• Les #bagnoles n’ont plus la cote. Un « coyote » en a donné les preuves chiffrées et Michel-Édouard le prophète l’annonce aujourd’hui même : ce ne sera plus comme « avant » ...

    Voiture en semaine et fin des sorties plaisir ? Comment la hausse du plein a bouleversé la vie des Français.
    https://www.caradisiac.com/les-francais-ont-ils-vraiment-moins-roule-depuis-le-debut-de-l-envolee-d

    C’est la question que tout le monde se pose : quel est l’impact sur la circulation depuis l’explosion des prix du carburant auquel on a assisté dès le 28 février ?

    Les premiers éléments de réponse sont fournis par Coyote et ses 2 millions d’abonnés en France. L’appli « d’aide à la conduite » a compilé et analysé les données de sa communauté et on peut en tirer quelques conclusions qui, si elles ne sont pas exhaustives, ont le mérite d’être représentatives.

    Selon ces relevés, les Français n’ont pas vraiment laissé leur auto au garage malgré un litre de sans-plomb, et surtout de gazole, dépassant allègrement les 2 euros. Entre février et début avril, ils ont parcouru 520 km en moyenne hebdomadaire et la baisse constatée n’a pas dépassé les 3 %.

    Comment expliquer que cette baisse est somme toute minime ? Par les déplacements contraints pardi. Ceux qui obligent les Français à utiliser leur auto pour aller au boulot, faire leurs courses ou trimbaler leurs enfants à l’école ou lors de leurs activités.

    Reste que les automobilistes ne sont pas du tout insensibles à la hausse du carburant et à la baisse du pouvoir d’achat qu’elle induit. Car ils ont vraiment freiné leurs déplacements non essentiels, notamment en ce qui concerne les sorties de loisirs. C’est le cas durant le week-end pascal, durant lequel Coyote a enregistré une baisse de 9 % des trajets réalisés par ses abonnés par rapport à l’an passé.

  • Paiement Sanef A13 & A14 : péage flux libre des autoroutes A13 et A14 | Sanef Sapn
    https://www.sanef.com

    Finies les longues files d’attente au péage et le stress d’avoir à préparer sa monnaie ou sa carte bancaire. L’autoroute en flux libre est conçue pour permettre aux conducteurs de circuler sans avoir à s’arrêter ou à ralentir pour payer un péage. La technologie prend le relais pour garantir un parcours fluide et serein. Grâce à des caméras, des capteurs et des antennes placés sur des portiques qui enjambent les voies de circulation, chaque véhicule est identifié soit par la lecture de sa plaque d’immatriculation, soit par un badge télépéage. Sa catégorie (véhicule léger, poids lourd, moto…) est déterminée par les différents équipements et le montant du péage correspondant au trajet réalisé lui est automatiquement attribué.

    Sécurité, fluidité et mobilité durable

    L’autoroute en flux libre marque une avancée significative dans l’expérience de conduite des conducteurs en proposant un ensemble d’avantages considérables. Tout d’abord, elle est synonyme d’une fluidité inégalée : les conducteurs peuvent désormais franchir les points de péage sans avoir à s’arrêter ni à ralentir. Cette continuité dans le parcours se traduit par des temps de trajet réduits et un confort de conduite inégalé.

    Autoroutes A13 et A14 : payez en ligne votre péage Sanef

    Avec l’arrivée du péage en flux libre sur l’axe Paris-Normandie (A13 - A14), nous mettons en place un site de paiement en ligne : celui-ci vous permet d’acquitter en quelques clics le montant de votre péage pour tous vos passages sur les autoroutes A13, A14 et au péage de Boulay-Moselle (sortie 36 sur l’A4). Vous devez simplement avoir sous la main le numéro de votre plaque d’immatriculation et une carte bancaire.

    Pour payer vous avez deux solutions :
    0 le paiement automatique en créant votre compte client : c’est la solution la plus pratique pour éviter tout retard ou oubli de règlement. Vous renseignez le numéro d’immatriculation de votre véhicule et celui de votre carte bancaire puis le paiement de votre péage devient automatique.
    0 la connexion après chaque passage en veillant à payer impérativement dans les 72 heures qui suivent votre trajet.

    La lectures des plaques d’imat par caméras a déjà rationalisé le moissonnage des amendes de stationnement (à Paris tout du moins).

    Je suppose que ces nouveaux péages permettent de tenir en échec, au moins pour l’essentiel, par dissuasion, la technique de grivèlerie basique sur ces trajets où les péages sont très nombreux, qui consiste à coller le véhicule précédent lorsqu’il passe la barrière automatique de façon à ce qu’elle s’abaisse après que son soit passé.
    Même en chantonnant on allait au bord de la mer, c’est plus compliqué en cas de pépin d’expliquer la présence de plaques amovibles...

    #autoroute #bagnole #péage #surveillance

  • Dans les #banlieues, la naissance d’une #écologie_populaire et émancipatrice

    Accusés d’être indifférents aux questions écologiques, voire d’y être opposés, les habitants des #quartiers_populaires sont pourtant en première ligne des effets du dérèglement climatique. À l’avant-poste d’une écologie qui se veut plus discrète, conscients des #inégalités_structurelles des territoires qu’ils occupent, ils sont de plus en plus nombreux à revendiquer une écologie populaire et émancipatrice.

    En mai 2021, dans les quartiers populaires de #Bagnolet, en #Seine-Saint-Denis, le syndicat Front de mères et l’association #Alternatiba créent la première #Maison_de_l’écologie_populaire, sous le nom de #Verdragon. L’objectif  ? Mettre en place des projets écologiques au plus près des besoins des habitants des quartiers populaires. Dès l’ouverture, les membres du syndicat #Front_de_mères, créé deux ans plus tôt par la politologue et militante #Fatima_Ouassak, sont taxés de #communautarisme après la parution d’une tribune adressée au maire de Bagnolet qui les accuse de propager des idées «  indigénistes et racialistes  » et d’utiliser Alternatiba comme caution écologiste.

    En réponse à ces attaques, Alternatiba publie un communiqué de soutien qui rappelle que «  ce sont les milieux populaires et particulièrement les personnes racisées qui sont et seront les plus touchés par l’aggravation du #changement_climatique  ». Depuis, le lieu poursuit sa vie, entre l’organisation de soirées pour discuter des rapports du GIEC, d’expositions sur les luttes paysannes, ou encore via la distribution de paniers de légumes avec l’Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap). Mais les attaques qu’ont subies les co-fondatrices de Verdragon peu après l’ouverture du lieu révèlent la difficulté de faire émerger un endroit qui réunit les habitants des quartiers populaires autour de l’écologie. Comme si ces derniers, emmurés dans des grandes tours, devaient s’accommoder d’un territoire où s’entassent datacenters, usines polluantes ou échangeurs autoroutiers, sans jamais espérer s’en affranchir.

    Des réalités multiples

    D’abord, qu’entend-on par quartiers populaires  ? Dans sa thèse, la géographe #Léa_Billen rappelle que cette catégorie a tendance à gommer des réalités plurielles  : «  Ce que j’appelle “quartiers populaires” désigne des quartiers classés en #politique_de_la_ville. Mais il s’agit d’une toute petite partie de ce qu’on appelle plus largement “quartiers populaires”, des territoires à la fois très divers d’un point de vue urbain, avec des quartiers de #grands_ensembles, des #faubourgs_ouvriers, des centres anciens plus ou moins dégradés et du point de vue de leurs habitants, avec une #mixité_sociale plus ou moins importante. Mais ce qui les rassemble, ce sont des #inégalités_sociales, urbaines et économiques très fortes.  » Son travail de terrain s’est concentré sur les initiatives qui «  transforment les modes de vie au quotidien  », comme l’installation de #composteurs de quartier ou de #jardinières partagées, les #groupements_d’achats de produits écologiques ou encore la mise en place d’ateliers d’#autoréparation.

    Des initiatives qui s’inscrivent dans une diversité de modes d’action  : mobilisations contre un projet d’aménagement, interpellation de la ville ou du bailleur, actions de sensibilisation… S’il n’existe pas à ce jour d’études quantitatives pour le démontrer, «  ces initiatives sont beaucoup plus nombreuses qu’on ne le croit en quartiers populaires, d’après la géographe. Elles sont juste très discrètes, car les personnes qui les portent ne communiquent pas forcément sur leurs actions en dehors du territoire concerné. Parfois, même, les personnes qui font vivre ces initiatives ne se revendiquent pas de l’écologie.  »

    Pouvoir aux régies

    Cette écologie, plus silencieuse, se retrouve par exemple dans les #régies_de_quartier. Apparues dans les années 1980, elles viennent au départ répondre au problème de chômage des habitants des quartiers prioritaires. Elles fonctionnent sur un modèle hybride  : elles cumulent le statut d’association à celui d’entreprise d’insertion et les habitants sont majoritaires aux côtés d’élus, de représentants d’associations ou d’institutions aux instances de décision. Au départ, les régies de quartier se chargent principalement de l’entretien des lieux publics ou des résidences de quartiers et de l’insertion par l’emploi. Depuis l’arrivée de l’écologiste et ancien membre d’EELV Mathieu Glaymann à la direction de la régie de quartier de Saint-Denis, la régie s’est transformée en laboratoire de la #transition_écologique. Récupération et valorisation de cartons et de cagettes en bois, vide-grenier toutes les trois semaines, livraison en cyclo-logistique, ateliers zéro déchet, entretien des espaces publics avec des produits éco-labellisés… Les projets fleurissent sur le territoire.

    «  Ces initiatives sont beaucoup plus nombreuses qu’on ne le croit en quartiers populaires. Elles sont juste très discrètes.  »

    Aujourd’hui, 60 % du chiffre d’affaires de la régie de Saint-Denis repose sur des projets en lien avec la transition écologique  : «  Les régies de quartier en Seine-Saint-Denis comptent environ 500 salariés, affirme Mathieu Glaymann. Et dans notre régie, nous recrutons dans 95 % des cas des habitants de Saint-Denis. Il ne faut pas sous-estimer cet outil.  » Un puissant levier d’#émancipation, donc, qui fait écho à la stratégie d’#ancrage_territorial que la politologue et militante Fatima Ouassak revendique dans son essai La Puissance des mères. Pour un nouveau sujet révolutionnaire (La Découverte, 2020 : https://www.editionsladecouverte.fr/la_puissance_des_meres-9782348059377). L’autrice fait référence à l’#attachement ressenti par les habitants pour un territoire, critère indispensable selon elle, pour garantir sa protection.

    La théorie de l’indifférence

    Si le terme «  écologie  » est néanmoins toujours mis à distance par certains, «  c’est parce [qu’il] est associé à un discours dominant qui exclut les habitants des quartiers populaires et qui considère que l’écologie ne les concernerait pas, voire qu’ils y seraient même hostiles, note Léa Billen. Ce discours est performatif  : il produit un sentiment d’#impuissance chez ces habitants qui peuvent effectivement finir par penser que ce n’est pas pour eux  ». Pour en saisir les causes profondes, il faut revenir à l’histoire des politiques qui ont bâti ces quartiers. À partir des années 1960, le gouvernement décide de construire des grands ensembles pour répondre au défi du relogement des classes moyennes.

    Or, «  la construction des grands ensembles n’est pas accompagnée d’aménagements alentour  : il manquait beaucoup d’équipements publics, sociaux et culturels. Et malgré les plaintes des habitants de la classe moyenne, l’État est resté passif, analyse #Hacène_Belmessous, auteur de l’ouvrage Petite histoire politique des banlieues populaires (Syllepse, 2022), pour lequel il a fouillé les archives des municipalités populaires en périphérie des villes. Ces populations ont fini par céder à l’achat de maisons individuelles, laissant place à une population immigrée extra-européenne à qui l’on avait longtemps refusé l’accès à ces logements.  » Par la suite, la politique de #rénovation_urbaine dans les banlieues populaires qui se poursuit en 2003 après les émeutes des années 1990 est «  d’abord une tentative d’éliminer un problème politique  », poursuit le chercheur. L’objectif n’est pas de créer un meilleur cadre de vie pour les habitants, mais plutôt «  d’ouvrir les cités pour que la police puisse intervenir  ».

    Des quartiers qui étouffent

    Ces inégalités ont structuré les banlieues populaires. S’y ajoutent aujourd’hui des injustices environnementales. Documentées aux États-Unis depuis les années 1980, où les nuisances et pollutions frappent plus fréquemment les populations afro-américaines, elles deviennent une préoccupation en Europe à partir des années 2000. «  On étouffe à l’intérieur, entre les quatre murs des appartements HLM, trois étroits, trop chauds l’été, véritables passoires thermiques l’hiver, où l’air est pollué par l’ameublement bon marché  », constate aujourd’hui l’essayiste Fatima Ouassak, dans son ouvrage Pour une écologie pirate (Seuil, 2023). Mais aussi à l’extérieur, «  entre les quatre murs du quartier, submergés par le bruit des voitures, les odeurs nauséabondes, l’éclairage artificiel et la pollution atmosphérique  », poursuit-elle.

    «  Le problème n’est pas le message, mais le messager. Pour embarquer les catégories populaires, il faut créer des rapports plus horizontaux.  »

    En 2021, le Réseau action climat (RAC) et l’Unicef ont publié un rapport sur les liens entre la pauvreté des enfants et la pollution de l’air. Chez les enfants, «  cette exposition peut entraîner des problèmes respiratoires et immunitaires, mais aussi des pathologies telles que le diabète, l’obésité ou la dépression  », souligne le rapport. Si les populations les plus riches résident aussi dans les centres urbains, là où la pollution atmosphérique est la plus forte, les conséquences ne sont pas les mêmes pour les plus précaires. «  Les inégalités d’accès aux soins, liées aux revenus ou à la catégorie sociale, font qu’un même degré d’exposition a un impact différent sur la santé  », confirme l’Observatoire des inégalités dans une de ses analyses.
    S’émanciper des clichés

    Ces injustices sont de plus en plus largement dénoncées. Contre un discours écologique «  déconnecté des réalités des classes populaires  », #Féris_Barkat, né à Illkirch près de Strasbourg, a cofondé l’association #Banlieues_climat fin 2022, à tout juste 20 ans. Son but  ? Sensibiliser les jeunes de banlieue aux enjeux écologiques et leur permettre d’être formateurs à leur tour. Selon lui, l’écologie est avant tout un moyen de mettre en lumière des inégalités sociales «  peu audibles pour les politiques  ». Plusieurs membres de Banlieues climat sont ainsi allés former des parlementaires. Sept au total – dont le député La France insoumise François Ruffin et l’écologiste Marie-Charlotte Garin – ont bénéficié d’une formation de trois heures donnée par Féris, Sanaa, Someïa, Aymen, Imane et Khadim, le 17 janvier à l’Assemblée nationale. L’idée de cette formation est d’interpeller les élus. Pour le cofondateur de Banlieues climat, si leur message ne passe pas auprès des jeunes de banlieue, «  c’est une question de posture  »  : «  Le problème n’est pas le message, mais le messager. Pour embarquer les catégories populaires, il faut créer des rapports plus horizontaux.  »

    Il y a aussi «  un manque de représentativité  », constate #Amine_Kessaci, âgé de 21 ans et originaire des quartiers nord de Marseille. En juin 2020, il a créé l’association Conscience qui mène des projets de sensibilisation et organise des campagnes de ramassage de #déchets dans son quartier. L’initiative prend vite et sera bientôt déclinée localement dans d’autres quartiers populaires en France. Un succès rapide qu’il attribue au fait que «  ces initiatives sont portées par d’autres jeunes de quartiers  ». Aujourd’hui, s’il se présente aux élections européennes de juin, sur la liste menée par l’eurodéputée écologiste Marie Toussaint, c’est principalement pour porter la voix des quartiers populaires et déconstruire les stéréotypes qui leur sont associés.

    À l’affirmation que l’écologie ne parlerait pas aux habitants des quartiers, il répond  : «  Au contraire  ! Le 2 décembre, plusieurs personnes de mon quartier sont montées à Paris avec moi au meeting de Marie Toussaint. Elles se sont retrouvées dans son discours et ont compris ce qu’elle défendait.  » De son côté, Féris Barkat annonce que l’association Banlieues climat aura bientôt un lieu dédié à leur formation, depuis peu certifiée par le Ministère de l’Enseignement supérieur, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Car, conclut-il, «  si les classes populaires ne sont pas outillées dès le départ à cause des inégalités d’accès à la connaissance, nous misons, au contraire, sur l’intelligence  ».

    https://www.socialter.fr/article/banlieue-climat-inegalites-ecologie-populaire
    #écologie

  • Nous avons le droit de mourir avec nos bagnoles
    https://carfree.fr/index.php/2025/04/08/nous-avons-le-droit-de-mourir-avec-nos-bagnoles

    On nous parle d’écologie, de santé publique, de climat… Mais tout ça n’est qu’un prétexte ! Les #ZFE ? Une machine de guerre lancée par les dirigeants mondiaux contre les Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #Insécurité_routière #Pétitions #Pollution_automobile #air #bagnole #humour #mort #pollution #santé

  • Banksy et la #civilisation automobile
    https://carfree.fr/index.php/2024/11/27/banksy-et-la-civilisation-automobile

    Banksy est un artiste d’art urbain qui travaille sous pseudonyme. Son véritable nom et son identité exacte sont inconnus et font toujours l’objet de spéculations. Apparemment britannique originaire de Bristol Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #Fin_du_pétrole #Réchauffement_climatique #2000 #angleterre #art #climat #critique #humour #londres #pétrole #pollution

  • Accident ou agression ? À propos de la violence contre les personnes à vélo - Mon blog sur l’écologie politique
    https://blog.ecologie-politique.eu/post/Accident-ou-agression

    Une agression violente, une enquête pas faite, une autre à l’efficacité très douteuse. Voilà comment on traite les crimes de haine dans ce pays, des crimes contre des inconnu·es dont on a repéré une caractéristique qui ne nous agrée pas. Dans mon cas : rouler avec un ami qui a tapé du plat de la main contre un objet en métal d’une tonne. Ou plutôt : rouler à vélo et réclamer un peu de place sur la chaussée.

    Est-ce que ce sont des crimes si rares ? Mon père est cycliste sportif et il a lui aussi été agressé à vélo. À la campagne, sur une route quasi-déserte et suffisamment large, un automobiliste est passé bien plus près de lui que le mètre cinquante réglementaire, si près qu’il l’a fait chuter dans le souffle de son véhicule. Ça fait beaucoup, même si nous sommes une grande famille.

    #vélo #voiture #bagnole #Aude_Vidal #violence

  • Une rue du centre-ville totalement rénovée mais sans arbres et sans verdure pour préserver la vue sur la cathédrale
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/une-rue-du-centre-ville-totalement-renovee-mais-sans-ar

    2024/08/21/s31-projet-v-g-talisation-de-toulouse-et-pol-mique-rue-croix-baragnon-00-00-49-23-66c63d0bf3029563893341.jpg

    La mairie de Toulouse n’a pas choisi cette trop faible végétalisation : le problème vient avant tout de la configuration de la rue, et de sa proximité avec la cathédrale Saint-Etienne, classée monument historique. Clément Riquet, conseiller municipal de Toulouse, délégué aux espaces verts, explique ce défi : « La rue est très étroite. À certains endroits elle ne fait que 6 mètres et il y a tous les réseaux souterrains, c’est donc difficile de trouver la place de planter ces arbres. » Surtout, « il faut conserver la vue sur la rosace de la cathédrale Saint-Etienne. »

    A la mairie de Toulouse, les arbres et la végétalisation n’ont jamais été une priorité. Rien qu’à l’urbanisme, si tu les questionnes sur les toitures végétalisées, ils ne savent pas ce que c’est (vécu). Alors, les arbres, avec des racines en plus ? vois-tu ils s’en carrent.

    Rien que la grande place Arnaud Bernard est traversée par une route d’entrée de parking d’un bout à l’autre, sisi. Ça, ça date des années 60, dans les bonnes idées de l’époque, la mairie prévoyait de détruire aussi les bords de Garonne en centre ville pour faire une autoroute (sisi) ce qui avait mobilisé durant des années les contestations jusqu’à abandon du projet. Mais pas à Arnaud Bernard.

    Donc là ils te refont une artère du centre ville sans aucun arbre.

    Et le nouveau projet pour Arnaud Bernard ? Ben ça donne ça

    Tu vois bien qu’ils vont garder la route et le colimaçon du parking, sans aucune restructuration ni déplacement de l’entrée, un accès aberrant au sous-sol qui coupe la place en deux. Certes avant, on voyait bien les bagnoles dans ce quartier de Toulouse.


    Mais là, plus question de planter d’arbres sur la place, tu comprends hein, y’a un parking dessous. On va quand même pas repenser la ville et mettre des arbres sur un parking.

    Et encore avant, c’était un grand marché de Toulouse. Les producteurs venaient vendre sur la place.

    Et sur la place Arnaud Bernard, dans ce quartier populaire qui ne plait pas aux bourgeois, il y a même eu une grand halle.

    En attendant, ça donne ça

    #toulouse_urbanisme #50_degrés_pour_2050 #bagnole #politique_urbaine

    • Oui, d’autant plus qu’ils ont toute l’ingénierie nécessaire quand il s’agit de déplacer un immensement_immonde monument aux morts le temps des travaux du métro. Qu’ils peuvent forer justement pour le métro avec des stations souterraines à plusieurs sous niveaux avec l’aide de technologie allemande ou te faire un téléphérique en moins de deux.
      Clairement, ils collent des arbres qui ont déjà 15 ans sur une photo de la place et t’es censé t’esbaudir.

    • D’autant que les arbres prennent aussi de la place sur les piétons, du fait qu’il est indispensable de leur laisser un espace de terre à leur pied, et que cet espace est bien souvent rendu difficile d’accès pour les piétons du fait qu’il est sur-élevé ou au contraire en creux.

      Aussi, gaspiller autant de places, encore une fois pour la bagnole, avec impossibilité physique pour les piétons de traverser, la conception de cet accès au parking est une double peine totale. Les commerçants de chaque bord de la place devraient être révoltés d’avoir une telle muraille entre eux, empêchant de fait le commerce de proximité.

    • Je me suis toujours expliqué cette défiguration de la place par la haine de ce quartier populaire. On le dit Barbès de Toulouse, c’est à dire avec des habitants venus d’Afrique et où se retrouvaient les anars au café bien connu. De quoi lui porter l’estocade par ce parking dont, avec un peu d’intelligence, l’entrée aurait put être côté rond-point, vers les minimes, ce qui aurait permis de conserver la totalité de la place et d’en faire une forêt aujourd’hui.
      A bas les politiques urbaines anti-sociales qui perdurent. Je perds mon sang-froid.

    • La #Chine en tête de course pour le prix de l’ #obsolescence absolue. Une voiture traditionnelle avec un entretien adéquat peut durer au dela de soixante ans (cf. le Cuba), les modèles plus récents à partir de 1995 posent de véritables problèmes aux garagistes indépendants et amateurs de véhicules de collection.

      Le #right_to_repair n’existant pas la courte durée de production des circuits intégrés rend obsolète chaque voiture « moderne » dès l’age de deux ans avec le premier problème sérieux. L’histoire des batteries chères et polluantes n’améliore pas la situation.
      Il est dommage que le parti communiste ne favorise pas le développement d’un système de transport commun gradué mais laisse libre cours à la compétition capitaliste et mise sur les marchés internationaux pour y imposer so pouvoir.

      Cerise sur le gateau les voitures américaines vendues au rabais alimentent le business #VTC ou #ride_hailing qui est une machine d’exploitation radicale en Chine aussi. Le capitalisme à la fois nu et encadré y pousse les foules de pauvres à s’endetter auprès des sociétés du type #Uber dans la poursuite du rêve d’entrepreneur indépendant. Le résultat est le même sinon pire que ce que Ken Loach a montré dans Sorry We Missed You .

      I plopped down in the front seat of the Buick Velite 6, the electric wagon I had seen everywhere in Shanghai. I’d find out later from four different on-the-ground sources, including Sundin, that the Velite 6 is highly discounted and sold en masse to Chinese rideshare drivers.

      It is a car that sells in numbers heavily to fleets because it is cheap and available, and less because it is desirable—not great for a brand that wants to retain its market share and raise its transaction prices.

      ...

      Some of the China-only cars I had read about and reported on before, I was finally seeing in person. “Oh wow, that’s a Buick Velite 6; I’ve been reading about those online, they’re everywhere, here in China. Or at least, everywhere in the passenger pickup area,” I said out loud, to no one in particular. For a split second, I wondered: were the reports overblown? Was China’s love affair with Western cars still strong?

      ...

      I’d later learn that the auto show had more than 100 new model debuts and concepts. That’s a far cry from the Detroit Auto Show last September, which only featured one fully new model. Two other models were refreshed versions of current cars already on sale. None were electric.

      ...

      Whatever the flavor, these models are superconnected, full of high-end processors and tech meant to woo discerning Chinese buyers.

      Just from what I saw, I understood why there were so many people at the Chinese domestic brands. Li Auto’s booth had a consistent queue to view L6 compact PHEV crossover, released at the show.

      ...

      Nobody Cares About Western Brands in China

      ...

      The first stand I stumbled upon was Buick’s. It unveiled two GM Ultium-based concepts, the Electra L and Electra LT. It had also unveiled a PHEV version of its popular GL8 van. But where the hell was everyone? It was barely 10 a.m., on the first day of the Beijing Auto show; two concepts were just revealed sometime earlier that morning, yet there were only a handful of spectators at the Buick stand.

      ...

      “Chinese people don’t really care about concepts here,” Will Sundin of the China Driven internet show told me. “They want something they can buy and drive right away.”

      ...

      Why isn’t the Equinox EV on sale?

      We explored the expo center more, but eventually made our way back to the Buick stand. I plopped down in the front seat of the Buick Velite 6, the electric wagon I had seen everywhere in Shanghai. I’d find out later from four different on-the-ground sources, including Sundin, that the Velite 6 is highly discounted and sold en masse to Chinese rideshare drivers.

      It is a car that sells in numbers heavily to fleets because it is cheap and available, and less because it is desirable—not great for a brand that wants to retain its market share and raise its transaction prices.

      Within five seconds of sitting behind the wheel of the Velite 6, I understood why. Sundin picked up on my disappointment.

      “It’s a bit shit, innit?” he said. He was right. I couldn’t ignore what I was seeing. The Velite 6 felt like an electric version of a generation-old Chevy Malibu.

      The delta of quality, connectedness, and value between the Velite 6 and any of the equivalent of the mid-tier Chinese EV vehicles I had experienced that day, was startling. By comparison, the Velite 6’s small screens and grey plastic interior were downright depressing to the full-width, super brilliant screens in any given Chinese EV.

      #vtc #transport #voitures_électriques

    • @klaus j’ai regardé un peu les photos de l’article : des voitures blindées d’écrans (quasiment plus un seul bouton physique alors qu’il est prouvé que c’est largement plus efficace et du reste ça va être un critère de sécurité pour le NCAP) qui ressemblent à des gros jouets. C’est le même modèle que Tesla, produire un truc qui brille mais vite fait et mal fait, irréparable, au coût écologique désastreux et obsolète en quelques années. Ou l’on comprend (si on en doutait encore) qu’une bonne partie de l’humanité n’a toujours pas compris vers quel désastre on allait, et à grande vitesse (mais en électrique donc ça va !).

    • @alexcorp Mon point de vue pratique est que je veux une voiture dans la quelle je prends place, où j’ai compteur de vitesse, accélérateur, frein et volant et, pour les bagnoles sans boîte à vitesse automatique un compte-tours et pédale d’embrayage.
      Les vitres et rétroviseurs électriques sont sympas, mais enfin ce n’est pas indispensable si les conducteurs ne changent pas tout le temps.

      Les bagnoles modernes des services de location par contre sont toutes équipées de systèmes qui font que tu devrais passer une journée ou plus pour lire le manuel si tu veux les conduire sans mauvaises surprises. Avant de démarrer je passe toujours un long moment désagréable à la recherche du « bouton » pour baisser le volume ou éteindre le système multimédia qui me fait chier avec la musique à la c... de l’utilisateur précédent.

      D’ailleurs il ne faudrait autoriser l’utilisation d’engins aussi dangereux qu’une voiture qu’aux conducteurs professionnels et aux handicapés qui n’ont pas d’autre possibilité de se déplacer.

      Je suis pour l’abolition de ce « marché » qui ne fait que contribuer à la destruction de la terre. Mais c’est une tâche qui occupera encore les générations à venir.

  • CrimethInc. : Germany: The Fight against the Tesla Gigafactory : Some Occupy the Forest, Some Shut Down the Power Grid
    https://fr.crimethinc.com/2024/03/08/germany-the-fight-against-the-tesla-gigafactory-some-occupy-the-fores

    For several years now, locals, anarchists, environmentalists, and others have been engaged in a struggle against a Tesla “gigafactory” in the small town of Grünheide, only five kilometers southeast of Berlin. This is the biggest factory producing electric cars for Tesla in all of Europe. Many important issues converge in this conflict: the struggle between global capitalism and local ecosystems, the question of what counts as “sustainable” and who gets to define it, the power that billionaires like Elon Musk have acquired and are using to reshape our society in line with their authoritarian vision.

    #zad #tesla #bagnole

  • Les SUV occupent-ils vraiment « 18 pages de pub » chaque jour dans la presse, comme le dit Marine Tondelier ?
    https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-vrai-du-faux/les-suv-occupent-ils-vraiment-18-pages-de-pub-chaque-jour-dans-la-press

    Alors que la mairie de Paris va organiser un vote pour ou contre un stationnement plus cher pour les SUV, Marine Tondelier, la secrétaire nationale du parti Les Ecologistes estime qu’il faudrait aussi s’attaquer à la publicité : « J’ai un problème avec le fait qu’on glorifie ce type de véhicule dans la pub. Quand vous comptez la pub dans les journaux français, c’est l’équivalent chaque jour de 18 pages d’une édition nationale », a-t-elle déclaré jeudi 16 novembre sur Sud Radio.

    La réponse est OUI, évidemment.

  • « Qui a dit que l’électrification ne pouvait pas vous surprendre ? »

    Les SUV électriques menacent la transition énergétique, alerte le WWF
    https://www.ouest-france.fr/environnement/ecologie/transition-ecologique/les-suv-electriques-menacent-la-transition-energetique-alerte-le-wwf-31

    Les SUV électriques menacent la transition énergétique, alerte le WWF

    Il faut réduire de toute urgence la taille des voitures électriques sans quoi la France pourrait se retrouver en pénurie de métaux « critiques », alerte une étude de l’ONG World Wild Fund (WWF), qui réclame l’instauration d’un malus lié au poids, à l’instar d’autres associations écologistes.

    https://justpaste.it/6yq91

    #bagnole #SUV #trahison_énergétique #décarbonation

    Tous les bourges du bled se sont « reconvertis » aux SUV hybrides ou électriques. Je les soupçonne en outre de prendre toujours l’avion. Mangez bien vos grands morts, les gros blaireaux ...

    • Tesla augmentera sa production à Grünheide près der Berlin à un million de voitures par an. Une partie de cette production énorme seront des modèles de bas de gamme pour 25 mille Euros seulement - promis.
      https://www.berliner-zeitung.de/wirtschaft-verantwortung/tesla-chef-musk-kundigt-25-000-euro-auto-in-grunheide-an-li.2156814

      Tesla hat sein Werk in Grünheide im vergangenen Jahr eröffnet. Dort sind nach jüngsten Angaben des Unternehmens rund 11.000 Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter beschäftigt. Das angepeilte Ziel von 500.000 Autos pro Jahr ist noch nicht erreicht, es gibt aber bereits Pläne zum Ausbau der Fabrik auf eine Kapazität von eine Million Autos im Jahr. Das Land Brandenburg prüft noch den umweltrechtlichen Antrag für den ersten Teil des Ausbaus. Umweltverbände und Anwohner haben Bedenken, ein Teil des Geländes liegt in einem Wasserschutzgebiet.

      Musk hatte bei seinem Besuch in Grünheide auch höhere Löhne für seine Beschäftigten angekündigt. Nach einem Plus der Entgelte um bis zu 6 Prozent im vergangenen Jahr sollen sie dieses Jahr nochmals um 4 Prozent steigen. Die Jahresgehälter der Produktionsmitarbeiter werden zudem ab Februar 2024 um 2500 Euro erhöht. Die IG Metall hatte die geplante Lohnerhöhung begrüßt. Nach ihren Angaben bleibt die Bezahlung bei Tesla allerdings auch danach deutlich hinter dem branchenüblichen Niveau in der Autoindustrie in Deutschland zurück.

      Voilà le conseil de Jean de la Fontaine pour les industriels de l’automobile allemand.

      Le Lion

      Sultan Léopard autrefois
      Eut, ce dit-on, par mainte aubaine,
      Force bœufs dans ses prés, force Cerfs dans ses bois,
      Force moutons parmi la plaine.
      Il naquit un Lion dans la forêt prochaine.

      Apres les compliments et d’une et d’autre part,
      Comme entre grands il se pratique,
      Le Sultan fit venir son Vizir le Renard,
      Vieux routier et bon politique.
      Tu crains, ce lui dit-il, Lionceau mon voisin :
      Son père est mort, que peut-il faire ?
      Plains plutôt le pauvre orphelin.
      Il a chez lui plus d’une affaire ;
      Et devra beaucoup au destin
      S’il garde ce qu’il a sans tenter de conquête.

      Le Renard dit branlant la tête :
      Tels orphelins, Seigneur, ne me font point pitié :
      Il faut de celui-ci conserver l’amitié,
      Ou s’efforcer de le détruire,
      Avant que la griffe et la dent
      Lui soit crue, et qu’il soit en état de nous nuire :
      N’y perdez pas un seul moment.

      J’ai fait son horoscope : il croîtra par la guerre.
      Ce sera le meilleur Lion
      Pour ses amis qui soit sur terre,
      Tâchez donc d’en être, sinon
      Tâchez de l’affaiblir. La harangue fut vaine.
      Le Sultan dormait lors ; et dedans son domaine
      Chacun dormait aussi, bêtes, gens ; tant qu’enfin
      Le Lionceau devient vrai Lion. Le tocsin
      Sonne aussitôt sur lui ; l’alarme se promène
      De toutes parts ; et le Vizir,
      Consulté là-dessus dit avec un soupir :
      Pourquoi l’irritez-vous ? La chose est sans remède.
      En vain nous appelons mille gens à notre aide.
      Plus ils sont, plus il coûte ; et je ne les tiens bons
      Qu’à manger leur part des moutons.

      Apaisez le Lion : seul il passe en puissance
      Ce monde d’alliés vivant sur notre bien :
      Le Lion en a trois qui ne lui coûtent rien,
      Son courage, sa force, avec sa vigilance.
      Jetez-lui promptement sous la griffe un mouton :
      S’il n’en est pas content jetez-en davantage.
      Joignez-y quelque bœuf : choisissez pour ce don
      Tout le plus gras du pâturage.
      Sauvez le reste ainsi. Ce conseil ne plut pas,
      Il en prit mal, et force états
      Voisins du Sultan en pâtirent :
      Nul n’y gagna ; tous y perdirent.

      Quoi que fît ce monde ennemi,
      Celui qu’ils craignaient fut le maître.
      Proposez-vous d’avoir le Lion pour ami
      Si vous voulez le laisser craître.

      -- Jean de La Fontaine, Fables de La Fontaine, Le Lion, texte établi par Jean-Pierre Collinet, Fables, contes et nouvelles, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1991, p. 425

      Nous autres suivons plutôt l’exemple du renard.

      De par le Roi des Animaux,
      Qui dans son antre était malade,
      Fut fait savoir à ses Vassaux
      Que chaque espèce en ambassade
      Envoyât gens le visiter :
      Sous promesse de bien traiter
      Les Députés, eux et leur suite,
      Foi de Lion, très bien écrite,
      Bon passeport contre la dent ;
      Contre la griffe tout autant.
      L’édit du Prince s’exécute :
      De chaque espèce on lui députe.
      Les Renards gardant la maison,
      Un d’eux en dit cette raison :
      Les pas empreints sur la poussière
      Par ceux qui s’en vont faire au malade leur cour,
      Tous, sans exception, regardent sa tanière ;
      Pas un ne marque de retour.
      Cela nous met en méfiance.
      Que Sa Majesté nous dispense :
      Grand merci de son passeport .
      Je le crois bon ; mais dans cet antre
      Je vois fort bien comme l’on entre,
      Et ne vois pas comme on en sort.

  • Manu le #gilet_jaune
    http://carfree.fr/index.php/2023/09/26/manu-le-gilet-jaune

    On attendait (ou pas) depuis des mois un soi-disant projet de #planification écologique qui allait mettre enfin la France sur la voie d’une prise de conscience écologique et on obtient… Lire la suite...

    #Fin_de_l'automobile #bagnole #carburant #critique #Emmanuel_Macron #humour #politique #subventions #transition_énergétique #voiture_électrique

  • Aux États-Unis, une grève historique se prépare
    https://www.frustrationmagazine.fr/greve-etats-unis

    Cent cinquante mille travailleurs du premier syndicat automobile américain (United Auto Workers – UAW), soit 40 % des employés du secteur, ont débuté une grève historique contre le “Big Three” (Ford, General Motors et Stellantis – ex Chrysler). Assumant une rhétorique de lutte des classes, l’UAW renoue avec la grève offensive portée par des revendications […]

  • C’est moi, ou cette minorité de gens qui sont passés à la propulsion électrique (alors qu’avant, des raisons les amenaient à se déplacer en voiture thermique), ont un sentiment de « faire leur part », de lutter activement ???

    Je tape sûrement un peu trop large, mais ce n’est pas agir à la source. Qu’ils questionnent plutôt leur distance habitation-travail, le type de ville où ils ont choisi de vivre, l’absence de transports publiques équivalents.

    Et surtout qu’ils retirent leurs oeillières sur le nucléaire, sur la situation énergétique de l’Allemagne, sur leur consommation de batteries lithium.

    J’ai l’impression qu’on aime bien déplacer le problème et faire croire politiquement, qu’on l’a résolu.

    • Je roule en petite voiture électrique depuis quelques années maintenant, et effectivement j’en suis extrêmement content, et j’ai un peu le sentiment de « faire ma part » comme tu dis, ou plus précisément, de faire du mieux que je peux avec mon contexte et mes connaissances.

      En partant du principe qu’un véhicule m’est actuellement requis (on en discutera plus loin), je vois ces intérêts :

      – pas de pollution sonore,
      – pas de pollution olfactive,
      – bien moins de pollution aux particules fines
      – recharge tranquille à la maison (pas d’attente en station)
      – quasiment pas d’entretien mécanique

      Au delà de l’intérêt individuel donc, les 3 premiers points montrent aussi qu’il y a un intérêt collectif aussi à ce que des propulsions électriques soient utilisées pour remplacer des propulsions thermiques. Rien que pour cela, substituer un véhicule thermique par un électrique vaut le coup à mon sens.

      Évidemment ça ne résout pas grand chose du reste des problèmes
      – occupation de l’espace urbain équivalente,
      – danger / accidents,
      – dépendances à des matières premières

      Cela étant dit, les études du bilan carbone, notamment dans un pays bas carbone (par exemple avec du nucléaire), montrent que l’emprunte est moindre. Cf par exemple cette vidéo de Le Réveilleur https://youtu.be/zjaUqUozwdc

      Par ailleurs, je ne partage pas (ou plus) ton point du vue sur le nucléaire. Si réduire ou enlever le nucléaire, amène à maintenir l’usage d’énergies fossiles, cela me semble un bien mauvais choix, en plus d’être plus compliqué de gérer un réseau, centralisé ou non, avec des énergies renouvelables intermittentes.

      Là encore sur la chaîne précédente (Le Réveilleur), il y a de nombreuses vidéos très pointues sur les différents mode de production et mix énergétiques, qui permettent aussi de se rendre compte de la difficulté de la chose.

      Effectivement si la sobriété énergétique (et pas qu’électrique) était désirée, mise en chantier réellement, peut être qu’il pourrait y avoir une baisse drastique du besoin énergétique, et donc du maintien / création de centrales… mais tel que c’est parti, tout le monde s’en fout et ne veut pas de contrainte, préfère la pensée positive absolutiste, fermer les yeux et continuer à dépenser…

      –---

      Enfin sur la distance à la ville, je vois au moins 2 points dans mon cas où j’ai cherché un logement

      – les parisiens et bordelais ont littéralement trusté les maisons
      – ce qui restait était à tout reconstruire, ou hors budget

      On se retrouve donc obligé de s’éloigner pour se loger, en dehors de la proche périphérie. Cela dit ça m’arrange aussi parce que j’ai du mal avec le bruit des scooters et autres pétaradeurs ou klaxons… Autant te dire que je préfèrerais largement que tout ça soit électrifié (et sans leur ajouter un son volontairement par dessus pour être bruyant comme avant !)

      Bref, je me retrouve à 50mn en vélo du centre ville, à 3km d’un arrêt de bus avec 2 ou 3 bus par jour, et sans commerce ni service autour. Et c’est le quotidien de nombreuses personnes.

      À aucun moment dans ces conditions tu n’envisages facilement une vie sans voiture, dans l’état actuel des choses. Et même en proche périphérie c’est difficile aussi.

      Alors en attendant une politique de la ville différente (et un peu illusoire dans un avenir proche), une ville apaisée remplie de transports en communs, de transports partagés, on fait les compromis qu’on peut. Il faut bien vivre quand même.

    • Quelques anecdotes personnelles.

      Petit rouleur citadin, qui n’a commencé à conduire qu’à 35 ans, au moment de choisir une nouvelle voiture il y a 2 ans, je ne me voyais pas prendre une autre voiture thermique. J’ai donc choisi une petite électrique, et ça correspond à mon besoin. Transporter des choses, aller voir les clients, déplacer la famille pour les courses ou les loisirs. L’autre voiture familiale est réservée au boulot de ma compagne, et pour les déplacements plus grands où l’efficacité énergétique est largement en faveur de ce diesel, dont on va devoir bientôt se passer, du fait que nos contrats de location professionnel ne sont que de 2 à 4 ans et que les catalogues de location ne proposent pour ainsi dire plus de diesel. Par contre, ces catalogues proposent des électriques de type SUV 2T, ce qui est absurde, nous sommes bien d’accord.

      Note que la voiture électrique ne sort pas tous les jours. La plupart du temps, pour aller au bureau, c’est à pied ou en vélo. J’ai cette chance d’avoir un boulot à proximité du domicile. La voiture est de plus garée dans un garage. Et elle est chargée au bureau, sur une des places de parking de la société, sur notre prise privée. A la maison, je n’ai pas encore décidé de faire installer la prise dans le garage souterrain, du fait qu’il n’y aurait que 3kW (vs 7kW au bureau), et du fait que dans la résidence, on est limité en disponibilité de phases, et que si un voisin achète une électrique, autant que ce soit lui qui utilise les disponibilités.

      Cette histoire de prise fait partie des sujets glissants, dans les habitats collectifs. Rien n’est prévu pour électrifier en masse, et les solutions ne sont pas simples à mettre en œuvre d’autant qu’elles imposent des décisions en assemblée générale des copropriétaires, et ce malgré le « droit à la prise », supposé débloquer toutes les situations. Dans les faits, ça enquiquine tout le monde, et ça fait passer des câbles électriques n’importe où, créant une certaine forme de chaos dans les armoires, et les fourreaux, à la façon de la fibre, mais avec des risques supérieurs, puisqu’on parle de 16 ou 32 ampères... Depuis 3 ans qu’on en parle dans la résidence, dans les faits, je suis le seul à avoir un véhicule électrique. Un second a un hybride branché dans son garage. Un 3ème a peut être lui aussi un hybride, mais il n’a pas encore fait le nécessaire pour ajouter sa prise, bien qu’il ait obtenu son droit à la prise en AG (pour son garage au sous-sol depuis son compteur au 4ème étage...). Et pour être complet, un 4ème a électrifié son garage, pour ses vélos. Sa moto thermique est dans le garage, avec les vélos. Et les deux voitures diesel du couple (dont un vieux SUV), sont garées sur les places visiteurs de la résidence. Allez savoir pourquoi, on n’est pas copains.

      Tout cela pour dire que l’engouement pour l’électrique n’est pas encore là, la majorité préfère le thermique.

      L’autre truc, c’est qu’on ne va quasiment plus en ville. On y va parfois à pied, 30 minutes aller, 45 retour, faut remonter la colline. Mais vraiment, on se déplace bien moins. Professionnellement aussi, les déplacements sont bien moindres. La visio, le téléphone, ça suffit, tout le monde y trouve son compte (dans mon cas en tout cas), et les gens qui veulent toujours voir tout le monde en face à face sont vraiment moins nombreux (dans mon milieu en tout cas).

    • Un avis bien différent ici, par deux doctorants : https://seenthis.net/messages/1019461

      C’est bien beau de parler du cycle de vie total, sauf que justement on dirait que ce n’est pas vraiment bien pris en compte comme il faut. En effet, on compare le cycle de vie total d’une voiture électrique neuve, avec celui d’une voiture thermique neuve. Ça a un sens pour une minorité des choix. Ce qu’il faut comparer c’est suivant l’âge de la machine !

      Or donc, qu’on interdise ou qu’on limite fortement la construction (et non pas l’utilisation !) de voitures thermiques, c’est une chose et c’est sûrement très bien. Mais par contre une vieille bagnole a déjà « amorti » depuis longtemps sa part de construction dans son cycle de vie, donc c’est incomparable tel quel. C’est ça qu’il faut comparer : la part « consommation seule + mise à la casse » d’une vieille bagnole d’occas avec la part « nouvelle construction + consommation + mise à la casse » d’une voiture électrique neuve !

      Quand on peut réutiliser des engins qui sont déjà en circulation depuis des années et des années (et continuer de les réparer, bricoler !) c’est donc à priori bien mieux.

      Qu’ensuite on passe à l’électrique quand on n’a plus de thermique sous la main, ça ok sûrement.

      Mais actuellement ce qui est fait c’est de sanctionner (et fortement, et méchamment) les gens qui roulent en thermique même quand c’est des vieilles bagnoles, pas juste quand on continue d’acheter une thermique neuve. Et du coup on pousse à mettre à la casse des engins qui roulent encore parfaitement, et on pousse à en fabriquer des millions de nouveaux… et des millions de nouveaux dont on sait, dont justement on nous dit pour les électriques que c’est leur fabrication qui est la plus grosse part dans leur pollution (et qui ne sera amorti que dans des plombes, cette pollution). Totalement incohérent donc (mais cohérent avec la relance de l’industrie auto).

  • Le lanceur d’alerte d’Orpea dénonce cette fois un #Ehpad_public à la dérive | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/190623/le-lanceur-d-alerte-d-orpea-denonce-cette-fois-un-ehpad-public-la-derive

    À force d’alertes sur des plaies et des chutes de résidents, l’agence régionale de santé d’Île-de-France a lancé une inspection de l’Ehpad de #Bagnolet. Laurent Garcia, lanceur d’alerte du scandale Orpea, y a travaillé avant de jeter l’éponge. Récit de la dégringolade d’un établissement modèle. [...]
    « Comment peut-on traiter nos parents de la sorte ? », s’est par exemple émue la présidente du conseil de la vie sociale, Christine Lienard, auprès de l’ARS, le 19 mai dernier, après avoir pris « connaissance de nouveaux éléments concernant l’Ehpad des Quatre-Saisons » : « Hormis le manque de respect et la maltraitance du personnel que nous connaissions déjà, les faits concernant les résidents m’ont horrifiée. »
    [...]
    « Tout à coup sont apparus des problèmes financiers, qui n’existaient pas auparavant. J’ai explosé un jour en réunion en remettant sur la table la question de la porte d’entrée cassée depuis des mois, et qu’on ne pouvait pas réparer, relate-t-il. Le président m’a convoqué le lendemain, et m’a hurlé dessus. Je lui ai dit : “Je démissionne.” Il ne m’a pas retenu, il était ravi. C’est le genre de personne qu’il ne faut jamais contrarier... »

    Les alertes qui lui remontent de l’Ehpad des Quatre-Saisons sont désespérantes pour le lanceur d’alerte : des économies sur la nourriture, l’hygiène, et surtout une dégradation de la qualité des soins aux résident·es. D’inquiétantes photos circulent entre personnels, anciens personnels et familles de résidents, de plaies des membres inférieurs. Elles sont fréquentes chez des personnes âgées trop affaiblies, qui n’ont plus de mobilité, et elles peuvent évoluer d’une manière dramatique, très rapidement.

    https://jpst.it/3gv1D

    #maltraitance

  • « Fluidifier le trafic » en construisant des routes : obsession du XXe siècle, fausse route du XXIe siècle - Le Temps
    https://www.letemps.ch/opinions/debats/fluidifier-trafic-construisant-routes-obsession-xxe-siecle-fausse-route-xxie

    A quelques jours d’intervalle, deux annonces ont fait couler beaucoup d’encre dans les médias suisses. Le Conseil fédéral a dit souhaiter l’élargissement de l’autoroute A1 à 6 voies, entre Genève et Lausanne et entre Berne et Zurich. Cette annonce s’ajoute à une autre très bonne nouvelle pour le trafic carboné : la suppression, par les CFF, de la ligne directe Genève-Neuchâtel, accompagnée de mesures dégradant la qualité de l’offre ferroviaire en Suisse romande. Tout cela alors que, pour réussir à atteindre le zéro carbone en 2050, nous sommes censés passer de 4,7 millions de voitures individuelles aujourd’hui à 3,6 millions en 2050.

    • En tant qu’historienne, je considère ces deux mesures comme tout à fait anachroniques.

      Car ce n’est plus l’apanage des écologistes que de tenter de réduire la dépendance automobile : il s’agit d’une tendance générale et essentielle face à l’enjeu du réchauffement climatique. Des villes, des Etats même, essaient de se défaire sinon de la « bagnole », du moins d’habitudes obsolètes du XXe siècle telles que le financement massif des autoroutes par les pouvoirs publics. Ce n’est pas chose aisée ! Comme l’analyse le chroniqueur québécois Stéphane Laporte au sujet de l’abandon du projet de tunnel entre Lévis et Québec (décidé par une ministre de centre droit) : « L’automobile est la cigarette de la prochaine décennie. On roule partout comme on fumait partout. Ça achève. Dans les villes, il y aura des sections autos, comme il y avait des sections fumeurs. Qui rétréciront jusqu’à disparaître. Pour le bien de tous. Il faut en faire notre deuil. [...] Ce ne sera pas facile, je sais. Notre char est beaucoup plus que notre char [...] Le char ne sera plus l’objet de nos désirs. Au contraire. Il sera l’objet de notre raison. »

      Certaines nations comme le Pays de Galles et les Pays-Bas ont récemment décidé le gel de tout (nouveau) projet de construction de route dédiée au transport motorisé pour soutenir le transfert modal et réduire les émissions de carbone. L’idée est simple et doit évidemment être accompagnée de mesures fortes en faveur des transports publics. Elle fait écho à un phénomène connu depuis les années 1960 : l’évaporation du trafic. Quand un axe est bloqué, parce qu’en travaux par exemple, les analystes de la mobilité constatent qu’un pourcentage important des déplacements réalisés en voiture « disparaît ». Une partie des pendulaires et des autres usagers de ces axes trouvent d’autres solutions (à la condition qu’elles existent !) : c’est le fameux report modal, si difficile à réaliser en temps normal. Certes, une partie des autos ont parfois sans doute pris une autre route, mais d’autres ont été tout bonnement laissées au garage. Récemment, la sociologue Pauline Hosotte mettait en évidence le grand potentiel de l’application de ce concept dans les politiques de mobilité et en faveur du transport modal. Ne pas planifier de nouvelles routes entre dans ce calcul pour autant, nous le répétons, que l’offre de transports en commun soit solide.

      Dans une démarche anachronique, en France et en Suisse, les pouvoirs publics soutiennent massivement des projets de construction d’autoroutes à rebours des objectifs climat. A69 Castres-Toulouse, A133-134 en Normandie, troisième voie sur l’A1 en Suisse : autant de projets d’un autre temps orientés vers la « solution » voiture. En France, plusieurs dizaines de groupes se battent contre des projets de routes inutiles et bien souvent « écocidaires ». « Inutiles » ? Oui, car ce n’est vraiment pas un scoop et on le sait depuis désormais depuis quelque cinquante ans : construire des routes ne « fluidifie » pas le trafic. Toutes les études le montrent : la disponibilité de nouvelles routes amène toujours plus de voitures qui surchargent à leur tour ces nouvelles voies. Un seul exemple parmi des milliers : l’autoroute de contournement de Genève devait décongestionner le pont du Mont-Blanc où passaient 60 000 voitures par jour en 1982. Aujourd’hui, on avoisine toujours les 60 000 passages par jour sur ce même pont.

      La Suisse, qui a déjà l’un des réseaux de routes et d’autoroutes les plus denses du monde, a annoncé le lancement d’extensions sur le réseau des routes nationales pour un montant avoisinant les 11,6 milliards de francs (!) d’ici à 2030. Dans un message qui s’apparente plus à un texte de 1963 que de 2023, le Conseil fédéral annonce qu’il entend ainsi « fluidifier le trafic » et dit souhaiter ainsi « accroître davantage la disponibilité et la sécurité des routes nationales ». Nous sommes en 2023, la maison brûle à cause du CO2. Sans même parler de toutes les autres nuisances liées à l’utilisation massive du transport motorisé individuel (qu’il soit à essence, hybride ou électrique) telles qu’embouteillages, consommation démesurée d’espace dans les villes, bruit, pollution atmosphérique, risques constants pour les piétons, etc., il est temps de se débarrasser des héritages néfastes du XXe siècle dont fait partie le financement massif des routes. Que la route semble longue.

      HISTORIENNE, SPÉCIALISTE DE L’HISTOIRE DE LA VOITURE, UNIDISTANCE SUISSE

    • L’automobile est la cigarette de la prochaine décennie. On roule partout comme on fumait partout. Ça achève. Dans les villes, il y aura des sections autos, comme il y avait des sections fumeurs. Qui rétréciront jusqu’à disparaître. Pour le bien de tous. Il faut en faire notre deuil.

    • On le sait depuis désormais quelque cinquante ans : construire des routes ne « fluidifie » pas le trafic. Toutes les études le montrent : la disponibilité de nouvelles routes amène toujours plus de voitures qui surchargent à leur tour ces nouvelles voies.

      Du coup, construire des routes, ça fluidifie le trafic d’argent vers les poches des vendeurs de voitures, de pétrole/gaz/électricité, d’accès aux autoroutes. Eux vont pas faire leur deuil de si tôt :-)

    • et donc, bien entendu, PAF, la même ou presque, tribune sur Libé :

      https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/mettons-les-projets-routiers-en-deroute-20230523_TXJVIDESXJD4NMQ7ESWQBIWL

      Pour respecter ses engagements climatiques et garantir à tous des transports à faibles coûts, l’Etat français doit abandonner tout projet autoroutier et investir dans des mobilités vertes, alerte un collectif d’associations écologistes soutenu par des personnalités politiques et des chercheurs.

      ça prétend qu’il y a une pétition, avec 10 000 signatures, mais ça dit pas où.

  • Contre les SUV en ville, la contestation enfle - mcInform ctions
    https://mcinformactions.net/Contre-les-SUV-en-ville-la-contestation-enfle

    Elle n’attire pas le regard, cette petite troupe joviale qui arpente, à la nuit glaciale tombée, les rues du 9e arrondissement parisien. On la dirait sortie d’un dîner de copines. Tout en sang-froid et en dextérité, les quatre jeunes femmes dégonflent pourtant, sur leur passage, les pneus des SUV stationnés. En deux heures, près d’une trentaine de gros véhicules « désarmés », selon la rhétorique de ces vingtenaires, qui opèrent dans la capitale au moins deux fois par semaine. (...)

    Un prospectus est glissé sous les essuie-glaces, pour éviter l’accident. « Nous avons dégonflé un pneu de ce véhicule qui représente une atteinte à l’environnement. Nous regrettons de devoir en arriver à des actions touchant les particuliers. Mais pour tenter de protéger notre avenir et celui de nos enfants, nous n’avons plus d’autre choix que la résistance civile. » (...) Framboise, Mélisse, Malau, Léa – autant de pseudonymes –, qui partagent un haut niveau d’études (deux doctorantes en biologie, une agrégée de physique-chimie, une experte en finances) et une vaine pratique des pétitions, manifestations, actions associatives variées.
    Sabotage temporaire

    Article du Monde #paywall
    https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2023/02/25/contre-les-suv-en-ville-la-contestation-enfle_6163261_4497916.html

    • Comme le suggère une phrase « ça va de pair avec l’augmentation des mobilités douces ». Là le pourcentage donné c’est une proportion par rapport au nombre de morts précédent cette période. Mais quel est le pourcentage de morts par rapport au nombre de cyclistes ? (il me semblait qu’il y avait eu une grosse augmentation du nombre de cyclistes pendant tout le covid, confinements etc, notamment en ville, non ?)
      Évidemment 0 ça serait mieux…

    • En dehors des données statistiques, il serait intéressant de connaître les circonstances de tels drames et de mettre en lumière ce qui pose problème dans les comportements respectifs des usagers de la #voie_publique mais aussi ce qui induit de tels comportement. Je pense aux conditions matérielles de la route : état du revêtement, visibilité, éclairage, etc.
      Peut-être aussi revoir la formation et insister sur la responsabilisation des conducteurs de véhicules motorisés. Dans la nuit du 28 au 29 janvier, deux accident mortels en Mayenne dans un secteur restreint (N 162 entre Château-Gontier et Laval).

      https://actu.fr/pays-de-la-loire/fromentieres_53101/en-mayenne-deux-accidents-mortels-ont-lieu-en-une-seule-nuit_56961156.html

      Pas de cyclistes parmi les victimes (heureusement) mais dans ce département, on s’aperçoit assez vite que l’attitude des jeunes conducteurs est problématique dans le rapport qu’ils entretiennent avec la #bagnole

    • Je sais pas si c’est lié mais depuis le covid je trouve les automobilistes beaucoup plus agressifs.
      Florilège pendant cette période :
      1 SUV qui s’amusait à me bloquer la route en klaxonant gaiement pour me narguer ;
      1 mome dans sa 206 qui faisait des coups de volants en mode je vais te renverser (bon ok lui on peut mettre ça sur le coup de la connerie de jeunesse) ;
      et ce matin...un mec qui reste avance délibérément sur la piste cyclable (en sens inverse) et qui donne un coup de volant au dernier moment pour m’éviter (hilare...)
      Avant le covid...j’ai quasi jamais eu de pbs

  • Daniel Moser : « 🚗 The Vicious Cycle of Autom… » - Framapiaf
    https://framapiaf.org/@dmoser@mastodon.social/109748469612404899

    The Vicious Cycle of Automobile Dependency 👇👇

    Unsustainable planning practices reinforce a cycle of increased automobile use, more automobile-oriented community redevelopment, and reduced mobility options.

  • L’idéologie sociale de la #bagnole - La Rotative - Archives
    https://larotative.info/l-ideologie-sociale-de-la-bagnole-3011.html

    Un texte d’André Gorz datant de 1973, qui invite à « ne jamais poser le problème du transport isolément, toujours le lier au problème de la ville, de la division sociale du travail et de la compartimentation que celle-ci a introduite entre les diverses dimensions de l’existence ».

  • « Madame la première ministre, donnez à la ville de Bagnolet les moyens de sauver l’Ilot Pêche d’Or-Bergerie ! »

    Dans une tribune (...), un collectif de mères habitant Bagnolet (Seine-Saint-Denis) exhorte Elisabeth Borne à sauvegarder la bergerie des Malassis, « endroit magique de rencontre avec la nature et le vivant », fréquenté en particulier par des femmes et des enfants. Le lieu est menacé par un projet de complexe scolaire géant.

    Madame la première ministre,

    Les travaux qui menacent l’îlot Pêche d’Or-Bergerie dans le quartier populaire des Malassis à Bagnolet (Seine-Saint-Denis) sont imminents. Sans une intervention rapide de votre part, il sera trop tard dans quelques jours pour sauver ce lieu si important pour le quartier et en particulier pour nous, femmes et mères de ce quartier.
    A une époque où garantir une place juste et sûre aux femmes dans l’espace public émerge enfin comme un enjeu majeur, il serait aberrant de détruire un lieu public fréquenté majoritairement par des femmes de tous les âges, des mères de famille, des assistantes maternelles. Un lieu qu’elles plébiscitent.

    En effet, en tant que femmes et mères, nous trouvons à la bergerie des Malassis un havre de paix et de sécurité ouvert à toutes et tous. Depuis onze ans que des rencontres, des concerts, des festivités diverses amènent de la joie et de la convivialité dans notre quartier, nous n’avons jamais eu à déplorer de comportements déplacés, sexistes ou d’agressions sexuelles – pourtant si fréquents dans la plupart des rassemblements festifs. Pour des raisons qu’il serait bon de laisser aux sociologues le temps d’éclaircir, ce lieu est « safe ».

    Recoins, cabanes, chèvres et poules

    Pour nos enfants, qui grandissent à nos corps défendants dans le béton et le tout-numérique, c’est un endroit magique de rencontre avec la nature et le vivant. Le sol de fleurs et d’herbes hautes est le plus beau tapis d’éveil pour les bébés. Ici, celles qui allaitent le font sans gêne ni crainte : le lieu offre à chacune la possibilité de s’installer comme elle le souhaite, sans l’injonction à se cacher qui règne dans la majorité des espaces publics de notre pays.
    Nous y avons réappris le geste simple de cueillir avec parcimonie les framboises et les baies de cynorhodon pour nos enfants. Ces derniers y jouent ensemble avec délectation, trouvant dans les recoins et les cabanes du lieu des aires de jeux poétiques et mixtes. L’espace est fait de telle sorte qu’il est nécessairement partagé et ne peut être confisqué par une partie de ballon – qui ailleurs relègue bien souvent les filles aux marges des aires de jeux.

    Les chèvres et les poules les émerveillent inlassablement. Ici, les écrans n’existent pas : on n’y pense même pas. Dans la lutte menée depuis onze ans sous l’égide de l’association Sors de terre pour défendre ce lieu et dans les soutiens actifs de la bergerie des Malassis, ce n’est donc pas un hasard si on compte une grande majorité de femmes. Aux côtés du berger, qui est la voix et le visage de la bergerie pour le grand public, ce sont des femmes qui permettent à ce lieu d’exister.

    Le sentiment d’attachement collectif

    A l’image des tissages que la talentueuse artiste Matrupix réalise avec la laine des moutons de la bergerie, nous tissons des liens entre nous et avec le vivant qui nous entoure. S’il faut les prononcer, les mots « sororité » et « écoféminisme » trouvent ici leur parfaite illustration : mais ce sont des réalités que nous avons vécues avant de savoir qu’elles avaient un nom.

    Si l’îlot Pêche d’Or est rasé comme le prévoit le projet architectural, nous aurons face à nous un complexe scolaire géant et impersonnel, de béton et de verre. Nous aurons un jardin public ordinaire, où tout ce qui nous protégeait aura disparu : les arbres, les cabanes, la présence apaisante des animaux, le sentiment d’attachement collectif.

    Madame la première ministre, une association de citoyens et de citoyennes du quartier vous a récemment adressé un courrier, des citoyens et des citoyennes vont ont interpellée pour vous demander de donner les moyens à la ville de Bagnolet de sauver cet endroit. Nous appuyons cette demande de tout notre cœur.

    Les premières signataires de cette tribune sont : Nina Abou, psychologue, mère d’Elio, habitante du quartier ; Aïcha Bathily, étudiante, habitante du quartier ; Ginette Brulin, assistante administrative, habitante du quartier ; Mariama Camara, auxiliaire de vie, mère d’Aïcha, habitante du quartier ; Dienaba Djigo, cuisinière, habitante du quartier ; Nelly Fournet, épidémiologiste, mère de Diego, habitante du quartier ; Nathalie Gabaudan, habitante du quartier ; Nadia Hassani, étudiante, habitante du quartier ; Ndiaye Kebe, assistante bilingue juridique, mère de Tidjani, habitante du quartier ; Florence Robin, enseignante, mère de famille, habitante du quartier.

    Liste intégrale des signataires : https://sauvonslilotpechedorbergerie.fr/signataires-de-la-tribune-feministe-de-soutien-a-la-ber
    Collectif

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/07/11/madame-la-premiere-ministre-donnez-a-la-ville-de-bagnolet-les-moyens-de-sauv t

    edit

    Le quartier populaire des Malassis à Bagnolet (93) défend sa bergerie, 24 Juin 2021
    https://www.humanite.fr/videos/le-quartier-populaire-des-malassis-bagnolet-93-defend-sa-bergerie-712356

    Oui à la ferme-école de Bagnolet
    https://www.ouialafermeecoledebagnolet.fr/la-bergerie-des-malassis

    #Bagnolet #écoféminisme #enfance #écologie_urbaine #écologie_populaire