• The Music Of Your Life
    https://iknowthesugarplumfairy.tumblr.com

    Dedicated to the pioneering women who made music during the late 1980’s 1990’s. And the bands of today they inspired Maybe some didn’t want to be called #Riot_Grrrls but along side those who did, they changed the landscape for women and girls and their influence is still felt today.

    Cheesecake- Boston Riot Grrrl band live in 1991.

    Denise Monahan vocals and Tess Basilio guitar formed Cheescake in early 1991. They were co workers at an Art Museom in Boston who bonded over L7 . “Shove” was a life changer for both of them . After Seeing the Lunachicks live they got their equipment and their shit together. They brought in Caitlin Bermingham on bass, Lara on rhythm guitar and Coleen on drums. The second show they ever played was the first Riot Grrrl convention in Washington DC in August 1992. They appear in the documentary “Not Bad For a Girl.” They also had a song on the second Stars Kill Rock compilation. They were the only riot Grrrl band in Boston and played live often opening for many touring bands like Slant 6, Tribe 8, and the Lunachicks among others. The band also played NYC and Washington DC regularly where riot grrrl was thriving. In 1994 Denise left Cheescake and formed Milkmoney. Cheescake continued as a four piece and released a CD “You’re Soaking in it “ . Their run was short but powerful and they are proud to be original riot grrls who helped start the revolution.

    https://seenthis.net/messages/813310
    https://va.media.tumblr.com/tumblr_r0jcmaTUku1rgaf0w.mp4


    Milkmoney “ Leash ” November 1993 at TT the Bears Cambridge MA

    ’95 is Nothing Without You: Connecting the Dots of ’90s Indie Rock in Boston #Bandcamp_daily
    https://daily.bandcamp.com/scene-report/nineties-indie-rock-boston-list

  • La fabrication de Z par les médias de milliardaires. Une histoire de la fabrique du consentement.
    Zemmour : un artéfact médiatique à la Une
    https://www.acrimed.org/Zemmour-un-artefact-mediatique-a-la-Une

    Campagne présidentielle naissante, les grands médias propulsent Éric Zemmour – candidat non déclaré – sur le devant de la scène. Et avec lui, un cortège d’idées fascisantes. Retour sur le rouleau compresseur de septembre 2021, à travers un balayage partiel de son défilé, visible et invisible, dans les grands médias.

    Aux trousses d’Éric Zemmour depuis deux décennies, les grands médias n’avaient encore jamais égalé la performance qu’ils ont livrée en septembre 2021. Sans doute l’idée selon laquelle Éric Zemmour est fait par et pour les médias n’a-t-elle jamais été plus vraie qu’aujourd’hui. Il faut dire que la surexposition dont il a bénéficié à intervalles réguliers n’a jamais été sérieusement remise en question par les rédactions – ou alors à la marge, entre parties prenantes acritiques, et en tout cas, sans aucune espèce de conséquence si l’on considère l’ensemble des « Zemmour tour », réglés comme du papier à musique, que nous critiquons depuis 2010.

    Remorques promotionnelles automatiques à chaque nouvel ouvrage, vacarme garanti autour de ce que les médias appellent encore aujourd’hui des « polémiques », le terrain était déjà parfaitement labouré. De telle sorte qu’en cette rentrée, Éric Zemmour a exploité son capital médiatique à plein : à travers la publication d’un livre et l’entretien d’une rumeur sur une possible candidature à l’élection présidentielle de 2022. Deux cartes maîtresses, qui allaient immanquablement lui assurer une campagne d’ampleur dans les médias dominants.

    Point de complot là-dedans ! Suffisent (entre autres) : des pratiques journalistiques moutonnières ; un traitement de l’actualité politique et des élections présidentielles uniformisé dans l’ensemble des médias (sous la forme de match de catch et d’une course de petits chevaux) ; une dépendance accrue et délétère aux sondages et au commentaire artificiel, tous deux prompts à faire exister le rien (rappelons que Zemmour n’a pas déclaré de candidature) ; et last but not least, une normalisation générale de l’extrême droite, processus désormais largement abouti dans les médias dominants.

    Tant et si bien qu’au cours de cette séquence, les médias ont fait de Zemmour un « candidat » en soi, tout à la fois « comme les autres » (ses idées fascisantes étant totalement banalisées) et « hors norme » (compte tenu de l’ampleur de la couverture dont il a bénéficié). Nous reviendrons dans un prochain article sur le premier versant de ce diptyque. En attendant, essayons de parcourir le second…

  • Étienne Davodeau : l’enfouissement des déchets nucléaires est « une immense lâcheté »

    L’auteur de #bandes_dessinées Étienne Davodeau a parcouru à pied la distance du Lot à la Meuse, des peintures rupestres du Pech Merle au tombeau nucléaire de #Cigéo. Sémiologue, agronome et militants accompagnent son exploration du vertige causé par la « fuite en avant » du #nucléaire.

    Je pense que l’#enfouissement ne relève plus seulement de la technique mais de la psychologie. En enterrant profondément ces #déchets, on s’en débarrasse au moins autant mentalement que techniquement. C’est le refoulé dont parle la sémiologie. On fout tout ça dans un trou et on le rebouche en espérant que ça va bien se passer ; et que si ça ne se passe pas bien, ce ne sera pas pour notre gueule mais pour la vingtième ou trentième génération après nous. Il y a une espèce d’immense lâcheté collective là-dedans.

    https://reporterre.net/Etienne-Davodeau-L-enfouissement-des-dechets-nucleaires-est-une-immense-

  • L’expo Banksy aura lieu du 3 au 17 octobre à Montpellier
    https://www.lagazettedemontpellier.fr/live/6152de14dd2d8b002c20212f/l-expo-banksy-aura-lieu-du-3-au-15-octobre

    Dessins, pochoirs, cartes postales, affiches,... 200 pièces autour de l’oeuvre du célèbre street-artiste Banksy vont être exposées à Montpellier du 3 au 17 octobre, comme l’a révélé Gazette Live, ce dimanche. 

    L’expo sera gratuite et organisée par la société d’édition de sérigraphies d’art, Anagraphis, basée à Saint-Georges-d’Orques et l’association Luttopia. Elle se déroulera pendant le sommet Afrique-France avec le soutien de la Ville de Montpellier dans les nouveaux locaux de Utopia 004, avenue de Toulouse, au 88 bis avenue de Toulouse.

  • Télétravail « total » chez Boursorama : les salariés commencent à quitter Paris pour la province
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/09/28/teletravail-total-chez-boursorama-les-salaries-commencent-a-quitter-paris-po

    La banque en ligne met en place un accord prévoyant deux jours de travail par mois sur site. L’entreprise prend en charge les frais de transport et les nuits d’hôtel pour ces journées. Et 97 % des équipes ont accepté.

    Il a acheté une carte de France et avec un compas a tracé un cercle des destinations à moins de trois heures de Paris. Puis, avec sa famille, ils se sont demandé s’ils voulaient plutôt vivre à la mer, à la montagne, à la campagne… Finalement ils ont choisi le Morbihan. Jérémie Lallich, conseiller clientèle en crédit immobilier chez Boursorama, rêvait de quitter la région parisienne depuis plusieurs années. « On me l’a servi sur un plateau », commente-t-il.

    En novembre 2020, la banque en ligne, filiale du groupe Société générale, a proposé aux collaborateurs affectés à des fonctions de production (traitement des opérations bancaires, relations téléphoniques avec les clients, etc.), soit la moitié de ses 820 salariés, un régime de télétravail atypique : le « 90/10 ». Les salariés travaillent tous les jours de chez eux, à l’exception de deux journées par mois, qu’ils doivent passer dans les locaux de Boursorama, à Boulogne-Billancourt. Ils peuvent donc s’installer où ils veulent en France métropolitaine – « même en Corse », note Benoît Grisoni, le directeur général de la banque. L’entreprise prend en charge les frais de transport et les nuits d’hôtel pour les journées de travail effectuées au siège. Et 97 % des équipes ont accepté.

    Jérémie Lallich habitait à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) et passait trois heures par jour dans les transports en commun. « Lors du premier confinement, j’ai compris ce que voulait dire ce temps gagné, dit-il. C’était prendre le petit-déjeuner avec les enfants, les accompagner à l’école, faire les devoirs le soir avec eux. » En juillet, il a quitté son appartement de 76 m2 à 1 400 euros par mois, pour une grande maison avec jardin, à quinze minutes de la mer, qui lui coûte un tiers de moins.

    « Nous avons pu élargir notre bassin de recrutement »

    « Le 16 mars 2020, à la veille du confinement, j’étais contre le télétravail. Le 31 mars, je me suis dit que les salariés n’allaient jamais revenir », déclare Benoît Grisoni. Les collaborateurs concernés par le « 90/10 », en bas de la grille des salaires, totalisaient en moyenne deux heures et vingt minutes de trajet par jour. « La direction a choisi d’y aller plein pot, et tant qu’à faire du télétravail, de maximiser les effets positifs », commente Philippe Clouzeau, délégué syndical CFDT chez Boursorama. « Nous voulions un accord gagnant-gagnant », affirme Aurore Gaspar, directrice générale adjointe de Boursorama.

    L’entreprise, en effet, s’y retrouve. « Nous avons pu élargir notre bassin de recrutement, alors qu’il y a une véritable tension sur le bassin parisien pour trouver des chargés de clientèle à distance, explique-t-elle. Ce sont des métiers difficiles, avec beaucoup de turnover, et nous avions du mal à pourvoir tous les postes. »
    Jonathan Bastié, commercial à la Banque postale en CDD à Agen, est ainsi tombé sur une annonce de Boursorama, qui recherchait un conseiller dans sa ville. « Ça m’a intrigué pour une banque sans agence. J’ai vu que l’offre d’emploi était postée dans énormément de villes, en télétravail », raconte-t-il. Lui n’y voit à ce stade que des avantages. « Je n’ai pas de frais d’essence, pas de frais d’usure de ma voiture, je suis moins fatigué », détaille-t-il. L’entreprise propose une indemnité de 11 euros par jour ouvré. Soit, selon la CFDT, un avantage financier d’environ 150 euros net par mois. « Moi, en province, je n’avais jamais eu de salaire parisien, souligne M. Bastié. Au final, j’y trouve un beau gain de pouvoir d’achat et une capacité d’épargne. »

    Boursorama va en revanche faire des économies dès 2022

    Aux Etats-Unis, de grandes entreprises de la tech, comme Google, ont décidé de réduire les #salaires des employés qui partaient s’installer en télétravail dans les régions où le coût de la vie est moins élevé. « Nous n’avons pas de réflexion pour différencier les salaires dans les deux ans à venir, affirme Aurore Gaspar, mais on ne se fige pas. » [tu m’étonnes Hermione ! ndc]

    Boursorama va en revanche faire des économies dès 2022 en réduisant la taille de ses locaux. L’entreprise conserve son siège social, dont elle est propriétaire, mais va rendre les deux plateaux qu’elle louait à 100 mètres de là, sur lesquels travaillaient 200 personnes en centre d’appel. L’immeuble de la banque en ligne abrite désormais les bureaux des cadres (marketing, service juridique…) passés à un régime de deux jours de télétravail par semaine, et de grands espaces collaboratifs pour recevoir les équipes en « 90/10 ». En ce mois de septembre, les premières sessions de deux jours de « team building » (renforcement d’équipe) ont débuté au siège. Au programme, « un topo sur les résultats, les offres en cours », raconte Jonathan Bastié, et pour finir un atelier de danse rythmique collectif pour créer du lien. « On a appris une chorégraphie en vidéo, ajoute-t-il, ça fonctionne bien. »

    Quelques mois après l’entrée en vigueur de l’accord de télétravail, la banque en ligne compte déjà une quarantaine de collaborateurs en province ; vingt-cinq y ont été recrutés directement et quinze ont quitté l’Ile-de-France. Parmi eux, Didier Desirliste, installé en famille depuis le 1er juillet à Albertville (Savoie), dans un duplex « entouré par les montagnes ». « Là c’est le début, ça me va d’être seul, on verra sur le long terme, indique-t-il. Nous sommes des cobayes, mais je pense que, lors des prochaines réunions, il y aura eu d’autres départs de la région parisienne, ça va se développer. » Au grand dam d’un syndicaliste du secteur bancaire qui, sous couvert d’anonymat, s’inquiète : « Une société, c’est aussi un lieu de socialisation, un corps social. Ce sera quoi, une entreprise demain ? »

    15 déménagements sur 410 salariés éligibles, Le Monde à l’avant-garde !

    #travail #travail_à_domicile #télétravail #centre_d'appels #phonemarketing #banque

  • Die Abrafaxe: Die Comic-Helden aus Berlin sind erfolgreicher als Micky Maus
    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/die-abrafaxe-die-comichelden-aus-berlin-sind-erfolgreicher-als-mick


    Jörg Reuter et Jens Schubert

    24.9.2021 von Jens Blankennagel - Der Anfang ist immer weiß und leer, und das seit nunmehr 550 Heften. Am Anfang liegt auf dem Schreibtisch von Jörg Reuter immer ein großes Blatt Papier. Am Ende jedes Monats hat er mit seinen Kollegen dieses Blatt und weitere 51 Seiten mit kleinen und großen bunten Zeichnungen gefüllt und ein Comic-Heft geschaffen. Spannend, lustig und immer auch lehrreich.

    Es ist nicht irgendein Comic, es gehört zur legendären Mosaik-Reihe. Das ist nicht nur die älteste noch immer existierende Comic-Serie aus deutscher Produktion, sondern auch die erfolgreichste. Für die Comic-Szene sind die Mosaiks das, was Rotkäppchen für die Sekt-Branche ist: ein zu DDR-Zeiten begehrtes Produkt, das nach dem Mauerfall nicht verschwand, sondern den wirtschaftlichen Niedergang im Osten überlebte – und sich dann als Marktführer in ganz Deutschland etablierte.
    Druckauflage von 100.000 Exemplaren

    Konkurrenz bekommt das Magazin vor allem von den Geschichten über Micky Maus. Alle zwei Wochen erscheint ein Micky-Maus-Heft, alle vier Wochen ein Mosaik. Beide haben eine Druckauflage von etwa 100.000 Exemplaren. Die Entenhausen-Geschichten stammen von Zeichnern aus aller Welt. Die Geschichten der Abrafaxe stammen aus den Pinseln jener acht Zeichner, die in dieser Stadtvilla im Berliner Westend arbeiten.

    Dort liegt auch an diesem Tag ein weißes Blatt Papier auf dem Tisch von Jörg Reuter, er ist der künstlerische Leiter, ein gelassener Mann mit langem, weißem Haar, immer eine Tasse grünen Tee griffbereit und natürlich einen spitzen Bleistift. Neben dem leeren Blatt liegt eine Art Regie-Anweisung von Jens Schubert, dem Mann, der die Abenteuer der Abrafaxe erfindet.

    Benjamin Pritzkuleit
    Die Helden: Die Vorlagen für die drei Abrafaxe (oben), darunter die Hauptfiguren der neuen Serie.

    Die drei Kobolde sind die Helden im Mosaik: Abrax, der Wagemutige, ist blond; Brabax, der Kluge, ist rothaarig und Califax, der Gutmütige, hat schwarzes Haar. Seit 45 Jahren reisen sie durch Jahrhunderte und Kontinente. Alle zwei Jahre endet eine ihrer Reisen.

    Gerade waren sie am Ende des 19. Jahrhunderts in der Südsee. Ein Junge namens Pitipak hatte sich verirrt, und sie versuchten, ihn zu seiner Familie zu bringen: Sie reisten von Insel zu Insel, ritten auf Delfinen, suchten einen Schatz, lernten deutsche Kolonialherren kennen und vor allem die Riten der Ureinwohner. Im bislang letzten Heft betraten sie in einer Ruine einen Raum mit grellem Licht. Und die Fans wussten: Der nächste Zeitsprung steht bevor – hier endet dieses Abenteuer und im nächsten Heft beginnt ein neues. Wohin es die Abrafaxe nun verschlägt, wissen nur die Menschen in der Villa hier. Die Fans werden es am Freitag am Kiosk erfahren.

    Jörg Reuter schaut auf die Regie-Anweisungen von Jens Schubert. Der Autor hat für jede Comicseite eine grobe Skizze gefertigt, die kein Laie entschlüsseln kann. Auf einem Bild stehen zum Bespiel fünf Kegel mit Buchstaben auf der Brust: L, I, S, B und A. „Das A steht für Abrax, das B für Brabax, die anderen sind die Haupthelden der neuen Geschichte“, sagt Reuter. „Die Ritter Sigismund und Lantfrid sowie der Händler Isaak.“ Vorn rechts liegt eine Art Mehlsack mit einem „G“.

    Jörg Reuter, 61 Jahre alt, greift zum Bleistift und zieht auf dem Blatt zuerst die Rahmen für die Bildertafeln. Dann überträgt er die Regieanweisungen. Bei ihm werden aus schwer definierbaren Kegeln gut erkennbare Figuren: Reuter achtet aber nicht auf die Gesichter – die kommen später –, sondern drauf, dass die Akteure gut im Raum verteilt sind, dass der eine Ritter immer größer sein muss als der andere und dass Abrax tatsächlich sehen kann, dass Brabax ihm zuwinkt. Nun zeichnet er den Mehlsack mit dem „G“ vorn im Bild. Nach 40 Bleistiftstrichen ist klar, dass es ein Hund ist. „Das ist Gertrud. Ein Geschenk für den Kalifen von Bagdad.“

    Benjamin Pritzkuleit
    Die Titelseiten: Am Freitag erscheint das 550. Heft der Abrafaxe. Sie haben damit mehr als doppelt so viele Abenteuer erlebt wie die Digedags.

    Damit ist das Geheimnis gelüftet: Die Abrafaxe reisen in den Orient. „Auch wenn es um längst vergangene Zeiten geht, versuchen wir immer, ein wenig den Zeitgeist zu treffen“, erzählt Jens Schubert. Der 58-Jährige hat Kulturwissenschaften studiert und kam 1986 als Praktikant eher zufällig zu Mosaik, nun erfindet er die Geschichten. Ein Jahr, bevor eine Zeitreise endet, fängt die Planung für die nächste Reise an.

    Als 2017 der Beginn der Reformation vor 500 Jahren gefeiert wurde, waren die Abrafaxe in Wittenberg und auf der Wartburg. „Ich wollte keine langweilige Lobhudelei auf Martin Luther“, sagt Schubert und erzählt, dass der Reformator in anderen Comics den Hammer schwingt und seine Thesen höchstselbst an die Tür der Schlosskirche nagelt. Dies hätte ein Professor damals nie getan, sondern ein Gehilfe. „Bei uns machte es der schlaue Brabax. Bei uns ist Luther kein unfehlbarer Überheld, sondern auch ein Getriebener mit hellen und dunklen Seiten.“
    Luther brachte zehn Prozent mehr Auflage

    Das erzählt er im Flur, um die Zeichner nicht zu stören. In diesem Flur wird auch der feine Humor deutlich, der in diesem Haus gepflegt wird. Dort hängt ein Gemälde – die Abrafaxe dicht gedrängt in einer Sardinendose. Die Geschichte dazu: Ein befreundeter Künstler wollte ein Gemälde fertigen. Sie konnten sich das Motiv aussuchen und sagten: „Male sie einfach in Öl.“ So kamen die Abrafaxe in die Dose.

    Schubert sagt, dass die Luther-Serie zehn Prozent mehr Auflage gebracht habe. Wohl auch, weil zwei Drittel der Leser eine Ostsozialisation haben und die Geschichte in ihrer Heimat spielte. Also schickten die Macher die Abrafaxe danach zu den Stätten der Hanse, nach Leipzig, Magdeburg, Stralsund und Lübeck. „Aber wir wollen auch auf den anstehenden Brexit reagieren“, sagt der Autor. Deshalb ging es zusätzlich nach Brügge, London und Nowgorod. „Wir wollten zeigen, wie wichtig Handel und Kooperation schon damals in Europa waren.“ Das wurde ganz spielerisch miterzählt.

    Berliner Zeitung/Jens Blankennagel
    Gemälde: die Abrafaxe in Öl.

    Doch die Erfolgsidee führte zu einem Problem: Die Helden waren zweimal hintereinander in einer ähnlichen Zeit. Vier Jahre lang war für die Zeichner alles ziemlich gleich: Kleidung, Städte, Fahrzeuge. Und bevor Langeweile aufkam, musste der größtmögliche Bruch her: das andere Ende der Welt, die Südsee. Und auch da gab es einen Bezug zu Jetzt-Zeit, zu Corona. „Es war wie früher in der DDR, als die Geschichten an unerreichbaren Schauplätzen spielten und auch das Fernweh der Leser bedienten“, sagt Schubert. „Als die Südsee-Hefte erschienen, war Lockdown, alle hockten zu Hause, und die Abrafaxe erlebten stellvertretend Abenteuer unter Palmen.“

    Drinnen bei den Zeichnern hat Jörg Reuter das leere Blatt mit Bleistiftskizzen gefüllt. Er legt es auf einen Stapel, nimmt das nächste Blatt und zeichnet. Der Stapel neben ihm wächst, immer wieder kommen nun andere Zeichner, nehmen sich ein Blatt und machen mit ihren Pinseln aus den Bleistiftskizzen gestochen scharfe Tuschezeichnungen.

    Es gibt eine klare Arbeitsteilung: Thomas Schiewer zeichnet fast immer die drei Haupthelden. Sie müssen perfekt getroffen sein. Auf seinem Schreibtisch stehen Becher mit Dutzenden Pinseln, vor ihm hängt eine Vorlage der drei Helden und neben ihm liegt ein Blatt mit Tausenden schwarzen Strichen, auf dem Blatt streicht er die Pinsel ab. Schiewer, 52, erzählt die gleiche Geschichte, die hier alle erzählen. Als sie jung waren, wollten sie Künstler werden, Gemälde erschaffen. Sie bewarben sich an Kunsthochschulen und wurden abgelehnt – stets mit derselben Begründung: Sie zeichnen zu comichaft. Thomas Schiewer lernte dann Keramiktechnik und bewarb sich einfach mal so beim Mosaik. „Ich dachte, die nehmen mich nie, und nun zeichne ich die Haupthelden“, sagt er. „Ein Traum.“

    Benjamin Pritzkuleit
    Eine Szene: Auf dem oberen Bild läuft der Händler Isaak vor dem Hund Gertrud weg.

    Er beugt sich wieder über den Tisch und zeichnet seine Lieblingsfigur: Califax, der gerade vom Hund abgeleckt wird. Als er die Figur vollendet hat, legt er das Blatt wieder auf den Stapel des künstlerischen Leiters. Dann nimmt sich der nächste Zeichner das Blatt und zeichnet jene Figuren, für die er zuständig ist. Es ist eine Art Fließbandarbeit, aber mit einer künstlerischen Herausforderung. Diese Zeichner können Welten erzaubern, in die ihnen Hunderttausende Leser folgen.
    Genauso ein Kult wie die berühmten Digedags

    Die Abrafaxe sind inzwischen genauso Kult wie ihre Vorgänger, die Digedags aus der Feder von Hannes Hegen. Diese Figuren füllten die Mosaik-Hefte von 1955 bis 1975. Für viele Kinder in der DDR waren sie das Nonplusultra, das Mosaik war der einzig wahre Ost-Comic. Unpolitisch, wild, verrückt und – kaum zu glauben – völlig unsozialistisch.

    Die Hefte waren kaum zu bekommen, echte „Bückware“ an den Kiosken. Sie wurden zu Sammlerstücken. Viele Fans hoben sie auf und hofften, dass sie mal Kinder haben würden, die sich auch gern in die weite Welt träumen. In den Heften gibt es ganzseitige Bilder, die vom dramaturgischen Aufbau her an die Gemälde alter Meister erinnern. Und sie sind hervorragend gezeichnet, quasi Weltniveau. Das bestätigen Fachleute noch heute.

    Deshalb ist es überraschend, dass auch jenes Druckerzeugnis der DDR, das am westlichsten war, nach dem Mauerfall fast in die Insolvenz geschickt wurde. Dass erst ein Werbefachmann aus dem Westen kommen musste, um den Traditions-Comic zu retten. Nun arbeiten die Zeichner in einer Villa tief im Westen von Berlin. Eine interessante Pointe der deutsch-deutschen Geschichte.

    Berliner Zeitung/Jens Blankennagel
    Die Heimat: An der Tür des Verlages in Berlin-Westend ist ganz klar zu sehen, wer hier zu Hause ist.

    Dort nimmt Andreas Pasda jetzt ein Blatt vom Tisch des künstlerischen Leiters und zeichnet den Kaufmann Isaak. Das ist eine der Figuren, die er in den nächsten zwei Jahren zeichnen wird. Pasda, 59, schaltet die Lampe an und kontrolliert seinen Kaufmann. Er findet, dass der schwarze Schuh eine Winzigkeit zu groß geraten ist. Er nimmt einen Pinsel, taucht die hauchdünne Spitze in Deckweiß und macht den Schuh etwas kleiner. „Alle Zeichnungen werden von Hand gemacht. Das ist wichtig für die Wirkung der Bilder.“ Er zeigt zum Vergleich Comics, die am Computer entstanden. Alle Striche sind gleich dick. „Mit dem Pinsel variiert die Stärke der Striche, das gibt den Figuren viel mehr Dynamik“, sagt er.
    Die erste jüdische Hauptfigur im Mosaik

    „Isaak ist unsere erste jüdische Hauptfigur“, sagt Jens Schubert, der Autor. „Es geht um das Jahr 800.“ Das Römische Reich ist längst geteilt. Im Westen herrscht Kaiser Karl der Große im Frankenreich. Daneben gibt es Byzanz im Osten. „Die Herrscher beider Reiche kämpften darum, wer der wahre Kaiser ist“, sagt er. Karl der Große will sich mit dem Kalifen von Bagdad verbünden, dem Herrscher aus 1001 Nacht. „Dazu schickt er zwei Ritter los. Und die Abrafaxe sind dabei.“

    Auch diese Geschichte hat einen Bezug zu heute. „Ich sage nur: Syrien, Afghanistan. Es geht um das Verhältnis zwischen Orient und Okzident. Wir zeigen, wie weltoffen die islamische Welt damals war.“ Deshalb fahren zwei christliche Ritter zu einem islamischen Herrscher – ihr Begleiter ist ein jüdischer Kaufmann, weil er Arabisch kann. Die Abrafaxe reisen zwar wieder weit zurück in die Jahrhunderte, sind aber nahe am Puls der Zeit.

    Und noch ein Geheimnis kann verraten werden: Bei den Zeichnern hängt ein schmales Blatt Papier, auf das alle Hauptfiguren des neuen Abenteuers als Vorlage gezeichnet sind – auch ein weißer Elefant, den es tatsächlich gegeben haben soll.

    Eine Sache war den Machern immer heilig: Die historischen Fakten müssen stimmen. Wenn in der Luther-Serie der Maler Lucas Cranach als Bürgermeister von Wittenberg auftritt, dann war er es auch. Schon zu DDR-Zeiten erzählten Studenten, dass sie mit den Fakten aus den Mosaik-Heften die ersten beiden Semester ihres Geschichtsstudiums überstehen konnten.

    Berliner Zeitung/Jens Blankennagel
    Recherche: Bilder aus dem Orient und das Foto eines arabischen Schachspiels aus dem 12. Jahrhundert.

    Wie ernst diese Korrektheit genommen wird, zeigt sich auch an diesem Tag. Das vorherige Heft ist eigentlich fertig. Alle Seiten sind im Computer eingescannt und für den Druck bereit. Doch eine Sache muss Reuter noch ändern. Im Heft trifft Isaak erstmals den schlauen Brabax. Sie spielen Schach. Da das Spiel ursprünglich aus Indien stammt, wurden die Spielfiguren indisch-detailliert gezeichnet. Dann stellte sich heraus, dass sie im arabischen Raum sehr viel schlichter aussahen. Reuter zeigt ein Foto aus einem New Yorker Museum mit iranischen Schachfiguren aus dem 12. Jahrhundert.

    Nun macht er ein paar Handgriffe am Computer und schon sehen die Schachfiguren aus wie in jener sagenumwobenen Zeit, durch die die Abrafaxe nun reisen. „Fertig“, sagt er. Das Heft kann in den Druck. Wohin es die Abrafaxe nach dem Orient-Abenteuer verschlagen wird, weiß auch in diesem Raum noch niemand.

    https://www.abrafaxe.com


    MOSAIK Steinchen für Steinchen Verlag + PROCOM Werbeagentur GmbH

    Lindenallee 5
    14050 Berlin-Westend
    Germany

    Telefon : +49.30.30 69 27 0
    Telefax : +49.30.30 69 27 29
    E-Mail : info@abrafaxe.de, info@zack-magazin.de
    Internet : www.abrafaxe.com, www.abrafaxe.de, www.zack-magazin.com, www.annabellacaramella.de

    #Allemagne #bande_dessinée #DDR

  • Les mineurs de bitcoin produisent autant de déchets électroniques que les Pays-Bas, selon une étude
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_les-mineurs-de-bitcoin-produisent-autant-de-dechets-electroniques-que-le

    L’industrie des mineurs de bitcoin, qui permet la validation des transactions et la création de la cryptomonnaie, a produit 30.700 tonnes de déchets électroniques sur un an en mai, soit autant qu’un pays comme les Pays-Bas, estime une étude.

     » Le cycle de vie des machines (utilisées par les mineurs) est de 1,3 an, c’est extrêmement court par rapport à n’importe quoi d’autre, y compris les iPhones" dont le rythme de remplacement est régulièrement critiqué, explique l’un de ses auteurs, Alex de Vries.

    Pour faire fonctionner le réseau décentralisé du bitcoin, des processeurs valident des transactions et prouvent leur participation à l’exercice en cherchant à deviner le résultat d’équations complexes.

    Ils reçoivent en échange de nouveaux bitcoins, un processus appelé "minage", qui incite les participants à utiliser des microprocesseurs ultra-spécialisés et toujours plus puissants, les machines plus anciennes devenant rapidement obsolètes.

    Utilisation intensive de l’électricité
    Et plus les prix grimpent, plus ce cycle s’accélère : "Au plus haut des prix début 2021, (les déchets émis) pourraient atteindre 64.400 tonnes, ce qui montre la dynamique en place si les prix du bitcoin montent encore", selon l’étude publiée dans le journal scientifique Elsevier, par Alex de Vries, économiste employé de la banque centrale néerlandaise, et Christian Stoll, chercheur au MIT.

    Cela ne représente toutefois qu’une fraction de la production mondiale de déchets numériques (53,6 millions de tonnes en 2020, selon le rapport annuel du moniteur mondial des "e-déchets").

    L’activité des mineurs de bitcoin avait déjà été critiquée pour son utilisation intensive d’électricité.

    Le Cambridge bitcoin electricity consumption index (CBECI) estime que la consommation annuelle du bitcoin pourrait atteindre 98 TWh (térawatt-heure), soit 0,4% de la production électrique mondiale, ou un peu plus que la consommation des Philippines.

    Les avis divergent
    Pour les amateurs de la cryptomonnaie, cette énergie dépensée assure la sécurité du réseau.

    Mais elle inquiète également certains adeptes, de plus en plus nombreux alors que le prix du bitcoin a grimpé de plus de 330% sur un an - la première cryptomonnaie s’échangeait pour 47.410,09 dollars vendredi.

     #bitcoin #blockchain #monnaie #économie #numérique #finance #cryptomonnaie #crypto-monnaie #internet #bitcoins #banque #innovation_disruptive #déchets #pollution #environnement #écologie #plastique #pollutions_ #it_has_begun #eau

  • #Liban. Une « République des #ONG », au profit de qui ?
    https://orientxxi.info/magazine/Liban-La-Republique-des-ONG

    […] avec la crise, le soutien aux Libanais est désormais perçu comme nécessaire à la stabilité du pays du Cèdre par les principaux bailleurs de fonds. La crise humanitaire n’est plus seulement celle des réfugiés ; elle s’étend à la population tout entière, et met les donateurs face à une situation inédite : une crise humanitaire non pas causée par une guerre ou une catastrophe naturelle, mais par l’indigence de la caste politique corrompue au pouvoir.

    D’où une contradiction : le système d’aide internationale vient renflouer ceux-là mêmes qui sont responsables de la catastrophe.

    • […] le fait que l’aide demeure une des rares sources restantes de #devises étrangères dans le pays est susceptible d’en faire un objet d’accaparation par la classe politique.

      Une étude récente de Thomson Reuters estime déjà que 250 millions de dollars (211,6 millions d’euros) d’aide humanitaire de l’#ONU ont été perdus auprès des #banques (affiliées à des factions politiques) qui appliquent des taux défavorables — soit plus de la moitié d’un programme interagences intitulé Lebanon one-unified inter-organisational system for e-cards (Louise), à destination des réfugiés syriens.

      De même, près de la moitié des 23 millions de dollars (19,47 millions d’euros) du programme d’assistance mensuelle du PAM dont bénéficient près de de 105 000 Libanais a été « avalée » par des banques du Liban. Le choc pour les bénéficiaires est d’autant plus flagrant que les agences de l’ONU ont réussi à sécuriser auprès de ces mêmes banques des comptes en dollars pour rémunérer leurs propres équipes. Plusieurs sources du rapport informent qu’en tout, entre un tiers et la moitié de l’argent envoyé par l’ONU au Liban aurait été accaparé par les banques depuis les débuts de la crise économique.

      Un rapport de Synaps paru en juin 2021 tire la sonnette d’alarme : si les donateurs ne décident pas ensemble de lignes rouges claires et inamovibles eu égard aux concessions qu’ils refusent de faire auprès du régime libanais, l’argent de l’humanitaire deviendra la cible d’une élite prédatrice qui cherche à aspirer jusqu’au dernier dollar disponible. Pour ce faire, cette #élite pourrait mettre en place des mesures de surveillance et de contrôle du secteur de l’aide : obligation d’enregistrement des organisations humanitaires auprès du gouvernement, de transfert à travers certaines institutions financières, d’opérations de change passant par la banque centrale (avec un taux plus bas que celui du marché noir)… La de l’aide humanitaire, déjà rampante comme on l’a vu avec les distributions de kits d’hygiène et de nourriture par les partis ou les organisations politisées au cours de la pandémie pourrait infiltrer virtuellement toutes les couches de la chaine humanitaire, du carburant et du pharmaceutique à la logistique et aux secteurs de la construction et de la sécurité. Dès lors, les organisations internationales seraient prises en étau, soumises à des tactiques d’intimidation de la part des leaders politiques et contraintes à embaucher du personnel politiquement affilié, au risque d’être exclues.

    • Si le secteur de l’aide est devenu pourvoyeur d’emplois pour certains Libanais, on ne peut nier qu’il ne participe de cette nouvelle « tectonique des classes »7 où le passage de la pauvreté à la classe moyenne et supérieure dépend d’un facteur unique : les salaires en « fresh money ». Dans ce contexte délétère, un emploi rémunéré en dollars représente le Graal, alors que la livre libanaise poursuit sa descente aux enfers. Le fait qu’une partie de ces emplois soient localisés dans le secteur humanitaire et souvent l’apanage d’un personnel d’expatriés — ou de Libanais cosmopolites, multilingues et éduqués à l’étranger — ne fait qu’exaspérer tensions et frustrations à l’heure où les aides distribuées en livres aux bénéficiaires voient leur valeur fondre à toute allure.

      Cette polarisation sociale est particulièrement visible dans certains quartiers de Beyrouth tels que Gemmayze, Mar Mikhael ou Badaro où, alors que se diffusent de nouvelles formes très visibles de pauvreté, un vent d’animation et de festivité souffle sur les bars, les cafés et les restaurants qui ont rouvert depuis la fin du confinement. Les salaires versés en dollars jouent assurément un rôle dans la reprise de cette consommation et la formation de bulles de richesse dans les quartiers huppés de la capitale.

  • La Chine continue de resserrer son étau sur les géants de la tech
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/09/14/pekin-continue-de-resserrer-son-etau-contre-les-geants-de-la-tech_6094582_32

    Les applications sur smartphone des géants du commerce en ligne chinois sont bien pratiques. En quelques clics, vous pouvez commander le bien dont vous rêvez et obtenir un crédit pour l’acquérir. Cela ne devrait pas durer. Selon le Financial Times du lundi 13 septembre, Pékin va obliger les e-commerçants à scinder leurs applications : une pour les achats, une pour les activités de crédit.

    Une décision dans la droite ligne de la stratégie mise en œuvre depuis décembre 2020 visant à les contraindre de cesser d’être à la fois commerçants, banquiers, intermédiaires financiers et évaluateurs de risques de crédit, le tout sans avoir à respecter les ratios prudentiels imposés aux banques traditionnelles. A l’avenir, les demandes de prêts déposées auprès d’Ant, la filiale financière d’Alibaba, devront être traitées par une société spécifique dont l’Etat sera actionnaire. Une nationalisation partielle qui devrait faire jurisprudence. Plus question de laisser à quelques conglomérats high-tech le monopole du crédit à la consommation.

    Outre la régulation financière, le pouvoir politique s’attaque en effet à d’autres caractéristiques du secteur auxquelles l’opinion publique est sensible : la concurrence entre les plates-formes, la collecte des données et les conditions de travail des employés. Le 10 septembre, les pouvoirs publics ont convoqué les dix grandes entreprises de livraison à domicile et les sociétés de taxi, leur enjoignant de signer des contrats écrits avec leur personnel, d’améliorer les revenus offerts et de prévoir des temps de pause. L’enjeu est majeur. Selon un rapport de l’Organisation internationale du travail paru à l’automne 2020, 78 millions de personnes, soit environ 10 % de la population active, sont employées dans le commerce en ligne et les plates-formes de livraison. Mais une infime minorité de ces 78 millions – 8 % seulement – bénéficient d’un réel contrat de travail.

    Dans le même ordre d’idée, le gouvernement a publié, en août, une loi qualifiant les données d’atouts « stratégiques de la nation ». Jugeant que les informations concernant les Chinois doivent rester dans l’empire du Milieu, le gouvernement entend limiter les introductions en Bourse des entreprises nationales à l’étranger, lorsque les autorités du pays veulent également avoir un droit de regard sur ces données, ce qui est le cas des Etats-Unis. Pour s’être introduit au Nasdaq fin juin, en croyant pouvoir se dispenser d’obtenir le feu vert des autorités chinoises, Didi, le « Uber chinois », a, quarante-huit heures plus tard, été interdit de recruter de nouveaux clients en Chine. Message reçu cinq sur cinq : deux autres sociétés, l’application de fret Full Truck Alliance et la société de recrutement en ligne Kanzhun ont renoncé à se faire coter aux Etats-Unis.

    Allant encore plus loin, la ville de Tianjin (environ 10 millions d’habitants) a ordonné à ses entreprises publiques de stocker leurs données dans un cloud public et de ne plus travailler avec les géants privés comme Alibaba ou Tencent. Ceux-ci ne sont pas les seuls dans le collimateur du Parti communiste. Cet été, le secteur de l’éducation privée en ligne a été prié de rejoindre le secteur associatif. Et dans le domaine des jeux vidéo, les mineurs ne peuvent plus se connecter que trois heures par semaine, les sociétés devant auparavant vérifier l’identité et l’âge des utilisateurs. Enfin, une réécriture « positive » de certains algorithmes doit mettre moins en valeur les « contenus pernicieux ».

    Autant de mesures jugées « liberticides » par certains, mais que d’autres, comme le sinologue François Godement de l’Institut Montaigne, pourtant peu suspect de complaisance envers Pékin, estime « correspondre à ce que l’on pourrait attendre de gouvernements sociaux-démocrates ».

    #Chine #Données #Banques

  • HCR - Inondations, incendies et Covid : nouveaux défis pour les réfugiés rohingyas au Bangladesh
    https://www.unhcr.org/fr-fr/news/stories/2021/9/6132144da/inondations-incendies-covid-nouveaux-defis-refugies-rohingyas-bangladesh.html

    Inondations, incendies et Covid : nouveaux défis pour les réfugiés rohingyas au Bangladesh. La pandémie mondiale, les inondations et les incendies ne sont que quelques-unes des difficultés auxquelles ont fait face les réfugiés rohingyas au cours de l’année écoulée. Quatre ans après avoir fui le Myanmar pour se réfugier au Bangladesh, les réfugiés rohingyas viennent peut-être de passer l’année la plus difficile de leur histoire.
    La vie dans les camps surpeuplés qui abritent plus de 880 000 réfugiés rohingyas était déjà difficile, mais la pandémie de Covid19 a apporté de nouvelles difficultés : limitation des déplacements, fermeture des centres d’apprentissage et réduction de l’assistance fournie par les organisations humanitaires. Puis est survenu en mars un violent incendie qui a réduit en cendres près de 10 000 abris et tué 11 réfugiés. Cet incendie a été suivi d’une mousson particulièrement humide qui a apporté plus de 700 mm de pluie en une seule semaine entre le 27 juillet et le 3 août. Plus de 400 villages ont été inondés et de nombreux abris emportés. Les inondations et glissements de terrain occasionnés ont coûté la vie à vingt personnes, dont 10 réfugiés. Environ 24 000 réfugiés ont été contraints d’abandonner leurs habitations et leurs biens.« Puisque nous vivons dans la promiscuité, nous avons toujours peur des maladies, des incendies et des inondations », déclare Asmida, 33 ans, l’une des plus de 7 000 réfugiés volontaires formés par le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés et ses partenaires pour répondre aux urgences telles que les incendies et les inondations.
    Pendant la mousson, elle a aidé des femmes enceintes, des enfants et des personnes âgées de son voisinage à se mettre à l’abri. Elle et d’autres volontaires ont également travaillé sans relâche pour aider à organiser et à coordonner le travail de déblaiement des coulées de boue et de réparation des abris, des routes et des ponts.Les volontaires réfugiés rohingyas comme Asmida, ainsi que les travailleurs bangladais des communautés voisines du district de Cox Bazar, constituent l’épine dorsale dans la fourniture de services humanitaires dans les camps, en particulier au cours des 18 derniers mois, période durant laquelle les restrictions liées au Covid-19 ont réduit la présence des travailleurs humanitaires. Ils savent où se trouvent les personnes les plus vulnérables de leurs communautés, susceptibles d’avoir besoin d’aide en cas d’urgence. Ils gardent également un œil sur les zones les plus exposées aux inondations dans les camps lorsque les pluies sont particulièrement fortes.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#bangladesh#rohingyas#coxbazar#vulnerabilite#maladie#humanitaire#HCR

  • L’OIM aide les Bangladais vulnérables à rentrer du Liban tandis que davantage de migrants se pressent pour partir | International Organization for Migration
    https://www.iom.int/fr/news/loim-aide-les-bangladais-vulnerables-rentrer-du-liban-tandis-que-davantage-de-m

    L’OIM aide les Bangladais vulnérables à rentrer du Liban tandis que davantage de migrants se pressent pour partir. Beyrouth/Dhaka - L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a déclaré aujourd’hui qu’un nombre croissant de travailleurs migrants cherchaient désespérément à fuir les difficultés économiques au Liban. Parmi eux, un groupe de Bangladais en détresse est arrivé aujourd’hui à Dhaka en provenance de Beyrouth avec l’aide de l’OIM, du Processus de Bali et du gouvernement. «  De nombreux migrants font appel à l’OIM. Ils ont perdu leur emploi, ils ont faim, ils ne peuvent pas accéder aux soins médicaux et ne se sentent pas en sécurité  », a déclaré Mathieu Luciano, chef de l’OIM au Liban. «  Beaucoup sont tellement désespérés qu’ils veulent quitter le pays, mais ils n’en ont pas les moyens.  » Une récente étude de l’OIM menée auprès de plus de 1 000 migrants au Liban a montré que près de la moitié d’entre eux souhaitaient rentrer chez eux. Compte tenu de la profonde crise économique et de l’impasse politique après la démission du gouvernement suite à l’explosion dévastatrice du port de Beyrouth il y a un an, les ambassades ont également constaté une forte augmentation du nombre de migrants demandant à retourner dans leur pays d’origine. L’étude de l’OIM a révélé que de nombreux migrants ont perdu leur emploi et leurs moyens de subsistance, et qu’une augmentation des pratiques d’exploitation telles que le non-paiement des salaires, les licenciements abusifs ou la rupture des contrats par les employeurs, exposent les migrants à de plus grandes difficultés. «  Il y a un besoin évident de renforcer rapidement les programmes d’urgence de l’OIM, y compris le retour humanitaire volontaire  », a déclaré M. Luciano. Les 18 arrivées d’aujourd’hui à Dhaka font suite à un effort coordonné du Processus de Bali, par le biais de son programme de soutien aux retours volontaires et d’aide à la réintégration, et de l’initiative de l’OIM intitulé «  Coopération en matière de migration et de partenariats pour des solutions durables (COMPASS)  », financée par le Ministère des affaires étrangères des Pays-Bas, afin de soutenir et de protéger les migrants bloqués, notamment contre la traite des êtres humains et le trafic illicite. «  La crise économique, associée à la pandémie de COVID-19, accentue les vulnérabilités des migrants bangladais au Liban  », a déclaré Giorgi Gigauri, chef de mission de l’OIM Bangladesh. «  Nous continuerons à travailler avec les gouvernements, les donateurs et les partenaires concernés dont les efforts sont très appréciés pour faciliter le retour volontaire et la réintégration des migrants en situation de vulnérabilité.  » Avant de quitter Beyrouth, les migrants ont subi des examens de santé, notamment des tests de dépistage de la COVID-19, ont été soumis à un examen des vulnérabilités en matière de protection par l’OIM et ont bénéficié d’un transport. Ils ont également bénéficié d’une aide après leur arrivée au Bangladesh et recevront un soutien à la réintégration.

    #Covid-19#migrant#migration#liban#bangladesh#retour#OIM#sante#economie#crise#vulnerabilite#reintegration#depistage#COMPASS

  • Intérêts indexés sur la valeur de la maison : des emprunteurs britanniques attaquent leur banque
    https://www.lefigaro.fr/flash-eco/interets-indexes-sur-la-valeur-de-la-maison-des-emprunteurs-britanniques-at

    Leurs intérêts bancaires, indexés sur l’appréciation du prix de leur maison dont la valeur s’est envolée, ont atteint des sommes astronomiques : des emprunteurs britanniques attaquent la Bank of Scotland, aujourd’hui filiale de Lloyds Banking Group, devant un tribunal londonien, a-t-on appris lundi auprès de leurs avocats.

    Ces prêts contractés à la fin des années 1990 « visaient particulièrement des retraités, même s’il n’y avait pas d’âge minimum », a précisé à l’AFP David Bowman, l’un des avocats du cabinet Teacher Stern, qui défend plus de 150 plaignants dans cette affaire, confirmant une information du Financial Times.

    Selon l’avocat, un couple de plaignants avait par exemple contracté en 1997 un prêt de 55.000 livres adossé à la valeur de sa propriété - 220.000 livres - avec une clause réservant à la banque 75% de la hausse éventuelle de cette estimation. Celle-ci étant aujourd’hui évaluée à 1,2 million de livres, les emprunteurs doivent désormais rembourser « non seulement les 55.000 livres empruntées, mais aussi 792.000 livres » d’intérêts, a dénoncé Me Bowman.

    « Après seulement quelques années, la plupart de ces gens ne pouvaient plus se permettre de sortir de ces produits » à moins de « vendre leur maison, mais sans pouvoir ensuite en acheter une nouvelle, les prix ayant monté partout », a poursuivi l’avocat. Ce sont des intérêts « grossièrement excessifs », avec « des emprunteurs piégés dans leur maison jusqu’à leur mort », notamment en « l’absence de plafond », dénoncent les plaignants dans des conclusions remises à la justice britannique, un document public. Contacté par l’AFP, Lloyds Banking Group a indiqué ne pas souhaiter commenter une affaire en cours.

    Mais dans ses propres conclusions, la banque juge que « les emprunteurs ont obtenu des avantages substantiels », notamment parce que ces prêts, qualifiés d’hypothèques d’appréciation partagée, étaient consentis « sans intérêts ou à un taux d’intérêt inférieur aux taux généralement disponibles à l’époque sur le marché hypothécaire ».

    Une première audience aura lieu en octobre devant la Haute Cour de Londres, destinée à l’organisation du procès, qui devrait se dérouler seulement à la fin de l’année prochaine, selon les avocats des plaignants, qui espèrent une exonération ou a minima une modération des intérêts. Des contentieux similaires avec une autre institution britannique, Barclays, se sont réglés directement entre la banque et les clients du cabinet Teacher Stern, a indiqué l’avocat David Bowman, en précisant ne pouvoir révéler les termes de l’accord. « Nous pensons que 12.000 personnes ont contracté ce type de produit bancaire en 1997-1998 », selon l’avocat.

     #finance #banque #banques #économie #en_vedette #capitalisme #dette #crise #monnaie #hypothèques #banques #économie #dette #hypothèque #multinationales

    • Benoît Poelvoorde saisit la justice pour usage illégal de son nom et de son image
      https://www.lalibre.be/lifestyle/people/2021/09/06/benoit-poelvoorde-saisit-la-justice-pour-usage-illegal-de-son-nom-et-de-son-
      . . . . .
      L’acteur belge a déposé une plainte pénale contre « X » avec constitution de partie civile, ont-ils précisé. Des personnes non identifiées diffusent depuis quelques semaines sur différentes plateformes, sites, réseaux sociaux ou directement par courriel des messages où il est question de prétendus conseils d’investissements que Benoît Poelvoorde aurait donnés en direct dans l’émission de télévision française Quotidien. Cette « information » est totalement fausse, précisent ses avocats, alors que ces messages renvoient vers de prétendues plateformes de trading en ligne de crypto-monnaies destinées aux citoyens belges.

      L’acteur fait savoir via ses avocats qu’il n’a jamais donné une telle interview et qu’il n’a jamais donné le moindre conseil pour investir sur des plateformes en ligne. Il n’a pas non plus donné l’autorisation aux auteurs de ces faux messages d’utiliser son nom et son image.

      Les sites connus relayant ce message ont déjà été signalés au SPF Économie.

      #escroquerie #croyance

  • Cent projets de start-up pour renforcer le service public
    https://www.lefigaro.fr/entrepreneur/cent-projets-de-start-up-pour-renforcer-le-service-public-20210905

    L’État est devenu incubateur de jeunes pousses. À Bercy, l’une d’elles, Signaux Faibles, est censée mieux détecter les entreprises en difficulté.

    Pour faire bouger l’État, il y a les vastes réflexions sur les nouveaux enjeux du service public et les petits pas concrets. Le programme Beta.gouv suit clairement la seconde voie. Il vise à « aider les administrations publiques à améliorer le service public de l’intérieur grâce au numérique » en s’appuyant sur des start-up d’État, c’est-à-dire des services innovants incubés au sein des ministères ou des administrations.

    Concrètement, il s’agit de donner aux fonctionnaires, à l’esprit entrepreneur et au projet solide, les moyens financiers et le temps pour développer leurs idées de nouveaux outils internet tournés vers les usagers. Ces incubateurs inspirés du privé permettent ainsi à l’État de valoriser ses agents les plus innovants, mais aussi de mobiliser l’expertise de jeunes informaticiens, codeurs, qui, sans cette promesse de souplesse et d’autonomie dans le travail, n’auraient jamais pensé rejoindre la direction d’un ministère.

    La suite payante, mais à lire : Start-up nation : quand l’État programme son obsolescence Jules Brion https://seenthis.net/messages/926470

    #start-ups #France #État_français #schumpeters #entreprenariat. #jeunes_pousses #start-up_nation #French_Tech #Fleur_Pellerin #Innovation #Économie_numérique #French_Tech_Visa #licornes #innovation #subventions #réindustrialisation #bpi #Banque_Publique_d_Investissement #Caisse_des_Dépôts_et_Consignations #CDC #conversion_numérique #Transition_numérique #Cedric_O #passerelles_public-privé #SATT #Italie #mythe #chômage #désindustrialisation #qwant #souveraineté_technologique #start-up_mania #chômage_structurelle #plateformisation #Uber #Deliveroo #code_du_travail #Aircall #Voodoo #Tencent #healthtech #Owkin #Lucine #Icade #agents_publics #zeitgeist #Doctolib #AP-HP #COVID-19 #financiarisation #burn_rate #Theranos #Rifft #The_camp #AirBnb #Lyft #pyramide-de_Ponzi #néolibéralisme #économie_disruptive #services_publics

  • Le réchauffement climatique responsable des vagues de froid polaire aux #États-Unis
    https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20210903-le-r%C3%A9chauffement-climatique-responsable-des-vagues-de-froid-

    L’#Arctique est la région de la planète qui se réchauffe le plus vite. Mais deux phénomènes sont en réalité à l’œuvre : d’une part, la fonte rapide de la #banquise et, d’autre part, une augmentation de la couverture neigeuse, en #Sibérie notamment.

    La fonte des glaces provoque un fort réchauffement, l’océan absorbant alors plus de chaleur, tandis que la neige supplémentaire en Sibérie, qui réfléchit davantage les rayons du soleil, entraîne un léger refroidissement.

    Dans une réaction en chaîne indirecte et complexe, ces deux évolutions combinées entraînent un bouleversement de la circulation atmosphérique. Les chercheurs se sont concentrés sur leur effet sur le #vortex_polaire. Il s’agit de très forts vents soufflant près du pôle en hiver et situés en haute altitude, dans la stratosphère. En temps normal, le vortex polaire forme un cercle capable de contenir l’air froid, "mais sous l’influence du changement climatique dans l’Arctique, il s’affaiblit et devient ovale", explique Mathew Barlow. Les perturbations atmosphériques montant du sol, plus importantes, « rebondissent » alors lorsqu’elles atteignent le vortex polaire, en étant redirigées vers la surface.

    Cette modification dans le mouvement des dépressions « pousse le #jet_stream [courant aérien qui souffle de l’ouest vers l’est] vers le sud », explique le chercheur. "Et lorsque vous poussez le jet stream vers le sud, il apporte de l’air froid avec lui."

  • #Pyrénées-Orientales : Un homme mortellement fauché par un train sous le tunnel de #Banyuls, le trafic ferroviaire perturbé

    Le drame est survenu ce vendredi 16 juillet 2021 en début de soirée sur la ligne reliant Cerbère à Banyuls-sur-Mer. La circulation ferroviaire a été aussitôt interrompu sur le secteur.

    L’alerte a été donnée quelques minutes après 19 heures ce vendredi. Un homme a été percuté par un train de voyageurs reliant Cerbère à Banyuls-sur-Mer. Sous la violence du choc, le malheureux n’a pas survécu malgré l’intervention immédiate des sapeurs-pompiers qui n’ont pu que constater son décès.
    Les services de gendarmerie se sont aussitôt rendus sur place pour procéder aux constatations, nécessaires à l’enquête. Selon les premiers éléments, le conducteur n’aurait rien pu faire pour éviter l’accident.

    Aucun blessé parmi les 25 passagers

    La victime, qui serait un clandestin venant vraisemblablement de passer al frontière, aurait marché le long de la voie ferrée sous le #tunnel de Banyuls quand il aurait été fauché. Était-il seul ? Vendredi soir, nul ne pouvait répondre à cette interrogation tandis que les investigations débutaient.
    À bord du train se trouvaient 25 passagers dont 5 enfants parmi lesquels aucun blessé n’est à déplorer. Le trafic ferroviaire a été immédiatement interrompu sur l’ensemble du secteur pour une durée indéterminée. Vers 21 h 30, la circulation devait être rétablie uniquement en direction de Cerbère.

    https://www.lindependant.fr/2021/07/16/pyrenees-orientales-un-homme-mortellement-fauche-par-un-train-sous-le-t

    #décès #migrations #asile #réfugiés #mort #mourir_aux_frontières #France #Espagne

    –-

    Ajouté au fil de discussion sur les migrants morts à la frontière pyrénéenne :

    https://seenthis.net/messages/928561
    elle-même ajouté dans la métaliste sur les morts aux frontières alpines (même si c’est pas les Alpes... je sais je sais)

    https://seenthis.net/messages/758646

    • Ne laissons pas le contrôle des frontières primer sur la protection des vies humaines !

      Le 12 octobre 2021, un train en provenance d’Hendaye a percuté quatre personnes qui se trouvaient sur les voies ferrées. Trois d’entre elles ont perdu la vie dans l’accident. Le seul survivant, très grièvement blessé, a témoigné auprès des enquêteurs de police que leur groupe, qui venait vraisemblablement d’Espagne, s’était réfugié au niveau de cette voie, déserte et non éclairée, afin d’éviter les contrôles de police, renforcés dans le cadre des décisions successives de rétablissement des contrôles aux frontières intérieures par les autorités françaises.

      Au pays basque, ce nouveau drame vient alourdir le bilan des morts à la frontière franco-espagnole en 2021, après les disparitions successives de Yaya Karamamoko le 22 mai (jeune ivoirien de 28 ans) et d’Abdoulaye Coulibaly le 8 août (jeune guinéen de 18 ans). Tous les deux se sont noyés en tentant de traverser la Bidassoa, rivière frontière soumise aux marées, pour rejoindre la France depuis la ville d’Irun, en Espagne. Plus globalement, ces décès font de l’année 2021 une année très meurtrière pour la frontière franco-espagnole, une personne étant également décédée le 16 juillet, fauchée par un train entre Cerbère et Banyuls-sur-Mer, à la frontière franco-espagnole catalane.

      Ces drames viennent à nouveau témoigner du fait que le durcissement de la règlementation et le renforcement des dispositifs de contrôles et de surveillance aux frontières, en rendant leur franchissement toujours plus difficile, accroissent les risques. Les routes migratoires qui ne peuvent pas se fermer sont modifiées pour éviter les contrôles.

      Au-delà de la frontière franco-espagnole, des drames similaires se jouent chaque jour tout au long des parcours migratoires et notamment aux frontières de la France avec l’Italie et le Royaume-Uni. A la frontière franco-italienne, ce sont près de 30 cas de personnes décédées qui ont été recensés depuis 2015 et la décision du gouvernement français de rétablir les contrôles à ses frontières (principalement des cas d’électrocution à bord des trains, de collision avec des trains ou des véhicules sur la voie ferrée Nice-Vintimille ainsi que des cas de chute ou d’hypothermie sur les chemins de montagne). Le 29 août dernier, un jeune homme est ainsi décédé en tentant de rejoindre la France sur le toit d’un train à Vintimille. A la frontière franco-britannique, plus de 300 personnes ont perdu la vie depuis 1999, en prenant des voies dangereuses pour tenter de franchir la Manche malgré les dispositifs de contrôle déployés Un jeune homme de nationalité érythréenne, qui survivait depuis plusieurs jours dans un campement de Grande Synthe, s’est noyé le 12 août en tentant de franchir la frontière vers le Royaume-Uni. Encore plus récemment, le 28 septembre 2021, Yasser, un jeune Soudanais de 20 ans, est mort en tentant de monter dans un camion en direction de l’Angleterre.

      Ne laissons pas le contrôle des frontières primer sur la protection des vies humaines !

      Qu’il s’agisse de contrôles au faciès, de refoulements expéditifs, de détentions arbitraires ou de violences policières, les traitements indignes se multiplient à nos frontières, au plus grand mépris des droits des personnes et de leur vie.

      Ces violations des droits humains sont inacceptables. Les situations de violence et de précarité auxquelles sont exposées celles et ceux qui tentent de traverser les frontières aggravent encore davantage leur vulnérabilité sur les routes.

      https://www.lacimade.org/ne-laissons-pas-le-controle-des-frontieres-primer-sur-la-protection-des-vi

  • Rocky Mountain peak officially given traditional #Stoney_Nakoda name, erasing racist label

    Peak near #Canmore will now be known as #Anû_Kathâ_Îpa (#Bald_Eagle_Peak)

    A prominent mountain peak in #Alberta's Rocky Mountains has officially been given the name it was called by Indigenous people for generations.

    The feature, located near the summit of Mount Charles Stewart, has had a racist and sexist nickname since the 1920s.

    The formation, visible from the mountain town of Canmore, will now be known by its original #Stoney_Nakoda name, Anû Kathâ Îpa, or Bald Eagle Peak.

    Chief Aaron Young of Chiniki First Nation said his daughter voiced anger at the mountain’s “shameful and derogatory” name for years.

    “Today, we will certainly honour our women.… It is on behalf of them that I stand here today with our council and elders to give thanks to our creator for guiding us in the naming of Bald Eagle Peak, Anû Kathâ Îpa,” Young said on Monday, standing in front of the peak.

    “A racist and sexist term has finally been cast aside. The Stoney people are grateful.”

    Young said the peak’s traditional name comes from the mountain’s location along eagle migratory routes. He said it was traditionally a location where locals would collect feathers.

    The peak was renamed during a ceremony with Stoney Nakoda elders last year, but Monday’s announcement marked the official change — meaning the landmark will be updated on provincial and federal place-name databases and maps.

    The landmark was previously known as S---w’s T-t. The first word, which comes from the Algonquin language, once simply meant woman but has since evolved into a term used to disparage Indigenous women.

    The province is also working toward renaming another offensively nicknamed mountain in #Banff_National_Park. Provincial officials said the government is working together with Parks Canada and Indigenous communities to identify a new name.

    “Sadly, sometimes the common names given to places are inappropriate and offensive, even an embarrassment to use,” said Alberta Culture Minister Ron Orr. “We’re correcting the official record for two of those places.”

    https://www.cbc.ca/news/canada/calgary/bald-eagle-peak-renamed-1.6150616
    #Canada #toponymie #toponymie_politique #montagne #racisme #peuples_autochtones #Mount_Charles_Stewart #Charles_Stewart #femmes #toponoymie_féministe #sexisme

    ping @cede

  • L’accès aux soins fond, la médecine sombre et le système de santé se fragmente
    On ne mesure pas suffisamment les conséquences désastreuses de la commercialisation des soins de santé.
    https://www.lalibre.be/debats/opinions/2021/08/29/lacces-aux-soins-fond-la-medecine-sombre-et-le-systeme-de-sante-se-fragmente

    Si les priorités des journalistes et des chercheurs ne devaient se fonder que sur un critère, ce serait l’importance de la souffrance et de la mortalité que l’information recherchée permettrait d’éviter. Et si, avec ce critère à l’esprit, il est un sujet qui, à côté du climat, mérite toute notre attention, c’est bien la perte d’accès aux soins de santé de qualité professionnelle ici et ailleurs.
    https://www.lalibre.be/resizer/ryvmNHOMrPeLJt7rbEmv5_NbnBI=/768x512/filters:focal(558.5x353:568.5x343)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/ipmgroup/OXX7OYPDDBHRBGJNITEQOJYSDE.jpg
    Pour s’en convaincre, il faut savoir que dans les années 80, en Allemagne de l’Est, 50 à 60% de l’amélioration de la mortalité était liée à des maladies vulnérables aux soins de santé https://www.demogr.mpg.de/publications/files/1257_1042711497_1_Avoid-Germ-Poland.pdf. . Et même si la mortalité évitable est aujourd’hui plus proche de 30% (1), il y a dans le monde près de 60 millions de décès et donc, au bas mot, 20 millions de morts évitables chaque année. Aucun autre facteur pris isolément n’a un tel impact sur notre vie et notre mort. Le manque d’accès aux soins tue quatre fois plus que le changement climatique (5 millions/an), (2) et tout indique que cette préséance risque de se prolonger.

    Les conséquences de la commercialisation
    D’autant qu’une lame de fond balaie les systèmes de santé et accroît la mortalité évitable : la commercialisation des soins, la privatisation des services de santé et surtout celle de la gestion des fonds de la sécurité sociale. Après les États-Unis et les pays en développement, la vague est aux portes de l’Europe. Déjà, la Suisse et la Hollande ont rendu obligatoire l’assurance santé contractée auprès d’un assureur privé. Et ailleurs, leur part dans les dépenses de santé ne cesse de croître - sans qu’aucune base scientifique solide n’étaie cette politique. Au contraire, on peut penser qu’après que les assurances aient été privatisées, l’accès aux soins se réduise ; les dépenses de santé flambent ; l’éthique professionnelle se détériore ; et la pratique de la médecine se déprofessionnalise. https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/0020731419847113

    Les stratégies de privatisation des soins ont été rodées au Chili, en Colombie, en Suisse et aux Pays-Bas. Les Etats réduisent les dépenses de santé tant qu’ils gèrent la sécurité sociale, ce qui la rend inacceptable aux patients et aux praticiens. Puis, après la privatisation, le ciel est leur limite. La quantité d’argent qui peut ainsi changer de main est gigantesque, puisque les dépenses de santé frôlent les 18% de PIB aux États-Unis (où le marché des assurances de santé est mûr) contre une moyenne de 10% dans les pays de l’OCDE.

    Les conséquences pratiques et théoriques de la commercialisation des soins méritent qu’on s’y attarde :

    – Avec la réduction de l’accès aux soins, la mortalité évitable augmente, mais aussi les migrations internationales.

    – La coopération internationale a sa part de responsabilité dans cette situation, elle qui a supprimé la coopération médicale pour que dans les services publics des pays en développement, on ne délivre que des programmes de santé publique, à l’exclusion des soins médicaux individuels, qui sont laissés au secteur privé. Au passage, avec ces partenariats public-privé, la coopération a créé une gigantesque bureaucratie – 120 « Global Health Initiatives », une par maladie/problème de santé - qui s’étend de Washington, Genève ou Bruxelles au plus petit village africain – sans que les Objectifs du Millénaire, malgré leur ambition très limitée, aient été atteints en Afrique.

    – Les facultés de médecine ont longtemps transmis aux étudiants une culture professionnelle et elles cherchaient, sans toujours y parvenir, à personnaliser la formation du médecin. Mais le paradigme de la formation technique - le transfert de compétences - s’est substitué à l’éducation et a desséché la formation des médecins.

    – Les politiques de privatisation segmentent les systèmes de santé avec des services pour les riches et d’autres pour les pauvres, et elles entravent la coordination clinique.

    – L’incidence des intérêts privés en recherche médicale dans les universités publiques n’a cessé de se développer. C’est pour cela que le secteur privé ne souhaite pas la privatisation de ces universités : parce qu’elles travaillent déjà pour lui. La recherche médicale s’y est donc centrée sur la relation patient / maladie / environnement / technologie, en oubliant la pratique médicale.

    – La plupart des responsables identifient la gestion de la santé au management à finalité commerciale et industrielle, alors que la pratique éthique de la médecine et les services publics justifient une gestion à finalité sociale et professionnelle, pour autant que les services publics soient destinés à garantir le droit à la santé - l’accès de tous aux soins de qualité professionnelle, dans un système universel.

    Trois forces nécessaires
    Comment résister au rouleau compresseur des banques assurances ? Si les partis politiques sont sensibles aux sirènes du lobbying des banques assurances, trois forces pourraient s’allier pour imposer l’examen politique du fondement scientifique de la privatisation des assurances de santé.

    Ce sont d’abord les organisations généralistes de patients, telles que les mutuelles, et les associations de professionnels de la santé qui pourraient ensemble définir une politique de santé dont la portée symbolique permettrait de défier les partis. Cependant, il faudrait que leurs négociations recourent à des critères scientifiques pour s’assurer que les exigences et objectifs de chaque partie reflètent bien les intérêts des patients et des professionnels.

    Puis il y a les acteurs économiques qui n’investissent pas dans les assurances de santé, et surtout ceux qui investissent hors du secteur de la santé, qui devraient pouvoir être convaincus de ce qu’ils n’ont rien à gagner de la privatisation des assurances de santé puisque plusieurs points de PIB pourraient ainsi changer de main.

    En définitive, la réalisation du droit à la santé conditionne la justice sociale, mais aussi la santé économique de l’Europe. En outre, la politique de coopération internationale des États européens devraient refléter les principes humanistes qui continuent, mais pour combien de temps encore, à inspirer chez eux la mission de la sécurité sociale et des services de santé. Sans prise de conscience collective, la commercialisation des soins de santé continuera à avancer de manière larvée, puis de plus en plus rapidement – et la sécurité sociale si chèrement acquise en Europe disparaîtra, tout comme la pratique éthique de la médecine et l’autonomie professionnelle des médecins.

    (1) Nolte E, McKee M. “Variations in amenable mortality trends in 16 high-income nations.” Health Policy 2011 ;103(1):47-52.
    (2) Qi Zhao, Yuming Guo, Tingting Ye, et al. Global, regional, and national burden of mortality associated with non-optimal ambient temperatures from 2000 to 2019 : a three-stage modelling study. Lancet Planet Health 2021 ; 5 : e415–25

    Une carte blanche de Jean-Pierre Unger, Prof. Em. Institut de Médecine Tropicale d’Anvers, Département de Santé Publique, Visiting Professor, Health and Society Institute, University of Newcastle. (https://jeanpierreunger.be)

    #santé #soins #médecine #médecins #mortalité #commercialisation des soins #privatisation #assurance #sécurité_sociale #assurance_santé #public-privé #bureaucratie #technologie #management #banques_assurances

    • L’incidence des intérêts privés en recherche médicale dans les universités publiques n’a cessé de se développer. C’est pour cela que le secteur privé ne souhaite pas la privatisation de ces universités : parce qu’elles travaillent déjà pour lui.

  • ‘Warzone’ Bans 100,000 Cheaters in Largest Ban Wave Yet
    https://www.vice.com/en/article/k7898v/warzone-bans-100000-cheaters-in-largest-ban-wave-yet

    This massive ban wave brings the total banned accounts since the launch of Call of Duty: Warzone to 700,000.

    The makers of the popular first-person shooter Call of Duty just banned more than 100,000 accounts for cheating in what is the largest ban wave in the game’s history.

    Le développeur Raven Software vient d’expulser des tricheurs dans une vague exceptionnelle de 100 mille bannissements pour détériorer la réputation des éditeurs de solutions de triche. Le volume total de suppression de comptes convaincus de fraude se porte à 700 mille comptes.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #business #ban #bannissement #expulsion #triche #jeu_vidéo_call_of_duty_warzone #record #raven_software #activision #anti-triche #nickmercs #electronic_arts #apex_legends #gratuit #f2p #free_to_play

  • Le brillant inspecteur des finances fraudait le fisc
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/08/20/le-brillant-inspecteur-des-finances-fraudait-le-fisc_6091902_3224.html

    Six mois après le décès du #banquier d’affaires Jean-Marc Forneri, deux de ses complices ont été condamnés pour « blanchiment aggravé de fraude fiscale ».

    Le temps long nécessaire aux enquêtes judiciaires internationales permet parfois de préserver les nécrologies de quelques épisodes peu flatteurs. Jean-Marc Forneri, grand banquier d’affaires et patron du grand #port maritime de #Marseille, est décédé brutalement à l’âge de 61 ans, le 28 décembre 2020. Il a échappé au procès qui l’attendait pour fraude fiscale et blanchiment.

    Ce volet sombre de la vie du brillant énarque, inspecteur des finances passé par le cabinet d’Edouard Balladur au ministère des finances en 1987, sur lequel le Parquet national financier enquêtait depuis 2015 en toute discrétion, n’aurait jamais été ébruité si deux de ses complices n’avaient pas été condamnés, le 24 juin, pour « blanchiment aggravé de fraude fiscale ».

    A lire le jugement de la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris, M. Forneri, contre lequel l’action publique était éteinte du fait de son décès, avait organisé, notamment au moyen de sociétés-écrans aux Bahamas, la dissimulation d’une partie de ses revenus et de son patrimoine pour minorer ses impôts sur le revenu et sur la fortune. Une perquisition à son domicile en mars 2017, une demande d’entraide judiciaire adressée au Royaume-Uni en 2016 et trois demandes d’entraide adressées à la justice des Bahamas en 2016 et 2017 auront été nécessaires pour découvrir de nombreux comptes bancaires offshore ayant permis de blanchir 6,6 millions d’euros de #fraude_fiscale depuis 2005. Le tribunal décrit par le menu les « procédés frauduleux incontestablement mis en place de manière volontaire par M. Forneri pour dissimuler son patrimoine et blanchir ses revenus non déclarés ».

  • Start-up nation : quand l’État programme son obsolescence Jules Brion
    https://lvsl.fr/start-up-nation-quand-letat-programme-son-obsolescence

    Depuis de nombreuses années, les start-ups françaises peuvent se targuer d’avoir à leur disposition de nombreuses subventions publiques et un environnement médiatique favorable. Partant du postulat que la puissance privée est seule capable d’imagination et d’innovation, l’État français finance à tour de bras ces « jeunes pousses » dans l’espoir schumpéterien de révolutionner son économie. Cette stratégie économique condamne pourtant la puissance publique à l’impuissance et à l’attentisme.


    Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, promouvant la “French Tech” au Consumer Electronics Show de Las Vegas en 2016. © Christophe Pelletier

    En 2017, Emmanuel Macron avait largement axé sa campagne présidentielle sur un discours général favorable à l’entreprenariat. La stratégie économique française valorise ainsi la création de nouvelles entreprises, dites jeunes pousses ou start-ups. En avril 2017, le futur président français assène qu’une « start-up nation est une Nation où chacun peut se dire qu’il pourra créer une start-up. Je veux que la France en soit une ». Ces entités ont pour vocation de proposer des technologies de ruptures disruptives, selon l’expression de l’économiste américain Clayton Christensen, c’est-à-dire une redéfinition des règles du jeu économique venant remplacer les anciens schémas de pensée.

    Cette configuration institutionnelle favorable aux start-ups n’est cependant pas apparue subitement lors de la dernière présidentielle. Le label French Tech est en effet lancé dès 2013 par Fleur Pellerin, alors Ministre déléguée chargée des Petites et moyennes entreprises, de l’Innovation et de l’Économie numérique. Ce programme a pour ambition de développer les jeunes pousses hexagonales. Les successeurs de Fleur Pellerin vous tous accompagner et poursuivre ce mouvement d’effervescence : en 2015 sont lancés le French Tech Ticket ainsi que le French Tech Visa en 2017.

    Ce discours s’accompagne d’un appel à créer le plus de licornes possibles : des start-ups valorisées sur les marchés à plus d’un milliard d’euros. Alors que la France compte 3 licornes en 2017, ce chiffre est passé à 15 en 2020. Le gouvernement espère qu’il en sera crée 10 de plus d’ici 2025. Ce constant appel à l’innovation s’inspire de l’exemple israélien, parangon de la start-up nation, qui compte une jeune pousse pour 1400 habitants. Poussé par l’afflux de liquidités fourni par son ministère de la défense, l’État hébreux s’est lancé très tôt dans cette stratégie économique. Les nombreuses start-ups qui y sont créées permettent à Israël de mieux peser sur la scène internationale : son secteur de l’innovation représente 10% de son PIB et près de la moitié de ses exportations.

    De l’État providence à l’État subventionneur
    Toutes ces entreprises ne se sont pas créées d’elles-mêmes. Pour leur écrasante majorité, elles ont largement été financées par la puissance publique. Dès 2012, tout un écosystème institutionnel favorable à l’entreprenariat individuel est mis en place. En pleine campagne présidentielle, François Hollande promet une réindustrialisation rapide et efficace de la France. Afin d’atteindre cet objectif ambitieux, ce dernier entend créer « une banque publique d’investissement qui […] accompagnera le développement des entreprises stratégiques ». Quatre mois plus tard naît la Banque Publique d’Investissement (BPI), détenue par la Caisse des Dépôts et des Consignations (CDC) ainsi que par l’État. La BPI a pour mission de « financer des projets de long terme » et d’œuvrer à la « conversion numérique » de l’Hexagone. Très vite, l’institution devient un outil permettant à l’État de financer massivement les start-ups. La BPI subventionne ainsi le label French Tech à hauteur de 200 millions d’euros et est actionnaire de nombreuses start-ups françaises.

    Comme le pointe un rapport publié par Rolland Berger, une grande majorité des entreprises du French Tech Next 40/120 — un programme regroupant les start-ups françaises les plus prometteuses — a reçu des prêts et des subventions de la puissance publique. On estime ainsi que 89% de ces entreprises ont reçu une aide indirecte de la BPI ! En pleine crise sanitaire, l’institution obtient plus de 2 milliards d’euros pour soutenir ces entreprises innovantes tandis que 3,7 milliards du plan de relance décidé en 2020 par le gouvernement a été fléché vers la création et l’aide aux start-ups. Cedric O, Secrétaire d’État chargé de la Transition numérique, confirme ainsi qu’il « va y avoir des opportunités suite à la crise [sanitaire], tout comme celle de 2008 ».

    Pour autant, l’État français ne soutient pas ses start-ups uniquement sur le plan financier. La loi Pacte de 2019, en continuité avec la loi Allègre de 1999, facilite les passerelles public-privé et encourage les chercheurs à créer des entreprises. Ces dispositions législatives permettent à des recherches menées et financées grâce à de l’argent public d’être « valorisées », c’est-à-dire en réalité privatisées, par le secteur lucratif. Des Sociétés d’Accélération du Transfert de Technologies (SATT) ont été créées pour accélérer ce processus dans de nombreuses universités. Plus de 250 start-ups ont été développées par le prisme de ce réseau depuis 2012. L’Union européenne n’est pas en reste dans cette stratégie de soutien massif aux « jeunes pousses ». Sa stratégie Horizon 2020, un programme de 79 milliards d’euros étalé entre 2014 et 2020, dédiait 20% de son budget à la création de start-ups. Pléthore de pays européens se tournent eux aussi vers des stratégies de numérisation de l’économie, souvent via un soutien sans faille aux start-ups. En 2012, le ministre italien de l’économie, sous le gouvernement du technocrate Mario Monti, a promulgué une loi qui a permis à l’État italien de dépenser 200 millions d’euros pour aider les jeunes entreprises du pays, dans le but de « promouvoir la mobilité sociale ». Depuis 2019, le fonds national pour l’innovation italien a dépensé 245 millions d’euros pour subventionner 480 start-ups.

    Le mythe des start-ups souveraines et créatrices d’emplois
    Si les nations européennes axent autant leurs stratégies économiques sur le développement des start-ups, c’est avant tout car cette politique permet aux États de prétendre agir dans des domaines clefs où leur incurie a mainte fois été pointée du doigt : la lutte contre le chômage de masse et la mise en place d’une souveraineté technologique. 

    Nombre de médias se sont ainsi fait le relais de la start-up mania, louant la capacité de la French Tech à « créer 224.000 nouveaux emplois d’ici à 2025 » et à être le « fer de lance de l’économie ». Ces jeunes pousses permettraient de créer jusqu’à « 5,2 emplois indirects qui dépendent de [leur] activité » et d’œuvrer à la réindustrialisation de la France. Ce constat mérite pourtant d’être nuancé. Comme cela a déjà été évoqué, la start-up mania s’accompagne d’une aide inconditionnelle de l’État français par le prisme de la BPI. Pourtant, comme l’ont analysé nos confrères du Média, le bilan de l’institution est tâché de nombreux scandales. La banque, dès sa création, n’a pas été pensée comme un organisme capable de contenir et d’endiguer la désindustrialisation de l’Hexagone. M. Moscovici, alors ministre des finances, déclarait ainsi en 2012, que « la BPI n’est pas un outil défensif, c’est un outil offensif, n’en faisons pas un pompier ».

    L’institution est en effet souvent demeurée indifférente aux plans de licenciements et en a même favorisé certains comme le confirment les exemples des entreprises Veralia et Arjowiggins. Une loi du 23 mars 2020 a quant à elle permis d’ouvrir le conseil d’administration de l’institution à des acteurs privés, laissant une fois de plus planer le doute sur la capacité et la volonté de la banque publique d’agir pour le bien commun.

    Il est également permis de rester sceptique face à une stratégie de réduction de chômage structurelle se basant principalement sur le soutien à des start-ups qui participent à la « plateformisation » de notre économie. En proposant de mettre en contact clients et professionnels, des entreprises telles que Uber ou Deliveroo s’évertuent à détruire code du travail et régulations étatiques. Alors qu’elles sont vendues comme des instruments permettant de lutter contre le chômage, ces start-ups ne peuvent exister et espérer devenir rentables que par une grande flexibilité et en excluant leurs travailleurs du salariat. Le gouvernement socialiste espagnol vient ainsi récemment de légiférer afin de contrôler ces géants de l’économie de plateforme, permettant de conférer un statut de salarié aux livreurs qui étaient considérés comme des travailleurs indépendants. À peine la nouvelle annoncée, Deliveroo a annoncé qu’elle comptait mettre fin à ses activités dans le pays, tandis que ses concurrents Stuart, Glovo et UberEats critiquaient cette décision qui va mettre « en danger un secteur qui apporte 700 millions d’euros au PIB national ».

    En somme, la France semble avoir abandonné toute stratégie ambitieuse de réduction du chômage de masse. Plutôt que de défendre le droit de tout citoyen à obtenir un emploi, inscrit dans le préambule de la Constitution de 1946, l’État dépense des sommes faramineuses afin d’encourager la création d’entreprises à l’avenir très incertain. Dans cette politique qui s’apparente à un véritable choix du chômage, les citoyens sont appelés à innover alors même que les multiples causes du chômage structurelle sont éludées. Pour autant, cette incurie étatique ne date ni du quinquennat Hollande ni du mandat du président Macron : Raymond Barre déclarait en 1980 que « les chômeurs pourraient essayer de créer leur entreprise au lieu de se borner à toucher les allocations de chômage ! ».

    NDLR :  Pour en savoir plus sur les choix politiques et économiques ayant conduit à un chômage de masse persistant, lire sur LVSL l’interview de Benoît Collombat par le même auteur https://lvsl.fr/le-choix-du-chomage-est-la-consequence-de-decisions-neoliberales-entretien-avec : « Le choix du chômage est la conséquence de décisions néolibérales ».

    Outre l’argument des créations d’emplois, le soutien aux start-ups est également justifié par une nécessaire préservation de la souveraineté nationale. Dès qu’éclate en 2013 l’affaire Snowden, la préservation de la vie privée et la souveraineté technologique deviennent des préoccupations politiques majeures. Des entrepreneurs ont profité de ce phénomène pour proposer des technologies souveraines capables de réduire l’impuissance des nations européennes face à l’espionnage de masse. Les États comme la France vont alors largement baser leur politique de défense de la souveraineté nationale par un soutien massif à des start-ups.

    L’exemple de l’entreprise Qwant est sur ce point éloquent tant il permet de montrer les insuffisances et les impasses d’une telle approche. Fondée en 2011 par Jean-Manuel Rozan, Eric Léandri et Patrick Constant, l’entreprise se rêve en « Google français » en proposant un moteur de recherche souverain. Alors que la société n’est pas loin de la faillite, l’affaire Snowden lui permet de faire un large lobbying au sein des institutions françaises. Ces efforts seront rapidement récompensés puisque la Caisse des Dépôts et des Consignations investit en 2017 plus de 20 millions d’euros dans le projet tout en détenant 20% de son capital. En janvier 2020, l’État annonce même que Qwant est désormais installé sur les postes informatiques de l’administration publique. Pourtant, force est de constater que cette aide massive n’a pas permis de bâtir un moteur de recherche réellement souverain : en 2019, soit sept ans après sa création, Qwant utilise la technologie de Bing (Microsoft) dans 75% des recherches effectuées. Une note de la Direction interministérielle du numérique (DINUM) pointe également les nombreuses failles de l’entreprise, tels que les salaires mirobolants de ses dirigeants et les nombreux problèmes techniques du logiciel utilisé par Qwant, qui laissent perplexe quant au soutien massif que lui prodigue l’État. Plus largement, rien n’indique qu’une entreprise créée sur le sol français ne tombera pas aux mains de fonds d’investissements étrangers : parmi les licornes « françaises », la start-up Aircall (téléphonie via IP) est détenue à majorité par des acteurs non-français, tandis que Voodoo (jeux vidéo) a fait rentrer le géant chinois Tencent à son capital.

    Quand les start-ups remplacent l’État
    Le recours aux start-ups s’explique également par une prétendue incapacité de l’État à innover, à comprendre le marché et à « prendre des risques ». Ce mythe, pourtant déconstruit méthodiquement par l’économiste Mariana Mazzucato dans The Entrepreneurial State (paru en français en 2020), laisse penser que seul le secteur privé est capable de faire évoluer nos activités économiques et donc de créer des emplois. Comme l’analyse l’auteure, « le « retard » de l’Europe par rapport aux États-Unis est souvent attribué à la faiblesse de son secteur du capital-risque. Les exemples des secteurs de haute technologie aux États-Unis sont souvent utilisés pour expliquer pourquoi nous avons besoin de moins d’État et de plus de marché ». Nombre de start-ups se servent de ce mythe auto-réalisateur pour légitimer leur activité.

    Il est intéressant de noter que cette mentalité a également imprégné les dirigeants d’institutions publiques. Un rapport de la CDC ayant fuité en 2020 et prétendant redéfinir et révolutionner la politique de santé française chantait les louanges du secteur privé, des partenariats public-privé et de 700 start-ups de la healthtech. La puissance publique finance volontiers des jeunes pousses du domaine de la santé, à l’image d’Owkin, qui utilise l’intelligence artificielle pour traiter des données médicales, ou encore Lucine qui, grâce à des sons et des images, revendique la capacité de libérer des endorphines, de la morphine ou de l’adrénaline. La CDC détient également 38,8% d’Icade santé, un des acteurs majeurs du secteur privé et lucratif de la santé en France. De fait, les start-ups médicales s’immiscent de plus en plus au sein des institutions privées, à l’image d’Happytal, financé à hauteur de 3 millions d’euros par la BPI, qui propose à prix d’or aux hôpitaux des services de pré-admission en ligne ou de conciergerie de patients hospitalisés. Pour encourager les jeunes pousses à envahir les hôpitaux publics, la puissance publique va jusqu’à prodiguer, via un guide produit par BPI France https://www.lemediatv.fr/articles/2021/bpi-france-banque-publique-interets-prives-letat-livre-la-sante-aux-financ , des conseils pour entrepreneurs peu scrupuleux expliquant comment passer outre des agents publics dubitatifs et méfiants qui ont « tendance à freiner les discussions » !

    Ainsi, comme l’analyse Mariana Mazzucato, « c’est donc une prophétie auto-réalisatrice que de considérer l’État comme encombrant et uniquement capable de corriger les défaillances du marché ». Pourtant, les start-ups ne pullulent pas uniquement grâce à ce zeitgeist favorable à l’entreprenariat, mais profitent directement de l’incapacité de l’État à fournir des services à ses citoyens, renforçant d’autant plus le mythe évoqué par Mariana Mazzucato. L’exemple de l’attribution à Doctolib du vaste marché de la prise de rendez-vous en ligne des Hôpitaux de Paris (AP-HP) en 2016 est révélateur de ce phénomène : devenu incapable de fournir un service public de prise de rendez-vous, l’État a dû confier les données de santé de millions de français à cette start-up française. La même expérience s’est répétée lors de la prise des rendez-vous de la vaccination contre le COVID-19, qui ont permis à l’entreprise d’engranger des millions de nouveaux clients sans aucune dépense de publicité.

    Vers une bulle spéculative ?
    Outre les questions que soulève le soutien massif de l’État français aux jeunes pousses du numérique, il convient également de se poser la question de la crédibilité économique de ces entreprises. En effet, il apparaît que nombre de ces sociétés participent à la financiarisation de nos activités économiques et deviennent des actifs spéculatifs et instables. Plus que de « changer le monde », un créateur de start-up recherche principalement à réaliser un « exit », c’est-à-dire à réaliser une belle plus-value via le rachat ou l’entrée en bourse de son entreprise. Dans un climat hostile et instable — on estime que seulement 20 % des jeunes pousses réussissent cet « exit » — les entrepreneurs sont poussés à dilapider le plus rapidement l’argent qu’ils ont à leur disposition. Cette stratégie, dénommée burn rate, est souvent perçue comme une perspective de croissance future par les investisseurs.

    De plus, les entrepreneurs sont souvent poussés à embellir leurs entreprises en exagérant le potentiel des services qu’elles proposent, voire en mentant sur leurs résultats, comme le montrent les exemples de Theranos (tests sanguins soi-disant révolutionnaires), Rifft (objets connectés) ou The Camp (technopôle provençal en perdition adoubé par M. Macron). Cela conduit les start-ups technologiques à avoir un ratio de valorisation sur chiffre d’affaires très élevé. Alors qu’il n’est que de 2,6 fois pour Amazon, c’est-à-dire que la valorisation boursière de l’entreprise n’excède « que » de 2,6 fois son chiffre d’affaires, ce nombre atteint plus de 50 pour certaines licornes. Pour AirBnb, la troisième licorne mondiale valorisée à 25,5 milliards de dollars, le chiffre est par exemple de 28,6. Alors que dans une entreprise traditionnelle la valeur des actions est estimée par les investisseurs en fonction de l’estimation des bénéfices futurs d’une entreprise, ce chiffre est très largement secondaire dans les levées de fonds de start-ups. Ainsi, de nombreuses licornes ne prévoient pas à court ou moyen terme de réaliser des bénéfices. L’entreprise Lyft a par exemple enregistré l’an dernier une perte de 911 millions de dollar, tandis qu’Uber a perdu 800 millions de dollars en un trimestre. On estime que sur les 147 licornes qui existent autour du globe, seulement 33 sont rentables. En somme, les investisseurs s’intéressent principalement à la capacité d’une start-up à produire une masse d’utilisateurs la plus large possible. Ce phénomène justifie des dépenses gargantuesques par ces mastodontes de l’économie de plateforme : Lyft a dépensé 1,3 milliard de dollars en marketing et en incitations pour les chauffeurs et les coursiers en 2018. Cet écosystème très instable a toutes les chances de participer à la création d’une bulle spéculative sous la forme d’une pyramide de Ponzi. En effet, si nombre de ces entreprises sont incapables à moyen terme de produire un quelconque bénéfice, que leurs actifs sont surévalués et que les règles du jeu économique poussent les entrepreneurs à dépenser sans compter tout en accentuant excessivement les mérites de leurs produits, les marchés financiers risquent de connaître une nouvelle crise technologique comparable à celle de 2001.

    La stratégie économique de soutien massif aux start-ups adoptée par l’État français s’apparente ainsi fortement à une politique néolibérale. En effet, comme ont pu l’analyser Michel Foucault et Barbara Stiegler, le néolibéralisme, loin d’être favorable à un État minimal, comme le libéralisme classique, prône l’émergence d’un État fort capable de réguler l’économie et d’adapter les masses au sens de l’évolution capitaliste ; c’est-à-dire aux besoins du marché. Ce constat conduit l’auteure d’Il faut s’adapter (Gallimard, 2019) à affirmer que « la plupart du temps les responsables de gauche caricaturent ainsi le néolibéralisme en le prenant pour un ultralibéralisme lointain […] si bien que dès qu’un gouvernement fait appel à plus l’État, ces responsables croient que ça signifie que la menace ultralibérale a été repoussée ». De fait, plutôt que de considérer de facto une politique de soutien aux start-ups comme souhaitable et efficace, il conviendrait de rester prudent vis-à-vis de ce genre d’initiative. Une telle attitude serait d’autant plus vertueuse qu’elle permettrait de comprendre que « l’économie disruptive », loin de dynamiter les codes du secteur économique, imite sans scrupule les recettes du « monde d’avant ». Les concepts flous de « start-up » ou de « technologies de ruptures » y sont les nouveaux arguments d’autorité justifiant la destruction de nos écosystèmes, la disparition des petites entreprises et des services publics et la précarisation de pans entiers de la populations.

    NDLR :  Pour en savoir plus sur la différence entre libéralisme et néolibéralisme, lire sur LVSL https://lvsl.fr/limperatif-neoliberal-de-ladaptation-par-barbara-stiegler l’article réalisé par Vincent Ortiz et Pablo Patarin : L’impératif néolibéral de « l’adaptation » : retour sur l’ouvrage de Barbara Stiegler.

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    • Paris - 29 Mars 2021 : Think Tec Summit, 10 000 start_ups pour changer le monde ! (Cérémonie).
      https://10kstartups-pour-changer-le-monde.fr

      La Tech au coeur de la relance économique ? 
Financement, impact, hypercroissance, Covid-19, jeunesse et relance, mixité, relocalisations dans les territoires d’industrie, biotech, souveraineté…
      Le 29 mars, La Tribune réunit l’ensemble de l’écosystème tech au Grand Rex de Paris pour le Think Tech Summit, l’événement de référence qui pense le futur de la French Tech, comme moteur de la relance, comme tremplin d’emplois, comme modèle d’insertion.
      https://www.youtube.com/watch?v=Xl3G02GYyY8

      15h00 - Keynote : Où va la French Tech ?
      15h20 - 11 licornes, et après ? Les défis de l’hypercroissance
      15h50 - Vaccins, médicaments : comment faire grandir les biotech ?
      16h20 - KEYNOTE : L’international avec Business France
      16h30 - La startup nation, moteur de la Relance ?
      17h00 - La tech peut-elle relancer les territoires d’industrie ?
      17h30 - KEYNOTE : Les startups contre Apple, un enjeu de concurrence
      17h45 - Cleantech, Enertech : quelles innovations de rupture ?
      18h15 - La souveraineté peut-elle se gagner par la technologie ?
      18h45 - KEYNOTE : Les années 20 seront exubérantes !
      19h00 - Cérémonie 10K
      20h00 - After Work « Think Tech Summit »

      L’apothéose d’une tournée dans toute la France et en Outre-Mer, pendant laquelle La Tribune et son jury d’experts ont entendu 180 pitchs et primé 48 lauréats dans six catégories.

  • The Legend of Powerviolence Crew Despise You | #Bandcamp_Daily
    https://daily.bandcamp.com/features/despise-you-feature

    The song is 30 seconds long, a minute at most. The drums are a blast of kick and snare; the guitars and bass blend together in a rumbling, noisy blur; the vocals are a raw-throated cry of rage. Is it #grindcore or is it #powerviolence? The two subgenres have much in common, and yet, for those whose ears are attuned to minute differences in subgenre, the distinction is clear.

    https://dischargeofficialmusic.bandcamp.com/track/state-violence-state-control