• Tourisme. Les vilaines arrière-cuisines de Thomas Cook Stéphane Guérard - 26 Septembre 2019 -L’humanité - Solidaire

    Placé en faillite ce lundi matin, le voyagiste britannique a débuté le retour en catastrophe de ses 600 000 clients, des touristes. Une autre course a dans le même temps commencé : celle du démantèlement de la multinationale financiarisée.

    Il est loin, le temps où Thomas Cook était considéré par le Royaume-Uni comme un joyau de la Couronne et placé sous le giron de l’État lorsqu’il faisait face à la première banqueroute de son histoire. Soixante-dix ans après cette nationalisation et la revente en 1972, le passage sous contrôle public de ce mastodonte du tourisme de masse n’a pas effleuré l’esprit du premier ministre Boris Johnson.

    Tôt ce lundi matin, à l’heure où la compagnie annonçait sa faillite, les services du 10 Downing Street ont prestement annoncé que l’affaire relevait de relations commerciales entre personnes privées et que les contrats de rapatriement couvrant les voyageurs allaient prendre le relais. Les 600 000 personnes immobilisées un peu partout dans le monde ont dû apprécier.

    Le laisser-faire des autorités publiques n’est pas le moindre des ingrédients de ce magistral crash commercial. Cent-soixante-dix-huit ans après sa fondation, la fin de l’auguste compagnie résonne comme celle d’une époque. « Thomas Cook a échoué parce qu’il n’a pas su évoluer avec son temps », explique Neil Wilson, analyste chez Markets.com, en référence au tournant de l’Internet qu’il n’aurait pas su prendre et aux plateformes en ligne qui lui auraient taillé des croupières.

    « Une course au gigantisme »
    Mais l’analyse est à courte vue, puisque l’opérateur, présent notamment sur le pourtour méditerranéen, est un des grands fournisseurs de séjours vendus sur ces mêmes plateformes. « Cette fois, c’est cette multinationale qui tombe. Mais l’un de ses concurrents, TUI, en est à son quatrième plan social, après avoir englouti Nouvelles Frontières et Marmara, rappelle Christian Faffache, de la CGT commerce et services. Tous ces groupes se sont lancés dans une course au gigantisme à coups de rachat, pour tenter de tuer l’autre. Quitte à devenir trop grands. Ce modèle stratégique est aujourd’hui clairement déficient. »

    Après avoir absorbé les agences Havas au tournant du siècle, puis le réseau Jet tours, Thomas Cook avait tenté son va-tout en 2007 avec le rachat de My Travel, un spécialiste britannique du voyage organisé traditionnel. « Ces dernières années, la bataille entre les mastodontes européens, et même avec des groupes de taille moyenne, a donné lieu à une bagarre des prix invraisemblable, explique Yves Serdenif, président de Touristra Vacances, opérateur historique du tourisme social. Certains ont fracassé les prix sur certaines destinations pour abattre la concurrence. Seuls les plus grands peuvent tenir. Mais avec des pertes là aussi colossales. » La compagnie britannique y a creusé une dette abyssale : plus de 1,3 milliard d’euros. Depuis hier, les évolutions géopolitiques (printemps arabes, attentats et, dernièrement, le Brexit) et même climatiques (l’été 2019, trop chaud, n’aurait pas incité les Britanniques à voyager) sont appelées à la barre comme les principaux coupables de ces pertes. Mais ces déficits ont aussi été des bénédictions pour les créanciers du groupe, qui l’ont certes maintenu sous perfusion, mais contre 1,35 milliard d’euros en intérêts. Pas bégueules, ces derniers ont gratifié les dirigeants successifs de l’entreprise de 22,6 millions d’euros sur les cinq dernières années.

    Mais la financiarisation a ses raisons que les 22 000 salariés du groupe, les dizaines de milliers de touristes dans la panade (150 000 Britanniques, 140 000 Allemands, 10 000 Français) et les milliers de professionnels du tourisme touchés par ce naufrage à travers le monde ne peuvent comprendre. La fin de vie de Thomas Cook a été sifflée par une partie de ces créanciers qui n’ont pas voulu voir leur pépite passer sous pavillon du chinois Fosun International, nouveau géant mondial du tourisme (Club Med) et du divertissement (Cirque du Soleil). Ce dernier, déjà détenteur de 18 % du capital, proposait de devenir actionnaire majoritaire contre un peu plus d’1 milliard d’euros (500 millions d’euros de cash + 25 % apportés en actions de sa compagnie d’aviation d’affaires). Mais l’opération, diminuant la valorisation du groupe, allait éjecter du tour de table d’autres actionnaires. Ces derniers ont donc pratiqué la politique de la terre brûlée, imposant au groupe de Shanghai d’augmenter de 227 millions d’euros son offre. Espérant sûrement rendre profitable cette fin de partie en monnayant au prix fort le démantèlement mondial de Thomas Cook.

    Source : https://www.humanite.fr/tourisme-les-vilaines-arriere-cuisines-de-thomas-cook-677601
    https://www.solidaire.org/articles/tourisme-les-vilaines-arriere-cuisines-de-thomas-cook

    #Thomas_Cook #banqueroute #faillite #crash #gigantisme #Vacances #avions #pollution #financiarisation #Fosum #Cirque_du_Soleil

  • Millionen-Prämien : Gericht unterstützt Middelhoff - Wirtschaft - Süddeutsche.de
    http://www.sueddeutsche.de/wirtschaft/ex-arcandor-chef-richter-stellen-sich-erneut-hinter-middelhoff-1.314442
    Il vaut mieux être riche et corrompu que pauvre et ...

    Wegen der Millionenzahlungen will die Staatsanwaltschaft Bochum Middelhoff und vierzehn weitere ehemalige Aufsichtsräte und Vorstände des Pleite-Konzerns Arcandor auf die Anklagebank bringen. Nur das zuständige Landgericht Essen zieht nicht mit: Der Prozess könnte deshalb platzen, bevor er begonnen hat.Sollte das Gericht in Essen die bereits vergangenes Jahr eingereichte Anklage gegen die einstigen Manager abweisen, würden sie wohl beim Oberlandesgericht (OLG) Hamm Beschwerde einlegen, um einen Prozess zu erzwingen. Es wäre das größte Verfahren über Managerhaftung in Deutschland seit dem Mannesmann-Verfahren vor gut zehn Jahren.

    In dem Prozess, den die Bochumer Strafverfolger nun wohl unbedingt durchsetzen wollen, kämen sie fast alle noch einmal zusammen, auf der Anklagebank. Die einstigen Wirtschaftskapitäne Middelhoff und Reischl; dazu der frühere Oppenheim-Bankier Janssen und Schickedanz-Ehemann Leo Herl; plus weitere Manager und Gewerkschafter.

    Eine illustre Runde säße da also beisammen, die sich für vieles rechtfertigen müsste. Auch dafür, warum sie noch im Dezember 2008 zu solch optimistischen Einschätzungen kam wie bei Middelhoff. Sein knapp 2,3 Millionen Euro schwerer Bonus wurde ihm nämlich als Dank für „seinen strategischen Weitblick und die mutigen Entscheidungen in den Jahren 2005 bis 2008“ gewährt. Diese hätten „entscheidend zum Überleben des Unternehmens, zur Sicherung der Arbeitsplätze und zur Neuausrichtung des Konzerns beigetragen“. 2009 war Arcandor pleite.

    #Allemagne #banqueroute #faillite #économie #Karstadt #Schickedanz #Arcandor

  • New York City Opera announces bankruptcy - World Socialist Web Site

    http://www.wsws.org/en/articles/2013/10/02/nyco-o02.html

    Au lendemain de l’annonce de la fermeture de tous les services publics « non utiles », et de la vente des oeuvres d’art du musée de Detroit pour rembourser les créancier de la ville

    New York City Opera announces bankruptcy
    By Fred Mazelis

    2 October 2013

    The New York City Opera, in a long-expected announcement, confirmed on October 1 that it was filing for Chapter 11 bankruptcy protection. The 70-year-old company is canceling its 2013-2014 season and plans to wind up its operations.

    #états-unis #banqueroute

  • CADTM - Detroit met-elle en position d’échec l’Allemagne ?
    http://cadtm.org/Detroit-met-elle-en-position-d

    Detroit met-elle en position d’échec l’Allemagne ?

    13 septembre par Oscar Ugarteche , Ariel Noyola Rodríguez
    Les banqueroutes municipales aux États-Unis ont en mémoire l’expérience si traumatisante de la crise fiscale de New York dans les années soixante-dix. Walter Wriston à la tête de la Citibank, la « Grande Banque » a géré la faillite de « Big Apple » (NY) et a démontré que les intérêts des institutions financières priment sur le bien-être des citoyens. |1| Le coût de la faillite a été comblé par la suppression du mécanisme municipal d’aide sociale mis en place dans les années trente.

    Maintenant en plein XXIème siècle, une nouvelle faillite municipale apparaît à Detroit. Ville fondée en 1701, située dans l’état de Michigan et couvrant 370 kilomètres carrés, la ville s’est déclarée techniquement en banqueroute le 18 juillet avec une dette de 18 500 millions de dollars. La plus grande faillite enregistrée aux États-Unis après la cessation de paiement du Jefferson County dans l’état d’Alabama en 2011 avec 4 200 millions de dollars. |2| « L’implosion financière » de Detroit a plus à voir avec le déclin de la position US sur le marché mondial d’automobiles et moins avec la crise de 2007-2008. Ce qui est arrivé est un processus de délocalisation industrielle croissant vers le Mexique et le Canada et une concurrence croissante de ses homologues allemands (VW, Mercedes et BMW), des japonais (Honda, Nissan et Toyota), du groupe Tata de l’Inde et de la vigoureuse industrie automobile chinoise (FAW, Geely Holdings Group Co. Ltd., le Shanghai Automotive Industry Corporation, etc.).

    #Detroit
    #Allemagne
    #Banqueroutes-municipales aux États-Unis

  • Global finance: Where’s the next Lehman? | The Economist
    http://www.economist.com/news/leaders/21584975-five-years-after-maelstrom-september-2008-global-finance-safer-s

    Where’s the next Lehman?

    Five years after the maelstrom of September 2008, global finance is safer. But still not safe enough
    Sep 7th 2013 |From the print edition

    THE bankruptcy of Lehman Brothers, an American investment bank, in 2008 turned a nasty credit crunch into the worst financial crisis in 80 years. Massive bail-outs from governments and central banks staved off a second Depression, but failed to prevent a deep recession from which many rich economies have yet fully to recover. Five years after that calamity, two big questions need to be answered. Is global finance safer? And are more crises on the horizon?

    The quick answers are yes, and yes. Global finance looks less vulnerable because reforms to the financial industry have made it more resilient, and because America, the country at the heart of the Lehman mess, has got rid of much of the excess debt and righted many of the imbalances in its economy. Today’s danger zones are elsewhere. They are unlikely to spawn a collapse on the scale of 2008. But they could produce enough turmoil to hit growth hard.

    In this section
    Fight this war, not the last one
    Where’s the next Lehman?
    Hunting tigers
    The man who showed why firms exist
    From dental braces to astronauts’ seats
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    EU economy
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    Economic crisis
    The three harbingers of the apocalypse
    The disaster of September 2008 had many causes, as the first of our series of “schools briefs” (see article). But, put crudely, Lehman’s demise spawned catastrophe because it combined three separate vulnerabilities. The underlying one was a surge in debt, particularly in the financial sector, brought on by a housing bubble. The ensuing bust was made more dangerous because of the second weakness: the complex interconnections of securitised finance meant that no one understood what assets were worth or who owed what. Lehman’s failure added a third devastating dimension: confusion about whether governments could, or would, step in as finance failed. A rule of thumb for spotting future disaster is how far those weaknesses—a debt surge, ill-understood interconnections and uncertainty about a safety net—are repeated.

    The overhaul of financial regulation since 2008 has made most progress on the first two. Under the new Basel capital standards banks are being compelled to hold more, and better, capital relative to their assets; the biggest “systemic” banks even more than others. Another strand of reforms, such as pushing derivatives trading onto clearing-houses, has tried to improve transparency. Least progress has been made on what to do when big banks fail—though new efforts to write global rules that would force banks to issue bonds that can be “bailed in” in the event of failure is a promising step.

    American finance has become safer. The country’s big banks have raised more capital and written off more dud assets than most others. At around 13%, their risk-weighted capital ratio is far above the new global norms and some 60% higher than before the crisis. American property prices have adjusted and households have cut their debts. Government debt has risen, but most of that rise is the sensible mirror-image of efforts by households to reduce theirs. Now that the economy is recovering, the budget deficit is tumbling. You can find bubbliness in bits of American finance, including the corporate-bond market, and some nasty off-balance-sheet liabilities like student loans and public-sector pensions, but America does not look like a source of imminent trouble.

    #Lehman
    #Crise
    #bankruptcy
    #Banqueroute
    #Faillite
    #Finance
    #Economie
    #Dette

  • Big Dreams, but Little Consensus, for a New Detroit - NYTimes.com

    http://www.nytimes.com/2013/09/03/us/dreams-but-little-consensus-for-a-new-detroit.html?nl=todaysheadlines&emc=e

    DETROIT — There are 78,000 abandoned buildings in this city standing in various levels of decay. Services have fallen into dysfunction, and debts are piling ever higher. Yet for all the misery, Detroit’s bankruptcy gives an American city a rare chance to reshape itself from top to bottom.

    #détroit #banqueroute

  • Une réponse politique au #chômage des #jeunes en #Europe
    http://www.wsws.org/fr/articles/2013/jui2013/chom-j25.shtml

    L’état réel de toute société trouve son expression la plus nette dans la perspective qu’elle propose à sa jeunesse. La hausse continue du chômage des jeunes en Europe démontre une fois de plus la #banqueroute du #système #capitaliste
    Un jeune sur quatre est sans emploi dans l’Union européenne (UE). Dans certains pays, comme la Grèce et l’Espagne, le taux de chômage est même supérieur à 50 pour cent. Ces chiffres contrastent avec l’enrichissement grotesque d’une mince couche au sommet de la société. Le un pour cent le plus riche de la population allemande possède aujourd’hui plus d’un tiers de tous les actifs financiers nets, soit plus que les 90 pour cent les plus pauvres.
    En dépit des grands progrès technologiques réalisés, le système capitaliste n’a rien d’autre à proposer aux jeunes que le chômage, la pauvreté et la guerre. Les jeunes qui ont encore un emploi sont pour la plupart payés des sommes dérisoires. Des centaines de milliers sont forcés d’accepter des stages et des contrats intérimaires, en travaillant pour des salaires de misère. Les établissements scolaires, les universités et les centres de formation vont être privatisés, fermés ou détruits du fait des mesures d’austérité. Les chiffres les plus récents montrent qu’en Grèce le travail des enfants est, encore une fois, devenu un phénomène de masse.

  • Antoinette, 93 ans : #Fortis m’a ruinée !
    http://fr.myeurop.info/2013/05/16/antoinette-93-ans-fortis-m-a-ruinee-8675

    Marco Bertolini

    Antoinette a 93 ans. Cette pétillante vieille dame a été ruinée par le krash de la #Banque Fortis en 2008. Elle nous raconte comment sa confiance dans les conseillers de la banque belge l’a menée au désastre. Et (...)

    #Portraits #Économie #Belgique #banqueroute #faillite #portrait

  • Belarus central bank sells off its office furniture | World news | The Guardian
    http://www.guardian.co.uk/world/2011/oct/19/belarus-central-bank-sells-office-furniture

    As an exercise in monetary policy, it’s probably not the sort of thing that would be advocated by John Maynard Keynes or Milton Friedman. Amid a disastrous economic crisis, the Belarus central bank has attempted to raise capital by selling off used office equipment and furniture.

    Five hundred items, including 30 paper bags, 10 safes, two suitcases, a sugar bowl and a used Japanese Dictaphone, were put up for sale in an auction that it was hoped would raise around £10,000.

    nan mais attends

    This has no relation to the economic situation in Belarus," said Aleksander Timoshenko, the bank’s spokesman. “These are not sums that can affect anything. This is about the effective use of property. If property isn’t used, we’re not going to throw it in a rubbish dump,” he said.

    #Bielorussie #Banqueroute