• Sur le flanc est de l’OTAN, à la frontière avec la Russie, « l’ère de l’avant-guerre » a commencé
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/07/07/sur-le-flanc-est-de-l-otan-a-la-frontiere-avec-la-russie-l-ere-de-l-avant-gu

    La conviction que la Russie tentera, à terme, de pousser son expansionnisme à l’ouest de l’#Ukraine est désormais partagée au sein de l’#OTAN. « Pour l’instant, il n’y a pas vraiment de face-à-face avec les Russes. Presque toutes leurs forces terrestres sont mobilisées en Ukraine », explique Joris Van Bladel, spécialiste des affaires militaires russes et associé senior à l’Institut Egmont, l’Institut royal des relations internationales, en Belgique. « Mais dès que Moscou en aura les moyens, possiblement d’ici deux à cinq ans, le temps que son industrie de défense se réorganise, il poussera l’offensive. Ce à quoi l’on assiste actuellement, sur le flanc est, c’est en réalité une course contre la montre », ajoute M. Van Bladel.

    « Une nouvelle ère a commencé : l’ère de l’avant-guerre. Je n’exagère pas », avait confié, en mars, lors d’une interview, le premier ministre polonais, Donald Tusk.

    [...]

    Que ce soit au sein des pays baltes, de la Finlande ou de la Pologne, le renforcement des frontières avec la Russie et la Biélorussie constitue une grande préoccupation depuis plusieurs mois. Une frontière de plus en plus instrumentalisée par Moscou, qui, selon les autorités de ces Etats, réoriente certains flux migratoires vers leur territoire. Tous ces pays ont ainsi des projets de #barrières_antimigrants. Tous redoutent, par ailleurs, à plus ou moins long terme, une offensive militaire terrestre russe. En janvier, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie ont ainsi fait savoir qu’elles souhaitaient bâtir, dès 2025, une « #ligne_de_défense_baltique » avec la construction de nombreux #bunkers – 600 rien qu’en Estonie – le long de leur frontière avec la Russie. Depuis septembre 2023, près d’une vingtaine de sites de stockage de matériel antifranchissement – destiné à entraver l’éventuelle avancée de forces russes – ont aussi commencé à être installés en Lettonie. Projet qui sera suivi, dans ce pays, de la construction de quelque 3 000 abris antiaériens à partir de 2025.

    [...]

    Tous ces renforts de troupes et d’installations militaires sur le flanc est percutent les derniers traités, qui permettaient un semblant de maîtrise des armements en Europe. A commencer par l’Acte fondateur, signé par l’OTAN et la Russie, en 1997. A la sortie de la guerre froide, ce texte avait été conçu comme un premier geste de coopération entre les deux blocs. Il visait à empêcher, notamment, le renforcement de troupes « permanentes » en Europe, en limitant tout déploiement militaire au-dessus de la brigade – soit environ 3 000 à 5 000 hommes. Un engagement respecté jusqu’à l’annexion de la Crimée, en 2014.

    Depuis, les Occidentaux s’en détachent progressivement. « Il a fallu deux ans pour faire émerger une réponse militaire qui soit acceptée par les alliés comme conforme à l’esprit de l’Acte fondateur », rappelle Elie Tenenbaum, chercheur à l’Institut français des relations internationales (IFRI) et auteur d’une note sur la défense du flanc est de l’Europe, publiée début juin. Tout a volé en éclats avec l’offensive russe lancée sur l’Ukraine en février 2022. « Aujourd’hui, il n’y a plus personne qui s’accroche trop fort à ce traité, même si la France fait partie des pays qui n’ont pas acté, officiellement, le fait qu’il était caduc », relève M. Tenenbaum.

    [...]

    Plus largement, en réponse à la pression russe, les Américains multiplient les accords bilatéraux de coopération et de défense avec des pays du flanc est. En 2023, l’Estonie, la Suède, la Finlande et le Danemark ont tous signé des accords qui doivent permettre aux Etats-Unis d’accéder à un vaste réseau de #bases_militaires dans ces pays. L’armée américaine pourra notamment y stocker des équipements, des armes et des munitions.

    « Toute décision de l’OTAN peut prendre beaucoup de temps et il n’y a finalement aucune garantie que l’article 5 fonctionne. Avec cet accord, nous devrions être en mesure d’obtenir rapidement des renforts des Etats-Unis dans notre région », justifie Joakim Paasikivi, expert auprès de l’Université suédoise de la défense, en référence à l’article du traité de l’OTAN, qui définit la solidarité entre alliés en cas d’attaque contre l’un d’entre eux. « Les Américains construisent une force de déploiement rapide, pour se laisser la possibilité d’intervenir seuls », précise Elie Tenenbaum, de l’IFRI, en rappelant que le commandant des forces des Etats-Unis en Europe (United States European Command ou Eucom, en anglais) est aussi le commandant des forces de l’OTAN en Europe (Saceur).

    [...]

    Pour garder ses frontières, l’Alliance ne compte toutefois pas uniquement sur cette présence terrestre de plus en plus visible. Elle a aussi complété son dispositif de patrouilles maritimes, avec quatre groupements permanents : deux dans l’Atlantique nord et la #Baltique, deux en Méditerranée. Chacun est composé de plusieurs frégates et destroyers, issus des différentes marines européennes. L’OTAN a également renforcé ses patrouilles aériennes le long de la frontière avec la Russie. Alors qu’avant la guerre en Ukraine, les alliés ne se précipitaient pas toujours pour assurer leur tour de garde, le roulement est désormais méthodiquement organisé.

    Tous ces renforcements militaires n’empêchent pas la Russie d’intensifier, depuis de longs mois, une forme de guerre hybride envers les Occidentaux, que ce soit par le biais d’incendies ciblés contre des sites commerciaux et des entrepôts utilisés à des fins militaires ou d’opérations de désinformation afin de réveiller la fibre patriote chez la population russophone ou les opinions russophiles au sein de l’Europe. « Ces opérations sont plutôt le signe d’une faiblesse dans le champ conventionnel, une façon pour Moscou d’occuper le terrain pendant que ses efforts sont concentrés sur l’Ukraine, reprend M. Van Bladel. Ce n’est pas encore une guerre de destruction, mais c’est très clairement une phase de préparation de celle-ci. »

    • Alert Level Raised at U.S. Bases in Europe Over Russian Threats
      https://www.nytimes.com/2024/07/01/us/politics/us-bases-alert-level-russia.html

      Officials said that no specific intelligence about possible Russian attacks on American bases had been collected. Any such attack by Russia, whether overt or covert, would be a significant escalation of its war in Ukraine.

      Russia has been stepping up acts of #sabotage in Europe, hoping to disrupt the flow of matériel to Ukraine. So far, no American bases have been targeted in those attacks, but U.S. officials said raising the alert level would help ensure that service members were keeping watch.

      Throughout the war, U.S. officials have assessed that President Vladimir V. Putin is loath to expand the war beyond Ukraine’s borders.

      But stepped-up U.S. and European aid — and the easing of restrictions on how that matériel is used — has caused consternation in Moscow, according to American officials. Russia’s recent statements have made some American and European officials wary.

  • Gaz et Gaz / Nord Stream et vieilles munitions chimiques Robin des Bois
    la plus grande décharge sous-marine de munitions chimiques de la mer Baltique

    Les explosions suivies de fuites de gaz survenues le 26 septembre 2022 sur les gazoducs du consortium international Nord Stream reliant la Russie à l’Allemagne ont-elles réveillé, déplacé ou disloqué des munitions chimiques immergées à proximité ou en contiguïté ? Selon la Suède et le Danemark, les ruptures des canalisations sous-marines ont été provoquées par des explosions correspondant à plusieurs centaines de kilos de TNT, soit l’équivalent de plusieurs bombes aériennes conventionnelles utilisées pendant la dernière guerre mondiale. Les experts d’HELCOM (Commission pour la protection de l’environnement de la mer Baltique) estiment qu’une explosion conventionnelle peut produire assez d’énergie et de surpression pour disperser des agents de guerre chimiques à des distances inattendues.


    La zone au nord-est de l’île danoise de Bornholm où les explosions ont eu lieu est la plus grande décharge sous-marine de munitions chimiques de la mer Baltique. Le tonnage estimé se situe entre 30.000 et 35.000 tonnes. Les immersions connues ont duré d’août 1945 à juillet 1965. Ces chiffres et ces dates sont empreints d’incertitudes à cause de la disparité, de la disparition et de la fragmentation des archives écrites et de la fragilité des témoignages oraux.

    La décharge sous-marine de Bornholm est un catalogue de toutes les horreurs mises au point par les chimistes et les militaires allemands de la Première Guerre Mondiale et diversifiées par les nazis. La gamme est complète : des vésicants, des irritants, des lacrymogènes, des vomitifs, des sternutatoires, des toxiques, des neurotoxiques et des suffocants. Les plus connus sont le tabun, le gaz moutarde (ypérite), le phosgène et le sinistre Zyklon B qui suffoquait les déportés dans les chambres à gaz des camps d’extermination. Au moins 300 tonnes de grosses bombes conventionnelles explosives ont aussi été immergées au large de Bornholm. Ces munitions allemandes non utilisées ou leurs matières premières et adjuvants chimiques persistants ont été pour la plupart immergés sous la tutelle des administrations britanniques et soviétiques en Allemagne occupée puis par les autorités de l’Allemagne de l’Est.

    Les bombes, les obus, les grenades, les mines étaient jetés en mer depuis des barges, des pontons ou des vieux bateaux encore disponibles, en même temps que des barils, des fûts et autres conteneurs d’agents précurseurs de munitions chimiques.

    La zone d’immersion primaire était délimitée par des bouées. Les embarcations étaient chargées au maximum avec les munitions les plus légères directement accessibles. En pratique, les équipages commençaient à s’en débarrasser avant d’atteindre le périmètre désigné. Les munitions souvent emballées dans des caisses en bois pouvaient dériver sur quelques milles avant de couler. Pour accélérer l’évacuation des quais et entrepôts des ports de départ, des “objets flottants non identifiés” ont été bourrés de munitions et coulés dans la décharge sous-marine. Quatre épaves ont été repérées par sonar entre 1999 et 2006. Des carcasses métalliques sont éparpillées autour et visibles sur certains ponts. On ne sait pas à ce jour s’il s’agit de munitions conventionnelles ou chimiques. La décharge sous-marine de Bornholm n’est pas confinée. Par 70 à 100 m de fond il n’y a aucun dispositif technique qui empêche les munitions de se déplacer et de se décomposer au fil du temps, de l’érosion et de la houle sous-marine.

    Le gaz moutarde (ypérite) semble être l’agent chimique dominant dans la zone. Pendant les travaux préalables à la pose de Nord Stream 1, dans la Zone Economique Exclusive du Danemark, 4 bombes KC 250 au gaz moutarde ont été découvertes entre 7 m et 17 m de la trajectoire du gazoduc. Elles ont été inspectées avant la pose en automne-hiver 2010. Les bombes étaient dans un état de corrosion avancée. Des suintements d’ypérite étaient visibles. Ils étaient estimés pour chaque munition à 20 kg soit 20% du contenu initial de chaque bombe. Les coques étaient fissurées voire disloquées. Pour chaque munition, une charge de 15 kg de TNT était visible et paraissait intacte. A la demande des autorités danoises considérant qu’elles ne posaient pas de risque pour le gazoduc, les bombes ont été laissées sur place. Elles ont été de nouveau inspectées en janvier 2011, après la pose du gazoduc. Aucune dégradation supplémentaire n’aurait été observée.

    Entre 1994 et 2012, HELCOM rapporte que près de 4 tonnes de “blocs” d’ypérite ont été remontées à la surface par des engins de pêche dans le secteur de l’île de Bornholm. Ils ont été pour la plupart rejetés en mer dans des endroits désignés par les autorités danoises. Entre 1968 et 1984, au moins 25 pêcheurs polonais ont été brûlés par des résidus d’ypérite pris dans les filets dans le secteur de Bornholm, et en juillet 1955, 102 enfants d’une colonie de vacances ont été brûlés sur une plage de Darlowo en Pologne, face à Bornholm, après avoir récupéré sur la plage un baril fuyard contenant de l’ypérite.

    
Entre 1968 et 1984, 196 tonnes de poissons contaminés dans les filets des pêcheurs danois par des particules d’ypérite ont été retirés du marché et détruits.
Sur le long terme, des résidus et produits de dégradation des agents chimiques sont susceptibles de s’accumuler dans les poissons de fond comme les soles et les poissons omnivores comme les cabillauds. Les poissons dans la décharge de Bornholm et aux alentours souffrent par rapport à des espèces analogues capturées dans des zones extérieures d’un état sanitaire dégradé, d’un taux élevé d’ulcères de la peau et de pathologies rénales. Les poissons, les crustacés et tous les organismes marins vivant dans la zone ou autour sont plongés dans un environnement cancérogène, mutagène et reprotoxique.

    “L’héritage du passé repose encore au fond de la mer, il est intimement lié aux poissons d’aujourd’hui et il se pourrait que ses effets soient seulement perceptibles sur les consommateurs de demain” (1).

    Au large des côtes françaises, au moins 6 décharges sous-marines contiennent des munitions chimiques. L’une d’elles, dans la Fosse des Casquets au large du Cotentin, a été par la suite une zone d’immersion de déchets nucléaires.

    (1) HELCOM, 2013 . Chemical Munitions Dumped in the Baltic Sea. Report of the ad hoc Expert Group to Update and Review the Existing Information on Dumped Chemical Munitions in the Baltic Sea.

    Source : https://robindesbois.org/gaz-et-gaz-nord-stream-et-vieilles-munitions-chimiques

    #Nord_Stream #gazoduc #Bornholm #Baltique #munitions_chimiques #tabun #gaz_moutarde #ypérite #phosgène #Zyklon_B #poissons #crustacés #poisons #contamination

  • Via polare della Seta. Le mosse della Cina

    Il tunnel da record sotto il baltico, i giacimenti minerari in groenlandia e il controllo dello spazio aereo NATO. Le strategie per sfruttare i mari artici liberati dai ghiacci.

    Le prime prenotazioni on line, 50 euro l’una, sono state vendute subito dopo l’annuncio ufficiale: il più lungo #tunnel sottomarino del mondo (100 km) sarà scavato dal 2020 sul fondo del Mar Baltico, fra la capitale estone #Tallinn e quella finlandese, #Helsinki. Lo scaveranno e pagheranno quasi tutto i cinesi: quindici miliardi di euro, più 100 milioni offerti da un’impresa saudita. L’investimento a oltre 6.300 chilometri da Pechino non è lontano dalla loro «Via della Seta marittimo-terrestre», che dovrebbe collegare circa sessanta Paesi di tre Continenti. Uno dei suoi tratti vitali sarà la «Via polare della Seta», che sfrutterà i mari artici sempre più liberi dai ghiacci grazie al riscaldamento del clima.

    La Via polare della Seta

    Oggi, da Shanghai a Rotterdam attraverso la rotta tradizionale del canale di Suez, bisogna navigare per 48-50 giorni. Con la Via polare si scende a 33. Accorcerà di una settimana anche il passaggio che unisce Atlantico e Pacifico costeggiando Groenlandia, Canada e Alaska, rispetto alla rotta attraverso il canale di Panama. Navi cinesi hanno già collaudato entrambe le rotte. A fine maggio, il vice primo ministro russo Maxim Akimov ha annunciato che anche Mosca potrebbe unirsi al progetto di Pechino. La Cina è pronta a fare il suo gioco: da una parte marcare la sua presenza commerciale, politica e militare nel mondo, dall’altra sfruttare il sottosuolo dell’Artico. Parliamo del 20% di tutte le riserve del pianeta: fra cui petrolio, gas, uranio, oro, platino, zinco. Pechino ha già commissionato i rompighiaccio, fra cui — gara appena chiusa — uno atomico da 152 metri, costo previsto 140 milioni di euro, con 90 persone di equipaggio. Il più grande al mondo di questo tipo, e potrà spaccare uno strato di ghiaccio spesso un metro e mezzo. La Cina ha iniziato anche i test per l’«Aquila delle nevi», un aereo progettato per i voli polari, e sta studiando che cosa può combinare un sommergibile che emerga dai ghiacci. Un articoletto pubblicato dal Giornale cinese di ricerca navale, e subito monitorato dagli analisti militari occidentali, spiega: «Sebbene il ghiaccio spesso dell’Artico provveda a una protezione naturale per i sottomarini, tuttavia costituisce anche un rischio per loro durante il processo di emersione». Segue uno studio dettagliato sulle manovre da eseguire . Tutte le superpotenze compiono queste ricerche. Però la Cina non è uno Stato artico come la Russia o gli Usa, ma nel 2018 si è autodefinita uno «Stato quasi-artico». Il segretario di Stato americano Mike Pompeo ha risposto qualche settimana fa: «Ci sono solo Stati artici e non artici. Una terza categoria non esiste».

    Le attività cinesi in Groenlandia

    Pechino tira dritto, sopratutto in Groenlandia, portaerei naturale di fronte agli Usa e al Canada, dove il riscaldamento del clima sta sciogliendo 280 miliardi di tonnellate di ghiaccio all’anno. Un dramma mondiale che però agevola l’estrazione di ciò che sta sotto. Perciò ha acquistato o gestisce con le sue compagnie di Stato i quattro più importanti giacimenti minerari. All’estremo Nord, nel fiordo di Cjtronen, c’è quello di zinco, gestito al 70% dalla cinese NFC, considerato il più ricco della terra. È strategico perché si trova di fronte all’ipotetica «Via polare della Seta», quella del passaggio verso Canada e Usa; e perché potrebbe placare la domanda di zinco della Cina, salita del 122% dal 2005 al 2015. Poi c’è il giacimento di rame di Carlsberg, proprietà della Jangxi Copper, colosso di Stato considerato il massimo produttore cinese di rame nel mondo. Il suo ex-presidente è stato appena condannato a 18 anni per corruzione.

    La Cina controlla le «terre rare»

    Poi ancora la miniera di ferro di Isua (della «General Nice» di Hong Kong); e infine Kvanefjeld, nell’estremo Sud: una riserva mai sfruttata di uranio e «terre rare», i metalli usati per la costruzione di missili, smartphone, batterie, hard-disk. Kvanefjeld , che è accessibile solo via mare, è proprietà della compagnia australiana Greenland Minerals Energy e al 12,5% della compagnia di Stato cinese Shenghe Resources, considerata la maggiore fornitrice di «terre rare» sui mercati internazionali. Con un investimento da 1,3 miliardi di dollari il giacimento potrà fornire una delle più alte produzioni al mondo di «terre rare». La quota azionaria della Shenghe è limitata, ma il suo ruolo nel progetto no, perché il prodotto estratto da Kvanefjeld sarà un concentrato di «terre rare» e uranio, i cui elementi dovranno essere processati e separati, e questo accadrà soprattutto a Xinfeng, in Cina, dove gli stabilimenti sono già in costruzione. Nel progetto anche un nuovo porto, nella baia accanto al giacimento. La Cina possiede già oltre il 90% di tutte le «terre rare» del mondo, dunque ne controlla i prezzi. Con quel che arriverà da Kvanefjeld, chiuderà quasi il cerchio. Nei lavori del porto, è coinvolto anche il colosso di Stato cinese CCCC, già messo sulla lista nera della Banca Mondiale per una presunta frode nelle Filippine. I dirigenti della Shenghe nel gennaio di quest’anno hanno formato una joint-venture con compagnie sussidiarie della China National Nuclear Corporation.

    Aereoporti: la CCCC non lascia

    La sigla del colosso edilizio CCCC è riemersa nella gara d’appalto lanciata dal governo groenlandese per l’allargamento e la costruzione di tre nuovi aeroporti intercontinentali — a Nuuk, Ilulissat e Qaqortoq — che dovrebbero assicurare all’isola collegamenti diretti con gli Usa e l’Europa. Nel 2018, sei imprese sono state ammesse: l’unica non europea era la CCCC. Ma la sua offerta ha preoccupato gli Usa (nell’isola c’è la base americana di Thule, che può intercettare i missili in arrivo su Washington) e la Danimarca (che ha un diritto di veto sulle questioni che toccano la sicurezza). Così i danesi hanno lanciato all’ultimo momento un’offerta d’oro rilevando un terzo della compagnia groenlandese che appaltava la gara, e la CCCC è stata esclusa. Ma lo scorso 5 aprile è stata annunciata una nuova gara per il «completamento» delle piste e dei terminal a Nuuk e Ilulissat: altro affare milionario, e i cinesi hanno tentato di rientrare grazie a joint-venture formate con imprese olandesi, canadesi e danesi. I lavori inizieranno a settembre.

    Le operazioni di controllo in Islanda

    Pechino ha messo a segno un altro successo nordico, questa volta a Karholl in Islanda: l’osservatorio meteo-astronomico battezzato «CIAO» («China-Iceland Joint Arctic Science Observatory»), tutto finanziato dai cinesi. Tre piani, 760 metri quadrati, controlla i cambiamenti climatici, le aurore boreali, i percorsi dei satelliti. E lo spazio aereo della Nato. Il vice responsabile dell’osservatorio è Halldor Johannson, che in Islanda è anche portavoce di Huang Nubo, il miliardario imprenditore ed ex dirigente del Partito comunista cinese che nel 2012 tentò di comprare per circa sette milioni di euro 300 chilometri di foreste islandesi, dichiarando di volerne fare un parco naturale e turistico. Anche su quelle foreste passavano e passano le rotte della Nato.

    https://www.corriere.it/digital-edition/CORRIEREFC_NAZIONALE_WEB/2019/06/24/12/pvia-polare-span-classrossodella-seta-span-classsezionele-mosse-della-cinas
    #arctique #Chine #Chinarctique #Groenland #espace_aérien #OTAN #mines #extractivisme #Baltique #route_de_la_soie #route_polaire #Estonie #Finlande

    ping @reka @simplicissimus

  • Les profondeurs de l’âme balte en Europe : Exposition au Musée d’Orsay du 10 avril au 15 juillet 2018 - [Lettonie-Francija]

    #LV100 - Centenaire des Républiques Baltes

    L’exposition « Symbolisme dans l’Art de la Baltique » du 10 avril au 15 juillet 2018 au Musée d’Orsay, est l’un des plus grands événements internationaux marquant le centenaire des trois pays baltes en 2018. Cette exposition présente au public « l’âge d’or » de l’art balte à travers 150 œuvres - peintures, pastels, graphiques, lithographies, sculptures des années 1920 aux années 1980.

    L’art balte révèle à l’Europe son haut niveau professionnel, faisant partie intégrante de la scène artistique européenne de l’époque de la formation des trois états indépendants : l a Lettonie, la Lituanie et l’Estonie.

    « Âmes sauvages - le symbolisme dans l’Art de la Baltique »
    Du 10 avril au 15 juillet 2018 au Musée d’Orsay à Paris, C’est une exposition internationale, accompagnée de conférences, de Visites-conférences, Concerts en famille, Concerts baltes, Curieuse nocturne Fête du Solstice ...

    Inauguration le 9 avril sous le haut patronage de
    Madame Kersti Kaljulaid, Présidente de la République d’Estonie,
    Madame Dalia Grybauskaitė , Présidente de la République de Lituanie,
    Monsieur Raymonds Vejonis , Président de la République de Lettonie,
    Monsieur Emmanuel Macron , Président de la République française,

    Commissaire général Rodolphe Rapetti, conservateur général du Patrimoine, directeur des Musées nationaux ; Commissaire Béatrice Avanzi, conservateur au musée d’Orsay

    L’exposition est organisée à Paris par
    les Musées d’Orsay et de l’Orangerie,
    le Musée national des Beaux-Arts de Lettonie à Riga,
    le Musée d’Art d’Estonie à Tallinn,
    le Musée d’Art de Lituanie à Vilnius et le Musée National des Beaux-Arts M.K. Ciurlionis de Lituanie à Kaunas,
    avec le soutien des Ministères de la Culture d’Estonie, de Lettonie et de Lituanie.
    et les bureaux de Célébration du Centenaire d’Estonie, Lettonie et Lituanie.

    « Le symbolisme dans l’art balte » sera la première exposition avec laquelle le musée d’Orsay inaugurera officiellement son rez-de-chaussée rénové, informe Béatrice Avanzi, conservatrice de l’établissement public du musée d’Orsay et du musée de l’Orangerie.

    .../...

    L’exposition sera la plus grande manifestation de la culture balte à Paris depuis 1937, lorsque la Lettonie, la Lituanie et l’Estonie ont participé à l’Exposition internationale d’art et de technologie de Paris avec l’exposition conjointe des arts décoratifs. 81 ans plus tard, en 2018, l’exposition symbolique lancera "La saison baltique" à Paris, avec une série de concerts, de séminaires, de spectacles pour marquer le centenaire de la Lettonie, de l’Estonie et de la Lituanie.

    .../...

    Lire les précisions sur la plus grande exposition de la culture balte à Paris : https://www.lettonie-francija.fr/expo-profondeur-ame-balte-paris-Musee-Orsay-1399?lang=fr

    #Lettonie, #Lituanie, #Estonie, #art, #baltique, #exposition, #âme-balte, #culture, #balte, #musée_d_Orsay, #saison_baltique, #symbolisme,

  • CAMARADE MELENCHON, qu’est-ce que les Lituaniens t’ont fait ? | jlsagotduvauroux

    https://jlsagotduvauroux.wordpress.com/2017/10/24/camarade-melenchon-quest-ce-que-les-lituaniens-tont-fait

    Nous sommes tous des juifs lituaniens finalement. Mais je me demande, au hasard pourquoi il n’a pas choisi la Lettonie comme exemple.

    Pardonne-moi, camarade, de te tutoyer. Nous ne nous connaissons pas, mais sommes du même bord. Pardon aussi d’user parfois d’ironie. Ça permet aux mots de rester libres sans sombrer dans l’insulte. Je suis, comme toi, engagé pour une alternative au règne de l’argent-fou. J’ai voté pour toi et si l’occasion se présente, il est fort probable que je recommence. Ta propension à faire le beau, le beau parleur surtout, fait partie de l’acceptable, même si j’avoue ne pas être très sensible à ta rhétorique. Ce n’est pas très grave. Tant d’autres l’aiment ! Mais dans ta longue interview à « Le 1 hebdo » https://le1hebdo.fr/journal/numero/174, tu abordes avec une érudition remarquée par la presse quelques questions historiques et philosophiques qui restent chaudes. Pardon, mais sur ces quelques questions, je vais te chercher des poux dans la tête.

  • Jeremy #Corbyn Accused of Being Russian “Collaborator” for Questioning NATO Troop Build-Up on Border
    https://theintercept.com/2017/01/16/jeremy-corbyn-accused-of-being-russian-collaborator-for-questioning-na

    The leader of the U.K.’s Labour Party, Jeremy Corbyn, called for a “de-escalation” of tensions between NATO and Russia, adding in a BBC interview on Thursday: “I want to see a de-militarization of the border between them.” Along with the U.S., the U.K. has been rapidly building up its military presence in the Baltic region, including in states that border Russia, and is now about to send another 800 troops to Estonia, 500 of which will be permanently based.The response to Corbyn’s call for better relations and de-escalation of tensions with Moscow was swift and predictable. The armed forces minister for Britain’s right-wing government, Mike Penning, accused Corbyn of being a collaborator with the Kremlin:

    #Russie #OTAN #Royaume-Uni #géopolitique #relations_internationale #Baltique #guerre_nucléaire

  • #Otan, #USA : un double déploiement à l’Est

    L’Otan et la Russie se réunissent lundi 19 décembre à Bruxelles. Dans le même temps, une brigade américaine va être déployée de la #Baltique à la #Roumanie pour une mission de dissuasion.


    http://www.ouest-france.fr/politique/defense/otan-usa-un-double-deploiement-l-est-4692672
    #Europe_de_l'Est #Pologne #Estonie #Lettonie #Lituanie
    cc @reka

  • Divers in Sweden sniff out 340-year-old shipwrecked cheese | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2016/jul/27/divers-in-sweden-sniff-out-340-year-old-shipwrecked-cheese

    Divers exploring a historic royal shipwreck off the south-east coast of Sweden have discovered what they believe is probably a chunk of exceedingly smelly, 340-year-old cheese.

    We’re pretty sure it’s some kind of dairy product, butter or cheese,” said Kalmar county museum’s Lars Einarsson, who is in charge of the dive on the wreck of the #Kronan, a 126-gun warship that sank in 1676.

    It’s like a mixture of yeast and Roquefort, a sort of really ripe, unpasteurised cheese,” Einarsson told local media. He added that, while he was partial to cheeses “whose character lives on in their smell”, this one was “probably not for everyone”.

    The tin in which the pungent mess was found has been sent for lab analysis, Einarsson told Kvällsposten. He said divers found it “pressed into the clay” of the seabed, and that the fall in pressure when it reached the surface had allowed some of the contents to leak out of the threaded lid.

    That’s when the smell hit us,” he said. “I certainly don’t recommend tasting it. It’s a mass of bacteria.

    The malodorous find was unveiled earlier this week along with a number of other discoveries from a two-week exploration of the wreck, including 14 gold coins, a diamond ring and a significant quantity of 17th-century pharmaceuticals.

    The 53-metre (174ft) Kronan, one of the largest warships of its day, exploded and sank off the southern tip of the Baltic Sea island of Öland on 1 June 1676 while manoeuvring before a battle with an allied Danish-Dutch fleet.

    Historians believe the vessel foundered while attempting a turn under too much sail and in rough weather, somehow igniting its gunpowder magazine, which blew off most of its bow. Only 42 of the ship’s 800-strong crew survived.

    Discovered in 1980, the Kronan – currently Sweden’s largest underwater archaeology project – has yielded nearly 30,000 artefacts, including dozens of bronze cannon, coins, medical items, bottles and about 400kg of victims’ bones.

    Now 90% complete, the exploration will continue for two or three more seasons, Einarsson said, and may eventually result in a museum dedicated to the wreck.

    He did not say whether the cheese would be among the displays.

    Après les vins millésimés (Champagne 1916, si je me souviens bien), la #Baltique fournit le #fromage_qui_pue
    #archéologie_sous-marine

  • Comprendre la Suède en cartes [3] : la défense suédoise, du Népal à Visby

    Intégrer l’OTAN ? Remettre en place la conscription ? Réarmer l’île de Gotland ? Toutes ces questions sont au cœur du débat sur l’avenir de l’armée en Suède. Le pays pourrait-il remettre en cause sa doctrine traditionnelle « alliansfrihet i fred syftande till neutralitet i krig », non-alignement en temps de paix pour une neutralité en temps de guerre ? La crise criméenne et les multiples intrusions russes dans l’espace aérien suédois alimentent aujourd’hui la réflexion sur une réorganisation des politiques de défense en Suède. Ces trois cartes proposent d’analyser l’architecture de #défense du pays à trois échelles différentes : ses coopérations internationales, la #géographie_militaire du pays et la remilitarisation de l’#île_de_Gotland dans la #Baltique.

    https://geoposvea.hypotheses.org/417

    #Suède #cartographie #visualisation
    via @ville_en

  • Baltic Sea first in world to ban cruise ship wastewater dumping | Yle Uutiset | yle.fi
    http://yle.fi/uutiset/baltic_sea_first_in_world_to_ban_cruise_ship_wastewater_dumping/8833384
    http://img.yle.fi/uutiset/helsinki/article6643709.ece/ALTERNATES/w940h529/risteilij%C3%A4,+Royal%20Caribbean,%20Hernesaari,%20matkailu,%20Helsinki

    On Friday the International Maritime Organization announced that ferries and ships would be banned from dumping untreated wastewater into the Baltic.

    The ban is set to come into force in 2019 for newer ships and in 2021 for older vessels. The ban is chiefly directed towards the large ships that cruise the Gulf of Finland in the summer.

    The Baltic Marine Environment Protection Commission, HELCOM, works to protect the marine environment of the Baltic Sea, and has been campaigning for the sea-dumping ban for the past decade.

    Hermanni Backer, the professional secretary of HELCOM’s maritime, response and fish departments, said that once the measure goes into effect, the Baltic will be the world’s first sea region which outright bans passenger vessels’ commonplace sewage-dumping practices.

    “This is actually very important,” Backer said. “We have gotten a concrete decision and that’s always positive. Now the most important thing is to get all countries [in the region] onboard. There is a slight risk that Russia would not participate,” he said.

    #eaux_usées #pollution #assainissement #océan #Baltique #navigation via Pierre Ageron sur l’oiseau bleu

  • Imants Liegis, nommé Ambassadeur de la Lettonie en France

    Imants Liegis, a été désigné ambassadeur en France par Raimonds Vējonis, Président de la République de Lettonie.

    L’ancien ministre de la Défense et député de la Lettonie, membre du bureau du « European Leadership Network », était précédemment ambassadeur de Lettonie en Hongrie.

    Grande figure des Lettons exilés, est né au Royaume-Uni le 30 avril 1955. Diplomate et homme politique letton membre de l’Union Civique il a occupé le poste de ministre de la Défense de Lettonie entre 2009 et 2010. Il était auparavant ambassadeur de Lettonie en Hongrie. Il parle couramment l’anglais et français, en sus du letton.

    Imants Viesturs Lieģis, a commencé par étudier le droit à l’Université de Newcastle upon Tyne entre 1973 et 1976, puis rejoint, jusqu’en 1977, l’École de droit (College of Law) d’Angleterre et du Pays de Galles de Guilford. De 1979 à 1991, il travaille comme notaire public dans diverses sociétés aussi bien à Londres qu’à Nottingham. À partir de 1989 et pendant deux ans, il devient représentant de l’Association mondiale de la Baltique en Europe.

    lire la suite ... / ...
    [Lettonie - Francija : Informations, actualités, échanges, coopération, amitiés France- Latvija]
    http://www.lettonie-francija.fr/imants-liegis-ambassadeur-lettonie-en-france-1197?var_mode=calcul

     #Lettonie, #ambassade, #France, #Baltique, #Europe,

  • Baltic Runner on Vimeo
    https://vimeo.com/130556691


    de George Leonov

    This time lapse footage was made while I worked on a containership the MV Carat going around the Baltic Sea and North Europe. During the trip we went from Riga, Latvia to Tallinn, Estonia to Klaipeda, Lithuania, Gdynia, Poland, then to the other side of Europe through the Kiel Canal to Hamburg and Bremerhaven, Germany. This was a very fast paced environment, sometimes as little as eight hours sailing between ports and many berth shifts while loading and unloading cargo. Note the precise shiphandling while maneuvering the ship and without any assistance of the tug boats. Over 15,000 photos were used to put this video together, all summed up in five minutes. Enjoy!

  • Lutter contre la #pollution de la #Baltique

    Garantir la qualité de l’#eau, c’est l’une des priorités du programme des Nations unies pour l’#environnement qui organise, ce 5 juin 2015, une journée mondiale dédiée à la préservation de la planète.
    Le constat est simple : l’homme pollue trop vite l’eau, et la nature n’a plus le temps de recycler et purifier, les lacs, les rivières, les nappes phréatiques. C’est le cas dans la #mer_Baltique, une mer semi fermée, qui a longtemps souffert de la #pollution_militaire et agricole de l’#ex-URSS. Aujourd’hui, l’agriculture et ses #engrais sont encore montrés du doigt. Le reportage de Laurent Berthault commence dans un parc naturel.

    http://www.rfi.fr/emission/20150605-mer-baltique-lutte-pollution-militaire-agricole
    #mer #pollution_agricole #agriculture
    cc @odilon

  • The Russian exclave of Kaliningrad. Challenges and limits of its integration in the Baltic region

    Fondé principalement sur une recherche de terrain réalisée en 2012 par une équipe internationale, cet article vise à mieux comprendre pourquoi il semble si difficile à #Kaliningrad de s’intégrer totalement dans la région baltique, en dépit du fait que les conditions économiques et sociales semblent réunies pour permettre le développement de la coopération transfrontalière et régionale. Le relatif isolement de Kaliningrad du reste de la région baltique est causé par son statut particulier au cœur d’une mésentente entre la Russie et l’Union européenne et par un contexte politique et institutionnel peu favorable. D’autres raisons purement locales sont à l’origine de cette situation. La faible intégration de Kaliningrad dans les réseaux d’échanges baltiques est due entre autres à la persistance d’orientations géopolitiques et de représentations antagonistes dans les opinions publiques tant du côté russe que du côté polonais et lituanien.

    http://cybergeo.revues.org/26945
    #Baltique #Russie