• Marseille (Dé)coloniale | Ancrages

    https://ancrages.org/agenda/marseille-decoloniale

    Depuis sa création, Ancrages s’est donnée pour mission de dévoiler les angles morts de l’histoire (dé)coloniale à Marseille et de valoriser la transmission des vagues de peuplement issues des migrations, en s’appuyant sur des partenaires de la recherche, des institutions patrimoniales et des demandes sociales des habitants. Aujourd’hui, nous somme heureux de rejoindre les partenaires de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage (FME) à l’occasion des vingt ans de la loi Taubira, qui reconnait l’esclavage et la traite comme crimes contre l’humanité. En résonance avec le « Mois des Mémoires », découvrez notre programme d‘événements « Marseille (Dé)coloniale » autour des expositions, balades et ateliers de médiation, qui montrent combien ces périodes participent encore de nos « imaginaires » et constituent des héritages multiples de la narration urbaine. Pour en savoir plus, cliquez ici.

    #études_décoloniales

  • #Ivry-sur-Seine : clash en Conseil municipal suite aux réactions à la #balade_décoloniale

    A Ivry-sur-Seine, la balade décoloniale organisée par un collectif d’associations fin janvier pour inviter à rebaptiser plusieurs noms de rue de la ville, a donné lieu à une tribune radicalement opposée de la part d’un élu. Le débat s’est invité de façon paroxystique au Conseil municipal de ce jeudi 11 février.

    Tout commence fin janvier par l’organisation d’une marche décoloniale dans la ville, par un collectif d’associations (Collectif Abyayala, Collectif Romain Rolland, collectif Ivryens contre la loi « séparatismes », Convergence Citoyenne Ivryenne (CCI), Front uni des Immigration et des Quartiers Populaire). “Les noms des rues ne sont pas choisis par hasard, ils revêtent une dimension hautement symbolique et mémorielle. Force est de constater qu’en France, les rues sont bien souvent à la gloire de l’empire colonial. Interpeler et questionner ces noms, n’est ni une lubie, ni une question secondaire, mais bien une nécessité, même un devoir. La ville d’Ivry-sur-Seine n’est malheureusement pas épargnée par ces choix de noms de rue. On ne bâtit pas d’avenir commun sans remettre en cause les crimes contre l’humanité qu’ont été l’esclavage et la colonisation”, motive le collectif.

    5 rues rebaptisées

    Le 23 janvier, 80 personnes (selon le collectif) se retrouvent donc pour rebaptiser 5 rues. La rue #Christophe_Colomb (navigateur du 15ème siècle considéré comme le découvreur de l’Amérique) est rebaptisée rue de la lutte pour l’indépendance des peuples colonisés, la rue Jules Ferry (homme d’Etat français connu notamment pour l’instauration de l’enseignement obligatoire, gratuit et laïc en 1881, partisan actif de l’expansion coloniale) en rue #René_Vautier (réalisateur et scénariste anticolonialiste, connu notamment pour son film Avoir vingt ans dans les Aurès), la rue #Paul_Bert (médecin et ministre de la 3ème République qui a porté l’instruction publique, laïque gratuite pour tous, soutien de la colonisation) en rue #Lalla_Fatma_N’Soumer (figure du mouvement de résistance à la colonisation de l’Algérie), la rue #François_Mitterrand (président de la République de 1981 à 1995) en rue #Aroua_Keïta (figure de l’indépendantisme, du syndicalisme et du féminisme au Mali) et la place du 8 mai 1945 en 8 Mai 1945 jour de fête : victoire contre le nazisme Jour de deuil : #massacres_coloniaux à #Setif, #Guelma et #Kherrata.

    Pétition et tribune pour rebaptiser les rues

    Pour donner suite à cette marche, le collectif Abyayala lance une pétition sur Change.org pour demander à la mairie de changer le nom de la rue Christophe Colomb. “Loin du mythe du valeureux « découvreur des Indes », Christophe Colomb fut la main armée des volontés d’expansion du Vieux Monde. Son arrivée de l’autre côté de l’océan Atlantique en 1492 est le début de la colonisation européenne sur le continent américain, pose le collectif. Contrairement aux croyances inculquées, le continent n’était ni vierge, ni inhabité et certainement pas à disposition. L’Amérique n’a pas été découverte mais envahie. Cette entreprise se déroula de façon violente, les indigènes furent massacré·es, violé·es, spolié·es de leurs terres et de leurs identités.” Voir la pétition qui a recueilli à ce jour une centaine de signatures : https://www.change.org/p/mairie-d-ivry-sur-seine-pourquoi-une-rue-christophe-colomb-%C3%A0-ivry-sur-s ?

    Les élus du groupe CCI (membre de la majorité municipale) appuient de leur côté la démarche dans l’espace de libre expression qui leur est dévolu dans le numéro de février du magazine municipal. “A peine 5% des rues rendent hommage à des femmes, l’héritage des luttes anticoloniales et contre l’esclavage ou encore l’histoire de l’immigration sont quasi absents”, déplorent Ratiba Meddas et Mehrez Mraidi dans leur tribune. “La rue du 17 octobre 1961 est attendue depuis plus de 10 ans, l’esclavage et la colonisation peinent parfois à être considérés comme ce qu’ils sont, des crimes contre l’humanité,… Pire, il reste dans notre espace urbain la trace de figures historiques associées à ces crimes”, poursuivent-ils, invitant la municipalité à “accompagner ce travail critique sur le passé et ses conséquences sur le présent” et “mettre davantage en valeur les figures émancipatrices issues de ces histoires.”

    “Une #honte faite à la République”

    Pour Sébastien Bouillaud (LR), conseiller municipal d’opposition, cette marche “est une honte faite à la République” et l’élu fustige l’initiative dans une tribune signée sur Ivry Off, un site qui se revendique comme un “blog alternatif” qui “assume son ton critique à l’égard des gestionnaires et élus de la cité.” Pour l’élu d’opposition, la marche “aurait dû être interdite et condamnée par le maire, qui par la même occasion aurait dû sanctionner les élus qui y ont participé.”

    L’élu durcit ensuite le ton vis-à-vis du groupe Convergence Citoyenne Ivryenne (CCI). “Les élus de ce collectif profitent d’ailleurs régulièrement de la tribune du conseil municipal pour déclamer des discours communautaires qui n’ont rien à faire en son sein. Au fur et à mesure que l’islamo-gauchisme prospère à Ivry, la République recule”, estime le conseiller d’opposition qui considère que “les commémorations publiques deviennent des lieux de division plus que de rassemblement” et “des lieux de diffusion de messages politiques où l’extrême gauche peut critiquer encore et toujours la République et le capitalisme”, “occasion de flatter telles ou telles communautés pour des raisons électoralistes.” Et l’élu de conclure son propos par “La question qui se pose aujourd’hui est bien évidemment dans quel état Ivry sera-t-elle dans 5 ans ? Mais surtout, à quel point la majorité en place sert-elle des causes obscures voire anti-républicaines ?”
    “La honte de la République, c’est l’histoire coloniale”

    C’est dans ce contexte que le débat s’est invité en Conseil municipal, la majorité faisant usage du droit de poser une question au maire prévu par le règlement intérieur, pour lui demander de réagir publiquement à cette tribune. C’est Bernard Prieur, adjoint à la citoyenneté, qui porte la question, fustigeant “des dénonciations calomnieuses” et “un discours de division”. Pour rappel, la question au maire, qui ne constitue pas une délibération soumise au vote, appelle une réponse du maire sans qu’elle soit suivie de débat. En réponse, le maire, Philippe Bouyssou (PCF) fait part de son étonnement sur la forme de la tribune. “Je ne l’avais jamais entendu tenir des propos aussi violents et réactionnaires à notre égard”, et dénonce une manœuvre de division. “La honte de la République, c’est l’histoire coloniale, ce-sont ses vols, ses pillages, ses expropriations, ses crimes, ses viols, ses massacres commis au nom de la quête du profit et d’une soi-disant race supérieure”, poursuit l’édile, citant des propos Jules Ferry justifiant la colonisation de “barbares” à “civiliser” avant de conclure en invitant à “l’apaisement”, et en demandant à Sébastien Bouillaud de retirer sa tribune.

    Alors que l’intéressé souhaite réagir, le maire lui donne la parole, indiquant que c’est à titre “exceptionnel”, par rapport aux modalités prévues pour les questions aux maire dans le règlement intérieur.

    “Si je me suis permis d’écrire cette tribune c’est car j’ai vu circuler des vidéos montrant des propos terribles sur la France qui m’ont choqué et heurté. Je veux bien qu’on lance un débat sur l’histoire de France mais pas de cette façon là”, répond donc Sébastien Bouillaud invitant à un débat apaisé.
    Quand le débat sur la marche décoloniale est déporté sur le terrorisme islamiste

    Philippe Hardouin, conseiller d’opposition du groupe LREM demande alors aussi la parole et embraye sans transition sur la question du terrorisme islamiste, faisant implicitement un lien direct entre les deux sujets. “Pour nous l”ennemi, c’est le fanatisme religieux”, résume-t-il en poursuivant sur le séparatisme et la nécessité d’un débat sur la laïcité jusqu’à ce que le maire lui demande d’arrêter de parler, lui indiquant que sa réaction est “complètement hors sujet”. Philippe Hardouin, lui, souhaite poursuivre mais le micro lui est coupé. “Je vous félicite d’avoir coupé le micro, c’est un signe de faiblesse”, réagit-il. “Il n’y a autour de moi ni communautariste, ni islamiste, ni islamogauchiste. Il n’y a ici que des Ivryennes et des Ivryens et j’aimerais que chacun se respecte”, conclut le maire.

    Alors que le point suivant de l’ordre du jour est à l’initiative de Sabrina Sebaihi, adjointe écologiste, celle-ci demande une suspension de séance. “Je suis très gênée par le débat de ce soir”, motive l’élue, visiblement émue.

    “Nous n’avons plus rien à faire dans ce Conseil ce soir”, reprendra Philippe Hardouin au moment de la reprise de séance, quittant la salle avec les élus du groupe LREM et du groupe de Sébastien Bouillaud.

    La séance s’est ensuite prolongée jusqu’à 2 heures du matin, le temps d’épuiser l’ordre du jour.

    https://94.citoyens.com/2021/ivry-sur-seine-clash-en-conseil-municipal-suite-aux-reactions-a-la-bala

    #toponymie #colonisation #colonialisme #toponymie_politique #France #noms_de_rue

    ping @cede

    • Pour faire suite à cet article :

      Une tribune du maire de Ivry dans Regards :
      Philippe Bouyssou, Maire PCF d’Ivry-sur-Seine, invité de la Midinale de Regards, mercredi 24 mars 2021.

      Il faut enseigner la culture de la paix et de la tolérance

      Sur la marche décoloniale à Ivry-sur-Seine
      « Cette marche décoloniale est une initiative libre, démocratique et citoyenne donc je ne me sens pas en tant que maire d’une commune la volonté de contrôler ou d’interdire quoi que ce soit sur le territoire de ma commune. »
      « Les habitants d’Ivry-sur-Seine sont issus de l’immigration majoritairement d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne - avec beaucoup de maliens - et ça a accéléré la tension autour de ces questions. »
      « Aux dernières municipales, on a ouvert nos listes à un tiers de citoyens en demandant aux gens de nous dire qui ils aimeraient voir siéger au conseil municipal : les jeunes, de manière vraiment massive et impressionnante, se sont saisis de cette opportunité et ils ont proposé à des copains, des responsables d’associations ou des jeunes de leurs cités. »
      « On a le conseil municipal qui compte en proportion le plus de binationaux et c’est révélateur de notre société qui est multiculturelle. »
      « On est une ville populaire, métissée et solidaire. »

      Sur la question raciale et la question sociale
      « Il faut arrêter de se diviser entre les blancs et les moins blancs, les blancs et les pas blancs, je m’en fiche complètement : on est tous ensemble dans la même société. Et comme je suis communiste, j’ai tendance à penser que la lutte des classes a encore du sens. »
      « La loi séparatisme est une absurdité totale. »
      « Si danger il y a, c’est qu’on est en face de deux projets de société : il y a un projet de société que j’essaie de porter, celui d’une société du tout ensemble dans une société métissée, qui s’enrichit des différences des uns et des autres. Et puis il y a une vision de la société réactionnaire et restrictive. »
      « Il y a un problème sur la vision qu’on peut avoir les uns et les autres de la laïcité avec une instrumentalisation de la laïcité. »

      Sur les conséquences du débat public et les tensions que ça peut générer
      « Il n’y a pas de tensions interculturelles dans la ville d’Ivry. Je prends un exemple : on a la chance d’avoir une synagogue dans le centre-ville d’Ivry (…). Je note aucune agression antisémite ces dernières années. »
      « Tous les ans à Ivry-sur-Seine, pendant une semaine, on fait la semaine de la mémoire du génocide des juifs et des tsiganes, de la lutte contre toutes les discriminations et de la prévention des crimes contre l’humanité. On le fait en partenariat avec les enseignants et l’Education nationale (…). Ça fait 17 ans qu’on organise cet événement et j’ai l’impression que cet enseignement de la culture de la paix et de la tolérance, d’un rapport riche à l’autre, laisse des traces positives. »
      « Je note aucun conflit dans l’espace public. Il y a des conflits de bandes par moments entre cités et quartiers mais ça n’a rien d’inter-ethnique. »

      Sur les réunions non-mixtes
      « Je ne suis pas du tout d’accord [avec le fait que le PCF parle d’enfermement identitaire de l’UNEF]. »
      « Je n’ai pas d’opinion sur le fait que ceux qui se sentent victimes de discrimination et qui ont des choses en commun ressentent le besoin de se voir entre eux pour en causer. »
      « Je suis homosexuel et il a pu m’arriver, dans d’aller dans des assos gays : selon la manière dont on vit les discriminations, on peut à mon moment avoir envie de se retrouver entre personnes qui vivent les mêmes discriminations pour en causer. »
      « Je suis pour l’intersectionnalité des luttes, pour que toutes les luttes contre les discriminations et qui visent à la libération se rejoignent. »
      « J’aimerais bien entendre tous les gens qui accusent l’UNEF d’avoir organisé des réunions entre racisés ou entre filles, se prononcer sur les loges maçonniques non-mixtes… »

      Sur le PCF et les luttes antiracistes
      « Un parti qui a 100 ans a forcément une histoire longue. »
      « On n’a pas changé d’appellation à chaque fois que les mentalités ont évolué : on est resté le PCF. »
      « Dans l’histoire du PCF, il y a des zones d’ombre et il faut les assumer. A la fin des années 70, début 1980, on a fait de grosses conneries et on a pris un retard considérable et on n’a pas vu ce qui était en train de bouger dans la société et ça nous a mis hors-jeu de plein de choses. Le dire, c’est l’assumer et l’analyser. »
      « A Ivry, il y a eu des quotas sur les colonies de vacances parce qu’il fallait qu’il n’y ait pas trop d’enfants d’immigrés et parce que l’on considérait que c’était aux villes communistes d’accueillir toutes les populations migrantes. »
      « Le Parti communiste a beaucoup progressé sur ces questions [antiracistes]. »
      « J’ai été très déçu que la moitié du groupe communiste [à l’Assemblée nationale] se contente de s’abstenir sur le projet de loi séparatisme. Et je remercie les députés communistes qui ont voté contre : j’ai été soulagé de voir qu’il y avait des camarades communistes dans le groupe parlementaire. Je ne m’explique pas comment les autres ont pu s’abstenir… Celle d’André Chassaigne par exemple ne m’a pas convaincu du tout ! Je suis en complet désaccord… Comme quoi, même chez les communistes, il y a de la diversité, c’est normal. »

      Sur la situation liée au Covid
      « On est dans une phase d’anxiété, de ras-le-bol et de déprime. »
      « Ce qui est le plus insupportable, c’est l’attente avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête, de chaque prise de parole du Premier ministre. »
      « Ils vont faire de grands vaccinodromes mais ça ne va pas faire la maille : ça ne va remplir qu’une toute petite partie des besoins de couverture de l’immunité collective. »
      « Il faut réquisitionner des entreprises et fabriquer des lignes de vaccins. »
      « Il faut déclencher un plan d’urgence pour les hôpitaux parce que, malheureusement, des pandémies, il y en aura d’autres. »
      « Je veux que l’on réouvre les cinémas, les théâtres et les musées parce que c’est vital pour les gens. »

      L’entretien est disponible sur youtube : https://www.youtube.com/watch?v=HzxJ0lZUG_0

  • [muc] | münchen postkolonial
    http://muc.postkolonial.net

    Audiorundgang durch das post/koloniale München
    Posted on November 30, 2020 by muc

    Wir haben einen Audiorundgang durch das post/koloniale München aufgenommen. Eva Bahl und Katharina Ruhland sprechen über dekoloniale Aktionen, Spuren der deutschen Kolonialgeschichte im Stadtraum und über Verletzungen, die diese z. B. in Kamerun und Namibia hinterlassen hat.

    #balade_décoloniale #colonialisme #München #Cameroun #Namibie
    Er sollte in einer Podcastreihe der Bayerischen Akademie der Wissenschaften zu Erinnerungskultur erscheinen. Die inhaltlichen Überarbeitungswünsche der BAdW gingen uns aber zu weit. Deshalb veröffentlichen wir ihn hier selbst.

  • Colonial Histories | Open House London 2020
    https://openhouselondon.open-city.org.uk/collections/30

    All buildings tell stories. Stories about the values and aspirations of the societies which created them are etched into the facades of our streets. Yet some stories are harder to read than others. Hidden beneath the surface of many buildings in London are incredible and sometimes bitter stories of Britain’s colonial history. For Open House 2020, we’re embarking on a long term project to tease out and reveal the hidden colonial histories of the architecture we celebrate in the festival.

    #Londres #London #balade_décoloniale #colonialisme #esclavagisme

  • Afrika in Basel - an urban safari

    A tour of the city Basel developed in 2007 and updated in 2018 after some criticism, notably around the term “safari”

    A presentation can be found here (pdf): https://africanhistory.ch/Dokumente/Pressemappe_2008_05_05.pdf

    africanhistory.ch - Stadtsafari - Afrika in Basel
    https://www.africanhistory.ch/citytour.htm

    Stadtsafari - Afrika in Basel

    Dieser Stadtrundgang wurde 2008 vom Zentrum für Afrikastudien Basel (ZASB) in Zusammenarbeit mit dem Verein Frauenstadtrundgang Basel in einer zweisemestrigen Lehrveranstaltung ausgearbeiteit und ist seither mehrfach überarbeitet worden.

    Ob Völkerschauen, Jazz oder Afroshops: Die Stadt Basel besitzt eine lange Tradition von vielfältigen und spannenden Beziehungen mit dem afrikanischen Kontinent. Diese jahrhundertealten Verflechtungen wirtschaftlicher, politischer, kultureller und wissenschaftlicher Art haben die Entwicklung Basels beeinflusst und Spuren hinterlassen, denen wir auf dem Rundgang folgen werden. Zeitgenössische Briefe, Fotografien oder Plakate illustrieren dabei vielfältige Aspekte eines „afrikanischen“ Basels.

    Die Stadtsafari wird von Studentinnen und Studenten der Universität Basel geführt und kann auf Wunsch in englischer Sprache gebucht werden.

    #Balade_décoloniale #Basel #Bâle #racisme #colonialisme

  • Balade décoloniale Berne

    Carte interactive

    Koloniale Spuren aufdecken

    Die Schweiz war nie eine Kolonial- oder Seefahrtsnation und dennoch in der Kolonialzeit tief in ein Netz internationaler, kommerzieller, intellektueller und politischer Beziehungen eingebunden. Wie andere europäische Städte verbirgt auch Bern Spuren dieser Geschichte – einige davon macht diese Webseite der Stiftung Cooperaxion sichtbar.

    Cooperaxion – Bern Kolonial
    https://bern-kolonial.ch

    #balade_décoloniale #Berne #Cooperaxion #racisme #droit_à_la_ville

  • The little-known role Sweden played in the colonial slave trade - The Local

    https://www.thelocal.se/20200615/how-can-sweden-better-face-up-to-its-colonial-past

    Faaid Ali-Nuur works at adult education association ABF as a national coordinator and previously helped to set up a Stockholm walking tour with the National Afro-Swedish Association, based around Sweden’s role in the transatlantic slave trade.

    The idea was to better educate Swedes on a grim chapter in their country’s history by showing them the places and objects linked to the slave trade, as part of a wider project called Afrophobia then and now.

    Skeppsbrokajen, a quay in Gamla Stan, is where Sweden’s first slave trade expedition landed on its return from the Caribbean, with four black children onboard who were brought to Sweden and likely ended up as slaves for wealthy Stockholmers. Not far away is the Slussen area, where iron from Swedish mines was sent to slave-trading countries including the UK.

    “This was to be used as chains, shackles and many more things during the slave trade. These are central locations and people go past them every day without thinking about the meaning they had for the Swedish economy, and that black people were the victims,” he says.

    #colonial #décolonial #esclavage #balade_décoloniale

  • Nouvelle balade décoloniale à Paris

    Le 19 octobre marquera le lancement d’une balade décoloniale dans les rues parisiennes, qui se penchera sur l’héritage colonial de la France.

    De l’avenue Bugeaud, en référence au gouverneur général en Algérie française, en passant par la rue Bonaparte, qui remis en vigueur le Code Noir -un recueil d’une soixantaine d’articles qui régissait la vie des esclaves noirs dans les colonies françaises-, les traces de la colonisation semblent toujours intactes à Paris.

    En réaction, des jeunes, entre 18 et 28 ans, de différentes organisations militantes telles que le Front Uni des Immigrations et Des Quartiers Populaires (FUIQP) ou encore Contrevent, une association d’éducation populaire basée à Grenoble, ont décidé d’organiser une balade décoloniale dans la capitale.

    Une balade qui raconte l’Histoire invisibilisée

    La balade décoloniale consiste à se rendre dans des lieux et des rues nommés d’après des militaires, politiciens, artistes qui ont contribué à la colonisation française. Il s’agit pour les bénévoles des organisations militantes de coller en dessous du nom de la rue celui d’une contre-figure ou d’un événement emblématique, qui symbolise la décolonisation et/ou la lutte contre le racisme.

    Qu’est-ce qu’une balade décoloniale ? - Les Inrocks
    https://www.lesinrocks.com/2019/10/03/actualite/societe/quest-ce-quune-balade-decoloniale

  • #Balade_décoloniale n°3, « #militaires colonisateurs... et résistances »

    À Grenoble, comme dans de nombreuses villes de France, leurs noms ornent les plaques des rues et sont mis à l’honneur sur les monuments.
    Qui ? Où ? Cette 3ème Balade Décoloniale s’attachera à débusquer les militaires colonisateurs qui se cachent derrière les noms de rues…

    Afin de continuer à dresser une contre-histoire des noms des rues, nous proposerons des alternatives : celles de figures de résistant. e. s à l’ordre colonial, ici et dans les pays colonisés.

    La balade aura lieu en musique, avec la participation de Sonobécane, et un goûter sera offert à la fin.


    http://asso-contrevent.org/events/balade-decoloniale-n3
    #résistance #toponymie #Grenoble

    Balade organisée par l’association #Contrevent :
    http://asso-contrevent.org

    Contrevent à déjà organisé des balades décoloniales :

    L’ensemble des noms de rues, places et avenues d’une ville comme Grenoble forme un système : le système ouvert qui dresse un tableau à la gloire d’une certaine histoire de la ville, de sa région et de la France. Ce « Panthéon urbain » construit discursivement et symboliquement un imaginaire urbain qui conforte un certain regard sur l’histoire, regard articulé à des notions comme « la grandeur de la France », « les grands hommes », « les grandes victoires de nos armées ». Toutes ces notions sont liées à des formes occultées de domination comme les guerres de conquête et le colonialisme, l’histoire du capitalisme et de l’hégémonie de la bourgeoisie, l’appropriation « scientifique » des savoir-faire populaires et des ressources naturelles.

    Afin de faire entendre une contre-histoire, l’histoire oubliée dans le récit historique des élites et divergente des formes académiques, nous avons organisé en partenariat avec Survie Isère, le FUIQP Grenoble, le CTNE « La balade Décoloniale ». Nous avons énoncé des non- dits de l’histoire, dénoncé des crimes et émis des contre-propositions pour remplacer le nom de certaines rues (ou apposer des plaques) : personnages ou événements décoloniaux, femmes, combattant-e-s pour l’égalité, non-blancs, petites gen-te-s…

    http://asso-contrevent.org/balade-decoloniale

  • L’#invasion_noire de #Capitaine_Danrit

    Il y a 120 ans, #Émile_Driant, un officier français auteur de fictions militaires sous le pseudonyme de #Capitaine_Danrit, avait, au moment où les puissances européennes imposaient à la planète entière un leadership incontesté, imaginé que l’Occident croulerait un jour sous les assauts militaires d’une guerre raciale et religieuse menée par les masses musulmanes africaines et proches-orientales.


    http://comptoirdesediteurs.com/romans/36-l-invasion-noire-9782370040039.html
    #mythe #préjugés #invasion #livre #histoire #Afrique #islamophobie #racisme

    –-> un livre qui aurait inspirée les théories de #Huntington sur le #choc_des_civilisations

    –-> J’ai découvert ce sordide personnage lors de la 3ème #balade_décoloniale (photos suivent) qui a été organisée hier, le 13.10.2018 à Grenoble.
    A cette occasion, la rue dédiée à #Driant a été débaptisée en rue #Paulette_Nardal :


    https://fr.wikipedia.org/wiki/Paulette_Nardal
    #toponymie

    ping @reka

  • #Guide du #Paris_colonial et des #banlieues

    #Rues, boulevards, avenues et #places, sans oublier collèges, #lycées, #statues et #monuments parisiens, sont autant de témoins de l’histoire et de la légende du colonialisme français.
    Alors qu’aux États-Unis, poussées par les manifestant-es, les statues des généraux esclavagistes s’apprêtent à quitter les rues pour gagner les musées, ce guide invite à une flânerie bien particulière sur le bitume parisien.
    Sur les quelque 5 000 artères et places parisiennes, elles sont plus de 200 à « parler colonial ». Qui se cachent derrière ces noms, pour la plupart inconnus de nos contemporains ? C’est ce que révèle ce #livre, attentif au fait que ces rues ont été baptisées ainsi pour faire la leçon au peuple de Paris et lui inculquer une certaine mémoire historique.
    On n’y retrouve pas uniquement les officiers ayant fait leurs classes « aux colonies ». Il y a aussi des « explorateurs » – souvent officiers de marine en « mission » –, des bâtisseurs, des ministres et des députés. On croise également des littérateurs, des savants, des industriels, des banquiers, des « aventuriers ».
    Laissons-nous guider, par exemple, dans le 12e arrondissement. Le regard se porte inévitablement sur le bâtiment de la Cité de l’histoire de l’immigration, l’ancien Musée des colonies construit en 1931 pour l’Exposition coloniale qui fut l’occasion d’honorer les agents du colonialisme et d’humilier ses victimes.
    Les alentours portent la marque de l’Empire colonial : rues et voies ont reçu le nom de ces « héros coloniaux » qui ont conquis à la pointe de l’épée des territoires immenses.
    Les alentours de l’École militaire sont également un lieu de mémoire très particulier, très « imprégné » de la culture coloniale.
    Dans le 16e, nous avons une avenue Bugeaud : Maréchal de France, gouverneur de l’Algérie, il pratique la terre brûlée et les « enfumades ». Il recommande d’incendier les villages, de détruire les récoltes et les troupeaux, « d’empêcher les Arabes de semer, de récolter, de pâturer ». Il faut, ordonne-t-il, « allez tous les ans leur brûler leurs récoltes », ou les « exterminer jusqu’au dernier ». S’ils se réfugient dans leurs cavernes, « fumez-les à outrance comme des renards ».
    Un peu partout, dispersées dans la capitale, on traverse des rues et des avenues dont les noms qui, tout en ayant l’apparence de la neutralité d’un guide touristique, sont autant de points de la cartographie coloniale : rues de Constantine, de Kabylie, de Tahiti, du Tonkin, du Dahomey, de Pondichéry, de la Guadeloupe… Toutes célèbrent des conquêtes et des rapines coloniales que rappellent la nomenclature des rues de Paris.
    Classés par arrondissement, les notices fournissent des éléments biographiques sur les personnages concernés, particulièrement sur leurs états de service dans les colonies. Des itinéraires de promenade sont proposés qui nous emmènent au travers des plaques bleues de nos rues en Guadeloupe et en Haïti, en Afrique, au Sahara, au Maroc, en Tunisie, en Algérie, en Nouvelle-Calédonie, en Indochine, à Tahiti, etc.

    Un livre qui se veut un outil pour un mouvement de décolonisation des cartographies des villes et qui propose un voyage (presque) immobile dans la mémoire coloniale de Paris.


    https://www.syllepse.net/lng_FR_srub_25_iprod_719-guide-du-paris-colonial-et-des-banlieues.html
    #colonialisme #toponymie

    cc @isskein

    • #Balade_décoloniale

      L’ensemble des noms de rues, places et avenues d’une ville comme Grenoble forme un système : le système ouvert qui dresse un tableau à la gloire d’une certaine histoire de la ville, de sa région et de la France. Ce « Panthéon urbain » construit discursivement et symboliquement un imaginaire urbain qui conforte un certain regard sur l’histoire, regard articulé à des notions comme « la grandeur de la France », « les grands hommes », « les grandes victoires de nos armées ». Toutes ces notions sont liées à des formes occultées de domination comme les guerres de conquête et le colonialisme, l’histoire du capitalisme et de l’hégémonie de la bourgeoisie, l’appropriation « scientifique » des savoir-faire populaires et des ressources naturelles.

      Afin de faire entendre une contre-histoire, l’histoire oubliée dans le récit historique des élites et divergente des formes académiques, nous avons organisé en partenariat avec Survie Isère, le FUIQP Grenoble, le CTNE « La balade Décoloniale ». Nous avons énoncé des non- dits de l’histoire, dénoncé des crimes et émis des contre-propositions pour remplacer le nom de certaines rues (ou apposer des plaques) : personnages ou événements décoloniaux, femmes, combattant-e-s pour l’égalité, non-blancs, petites gen-te-s…

      http://asso-contrevent.org/balade-decoloniale