• Immigration : Faure (PS) évoque le sentiment d’une « colonisation à l’envers » dans certains quartiers

    « Il y a des endroits (...) qui donnent le sentiment que l’on est dans une forme de “colonisation à l’envers” », a déclaré le premier secrétaire du PS, #Olivier_Faure, jeudi sur France inter, répondant à une question sur le « racisme anti-blanc ». Des propos nuancés par l’intéressé.

    Ce sont des #mots rares dans la bouche d’un socialiste. « Il y a des endroits où il y a des regroupements qui se sont faits, génération après génération, et qui donnent le sentiment que l’on est dans une forme de “colonisation à l’envers” », a affirmé Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), jeudi matin sur France inter, en reprenant les termes d’une « concitoyenne ».

    Interrogé sur la « discrimination antiblanche » dont un auditeur dit avoir souffert à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise), le député socialiste de Seine-et-Marne a concédé que la gauche avait « souvent évité la question pour ne pas avoir à y répondre ». Aujourd’hui, il remarque une « crise identitaire profonde chez un certain nombre de concitoyens ».

    « Il existe des endroits où le fait de ne pas être issu de l’immigration peut poser problème à des gens qui sont issus de ces quartiers et qui peuvent se sentir exclus », estime le numéro un du PS. « Il y a des endroits où il y a des regroupements qui se sont faits, génération après génération, et qui donnent le sentiment que l’on est dans une forme de “colonisation à l’envers”. C’est ce que m’a dit un jour une de nos concitoyennes, qui ne votait plus à gauche car elle avait l’impression d’être “colonisée”. Ce message-là, je l’entends. »
    Marine Le Pen applaudit

    Mais selon Olivier Faure, les causes de cette « #crise_identitaire » sont sociales. « La difficulté ne tient pas aux étrangers », souligne-t-il, « mais à la politique du #logement, à la façon dont on a conçu les politiques. On a créé des #ghettos où la #mixité_ethnique n’existe plus ». « La question, c’est comment est-ce qu’on organise les choses, comment on ne laisse pas le terrain s’organiser tout seul, car ça donne le sentiment de #regroupements qui ne sont pas maîtrisés », a-t-il poursuivi.

    Alors que le PS est souvent jugé, par une partie de la droite et le Rassemblement national (RN, ex-FN), comme trop timoré sur la question de l’immigration, ce discours a été applaudi par des cadres du RN. « Une étincelle de lucidité ? Tardive....mais qui fera grand bruit ! », a écrit le vice-président du parti à la flamme, Louis Aliot, sur Twitter. Sur son compte privé, Marine Le Pen a salué cette déclaration avec le symbole d’une bouteille de champagne.

    « À chaque fois, on cherche à instrumentaliser les propos, c’est le jeu politique », explique au Figaro Olivier Faure, presque résigné par ces réactions. Sa déclaration n’implique « aucun revirement » dans le ton ou le programme du PS sur l’immigration, assure-t-il. « Je n’ai fait que répéter ce que j’entends parfois. La “#colonisation”, ce n’est pas une expression de ma part, elle ne correspond ni à ma pensée, ni à ce que je suis. »

    Le premier secrétaire du PS veut montrer qu’il « entend cette exaspération qui monte », tout en voulant « combattre ces discours-là en proposant des solutions : non pas le rejet des étrangers, mais le rejet des #ghettos_urbains, à travers la mixité ». Il plaide en faveur d’un meilleur accueil des étrangers, et non d’une limitation de l’immigration. Pourtant, selon une étude publiée lundi par la Fondation Jean Jaurès, proche du PS, un sympathisant socialiste sur quatre pense qu’il y a « trop d’immigrés en France ».

    http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2018/10/25/25002-20181025ARTFIG00343-immigration-faure-ps-evoque-le-sentiment-d-une-co
    #racisme_anti-blancs #colonisation_à_l'envers #anti-blancs #vocabulaire #terminologie #no_shit #communautarisme #banlieues #quartiers_populaires


  • Hauts-de-Seine - Les cités-jardins de #Vanves et #Suresnes distinguées pour leur architecture
    http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/les-cites-jardins-de-vanves-et-suresnes-distinguees-pour-leur-architectur
    https://img-s-msn-com.akamaized.net/tenant/amp/entityid/BBMECn7.img?h=630&w=1200&m=6&q=60&o=t&l=f&f=jpg

    Au cœur de l’été, certains habitants de Vanves profitent de l’esprit village qui règne dans leur quartier. Derrière la façade rouge du square Payret-Dortail, de petits immeubles de quatre étages accueillent près de 150 logements et 27 ateliers d’artistes. Bienvenue dans 30 premiers sites franciliens à être labellisés et des deux sites alto-séquanais. Et c’est une autre cité-jardin, celle de la ville de Suresnes, qui s’est vue distinguée dans le département. Probablement la plus emblématique de France, elle fut initiée par...

    Au cœur de l’été, certains habitants de Vanves profitent de l’esprit village qui règne dans leur quartier. Derrière la façade rouge du square Payret-Dortail, de petits immeubles de quatre étages accueillent près de 150 logements et 27 ateliers d’artistes. Bienvenue dans 30 premiers sites franciliens à être labellisés et des deux sites alto-séquanais. Et c’est une autre cité-jardin, celle de la ville de Suresnes, qui s’est vue distinguée dans le département. Probablement la plus emblématique de France, elle fut initiée par Henri Sellier, qui fut maire (SFIO) de la ville de 1919 à 1941, ministre de la Santé du Front populaire et fondateur de l’Association française pour l’urbanisme.
    Au cœur de la cité-jardin de Suresnes, le collège #Henri-Sellier rend hommage à l’initiateur du quartier./LP/E.D.

    « C’était un homme à la pointe qui, pendant l’entre-deux-guerres, a souhaité offrir du logement qui pourrait accueillir toutes les classes moyennes et dans lequel elles auraient accès à des équipements publics, raconte Christian Dupuy, actuel maire (LR) de Suresnes. Il s’est inspiré d’un concept anglais, le garden-city d’Ebenezer Howard, pour réaliser cette cité et répondre à la crise du logement. »

    #cités-jardins #banlieues #urban_matter #utopies #utopies_urbaines #otto_neurath


  • L’école en banlieue : « Territoires vivants de la république » (Le Café Pédagogique)
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2018/08/24082018Article636706973525101475.aspx

    Dans ce livre, les nombreux auteurs rappellent tout simplement que l’école poursuit son travail dans les territoires si souvent stigmatisés par le discours ambiant. Ils rappellent qu’enseigner en éducation prioritaire, dans les banlieues, c’est possible. Que les enseignants n’y vont pas contraints et forcés. Malgré les difficultés que le livre ne nie pas, ils prennent même plaisir à le faire. La parole est donnée à tous les acteurs, même les élèves.
    […]
    Parce que ce livre n’est pas rédigé par des prêcheurs de salon mais par des praticiens il montre le travail, souvent invisible, des enseignants. Et il ne nous épargne rien. « Territoires vivants de la République » parle de l’importance de l’accueil des parents dans les établissements. Il décrit les gestes qui tissent la confiance entre les élèves et l’école. Et il aborde de façon frontale, au ras du vécu quotidien des classes, les questions chaudes, celles qui dérangent : enseigner les sciences face au discours religieux, les conflits de mémoire, l’enseignement du colonialisme, de la guerre d’Algérie, de la Shoah et aussi les questions de genre. Oui on peut enseigner tout cela en banlieue.

    #éducation #REP #éducation_prioritaire #banlieues #stigmatisation


  • Du caractère inflammable des livres et de la soi-disant lutte contre la barbarie
    https://page42.org/du-caractere-inflammable-des-livres-et-de-la-soi-disant-lutte-contre-la-barb

    Dans la nuit de mercredi à jeudi, une bibliothèque a brûlé. C’était à Nantes. Deux jours plus tôt, un policier abattait à bout portant Aboubakar, un garçon de 22 ans, qui essayait de fuir un contrôle d’identité. Pourtant, à en lire les médias et les réseaux sociaux, ce n’est pas dans ce meurtre que réside la barbarie, mais bel et bien dans la crémation d’un bâtiment municipal qui hébergeait quelques bouquins. Brûler des livres est un sacrilège. Tuer un homme, on peut toujours invoquer la légitime défense ou même la maladresse.

    Et les voix de s’élever pour venir au secours de cette Culture qu’on assassine – rassurez-vous, la bibliothèque sera réouverte dans quelques jours, des bouquins on en trouve toujours. Ça ne fera pas revenir Aboubakar, mais on se félicitera de la résilience de la République. On louera le courage des habitants de vivre en résistants dans des quartiers pourris par la violence ordinaire et le fondamentalisme. Politique du Karcher oblige, on annoncera des moyens policiers supplémentaires. On jurera qu’on viendra à bout de la délinquance. L’IGPN annonce que le recours aux armes à feu chez les policiers a bondi de 54 % entre 2016 et 2017 : on est entre de bonnes mains. Et TF1 fera un reportage sur la réouverture de la bibliothèque, victoire des forces du bien contre celles du mal.

    En France, on s’émeut davantage du sort de quelques livres que des violences policières, qui pourtant gangrènent la République jusqu’à la moelle. 14 morts cette année, et des centaines de blessés – on pense aux manifestants, aux ZADistes, aux grévistes qui en subissent les assauts en première ligne, mais aussi aux habitants de ces « quartiers difficiles » qui eux le vivent aux quotidiens : contrôles à répétition, intimidation, racisme, on ne leur épargne rien. Là-bas, la police ne rassure plus personne depuis longtemps. Et quand un homme en meurt, c’est la colère enfouie dans les ventres qui déclenche l’incendie, bien avant les premiers départs de feu.

    La barbarie que nos livres sont censés combattre est là, devant nos yeux. Nous, auteurs et autrices, avons beau jeu de clamer sur tous les toits que l’empathie est notre première arme, que nous luttons à travers nos mots contre les inégalités et la violence, quand nous ne sommes pas capables de nous intéresser de près à ce qui constitue aujourd’hui la véritable barbarie – celle qu’on inflige aux plus pauvres, aux moins favorisés, aux moins blancs aussi. Pleurer sur ces bibliothèques qu’on brûle n’arrangera rien, au contraire : on ne fera que passer le message à ces gens déjà en colère qu’une poignée de livres vaudra toujours davantage que leur vie. Annoncer aujourd’hui des moyens policiers supplémentaires et la réouverture de la bibliothèque au plus vite – là où des ascenseurs sont en panne depuis des décennies, où les installations municipales sont vétustes et les habitations insalubres, c’est non seulement mettre de l’huile sur le feu, mais se foutre de la gueule du monde.

    Alors si les livres sont vraiment capables de changer le monde, c’est peut-être par là qu’il faut commencer : en tant qu’auteurs et autrices, nous devons nous engager aux côtés de celles et ceux qui ont vraiment besoin de notre empathie : pauvres, migrants, victimes de violences, fonctionnaires et travailleurs précaires, franchement ça ne manque pas.

    Et si rien ne change et que nous continuons à nous regarder le nombril – c’est vrai qu’il est très beau –, alors peut-être l’ignoriez-vous, mais non contents de bien brûler, vos livres feront aussi d’excellents projectiles.

    Neil Jomunsi

    #banlieues #quartier #violences_policière #émeutes #zbeul #littérature #livres #bibliothèques


  • Kader Attia : «L’#Algérie coloniale a été le #laboratoire des #banlieues»

    Le Mac Val offre l’ensemble de son plateau de 1300 mètres carrés en Carte blanche à l’artiste qui, pour ce temps d’#exposition, imagine une réflexion autour de l’#architecture et de sa relation aux corps, ou encore, en quoi l’une et l’autre se conditionnent et s’influencent. Du 14 avril au 16 sept.


    https://www.franceculture.fr/emissions/par-les-temps-qui-courent/kader-attia
    #colonialisme #colonisation #art


  • #Bondy_Blog : « Notre travail tient d’une mission de service public »

    Créé au moment des émeutes de 2005, le Bondy Blog s’est donné pour mission de proposer un traitement médiatique moins caricatural des quartiers populaires. Où en est le site aujourd’hui ? Rencontre avec #Nassira_El_Moaddem, sa directrice et rédactrice en chef.

    https://www.inaglobal.fr/presse/article/bondy-blog-notre-travail-tient-d-une-mission-de-service-public-10141
    #médias #banlieues #France


  • #Guide du #Paris_colonial et des #banlieues

    #Rues, boulevards, avenues et #places, sans oublier collèges, #lycées, #statues et #monuments parisiens, sont autant de témoins de l’histoire et de la légende du colonialisme français.
    Alors qu’aux États-Unis, poussées par les manifestant-es, les statues des généraux esclavagistes s’apprêtent à quitter les rues pour gagner les musées, ce guide invite à une flânerie bien particulière sur le bitume parisien.
    Sur les quelque 5 000 artères et places parisiennes, elles sont plus de 200 à «  parler colonial  ». Qui se cachent derrière ces noms, pour la plupart inconnus de nos contemporains  ? C’est ce que révèle ce #livre, attentif au fait que ces rues ont été baptisées ainsi pour faire la leçon au peuple de Paris et lui inculquer une certaine mémoire historique.
    On n’y retrouve pas uniquement les officiers ayant fait leurs classes «  aux colonies  ». Il y a aussi des «  explorateurs  » – souvent officiers de marine en «  mission  » –, des bâtisseurs, des ministres et des députés. On croise également des littérateurs, des savants, des industriels, des banquiers, des «  aventuriers  ».
    Laissons-nous guider, par exemple, dans le 12e arrondissement. Le regard se porte inévitablement sur le bâtiment de la Cité de l’histoire de l’immigration, l’ancien Musée des colonies construit en 1931 pour l’Exposition coloniale qui fut l’occasion d’honorer les agents du colonialisme et d’humilier ses victimes.
    Les alentours portent la marque de l’Empire colonial  : rues et voies ont reçu le nom de ces «  héros coloniaux  » qui ont conquis à la pointe de l’épée des territoires immenses.
    Les alentours de l’École militaire sont également un lieu de mémoire très particulier, très «  imprégné  » de la culture coloniale.
    Dans le 16e, nous avons une avenue Bugeaud  : Maréchal de France, gouverneur de l’Algérie, il pratique la terre brûlée et les «  enfumades  ». Il recommande d’incendier les villages, de détruire les récoltes et les troupeaux, «  d’empêcher les Arabes de semer, de récolter, de pâturer  ». Il faut, ordonne-t-il, «  allez tous les ans leur brûler leurs récoltes  », ou les «  exterminer jusqu’au dernier  ». S’ils se réfugient dans leurs cavernes, «  fumez-les à outrance comme des renards  ».
    Un peu partout, dispersées dans la capitale, on traverse des rues et des avenues dont les noms qui, tout en ayant l’apparence de la neutralité d’un guide touristique, sont autant de points de la cartographie coloniale  : rues de Constantine, de Kabylie, de Tahiti, du Tonkin, du Dahomey, de Pondichéry, de la Guadeloupe… Toutes célèbrent des conquêtes et des rapines coloniales que rappellent la nomenclature des rues de Paris.
    Classés par arrondissement, les notices fournissent des éléments biographiques sur les personnages concernés, particulièrement sur leurs états de service dans les colonies. Des itinéraires de promenade sont proposés qui nous emmènent au travers des plaques bleues de nos rues en Guadeloupe et en Haïti, en Afrique, au Sahara, au Maroc, en Tunisie, en Algérie, en Nouvelle-Calédonie, en Indochine, à Tahiti, etc.

    Un livre qui se veut un outil pour un mouvement de décolonisation des cartographies des villes et qui propose un voyage (presque) immobile dans la mémoire coloniale de Paris.


    https://www.syllepse.net/lng_FR_srub_25_iprod_719-guide-du-paris-colonial-et-des-banlieues.html
    #colonialisme #toponymie

    cc @isskein

    • #Balade_décoloniale

      L’ensemble des noms de rues, places et avenues d’une ville comme Grenoble forme un système : le système ouvert qui dresse un tableau à la gloire d’une certaine histoire de la ville, de sa région et de la France. Ce « Panthéon urbain » construit discursivement et symboliquement un imaginaire urbain qui conforte un certain regard sur l’histoire, regard articulé à des notions comme « la grandeur de la France », « les grands hommes », « les grandes victoires de nos armées ». Toutes ces notions sont liées à des formes occultées de domination comme les guerres de conquête et le colonialisme, l’histoire du capitalisme et de l’hégémonie de la bourgeoisie, l’appropriation « scientifique » des savoir-faire populaires et des ressources naturelles.

      Afin de faire entendre une contre-histoire, l’histoire oubliée dans le récit historique des élites et divergente des formes académiques, nous avons organisé en partenariat avec Survie Isère, le FUIQP Grenoble, le CTNE « La balade Décoloniale ». Nous avons énoncé des non- dits de l’histoire, dénoncé des crimes et émis des contre-propositions pour remplacer le nom de certaines rues (ou apposer des plaques) : personnages ou événements décoloniaux, femmes, combattant-e-s pour l’égalité, non-blancs, petites gen-te-s…

      http://asso-contrevent.org/balade-decoloniale


  • #Quartiers_populaires : les #inégalités sont aussi environnementales

    Les habitants des métropoles françaises sont loin d’être égaux devant l’#environnement. Leur exposition aux risques varie fortement d’un quartier à l’autre. La philosophe Catherine Larrère appelle à repenser d’urgence notre rapport à l’écologie.

    https://www.mediacites.fr/toulouse/interview-toulouse/2018/02/20/quartiers-populaires-des-inegalites-sociales-mais-aussi-environnementales
    #urban_matter #villes #Bordelongue #pollution #banlieues #géographie #géographie_urbaine #ressources_pédagogiques


  • http://www.bondyblog.fr/201712131124/messieurs-finkielkraut-bussereau-joffrin-vous-savez-ce-quelle-vous-dit-la-

    Messieurs Finkielkraut, Bussereau, Joffrin, vous savez ce qu’elle vous dit la Seine-Saint-Denis ?
    mercredi 13 décembre 2017

    Plusieurs maires, députés, conseillers municipaux, départementaux et régionaux de #Seine-Saint-Denis et de région parisienne prennent la plume pour dénoncer les propos tenus par trois personnalités publiques sur la prétendue absence des habitants du département à l’hommage rendu à Johnny Hallyday. Des propos que ces élu.e.s jugent “gravissimes“

    #Alain_Finkielkraut s’est plaint de l’absence de “#non-souchiens” à l’hommage rendu à Johnny Hallyday. “Le petit peuple blanc est descendu dans la rue pour dire adieu à #Johnny. Il était nombreux et seul. Les non-souchiens brillaient par leur absence“, avait-il affirmé dimanche 10 décembre sur l’antenne de la radio #RCJ. Des propos qui n’ont pas été condamnés par la puissance publique et les autorités.

    Doit-on rappeler que Monsieur Finkielkraut est coutumier du fait ? Qu’il anime une émission sur une radio du service public, #France_Culture, qu’il est donc payé grâce à notre redevance audiovisuelle et qu’il est de surcroît membre de l’#Académie_française ?

    Sa formule a été reprise le 11 décembre sur l’antenne de #Sud_Radio par un ancien ministre, ancien député, ancien secrétaire d’Etat et actuel président #Les_Républicains de l’Assemblée des Départements de France, #Dominique_Bussereau, : “Je n’ai pas vu en effet le peuple de Seine-Saint-Denis mais peut-être qu’il était là partiellement. C’était une certaine #France qui était là.”

    Enfin, #Laurent_Joffrin, directeur du journal #Libération y est également allé de sa sortie dans un reportage sur la chaîne publique #France_2. “C’est vrai que les #banlieues n’y étaient pas, j’imagine que ce n’est pas leur goût, chacun a ses goûts”.

    Ces propos sont gravissimes, car ils essentialisent la population de tout un département. Ces trois personnalités publiques sous-entendent qu’ils n’ont vu aucune personne #noire ou #arabe lors de l’hommage national rendu à #Johnny Hallyday.

    Dominique Bussereau était-il présent tout le long de cet hommage ? Partout ? Et ce, depuis l’annonce de la mort du chanteur ? Etait-il présent dans chaque foyer de ce prétendu “peuple de Seine-Saint-Denis” pour vérifier si les familles n’étaient pas, elles aussi, touchées par cette disparition ?

    Était-il muni d’un détecteur de souche ? Est-il enfin habilité à décerner un diplôme de bon français “de #souche” donc à certaines catégories de la population ? Si oui, sur quels critères ?

    Que signifie cette injonction à témoigner sa tristesse exclusivement en se déplaçant en famille à #Paris ? Sur les #Champs-Elysées ?

    Monsieur Bussereau serait bien inspiré de s’intéresser au quotidien de ce “peuple de Seine-Saint-Denis” qui dans sa très grande majorité n’a jamais connu les arcanes du pouvoir ou les ors de la #République.

    Une population populaire, qui vit de son travail, qui se bat au quotidien pour que ses enfants aient les mêmes droits, pour une égalité pleine et entière. Une population diverse, assumée avec fierté, tout ce que Monsieur Bussereau semble regretter et rejeter. Nous le répéterons en effet jamais assez mais la Seine-Saint-Denis est forte et fière de toutes ses identités, qui sont autant de richesses.

    En tant que Président de l’Assemblée des Départements de France, on aurait préféré voir Monsieur Bussereau s’exprimer sur les difficultés sociales rencontrées dans certaines villes, le manque de services
    publics, les discriminations, le désengagement de l’Etat…. Mais il a préféré l’anathème et l’insulte.

    Messieurs #Bussereau, #Finkielkraut et #Joffrin, nous ne souhaitons plus être les prétextes de vos frustrations identitaires, ce “peuple de Seine-Saint-Denis” est la France, il faudrait songer à vous y faire.

    Signataires :

    El Madani Ardjoune, 1er adjoint au maire de Tremblay-en-France

    Bally Bagayoko, adjoint au maire de Saint-Denis

    Elsa Bardeaux, adjointe au maire de Villeneuve-Saint-Georges

    Mounia Benail, conseillère municipale de Juvisy-sur-Orge

    Brahim Benramdan, conseiller municipal de Bagnolet

    Habiba Bigdade, adjointe au maire de Nanterre

    Salah Bourdi, adjoint au maire d’Epinay-sur-Seine

    Mehdi Bouteghmes, conseiller municipal de La Courneuve

    Silvia Capanema, vice-présidente du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis

    Fethi Chouder, adjoint au maire d’Aubervilliers

    Amel Jaouani, adjointe au maire de Tremblay-en-France

    Ramej Kassamaly, adjoint au maire d’Epinay-sur-Seine

    Samia Kasmi, conseillère régionale Ile-de-France

    Fatiha Kernissi, conseillère municipale déléguée d’Epinay-sur-Seine

    Rajaa Krata, adjointe au Maire de Parempuyre (33)

    Madjid Messaoudene, conseiller municipal délégué de Saint-Denis

    Abdelfattah Messoussi, conseiller municipal délégué de Stains

    Stéphane Peu, député de Seine-Saint-Denis

    Laurent Russier, maire de Saint-Denis

    Abdel Sadi, vice-président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis

    Samia Saidj, conseillère municipale de Nanterre

    Fouad Sari, conseiller municipal de Vigneux-sur-Seine

    Aissata Seck, adjointe au maire de Bondy

    Azzédine Taibi, maire de Stains, conseiller départemental délégué de Seine-Saint-Denis

    Marie Christine Vergiat, députée européenne

    Mélissa Youssouf, conseillère régionale d’Ile-de-France

    Ali Zahi, adjoint au maire de Bondy

    Wahiba Zedouti-Rhouzli, adjointe au maire de Saint-Ouen

    • On va de surprise en surprise dans ce pays : pour être un bon citoyen, si je résume, faut manger de la charcuterie, aimer la bibine et vibrer aux chansons de Johnny Hallyday. Ça risque de laisser pas mal de gens de côté cette affaire là. Mais on a bien compris qui est visé, faut pas vous donner tant de mal les adeptes de la théorie du grand remplacement !



  • Quartiers fragiles

    Année après année, les politiques dédiées aux quartiers dits “sensibles” s’enchaînent et… rien ne semble changer. #Clément_Boisseuil, chercheur au Centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po (CEE) s’est intéressé à l’application de ces politiques, en comparant les méthodes utilisées à #Chicago et à #Paris. Il nous explique pourquoi une telle différence entre les objectifs affichés et des résultats mitigés.

    http://www.sciencespo.fr/actualites/actualit%C3%A9s/quartiers-fragiles/3398
    #banlieues #quartiers_sensibles #urbanisme #politiques_urbaines #villes #urban_matter



  • Notes sur la police et les banlieues – carbure
    https://carbureblog.com/2017/02/17/note-sur-la-police-et-les-banlieues

    Si les banlieues en France sont aujourd’hui le lieu auquel sont massivement assignés les surnuméraires du capitalisme restructuré, il faut s’entendre sur le terme de « surnuméraires ». Les surnuméraires ne sont pas « de trop », en surplus, ils travaillent. Cependant ils travaillent dans des secteurs où la précarité est endémique, où la flexibilité est la règle, les contrats de courte durée ou simplement absents, etc. Le résultat est là : des banlieues où la population est trois fois plus souvent au chômage qu’ailleurs, isolées des centres-villes convoités par la classe moyenne supérieure, isolées géographiquement mais connectées aux centres-villes où se trouve le travail. Avec le chômage viennent aussi la délinquance et les trafics, et la police a beau jeu de justifier ainsi son action, mais il ne faut pas plaisanter : les banlieues de France ne sont pas le cartel de Medellin, parce que si c’était le cas les policiers ne pourraient pas tranquillement s’y promener par bande de quatre en distribuant des baffes aux gamins. La réalité des banlieues, comme partout ailleurs, c’est le travail, et en l’occurrence, celui dont personne d’autre ne veut.

    #police #banlieues #surnuméraires #travail #précarisation


  • « Que croit l’Etat, qu’une subvention se retourne comme un colis sur Amazon ? »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/271017/que-croit-l-etat-qu-une-subvention-se-retourne-comme-un-colis-sur-amazon

    Charlotte Caccialupi, embauchée en contrat aidé, en octobre 2017. © MG Le double désengagement du gouvernement sur les #contrats_aidés et les crédits de #politique_de_la_ville touche en premier lieu les #quartiers_prioritaires. Illustration à Saint-Étienne-du-Rouvray, commune mise en lumière par la mort l’an dernier du Père Hamel, et sur les Hauts-de-Rouen. Dans ces quartiers, les #associations sont fragilisées au point de fermer leurs portes.

    #France #banlieues #radicalisation #Rouen


  • Radicalisation, les « mauvais garçons » de Fabien Truong, enfin un travail de terrain, à l’inverse des islamolgues et autres "experts"
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/radicalisation-les-mauvais-garcons-de-fabien-truong

    Fabien Truong, sociologue et professeur agrégé à l’université Paris 8, auteur de "Loyautés radicales : l’islam et les « mauvais garçons » de la nation" (La Découverte, octobre 2017)

    Il ne s’agit pas de savoir pourquoi certains basculent dans le terrorisme et d’autres non, mais comment

    Quelles trajectoires personnelles derrière le mot "radicalisation" ?

    C’est la question que l’on se pose à la lecture du travail de terrain d’un sociologue, auprès d’une jeunesse française, les gars de la banlieue, ces "mauvais" garçons" de la nation, comme il les nomme. Des gamins des cités de Grigny notamment, ville qui a vu grandir Amédy Coulibaly, l’auteur de l’attentat de l’Hyper Cacher et de la policière de Montrouge.

    Des "petits", des "grands", et un "ancien"...des jeunes hommes qui voient leurs parents "galérer", le Front National grimper, des rixes s’envenimer, des solidarités de quartiers se briser. Et pour qui "le meurtre devient un acte tangible", pour qui "tuer et mourir prématurément semblent désormais être un horizon envisageable".

    Il interroge leurs contradictions, dans leur rapport aux institutions, à la Nation, à la religion. Les loyautés concurrentes qu’ils éprouvent. Le principe de réciprocité qui ne peut fonctionner tant que la société ne considère pas tous ceux qui la compose.

    À la différence de l’enquête journalistique, l’enquêteur ethnographique revient sur les lieux d’enquête, pour trouver sa place. [...] J’ai voulu regarder la construction sociale de l’histoire de ces quartiers. Il faut prendre le temps de comprendre.

    #audio #pauvreté #isolement #délinquance #conversion #religion #moralisation #mise_en_spectacle_de_soi #valeurs #violence #reborn #djihad_français


  • « Surtout ne pas trahir les siens et prendre l’argent de l’ennemi » : rencontre avec deux jeunes de 18 ans, #habitants et #militants du #93.
    http://www.platenqmil.com/blog/2017/10/23/surtout-ne-pas-trahir-les-siennes-et-prendre-largent-de-lennemi---rencon

    I : Les gens à #Nuit_Debout étaient sincères dans leurs convictions, mais en voulant bien faire ils ont exclu des gens. Nous on connaît des gens impliqués dans les réseaux, mais un jeune de #Bobigny, de #Drancy qui voulait y aller, il ne pouvait pas… D’ailleurs il n’y avait jamais de noirs ou d’arabes parmi les intervenants. Et il y a le fait que ce soit au milieu de Paris : nous on met 40 minutes à y aller, et on a de la chance, quand t’habites dans le 91 tu mets 1h30…

    "On considère que les #banlieues c’est des cités-dortoirs…

    …ouais, que les gens ils travaillent, ils rentrent, ils mangent, ils dorment. Alors que pas du tout, il y a une vraie vie dans Bobigny, culturelle, il y a beaucoup de jeunes qui ont créé leur association, qui organisent des spectacles de danse et qui ont un incroyable talent. Ça bouge, il y a des concerts, il y a une nouvelle génération de rappeurs qui est en train de monter… Faudrait juste qu’on ait des moyens, si on avait des moyens, comme un théâtre dans Paris, on ferait des trucs de fou. Il y a des théâtres à Bobigny qui font des spectacles que personne n’a envie de voir, ils veulent ramener les parisiens, mais les habitants de Bobigny n’y vont pas. Au lieu de vouloir attirer des gens qui ont déjà huit théâtres dans leur rue, ils pourraient faire des trucs pour nous un peu !

    Pour les plus petits il y a rien du tout, pour les jeunes il y a rien et les adultes soit ils partent de Bobigny soit ils restent et rebelote, leurs enfants vont vivre la même chose."


  • Building Suburban Power. The Business of Exclusionary Housing Markets, 1890-1960

    The 1890s saw the rise of segregated planned suburbs in the United States. A wide cross-section of the British public made those suburbs possible. Building Suburban Power is the first site to map the connections between British investment, large and small, and segregated suburban development. It is part of a larger book project of the same name. Following the money that financed segregated suburbs links those suburbs to people, processes, and places across time and space. Suburbs may seem uniquely American, yet Caribbean slavery, British industrialization, imperialism, and even the battles for women’s rights all directly affected who invested in them and where the capital came from. As the maps show below, Egypt, India, Antigua, the Congo served as some of the other sources of wealth for those who financed America’s segregated suburbs. Just as scholars are now working to understand the impact of slavery long after emancipation throughout the Atlantic world, so too must the history of American housing—of the very streets, trees, buildings, and pipes—be placed in a long global view. Doing so does not elide the local specificity of housing development, nor does it erase the grassroots movements that fought the white supremacy at its core. Rather, determining who bankrolled the start of modern American housing segregation sharpens our understanding of why exclusion assumed particular forms and allowed people—such as developers and certain homeowners—to stake new claims to power. British investment initiated a wave of experimentation with the profitability of racial segregation in real estate that ultimately became codified into federal housing policy. The rise of suburban housing segregation not only coincided with the rise of #Jim_Crow; it formed one of Jim Crow’s strongest foundations. The legacy endures today.


    https://sites.fas.harvard.edu/~histecon/visualizing/buildingsuburbanpower/index.html
    #business #banlieues #logement #ségrégation #USA #Etats-Unis #investissements #Baltimore #Roland_Park_Company #histoire #UK #Angleterre #cartographie #visualisation #scroll
    cc @reka @fil



  • « #Banlieues » : entre imaginaires et expériences

    Ce numéro propose des interrogations concernant les #représentations contemporaines des banlieues et des #espaces_périurbains. Si, à l’origine, la « #banlieue » désigne un espace géographique et administratif, il renvoie toutefois depuis longtemps à son usage métaphorique comme « inscription territoriale d’une question sociale ». C’est du moins la lecture que nous en donnent les médias, une lecture qui tend à superposer à ce terme des représentations souvent partielles et partiales de ce que l’on nomme les « #quartiers_sensibles ». Contre l’uniformisation et la généralisation d’un tel usage de ce terme, il nous a semblé urgent d’en interroger le sens, en mettant en regard les #imaginaires et les #expériences qui lui sont associés. Prendre en considération la polysémie du mot « banlieues » est une manière de rendre justice non seulement à la diversité des réalités auxquelles il renvoie, mais aussi à la multiplicité des représentations dont il est l’objet. Le numéro aborde ces questions en développant des points de vue différents : celui des géographes, des sociologues et des urbanistes, celui des écrivains et des artistes.

    https://itineraires.revues.org/3509
    #revue #urban_matter #géographie_urbaine #villes #périurbain


  • Il modello italiano di immigrazione diffusa: un’alternativa alle banlieue?
    http://voltaitalia.org/wp-content/uploads/2016/05/04-27-Volta-Paper-02-immigrazione.pdf

    #Italie #alternatives #banlieues #migrations #asile #réfugiés #modèle_italien #diffusion #dispersion #accueil

    v. aussi un résumé en français ici:
    Mais pourquoi les banlieues italiennes ne brûlent-elles pas?

    L a population étrangère dans la Péninsule ne se concentre pas dans des périphéries-ghettos mais se répartit sur le territoire : le démographe #Roberto_Volpi décrit ce « modèle d’#immigration_diffuse » dans un essai publié par Volta.*

    https://bonpourlatete.com/ailleurs/mais-pourquoi-les-banlieues-italiennes-ne-brulent-elles-pas
    #démographie


  • Grandes villes, le cœur des inégalités
    http://inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=2024

    Les zones rurales isolées sont celles où le niveau de vie médian est le moins élevé : 1 495 euros par mois, selon les données 2012 de l’Insee [1]. Les territoires les plus aisés sont les banlieues des grands pôles urbains (1 718 euros) et leurs couronnes (1 748 euros). Avec 1 561 euros, les villes-centres occupent une position intermédiaire. Les couronnes périphériques des grandes villes sont le plus souvent occupées par des ménages des couches moyennes qui disposent d’un niveau de vie leur permettant d’accéder à la propriété individuelle. Le milieu rural isolé est, lui, en partie composé de ménages d’agriculteurs âgés avec de faibles retraites du fait notamment de l’inactivité (officielle) des femmes.

    Ces données doivent être relativisées en tenant compte de la taille de la population concernée. Les territoires ruraux isolés abritent moins de 5 % de la population, alors que cette dernière habite désormais à 57,8 % dans les grands pôles urbains et à 19,6 % dans leur couronne. Les seules banlieues regroupent huit fois plus d’habitants que les zones rurales isolées. Leur niveau de vie médian est celui d’un ensemble qui regroupe des banlieues très favorisées et des banlieues très pauvres, situées bien en dessous du niveau de vie observé en milieu rural.

    #inégalités #pauvreté #sociologie #géographie #banlieues


  • Qu’est-ce que « la question sociale » ? - Les mots sont importants (lmsi.net)
    http://lmsi.net/Qu-est-ce-que-la-question-sociale

    Dès la création du Collectif Les mots sont importants, il y a plus de dix ans, l’#ethnicisation de la question sociale a été au centre de notre réflexion. Occulter les clivages de #classes en mettant l’accent sur les différences culturelles, rendre l’#immigration responsable d’un #chômage généré en réalité par la #rigueur budgétaire et les contraintes de la construction européenne, restreindre les droits des immigrés au nom de la défense de l’#identité nationale : autant de stratagèmes qu’il était et qu’il est toujours important de pointer, d’analyser et de combattre. Mais cette démarche salutaire s’est vite avérée renfermer ses propres pièges. Car les questions dites ethniques ne sont pas seulement des opérations de diversion : elles existent bel et bien, même si ce n’est pas sous la forme dépolitisée ou stigmatisante qu’on retrouve dans les débats publics. Il y a bien une question raciale, qui n’est ni la criminalité des immigrés, ni le séparatisme ethnique dans les #banlieues, mais la #discrimination subie par leurs habitant-e-s – une discrimination que la classe politique et les grands médias entretiennent en ethnicisant lesdit-e-s habitant-e-s. Le mot diversion est donc lui-même un mot piégé, car il implique toujours le risque d’introduire une hiérarchie entre « la question sociale », identifiée à la seule question de classe, et les autres questions – de race, de genre, de sexualité – considérées comme simplement « sociétales ».

    Ces dernières sont pourtant loin d’être secondaires. D’abord parce que la domination de classe elle même ne cesse de recourir aux subterfuges de la pensée raciste et sexiste : pour stigmatiser les « jeunes de banlieues » et les faire taire, l’héritage colonial a fourni son vocabulaire (sauvageons ou racailles) et ses dispositifs d’exception (forces de l’ordre spéciales et couvre-feu), et l’invention d’un problème du voile à l’école, construit de toutes pièces au printemps 2003, a permis de mettre un terme définitif à la révolte contre la réforme des retraites. De même, c’est une rhétorique viriliste qui est mobilisée pour faire passer la soumission aux intérêts des plus riches pour du courage politique.



  • La fabrique de la racaille
    https://www.mediapart.fr/journal/france/010317/la-fabrique-de-la-racaille

    Depuis la révolte des canuts, à #Lyon en 1831, la logique de criminalisation des classes et des #quartiers_populaires n’a pas cessé : elle s’est colorée de racisme et de haine antijeune mais le rejet, le mépris et la répression demeurent les seules réponses. © Mediapart

    #France #Adama_Traoré #affaire_Théo #banlieues #Clichy-sous-Bois #discriminations #islam #minguettes #pauvreté #Zyed_et_Bouna


  • Majorité pénale : Fillon fait de la surenchère répressive en Europe
    http://fr.myeurop.info/2017/02/23/majorit-p-nale-fillon-fait-de-la-surench-re-r-pressive-en-europe-15052

    Daniel Vigneron

    Abaisser la majorité pénale à seize ans, comme le souhaite le candidat de la droite, ferait de la #France une quasi-exception dans l’Union européenne. L’Hexagone se montre déjà, à bien des égards, plus sévère envers les #mineurs délinquants que ses voisins.

    Reprenant une proposition du candidat Sarkozy, François Fillon vient d’ajouter à son programme présidentiel l’instauration de la majorité pénale &agra lire la (...)

    #EUROFOCUS #Allemagne #Belgique #Danemark #Espagne #Italie #Pays-Bas #Pologne #Royaume-Uni #Suède #Suisse #banlieues #délinquance #droit_pénal #excuse_de_minorité #justice #prison #quartiers #répression #RFI