• #Lea_Garofalo. Una madre contro la ’ndrangheta

    Lea Garofalo nasce il 24 aprile 1974 a Petilia Policastro, in Provincia di Crotone, in una famiglia vicina alla ‘ndrangheta. A soli 35 anni, la sera del 4 novembre 2009, viene assassinata a Milano per aver cercato di opporsi alle attività mafiose del compagno e della sua famiglia.

    https://www.beccogiallo.it/negozio/biografie/lea-garofalo-nuova-edizione
    #Denise_Garofalo #ndrangheta #mafia #femmes #operazione_Storia_infinta #Carlo_Cosco #Petilia_Policastro #Calabre #meurtre #BD #bande-dessinée #bande_dessinée #féminicide #livre

    • #Lea
      https://www.youtube.com/watch?v=7iz94SByCR0

      Lea est un film dramatique du cinéma italien réalisé par Marco Tullio Giordana sorti en 2015[1]. Le film a été diffusé pour la première fois sur Rai 1 le 18 novembre 2015.

      Le film s’inspire de la vraie histoire de Lea Garofalo, une femme s’étant opposée à la mafia (’Ndrangheta), qui l’a tuée et fait disparaître son corps. Sa fille Denise, mineure à l’époque des faits, qui témoigna contre son père, donneur d’ordre de l’homicide, vit désormais sous escorte permanente. Le scénario se fonde sur les éléments d’enquête et sur les sentences des procès qui ont condamné à la prison à vie le mari de Lea, Carlo Cosco et ses complices.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Lea_(film,_2015)
      #film

  • Vous pensiez que les États-Unis commandaient la finance mondiale ? Accrochez-vous.

    Le ministre des finances de Trump a averti les spéculateurs : « Maintenant, c’est moi la banque. » Il a dégainé 6 milliards. Les marchés en réclament davantage. Même l’empire a un propriétaire.
    Derrière cette humiliation, une montagne de dettes privées. IA, fonds spéculatifs, entreprises fragiles, crédits automobiles…
    Des années d’argent facile ont nourri la pyramide. Le crédit devient plus cher. Tout commence à trembler. Washington découvre le prix de sa dépendance.
    La finance tient son coupable : Ses propres paris menacent de faire sauter le système, mais la dette publique portera la faute. L’État sauvera les marchés, puis l’austérité viendra récupérer l’argent auprès des populations.
    Les incendiaires préparent le procès des pompiers.
    Cette panique touche au cœur de la puissance américaine. Le dollar permet aux États-Unis de financer leur domination et fournit son socle à la finance mondiale.
    La machine se retourne maintenant contre son centre.

    Frédéric Lordon raconte une fin de règne. Le Monde diplomatique

    https://blog.mondediplo.net/dollar-detonateur

  • Les cités-jardins, une #utopie habitée

    Les cités-jardins, qu’est-ce que c’est ?

    Ce sont des ensembles de #logements_populaires alliant les avantages de la ville et de la campagne : une #utopie_urbaine et sociale venue d’Angleterre qui s’est concrétisée en France dans la première moitié du xxe siècle.

    Aujourd’hui, cent ans après leur création, que sont devenues ces utopies habitées ?

    Grâce aux témoignages d’habitantes et d’habitants mis en images par seize artistes au sein de douze cités-jardins d’Île-de-France, découvrez leurs histoires...

    https://www.editionselytis.com/product-page/les-cit%C3%A9s-jardins-une-utopie-habit%C3%A9e

    #cité-jardins #BD #bande-dessinée #bande_dessinée #Ebenezer_Howard #propriété #citoyenneté #organisation_collective #logement #Henri_Sellier #Berthe_Leymarie #architecture #espace_public #mixité_sociale #classes_populaires #communs #Suresnes #Moulin_de_Senlis #Blumenthal #Stains #Gennevilliers #Dents_de_Scie #Mitry-Mory #Briques_Rouges #Orgemont #Champigny-sur-Marne #Poudrerie #Eguiller #livre #urbanisme

  • Comment les riches ravagent la planète. Et comment les en empêcher

    En dix-sept ans, les riches n’ont rien appris, rien compris, rien changé. Ils se gavent. Les milliardaires ont multiplié leur fortune, la catastrophe écologique s’amplifie, la crise sociale est mondiale. Le lien entre ces phénomènes ? Les inégalités. On n’évitera pas le désastre climatique si l’on ne ramène pas les ultra-riches à la raison. C’est ce qu’explique ce livre détonnant, où une analyse implacable se combine à un dessin complice et surprenant. Inspirée de Comment les riches détruisent la planète, best-seller paru en 2007 et traduit en douze langues qui a largement contribué à montrer l’articulation intime entre crise écologique et crise sociale, cette bande dessinée s’imposait pour en actualiser les données et le constat. Elle raconte comment, en bientôt vingt ans, l’oligarchie a augmenté sa passion destructrice et endossé les nouveaux habits du capitalisme.

    https://www.seuil.com/ouvrage/comment-les-riches-ravagent-la-planete-herve-kempf/9782021552508
    #bande_dessinée #BD #bande-dessinée #livre #riches #richesse #écologie #capitalisme #changement_climatique #Svante_Arrhenius #biodiversité #inégalités #modernisation #1980s #choc_pétrolier #finance #dérégulation #néo-libéralisme #mondialisation #hyper-riches #rivalité_ostentatoire #potlach #ostentation #gaspillage #surconsommation #profit #techno-solutionnisme #oligarchie #médias #résistance #révoltes #répression #violences_policières #surveillance #tax_the_rich #taxer_les_riches

  • #Aung_San_Suu_Kyi, #Rohingya et extrémistes bouddhistes

    Le phénomène de l’#extrémisme_bouddhiste en Birmanie, incarné par le #bonze_Wirathu, a surpris tous ceux qui n’envisagent le bouddhisme que comme une #religion de paix ou une simple spiritualité.

    Pour l’expliquer, Frédéric Debomy et Benoît Guillaume se sont rendus en Birmanie, dévoilant au fil des déplacements et des rencontres les ressorts d’une société brisée par des décennies de #dictature_militaire et obsédée par les questions d’#identité.

    On y découvre que l’#intolérance des #moines extrémistes est largement partagée par la société et que les musulmans, cibles privilégiées, n’en font pas seuls les frais : les chrétiens ne sont pas toujours épargnés et les femmes largement discriminées.

    Dans ce contexte, la plus célèbre des opposantes à la dictature, parvenue partiellement au pouvoir, déçoit, ce qui semble s’expliquer à la fois par un contexte miné et son évolution personnelle.

    Le lecteur découvrira ainsi dans les pas des auteurs combien il reste à parcourir pour que ce pays connaisse véritablement la démocratie.

    https://www.massot.com/products/aung-san-suu-kyi-rohingya-et-extremistes-bouddhistes

    #BD #bande_dessinée #bande-dessinée #livre #generation_Wave #droits_humains #Birmanie #minorités_religieuses #haine_raciale #Wirathu #chasse_aux_musulmans #racisme #camps_de_réfugiés #Ma_Ba_Tha #discriminations #nationalisme #armée #mouvement_969 #Arakan #démocratie #camps_de_travail #USDF #préjugés #islam #bouddhisme #Ligue_nationale_pour_la_démocratie (#LND) #islamophobie #cronies #christianisme #Tatmadaw #Gouvernement_birman_en_exil (#NCGUB)

  • « Nous assistons à une entreprise inédite de #prédation de notre modèle social »

    https://www.youtube.com/watch?v=4ho89tb6sic&t=375s

    Effacer la #dette comme le propose Jean-Luc Mélenchon ? Baisser les #cotisations_sociales pour accroître les #salaires ou augmenter le #smic ? À l’approche des discussions sur le budget 2027 et de la campagne présidentielle, débat entre les économistes #Anne-Laure_Delatte, #Xavier_Ragot et la députée LFI #Aurélie_Trouvé.

    Dettes, #déficit, #modèle_social, salaires : ces questions essentielles sont déjà au cœur de la campagne présidentielle. Elles sont posées avec les débats à venir sur le budget 2027, pour lequel le gouvernement est en train de chercher entre 20 et 30 milliards d’économies.

    Mais sur ce sujet, les constats se suivent et se ressemblent, souvent de la part de la droite, mais pas seulement : « le modèle social français coûte trop cher », « l’État dépense trop », il faut « réduire, tailler, couper » et, pour certain·es, privatiser.

    Autrement dit : « There is no alternative » (« Il n’y a pas d’autres solutions »), célèbre phrase de la première ministre britannique ultra-libérale des années 1980, Margaret Thatcher, qui a fracassé le modèle social anglais.

    Malgré tout ce que vous entendez, des solutions #alternatives, il y en a…

    #privatisation #welfare #France #économie #finances_publiques #dette_publique #crise_de_la_dette #banque_centrale_européenne #LFI #politique_monétaire

    • Riches ensemble !

      Non, la France n’est pas au bord de la faillite. Non, les #dépenses_sociales ne dérapent pas. La récit qui oppose le « courage » de l’#austérité au « déni » des réalités budgétaires est mensonger.
      Anne-Laure Delatte démonte, données et travaux de recherche à l’appui, les idées préconçues qui minent le débat public. En confrontant le modèle français aux autres pays européens, cet essai incisif montre que la #gabegie n’est pas toujours là où on la dénonce, que certains #services_publics restent remarquablement efficaces, et que d’autres sont au contraire abandonnés.
      Ce livre propose aussi des solutions. Identifier ce que nous avons intérêt à financer ensemble, faire reculer le privé là où il capte les ressources sans mieux protéger les citoyens, évaluer sérieusement la dépense publique, et aller chercher les recettes là où elles existent.
      L’alternative des années qui viennent est simple : face à la crise écologique et aux risques géopolitiques, mutualiser pour vivre mieux, ou laisser la plupart d’entre nous s’appauvrir seuls.

      https://www.seuil.com/ouvrage/riches-ensemble-anne-laure-delatte/9782021611014

      #livre

    • « Mettre la dette au frigo » : le débat est celui de notre dépendance aux #marchés_financiers

      Pour #Éric_Berr, de l’Institut La Boétie, Benjamin Lemoine (CNRS) et la cinquantaine d’économistes signataires de la tribune, dont certains sont proches des insoumis, la proposition de #Jean-Luc_Mélenchon de « mettre au frigo » les #titres_de_la_dette pose la question de la reprise en main démocratique de notre économie.

      Ces derniers jours, une polémique secoue le bocal médiatico-politique. En cause : une conférence de presse où Jean-Luc Mélenchon suggère de « mettre au frigo » la dette publique française avec l’appui de l’#Eurosystème (Banque centrale européenne et Banque de France). Car cette proposition vient percuter un tabou et une pratique devenue si familière qu’elle en paraît naturelle : l’Etat doit nécessairement passer sous les fourches caudines des marchés financiers pour se financer. La conséquence de cette pratique est une dette publique de 3536 milliards d’euros au premier trimestre 2026, qui représente 117,5 % du PIB.

      Provoquer ainsi les réactions de l’économie mainstream permet de rappeler plusieurs fondamentaux du débat contemporain sur la politique économique, monétaire et financière. Une dette détenue par la banque centrale n’a pas le même statut économique et politique qu’une dette détenue par des investisseurs privés. Tant qu’un titre public figure au bilan de l’Eurosystème, il est soustrait aux arbitrages quotidiens des marchés, où s’expriment les goûts et dégoûts des professionnels de la finance gérant l’épargne mondiale. Il ne peut plus être vendu par des créanciers privés qui décideraient soudain que la politique d’un gouvernement suscite de vives inquiétudes ou est insuffisamment « crédible ». Cet emprunt ne participe plus de la même façon à la mécanique disciplinaire qui traduit des propositions politiques considérées comme insatisfaisantes pour les marchés obligataires en hausse de taux, puis en argument pour réduire la dépense publique de la main gauche de l’Etat. « Congeler » la dette dans le bilan de la banque centrale, c’est donc annuler le pouvoir de nuisance des marchés et désarmer le chantage à la dette.

      Mais il faut aller plus loin, et faire en sorte que les Etats européens et les options démocratiques évoluent à l’abri des aléas et conceptions socialement entendues des marchés financiers. Une première mesure doit consister à empêcher que la dette actuellement détenue par l’Eurosystème revienne progressivement sur les marchés – un retour « à la normale », au nom de la gestion de l’inflation que beaucoup appellent de leurs vœux. Par ailleurs, la BCE a décidé de « réduire son bilan », c’est-à-dire de diminuer le stock de dettes publiques qu’elle détient à la suite des achats effectués entre 2015 et 2024. Cette institution publique européenne pourrait faire le choix opposé en renouvelant ces détentions afin de maintenir durablement hors marché une fraction significative des dettes souveraines. C’est, au fond, ce que signifie l’idée de Jean-Luc Mélenchon de « mettre les titres au frigo » : soustraire une partie du stock de dette souveraine française au marché, afin de la mettre à l’abri des attaques spéculatives. Concrètement, lorsque les titres arrivent à échéance, le Trésor rembourse le principal à la BCE, ou à l’Eurosystème, qui peut alors réinvestir les sommes récupérées, éventuellement en rachetant de nouveaux titres publics. On pourrait même envisager de transformer ces titres en une dette à très longue maturité, voire perpétuelle, assortie d’un taux faible ou nul.

      La BCE pourrait reprendre une politique plus offensive d’achats de titres publics. Elle l’a fait massivement après la crise de la zone euro puis pendant la pandémie. Ces interventions ont montré qu’une banque centrale peut empêcher une crise de dette souveraine lorsqu’elle accepte de jouer son rôle de stabilisateur en dernier ressort. Des achats réguliers et garantis permettraient de contenir les taux d’intérêt, de tuer dans l’œuf les attaques spéculatives, mais sans les assortir des contreparties austéritaires qui ont marqué la crise des dettes souveraines des années 2010. L’organisation de nos sociétés et économies pour faire face à une planète qui brûle le justifie pleinement.

      Ces deux propositions ne demandent pas de créer de nouveau dispositif mais seulement d’utiliser des leviers déjà existants et utilisés. Elles sont portées par d’autres gouvernements européens (Italie, Grèce, Portugal, Espagne) dont les intérêts économiques en matière de politique monétaire et de dette publique sont alignés sur ceux de la France. Des dirigeants de ces pays ont publiquement exprimé leur opposition au relèvement des taux directeurs par la BCE. Enfin, ces deux solutions (« congélation » et reprise des rachats) sont actuellement mises en œuvre par la Federal Reserve (la banque centrale des Etats-Unis), ce qui témoigne de leur faisabilité et de leur actualité : dès l’été 2024, la Fed a ralenti le rythme de réduction de son bilan, puis a décidé fin 2025 de mettre fin à la réduction de son bilan en réinvestissant l’intégralité de l’argent des titres arrivés à maturité ; depuis le début 2026, elle a relancé des rachats de titres de dette souveraine. Pourquoi faudrait-il accepter pour la Banque centrale européenne des instruments volontairement amoindris ?

      Cependant, la stratégie de financement public ne saurait reposer uniquement sur la BCE. La France a longtemps disposé d’un système dans lequel le Trésor dépendait beaucoup moins qu’aujourd’hui des marchés financiers. Il ne s’agit pas de ressusciter à l’identique le circuit du Trésor de l’après-guerre, mais d’en retrouver l’inspiration afin d’organiser politiquement le financement des besoins collectifs.

      Une partie plus importante de l’épargne réglementée pourrait être orientée vers le financement public. Les banques pourraient être tenues de détenir un plancher de titres publics. Un pôle public bancaire pourrait financer à taux réduit les collectivités locales et les investissements nécessaires à la bifurcation écologique. L’épargne nationale cesserait alors d’être seulement une matière première offerte aux marchés financiers et redeviendrait un instrument de politique économique.

      A terme, la question du financement direct des Etats par la banque centrale devra être posée. Les verrous qu’imposent les traités européens ne représentent pas une loi de l’économie mais un choix institutionnel, aujourd’hui daté.

      Rétablir les canaux durables de financement public hors marché ne signifie évidemment pas que les déficits pourraient être financés sans limite. Mais la mise en œuvre de politiques raisonnées n’a rien à voir avec le fait de laisser aux marchés financiers un droit de veto permanent. Il ne s’agit pas d’un petit aménagement technique, mais la première pièce d’une architecture macrofinancière qu’il faut reconstruire en profondeur. La loi de l’offre et de la demande de titres d’emprunts, dirigée en réalité par les désirs d’accumulation de la finance privée, ne saurait présider au destin des populations. C’est d’ailleurs cette richesse privée qui requiert, pour fonctionner, des supports de placement stables et réputés sans risque – au premier rang desquels figure la dette souveraine. Contribuer à mettre la dette souveraine hors marché pave la voie d’une reprise en main démocratique du crédit et de ses circuits d’allocation. Ce qui prendrait tout son sens dans le cadre d’une planification écologique et d’un gouvernement par les besoins. La proposition de Jean-Luc Mélenchon a le mérite de rouvrir le débat : voulons-nous continuer à placer notre avenir dans les mains des marchés financiers ?

      https://www.nouvelobs.com/opinions/20260822.OBS117569/mettre-la-dette-au-frigo-le-debat-est-celui-de-notre-dependance-aux-march
      #Eric_Berr

  • Le Faiseur de nuages

    Au cœur de l’Afrique, au #Burkina_Faso, se trouve la région du #Yatenga où se croisent #Touaregs, #Mossis et #Peuls. Il y souffle des vents chauds venus du désert, qui assèchent les récoltes, tarissent les cours d’#eau et font fuir les locaux. C’est ici que Poko aime écouter les histoires de sagesse de son père #Yacouba_Sawadogo (cela veut dire « ceux qui font les nuages » en langue mossi). Aujourd’hui, il raconte sa jeunesse : à 20 ans, il décide de percer le secret du sol pour arrêter la #désertification de sa région. Yacouba demande conseils à ses aïeux et réhabilite les #techniques_ancestrales. Son travail minutieux porte ses fruits ! Après des années d’effort, quinze hectares de forêt font rempart à l’avancée du désert et Yacouba remporte en 2018 le Prix Nobel alternatif. Une poignante ode à la #biodiversité se dessine à travers les mots de Damien Deville et les couleurs chatoyantes de Magali Attiogbé.

    https://www.page-educ.fr/livre/le-faiseur-de-nuages
    #livre #BD #bande-dessinée #bande_dessinée

    • L’homme qui arrêta le désert

      Depuis le Burkina Faso, aux confins des dunes sahariennes, une voix inspirante s’élève : celle de Yacouba Sawadogo. Lauréat du Right Livelihood Award, prix Nobel alternatif, il consacre sa vie à planter des #arbres aux portes du désert.
      Alors que tout semblait perdu, qu’au début des années 1980, une grande #sécheresse décimait les troupeaux et contraignait les familles à l’exil, Yacouba a fait le choix de retourner à la terre. En réinventant la #méthode_ancestrale du #zaï, en renouant avec les héritages de sa propre lignée familiale, les « #faiseurs_de_pluie », et en défrichant les chemins d’une quête spirituelle, il a ressuscité la vie. Les familles se sont réinstallées, les champs ont retrouvé leur fertilité, et l’antilope, le hérisson et l’oiseau ont repris leurs quartiers : le village de #Yacouba est redevenu un monde de relations, une oasis verdoyante, une terre de poésie et de partage.
      Raconter l’oeuvre de Yacouba Sawadogo, c’est faire découvrir la philosophie d’un homme devenu, au fil des années, le coeur battant de tout un peuple. À l’heure où les territoires tremblent, où le changement climatique menace les écosystèmes, où l’humanité érige plus de murs qu’elle ne construit de ponts, nous avons besoin de ces voix qui font briller les lumières de notre temps.

      https://www.librairiealbinmichel.fr/livre/9791030103977-l-homme-qui-arreta-le-desert-damien-deville-yacou

  • Sono ancora vivo

    Roberto Saviano si racconta come mai prima in questo romanzo grafico illustrato da Asaf Hanuka. Quindici anni di vita sotto scorta raccontati con dignità e candore, dolore e disincanto. Un libro unico, una collaborazione tra due grandissimi narratori, in un dialogo tra parole e disegni che sembra una conversazione tra due uomini, così diversi eppure così simili.

    https://baopublishing.it/prodotti/sono-ancora-vivo
    #Saviano #Roberto_Saviano #livre #biographie #autobiographie #BD #bande-dessinée #bande_dessinée

  • #Inuit

    Vingt ans après avoir découvert l’art inuit au musée des beaux-arts du Canada, Edmond Baudoin réalise avec son ami le dessinateur Troubs, ce grand voyage qu’ils attendaient depuis longtemps : se rendre dans deux territoires peuplés par des Inuits, le #Labrador et le #Nunavut. Un périple aussi compliqué qu’onéreux car ces régions isolées sont difficiles d’accès…

    La force des récits de Baudoin et Troubs réside dans l’accumulation de témoignages et de points de vue variés comme ceux d’une bibliothécaire, d’un ancien maire, d’un sculpteur, d’un archéologue, d’une activiste… En assemblant leurs récits, Inuit évoque les problèmes économiques, sociaux et écologiques que rencontrent ces populations autochtones du nord du continent américain et surtout, l’angoisse existentielle qui les habite. Car les modes de vie se sont radicalement transformés au cours du siècle passé – du fait de la #sédentarisation et de la #colonisation – et des pans entiers de la culture traditionnelle disparaissent.

    Loin d’être uniquement un livre de voyage vers des contrées lointaines, Inuit propose un état des lieux poétique, non-exhaustif et humaniste de la culture inuite en ce début de XXIe siècle.

    https://www.lassociation.fr/catalogue/inuit
    #inuits #peuples_autochtones #Canada #livre #BD #bande-dessinée #Arctique #conte_du_Narwal #art #art_inuit #North_West_River #Labrador #Goose_Bay #religion #chamanisme #langue #chasse #Innus #marche #inuktitut #colonisation #alcoolisme #drogues #Nunavut #pensionnats #génocide_culturel #commission_vérité_et_réconciliation #Pang #kattajaq

  • Bangladesh : MSF alerte sur la dégradation importante de la santé des enfants
    dans les camps de Cox’s Bazar

    Les enfants représentent plus de la moitié des 1,3 million de réfugiés rohingyas vivant dans les camps surpeuplés de Cox’s Bazar au Bangladesh. Neuf ans après avoir fui les violences extrêmes en Birmanie (Myanmar), leur santé se dégrade fortement : ils arrivent dans les structures de santé plus tardivement, dans un état plus grave et avec des besoins médicaux et psychologiques complexes. Ce sont les conclusions des observations cliniques menées, depuis 2021,à l’hôpital de Kutupalong, la plus grande structure médicale de MSF et principal centre de référence pour les habitants des camps.

    Dans ces camps, où les financements internationaux diminuent et restent instables, les familles peinent à accéder à une alimentation suffisante, aux soins de santé et à l’éducation, mettant chaque jour en péril la survie des enfants. Alors que les centres de soins primaires réduisent leurs activités en raison de coupes drastiques dans l’aide internationale, les structures de référence secondaire comme l’hôpital de Kutupalong doivent répondre à des besoins bien supérieurs à ceux pour lesquels elles avaient été conçues. Autrefois destiné à prendre en charge des maladies saisonnières courantes, il est devenu une structure d’urgence accueillant des enfants dans un état critique.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/02/18/la-crise-des-rohingyas-et-la-question-nationale-une-perspective-marxiste/#comment-75622

    #bangladesh #rohingyas

  • Le mafie lavano più bianco

    Le organizzazioni criminali italiane e il riciclaggio di denaro in Ticino: dal Placement alla minaccia delle criptovalute

    Quanti soldi riciclano le organizzazioni criminali italiane in Ticino? E come lo fanno? Dagli anni Settanta, con la stagione dei sequestri, le mafie hanno sistematicamente utilizzato (o tentato di utilizzare) la nostra piazza finanziaria. La casistica nota – di cui riporto gli esempi più significativi – mostra il ricorso a tutte le fasi del processo di “ripulitura”: il deposito su conti correnti o in cassette di sicurezza (Placement); le operazioni bancarie disposte per mascherare la provenienza dei fondi (Layering); la loro immissione nel circuito dell’economia legale (Integration). Il progressivo rafforzamento delle norme antiriciclaggio, nate nel 1990 proprio grazie alle falle emerse con la “Pizza Connection” e i narcodollari “lavati” da Cosa Nostra in Svizzera, ha notevolmente ridotto i rischi. Ma le cosche non sono state a guardare. Dal mondo reale stanno passando all’universo virtuale, per sfruttare i vantaggi delle criptovalute e i vuoti legislativi tuttora esistenti.

    https://novitafiscali.ch/articoli/2019/n-11-novembre-2019/le-mafie-lavano-piu-bianco

    #mafia #Suisse #Tessin #blanchissement_d'argent #finance #cryptomonnaies #criminalité_organisée #Francesco_Lepori #Placement #banques #Layering #Integration #Pizza_Connection

  • Berliner Vampir-Thriller „City of Blood“ auf Disney+ : Die Blutsauger von der Spree
    https://www.tagesspiegel.de/kultur/comics/berliner-vampir-thriller-city-of-blood-auf-disney-die-blutsauger-von-de

    Disney sortira une série d’après la bande dessinée "Berlinoir".

    30.8.2026 von Lars von Törne - „Berlinoir“ war einer der herausragenden Comics der Nullerjahre. Am 16. September startet die darauf basierende Thriller-Horror-Serie „City of Blood“ bei Disney+. Jetzt gibt es einen ersten Trailer.

    Berlin wird von Vampiren regiert. Die unsterblichen Blutsauger haben eine korrupte Herrschaft installiert, in der alles auf ihre Bedürfnisse ausgerichtet ist. Die vom Regime unterdrückten Menschen werden als Blutspender ausgebeutet, die meisten haben sich in ihr Schicksal gefügt. Doch eine Gruppe menschlicher Rebellen sagt den übernatürlichen Diktatoren den Kampf an.

    23 Jahre ist es inzwischen her, dass die beiden Berliner Tobias O. Meißner, Jahrgang 1967, und Reinhard Kleist, Jahrgang 1970, die erste Folge ihres dreiteiligen Comic-Thrillers „Berlinoir“ im Verlag Edition 52 veröffentlichten und darin ein düsteres, dystopisches Parallelwelt-Berlin entwarfen.

    Jetzt bekommt die damals mit dem Branchenpreis Icom ausgezeichnete und mit viel Gesellschaftskritik angereicherte Story von der Spree ein zweites Leben und einen großen internationalen Auftritt: Sie läuft ab dem 16. September als achtteilige Thriller-Horror-Serie beim Streaming-Dienst Disney+, ihr Titel: „City of Blood“. Hier gibt es einen ersten Trailer zu sehen.

    In den Hauptrollen sind unter anderem Lea Drinda („Becoming Charlie“, „Wir Kinder vom Bahnhof Zoo“) und Soma Pysall („Para – Wir sind King“) zu sehen. Außerdem spielen die deutschen Stars Lars Eidinger und Jördis Triebel wichtige Figuren, wie der Branchendienst „Hollywood Reporter“ kürzlich meldete.


    Eine Szene aus dem Comic „Berlinoir“.

    Eine Szene aus dem ursprünglich aus drei Bänden bestehenden Comic „Berlinoir“, der 2013 als Sammelband erschien. © Carlsen/Reinhard Kleist

    Regie führte Philipp Kadelbach, der 2013 für den ZDF-Dreiteiler „Unsere Mütter, unsere Väter“ einen International Emmy Award erhalten hatte und danach unter anderem „Nackt unter Wölfen“ (2015), „Parfum“ (2018) sowie „Wir Kinder vom Bahnhof Zoo“ (2021) als Regisseur verantwortete.
    Im „Blutroten Rathaus“ regieren die Vampire

    „Berlinoir“ bietet reichhaltiges Material für eine Verfilmung. In ihrer bunten Grusel-Trilogie, die 2008 mit dem dritten Band abgeschlossen wurde und 2013 leicht überarbeitet bei Carlsen auch als Sammelband erschien, demonstrierten der Schriftsteller Meißner und der Zeichner Kleist sehr kurzweilig, wie viel Gruselpotenzial die deutsche Hauptstadt hat.

    Der Amtssitz des Regierenden Bürgermeisters wurde da zum „Blutroten Rathaus“, in dem Vampire die Herrschaft übernommen haben. Das Zeltdach des Sony Centers setzte sich in den Straßen der ganzen Stadt fort, damit die Blutsauger nirgends von der Sonne belästigt werden.

    Und die Rebellen, die den spitzzähnigen Unterdrückern den Kampf angesagt hatten, bereiteten sich in den Kellergewölben Kreuzberger Mietshäuser und in Marzahner Plattenbauten auf die große Entscheidungsschlacht um die Stadt vor.


    Vampir-Hauptstadt: Eine weitere Szene aus „Berlinoir“. © Carlsen/Reinhard Kleist

    Berlin wird erneut getrennt

    https://www.tagesspiegel.de/images/1714435/alternates/FREE_SMALL_1020/1658546728000/wirecenter-2152.jpe
    Albtraumstadt: eine weitere Zeichnung Reinhard Kleists aus „Berlinoir“. © Carlsen/Reinhard Kleist

    Inspiriert wurde „Berlinoir“ damals auch von zahlreichen filmischen Vorbildern wie „Metropolis“, „Blade Runner“, „Nosferatu“ und modernen Vampirstorys, die ab 2005 mit Bestsellern wie „Twilight“ einen Boom erlebten.

    Dazu kamen Versatzstücke aus Romeo und Julia und Actionfilmen sowie historische Anspielungen auf den Nationalsozialismus, den Kommunismus, die Zeit der Berliner Mauer und die deutsche Politik. Ästhetisch war das Berlin von Meißner und Kleist zwischen den 1920er Jahren und der Zeit der deutsch-deutschen Teilung angesiedelt.

    Die Serie spielt in der Zukunft, erzählt aber im Grunde die Vorgeschichte. Tobias O. Meißner über einen der Unterschiede zwischen „City of Blood“ und dem Comic „Berlinoir“

    Das ist einer der großen Unterschiede zwischen der „Berlinoir“-Vorlage und der Streaming-Serie „City of Blood“, wie Tobias O. Meißner dem Tagesspiegel erläutert. „Unser Weimarer-Republik-Look ist in den 23 Jahren, seitdem unsere Graphic Novel erschienen ist, durch ‚Babylon Berlin‘ besetzt worden, man musste diesem Setting also ausweichen“, sagt der Autor, der neben Cyberpunk- und Fantasy-Romanen auch Sachbücher und Hörspiele geschrieben hat.


    2004 berichtete der Tagesspiegel erstmals über „Berlinoir“. Hier ein Foto von Reinhard Kleist (links) und Tobias O. Meißner, das damals aus dem Anlass auf dem Gelände der Kulturbrauerei in Berlin-Prenzlauer Berg aufgenommen wurde. © Tsp/Doris Klaas

    „Deshalb spielt die Serie in der Zukunft, erzählt aber im Grunde die Vorgeschichte“, sagt Meißner. Dabei gehe es unter anderem um diese Fragen: „Wie kam es eigentlich, dass Vampire in Berlin an die politische Macht kamen? Mit wem mussten sie da paktieren? Welche Widerstände überwinden?“

    Meißner und Kleist hatten kürzlich die Gelegenheit, die in Berlin und Prag gedrehte Serie zu sehen.

    Die politische Dimension, die unsere Vorlage hat, wird in eine Zukunftsvision transferiert. Reinhard Kleist

    „Die politische Dimension, die unsere Vorlage hat, wird hier in eine Zukunftsvision transferiert“, ergänzt Reinhard Kleist. Der Zeichner ist in den vergangenen Jahren für seine Comics mit zahlreichen Branchenpreisen ausgezeichnet worden und hat sich zuletzt unter anderem als Schöpfer gezeichneter Biografien von Prominenten wie David Bowie oder dem amerikanischen Boxweltmeister Emile Griffith sowie wichtigen Personen der Zeitgeschichte wie dem Holocaust-Überlebenden Hertzko Haft profiliert.


    Eine weitere „Berlinoir“-Zeichnung von Kleist. © Carlsen/Reinhard Kleist

    „Tobias und ich haben uns beim Screening immer wieder angeschaut und uns zugeraunt, dass hier immer mal wieder Aspekte aufgegriffen wurden, die wir auch schon behandelt hatten“, sagt Kleist. Unter anderem eine zarte Liaison zwischen Vampir und Mensch. „Natürlich kann man bisher nicht zu viel sagen“, schränkt der Zeichner ein. „Diese Staffel behandelt ja quasi die Vorgeschichte zu unserer Handlung. Aber am Ende wird schon angedeutet, dass das, was die Handlung von ‚Berlinoir‘ bestimmt, einen Anfang nimmt.“

    Die beiden „Berlinoir“-Schöpfer waren an der filmischen Umsetzung ihres Stoffes nicht beteiligt, sind aber vom Ergebnis sehr angetan. „Ich war erstaunt, wie sehr die Serie mich begeistert hat“, sagt Tobias O. Meißner. „Als Urheber ist man immer ein bisschen skeptisch, wenn sehr viel verändert wurde, aber die Schauspielerinnen und Schauspieler machen ganz großes Kino daraus.“

    Das coolste Ende, das ich seit Jahrzehnten bei einer Serie gesehen habe. Tobias O. Meißner

    Philipp Kadelbachs Regie sei zudem „ungeheuer dicht, es gibt keinen Leerlauf, keine Zeitschinderei, die Bilder von Kameramann Philip Peschlow sind erlesen, die Musikauswahl trifft genau meinen Geschmack und ist sparsam und nicht überbordend“, sagt Meißner. Und der Schluss sei „das coolste Ende, das ich seit Jahrzehnten bei einer Serie gesehen habe, auch international.“


    Im September 2026 erscheint die überarbeitete Neuausgabe von „Berlinoir“ mit bisher unveröffentlichtem Zusatzmaterial bei Carlsen, hier das vorläufige Covermotiv.© Carlsen

    „Auch ich bin schwer beeindruckt von dem großartigen Skript, das unsere Vision von einer Parallelwelt, die sich aus der Geschichte Berlins nährt, der Weimarer Republik, der Nazizeit, dem kommunistischen Regime, in eine logische Science-Fiction-Welt einer nicht allzu fernen Zukunft wandelt“, ergänzt Kleist.

    Beim Screening habe er die „hakenschlagende Handlung“ gebannt verfolgt: „Es baut sich alles zwingend logisch aus allem, was wir heute verfolgen müssen, zu einem grandiosen Finale auf.“ Die Bilder findet Kleist „atemberaubend“, das Berlin in dieser dystopischen Vision sei „quälend beeindruckend und absolut glaubhaft“.

    An mehreren Stellen wurden Prämissen der Story leicht verändert, wie Meißner an einem Detail festmacht: „Bei uns sind die Vampire schon an der Macht und haben die Spree trockengelegt und sämtliche Bäume gefällt, weil sie anfällig sind gegen fließendes Wasser und Holzpflöcke.“ In der Disney+-Serie liege die Spree ebenfalls trocken, und im Tiergarten gebe es keine Bäume mehr – aber nicht wegen der Vampire, sondern wegen der Folgen der Klimaerwärmung. „Man könnte also sagen: Berlin ist durch die Blindheit der Gegenwartspolitik der ideale Ort geworden für Vampire.“

    Ab September kann sich das Publikum selbst einen Eindruck über Parallelen und Unterschiede zwischen „Berlinoir“ und „City of Blood“ verschaffen. Da steht nicht nur der Filmstart auf Disney+ an, es wird auch der seit einigen Jahren vergriffene Sammelband des Comics bei Carlsen mit bisher unveröffentlichtem Zusatzmaterial neu aufgelegt.

    #Berlin #vampires #bande_dessunée #téléfilm #pay_tv

  • Ceux qui partent et ceux qui partent pas. Un été au quartier.

    « C’est un fait, faute de caillasse, les classes populaires partent moins en vacances. Or, il est toujours un peu bizarre de rester au quartier quand les autres se barrent. Pour mesurer l’ampleur des inégalités sociales, il suffit de confronter la succession de reportages consacrés aux vacanciers dans les JT de la période estivale à son propre quotidien, aux parents qui triment... On le mesure encore en comparant les images du sable fin des plages paradisiaques à celui crotté du parc de jeux en bas des tours. Tu le saisis enfin quand, à la rentrée, les uns et les autres racontent leurs vacances. La Rumeur en témoigne dans "Pas d’vacances" "Été comme hiver, les vacances sont là / Y a pas le choix, faut que j’ronge mon frein et rester à la casa / Je partirai peut-être plus tard si les moyens l’permettent / En attendant, j’écris afin d’libérer ma tête / En fait, j’en ai un peu marre des récits des autres / Des cartes postales aux photos truquées qui embellissent les côtes"

    Si tout le monde se construit des souvenirs, Fabe insiste sur le fait que le monde se divise entre "ceux qui partent et ceux qui ne partent pas". Le rappeur du 18 ème arrondissement parisien évoque dans "Quand j’serai grand" la période des vacances estivales, se remémorant l’errance et l’ennui des enfants dont les parents n’ont pas les moyens de partir. " Quand j’serai grand j’veux habiter à la mer, avec mon père et ma mère / Marcher dans le sable plus prendre le RER / Ces putains de tours j’veux plus les voir plus tard (pire que ça) / J’veux vivre autre part (mieux que ça), j’ai même une idée si tu veux savoir" »

    https://lhistgeobox.blogspot.com/2026/08/ceux-qui-partent-et-ceux-qui-partent.html

  • L’IA dans les formations supérieures : beaucoup d’effets délétères et peu d’apports positifs

    D’après l’enquête IA et enseignement supérieur réalisée par le MESR en juin 2025 (https://mission-ia-sup.forge.apps.education.fr), les usages pédagogiques de l’IAG (Intelligence Artificielle Générative) largement dominants dans les universités sont de l’aide à la rédaction (44% des usages pour les enseignant·es et 62% pour les étudiant·es) et la recherche d’information (75% pour les étudiant·es). En termes d’outils d’IA souhaités, la recherche d’information arrive en rang 1 avec 60% des étudiant·es, à quoi s’ajoutent 50% de recherche de sources diversifiées (rang 4) et 50% de vérification d’informations (rang 2). Le rang 3 est occupé par l’assistance à la rédaction. Il n’y a donc pour l’instant aucun doute sur les usages actuels de l’IA et leur avenir proche par les étudiant·es. Pour les enseignant·es il s’agit surtout d’aides à l’évaluation (les 5 premiers rangs, supérieurs à 50%).

    Réaliser soi-même la recherche d’information et de rédaction est essentiel dans une formation supérieure

    Or ces usages touchent au coeur même des activités d’#apprentissage, fondé, dans le supérieur, sur des méthodes rigoureuses issues de la #recherche_scientifique (Voir aussi : https://www.polytechnique-insights.com/tribunes/digital/lia-generative-bouleverse-t-elle-les-pratiques-pedagogiques). Il est crucial d’apprendre à chercher et identifier les #sources, les vérifier, les comparer, les valider. Les étudiant·es demandent la plupart du temps à l’IAG de faire ce travail à leur place, n’apprenant donc pas à le faire. Pire : l’IAG est un intermédiaire qui masque les sources, d’autant que les outils d’IA gratuits qu’utilisent les étudiant·es offrent des possibilités limitées. On voit ainsi souvent des #bibliographies fictives, où une IA a associé des noms d’auteurs et d’autrices réels avec des titres d’ouvrages réels ou probables chez des éditions vraisemblables sauf que ces ouvrages n’existent pas : l’IAG a combiné des éléments probables. Exemple vécu : dans une #bibliographie de 25 titres d’un projet de mémoire de master en juin 2025, 23 étaient inventés.

    Même chose pour la #rédaction. Rédiger, ce n’est pas seulement livrer un produit fini, c’est surtout un processus à fonction cognitive qui concrétise la #pensée dans un #discours_organisé, et renvoie à la personne qui écrit son propre #discours à lire, la pousse à s’interroger sur les #termes justes et les #formulations nuancées. Quand on fait produire un texte à une #IAG, cette activité disparaît. On a du mal à identifier quels textes déjà disponibles en ligne l’IAG a pillés, mélangés, vidés de leurs spécificités, et donc à vérifier leur #cohérence et leur #validité. Or l’apprentissage de méthodes à usage autonome, c’est l’objectif majeur d’une formation supérieure. Et quand on utilise une IAG « seulement » pour « améliorer » la forme d’un texte, ce qu’elle sait plutôt bien faire, on court plusieurs #risques qui ne valent pas la #surconsommation_énergétique : perdre en cohérence entre le discours et la pensée qui l’a produit, donner la primauté à la forme sur le fond, uniformiser les modalités d’expression par l’application de #modèles_automatisés... L’une des constatations de l’enquête de 2025, c’est que « l’usage direct et sans encadrement d’une IAG est néfaste sur les apprentissages » (p.24).

    Cela ne signifie pas qu’aucun usage pédagogique pertinent ne puisse être fait d’une IAG, selon les domaines et de manière tutorée, notamment dans les domaines où l’IA fournit une #aide_technique de beaucoup plus haut niveau que ce que faisaient déjà des outils informatiques comme, par exemple, des tableurs ou des visions augmentées (télescopes ou microscopes). Mais, dès lors qu’il s’agit de contenus produits par la #pensée_humaine et utiles pour son développement, de domaines de connaissances où les textes occupent une place importante pour contextualiser dans la complexité du monde et produire prioritairement du #sens, la délégation à une machine crée davantage de manques qu’elle ne viendrait en combler.

    Exemple d’une soutenance de master

    Lors d’une soutenance de Master en Esthétique et Théorie des arts, sur l’insistance du jury, le candidat a admis avoir fait usage de l’IAG pour rédiger son mémoire. Le mémoire de 180 pages était rédigé sans la moindre erreur orthographique. Au niveau formel, rien à redire. Mais l’IAG compile, elle ne pense pas. Elle a en effet combiné des éléments probables d’information sans jamais attiser le désir de les vérifier, en entretenant l’#illusion_de_la_vérité. Elle a conduit à asséner des #généralités dont pas une ne pouvait résister à l’#esprit_critique. Pourtant, il n’y a que sur les pires chaînes de télévision que la compilation d’éléments information est donnée comme équivalente à un #argumentaire bien ficelé.

    Ainsi, pour développer et mettre en travail le concept d’habitus de P. Bourdieu, pourtant l’un des plus travaillés au monde, l’IA a proposé un falot manuel de sociologie pour débutant·es. Lorsque G. Bataille est cité, la référence de l’ouvrage ne comporte pas de numéro de page, l’IAG ne s’embarrassant pas de ces détails. Il fut donc impossible de vérifier s’il parlait effectivement (en 1957) de « ruptures des frontières corporelles dans la danse », ce qui serait très étonnant. L’IAG aura transformé la moindre idée porteuse de sens en #discours_indigent. Avec elle, la pensée propre à l’étudiant et son potentiel à problématiser ont cédé la place à la #banalité.

    Que faudrait-il changer face aux usages risqués de l’IA côté enseignement ? (Voir aussi : UNESCO, 2023, Guide pour l’IA générative dans l’éducation et la recherche : https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000389901)

    Malgré tout cela, il semble déjà difficile d’empêcher l’usage de l’AI par les étudiant·es.

    Auparavant, on était bien souvent dans une forme de dispositifs d’apprentissage implicites, avec des « raccourcis » grossiers dans la pertinence des évaluations (au risque d’ailleurs d’entraîner l’échec de tous les étudiant·es différent·es de la norme, sans les codes, etc.). La faute à la (non ?) formation à la pédagogie des enseignant·es du supérieur, mais aussi au manque de moyens. Également au déficit, dans l’évaluation de la carrière des E-C, de reconnaissance de l’expertise en enseignement, face à l’importance accordée aux activités de recherche.

    Si on veut garder un niveau d’apprentissage sérieux, relatif à ce qui peut s’ancrer durablement dans l’esprit de nos étudiant·es, on est donc face à la nécessité d’adapter nos #méthodes_pédagogiques. Le remède n’est pas forcément inaccessible. On doit s’assurer en détail que les étudiant·es travaillent pour de bon l’élaboration progressive d’une maîtrise des diverses #compétences et de leur articulation. On est donc forcés de faire une mesure plus fine de l’authenticité, des progressions dans le temps, plutôt que la simple #évaluation d’un résultat final. Tout cela va avoir un coût humain et logistique : organiser par exemple beaucoup plus de soutenances à l’oral, en présentiel et synchrone. Et devoir préciser et vérifier à chaque étape si l’IAG est acceptée ou non. Et si oui comment elle est utilisée...

    Il faudrait en somme mieux appliquer les pratiques adéquates standards de la pédagogie, comme l’alignement des dispositifs d’évaluation, par exemple. Tout cela requiert beaucoup d’efforts de la part des enseignant·es, et de moyens, des formations, un taux d’encadrement nettement plus massif. Il faut remettre plus d’humain dans la boucle. Hélas, ce n’est pas la tendance politique du moment. L’IAG porte la promesse magique de la #productivité — et il n’y a pas ou que peu d’alternatives puisque le marché en fourgue partout dans nos appareils et nos logiciels. Pourtant, si on veut former à l’#effort dans un monde de facilité, ça va coûter plus cher.

    https://cgt.fercsup.net/l-echo-du-sup/echo-du-sup-numero-11-juin-2026-l-ia-dans-l-esr-ou-l-esr-dans-l-ia/article/l-ia-dans-les-formations-superieures-beaucoup-d-effets-deleteres-et-peu
    #IA #AI #intelligence_artificielle #ESR #enseignement_supérieur #université #facs #pédagogie #à_lire

    • L’IA générative bouleverse-t-elle les pratiques pédagogiques ?

      En bref

      – Rendu public par OpenAI en 2023, GPT-4 a atteint des niveaux de performance comparables à ceux d’étudiants de second cycle sur des exercices de logique, de mathématiques et de rédaction académique.
      – Les #modèles_de_langage modifient la manière dont les étudiants mobilisent leur raisonnement et leur capacité analytique, ce qui peut mener à une fragilisation de leur plasticité cérébrale et de leur densification des réseaux neuronaux.
      – Lorsque assisté par l’IA, l’acquisition des connaissances peut être affaiblie dès qu’elle remplace systématiquement l’#effort_intellectuel : les productions écrites, le #travail_autonome et les modalités d’évaluation.
      – De nombreuses questions sur l’équilibre entre assistance algorithmique et #effort_cognitif humain sont soulevées, d’autant par la rapide évolution des modèles d’IA.
      – Des cadres commencent à émerger où l’IA n’est ni absente ni centrale, mais intégrée de manière différenciée selon les objectifs cognitifs poursuivis.

      **

      L’irruption de l’intelligence artificielle générative dans les systèmes éducatifs marque un tournant technologique. Contrairement aux plateformes d’apprentissage en ligne ou aux outils d’assistance pédagogique des années 2000 et 2010, les modèles de langage de grande taille produisent désormais des raisonnements structurés, synthétisent des corpus complexes et interagissent avec les apprenants de manière adaptative.

      GPT‑4, rendu public par OpenAI en 2023, a atteint des niveaux de performance comparables à ceux d’étudiants de second cycle sur des exercices de logique, de mathématiques et de rédaction académique1. D’autres architectures comme Claude d’Anthropic ou LLaMA de Meta confirment cette dynamique tout en explorant des stratégies de gouvernance des sorties génératives et de réduction des biais2.

      Ces avancées offrent de nouvelles opportunités pour personnaliser les parcours, renforcer le tutorat individualisé et élargir l’accès aux ressources pédagogiques. Elles soulèvent toutefois des interrogations sur les fréquences d’utilisations (voir figure 1) et les conditions cognitives de l’apprentissage assisté par IA, car certaines dimensions de l’acquisition des connaissances peuvent être fragilisées lorsque cette technologie remplace systématiquement l’effort intellectuel3.

      Ces enjeux touchent directement des dispositifs clés de l’enseignement supérieur, tels que la production écrite, le travail autonome et les modalités d’évaluation. De plus, ces transformations appellent une approche combinant recherche académique et observation des pratiques pédagogiques.
      L’effort cognitif à l’épreuve des modèles génératifs

      Les modèles de langage de grande taille modifient la manière dont les étudiants mobilisent leur raisonnement et leur capacité analytique. GPT‑4, par exemple, atteint des performances comparables à celles d’étudiants de second cycle sur des exercices de logique, de mathématiques et de synthèse textuelle5. Cette portée soulève des questions sur l’équilibre entre assistance algorithmique et effort cognitif humain.

      « Le problème, dans le champ éducatif, apparaît lorsque l’étudiant utilise systématiquement l’IA pour réaliser un exposé, un mémoire, une dissertation ou même pour apprendre une notion » affirme Michel Barabel, maître de conférences à l’Université Paris-Est dont les travaux portent sur la transformation des organisations, en particulier la gestion des compétences, la formation professionnelle et les cultures apprenantes. La sous-traitance systématique peut nuire au développement de capacités cognitives essentielles. « Les travaux de recherche montrent que dans ce cas, le coût de l’effort cognitif augmente rapidement et que faire seul devient de plus en plus difficile ».

      Les cadres théoriques de la psychologie cognitive permettent d’éclairer ce phénomène. Les distinctions de Daniel Kahneman entre le cerveau de type 1, analytique et paresseux, et le cerveau de type 2, créatif et mobilisé dans la résolution de situations inédites, servent de référence. Barabel observe que « la grande promesse de l’IA est précisément de sous-traiter les tâches relevant du cerveau de type 1, simples et répétitives, afin de libérer du temps pour des activités de type 2 ». Son usage répété dans des tâches fondamentales du type 1 peut ainsi limiter la densification des réseaux neuronaux nécessaires à la créativité et à la pensée critique.

      Une comparaison avec d’autres usages technologiques illustre ce risque. « Cette dépendance pose une question centrale, celle d’un appauvrissement progressif des capacités cognitives », explique Barabel, faisant référence à des exemples observés dans d’autres contextes, comme la navigation des chauffeurs de taxi londoniens devenue dépendante du GPS. Les travaux en neurosciences montrent que l’apprentissage reposant sur un engagement cognitif actif favorise la plasticité cérébrale et la densification des réseaux neuronaux, tandis qu’une réduction durable de l’effort analytique limite ces mécanismes et fragilise la mobilisation des compétences dans des situations complexes6. « Or, on sait qu’il est très difficile de faire émerger une créativité authentique sans ce socle d’effort cognitif préalable », ajoute l’expert.

      Cette réflexion sur l’effort cognitif souligne que les effets de l’IA générative dépendent moins de la technologie que des modalités d’usage. L’usage réfléchi et régulé peut soutenir la créativité et la productivité, tandis qu’un usage passif peut compromettre le développement de compétences intellectuelles essentielles.
      Des recours pédagogiques en recomposition progressive

      La diffusion rapide des outils d’IA générative a rendu visibles des usages déjà largement installés chez les étudiants, souvent en dehors de tout cadre institutionnel. Plusieurs travaux montrent que ces outils sont mobilisés pour rédiger des exposés, structurer des mémoires ou préparer des évaluations, sans que les dispositifs pédagogiques aient été conçus pour en tenir compte7. Cette situation a conduit certains établissements à repenser non pas seulement la régulation, mais la nature même des activités proposées.

      D’après Michel Barabel, « la question ne peut se réduire à une opposition entre autorisation et interdiction. Le problème ne doit pas être posé en ces termes ». Il stipule que l’IA combine des potentialités pédagogiques fortes et des limites réelles. Dans les dispositifs qu’il observe, l’enjeu consiste à distinguer plusieurs formes d’activités selon le rôle attribué à la machine. « Certaines activités peuvent être totalement confiées à l’IA sans régulation particulière », notamment lorsqu’il s’agit de procédures ou d’aide méthodologique, tandis que d’autres doivent rester exclusivement humaines. « L’usage de l’IA y est interdit afin de préserver la relation pédagogique, le travail du cerveau de type 1 et la créativité et l’esprit critique ».

      Cette différenciation se traduit concrètement par des dispositifs de transparence. « À Sciences Po et à l’IAE Paris-Est, les étudiants doivent expliciter leur usage de l’IA dans une annexe dédiée. Nous autorisons son exploitation, mais nous imposons une annexe IA dans tous les travaux », précise Barabel. Cette exigence permet de déplacer l’évaluation du seul résultat vers le processus intellectuel mobilisé. « Le nouveau plagiat, pour nous, n’est pas d’utiliser l’IA, mais de l’utiliser sans le déclarer », ajoute-t-il.

      Les modalités d’évaluation ont également été ajustées pour tenir compte de ces pratiques. Barabel observe qu’« un exposé à rendre pour la semaine suivante a aujourd’hui une probabilité très élevée d’être produit à 60, 70, voire 90 % à l’aide de l’IA ». Dans ce contexte, « là où l’écrit pesait auparavant davantage, l’oral est désormais majoritaire », afin de vérifier la compréhension, l’appropriation des concepts et la faculté de l’étudiant à défendre son raisonnement.

      Entre délégation, assistance et augmentation, les applications pédagogiques se structurent ainsi autour d’un principe d’articulation. « Il existe des situations où l’IA assiste l’étudiant », note Barabel, tandis que dans d’autres configurations, « l’étudiant produit une première version et l’IA l’aide à l’améliorer par questionnement et suggestions ». Ces expérimentations dessinent progressivement un cadre où cette technologie n’est ni absente ni centrale, mais intégrée de manière différenciée selon les objectifs cognitifs poursuivis.
      Entre promesses d’augmentation et risques de fragmentation

      Les limites actuelles de l’IA générative en contexte éducatif tiennent moins à ses performances techniques qu’aux effets systémiques qu’elle induit sur les trajectoires d’apprentissage. Les bénéfices cognitifs observés dépendent fortement des conditions d’emploi, avec des résultats parfois contradictoires selon les protocoles expérimentaux[8]. Michel Barabel invite ainsi à la prudence dans l’interprétation des premières données disponibles. « Certaines études, notamment du MIT, ont montré une baisse rapide de certaines capacités cognitives, mais sur des échantillons très réduits et avec des protocoles discutables », rappelle-t-il, tout en notant que d’autres travaux mettent en évidence des effets positifs sur certaines compétences.

      Cette hétérogénéité des résultats renvoie à une question centrale, celle de l’intensité et surtout de la nature des utilisations. « Il pas certain qu’il existe un seuil universel », précise Barabel, en soulignant que « le problème réside davantage dans l’organisation des activités que dans le volume d’interaction avec l’IA ». Il propose un équilibre théorique dans lequel « le 100 % humain devrait représenter au moins 20 % des activités », afin de préserver les fonctions cognitives fondamentales liées à l’effort, à la réflexion autonome et à la construction du jugement.

      Au-delà des effets individuels, les chercheurs s’inquiètent de dynamiques d’inégalités susceptibles d’être amplifiées par les systèmes intelligents. Les écarts d’accès aux versions les plus performantes des modèles, souvent conditionnés par des abonnements payants, constituent un premier facteur de différenciation[9]. Barabel met en évidence le fait que « le capital économique des familles pourrait conditionner l’accès à des IA plus performantes, utilisées dans un cadre privé », créant un avantage cumulatif pour certains étudiants. À cela s’ajoutent les disparités institutionnelles. « Certains établissements disposent des moyens financiers et pédagogiques pour déployer des IA, former les enseignants et mettre en place des chartes éthiques. D’autres non ».

      Ces écarts matériels se doublent d’inégalités culturelles et cognitives. « Le risque majeur est alors l’accroissement des écarts entre étudiants », pointe Barabel, distinguant ceux qui utilisent l’IA de manière stratégique, ceux qui en font un usage mécanique et ceux qui réinvestissent le temps libéré dans des activités à forte valeur cognitive. Les recherches en sociologie de l’éducation montrent que ces mécanismes d’appropriation différenciée jouent un rôle déterminant dans la reproduction ou la transformation des hiérarchies scolaires8.

      Enfin, la rapidité d’évolution des technologies pose un défi structurel aux institutions éducatives. « Ce que nous disons aujourd’hui peut être remis en cause dans quelques mois par une nouvelle génération d’IA », signale Barabel. Cette instabilité technologique interroge la capacité des systèmes éducatifs à articuler innovation, équité et développement des compétences humaines fondamentales, dans un contexte où la production et la transmission des savoirs sont elles-mêmes en profonde recomposition.

      https://www.polytechnique-insights.com/tribunes/digital/lia-generative-bouleverse-t-elle-les-pratiques-pedagogiques

    • Le plus grand danger de l’IA à l’université n’est pas la triche, c’est l’érosion de l’apprentissage lui‑même

      L’intelligence artificielle promet de « libérer du temps » et d’optimiser l’apprentissage. Mais en déléguant aux machines les tâches qui formaient étudiants et jeunes chercheurs, les universités risquent d’éroder les conditions mêmes de l’expertise.

      Dans le débat public sur l’intelligence artificielle (IA) à l’université, une inquiétude revient en boucle : la tricherie. Les étudiants vont-ils confier leurs #dissertations à des #chatbots ? Les enseignants sauront-ils les démasquer ? Faut-il interdire ces outils sur les campus, ou au contraire les intégrer aux pratiques pédagogiques ?

      Ces questions sont légitimes. Mais à force de réduire le sujet à la #fraude_académique, on passe à côté de l’essentiel : une transformation beaucoup plus profonde est déjà à l’œuvre, qui dépasse largement les seuls comportements des étudiants – et même le cadre de la salle de classe.

      Les universités déploient désormais l’IA dans de nombreux aspects de leur fonctionnement. Certaines applications restent largement invisibles : des systèmes qui aident à répartir les ressources, à repérer les étudiants « à risque », à optimiser les emplois du temps ou à automatiser des décisions administratives routinières.

      D’autres usages sont, eux, beaucoup plus visibles. Les étudiants s’appuient sur des outils d’IA pour résumer des cours et réviser. Les enseignants les utilisent pour élaborer des sujets d’évaluation, préparer des syllabus. Les chercheurs s’en servent pour écrire du code, passer en revue la littérature scientifique ou condenser en quelques minutes des tâches fastidieuses qui prenaient auparavant des heures.

      On peut bien sûr utiliser l’IA pour tricher ou se soustraire à un devoir. Mais la multiplication de ses usages dans l’enseignement supérieur – et les bouleversements qu’ils annoncent – posent une question bien plus fondamentale : à mesure que les machines deviennent capables d’assumer une part croissante du travail de recherche et d’apprentissage, que devient l’université ? À quoi sert-elle encore ?

      Depuis huit ans, nous étudions les implications morales d’un recours massif à l’IA dans le cadre d’un projet de recherche conjoint entre le Applied Ethics Center at UMass Boston et l’Institute for Ethics and Emerging Technologies. Dans un livre blanc récent, nous soutenons qu’à mesure que les systèmes d’IA gagnent en autonomie, les enjeux éthiques de leur utilisation dans l’enseignement supérieur s’intensifient – tout comme les conséquences potentielles qui en découlent.

      À mesure que ces technologies deviennent plus performantes dans la production de travaux intellectuels – concevoir des cours, rédiger des articles, proposer des protocoles expérimentaux ou résumer des textes complexes – elles ne se contentent pas d’accroître la productivité des universités. Elles risquent aussi de vider de sa substance l’écosystème d’apprentissage et de mentorat sur lequel ces institutions sont fondées – et dont elles dépendent pour exister.
      IA non autonomes

      On peut distinguer trois types de systèmes d’IA et leurs effets respectifs sur la vie universitaire.

      Des logiciels alimentés par l’IA sont déjà utilisés dans l’enseignement supérieur pour l’examen des candidatures, les achats, l’accompagnement pédagogique des étudiants ou encore l’évaluation des risques institutionnels.

      On parle ici de systèmes « non autonomes » : ils automatisent certaines tâches, mais un humain reste « dans la boucle » et les utilise comme de simples outils.

      Ces technologies peuvent faire peser un risque sur la vie privée et la sécurité des données des étudiants. Elles peuvent aussi être biaisées. Et elles manquent souvent de transparence, ce qui rend difficile l’identification de l’origine de ces problèmes. Qui a accès aux données ? Comment sont calculés les « indices prédictifs de décrochage ou d’échec » ? Comment éviter que ces systèmes ne reproduisent des inégalités ou ne traitent certains étudiants comme de simples cas problématiques à gérer ?

      Ces questions sont sérieuses. Mais, au moins dans le champ de l’informatique, elles ne sont pas fondamentalement nouvelles. Les universités disposent en général de services de conformité, de comités d’éthique de la recherche et de mécanismes de gouvernance pensés pour anticiper ou limiter ces risques – même si, dans les faits, ils n’atteignent pas toujours pleinement ces objectifs.
      IA hybrides

      Les systèmes hybrides regroupent toute une gamme d’outils, parmi lesquels des bots conversationnels assistés par l’IA, des dispositifs de feedback personnalisé ou encore des aides automatisées à l’écriture. Ils reposent souvent sur des technologies d’IA générative, notamment sur de grands modèles de langage, les LLM. Si les utilisateurs humains fixent les objectifs généraux, les étapes intermédiaires que le système mobilise pour les atteindre ne sont, elles, généralement pas spécifiées.

      Ces systèmes hybrides façonnent de plus en plus le travail académique au quotidien. Les étudiants les utilisent comme compagnons d’écriture, tuteurs, partenaires de réflexion ou outils d’explication à la demande. Les enseignants s’en servent pour élaborer des grilles d’évaluation, préparer des cours ou concevoir des plans de syllabus. Les chercheurs les mobilisent pour résumer des articles, commenter des versions préliminaires, imaginer des protocoles expérimentaux ou générer du code.

      C’est ici que le débat sur la « tricherie » trouve véritablement sa place. Alors qu’étudiants et enseignants s’appuient de plus en plus sur ces outils pour se faire aider, il est légitime de s’interroger sur les formes d’apprentissage qui risquent de se perdre en chemin. Mais les systèmes hybrides soulèvent aussi des questions éthiques plus complexes.

      L’une d’elles concerne la transparence. Les chatbots d’IA proposent des interfaces en langage naturel qui rendent difficile de savoir si l’on échange avec un humain ou avec un agent automatisé. Cette ambiguïté peut être déstabilisante et source de distraction. Un étudiant qui révise pour un examen doit pouvoir savoir s’il s’adresse à son chargé de travaux dirigés ou à un robot. De même, un étudiant qui lit les commentaires sur son mémoire doit pouvoir identifier clairement s’ils proviennent de son enseignant.

      Tout manque de transparence dans ces situations risque d’aliéner les personnes concernées et de déplacer l’attention des interactions académiques : au lieu de se concentrer sur l’apprentissage, on se focalise sur les outils ou la technologie qui le médiatisent. Des chercheurs de l’Université de Pittsburgh ont montré que ces dynamiques suscitent chez les étudiants des sentiments d’incertitude, d’anxiété et de méfiance. Des effets loin d’être anodins.

      Une deuxième question éthique touche à la responsabilité et au crédit intellectuel. Si un enseignant utilise l’IA pour rédiger un sujet et qu’un étudiant s’appuie lui aussi sur l’IA pour produire sa réponse, qui évalue qui – et qu’est-ce qui est réellement évalué ? Si les retours sont en partie générés par une machine, qui est responsable lorsqu’ils induisent en erreur, découragent ou intègrent des présupposés invisibles ? Et lorsque l’IA contribue de manière substantielle à une synthèse de recherche ou à la rédaction d’un article, les universités devront établir des normes plus claires en matière d’autorat et de responsabilité – pas seulement pour les étudiants, mais aussi pour les enseignants-chercheurs.

      Enfin se pose la question cruciale de la « décharge cognitive ». L’IA peut réduire les tâches fastidieuses, et cela n’a rien de problématique en soi. Mais elle peut aussi détourner les utilisateurs des étapes de l’apprentissage qui construisent réellement les compétences : formuler des idées, traverser des moments de confusion, retravailler un brouillon maladroit, apprendre à repérer ses propres erreurs.
      Agents autonomes

      Les transformations les plus profondes pourraient venir de systèmes qui ressemblent moins à des assistants qu’à de véritables agents. Si les technologies pleinement autonomes relèvent encore en partie de l’aspiration, l’idée d’un « chercheur en boîte » – un système d’IA agentique capable de mener des études de manière indépendante – devient de plus en plus crédible.

      Ces outils dits agentiques sont présentés comme susceptibles de « libérer du temps » pour des activités mobilisant davantage des capacités humaines, comme l’empathie ou la résolution de problèmes. Dans l’enseignement, cela pourrait signifier que les enseignants continuent d’assurer les cours au sens formel, mais que la majeure partie du travail pédagogique quotidien soit déléguée à des systèmes optimisés pour l’efficacité et le passage à l’échelle. En recherche, l’avenir semble appartenir aux systèmes capables d’automatiser toujours davantage le cycle scientifique. Dans certains domaines, cela prend déjà la forme de laboratoires robotisés fonctionnant en continu, capables d’automatiser une grande partie des expérimentations et même de sélectionner de nouveaux tests à partir des résultats précédents.

      À première vue, cela peut sembler être un gain intéressant de productivité. Mais les universités ne sont pas des usines à produire de l’information : ce sont des communautés de pratique. Elles reposent sur un vivier de doctorants et de jeunes chercheurs qui apprennent à enseigner et à faire de la recherche en participant eux-mêmes à ces activités. Si des agents autonomes absorbent une part croissante des tâches « routinières » qui constituaient historiquement des portes d’entrée dans la carrière académique, l’université pourra continuer à produire des cours et des publications – tout en fragilisant silencieusement les structures d’apprentissage qui permettent, dans la durée, de former l’expertise.

      La même dynamique touche les étudiants de premier cycle, sous une forme différente. Lorsque des systèmes d’IA peuvent fournir à la demande des explications, des brouillons, des solutions ou des plans de révision, la tentation est grande de déléguer les aspects les plus exigeants de l’apprentissage. Pour l’industrie qui promeut l’IA dans les universités, ce type d’effort peut apparaître comme « inefficace » – et l’on pourrait penser que les étudiants gagneraient à laisser la machine s’en charger. Mais c’est précisément dans cette confrontation à la difficulté que se construit une compréhension durable. La psychologie cognitive a montré que les étudiants progressent intellectuellement en rédigeant, en révisant, en échouant, en recommençant, en affrontant la confusion et en retravaillant des arguments faibles. C’est cela, apprendre à apprendre.

      Pris ensemble, ces évolutions suggèrent que le principal risque lié à l’automatisation dans l’enseignement supérieur ne réside pas seulement dans le remplacement de certaines tâches par des machines, mais dans l’érosion plus profonde de l’écosystème de pratiques qui, depuis longtemps, soutient l’enseignement, la recherche et l’apprentissage.
      Un tournant risqué

      À quoi servent les universités dans un monde où le travail intellectuel est de plus en plus automatisé ?

      Une première réponse consiste à voir l’université avant tout comme une machine à produire des diplômes et des connaissances. Dans cette logique, la question centrale devient celle des résultats : les étudiants obtiennent-ils leurs diplômes ? Des articles sont-ils produits ? Fait-on des découvertes ? Si des systèmes autonomes peuvent générer ces résultats plus efficacement, alors l’institution a toutes les raisons de les adopter.

      Mais une autre réponse considère l’université comme bien davantage qu’une simple machine à produire des résultats. Elle reconnaît que la valeur de l’enseignement supérieur réside en partie dans l’écosystème lui-même : le continuum d’opportunités grâce auquel les novices deviennent experts, les structures de mentorat au sein desquelles se forment le jugement et le sens des responsabilités, et une conception pédagogique qui valorise l’effort et la confrontation à la difficulté plutôt que leur élimination au nom de l’efficacité.

      Dans cette perspective, l’enjeu n’est pas seulement de savoir si des connaissances et des diplômes sont produits, mais comment ils le sont – et quels types de personnes, de compétences et de communautés se construisent au passage. L’université y apparaît comme un écosystème dont la mission est, ni plus ni moins, de former durablement l’expertise et le discernement humains.

      Dans un monde où le travail intellectuel est lui-même de plus en plus automatisé, les universités doivent, selon nous, s’interroger sur ce qu’elles doivent à leurs étudiants, à leurs jeunes chercheurs et à la société qu’elles servent. Les réponses à ces questions détermineront non seulement la manière dont l’IA sera intégrée, mais aussi ce que deviendra l’université contemporaine.

      https://theconversation.com/le-plus-grand-danger-de-lia-a-luniversite-nest-pas-la-triche-cest-l
      #tricherie

  • L’Eau et la Terre. #Cambodge, 1975-1979

    Des destins se croisent sur une route, au lendemain du 17 avril 1975, quand les #Khmers_rouges ont brutalement évacué toutes les villes du pays. Les paysans comme les citadins se savent en sursis au point de se définir comme des « gens n’étant pas encore morts ». Tous, Khmers rouges compris, seront au coeur de la tragédie à venir.

    https://www.editions-delcourt.fr/eau-et-la-terre-ned
    #BD #bande-dessinée #livre #propagande #Khmer_Serei #génocide #Kampuchéa_démocratique #déplacements_forcés #errance #déplacés_internes #déportation #marche #massacres #Lon_Nol #S-21 #Tuol_Sleng #patriotisme #Grand_bon_en_avant #travail #fosses_communes #révolution

  • Tout un monde. Comment j’ai changé de regard sur mon mode de vie

    Comment faire coïncider ses convictions écologiques avec sa façon de vivre quand on habite en ville ? Comment changer ses habitudes ? Munie d’un sac à dos, Emilie Saitas s’invite auprès d’inconnus ayant fait le choix de vivre autrement.

    Qu’ils vivent dans un éco-lieu, dans une tiny-house ou un dôme géodésique, les personnes qu’Émilie a rencontrées ont fait le choix de vivre en accord avec leurs convictions écologiques, économiques ou sociales. Si leur choix leur a semblé naturel, ce retour à la nature est un parcours parfois semé d’embûches. Pas toujours facile de vivre comme on l’entend...

    https://www.editions-delcourt.fr/bd/series/serie-tout-un-monde/album-tout-un-monde
    #BD #bande-dessinée #livre #habitat #habitat_léger #écologie #logement #habiter #France #tiny_house #dôme_géodésique #éco-lieu

  • Les droits des pêcheurs artisanaux et des travailleurs du secteur de la pêche au Bangladesh

    Le Bangladesh a encore un long chemin à parcourir pour garantir le respect des droits humains et des droits des pêcheurs artisanaux et des travailleurs du secteur de la pêche. Au Bangladesh, les droits fonciers coutumiers ne sont pas reconnus juridiquement ; l’accès aux ressources est considéré comme une « opportunité » ou un « privilège » pour les pêcheurs artisanaux et les travailleurs du secteur de la pêche, et non comme un droit protégé. De plus, la gouvernance et la gestion traditionnelles des pêcheries menées par les communautés ne sont pas reconnues juridiquement.

    https://www.iccaconsortium.org/fr/2026/08/20/droits-pecheurs-artisanaux-travailleurs-secteur-peche-bangladesh

    #bangladesh

  • Démolition des navires au Bangladesh : les syndicats du secteur intensifient leur campagne de syndicalisation en vue de salaires décents et de chantiers plus sûrs

    IndustriALL vient de clôturer un séminaire de syndicalisation de trois jours destiné aux travailleuses et travailleurs de la démolition des navires à Chattogram, au Bangladesh, permettant ainsi aux syndicats de cibler pour la première fois les employeurs les plus influents du secteur.

    Cet atelier de formation, qui s’est déroulé du 18 au 20 juin, a réuni des recruteurs de deux fédérations affiliées : la Fédération des travailleurs de la métallurgie, de la chimie, de l’habillement et de la confection du Bangladesh (BMCGTWF) et la Fédération des métallurgistes du Bangladesh (BMF). Ces deux structures représentent les travailleuses et travailleurs des chantiers de démantèlement de Sitakunda, près de Chattogram, qui traitent environ un tiers des navires en fin de vie dans le monde.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/06/demolition-des-navires-au-bangladesh-les-syndi

    #bangladesh

  • La résurgence de l’extrémisme islamiste au Bangladesh pousse les féministes à tirer la sonnette d’alarme

    Alors que les groupes extrémistes islamistes de droite gagnent du terrain au Bangladesh, les féministes se battent pour les droits des femmes et l’égalité des sexes, dans un contexte caractérisé par la déception face au gouvernement du Parti nationaliste du Bangladesh

    Au Bangladesh, des partis comme le Jamaat-e-Islami mettent en avant des responsables féminines pour donner une nouvelle définition de l’égalité des droits dans un cadre islamiste radical – et les féministes doivent relever le défi de trouver une réponse.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/05/la-resurgence-de-lextremisme-islamiste-au-bang

    #feminisme #bangladesh

  • Bangladesh : une nouvelle justice défaillante ? (1ère partie)
    Malgré les réformes pour adapter le système judiciaire du Bangladesh aux normes internationales, le Tribunal pour les crimes internationaux applique les mêmes lois défaillantes, parfois pires, que sous le précédent régime. Dont celles qui régissent les arrestations et la détention provisoire, le refus du Tribunal d’accorder la liberté sous caution, et l’absence de droit d’appel en matière de détention ou de liberté sous caution.
    https://www.justiceinfo.net/fr/162234-bangladesh-une-nouvelle-justice-defaillante-1ere-partie.html

    Bangladesh : une nouvelle justice défaillante ? (2ème partie)
    Malgré les réformes pour adapter le système judiciaire du Bangladesh aux normes internationales, le Tribunal pour les crimes internationaux (ICT) applique les mêmes lois défaillantes, parfois pires, que sous le précédent régime. Voici les inquiétudes sur le déroulement des procès.
    https://www.justiceinfo.net/fr/162274-bangladesh-une-nouvelle-justice-defaillante-2eme-partie.html

    #bangladesh

  • Soutenez les agriculteurs et les communautés rurales touchés par les inondations au Bangladesh

    Chers camarades, amis, sœurs et frères,

    La Fédération des agriculteurs du Bangladesh (BKF) lance un appel urgent à votre solidarité et à votre soutien alors que le Bangladesh est confronté à une nouvelle catastrophe dévastatrice due aux inondations d’origine climatique.

    Depuis le 5 juillet 2026, des pluies de mousson incessantes et des crues en amont ont inondé de vastes régions du sud-est du Bangladesh. Plus d’un million de personnes ont été touchées, des milliers d’habitations ont été détruites, les terres agricoles ont été submergées et d’innombrables familles d’agriculteurs ont perdu leurs récoltes, leur bétail et leurs moyens de subsistance.

    Cette catastrophe survient quelques semaines seulement après que de violentes crues soudaines ont frappé les zones humides des « Haor », dans le nord-est du Bangladesh, pendant la saison pré-mousson, détruisant des milliers d’hectares de « riz Boro » et touchant des centaines de milliers de ménages agricoles. Avant même que ces communautés aient pu se remettre de ces événements, elles ont de nouveau été frappées par des inondations catastrophiques.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/11/09/bangladesh-la-crise-climatique-amplifie-la-discrimination-a-legard-des-agent·e·s-invisibles-du-secteur-de-lassainissement/#comment-75094

    #bangladesh