaines personnes ne peuvent pas compter sur des institutions telles que la police ou l’armée pour agir de manière juste et compétente”.

    Il est important de reconnaitre que la symbolique derrière ces insignes est très méconnue d’une grande partie de la population. Dans une situation où la police intervient, le calme, le respect et la neutralité religieuse, politique, de genre, sont des valeurs exigées pour éviter l’escalade de la violence. Lorsqu’un·e citoyen·ne face à la police aperçoit une tête-de-mort sur la tenue d’uniforme du policier et la locution « Le pardon est l’affaire de Dieu - notre rôle est d’organiser la rencontre » , que peut-ielle interpréter ? Une menace, un appel à la mort ?

    Le port de cet écusson bafoue le principe constitutionnel de neutralité auquel sont astreints tous les agents publics, ainsi que le code de la sécurité intérieure, lequel précise à son article R515-3 : « Les agents de police municipale s’acquittent de leurs missions dans le respect de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, de la Constitution, des conventions internationales et des lois. ». De plus,L’affirmation « nous organisons la rencontre » est extrêmement inquiétante.

    Notre histoire, nos symboles, le ressort du repli identitaire.

    Le rapprochement entre la tête-de-mort Punisher et l’ancienne locution du commandant Arnaud-Amalric en 1209, " Tuez-les. Le Seigneur connaît ceux qui sont les siens", reprise et modifiée en "Dieu jugera nos ennemis, nous organisons la rencontre" n’est pas une coïncidence. Ces deux cultures qui semblent complètement éloignées, s’unissent dans un univers commun, celui du suprémacisme blanc, du nationalisme, du pan-européanisme et de la guerre des religions.

    Retrouvé, le fil perdu, l’histoire de ce "Morale Patche" Punisher avec sa locution qui fait référence aux croisades, se construit d’abord par la croissante islamophobie après les attentats de 2001 en Amérique. Puis il se matérialise pendant les incursions militaires en Irak et en Afghanistan. Dans l’image suivante, issue du magazine 1001mags-2009-Afganistan 2005, une panoplie d’écussons racistes, suprémacistes, font revivre à nouveau les croisades au Moyen Orient.

    L’affection identitaire aux Templiers et l’éloge des croisades catholiques au cœur de l’extrême droite sont bien connus. L’aspect inquiétant et qui semble de plus en plus une preuve que l’extrême droite s’investit dans les rangs policiers se dessine lorsque que nous corroborons que les deux idolâtrent les mêmes symboles.

    La dernière tragédie qui a frappé les agents de la paix doit sans l’ombre d’un doute interroger le Ministre de l’Intérieur sur l’utilisation de ce type de écussons. Un templier sur le bras d’un policier et un homme qui les attaque et leur crie "Allah Akbar", ne sont pas une pure coïncidence. La hiérarchie de police est responsable pour ce genre de dérives.

    A Paris, un agent de la BAC se balade comme un gangster à côté des manifestants, avec son holster super personnalisé et son tatouage représentant le bouclier du Captain America. Ce dernier renvoie d’abord à l’identité chrétienne puis au nationalisme. Historiquement, les guerriers Templiers ont anéanti la menace musulmane en Europe et au Moyen-Orient et ont permis au christianisme de se renouveler. Mais, ce policier ignore-t-il que les croisades ont fauché quelques 3.000.000 de vies en près de 200 ans ? Les croisades sont-elles vraiment un événement à glorifier et faire valoir dans la police ? Sommes-nous là devant un policier islamophobe ?

    A Marseille à l’été 2019, un autre policier de la BAC, qui au-delà de porter ses grenades (CS et GMD) dans les poches arrières de son pantalon, de manière non-réglementaire, exhibe ses tatouages. Le tatouage sur son bras droit est un des symboles les plus connus du christianisme, le Chrisme ("le Christ") avec l’Α-Alpha et l’Ω-Omega (le Christ est le début et la fin).

    Lorsqu’un.e citoyen.ne face à la police aperçoit le holster avec un guerrier templier, ou des tatouages chrétiens, cela peut être choquant et déclencher la peur. Encore pire, pour les communautés musulmanes en France, les réfugié·es, les sans-papiers, les gens du voyage, souvent victimes de contrôles au faciès par la police.

    Pour conclure ce sujet, qu’il s’agisse des Templiers ou du Punisher, tous deux exacerbent la violence, la vengeance, la suprématie blanche, des valeurs religieuses et l’éthique occidentale. Un code de conduite qui a été dans l’histoire imposé au monde à travers la violence, la mort, la colonisation et évidemment l’assimilation. En fin de compte, la grande question reste : quel est l’objectif de ces forces de l’ordre qui portent ces symboles dans la police républicaine ?

    Spartiates, les gardiens de la paix se trompent

    Ces agents de la police aveuglé·es par le repli identitaire, deviennent des Templiers mais aussi des Spartiates. Le "Force et Honneur" répondant à l’inspiration romaine, le “si vis pacem para bellum”, le ΜΟΛΩΝ ΛΑΒΕ et d’autres slogans repris depuis longtemps par l’extrême droite, débordent au sein de la police. D’autres agents arborent aussi la fleur de lys, symbole de la monarchie française et de la chrétienté.

    Pendant l’année de 2018, plusieurs symboles associés à l’Antiquité seront identifiés sur la tenue d’uniforme de policier·ères. En mai, sur une photo du journaliste Taha Bouhafs, on voit un CRS qui décore son uniforme avec l’insigne, ΜΟΛΩΝ ΛΑΒΕ, du grec - "viens prendre", référence à la bataille des Thermopyles. Un insigne, comme le "Lambda", très en vogue chez les groupuscules d’extrême droite comme la "Génération Identitaire".

    Dans le cas des écussons décorés avec le casque spartiate et qui définissent les unités d’intervention, ils sont pour la plupart réglementés et autorisées par les services de police. L’amalgame est plus insidieux, puisque le casque spartiate est utilisé en Grèce par les forces militaires, mais aussi par la police depuis plusieurs siècles. Le problème que pose l’utilisation de ce symbole nationaliste est que ces signes et insignes sont devenues depuis une cinquantaine d’années des slogans du lobby pro-arme américain, le symbole de milices, mais est aussi très répandu dans l’extrême droite haineuse.

    Le portrait plus angoissant et pervers de cet amour aux symboles est la violence que va avec. La hiérarchie se trompe et les gardiens de la paix aussi, quand ils acceptent de porter ce genre de symboles sans les questionner.

    La création de l’uniforme et des insignes, avaient comme objectif primaire le renforcement de l’image sociale et psychologique des anciens Sergents ou la Maréchaussée, et à partir du XIXe siècle des policiers, dans l’office de la répression et obéissance à la loi. Porter un écusson du roi était un symbole d’autorité, de la même façon que porter la Totenkopf dans le nazisme aspirait à la terreur.

    L’insigne officiel d’une des compagnies présentes le jour où les lycéen·nes de Mantes la Jolie ont été mis à genoux, portait l’écusson avec le casque spartiate. Effectivement, on parle de violence et de punition "in situ ", valeurs très éloignées de l’idée de gardien de la paix.

    Sur Checknews de Libération, au sujet du casque spartiate : “Rien d’étonnant à cela, puisque selon la préfecture des Yvelines, il s’agit « depuis très longtemps » de l’insigne officiel de la CSI (compagnie de sécurisation et d’intervention) du département, qui est intervenue hier. « C’est une compagnie de maintien de l’ordre, ils travaillent parfois avec des casques. Ils ont un casque sur leur uniforme, quel est le problème ? », dit la préfecture.”

    Un autre article du Figaro, Une petite ville bretonne s’inquiète d’une possible réunion néonazie, qui touche le sujet des franges radicales de l’extrême droite, identifie le même casque spartiate comme symbole de la “division nationaliste“.

    En Amérique, le mouvement suprémaciste blanc Identity Evropa, n’échappe pas au scan de PHAROS. Lors des manifestations de Berkeley en avril 2017, la plate-forme colaborative PHAROS (espace où les érudits et le public en général, peuvent s’informer sur les appropriations de l’antiquité gréco-romaine par des groupes haineux) explique que ces symboles sont utilisés par “les partisans de la théorie du « génocide blanc », soutenant des opinions anti-gay, anti-immigrés, antisémites et anti-féministes”., sont les mêmes symboles ou le même drapeau raciste “confédéré” affiché par des agents de police en France.

    Si dans le passé ces écussons spartiates avaient un sens, aujourd’hui leur utilisation parait complètement réactionnaire, et même dangereuse. Permettre que ce genre de concepts violents soit associé au travail des "gardiens de la paix" reflète un énorme manque de respect pour la profession, mais aussi pour la population française.

    Compte tenu des preuves et des liens de ces mêmes symboles avec les milieux extrémistes et violents, la négligence du gouvernement et de la hiérarchie s’accorde dans une résolution ; celle de l’acceptation de la violence et de l’extrémisme au sein de la police républicaine.

    Article sur : https://www.lamuledupape.com/2020/12/09/semiologie-la-police-dans-lepicentre-de-la-violence

    https://blogs.mediapart.fr/ricardo-parreira/blog/091220/semiologie-la-police-dans-l-epicentre-de-la-violence

    #vengeance #mort #tête_de_morts #racisme #fascisme #nazisme #écussons #signification #politique_des_symboles #légitimité #confiance #loi #code_vestimentaire #symboles_repères #néo-nazis #extrême_droite #suprémacisme_blanc #signes_faibles #idéologie #forces_de_l'ordre #France #dérive #Punisher #CRS #BAC #police_nationale #déontologie #neutralité_politique #uniforme #ΜΟΛΩΝ_ΛΑΒΕ #RGEPN #dérives #Batalhão_de_Operações_Policiais_Especiais (#BOPE) #Totenkopf #Marvel #Gerry_Conway #crâne #peur #horreur #terreur #Anti-Defamation_League (#ADL) #Morale_Patches_non-réglementaires #escalade_de_la_violence #Templiers #croisades #Captain_America #tatouages #Chrisme #Α-Alpha #Ω-Omega #contrôles_au_faciès #Spartiates #Force_et_Honneur #slogans #Lambda #génération_identitaire #nationalisme

    ping @karine4

    déjà signalé en 2020 par @marielle :
    https://seenthis.net/messages/890630

  • Partition. Gérald Darmanin : « Nous devons parler aux tripes des Français »

    [Il] estime que les macronistes doivent « corriger » certains « comportements », en n’incarnant plus seulement le camp de la « raison » et de la « technique ».

    (...) En matière d’immigration, il veut que les conditions qui s’appliquent à l’expulsion d’étrangers condamnés soient assouplies. (je propose d’augmenter les effectifs de police (...) Il y aura, l’année prochaine, dans le projet de loi de finances pour 2023, une augmentation de 1,25 milliard d’euros pour le ministère de l’intérieur, en plus du budget alloué aux outre-mer et aux collectivités locales. C’est une avancée absolument considérable, mais, en contrepartie, le ministère doit se moderniser. C’est ce que nous faisons : en deux ans, 4 000 policiers et gendarmes ont été remis sur la voie publique grâce au remplacement par du personnel civil. Nous tiendrons la promesse du président de doubler les forces sur le terrain en dix ans.

    Nous allons aussi créer 200 nouvelles brigades de gendarmerie, onze unités de forces mobiles et 3 500 assistants d’enquête – des personnels civils qui vont accomplir une partie du travail procédural réalisé aujourd’hui par les effectifs de terrain : accueillir un avocat, remplir tel document…

    (...) Nous sommes prêts à reprendre un certain nombre de propositions comme la loi anticasseurs de Bruno Retailleau (LR) ou, en matière d’immigration, à réfléchir aux conclusions de l’excellent rapport Buffet (LR), voté à l’unanimité au Sénat.

    (...) Aujourd’hui, un étranger qui a commis des actes graves n’est pas expulsable dès lors qu’il remplit certaines conditions, comme une arrivée sur le territoire national avant l’âge de 13 ans. Je vais être explicite : nous voulons permettre l’expulsion de tout étranger reconnu coupable d’un acte grave par la justice, quelle que soit sa condition de présence sur le territoire national. Je pense que c’est quelque chose qui correspond au programme régalien que le président a présenté aux Français.

    Nous en sommes d’ailleurs à 2 761 étrangers avec un casier judiciaire expulsés depuis que je suis ministre de l’intérieur, dont 60 % sortaient de prison. C’est une multiplication par cinq des chiffres des années précédentes. En six mois, on a augmenté de 27 % les éloignements : nous en sommes à près de 7 000. La fermeté est là.

    Mais pourquoi revenir sur un thème qui n’a pas intéressé les Français au cours de l’élection présidentielle ?

    Parce que je suis chargé de plusieurs politiques publiques dont celle de l’accueil, de l’intégration, de l’accès à la nationalité ou de l’expulsion des étrangers irréguliers. Il faut encore améliorer un certain nombre de choses dans le suivi de l’intégration et de l’accueil, mais, quelle que soit sa couleur de peau, sa religion, son pays d’origine, un étranger qui ne respecte pas la République doit être expulsé. Nous considérons les étrangers pour ce qu’ils font, et pas pour ce qu’ils sont, contrairement au RN. (...)

    Comment regagner en crédibilité avant les Jeux olympiques de 2024 ?

    On a loupé quelque chose, c’est évident. On a sans doute prévu trop d’effectifs en matière de maintien de l’ordre et pas assez pour lutter contre la délinquance. J’en ai tiré personnellement toutes les conséquences et j’ai demandé de tripler les effectifs des BAC [brigades anticriminalité] et de sécurité publique, à Saint-Denis, lors de grands événements [qui se déroulent au Stade de France].

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2022/07/09/gerald-darmanin-nous-devons-parler-aux-tripes-des-francais_6134057_823448.ht

    https://justpaste.it/8ucbk

    #immigration #expulsions #étrangers #police #maintien_de_l’ordre #BAC #action_française_3.0

    • Colbert at the White House Correspondents’ Dinner 2006
      https://www.liveabout.com/stephen-colbert-white-house-correspondents-dinner-2734728

      Mark Smith, ladies and gentlemen of the press corps, Madame First Lady, Mr. President, my name is Stephen Colbert, and tonight it is my privilege to celebrate this president, ‘cause we’re not so different, he and I. We both get it. Guys like us, we’re not some brainiacs on the nerd patrol. We’re not members of the factinista. We go straight from the gut. Right, sir?

      That’s where the truth lies, right down here in the gut. Do you know you have more nerve endings in your gut than you have in your head? You can look it up. Now, I know some of you are going to say, “I did look it up, and that’s not true.” That’s ’cause you looked it up in a book. Next time, look it up in your gut. I did. My gut tells me that’s how our nervous system works.

      Every night on my show, The Colbert Report, I speak straight from the gut, okay? I give people the truth, unfiltered by rational argument. I call it the “No Fact Zone.” FOX News, I hold a copyright on that term.

    • Le départ du préfet de police de Paris Didier Lallement annoncé pour le 20 juillet

      https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/07/10/le-depart-du-prefet-de-police-de-paris-didier-lallement-annonce-pour-le-20-j

      Le départ de M. Lallement était considéré comme « imminent » depuis plusieurs semaines, à telle enseigne que le 6 juillet, la présidente du conseil régional d’Ile-de-France, Valérie Pécresse, avait estimé nécessaire d’« attendre la nomination du nouveau préfet de police » avant d’aborder les « questions de sécurité » avec les élus franciliens. Feignant d’ignorer que l’information du départ prochain de M. Lallement était encore confidentielle, Mme Pécresse s’était dite « désolée » de l’avoir « enterré trop vite » – une formule malheureuse alors que le haut fonctionnaire venait de traverser, pour la troisième fois, une crise de Covid particulièrement éprouvante.

      Deux jours plus tard, à l’occasion d’un entretien accordé au Monde, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, avait répondu de façon sibylline à une question sur le sort réservé à M. Lallement : « Monsieur le préfet de police est à son poste, avait-il déclaré. Et il travaille avec toute ma confiance. »

      Record de longévité

      Contre toute attente, l’épisode de la finale de la Ligue des champions, le 28 mai au Stade de France de Saint-Denis, n’a pas précipité le départ de M. Lallement mais l’a, au contraire, retardé. La polémique qui avait suivi les évènements, marqués par des débordements et de vives critiques sur la gestion sécuritaire de la préfecture de police, avait incité le gouvernement à ne pas donner le sentiment de céder à la fébrilité en limogeant le haut fonctionnaire. Lors de son audition par les sénateurs le 9 juin, M. Lallement avait dit assumer « en totalité la gestion policière » et admis « un échec » dans la prévention des troubles le soir du match aux abords du Stade de France.

      « Plusieurs semaines avant la décision d’organiser le match au Stade de France, il a fait savoir qu’il souhaitait quitter ses fonctions, estimant s’être acquitté de la mission qui lui avait été confiée depuis 2019 », avance un cadre de la Préfecture de police.

      Touché depuis la fin août 2021 par la limite d’âge, fixée à 65 ans dans le corps préfectoral, M. Lallement avait vu son bail prolongé en raison d’une disposition dérogatoire autorisant une prorogation de deux ans à un tel poste, une décision prise notamment « compte tenu des enjeux liés à la tenue des élections présidentielle et législatives en avril et juin 2022 », avance la même source.

      Avec un mandat de trois ans, trois mois et trente jours, ce préfet de choc au style volontiers martial et aux prises de parole souvent cassantes, n’en a pas moins établi un record de longévité depuis 2012 [sic] à un poste crucial dans l’organisation administrative française, une vigie particulièrement exigeante sur le plan technique et, politiquement, très exposée.
      En mars 2019, moins de deux ans après avoir été nommé, son prédécesseur Michel Delpuech avait été remercié par Christophe Castaner, alors ministre de l’intérieur, pour sa gestion du maintien de l’ordre à l’occasion des manifestations de « gilets jaunes » dans la capitale. Le nom du successeur de M. Lallement n’est pas encore connu.

      trois covid ! vu son rôle éminent et son âge, c’est un tantinet irresponsable

      à voir autant d’huiles pas toujours de première fraicheur non masqués en réunion etc. qui persistent à ne pas disparaître je me demande à quel point ces gens sont assurés de disposer de suivi et soins hors classe, par exemple, d’accéder à des anticorps monoclonaux et à des antiviraux sans tenir compte des recommandations et règles en vigueur qui en limitent l’accès.

  • « L’accès à l’IVG a pour effet l’augmentation du niveau d’éducation des femmes et de leur participation au marché du travail »

    l’économiste Cecilia Garcia-Peñalosa dénonce, au-delà des enjeux moraux, les conséquences sociétales et économiques majeures découlant de l’annulation, par la Cour suprême, de l’arrêt Roe vs Wade qui légalisait l’avortement aux Etats-Unis.

    [...]

    Selon une étude de 1999 (Levine, Staiger, Kane, et Zimmerman), la légalisation de l’IVG dans certains Etats, au cours des années 1970, aurait ainsi réduit le taux de fécondité de 4 % à 11 % selon les Etats, particulièrement chez les femmes de couleur et les adolescentes.
    Lire aussi : Droit à l’avortement : quelles conséquences peut avoir l’annulation de l’arrêt Roe vs Wade aux Etats-Unis ?

    Outre d’importantes conséquences sur la mortalité liée à la grossesse chez les femmes noires, qui a chuté d’au moins 30 % une fois l’avortement légalisé, l’impact sur les femmes a été énorme : augmentation de leur niveau d’éducation, de leur participation au marché du travail, du prestige des postes qu’elles occupent, et de leurs revenus salariaux. Ces effets ne sont pas limités aux Etats-Unis : en Norvège, où l’accès à l’avortement a été généralisé en 1975, mais existant déjà à Oslo depuis 1969, une comparaison similaire a montré que l’accès à l’IVG est lié à de plus longues études et à une meilleure performance dans le marché du travail.

    Impact sur les enfants

    En outre, ces études montrent aussi que l’accès à l’avortement a un impact non seulement sur les femmes, mais aussi sur leurs enfants, probablement à cause du manque d’opportunités professionnelles pour la mère, et du fait qu’il s’agit d’enfants non désirés. Ainsi, la légalisation de l’IVG a permis de réduire le nombre de cas d’enfants négligés, qui subissent des abus, et qui vivent sous le seuil de pauvreté, et a contribué à l’amélioration de leur niveau d’études et de leur taux d’emploi.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/07/04/l-acces-a-l-ivg-a-pour-effet-l-augmentation-du-niveau-d-education-des-femmes

    https://justpaste.it/8rm18

    #avortement #femmes #backlash

  • Thierry Meyssan et ses copains conspis réunis à Paris pour défendre Bachar et Poutine
    https://www.streetpress.com/sujet/1655132446-thierry-meyssan-copains-conspis-bachar-poutine-conspirationn

    "C’est donc sous la houlette du « Mouvement international pour la souveraineté des peuples », présidé par Azzam, que tout ce petit monde va s’évertuer à nier devant une vingtaine de personnes le droit à l’autodétermination des Syriens, mais aussi, tant qu’à faire, celui des Ukrainiens, eux aussi en train de subir l’agression de l’armée russe. Adnan Azzam désigne la cible dès le lancement du colloque :

    « Le monde atlantiste anglo-saxon. »

    Semences transgéniques et antifas

    Pour résumer : la révolution syrienne serait un complot occidental contre les « nations souveraines ». Tout comme le conflit en Ukraine, et en réalité comme « toutes les guerres civiles depuis la Yougoslavie », d’après Meyssan. La preuve : Bachar serait aimé par son peuple, puisqu’il aurait été réélu à l’unanimité pour un quatrième mandat en 2020, semble croire Poumier. Le rapport César, qui avait dévoilé l’ampleur de l’industrie de la mort des geôles syriennes en 2013 et permis la tenue de premiers procès en Europe ? Un coup du Qatar et de George Soros, pour Claude Janvier. D’ailleurs, les djihadistes en Syrie, tout comme « les néo-nazis d’Azov en Ukraine », et même les antifas en France seraient en fait des agents de déstabilisation des services de renseignements occidentaux, assure Cerise. Il paraît aussi que l’US Aid, l’agence humanitaire américaine, aurait fourni à la Syrie des semences transgéniques afin d’y rendre les terres stériles.

    Bref : l’Ukraine et la Syrie seraient les deux faces d’une même machination mondiale diabolique, celle de « l’hydre qui a étendu ses tentacules sur toute l’Europe : l’OTAN », selon Corvez. Pierre-Emmanuel Thomann – « qui n’a pas dormi cette nuit car il revient tout juste de Russie », croit bon de préciser Leroy – pense qu’une victoire de Poutine en Ukraine permettrait l’avènement « d’un nouvel ordre mondial » qui renverra l’Occident dans ses cordes. « J’attends avec impatience l’accomplissement de ce bouleversement », précise-t-il, au cas où il subsisterait encore un doute. Conclusion : il faudrait lever les sanctions contre le régime syrien de toute urgence, afin de permettre à Bachar Al-Assad de reconstruire le pays qu’il a mis tant d’efforts à détruire pendant plus de dix ans avec l’aide de Vladimir Poutine."
    #Meyssan #Bachar-Al-Assad #conspirationnisme #extrême-droite

  • Sevran : la légitime défense du policier mise à mal
    Mediapart - 7 juin 2022

    https://www.mediapart.fr/journal/france/070622/sevran-la-legitime-defense-du-policier-mise-mal

    Le 26 mars, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), un policier a tué le conducteur d’une camionnette, Jean-Paul Benjamin, 33 ans et habitant de Sevran. Les éléments de l’enquête que Mediapart a pu consulter contredisent la thèse de la légitime défense de cet agent qui a fait feu alors que ni sa vie ni aucune autre n’étaient en danger au moment du tir.

    Après Jean-Paul Benjamin (33 ans), tué le 26 mars à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), après Boubacar (31 ans) et son frère Fadjigui (25 ans), tués à Paris le 24 avril, une jeune femme, âgée de 21 ans, est décédée, le 6 juin, à la suite d’un contrôle de police. C’est la quatrième victime en moins de trois mois. Chaque fois, la police se réfugie derrière la mise en danger des fonctionnaires ou celle de passants.

    Il semblerait que les choses ne soient pas toujours aussi simples, comme Mediapart a pu le constater en accédant aux premiers éléments de l’enquête sur le décès de Jean-Paul Benjamin, habitant de Sevran, qui ont conduit à la mise en examen du policier de la Brigade anti-criminalité (BAC), Emmanuel N., pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, par personne dépositaire de l’autorité publique et avec arme ».

    #violences_policières #police #BAC #Sevran #Jean-Paul_Benjamin

    • À la suite d’un différend financier avec une antenne d’Amazon, pour laquelle il travaille en tant que livreur sous-traitant, Jean-Paul subtilise une des camionnettes du groupe. Avant de partir avec le véhicule, il dit aux occupants qu’il « n’a rien contre eux mais qu’il en voulait au patron […] et qu’il voulait garder le camion et la cargaison » ainsi qu’il est précisé auprès des policiers lors du signalement du vol de la camionnette.

      À 12 h 18, un appel est lancé sur les ondes radio de la police d’Aulnay-sous-Bois. Plusieurs équipages de police sont informés dont celui du commandant Z. accompagné de son chauffeur. « On a croisé le véhicule ciblé en sens inverse. On a fait demi-tour rapidement et on s’est mis derrière le véhicule tranquillement sans gyrophare. Le camion roulait normalement et il avait à son bord un seul individu de type africain, le chauffeur », Jean-Paul Benjamin.

      Au moment du tir, « aucun danger apparent n’est visible sur la vidéo à ce moment précis », notent les enquêteurs.

      Vers 12 h 22, sur les ondes, deux policiers de la BAC annoncent avoir également repéré la camionnette et la suivre. Alors qu’un autre équipage est attendu pour procéder au contrôle du véhicule, le commandant Z., toujours à proximité de la camionnette, entend « un gyrophare au loin » et constate que le véhicule des policiers « de la BAC arrive à vive allure et se stoppe sur un terre-plein central étant donné qu’il y a des voitures dans les deux sens de circulation. Le trafic était un peu saturé ».

      Il voit alors un agent de la BAC, Emmanuel N. « arriver en courant » et se diriger vers la camionnette. « Il était seul, explique-t-il aux enquêteurs. Sans être sûr que le policier ait annoncé son identité (n’étant pas porteur du brassard police) auprès du conducteur, le commandant le suit avec son collègue pour lui prêter assistance. Mais « là, l’action est très rapide. Il se rapproche l’arme à la main et la vitre conducteur se brise ».

      Le conducteur de la camionnette « avait une conduite normale, précise-t-il. Ce n’est qu’après le tir qu’il a eu une conduite dangereuse ». Effectivement, mortellement touché dans le thorax, au niveau du cœur, Jean-Paul a fait plusieurs mètres avant de s’encastrer dans d’autres véhicules. Au moment du tir, ainsi que le commandant le précise, aucun policier ne se trouvait devant le véhicule de Jean-Paul.

      Auditionné, le binôme d’Emmanuel N. décrit la même scène. « Bloqué par la circulation » et à une vingtaine de mètres de la camionnette recherchée, il voit soudainement son collègue sortir du véhicule et partir « en courant » sans annoncer son intervention, sur les ondes. Il le suit du regard et « constate qu’il se porte à hauteur de la portière du conducteur du camion. Il est de dos. Donc je pense qu’il a son arme en main ». Alors que le véhicule « part en trombe », son collègue « fait un mouvement de recul. Il est déstabilisé et c’est dans ce laps de temps que j’entends la détonation ».

      Mais là encore, la vie de son collègue n’est pas menacée puisque, ainsi qu’il le précise, Emmanuel N. « se trouve alors sur la gauche » du camion, « au niveau de la portière du conducteur », ainsi que le confirme les analyses balistiques. Comme nous l’avions révélé, le policier tire sur Jean-Paul Benjamin alors qu’il ne lui fait pas face mais se trouve sur sa droite. Ainsi que le signale le rapport de balistique, la balle traverse « la cloison séparant l’habitacle de la partie fourgon, puis le dossier du siège conducteur, d’arrière en avant ».

      Les retranscriptions par les enquêteurs des images des caméras de vidéosurveillance viennent confirmer que le policier de la BAC intervient seul, en courant et « pas de brassard visible ». À hauteur du conducteur, le policier a alors une partie de ses membres supérieurs dans l’habitacle et aurait pour cela brisé la vitre du conducteur. Puis, alors que le policier fait un mouvement de recul, le camion démarre en sens opposé. Alors qu’il est à une distance de 2 à 2,5 mètres, « arme au poing » et « bras tendus », le policier tire.

      Au moment du tir, à 12 h 23, « aucun danger apparent n’est visible sur la vidéo à ce moment précis », notent les enquêteurs.

      Auditionné, l’auteur du tir livre une tout autre version, difficilement crédible au regard des enregistrements vidéo. Omettant de dire qu’il a plongé les bras à l’intérieur du véhicule, en brisant ainsi la vitre, il prétexte tout d’abord un tir accidentel, déséquilibré par le démarrage du camion. « Tout en basculant de côté, j’entends le coup de feu que je provoque », affirme-t-il. Or les images révèlent qu’il se tient alors à plus de deux mètres du véhicule.

      Lors de sa deuxième audition, il passe finalement d’un tir accidentel à un tir pour sauver sa propre vie, mise en danger par la conduite de Jean-Paul : « Je me sens partir avec le véhicule. Je comprends que je suis en danger et qu’il y a un risque pour moi d’être projeté contre les véhicules qui sont derrière moi. Sentant cette menace, en basculant j’ai fait feu. » Il répète qu’il « s’est senti une atteinte à ma vie ».

      Le policier peine à étayer le danger face à un « conducteur qui n’était pas armé » et « ne proférait pas de menace ». Il reconnaît que « c’était une sensation très bizarre, une sensation particulière dans le corps inexplicable ». L’inexplicable, c’est ce qui ressort du tir de ce policier qui a coûté la vie d’un homme.

      Plus inquiétant, il déclare à la fois que « ce n’était pas un tir visé » mais « un tir de riposte ». Tout en ayant « mis son arme à hauteur de l’individu » et donc sachant que son tir « serait susceptible de le toucher ». Après le tir, il a d’ailleurs « le sentiment d’avoir impacté l’individu. »
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      En ouvrant le feu, ce policier est certain d’avoir vu dans le regard de Jean-Paul Benjamin, une « détermination », celle de ne pas se laisser interpeller. Pour autant, il ne sait plus s’il a voulu « neutraliser le conducteur » ou « simplement stopper le véhicule ».

      Dans le dossier judiciaire, figure une carte d’adhérent au syndicat Alliance, un brassard siglé Police et un témoin de chambre vide pour pistolet automatique.

      Parmi les questions auxquelles Emmanuel N. n’a pas su répondre, reste celle du nombre de tirs effectués, n’étant ni capable d’expliquer pourquoi une cartouche manque dans son chargeur ni en mesure de préciser la nature de l’objet qu’il a ramassé au sol après le tir. Pourtant, les échanges radio parlent de plusieurs coups tirés, contredisant encore la thèse de l’accident et expliquant la cartouche manquant dans le chargeur, dont la douille aurait été ramassée par le policier.

      Contacté, l’un des avocats de la famille de Jean-Paul, Arié Alimi, n’a pas souhaité apporter, à ce stade, de commentaire.

  • Réviser le bac avec le rap, oxymore ou pléonasme ?
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/reviser-le-bac-avec-le-rap-oxymore-ou-pleonasme-4849595

    Dans les artistes les plus streamés ces dernières années, du phocéen Jul à PNL ou encore Nekfeu, les rappeurs français remportent encore une nouvelle fois la palme d’or des écoutes dans l’Hexagone. Vous avez entre 15 et 25 ans ? Il est fort probable que comme pour 70% de la population française, votre style de prédilection soit le rap. Au-delà de sa dimension purement esthétique, ce genre musical entretient des liens parfois étroits avec la littérature. En retard dans les révisions ou simplement curieux d’étendre ses connaissances, voici une petite session de rattrapage avant le coup d’envoi des épreuves du baccalauréat de français…

    #Bac #Français #Révisions #Rap #Littérature #Lycée

  • #Serbie : les exilés au pied des murs

    Dans les #Balkans comme ailleurs, toutes sortes de barrières entravent le périple des personnes exilées. Des murs concrets hérissés de barbelés, comme celui que la #Hongrie a fait construire à la frontière de la Serbie. Mais aussi des murs législatifs, technologiques, policiers ou politiques, bâtis en vue de satisfaire l’Union européenne (UE) et ses politiques concertées de rejet des « indésirables ». Pour les principaux concernés, venus d’Afghanistan, de Syrie ou d’Afrique du Nord, c’est l’assurance de violences accrues et de destins enlisés. Reportage au nord de la Serbie, aux confins de l’UE.

    Première vision du centre-ville de #Sombor : quatre jeunes migrants prennent tranquillement le soleil sur un banc d’une artère commerçante. C’est le début de l’après-midi, le dernier dimanche avant la Pâque orthodoxe, et les rues sont presque vides dans cette ville moyenne et proprette de la région de la #Bačka, au nord-ouest de la Serbie. Deux flics approchent : échange de signes, contrôle des papiers, fouille des sacs, c’est bon pour cette fois. Illico, les quatre jeunes décampent, message reçu : ils ne sont pas bienvenus en ville.

    Un peu plus loin, sur la route qui mène aux frontières hongroise et croate (toutes deux à environ 25 km de Sombor), on roule le long d’un faubourg résidentiel. Sur le bas-côté, des silhouettes discrètes chargées de sacs de course. À l’orée d’un petit bois, on débouche sur une sorte de kermesse pas drôle. Une vingtaine de taxis attendent les clients potentiels, qui prennent le frais sous les ombrages en attendant la rupture du jeûne du Ramadan. Derrière l’enseigne « Night-Club Grizzly », des exilés se pressent dans une petite boutique ou papotent sur un vieux terrain de basket, assis en cercle sur des chaises en plastique. Dans une arrière-cour, de jeunes types du cru d’allure pas commode – survêt’, bombers, crâne rasé – rigolent autour d’un barbecue. Une impression latente et désagréable, confirmée plus tard par des connaisseurs du site : on est tombés au cœur d’un business, où chauffeurs de taxis et jeunes du coin profitent de la détresse des exilés pour arrondir les fins de mois. Pas vraiment le temps d’approfondir : le maître des lieux, un colosse patibulaire, nous prie virilement d’aller voir ailleurs1.

    « Ailleurs », c’est le camp officiel, à quelques centaines de mètres. Une allée d’arbres conduit à une ancienne colonie de vacances, réaffectée à un Centre d’accueil du Commissariat pour les réfugiés et les migrations de la République de Serbie (KIRS). Le grillage est défoncé et le portail ouvert. Assis sur un banc, quatre jeunes Syriens décrivent à gros traits le quotidien du camp de Sombor plein à craquer, où tout est pourri. Ils sont là depuis huit mois dans le vide absolu – « No money, no work ». Le dialogue est interrompu par l’irruption d’un employé tremblotant qui nous fait raccompagner par un vigile. Devant l’entrée, le mot a tourné : personne ne veut causer. Ambiance.

    Bruxelles sous-traite

    Le camp de Sombor est l’un des quatorze ouverts par la Serbie à destination des migrants présents sur son sol. Frontalière de quatre pays membres de l’Union européenne (Croatie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie) dont un (la Hongrie) fait partie de l’espace Schengen, elle-même candidate à l’adhésion et dépendante des subsides européens, la Serbie obéit aux desiderata de Bruxelles. Les procédures d’adhésion prévoient un alignement progressif des candidats sur les politiques communautaires – y compris en matière d’immigration. C’est la quadrature du cercle qui enserre la Serbie, la Bosnie-Herzégovine ou encore l’Albanie dans ses rets : pays de transit, ils se voient néanmoins contraints de défendre les murs d’une forteresse Europe dont ils ne font pas partie, et contribuent donc, bon gré mal gré, à l’externalisation de la politique migratoire européenne, en deuxième ligne derrière la Turquie, la Libye ou le Maroc.

    En jeu ? L’exemption de visas pour leurs ressortissants dans l’espace Schengen (obtenue par la Serbie en 2009 seulement), et surtout le fonds, sonnant et trébuchant, de préadhésion à l’UE. Quand il s’agit de repousser les migrants aussi, l’Union crame la CB : 90 % du budget du KIRS en provient. Les camps ne s’en portent pas mieux pour autant. « On peut mettre tout l’argent qu’on veut, ça ne change rien car personne ne prend soin des lieux », explique le juriste Radoš Đurović, directeur de l’association de soutien juridique Azylum Protection Center (APC), à Belgrade. Son organisation, pourtant reconnue par l’État serbe, jouit d’un accès limité à l’intérieur des camps. C’est par des vidéos fuitées qu’elle documente la vétusté des lieux, l’absence d’hygiène, les toilettes infectes, le surpeuplement et le désespoir.

    Au camp de Subotica, la grande ville du nord de la Serbie, à un jet de pierres de la frontière hongroise, « la gale est endémique », affirme un membre de l’association de soutien aux exilés Collective Aid, qui remet une couche : « Nous avons vu des migrants porteurs de plaies ouvertes surinfectées par la gale. » Quand on y passe au petit matin, des exilés dorment dans des duvets à l’extérieur, par un froid peu printanier. Selon l’APC, ils seraient 350 pour une capacité d’accueil de 200. Deux jours plus tard, un Marocain y sera retrouvé mort : d’une overdose d’alcool et d’opioïdes, affirme le KIRS. Comment savoir ? Les médecins sont spécialement appointés par l’administration des camps, à qui ils doivent leur gagne-pain, explique encore Radoš Đurović – difficile, dès lors, de dénoncer la corruption, les trafics, les mauvais traitements…

    L’incurie de la Serbie dans la gestion des camps reflète son rôle de petit rouage de la machine à refouler européenne. Les violences de la police serbe sont documentées, mais sans commune mesure avec celles de ses homologues croate et hongroise. La Serbie prend tout de même sa part du jeu sinistre des « pushbacks2 en cascade », d’un pays à l’autre, d’Italie ou d’Autriche vers la Slovénie, puis la Croatie, puis la Serbie, le long de ce que le réseau Migreurop dénonce comme « une chaîne de violation de droits ». Dans le sens retour aussi, la Serbie est un cul-de-sac : la Macédoine du Nord, pays de transit précédent sur la route de l’Europe, refuse systématiquement les réadmissions. Triste routine, les autorités conduisent donc les pushbackés au camp serbe de Preševo, aux confins de la Macédoine et du Kosovo. À Preševo, les exilés sont retenus quelques jours illégalement avant de reprendre, à prix d’or, un taxi pour la capitale et le nord du pays. Manège absurde.

    Dans une région qui a récemment connu d’importants déplacements de population, les habitants semblent globalement ne pas sombrer en masse dans la haine contre les migrants. Des milices d’extrême droite ont bien entrepris de les terroriser, mais le phénomène reste relativement marginal3. Politiquement, cependant, le sujet peut se montrer aussi porteur en Serbie qu’ailleurs : les tabloïds proches du régime d’Aleksandar Vučić (voir encadré) font à l’occasion leur beurre d’un fait divers, et le ministre de l’Intérieur, l’aboyeur ultranationaliste Aleksandar Vulin, multiplie les déclarations tonitruantes. Mais en dehors de ces effets de manche xénophobes, la tendance est surtout à l’occultation : la Serbie n’est pas concernée par la crise migratoire, d’ailleurs elle la gère à merveille. Et les keufs d’assurer l’invisibilité des indésirables en mettant des bâtons dans les roues des collectifs d’aide4, en démantelant squats et campements informels et en faisant la chasse aux migrants dans les centres-villes, toujours direction Preševo. « La police communique toujours sur les mêmes nombres de migrants, multiples du nombre de bus mobilisés dans l’opération, lesquels peuvent accueillir 84 personnes. Ça n’a aucun sens », grincent à Belgrade les militants d’une autre association de soutien aux exilés, Klikaktiv. Rien qu’en avril, deux grandes rafles ont été menées contre les exilés dans la région.

    Mais squats et campements sont fatalement l’exutoire de l’insalubrité et de la saturation des camps. Employé à la gare de Subotica, Marko nous raconte que certains jours, il a compté 100 à 130 personnes migrantes sur les voies de fret, entre les squats et wagons misérables qu’ils occupent de part et d’autre des rails. « Ça me fait de la peine. Je suis orthodoxe, pour moi tous les hommes sont égaux. » Il les a filmés à destination d’un copain journaliste, qui a prudemment refusé de diffuser les images. « Le gouvernement raconte que les migrants envahissent les villes. Mais en réalité, c’est là qu’ils traînent, sur les voies. » Le milieu du rail bruisserait de rumeurs de migrants morts sous les roues de trains de marchandises. La rançon, peu surprenante, de l’indifférence.
    Murs et châtiments

    Si les personnes migrantes sont aussi nombreuses à Sombor et Subotica, c’est évidemment à cause de la proximité de l’Union européenne. D’un côté, la Croatie, dont la frontière est principalement marquée par le Danube, large à cet endroit de plusieurs centaines de mètres. Ça se tente. Le journaliste Philippe Bertinchamps, correspondant du Courrier des Balkans à Belgrade, nous montre les images filmées par ses soins d’un Zodiac se dirigeant vers la berge. Mais, depuis deux ans, la police croate s’est rendue tristement célèbre par les violences exercées contre les exilés et le caractère systématique de ses refoulements. Sur tout le territoire, fût-ce à l’autre bout du pays, les personnes migrantes arrêtées sont brutalisées et renvoyées en Serbie ou en Bosnie-Herzégovine. Côté hongrois, c’est pire : non seulement les violences et les pushbacks, mais aussi le « mur » construit en 2015 sous les ordres du Premier ministre d’extrême droite Viktor Orbán, sur toute la frontière sud du pays.

    Le mur, le voilà. Balafrant la plaine plate comme la main, immense et monotone, qui s’étend de Budapest à Belgrade, coupant en deux une opulente région agricole dont les populations mêlées ont toujours joué à saute-frontières. À l’arrière des jardins du village de Rastina, à une vingtaine de kilomètres au nord de Sombor, parmi les vergers et les cultures de colza, deux barrières métalliques, hautes de quatre et trois mètres, hérissées de barbelés concertina, encadrent une voie réservée aux patrouilles des flics et des douaniers. Le dispositif sécuritaire est agrémenté d’un arsenal de gadgets dernier cri, comme le rappelle un récent rapport du précieux réseau Migreurop : « Cette barrière est équipée de technologies capables de délivrer des chocs électriques, de capteurs de chaleur, de caméras ainsi que de haut-parleurs s’adressant aux personnes exilées en plusieurs langues5 » Le nec plus ultra.

    Pour financer ces petits bijoux et encadrer le sale boulot des gardes-frontières, on retrouve Frontex, l’agence de surveillance des frontières extérieures de l’Union européenne, dotée de moyens colossaux6. Témoin voire complice quotidien des abus de la police hongroise, des chiens d’attaque lancés sur les passe-frontières ou des migrants enfermés dans des conteneurs avant d’être refoulés7, Frontex a attendu février 2021 pour quitter le pays d’Orbán, sous la pression médiatique et après que la Cour de justice de l’Union européenne a interdit (en vain) à la Hongrie de procéder aux pushbacks. La duplicité européenne – se dire étranger aux exactions tout en les supervisant – avait fini par se voir. Sur le terrain, il y a longtemps qu’elle ne faisait de doute pour personne. Après des années passées en lien avec les institutions internationales, Radoš Đurović s’est fait une religion sur la question : « Ce n’est pas vrai qu’il n’y a pas de politique migratoire européenne commune. Dans la pratique, elle consiste tout simplement à freiner voire arrêter les migrations. » À n’importe quel prix. « L’Europe sait parfaitement ce qui se passe ici. Toutes les associations ont des contacts avec les institutions européennes, à qui elles font remonter les infos. » Violences comprises ? Oui. « À cette échelle, des violences aussi systématiques ne peuvent être orchestrées que d’en haut », lâche-t-il.

    À côté de Frontex, des accords bilatéraux entre États permettent aussi d’organiser des opérations de police communes. Quand cette coopération s’effectue au sein du très réac’ groupe de Visegrád8 au nom de la « défense collective des frontières de l’Europe » chère à Orbán, le pire est attendu : la police tchèque prêterait la main aux brutalités de la police hongroise. En revanche, la présence de la police allemande exercerait des vertus apaisantes, l’opinion du pays étant plus scrupuleuse en matière de droits humains. Misère des petits jeux diplomatiques... Passer, à tout prix

    Si médiatisé soit-il, le mur hongrois fait pâle figure à côté de ses prédécesseurs des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, ou de la frontière gréco-turque. Un jeune Marocain, rencontré à Subotica, ne s’est même pas posé la question : « La frontière espagnole, c’est juste impossible. C’est grave ce qui se passe là-bas. La Hongrie, ça va beaucoup plus vite. » « Le mur n’a rien d’efficace, confirme Radoš Đurović. Il alimente juste le trafic des passeurs. » Même son de cloche du côté de l’association Klikaktiv : « Les gens continuent à tenter de passer par le mur parce que c’est la voie la plus rapide. Les barbelés et les chiens n’y changent rien. » De temps à autre, la police découvre un tunnel creusé sous le mur, au risque pour ceux qui l’empruntent de se faire cueillir à la sortie, ou de mourir étouffés sous les éboulis.

    Passer, donc, ça se fait. Le désespoir donne des ailes et l’adrénaline occulte momentanément la douleur (voir le témoignage de Zyed ci-contre). Surtout, il n’est aucun problème auquel le marché ne propose sa solution frelatée, et le « game » du passage nourrit une économie florissante9. De la course en taxi surtaxée au « package » migratoire complet, tout un catalogue de services est mis à disposition – auxquels certains migrants prêtent parfois la main pour financer leur prochaine tentative. Aux plus offrants, les passeurs proposent un « guarantee game », un passage « garanti », comme nous l’expliquent les membres de Klikaktiv : pendant qu’une première troupe est envoyée en diversion, les candidats plus fortunés tentent la traversée à un autre endroit. Côté hongrois, si tout va bien, un véhicule attend et les douaniers – dont la corruption est proverbiale en Hongrie – regardent ailleurs.

    Ensuite, les personnes migrantes s’évanouissent dans la campagne hongroise. Lancé début 2015, le groupe de solidarité MigSzolt, à Szeged (à 15 km au nord de la frontière serbe), a ainsi fermé boutique dès novembre 2017. Parmi ses fondateurs, le chercheur Mark Kékesi raconte : « Nous n’avions plus d’activité. Les migrants avaient disparu de Hongrie. Il faut dire que les arrestations sont permanentes et que beaucoup d’exilés se retrouvent en prison ou expulsés, souvent après dénonciation des habitants. Ceux qui passent réémergent ensuite en Autriche ou en Allemagne, mais leur circulation sur le territoire est invisible, et sans doute liée au crime organisé. »

    Pour ceux, nombreux, qui n’ont pas les moyens financiers nécessaires, les chances sont beaucoup plus minces. Dans un square proche de la gare routière de Belgrade, Djelaluddin résume la situation en quelques phrases désabusées : « Ça fait quatre mois que je suis dans ce pays et j’ai déjà tenté plusieurs fois de passer. Et partout j’ai été brutalisé. En Hongrie, en Croatie, en Roumanie, on te tape à chaque fois. Ils m’ont aussi pris mon argent et mon téléphone. Je ne sais plus quoi faire. » Pourtant, son histoire ne laisse aucun doute sur son droit à l’asile politique : « Je suis parti d’Afghanistan quand les talibans sont revenus [en août 2021]. À cette époque, j’étais dans l’armée. Nous n’étions même pas au combat, seulement en exercice. Ça a suffi pour que les talibans me considèrent comme un ennemi », raconte-t-il en montrant les stigmates des exactions subies : un doigt tordu dans le mauvais sens et une vilaine cicatrice au cou. Il retrace à grands traits son périple, l’Iran, la Turquie, la Grèce, la Bulgarie, un trajet assez rapide, mais semé d’embûches. « Je connais trois personnes qui ont été tuées par des chiens à la frontière bulgare. Partout, on nous traite comme des animaux. » Ses yeux s’illuminent encore quand il raconte son rêve : le Canada. En attendant la rupture du jeûne, Djelaluddin propose de nous payer un sandwich. Il peut se le permettre, dit-il : il lui reste 14 ou 15 euros. Quand on le quitte, il lève le pouce, souriant.

    D’autres n’ont plus cette énergie. Chez Klikaktiv, Vuk Vučković ne compte plus les personnes blessées en franchissant le mur, ou après avoir rencontré les matraques hongroises, qui reprennent la route sans attendre d’être guéries – et finissent invalides. Quand tous les horizons sont bouchés, « certains sombrent dans la drogue ou la folie », nous explique Radoš Đurović. Ils perdent alors de vue ce territoire rêvé qui se démène pour les refouler : l’Europe, juste de l’autre côté du mur.

    Le triangle mord

    Tout a une fin – les murs aussi. Depuis 2020, une nouvelle route s’est ouverte afin de contourner le mur hongrois par le Banat, région à cheval sur la Serbie et la Roumanie10. Au niveau du poste-frontière qui relie Rabe (Serbie) à Kübekháza (Hongrie), la clôture aboutit à un simple portail métallique. De l’autre côté de la chaussée, une campagne ouverte, ponctuée de quelques bosquets : la frontière serbo-roumaine, que rien n’indique sur le terrain, pas même un bout de grillage. Un pick-up de la police roumaine se dirige vers nous avant de se garer près de la guérite des douaniers. Quelques minutes plus tôt, on l’avait repéré, arrêté à notre hauteur, tandis que nous approchions d’un squat de personnes migrantes, dans une usine abandonnée entre les hameaux de Majdan et Rabe.

    Car, en dépit des apparences, la Roumanie n’est guère plus accessible que la patrie d’Orbán. Caméras à vision thermique, chiens équipés de GPS, dispositifs de détection des battements du cœur… Toute la quincaillerie de Frontex est mobilisée pour interdire le passage. Certains exilés s’y seraient repris des dizaines de fois. Pendant des semaines ou des mois d’attente, ils rasent alors les murs des villages sinistres, aux trois quarts vides et en ruines, que relient des routes en béton défoncé le long de la frontière. Les derniers mois, on a compté jusqu’à 300 migrants squattant les maisons abandonnées de Majdan – soit davantage que la population officielle du village. Ils se font discrets, car les relations avec les habitants sont tendues ; quelques-unes des belles pintades qui errent au milieu des rues auraient assouvi la faim d’exilés.

    À une dizaine de kilomètres à l’ouest, par-delà les champs, le village de Đala s’étend mollement jusqu’à la rivière Tisza qui, sur quelques kilomètres, marque la frontière entre Serbie et Hongrie. Début 2020, la Hongrie a déployé des unités maritimes armées pour dissuader les migrants de tenter la traversée à la nage. Côté serbe, une grosse bagnole de police patrouille sur la berge, parmi les herbes hautes.

    Un peu en retrait, le bourg de Srpski Krstur semble presque vivant. C’est la sortie des classes, des enfants roms, nombreux dans la commune, gambadent sur les trottoirs. Un peu à l’écart de la route principale, un faubourg délabré s’étire en direction de la rivière. Devant une épicerie, une dizaine d’exilés papotent ou boivent des coups. Un Marocain nous raconte qu’il prend la route pour la deuxième fois. Après treize ans à Bologne, malgré femme et enfant, il a été expulsé au Maroc, d’où il est reparti pour rentrer chez lui. Son récit est interrompu quand, branle-bas de combat, deux taxis débarquent coup sur coup, déchargeant des personnes migrantes en provenance de villes voisines. Deux autres voitures arrivent dans la foulée et font chacune monter un groupe. Le conducteur de la deuxième, un jeune Serbe élégamment mis, nous jette un regard peu amène. Derrière nous, la porte de l’épicerie se ferme brusquement à double tour, clac. En quelques minutes, les exilés s’évaporent dans la nature. L’un d’eux, avec qui nous venions d’échanger quelques mots, se cache derrière l’angle du mur, son foulard remonté sur son visage.

    Comme à Sombor, nous dérangeons. C’est toute une économie locale dont les voyageurs de l’exil, pris au piège, sont la clientèle captive. Du petit taxi indépendant au réseau transfrontalier armé de sa propre flotte de voitures, le trafic des passeurs aux frontières nord de la Serbie aurait représenté entre 8,5 et 10,5 millions d’euros en 2020, selon les chiffres de la Global Initiative Against Transnational Organized Crime. Avec la complicité inévitable de la police, très présente au quotidien dans tous les pays de la région, et largement corrompue. Prises en étau entre l’Europe qui les rejette et les mafias qui leur font les poches, les flics qui les frappent et ceux qui les rackettent, les personnes exilées subissent un enfer humain. Attendant le moment où elles seront libérées de ce bourbier de frontières. Et où, à l’instar de Zyed, jeune Tunisien arrivé en Autriche après des années d’errance, elles pourront enfin dire : « C’est la fin des ténèbres. »

    http://cqfd-journal.org/Serbie-les-exiles-au-pied-des-murs
    #murs #migrations #barbelés #frontières #asile #réfugiés #barrières_frontalières #route_des_Balkans #violence #violences

  • Les sujets officiellement anti-sociaux et anti-écologiques du Bac 2022, ça tourne en ce moment, ça a bien l’air vrai. Quand même ouf.

    https://www.leparisien.fr/etudiant/examens/bac/bac-2022-le-sujet-de-sciences-economiques-et-sociales-specialite-jeudi-QM

    Question 2 (3 points)

    À partir d’un exemple, vous montrerez que l’innovation peut aider à reculer les limites écologiques de la croissance.

    Question 3 (3 points)

    À l’aide d’un exemple, vous montrerez que l’action des pouvoirs publics en faveur de la justice sociale peut produire des effets pervers.

    #éducation #bac #écologie #croissance #capitalisme #social #anti-social #libéralisme #pourriture #vomi

  • Les sujets de #SES du #BAC2022 😨
    D’une neutralité politique parfaite, accrochez-vous ⤵️

    https://twitter.com/Les__Infiltres/status/1524748112740249602?cxt=HHwWhMCj_Y-V_6gqAAAA

    « Vous montrerez que l’approche en termes de classes sociales de la société française peut être remis en cause », et ce pile au moment où elle n’a jamais été aussi pertinente.

    Question 2 du bac Blanquer de SES aujourd’hui : « Vous montrerez que l’innovation peut aider à reculer les limites écologiques de la croissance. »
    Ben non.
    C’est pourtant simple : soit on change, soit on crève 🔥
    En Inde et au Pakistan, la température atteint le seuil fatal à l’homme
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/inde-pakistan-temperature-atteint-deja-le-seuil-fatal-a-lhomme_fr_627

  • #Bacteriophage treatment of disseminated cutaneous Mycobacterium chelonae infection | Nature Communications
    https://www.nature.com/articles/s41467-022-29689-4

    We report a case of refractory cutaneous disseminated M. chelonae infection in a patient with seronegative arthritis on immunotherapy with tofacitinib that was treated with combination antimicrobial, surgical, and single bacteriophage therapy with excellent clinical response. The patient developed neutralizing antibodies against the bacteriophage but continues to have stable improvement of disease with negative biopsies and no evidence of bacterial resistance to the phage.

    […]

    Bacteriophage therapy using a cocktail of multiple phage isolates has been recently successfully used for the treatment of resistant bacterial infections including multidrug-resistant nontuberculous mycobacterial infections in conjunction with traditional antibiotic therapy. Widespread use of bacteriophage therapy is limited by logistic and regulatory challenges as well as the development of bacterial resistance or neutralizing antibodies that may reduce host response to the bacteriophage.

    […]

    To our knowledge, this is the first case of a human M. chelonae infection treated with a bacteriophage, and the first case of bacteriophage treatment with a single phage for a mycobacterial infection. Bacteriophage therapy is a promising therapeutic option for multi-drug resistant infections, though improved understanding of safety, the factors driving the development of bacterial resistance, and the clinical significance of antibody-mediated phage neutralization is vital to advance this therapeutic option for patients.

  • Les forçats des déchets | Santé & travail
    https://www.sante-et-travail.fr/forcats-dechets

    Ce sont les soutiers des temps modernes, occupés dans l’ombre à faire disparaître promptement les rebuts de la #société_de_consommation, dont nous ne saurions tolérer la vue. Environ 100 000 personnes sont employées dans le secteur des déchets, dont la moitié au traitement des ordures ménagères. Parmi elles, de nombreux salariés en insertion ou des travailleurs handicapés. Tous exposés à de multiples risques connus – pénibilité physique et mentale, horaires décalés, manipulation de #produits_toxiques, manque de reconnaissance, etc. – ou moins documentés, comme la contamination par bactéries et moisissures, lors des manutentions en centre de tri ou de compostage.
    Car les politiques publiques environnementales, aussi vertueuses et nécessaires soient-elles, ont laissé le travail dans un angle mort. Qui sait que les piles et batteries équipant nos objets du quotidien sont recyclées, à cause de leur dangerosité, dans des usines classées Seveso, où les équipes d’ouvriers se relaient en 3 x 8, y compris les jours fériés ? Il est temps pour l’économie circulaire de penser aux enjeux de santé au #travail. Des pistes se dessinent : intégrer l’ergonomie du recyclage dès la conception des produits. Ou faire coopérer les professionnels de l’ensemble d’une filière sur les conditions de travail. Et surtout valoriser enfin des métiers et des travailleurs essentiels à la préservation de l’environnement.

    https://basta.media/Recycler-trieur-de-dechets-sytcom-conditions-de-travail-Ecosystem-emplois-v

  • Steak de chou-fleur au grana padano
    https://www.cuisine-libre.org/steak-de-chou-fleur-au-grana-padano

    Couper les deux choux-fleurs en tranches, afin d’obtenir 4 tranches de 3 cm d’épaisseur. Il est possible de les couper horizontalement ou verticalement, mais il est important d’inclure la tige au milieu de chaque tranche. Une fois les 4 steaks obtenus, utiliser les restes du #Chou-fleur pour la purée. Dans une casserole, faire revenir l’oignon haché avec un peu d’huile et une pincée de sel pendant environ 10-15 minutes. Pendant ce temps, faire bouillir les restes de chou-fleur dans de l’eau salée… Chou-fleur, #Parmesan, #Steaks, #Italie / #Végétarien, #Sans viande, #Sans gluten, Sauté

    #Sauté

    • #Belgique : L’Afsca rappelle les produits Kinder d’Arlon (exporté dans 45 pays) et retire le permis de production à l’usine
      https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2022/04/08/l-afsca-rappelle-les-produits-kinder-d-arlon-et-retire-le-permis

      L’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) a annoncé ce vendredi rappeler la totalité des produits Kinder fabriqués à Arlon (en province du Luxembourg) et retirer à ce site son autorisation de production, en raison d’une centaine de cas de salmonellose identifiés en Europe ces dernières semaines.

      Un lien effectué fin mars entre ces intoxications et l’usine de production Ferrero d’Arlon a été confirmé depuis lors", souligne l’Afsca. Depuis, l’Agence fédérale a mené une enquête approfondie au sein du site de production d’Arlon. « Suite aux constats et à des informations incomplètes de la part de Ferrero, l’Afsca retire l’autorisation de production du site à Arlon », précise l’Afsca.


      Jusqu’ici, seul un certain nombre de lots avaient été retirés de la vente. Mais l’Afsca a désormais décidé de rappeler de manière exhaustive tous les produits de types ’Kinder Surprise’, ’Kinder Surprise Maxi’, ’Kinder Mini Eggs’ & ’Schoko-bons’, indépendamment des lots ou dates de péremption. L’Afsca demande donc de ne consommer aucun produit susmentionné et appelle les entreprises de distribution à retirer toutes ces friandises des rayons.

      L’Afsca a par ailleurs exigé de Ferrero « une approche client irréprochable » alors que l’entreprise italienne a fait l’objet de critiques depuis le début de ce scandale sanitaire. L’Agence fédérale affirme suivre de près les étapes entreprises par Ferrero et n’autorisera la réouverture du site qu’après avoir pu conclure que l’établissement répond à l’ensemble des règles et exigences de sécurité alimentaire. Entretemps, l’enquête menée sur le site du groupe italien se poursuit.

      « Une telle décision n’est jamais prise à la légère, mais les circonstances actuelles l’imposent », explique le ministre de l’Agriculture, David Clarinval, dont la tutelle sur l’Afsca fait partie de ses compétences. « La sécurité alimentaire de nos concitoyens ne peut jamais être négligée. »

      « Seuls les produits fabriqués à Arlon concernés »
      De son côté, Ferrero reconnaît dans un communiqué « des défaillances internes qui ont retardé la récupération et le partage d’informations dans les délais impartis ». Le groupe précise que seuls les produits fabriqués à Arlon sont concernés et insiste sur le fait qu’ils ne représentent que « 7% du total des produits Kinder fabriqués chaque année » dans ses usines.

      L’entreprise décrit la fermeture comme « la seule solution pour garantir le niveau de sécurité alimentaire le plus élevé et éliminer le risque d’autres contaminations ». Jeudi, l’entreprise avait indiqué que la présence de salmonelles avait été détectée le 15 décembre sur un filtre à la sortie de deux réservoirs de matières premières sur son site à Arlon.

      Les consommateurs ayant des questions doivent s’adresser au service client de Ferrero via son call center : Consumer.Service.benelux@ferrero.com ou 0800 21042. Selon le site internet de Ferrero, l’usine d’Arlon, ouverte en 1989, emploie 725 personnes, « un chiffre qui peut monter jusqu’à 1.100 en période de pointe saisonnière ».

      Les huit lignes de production du site arlonais fabriquent quotidiennement près de 18 millions de Kinder Schoko-Bons, 2 millions de Kinder Surprise et 4 millions de Raffaello. « Au total, 96% du volume de production est exporté vers 45 pays dans le monde », indique encore le site de l’entreprise.

      #ferrero #bactéries #nutella #multinationales #huile_de_palme #exploitation #kinder #agro-alimentaire #alimentation #nestlé #conditions_de_travail #marque #salmonelles #salmonelle #alimentation

    • je trouve plus honteux d’ajouter du chocolat pérave qui aurait du faire l’objet d’un seen spécifique (que je vous avais épargné : il y a foule au portillon des productions alimentaires de masse « rappelées » ces jours-ci) pour atteindre 90 abonnés (dont des qui ont bloqué cet expéditeur) au lieu de 20

      le « steak » c’est soit le pire (steak avec 85% de viande et on ne sait trop quoi, dans les rayons des grandes surfaces), soit la bonne intention : aider qui est habitué à la grillade à modifier son pli avec des machins qui se saisissent, se font griller (un usage particulier de l’huile comme exhausteurs de gout), deviennent croquant en surface et ne sont pas sucrés, pour pas dire galette, beignet, ou que sais-je qui ne serait d’ailleurs pas plus approprié à divers types de plats du genre. ça me parait caractéristique de la transition encours, et pas si grave (même si on peut préférer des désignations plus spécifiques).

      #trolling