• Chaîne humaine à Dhaka pour réclamer le paiement des primes de l’Aïd et des salaires impayés des travailleurs et travailleuses de l’industrie textile

    Hier, le NGWF a organisé une chaîne humaine devant le Club national de la presse à Dhaka pour réclamer le paiement en temps voulu des primes de l’Aïd et des salaires impayés des travailleurs et travailleuses de l’industrie textile. À la suite de cette chaîne humaine, un rassemblement de travailleurs et travailleuses a défilé dans les quartiers de la Haute Cour et de Topkhana Road pour se terminer à l’intersection de Paltan.

    L’initiative était présidée par le président du NGWF, Amirul Haque Amin, et animée par le secrétaire général du NGWF, Rafiqul Islam.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/08/29/le-boom-de-la-confection-au-bangladesh-les-travailleurs-restent-enchaines/#comment-72564

    #bangladesh

  • #Bangladesh dopo le rivolte studentesche alle #elezioni vincono i nazionalisti
    https://radioblackout.org/2026/02/bangladesh-dopo-le-rivolte-studentesche-alle-elezioni-vincono-i-nazio

    Il Partito Nazionalista del Bangladesh (BNP) di #TARIQUE_RAHMAN ha vinto le prime elezioni legislative che si sono svolte dopo la destituzione della prima ministra Sheikh Hasina avvenuta nell’estate del 2024 a causa delle grandi proteste antigovernative guidate dagli studenti e studentesse universitari. Tarique Rahman, che molto probabilmente sarà il nuovo primo ministro, è il […]

    #L'informazione_di_Blackout #BNP
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/02/MIAVALDI-BANGLADESH.mp3

  • Le Parlement européen autorise le #transfert de demandeurs d’asile vers des #pays_tiers

    Une modification législative approuvée par le Parlement européen permettra aux États membres de l’UE d’envoyer des demandeurs d’asile dans des « pays tiers sûrs ».

    Le Parlement européen a approuvé mardi une modification législative qui permettra aux demandeurs d’asile arrivant dans l’Union européenne d’être transférés vers des « pays tiers sûrs », avant que leur demande ne soit traitée.

    La modification du concept de « pays tiers sûr », incluse dans le règlement relatif à la procédure d’asile, supprime l’exigence d’un lien entre un demandeur et un pays de transfert, ce qui permet aux autorités nationales de transférer des personnes vers des États où elles ne se sont jamais rendues.

    Cela ouvre la voie à un accord entre les États de l’UE et les gouvernements étrangers acceptant des migrants d’Europe en échange d’argent, similaire à un programme que le précédent gouvernement britannique avait mis en place avec le Rwanda.

    La Cour suprême du Royaume-Uni avait bloqué le projet avant que le gouvernement actuel ne l’abandonne complètement.

    Désormais, le règlement de l’UE stipule que les demandeurs d’asile peuvent être transférés vers pratiquement n’importe quel pays du monde, à condition qu’il existe un accord ou un arrangement avec un État de l’UE et que le pays soit considéré comme « sûr », ce qui signifie qu’une personne demandant une protection internationale y sera traitée conformément aux « normes internationales ».

    Les garanties comprennent la protection des demandeurs d’asile contre les persécutions et les atteintes graves, le respect du principe de non-refoulement, la possibilité de bénéficier d’une protection effective en vertu de la convention de Genève sur les réfugiés et l’accès à un système d’asile opérationnel, avec des permis d’études et de travail accordés en plus des droits de séjour.

    Cette nouvelle disposition ne s’appliquera pas aux mineurs non accompagnés, dont les demandes d’asile continueront d’être traitées par les pays européens ou par les pays avec lesquels ils ont un lien ou par lesquels ils ont transité.

    _"Ce vote permettra aux Etats membres de l’U_E d’utiliser la coopération avec les pays tiers d’une manière différente", a déclaré l’eurodéputée allemande Lena Düpont, rapporteur du dossier, affirmant que le changement est conforme au droit international et évitera que les demandes d’asile ne soient traitées par le système d’asile des pays européens pendant une longue période.
    Le Parlement divisé

    La modification a été approuvée par le Parlement européen par 396 voix pour, 226 voix contre et 30 abstentions.

    Le Parti populaire européen (PPE) s’est associé aux Conservateurs européens (ECR) de droite et aux Patriotes pour l’Europe (PfE) et à l’Europe des nations souveraines (ESN) d’extrême droite pour faire passer le projet de loi. De l’autre côté, les Socialistes et Démocrates (S&D) et Renew Europe ont voté majoritairement contre, avec plusieurs défections.

    Le vote a donc divisé l’alliance parlementaire qui soutient la Commission d’Ursula von der Leyen, un schéma qui s’est reproduit dans presque tous les dossiers liés à l’immigration au cours de cette session législative.

    Certains eurodéputés de gauche et libéraux ont même déclaré une « prise de position minoritaire » qui considère le nouveau concept de pays tiers sûr « particulièrement problématique », affirmant que l’élimination du critère de connexion créerait « un risque d’instrumentalisation par les pays tiers ».

    « Tout pays qui veut de l’argent serait prêt à accepter ce type d’accord ou d’arrangement [avec les Etats de l’UE]. Nous avons déjà vu ce qui se passe lorsque ces pays tiers veulent plus d’argent. Ils font chanter l’Europe », a déclaré l’eurodéputée S&D Cecilia Strada à Euronews.

    Elle a affirmé que ce changement législatif n’était pas une bonne idée, non seulement pour les droits fondamentaux des demandeurs d’asile, mais aussi pour nos démocraties.

    Des préoccupations similaires ont été exprimées par des organisations de la société civile. Le Conseil européen pour les réfugiés et les exilés (ECRE) estime que les possibilités pour les demandeurs d’asile d’accéder à une protection adéquate dans les pays tiers sont discutables et que la nouvelle législation accroît les risques pour les groupes vulnérables, tels que les survivants de violences et les personnes LGBTQ+.

    L’ECRE a également critiqué la suppression de l’effet suspensif automatique des recours prévue dans le nouveau règlement, estimant que cela pourrait conduire à des transferts de personnes hors de l’UE avant même qu’un tribunal ait examiné si la loi a été correctement appliquée ou non.

    Mardi, le Parlement a également approuvé la première liste européenne de « pays d’origine sûrs » aux fins de l’asile. Cette liste comprend le Bangladesh, la Colombie, l’Egypte, l’Inde, le Kosovo, le Maroc et la Tunisie, ainsi que tous les pays candidats à l’UE, à l’exception de l’Ukraine.

    Le concept de « pays d’origine sûr » est différent de celui de « pays tiers sûr », mais il vise également à accélérer la procédure d’asile en Europe.

    En vertu de la législation européenne, les demandes des migrants ressortissants de l’un des États désignés comme « pays d’origine sûrs » seront examinées dans le cadre de procédures accélérées.

    https://fr.euronews.com/my-europe/2026/02/10/lue-va-transferer-les-demandeurs-dasile-hors-de-ses-frontieres

    #pays-tiers #renvois #pays-tiers_sûrs #migrations #réfugiés #externalisation #UE #EU #union_européenne

    ping @karine4

    • Egitto, Tunisia, #Bangladesh: le contraddizioni della lista Ue dei «paesi sicuri»

      Il Parlamento europeo ha approvato la lista dei «paesi d’origine sicuri»: le richieste d’asilo di chi proviene da questi paesi verranno trattate più rapidamente, con la possibilità di detenzione e espulsione immediata. Eppure gli stessi documenti dell’Unione riconoscono rischi per la sicurezza e violazioni dei diritti umani

      Bangladesh, Colombia, Egitto, India, Kosovo, Marocco e Tunisia: sono i sette Stati che l’Unione europea ha designato come “paesi d’origine sicuri”, secondo la lista proposta dalla Commissione e approvata oggi dal Parlamento con 408 voti a favore, 184 contrari e 60 astensioni. Chi proviene da questi paesi e chiede asilo in uno Stato membro vedrà la propria domanda esaminata secondo una procedura accelerata, potrà essere detenuto in appositi centri di trattenimento e epulso con più facilità e rapidità.

      Secondo il regolamento che stabilisce le condizioni, approvato nel maggio del 2024 come parte del nuovo Patto europeo migrazione e asilo, “un paese terzo può essere designato paese di origine sicuro soltanto se, sulla base della situazione giuridica, dell’applicazione della legge all’interno di un sistema democratico e della situazione politica generale, si può dimostrare che non ci sono persecuzioni, né alcun rischio reale di danno grave”. Eppure, per alcuni dei sette Stati della lista, documenti prodotti dalla stessa Unione europea e report di organizzazioni internazionali su cui la Commissione dice di basarsi sembrano dire il contrario.
      Egitto: arresti arbitrari e torture

      Per quanto riguarda l’Egitto, è la stessa Commissione europea a dichiarare, nel memorandum che accompagna la proposta di designazione come paese sicuro, che “i problemi relativi ai diritti umani restano significativi, specialmente quelli legati alla tutela delle libertà fondamentali, il buon governo e lo Stato di diritto”. In particolare, si segnala che “i difensori dei diritti umani, gli attivisti e gli oppositori politici possono essere soggetti ad arresti arbitrari e torture” e si riscontrano discriminazioni su base religiosa. La Commissione riconosce i passi avanti compiuti dal punto di vista normativo e istituzionale, pur sottolineando che “è necessaria un’attuazione efficace”.

      Le Nazioni Unite hanno più volta denunciato violazioni dei diritti umani, soprattutto arresti e detenzioni arbitrarie, sparizioni forzate e torture, come quelle subite da Giulio Regeni. Nel dicembre 2024, il Comitato Onu per la protezione dei diritti dei lavoratori migranti ha espresso preoccupazioni per “l’aumento segnalato delle retate nelle comunità di migranti, con impennate di arresti, detenzioni arbitrarie e espulsioni collettive”.
      Tunisia: difensori dei diritti e migranti nel mirino

      La Tunisia affronta una fase di torsione autoritaria e limitazione delle libertà civili dal luglio del 2021, quando il presidente Kais Saied ha rimosso il primo ministro e sospeso il parlamento per poi riscrivere la Costituzione. È seguita un’ondata repressiva che ha colpito oppositori politici, giudici, attivisti e migranti subsahariani, questi ultimi oggetto di rastrellamenti e violenze. Lo scorso 27 novembre, il Parlamento europeo ha approvato a larghissima maggioranza una mozione che condanna la detenzione dell’avvocata Sonia Dahmani, poi liberata, come anche “il numero crescente di detenzioni arbitrarie, persecuzioni di matrice politica e limitazioni delle libertà”. Il testo chiede inoltre alle istituzioni Ue di esprimere “profonda preoccupazione per il deterioramento dei diritti umani in Tunisia”.

      A certificare le violazioni è stato anche il Comitato delle Nazioni Unite per l’eliminazione della discriminazione razziale, che in una relazione dello scorso dicembre ha deunciato “la sospensione delle organizzazioni diritti umani che difendono le minoranze, particolarmente i tunisini neri, richiedenti asilo e rifugiati” e “i crescenti casi di intimidazione, sorveglianza, vessazioni, rappresaglie e arresti arbitrari nei confronti di difensori dei diritti umani, membri della società civile, attivisti, avvocati e giornalisti”. Il Comitato cita inoltre “l’espulsione collettiva di oltre 11mila migranti e richiedenti asilo subsahariani verso l’Algeria e la Libia, che hanno causato morti e feriti”. Nel documento che giustifica la designazione della Tunisia come “paese d’origine sicuro”, la Commissione europea riconosce gli “atti di repressione”, che però, sostiene, “non raggiungono una portata tale da configurare una situazione sistematica su larga scala”.

      Bangladesh

      Il Bangladesh sta tentando faticosamente di uscire da anni di autoritarismo: giovedì 12 febbraio si terranno le prime elezioni politiche dopo le proteste dell’estate del 2024, guidate dagli studenti e represse nel sangue, che avevano portato alle dimissioni e alla fuga della prima ministra Sheikh Hasina. Se le violazioni dei diritti umani sotto il suo regime sono state ampiamente documentate, non sono cessate neanche sotto il nuovo governo ad interim guidato dal premio Nobel per la pace Muhammad Yunus.

      A dirlo è una relazione della stessa Agenzia dell’Unione europea per l’asilo (Euaa), pubblicata lo scorso agosto: “Secondo diverse fonti, le forze di sicurezza stanno replicando gli abusi perpetrati dal precedente governo, con arresti e detenzioni arbitrarie ripetute nei confronti di personalità politiche e giornalisti ritenuti affiliati alla Lega Awami (il partito di Hasina, ndr)”. Si parla anche di “segnalazioni continue di uccisioni extragiudiziali, decessi durante la detenzione e torture”. La stessa Commissione europea, nel documento che giustifica la designazione come Paese d’origine sicuro, ammette che “la transizione da un sistema repressivo caratterizzato da frequenti abusi dei diritti umani è ancora in corso”. Eppure, conclude che “in generale, la popolazione del Bangladesh non è soggetta a persecuzioni o a rischi reali di gravi danni”.

      Colombia

      “La situazione della Colombia rimane complessa, con una crisi umanitaria acuta e multidimensionale causata dall’espansione territoriale di attori armati non statali, dai crescenti effetti dei disastri climatici, dall’aggravarsi delle vulnerabilità socio-economiche e dalle esigenze di integrazione di oltre un milione di rifugiati e migranti venezuelani”. Ad affermarlo è una relazione dell’Agenzia dell’Unione europea per l’asilo dello scorso dicembre, che segnala “un forte aumento della violenza legata ai conflitti armati interni” nella prima metà del 2025, con quasi “1,45 milioni di persone colpite, oltre il quadruplo rispetto allo stesso periodo del 2024”.

      Riprendendo informazioni delle Nazioni unite e di ong locali e internazionali, il documento riporta frequenti casi di “sfollamento forzato, espropriazione di terra, restrizione della libertà di movimento, omicidi, minacce, reclutamento forzato, uso di mine antiuomo, sparizioni, rapimenti ed estorsioni”. A questo si aggiunge il “problema diffuso” della tratta di esseri umani all’interno del paese o verso l’estero, “in particolare l’Europa”. Per la Commissione Von der Leyen, però, “il rischio reale di persecuzione e gravi danni appare concentrato in aree rurali e regioni circoscritte della Colombia”. Il Paese può quindi essere ritenuto “sicuro”, con la richiesta che “le autorità competenti degli Stati membri valutino attentamente se i richiedenti possono stabilirsi in quella parte del paese senza timori di essere perseguitati o abbiano accesso a una protezione efficace”.

      India

      Per l’India, l’Agenzia dell’Unione europea per l’asilo non ha pubblicato alcuna relazione. Human Rights Watch, fonte ritenuta credibile perché citata frequentemente in altri documenti, afferma però che il paese sta “scivolando verso l’autoritarismo”. L’ultimo report annuale dell’ong racconta che “le autorità hanno respinto illegalmente centinaia di musulmani e rifugiati rohingya (minoranza etnico-linguistica perseguitata, ndr) verso il Bangladesh senza regolare processo, tra cui alcuni cittadini indiani, sostenendo che fossero ‘immigrati clandestini’, e demolito oltre 10mila strutture ritenute occupate da loro”.

      Si riporta poi un episodio dello scorso maggio, quando le autorità indiane hanno costretto una quarantina di rifugiati rohingya su una nave per poi gettarli in mare al largo delle coste birmane. Il relatore speciale delle Nazioni Unite per i diritti umani in Myanmar l’ha definito un “atto inaccettabile e incosciente”, che mostra “palese disprezzo per la vita e la sicurezza di coloro che necessitano di protezione internazionale”. Si citano inoltre segnalazioni di “torture, uccisioni extragiudiziali e decessi in carcere o sotto la custodia della polizia”.

      https://lavialibera.it/it-schede-2560-egitto_tunisia_bangladesh_paesi_sicuri_ue_contraddizioni_
      #Egypte #Tunisie #Inde #Colombie #Kosovo #Maroc

  • Les mouvements féministes au point mort et la situation politique actuelle au Bangladesh

    La sociologue Samina Luthfa explique comment les femmes se retrouvent coincées entre un gouvernement intérimaire incapable de les protéger et un conservatisme islamiste croissant qui menace leurs libertés.

    En octobre 2024, deux mois après la « révolution de la mousson » au Bangladesh qui a renversé la Première ministre Sheikh Hasina et le gouvernement de la Ligue Awami, quatre experts des questions de genre ont publié une tribune dans le journal bangladais Prothom Alo consacrée aux femmes à la tête du mouvement. Elles y affirmaient que ces femmes avaient été rendues invisibles dans les projets et les débats autour de la reconstruction du Bangladesh.

    Au cours des mois qui ont suivi la destitution de Hasina et la formation d’un gouvernement intérimaire, le Bangladesh a assisté à une résurgence des partis islamiques, en particulier le Jamaat-e-Islami, sur la scène politique du pays. Cette situation a suscité des inquiétudes, car ces partis pourraient tenter d’imposer des restrictions à la participation des femmes à la vie publique. En février, par exemple, un groupe appelé Islami Andolan Bangladesh a organisé un rassemblement de protestation à Rangpur, dans le nord du pays, contre un match de football féminin, l’estimant contraire aux principes islamiques. La police a annulé l’événement et demandé aux équipes de rentrer chez elles pour leur propre sécurité.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/02/03/les-mouvements-feministes-au-point-mort-et-la-

    #feminisme #bangladesh

  • L’Italia sostiene il piano della #Libia per costruire 70 nuovi centri per i rimpatri volontari
    https://irpimedia.irpi.eu/centri-rimpatri-libia

    È quanto si legge in una mozione della maggioranza approvata il 16 ottobre. Il «coordinatore regionale» del progetto sui rimpatri volontari è un poliziotto italiano, Vincenzo Tagliaferri. La Libia, intanto, ha cominciato anche a fare rimpatri forzati L’articolo L’Italia sostiene il piano della Libia per costruire 70 nuovi centri per i rimpatri volontari proviene da IrpiMedia.

    #Diritti #Migrazioni

    • L’Italia sostiene il piano della Libia per costruire 70 nuovi centri per i rimpatri volontari

      È quanto si legge in una mozione della maggioranza approvata il 16 ottobre. Il «coordinatore regionale» del progetto sui rimpatri volontari è un poliziotto italiano, #Vincenzo_Tagliaferri. La Libia, intanto, ha cominciato anche a fare rimpatri forzati

      Esiste un progetto per la realizzazione in Libia di «70 centri di accoglienza (con la collaborazione e presenza di Oim [Organizzazione mondiale delle migrazioni, ndr] e Unhcr [Alto commissariato Onu per i rifugiati, ndr])». Hanno lo scopo di rinforzare la rete dei rimpatri volontari assistiti dalla Libia ai Paesi d’origine. Ne fanno menzione i deputati della maggioranza in una mozione approvata alla Camera il 15 ottobre sulla quale il governo ha espresso parere positivo.

      In breve

      – Un gruppo di deputati della maggioranza ha citato il piano per realizzare 70 centri per i rimpatri in Libia in una mozione approvata dal parlamento e dal governo. Sarebbe già stato discusso anche con il ministro Piantedosi. Il responsabile per il Viminale del piano per i rimpatri volontari dei migranti dalla Libia sarebbe Vincenzo Tagliaferri, poliziotto che da anni lavora con le guardie di frontiera del Paese
      - Nessuno degli attori internazionali, o istituzionali in Italia, ha risposto alle nostre domande su un progetto che ha delle criticità rispetto ai diritti umani. L’Onu ha sostenuto più volte che esiste il rischio che i rimpatri dalla Libia, finanziati con soldi italiani, non siano “volontari”
      – Il piano dei rimpatri volontari è una priorità per Tripoli. Il ministero dell’Interno libico sostiene che ci siano oltre tre milioni di migranti in Libia. Il progetto ha il pieno appoggio anche della missione Ue in Libia
      – I rimpatri volontari nel 2025 saranno 16mila. Da ottobre, Tripoli ha anche lanciato un programma per i rimpatri forzati. In tre mesi, sono stati rimpatriati in Nigeria, Niger, Egitto e Bangladesh in tutto oltre 2.900 persone
      – Nel 2025 si chiude anche Sibmmil, il programma cominciato nel 2017 che ha potenziato il controllo delle frontiere terrestri e marittime. Nel 2026 verrà lanciata una nuova iniziativa concentrata sui confini di terra

      Il ministro dell’Interno Matteo Piantedosi, secondo quanto ha detto in aula uno dei firmatari, il deputato leghista Igor Iezzi, «ha iniziato a ragionare con le autorità libiche sulla costituzione dei 70 centri di accoglienza dentro i quali ci saranno proprio le organizzazioni internazionali» quando è stato in visita a Tripoli a luglio 2025. In una conferenza stampa tenuta il 2 dicembre dal ministro dell’Interno libico Imad Trabelsi, un delegato delle Nazioni Unite ha parlato di un recente progetto cominciato dalla Libia per realizzare «return centers», cioè «centri per il rimpatrio».

      Chi segue il dossier in Libia per conto del Viminale è il dirigente superiore della polizia Vincenzo Tagliaferri, che sui social media del ministero dell’Interno libico è indicato come «coordinatore regionale per il progetto di rimpatrio volontario assistito». Una carica mai apparsa sui giornali italiani, così come mai prima d’ora si era parlato del progetto per i 70 nuovi centri.

      Tagliaferri è un uomo di comprovata esperienza: nel 2010 la testata Polizia moderna ne parlava come esperto di immigrazione irregolare di stanza a Tripoli. In tempi più recenti, dal 2016 al 2020, Tagliaferri è stato capo di Eubam Libya, la missione europea che aiuta le autorità libiche a sigillare le loro frontiere.

      L’Organizzazione internazionale delle migrazioni (Oim) ha spiegato a IrpiMedia di non conoscere gli sviluppi del progetto di costruzione dei 70 centri. L’Unhcr, invece, non ha risposto alle domande. La prima firmataria della mozione Sara Kelany, responsabile immigrazione di Fratelli d’Italia, non ha risposto alle richieste di intervista inviate via email, per messaggio e per telefono. Nessuna risposta nemmeno dalla delegazione europea in Libia, guidata dall’ambasciatore italiano Nicola Orlando.

      IrpiMedia avrebbe voluto chiedere chiarimenti soprattutto in merito alla gestione di questi centri, che da quello che si deduce sarebbero sotto la responsabilità delle agenzie delle Nazioni Unite. Storicamente, però, l’Onu ha difficoltà ad accedere alle strutture dove si trovano i migranti.

      L’ultimo caso è segnalato nel report 2024 del Gruppo di esperti delle Nazioni Unite sulla Libia: «A luglio 2024 – si legge – gruppi armati gestivano sei centri di detenzione non ufficiali, in cui si stima siano detenute arbitrariamente oltre tremila persone e ai quali le Nazioni Unite non hanno accesso». Secondo l’ong Refugees in Libya, l’Unhcr avrebbe ovunque un accesso limitato o nullo, soprattutto nelle strutture che si trovano nel sud-est del Paese.

      Rimpatri volontari oppure no?

      I rimpatri volontari assistiti sono viaggi operati dall’Oim e promossi dall’Unhcr che permettono a un migrante di rientrare volontariamente nel proprio Paese d’origine. Dal 2015 Oim ha fatto rientrare dalla Libia oltre 100mila persone, anche grazie al contributo del governo italiano. L’ultimo piano è stato siglato nel 2024, quando il ministero degli Affari esteri italiano ha finanziato per la Libia un programma biennale dal valore 7 milioni di euro, di cui 2,4 milioni sono dedicati al reinserimento dei «migranti bloccati e vulnerabili» nelle loro comunità di origine.

      La volontarietà di questi rimpatri è stata però messa in dubbio da diverse ong – la campagna Voluntary Humanitarian Refusal, di cui fa parte Asgi, chiede la sospensione dei finanziamenti – e dai relatori speciali delle Nazioni Unite che hanno firmato insieme al Gruppo di lavoro sulla detenzione arbitraria un richiamo indirizzato all’Italia ad aprile 2025. Lettere simili erano già state inviate al nostro governo nel 2017 e nel 2024.

      Secondo i relatori speciali i dati sui voli di rimpatrio volontario «indicano che donne, bambini, vittime di tratta e persone con vulnerabilità mediche sono stati rimpatriati direttamente dai centri di detenzione libici senza che fossero garantite loro le adeguate e dovute garanzie procedurali», trasformando potenzialmente le operazioni in espulsioni di massa.

      Aggiungono che «il 43% dei “beneficiari” del loro programma nel 2023 era in detenzione al momento della loro identificazione e quasi il 7% era vittima di tratta». In una riunione di uno dei gruppo di lavoro europei sulla gestione delle frontiere avvenuta a febbraio 2024, di cui IrpiMedia ha ottenuto una copia, la stessa Oim parla di 9.370 rimpatri volontari effettuati in Libia, di cui il 63% di migranti che si trovavano in centri di detenzione.

      A luglio 2025 la Farnesina ha risposto al richiamo dei relatori Onu specificando che i voli di rimpatrio volontario dalla Libia rientrano in una procedura umanitaria, definita in inglese Voluntary humanitarian return, Vhr.

      Hanno quindi standard diversi dei voli di rimpatrio assistito, la cui sigla inglese è Avrr. E ha scaricato la responsabilità di come si effettuano i voli finanziati dall’Italia sull’Oim: «L’Oim Libia – si legge nella risposta italiana – è responsabile dell’attuazione del programma Vhr, che offre assistenza rapida, sicura, dignitosa e salvavita per il rimpatrio ai migranti presenti in contesti operativi e di sicurezza particolarmente complessi, dove non risulta possibile implementare il programma standard Avrr». Di conseguenza, secondo l’Italia, non c’è alcun caso di costrizione dei migranti a partire.

      Cosa dice il resto della mozione

      Approvata il 15 ottobre 2025 alla Camera con 153 voti favorevoli, 112 contrari e 9 astenuti, la mozione della maggioranza che cita i «centri d’accoglienza» finalizzati al rimpatrio chiede che il governo prosegua nella «strategia nazionale di contrasto ai trafficanti di immigrati e di prevenzione delle partenze dalla Libia, fondata sul Memorandum del 2017». È all’interno di questo accordo che l’Italia, dal 2017, collabora con la Libia per la gestione delle frontiere e dei flussi migratori.

      Oim e Unhcr sono definiti «cruciali attori» che sono stati «coinvolti nella cosiddetta Cabina di regia quadrilaterale dei ministri dell’interno di Italia, Libia, Tunisia e Algeria lanciata dal Ministro Piantedosi, d’intesa con il ministro Tajani, per favorire lo sviluppo di un programma di rimpatri volontari assistiti». Il primo incontro della Cabina di regia è avvenuto nel 2024, anno in cui, annunciando i numeri sugli sbarchi, Piantedosi dichiarava: «Stiamo coordinando azioni finalizzate a presidiare più efficacemente le frontiere nell’area del Sahel e sviluppare progettualità per aumentare i rimpatri volontari assistiti grazie al lavoro di una cabina di regia e alla collaborazione con l’Oim e l’Unhcr». Una settimana prima dell’ultimo incontro tra i quattro ministri dell’interno, avvenuto ad aprile 2025 a Napoli, Viminale e Farnesina hanno stanziato per i rimpatri da Algeria, Tunisia e Libia 20 milioni di euro divisi in una prima tranche per formare funzionari capaci di gestire le pratiche nei Paesi coinvolti e una seconda per realizzare 3.300 voli.

      Oltre alla Cabina di regia, la mozione cita «un nuovo esercizio di supporto che coinvolge, oltreché le autorità libiche anche quelle di Turchia e Qatar, già riunitesi nell’ambito di uno specifico gruppo tecnico di lavoro». Non è chiaro cosa sia questo «nuovo esercizio di supporto» ma di certo Turchia e Qatar sono impegnate nel sostegno della Libia, anche sul piano dei rimpatri. Soprattutto il Qatar: sui media libici già nel 2019 si scriveva di un fondo da 20 milioni di dollari per il rimpatrio di «migranti illegali» dalla Libia realizzato dal Paese del Golfo su impulso dell’Unione africana. In quel caso non si specificava se il rimpatrio fosse volontario o no.

      Il ministro dell’Interno libico Imad Trabelsi il 2 dicembre 2025 ha convocato una conferenza stampa per illustrare gli ultimi risultati della Libia nel contrasto alla migrazione irregolare. Oltre ai rimpatri volontari – 16mila previsti entro la fine del 2025, 16.207 erano stati anche nel 2024 mentre erano stati 9.369 nel 2023 – la Libia da ottobre ha avviato il Programma nazionale per il rimpatrio forzato dei migranti irregolari. Funziona grazie a una collaborazione bilaterale tra la Libia e quattro Paesi di provenienza dei migranti: Egitto, Niger, Nigeria e Bangladesh. In tutto, riportano i dati del Programma, finora sono stati rimpatriati 2.908 migranti, 131 egiziani, 904 nigeriani, 928 bangladesi e 945 nigerini.

      Cosa sappiamo dei progetti per i rimpatri dalla Libia

      «Ho elogiato le recenti misure adottate dalla Libia per facilitare il rimpatrio volontario dei migranti nei loro paesi di origine, in coordinamento con le rispettive ambasciate, e ho ribadito la disponibilità dell’Unione Europea ad approfondire la cooperazione nella gestione delle frontiere terrestri e nella lotta alle reti di tratta di esseri umani». Parola dell’ambasciatore Nicola Orlando, via X, a seguito dell’incontro del 23 novembre 2025 con il presidente del Consiglio di Tripoli Abdul Hamid Debaiba.

      Cinque giorni dopo, sempre su X, l’ambasciatore Orlando annunciava da Roma «un nuovo programma di punta finanziato dall’Ue, a livello transnazionale, che si basa sul lavoro della Missione Tecnica sulla gestione delle migrazioni e delle frontiere basata sui diritti».

      Intervenuto alla conferenza stampa organizzata dal ministro Trabelsi di inizio dicembre, Orlando ha sottolineato l’apprezzamento per i miglioramenti nella relazione tra Unione europea e Libia, in particolare dal 2024, e ha sottolineato la disponibilità europea ad impegnarsi ancora di più per sostenere i rimpatri volontari assistiti. «Sicuramente – ha aggiunto – non intendiamo stabilire migranti in Libia. Questo va contro la volontà della Libia e dell’Unione europea».

      Il rapporto ha mostrato che circa l’84% dei migranti in Libia sono giovani di età inferiore ai trent’anni e che la maggior parte di loro sono uomini non sposati, mentre la percentuale di donne non supera l’1% e la maggior parte di loro è entrata attraverso il Sudan.

      L’altro aiuto alla Libia: il progetto Sibmmil

      L’ambasciatore Orlando ha poi parlato anche dei risultati del progetto Sibmmil (Support to integrated border management in Libya), il cui scopo è addestrare la guardia costiera libica, fornire nuove imbarcazioni, riparare le esistenti e fornire l’equipaggiamento necessario a migliorare le operazioni Sar nel Mediterraneo, inclusa la realizzazione del Centro di coordinamento marittimo per le operazioni di salvataggio (Mrcc in inglese). I fondi per il programma sono stati elargiti dal Fondo fiduciario europeo per l’Africa (Eutf), per un totale di 59 milioni di euro. Sibmmil, di cui l’Italia è stata capofila, è iniziato nel 2017 e si chiuderà con la fine del 2025. Orlando ha annunciato un nuovo progetto per gennaio 2026, che si focalizzerà sulle frontiere terrestri.

      Le ultime infrastrutture realizzate da Sibmmil sono state due centri per l’addestramento dei guardacoste libici, uno inaugurato il 13 novembre 2025 a Tripoli e un altro nel 2024 a Sabratha. Altri finanziamenti stanziati nel 2025 riguardano corsi di formazione per la polizia libica e l’incontro del comitato di indirizzo di Sibmmil.

      L’ambasciatore Ue Orlando ha ribadito più volte che la guardia costiera libica e la General administration for coastal security (Gacs), le componenti militare e civile preposte al pattugliamento delle frontiere marittime beneficiarie di Sibmmil, «contribuiscono a salvare migranti in mare». Questo punto è però molto controverso. Una delle motovedette classe Corrubia fornite da Sibmmil il 24 agosto e il 26 settembre 2025 ha aperto il fuoco ad altezza uomo contro le imbarcazioni Ocean Vikings e Sea Watch-5, rispettivamente operate dalle ong Sos Méditerranée e Sea Watch, che erano impegnate in attività di salvataggio. Questi due attacchi sono stati particolarmente violenti e rappresentano un nuovo livello di conflittualità della guardia costiera libica nei confronti delle ong internazionali.

      Di certo, con Sibmmil, è aumentato il numero di migranti intercettati in mare dalle forze libiche: oltre 25mila nel 2025 (erano stati 21.700 nel 2024 e 17mila nel 2023). Nel 2024 è morto un migrante ogni 73 tra coloro che hanno cercato di attraversare il Mediterraneo centrale. Negli anni precedenti il dato era migliore: uno ogni 90 nel 2023 e uno ogni 116 nel 2022.

      #IOM #OIM #Libye #migrations #réfugiés #Italie #externalisation #return_hub #Vincenzo_Tagliaferri #renvois #expulsions #retours_volontaires #motion #Nigeria #Niger #Egypte #Bangladesh #Sibmmil #Matteo_Piantedosi #centres_de_retour #Imad_Trabelsi #Eubam_Libya #Voluntary_humanitarian_return (Vhr) #Avrr #Cabina_di_regia #financement #aide_financière

  • Monothéisme, certitude et persécution des Bauls au Bangladesh

    Les islamistes du Bangladesh ont intensifié leurs attaques contre les bauls et les soufis, tandis que le gouvernement intérimaire reste passif. Nous devons réexaminer nos concepts de tolérance et de monothéisme.

    Une purge culturelle est en cours au Bangladesh. Les mystiques soufis, les artistes et les pratiquants bauls, qui incarnent plus que tout autre groupe l’héritage spirituel du Bengale, sont victimes d’attaques ciblées. Comme si les harangues, les menaces et les insultes ne suffisaient pas, elles et ils sont désormais agressé·es, humilié·es et déraciné·es de leurs lieux de culte spirituels disséminés à travers le pays. Les sanctuaires soufis, les Baul Akhras, sont profanés, vandalisés et pillés, et des centaines de spectacles culturels ont été annulés depuis l’année dernière.

    Les iconoclastes islamistes autoproclamés qui mènent ces attaques, qui appartenaient autrefois à des groupes marginaux, prétendent défendre l’unicité de Dieu. Cependant, le fait que leur campagne sème une discorde sociale généralisée, ce que la société musulmane dominante abhorre, ne les préoccupe pas, pas plus que la dignité humaine de leurs victimes.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/04/monotheisme-certitude-et-persecution-des-bauls

    #bangladesh

  • Bangladesh. La crise climatique amplifie la discrimination à l’égard des agent·e·s « invisibles » du secteur de l’assainissement

    Les autorités bangladaises doivent remédier de toute urgence à leur incapacité à défendre les droits des agent·e·s du secteur de l’assainissement, qui sont confrontés à une marginalisation économique et à une discrimination profondément enracinée fondée sur le genre et la caste, ces vulnérabilités qui ne faisant que s’aggraver dans le contexte d’une crise climatique mondiale largement due à la combustion de combustibles fossiles, déclare Amnesty International dans un nouveau rapport.

    Intitulé Abandonnées dans la tourmente : le combat pour l’eau et la dignité des femmes dalits travaillant dans le secteur de l’assainissement, ce rapport présente des informations sur les obstacles considérables auxquels sont confrontées les femmes dalits travaillant dans le secteur de l’assainissement dans les districts de Khulna et Satkhira, sur la côte sud-ouest du Bangladesh, pour accéder à l’eau potable et à des installations sanitaires adéquates, ainsi que sur leur vulnérabilité et leur exclusion des programmes d’aide liés au changement climatique. Il montre également que ces travailleuses sont largement invisibles dans les politiques gouvernementales sur le changement climatique, l’eau et l’assainissement en raison de leur caste, de leur genre et de leur profession, alors qu’elles comptent parmi les personnes les plus concernées par ces politiques.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/11/09/bangladesh-la-crise-climatique-amplifie-la-dis

    #international #bangladesh

  • Beyond the Apocalypse - How visions of #catastrophe shape the ‘climate solutions’ imposed by aid agencies | #Amitav_Ghosh
    https://www.equator.org/articles/beyond-the-apocalypse

    This pattern, in which interventions spearheaded by foreign officials and experts end up by compounding problems on the ground, has repeated itself over and over again in coastal Bengal. Of these, none has been more destructive than the introduction of prawn and shrimp farming.

    The idea that shrimp farming might be a good way for farmers to earn some extra money was first suggested by Western experts in the 1960s, and the initiative was taken up enthusiastically by USAID 20 years later. Initially intended as an income-generation plan, in recent decades shrimp farming has also been strongly advocated by experts and aid agencies as a ‘climate solution’. The thinking behind it, as explained to Dewan by a Western development professional, was this: “Climate change is a fact. [All of] #Bangladesh will become saline; it is inevitable. Bangladesh should accept this and focus on cultivating saline-tolerant species such as tiger prawn…

    [...] But the ethnographic record makes it amply evident that the large-scale adoption of shrimp farming has caused an ecological and social disaster in the Bengal delta, blighting once-fertile land and further impoverishing the poor and landless.

    [...] Irony of ironies: people who are forced out of their villages because of shrimp farming are often classified as ‘climate migrants’ by aid agencies and bureaucrats, despite the fact that their displacement is the result not of global warming itself, but rather of #climate solutions advocated by credentialed experts. In effect, this is a process, as Paprocki notes, of “anticipatory ruination”, intended to ward off the possible harms of the future by causing actual harm in the present day.

    #adaptation #agriculture

  • IndustriALL appelle le gouvernement du Bangladesh à faire respecter la CHK

    Compte tenu des incidents qui continuent de se produire sur ses chantiers de démolition navale, IndustriALL appelle le gouvernement du Bangladesh à faire respecter intégralement la Convention de Hong Kong (CHK) au sein de tous ses chantiers de démolition navale et à adopter des mesures contraignantes qui rendent ce secteur sûr, équitable et durable.

    Au cours de la première semaine de septembre, deux travailleurs ont été gravement blessés dans deux incidents distincts survenus sur des chantiers de démolition navale au Bangladesh. Par la suite, le 16 septembre, un incendie s’est déclaré au sein du chantier de démolition navale Ziri Subedar à Chattogram alors qu’au moins seize travailleurs de l’équipe chargée de l’évacuation des huiles et carburants travaillaient à l’intérieur de la salle des machines. Huit travailleurs ont subi de graves brûlures, dont quatre seraient dans un état critique.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/01/18/il-nous-faut-definir-clairement-ce-que-nous-entendons-par-un-bangladesh-sans-discrimination/#comment-69358

    #international #bangladesh

  • Shuddhashar FreeVoice : Éditorial du n°44 : Jeunesse – 1er août 2025

    Il y a un an ce mois-ci, le Bangladesh a connu le plus grand mouvement de protestation étudiante de son histoire. Après la répression violente du gouvernement, qui a fait des centaines de mort·es et d’innombrables blessé·es, les manifestations se sont transformées en une campagne massive contre le gouvernement et pour la démocratie. Les étudiant·es et les citoyen·nes ordinaires issu·es de différents secteurs de la société se sont uni·es contre un régime répressif et, le 5 août 2025, elles et ils ont réussi à le renverser. Ce numéro consacré à la jeunesse s’inspire du courage et de l’activisme de ces étudiant·es. Nous nous tournons vers différents pays et régions pour explorer la manière dont les jeunes réfléchissent, s’organisent et imaginent l’avenir face à des crises mondiales complexes.

    La jeunesse est généralement considérée comme une période d’exploration, un moment pour créer, expérimenter, faire des erreurs, apprendre et tracer de nouvelles voies. C’est aussi une période façonnée par les opportunités et les contraintes du contexte social, politique et géopolitique de chacun·e. Malgré les profondes inégalités façonnées par les frontières nationales et les systèmes économiques, la génération actuelle est confrontée à de nombreux défis communs : une réaction (un retour de bâton) mondial très inquiétant contre les droits humains durement acquis, la montée des régimes autoritaires et l’escalade des crises liées au changement climatique et à l’ethnonationalisme. Les jeunes héritent d’un monde dans lequel l’avenir semble plus instable et incertain que jamais.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/09/14/shuddhashar-freevoice-editorial-du-n44-jeuness

    #international #bangladesh

  • Bangladesh : le procès Hasina démarre

    Un an après la fuite de l’ancienne Première ministre Sheikh Hasina du Bangladesh, son procès pour crimes contre l’humanité s’est ouvert devant le Tribunal des crimes internationaux du Bangladesh (ICT). Elle est accusée d’avoir violemment réprimé des manifestations antigouvernementales, qui ont fait « plus de 1.400 morts ».

    https://www.justiceinfo.net/fr/149165-bangladesh-proces-hasina-demarre.html?mc_cid=c3a22b925f

    #international #bangladesh

  • Le boom de la confection au Bangladesh, les travailleurs restent enchaînés

    Il y a déjà plus d’un an que le régime autoritaire de Sheikh Hasina est tombé au Bangladesh. Derrière l’image d’un soulèvement conduit par les étudiants et la jeunesse, des dizaines de milliers de travailleurs et de travailleuses se sont eux aussi levés pour la démocratie. Mais leurs voix, leurs sacrifices, leur colère restent largement étouffés. Où en sont-ils aujourd’hui ?
    Au centre de l’économie bangladaise bat le cœur de l’industrie du prêt-à-porter : première source de devises du pays, elle repose presque entièrement sur la sueur et l’exploitation des femmes. Le Bangladesh est devenu le deuxième exportateur mondial de vêtements, juste derrière la Chine. T-shirts, pantalons, pulls, vestes : la production s’écoule vers les marchés des États-Unis, de l’Union européenne (Allemagne, Royaume-Uni, Espagne) et du Canada. En 2024, ce secteur a fourni à lui seul près de 84 % des revenus d’exportation du pays.
    Quatre millions d’ouvrières et d’ouvriers y sont employés — dont plus de 80% de femmes. Pour donner chair à cette réalité, Alternative Viewpoint a rencontré Lovely Yesmin, présidente de la Fédération des travailleurs du prêt-à-porter. Entrée à l’usine à douze ans comme enfant exploitée, elle témoigne aujourd’hui, en tant que dirigeante syndicale, de la vie précaire des ouvrières, des crises qui secouent l’industrie et de l’avenir incertain des luttes sociales au Bangladesh. – Réd.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/08/29/le-boom-de-la-confection-au-bangladesh-les-tra

    #international #bangladesh

  • Un appel urgent à une aide humanitaire pour 100 familles d’agriculteur.es frappées par les inondations dans le nord du Bangladesh

    Chers amis et sympathisants,

    En août 2025, le nord du Bangladesh (Rajshahi, Pabna, Lalmonirhat, Kurigram, Rangpur, Gaibandha et Nilphamari) a été dévasté par de graves inondations. Ces inondations ont été provoquées par les fortes pluies de mousson qui se sont abattues sur le Bangladesh et sur les régions indiennes en amont, combinées au débordement des rivières qui traversent la frontière, ce qui a entraîné des inondations généralisées. Plus de 100 000 personnes ont été touchées, avec des milliers de familles bloquées, des récoltes détruites, des maisons endommagées, des écoles fermées et des infrastructures essentielles perturbées. Les enfants, les personnes âgées, les femmes et les personnes handicapées sont extrêmement vulnérables. De nombreuses familles n’ont pas accès à des aliments sains, à de l’eau potable et à des abris.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/08/27/bangladesh-un-appel-urgent-pour-les-victimes-des-inondations/#comment-68567

    #international #bangladesh

  • Bangladesh : « Nous, les femmes, avons mené les manifestations, mais aujourd’hui encore, nos droits sont ignorés »

    Un an s’est écoulé depuis que, le 5 août 2024, la Première ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, a démissionné et s’est enfuie en Inde au plus fort d’une révolte étudiante qui a vu la plus grande participation féminine de l’histoire du pays.

    Les étudiant·es manifestaient depuis plus d’un mois pour mettre fin au système de quotas qui réservait un tiers des emplois gouvernementaux à des groupes spécifiques de la société, notamment aux proches des vétérans de la guerre d’indépendance de 1971 contre le Pakistan. Selon les manifestant·es, il s’agissait d’une faveur que la Première ministre accordait à celles et ceux qui la soutenaient, privant de fait de nombreuses et nombreux étudiants diplômés d’un emploi et les laissant au chômage. Les manifestations ont éclaté dans un contexte de corruption et de capitalisme clientéliste qui ont dévasté le système financier du Bangladesh.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/08/13/bangladesh-nous-les-femmes-avons-mene-les-mani

    #international #bangladesh

  • Expulsions vers l’Afghanistan, #centres_de_retour pour migrants... comment l’Union européenne veut durcir sa politique migratoire

    Sous l’impulsion de la nouvelle présidence danoise, l’Union européenne veut muscler sa politique migratoire en ouvrant un cadre légal aux « #hubs_de_retour » dans des pays tiers, et en facilitant les #expulsions de #déboutés du droit d’asile, y compris en Afghanistan et en #Syrie. Une politique qui s’inscrit dans la lignée du nouveau pacte asile et immigration.

    « Le système d’asile européen doit être réformé », a déclaré le commissaire européen aux Affaires intérieures et aux migrations, #Magnus_Brunner, le 22 juillet dernier, lors conseil informel de l’UE dédié aux affaires intérieures, à Copenhague.

    Lors de ce sommet, qui réunissait les ministres de l’Intérieur européens, la présidence danoise du Conseil a mis l’accent sur la volonté de durcir la politique migratoire européenne, notamment en améliorant la directive « retour » de 2008, puisque seuls 20 % des étrangers sommés de quitter le territoire quittent effectivement l’Union européenne (UE). L’UE veut aussi réviser « le concept de pays tiers sûr et la liste des pays d’origine sûrs », a résumé Magnus Brunner sur X.

    En avril, la commission européenne a notamment proposé de classer sept pays - le Bangladesh, la Colombie, l’Égypte, l’Inde, le Kosovo, le Maroc et la Tunisie - comme « pays d’origine sûrs », facilitant le rejet accéléré des demandes d’asile jugées infondées.
    Vers des centres de retours sur le modèle italien ?

    De son côté, le ministre de l’Intérieur italien Matteo Piantedosi fait la promotion des centres de retours pour migrants en Albanie. Ces derniers « sont un modèle pour l’UE, nous sommes convaincus que nous allons dans la bonne direction ».

    Sous la pression de plusieurs pays membres, la Commission européenne avait annoncé en mars qu’elle était favorable à la création d’un cadre légal pour les « hubs de retour » en dehors de ses frontières.

    « Nous voulons créer la possibilité de renvoyer les migrants dans des pays voisins proches de leur pays d’origine » lorsque ce dernier refuse de reprendre ses ressortissants, a appuyé le chancelier allemand Friedrich Merz, lors d’une conférence de presse le 18 juillet.

    Seul le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a exprimé « de sérieuses réserves politiques, juridiques et économiques » sur ce projet.

    Dans un rapport publié la semaine dernière, l’ONG Action Aid et l’Université de Bari ont calculé que le centre de retour italien à Gädjer, en Albanie, a déjà coûté 114 000 € par jour pour la détention de 20 personnes entre mi-octobre et fin décembre 2024. C’est « l’instrument le plus coûteux, le plus inhumain et le plus inefficace de l’histoire des politiques migratoires italiennes », estiment les deux organisations, ajoutant que les centres de rétention pour demandeurs d’asile sur le territoire italien sont loin d’être remplis.
    Faciliter les retours vers l’Afghanistan et la Syrie

    Début juillet, la Première ministre danoise et issue de la gauche, Mette Frederiksen, avait donné le ton en plaidant pour le renforcement des frontières extérieures de l’Europe et pour l’externalisation des demandes d’asile.

    Sous l’impulsion de l’Italie, de l’Allemagne ou encore de l’Autriche, plusieurs États européens veulent aussi permettre le renvoi de déboutés du droit d’asile afghans et syriens dans leur pays d’origine, malgré le retour des talibans dans le premier et la fragilité de la situation politique dans le second.

    Début juillet, l’Autriche a ainsi expulsé un condamné vers la Syrie, une première dans l’UE après la chute du régime d’Assad. Quelques semaines plus tard, c’est l’Allemagne qui a expulsé un groupe de criminels condamnés vers l’Afghanistan. Il s’agit de la première expulsion de ce type depuis 2024 et de la première sous le gouvernement du chancelier Friedrich Merz. L’initiative a aussitôt été dénoncée par l’ONU, qui a demandé « l’arrêt immédiat du renvoi forcé de tous les réfugiés et demandeurs d’asile afghans ».

    Réunis le 18 juillet à Zugspitze, dans les Alpes bavaroises, plusieurs ministres de l’Intérieur européens conservateurs, dont Bruno Retailleau, ont signé une déclaration appelant à généraliser ces expulsions : « Il s’agit là d’étapes extrêmement importantes vers une politique d’asile crédible en Europe, si nous pouvons également renvoyer les criminels dans leur pays d’origine », a notamment déclaré le ministre autrichien de l’Intérieur Gerhard Karner.

    Une position qui va pourtant à l’encontre de la politique de la Commission européenne qui considérait encore cet hiver, au même titre que l’ONU, que les conditions nécessaires à des retours sûrs en Syrie n’étaient pas réunies.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/66054/expulsions-vers-lafghanistan-centres-de-retour-pour-migrants-comment-l
    #UE #EU #Union_européenne #Afghanistan #expulsions #durcissement #politique_migratoire #directive_retour #pays-tiers_sûrs #pays_d'origine_sûrs #Bangladesh #Colombie #Egypte #Inde #Kosovo #Maroc #Tunisie #réfugiés_afghans #réfugiés_syriens

    ping @reka @karine4

  • Riconosciuta la protezione speciale per povertà inemendabile in Bangladesh
    https://www.meltingpot.org/2025/07/riconosciuta-la-protezione-speciale-per-poverta-inemendabile-in-banglade

    Il Tribunale di Roma riconosce la protezione speciale a un cittadino del Bangladesh che aveva rinunciato in corso di giudizio alle protezioni superiori. La parte più interessante della pronuncia riguarda il riconoscimento della protezione a causa della povertà inemendabile cui il ricorrente e la famiglia andrebbero incontro in caso di rimpatrio. Il Tribunale afferma infatti che: “Nel caso di specie è, dunque, evidente come il ricorrente stia compiendo numerosi sforzi per potersi integrare compiutamente nel nostro territorio, dove egli sta ricostruendo la sua intera esistenza ed un eventuale rimpatrio costituirebbe uno sconvolgimento radicale della sua vita privata, trasferendolo in una (...)

  • Bangladesh – un appel au respect, à la mobilisation et à gagner des droits, à l’occasion de la journée historique de la rébellion des Santals

    Aujourd’hui, 30 juin, est le jour historique de la rébellion des Santals. Ce jour-là, en 1855, des milliers d’hommes et de femmes de la nation santale se sont soulevés contre le colonialisme britannique, l’exploitation des propriétaires terriens et des usuriers, sous la direction de Sidhu, Kanu, Chand et Bhairav.

    Cette rébellion était plus qu’un acte de résistance, c’était un sacrifice pour préserver la liberté, l’honneur et l’existence de leur propre peuple.

    Environ 25 000 hommes et femmes santals sont tombé.e.s en martyr.es lors de cette rébellion. Les forces britanniques et les propriétaires terriens les ont brutalement massacrés. Bien que les Britanniques aient réprimé cette rébellion, la lumière du sacrifice et de la lutte de la nation santale brille toujours dans l’histoire de tous les peuples opprimés.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/07/18/bangladesh-un-appel-au-respect-a-la-mobilisati

    #international #bangladesh

  • Appel urgent (Bangladesh) : Soutenez les victimes des inondations à Feni –
    Votre aide est nécessaire IMMÉDIATEMENT !

    Les inondations soudaines qui ont frappé début juillet ont causé des ravages considérables dans les communautés de Fulgazi, Parshuram et Chhagalnaiya Upazilas, laissant derrière elles un paysage dévasté.

    Chers amis, fidèles donatrices et donateurs et à toutes les personnes de bonne volonté,

    Au moment où vous lisez ces lignes, des milliers de familles du district de Feni, au Bangladesh, luttent désespérément pour leur survie. Les inondations soudaines qui ont frappé début juillet ont ravagé les communautés de Fulgazi, Parshuram et Chhagalnaiya Upazilas, laissant derrière elles un paysage dévasté.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/08/27/bangladesh-un-appel-urgent-pour-les-victimes-des-inondations/#comment-67987

    #international #bangladesh

  • La Libye, dernière escale avant l’Europe pour les migrants du Bangladesh
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/06/11/la-libye-derniere-escale-avant-l-europe-pour-les-migrants-du-bangladesh_6612

    La Libye, dernière escale avant l’Europe pour les migrants du Bangladesh
    Par Mustapha Kessous
    Bangladesh-Libye-Italie. Ce trajet, long de près de 8 000 km, est aujourd’hui l’itinéraire le plus emprunté par les migrants bangladais souhaitant rallier l’Europe. Du 1er janvier au 9 juin, sur les 57 222 exilés arrivés sur le Vieux Continent – principalement par voie maritime (bassin méditerranéen et océan Atlantique) –, 5 840 personnes sont originaires de ce pays d’Asie du Sud, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), faisant d’elles le premier contingent de migrants clandestins à entrer en Europe.
    Ces ressortissants bangladais débarquent sur les côtes italiennes, à Lampedusa ou à Naples, après avoir transité par la Libye. Au premier semestre 2025, ils représentent 37 % des 22 734 migrants partis de ce pays d’Afrique du Nord, loin devant les Erythréens (1 748) et les Pakistanais (1 705). Comme en 2024 : sur les 66 617 arrivées en Italie, 14 284 personnes, soit environ 21 %, venaient de ce pays lointain.« Il ne s’agit pas d’un flux [migratoire] nouveau, mais il prend de l’importance d’année en année », précise Flavio Di Giacomo, un porte-parole de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les Bangladais représentaient 14,5 % des arrivées en Italie en 2022, autour de 12 % en 2020 et en 2021, seulement 3,3 % en 2015.
    La raison de ce périple compliqué est simple : si les conditions de vie imposées aux migrants en Libye sont souvent inhumaines, « il est très facile de se rendre là-bas. Un visa touriste ou un permis de travail suffit », relate Shahanur Islam, président de The Justice Makers Bangladesh in France, une association basée en banlieue parisienne qui documente les violations des droits de migrants bangladais et les accompagne dans leurs démarches juridiques et administratives.
    « Dans les faits, la Libye est facilement accessible. Ce ne sont pas des visas mais des papiers ou des passeurs qu’on achète. Rien ne semble dissuader d’aller en Libye », ajoute Didier Leschi, directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). « Les gens partent aussi à cause de la misère et de la récente crise politique », explique par ailleurs Shahanur Islam.
    En août 2024, le régime de la première ministre Sheikh Hasina – critiquée pour sa dérive autocratique – a été renversé, après quinze ans passés au pouvoir, par un mouvement d’étudiants, confrontés au chômage de masse. Dix-huit millions de Bangladais âgés de 15 à 24 ans sont sans emploi. « Partir est donc une solution et tout un système existe pour quitter le pays », souligne le juriste.
    Les autorités du Bangladesh encouragent depuis des années la migration de sa main-d’œuvre pour soutenir la croissance de ce pays de 171 millions d’habitants. Selon l’OIM, chaque année, quelque 500 000 personnes partent travailler à l’étranger, notamment dans le golfe Persique. Plus de 11 millions de Bangladais résident hors de leurs frontières et les fonds envoyés par cette diaspora sont conséquents pour l’économie nationale. En 2023, les transferts d’argent s’élevaient à près de 22 milliards de dollars (19 milliards d’euros), soit 5 % du PIB national, selon la Banque mondiale.
    Ce « système » s’appuie sur un réseau d’agences de recrutement, dont plus de 1 700 opèrent au Bangladesh, certaines de manière officieuse. « C’est alors que tout commence », indique Shahanur Islam. Des intermédiaires, appelés dalals – courtiers en bengali –, recrutent des candidats au départ pour ces agences. « Ils promettent un bon travail dans le bâtiment ou dans le nettoyage et de s’occuper des démarches administratives », précise-t-il. « Un réseau de passeurs sophistiqué les aide à obtenir des visas et des billets d’avion », ajoute Chris Borowski, porte-parole de l’agence européenne des frontières, Frontex.
    Il en coûtera entre 3 000 et 4 500 euros aux candidats au voyage pour se rendre en Libye, qui pour financer leur départ « doivent vendre leurs biens ou contracter des prêts qui deviennent excessifs, les menant à une situation de servitude pour dettes [une forme de travail forcé assimilée à de l’esclavage] », notait Felipe Gonzalez Morales, alors rapporteur spécial des Nations unies sur les droits humains des migrants, après sa visite effectuée au Bangladesh en janvier 2023.
    C’est donc par avion, souvent avec une escale en Turquie ou aux Emirats arabes unis, que ceux-ci rejoignent la Libye, où les réseaux de passeurs prospèrent notamment du fait de la rivalité entre deux autorités concurrentes. L’une basée à Tripoli, reconnue par l’ONU, et l’autre à Benghazi, dans l’est du pays, sous l’égide du maréchal Khalifa Haftar. Dans un rapport publié le 3 juin, Frontex s’inquiète ainsi que « la Libye orientale demeure un carrefour essentiel pour les migrants » et que « l’aéroport Benina de Benghazi y joue un rôle crucial ».
    Selon Adala for All, une ONG basée en France, qui promeut l’accès à la justice et les droits humains en Afrique du Nord, Berniq Airways, compagnie liée au clan Haftar, faciliterait l’entrée des migrants bangladais en Libye grâce à une liaison aérienne Dubaï- Benghazi, ouverte depuis avril 2024. « A leur arrivée, ces migrants se voient accorder des visas d’entrée », précise l’organisation.
    Mais une fois sur place, nombre d’entre eux ne trouvent pas le travail qu’ils attendaient. Certains migrants sont enlevés, torturés puis rançonnés par des policiers, des militaires ou des groupes armés, et contraints d’appeler leurs proches pour leur demander de l’argent en échange de leur libération, comme a pu le rapporter l’ONG Human Rights Watch (HRW). Une fois relâchés, il faut trouver un travail, de l’argent pour payer la traversée de la Méditerranée qui peut coûter jusqu’à 4 000 euros. Selon l’OIM, en 2024, un peu plus de 21 000 Bangladais, âgés de 20 à 39 ans, sur les quelque 800 000 migrants, vivaient en Libye.
    « Il y a une particularité complexe avec les migrants bangladais : tous ne veulent pas venir en Europe, soutient Flavio Di Giacomo. Beaucoup auraient préféré rester travailler en Libye, mais la façon dont ils sont traités les pousse à traverser la Méditerranée. » Ce constat rejoint celui de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) qui, après une mission au Bangladesh en 2023, notait : « La frontière entre migration légale et illégale est floue et, du fait de la prévalence de la corruption et de la vulnérabilité des candidats au départ, un parcours migratoire à l’origine légal peut facilement basculer dans l’illégal, voire dans l’exploitation. »
    A leur arrivée en Italie, les Bangladais cherchent à s’y établir ou se dirigent en France pour obtenir l’asile, constituant ainsi la deuxième nationalité la plus représentée parmi les demandeurs. En 2023, sur les 8 568 dossiers présentés à l’Ofpra, 520 ont obtenu le statut de réfugié. « Malgré les dangers, ils continueront à partir », répète le juriste Shahanur Islam. Par la Libye ou ailleurs. « On commence à voir des Bangladais traverser l’Atlantique, rien de massif, quelques centaines, relate Chris Borowski, de Frontex. Les réseaux sont capables d’organiser des voyages jusqu’aux Canaries. »

    #Covid-19#migrant#migration#libye#bangladesh#routemigratoire#migrationirreguliere#trafic#sante#asile

  • Bangladesh : Conférence sur l’agriculture et la réforme agraire

    Aujourd’hui, 29 mai 2025, une conférence sur l’agriculture et la réforme agraire s’est tenue à la salle Jahur Hossain Chowdhury du Club national de la presse à Dhaka.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/05/30/declaration-de-la-mmf-bangladesh/#comment-67336

    #international #bangladesh

  • Meghna Alam : reine de beauté et militante sociale au Bangladesh

    Les engagements de Meghna Alam et la bataille juridique à laquelle elle fait face, présentés par son père Badrul Alam, qui appelle à la solidarité.

    Enfance et entrée dans le monde des concours de beauté

    Meghna Alam est originaire du Bangladesh, où elle a commencé sa carrière de mannequin, gagnant en popularité grâce à son élégance, son charme et son engagement. Elle s’est lancée dans le monde très compétitif des concours de beauté afin de représenter son pays sur la scène internationale.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/05/30/declaration-de-la-mmf-bangladesh/#comment-67333

    #international #bangladesh

  • Bangladesh : Journée internationale de commémoration des luttes des travailleurs

    Aujourd’hui, le 1er mai 2025, la Bangladesh Sangjukto Building and Wood Workers Federation [Fédération des travailleurs du bâtiment et du bois du Bangladesh] (BSBWWF) a organisé une réunion-débat pour commémorer le grand 1er mai, Journée internationale de la solidarité des travailleurs, dans ses locaux de Dhaka. Présidée par le président par intérim de la BSBWWF, le camarade Badrul Alam, la réunion a été animée par le secrétaire général de la BSBWWF, AKM Shadul Alam Faruq, et le coordinateur du Progotisheel Krishok Sangram Parishad, Sultan Ahmed Biswas, entre autres.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/01/18/il-nous-faut-definir-clairement-ce-que-nous-entendons-par-un-bangladesh-sans-discrimination/#comment-67332

    #international #bangladesh

  • Déclaration de la MMF Bangladesh

    La violence à l’égard des femmes est souvent qualifiée de violence fondée sur le genre. En juillet 2024, le Bangladesh a connu un intense mouvement de réforme des quotas, au cours duquel le gouvernement a dû démissionner. Par la suite, la situation s’est aggravée et les femmes ont été confrontées à la violence, ce qui a affecté leurs déplacements réguliers et leurs revenus. Elles souffrent donc d’une crise financière de la sécurité sociale. L’activisme fondamentaliste s’est aggravé de jour en jour. Ils s’opposent aux femmes. Le groupe fondamentaliste veut contrôler le corps et la vie des femmes.

    Une commission de réforme des affaires féminines a été mise en place pour réformer la loi et la discrimination à l’égard des femmes dans ce domaine. La commission a remis son rapport au conseiller principal, le professeur Muhammad Yunus, le 19 avril, recommandant des mesures pour éliminer la discrimination à l’égard des femmes et parvenir à l’égalité avec les hommes. Si les objectifs généraux de la commission sont admirables, plusieurs de ses recommandations semblent en décalage avec le contexte socio-économique et religieux du Bangladesh, ce qui les rend controversées et difficiles à mettre en œuvre.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/05/30/declaration-de-la-mmf-bangladesh

    #feminisme #bangladesh

  • Bangladesh – L’arrestation de Meghna Alam : un cas emblématique d’abus de pouvoir et de répression politique

    Il y a des histoires si invraisemblables qu’elles semblent écrites pour le grand écran. Celle de Meghna Alam, ancienne lauréate de Miss Earth Bangladesh et présidente de la Miss Bangladesh Foundation, aurait pu inspirer un film de Bollywood : une femme, fière, indépendante, met fin à une relation avec un diplomate étranger en découvrant qu’il est déjà marié. Peu après, des policiers en civil défoncent sa porte, l’enlèvent sans mandat, effacent les preuves de son appel à l’aide, et la font disparaître pendant 24 heures. Elle est ensuite présentée, de nuit, devant un magistrat qui ordonne sa détention pour trente jours, l’accusant d’être une menace pour la sécurité publique. Mais ce n’est pas une fiction. C’est la réalité vécue par une citoyenne bangladaise en avril 2025, et c’est un révélateur glaçant des failles profondes de l’État de droit au Bangladesh.

    + Déclaration d’ESSF : La détention arbitraire de Meghna Alam souligne l’urgence d’une réforme juridique au Bangladesh

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/04/26/bangladesh-larrestation-de-meghna-alam-un-cas-

    #international #bangladesh