• Bosnie-Herzégovine
    La caravane passe

    Jean Wien

    https://lavoiedujaguar.net/Bosnie-Herzegovine-La-caravane-passe

    Vous avez peut-être entendu parler du camp de Vučjak : des images de ce camp désolé et indigne ont réussi à s’immiscer dans quelques médias.

    Ce camp — distant d’à peine 500 kilomètres de Vienne — n’est malheureusement pas une exception : c’est le miroir de la désastreuse politique européenne et dans d’autres camps aussi terribles que Vučjak en Bosnie-Herzégovine, en Grèce, à Malte, l’hiver ne fait qu’empirer gravement une situation déjà catastrophique.

    À peine passé la frontière, notre convoi chargé de vêtements d’hiver, de chaussures, de sacs à dos et de couchage croise dans la nuit, marchant au bord de la route, de nombreux groupes isolés de migrants chargés de maigres effets. Ils marchent très rapidement, déterminés et concentrés.

    Ce convoi est organisé par des gens de la société dite civile avec des passés et des opinions politiques très hétérogènes, une grande partie pourtant a des racines bosniaques ou est originaire des Balkans, ils se souviennent avoir eux-mêmes dû fuir et avoir été aidés : ils tiennent ainsi à manifester de la réciprocité. (...)

    #Bosnie #migrants #frontières #solidarité #Croatie #Balkans #Union_européenne

  • Irregular migration into EU at lowest level since 2013

    The number of irregular border crossings detected on the European Union’s external borders last year fell to the lowest level since 2013 due to a drop in the number of people reaching European shores via the Central and Western Mediterranean routes.

    Preliminary 2019 data collected by Frontex, the European Border and Coast Guard Agency, showed a 6% fall in illegal border crossings along the EU’s external borders to just over 139 000. This is 92% below the record number set in 2015.

    The number of irregular migrants crossing the Central Mediterranean fell roughly 41% to around 14 000. Nationals of Tunisia and Sudan accounted for the largest share of detections on this route.

    The total number of irregular migrants detected in the Western Mediterranean dropped approximately 58% to around 24 000, with Moroccans and Algerians making up the largest percentage.

    Eeastern Mediterranean and Western Balkans

    Despite the general downward trend, the Eastern Mediterranean saw growing migratory pressure starting in the spring. It peaked in September and then started falling in accordance with the seasonal trend. In all of 2019, there were more than 82 000 irregular migrants detected on this route, roughly 46% more than in the previous year.

    In the second half of 2019, irregular arrivals in the region were at the highest since the implementation of the EU-Turkey Statement in March 2016, although still well below the figures recorded in 2015 and early 2016 with the situation before the Statement.

    Some persons transferred from the Greek islands to the mainland appear to have continued on the Western Balkan migratory route. There has been an increase in detections on the Greek-Albanian border after the start of the Frontex joint operation in May. In the second half of the year, a significant number of detections was reported on the EU borders with Serbia.

    In total, around 14 000 irregular crossings were detected at the EU’s borders on the Western Balkan route last year – more than double the 2018 figure.

    On the Eastern Mediterranean route and the related Western Balkan route, nationals of Afghanistan and Syria accounted for over half of all registered irregular arrivals.

    Top nationality

    Overall, Afghans were the main nationality of newly arrived irregular migrants in 2019, representing almost a quarter of all arrivals. The number of Afghan migrants was nearly three times (+167%) the figure from the previous year. Roughly four out of five were registered on the Eastern Mediterranean route, while nearly all the rest on the Western Balkan route.

    The most recent available data also suggest a higher percentage of women among the newly arrived migrants in 2019. In the first ten months of last year, around 23% of migrants were women compared with 19% in 2018. EU countries counted approximately 14 600 migrant children younger than 14 in the January-October period, almost one thousand more than in all of 2018.

    https://frontex.europa.eu/media-centre/news-release/flash-report-irregular-migration-into-eu-at-lowest-level-since-2013-n

    ......

    Et comme dit Catherine Teule via la mailing-list Migreurop, qui a signalé cette info :

    Bravo Frontex !!!! ( et ses partenaires des pays tiers).
    Enfin, pas tout à fait puisque certaines « routes » ont enregistré des augmentations de flux à la fin de l’année 2019...

    #statistiques #chiffres #asile #migrations #réfugiés #Europe #2019 #frontières_extérieures #Frontex #Méditerranée #Balkans #route_des_Balkans #réfugiés_afghans

    • Parallèlement...
      Migrants : l’Europe va doubler ses opérations d’aide en matière d’asile

      Le bureau européen d’appui en matière d’asile « va voir ses déploiements opérationnels doubler en 2020 » pour atteindre 2000 personnes sur le terrain.

      L’agence européenne de l’asile a annoncé ce mardi le doublement de ses opérations en 2020, en particulier pour renforcer sa présence en #Grèce, à #Chypre et à #Malte, où l’afflux de migrants a explosé en 2019.

      Le #bureau_européen_d'appui_en_matière_d'asile (#EASO) « va voir ses déploiements opérationnels doubler en 2020 » pour atteindre 2000 personnes sur le terrain, fruit d’un #accord signé en décembre avec ces pays ainsi que l’#Italie, a souligné l’agence dans un communiqué.

      « Chypre, la Grèce et Malte verront un doublement du #personnel_EASO tandis que les déploiements en Italie seront réduits à la lumière des changements de besoins de la part des autorités » de ce pays où, à l’inverse, les arrivées par la Méditerranée ont été divisées par deux entre 2018 et 2019.

      Très loin des flux migratoires au plus fort de la crise en 2015, 110 669 migrants et réfugiés ont rallié l’Europe après avoir traversé la mer en 2019 selon les chiffres publiés par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) de l’ONU. Soit dix fois moins que le million de personnes arrivées en 2015.

      L’an dernier, la Grèce a accueilli 62 445 de ces exilés, contre 32 742 l’année précédente. Le petit État insulaire de Malte a vu débarquer 3405 personnes, soit deux fois plus que les 1445 de 2018, tandis que 7647 migrants sont arrivés à Chypre (4307 en 2018).

      Avec quelque 550 agents en Grèce, EASO prévoit donc « trois fois plus d’assistants sociaux » et une aide plus ciblée « pour aider à la réception dans les #hotspots » comme celui de #Lesbos, où plus de 37 000 personnes s’entassent dans des conditions souvent indignes. À Chypre, les 120 personnels européens auront surtout pour mission d’aider les autorités à enregistrer et traiter les demandes d’asile.

      « Le corridor le plus meurtrier »

      La réduction du soutien européen en Italie s’explique par la chute des arrivées dans ce pays (11 471 en 2019, 23 370 en 2018, 181 000 en 2016) qui avait un temps fermé ses ports aux bateaux secourant les migrants en mer en 2019.

      Cette route de Méditerranée centrale entre l’Afrique du Nord et l’Italie « reste le corridor le plus meurtrier », a encore précisé l’OIM, qui a recensé 1283 décès connus en Méditerranée (centrale, orientale et occidentale) l’an dernier, contre près de 2.300 l’année précédente. « Comme pour Malte, EASO restera fortement impliqué dans (le processus de) #débarquement ad hoc » des bateaux portant secours aux migrants sur cette route, a ajouté le bureau européen.

      https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/migrants-l-europe-va-doubler-ses-operations-d-aide-en-matiere-d-asile_21136

  • Rotta balcanica: i volantini anti-mine distribuiti ai migranti dalla Croce Rossa

    Nei campi bosniaci, dove oltre 8mila di migranti sono accampati con la speranza di superare il confine ed arrivare in Europa, è arrivato l’inverno, rigido. A Vučjak, a pochi chilometri dalla Croazia, centinaia di profughi hanno iniziato uno sciopero della fame, sotto la neve, per protestare contro le disumane condizioni in cui si trovano a vivere, senza acqua ed elettricità.

    Sul campo, la Croce Rossa bosniaca li aiuta come può, offrendo cibo e acqua in un contesto che sia il Consiglio d’Europa che l’Onu hanno definito «disumano». Ma lungo la via balcanica, i volontari distribuiscono ai migranti anche dei volantini in cinque lingue per metterli in guardia contro il rischio mine antiuomo, tragico retaggio della guerra che ha disgregato l’ex Jugoslavia.

    Depliant di questo tipo, realizzati in collaborazione con il Centro di Azione contro le Mine (Bhmac) sono stati consegnati in almeno 10 località della Bosnia ed Erzegovina e finora sono serviti ad evitare incidenti tra i migranti in transito nel paese. «I nostri dati mostrano che le rotte dei migranti sono estremamente ben organizzate e che i migranti hanno un’eccellente comunicazione tra di loro, come dimostra il fatto che finora non ci sia stato un solo incidente in Bosnia-Erzegovina che abbia coinvolto migranti», scrive il Bhmac a Euronews.

    Si stima che esistano ancora 79mila ordigni inesplosi in oltre 8mila punti della Bosnia.

    Negli ultimi due anni ne sono stati distribuiti 39mila, fa sapere a Euronews Ivana Grujić, coordinatrice del programma umanitario della Croce Rossa bosniaca.

    Dalla fine della guerra, l’organizzazione internazionale implementa programmi educativi nelle scuole, ma è attiva anche nella sensibilizzazione di agricoltori, migranti, cacciatori, escursionisti e chi, per motivi di svago o di lavoro, si trova a percorrere strade meno battute.

    Una precauzione che ora viene tramandata anche a quei migranti che tentano di superare la frontiera lungo la rotta balcanica - sforzo che si scontra con le operazioni di sistematico respingimento delle forze dell’ordine croate e che viene definito dagli stessi migranti, con amara ironia, The Game.


    https://www.google.com/maps/d/u/0/viewer?mid=150qIT2a5tk22vwtAVVGNCPWO7818RMUo&ll=43.959013835895554%2C17.5109

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    Nei campi bosniaci, dove oltre 8mila di migranti sono accampati con la speranza di superare il confine ed arrivare in Europa, è arrivato l’inverno, rigido. A Vučjak, a pochi chilometri dalla Croazia, centinaia di profughi hanno iniziato uno sciopero della fame, sotto la neve, per protestare contro le disumane condizioni in cui si trovano a vivere, senza acqua ed elettricità.

    Sul campo, la Croce Rossa bosniaca li aiuta come può, offrendo cibo e acqua in un contesto che sia il Consiglio d’Europa che l’Onu hanno definito «disumano». Ma lungo la via balcanica, i volontari distribuiscono ai migranti anche dei volantini in cinque lingue per metterli in guardia contro il rischio mine antiuomo, tragico retaggio della guerra che ha disgregato l’ex Jugoslavia.

    Depliant di questo tipo, realizzati in collaborazione con il Centro di Azione contro le Mine (Bhmac) sono stati consegnati in almeno 10 località della Bosnia ed Erzegovina e finora sono serviti ad evitare incidenti tra i migranti in transito nel paese. «I nostri dati mostrano che le rotte dei migranti sono estremamente ben organizzate e che i migranti hanno un’eccellente comunicazione tra di loro, come dimostra il fatto che finora non ci sia stato un solo incidente in Bosnia-Erzegovina che abbia coinvolto migranti», scrive il Bhmac a Euronews.

    Si stima che esistano ancora 79mila ordigni inesplosi in oltre 8mila punti della Bosnia.

    Negli ultimi due anni ne sono stati distribuiti 39mila, fa sapere a Euronews Ivana Grujić, coordinatrice del programma umanitario della Croce Rossa bosniaca.
    Un campo minato nei pressi di Domaljevac, nel nord del paese al confine con la Croazia - Foto: Lillo Montalto Monella

    Dalla fine della guerra, l’organizzazione internazionale implementa programmi educativi nelle scuole, ma è attiva anche nella sensibilizzazione di agricoltori, migranti, cacciatori, escursionisti e chi, per motivi di svago o di lavoro, si trova a percorrere strade meno battute.

    Una delle prime regole che i bambini bosniaci imparano a scuola è quella di non camminare nei campi dove c’è erba alta

    Una precauzione che ora viene tramandata anche a quei migranti che tentano di superare la frontiera lungo la rotta balcanica - sforzo che si scontra con le operazioni di sistematico respingimento delle forze dell’ordine croate e che viene definito dagli stessi migranti, con amara ironia, The Game.

    Il campo di Vučjak, che oggi ospita circa 600 persone, è stato allestito la scorsa primavera, dopo le proteste della popolazione di Bihac per la presenza di immigrati nelle strade della città.

    Bihac non è però la sola: lungo tutta la rotta sono sorti accampamenti improvvisati nei pressi delle stazioni ferroviarie, dove i migranti cercano di salire a bordo di un treno per raggiungere il confine con la Croazia. Ma la situazione riguarda tutta l’area balcanica: anche nel centro di Belgrado, dove sono disponibili punti wifi gratuiti, si nota la presenza di migranti in transito.

    Si stima siano arrivati in Bosnia ed Erzegovina finora circa 50mila migranti, provenienti da paesi come Afghanistan, Pakistan, Siria e Iraq. Degli oltre 6.100 migranti e richiedenti asilo presenti intorno alle città di confine di Bihac e Velika Kladusa, nel cantone di Una Sana, solo 2.800 persone vivono nei centri ufficiali. Gli altri dormono in edifici abbandonati o in rifugi di fortuna dove le temperature sono prossime allo zero. Il 13 novembre scorso, le autorità locali hanno annunciato che il campo di Vučjak rimarrà aperto per tutto l’inverno e sarà utilizzato per accogliere i nuovi arrivati.

    Vučjak si trova vicino ad una zona non ancora bonificata dalle mine antiuomo: un problema che riguarda 129 delle 143 municipalità bosniache - stima una portavoce di Bhmac intervistata da Balkan Insight: il 15% della popolazione locale, 545mila persone, vive in aree a rischio.

    Dal 1996 all’agosto 2019, l’organizzazione ha calcolato che 673 persone abbiano perso la vita nell’esplosione di un ordigno e 1.769 siano state ferite. Tra le vittime anche 250 bambini.

    Numeri in calo anno dopo anno ma che non hanno mai raggiunto lo zero. Si sospetta che rimangano ancora mille chilometri quadrati ancora da bonificare in territorio bosniaco, mentre in Croazia - l’unico paese UE sul cui territorio ci sono ancora mine attive - il pericolo riguarderebbe un’area di 400 chilometri quadrati.

    Secondo il Croatian Mine Action Center, nel paese sarebbero ancora presenti 32mila ordigni potenzialmente letali. Entrambi gli stati dell’ex Jugoslavia non sono riusciti a debellare completamente questa minaccia, anche per mancanza di fondi. In Croazia, questo appuntamento con la storia - fissato inizialmente per il 2019 - è stato rimandato almeno al 2026.

    https://it.euronews.com/2019/12/05/rotta-balcanica-i-volantini-anti-mine-distribuiti-ai-migranti-dalla-cro

    #mines_anti-personnel #mines #route_des_balkans #asile #migrations #réfugiés #Balkans #Bosnie #Bosnie-Herzégovine

    –--------

    En 2015, j’avais lancé un SOS sur le même sujet, la présence de mines anti-personnel sur la route des Balkans.
    Voici le fil de discussion:

    https://seenthis.net/messages/409102

    • Dansé, c’est tout aussi bizarre.
      (description de la danse et du rythme dans le (très) court billet plus vidéos)

      Sandansko Horo - Санданско Хоро (Bulgaria) | Folk Dance Musings
      http://folkdancemusings.blogspot.com/2014/07/sandansko-horo-bulgaria.html

      The dance is from Sandanski in Pirin Macedonia.

      Dans l’extrait visible sur la page de recherche gg, je trouve cette phrase que je ne trouve pas dans le billet :

      The dance is also known as Bosarka and the Bulgarian variant is known as Nišavsko Horo.

    • Quant à Bulgarie ou Macédoine, ex-FYROM et depuis peu (12/02/2019) officiellement Macédoine du Nord, des régions appelées Macédoine se trouvent dans trois pays : Macédoine of course, Bulgarie (Macédoine du Pirin) et Grèce…

      Et, pour faire court, la #Macédoine_du_Pirin est la partie de Macédoine en Bulgarie…

      https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9bat_autour_du_nom_de_la_Mac%C3%A9doine#Accord_de_Prespa


      Macédoine physique et politique.

      L’aire géographique macédonienne est aujourd’hui divisée entre la Grèce (52,4 %), la république de Macédoine du Nord (35,8 %), la Bulgarie (10,1 %) et, selon les cartes, l’Albanie (1,4 %) et de la Serbie (0,3 %).

      • Macédoine grecque ou Macédoine égéenne (l’une des 9 régions traditionnelles de Grèce), partagée en 3 périphéries (régions administratives) ː
      – Macédoine-Centrale ;
      – Macédoine-Orientale-et-Thrace, qui comprend également la Thrace occidentale ;
      – Macédoine-Occidentale.
      • Macédoine du Vardar : appellation de la partie de la Macédoine qui forme aujourd’hui la Macédoine du Nord.
      • Macédoine du Pirin : partie de la Macédoine située à l’ouest de la ligne de crête de la chaîne de montagne du Pirin et à l’est de la montagne de Vlahina, de part et d’autre de la rivière Strouma. Elle se situe aujourd’hui en Bulgarie.

    • Merci @simplicissimus pour le lien vers les pas de danse. Effectivement faut s’accrocher ! (mais ça donne de bons renseignements sur la façon de faire groover le morceau).

      Effectivement, au vu de tes remarques géographiques, il ne serait pas surprenant que ça vienne du Pirin. Maintenant que tu m’as rappelé ça j’ai été fureter dans mes archives, j’ai d’autres morceaux qui viennent du Pirin et il y a comme qui dirait un parfum commun (sur les fin de phrases en particulier).

      Merci pour tous ces compléments en tout cas.

  • Balkan Region - Report July 2019

    The Border Violence Monitoring Network has just published it’s August report summarizing the current situation regarding pushbacks and police violence in the Western Balkans, primarily in Croatia, Bosnia-Herzegovina, the Se​rbian borders with Croatia and Hungary, but also including Italy, Slovenia, North Macedonia and Greece.

    This report analyzes, among other things:

    – Torture: Recurrence of extreme violence and abuse
    – Pushback from Italy
    – Beyond police: Actors within the pushback framework
    – Further dispersion of pushback sites in NW Bosnia
    – Trends in pushback sites to and from Greece

    More broadly, monitoring work continues to note the trans-national and bilateral cooperation between EU member states in the north of the Balkan route. Instances of chain pushbacks from Italy to Bosnia and Herzegovina, though relatively rare, offer insight into the web of actors engaged in the refoulement of groups across multiple borders, and liminality of due process in these cases. The intersection of unlawful acts also raises key concerns about aiding and abetting of pushbacks by Brussels. Specifically, analysis from this month elaborates on the involvement of Frontex in facilitating pushbacks.

    https://www.borderviolence.eu/wp-content/uploads/August-Report.pdf
    #rapport #migrations #réfugiés #Balkans #route_des_Balkans #asile #frontières #violence #push-back #push-backs #refoulement #refoulements

    –------

    v. aussi la liste des push-back avec armes à feu (août 2017-octobre 2019) :
    Push-back reports from Croatia with gun violence
    https://seenthis.net/messages/814569

    • Je mets ici les passages qui m’intéressent particulièrement... et notamment sur la #frontière_sud-alpine

      Push-back from Italy

      Chain push-backs from Italy are comparatively rare. Yet notably one report (see 1.1: https://www.borderviolence.eu/violence-reports/august-5-2019-0700-fernetti-italy conducted last month provided evidence of this sequential phenomena of expulsion from Italy back to BiH, via Slovenia and Croatia; drawing into question why such uncommon and illegal procedure was conducted by Italian police officers. The transit group was initially apprehended by Italian police officers in a small village on theoutskirts of Trieste from where they described being brought to a government building. Both in Italy and later in Slovenia, the transit group in question was detained, made to give their fingerprints, had their pictures taken and were asked to sign paperswritten in languages that they did not understand.

      “We asked the woman, what was on the paper because it was in Italian. She didn’t translate and we didn’t understand what we signed.” “I told the translator that they have to find a solution. They can’t just bring us back to Slovenia, knowing that we were in Italy. And they said, we are just migrants, we are not tourists.”Once they arrived in Croatia, the transit group was detained in a police station and interviewed one at a time before being brought to the border with Bosnia-Herzegovina where the group had their phones individually broken with a hammer by a Croatian police officer. They were then told to walk through a forest into Bosnia-Herzegovina. The chronology of events above alludes also to the complicit nature of preliminary actors within the wider pushbacks. Arguably initiators such as Slovenia and Italy -who often afford groups with translators and legal documents -have an intimate relationship to the violence and terror that accompanies subsequent push-backs from Croatia to BiH. The feigning of due process by these countries, despite prior knowledge of violent chain refoulement, forms a central part of their conceit. Italy and Slovenia mask their actions in a malaise of procedures (regularly untranslated or explained), in order to hide the institutionalisation of illegal chain pushbacks. The nature of chain pushbacks are defined by these bit-part processes, which simultaneously imitate regular procedures, while providing ample space for state authorities to deviate from legal obligations.

      (pp.6-7)
      #Italie #push-back #Slovénie #refoulement

    • And on the

      Construction of further fencing along Slovenian-Croatian border

      This August the Slovenian government authorized the construction (https://www.reuters.com/article/us-europe-migrants-slovenia/slovenia-erects-more-border-fence-to-curb-migrant-inflow-idUSKCN1VC19Q) of a fence 40 kms long on the banks of the river Kolpa, on the border with Croatia. The security device, installed by Serbian firm LEGI SGS, will add up to an already existing fence, making the barrier a total of 219km long. The exact location of the construction was not made public, and a spokeswoman for the interior ministry said itwill be a temporary measure to prevent people crossing the border. She did however directly cite migration as a threat to the security of citizens’ in her statement, arguably reinforcing the ideological bordering that accompanies this further fencing. Theconstruction is part of an escalating approach to border security which includes the deployment of military (https://www.aljazeera.com/amp/news/2019/07/slovenia-deploy-soldiers-boost-border-patrols-migrants-190721191235190.ht), stationed on the border since 2016, and bolstered this year alongside regular police forces.

      The opposition party NSi demanded tighter control (https://balkaninsight.com/2019/07/05/slovenia-opposition-demands-tighter-border-controls-with-croatia) sat the border with Croatia in July, and there seems little, or no will to challenge the mainstream rhetoric on migration. These demands, as BVMN reported last month (http://www.nonamekitchen.org/wp-content/uploads/2019/08/Final-Report-July-2019.pdf), coincided with concerns of Italy building a wall on the border with Slovenia, were the ongoing joint border not to stem movement from Slovenia into Italy. Thus it seems somewhat ironic to observe the construction of a barrier on Slovenia’s Southern border, preempting the machinations of Italian interior minister, Matteo Salvini.

      Unfortunately, the domino effect being played out between these states only feeds into Croatia’s intensifying security measures. While interior minister David Bozinovic was plethoric, stating that “what Slovenians are doing, is their own decision” (https://www.total-croatia-news.com/politics/38042-migrants), his assertion that a joint European solution would be more welcome rings fairly hollow when viewed in tandem with the heightened repression around pushbacks this month and the already complicit role of Frontex. To this end, there seems to be no escape from the vicious circle of reborderization and loss of human rights in Europe, shown most recentlyby Slovenia’s harder borders.

      Allegations of smuggling made against asylum centerstaff in Ljubljana

      A statement (https://push-forward.org/novica/izjava-iniciative-prosilcev-za-azil-la-lutte-de-la-liberte-6-8-2019-az) by the asylum seekers initiative La lutte de la Liberté, and released at the beginning of August highlights what may be a serious case of abuse by security personnel in the asylum seekers camp Vič, Slovenia. According to the group, a resident in the camp called Ibrahim witnessed a number of security guards smuggling migrants out of the camp with cars in exchange for money. After the incident, which took place at the beginning of July, Ibrahim told the director of the camp who flatly denied the allegations, yet simultaneously removed two guards from their posts, causing great suspicion. In retaliation, other guards started to mob Ibrahim resulting in a series of episodes of violence culminating in a fight, for which Ibrahim was taken to a detention centre in #Postojna.

      Ibrahim has now been released and three security guards in the camp are under investigation, a source from InfoKolpa shared. Even though the actual occurrence of smuggling remains a supposition, the event highlights an important grey zone in which camp staff are operating, and the potential for systemic abuse of the asylum system. It can be argued that such cases can only emerge in the void left by inaccessible procedures and it is well known that extremely long waiting times are built into the asylum system in Slovenia. The behaviorof the security guards, in a position of absolute power over the migrants, can be explained by the fact that they are virtually invisible to the outside world, unless the migrants can organizethemselves as in this case. There has already been proof of violent behaviorby the guards in Vic, as shown in this video (https://www.youtube.com/watch?v=m4GP0qLTsg0

      ) taken some six months ago.

      People on the move, for their part, are in a position of structural and individual disadvantage, susceptible to many types of violence. As the statement correctly underlines, regardless of some staff being amenable, one person abusing a position of power is enough to ruin the life of someone held captive in a protracted asylum system. Infact, evidence would go further to suggest that in this case it seems like the guards were more of an organizedmob, rather than rogue individuals.

      The waiting period for asylum which reaches nine months maximum in theory (with only 18 euros a month granted to applicants by the state), makes the tenure of asylum seekers even more precarious, adding to the poor or nonexistent measures taken to integrate them into society: asylum seekers have no access to welfare, assistance in access to work or social housing and their placement in the detention center in Postojna is decided arbitrarily bythe police. The entire Slovenian asylum system goes thus into inquiry, if viewed through thelensof this case, which both expounds its flaws and the potential corruption within.

      (pp.18-20)

      #murs #barrières_frontalières #militarisation_des_frontières

  • "Je réessaierai" : l’Albanie devenue étape pour les migrants

    Après la fermeture dite de la « route des Balkans » début 2016 puis le renforcement des contrôles par la Macédoine du Nord, la Serbie et la Croatie, ce pays pauvre d’Europe du sud-est est devenu un point de passage de migrants. Après le Monténégro, parfois la Bosnie, ils tentent de rejoindre l’Union.

    https://www.courrierinternational.com/depeche/je-reessaierai-lalbanie-devenue-etape-pour-les-migrants.afp.c
    #Albanie #parcours_migratoire #Balkans #route_des_Balkans

  • Myanmar’s Persecuted Rohingya Join Balkan Route into #Europe

    Persecuted for decades, members of Myanmar’s Rohingya ethnic group are now turning up on the Balkan route for migrants and refugees trying to reach Western Europe.

    “Army people were torturing my family,” Ali Mulla began his story. “That’s why I couldn’t live anymore in Myanmar.”

    Mulla, 17, spoke in a refugee and migrant camp near the northern Serbian town of Kikinda, some 7,000 kilometres from the home he fled in Southeast Asia.

    Stateless and persecuted in Myanmar, in 2017 some 700,000 Rohingya fled in the face of a military crackdown, joining many who fled earlier bouts of repression.

    Most are housed in sprawling refugee camps in neighbouring Bangladesh, but now a few have joined the long road to Western Europe carved through the Balkans by refugees and migrants from Asia, Africa and the Middle East since 2015.

    Mulla was one of three Rohingya in the Kikinda camp near Serbia’s northern borders with European Union members Hungary and Romania.

    Besides the three in Kikinda, Serbia’s Commissariat for Refugees says it has registered only four other Rohingya, in the summer of last year.

    The Rohingya themselves say they were among 30 who entered Serbia two months ago.

    Mulla left Myanmar in 2009, the 2017 crackdown only the latest chapter in decades of repression against the Rohingya, a mainly Muslim ethnic group effectively denied citizenship in Myanmar under a 1982 law.

    Mulla and his family first moved to Bangladesh before travelling through Pakistan and eventually reaching Turkey. There, he said, he lost touch last year with his family – his parents, four brothers and two sisters.

    “I was looking and searching for six months”, he said, without success. Someone told him they had perhaps gone to the EU. Mulla chose to try too. “Maybe I go,” he said. “Maybe I’ll get my family.”

    Long road to Europe

    Rights groups have documented mass killings, sexual violence and widespread arson among atrocities committed against the Rohingya by Myanmar’s security forces. The Myanmar government has dismissed the allegations, saying the army in 2017 was responding to attacks by Rohingya militants.

    In July, the United States imposed sanctions on Myanmar’s top general and three senior military officers, accusing them of human rights violations against the Rohingya.

    Mulla now shares the Kikinda camp with two other Rohingya – Omar Farur and Jahur Ahmed – and some 200 other refugees and migrants mainly from Afghanistan and Pakistan.

    Serbian authorities say roughly 20,000 migrants pass through Serbia every year. According to the latest figures, some 3,000 are living in Serbia waiting for their chance to reach the EU.

    Ahmed, 29, first became a refugee in 1994 when his family settled in Bangladesh. Seven years ago, he travelled to India but soon became a target of mafia racketeering.

    “I went then in Pakistan, but too much mafia,” he said.

    From Pakistan, Ahmed travelled to Iran and then Turkey. Like thousands of others trying to reach Europe, he crossed from Turkey to Greece by boat before heading north through North Macedonia and into Serbia.

    He estimated the journey had cost him between 1,700 and 2,000 euros.

    Ahmed and Mulla both said they hoped to reach Germany, but had yet to try their luck crossing the border between Serbia and Croatia that has become notorious for the heavy-handed tactics used by Croatian police to deter migrants and refugees.

    Their compatriot, 24-year-old Farur, broke down telling his own story.

    Farur said most of his family had been killed or detained in Myanmar. He fled in 2017, crossing India, Pakistan, Iran, Turkey and Greece. He worked for a couple of months in each country – for example in an oil factory in Turkey – to earn money for the next leg of the trip but that his funds were running low.

    Asked if he ever planned to return to Myanmar, Farur replied: “There is no home in Myanmar anymore. It is lost. Crashed. Army crashed it”.

    https://balkaninsight.com/2019/08/02/myanmars-persecuted-rohingya-join-balkan-route-into-europe

    #route_des_balkans #Balkans #réfugiés #réfugiés_rohingya #Rohingya #asile #migrations #réfugiés #parcours_migratoires #itinéraires_migratoires
    ping @reka

  • #Bosnie-Herzégovine : une journée ordinaire avec les #réfugiés oubliés de #Sarajevo

    Plus de 35 000 migrants et réfugiés sont entrés en Bosnie-Herzégovine depuis le début de l’année 2019. Ils sont chaque jour plus nombreux à tenter de franchir la frontière croate, malgré les coups et la violence. Car tous savent que le « jeu » est leur seule chance de rejoindre un jour l’Union européenne. Le reportage de Bilten à Sarajevo où la situation humanitaire ne fait qu’empirer.
    Quelque soit l’heure, le parc municipal de Hadžići, à Sarajevo, est toujours noir de monde. Les enfants jouent et les vieux conversent en les observant du coin de l’oeil. On pourrait penser qu’il s’agit d’un jour ordinaire, dans n’importe quel parc du monde, s’il n’y avait autant de jeunes, principalement des hommes, des sacs sur le dos, fatigués de regarder la vie passer devant eux. Personne ne semble avoir la force de lever les bras, personne n’a plus la force de sourire ou de parler. Depuis des jours ils dorment dans la rue, dans les parcs, dans des bâtiments abandonnés… Durant l’été, ils se lavent et font leurs lessives dans les rivières, le long des routes.

    Certains sont marqués dans leur chair. « Celle-là, elle vient de la police croate, celle-ci c’est la police bosniaque à Bihać, et celle-là à Sarajevo », raconte un jeune Marocain d’une vingtaine d’années, en détaillant les innombrables cicatrices de son corps. « Celle-ci, c’était dans la forêt, celle-ci vient de la sécurité du camp. Et celle-là, je l’ai faite moi-même. Ma soeur, c’est une vie difficile. » Omar passe sa seconde année en Bosnie-Herzégovine. Ou du moins il lui semble. Il a en tout cas arrêter de compter ses tentatives pour entrer dans l’Union européenne. « Quand j’ai un téléphone ou de l’argent, la police croate me confisque tout », explique-t-il. Retourner en arrière ? « Pas possible ».

    Pendant que nous discutons, assis sur un banc, Hasan, un Bosnien plus âgé nous adresse la parole. Il salue les gars d’un « Salam » et d’un bref signe de tête. Ces derniers mettent la main sur le cœur et retournent le « Salam ». Hasan commence à me parler : « J’aimerais bien parler avec eux mais je ne connais pas leur langue. Pour vous dire la vérité, je prendrais bien un café avec eux. Ce sont des enfants, je n’ai pas peur. J’entends ce qu’on dit à la télévision, mais je vois ce qui se passe ici. Ces enfants sont assis dans le parc et ils parlent. Personne ne m’a jamais rien fait. On se salue, et chacun vit sa vie », raconte ce vieil homme de bientôt 80 ans.
    « Le jeu »

    Hadžići est une banlieue de Sarajevo qui compte quelque 20 000 habitants, nichée au pied du mont Igman. Elle pourrait être jolie si son architecture n’était pas gâchée par des bâtiments modernes. Avant la guerre, près d’ici, à Ušivak, se trouvait une caserne de l’Armée populaire yougoslave (JNA), dans laquelle il y a avait un bunker souterrain où des armes étaient entreposées. Durant les combats, elle se trouvait sous la contrôle de l’armée de Republika Srpska, puis elle fut cédée à l’armée de la Fédération en 1996. Elle fut utilisée jusqu’en 2000 puis remise au gouvernement de Fédération, qui l’a enfin transférée en 2005 à la Croix-Rouge du canton de Sarajevo.

    Pendant des années, personne ne sut que faire de ce vaste espace, jusqu’en juin 2018, date à laquelle il fut décidé de transformer l’ancienne caserne en camp de réfugiés. La Croix-Rouge a remis les clefs du complexe au ministère de la Sécurité, qui gère aujourd’hui le camp avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Celui-ci était prévu pour accueillir 400 personnes, mais sa capacité fut dépassée dès le premier soir. Des préfabriqués de mauvaise qualité et des tentes furent ajoutés, si bien que le camp accueille en ce moment 900 personnes. Et de nouveaux réfugiés arrivent tous les jours.

    Comme tous les camps montés à la hâte, le camp de Hadžići est gris et laid, même s’il est entouré de verdure. L’OIM accorde l’entrée aux journalistes ou aux ONG qui s’y intéressent. L’enregistrement des réfugiés et des migrants est effectué par le service des étrangers du ministère de la Sécurité. On trouve dans le camp plusieurs organisations partenaires de l’OIM ou du HCR, et une agence d’assurance privée payée par l’OIM.

    Ali vient d’Afghanistan et vit dans l’un des préfabriqués, avec des familles nombreuses. Seuls quatre lits sont disponibles, sur lesquels dorment des femmes et des enfants. Les autres s’allongent par terre. L’espace est exigu, il n’y a qu’une fenêtre et il fait une chaleur intolérable à l’intérieur. La famille d’Ali n’est là que depuis deux semaines. Elle est arrivée de Grèce et est passée par la Macédoine, le Kosovo et la Serbie. Ces deux dernières semaines, Ali a déjà commencé le « game ». C’est ainsi que les réfugiés et les migrants désignent les tentatives de franchissement illégal de la frontière croate. La famille d’Ali a l’intention de demander l’asile dans l’UE.

    Ali s’est déjà rendu à Bihać, le jour où les autorités locales ont décidé de supprimer les droits de toutes les personnes en déplacement résidant sur le territoire de ce canton. Durant deux jours, la famille a dû se cacher de la police, craignant d’être repérés et d’être emmenés à Vučjak, un ancien site d’enfouissement de déchets, devenu selon les témoignages le pire des camps sur la route des Balkans, et certainement le pire de toute l’Europe.

    « Retournez en Bosnie ! Go back to Bosnia »

    Après deux jours de fuite, Ali et sa famille se sont dirigés vers la Croatie. « C’était terrible », raconte Ali. « La police nous a trouvés, nous a encerclés dans les bois, puis ils ont commencé à nous frapper. Ils nous ont emmenés à proximité d’un énorme feu, dans la forêt et nous ont obligé à jeter tout ce que nous avions, nos téléphones, notre nourriture, nos affaires personnelles... Tout. Nous les avons supplié de nous permettre de garder notre nourriture, mais ils ont refusé. Les enfants pleuraient. Une fille du groupe a laissé tomber ses lunettes. Le policier s’est approché et les a écrasées. Puis ils ont commencé à nous fouiller, en détail. Les hommes, les femmes, même les enfants. Ils nous ont touchés partout. Finalement, une camionnette est arrivée, ils nous ont enfermé dedans et ont mis la climatisation. Nous étions gelés. Quand ils nous ont laissé sortir, nous étions à la frontière et ils nous ont simplement dit de retourner en Bosnie. Nous avons dit que nous voulions demander l’asile en Croatie. Ils nous ont dit que ce n’était pas un pays pour nous et ont répété ’Go back to Bosnia’. Nous ne pouvions pas rester à Bihać, parce que les conditions de vie sont très mauvaises, alors nous sommes revenus ici. »

    Ali parle un anglais presque parfait et veut témoigner pour raconter ce que lui et sa famille ont vécu ces quatre dernières années. Ils sont restés sept mois dans un camp surpeuplé de l’île de Samos, dans des conditions extrêmement difficiles. Ils pensaient même qu’il ne pouvait pas exister pire. Mais ce qu’ils ont vécu en Bosnie-Herzégovine est encore plus terrible. « Nous n’avons pas le choix. Nous ne pouvons pas retourner en Afghanistan », explique Ali, alors que nous sommes assis dans un café de Hadžići. Il m’explique que les conditions de vie sont mauvaises au camp. Il dit que des gardes frappent des gens, qu’il n’y a pas assez de douches ni de toilettes, que les femmes n’ont pas le droit de traverser seules le camp, qu’il y a des gens qui volent et qui frappent... Il ajoute que tous sont fatigués et que tous cherchent seulement le moyen de franchir les frontières avant que l’UE ne les ferme totalement. Il ajoute que les gens à Hadžići sont bons avec eux. »

    Comme dans beaucoup d’autres endroits en Bosnie-Herzégovine, la population locale s’est organisée pour aider les réfugiés. Mais même les bonnes volontés se lassent. Amira, qui tient un magasin, raconte qu’au début les habitants d’Hadžići sont sortis dans la rue pour accueillir les réfugiés, qu’ils allaient au camp leur apporter de la nourriture et des vêtements, mais que l’ambiance a progressivement changé. « Nous ne pouvons pas porter tout ce poids, il sont trop nombreux. Nous n’avons même pas assez pour nous-mêmes. Je ne sais pas, vraiment je ne sais pas. Tout cela n’est pas bon… Ni pour eux, ni pour nous », s’inquiète-t-elle. Elle poursuit ce qu’on lit dans les médias en Bosnie-Herzégovine : « Ils volent, ils attaquent les femmes, les kidnappent, ils sont malades ». Elle affirme ne pas connaître personnellement quelqu’un ayant eu un problème, mais qu’elle a « entendu des histoires ».

    Sur l’un des bancs du parc, trois jeunes hommes, des enfants encore, sont assis à côté des balançoires et des toboggans. Leurs regards sont fatigués. Ils ont 17, 20 et 22 ans. Tous les trois ont quitté le Maroc il y a deux ans. Ils m’invitent à m’asseoir à côté d’eux. Alors que nous parlons, un homme plus âgé accompagné d’un enfant s’approche de nous et avec un grand sourire, serre la main des trois jeunes, et il dit au petit garçon de saluer aussi les jeunes hommes. Ces derniers ne le connaissent pas, mais ils sont heureux qu’il les ait abordés. Depuis 15 jours ils vivent dans les rues de Sarajevo et d’Hadžići car il n’y a pas de place dans le camp. Ils se faufilent parfois la nuit venue à travers la clôture pour dormir sur un lit et se doucher mais doivent repartir le matin venu.

    Ils n’ont pas encore tenté « le game » - et s’y préparent. « Je veux aller en Italie », dit l’un d’eux dans un très bon anglais. « Je dois me rendre en Italie et trouver un travail. Il n’y a pas de travail dans mon pays, les conditions de vie sont dangereuses. Mon frère est en Italie depuis sept ans et je veux juste le rejoindre. Je ne suis pas un voleur. Je veux juste aller où je peux vivre et retrouver mon frère », dit-il, les larmes aux yeux. Pudique, il tourne la tête. Je leur demande s’ils ont peur de passer par Bihać puis par la Croatie. Personne ne répond. « Nous n’avons pas d’autre choix », dit doucement le plus jeune, celui qui a 17 ans.
    « Retourne au camp »

    Et puis ils me posent des questions auxquelles je n’ai pas de réponse. « Pourquoi nous traitent ils comme cela en Bosnie-Herzégovine ? Nous sommes allés dans tellement de pays et nulle part ce n’était aussi terrible. Nous n’avons pas de nourriture, pas de vêtements, aucun endroit pour nous laver. On nous frappe, on nous vole. Pourquoi ? » Ils me racontent avoir été attaqués par un groupe de jeunes dans le centre de Sarajevo, alors qu’ils dormaient. « Ils nous ont pris nos téléphones et ont tiré des coups de fusil en l’air. La police est venue, mais n’a rien fait. Ils nous ont juste dit : ’retourne au camp’. Nous nous sommes cachés jusqu’au matin, puis nous sommes arrivés à Hadžići ».

    Depuis des jours, ils essaient de s’enregistrer au camp pour avoir trois repas quotidiens et pouvoir laver leurs vêtements. Mais ils n’ont toujours pas réussi. La liste d’attente s’allonge chaque jour. Les familles sont prioritaires, il n’est pas rare de voir des enfants et des femmes dormir dans les rues ou les prés autour d’Ušivka. C’est la même chose à Sarajevo. L’inscription est lente et très problématique. Ceux qui ont essayé racontent que parfois les employés refusent tout simplement d’inscrire quelqu’un. Parfois, ils inscrivent des mineurs comme des adultes. L’accès à l’asile n’est clair pour personne. On ignore comment avoir accès à des soins médicaux. Rien n’est clair.

    Les autorités du canton de Sarajevo, dont la commune d’Hadžići fait partie, font comme si elles ne remarquaient pas tous ces gens qui se promènent dans la ville. Aucune aide n’a jamais été organisée. Même la Croix-Rouge n’est pas impliquée. Certaines mosquées permettent aux réfugiés de passer du temps dans leurs cours, parfois même d’y dormir. Il existe plusieurs cantines publiques à Sarajevo, mais aucune n’offre vraiment de la nourriture aux réfugiés et aux migrants, qui sont de plus en plus nombreux dans les rues. Depuis un an et demi, ils dépendent de l’aide des citoyens bosniens. Néanmoins, les autorités cantonales ont récemment annoncé qu’elles allaient « nettoyer » les rues et les parcs et que personne ne pourrait plus y rester. Mais personne ne dit aux réfugiés où ils doivent aller. Lors des chaudes journées d’été, les médias invitent les citoyens à se protéger de la chaleur mais la police intervient lorsqu’elle repère des migrants assis à l’ombre dans un parc, et les force à bouger.

    Le Premier ministre du canton a récemment annoncé qu’il allait bientôt rencontrer son homologue du canton d’Una-Sana. Au cours de ces derniers 18 mois, les autorités de ce canton ont réussi à enfreindre la quasi-totalité des lois régissant les droits des demandeurs d’asile et à déshumaniser complètement les migrants et les réfugiés. À Ključ, la police force les passagers à sortir des bus qui se rendent en Krajina et laissent les réfiugiés sur le bord de la route, des enfants, des malades, des femmes, ou des mineurs voyageant seuls… La Croix-Rouge locale fait ce qu’elle peut, l’OIM et le HCR aident les familles qui veulent aller en Krajina. Les autres, personne ne s’en occupe. À Hadžići, la police en général ne crée pas de problèmes. Un policier avec qui je discute dans le parc explique ne forcer personne à quitter les lieux publics, mais qu’il attendait des ordres.
    Des témoins muets

    Dans le parc près de la piscine, Naila garde sa petite fille. Pendant qu’Una joue sur le toboggan, Naila est assise sur le banc. Elle dit qu’elles viennent ici tous les jours et qu’elles n’ont jamais eu de problème. Elle ajoute que les policiers sont plutôt gentils avec les jeunes migrants, mais elle a remarqué qu’ils leur demandent parfois de bouger lorsque ceux-ci sont assis dans l’herbe. « Hier, j’ai vu qu’ils les ont forcé à partir, et les ont emmenés quelque part alors qu’ils étaient assis tranquillement. Je n’ai pas vu que les garçons avaient fait quelque chose », raconte-elle. Una, dans l’intervalle, s’est assise sur ses genoux. Elle écoute attentivement ce dont nous parlons. À un moment, elle demande si elle peut dire quelque chose. « Moi je ne les aime pas ». Sa grand-mère et moi demandons pourquoi. « Il y en a un qui m’a tiré la langue ». Naila rit. « Eh bien, c’est parce que c’est juste un gamin, comme toi. Pas aussi jeune que toi, mais tout de même, ça reste un enfant ».

    Et puis Naila se tourne vers moi et commence à parler. « Je suis triste pour eux, vraiment. Je les regarde et je me dis que leur mère leur manque. Je suis assise ici et je réfléchis à ce qui les attend. Vont-ils réussir à aller là où ils veulent ? Font-ils réussir à fonder une famille ? C’est peut-être parce que j’étais moi-même une réfugiée dans les années 1990 que cela me tient à coeur ». Il y a 20 ans, Naila a dû fuir Hadžići. « Nous avons été humiliés en tant que réfugiés. Nous n’avons jamais pensé à réclamer des droits, nous n’avions rien. Nous baissions la tête, nous n’avions rien. Je n’ai jamais osé dire un mot à personne. J’attendais juste que cela passe. Nous étions aussi assis dans ce parc et attendions. Mais eux, ils sont différents. Ils sont très fiers. Et c’est bien qu’ils le soient. Pourtant, nous ne pouvons pas les aider. Nous avons déjà si peu nous-mêmes. Nous pouvons juste être ici avec eux, et regarder ces enfants souffrir. Nous partageons leur souffrance. À quoi tout cela rime-t-il ? »

    Plus de 35 000 personnes sont entrées en Bosnie-Herzégovine depuis le début de l’année et les arrivées continuent tous les jours. Les Bosniens les aident toujours, autant qu’ils le peuvent. Les autorités et certains médias propagent des rumeurs désobligeantes sur les migrants, et les présentent comme des criminels. Certaines organisations internationales qui ont reçu plus de 20 millions d’euros de la part de la Commission européenne pour aider ces migrants en Bosnie-Herzégovine ont créé des camps qui sont devenus des lieux d’horreur. Ceux qui y ont séjourné disent avoir été traités comme des animaux. Il n’y a pas assez de place et on dirait que personne ne s’en soucie réellement. Les autorités suivent les instructions reçues de l’UE. En fin de compte, on peut rappeler les paroles de Borka Pavićević, qui disait dans une interview que les populations de l’ancienne Yougoslavie ont « l’expérience du témoin ». « Parce que nous pouvons aider à faire en sorte que ce qui s’est passé ici ne se produise plus jamais ». Malheureusement, ce que nous avons vécu ne semble pas avoir été suffisant pour retenir la leçon.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/refugies-a-hadzici
    #asile #migrations #Balkans

  • The Croatian government decided to put a fence at the Croatian-Bosnian border crossing #Maljevac (https://www.bilten.org/?p=28196#). This is another practice put in place by the government to frighten and harm both refugees and the local community living in the surrounding area. Building a fence, and using violence at the border, are two sides of the same coin: discourage and deny refugees their right to seek asylum in an EU country.

    #murs #barrières_frontalières #Croatie #frontières #migrations #réfugiés #Balkans #route_des_balkans

    Reçu via la newsletter de Inicijativa Dobrodosli, le 14.06.2019

    • Hrvatske anti-izbjegličke ograde i nacionalna nevinost

      Hrvatska je još jednom pooštrila svoje antimigrantske mjere. U ponedjeljak je na graničnom prijelazu Maljevac prema Bosni i Hercegovini podigla željeznu ogradu sa šiljcima, visoku tri metra. Temelji za postavljanje ograde napravljeni su i na graničnim prijelazima Gejkovac i Pašin Potok, izvijestilo je Ministarstvo unutarnjih poslova RH (MUP) te podsjetilo na Schengenski katalog za nadzor vanjskih granica i odredbe Zakona o nadzoru državne granice.

      Ministarstvo financija kao tijelo nadležno za izgradnju i održavanje graničnih prijelaza, na traženje Ministarstva unutarnjih poslova RH, postavilo je 10. lipnja 2019. godine pomičnu fizičku barijeru (ogradu) na Granični prijelaz Maljevac s obzirom na to da je Schengenskom katalogu EU-a za nadzor vanjskih granica, povratak i ponovni prihvat navedeno “kako granične prijelaze i neposredno okolno područje treba tehnički nadgledati, a granične provjere i nadzor trebaju biti osvijetljeni“.

      Granični prijelazi, u pravilu, trebaju biti odijeljeni ogradom, a iznimke se mogu napraviti u slučaju graničnih prijelaza za lokalni granični promet, priopćio je MUP. Hrvatska dakako nije kriva, objašnjava nam MUP, jer je postupala u skladu s mogućnostima koje dopušta Europska unija – u skladu s “katalogom” za nadzor granica.

      Maddalena Avon iz Centra za mirovne studije kazala je za Bilten kako je “ograda na graničnom prijelazu Maljevac način na koji se RH pokazuje ispred Bruxellesa i institucija EU”. Dodala je i da “ova odluka još jednom pokazuje kako migracija mora biti zajednička odgovornost u cijeloj Europi, utemeljena na načelu solidarnosti, i kako bi odgovor na nju trebao biti kolektivan”. Iz CMS-a još jednom neumorno ponavljaju zdravorazumske društvene zahtjeve: “Još jednom, od RH zahtijevamo da poštuje zakon i prestane uskraćivati ljudima pravo na traženje azila u EU, a od EU tražimo da osigura legalnost prolaza za ljude koji traže sigurnost u Europi.”
      Obeshrabriti i uskratiti

      Avon zaključuje kako je ovo “još jedna praksa koju vlada provodi kako bi zastrašila i naškodila i izbjeglicama i lokalnoj zajednici koja živi u okolici.” Dodala je kako su “izgradnja ograde i korištenje nasilja na granici dvije strane istog novčića: obeshrabriti i uskratiti izbjeglicama njihovo pravo tražiti azil u nekoj zemlji EU.

      Granice se više ne štite od kriminalaca i mafije. Kao što vidimo po medijskim natpisima, droga i druge ilegalne potrepštine najnormalnije prolaze, nema gotovo nikakvih zastoja u opskrbi. Valjda to znači slogan “slobodan protok kapitala, roba i ljudi”. Ljudi su i u stvarnosti i u sloganu na posljednjem mjestu. Sad kada je eksploatacija prirodnih resursa dovela do klimatskih promjena koje vode u društvene nesigurnosti i egzistencijalne neizvjesnosti, zidovi koji se podižu vjerojatno generacijama neće biti srušeni. Hoćemo li u Hrvatskoj ostati poslušni i sretni zbog toga što smo se kroz ušicu igle provukli u EU koja nam omogućuje da ostanemo s prave strane zida i za promjenu i sami ne budemo izbjeglice?

      Hrvatska, zbog ograde dakako kriva nije, baš kao što nisu krivi ni ispitanici u poznatom Milgram eksperimentu provedenom na Sveučilištu Yale kojim se dokazalo da većina ljudi između svojih osobnih i društvenih vrijednosti i naredbe figure autoriteta zapravo sluša naredbe autoriteta, makar pritom te naredbe rezultirale smrću trećih subjekata. Najave kažu da imamo još 30 godina do kraja civilizacije. Društvena situacija može se samo pogoršavati, ako ili kad nestane hrane, začeci ove politike “svako sam za sebe” dobit će katastrofalne razmjere odustanemo li već sada od načela solidarnosti i uzajamne društvene pomoći.

      https://www.bilten.org/?p=28196#

  • News about opening a new shelter for asylum seekers in the village of #Mala_Gorica in the vicinity of #Petrinja has been circulating for a while in the public and disturbed Petrinja’s War Veterans Initiative. The Initiative has so far launched a petition against the construction of the shelter, and recently announced the blockade of the state road to Petrinja and Sisak on the day of elections for the EU Parliament if they did not comply with their request to withdraw from the construction of the shelter. The Ministry of Internal Affairs yesterday published a press release telling the public that because of the refusal of the local community to open the shelter there, pushed them away from the idea. The funds provided for this purpose will be redirected to the reconstruction of the existing reception capacities and to the reconstruction of a number of flats owned by the Republic of Croatia for the accommodation of refugees. The script we are witnessing reminds us of the one in 2004 when the leadership of the Ministry of Internal Affairs tried to build an emplacement in the area of ​​Stubicka Slatina with the EU funds, and the citizens opposed it almost the same way as today.

    #Croatie #réfugiés #asile #migrations #accueil #hébergement #logement #Balkans #route_des_balkans

    Reçu via la mailing-list Inicijativa dobrodosli, le 15.05.2019

  • The creation of preconditions for Croatia’s entry into #Schengen is visible in the both on the field and diplomacy - while the Croatian border police continues to prevent the entry of refugees into the country and does not restrain from using violent methods, Minister #Božinović received praises from Bavarian Minister of Interior, Sports and Integration, #Joachim_Herrman, on the work of Croatian #police and protection of Croatian Borders (http://hr.n1info.com/Vijesti/a401099/Bavarski-ministar-unutarnjih-poslova-pohvalio-hrvatsku-granicnu-policiju.). The border area of the European Union seems to have become a mirror in which politics sees only itself and those who “pat it on the back”, while they refuse to face with the reality.

    #route_des_balkans #Allemagne #asile #migrations #réfugiés #frontières #Croatie #externalisation #contrôles_frontaliers #militarisation_des_frontières #buffer_zone #Balkans

    Une manière de contrôler la #frontière_sud-alpine

    Reçu via la mailing-list Inicijativa dobrodosli, le 15.05.2019

    ping @isskein

  • #The_game’: vanuit Bosnië naar de EU, het hoogste level

    Via de nieuwe Balkanroute proberen migranten de EU te bereiken door vanuit Bosnië de Kroatische grens over te steken. Ze noemen het ‘the game’ en ze spelen het vaak zonder succes.


    https://www.volkskrant.nl/kijkverder/v/2019/the-game-vanuit-bosnie-naar-de-eu-het-hoogste-level
    #terminologie #mots #vocabulaire
    #game #jeu #Game over #next_level
    #Balkans #route_des_Balkans #Bosnie #Velika_Kladusa #Slovénie #Bosnie-Herzégovine #IOM #OIM #frontières #violences_policières
    ping @reka signalé par @Virginie_Mamadouh

  • From Bosnia and Herzegovina a video showing seven adults and five children detained in cage-like detention cells in #Klobuk near #Trebinje as part of the #International_Border_Crossing (#MGP) was published. It is terrifying to read the official statement of the BiH Border Police, where they state how all is in line with EU standards- we must ask whether inhumane and humiliating treatment of people who migrate is an EU standard?

    #Bosnie #Bosnie-Herzégovine #Monténégro #frontières #asile #migrations #réfugiés #route_des_Balkans #Balkans

    –-> signalé par Inicijativa Dobrodosli, via leur mailing-list (29.04.2019)

    Held in a cage?!

    We have received footage and photos displaying two detained families after they were pushed back in the border area between Bosnia and Herzegovina with Montenegro, Klobuk border crossing near Trebinje.


    Video and the photos show people being held in cage-like detention cells, previously also seen and mentioned with the case of the Houssiny family. There were reportedly 7 adults and 5 children among the detained people. The youngest is 3 years old.

    They were detained in this way and stayed over night. However, the authorities claim everything is “by the book” and in accordance with the EU standards.

    They say since the border crossing where people were later taken to is not a firm building, they have no barred rooms to detain people, so they use this — ironically funded by the European Commission — in order to “provide daylight” to the people and they stress the people were not locked inside.

    Either way, the question remains — is this the standard and a collective decision to treat and detain currently the most vulnerable group in the planet, refugees?

    Will anyone finally bring into question and condemn the methods and current human rights breaking detention and push back practice?

    https://medium.com/are-you-syrious/ays-daily-digest-23-4-19-weekend-of-violent-push-backs-from-croatia-and-bosn

    Lien vers la vidéo:
    https://www.youtube.com/watch?v=T4YAoBPGBHw


    #cages #cage #vidéo #animalisation #brutalisation

    • In our neighbouring country Bosnia and Herzegovina, the local authorities consider volunteers to disturb public order and peace by helping migrants. As a result, the work of some of them has been banned - you can read more about it in this article: https://www.telegram.hr/politika-kriminal/vlasti-bih-smatraju-da-volonteri-remete-javni-red-i-mir-tako-sto-pomazu-mig. This is the last example of the criminalization of solidarity work, yet it’s not the only one: nowadays Europe is becoming more and more a place of repression towards those who are willing to oppose hate speech and intolerance, promoting and everyday practicing solidarity. You can read more about it in this article: http://novilist.hr/Komentari/Kolumne/Pronadena-zemlja-Borisa-Pavelica/BORIS-PAVELIC-Brigade-bespomocnih?meta_refresh=true.

      Reçu via la mailing-list Inicijativa Dobrodošli, le 31.05.2019

    • Migrants dying in Bosnia: Red Cross

      Thousands of migrants and refugees are stranded in Bosnia on their way to Western Europe. They are in desperate need of humanitarian assistance. The international Red Cross says some have died while trying to find shelter.

      About 6,000 people have entered Bosnia and Herzegovina since the start of the year, according to the country’s security agencies. But all the transit centers, which can accommodate around 3,500 people, are full, forcing thousands to sleep rough.

      “People are sleeping in parks, in carparks, on the footpath, and in dangerous buildings,” said Indira Kulenovic, operations manager for the International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies (IFRC) in Bosnia.

      “A few weeks ago, three migrants sheltering in an abandoned building burned to death when a candle they were using caused a fire. Soon after, another fell from the top floor of a building he was sheltering in. Psychological stress among migrants is high – just last week one man set himself on fire in desperation,” Kulenovic said.

      ‘Humanitarian crisis’

      Bosnia is on the route of thousands of people from Asia and North Africa who try to enter Europe via neighboring Croatia, an EU member state. Last year, about 25,000 people entered Bosnia from Serbia and Montenegro.

      Mobile teams from the Bosnian Red Cross society have been handing out food, water, clothes, blankets and first aid to the migrants, as well as trying to provide psychological support.

      Red Cross workers are also distributing information about active landmine fields to warn people of the dangers of unexploded bombs. Bosnia and Herzegovina is one of the most landmine-contaminated countries in Europe.

      The Red Cross is working in five migrant centers across the country providing meals for 3,000 people a day, as well as clothing, bedding, tents and first aid. Meanwhile, the UN migration agency, IOM, is providing food supplies.

      Despite their efforts, the head of the Bosnian Red Cross, Rajko Lazic, says living conditions for many people remain inadequate in the centers and worse for those outside. “The situation has reached a critical point. This is a humanitarian crisis,” Lazic said.

      Disease outbreaks

      In migrant reception centers, overcrowding has led to an increase in infectious diseases. The Bosnian health minister, Nermina Cemalovic, said on 15 May there were 800 cases of scabies in transit centers in Bihac, one of the western towns where migrants are concentrated.

      Health workers have also been trying to prevent an outbreak of measles after aid workers were hospitalized with the disease.

      “We are extremely concerned for people on the move in Bosnia and Herzegovina,” the IFRC’s Kulenovic said. “They are arriving in poor condition, and many, including children, have walked for weeks. They are hungry, exhausted, sick and cold and traumatized by their journeys. The recent wet weather has just made their journeys worse.”

      Kulenovic added that the local population was also suffering from the pressure that extra numbers had put on services, land and property. The IFRC and the Red Cross Society of Bosnia aim to provide food, first aid and other assistance to 7,600 of the most vulnerable migrants as well as cash grants for 1,500 host families during 2019.

      https://www.infomigrants.net/en/post/17218/migrants-dying-in-bosnia-red-cross?ref=tw
      #mourir_en_Bosnie #morts #décès #Kljuc #OIM #IOM #Croix-Route

  • An article about the experiences of one of the Syrian families living in Zadar and the struggles that followed them due to insufficient support from the state.

    PRIJE GODINU I POL DANA U BIJEGU OD RATA U SIRIJI STIGLI SU U ZADAR: OVO JE NJIHOVA EMIGRANTSKA PRIČA Djeca nam se ne sjećaju Sirije, njihova je kuća ovdje, u Zadru

    Sirijca Abdulrahmana prvi put sam vidjela prije godinu i pol dana.
    Hladnog siječanjskog dana stigao je u Zadar sa suprugom Jašir i četvero male djece, skupa s još sedam drugih obitelji koje su pobjegle iz ratnog vihora rodne Sirije.

    Prvi susret s tim mladim ljudima, preplašenim i zabrinutim roditeljima koji su u strahu od neizvjesnosti koja je pred njima, a istodobno presretni jer su uspjeli spasiti živu glavu, teško je zaboraviti. Iza sebe su morali ostaviti izgrađene živote i obitelji, a do temelja porušeni rodni Alep, najveći i najljepši sirijski grad, preko noći zamijeniti kampovima u Turskoj i Prihvatilištem za tražitelje azila u Kutini. Najmlađa djevojčica Tabarak tada je bila beba ni od godinu dana, a najstarija Đenan imala je četiri godine. Te dvije godine izbjegličkog života uzele su svoj danak i ostavile veliki pečat na njihovim životima.

    Drugi put Abdulrahmana sam vidjela dva mjeseca kasnije, kada sam ga posjetila na radnom mjestu. Dočekao me je u trlišu, na gradilištu, gdje je dobio prvi posao. Zajedno s kolegom Šukrijem, koji mu je danas susjed, postavljao je knauf i bio neopisivno ponosan što će za to dobiti svoju prvu hrvatsku plaću.
    No, puno ga je toga mučilo. Suočavanje sa stvarnošću, prije svega. Vladin pilot-projekt integracije u sklopu kojega su sirijske obitelji stigle u Hrvatsku, u Zadru je funkcionirao uglavnom zbog poduzetnika Mladena Ninčevića i njegove supruge Sarah, koji su sami odrađivali sve ono što sustav nije. U tom najosjetljivijem razdoblju prilagodbe, kada jedna topla ljudska riječ znači više od svih međunarodnih sporazuma, smjestili su ih u svojemu hostelu, dali im posao i brinuli se o njih 40 kao da su im najuža obitelj. Abdulrahman je tada nestrpljivo čekao pristojan smještaj za svoju obitelj, zabrinut kako će se djeca snaći u školi i vrtiću. Znao je tada samo nekoliko riječi hrvatskoga pa smo se jedva sporazumijevali uz pomoć prevoditelja.
    Prije nekoliko dana posjetila sam ga ponovno, no ovaj put razgovarali smo na hrvatskom u njihovu zadarskom domu u Diklu. Prevoditelj nam nije trebao, osim za pokoju riječ kada bi ocu simultanim prijevodom pomogao devetogodišnji Fadel. U godinu i pol dana, koliko se nismo vidjeli, puno se toga u njihovu životu promijenilo. Abdul, kako ga hrvatski prijatelji zovu, drugi je čovjek. Nasmijan je i puno opušteniji, bez onoga grča i straha na licu.

    – Uh, te početke bih najradije zaboravio – priznaje nam.
    – Ne znaš govoriti jezik, nikoga ne razumiješ, ništa ne znaš. Nisam mogao sam u dućan otići kad ne znam tražiti ono što mi treba. Nisam znao ni cigarete kupiti – smije se 35-godišnji Abdul svojemu “broken” hrvatskom.
    – Težak vam je ovaj jezik, uh! Rekao sam sam sebi – Abdule, pomalo, jedino tako ćeš hrvatski naučiti. Mene je spasilo što na poslu s ljudima puno razgovaram, većinu vremena samo hrvatski govorim, nema arapskog više. I moj najbolji prijatelj, kojega sam upoznao na gradilištu, Hrvat je imena Velimir. “Samo pomalo”, te sam riječi prvo naučio – govori ovaj simpatični Sirijac, kojemu je Ninčević vrlo brzo nakon dolaska dao priliku i posao u svojoj građevinskoj tvrtki. Trenutačno radi na njegovu gradilištu u Sinju, ponedjeljkom ujutro odlazi na teren, a petkom se vraća obitelji. Rado govori o poslu i ekipi na gradilištu, ponosan što sam zarađuje svoju plaću i što više nikomu nije na teret.
    – Sada je sve dobro. Radim dobar posao, vozim bager, imam dobru plaću, djeca su sretna ovdje. Iako su svi rođeni u Siriji, oni je gotovo i ne pamte. Naša najstarija, Đenan, sjeća se jedino malog dućana kraj naše kuće u Alepu, i ničeg drugoga iz tog okruženja. Njihovo djetinjstvo je ovdje u Hrvatskoj. Kada im žena i ja kažemo da ćemo se vratiti kući u Siriju, govore nam da neće natrag te da je njihova kuća ovdje u Zadru. I jest, još šest mjeseci. A što će biti nakon toga, ne znam – retorički se pita Abdul.

    Za tih šest mjeseci koje spominje, sirijske obitelji imaju osiguran podstanarski stan koji im plaća Hrvatska preko svojega Središnjeg državnog ureda za stambeno zbrinjavanje. Od dvije godine, na koliko se Vlada obvezala osigurati im smještaj, već je prošlo godinu i pol. Što će biti kad taj ugovor istekne?
    – Ne znam. Zadar je jako lijep, ali skup. Puno skup za život. S jednom plaćom teško mogu prehraniti četvero djece i plaćati pristojan podstanarski stan, ako ga uopće uspijemo pronaći jer je država i ovaj jedva pronašla kada su nas doselili. O svom domu možemo samo sanjati. Koliko god radio, svoje kuće neću vidjeti jer je cijena kvadrata nama ovdje nedostižna. Tri obitelji koje znam otišle su nedavno za Njemačku jer u Zadru nisu mogli pristojno živjeti. U Njemačkoj isti ovakav program traje deset godina, što ipak daje neku sigurnost da možeš planirati život. Vidim da i Hrvati puno odlaze vani iz istog razloga. Da nema Mladena i Sarah, koji su prema nama kao rođeni otac i majka, i mi bismo već bili otišli. Sarah se brinula o ženama i djeci, vodila ih kod doktora i zubara, u kupnju, organizirala proslavu rođendana za djecu – priznaje Abdul i prepričava anegdotu iz prvih dana nakon dolaska.
    – Kad smo tek stigli u Kutinu, moj prijatelj Šukri razgovarao je s jednim gazdom o poslu i troškovima života. Kad je sve zbrojio i oduzeo, rekao mu je: “Znači, da bih mogao normalno živjeti od svoje plaće u Hrvatskoj, trebam raditi tri puta! Ne dvaput, jer to nije dovoljno za sve troškove, nego triput. Kolega”, pitao ga je na kraju Šukri, “a kad da ja spavam?” – smije se Abdul.

    On, a pogotovo supruga Jašir, često razmišljaju o povratku u Siriju. Kazuju nam kako je život u Alepu bio lijep i kako je Abdul tamo posjedovao automehaničarsku radionicu od koje je cijela obitelj mogla lijepo živjeti. Njezini roditelji i braća ostali su u rodnom gradu. A sam Abdul ima desetero braće i sestara koje je rat raselio po cijeloj Europi, od Turske do Njemačke. I njegovi roditelji su ostali u Siriji.
    – Otac mi je rekao da ne želi otići i da će, ako već mora poginuti, umrijeti u vlastitoj kući. Mi smo morali otići zbog djece. Koliko god nas vuče povratak, stanje tamo i dalje je daleko od normalnog. Sve je razrušeno, nema ni struje ni vode. To bi se možda još i dalo preživjeti, izgraditi porušeno i krenuti ispočetka, samo da rata nema. Ali, tom ratu kao da nema kraja.


    https://zadarski.slobodnadalmacija.hr/4-kantuna/clanak/id/600056/djeca-nam-se-ne-sjecaju-sirije-njihova-je-kuca-ovdje-u-za
    #Croatie #Zadar #migrations #réfugiés #asile #accueil #réfugiés_syriens #Balkans

    –-> signalé par Inicijativa Dobrodosli, via leur mailing-list (29.04.2019)

  • Report of the fact-finding mission by Ambassador #Tomáš_Boček, Special Representative of the Secretary General on migration and refugees, to Bosnia and Herzegovina and to Croatia 24-27 July and 26-30 November 2018

    https://rm.coe.int/report-of-the-fact-finding-mission-by-ambassador-tomas-bocek-special-r/1680940259
    #Bosnie #Croatie #Bosnie-Herzégovine #asile #migrations #réfugiés #route_des_Balkans #Balkans #rapport #2018

    Commentaire reçu via la mailing-list Inicijativa Dobrodosli:

    Report by the Special Representative of the Secretary General on migration and refugees, Tomáš Boček, was published following his visit to Bosnia and Herzegovina and Croatia in 2018. In all areas covered by the Report; access to territory, access to asylum, reception, detention and returns, unaccompanied minors – numerous problems have been detected, followed by testimonies from refugees who have experienced violent pushbacks. Although the Report contains different data, contextual descriptions, perspectives of different actors and recommendations, the language of the Report is rather tepid and does not leave any impression of the urgency of resolving serious violations of human rights. The Report addressed, among others, violations concerning policy and practice of detaining children, specifically unaccompanied minors, the failure and unavailability of integration measures, seizing money for the purpose of covering expenses related to stay in detention center, the lack of access to legal aid and the lack of information about the grounds for detention.

    • La Bosnie, cul-de-sac pour les migrants

      Sur la route des Balkans, les demandeurs d’asile dénoncent la violence de la police croate aux portes de l’Union européenne.

      Le regard bute sur les montagnes, flanquées d’arbres pelés par l’hiver et recouvertes, à leur sommet, de nuages épais, si bien qu’on en discerne mal les contours. C’est vers cet horizon obstrué que s’engouffrent chaque jour des dizaines de personnes, dans l’espoir de passer, à pied, la frontière qui sépare la Bosnie-Herzégovine de la Croatie.

      La route migratoire qui traverse les Balkans a déporté ici l’une de ses étapes après que plusieurs États (dont la Hongrie et la Slovénie) aient fermé leurs frontières au nord de cet itinéraire. Depuis 2018, Afghans, Pakistanais, Syriens ou encore Algériens empruntent ce chemin après être arrivés en Europe par la frontière greco-turque, et être remontés par l’Albanie et le Monténégro ou bien la Macédoine du Nord et la Serbie. Les flux sont sans commune mesure avec ceux de 2015 mais l’application des Croates, pays candidat à l’entrée dans Schengen, à tenir leur frontière a transformé le nord-ouest de la Bosnie en cul-de-sac.

      « C’est une crise humanitaire créée de façon politique »

      Il y aurait entre 7 000 et 9 000 migrants dans le pays, essentiellement dans le canton d’#Una_Sana, limitrophe de la Croatie. Une partie vit dans des maisons ou des usines abandonnées, des gares, à la rue ou encore dans des bois. « C’est une crise humanitaire créée de façon politique », répète Peter Van der Auweraert, le représentant de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Bosnie. Le pays offre moins de 5 000 places de mises à l’abri, gérées par l’OIM et financées par l’UE.

      Dans la ville frontalière de Bihac, où les stigmates de la guerre civile balafrent encore les édifices du centre-ville, une ancienne usine de réfrigérateurs accueille par exemple 2 000 personnes, dont 400 mineurs non accompagnés, dans des containers. Il arrive que la police limite les sorties des migrants, sans d’autre raison apparente que celle de réduire leur présence en ville. François Giddey, coordinateur de Médecins sans frontières (MSF) en Bosnie, déplore « un espace humanitaire extrêmement restreint car toute structure d’aide est considérée comme un facteur d’attractivité ».

      Tous les soirs, des policiers font descendre des dizaines de migrants du train en provenance de Sarajevo, à son entrée dans le canton d’Una Sana, dans la petite gare du village d’Otoka Bosanska. Cette nuit-là, ils sont une quarantaine à être débarqués. L’ONG Danish Refugee Council est autorisée à leur donner un snack avant qu’ils ne soient montés dans un bus pour être déposés deux kilomètres plus loin, en rase campagne, à la limite de la République serbe de Bosnie. « Des passeurs nous feront rejoindre Bihac », sait d’avance un Marocain.

      A leur tour, lui et d’autres tenteront leur chance à travers la frontière, un jeu de piste sans joie surnommé « game » par les migrants, qui fait son lot de gagnants et de perdants. Un matin de décembre, on croise une quinzaine de personnes qui ont rebroussé chemin. Hadi Sayed, un Syrien de 30 ans originaire d’Idlib, voyage avec son fils de 10 ans. « On a marché six heures et on a dormi dans une vieille maison dans la montagne, raconte cet homme. Mais le matin, il neigeait, alors on a abandonné ». C’est déjà la troisième fois que Hadi Sayed échoue à passer en Croatie.
      Refoulements illégaux et violents récurrents

      « La première fois, la police croate nous a attrapés alors qu’on avait passé la frontière, rapporte-t-il. Ils ont menacé de tuer ceux qui avaient tenté de fuir. Avant de nous ramener à la frontière, ils nous ont pris nos téléphones, nos sacs et notre nourriture et ils ont frappé ceux qui avaient tenté de cacher leur téléphone ». Les témoignages de migrants qui dénoncent les refoulements illégaux et violents sont ici récurrents.

      Début décembre, la commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Dunja Mijatovic, a fait état de sa « grave préoccupation ». « J’ai déjà abordé ce sujet avec le premier ministre de Croatie en octobre 2018. La situation n’a fait qu’empirer depuis ».

      Dans le camp de l’OIM à Bihac, Mohamed Bilal présente une jambe droite fracturée et plâtrée. « Lors de ma troisième tentative, les policiers croates nous ont ramenés à la frontière et nous ont fait sortir de leur véhicule un par un, explique le jeune pakistanais. On a dû passer entre deux rangées de policiers qui nous ont battus avec des bâtons ». Ismatullah Rahemi, lui, se déplace en fauteuil roulant car ses deux pieds sont bandés et l’un est encore boursouflé jusqu’à la cheville par une infection. Cet Afghan assure que la police croate lui a confisqué ses chaussures à la frontière, malgré la neige. « Ils ont pris nos sacs, nos téléphones, nos habits et nos chaussures, et ils les ont brûlés, confie-t-il. Ensuite, ils nous ont frappés, ils nous ont poussés dans la rivière jusqu’au torse et ils nous ont laissés en caleçon et en tee-shirt. On a marché douze kilomètres ».

      A Velika Kladusa, une autre ville frontalière, dans une maison abandonnée, comme le pays – touché par l’émigration de sa propre population – en compte en grand nombre, six Algériens attendent que le « game » leur sourit, serrés dans une pièce glaciale de leur squat, sans eau, sans électricité, et aux fenêtres béantes. Ils ont déjà tenté trois ou sept fois, ont été arrêtés par les Croates après sept ou dix jours de marche dans la forêt. « On ne nous a pas laissés demander l’asile », jure l’un d’eux. Ils décrivent les mêmes pratiques, leurs affaires incendiées, les coups, le passage obligatoire par la rivière… Ils évoquent des hommes en uniforme noir ou bleu marine, cagoulés.
      « Dérive » d’une unité spéciale de la police

      Il arrive que des refoulements aient lieu bien au-delà de la ligne frontalière. Hamza, un Algérien de 27 ans, affirme avoir été repoussé depuis la Slovénie. Alaa Asar, Ahmed Aser, Mohamed Eldeyasty et El-Sayed Elmezayen, quatre Egyptiens de 17 ans rencontrés à Bihac, assurent qu’ils ont été refoulés alors qu’ils étaient présents en Croatie depuis plus d’un mois, hébergés et même scolarisés à Split. « Des policiers nous ont arrêtés devant un supermarché et renvoyés Bosnie », témoigne Alaa Asar. Contactée, la directrice du centre de services communautaires de Split (une institution publique de protection sociale à destination des enfants), Marija Tešija, confirme au Monde que les quatre jeunes « sont restés au sein de [l’]institution pendant le mois d’octobre ». « On est dans une Union où de plus en plus de gouvernements ne font même plus semblant de respecter leurs engagements européens », déplore un fonctionnaire européen.

      Le directeur de cabinet du premier ministre croate, Zvonimir Frka-Petesic, considère au contraire que « la police croate fait un travail à la fois efficace et humain, et fournit beaucoup d’efforts pour rendre la frontière la moins poreuse possible ». « A chaque fois qu’il y a eu des accusations, des enquêtes ont été diligentées et il n’y a aucun fait avéré », ajoute-t-il.

      Le 9 décembre, le site d’information croate Net.hr a pourtant évoqué dans une enquête la « dérive » d’une unité spéciale de la police, Corridor, créée en 2017 pour lutter contre les migrations illégales. L’unité se concentrerait sur l’expulsion vers la Bosnie voisine de migrants, prenant de plus en plus la forme de groupes opérationnels mobiles sans commandement formel. M. Frka-Petesic dément « catégoriquement » la présence à la frontière de policiers cagoulés, tels que souvent décrits par les migrants. « Il n’y a pas de milice d’appoint qui joue les shérifs », évacue-t-il.

      Interviewée par Net.hr, la médiatrice croate Lora Vidovic – l’équivalent du Défenseur des droits en France – dit ignorer l’existence d’unités spéciales mais évoque les « nombreuses plaintes de migrants », corroborées par des témoignages anonymes internes aux forces de l’ordre. Les 16 et 27 novembre, la police croate a blessé par balles deux migrants dans la région de Gorski Kotar, limitrophe de la Slovénie. Dans le premier cas, la version officielle veut que le policier ait glissé et tiré accidentellement.

      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/12/30/en-croatie-on-ne-nous-a-pas-laisses-demander-l-asile_6024367_3210.html

  • Turkey’s Policy in the Balkans: More than Neo-Ottomanism

    There is a fundamental misperception with regard to Turkey’s relationship with the Balkans. Turkey is not external to the region, the way Russia is for instance. Its history and geographic location make it a part of southeast Europe. Millions of Turks have their family roots in what was once known as ‘Turkey-in-Europe.’ This includes the founder of the republic, the Salonika-born Mustafa Kemal Atatürk. Ties run deep at the political, economic, and societal levels.

    All those connections have drawn Turkey to the Balkans, especially after the end of the Cold War. The notion that Turks are now coming back does not hold. Closer engagement in the region started under President Turgut Özal in the early 1990s. But back then, Turkey balanced between bilateralism and multilateralism. It invested in economic and security ties with friendly countries such as Albania, Macedonia, Romania and Bulgaria while adhering to NATO as its response to the wars in ex-Yugoslavia. What changed under the Justice and Development (AK) Party, notably over the past decade, is the switch to bilateralism. That is understandable given the cracks in relations between Ankara and the West. All the same, it is concerning since it is coinciding with the push against the EU and NATO by Russia, which leverages history, religious identity and anti-Western rhetoric to legitimize its actions.

    Pundits and politicians often use ‘Neo-Ottomanism’ to describe Turkey’s forays. The label can be often misleading. Yes, Turkish President Recep Erdogan praises the Ottoman Empire and its legacy, domestically and beyond Turkey’s borders. But so did his predecessors in office. Within the country, liberals and Islamist conservatives alike all rediscovered the Ottomans from the 1980s onwards in questioning the Kemalist political order. The government has been reaching out to Balkan Muslims through TIKA, the Turkish developmental agency, and the Directorate of Religious Affairs (Diyanet) for decades.

    Neo-Ottomanism is therefore the packaging, not the substance. Turkey’s objective is not to recreate the Ottoman Empire in the Balkans. That is far beyond the country’s resources and capacity. The region is gravitating in economic, social, institutional and political terms to the West. What we have instead is Erdogan using the Balkans to make a case that he is the leader of the wider (Sunni) Muslim community in Europe and the Middle East. The main audience is his electorate in Turkey and only secondly Muslims abroad. The pre-election rally he held in Sarajevo in the run-up to last year’s presidential and parliamentary elections is a case in point.

    But Turkish policy in the Balkans cannot be reduced to the promotion of Islamic solidarity. Erdogan’s main achievement is the fact that he has built relations with leaders from countries that are majority non-Muslim. In October 2017, for instance, he was welcomed in Serbia by President Aleksandar Vucic. The visit gave some credence to complaints by Bosniaks (Slavic Muslims) that Turkey loves to talk brotherhood in Bosnia but when it comes to investing money it goes for Serbia. Similarly, Erdogan has strong links to Bulgaria’s Prime Minister Boyko Borisov, who hosted the EU-Turkey summit a year ago. Bulgaria and Serbia are interested in hosting an extension of the TurkStream gas pipeline, a joint Russo-Turkish venture. Greece’s Alexis Tsipras also received the red carpet treatment during his latest visit to Turkey where he discussed ideas on decreasing tensions in the Aegean.

    Despite its quest for strategic autonomy, Turkey is still partnering with Western institutions. In addition, Ankara has been supportive of the Prespa Agreement and newly renamed North Macedonia’s accession to NATO, its quarrels with the U.S. and other key members of the Alliance notwithstanding. Collectively, EU members Romania, Bulgaria and Greece account for the bulk of Turkish trade with southeast Europe, with the Western Balkans trailing far behind. Greece and Bulgaria see Turkey as key to stemming the flow of asylum seekers from Syria, Iraq, Afghanistan and further afield. They are highly supportive of the EU-Turkey deal on migration from March 2016, renewed last year.

    Does the authoritarian system built by Erdogan pose an ideological challenge in the Balkans? Perhaps yes. For instance, pressure on governments to close educational institutions and surrender, without due process, members of the Fethullah Gülen community, which is implicated in the coup attempt in July 2016, undermine the rule of law. At the same time, the authoritarian drift observed in the Balkans is an indigenous product. It is not imported from Vladimir Putin’s Russia nor from Turkey under its new ‘sultan’.

    https://www.ispionline.it/it/pubblicazione/turkeys-policy-balkans-more-neo-ottomanism-22835

    #néo-ottomanisme #Turquie #Balkans

  • La police croate renvoie de plus en plus de migrants en #Serbie

    4 avril 2019 – 17h30 : La police croate déporte de plus en plus de migrants en Serbie, y compris des personnes qui n’ont jamais transité par ce pays. Il s’agit donc de #déportations illégales. Des migrants sont également renvoyés de Hongrie. La police serbe tolère ces « retours » infondés, dénoncent plusieurs organisations de soutien aux migrants au réfugiés, notamment les ONG croates Are you Syrious, Centar za mirovne studije et l’Initiative Dobrodošli.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/fil-info-refugies

    #route_des_balkans #Balkans #renvois #expulsions #push-back #refoulement #Croatie #migrations #asile #réfugiés #frontières


    • https://twitter.com/APC_CZA/status/1120619893068636160?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E11

      Commentaire en anglais :

      the Asylum Protection Centre published photos and information that more than 50 people were violently pushed back by the Croatian police back to Serbia, near Šid. They were heavily beaten with police bats on legs and back. The people describe being beaten, robbed of their belongings, having their phones destroyed, all between April 19 and 22.

      https://medium.com/are-you-syrious/ays-daily-digest-23-4-19-weekend-of-violent-push-backs-from-croatia-and-bosn

    • The situation in #Šid is worsening - many people are arriving to Serbia and trying to cross the border, while at the same time weather conditions are getting worse, with temperatures getting lower and lower. The police began emptying the streets and spaces used by refugees for temporary accommodation and taking people into camps at the border, which are overcrowded and in very poor conditions. On Friday the police cleared the streets in Šid (https://www.facebook.com/NoNameKitchenBelgrade/videos/973792239674633) and several makeshift lodgings in the city, including a squatted area where 30 minors were living. They took people into a police station and later to a camp. The police action in the weekend involved more than 150 people in Šid and the surrounding area. Moreover, a reception center in Preševo, in which people will be accommodated during the winter, has reopened (http://www.rts.rs/page/stories/sr/story/125/drustvo/3754805/prihvatni-centar-u-presevu-ponovo-otvoren.html).

      Reçu via Inicijativa dobrodosli, mail du 04.11.2019.

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      In the early hours of Friday, 22nd November 2019 a large-scale police eviction took place in Šid, Serbia. Some might recall the illegal burning of a migrant encampment close to the border of October 20th, among many others. Sweeping all squats and unofficial settlements, the recent operation aimed to remove all undocumented people in transit from the streets of Šid. The action targeted approximately 150 people in and around Šid. The largest eviction of people was carried out at the settlement in the former Grafosrem industrial facility, but was accompanied by the clearance of multiple other smaller squats throughout the city. Authorized by municipality of Šid and supported by regional police, as well as units from Sremska Mitrovica and Belgrade, the apprehensions started at 06:00 am.

      Outwardly justified as a measure to meet the security concerns of the local population, the operation is clearly part of a larger scheme of internal displacement being realized throughout Serbia during the past week. No Name Kitchen strongly condemn the forced removal of systemically marginalised communities, and the ruthlessness used during these operations.

      Concerning the eviction of the Grafosrem squat, there was no official notice given or information on a relocation operation. While around 50 officers conducted the physical apprehension of the ca. 110 people living there, the deputy mayor Zoran Semenović was also in attendance, declaring the abandoned factory site to be his property, loudly insulting NNK volunteers that were present and – together with police - removing these witnesses from the area.

      The removal of the inhabitants was followed by the “cleansing” of the grounds - making use of a bulldozer, two forklift trucks, and around 30 workers of the municipality, along with multiple transport vehicles. Under the eyes of the media present, the entirety of the people’s belongings such as cell phones, power banks, clothing, electricity supply, personal money, 40 tents, over 200 blankets and sleeping bags were confiscated by city workers. The flattening of the Grafosrem surroundings lasted until nightfall.

      No information on the confiscated possessions was given to NNK, despite requests by volunteers. It is likely these items - provided by NNK and charitable donations from across the region - were destroyed by the authorities, when the hundred plus people were forcibly removed from the site. Similar actions were carried out at various other smaller squat settlements (this time only by police authorities). Persons apprehended did not receive preliminary eviction notices and were conveyed to the local police station to give their information before being removed to reception camps, such as Kikinda and Pirot. Minors were reported to have been taken to Sjenica or housing around Belgrade.

      In the days after the operation, volunteers in Šid have been under constant scrutiny. Private people have been observed monitoring the volunteer’s house and filming use of the organisations vehicle. Even the mayor himself began to harass volunteers with his car when they were documenting the remains of the settlements.

      Several key questions arise following Fridays events. Do fundamental rights still exist for Serbia’s transit population? What awaits these people in the camps across the country to which they have been forcibly removed? And locally, did Zoran Semenović act in an official capacity when claiming to be the owner of Grafosrem? What will happen to the confiscated possesions of the people expelled in this operation? Will they be returned or wilfully destroyed?

      This goes connected with this new agreement: “the European Union signed an agreement with Serbia on border management cooperation between Serbia and the European Border and Coast Guard Agency (Frontex)”.

      Text by: Davy Jones

      We’re sorry for the delay in reporting about the situation, but the volunteers there are overwhelmed.
      It would be great if someone could manage to go there and take sleeping bags, tents and other materials.

      https://www.facebook.com/NoNameKitchenBelgrade/videos/973792239674633

    • ENS MOVEM - Semana del 20 al 26 de enero de 2020

      Through short audio recordings, independent volunteers and volunteers working for small organizations in Greece and some of the EU’s external borders report weekly on their daily work and the dire conditions in which refugees and migrants are living. The audios are in Spanish and, time permitting, subtitles are also provided in Serbo-Croatian and English. When not, the original Spanish transcription is edited to ensure, as far as possible, that an accurate machine translation into English helps you follow these updates.

      https://www.youtube.com/watch?v=IxWmB5gT5Dk&feature=youtu.be


      #audio #témoignage #No_name_kitchen

      #Sid #Šid #Velika_Kladusa
      –-> Mais aussi #Patras

    • News from Šid :

      Saturday morning, when NNK volunteers came to the Squat as part of their daily routine in the town of Šid, police was already present - together with the owner of the property and a bunch of workers who were supposed to cut down bushes surrounding the Squat.

      However, some of them - together with police - started to set tents on fire that they found in the bushes, collected people’s belongings on a pile and set it on fire as well, while other workers tried to steal items that they deemed valuable. When the volunteers tried to put off the fire and prevent the workers from stealing more stuff, things got more violent. Police pushed and grabbed the volunteers, and one of the workers got particularly aggressive and even started hitting them. Before they finally left, they also destroyed a tire of the NNK van.

      From their own car was hanging a black flag with a skull symbol, and one of the workers was wearing a “traditional” looking hat. Later we found out that he was not a pirate fan with a penchant for Serbian folklore, but according to neighbours and the clothes that the man was wearing, it might be a supporter of the far-right Chetnik movement. (The Chetniks originated in the Second World War with the aim of creating an ethnically homogenous Serbia, and were responsible for the killings of approximately 50.000 Muslims and Croats.)


      https://www.facebook.com/309778972753727/posts/903844243347194

  • Dans le procès en appel de Radovan Karadzic ce mercredi à La Haye, aux Pays-Bas, les juges internationaux ont enfoncé le clou encore plus profondément : sa peine, qui était de 40 ans de détention à l’issue du premier jugement, a été transformée en prison à vie.
    Karadzic, emprisonné depuis 11 ans, âgé maintenant de 73 ans, faisait appel car il estimait que son procès et le verdict en première instance étaient avant tout « politiques ».


    https://fr.euronews.com/2019/03/20/proces-en-appel-de-radovan-karadzic-l-ex-chef-des-serbes-de-bosnie-est-
    https://fr.euronews.com/tag/srebrenica
    #Sarajevo #Srebrenica #génocide

  • Bosnia Records 12 Migrant Deaths in 2018

    Bosnian ministries recorded a dozen deaths last year among migrants and refugees in the country, but precise data on those who lost their lives crossing the country remain absent.

    Official data from Bosnian government ministries shows that 12 migrants or refugees lost their lives in the country last year.

    The data were gathered from the interior ministries of Bosnia’s two entities, the Serb-dominated Republika Srpska, RS, and the mainly Bosniak and Croatian Federation of Bosnia and Herzegovina.

    It is not clear if that is the final number, as the interior ministries in each entity only keep data on deaths where they suspect violence was the cause.

    Border police have data on bodies of people transported back to “countries of high migration risk”, referring to those states from where most migrants and refugees are coming.

    “In 2018, we had four cases; namely two transported to Pakistan and one to Jordan and one to Morocco,” Bosnian Border Police told BIRN.

    Una Sana Canton recorded four migrant or refugee deaths. One of ten units in the Federation entity, in northwest Bosnia, it is where most migrants and refugees are based, as it lies closest to EU-member Croatia.

    “In two cases, natural deaths were confirmed, one case concerned drowning and one person was killed,” the prosecutor’s office of Una Sana Canton told BIRN.

    No Name Kitchen, an NGO that assists migrants and refugees, said it was concerned over the fate of one young Moroccan who they fear is lost in Bosnia or Serbia.

    “He went to cross the border to Croatia from Republika Srpska in Bosnia and got pushed back into Serbia. As he wanted to cross back into Bosnia, he went to cross the [border] Drina river, and that was the last news we have of him,” No Name Kitchen told BIRN.

    His fate remains unknown, as local police could not confirm any details about him.

    The UN refugee agency, UNHCR, told BIRN it does not possess data on migrants and refugees who died in Bosnia but recalled its recently published report on their plight, Desperate Journeys.

    The report notes an estimated 2,275 people perished crossing the Mediterranean in 2018 – an average of six deaths every day, as more and more people attempted the perilous sea crossing to Europe.

    Just over 20,000 migrants and refugees were registered as having entered Bosnia during 2018, according to the country’s Service for Foreign Affairs.

    But the exact number of those still in Bosnia is hard to confirm, as many have clearly moved on.

    Latest information from Bosnia’s Council of Ministers, or government, says only 3,900 remain. That means most of those who declared an intention to claim asylum in Bosnia have in fact left the country.

    Those who stayed and are registered in Bosnia have been placed in seven locations: in Sarajevo, Mostar, Bihac, Cazin and Velika Kladusa. Most are in Bihac.

    Most of them are taking the new so-called “Balkan route” to Western Europe, which passes through Albania, Montenegro and Bosnia.

    The former route was closed off after Hungary built a fence to stop migrants and refugees from entering the country from Serbia, and then moving on to Austria.

    https://balkaninsight.com/2019/03/07/bosnia-records-12-migrant-deaths-in-2018
    #mourir_aux_frontières #Bosnie #asile #migrations #Balkans #route_des_Balkans #statistiques #chiffres #morts #décès

    • Reçu via la newsletter Inicijativa Dobrodosli, le 02.08.2019 :

      In Bosnia and Herzegovina, two people lost their lives this week, one in #Bihać (https://www.index.hr/vijesti/clanak/u-bihacu-umro-migrant-spavao-je-na-pruzi-kad-je-na-njega-naletio-vlak/2105526.aspx) and one in #Polje (https://www.radiovkladusa.ba/u-naselju-polje-pronadjeno-bezivotno-tijelo-migranta). Uncertain and inhumane living conditions and the absence of legal and safe roads have once again proved fatal for those in need of safety.

      #Bihac #2019

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      U Bihaću umro migrant, spavao je na pruzi kad je na njega naletio vlak

      SINOĆ je na pruzi u Bihaću od udara vlaka iz smjera Sarajeva poginuo jedan migrant, javlja Klix.ba.

      Nesreća se dogodila oko 00:25 na pruzi u blizini Jablaničke ulice kod benzinske pumpe Čavkunović, potvrdio je glasnogovornik MUP-a Unsko-sanskog kantona Ale Šiljdedić.

      Migrant je navodno spavao, nije čuo sirene upozorenja

      Prema riječima svjedoka, vlak se pokušao zaustaviti, ali neuspješno. Migrant je navodno spavao i nije se uspio skloniti s pruge premda su ga sirene upozoravale da se nalazi na mjestu kojem se približava vlak.

      Policajci su odmah izašli na teren, a obaviješteno je i tužiteljstvo.

      Nije poznato iz koje zemlje dolazi nesretni čovjek koji je preminuo na pruzi.

      https://www.index.hr/vijesti/clanak/u-bihacu-umro-migrant-spavao-je-na-pruzi-kad-je-na-njega-naletio-vlak/2105526.aspx

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      U naselju Polje pronađeno beživotno tijelo migranta

      Jučer je u Velikoj Kladuši, prema još uvijek neutvrđenim okolnostima, smrtno stradala muška osoba za koju se pretpostavlja da je migrant, potvrdio je za naš Radio portparol MUP-a USK Ale Šiljdedić.

      Naime, policijski službenici, u 16:55h, zaprimili su dojavu da se na spratu jedne kuće, u naselju Polje nalazi tijelo nepoznatog muškarca. Slučaj je prijavila uposlenica trgovine koja se nalazi u prizemlju pomenute kuće.

      Policijski službenici su po dolasku na teren utvrdili da se radi o beživotnom tijelu, za sada, još uvijek neidentificirane muške osobe. Kako je naveo Šiljdedić, najvjerovatnije je riječ o migrantu, koji je pronađen sa teškim povredama u predjelu glave. Pretpostavlja se da je do smrti došlo usljed nesretnog slučaja, ali se ne isključuje ni mogućnost krivičnog djela. Više informacija bit će poznato nakon što se završi obdukcija tijela.

      https://www.radiovkladusa.ba/u-naselju-polje-pronadjeno-bezivotno-tijelo-migranta