Série (texte et photographie) à suivre sur la revue TINA online des Éditions JOU.
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Faire barrage aux travaux du Drac
Youpi youpla, cette année toutes les institutions fêtent le centenaire de « l’exposition internationale de la #houille_blanche », qui a eu lieu à Grenoble en 1925. L’occasion de célébrer encore et encore cette fameuse « houille blanche », surnom donné à l’#hydroélectricité, qu’on présente encore aujourd’hui comme de « l’#énergie_verte ».
Bien entendu, les hourras de la communication ne s’intéressent jamais aux #dégâts considérables créés sur les #rivières par cette hydroélectricité. Pourtant les exemples ne manquent pas. Ainsi, dans la métropole grenobloise, le Drac s’apprête à subir cinq années de travaux afin de « réduire les #risques_d’inondation », entraînant notamment la #destruction de quantité d’#espaces_naturels sauvages tout le long de la rivière. C’est en tout cas ce que prévoit l’avant-projet, qui programme 86 millions d’euros de travaux à partir de 2027. Il reste un an et demi pour empêcher ce désastre.
Connaissez-vous le #Drakistan ? C’est le nom – non officiel – donné à toutes ces bandes de terre, presqu’îles ou îlots le long du Drac, du côté de #Fontaine et #Seyssinet-Pariset. Des endroits situés dans le lit de la rivière et donc susceptibles d’être submergés en cas de #montée_des_eaux, par exemple suite à un lâcher d’un des nombreux barrages présents en amont.
Ces lieux ont le charme des endroits non aménagés. Juste au-dessus, il y a la #digue, avec sa bande d’#asphalte bien droite, lieu de passage ou de promenade fonctionnel mais dénué d’enchantement. La digue est dédiée aux « modes doux » mais trace tout droit comme l’autoroute, on ne s’y perd pas, on reste bien sagement sur le chemin. Il faut emprunter une des nombreuses sentes pour descendre quelques mètres afin d’arriver au Drakistan. Ici aucun urbaniste ou paysagiste n’a planifié quoi que ce soit. Ici, la seule créatrice, c’est la rivière, qui façonne ces espaces au fil de ses #crues et de ses #retraits. Et a priori, elle se débrouille plutôt pas mal. En tous cas, malgré l’interdiction, ces lieux attirent – et pas seulement des animaux sauvages (voir Le Postillon n°75). Des chiens et leurs maîtres, des familles et leur barbecue, des solitaires, des en-couples ou des en‑groupes. Il y a l’impressionnante « Platane cabane » pour les enfants et puis des restes d’habitations utilisées par des sans-toits. Le Drakistan de Fontaine n’est pas loin du local du Postillon, on y vient souvent manger un sandwich ou faire une pause, regarder dévaler l’eau pour se laver le cerveau des heures passées devant l’ordinateur.
En fonction des jours et même des heures, ces lieux ne sont jamais vraiment identiques. Un passage à sec peut se retrouver sous un demi-mètre d’eau une heure plus tard, des rives aperçues un jour peuvent avoir été « mangées » par la rivière la semaine d’après, un nouvel espace pour se poser peut émerger en quelques mois. Mais ce qui est sûr, c’est que globalement, les bandes de terre, presqu’îles ou îles grossissent d’année en année, à cause de tous ces cailloux que la rivière charrie et qui sont empêchés d’aller plus bas par le barrage de #Saint-Égrève. Comme on le racontait dans Le Postillon n°73, quand le #barrage a été construit à la fin des années 1980, les cailloux du Drac étaient « dragués », sortis de la rivière pour alimenter les besoins nombreux en construction. Mais dans les années 1990, différentes lois sur l’eau interdisent d’exploiter les rivières dans leur « #lit_mineur » – pour d’évidentes raisons écologiques et sécuritaires (plus la rivière se creuse, plus ça peut fragiliser des ponts). Alors depuis une trentaine d’années, les cailloux du Drac s’accumulent dans les kilomètres avant le barrage de Saint-Égrève, et font grossir peu à peu le Drakistan.
Pour nous, simples flâneurs inconscients, c’est plutôt charmant, mais pour les autorités c’est un sacré problème. Pas tant parce que de plus en plus de monde fréquente ces zones, mais parce qu’en toute logique, ça augmente considérablement le #risque_d’inondation : vu qu’il y a plus de matériaux solides dans le lit de la rivière, l’eau a moins de place pour circuler et en cas de crue exceptionnelle (on redoute surtout la « crue bicentennale »), risque de passer par‑dessus les digues et d’inonder les milliers d’habitations présentes de part et d’autre, voire de faire céder une digue (« 31 000 habitants et 25 000 emplois concernés » en cas de rupture de digue).
Alors ça fait un moment que ça turbine sévère afin de préparer les « travaux de protection contre les #inondations du Drac » aussi connus sous le nom de « #programmes_d’actions_de_préventions_des_inondations » (#Papi du Drac), portés par le #Symbhi (#Syndicat_mixte_des_bassins_hydrauliques_de_l’Isère). La déclaration d’intention de juin 2025, disponible sur le site de la préfecture, nous apprend par exemple que depuis 2018, ce ne sont pas moins de 181 réunions qui se sont tenues entre les différents « acteurs » du projet (Métropole, différents services de l’État, #EDF, acteurs environnementaux, etc.). On vous passe les détails de la « gouvernance » (comités techniques restreints et élargis, comité de pilotage, comité consultatif, etc.) et de la « stratégie de concertation et de communication ambitieuse » mise en place les sept dernières années. Tous ces comités, ces réunions publiques, ces « balades pédagogiques » ont donc abouti à la #planification de #travaux_d’aménagements prévus sur cinq années, entre 2027 et 2031, validés notamment par le vote en faveur de l’avant-projet par la #Métropole en avril dernier.
Pour saisir leur importance, un chiffre suffit : 86 millions d’euros d’argent public sont pour l’instant budgétés (selon le site du Symbhi). Concrètement, ça veut dire que pendant cinq ans, un paquet de machines, de moteurs, de camions vont venir triturer le lit du Drac. Et anéantir – ou radicalement bouleverser – les charmants espaces du Drakistan.
Dans le langage technocratique, on parle de « rajeunissement des bancs et îlots sur le linéaire de la traversée urbaine du Drac ». « #Rajeunissement » (détaillé en « enlèvement de la végétation et abaissement du banc ou îlot »), c’est un joli mot pour désigner la #dévastation de beaucoup de ces bancs ou îlots. Concrètement, la #déclaration_d’intention nous apprend que si certains #bancs, très minoritaires, restent « sans modification à l’étude », la plupart vont être « arasés » (soit « mis à ras, aplanis ») de façon plus ou moins importante : certains pour être en « immersion 80 % du temps », d’autres « 50 % du temps » (sachant que pour l’instant la plupart de ces bancs ne sont presque jamais immergés).
Il n’y a pas que dans sa « traversée urbaine » que le Drac va subir les assauts des pelleteuses et des pompes de dragage. Les travaux envisagés concernent la vingtaine de kilomètres entre le barrage de #Notre-Dame-de-Commiers et la confluence avec l’Isère, les machines devant autant s’activer au niveau de #Comboire ou des champs captants de #Rochefort pour extraire des cailloux et aménager des « espaces de bon fonctionnement » de cette rivière autrefois sauvage et aujourd’hui corsetée et maltraitée tout du long.
Mais qu’est-ce qu’on va faire de tous les matériaux enlevés ? Un peu plus haut, la réserve naturelle des #Isles_du_Drac (voir dernier numéro) est « déficitaire en sédiments grossiers du fait de la présence de la chaîne hydroélectrique en amont ». En clair : comme les quatre grands barrages du Drac empêchent les #cailloux de passer (la majorité des sédiments arrivant en ville proviennent en fait de la Romanche, affluent du Drac), il n’y a pas assez de sédiments dans cette zone, ce qui fait que « tous les milieux et espèces associés sont menacés sans action de réinjection de sédiments ».
Alors le Symbhi prévoit des « #recharges_sédimentaires » dans cette zone, c’est-à-dire de transporter en camion des cailloux qui étaient auparavant transportés par la rivière. Et forcément, ça signifie pas mal de va-et-vient. Il est question d’une première recharge de « 37 000 m3 », suivie d’apports de « 4 000 m3 par an ». Sachant qu’un camion-benne peut transporter « environ 10 à 16 m3 », la première recharge nécessitera environ 2 800 aller-retours en camion. Merci « l’énergie verte » !
Face aux grands dégâts annoncés, pas de panique ! Le Symbhi prétend bien entendu faire au moins pire. Toujours selon sa novlangue, si le « processus de rajeunissement » va entraîner un « éclaircissement de la végétation », il est quand même prévu de « replanter des arbres une fois les travaux terminés », ceci « afin de limiter l’impact sur le #paysage, la #végétation d’ambiance et le maintien d’#îlots_de_fraîcheur dans l’agglomération ». Par contre, il n’est pas précisé comment compenser la perte des « boisements développés dans l’espace intra-digues » qui « représentent également un enjeu écologique non négligeable », notamment parce qu’ils « hébergent une #biodiversité remarquable : de nombreux #oiseaux, le Castor d’Europe, l’Inule de Suisse, ainsi que des milieux variés tels que pelouses sableuses, bras secondaires ou zones humides phréatiques ». Ça va prendre un paquet d’années « une fois les travaux terminés » pour que toutes ces espèces repointent le bout de leur nez… On pourra toujours se consoler en posant des questions à ChatGPT et en se disant que les supercalculateurs nécessaires au développement de l’IA, comme celui en construction à Eybens, sont peut-être alimentés par « l’énergie verte » des barrages.
Pour ne pas nommer « #désastre_environnemental » ce qui est un désastre environnemental, le Symbhi agite quelques mesurettes : « Afin de limiter les émissions de CO2 et de micro-particules liées au transport », le syndicat promet de « favoriser les circuits courts », « d’utiliser des véhicules à faibles émissions », d’arroser les pistes au niveau des zones de chargement/déchargement pour « limiter les émissions de poussière » et même – ultime audace – de « former les conducteurs à l’écoconduite ». C’est quelle part du budget sur les 86 millions d’euros ?
Pour une telle somme d’#argent_public, il est quand même prévu quelques travaux pour le bien-être des simples habitants. Ainsi entre Champagnier et Fontaine, une vingtaine de « haltes paysagères » devraient être aménagées, notamment afin de « renforcer les îlots de fraîcheur le long de la rivière »… Pour être plus précis, il s’agit d’abord de raser la plupart des « îlots de fraicheur » et ensuite de les « renforcer ».
La seule bonne nouvelle dans cette affaire, c’est que ce programme n’est pour l’instant qu’un « avant-projet ». Même s’il a déjà été voté par la Métropole, il reste encore un an et demi avant le début annoncé des travaux, autant de temps pour essayer de mettre la pression sur le Symbhi pour qu’il revoie à la baisse ses projets destructeurs ou qu’il les abandonne. À ce propos, une réunion publique sur les travaux est annoncée le 8 octobre à 18h30 à la mairie de Fontaine.
Comment croire qu’il n’y ait pas d’autre solution, face au risque d’inondation, que l’ « #arasement » de ce qui constitue aujourd’hui les seuls endroits encore sauvages dans notre cuvette en béton ? Allons-nous vraiment supporter la vue, pendant cinq ans, des bulldozers du Symbhi écrasant à l’ancienne les îles du Drac, ses forêts, ses bras morts, et toutes les bestioles qui y font leur vie ?
Si la raison principale du projet est la protection de l’agglo face au risque de « #crue_bicentennale », n’y a-t-il vraiment pas d’autre option à envisager que ce désastre écologique à 86 millions d’euros ?
Le débit du Drac, faut-il le rappeler, est entièrement asservi par EDF et ses quatre grands lacs de barrages en amont de Grenoble : le #Sautet (1 077 millions de m3), #Saint-Pierre-Cognet (28 millions de m3), #Monteynard (275 millions de m3) et #Notre-Dame-de-Commiers (34 millions de m3). Sur les affluents du Drac, il y a aussi les grands lacs de barrage présents sur la #Romanche (le #Chambon) ou l’#Eau_d’Olle (#Grand’Maison). Serait-il délirant d’imaginer fermer les bonnes vannes au bon moment (en cas d’épisode hydrologique faisant redouter une « crue bicentennale »), pour faire monter de quelques mètres le niveau des retenues afin de « lisser » la crue, comme ils disent ? Et si cela implique, une fois par siècle, une production d’#électricité dégradée pendant quelques jours, des pertes d’argent sur le « marché de l’énergie », voire des coupures d’électricité ciblées, on pourrait arriver à s’en remettre, non ?
Dans la « déclaration d’intention », on apprend qu’un autre scénario « reposait sur une intervention minimale visant à préserver l’état actuel du lit du Drac, notamment en conservant les bancs végétalisés. Il comprenait le confortement et la sécurisation des ouvrages de protection contre les inondations ainsi que des solutions de gestion des excédents sédimentaires. » Si ce scénario n’a pas été retenu, c’est parce qu’il ne « permettait pas l’abaissement des lignes d’eau en crue de contribuer au déficit sédimentaire au sein de la réserve naturelle des Isles du Drac et il n’apportait qu’une faible contribution à la biodiversité, impliquant des compensations hors site ». Ce charabia difficilement compréhensible affirme néanmoins que pour le risque d’inondation, on peut ne pas raser le Drakistan même si les technocrates écrivent que laisser ces espaces naturels n’apporterait « qu’une faible contribution à la biodiversité » (!). Si ce scénario n’a pas été choisi, c’est uniquement pour résoudre les problèmes de « déficit sédimentaire » causés par les barrages. Encore et toujours, la rivière est considérée pour les seuls intérêts de la « houille blanche ».
Ce nouvel épisode à venir du saccage du Drac devrait donc d’abord inciter à réfléchir sur le véritable bilan de la « houille blanche » et d’un siècle d’électrification [1]. Avec le centenaire de « l’exposition internationale de la houille blanche », la mairie de Grenoble, comme toutes les institutions locales, préfère célébrer sans retenue cette pseudo « énergie verte » qui a en réalité contribué à saccager l’environnement.
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Le « #collectif_des_gens_qui_ont_chaud » prié d’aller se rhabiller (pour l’instant)
86 millions d’euros de travaux, mais rien de prévu pour permettre la #baignade dans ces millions de mètres cubes d’eau dévalant depuis les montagnes. Cet été, le « collectif des gens qui ont chaud » a organisé deux #baignades_sauvages dans le Drac (voir photo page 28) afin de « montrer que la baignade dans les lieux naturels est possible et mettre le débat sur la place publique ». Une initiative qui a entraîné des arrêtés municipaux de la part des maires de Fontaine et Seyssinet-Pariset pour « interdire la baignade » et même un tweet de la préfète de l’Isère afin d’inciter à « privilégier les zones réglementées pour vous baigner en toute sécurité » et de déconseiller la baignade « dans ce cours d’eau particulièrement instable dont la variation de débit peut fluctuer très vite ». Pour les autorités, même après plusieurs étés caniculaires, il n’est toujours pas envisageable que les 400 000 habitants de la cuvette puissent profiter de la fraîcheur des cours d’eau qui la traversent... Si 181 réunions et 86 millions d’euros ne prévoient rien pour la baignade, c’est que sur cette rivière comme sur les autres, c’est la fameuse « houille blanche » qui dicte sa loi. On reviendra sur la baignade dans un prochain numéro.
▻https://lepostillon.org/Faire-barrage-aux-travaux-du-Drac.html
Nuovo rapporto “Don’t Bank on the Bomb”: in aumento le istituzioni finanziarie che investono nei produttori di armi nucleari
▻https://www.assopacepalestina.org/2026/04/25/nuovo-rapporto-dont-bank-on-the-bomb-in-aumento-le-istituzioni-fi
di Rete Pace e Disarmo, Rete Pace e Disarmo, 24 Aprile 2026. La nuova edizione del Rapporto “Don’t Bank on the Bomb” (promosso da ICAN e PAX e pubblicato ogni anno dal 2014 e dal titolo “Investing in the Arms Race”) mostra che 301 istituzioni finanziarie nel mondo hanno una significativa esposizione finanziaria verso aziende coinvolte nella produzione di ... Leggi tutto
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“Le banche italiane consegnano agli archivi un’annata stellare, con #profitti che hanno superato con slancio i 30 miliardi di euro. Brindano gli azionisti che si preparano a incassare 26,5 miliardi, grazie ai risultati centrati nell’intero 2025 dai soli istituti di credito quotati in Piazza Affari. I manager si aspettavano di poter gratificare i soci, tanto […]
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Il populismo finanziario del governo nasconde le manovre di potere sulle #banche.
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C’è da chiedersi se e quanto la tassa sulle banche stia colpendo la rendita bancaria oppure stia solo spostando risorse dentro lo stesso equilibrio di potere .La legge di bilancio 2026 prevede l’ aumento temporaneo IRAP per banche e assicurazioni, limitazioni a taluni crediti d’imposta e meccanismi per sbloccare le riserve create come alternativa al […]
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Manovra di bilancio 2026: la destra italiana continua con le politiche di austerità
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è stata approvata la bozza di manovra economica da parte del #governo_meloni. Con Roberto Ciccarelli de ilmanifestoProviamo ad analizzare le principali misure sbandierate a livello mediatico dall’esecutivo – come il contributo di #banche e assicurazione che sembrebbe volontario e la de-fiscalizzazione dei #salari che si risolverebbe in residuale aumento degli stipendi. Inoltre abbiamo approfondito […]
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Armi. Verso un export sempre più opaco
▻https://radioblackout.org/2025/02/armi-verso-un-export-sempre-piu-opaco
La legge 185/90 che pone alcuni limiti all’esportazione di armi ai paesi in guerra ed impone una certa trasparenza sulle transazioni e sulle banche, rischia di scomparire definitivamente. Dopo dieci mesi di pausa, che avevano fatto pensare ad un insabbiamento, l’iter parlamentare della nuova legge voluta da Draghi e volentieri ereditata da Meloni, è ripreso […]
#L'informazione_di_Blackout #banche_armate #export_di_armi #legge_185/90
▻https://cdn.radioblackout.org/wp-content/uploads/2025/02/2025-02-25-legge-185-90-tombola.mp3
Comprende la fabrique urbaine de l’#indésirabilité
–—
Ajouté à la métaliste sur le mobilier anti-urbain :
►https://seenthis.net/messages/732278
#Cartographie_collaborative du mobilier urbain hostile : organiser une collecte de groupe
Certain-es appellent cela un “mapathon”, d’autres une “sortie de terrain” : récolter en groupe des données géolocalisées, les traiter rapidement, les ajouter à une base de données collective puis en faire des cartes simples est une manière efficace et motivante d’initier certains publics à la cartographie. L’idée est la suivante : amener des néophytes, dans le cadre d’un projet de groupe, à réaliser une carte en passant par toutes les étapes, de la collecte des données géolocalisées à l’édition de la carte, en passant par la création, la gestion de la base de données et le traitement des données dans un logiciel de SIG.
C’est ce qu’ont fait, par exemple, les élèves géographes de 1ère année à l’ENS de Lyon sur les inscriptions et affiches murales dans le centre de Lyon (▻https://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/a-la-une/carte-a-la-une/epicollect).
D’autres exemples existent, comme ces cartes réalisées autour de projets menés à l’UPEC, pour lesquels les relevés de terrain ont été réalisés en partie par des cohortes d’étudiant-es de L1 géographie dans le cadre d’un cours d’initiation à la cartographie, coordonné par Juliette Morel.
https://betonplumes.hypotheses.org/files/2025/02/Carte_Enora-354x500.jpg
https://betonplumes.hypotheses.org/files/2025/02/Carte_UPEC2-500x475.jpg Dans le cadre du projet de recherche sur la fabrique urbaine de l’indésirabilité, financé par la Défenseure des droits, nous avons créé une application de cartographie collaborative, visant à recenser le mobilier urbain dissuasif, hostile ou révélant des usages et usager-es indésirables (j’en parle ici). Je vous propose ici un tutoriel pour réaliser quelques cartes simples à partir de relevés de terrain sur le mobilier dissuasif, par exemple dans le cadre d’un module d’initiation à la cartographie de terrain. Ce tutoriel s’adresse aux enseignant-es du secondaires comme du supérieur, ainsi qu’aux collectifs militants qui souhaiteraient nous aider.
Le recensement des dispositifs anti-indésirables peut se faire directement sur la carte en ligne, depuis chez soi, via l’onglet “Ajouter un élément”. Toutefois, il est possible, dans le cadre d’une sortie de terrain avec des élèves ou étudiant-es, ou simplement par envie de participer à la complétion de la carte en groupe constitué, de récolter les données “en masse” et en groupe, depuis son téléphone portable. Nous proposons pour cela d’utiliser l’application Epicollect5, développée par des chercheurs-ses de l’université de Cambridge et spécialement adaptée à la collecte de données géolocalisées sur le terrain. Les relevés du groupe, réalisés grâce aux smartphones sur le terrain, peuvent être exportés dans un fichier au format CSV ou JSON, puis importés dans un SIG pour réaliser des cartes à partir des données récoltées par le groupe. Vous pouvez ensuite nous envoyer le fichier pour que l’on ajoute les données que votre groupe a récoltées à la carte générale.
1. Créer un groupe Epicollect5
Après avoir créé un compte sur le site Epicollect5, il vous faudra créer un projet en cliquant sur “Create Project” en haut. Ensuite, il faudra prendre le temps de recopier le formulaire qui vous permettra de récolter des données compatibles avec les catégories de notre carte collaborative (catégorisation du mobilier, photo, géolocalisation, etc.). Voici le questionnaire :
https://betonplumes.hypotheses.org/files/2025/02/EpicollectTypo-500x238.png
https://betonplumes.hypotheses.org/files/2025/02/EpicollectTypo2-500x281.png Pour ne pas faire d’erreur et pour ne pas perdre de temps à recopier le formulaire catégorie par catégorie, nous disposons aussi d’un groupe “témoin” qu’il est possible de cloner et sur lequel nous pouvons vous donner les droits d’administration. Pour cela, il suffit de m’écrire (milan.bonte@univ-lille.fr) et de me donner le nom et l’adresse mail associés à votre profil Epicollect. Vous deviendrez ainsi administrateur-rice d’un groupe muni d’un formulaire déjà opérationnel.
Si vous ne travaillez pas en groupe mais que vous souhaitez utiliser Epicollect5 au quotidien, plutôt que l’interface de la carte collaborative, vous pouvez également m’écrire pour rejoindre un groupe pré-existant.
2. Relever des dispositifs
Une fois que votre groupe est créé et muni de son formulaire, vous pouvez sortir référencer des dispositifs. Il faut télécharger l’application Epicollect5 sur son téléphone, puis chaque contributeur-rice doit rejoindre le groupe que vous avez créé. Une fois sur le groupe, vous pouvez référencer les dispositifs que vous croisez sur le terrain en cliquant sur “Ajouter une entrée”. Le formulaire permet d’ajouter la localisation du téléphone et de prendre une photo, directement via l’application. Après avoir référencé des dispositifs, il faut bien synchroniser ses données et ses photos (petit nuage en haut à droite) pour qu’elles soient partagées avec les autres membres du projet.
Vous pouvez utiliser un groupe Epicollect5 dans le cadre d’une sortie de terrain, pour collecter collectivement des données géolocalisées. Vous pouvez aussi rejoindre l’un des groupes associés au projet pour collecter des dispositifs au cours de vos déplacements quotidiens : c’est ce que nous faisons au sein du Collectif de Recherche sur l’Indésirabilité, qui porte le projet. L’application Epicollect5 est spécifiquement adaptée aux relevés de terrain.
3. Exporter le fichier
Une fois les relevés effectués, vous pouvez exporter vos données en format CSV ou JSON. Il suffit de se connecter à votre compte Epicollect5 sur un ordinateur, de cliquer sur “View Data” pour afficher le tableur contenant les données, puis sur “Download” pour le télécharger.
Cela vous permet de télécharger un fichier CSV dans lequel sont contenues l’ensemble des données récoltées, ainsi que les photos, la latitude et la longitude de chaque dispositif. Voilà ce que ça donne :
Voici, si besoin, un tuto pour importer un fichier CSV dans Excel. Notez que cette étape vous permet de visualiser votre fichier mais n’est pas nécessaire pour la suite.
Une fois que vous avez ce fichier, n’oubliez pas de nous l’envoyer pour que nous puissions ajouter vos contributions à la carte générale !
De votre côté, vous pouvez l’utiliser pour faire quelques cartes, si vous le souhaitez, avec votre groupe (par exemple, dans le cadre d’un module d’initiation à la cartographie ou aux relevés de terrain).
4. Importer les données dans QGis pour réaliser quelques cartes
Pour importer le fichier CSV dans QGis, vous ouvrez le gestionnaire des sources de données (ci-dessous), puis choisissez l’onglet “Texte délimité”.
Vous choisissez ensuite votre fichier, indiquez que les informations sont séparées grâce à des virgules, avec encodage UTF8 (vous pouvez vérifier que l’aperçu de la table en bas de la fenêtre se charge bien avec des colonnes bien séparées les unes des autres). Vous indiquez la variable contenant la latitude, la longitude, puis importez votre fichier.
Pour vous aider à vous repérer dans l’espace, vous pouvez utiliser un fond Open Street Map. J’aime bien les afficher en nuances de gris pour bien mettre en lumière les figurés ponctuels par-dessus (menu Propriétés > Symbologie).
Vous pouvez ensuite décider de représenter l’un ou l’autre des types de dispositif grâce à des sélections attributaires – par exemple, seulement les assises, ou encore seulement les dispositifs manquants ou disparus (absence de bancs, suppression de bancs, etc.). Vous pouvez également classer les dispositifs par type et leur assigner une forme ou une couleur en fonction (sélections et symbologie).
Si vous faites des relevés de grande ampleur dans une ville ou un quartier, vous pouvez aussi les compter par entité administrative (Vecteur > Compter les points dans les polygones). Cela rajoute un champ correspondant au nombre de dispositifs dans chaque entité administrative, ce qui vous permet d’en cartographier, par exemple, la densité en aplats de couleurs, ou simplement le nombre en cercles proportionnels.
N’oubliez-pas de nous envoyer votre fichier CSV pour que vos relevés de terrain soient ajoutés à la carte collaborative ! Nous vous en remercions beaucoup par avance : la légitimité de ce projet repose principalement sur le nombre et la densité des collaborations.
Vous pouvez m’écrire (milan.bonte@univ-lille.fr) ou contacter le CRI (Collectif de Recherche sur l’Indésirabilité – projetDDDindesirabilite@proton.me) pour toute question, remarque ou besoin de support.
Bonne collecte !
#unicredit- BPM LA FORESTA PIETRIFICATA SI MUOVE .
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Unicredit -BPM la saga continua.
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Il governo stretto tra l’agenda Draghi e i bisogni della media impresa cari ai leghisti
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I più importanti giornali del monto finanziario internazionale e di conseguenza il mainstream sono stati scossi ieri dalla notizia dell’opa lanciata da Unicredit per acquisire Banco BPM, banca molto importante nel settore del credito per le imprese di Lombardia e Veneto ma che tocca anche Piemonte ed Emilia Romagna. I consiglieri di BPM si sono […]
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