• Adele Haenel et après.
    https://www.crepegeorgette.com

    Je me souviens, dans ce lieu peu habitué aux discussions sur les droits des femmes, dont l’animatrice elle-même m’avait dit être mal à l’aise avec le sujet (parce que c’est aussi le sujet, quand les personnes de plus de 60 ans arriveront-elles à parler des violences sexuelles qu’elles ont subies, elles sont rares, le tabou est immense) de cette dame. Environ 60 ans. Elle n’avait sans doute jamais parlé en public et encore moins de cela. Elle n’avait pas les mots, pas l’aisance, pas l’attitude pour le faire (ce n’est en aucun cas un jugement, juste un constat). Et son témoignage était long parce qu’elle était émue, elle digressait. L’impatience grandissait dans la salle. Elle nous a dit les viols par son mari pendant des années. Mais ce n’était pas ca qu’elle voulait dire. Elle nous a dit – avec un ton si plein de fierté – que lors de la confrontation pour le divorce ; elle lui avait dit : « tu m’as violée ». Elle savait déjà qu’elle avait bien fait. Mais, il y avait cette voix, il y avait toujours cette petite voix, qui fait demander l’approbation ; ai-je bien fait de lui dire. Elle l’a répété plusieurs fois ; « je lui ai dit vous savez ». Et puis elle s’en est allée. Et moi j’avais envie de brûler ce monde où une femme doit se convaincre qu’elle a été violée car tout l’a poussée à penser que tout ceci est normal.
    Cette dame-là ne passera jamais à la radio, ou à la télé. Parce qu’elle n’a pas les codes pour le faire. Codes qu’a Adele Haenel. Ho je ne la critique pas un instant. En revanche je m’interroge sur tous ces gens qui mettent en avant sa force, son courage parce qu’elle correspond à peu près à leur stéréotype de leur « bonne victime ». Elle est jolie, elle s’exprime bien, elle est calme, elle n’a pas envie de cramer les couilles de son agresseur au fer à souder. Alors je me méfie. Je pense beaucoup à elle. J’attire l’attention sur le fait de ne pas en faire une icône qu’on finit toujours par brûler au moindre mot de travers. Icone à qui on va bien vite demander de signer toutes les pétitions, d’assister à toutes les manifs et de s’exprimer sur tous les viols dans le cinéma. Elle ne le fera pas, elle aura raison et il y aura bien quelqu’un pour lui reprocher.

    #culture_du_viol

  • Phage Therapy Could Beat Drug-Resistant Illnesses - Scientific American
    https://www.scientificamerican.com/article/phage-therapy-could-beat-drug-resistant-illnesses

    Treatments are still commercially available in former Eastern Bloc countries, but the approach fell out of favor in the West decades ago.

    [...]

    Phage therapy is still saddled by geopolitical biases [...]

    #virus #bactériophage #phagothérapie #géopolitique

  • Le « label bientraitance » du CNGOF : de la poudre aux yeux pour ne pas changer les pratiques
    http://marieaccouchela.net/index.php/2019/10/18/le-label-bientraitance-du-cngof-de-la-poudre-aux-yeux-pour-ne-pas-c

    Le CNGOF vient de sortir son « label bientraitance » pour les maternités, à grand renfort de communication dans la presse.

    Les gynécos auraient-ils compris les femmes, et prennent-il le taureau par les cornes pour changer de fond en comble les pratiques afin de respecter les accouchements ? Y aurait-il enfin une volonté de respecter les recommandations basées sur l’état de la science ? Les médecins se mettraient-il à appliquer la loi sur les droits des patients ?

    Au risque de vous surprendre, la réponse est non.

    Aujourd’hui, lorsqu’on examine le contenu des critères permettant d’obtenir ce label, se dégage un sentiment situé entre la stupéfaction de voir le piètre résultat de deux ans de travaux et le rire face au contenu de ces critères. Je vais vous les présenter.

    Cette idée de label de bientraitance implique que les maternités qui n’ont pas ce label sont par définition des lieux de maltraitance.
    #violences_gynécologiques #violences_médicales
    Sinon je remarque que le Syngof à changé de nom,

    • @mad_meg oui, bienvenue :)
      Je suis outrée que les avortements sans anesthésie de #Karman pratiqués avant la loi sur l’avortement ne soient pas enseignés et pratiqués dans les hopitaux : ce serait un gain pour tout le monde, à commencer par les patientes.

      Si on ne prend que l’avortement dans le suivi gynéco …

      D’abord les tests pratiqués avant l’avortement où le/la gynéco force à une échographie faite avec pénétration d’une sonde vaginale en forme de bite technologique et écran tourné parfois vers la patiente.
      Ensuite, si je ne m’abuse, il y a deux méthodes d’avortement pratiquées en hôpitaux publics ou privés : l’aspiration sous anesthésie ou les hormones dite RU.

      Deux terribles façons de montrer aux femmes qu’elles ne sont pas là pour qu’on prenne soin d’elles, il faut bannir le terme « soignées » de la gynécologie, prendre soin c’est accorder de l’importance à l’autre et là ce n’est vraiment pas le cas.

      Pour l’aspiration sous anesthésie, c’est un séjour à l’hôpital pour l’opération avec de la chimie injectée dans les veines et dans les poumons suivi d’un forçage de l’ouverture du col de l’utérus pour brancher un tuyau et aspirer les cellules indésirées. En plus du risque de se faire violer par des étudiants venus pratiqués le touché vaginale sans consentement pendant l’anesthésie.

      Pour l’IVG médica_menteur, ce sont des cachets d’hormones à haute dose : la mifépristone (ou RU486) et le misoprostol à prendre à plusieurs heures d’interval. Au moment de l’expulsion, c’est le plus souvent dans la solitude que la femme se retrouve devant le placenta et l’embryon, mais qu’importe « elle a eu ce qu’elle voulait » et elle peut retourner bosser.

      De cette technicité médical de l’avortement découle maltraitances et empoisonnement car ces hormones sont cancérigènes. Sans parler du risque létal de l’anesthésie.

      Donc, quelque part, d’avoir spolier et continuer d’ignorer que les femmes peuvent avorter en 20 minutes, sans anesthésie, en souriant, pour conserver ces méthodes barbares, je trouve que c’est dans la continuité de la souffrance infligée aux femmes parce qu’elles ont un utérus.

      Je viens de recevoir l’annonce de la fermeture du Planning Familial de l’Aude, il n’y a donc plus d’endroit dans ce département pour s’informer dignement.

      #karman

  • The truth about the #clitoris: why it’s not just built for pleasure | Life and style | The Guardian
    https://www.theguardian.com/lifeandstyle/shortcuts/2019/nov/06/the-truth-about-the-clitoris-why-its-not-just-built-for-pleasure

    The results are finally in – a study in Clinical Anatomy has found that the clitoris does play an important role in reproduction, activating a series of brain effects (taking as read, incidentally, that it is done right: so we are talking about a female orgasm, not about an ignored clitoris, sitting there, minding its own business). Those brain effects in brief: enhancement of vaginal blood flow, increased lubrication, oxygen and temperature, and an altered position of the cervix, which paradoxically slows down the sperm and improves their motility.

    • Article original :

      The Clitoris—An Appraisal of its Reproductive Function During the Fertile Years : Why Was It, and Still Is, Overlooked in Accounts of Female Sexual Arousal
      Roy Levin, Clinical Anatomy, le 5 novembre 2019
      https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/ca.23498

      It was a popular view in the 70s, that female orgasms were important to egg fertilisation, thanks to the suction effect of the muscle contractions, ensuring that sperm went in the right direction, and did not get distracted by, you know, open air. This was decreed false by the end of last century, and the debate took on the distinctive language of scientific scorn: it was a “zombie hypothesis”, according to the physiologist Roy Levin; it wasn’t live but it refused to die.

      Après une reprise en main, si j’ose dire, du clitoris par des scientifiques femmes, voici qu’un homme (Roy Levin) essaye de remettre au goût du jour la théorie sexiste (en un peu plus soft) que pour que la femme tombe enceinte, il faut qu’elle ait eu un orgasme, idée (d’un autre homme, Robert King) depuis longtemps abandonnée mais qui a longtemps culpabilisé les femmes victimes de viol mais tombées enceinte.

      Je rappelle ce que je croyais avoir déjà signalé ici, mais probablement dans un post qui a été effacé, que cette idée était encore professée dans MON #manuel_scolaire au lycée, donc au milieu des années 1980, en France...

      Je l’ajoute à ma compilation d’article sur la #sexualité animale et humaine :
      https://seenthis.net/messages/686795

      Voir aussi :
      Female Orgasms Don’t Help With Fertility. Here’s Why The Myth Persists
      Lauren Vinopal, Fatherly, le 28 août 2019
      https://www.fatherly.com/health-science/female-orgasms-conception-fertility-science

      #sexualité #sexe #clitoris #orgasme #sexisme #viols

    • Après une reprise en main, si j’ose dire, du clitoris par des scientifiques femmes, voici qu’un homme essaye de remettre au goût du jour la théorie sexiste (en un peu plus soft) que pour que la femme tombe enceinte, il faut qu’elle ait eu un orgasme, idée (d’un homme, Robert King) depuis longtemps abandonnée mais qui a longtemps culpabilisé les femmes victimes de viol mais tombées enceinte.

      D’accord avec toi @sinehebdo d’un premier abord je retrouve aussi cette vieille histoire de l’orgasme favorable à la procréation. Et j’ai bien envie d’en rester là avec mes tags
      #sexisme_bienveillant #paternalisme #male_gaze #backlash

      Mais je ne sais pas comment l’étude à été faite. Je n’ai pas été voire en détail et je n’ai pas les connaissance suffisantes pour en juger sérieusement. Peut être que c’est tout de même scientifiquement le cas. Peut être que l’orgasme féminin à réellement une fonction sur ce plan. Ca me semble pas inimaginable ni problématique.

      Par contre le fait que c’est instrumentalisé dans la #culture_du_viol c’est un autre problème. Imaginons que ca soit vrai, même dans ce cas, ce n ’est pas parce que les orgasmes favoriseraient la procréation qu’ils seraient nécessaire à toute procréation, car :
      – des femmes nombreuses ont été fécondés sans avoir d’orgasme,
      – l’orgasme n’est pas obligatoirement le signe de plaisir, en particulier en cas de viol et c’est valable pour les deux sexes.

      Pour la fécondation en cas de viol c’est une circonstance aggravante (ou ca devrait l’etre), puisque ca veut dire qu’en plus d’être violeur, l’agresseur est un empoisonneur par MST qui ajoute une grossesse forcée à ses autres crimes.

      Que l’orgasme des femmes ai un rapport avec leur capacité à être fécondée ou pas, les clichés que tu dénoncent peuvent être défaits. Je sais pas trop ce que ca changerait d’apprendre que les orgasmes féminins favorisent la fécondation ou pas. Merci @sinehebdo pour ton commentaire il m’a permis de ranger un peu mes idées et de porter mon attention sur le lien de @reka :)

    • La croyance historique selon laquelle la cyprine est un élément fécondant aussi nécessaire que le sperme avait pour avantage que le plaisir féminin était requis dans la relation et j’ai souvent entendu dire que ça avait valorisé les femmes et leur désir (sans mention de la question du viol).

    • @odilon J’ai pas vu que l’étude disait que les orgasmes disparaissent lors de la fin de la période de fécondité des femmes. Dire qu’il y a un lien ca veux pas dire que les deux sont nécessaires à l’un et à l’autre.

      @antonin1 j’ai vu aussi que c’était valorisé mais ce que je voulais dire c’est que même si c’etait pas valorisant pour les femmes je trouverait problématique de nier les faits au prétexte que ca ne nous conviens pas idéologiquement. C’est pas forcement le cas ici, ca me fait surtout pensé au discours trans.

      @sinehebdo Pour l’étude j’ai été voire un peu et j’ai pas trouvé sur combien de femmes à été faite l’expérience. Il y est plutot question d’histoire de la vision masculine des orgasmes féminins qu’autre chose.

    • D’un point de vue purement scientifique, @mad_meg , tu as parfaitement raison, ça n’est pas parce que ce n’est pas indispensable que ça ne joue pas un rôle.

      D’autre part, ça n’est pas si étonnant que le contexte psychologique joue un rôle aussi, et que ce rôle soit difficile à évaluer scientifiquement. En ce sens, cette théorie sert aussi à culpabiliser les femmes qui « n’arrivent pas à tomber enceinte » et qui seraient « frigides »...

      Après, ma méfiance s’est réveillée parce que 1) ça rappelait cette vieille théorie sexiste ; 2) ça venait d’un homme, juste au moment où l’étude du clitoris redevient à la mode grâce à des femmes...

    • En ce sens, cette théorie sert aussi à culpabiliser les femmes qui « n’arrivent pas à tomber enceinte » et qui seraient « frigides »...

      En effet, j’avais oublié ce stéréotype de mauvaises langues. Ca me surprend qu’on s’en serve pour culpabiliser les femmes et pas les hommes. La logique de ces stéréotype c’est de tenir le groupe dominé par la culpabilité. Les faits sur lesquels sont forgé cette culpabilisation ne sont qu’un prétexte.

      Pour ce que tu dit en 1) et 2) je suis tout à fait d’accord, je voulais complété avec d’autres hypothèses car j’écoute beaucoup de contenu sur l’esprit critique depuis un moment et ca commence à faire son chemin dans ma petite tête.

  • Víkingur Ólafsson – Bach : Organ Sonata No. 4, BWV 528 - 2. Andante [Adagio] (Transcr. Stradal) - YouTube

    Une transcription d’une œuvre de Bach magnifique, très rare, accompagné d’un clip vidéo original et assez beau.

    https://www.youtube.com/watch?v=h3-rNMhIyuQ

    Watch pianist Víkingur Ólafsson (“Artist of the Year” at the Gramophone Awards 2019) perform the Andante from Bach’s Organ Sonata No. 4, as transcribed for the piano by August Stradal, from his album ’J. S. Bach - Works & Reworks’. The video was directed by Magnús Leifsson.

    Víkingur Ólafsson – Bach: Organ Sonata No. 4, BWV 528 - 2. Andante [Adagio] (Piano Transcription by August Stradal)

    #bach #musique #piano

  • 5G : « Les États-Unis ont peur de perdre leur prééminence technologique »
    https://usbeketrica.com/article/5g-les-etats-unis-ont-peur-de-perdre-leur-preeminence-technologique

    Objet d’une rivalité exacerbée entre les États-Unis et la Chine depuis plusieurs mois, la technologie 5G se retrouve au cœur d’enjeux géopolitiques majeurs et parfois complexes à décrypter. À l’occasion des Assises de la Sécurité, rendez-vous annuel des experts de la cybersécurité qui s’est tenu du 9 au 12 octobre à Monaco, nous avons tenté de faire le point sur le sujet. « Les ennemis de mes ennemis sont mes amis. » Et si le célèbre adage était en passe de devenir une réalité stratégique pour les États-Unis (...)

    #Alcatel-Lucent #Bouygues #Cisco #Huawei #Nokia_Siemens #Orange #Sony #Verizon #backdoor #solutionnisme #domination #concurrence #ANSSI #SFR_Vivendi #KT (...)

    ##5G

  • Secret Court Rules That the FBI’s “Backdoor Searches” of Americans Violated the Fourth Amendment
    https://www.eff.org/deeplinks/2019/10/secret-court-rules-fbis-backdoor-searches-americans-violated-fourth-amendment

    But the Court Misses the Larger Problem : Section 702’s Mass Surveillance is Inherently Unconstitutional EFF has long maintained that it is impossible to conduct mass surveillance and still protect the privacy and constitutional rights of innocent Americans, much less the human rights of innocent people around the world. This week, we were once again proven right. We learned new and disturbing information about the FBI’s repeated and unjustified searches of Americans’ information contained (...)

    #FBI #backdoor #sécuritaire #surveillance #EFF

  • The Open Letter from the Governments of US, UK, and Australia to Facebook is An All-Out Attack on Encryption
    https://www.eff.org/deeplinks/2019/10/open-letter-governments-us-uk-and-australia-facebook-all-out-attack-encryption

    Top law enforcement officials in the United States, United Kingdom, and Australia told Facebook today that they want backdoor access to all encrypted messages sent on all its platforms. In an open letter, these governments called on Mark Zuckerberg to stop Facebook’s plan to introduce end-to-end encryption on all of the company’s messaging products and instead promise that it will “enable law enforcement to obtain lawful access to content in a readable and usable format.” This is a staggering (...)

    #Facebook #cryptage #écoutes #surveillance #web #EFF #backdoor

  • US, UK and Australia urge Facebook to create backdoor access to encrypted messages
    https://www.theguardian.com/technology/2019/oct/03/facebook-surveillance-us-uk-australia-backdoor-encryption

    Facebook says it opposes calls for backdoors that would ‘undermine the privacy and security of people everywhere’ The United States, United Kingdom and Australia plan to pressure Facebook to create a backdoor into its encrypted messaging apps that would allow governments to access the content of private communications, according to an open letter from top government officials to Mark Zuckerberg obtained by the Guardian. The open letter, dated 4 October, is jointly signed by the UK home (...)

    #Facebook #cryptage #backdoor #écoutes #surveillance #web

    https://i.guim.co.uk/img/media/00f9426c3ed6e564ba93857381153cbea83ffedb/0_0_3500_2100/master/3500.jpg

    • « Des dizaines de milliers de personnes de tous âges et de tous horizons. » Le lendemain matin, cruelle déception, France Culture m’apprend que seules 7 000 personnes ont défilé aux Invalides devant la dépouille de l’ancien président.

      #lol #Jacques_Chirac

      Depuis des jours que les télés nous saoulent avec son amour de la Corona, c’est forcément bouleversant de voir le président mis en bière.

      Quel exploit… Démagogie, clientélisme et passe-droits : le portrait du plus populaire des présidents français ne sera pas mieux brossé que par ses adorateurs.

      « C’est vrai que l’héritage économique de Chirac président n’est pas très conséquent », persifle l’économiste de TF1. Mais le président en question n’y est pour rien : « Il a subi une longue cohabitation avec Lionel Jospin… » Maudits socialo-communistes. « Et puis il a difficilement navigué entre explosions sociales (les grèves de 1995, les émeutes de 2015) et contraintes financières. » Si le social « explose », la finance « contraint ».

      « En réalité, c’est à Matignon que Chirac a marqué l’économie entre 1986 et 1988. Libération totale des prix pour favoriser le consommateur grâce à la concurrence. » Ah oui, cette fameuse concurrence qui, récemment, a vertigineusement fait chuter les prix de l’électricité. « Jusqu’alors, c’était l’Etat qui fixait le prix d’un café. » Souvenez-vous : sitôt son tarif libéré, le prix d’un café chutait de moitié.

      « Modernisation du marché du travail avec le développement du temps partiel… » Quoi de plus moderne que le temps partiel ? Sans parler des facilités accordées aux employeurs pour licencier et aux propriétaires pour augmenter les loyers, comme le rappelle l’historienne Ludivine Bantigny. « … Privatisation de soixante-cinq entreprises dans l’industrie et dans la banque… » Et dans le secteur de l’audiovisuel : Bouygues achète TF1 sous couvert de « mieux-disant culturel ». « … Baisse des impôts pour tous… » Sauf pour les plus modestes, exonérés de l’impôt sur le revenu. « … Et suppression de l’impôt sur les grandes fortunes. » Déjà ! Chirac avait trente ans d’avance.

      « Je voudrais qu’on réécoute les mots de Jacques Chirac en 2007 quand il quitte l’Elysée », propose la présentatrice. Extrait : « Ne composez jamais avec l’extrémisme, le racisme, l’antisémitisme ou le rejet de l’autre. Dans notre histoire, l’extrémisme a déjà failli nous conduire à l’abîme. C’est un poison. »

      #le_bruit_et_l'odeur, quoi
      So #80s ! #libéralisme #backlash_libéral
      J’ai beaucoup d’empathie pour ce monsieur qui s’oblige à regarder la télévision et voir toutes ces merdes...

    • Jacques Chirac, avec Bill Clinton, porte une lourde responsabilité dans le massacre de 8000 civils musulmans par les Serbes en Bosnie en 1995 :

      À la fin du mois de mai 1995, six semaines avant l’assaut sur Srebrenica, Bill Clinton et Jacques Chirac, respectivement présidents des États-Unis et de la France, ainsi que le
      Premier ministre britannique John Major se mettent d’accord pour suspendre les frappes aériennes de l’Otan contre les force serbes. Une décision majeure qu’ils ne transmettent pas aux autorités néerlandaises, et qui s’avère contraire à l’engagement qu’ils avaient pris de répliquer en cas d’attaque.

      « Le commandant néerlandais des forces de maintien de la paix à Srebrenica avait demandé une aide aérienne rapprochée à neuf reprises et on me l’avait par ailleurs promise. Mais rien ne s’est passé avant qu’il ne soit trop tard », confie à France 24 Joris Voorhoeve, ministre néerlandais de la Défense de l’époque. « J’ai découvert que derrière cette promesse, il y avait cet accord passé entre le Royaume-Uni, la France et les États-Unis de ne plus déclencher de frappes aériennes… Les trois alliés auraient dû discuter de cette décision avec les autorités des Pays-Bas. Nous avons été tenus dans l’ignorance », poursuit-il.

      C’est grâce à la déclassification de documents américains, il y a deux ans, que Voorhoeve peut aujourd’hui être aussi affirmatif. Dans ces notes, issues d’une réunion du 18 mai 1995 qui a réuni les principaux décideurs de l’administration Clinton, il est écrit : "L’administration a décidé de suspendre « discrètement » l’usage de frappes aériennes contre les Serbes dans un avenir proche, dans la mesure où les forces de maintien de la paix de l’ONU ont été trop exposées à la riposte serbe. Cette décision a reçu le soutien de Chirac et Major (comme ils en ont tous deux informé le président Clinton la veille)".

      Cette « vulnérabilité » des forces de l’ONU évoquée dans la note fait référence à la capture, quelques jours auparavant, de vingt-et-un casques bleus français et de treize observateurs militaires de l’ONU par les Serbes de Bosnie. Les otages avaient été déplacés et utilisés comme boucliers humains sur des sites stratégiques, afin de contraindre l’Otan à cesser ses frappes aériennes.

      https://www.france24.com/fr/20150710-nouveaux-documents-accusation-occidentaux-massacre-srebrenica-gue

      #Jacques-Chirac #Bosnie #Serbie #Epuration-ethnique

  • The New Patriarchy : How Trans Radicalism Hurts Women, Children—and Trans People Themselves - Quillette
    https://quillette.com/2018/12/04/the-new-patriarchy-how-trans-radicalism-hurts-women-children-and-trans-pe

    Important article que j’attire à l’attention de @tradfem. Et dont l’autrice Helen Joyce parle avec respect des femmes trans, ce qui ajoute à sa crédibilité. Il est question de #transidentité, de #détransition, d’un activisme misogyne orienté vers la définition de la #non-mixité aux dépens des femmes cis alors que les violences transphobes viennent d’ailleurs que des féministes radicales. Bref : #backlash post-moderne ?

    A simple declaration—“gender self-identification”—is all it takes to override biology.

    One consequence is a huge increase in the number of people who say they do not identify with their natal sex. In Britain, for example, since the GRA came into force, just 5,000 people have used its provisions. Now the government reckons that approximately 1% of the population is transgender—around 650,000 people.

    Another consequence relates to the question of who is permitted to use single-sex facilities. What Americans call the “bathroom wars”—between liberals, who have embraced gender self-ID, and conservatives, who have largely resisted it—in fact goes far beyond public toilets. Changing rooms, school residential trips, rape and domestic-violence refuges, and prisons are going self-ID. So are electoral shortlists and even sporting competitions.

    Redefining what it means to be a man or woman redefines what it means to be gay. Depending on how they identify, people with male bodies who prefer female sexual partners may regard themselves as either heterosexual men or lesbian women. It also affects women’s political activism, since defining womanhood as based on a feeling rather than anatomy is incompatible with the feminist position that women are oppressed because they are physically weaker than men and bear the entire burden of reproduction. And it affects education: Many schools now tell children that being a boy or girl is not a matter of what it says on their birth certificates, but what they feel like. Since that is a circular definition, lessons quickly degenerate into endorsing sex-stereotypes: If you like trains and trucks, maybe you’re a boy. If you like pink chiffon, a girl.

    This essay will trace the evolution of the notion of gender identity and how it has supplanted biological sex in law and practice. It will examine the consequences for four groups in particular: children, women, gays and lesbians, and trans people themselves.

    By the 1960s, male-to-female “sex changes” were available in many countries, including the United States. Surgeons generally required would-be patients to live as a member of the opposite sex for some time, and sought to screen out anyone likely to change their mind, or who was depressed, or psychotic, or had perverse reasons to transition—for example a man’s voyeuristic desire to gain access to women’s spaces or a pedophile’s to gain access to children.

    Some specialists thought the desire to transition had external causes, such as childhood abuse, which might lead someone to reject the body that had been violated. Others posited internal causes, such as a disorder of body image akin to anorexia, or autogynephilia, a paraphilia by which a heterosexual man finds the idea of himself as a woman erotic and seeks to give flesh to that notion.

    But alongside these varied theories ran two lines of thinking that originated in America in the 1950s and fused into a single, dominant narrative half a century later.

    By twists and turns, a dominant theory about cross-sex identities had emerged. It held that humans come equipped with an innate, gendered sense of who they are—not just those who wished to transition from one sex to another, but also “cis” people (those content with their natal sex) and people who are non-binary, genderqueer or dozens of similar terms. In 2007, Julia Serano, a trans woman (natal male), called this sense “subconscious sex”: a “profound, inexplicable, intrinsic self-knowing”—much like a spirit. Since then, in a borrowing of Stoller’s term, it has come to be known as “gender identity.”

    Though entirely at odds with the way most people live their lives and regard the society around them, this esoteric concept caught on—in part because it aligned with ideological trends on campus, and in part because those who disagreed with it didn’t see it as anything except harmless theorizing. “If the entire faculty believes something, and you never hear anyone discussing an alternative point of view, you come away believing it too,” says Michael Biggs of Oxford University, who studies social movements.

    Everything trans people had sought for decades, such as better treatment, more research into gender dysphoria and greater protection from harassment and discrimination, became absorbed into a single demand: instant, unfettered gender self-identification. The demand bears a superficial resemblance to a civil-rights movement, says Chetan Bhatt, a sociologist at the London School of Economics. But unlike grass-roots human-rights movements, its development has been top-down: It originated in elite institutions, including governments, universities, gender clinics and large charities, rather than community-based groups.

    The movement has been shockingly successful. In many American states, access to designated single-sex facilities is now governed by self-ID. New Zealand is planning to allow people to change the sex on their birth certificates by making a statutory declaration; some Australian states are considering removing sex from birth certificates altogether. In Britain, all the main political parties support gender self-ID.

    GIDS may prescribe drugs to delay puberty from around age 12, in order to give children time to reconsider without puberty changing their bodies irreversibly. It will not prescribe cross-sex hormones until age 16, or offer surgery until age 18.

    In America, by contrast, an increasing number of clinics take a “gender-affirmative” approach, quickly acquiescing to a child’s professed cross-sex identity. Therapists at UCSF’s Child and Adolescent Gender Centre in San Francisco have supported social transition (change of name, pronouns and clothing) for children as young as three.

    Privately, some experienced clinicians admit they are worried. One says she hears of people leaving the field more often than she used to, and sometimes fears that she is doing more harm than good. She thinks the wave of transitioning teenagers may be followed in a decade or two by another of “de-transitioners” reverting to their natal sex. Their bodies will have been irreversibly marked by cross-sex hormones and perhaps surgery. Some may sue, arguing that the adults around them should have known they could not fully comprehend what they were consenting to.

    Those who missed puberty in their own sex will probably be sterile—indeed, sexually functionless.

    Bish, a British website aimed at teenagers, encourages them to work out their “gender identities” by placing themselves on several “gender spectrums” with words like rational, tough, active and independent under “looks masculine,” and emotional, soft, passive and sharer under “looks feminine.”

    The stereotyping has even made it as far as materials intended for adults. The British Association for Counselling Practitioners, which licenses marriage counsellors and so on, recently produced a guide to “Gender, Sexual and Relationship Diversity” for its members. It defines a woman thus: “It is important not to assume…that being a woman necessarily involves being able to bear children, or having XX sex chromosomes, or breasts. Being a woman in a British cultural context often means adhering to social norms of femininity, such as being nurturing, caring, social, emotional, vulnerable, and concerned with appearance.”

    Eileen Fairweather (...) recalls “anguished, earnest” discussions with feminist friends about what they should write about it. “I did draft something, arguing that the existing age of consent was not ‘patriarchal’, but protected children,” she says. “But I never even dared show it to anyone.” No-one back then realized the extent and brutality of child-abuse. And the pedophile movement had so thoroughly hijacked the gay movement that, if you said you were against “child sexual liberation”—as, outrageously, they put it—you were branded “anti-gay.” She says she sees “the same intimidation and paralysis of intelligence” with the transgender debate, with people terrified to express legitimate concerns about infiltration and safeguarding.

    Far more women will be affected by the trend towards self-ID for single-sex spaces. For public toilets, gym changing rooms, women-only swimming sessions and the like, women who do not want to disrobe in mixed company may decide to opt out. Some have a strong preference for privacy; others have religious reasons. Rosa Freedman, a human-rights lawyer and Orthodox Jew, points out that her beliefs, and those of many Muslim women, mean she cannot use such spaces if the sexes mix.

    Others are fearful for their safety. Though no reasonable person thinks most trans women (or men for that matter) are violent or rapists, most violent crimes are committed by males. There is no evidence that simply identifying as a woman means a male should be regarded as lower-risk. Women therefore have reason to be wary of biological males, including trans women, in situations where they are vulnerable. Many women also worry that predatory men will profess to identify as women in order to gain access to spaces where women are exposed.

    Earlier this year Karen White, a self-identified trans woman with a record of sexual offences against women, was placed in a women’s prison in Britain—and promptly assaulted several other prisoners. In October, White was given a life sentence for these assaults and two previous rapes. The prosecution argued that White had used a “transgender persona” to gain access to vulnerable women to abuse.

    Most British rape-crisis centres and domestic-violence refuges admit self-identified trans women, even though the Equality Act of 2010 permits them to restrict their services to biological females. According to someone who has worked in the women’s sector for more than 20 years, those running such services sometimes truly believe that is reasonable. But far more have gone self-ID because they fear becoming targets of trans-activist campaigns and losing funding.

    Without single-sex services, vulnerable women will suffer, says Judith Green. In the 1980s, as a teenager, she suffered repeated sexual abuse, and eventually received help from a survivors’ group in Brighton that arranged self-help sessions and therapy. Participants had been traumatised at men’s hands and their recovery required them to rebuild trust, she says. For her, and many other women, that would have been impossible in a mixed-sex group, no matter how well-meaning or sympathetic the males.

    Since it is impossible to tell why someone might wish to use facilities designated for the opposite sex, such cases may mean service-providers in places where self-ID is mandatory end up designating all facilities mixed-sex. That would be a bad outcome for women. Figures gathered by the Times, a British newspaper, under freedom-of-information laws found that the minority of changing-rooms in sports centres that are mixed-sex were the site of 90% of reported sexual assaults in changing-rooms of all kinds.

    https://www.thetimes.co.uk/article/unisex-changing-rooms-put-women-in-danger-8lwbp8kgk

    JY, who uses a man’s name and whose profile picture is clearly male, asked if Ms Poyer did Brazilians (removal of pubic hair). “Not for men, sorry,” she replied. “I’m a woman, I transitioned last year,” JY replied. JY then made a complaint to British Columbia’s human-rights tribunal, alleging discrimination on the grounds of gender identity, seeking an apology and damages of C$2,500. (The tribunal has asked that JY be referred to only by those initials, rather than the full name, as would be usual for cases it hears.)

    The Justice Centre for Constitutional Freedoms, a Canadian non-profit libertarian group, offered to represent Ms. Poyer. It prepared two defences: that waxing male genitalia requires different training and equipment, which she does not possess, and that, as a woman, she, too, has protected rights, namely to privacy and safety.

    “This is a philosophy that agrees with the drunks on the Tube that I’m not a ‘real woman,’ ” says a young lesbian in London who gets her hair cut by a barber and wears suits from a men’s tailor. “We used to fight to smash open the pink and blue boxes of gender,” says a veteran of the fight to decriminalize homosexual relations. “Now they’re telling kids that if they don’t fit into one of those boxes, they must belong in the other one.” Both are among the growing number who think the doctrine of gender self-ID is a retrograde philosophy that relies on obsolete gender stereotypes and harms gay people.

    Some gay people think that organizations set up to fight for gay rights made a mistake in throwing their weight behind trans activism. In an open letter in the Times in October, some prominent gays and lesbians accuse Stonewall, Britain’s biggest LGBT charity, of “uncritically adopting a form of transgender politics which undermines…the concept of homosexuality itself.”

    https://www.ipetitions.com/petition/dear-stonewall-please-reconsider-your-approach

    Get the L Out, a small group of lesbians who insist that opposite-sex-attracted males cannot be lesbians whatever their gender identity, forced its way to the front of the Pride march in London this year, with banners reading “Transactivism erases lesbians” and “lesbian equals female homosexual.” Ms. Hunt called the group “transphobic” and said it was spreading “myths and lies.”

    Whether people are attracted to sexes or gender identities is an empirical question. A study published in the Journal of Personal and Social Relationships in the Spring suggests it is usually the former (though the authors have a different interpretation, namely endemic transphobia).

    https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/0265407518779139

    Riley J. Dennis, a trans woman, attributes “preferences for women with vaginas over women with penises” to “cis-sexism”—anti-trans prejudice. “Look, it’s not like I require the women I date to be cool with having my dick inside them,” writes another trans woman, Avery Edison. “But being shut off from the very idea of it, not even considering that having my penis inside you is different from having a man’s penis inside you? That hurts.”

    But according to Charlie Montague, a young lesbian in Dunedin, New Zealand, both online dating sites and real-world meet-ups for lesbians now contain a fair share of males who have been through no sort of physical transition but describe themselves as lesbians. Some are predatory men who fantasize about sex with lesbians, she says; others genuinely regard themselves as same-sex attracted women. She and a few other “female lesbians” have set up a group, the Lesbian Rights Alliance Aotearoa. They have faced a barrage of abuse, both on- and offline. “When we say ‘no means no’, they regard that as transphobic,” she says. “They don’t like lesbians asserting firm boundaries.”

    The main social-media platforms are making it very hard for women to discuss these issues. Meghan Murphy, a Canadian feminist who runs a website, Feminist Current, has been kicked off Twitter for “hateful conduct”—that is, tweeting that “Men aren’t women” and “How are transwomen not men? What is the difference between a man and a transwoman?” Twitter also temporarily locked various women’s accounts for, inter alia, quoting remarks made by British parliamentarians in the debate over the Gender Recognition Act of 2004; for stating the British definition of rape (which can be committed only by a male, since it involves penetration by a penis); and for referring to JY of Brazilian-waxing fame as “he.” It even locked a trans woman’s account for self-describing as “male.”

    Women seeking to organize in person are being silenced, too. (...) WPUK has scheduled nearly 20 meetings around Britain to date, every one of them disrupted. Some venues cancelled bookings after trans activists claimed it was a far-right hate group.

    In Canada, even complaining can get a woman into trouble. In July, Kristi Hanna, a former resident at Palmerston House, a women’s shelter in Ontario, left after being assigned a transgender room-mate, who stomped around in combat boots, had facial and chest hair, and talked about a pregnant fiancée. All the residents found the situation intimidating, she says, and after two sleepless nights she complained and was told to “deal with it or leave.” But when she phoned Ontario’s human-rights legal helpline, she referred to the individual as a “man,” at which point the adviser said that her words and behaviour were potentially discriminatory and ended the call.

    “I can’t think of any genuine human-rights activism that demands attacks on the rights and protections of other civil-society groups, or advocates hateful language against them,” says Professor Bhatt. Trans activism is also unusual in that it gives men a chance to claim they are oppressed compared with women, and plenty of opportunity to tell women to shut up, says Ms. Gerlich. “It’s a postmodern patriarchal backlash.”

    The code of omertà extends to academia. After lobbying by trans activists, Brown University in Rhode Island withdrew a press release about Prof. Littman’s paper on ROGD, citing concerns that it might be used to “discredit efforts to support transgender youth and invalidate the perspectives of members of the transgender community.” Last year, Bath Spa University, in southwest England, rejected a proposal by James Caspian, a psychotherapist who specializes in transgender clients, to write a thesis on de-transitioning, explaining that the research might be criticised on social media and it would be “better not to offend people.” Kathleen Stock, a philosopher at Sussex University, wrote a Medium post in May about the lack of discussion of gender self-ID within academic philosophy. Trans-activists called for her to be sacked—and she received dozens of supportive emails from other academics, most saying they dared not speak out publicly.

    #censure #liberté_académique pour @cdb_77

    And the feisty British tabloid press has not shied away from covering rapists self-identifying themselves into women’s jails, boys allowed into Girlguiding and the like. The Daily Mail fought an injunction to be able to report on Jess Bradley, a trans woman suspended in July from the post of trans-rights officer at the National Union of Students because of allegations that she ran a blog named Exhibitionizm, where she posted pictures of her exposed penis, taken in public places and in her office.

    https://www.dailymail.co.uk/news/article-6003331/Britains-official-transgender-student-officer-suspended.html

    The singular focus on gender self-ID, along with the shutting down of academic work on trans issues, harms not only women, but trans people. Although trans activists’ ire is focused on women who object to self-ID, it is overwhelmingly men who commit violence against trans people, a problem that by comparison is ignored. And other causes that are important to trans people, such as more research on the causes and treatment of gender dysphoria and its links with other mental-health issues, not to mention the long-term effects of puberty blockers and cross-sex hormones, have become taboo.

    Overall, the push for gender self-ID does more harm than good to the interests of gender-dysphoric people whose main concern is to be accepted by members of the sex they wish they had been born into. And as we see more cases of people claiming transgender status in bad faith, we may see a backlash.

  • Les millions en liquide de l’homme clé de l’affaire Sarkozy-Kadhafi
    https://www.mediapart.fr/journal/international/200919/les-millions-en-liquide-de-l-homme-cle-de-l-affaire-sarkozy-kadhafi

    Selon le mandat d’arrêt délivré contre lui par Interpol en 2012, l’ancien directeur de cabinet de Kadhafi, Bachir Saleh, a retiré près de 30 millions d’euros en espèces de la banque centrale libyenne entre les mois de février et août 2011, juste avant la guerre. Saleh est soupçonné d’avoir été l’un des hommes clés de l’affaire des financements libyens de Sarkozy.

    #Enquête #Bachir_Saleh,_alexandre_djouhri,_Mouammar_Kadhafi,_Abdallah_Senoussi,_affaire_libyenne,_Nicolas_Sarkozy

  • #Portfolio | Maintien de l’ordre, le délire autoritaire de Macron
    Avec une #photo de Ricardo Parreira hallucinante de la personnalisation de son holster par un membre de la BAC : en plus d’être « non-réglementaire », l’utilisation de la figure du croisé en dit très très très long sur la vision que se fait de son rôle ce policier...
    https://www.lamuledupape.com/2019/09/06/maintien-de-lordre-le-delire-autoritaire-de-macron |+ http://archive.is/EsK3F

    Le reste des illustrations, du même photographe-auteur, rappelle où en est non-pas le #maintien_de_l'ordre mais bien la #guerre menée contre la contestation politique...

    Ce petit portfolio a pour but de montrer que les violences d’État ou les mécanismes de répression psychologique que nous condamnons en Ukraine, en Israël ou en Russie, sont dans les faits pratiqués en France, masqués derrière les exigences de la République et du maintien de l’ordre public.

    #violences_policières #armes

  • #Nantes : une vidéo montre un policier en train d’étrangler un manifestant
    | Par Pascale Pascariello pour Mediapart + ajout d’un témoignage direct
    https://www.mediapart.fr/journal/france/030919/nantes-une-video-montre-un-policier-en-train-d-etrangler-un-manifestant

    Violemment interpellé par des policiers de la Brigade anticriminalité le 3 août, Bruno Kaïk, 51 ans, a dû être hospitalisé. Sur la vidéo que Mediapart publie, un policier lui serre la gorge et l’étrangle avec son bras, contredisant la version de la police nationale. Une plainte pour tentative d’homicide vient d’être déposée auprès du parquet de Nantes, qui a ouvert une enquête préliminaire.

    Témoin direct de la scène, [Bastien Gruchet] confirme tous les témoignages publiés dans cet article de Mediapart.
    https://www.facebook.com/bastien.gruchet/posts/10215250974734248

    Pris de convulsions puis tombé inconscient alors qu’il était menotté après avoir été étranglé, fouillé pendant que les pompiers le brancardaient.

    A noter que l’agent de la BAC avec le pull gris sur la photo, celui qui a mis la personne interpellée à terre en l’étranglant avec une très grande violence, tient tranquillement une grenade désencerclante dans sa main droite. Il semblerait (à la vue du pull et de la carrure) que ce soit la même personne qui, en 2017, avait passé plusieurs personnes à tabac avec sa matraque télescopique dans un camion de la CGT.
    Et c’est lui aussi qui balance de l’eau au visage sans réaction de sa victime, sans que cela ne l’émeuve.

    La #BAC, et tout particulièrement celle de Nantes, est un véritable danger public. Le fait que la #police soit munie d’une telle brigade en dit long sur ce qu’est cette institution... Le fait qu’elle soit envoyée faire du maintien de l’ordre alors qu’elle n’y est pas formée symbolise ce que l’Etat veut faire des mouvements sociaux : les effrayer et les mater dans la violence. Elle doit disparaître, dans les manifestations et ailleurs.

    Ci-dessous, le texte intégral de l’article (_vu le taf qu’on fait à Nantes sur le sujet, pas envie d’être bloqué-e-s par un #paywal_) :

    Violemment interpellé par des policiers de la Brigade anti-criminalité le 3 août, Bruno Kaïk, 51 ans, a dû être hospitalisé. Sur la vidéo que Mediapart publie, un policier lui serre la gorge et l’étrangle avec son bras, contredisant la version de la police nationale. Une plainte pour tentative d’homicide vient d’être déposée auprès du parquet de Nantes, qui a ouvert une enquête préliminaire.
    À Nantes le 3 août, en marge de la marche blanche organisée en hommage à Steve Maia Caniço, les images d’un homme à terre, hagard, paraissant inconscient, entouré de trois policiers en civil, ont fait le tour des médias et des réseaux sociaux.

    Violemment interpellé par des policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC), Bruno Kaïk, 51 ans, perd connaissance et est conduit aux urgences. Trois jours après les faits, la police nationale, par la voix de son service de communication (Sicop), affirme à Libération que ce manifestant avait été hospitalisé « parce qu’il était incommodé par les gaz lacrymogènes ».

    Le ministère évacue de la sorte toute responsabilité policière, nonobstant la parole de la victime qui accuse l’un des policiers de l’avoir « étranglé jusqu’à l’étouffement ».

    Une nouvelle vidéo que Mediapart publie contredit la version du ministère de l’intérieur. Sur ces images, derrière un fourgon, on distingue un policier de la BAC, le visage masqué, qui serre de sa main puis de son bras le cou de Bruno Kaïk. Celui-ci tombe à terre, quasi inanimé.

    Le compte-rendu médical atteste que le « patient interpellé par [la] BAC lors d’une manifestation, a reçu plusieurs coups (…), a présenté une perte de connaissance » et a été « retrouvé inconscient sur la voie publique ». Il souligne l’absence de toute substance toxique qui aurait pu provoquer cet état.

    Le parquet de Nantes vient d’ouvrir une enquête préliminaire à la suite de la plainte déposée par Bruno Kaïk pour tentative d’homicide.

    Contactée par Mediapart, la police nationale nuance désormais sa version initiale. « Un signalement fait par Bruno Kaïk auprès de l’IGPN [Inspection générale de la police nationale] est en cours d’instruction et des éléments complémentaires ont été demandés à la Direction départementale de la sécurité publique de Loire-Atlantique », assure le service de communication.

    Alors pour quelle raison la police nationale s’est-elle autorisée à communiquer une information inexacte ? Notre question est, à ce jour, restée sans réponse.

    « Ce n’est pas la première fois que j’assiste à des dérives des policiers de la BAC », explique Mathilde, l’auteure de la vidéo, dont l’appartement surplombe une des rues de Nantes régulièrement empruntée par les manifestations.

    Le 3 août, cette professeure des écoles et son conjoint décident de filmer ce qui se passe sous leur fenêtre parce qu’ils aperçoivent « une personne blessée ». Mais un autre événement retient rapidement leur attention. Mathilde observe trois policiers de la BAC : « Ils ramenaient derrière les camions et de façon musclée un homme. Ensuite l’un d’entre eux l’a étranglé et un autre l’a menotté. »

    « J’ai été choquée de voir autant de violence, confie-t-elle. Les policiers ont ensuite fait partir les passants qui filmaient. Seuls mon conjoint et moi, à l’abri dans notre appartement, pouvions continuer à filmer pour témoigner de ces dérives. »

    Mathilde ne peut oublier « l’image de cet homme à terre, menotté, qui haletait pour chercher de l’air. J’ai été très inquiète ensuite pour sa santé parce qu’il a commencé à avoir des convulsions ».

    La gratuité de cette violence a également affligé Grégory. Venu couvrir la marche, ce photographe de 34 ans passait à côté des fourgons de police lorsqu’il a « entendu plusieurs personnes qui demandaient aux policiers d’appeler les pompiers ».

    « J’ai vu cet homme à genoux, quasi inconscient, raconte Grégory. Il avait la bouche ouverte et avait du mal à respirer. J’ai alors demandé une bouteille d’eau à une passante pour la donner aux policiers. »

    L’un des agents de la BAC asperge alors la tête de Bruno Kaïk qui « n’a eu aucune réaction. J’ai été choqué. Et ce qui m’a interpellé c’est que les policiers ne faisaient rien pour lui venir en aide. Ils étaient davantage préoccupés par les témoins et ils nous ont demandé de partir de façon agressive. L’un d’eux me marchait sur les pieds alors que je reculais. C’était absurde. Ils ont même placé un caddie de supermarché devant cet homme pour le cacher », témoigne Grégory.

    Pris de convulsions, Bruno Kaïk sera gardé en observation plusieurs heures à l’hôpital. À sa sortie et après 24 heures de garde à vue, il ressort libre du commissariat sans qu’aucune poursuite ne lui soit notifiée. Le parquet de Nantes n’a pas apporté plus de précisions concernant cette procédure.

    Un policier formateur, qui a aussi fait du maintien de l’ordre et auquel nous avons fait visionner ces images, commente : « Tout d’abord, saisir à une main le cou d’un individu, ce n’est pas une technique référencée au sein de la police. Ensuite, concernant l’étranglement qu’il fait avec son bras, il ne respecte pas la technique de l’étranglement arrière. Cette technique est utilisée comme moyen d’amener un individu d’un endroit à un autre ou pour le neutraliser s’il est très récalcitrant voire dangereux, c’est-à-dire susceptible d’être armé. Or là, non seulement elle est mal maîtrisée mais elle n’est ni adaptée ni justifiée. La personne ne montre ni de signe d’opposition ni de dangerosité. C’est donc disproportionné. »

    Consterné par ces images, ce formateur déplore l’intervention de la BAC sur des manifestations. « Ils ne sont pas formés pour cela et on ne peut que constater les dérives qui en découlent. On ne doit pas s’arrêter à la responsabilité individuelle mais remonter à celle de notre hiérarchie qui décide de mettre des unités non formées sur ces dispositifs. Aujourd’hui, il y a un manque de formation continue dans la police nationale. Elle a quasiment disparu et se limite désormais aux tirs réglementaires, mais le métier de policier est plus complexe et il est impératif de revenir à une formation plus complète. »

    De son côté, un ancien policier de la BAC rappelle, sans les dédouaner, que « ses collègues doivent gérer des violences urbaines et surtout sont habitués à faire du “crâne”, c’est-à-dire le maximum d’interpellations ».

    Ce policier regrette cette évolution du maintien de l’ordre. « Quand vous avez une foule, hostile ou non, qui manifeste et que vous y opposez des spécialistes du maintien de l’ordre, équipés, formés, comme les CRS ou les gendarmes mobiles, la stratégie est de maintenir à distance les manifestants de manière à éviter tout contact direct. Et, à ce moment-là, la foule s’adapte. »

    « Or, depuis quelques années, notamment depuis 2016 et les mouvements contre la loi El Khomri, lors des manifestations, la BAC intervient en première ligne. Ce qui est la plus mauvaise des réponses, car la présence de la BAC n’apaise pas la situation mais engendre des tensions supplémentaires puisqu’il y a une volonté d’interpeller, souvent exacerbée par les ordres de la hiérarchie », déplore-t-il.

    « Aujourd’hui, on met à la tête de dispositifs de maintien de l’ordre des commissaires qui ne sont pas habitués à cela. Ils connaissent mal notamment le cadre d’emploi du LBD [lanceur de balles de défense – ndlr], qui a largement été dévié de son utilisation d’origine. Ces commissaires ont sous leurs ordres des policiers de la BAC dont beaucoup sont équipés de LBD et qui tirent sur tout manifestant un peu plus provocateur ou véhément que les autres. C’est du grand n’importe quoi, explique-t-il. Il est urgent de revenir à la doctrine de maintien de l’ordre fait par des professionnels et surtout dirigé par des spécialistes. »

    Pour Bruno Kaïk, faire le récit de cette interpellation est encore douloureux. « J’ai vécu un véritable cauchemar qui n’en finissait pas », confie-t-il.

    Le samedi 3 août, vers 15 h 30, ce traducteur rejoint avec son fils la marche organisée en mémoire de Steve Maia Caniço. « Très vite, les tirs de lacrymogènes se sont succédé à une cadence infernale. Nous étions pris au piège. D’un côté les nuages de gaz, de l’autre les agents de la BAC qui nous mettaient en joue avec leur LBD. J’ai alors décidé de filmer. Le chaos s’en est suivi. Mon fils a été victime d’un tir dans le dos. Plus tard, un autre manifestant est blessé », raconte Bruno Kaïk qui demande alors aux forces de l’ordre de laisser passer les pompiers afin qu’ils viennent secourir ce blessé.

    « Impuissant, j’étais ulcéré par les exactions répétées des forces de l’ordre. J’ai alors lancé une bouteille vide en direction de policiers cagoulés et casqués qui se trouvaient à quelque trente mètres de moi. Elle a échoué à plusieurs mètres devant eux », assure-t-il.

    Bruno Kaïk ne comprend pas la violence dont il a été victime. « Je n’ai blessé personne. Mon geste n’était que dérision et symbole face aux armes des policiers. Comme seule réponse, je n’ai eu que violence. Agressé sans sommation par-derrière, violemment jeté au sol et étranglé une première fois. Derrière les camions de police, j’ai à nouveau été victime de strangulations. Je ne trouvais plus mon souffle. Je me rappelle avoir hurlé de douleur lorsqu’ils m’ont menotté. Ensuite le silence et le néant. Plus rien. C’est le visage d’un pompier que je verrai lorsque je reprendrai enfin connaissance », explique-t-il.

    « J’ai décidé de faire un signalement auprès de l’IGPN, une semaine après. Le temps de reprendre mes esprits. Et je n’étais pas très convaincu d’un tel procédé. On voit bien comment l’IGPN enterre systématiquement les enquêtes et blanchit les policiers », regrette-t-il en précisant qu’il n’a pas été, à ce jour, contacté par l’IGPN.

    « Non seulement, j’ai eu très peur de la violence de la BAC mais après j’ai été confronté à la violence de la police nationale qui a menti en contestant publiquement les violences que j’avais subies », déplore-t-il.

  • On the Irish border lanes of Fermanagh, the bad old days are returning | UK news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/uk-news/2019/aug/24/fermanagh-irish-border-lanes-bad-old-days-returning-no-deal-brexit-bomb

    Boris Johnson vowed to preserve peace in Northern Ireland during diplomatic forays to Germany and France last week, saying “under no circumstances” would the UK put checks and controls on the border.

    The prime minister’s reassurance did not reach the narrow lanes and hedgerows of County Fermanagh. Here it felt like the bad old days had already returned.

    A helicopter and surveillance aircraft criss-crossed grey skies over the village of Newtownbutler, while in the fields below police and soldiers fanned out in the grim, familiar choreography of securing a bomb scene.

    #irlande_du_nord

  • Féminismes adjectivés : TOUCHE PAS A MON PATRIARCAT ? – Révolution Féministe
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2019/06/09/feminismes-adjectives-touche-pas-a-mon-patriarcat

    DISCOURS ANTI-VICTIMAIRE

    Le discours anti-victimaire, central dans l’arsenal rhétorique masculiniste–les femmes exagèrent ou imaginent de toutes pièces les discriminations et violences qu’elles subissent, elles se complaisent dans le statut de victime—est repris largement par des féminismes adjectivés. Natasha Polony, proche du féminisme intégral, tranche : « les femmes sont-elles des victimes ? La réponse est non, mais il y a eu des problèmes spécifiques qui concernaient les femmes » (8). Notez l’emploi du passé : il y a eu des problèmes, mais il n’y en a plus, circulez, il n’y a rien à voir. Bell hooks insiste sur le fait que cette victimisation est surestimée, et que les femmes aussi sont violentes (9). Et le discours libfem typique, venant souvent de femmes de la classe moyenne qui ont réussi professionnellement et se voient de ce fait comme des winners, est « pourquoi toujours nous présenter comme des victimes, nous valons mieux que ça ».

    D’abord, ce qu’un tel énoncé implique, c’est que le fait d’être victime de violences, en particulier de violences sexuelles, est honteux : dans cette approche imprégnée de social-darwinisme, la victime est un loser, quelqu’un qui, par sa faiblesse ou sa stupidité, s’attire lui-même problèmes et agressions. Evidemment, cette réaction du « blame the victim » ne vise que les victimes d’agressions masculines : personne n’aurait l’idée de trouver honteux d’être victime de tsunami ou de braquage, personne n’aurait l’idée d’accuser une telle victime d’être responsable de ce qui lui arrive. Dans ce refus des féministes libérales d’accepter le « statut » de victime, il y a bien sûr un refus de l’humiliation sociale que cela représente—mais il y a aussi l’internalisation de la notion patriarcale que l’homme agresseur, en proie à des pulsions incontrôlables, n’est pas responsable de l’agression, et que la sexualité masculine étant naturellement et inévitablement violente et prédatrice, c’est aux femmes de s’en protéger et qu’il leur revient donc de choisir d’être ou de ne pas être violées. D’où les conseils donnés aux femmes pour éviter le viol. Mais les femmes n’ont pas le choix d’être ou de ne pas être violées, la décision ne dépend pas d’elles, c’est le violeur qui a le choix de violer ou de ne pas violer. On note ici que le féminisme libéral—et le néo-libéralisme en général—mettent l’accent sur les choix individuels—mais en fait c’est uniquement sur les choix individuels des dominé-es qu’est dirigé le projecteur. Les choix individuels des dominants—plus libres que ceux des dominé-es par définition—eux, sont laissés dans l’ombre.

    S’il n’y a pas de victimes, il n’y a pas d’agresseurs : en niant la réalité de la violence masculine, en affirmant qu’il dépend des femmes de ne pas être agressées, la critique libfem du « féminisme victimaire » les empêche d’identifier les hommes comme dangereux pour elles et renforce ainsi la contrainte sociale à l’hétérosexualité qu’elles subissent.

    #victimes #féminisme #backlash

  • Comment l’impératif écologique aliène les femmes | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/180714/ecologie-feminisme-alienation-charge-morale?amp

    L’écoféminisme tisse des liens entre l’oppression de la nature et celle des femmes, toutes deux exploitées et soumises par le patriarcat et le capitalisme. Cette double éthique revêt plusieurs formes à travers le monde : mouvement des femmes semencières dans le Sud, antinucléaires dans le Nord, spiritualistes, matérialistes, antispécistes…

    Concrètement, l’écoféminisme milite pour la réhabilitation de la place des femmes dans la société, la réappropriation de leur corps, de leur travail et la préservation de la nature. En 1992, la troisième Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement organisée à Rio de Janeiro adopte un texte dont voici le principe n°20 : « Les femmes ont un rôle vital dans la gestion de l’environnement et le développement. Leur pleine participation est donc essentielle à la réalisation d’un développement durable. »

    Dans les pays en développement, ce sont les femmes qui subissent de plein fouet les conséquences du changement climatique. En cas de catastrophe naturelle, « les décès chez les femmes sont jusqu’à quatorze fois plus élevés », relève Médiaterre.

    D’après le Programme des Nations unies pour l’environnement, parmi les 200.000 mort·e·s du tsunami de 2004 dans l’océan indien, 80% des victimes en Indonésie étaient des femmes, 73% en Inde et 65% au Sri Lanka. Tandis que les hommes se trouvaient en ville pour travailler, les femmes, elles, étaient restées en zone rurale « pour s’occuper de leur famille ou gagner leur vie, souvent en déchargeant les bateaux de pêche ». Des femmes dont « peu savaient nager ou pouvaient grimper aux arbres pour échapper à la montée des eaux ».

  • Idling LNG Tankers Hint at Increasing Appeal of Floating Storage – gCaptain
    https://gcaptain.com/idling-lng-tankers-hint-at-increasing-appeal-of-floating-storage

    Liquefied natural gas tankers are taking longer-than-usual journeys to deliver cargoes and spending more time idling at sea in a sign some traders are starting to use vessels for storage.
    […]
    It is saying one thing for sure: people are not too worried about shipping length,” said Jean-Christian Heintz, head of LNG broking at SCB Brokers SA in Nyon, Switzerland. “Whether they are waiting for a logistical or trading or pricing issue they do not worry about the time they spend at sea, meaning that there is no hurry in going back and loading the next cargo.

    #stockage_en_mer de #GNL, pourtant nettement plus onéreux du fait du coût énergétique du maintien du gaz à l’état liquide…

    et aussi le charme des termes techniques de la spéculation sur les #futures : #contango vs #backwardation

  • Le vrai cout de la #viande pas chère : pauvre #cochon, riche affaire

    Depuis une dizaine d’années, les producteurs de porcs d’outre-Rhin jouissent de subventions massives accordées par Berlin pour accélérer l’industrialisation des exploitations. Aujourd’hui, le pays est devenu autosuffisant et inonde l’Europe à prix cassé. Le marché est dominé par une poignée d’entreprises qui pratiquent l’économie d’échelle grâce à l’automatisation, et entassent des dizaines de milliers de bêtes gavées d’antibiotiques dans des hangars sur caillebotis, coupés de la lumière du jour. Si cette viande est si bon marché, c’est aussi en raison du droit du travail allemand, qui permet aux grands abattoirs d’employer des ouvriers détachés venus d’Europe de l’Est et payés au rabais

    https://www.youtube.com/watch?v=L6MrcGNTJak


    #film #documentaire #Seehofer #industrie_agro-alimentaire #viande #travail #exploitation #Allemagne #prix #élevage #élevage_industriel #cochons #porc #exportation #travail_intérimaire #fertilisants #environnement #lisier #nitrates #eau_potable #nappe_phréatique #pollution #santé #cancer #France #abattoir #sous-traitance #dumping_salarial #travailleurs_étrangers #travailleurs_détachés #bactéries_multi-résistants #label #Roumanie #paysannerie #antibiotiques #métaphylaxie #Germanwatch #colistine #Suède #alimentation #travailleurs_détachés #épandage

  • SOS Méditerranée | Association Européenne de Sauvetage en Mer Méditerranée | [COMMUNIQUÉ]
    le 21/07/2019
    SOS MEDITERRANEE repart en mer avec l’Ocean Viking et lance un appel aux dons à tous les citoyens européens
    http://www.sosmediterranee.fr/journal-de-bord/retour-en-mer-cp21072019

    Depuis le 18 juillet 2019, SOS MEDITERRANEE et Médecins sans Frontières (MSF) sont de retour en mer avec un nouveau bateau, l’Ocean Viking, afin de reprendre une activité de recherche et sauvetage en Méditerranée centrale. SOS MEDITERRANEE appelle l’ensemble des citoyens européens à soutenir cette nouvelle mission : #BackAtSea ! (...)

    https://www.youtube.com/watch?v=QB4igSXmIpI&feature=youtu.be

  • Ce que dit la sexualisation des adolescentes de la société japonaise | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/179547/adolescentes-japonaises-usine-fantasmes-idoles

    On retrouve le vocabulaire de Nabokov validé comme d’hab - Lolita, nymphettes, filles aguicheuses. Pas une fois il est rappelé que le roman Lolita raconte le viol de Dolorès Haze, narré par son agresseur Humbert Humbert. Par rapport à ces « fantasmes » (pas toujours fantasmes car la dénonciation des violences sexuelles au Japon on a pu voire ce que ca donnais pendant #me_too ) je pense que c’est une des methodes de Backlash et controle des femmes par les hommes. Puisqu’ils ne peuvent plus avoir de femmes ils s’organisent pour les brisé lorsqu’elles sont filles et comme ca elles aurons plus de « chances » de finir plus bas qu’eux et même accepté de vivre avec des hommes tel qu’eux.

    Disons-le une bonne fois pour toutes : le Japon n’a pas le monopole de l’exploitation et de la sexualisation des enfants à des fins mercantiles. Parmi les exemples les plus criants, citons les compétitions de mini-miss qui mettent en scène des petites filles grimées en adultes, dans des postures parfois aguicheuses. Inventés aux États-Unis, ces concours de beauté ont été tardivement interdits (2014) en France aux moins de 13 ans, mais ils subsistent sur internet.

    Par ailleurs, l’immense succès d’artistes comme Britney Spears et Alizée, 16 ans à l’époque des très suggestifs « Baby One More Time » et « Moi… Lolita », illustre nettement le pouvoir de fascination des adolescentes érotisées auprès des adultes.

    Mais il y a un tabou. « On ne s’autorise pas, en Occident, à admettre que les nymphettes exercent une emprise réelle sur le grand public », estime Agnès Giard, anthropologue, membre de l’équipe de recherche EMTECH à l’Université libre de Berlin et autrice de L’imaginaire érotique au Japon. Au pays du Soleil-Levant, toutefois, la possibilité de fantasmer sur des enfants paraît plus assumée, tolérée, et donc visible, du fait de plusieurs spécificités culturelles et sociologiques.

    #pedosexualité #culture_du_viol #domination_masculine #male_gaze #backlash #pornographie #misogynie

  • Étude du microbiote d’hommes et de femmes, d’âges divers, et provenant du Royaume Uni, des États-Unis, de Colombie et de Chine...

    Age- and sex-dependent patterns of gut microbial diversity in human adults
    de la Cuesta-Zuluaga J, Kelley ST, Chen Y, Escobar JS, Mueller NT, Ley RE, McDonald D, Huang S, Swafford AD, Knight R, Thackray VG.
    mSystems 4:e00261-19 (2019)
    https://doi.org/10.1128/mSystems.00261-19.


    De haut en bas : Etats-Unis, Royaume Uni, Colombie, Chine

    Plein de choses dans cet article, mais ce qui m’a intéressé pour Seenthis c’est que le microbiote est systématiquement différent avec l’âge, et pour les hommes que pour les femmes, dans tous les pays... sauf en Chine !

    Or on sait par ailleurs que le microbiote de chacun est affecté (entre autres) par ce qu’on mange. Ca m’a donc rappelé nos discussions autour de « pourquoi les femmes sont plus petites que les hommes », et de l’hypothèse qu’on nourrissait moins les femmes que les hommes depuis longtemps... Peut-être pas en Chine ?

    #Science #Microbiote #Chine #intestins #bactéries
    #Femmes #dimorphisme_sexuel #dimorphisme_temporel #alimentation

    Et du coup, à ajouter à la compilation #archéologie et #sexisme :
    https://seenthis.net/messages/633249

    • En Chine il n’y aurais pas de différence d’alimentation selon le sexe... Ca me semble pas crédible. On peu se demander comment les states chinoises ont été obtenus et si elles sont fiables non ?
      Si la Chine correspond au graphique du bas, il y a pas vraiment différence ni selon les sexes ni selon les ages, à par les premières années. Est-ce que ca serait pas causé par une quantité de données plus importante en Chine qui aplanie les résultats ?

    • On pourrait peut-être croiser les informations du microbiote de nos ancêtres avec celles supposées de leurs sexes pour voir si on (re)trouve une corrélation ?

      Cospeciation of gut microbiota with hominids
      Andrew H. Moeller, Alejandro Caro-Quintero, Deus Mjungu, Alexander V. Georgiev, Elizabeth V. Lonsdorf, Martin N. Muller, Anne E. Pusey, Martine Peeters, Beatrice H. Hahn, Howard Ochman
      Science 353:380-382 (2016)
      https://seenthis.net/messages/511593

    • C’est un peu technique : sur chaque bordereau figurent les notes de plusieurs correcteurs. Si l’un d’eux est gréviste, c’est tout le paquet correspondant au bordereau qui se retrouve sans note.
      […]
      « Je n’ai pas fait n’importe quoi mais pas loin. Le rectorat vient de m’appeler ce vendredi matin, en me demandant d’urgence la liste des candidats recalés qui ont des notes provisoires. Ils peuvent très bien avoir en réalité leur bac la semaine prochaine quand on connaîtra les notes d’examens… Sauf que se pose le problème de Parcoursup : il faut éviter qu’ils soient radiés trop vite ! Cette liste urgente, je ne l’ai pas, c’est un énorme travail. Je ne sais pas comment faire. On va craquer. »