• Accusations de viol contre Luc Besson : l’actrice Sand Van Roy a été effacée du film « Anna » après avoir porté plainte
    https://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/luc-besson/accusations-de-viol-contre-luc-besson-l-actrice-sand-van-roy-a-ete-effa

    En plus d’avoir disparu de ce long-métrage, l’actrice dit avoir été totalement effacée du grand écran. Elle dit n’avoir passé qu’un seul casting en trois ans, alors qu’elle en passait « pas mal » avant. Sand Van Roy est « blacklistée », selon un producteur, qui a dû abandonner un projet de film dans lequel elle devait tourner, à cause du retrait d’investisseurs. Il affirme que « les gens ne voulaient plus l’engager », « comme si elle était coupable de quelque chose ». Une plainte qui a brisé sa carrière au cinéma ? « Une plainte qui a complètement brisé ma vie », confie l’actrice.

    #cancel_culture_la_vraie

  • Le #backlash après #Metoo ; du « violeur de Libération » à Julien Guirado. - Crêpe Georgette
    http://www.crepegeorgette.com/2021/11/02/le-basklash-apres-metoo-du-violeur-de-liberation-a-julien-guirado

    Le backlash est un terme théorisé par la féministe Susan Faludi qui démontre qu’après les années 1970 où les mouvements féministes ont acquis de haute lutte de nombreux droits pour les femmes, la société américaine et en particulier les media ont procédé à un backlash (un retour de bâton) en réaction.
    Si je devais théoriser le mouvement #Metoo de 2017 (en effet le premier #Metoo a été lancé par l’afro féministe Tarana Burke en 2007) je dirais qu’il s’agit d’un mouvement de masse, permis par la technologie (= les réseaux sociaux) de femmes, qui a permis d’énoncer massivement et simultanément les violences sexuelles dont elles ont été victimes, qu’elles soient illégales ou non. Ce #Metoo a ensuite été repris par l’ensemble des victimes de violences sexuelles à travers le monde.
    #Metoo n’est pas une libération de la parole ; les femmes ont toujours parlé mais rien ne leur permettait de le faire aussi massivement.
    #Metoo n’est pas une épiphanie pour les femmes. Nous avons conscience de ce que nous subissons, peu importe que nous y mettions le « bon mot » dessus.
    #Metoo n’est pas non plus une épiphanie pour les hommes. Il faut être bien naïf pour penser qu’un violeur ne sait pas qu’il viole, qu’un agresseur ne sait pas qu’il agresse. Et il faut l’être tout autant pour penser qu’un homme qui observe un homme violer ou agresser ne comprend pas ce qu’il se joue là.

    La riposte face à #Metoo a été immédiate et classique. Le backlash a été quasi instantané puisque les réseaux sociaux eux-mêmes le permettent.
    On nous a accusés de mentir (classique), d’exagérer, de vouloir mettre tous les hommes en prison (curieuse idée qui en dit beaucoup plus sur celles et ceux qui la prononcent que sur nous), d’être des nazies (encore mieux... si vous assimilez des violeurs aux juifs déportés, je me demande ce que cela dit de vous).
    Mais tout cela c’est classique et habituel.

    La nouveauté est de constater que, désormais, des hommes avouent être des agresseurs et que cela va justement faire partie de leur stratégie de défense.
    Observons un peu. En 2010, l’affaire Polanski (coupable d’avoir drogué et violé une mineure de moins de 15 ans en 1977) ressort. TOUS ses défenseurs vont accuser la victime de mentir, de l’avoir provoqué, de faire plus vieux que son âge, de n’être pas vierge au moment du viol. En 2021 plus aucun n’a cette stratégie ; au contraire tous et toutes admettent bien volontiers qu’il a violé mais ma foi... est-ce si grave.
    Même stratégie dans le cas Matzneff. La philosophe et psychanalyste Sabine Prokhoris va, sur France inter, nous expliquer que Springora n’avait pas 8 ans au moment des faits. Elle ne nie pas un instant les faits, ce qui aurait probablement été encore un axe de défense il y a quelques années, arguant de la licence littéraire par exemple. Elle les minimise.
    Même son de cloche avec William Goldnadel face à Olivier Duhamel, accusé du viol d’un jeune garçon de 13 ans. Il ne nie pas les faits (il vieillit tout de même la victime) mais déclare « Ce n’est pas la même chose de sodomiser un petit enfant de 3 ans que de faire une fellation à quelqu’un de 16 ans. » Sur Cnews ce viol n’est pas qualifié de mensonge mais de « bêtise ».

    L’acmé est atteinte lorsque les agresseurs vont utiliser la reconnaissance des faits comme stratégie de défense et pire, que cela va fonctionner. Observons-le à travers deux cas :
    – le jeune homme qui le 8 mars 2020 a publié dans Libération une lettre où il déclarait avoir violé sa petite amie
    – un candidat de télé réalité Julien Guirado qui a avoué avoir frappé une de ses petites amies Maine El Himer.

    Les stratégies de ces deux hommes sont somme toutes assez semblables alors qu’ils ont l’un et l’autre des profils très différents. La plus grande ruse du premier est évidemment d’utiliser et distordre les théories féministes pour s’excuser : sa lettre revient au fond à dire qu’il a certes violé mais que, comme les féministes l’ont déclaré, il n’en est pas vraiment responsable, c’est sa socialisation masculine qui l’a poussé à. Il explique ensuite que c’est également sa copine, qui, par son comportement, l’a poussé à se comporter ainsi. C’est une stratégie intelligente et qui fonctionne parce qu’elle va participer à sa réhabilitation. C’est lui qui cause sa chute (toute relative) et c’est nous qui le redressons en admirant le courage qu’il a eu à parler.

    Il faut bien comprendre et admettre une chose. Sauf dans de très rares cas de viols extrêmement violents et sadiques, la victime, même si elle est enfant au moment des faits, est toujours vue comme pécheresse. A cet égard un passage médiatique important lors de la publication du rapport Ciase (les abus sexuels dans l’église) est révélateur. Un évêque a tenté d’allumer un contre-feu en parlant du secret de la confession. Il « oubliait » une chose : un enfant qui dit avoir été violé n’a commis aucun péché, il ne confesse rien. Il ne peut en aucun cas être mis au même plan qu’un violeur qui ferait le même acte. Sans m’immiscer dans des débats théologiques hors de propos, j’au trouvé cet argument intéressant parce que très révélateur de la place accordée aux victimes dans nos sociétés si marqués par le christianisme (je ne dis pas que les victimes sont mieux traitées dans d’autres sociétés, simplement que la culpabilisation qu’on peut leur faire éprouver a sans doute d’autres ressorts) ; avoir été violé-e se confesse. avoir été violé-e reste un péché, une faute. Nous sommes au même plan que nos violeurs. Rien de plus logique donc que leur parole soit mise au même plan que la leur et qu’on attende qu’ils se libèrent eux-aussi.

    Les hommes violents ont, pour beaucoup, donc compris, que parler des actes qu’ils ont commis les servira. Déjà parce qu’ils auront toujours le soutien des autres hommes, tout contents que ca ne tombe pas sur eux, et qui, pour beaucoup, préfèreront, sexisme oblige, soutenir le dernier des salopards violents qu’une femme. Cette stratégie prend corps dans un backlash généralisé qui ne concerne pas que les femmes bien évidemment ; on observe des écrivaillons se repentir de leurs écrits antisémites, on voit des politiques admettre leurs accointances passées avec l’extrême-droite etc. Qui plus est ces aveux participe à l’exercice de la virilité ; il « porte ses couilles », il est « courageux ». Avouer avoir été un homme violent, avoir avoir violé, renforce donc beaucoup d’hommes dans l’expression de leur virilité. Etre un homme c’est dire. Voilà pourquoi on continue à faire perdurer le mythe de femmes qui n’auraient jamais parlé de viols (comment pouvait on les entendre si elles ne parlaient pas !). Encore une fois c’est vraiment aux hommes de faire tout le boulot. Vous verrez qu’on va bientôt devoir remercier les violeurs de parler face à leurs lâches victimes :).

    Prenons ensuite le cas de Julien Guirado. C’est un célèbre candidat de télé réalité de vie collective. Depuis plusieurs années, il y a des rumeurs de violence (sa mère avait porté plainte contre lui puis a retiré sa plainte). Ce qui était clair est qu’il était d’une grande misogynie dans les programmes. En mars 2020, lors du premier confinement, le frère d’une de ses compagnes va affirmer qu’il a frappé sa sœur ce que Guirado va confirmer. Il est récemment revenu sur le devant de la scène avec la sortie d’un livre et une participation à une émission de télévision sur 6play autour de « sa problématique amoureuse ». Je vous incite vivement à perdre 30 minutes à regarder cette émission. Voici comment elle est décrite : « Après un an de silence, Julien Guirado est enfin prêt à se livrer. Son manque de confiance en lui et sa peur de l’abandon l’ont poussé à commettre des erreurs qu’il regrette... Aujourd’hui, le jeune homme veut faire table rase du passé. Aissa lui ouvre ses portes pour un coaching sur-mesure. » Rappelons que M6 a déclaré vouloir désormais agir envers l’égalité hommes/femmes. Même si Guirado n’utilise pas les mêmes arguments que « le violeur de Libération », il procède de la même façon en ne niant pas un seul instant ce qu’il a fait. Il aurait totalement pu faire silence quelques temps et revenir comme si de rien n’était. Au contraire, il choisit d’utiliser la dénonciation de la violence qu’il a commise pour revenir en télévision. Cela lui permet de se montrer comme un homme courageux, qui admet ses actes et n’est pas lâche. Paradoxalement ( ou pas) être un homme violent lui permet donc de faire de la télévision. L’émission participe à montrer combien les hommes violents ont aussi besoin de publiquement « libérer leur parole » et que cette libération est à mettre au même plan que celles des femmes.
    Pile ils gagnent, face ils ne perdent pas.

    Si ce retour de bâton était prévisible, je n’aurais pas gagné qu’il prenne ce tournant. Bien sûr les risibles accusations à base de « elle a menti, elle fait ca pour le buzz » existent et existeront toujours. La violence masculine devient désormais un élément comme un autre pour assoir sa célébrité, pour passer pour un repenti, voire même pour écrire des livres féministes. On me rétorquera que je suis une nazie qui veut voir les violeurs à vie en prison. Mais qui a fait de la prison ici ? On parle d’un garçon qui a eu la chance d’avoir sa médiocre lettre publiée dans Libé un 8 mars, un autre dont les minables fans inconditionnels ont payé une édition hors de prix pour le voir salir sa victime ou d’un troisième qui a les honneurs d’une chaine de télévision pour expliquer combien il est formidable de reconnaitre avoir frappé une femme.
    A noter que ce retour est gagnant, puisque Julien Guirado sera présent dés le 5 novembre sur MyCanal dans la nouvelle émission de télé réalité La mif (émission d’un des couples phares des Marseillais).

    Le succès de Zemmour est aussi un effet de ce backlash qui montre que la France est un pays d’incels.

  • Musiques actuelles, musiques masculines - Yves Raibaud - AquileTube : Peertube Aquilenet.fr
    https://tube.aquilenet.fr/w/jedbZfvbASwQ5U9JgwgH2r

    Comme le sport, la musique a un genre. L’entre-soi masculin et l’exclusion des femmes dans l’économie des musiques actuelles en est l’exemple. Yves Raibaud montre comment des aides et des subventions publiques profitent majoritairement à des groupes de musiciens hommes qui y trouvent une prime à la professionnalisation. Toute l’économie de ce secteur fonctionne par cooptation genrée, recréant et diffusant ad libitum les stéréotypes de la masculinité, en direction d’un large public. L’auteur plaide au minimum pour une distribution égalitaire des ressources publiques dans ce domaine d’activité professionnelle.

    #UPB #université_populaire #Yves_Raibaud #musiques_actuelles #musique #femmes #hommes #inégalité #sociologie #genre

    • Super Conf, il parle à un moment de Adèle Heanel qui risque de se prendre le backlash d’avoir osé dénoncé un agresseur sexuel et voila ce que je trouve comme info ce matin :

      Affaire Adèle Haenel : la garde à vue de Christophe Ruggia annulée
      https://www.mediapart.fr/journal/france/151021/affaire-adele-haenel-la-garde-vue-de-christophe-ruggia-annulee
      –— Adèle Haenel qui ne voulait pas porté plainte se retrouve à devoir subir des interrogatoires de 21h, des confrontations au bout de la nuit et voila le résultat ....
      A mon avis la société à pas fini de lui faire payé l’affront d’avoir dénoncer un agresseur sexuel masculin.
      #backlash

    • La notion de lèse-majesté doit vraiment être examinée comme paradigme de ce backlash de + en + systématique à l’égard des femmes qui témoignent de leurs agressions. Dans un monde formaté par la pornographie et par le voyeurisme infligé aux femmes célèbres, le fait d’avoir commis de tels actes est maintenant perçu comme moins pire que le fait pour les agresseurs d’en être accusés.

    • C’est du lèse-couillons plutot que lèse-magesté, les hommes n’ont jamais apprecié qu’on dévoile au grand jour le complot qu’ils ourdissent entre eux contre les femmes (cf la maison des hommes).

      L’idée que la nouveauté en art serait une methode pour déclassé les personnes dominées m’a semblé interessante. Apparement c’est Geneviève Sellier qui as forgé cette idée par rapport au ciné de la nouvelle vague. Les femmes et les personnes racisées ont plus de mal à pouvoir tourner des films ou enregistrer de la musique, mais certaines et certains y arrivent à force, mais un peu en retard en moyenne vu les difficultées à se faire remarqué et prendre au sérieux par ce milieu. Une fois que des femmes ou des personnes racisées parviennent à émergé et se faire reconnaitre, les hommes s’organisent pour déclassé le mouvement et ces artistes, faire de la nouveauté qui sera difficile à investir pour les femmes et personnes racisées. En fait c’est probablement le fait qu’il y ai des femmes dans le ciné pré-nouvelle vague qui a dégouté les macho qui voulaient faire leurs films de queutards entre zobs, et ca les a motivé pour faire un truc nouveau car ce qui est féminin c’est nul et il faut niquer les femmes et les jetter hors de la maison des hommes.

    • 86 percent of Black artists in the UK experience barriers to progression, says new survey · News ⟋ RA
      https://ra.co/news/76213

      UK organisation Black Lives In Music (BLIM) has published a damning report on racism and discrimination in the modern music industry.

      2000 people responded to the survey, which launched in March. Those surveyed reported a range of discriminatory acts, barriers to progression based on their ethnicity, income inequalities and more. Here are some key findings:
      • 86 percent of all Black music creators agree that there are barriers to progression. This rises to 89 percent for Black women and 91 percent for Black creators who are disabled.

      • 88 percent of all Black music professionals agree that there are barriers to progression.

      • Three in five (63 percent) Black music creators have experienced direct or indirect racism in the music industry, and more (71 percent) have experienced racial micro-aggressions.

      • 35 percent of all Black music creators have felt the need to change their appearance because of their race or ethnicity, rising to 43 percent for Black women.

      • 38 percent of Black music professionals earn 100 percent of their income from music compared to 69 percent of white music professionals.

  • « Les écarts d’âge homme/femme dans les castings irritent une critique de plus en plus attentive à leur signification sociale … »

    Pourquoi on n’ira pas voir le film Eiffel avec Romain Duris et Emma Mackey
    https://www.numero.com/fr/cinema/eiffel-romain-duris-emma-mackey-sexisme

    En tête du box-office cette semaine, le film français Eiffel a beau être d’une ambition monumentale, il nous donne surtout envie de monter dans les tours. Et ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un énième biopic…

    Il faut l’avouer : la bande-annonce d’Eiffel de Martin Bourboulon, avec ses gros plans sur la majestueuse tour parisienne en construction et ses acteurs en costumes presque aussi monumentaux que la Dame de fer, s’avère vertigineuse. Comme ses premières images mirobolantes, le biopic à 23,4 millions d’euros sur l’inventeur Gustave Eiffel a séduit les spectateurs, puisque, d’après Le Film Français, il a attiré la matinée de sa sortie, ce mercredi 13 octobre, plus de 1610 curieux. Une prouesse par temps de pandémie qui place le film en tête du box-office hexagonal, devant Le Dernier duel de Ridley Scott, Julie (en 12 chapitres) et tous les autres long-métrages qui étaient très attendus cette semaine.

    Le problème c’est que si l’on apprécie particulièrement Romain Duris et Emma Mackey, l’héroïne rock de Sex Education, l’idée de les voir réunis à l’écran pour vivre une folle liaison ne nous réjouit pas vraiment. Dans cette histoire romancée de Gustave Eiffel, l’ingénieur centralien français se lance dans un projet pharaonique pour l’Exposition universelle de 1889 qui aura lieu à Paris. Il veut construire une tour « haute de plus de mille pieds » en forme de A (comme amour), symbole phallique et dominant s’il en est, pour impressionner celle qui le passionna dans sa jeunesse et qu’il retrouve enfin. Nous sommes en 1887 et Eiffel, âgé de 55 ans à ce moment-là, est incarné par Romain Duris, qui en a 47. L’objet de son affection est, pour sa part, joué par Emma Mackey qui n’a que 25 printemps. On vous laisse imaginer, s’il s’agit de son amour de jeunesse, l’âge qu’elle avait lors de leur première rencontre, sans doute celui d’une adolescente donc. Dans la vraie vie, l’inventeur de génie à l’égo aussi surdimensionné que sa création et celle qui l’aimantait, Adrienne Bourgès, n’avaient que neuf ans d’écart. Et non pas plus de vingt, comme dans cette version romancée.

    Ce choix de casting agace d’autant plus qu’il est devenu systématique et ce même après #MeToo et les plaintes des actrices de plus 40 ans sur leur manque d’opportunités. On continue de donner des rôles de compagnes d’hommes de 50 ou 60 ans à des comédiennes de 20 ou 30 ans, comme si passé la ménopause, les femmes n’intéressaient plus personne. Si on s’attarde sur les sorties cinématographiques récentes, James Bond (Daniel Craig, 53 ans) craque pour Léa Seydoux (36 ans) dans les dernières aventures de l’agent 007. La même Léa Seydoux sera à l’affiche, le 29 décembre prochain, d’une adaptation de Philip Roth par Arnaud Desplechin, Tromperie. Et, quelle chance, l’actrice y entretiendra une relation avec Denis Podalydès, fringant jeune homme de 58 ans.

    Vous en voulez encore ? On pourra bientôt, en 2023, se délecter d’un nouveau film de Ridley Scott, Kitbag, dans lequel Jodie Comer (Killing Eve) incarnera Joséphine de Beauharnais, la compagne de Napoléon (interprété par Joaquin Phoenix). Historiquement, l’Impératrice avait 6 ans de plus que son illustre époux alors que Jodie Comer a presque 20 ans de moins que le héros du Joker (2019). Les casteurs et les cinéastes n’ont donc absolument aucune justification, autre que leur propres « daddy issues », pour continuer à nous abreuver de leurs remakes à peine déguisés et peu inspirés de Lolita qui n’excitent plus personne à part eux.

  • #COVID-19 : Les femmes et les jeunes plus touchés par la dépression | santé log
    https://www.santelog.com/actualites/covid-19-les-femmes-et-les-jeunes-plus-touches-par-la-depression

    C’est la première étude à analyser l’impact mondial en santé mentale de la pandémie de COVID-19. Les chercheurs ont mené une revue systématique de la littérature et des données d’enquêtes de population publiées entre janvier 2020 et janvier 2021.

    Les 48 études éligibles ont permis d’avoir la prévalence des troubles dépressifs ou anxieux représentatifs en population générale dans les différents pays, avant et pendant la pandémie. La méta-analyse indique que :
     
    – l’augmentation du taux d’infection au COVID-19 et les mesures de restrictions sont directement associées à une prévalence accrue des troubles dépressifs majeurs et des troubles anxieux.

    – en l’absence de pandémie, il y aurait eu 193 millions de cas de trouble dépressif majeur soit 2.471 cas pour 100.000 habitants dans le monde en 2020 ; or 246 millions de cas soit 3.153 pour 100.000 soit une augmentation de 28% (soit 53 millions de cas supplémentaires ont été recensés durant la période ;

    – plus de 35 millions des cas supplémentaires concernaient des femmes, vs 18 millions chez des hommes.

    – en l’absence de pandémie, il y aurait eu 298 millions de cas de troubles anxieux, mais en fait environ 374 millions de cas soit une augmentation de 26% (76 millions de cas supplémentaires) ont été recensés ; près de 52 millions des cas supplémentaires concernaient des femmes, vs environ 24 millions chez des hommes.
     
    Les jeunes ne sont pas épargnés : ils sont fortement touchés par les troubles dépressifs majeurs et les troubles anxieux. La prévalence supplémentaire de ces troubles culmine chez les 20-24 ans (1.118 cas supplémentaires de trouble dépressif majeur pour 100.000 et 1.331 cas supplémentaires de troubles anxieux pour 100.000) puis diminue avec l’âge.
     
    « Les fermetures d’écoles et des restrictions limitant la capacité d’interaction sociale des jeunes, contribuent à expliquer que les jeunes soient également plus durement touchés par les troubles dépressifs majeurs et les troubles anxieux pendant la pandémie" .
     
    Les femmes non plus : les femmes restent toujours plus susceptibles d’être plus touchées par les conséquences sociales et économiques de la pandémie, soulignent les auteurs. Des responsabilités supplémentaires notamment familiales, ont tendance à leur revenir, et les femmes restent toujours plus susceptibles d’être victimes de violence domestique.

    Ce fardeau des troubles dépressifs et anxieux pendant la pandémie met en évidence l’impact de la #pandémie sur la #santé_mentale dans le monde. Il est donc urgent de renforcer aussi les systèmes de santé mentale.
     
    Les auteurs appellent donc à une action urgente des décideurs politiques pour renforcer ces systèmes de santé, à l’échelle mondiale afin de répondre à la demande accrue liée à la pandémie et mieux se préparer aux épidémies futures.

    Source : Global prevalence and burden of depressive and anxiety disorders in 204 countries and territories in 2020 due to the COVID-19 pandemic - The Lancet
    https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(21)02143-7/abstract

    • Les femmes ont du supporter leurs conjoint pendant les confinements, ca se comprend facilement qu’elles soient dépressives depuis. En tout cas cela ne sera pas pris en compte par le corps médicale, les souffrances des femmes, ca ne compte pas, seul la fonctionnalité de leur uterus importe et l’état de leur moral est encore moins important car plus les femmes souffrent plus les hommes en tirent des bénéfices et du plaisir.
      #backlash #depression #femmes

  • Tirs policiers à Stains : « je me suis vu mourir »
    Par Céline Beaury - Le 16/09/2021 - Bondy Blog
    https://www.bondyblog.fr/societe/police-justice/tirs-policiers-a-stains-je-me-suis-vu-mourir

    Dans la nuit du 15 au 16 aout dernier, Nordine et sa compagne reçoivent près d’une dizaine de coups de feu à Stains, tirés par des policiers sans brassards non identifiables. Près d’un mois après les faits, l’homme toujours choqué, se confie pour la première fois aux médias, pour le BB. Témoignage.

    « Nous aurions pu mourir, je ne comprends pas pourquoi ils ont tiré autant de fois, ils auraient pu viser les roues. » Le récit de Nordine est aussi glaçant que les images publiées en août dernier, qui ont fait le tour des réseaux sociaux. Dans la vidéo, des hommes tirent à plusieurs reprises sur une voiture. Les images enflamment la toile, et suscite l’émotion et l’effroi. Au lendemain des faits, même les Grandes Gueules sur RMC y consacre une émission intitulée « Stains : BAC les nouveaux Cow-boys ?

    Il s’agit de policiers de la BAC de Stains (Seine-Saint-Denis), en civil, sans brassards et dont le véhicule n’est pas équipé de gyrophare. La scène d’une rare violence s’est déroulée dans la nuit du 15 au 16 août dernier, à l’angle du boulevard Maxime-Gorki et la rue Salvador-Allende. (...)

    #violences_policières

  • Ils ont choisi la défaite 2022. Par Bibi
    http://www.pensezbibi.com/categories/pensees-politiques/ils-ont-choisi-la-defaite-2022-22140

    ils ? Qui ça, « ils » ? Pas de tergiversations : il s’agit du Bon Bourgeois du Bloc Bourgeois, (B.B.B.B) de ce « socialiste moderne » comme l’écrit ironiquement Frédéric Lordon, dans son dernier billet. https://blog.mondediplo.net/france-inter-comme-les-autres

    Comment reconnaître un B.B.B.B.?
    « Depuis quarante ans, on lui a répété, envers et contre toute évidence, que le parti socialiste était « de gauche ». C’est en ce point qu’on mesure la difficulté de défaire les investissements imaginaires dans une identité politique. Une fois qu’on s’est dit de gauche à la manière PS, et qu’on y a été confirmé répétitivement par France Inter, ni les traités européens successifs, ni les privatisations, ni le CICE, ni les démolitions du code du travail, ni finalement aucun des alignements sur les desiderata du capital ne peuvent conduire à quelque reprise de soi politique : on est de gauche, c’est évident ».  Frédéric Lordon.

    Il est des nôtres ? Repérages.
    Ce Bourgeois, nous le connaissons tous, mais trop souvent, nous faisons comme s’il n’avait guère d’importance et de responsabilité dans le désastre présent. Nous haussons les épaules, nous laissons courir, nous le laissons discourir. Il est une de nos bonnes connaissances, un type bien qui est régulièrement présent aux réunions des Parents d’élèves, un type honorable qui dit que Blanquer est insupportable mais qu’il verrait bien Luc Ferry à sa place « à tout prendre, hein ? », il fait ses courses à la supérette, sa femme est au Club de Marche, ils ont la soixantaine approchante. Lui, il avoue que Michel Onfray a dit de jolies choses dont « la Gauche devrait s’inspirer », il dit encore qu’au réveillon du Jour de l’An, il espère manger au restaurant car l’histoire du Covid (« tous vaccinés, on y arrivera ») sera bientôt du passé. (« Tous comptes faits, Macron a bien mené son affaire »)

    Quand on lui demande si le confinement a eu des effets négatifs. « Non financièrement nos fins de mois ont été assurées. C’est surprenant mais rien de changé. Pour nous, c’est comme avant ».

    Ne pas effacer l’historique (de son habitus politique).

    En 1981, notre B.B.B.B sautait dans la fontaine des Cordeliers à Lyon pour fêter l’ère Mitterrand. Il a conservé la Une du Libération tout rose d’alors. Qu’en 1983, Mitterrand ait finalement mis à jour ce qu’il avait caché en manoeuvrant habilement. « Je clame Vive le Programme Commun » mais je fonce dans le libéralisme-façon-Bernard-Tapie » ne lui a jamais posé problème. Nous étions en pleine fascination des Nineties. Les entreprises étaient au Top, le miel de l’argent coulait à flots, le CAC 40 montait, les petites économies placées en bourse lui avaient fait gagner 2%. Même Chirac et ses pommes, Bernadette et ses pièces jaunes, c’était sympa. Sa conscience politique aiguë lui disait que la Cohabitation (on ne disait pas « Collaboration ») c’était finalement une bascule nécessaire dans « L’Epoque Moderne ». Il était toujours de Gauche bien sûr car cette dernière s’était modernisée, il continuait à soutenir le combat avec les Valls, Elkhomry, le futur Macron, Montebourg, Batho et Taubira. Plus de danger avec les Communistes car le Parti de Robert Hue et de Pierre Laurent s’était modernisé, lui aussi, dans le bon sens. C’est sûr : on allait rester la 5ème puissance mondiale comme tous les économistes l’écrivaient. Là-dessus, aucun doute puisque Terra Nova lui envoyait régulièrement ses analyses impeccables. Et il rajoutait : « A l’Institut Montaigne aussi, les études sont vraiment très sérieuses« .

    Et puis, reste le souvenir d’avril 2002.
    Un Jospin à la dérive et un Le Pen au second tour. « Hein ? Quoi ? Catastrophe ! Les gueux sont entrés dans la Ville. Dieu du Ciel, des français manipulés, inconscients, enfoirés sont venus foutre la merde ! Ah l’esprit français, parlez moi z-en ! On a le pire de l’Esprit français, jamais content, rouspéteur. L’esprit de 1940. Populo avachi ». La forme contestataire – via les taux d’abstention majoritaire qui vont suivre – sont ignorés. Et le Non au Référendum 2005 sera, lui aussi, vite dénié, vite refoulé, vite contourné politiquement.


    Va t-il « se défaire de ses investissements imaginaires ? » (Lordon)

    Si l’on était en cours avec Bourdieu, on dirait : « habitus incorporé ». Si l’on a souvenance de certains écrits d’Althusser, on retiendra ceci :

    « Pour passer sur les positions de classe prolétarienne, l’instinct de classe a seulement besoin d’être éduqué. En revanche, l’instinct de classe des petits bourgeois et donc des intellectuels doit être révolutionné ». Pas pour demain cette Révolution.

    Pour notre B.B.B.B et les Droites, le Mal, c’est le même.

    Les déclassés, les antivax, les dans-la-rue-chaque-semaine, les islamo-gauchistes, les gilets-jaunes-trop-jaunes, voilà le Mal. Oh, le B.B.B.B garde encore un restant d’humanisme (« Il faut les aider et rester quand-même bienveillant. C’est qu’on est quand-même en République ») mais c’est pour rajouter « Mais hélas, il faut bien le dire, ils sont « bêtes », « abrutis », « irrécupérables » ou encore « Oui, il faut travailler plus, que voulez-vous, c’est la mondialisation. Le monde a changé ». Pire encore : « Filous et profiteurs, oui quand-même, c’est un peu vrai et, avouons-le, ils sont quelque peu antisémites. J’ai vu une pancarte à la télé (il hausse le ton) « c’est in-to-lé-ra-ble »).

    Chaque matin, le B.B.B.B écoute « France Inter ».
    Mais pas uniquement. Il sait d’avance qu’il partage les opinions inamovibles de L’Obs, de Liberation (qu’il achète assez régulièrement), du Monde (A son travail, le boss laisse traîner des numéros), de Marianne le Mag (« Super leurs Unes ! »). Madame, elle, s’est réabonnée à Télérama. Hier elle s’est ralliée à l’avis de Fabienne Pascaud, l’éditorialiste qui garde de l’espoir pour la Culture avec la nomination de Roselyne Bachelot.

    Le B.B.B.B est un inconditionnel de France Inter. Certes, il n’était pas toujours d’accord avec Bernard Guetta mais « Thomas Legrand et Dominique Seux qui l’ont remplacé disent de belles choses ». Il ignore évidemment ce qu’avait relevé Fakir dans un ancien numéro…


    Liberation et Politiquemedia.

    Et, hier, il est tombé sur cet article de Liberation qui a commandé et approuvé le travail de cet Officine (PolitiqueMedia probablement très influente) sur lequel il faut s’arrêter. Un article qui dit tout du Choix de la Défaite sous des dehors neutres, objectifs.
    Un de mes tweets a suffi à repérer l’esbrouffe, c’est-à-dire les catégorisations acceptées et imposées par le quotidien favori de « gauche » de notre B.B.B.B. Des catégorisations d’évidence of course.


    Notre Bourgeois gentilhomme se dit toujours de gauche.

    Il est persuadé que sa version Droite-Gauche existe toujours. « En 2017, c’est vrai, il fallait bien s’y résoudre : entre le totalitarisme et Macron, y avait pas à hésiter ». Et notre B.B.B.B n’a pas hésité. D’ailleurs, il n’hésite jamais. Il n’hésite pas car – contrairement aux gens de l’Ultra-Extrême-Gauche (un concept trouvé à Liberation et psalmodié par les Fabienne Sintès, Demorand, Salame, Duvic, Dely, Achilli and Co) – ,lui il a réfléchi, il a pris en compte les bouleversements mondiaux, les Chinois, les pays émergents, les Talibans, Bachar, Bolsonaro, Poutine et ses pipe-lines mais aussi les scandaleux paradis fiscaux et les méfaits du « Grand Capital » (il rit en disant ces deux mots façon Georges Marchais). Et donc, y a pas à hésiter. Il sait que la Droite (LR, RN) continue à être très vilaine. Ses opinions se fondent exclusivement dans son horreur du populisme. Horreur de la droite dure. De l’extrême-droite, de tous ces abrutis qu’on manipule. Mais, point nodal tout aussi incontournable : pour lui, Macron, ce n’est ni la Droite, ni des relents d’extrême-droite. « Faudrait pas exagérer, hein ? »

    Parfois – mais il évacue vite – il se dit que certains, à droite, n’ont pas tout à fait tort. Il y trouve des gens intelligents qui disent des choses sensées sur l’islamo-gauchisme, sur le migrant, sur les frontières insuffisamment protégées, sur l’Europe (qui s’affaiblit à cause des râleurs), sur les banlieues (« Ah oui, les banlieues ») et les jeunes qui traînent dans les rues à point d’heure. Mais de la violence symbolique et réelle de la police castanerienne et darminesque, il ne voit rien. Il anônne toujours « je suis de gauche ». Des preuves ? Il est révulsé par les millions que va gagner Messi, par les viols, par Darmanin et les femmes (« Je verrais bien un retour de Cazeneuve, il était bien »), il maudit le Texas qui a interdit d’avorter, il se désole du Climat et de la dégradation de notre environnement (« Perso, j’ai appris à fermer les robinets »). Il est plus-que-jamais pour la solidarité (« j’amène mes vieux habits à Emmaüs »).

    L’Esprit de Communauté comme pilier.

    Mais ces positions-là (acceptons-les) ne le feraient pas tenir debout longtemps si elles n’étaient que personnelles. Si son for intérieur reste indestructible et inébranlable dans ses fondations imaginaires, c’est qu’il peut compter à tout moment sur l’Esprit de Communauté. Une Communauté qui existe car elle écoute – comme lui – France Inter et France Info, elle lit Le Monde, L’Obs, Marianne etc. Il s’offusquerait si on lui disait que sa Communauté n’est Une et n’existe que parce qu’elle pointe les boucs emissaires, qu’elle ne tient debout que grace à ces rejets, qu’elle applaudit fièrement Lallement etc. Un Esprit de Communauté dont les piliers inavoués, refoulés, non-dits sont : la Peur animale de Vivre tous ensemble, l’horreur du Conflit, la Haine de Ceux-Qui-Résistent. Et ceux qui résistent et dont notre B.B.B.B ne veut pas appartiennent à l’extrême. Enfin à « l’extrême-gauche » catégorisé ainsi par Liberation.

    Cette Propagande-Médias rassure notre BBBB. Elle lui dit : « En bon Français qui votera en mai 2022, la bonne Communauté nationale que tu souhaites ne peut pas se soumettre à un extrême, être dirigé par lui, hein ? » Comment s’étonner dès lors que notre B.B.B.B reste indécrottablement accroché à sa propre vision du Monde : « Oui, oui, oui : je suis toujours à gauche ».

    Ils ont choisi la défaite 2022.

    De cette gauche présente à 4% dans les micros des radios publiques, nos BBBB n’en veulent pas. Mélenchon est leur homme à abattre. Je les vois tous fiers de l’avoir écarté en mai prochain. Ce qui change chez nos B.B.B.B, pour aujourd’hui et pour demain, c’est qu’ils disent désormais ouvertement vers qui, vers quoi, prioritairement, ils écument de rage.

    Et pendant tout ce temps, l’ouragan version MEDEF continuera de tout détruire. Et foin de « défaite », nos B.B.B.B se consoleront avec une promotion ministérielle post-2022 (un Enthoven, un Finkielkraut, un Ferry, une Pécresse, un Barnier augmentés de quelques crétins de la Société Civile). Soupçon de culpabilité vite réprimé, j’entends déjà le B.B.B.B d’â côté me dire : « Bah ! Il fallait bien en passer par là ». Et puis, dans une accolade : « Dis-moi, tu as écouté la Matinale de France Inter sans Léa Salame ? Quand-même bien… non ? »

    #bourgeois #bloc_bourgeois #ps #gauches #bachelot #roselyne_bachelot #fabienne_pascaud #Fakir #france_info #france_inter #institut_montaigne #léa_salame #liberation, #lordon #mélenchon #politiquemedia #telerama #blanquer #luc_ferry #michel_onfray #terra_nova #bernard_guetta #thomas_legrand #dominique_seux #Jean_Luc_Mélenchon #enthoven #finkielkraut #luc_ferry #valérie_pécresse #covid #covid_19 #macron #pandémie

    • Très bien dit :

      Et c’est parmi eux qu’on trouve le concentrat de tous ceux qui ont droit à la parole à grande échelle : entrepreneurs complaisamment interviewés, experts, journalistes, qui bourrent les crânes à longueur de journée — avec le bon fourrage.

      À propos des bourgeois du bloc, des bourgeois intellectuels et héréditaires.

      Ne serait-ce pas dans ce livre de Pierre Rimbert dont il est question dans ce blog, qu’est démontré que les personnes qui s’opposent beaucoup, donne des leçons d’écologie, se permettent de faire des leçons sur la nourriture ou les lois injustes etc. sont en grande partie (tous ?) des bourgeois héréditaires ?

      Finalement que ceux qui critique aussi les mouvements anti quelque-chose ou pour quelque-chose, qui prennent tant de temps à écrire dessus, sont en réalité des bourgeois intellectuels héréditaires ?

  • Des misogynies rebelles | Joy Press et Simon Reynolds
    https://lmsi.net/Des-misogynes-rebelles

    Au départ, Sex revolts a été imaginé comme une enquête sur la misogynie – la masculinité dérangée et dérangeante – au sein du rock et des styles voisins de musique populaire. Mais notre périmètre s’est rapidement élargi pour embrasser d’autres aspects des questions de genre, tels qu’ils se manifestaient, amplifiés, dans la musique pop et ailleurs. Source : Les mots sont importants

  • Le Monde
    Logistique, hôtellerie, bâtiment… A travers l’Europe, la grande pénurie de main-d’œuvre
    par Eric Albert (Londres, correspondance), Jules Thomas, Emeline Cazi, Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale) et Clément Guillou.

    Les entreprises du Vieux Continent peinent à recruter. Au-delà des conséquences logistiques et matérielles qu’il provoque, le phénomène transfère progressivement le pouvoir de négociation vers les salariés.

    Avec la reprise économique au printemps, déconfinement oblige, Andrew Baxter explique ne pas avoir eu le choix : « J’ai dû augmenter le salaire de ma cinquantaine de chauffeurs routiers de 20 %, simplement pour les garder. » Le directeur général d’Europa Worldwide, une entreprise britannique de logistique, n’avait jamais vu ça en vingt-sept ans de carrière. « Sans la hausse du salaire, ils seraient partis ailleurs. » Avec les heures supplémentaires, la plupart d’entre eux gagnent désormais autour de 50 000 euros par an.

    De l’autre côté de la Manche, au Meurice, le palace parisien, recruter du personnel en cuisine relève aujourd’hui de la mission impossible. « D’habitude, nos petites annonces sur notre site attirent les candidats. Mais en ce moment, on ne reçoit pas de CV, raconte Amel Ziani Orus, sa directrice des ressources humaines. On a fait appel à trois cabinets de recrutement et aucun n’a réussi à nous proposer un CV. »

    Les petites annonces débordent de partout
    Drôle de période économique. Côté pile, le marché de l’emploi n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant la pandémie : le chômage dans l’Union européenne restait de 7,1 % en juin, un demi-point au-dessus de décembre 2019, soit quand même 800 000 demandeurs d’emploi supplémentaires. Même constat au Royaume-Uni, où le chômage était de 4,7 % d’avril à juin, en hausse de presque un point. Rien de catastrophique par rapport à l’ampleur du choc de la pandémie, mais a priori pas une situation propice aux difficultés de recrutement.

    Et pourtant, côté face, partout à travers le continent – et le phénomène est le même aux Etats-Unis –, les entreprises font face à de sévères pénuries de main-d’œuvre. Dans l’hôtellerie et la restauration, le transport, la manutention, le BTP, l’industrie, l’aide à domicile, la santé, le nettoyage, les commerces ou encore l’informatique, il n’y a aujourd’hui pas assez de candidats.

    Sur le site de recrutement Indeed, les petites annonces débordent de partout : en Italie, leur nombre est 30 % au-dessus de son niveau d’avant la pandémie ; en Allemagne et au Royaume-Uni de 22 % ; aux Pays-Bas de 19 % ; en France de 9 %. Seule l’Espagne, plus dépendante du tourisme international et où le soutien du gouvernement à l’économie a été plus limité, n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant 2020.

    Même constat tiré par StepStone, un groupe qui possède des sites de recrutement dans toute l’Europe. En Allemagne, il parle de « Jobwunder » (« le miracle de l’emploi »), avec des demandes particulièrement fortes dans le commerce et le transport routier.

    En France, les petites annonces dans l’hôtellerie et la restauration ont doublé depuis le début de l’année. « Dans le secteur de la cuisine, qui était déjà sous forte tension, c’est dramatique, explique Alain Jacob, fondateur du cabinet de recrutement AJ Conseil, spécialisé dans l’hôtellerie-restauration. Du jamais-vu depuis vingt-huit ans que le cabinet existe. On ne trouve pas en quantité ni en compétence. On n’a jamais eu si peu de réponses à nos offres d’emploi. Les candidats sont dans l’indécision. Ils disent qu’ils verront en septembre. »

    Les cartes du marché de l’emploi rebattues
    La pénurie est telle qu’elle risque parfois d’étouffer la reprise économique. Au Danemark, 21 % des grandes entreprises affirment avoir dû renoncer à des commandes faute de main-d’œuvre, selon une enquête, en juin, du quotidien danois Berlingske. En Suède, certains restaurants ont dû revoir à la baisse leur menu et leurs horaires d’ouverture.

    Explication : la pandémie est venue complètement rebattre les cartes du marché de l’emploi. Avec la fermeture de secteurs entiers pendant les différents confinements, les salariés ont eu le temps de se remettre en cause. Et éventuellement d’aller monter leur propre projet ailleurs. « Certains sont allés ouvrir leur restaurant à Marrakech ou au Portugal, poursuit Mme Ziani Orus, du Meurice. Les employés sont jeunes, ils ne veulent pas rester à ne rien faire, même en étant payés. »

    En Allemagne, le syndicat de l’alimentation et de l’hôtellerie estime qu’un employé sur six a quitté le secteur, soit 275 000 employés en moins à l’échelle nationale
    D’autres en ont profité pour changer de métier, lassés d’horaires à rallonge et de conditions de travail très difficiles. En Allemagne, le syndicat de l’alimentation et de l’hôtellerie estime qu’un employé sur six a quitté le secteur, soit 275 000 en moins à l’échelle nationale. Selon Dehoga, l’organisation patronale de la filière, ils auraient été attirés particulièrement par les secteurs de la logistique (Amazon) et du commerce (Aldi, Lidl), qui visent spécifiquement les employés de l’hôtellerie et dont le travail a explosé avec le boom de l’e-commerce.

    Pierre Bard peut se frotter les mains. Ce chef de rang dans une brasserie du centre de Paris, 38 ans, affirme recevoir « une vingtaine d’offres par jour, ça vient de tous les côtés ». Ce marché de l’emploi fou est aussi une conséquence de l’ultraflexibilité demandée aux salariés. « Ces dernières années, à Paris, ça fonctionne beaucoup avec les extras, explique-t-il. Il y a très peu de CDI depuis que les cafés sont tous passés en location-gérance. L’intermédiaire doit verser chaque mois un gros loyer et rogne sur les salaires, les congés payés… Il y a donc beaucoup de rotations des effectifs. Dans ma brasserie, il doit trouver quatre serveurs pour le mois prochain. »

    Conséquences en cascade
    A cette situation extrêmement tendue dans toute l’Europe, le Royaume-Uni ajoute le casse-tête du Brexit. Suivant les estimations, entre un demi-million et 1,3 million d’Européens sont partis pendant la pandémie, préférant se confiner dans leur pays d’origine. Beaucoup ne sont pas rentrés, voire ne le peuvent pas : depuis le 1er janvier, il faut un visa de travail pour travailler outre-Manche, sauf à avoir obtenu un permis de résidence avant cette date.

    Jayson Perfect dirige les 121 pubs de l’entreprise Liberation Group présente dans le sud-ouest de l’Angleterre et les îles Anglo-Normandes. « Le Brexit et la pandémie représentent une tempête parfaite. Aujourd’hui, je cherche des chefs, des sous-chefs, des commis… »

    Le manque de main-d’œuvre a des conséquences en cascade. Faute de petites mains pour cueillir les récoltes, les agriculteurs peinent à fournir leurs produits. Faute de chauffeurs routiers, ils ne trouvent pas de transporteurs. « Il devient rare de recevoir des livraisons complètes, il manque presque toujours quelque chose à ce qu’on a commandé », continue M. Perfect. Le Royaume-Uni fait actuellement face à une pénurie de poulets, et l’enseigne Nando’s a dû fermer une cinquantaine de restaurants pendant une semaine. « On ne trouve plus de panais, j’ai dû les retirer du menu », ajoute M. Perfect.

    Le problème vient aussi de l’alternance confinement-déconfinement, un « stop and go » difficilement gérable. « Quand le confinement a été levé, on ne savait absolument pas quelle serait la demande. Est-ce qu’on allait devoir servir deux fois plus ou deux fois moins qu’avant la pandémie ? » La réponse a finalement été deux fois plus, ce qui l’a obligé à passer des commandes en urgence, renforçant les difficultés logistiques.

    Plusieurs mois avant de retrouver l’équilibre
    En France, où le chômage structurel est fort, la situation est moins tendue. Mais même dans les Hauts-de-France, région historiquement touchée par la crise de l’emploi, Pôle emploi est parfois obligé de ramener les employeurs à la raison.

    « Quand une entreprise recrute, elle a peur de se tromper, analyse Pascal Dumont, directeur de la stratégie et des relations avec les élus à Pôle emploi Hauts-de-France. Elle met donc un maximum de garde-fous. Mais plus elle en met, plus elle exclut des candidats potentiels. Nous, on leur demande : quelles sont les compétences essentielles pour travailler chez vous ? Il faut ramener l’entreprise à la juste exigence. »

    Certains secteurs, comme l’e-commerce, ont connu une forte accélération, qui ne disparaîtra pas ; d’autres secteurs ont tous rebondi de façon synchrone, avec les déconfinements
    Simple problème passager qui va se résorber avec la fin de la pandémie ou tournant économique structurel ? « Ce sont plus des goulets d’étranglement que de vraies pénuries », relativise Pawel Adrjan, économiste qui travaille pour Indeed. La pandémie a eu un double effet, analyse-t-il : certains secteurs, comme l’e-commerce, ont connu une forte accélération, qui ne disparaîtra pas ; d’autres secteurs ont tous rebondi de façon synchrone, avec les déconfinements. « Tous les employeurs se sont mis à recruter en même temps », explique M. Adrjan. Il faudra donc plusieurs mois pour que l’offre et la demande retrouvent un certain équilibre.

    Nicolas Bouzou, économiste qui dirige le cabinet d’études Asterès, parie au contraire sur un changement durable. « Historiquement, les guerres et les épidémies sont les deux grands chocs qui changent une société. Je crois que beaucoup de tendances qu’on observe actuellement vont durer : la volonté des gens de se rattraper et d’aller plus au restaurant va coïncider avec les salariés de ce secteur qui veulent au contraire changer de vie, par exemple. »

    Vers un transfert du pouvoir de négociation
    Pour Sebastian Dettmers, directeur général du site de recrutement StepStone, la pandémie vient accentuer un phénomène qui avait déjà commencé avant l’apparition du Covid-19. « Ce que nous connaissons actuellement n’est que le début d’une pénurie mondiale de travailleurs qualifiés. Des changements démographiques vont impacter le marché du travail. » La population vieillissante en Europe et la baisse de la natalité vont progressivement réduire le nombre d’actifs. A l’autre bout du monde, la démographie chinoise ne croît plus, ce qui va réduire le stock de main-d’œuvre bon marché.

    Dans ces circonstances, l’Europe est peut-être sur le point de voir un profond basculement économique : le transfert du pouvoir de négociation vers les travailleurs, après quatre décennies de salaires réduits et d’érosion des conventions collectives. Le phénomène est lent et ne concerne pas tous les domaines, loin de là, mais un secteur comme le BTP, déjà en tension avant la pandémie, connaît aujourd’hui une véritable guerre du recrutement.

    « Il y a des profils introuvables comme les chauffagistes, les frigoristes ou encore les chefs d’équipe espaces verts, explique Béatrice Vermot, consultante en recrutement pour l’antenne lyonnaise du cabinet Praxion. On ne les trouve pas sur Pôle emploi. On fait de l’approche directe, on va les chercher chez les concurrents ou sur les réseaux sociaux. » C’est sur LinkedIn que tout se passe. « On a plusieurs abonnements. On repère les profils “ouverts aux opportunités” et on envoie un mail. Mais il faut pouvoir leur offrir une meilleure rémunération, ou alors une évolution professionnelle : qu’ils deviennent chef d’équipe ou travaillent pour une grande entreprise qui permet des évolutions importantes. Ça n’est même pas une question de salaire, car les entreprises sont prêtes à payer 40 000 euros brut pour des CAP, BEP, BAC pro. »

    Pour attirer des candidats, les entreprises peuvent activer d’autres leviers que le salaire : selon la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), 27 % des entreprises rencontrant des difficultés de recrutement recourent à des changements dans le temps de travail, la durée du contrat ou l’organisation du travail. « Il faut entendre ce à quoi aspire le candidat, explique Pierre Lamblin, directeur des études à l’Association pour l’emploi des cadres. Il aspire à un cadre de travail où il peut s’épanouir, notamment avec la possibilité de télétravailler, et à trouver du sens dans ce qu’il fait. »

    Poussée d’inflation « possible »
    Dans ce contexte, partout en Europe, les salaires commencent à progresser. Au Royaume-Uni, ils ont fait un spectaculaire bond de 8,8 % en juillet (sur un an), mais en corrigeant de l’effet de base (le mois de juillet 2020 était catastrophique), le Bureau britannique des statistiques estime la progression autour de 4,2 %, ce qui reste significatif. En Allemagne, une étude de StepStone d’octobre 2020, en pleine pandémie, indiquait que la moitié des employeurs anticipait une hausse des salaires.

    Ce frémissement n’est pour l’instant guère perceptible en France. Selon la Dares, le salaire mensuel de base n’a augmenté que de 1,4 % au deuxième trimestre (en glissement annuel), mais il mesurait une période où les restrictions sanitaires étaient encore fortes, et le chiffre n’empêche pas de vraies poussées salariales sectorielles.

    De quoi favoriser une poussée d’inflation ? « A moyen terme, c’est une vraie possibilité. Mais ça ne me traumatise pas du tout si on a une inflation de 4 % ou 5 %, indique Nicolas Bouzou. Beaucoup de pays ont connu ça sans que ça ne pose de problème. » Après des décennies de prix au plancher, cela représenterait quand même un profond changement d’équilibre économique.

    • Les couteux DRH se lamentent de façon obscène :

      Je cite : « Ça n’est même pas une question de salaire, car les entreprises sont prêtes à payer 40 000 euros brut pour des CAP, BEP, BAC pro. »

      alors que le plus souvent, ils offrent moins que le smic pour ces qualifications.

      On comprends qu’en affirmant des trucs pareils, les futurs candidats se méfient et le postulent pas.

    • Des professions principalement occupées par les hommes (on me dira qu’il y a les serveuses pour la restauration, mais l’article parle du recrutement en cuisine ou il y a peu de femmes). C’est « étrangement » pas dans les secteurs de l’éducation, ni dans le domaine médicale ni dans l’administration qu’on va recruté. RAF des soins aux malades, aux vieilleux et aux enfants, ce qui est important c’est d’aller au resto.
      #backlash #domination_masculine #boys_club

    • Meg, dans une phrase, ça évoque la santé, le nettoyage et les commerces aussi (mais ensuite l’article ne développe que l’hotellerie/restauration et le BTP) :

      Dans l’hôtellerie et la restauration, le transport, la manutention, le BTP, l’industrie, l’aide à domicile, la santé, le nettoyage, les commerces ou encore l’informatique, il n’y a aujourd’hui pas assez de candidats.

    • De mon côté, pour le domaine qui est le mien, l’informatique, je confirme, il n’y a pas de candidats pertinents qui postulent à nos offres d’emploi. Tout simplement. Depuis le début de l’année, on a même supprimé la mention du salaire en la remplaçant par un « rémunération selon l’expérience ». Les candidats qui postulent sont des demandes d’alternances, quand l’offre précise un temps plein avec une expérience minimale. Et donc, pour le cas particulier de l’informatique, qui est différent de la restauration, du BTP ou de la santé, j’imagine qu’il s’agit tout à la fois d’une absence de volonté de bouger pour les personnes en poste, d’une forte demande par les très grosses boites et les startups (les deux étant capables de proposer des salaires illimités), et enfin, des écoles de formation à l’informatique qui sont défaillantes... les débutants sont décevants, je n’ai jamais autant stoppé de périodes d’essais que cette année.

    • Nicolas Bouzou, économiste qui dirige le cabinet d’études Asterès, parie au contraire sur un changement durable. « Historiquement, les guerres et les épidémies sont les deux grands chocs qui changent une société. Je crois que beaucoup de tendances qu’on observe actuellement vont durer : la volonté des gens de se rattraper et d’aller plus au restaurant va coïncider avec les salariés de ce secteur qui veulent au contraire changer de vie, par exemple. »

      #Nicolas_Bouzou est un expert, il écrit régulièrement dans la presse française (Le Figaro, Les Échos, L’Express, L’Opinion) et dans la presse étrangère (Financial Times, Le Temps). Et sa gueule de con s’affiche régulièrement dans les talk-show et à la rentrée sur Europe1
      https://twitter.com/nbouzou/status/1430180174868492294

      Je suis très heureux de vous retrouver à partir de la semaine prochaine chaque lundi, mercredi et vendredi, à 7h15 sur Europe1 pour défendre le développement économique, le progrès social et la liberté.

      Un article de notre expert dans L’Express (5/8/21).
      https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/nicolas-bouzou-pour-en-finir-avec-la-penurie-de-main-d-oeuvre_21

      Nous sommes nombreux à en avoir fait l’expérience pendant ces vacances : être servi dans un restaurant par une très jeune personne, qui prend la commande trente minutes après notre arrivée, qui apporte l’addition trente minutes après le café et sait à peine utiliser le terminal Carte bleue. Hors de question de râler, nous sommes en vacances, follement heureux de retourner au restaurant et on ne saurait reprocher son inexpérience à un jeune qui travaille l’été. Un débutant ne mérite pas un blâme mais un bon pourboire ! Ce qui est inquiétant, c’est le problème sous-jacent que révèle cette anecdote.

      Déjà, la formation continue doit inciter les salariés à se former prioritairement en vue de travailler dans des métiers en tension. En effet, beaucoup de nos concitoyens utilisent leur compte personnel de formation (CPF) pour prendre des cours de poterie ou de macramé. C’est fort sympathique, mais la France a aujourd’hui davantage besoin de serveurs de restaurants et de chaudronniers que de potiers. Il faudrait que les branches professionnelles et les régions puissent abonder beaucoup plus facilement les CPF, un excellent outil en soi, à la condition que les salariés suivent des formations économiquement pertinentes. L’assurance-chômage doit également, dans sa politique d’indemnisation, mieux intégrer les besoins de l’économie française.

      Franchement, entre Pôle emploi et la formation continue, on a parfois l’impression que la communication passe aussi bien que sur les lignes téléphoniques transatlantiques dans les années 1930. La dégressivité des indemnisations chômage pour les plus hauts revenus, entrée en vigueur ce 1er juillet, est une excellente chose. Il n’y a aucune raison que les plus hauts salaires de ce pays ne soient pas fortement incités à reprendre un emploi, même si ce n’est pas celui de leurs rêves. C’est au fond une question de solidarité. Néanmoins, cette politique punitive (mais justifiée) est insuffisante. Il faut aller plus loin en mettant en place des formations d’un haut niveau de qualité pour les demandeurs d’emploi prêts à travailler dans un secteur en tension. Tous au travail, pour soigner les séquelles économiques de la pandémie !

      En plus des pourboires de Mr Bouzou et ton pass sanitaire, tu vas pouvoir retourner au restaurant ! Mais apparemment, ce sera pour faire la plonge.
      Marre de l’assistanat, maintenant il faut venir en aide au Medef !
      https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-charline-vanhoenacker/le-billet-de-charline-vanhoenacker-13-avril-2020
      https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15275-13.04.2020-ITEMA_22324166-1.mp3

       

    • Chez les comiques, je demande Geoffroy Roux de Bézieux. (GRB pour les intimes et la gerbe pour les autres.)
      D’après le président du Medef, pour « tous les patrons » qu’il a vus, « le sujet numéro un, ça n’est plus la pandémie, c’est le recrutement ».
      https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/emploi-vu-les-difficultes-de-recrutement-il-y-aura-forcement-des-augment

      Pour résoudre en partie les problèmes de recrutement, le Medef soutient la réforme de l’assurance chômage, dont il demande l’application prévue le 1er octobre. Celle-ci « devrait faire revenir vers l’emploi un certain nombre de salariés », a souligné Patrick Martin. « Dans le système (actuel), il y a un certain nombre de paramètres qui permettent d’alterner des périodes de travail et des périodes de chômage en gagnant à peu près autant que si vous travailliez à plein temps », a expliqué Geoffroy Roux de Bézieux, estimant que « le système est mal conçu ».

      « Ce n’est pas la seule raison (aux problèmes de recrutement) : il y a des problèmes de mobilité géographique - déménager pour trouver un travail c’est compliqué -, des problèmes de formation professionnelle, d’adaptation entre la formation et le besoin des entreprises... On ne va pas pointer que la réforme du chômage mais c’est une des raisons et cette réforme est nécessaire », a insisté le président du Medef.


      https://twitter.com/GeoffroyRDB/status/1430218794656571395

      Mon interview dans Le Figaro à paraître demain : « il faut mettre un terme au « quoi qu’il en coûte », il faut réserver le soutien public à ceux qui en ont encore besoin ».

      Les petits secrets de Geoffroy de Bézieux, le patron du Medef. Un article de Capital.fr digne du meilleur de la presse people.
      https://photo.capital.fr/son-manoir-breton-sa-taupe-a-bercy-les-petits-secrets-de-geoffroy-de-b

      [2 Extraits] :

      Sa taupe à Bercy. Il n’aime pas qu’on l’interroge là-dessus. Sa soeur cadette, Laure, est, depuis un an, à la tête du département juridique du ministère de l’Economie et des Finances. Laure Bédier – elle est, par ailleurs, l’épouse de l’ancien directeur général délégué de Carrefour, Jérôme Bédier – donne-t-elle des infos à son frère ? “Absolument pas, il n’y a aucun conflit d’intérêts !”, tranche ce dernier.

      C’est dans ce vaste manoir donnant sur l’Atlantique que cet habitant de Neuilly se réfugie les week-ends. A son image, il est rugueux. “L’hiver, quand les vagues claquent, on se croirait à bord d’un bateau !”, nous confie Valérie Pécresse, amie intime des Roux de Bézieux et habituée des lieux (elle possède un pied-à-terre à La Baule, non loin, où elle fête ses anniversaires chaque 14 juillet, souvent en compagnie de Geoffroy et de son épouse Sabine). A l’intérieur, le décor austère est rehaussé par de grandes toiles représentant des scènes marines. Dans le parc, on peut apercevoir quelques blockhaus.” Il en a transformé un en cabane de jardin”, nous renseigne Franck Louvrier, autre invité régulier et ancien conseiller en communication de Nicolas Sarkozy à l’Elysée. GRB y entrepose ses canoës. Le weekend, il fait son footing le long des sentiers du littoral ou se rend au club de tennis du Croisic. “Une année, mon fils aîné a joué contre lui, mais Geoff roy ne lui a pas laissé un seul point !”, relate sa voisine, l’ex-ministre très conservatrice Christine Boutin. Cet ancrage breton lui vient de sa femme, originaire de La Baule.

    • Ah ! l’inusable #stage_de_macramé ! Ça fait bien 40 ans qu’il est cité comme étant l’unique demande de formation, fort sympathique au demeurant, de beaucoup de nos concitoyens

      Rituellement invoqué longtemps avant l’existence du CPF, en fait, dès l’origine c-à-d la loi de 1971 (loi Delors) sur la Formation Professionnelle Continue.

      Ça ne me rajeunit pas, tiens !

    • En demande de formation, il y a hélas beaucoup trop de « médecines parallèles », voire de grosses daubes new age claquées au sol qui fleurent bon la secte. Avec le coaching et les formations « deviens développeur info en une semaine »… en gros, le problème, c’est qu’on a besoin de formations longues diplomantes, mais qui sortent des budgets/critères des organismes de gestion, donc, reste des thunes pour des formations courtes, pas forcément qualifiantes et probablement reconnues par personne.

  • Stains : des policiers tirent à bout portant sur un conducteur, l’IGPN saisie – Libération
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/stains-des-policiers-tirent-a-bout-portant-sur-un-conducteur-ligpn-saisie

    Si le contexte n’est pas encore exactement connu, les images sont édifiantes. Une vidéo publiée sur Twitter [attention, les images peuvent choquer, ndlr https://twitter.com/EchoBanlieues/status/1427146335128637440] dans la matinée montre au moins trois hommes, deux en tenue sombre et un autre vêtu d’un t-shirt blanc, tenter d’immobiliser un véhicule vers 1 h 30 dans la nuit de dimanche à lundi dans une rue de Stains, en Seine-Saint-Denis.

    Alors que le conducteur recule brusquement puis accélère en marche avant, les hommes - qui ne sont pas identifiables en tant que policiers sur les images - tirent à bout portant, d’abord cinq fois, brisant les deux fenêtres avant de la voiture. Trois derniers coups de feu sont tirés par un des individus en tenue sombre, alors que le véhicule est arrêté. Après vérification, celui en t-shirt blanc ouvre finalement la portière du conducteur.

    Le conducteur et sa passagère ont été tous les deux transportés à l’hôpital avec leurs pronostics vitaux engagés, indique une source policière contactée par Libération.

    Pronostics vitaux engagés

    Selon une autre source policière, les tireurs sont bien des agents en civil, qui appartiendraient à la brigade anticriminalité (#Bac) de Stains. Ils seraient actuellement en garde à vue, et l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie de l’enquête. « Une procédure normale du moment que des coups de feu sont tirés », précise la même source, tout de même perplexe : « On ne voit pas ce qu’il se passe dans le véhicule, on s’interroge sur l’attitude des personnes dans l’habitacle quand on voit la réaction des policiers. »

    Pendant la marche arrière du véhicule noir, un policier situé derrière la voiture aurait été percuté. Alors qu’un deuxième tentait de son côté d’immobiliser le véhicule, le conducteur aurait poursuivi cette fois sa manœuvre en marche avant et entraîné le policier « sur plusieurs mètres ». Deux agents sont blessés, un à la main et l’autre au genou.

    Dans la foulée, une compagnie de CRS a été déployée pour sécuriser la ville de Stains. Elle devrait y rester cette nuit encore, nous indique une autre source policière.

    #police

  • La police abandonne officiellement la clé d’étranglement, remplacée par trois nouvelles techniques
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/07/30/la-police-abandonne-officiellement-la-cle-d-etranglement-remplacee-par-trois


    Des policiers de la brigade de répression des actions violentes motorisées (BRAV-M) lors de la manifestation contre la loi « sécurité globale », à Paris, le 12 décembre 2020. MARTIN BUREAU / AFP

    Un courrier du chef de la police nationale décrit trois méthodes d’arrestation qui devront se substituer à cette pratique controversée.

    [...]

    Peu de solutions de rechange trouvent grâce [aux yeux des flics]. Les clés de bras ? « Pour en faire des très propres, il faut avoir un niveau de dingue, [lâcher son flingue et] s’entraîner plusieurs heures par semaine » , explique à l’AFP Nicolas (le prénom a été modifié), d’une #BAC (brigade anticriminalité) de région parisienne.

    #police #taser #lacrymo

  • Le ventre, notre deuxième cerveau - ARTE (jusqu’au 10/08/2021)
    https://www.arte.tv/fr/videos/048696-000-A/le-ventre-notre-deuxieme-cerveau

    Il y a quelques années, les scientifiques ont découvert en nous l’existence d’un « deuxième cerveau ». Notre ventre contient en effet 200 millions de #neurones qui veillent à notre digestion et échangent des informations avec notre « tête ». Les chercheurs commencent à peine à décrypter cette conversation secrète. Ils se sont aperçus, par exemple, que notre cerveau entérique, celui du ventre, produisait 95 % de la #sérotonine, un neurotransmetteur qui participe à la gestion de nos émotions. On savait que ce que l’on ressentait pouvait agir sur notre système digestif, on découvre que l’inverse est vrai aussi.

    Espoirs thérapeutiques

    Certaines découvertes ouvrent aujourd’hui d’immenses espoirs thérapeutiques. Des maladies neurodégénératives, comme Parkinson, pourraient trouver leur origine dans notre ventre. Elles commenceraient par s’attaquer aux neurones de notre intestin, hypothèse qui, si elle est vérifiée, débouchera peut-être sur un dépistage plus précoce. Plus étonnant encore, notre abdomen abrite une colonie spectaculaire de 100 000 milliards de #bactéries dont l’activité influence notre personnalité et nos choix, nous rendant timides ou, au contraire, téméraires. Des États-Unis à la Chine en passant par la France, ce documentaire, nourri d’interviews et d’infographies éclairantes, offre une synthèse des recherches récentes menées sur notre deuxième et intrigant cerveau.

    #intestin (mot manquant)

  • 27 coups de taser en 10 minutes : "J’ai cru que j’allais mourir" : trois policiers mis en examen pour violences sur un jeune de 19 ans près d’Argenteuil
    https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/violences-policieres/info-franceinfo-j-ai-cru-que-j-allais-mourir-trois-policiers-mis-en-exa


    La rue du Clos Garnier, à Cormeilles-en-Parisis (Val d’Oise). (GOOGLE STREET VIEW)

    Les faits remontent au 29 janvier dernier à Cormeilles-en-Parisis, près d’Argenteuil (Val-d’Oise). À l’origine de ces violences : une photo de policier déguisé en strip-teaseuse, retrouvée dans le téléphone du jeune homme.

    Ce 29 janvier, vers 15 heures, Jonathan*,19 ans, traîne avec des amis dans le hall d’un immeuble de la rue du Clos Garnier, à Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise). Une équipe de cinq policiers se dirige vers eux pour les contrôler. Jonathan tente de prendre la fuite mais les forces de l’ordre le rattrapent et découvrent dans son téléphone une photo d’un policier de la #BAC, la brigade anti-criminalité d’Argenteuil, qui circulait à l’époque sur les réseaux sociaux. On y voit le fonctionnaire de police habillé en short en cuir, bas résille, et maquillé.

    "Tout est parti de cette photo" , analyse aujourd’hui le jeune homme. À partir de là, il va subir un déchaînement de violence de la part de trois policiers du groupe. "J’ai déjà pris des claques par des policiers mais là c’était autre chose , témoigne Jonathan. C’était des coups de taser, des coups de poings, pendant 40 minutes j’ai vraiment cru que j’allais mourir. Je leur ai dit d’arrêter mais ils nr se sont pas arrêtés (...) Je tremblais et je tombais."

    « C’était trois policiers, un qui me mettait des coups de taser, et deux qui venaient de temps en temps pour me mettre des coups de coude ou des coups de pieds dans les jambes. »

    "J’ai vu de la colère et de la haine dans les yeux des policiers, raconte le jeune homme. Ils ont aussi traité ma mère de chienne, ils ont dit qu’ils allaient attraper ma copine et qu’ils voulaient la violer. Ils m’ont dit aussi qu’en arrivant au commissariat, je pouvais me faire violer aussi" , poursuit Jonathan. Le jeune homme affirme aussi que l’un des policiers a versé sur ses blessures du gel hydroalcoolique et du doliprane en poudre en lui disant "que ça allait [le] soigner."

    "C’est notre parole contre la vôtre"

    Après "40 minutes de violences", Jonathan parvient à repartir en boitant, porté par deux de ses amis. Les caméras de vidéo-surveillance, présentes uniquement à l’extérieur du bâtiment, en témoignent. Le jeune homme prévient alors sa mère, qui le voit arriver "la bouche en sang à la maison". Elle l’amène au commissariat et croise alors les policiers en question :"Ils nous ont pris à partie, raconte Nathalie, ils nous ont dit : ’Qu’est ce que vous venez faire là’, ils étaient arrogants. Ils nous ont dit : ’De toute façon c’est notre parole contre la votre’."

    La mère de Jonathan décide également de faire ausculter son fils par le médecin de famille. Il indique que le jeune homme souffre d’un hématome à l’oreille, d’une ecchymose à l’oeil droit, d’hématomes sur les joues et sur la jambe. Le médecin de l’unité médico-judiciaire qui avait examiné le jeune homme pendant la garde à vue avait pourtant mentionné zéro jour d’ITT (incapacité temporaire de travail), évoquant seulement "des lésions superficielles sans retentissement fonctionnel".
    Nathalie et son fils réussissent finalement, après plusieurs heures d’attente, à déposer plainte. Une enquête est ouverte, mais les fonctionnaires nient en bloc.

    27 coups de taser en 10 minutes

    Deux éléments vont cependant mettre à mal la version des policiers. Il y a d’abord l’analyse du #taser utilisé par le chef de la brigade. Selon l’expertise, que franceinfo a pu consulter, l’arme a été mise en marche 27 fois en dix minutes au moment du contrôle, dont une fois pendant plus de 5 secondes "ce qui correspond à un cycle complet de neutralisation dévolu à une efficacité maximale du pistolet", indique l’expert même si "aucun élément ne permet d’affirmer que le déclenchement [était] associé à une neutralisation par contact" à ce moment-là. (...)

    #police #violences_policières

  • Baccalauréat 2021 (option économie) - Le Moine Bleu
    http://lemoinebleu.blogspot.com/2021/07/baccalaureat-2021-option-economie.html

    Remercions, comme chaque année, la commission pédagogie du MEDEF pour l’excellence du travail fourni. Rappel : le même sujet était également traitable sous l’angle purement métaphysique (option partenariat social).

    Toutes nos félicitations 
    aux nouveaux employés lauréats !

    #Bac #économie

  • La mort de Mehdi Farghdani : une crise de paranoïa et six balles dans le corps... - JustPaste.it
    https://justpaste.it/68hae

    ENQUÊTE Cinq ans après le décès de cet ancien militaire de 32 ans, sa mère continue de se battre pour obtenir justice dans ce qu’elle estime être une « bavure ».
     
    Ce 7 janvier 2016, Mehdi Farghdani n’allait pas bien. Réfugié dans son appartement de Cergy (Val-d’Oise), l’ancien militaire de 32 ans se croyait menacé par des hommes armés de fusils à pompe venus le tuer. Sa crise de paranoïa s’est soldée par un drame : ce jour-là, Mehdi est tué de six balles lors d’un assaut de police. Plus de cinq ans après les faits, une information judiciaire est en cours et les circonstances de sa mort ne sont toujours pas élucidées.

    #folie #police #meurtre #bac

  • Archive Ina-Radio France
    Tribune de Paris - Faut-il supprimer le baccalauréat ? (1ère diffusion : 15/03/1951 Chaîne Nationale)
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/tribune-de-paris-faut-il-supprimer-le-baccalaureat-1ere-diffusion-1503

    Par Raymond Thévenin
    Avec Michel Debré (sénateur de Haute Vienne), Georges Lamousse, Charles Viatte (député du Jura) et André Lassagne (sénateur du Rhône)

    #baccalauréat #marronnier

  • Les élèves rêvent-ils de professeurs électroniques ?
    https://www.philomag.com/articles/les-eleves-revent-ils-de-professeurs-electroniques

    Dans cette tribune, un collectif de professeurs de philosophie de l’académie d’Aix-Marseille réunis en assemblée générale le 24 juin 2021 explique pourquoi il refuse d’utiliser le logiciel Santorin pour corriger les copies numérisées du bac. Ces enseignants pointent une dérive technologique et managériale de l’enseignement.

     

    « Avec l’accélération technologique, il est des moments où la réalité rattrape la fiction. La différence entre la vie ordinaire et une vision de cauchemar s’estompe. Dans Glissement de temps sur Mars (1964), Philip K. Dick, métaphysicien de la science-fiction, décrit une école dont les professeurs sont des circuits intégrés. Des machines à enseigner, dont seuls les noms sauvent les apparences : professeur Socrate, Dwight D. Eisenhower ou encore J. Edgar Hoover. Quant à l’école elle-même, elle repère le protagoniste du roman, le réparateur hors-pair Jack Bohlen, dès qu’il s’y introduit : “Ses oreilles exercées décelèrent un cliquetis mécanique. L’école avait relevé sa présence. Elle avait remarqué le magazine qu’il avait choisi, noté combien de temps il était resté assis en lisant, et ce qu’il avait pris ensuite. Elle le mesurait.”

    Il arrive à peu près la même chose aux correcteurs du bac de philosophie 2021, dans sa version Jean-Michel Blanquer. À la faveur de la “dématérialisation” des copies (faux-nez de la “numérisation”, dont le coût énergétique est désormais documenté – Cf. Fabrice Flipo, Michelle Dobré, Marion Michot, La Face cachée du numérique. L’Impact environnemental des nouvelles technologies , L’Échappée, 2013), nous voici invités à accoster sur le rivage de Santorin. Non pas une île paradisiaque, mais un logiciel traceur, calculant le temps passé sur une copie, capable de basculer les copies excédentaires vers un correcteur plus diligent, et pour le reste inutilisable pour procéder à l’évaluation comparative requise dans le cadre d’un examen comme le baccalauréat. Le logiciel est intuitif et déjà utilisé ailleurs. Et puis, nous dit-on du côté des rectorats, c’est le progrès, qu’on n’arrête pas. Une évolution naturelle, suivant la pente de l’innovation, qui nous conduira bientôt à collaborer avec des robots enseignants, avant d’abandonner l’écriture cursive pour former les enfants, le plus tôt possible, au maniement du traitement de texte. D’un bout à l’autre de la chaîne, des gestes machinaux achevant d’artificialiser l’intelligence.

    Nous, professeurs de philosophie de l’académie d’Aix-Marseille réunis en assemblée générale, avons lancé notre appel le 18 juin dernier : non, nous n’ouvrirons pas le logiciel Santorin. (...)

    #bac #philosophie #Santorin #enseignement #évaluation

  • #Baccalauréat, réformes #Blanquer, #grève, #éducation
    Textes d’AG adoptés depuis le 17 juin. - Association des professeurs de philosophie de l’enseignement public
    http://www.appep.net/textes-dag-adoptes-depuis-le-17-juin

    Nous, professeurs en grève de l’Académie de Grenoble, nous appelons les collègues convoqués pour le Grand Oral et pour la correction des copies numérisées, à nous rejoindre dans la gréve.
    Cette grève peut sembler dérisoire, inutile, insensée, face à un Ministre qui semble toujours avoir 3 coups d’avance, même les plus iniques. Cette grève permettra au mieux de perturber le processus de correction, d’obliger les rectorats à se réorganiser pour publier à temps des notes elles-mêmes dénuées de sens tant elles résultent d’une mascarade généralisée. Cette grève nous la perdrons, personne parmi nous ne se berce d’illusions.
    Pourtant, cette grève nous allons faire, car arrêter le travail de correction, c’est refuser de se soumettre à la mise en place d’une école qui n’est pas la nôtre et c’est refuser des conditions travail aliénantes...

  • Ou peut-être une nuit : retours critiques | by Leïla | May, 2021 | Medium
    https://medium.com/@leilla/ou-peut-%C3%AAtre-une-nuit-retours-critiques-fd3c08902aa7

    Les mots choisis, “exclusivement, jamais”, ne faisaient pas simplement de moi une anomalie statistique mais une aberration ; une experte tenait un discours qui annihilait la possibilité même de l’existence de mon vécu. Être ramenée à une parole inaudible par un podcast qui s’efforce justement de briser le silence qui entoure l’inceste, ça tient du tragicomique. Moi qui, lors des premiers épisodes, pensais envoyer le lien vers la série à ma mère… je me suis retrouvée dans l’impossibilité de le faire par peur d’être ramenée encore une fois à une minimisation de ce que j’avais vécu.

    • Si j’ai eu de la haine quotidienne et des souhaits de vengeance pendant des années, cela fait longtemps que ce n’est plus le cas. Mais je crois que, s’il avait été adulte, ou en situation de pouvoir sur moi par ailleurs, mes sentiments auraient sans doute plus difficilement évolué dans cette direction. Quand, en tant que victime, on parle de son inceste, on marque aussi de la honte sociale de l’inceste la personne qu’on nomme comme notre agresseur. Et si je n’avais pas à porter cette honte si longtemps, et si j’aimerais pouvoir m’en débarrasser définitivement, je n’ai aucune envie qu’elle change de camp. Qu’on lui fasse honte ne me soulagera pas de la mienne. Il me semble que le risque que nommer puisse entraîner de la violence est un frein plus grand quand il s’agit de nommer quelqu’un du même âge ou de plus jeune que soi.

    • Pourquoi je dis que ça fait des dégâts psychiques, de penser l’amour et la domination comme mutuellement exclusifs, y compris dans le cadre de l’inceste ? Du côté des victimes, la plupart d’entre elles seront amenées, au cours de leur vie amoureuse et sexuelle, à revivre de la violence. Ce n’est pas juste une condamnation à la répétition de schéma : c’est aussi qu’on vit dans un monde violent entre humain·e·s traumatisé·e·s. Sans pour autant s’y résigner, on peut s’attendre, à des degrés divers, au surgissement de la violence dans les relations. Donc, une personne victime d’inceste qui a intégré ce discours, une personne qui croirait que l’amour et la violence sont mutuellement exclusifs, serait condamnée à relire chacune de ses relations dans laquelle de la violence émergerait comme n’ayant, finalement, pas contenu d’amour. Le genre de pensées, puis d’émotions que ça peut entraîner tendent à ajouter une forte douleur morale aux dégâts déjà importants causés par les violences en elles-mêmes (qu’il s’agisse des violences premières ou de la répétition par la suite, d’ailleurs). “En fait il ne m’aimait pas, je me suis fait avoir depuis le départ” est une pensée qui conduit à miner la confiance d’une personne dans ses ressentis (“tous ces moments où j’ai cru reconnaître et vivre de l’amour dans la relation, je me trompais”) et dans sa capacité de décision. Cela invite l’idée qu’il y a des personnes qui feraient semblant d’aimer mais qu’on est pas capables de détecter (“si je ne sais pas distinguer ce qui est de l’amour ou pas, suis-je condamné·e à vivre dans la peur de me tromper à nouveau ?”). Cela entretient donc un rapport au monde emprunt de méfiance ainsi que de l’hypervigilance, deux symptômes récurrents suite à des expériences d’abus traumatisantes.

  • Enquête vidéo : en Seine-Saint-Denis, comment une opération de police a viré au chaos
    https://www.lemonde.fr/police-justice/video/2021/06/02/enquete-video-en-seine-saint-denis-comment-une-operation-de-police-a-vire-au

    Le 25 juin 2013, à Villemomble, en Seine-Saint-Denis, des policiers confondent un jeune homme noir avec celui qu’ils poursuivent pour conduite d’une moto sans port du casque. S’ensuit un engrenage de violences qui fait plusieurs blessés, dont une mère de famille de 54 ans, qui perd l’usage d’un œil. Au terme d’une procédure de sept ans, tous les policiers ont été acquittés.

    Grâce au dossier d’instruction et à trente minutes d’images, parfois inédites, capturées par des habitants du quartier, Le Monde a pu retracer les moments clés de cette opération chaotique, où s’enchaînent des manquements policiers. Une enquête qui interroge la notion de « légitime défense », régulièrement invoquée par les forces de l’ordre dans les affaires de violence policière.

    Edit Le relevé des manquements policiers se veut scrupuleux mais oublie d’indiquer que les #grenades_de_désencerclement sont supposées être lancées au sol et non en cloche. Républicains, encore un effort...
    Par ailleurs, je crois pas que ce journal aurait fait ce taf si les propos de la famille étaient moins respectueux des institutions, ce qui n’est pas le cas de nombreuses familles de victimes de la police qui mènent une lutte politique, sans s’en tenir au terrain judiciaire et aux modalités testimoniales.

    #police #Violence_d'État #BAC #LBD #vidéo [30 !!] #justice #impunité_policière

  • REHABILITATION DES HOMMES VIOLENTS : EFFICACE OU POUDRE AUX YEUX ?

    Une synthèse admirable de Francine SPORENDA, diffusée sur le site RÉVOLUTION FÉMINISTE

    A propos de la question de l’abolition de l’institution carcérale, des féministes ont vanté un modèle carcéral suédois qui serait exemplaire car basé sur la réhabilitation des criminels, et ont affirmé que cette réhabilitation des criminels mise en oeuvre en Suède réduisait significativement les violences masculines.

    Que le modèle carcéral suédois obtienne de bons résultats pour la criminalité économique, c’est fort possible. Mais les statistiques de viols pour la Suède ne confirment pas l’assertion ci-dessus qui repose sur l’idée reçue selon laquelle les pays scandinaves seraient des sociétés égalitaires. Pour la criminalité sexuelle, dont les motivations sont très différentes de celles de la criminalité économique, les chiffres suédois n’indiquent pas que la réhabilitation des agresseurs ait un impact constatable sur ces violences.

    Je rappelle ces chiffres : la Suède est le 6ème pays dans le monde pour le nombre de viols, le nombre de viols enregistrés en 2019 est de 8 581, soit 85,8 pour 100 000 habitants. Pour la France, il est en 2017 de 24,4 pour 100 000 habitants (en 2019, il a pu augmenter un peu) soit 3,5 fois plus de viols pour la Suède (1). (...)
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2021/05/23/rehabilitation-des-hommes-violents-efficace-ou-poudre
    #violenceconjugale #thérapie #complicité

    • Je suis pas croyante dans la justice réparatrice et je pense beaucoup de mal de la notion de pardon, mais ce texte me semble caricatural et ne sert qu’a renforcé des positions sans prendre au sérieux les arguments du camps adverse. Ce passage par exemple est très faible :

      Si les féministes avaient adopté ce point de vue « tout ou rien »—qu’il ne fallait rien attendre de l’Etat, de la loi et de la justice et avaient renoncé à lutter pour les faire évoluer, nous n’aurions pas obtenu le droit de travailler ou d’ouvrir un compte bancaire sans l’autorisation du mari, pas le droit de gérer nos biens propres et de disposer de notre salaire, pas le droit de nous inscrire en faculté sans autorisation maritale, pas le droit de voter et d’être élues, ni le viol ni le viol conjugal ne seraient reconnus comme crimes, nous n’aurions pas obtenu le droit à l’avortement et à son remboursement, etc.

      #viol #culture_du_viol #justice #prison #femmes #violences_masculines #backlash

    • "Si les féministes avaient adopté ce point de vue « tout ou rien »—qu’il ne fallait rien attendre de l’Etat, de la loi et de la justice et avaient renoncé à lutter pour les faire évoluer..."
      C’est pourtant le pseudo-argument que j’ai longtemps vu une certaine gauche dogmatique servir aux femmes qui ont lutté pour arracher à l’État de premières réformes en matière de droits des femmes. Si cela semble parodique, c’est peut-être que cette attitude jusqu’auboutiste l’était, non ?...