• #Clandestino

    Hubert Paris, journaliste au magazine américain Struggle, se rend en #Algérie dans le cadre d’un reportage sur les migrants clandestins à travers le monde. Faussement flegmatique, se laissant porter par ses rencontres et ses découvertes, il découvre les accords internationaux, les fonctionnaires peu respectueux de leur rôle social, le recrutement de main d’œuvre clandestine et bon marché. Il rencontre également les « #harragas », candidats à la traversée et suit leur périple afin de témoigner de leur histoire.

    Habitué des enquêtes satiriques, le dessinateur de presse Aurel nous montre une autre facette de son talent avec cette fiction politique et sociale basée sur des faits réels issus de plusieurs reportages qu’il a effectué aux côtés de journalistes tel que Pierre Daum du Monde Diplomatique. Une plongée sans concession dans les dessous de l’immigration clandestine racontée à hauteur d’homme…


    http://www.glenatbd.com/bd/un-reportage-d-hubert-paris-envoye-special-tome-1-9782723488648.htm
    #migrations #AENAES #Espagne #travail

    Une planche :

    #fraise #agriculture #femmes

    Et une autre planche, sur l’#invisibilité (#in/visibilité) :

    #BD #bande_dessinée

    • Et le #traité #AENEAS, cité dans la BD :

      La Commission salue l’adoption d’un programme d’assistance financière et technique en faveur des pays tiers dans le domaine de la migration et de l’asile

      Suite à la proposition de la Commission européenne, le Conseil a adopté aujourd’hui le Règlement établissant un programme spécifique d’assistance technique et financière en faveur des pays tiers dans le domaine de la migration et de l’asile, programme rebaptisé AENEAS (du nom du héros de l’Enéide de Virgile). Ce programme pluriannuel de #coopération, doté d’une enveloppe de 250 millions d’euros pour la période 2004-2008 permet l’intégration systématique des questions liées à la migration dans les dialogues politiques et les instruments de coopération avec les pays tiers. Il constitue un des éléments par lesquels la Commission concrétise ses engagements(1) pour prendre davantage en compte la migration dans son action extérieure.

      http://europa.eu/rapid/press-release_IP-04-243_fr.htm?locale=en
      #main_d'oeuvre

    • La Rançon de la fraise
      #Film de Béatrice Limare

      Il était une fois, une fraise qui venait de Californie. Brevetée aux États-Unis, elle a traversé l’océan, il y a un demi-siècle pour devenir l’or rouge du sud de l’Espagne. Cette fraise qui fit, et fait encore, la fortune d’une partie de l’Andalousie, c’est celle que l’on trouve sur nos marchés et dans nos supermarchés dès le mois de février. Ces grosses fraises, bien brillantes, qui viennent narguer nos papilles en plein hiver. Papilles souvent déçues, mais les distributeurs n’en ont cure : la fraise hors saison, ça marche ! La réalisatrice donne la parole aux ardents défenseurs de cette fraise qui en vivent et les non moins ardents détracteurs qui en dénoncent le prix exorbitant à payer pour produire ce frais contre-nature. Pour les premiers, qu’ils soient agriculteurs, producteurs, pépiniéristes, importateurs, grossistes, dispatcheurs, tous assument ce mode de production comme s’il s’agissait là de l’agriculture du futur. Pour les seconds, médecins chercheurs, écologistes, défenseurs des droits de l’homme, toute cette industrie, est une addition de catastrophes : sanitaire, humaine, sociale et environnementale. Ce documentaire montre tous les artifices obligatoires pour tromper la nature, les tonnes de plastique et tous les additifs chimiques souvent douteux, parfois illégaux, mais nécessaires aux taux de rendement. Elles montrent aussi les agressions sur l’environnement comme sur la couche d’ozone. Sans oublier, les conditions de vie déplorables des saisonnières qui viennent de Roumanie, de Pologne, et de plus en plus du Maroc. Mais la fraise espagnole ne va plus aussi bien. Elle est maintenant concurrencée par la fraise marocaine. Le soleil y est plus chaud en hiver qu’en Andalousie, la main d’œuvre est sur place et les règlements sont moins contraignants. Ce qui n’est pas pour réjouir les opposants à la fraise hors saison. Jusqu’ici, entre les pépiniéristes du Nord de l’Espagne, les producteurs andalous et les marchés européens, chaque fraise devait parcourir près de 4 000 kilomètres. Avec le Maroc, le chemin risque d’être encore un peu plus long

      http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/34611_1

      Un compte-rendu :
      Béatrice Limare, La rançon de la fraise

      1Qu’il s’agisse d’analyser les ressorts de l’agriculture industrielle, ou bien de présenter des alternatives possibles, un nombre croissant de documentaires se penche ces dernières années - avec plus ou moins de succès - sur la production alimentaire1.

      https://lectures.revues.org/1051

  • Non chiamatela invasione
    –-> ne l’appelez pas #invasion

    Non è raro leggere il termine “invasione” nella rassegna stampa, specie da quando gli sbarchi si sono intensificati. Ultimo, stamattina, L’Espresso: «INVASIONE». Un titolo di una sola parola, a carattere cubitali, dedicato all’arrivo in Italia dei richiedenti asilo. Ci ha stupito che una testata autorevole come L’Espresso, appartenente a un gruppo editoriale altrettanto importante, abbia scelto questo termine inappropriato e “di condanna” per definire l’esodo dei profughi verso l’Europa.

    http://www.cartadiroma.org/news/non-chiamatela-invasione

    #terminologie #vocabulaire #migration #asile #réfugiés #afflux #bad_word #wrong_word

  • #BD #bande_dessinée : #Clandestino. Un reportage de #Hubert_Paris

    Clandestino prend les allures d’un #reportage mêlant ce qu’il faut de document et de réalisme à ce qu’il convient de fiction et même de romance quand le personnage du journaliste Hubert Paris croise, à Alger, Djamila la sœur d’un harraga ou, à Almeria, Maria la responsable locale de la Croix Rouge.

    http://www.histoire-immigration.fr/magazine/2014/7/clandestino-un-reportage-de-hubert-paris

    #migration

    Mais ohhh que je n’aime pas le titre... oh que je n’aime pas quand on parle de « clandestins » (#bad_word #wrong_word #terminologie #clandestin #vocabulaire #mots)

  • Human Rights Watch Guidelines for Describing Migrants

    In line with international practice, there are a number of accurate ways to describe foreigners who have entered a country’s territory without permission and/or who do not have regular immigration status. These include “undocumented migrants” for people who have no documents rather than fraudulent or expired ones, “unauthorized migrants”[1] or “irregular immigrants” or “irregular migrants,” the accepted way to reflect the fact that they have entered the country by way of irregular immigration.[2]

    Terms such as “illegal immigrants,” Illegal aliens,” “illegal migrants” and “illegals” are problematic for several reasons:

    Such terms are dehumanizing and degrading, implying at worst that the people concerned are in some way inherently criminal or illegitimate or at best that a particular event in someone’s life, such as irregularly crossing an international border, means their character has been irrevocably tainted;
    Such terms are prejudicial and reinforce pre-existing negative attitudes toward foreign nationals or persons of a particular ethnicity, regardless of immigration status;[3]
    Such terms fuel the view that such people have limited or no rights, when in fact they have a wide range of rights under international law as long as they are on the concerned country’s territory, including due legal process to challenge their removal, the right to seek asylum, and the right not to be arbitrarily detained;

    The Australian and Canadian Refugee Councils and UNHCR, the United Nations refugee agency, helpfully elaborate on some of these concerns.[4] On June 20, the Platform for International Cooperation on Undocumented Migrants (PICUM) issued a leaflet on accurate terminology as part of its Undocumented Not Illegal campaign.

    A number of media groups have discontinued the use of the term “illegal” immigrants and related terminology, including the Associated Press,[5] the Guardian,[6] the San Francisco Chronicle,[7] ABC and Univision,[8] and Ireland’s National Union of Journalists.[9] Other groups include CNN, the Los Angeles Times, San Antonio Express News, Miami Herald and NBC News.

    http://www.hrw.org/node/126818

    http://picum.org/picum.org/uploads/file_/TerminologyLeaflet_reprint_FINAL.pdf

    #vocabulaire #bad_word #wrong_terminology #wrong_vocabulaire #mot #migration #clandestin #illégal #illégalité #asile #réfugiés #guide #journalisme #médias

  • Dispatches: Why We Should Outlaw “Illegal”

    It makes no more sense to call someone an “illegal migrant” than an “illegal person.”

    Despite that, the term pops up again and again in the mainstream media. The New York Times recently reported on the “surge of illegal migrants from Central America across the South Texas border.” The BBC and other European media outlets are similarly reporting on “illegal migrants” in the Mediterranean and at the EU’s external borders.

    The term “illegal migrant” implies that a particular event in someone’s life, such as irregularly crossing an international border or overstaying a visa, irrevocably taints that person’s character as illegitimate or criminal. In fact, unauthorized migration is a civil, not a criminal offense, contrary to what news stories frequently imply.

    The term “illegal” also reinforces prejudices about nationals of a particular country or persons of a particular race. It incorrectly suggests people crossing borders have no rights. That’s simply not true: both domestic and international law provide specific protections and rights for migrants, including rights to due legal process, to seek asylum, and the right not to be arbitrarily detained.

    For all these reasons we recommend the use of terms that more aptly capture the situation of these people, such as “undocumented immigrants” or “irregular migrants.” On Friday, the Platform for International Cooperation on Undocumented Migrants issued a leaflet that included an alternative lexicon of more accurate and humanizing terms for migrants. The United Nations General Assembly, the UN refugee agency (UNHCR), the European Commission, the International Organization for Migration, and major media groups have already adopted or issued similar recommendations. As these groups have noted, use of the term “illegal” for migrants and other persons may be inaccurate and is most certainly dehumanizing.

    By dropping the “illegal” tag, the venerable New York Times would not only bring its reporting in line with international practice – and its own guidelines – but would also reflect sensitivity for the difficult circumstances of migrants and to their dignity as human beings.

    http://www.hrw.org/news/2014/06/24/dispatches-why-we-should-outlaw-illegal

    #illégal #clandestin #migration #vocabulaire #bad_word #wrong_vocabulary #mots #migration_illégale #médias

  • Manifestation en faveur d’un #corridor_humanitaire

    #NoBordersTrain - La cronaca della giornata dai confini dell’Europa

    Conquistato, violando in maniera collettiva la frontiera, il diritto a chiedere asilo senza essere respinti dalla Svizzera

    Il giorno seguente alla celebrazione della giornata mondiale del rifugiato, attivisti e migranti hanno raggiunto la stazione di Milano partendo in carovana da diverse parti d’Italia, per raggiungere con il No Borders Train il confine svizzero ed iniziare a dare concretezza a quell’asilo europeo invocato da molti ma ancora ostaggio degli egoismi nazionali degli stati, conquistando con la mobilitazione di poter presentare la domanda d’asilo senza essere respinti.
    Una vittoria importante considerate le prassi arroganti con cui le autorità svizzere respingono i richiedenti verso l’Italia.
    Una conquista materiale che assume un grande nella battaglia dello spirito della Carta di Lampedusa.
    Dopo essersi concentrati all’esterno della Stazione di Milano nel primo pomeriggio gli attivisti e i rifugiati sono entrati ed hanno dato vita ad una conferenza stampa per spiegare, attraverso molti interventi, le ragioni dell’iniziativa.
    Si sono poi recati ai binari, presidiati dalla polizia, per prendere il treno, denunciando la militarizzazione costante che accompagna il muoversi dei migranti e dei rifugiati.
    Ai binari la polizia e la Digos hanno cercato di impedire l’accesso alle carrozze ma la determinazione dei manifestanti è stata più forte dei cordoni delle «forze dell’ordine» e tutti insieme sono saliti sul #noborderstrain" che è partito verso Chiasso.
    All’arrivo del #noborderstrain in territorio elvetico la polizia di frontiera avrebbe voluto dividere gli italiani dai rifugiati che secondo le autorità dovrebbero essere rinchiusi in strutture ad hoc ma i manifestanti compatti hanno continuato a restare tutti insieme ed imporre che la domanda d’asilo fosse accettata senza restrizioni della libertà.
    Dopo ore di protesta, occupato con interventi e slogans la stazione elvetica il #noborderstrain ha raggiunto una grande conquista: si è ottenuto di poter presentare la domanda d’asilo senza essere respinti.
    I manifestanti hanno lasciato la stazione in corteo per andare ad accompagnare i richiedenti asilo e raggiungere una festa etica in cui sono stati salutati da slogans e applausi e poi il #noborderstrain è ripartito verso Milano.
    In serata intanto ad Ancona gli attivisti delle Ambasciate dei diritti hanno riaperto le reti del Porto dando vita ad iniziative proprio in una zona, oggi sottratta ai cittadini anconetani per nascondere gli altri respingimenti, quelli che l’Italia continuamente pratica nei confronti di chi fugge dalla Grecia.
    Una giornata di lotta, nello spirito della Carta di Lampedusa , che dopo l’occupazione dei consolati, continua un percorso di lotta europea verso il 26 e 27 giugno quando mentre il Consiglio europeo si riunirà a Bruxelless per discutere di frontiere, pattugliamenti e nuove regole operative, arriverà nella capitale belga la “Marcia dei rifugiati” .
    Un commento con Nicola Grigion alla conclusione dell’importante giornata di mobilitazione che si inserisce nelle mobilitazioni europee

    http://www.meltingpot.org/NoBordersTrain-La-cronaca-della-giornata-dai-confini-dell

    Plus sur le NoBordersTrain :
    https://www.facebook.com/events/672131766157226

    #Milan #Italie #Suisse #Chiasso #migration #asile #manifestation #frontière #journalisme #garde-frontière #bad_word #wrong_vocabulary #réfugiés
    ARRGGHHH !

    Et un communiqué de presse délirant des gardes de frontière suisse :
    Découverte de quelque 170 personnes en séjour illégal

    Berne, 23.06.2014 - Samedi 21 juin, plus d’une centaine de personnes qui séjournaient illégalement en Italie se sont rendues de Milan en Suisse en compagnie de sympathisants. Le Corps des gardes-frontière (Cgfr) a renforcé temporairement ses effectifs à la frontière Sud au Tessin et en Valais avec 80 gardes-frontière. Au cours de ce week-end, ce sont au total quelque 170 personnes en séjour illégal qui ont été découvertes.

    Grâce à des indices fournis par les réseaux sociaux, le Cgfr a appris qu’un groupe assez important de personnes avaient l’intention de se rendre illégalement de Milan en Suisse le samedi 21 juin. Il s’agissait en l’occurrence de personnes séjournant illégalement en Italie ainsi que de sympathisants. Samedi soir, les quelque 200 personnes participant à cette action ont organisé une manifestation en gare de Chiasso. Cette réunion s’est déroulée pacifiquement.
    Au cours du dernier week-end, le Cgfr a renforcé temporairement ses effectifs à la frontière Sud au Tessin et en Valais avec 80 collaborateurs venus de Suisse alémanique et de Suisse romande. La police fédérale allemande a pour sa part renforcé ses effectifs à la frontière germano-suisse de façon à décharger le Cgfr à la frontière Nord. Les Forces aériennes ont mis à disposition un hélicoptère Superpuma afin d’assurer un transfert rapide de ces forces. 30 collaborateurs supplémentaires de la police cantonale tessinoise étaient également en service. A Chiasso, sur la route du Simplon et au Grand-Saint-Bernard, ce sont au total près de 170 personnes en séjour illégal dans l’espace Schengen qui ont été découvertes. Les personnes concernées ont pour la plupart été remises aux autorités italiennes. Cette opération de renfort à la frontière Sud s’est terminée dimanche soir.

    http://www.admin.ch/aktuell/00089/index.html?lang=fr&msg-id=53467

    ... repris tel quel par les #Médias :
    Le Matin Online :
    Les gardes-frontière ont refoulé 170 #clandestins

    Les gardes-frontière ont renvoyé en Italie quelque 170 clandestins qui tentaient d’entrer en Suisse ce week-end.

    (en parlant de clandestins... alors qu’ils ne s’agissait pas de clandestins, mais de personnes ayant un titre de séjour en Italie !!!)


    http://www.lematin.ch/suisse/Les-gardefrontieres-ont-refoule-170-clandestins-/story/10308613

    La Tribune de Genève :
    Les gardes-frontière ont refoulé 170 clandestins

    Les gardes-frontière ont renvoyé en Italie quelque 170 clandestins qui tentaient d’entrer en Suisse ce week-end.

    http://www.tdg.ch/suisse/Les-gardesfrontiere-ont-refoule-170-clandestins-/story/10308613

    24 Heures :
    Les gardes-frontière ont refoulé 170 clandestins

    Les gardes-frontière ont renvoyé en Italie quelque 170 clandestins qui tentaient d’entrer en Suisse ce week-end.

    http://www.24heures.ch/suisse/Les-gardesfrontiere-ont-refoule-170-clandestins-/story/10308613

    Même titre repris aujourd’hui dans Le Courrier —> mais il s’agit d’une page de La Liberté (24.06.2014)

    Une lettre qui a été écrite par une participante (du Movimento dei Senza Voce), envoyée au Secrétariat général du département de justice et police et publiée aussi sur FB sur la page du Movimento :

    Egregio signor Mascioli,
    collaboratore del Segretariato generale del dipartimento di giustizia e polizia,

    mi permetto di interpellarla, a nome delle associazioni che si occupano dei diritti dei migranti in Ticino, per un episodio increscioso accaduto nel pomeriggio di oggi.
    Sabato, insieme ad alcuni amici ho partecipato al No Borders Train, una manifestazione simbolica per l’apertura di corridoi umanitari per i profughi e le persone in cerca di protezione. Siamo partiti dal Ticino in sei: la signora Margherita, pensionata, Myriam, assistente di cura infortunata, Andrea, un giovane che fa un servizio civile a Casa Astra, Movimento dei senza voce, Pinuccia che è venuta in rappresentanza delLa fabbrica di Zurigo, mio marito ed io, che ho promosso la petizione per l’accoglienza di 20’000 profughi siriani in Svizzera, poi trasformata in postulato e accolta dal Nazionale il 12 giugno.
    Insomma, tutte persone tranquille, simpatizzanti o iscritti al PS, e al di sopra di ogni sospetto.
    L’azione era promossa dal progetto meltingpot ed era dichiaratamente una manifestazione pacifica che si propone di portare a Bruxelles il 27-28 giugno, la richiesta di apertura di corridoi umanitari.
    La manifestazione era organizzata in modo che una cinquantina di migranti, con permesso di soggiorno italiano (rifugiati o persone con una domanda in attesa di risposta) potessero simbolicamente deporre una domanda di asilo in Svizzera. Tutti con regolare biglietto sono saliti su un TILO alla stazione di Milano in direzione di Chiasso. Nessuno aveva intenzione di andare oltre ed era già previsto il rientro su Milano in serata. Gli autobus predisposti attendevano i manifestanti a Milano per riportarli nelle città di partenza: Rimini, Torino, Bologna ed altre città italiane. In tutto eravamo circa duecento persone: un corteo colorato ma assolutamente pacifico.
    Il dispiegamento di forze da parte delle Guardie di confine è stato del tutto sproporzionato ma, nonostante le due ore e mezzo in cui siamo rimasti bloccati sul marciapiede della stazione senza poter neppure prendere l’acqua dal distributore automatico (hanno provveduto gli amici del Movimento dei senza voce), tutto si è svolto nella calma e nell’ordine, con gesti distensivi da entrambe le parti. La stampa allontanata nell’atrio per motivi di sicurezza (!!!).
    C’è stata una lunga trattativa tra gli organizzatori, il capo della polizia, il signor Simona e persino il sindaco di Chiasso, signor Colombo, che per finire ha invitato tutti quanti a partecipare a Festate, manifestazione di musica che si svolge a Chiasso ogni anno nel terzo week-end di giugno.
    Tutto bene insomma, fino al comunicato stampa uscito verso le quattro da parte del Comando del corpo delle guardie di confine che contiene tutta una serie di falsità di cui la più grave è che si siano accompagnati dei «clandestini» oltre frontiera. Solo tre persone hanno depositato asilo ma anche in questo caso si tratta di persone che avevano già depositato una domanda di asilo in Italia ma che sono state abbandonate dalle autorità italiane.
    L’azione serviva anche per questo: per denunciare l’inadempienza dell’Italia nell’applicazione del diritto d’asilo.
    Una volta diramato il comunicato stampa è stato ripreso senza alcun approfondimento dai media nazionali e se per i Ticino abbiamo potuto informare su come si fossero davvero svolte le cose, non abbiamo alcun modo di correggere gli articoli che sono già usciti sulla stampa francese e temo domani sulla stampa svizzero-tedesca.
    Le scrivo questo mail, e mi scuserà per la lunghezza, per chiederle appunto, di fare pressione sul comando delle guardie di confine affinché corregga il Comunicato stampa.
    A Chiasso sabato, non sono arrivati dei clandestini ma persone con regolare permesso e titolo di viaggio valido. Nessuno è stato respinto ma sono rientrati volontariamente in Italia così come previsto. Il fatto che i manifestanti abbiano potuto circolare liberamente e partecipare con biglietto offerto dalla città di Chiasso a Festate la dice lunga sulla loro pericolosità. Capisco che si debba giustificare all’opinione pubblica un tale dispiegamento di forze, addirittura un elicottero per facilitare gli spostamenti, quando sarebbe bastata una telefonata agli organizzatori per chiarire la natura della mobilitazione, ma non lo si può fare sulle spalle di chi, in buona fede, e nella piena legalità lotta per i diritti dei migranti in una situazione di emergenza assoluta come quella attuale. A Milano, da ottobre, sono state accolti 10’000 siriani per lo più in transito verso il nord Europa (Svezia e Germania soprattutto).
    La marina militare italiana, operazione Mare Nostrum salva ogni giorno tra gli 800 e i 1’200 migranti in fuga. Da qui a fine agosto saranno circa 60’000 persone, tra cui centinaia di donne e bambini, ad aver bisogno di protezione.

    A nome delle associazioni che hanno partecipato le comunico il nostro rincrescimento e dispiacere nel vedere trasformata una manifestazione pacifica per i diritti dei migranti in una operazione di repressione da parte della polizia.
    La ringrazio per l’attenzione, e sono a disposizione per chiarimenti.
    Potrà chiedere al signor Davide Bassi, portavoce delle guardie di confine ticinesi, se la mia/nostra versione corrisponde al vero.

    Cordiali saluti,
    per il Movimento dei senza voce, Meltingpot, il Collettivo scintilla, La Fabbrica di Zurigo e Stop al razzismo e all’ignoranza di massa,

    Lisa Bosia

    • Le Courrier a corrigé le tir avec un éditorial...
      Des #pacifistes devenus #clandestins

      Cette semaine, une manifestation pacifique pour les droits des migrants s’est transformée en un « coup de filet » des gardes-frontière pour renvoyer des « clandestins » en Italie. Comment l’expliquer ?
      L’opération baptisée « No borders train » (Train sans frontières) a rassemblé 200 personnes ce samedi. L’appel venu d’Italie invitait tout un chacun à « défier les frontières de l’Europe, de concert avec les migrants et les réfugiés ». Munis d’un billet aller-retour, les participants se sont rendus de Milan à Chiasso afin de déposer une demande d’asile symbolique au Tessin. Ils ont même été conviés par le maire tessinois à un festival de musique.
      Pourtant, dans les médias, le tout a été relayé avec des expressions bien étrangères à une manifestation pacifique. « Les Suisses renvoient en un week-end quelque 170 illégaux », titrait l’ATS1.
      Cette information parlait en des termes guerriers d’un « vaste coup de filet » des gardes-frontière suisses, qui aurait mobilisé les grands moyens : quatre-vingts collaborateurs venus de Suisse alémanique en renforts, un hélicoptère Super Puma mis à disposition par l’armée de l’air, trente policiers cantonaux…
      En un seul communiqué, les douaniers sont parvenus à dénaturer le mouvement citoyen, présenté comme une vague de « clandestins » dans les médias. En un paragraphe, ils ont amalgamé les manifestants, les moyens déployés et le fait que 170 personnes en séjour illégal ont été arrêtées, sur tout le week-end et dans les cantons du Tessin et du Valais.
      La facilité avec laquelle le terme « clandestin » est utilisé doit nous interroger. Assimilé à une opération coup-de-poing démesuré, il renvoie l’image d’une tentative d’invasion et décrédibilise le message porté par les manifestants. Au point que la veille médiatique de l’organisation « Vivre ensemble » a sollicité les journaux concernés pour qu’ils corrigent le tir.
      Migrants, réfugiés, demandeurs d’asile, « clandestins », « illégaux » sont devenus des synonymes pour certains. Les partis de droite, certains services de l’administration fédérale et des médias les interchangent sans plus se poser de question. Que des manifestants dénonçant une politique déshumanisante se trouvent qualifiés de « clandestins » alors qu’ils étaient titulaires de permis de séjour et se battaient justement pour les droits des migrants vient nous rappeler que, chaque jour, nous devons peser le poids des mots.
      La façon dont le mouvement social a été criminalisé montre combien la politique mise en place par l’extrême droite – et si bien intégrée par la frange conservatrice de l’échiquier politique – a des relents anti-démocratiques. Les conséquences se font sentir pour tous les citoyens. Réfugiés ou non.

      http://www.lecourrier.ch/121997/des_pacifistes_devenus_clandestins

    • Et voici le communiqué aux médias de Vivre Ensemble :
      La guerre aux frontières… et dans les médias ?

      Communiqué de Vivre Ensemble adressé aux médias suisses le 24 juin 2014, à propos de la dépêche ATS « 170 clandestins refoulés à la frontière tessinoise », reprise par de nombreux médias (Le 24 Heures ; Le Matin ; La Tribune de Genève et Le Courrier), à cette même date. Cette dépêche reprenait un communiqué du Corps des gardes-frontières annonçant la « Découverte de quelque 170 personnes en séjour illégal » à Chiasso et leur remise aux autorités italiennes, alors qu’il s’agissait d’une manifestation pacifique menée par des citoyens et des migrants titulaires d’autorisations de séjour en Italie. Suite à notre intervention, Le Courrier a consacré son éditorial du 25 juin à cette communication mensongère (v. encadré en bas de la page).

      http://www.asile.ch/vivre-ensemble/2014/06/25/communique-aux-medias-la-guerre-aux-frontieres-et-dans-les-medias

  • D’ « opposants » à « clandestins » : le parcours médiatique des personnes migrantes

    L’information internationale est souvent traitée de manière déconnectée de l’information nationale ou européenne, notamment en ce qui concerne la migration dite « illégale » et l’asile. En découlent des terminologies différentes pour décrire les (mêmes) personnes. L’opposant politique, journaliste ou avocat dissident, le civil victime d’un conflit ou de l’oppression – dans son pays d’origine – sera relégué au rang de « #clandestin » ou d’« illégal » du simple fait d’avoir franchi la frontière européenne ou suisse. A ces termes connotés négativement sont de plus associées les notions « d’afflux », d’« arrivée massive », bref d’une Europe envahie, sous la menace des flux migratoires qu’il s’agit de toujours « mieux contrôler », voire freiner.

    http://www.asile.ch/vivre-ensemble/2014/05/28/d-opposants-a-clandestins-le-parcours-mediatique-des-personnes-migrantes

    #migration #asile #réfugiés #préjugés #illégal #bad_word #vocabulaire #wrong_word #afflux #médias
    Article du #comptoir_des_médias #ComptoirDesMédias (projet de @VivreEnsemble)

  • #Immigrants_illégaux, détections, murs de barbelés : le #vocabulaire lamentable de FRONTEX commence à déteindre…

    Immigrants illégaux, détection, mûrs de barbelés pour contenir les flux vers l’Union européenne, les termes du derniers rapport de FRONTEX (1), sur ses activités de surveillance frontalière sont choquants. L’organisation doit revoir son vocabulaire.

    Le rapport intitulé Annual Risk Analysis, 2014 donne des chiffres précis sur les flux migratoires de 2013 mais les termes ne sont pas adaptés à la situation de crise humanitaire vécue par la majorité des migrants concernés : Syriens fuyant la guerre, Erythréens, Somaliens.

    http://forumasile.org/2014/05/22/immigrants-illegaux-detections-murs-de-barbeles-le-vocabulaire-lamentabl

    #frontex #bad_vocabulary #bad_word #wrong_word #migration #asile #bad_terminology #mots #réfugiés

  • I « clandestini » e il Big Boss
    –-> les "clandestins" et le big boss

    Reportage da Zarzis sui viaggi della speranza. Il ruolo del «passeur» e quello degli intoccabili che manovrano i fili dell’immigrazione. Sagon, «trafficante di esseri umani», spiega come funziona il business e chi lo dirige

    http://www.ilmanifesto.it/typo3temp/pics/eefe50de31.jpg

    http://www.ilmanifesto.it/attualita/notizie/mricN/10028

    #migration #passeur #témoignage #terminologie #bad_word #vocabulaire #clandestin #bad_terminolgy

  • Migrations Asile Macédoine Europe

    LeTemps.ch | Lojane, porte de l’Europe pour les clandestins

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/0a25d862-e7d9-11e1-896f-c034f633a7ad/Lojane_porte_de_lEurope_pour_les_clandestins

    Lojane, porte de l’Europe pour les clandestins
    Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin
    vendredi17 août 2012

    Depuis deux ans, des dizaines de milliers de migrants ont passé par ce bourg en Macédoine. Une étape avant d’espérer passer en Europe occidentale. Rencontre avec des Algériens qui évoquent leur long périple.

    « Nous allons partir vers 4 heures du matin. Une montagne, une autre, puis encore une autre. Enfin, le Kosovo. » Kiko, 23 ans, est arrivé il y a quelques heures dans le village macédonien de Lojane. Sur les routes depuis quatre mois, cet Algérien a rejoint la Turquie en avion, puis un passeur l’a conduit en Grèce. Entré en Macédoine près de Gevgelija, il a traversé tout le pays, avalant 200 km en dix jours, contournant les agglomérations, avançant la nuit. « Il faut toujours se déplacer en cachette. Une fois, j’ai demandé de l’eau dans une ferme isolée. L’homme a appelé la police. »

    Kiko a passé plusieurs mois en Grèce, vivant de petits boulots. « Les policiers grecs, ce sont les pires, ils m’ont pris tout mon argent. J’ai été condamné à un an de sursis pour un crime que je n’avais pas commis, j’ai été battu. » Plusieurs fois arrêté, Kiko a passé quelques semaines en prison, à quinze dans une cellule. « Quand les gardes savaient qu’une ONG venait visiter l’établissement, nous étions transférés dans une autre ville. » Kiko a finalement reçu un document le sommant de quitter le territoire hellénique et l’espace Schengen dans les trente jours.