• Un rapport sur la criminalité et la corruption du système bancaire mondial - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/09/23/bmcr-s23.html
    https://www.wsws.org/asset/b31011eb-0251-434e-a23f-d6f0674e4549/image.jpg

    Un rapport explosif publié dimanche par le site BuzzFeed News documente le rôle que les grandes banques américaines et internationales jouent sciemment dans le blanchiment et la circulation de milliers de milliards de dollars d’argent sale qui proviennent d’organisations terroristes, de cartels de la drogue et de divers criminels financiers internationaux.

    Le rapport est une mise en accusation sans appel non seulement contre les banques, mais aussi contre les gouvernements et les organismes de réglementation occidentaux, qui sont pleinement conscients des activités illégales, mais très lucratives des banques et les sanctionnent tacitement.

    BuzzFeed écrit que son enquête démontre « une vérité sous-jacente de l’ère moderne » : les réseaux par lesquels l’argent sale circule dans le monde sont devenus des artères vitales de l’économie mondiale. Ils permettent un système financier parallèle si vaste et si incontrôlé qu’il est devenu inextricable de l’économie dite légitime. Les banques de renom ont contribué à ce qu’il en soit ainsi. »

    « Le blanchiment d’argent est un crime qui rend possible d’autres crimes. Il peut accélérer l’inégalité économique, drainer les fonds publics, saper la démocratie et déstabiliser les nations — et les banques jouent un rôle clé. Certaines de ces personnes, en chemise blanche impeccable et en costume moulant, se nourrissent de la tragédie des personnes qui meurent dans le monde entier ». C’est Martin Woods, un ancien enquêteur sur les transactions suspectes de la société Wachovie, qui l’explique. »

    Le rapport poursuit en expliquant que « même après avoir été poursuivi ou condamné à des amendes pour faute financière, des banques telles que JPMorgan Chase, HSBC, Standard Chartered, Deutsche Bank et Bank of New York Mellon, ont continuéà transférer de l’argent pour des criminels

    Le rapport, intitulé« L’argent sale se déverse dans les banques les plus puissantes du monde », ne comprend qu’un petit échantillon censuré de la masse de rapports d’activités suspectes du média.

    Le gouvernement américain maintient une politique de secret total en ce qui concerne les rapports d’activité suspects, refusant de les divulguer même en réponse à des demandes de liberté d’information. Au début de l’année, le département du Trésor a publié une déclaration selon laquelle la divulgation non autorisée des rapports d’activité suspects est un crime.

  • La Réserve fédérale de New York est détenue par une poignée de #banques de #Wall_Street | Les Échos
    https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/la-reserve-federale-de-new-york-est-detenue-par-une-poignee-de-banques-de-w

    #paywall

    Intégral ici :

    La Réserve fédérale de New York est détenue par une poignée de banques de Wall Street - Actualité Financière
    https://actualite-financiere.fr/la-reserve-federale-de-new-york-est-detenue-par-une-poignee-de-

    Voilà qui devrait alimenter les accusations de proximité avec Wall Street dont la Fed de New York fait continuellement l’objet. Selon des informations publiées récemment, 72 % du capital de la Réserve Fédérale (Fed) de New York est détenu par deux grandes banques de Wall Street, Citigroup (42,8 % des actions) et JP Morgan (29,5 %).

    La banque centrale avait jusqu’ici refusé de divulguer les participations précises des 70 banques qui détiennent son capital, soit autour de 205 millions d’actions d’une valeur totale de 10,26 milliards de dollars.

    Invoquant le droit à l’information dans le cadre du « Freedom of information act » le magazine « Institutional Investor », a révélé cette très forte concentration de l’actionnariat de la plus puissante des Fed régionales américaines.

    #états-unis #banque_centrale
    « #ppp »

  • La crise du Liban est une crise du néolibéralisme | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/230720/la-crise-du-liban-est-une-crise-du-neoliberalisme?onglet=full


    Par Romaric Godin

    De fait, le Liban peut devenir une forme de cas d’école du genre. On se souvient que la particularité du néolibéralisme réside dans un État mis au service du capital, principalement financier. L’État libanais va être utilisé à cet effet comme peu d’autres. D’abord, dès 1991, le Parlement vote le transfert de la propriété de dizaines de milliers de petits propriétaires du centre de Beyrouth à un promoteur immobilier, Solidere, détenu par des investisseurs du monde arabe et des Libanais, dont Hariri. Ce type de transfert va se multiplier. Comme le souligne l’historien spécialiste du Liban à l’université de Liverpool Hannes Baumann, dans un texte de janvier 2019, le Conseil de développement et reconstruction, créé dans les années 1960 pour favoriser le rôle de l’État, est alors mis au service de ce développement immobilier. Progressivement, le centre historique de Beyrouth est rasé pour laisser place à de grands ensembles d’immobilier de luxe.

    Mais une telle stratégie ne pouvait fonctionner qu’avec une monnaie forte et stable. Les investisseurs étrangers ne viendraient pas placer leur fortune au Liban pour la perdre ensuite en dévaluations. Il fallait donc stabiliser la monnaie. À l’automne 1992, le gouvernement décide de donner à la banque centrale, la Banque du Liban (BDL), la charge unique de la stabilisation de la livre libanaise, avec pour ambition de l’ancrer à un taux de change stable par rapport au dollar. C’est chose faite en décembre 1997, où la valeur de la livre est fixée à 1 500 par dollar. Avec cet ancrage, les dirigeants libanais espèrent faire d’une pierre plusieurs coups : favoriser non seulement l’immobilier, mais aussi le secteur financier, et mettre fin à la vie chère en réduisant les prix à l’importation.

    Bref, c’est la stratégie classique du « ruissellement » qui est mise en œuvre au Liban. On espère que les investissements étrangers vont se traduire par des emplois et un développement plus large. Pour être bien sûr de ne pas effrayer les riches, on fait reposer la fiscalité sur la TVA, plus que sur un impôt progressif. En cela, le Liban ne fait pas exception à cette époque. C’est le choix de plusieurs pays émergents alors, tels que la Bulgarie, la Croatie, l’Albanie ou l’Équateur, par exemple. Autant de pays où le ruissellement se fait toujours attendre…

    Ce sera aussi le cas au Liban. Pendant une grosse dizaine d’années, le système tient tant bien que mal. Mais, comme le souligne Hannes Baumann, le capitalisme libanais prend de plus en plus une forme rentière qui est assez spécifique du néolibéralisme, mais a été poussée à des niveaux très élevés dans ce pays. Alors que le Libanais moyen n’avait guère les moyens ni d’investir, ni d’habiter dans les résidences luxueuses construites par centaines à Beyrouth, les plus riches, eux, profitaient pleinement des effets de la politique de la Banque du Liban.

    Les effets dévastateurs de la politique monétaire
    En effet, pour maintenir la parité de la livre libanaise, la BDL a cherché à attirer les réserves en devises de la diaspora libanaise, des plus riches et des investisseurs du Golfe avec de très généreux taux d’intérêts. Concrètement, la BDL empruntait effectivement les devises aux banques commerciales libanaises qui, elles, les récoltaient auprès des investisseurs avides de taux élevés. Cela permettait à la BDL de disposer de réserves pour financer le déficit courant du pays et, le cas échéant, défendre la monnaie. Mais ce système ne fonctionne que si le pays utilise effectivement sa stabilité monétaire pour financer son développement, réduire son déficit commercial et, in fine, pouvoir réduire les taux. Ce n’est pas du tout ce qui s’est produit au Liban.

    L’économiste Toufic Gaspard, de l’université du Sussex, a étudié de près, dans un article de 2017, cette politique monétaire de la BDL et en a montré la nocivité. Sur la période allant de 2011 à 2016, le taux payé pour les dépôts en dollars par la banque centrale était en moyenne supérieur de 5 points de pourcentage au taux interbancaire de référence, le Libor. « À tous points de vue, le taux d’intérêt de la BDL est très généreux », conclut-il. Selon lui, un taux allant de 2 à 2,5 % aurait permis d’attirer les dollars dans les caisses de la BDL.

    Le siège de la Banque du Liban (BdL) à Beyrouth. © DR
    Or cette générosité a de nombreuses conséquences négatives. D’abord, les banques commerciales préfèrent évidemment prêter leurs fonds à la généreuse BDL plutôt qu’à l’économie libanaise. Près des trois quarts des bilans des banques libanaises sont ainsi constitués de créances sur la BDL ou l’État. À l’inverse, il est donc très difficile de financer des investissements productifs au Liban. Dès lors, seuls les projets très rentables comme l’immobilier de luxe sont financés ; l’outil productif, lui, est resté inexistant.

    À quoi bon, au reste ? La stabilité de la livre offrait effectivement un pouvoir d’achat supérieur en importations aux Libanais par rapport à la plupart de leurs voisins. Pourquoi se lancer dans la construction d’une usine lorsqu’il est meilleur marché d’importer les biens que de les produire ? Pourquoi investir dans l’outil productif en devant s’endetter à des taux prohibitifs lorsque la BDL offre des taux fabuleux pour l’emploi de son argent ?

    Le pays a alors connu un effet d’éviction de sa structure productive vers la finance. Globalement, le Liban pouvait, avec cette monnaie forte, avoir l’illusion de vivre sur les importations. La balance des paiements affiche donc un déficit de près d’un quart du PIB, ce qui suppose un afflux de devises important et, partant, un maintien du système de monnaie forte et de taux élevés.

    Une petite classe moyenne a certes pu voir le jour dans les années 2000 dans ce système, formée de négociants d’import-export, de responsables du secteur du tourisme ou d’employés du secteur financier. Mais, globalement, la croissance libanaise a été profondément inégalitaire. Ce sont les détenteurs de la richesse financière qui ont profité de ces politiques.

    Les chiffres du World Inequality Database (WID) sur le pays sont sans appel. Entre 1990 et 2016, la part de la richesse nationale détenue par les 10 % les plus riches est passée de 52 % à 57,1 %, tandis que celle détenue par les 50 % les plus pauvres est passée de 12,9 % à 10,7 %. Désormais, la moitié de la population détient moins de richesse que les 0,1 % les plus riches, qui captent 11,1 % du revenu national. Le ruissellement a échoué, au Liban comme ailleurs.
    [...]
    Dans ces conditions, l’État libanais, en bon État néolibéral, est venu colmater, tant bien que mal, les brèches. L’emploi public est parvenu à assurer une certaine stabilité de la demande intérieure. Mais le Liban étant ce qu’il est, cet emplois public a, bien sûr, été souvent détourné à des fins communautaires pour « récompenser » des services politiques. Cela a sans doute gonflé la dépense publique et réduit l’efficacité de l’État. Cette corruption a aussi conduit à une préférence pour la dépense courante plutôt que pour l’investissement.

    Ainsi, Électricité du Liban (EdL), l’entreprise d’État qui gère le réseau électrique, est souvent présentée comme la preuve de la mauvaise gestion étatique. C’est indéniable. La corruption a gonflé les effectifs au détriment des investissements de maintenance. Mais le point essentiel est que l’État n’avait guère d’intérêt à développer les centres de production libanais et leur productivité puisque les importations étaient bon marché grâce à la monnaie forte.

    En réalité, ne voir dans la crise libanaise que le résultat d’un État trop présent et corrompu est un raccourci qui manque l’essentiel. L’État néolibéral est, par nature, au service des intérêts du capital, et sa fonction est souvent de pourvoir aux conséquences néfastes de cette politique par d’importants déficits publics. En l’espèce, l’immense déficit de l’État libanais de 9,6 % du PIB l’an passé, qui a conduit la dette publique à atteindre 155 % du PIB, s’explique non pas par une générosité immense de l’État providence libanais, mais par le modèle économique néolibéral.

    D’un côté, pour ne pas effrayer les capitaux étrangers, on a limité les recettes fiscales en renonçant à tout impôt sur les revenus du capital et en frappant d’abord les petits revenus et la consommation. De l’autre, pour assurer la stabilité monétaire, on a dû consentir des taux d’intérêts très élevés pour financer le déficit. L’effet « boule de neige » de ces taux, qui veut que lorsque l’on emprunte à des taux trop élevés on doive emprunter plus au fil du temps, a été redoutable pour le Liban. Le service de la dette compte alors pour 9,5 % du PIB en 2019…

    #néolibéralisme #finances #banques #Liban #corruption

    Pour ma part, je pense que mettre l’endettement et la corruption d’EDL sous l’étiquette du néolibéralisme, alors même que tout a été fait pour ne pas privatiser cette entreprise est assez paradoxal. Mais c’est un peu une discussion de détail. La question n’est pas celle de l’étiquette, n’en déplaise à mes collègues universitaires : cet article propose une analyse convaincante de la crise économique libanaise

  • Italian mafia bonds sold to global investors | Financial Times
    https://www.ft.com

    Compte-rendu approximatif ici:

    Des #investisseurs internationaux auraient acheté des #obligations soutenues par la #mafia italienne - News 24
    https://news-24.fr/des-investisseurs-internationaux-auraient-achete-des-obligations-soutenues-p

    Les investisseurs du monde entier achetaient des obligations soutenues par une mafia notoire en #Italie depuis quatre ans, a rapporté le Financial Times, citant des documents financiers et juridiques.

    Le rapport indique qu’environ 1 milliard d’euros d’obligations privées soutenues par des sociétés écrans chargées de travailler pour le groupe mafieux calabrais ‘Ndrangheta ont été achetées par des investisseurs mondiaux entre 2015 et 2019.

    Ces obligations ont été achetées par des fonds de pension, des fonds spéculatifs, des family offices ainsi que par la Banca Generali – l’une des plus grandes #banques privées d’Europe – a rapporté le FT. La banque italienne a acheté ces obligations via un instrument construit par la banque d’investissement genevoise CFE, a indiqué le journal.

    Ces obligations, selon le FT, ont été créées à partir de factures impayées aux autorités de #santé_publique en Italie provenant d’entreprises fournissant des services médicaux. Un contrat de #dette, acheté par des investisseurs institutionnels, contenait des actifs vendus par un camp de #réfugiés dans la région italienne de Calabre.

    #finance

  • Quand la #banque_centrale donne gratuitement de l’argent aux grandes #banques_commerciales au lieu de financer la #reconstruction_écologique
    https://www.institut-rousseau.fr/quand-la-banque-centrale-donne-gratuitement-de-largent-aux-grandes

    Et toutes ces sommes sont empruntées à taux négatifs, à – 1 % ! Ce qui signifie que la banque centrale donne littéralement de l’argent aux banques privées pour qu’elles daignent venir lui emprunter des liquidités, alors même qu’on refuse toujours de financer directement les États ou d’annuler les #dettes_publiques qu’elle détient. D’ailleurs, les conditions à atteindre pour bénéficier du taux de – 1 % ont été considérablement assouplies. Auparavant, les banques devaient apporter la preuve qu’elles avaient accru leur portefeuille de prêts aux entreprises et aux ménages pour profiter du coût le plus favorable. Dans le cadre de cette nouvelle opération, elles peuvent se contenter de le maintenir à leur niveau d’avant la crise du Covid. Et on rajoute à cela que si jamais des emprunteurs font défaut, il y a désormais de bonnes chances pour que les banques soient remboursées directement par le Gouvernement. Rien que pour la première année de leur emprunt, ce sont donc 13 milliards d’euros qui seront versés gratuitement aux banques par la création monétaire ex nihilo de la banque centrale. Sur trois ans, près de 40 milliards d’euros seront ainsi offerts. N’a-t-on pas mieux à faire avec 40 milliards d’euros, comme lutter contre le #changement_climatique par exemple ?

    Dans le monde des économistes orthodoxes, personne ou presque ne s’inquiète de la « crédibilité » de l’action de la banque centrale, du risque d’#inflation sur les #marchés_financiers (c’est-à-dire de #bulles_financières que ce type d’action ne manquera pas d’engendrer), ou bien de l’impact sur les fonds propres de la banque centrale (qui pour le coup est absolument certain contrairement aux opérations d’annulation de dettes publiques détenues par la banque centrale). En 2008, nous avions été choqués de la socialisation des pertes et la privatisation des profits sans rien faire, sinon des réformes cosmétiques. Nous avons désormais fait mieux en passant dans une phase de couverture intégrale des pertes et de fabrication artificielle des profits grâce à une banque centrale dont l’indépendance farouche vis-à-vis des États n’a d’égale que sa complaisance et sa dépendance à l’égard du système financier privé.

    Si la proposition, portée notamment par l’Institut Rousseau, d’annulation des dettes publiques détenues par la BCE a suscité une levée de boucliers de la part d’un petit groupe d’économistes néolibéraux confortablement installés dans leurs certitudes, leur silence concernant les dérives de ces pratiques est en revanche assourdissant. À croire que l’indignation ne naît que lorsqu’on tente de rétablir la monnaie comme l’instrument d’émancipation sociale et politique qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être, mais pas quand la #création_monétaire de la banque centrale vise à faire des cadeaux perpétuels aux #banques_privées sans aucune contrepartie ou presque.

    C’est pourquoi il importe de rappeler une nouvelle fois que l’indépendance des banques centrales n’a rien de naturel et est foncièrement antidémocratique. Elle ne repose que sur une décision politique funeste, désormais inscrite dans les traités, qui la coupe du pouvoir délibérant de la collectivité et la place sous la coupe des marchés financiers. Cette architecture monétaire et financière relève entièrement d’un choix politique et idéologique qui repose sur l’idée que la monnaie doit être neutre, soustraite aux mains de politiques nécessairement démagogiques et confiée entièrement aux marchés privés qui nous conduiront vers la prospérité grâce aux vertus naturelles de la main invisible et de la libre-concurrence. Il est donc temps de comprendre que le sérieux et la raison ne sont pas du côté de ceux qui, par suivisme ou par intérêt, défendent ce type de pensée magique et nous imposent les sacrifices inutiles qui l’accompagnent, tout en bénéficiant allégrement de la création monétaire qu’ils dénoncent.

  • Güterabwägung bei der polizeilichen Gefahrenabwehr am Beispiel Diether Dehm und Deutsche Bank
    https://archive.org/details/GueterabwaegungPolizeilicheGefahrenabwehrDietherDehm

    Gefahren im lokalen Strassenverkehr vs. Gefahren durch den internationalen Geldverkehr

    Polizist: Sind Sie Herr Dr. Dehm?
    Dehm: Ja.
    Polizist: Sind Sie Magistrat der Stadt Frankfurt?
    Dehm: Ja.
    Polizist: Sind Sie der, der die Deutsche Bank als Krebsgeschwür für Demokrate und Volkswirtschaft und Demokratie bezeichnet?
    Dehm: Ja.
    Polizist: Dann wünschen wir Ihnen gute Fahrt.

    #politique #police #banques #gauche #collusion

  • Wirecard AG : Finanzaufsicht Bafin versagte, Desaster für Chef Felix Hufeld - manager magazin
    https://www.manager-magazin.de/lifestyle/artikel/wirecard-ag-finanzaufsicht-bafin-versagte-desaster-fuer-chef-felix-h

    La faillite imminente de Wirecard prouve que la surveillance des banques par l’état ne fonctionne pas. Le directeur de la BaFin (Bundesanstalt für Finanzdienstleistungsaufsicht) Felix Hufeld parle d’un désastre.

    22.06.2020 von Katharina Slodczyk - Der Bilanzskandal um den Finanzdienstleister Wirecard Börsen-Chart zeigen ist nicht nur für Anleger und für den Zahlungsdienstleister selbst ein Desaster, sondern auch für die Finanzaufsicht Bafin. „Das ist ein komplettes Desaster, das wir da sehen, und es ist eine Schande, dass so etwas passiert ist“, gestand der Präsident der Bundesanstalt für Finanzdienstleistungsaufsicht, Felix Hufeld, am Montag bei einer Konferenz in Frankfurt ein. „Wir befinden uns mitten in der entsetzlichsten Situation, in der ich jemals einen Dax -Konzern gesehen habe.“

    Die Kritik an der Rolle der Aufsichtsbehörden - inklusive der Bafin - nehme er voll und ganz an. „Wir sind nicht effektiv genug gewesen, um zu verhindern, dass so etwas passiert“, räumte Hufeld ein. Wichtig sei nun rasche Aufklärung. Deutsche-Bank-Chef Christian Sewing sprach bei derselben Veranstaltung von einer „ernsten Angelegenheit“, die Auswirkungen weit über Wirecard hinaus haben könnte.

    Bafin wollte Wirecard vor sechs Wochen komplett unter Aufsicht stellen - vergeblich

    Hufeld hat nach Informationen aus Finanzkreisen nach der Veröffentlichung des KMPG-Reports vor etwa sechs Wochen das Projekt auf den Weg gebracht, die komplette Wirecard AG unter die Aufsicht der Behörde zu bringen. Bisher gilt das nur für die Wirecard Bank. Für den Mutterkonzern ist in Geldwäschefragen beispielsweise die Bezirksregierung Niederbayern zuständig - eine Entscheidung, die auf die Anfangsjahre der Wirecard AG zurückgeht, als das Unternehmen deutlich kleiner war und noch nicht, zumindest auf dem Papier, zu den weltweit größten Zahlungsdienstleistern gehörte. Wie das Projekt, die Wirecard AG komplett der Bafin zu unterstellen, weitergeht, hängt davon ab, ob der Konzern den Bilanzskandal überhaupt überlebt.

    Hufeld hatte am Montag beim Frankfurt Finance Summit Fehler im Umgang mit dem Konzern eingeräumt. Auch seine eigene Behörde habe versagt, räumte er bei der Konferenz ein. Die Finanzaufsicht hat 2019 etwa eine Strafanzeige gegen den Journalisten der „Financial Times“ erstattet, der seit Jahren über Zweifel an der Wirecard-Bilanz und an dem Geschäft des Unternehmens berichtet. Zudem hatte sich die Bafin mit einem noch nie dagewesenen Leerverkaufsverbot an der Börse schützend vor Wirecard gestellt.

    Da der Bilanzskandal um den Aschheimer Zahlungsdienstleister immer größere Dimensionen erreicht, hat die BaFin die Wirecard Bank Finanzkreisen zufolge unter besondere Aufsicht gestellt. Sie liegt demnach auf der so genannten Intensivstation der Behörde, wo etwa kriselnde Geldhäuser betreut werden.

    Ratingagentur Moody´s entzieht Wirecard die Kreditwürdigkeit komplett

    Die Ratingagentur Moody’s hat dem von einem Bilanzskandal erschütterten Zahlungsabwickler Wirecard die Kreditwürdigkeit komplett entzogen. Moody’s begründete den Schritt am Montag damit, dass die vorliegenden Informationen unzureichend seien, um die bisherigen Einstufungen aufrecht zu erhalten und eine Bewertung über die Kreditwürdigkeit abzugeben. Am Freitag hatte Moody’s die Kreditwürdigkeit von Wirecard bereits auf „Ramsch“ herabgestuft.

    #Allemagne #banques #crise

  • Scholz’ Rettungsarchitekt : Der Mann hinter der Corona-„Bazooka“ - Politik - Tagesspiegel
    https://www.tagesspiegel.de/politik/scholz-rettungsarchitekt-der-mann-hinter-der-corona-bazooka/25918484.html

    Vous voulez savoir comment a fait la banque Goldmann-Sachs pour s’emparer du gouvernail de l’Allemagne économique ? Très bien, lisez ce portrait de l’homme qui a inventé la réponse du gouvernement fédéral au coronavirus. Attention, Goldman-Sachs tient les rênes au ministère des finances par son ex-employé Jörg Kukies, oui, mais ce n’est pas l’unique facteur qui a du poids. Les élections, les autres lobbyistes et les structures démocratiques y sont également pour quelque chose.

    15.06.2020 von Georg Ismar - Vom Juso über Goldman Sachs zum Staatssekretär: Mit Jörg Kukies werde der Bock zum Gärtner gemacht, hieß es - dann pflügte Corona den Garten um.


    Le ministre des finances Olaf Scholz a licencié son secretaire d’état et embauché à sa place le banquier Goldmann-Sachs Jörg Kukies . CC-BY spd-sh sur Flickr .

    Als Jörg Kukies auf viel Geld verzichtete und zum Staatssekretär im Bundesfinanzministerium berufen wurde, schallte es aus dem linken Lager: Da wird doch der Bock zum Gärtner gemacht. Und das auch noch von einem Sozialdemokraten, von Finanzminister Olaf Scholz. 17 Jahre arbeitete Kukies bei der Investmentbank Goldman Sachs, zuletzt als Co-Chef in Deutschland – um dann aus der Wirtschaft in die Bundespolitik zu wechseln, verantwortlich für die Themen Europa und Finanzmarkt.

    Gemäß des Sprichworts pflegt der Ziegenbock den ihm übertragenen Garten nicht, sondern er verwüstet ihn. Hier gab es also den Verdacht, der Ex-Banker könne Gesetze zum Wohle der Finanzwirtschaft schreiben. Nun ist der finanzpolitische Garten mit seiner lange behutsam gepflegten schwarzen Null durch die Coronakrise in der Tat ziemlich umgepflügt worden. Zusammen mit dem nun geplanten zweiten Nachtragshaushalt wird Deutschland in diesem Jahr rund 218,5 Milliarden Euro neue Schulden machen, um den Totalabsturz zu vermeiden.

    Der Rettungsarchitekt

    Kukies ist einer der entscheidenden Rettungsarchitekten und selbst im linken Lager wird manches Vorurteil über ihn revidiert. Wenngleich vor Ausbruch der Krise eines seiner Hauptprojekte am Ende gescheitert ist, die Fusion von Commerzbank und Deutscher Bank. Scholz wollte einen deutschen Bankenchampion, der international mehr Gewicht hat. Es sei ein Problem für eine große Volkswirtschaft wie die deutsche, „dass die Banken (...) nicht die Größe und die Globalität haben, um die Wirtschaft zu begleiten“, so Scholz. Stattdessen galt es zuletzt, mit bis zu neun Milliarden Euro durch einen staatlichen Teileinstieg einen Champion der Luftfahrt zu retten, die Corona-gebeutelte Lufthansa. Ob Scholz und Kukies die richtigen Entscheidungen treffen, wissen sie nicht – keiner hat zuvor eine Pandemie gemanagt.

    Vom Juso zum Banker

    Kukies war als Vorgänger von Andrea Nahles Juso-Chef in Rheinland-Pfalz, bevor er in der Wirtschaft Karriere machte. Anders als zum Beispiel in den USA ist es in Deutschland unüblich, dass ein Investmentbanker in die Politik wechselt, zumal solche Seitenwechsel kritisch beäugt werden. Aber die internationalen Vernetzungen sind immer komplexer geworden, gerade in der Finanzwirtschaft. „Olaf Scholz hatte den Mut, es zu machen“, sagt ein Kenner der damaligen Abläufe.

    Bei der Vermittlung spielte neben der damaligen SPD-Chefin Andrea Nahles auch der hessische Landeschef Thorsten Schäfer-Gümbel sowie der Unternehmer Harald Christ eine Rolle. Scholz veröffentlichte die Personalie am Rande eines G-20-Finanzministertreffens in Buenos Aires – für den mit ihm nach Argentinien gereisten Staatssekretär Thomas Steffen bedeutet Kukies’ Berufung das Aus.

    Verquatscht mit Scholz

    „Ich kannte Olaf Scholz bis dahin nicht, er war ja die Juso-Generation vor mir, ich habe aber damals schon seine Theorieausführungen zur Lage der SPD gelesen“, berichtet der 52-Jährige rückblickend. Das Gespräch zwischen Scholz und Kukies, als es darum ging, ob er als Staatssekretär ins Ministerium wechselt, war am Tag von Scholz’ Vereidigung als Finanzminister und er hatte eigentlich nur 30 Minuten Zeit. Es dauerte dann zwei Stunden. „Wir haben alles durchdekliniert, von ESM-Reform über den Euro- Zonen-Haushalt bis zur deutschen Antwort auf Macron“, berichtet Kukies.

    Statt im Frankfurter Bankenviertel sitzt der eingefleischte Fan des FSV Mainz 05 und passionierte Langstreckenläufer (Bestzeit beim Marathon: 2:47 Stunden) nun im von Ernst Sagebiel konzipierten früheren Prestigebau der Nationalsozialisten mit seinen 2100 Räumen, 17 Treppenhäusern und 6,8 Kilometer langen Fluren. Wenn man ihn fragt, ob er seinen Schritt heute bereut, sagt er: „Klares Nein, im Gegenteil.“

    Der „Bazooka“-Moment

    Er ist quasi der Erfinder der Bazooka. Kukies war es, der intern schnell klarmachte, die Losung müsse lauten: „Whatever it takes“. Ein anderer früherer Goldman-Sachs-Banker, Mario Draghi, hatte auf dem Höhepunkt der Euro-Krise als Notenbankchef mit diesen Worten am 26. Juli 2012 klargemacht, dass die Europäische Zentralbank alles tun werde, um den Euro durch den unbegrenzten Aufkauf von Staatsanleihen zu stabilisieren. Das beruhigte die Märkte.

    Wann war klar, jetzt braucht es die Corona-„Bazooka“? Auf diese Frage antwortet Kukies mit einem Wort: „Lockdown.“ Um dann zu erläutern: „In dem Moment war klar, dass nur noch der Staat stabilisieren kann. Das ist logisch, wenn man Volkswirtschaften überall auf der Welt aus gesundheitlichen Gründen bremsen muss, kann das keine Privatwirtschaft alleine stemmen.“

    War für ihn das zügige staatliche Handeln überraschend? Scholz habe gesagt, „wir müssen jetzt schnell sein, gebt mir was zum Entscheiden“. Die Achse Finanzministerium, Wirtschaftsministerium und Kanzleramt habe „extrem gut, schnell und effizient funktioniert“. Neben knapp 430 Milliarden Euro Hilfen zur Bekämpfung der Pandemiefolgen gibt der Staat 829,2 Milliarden Euro an Garantien. Das Paket ist bewusst sehr üppig dimensioniert.

    Ein wichtiger Baustein sind die Kredite der staatlichen KfW-Bank für Unternehmen, damit eine Insolvenzwelle verhindert werden kann, hier musste wiederholt nachgebessert und dafür grünes Licht der EU-Kommission eingeholt werden. Die Hausbanken hatten sich bei der Beteiligung an den Krediten zögerlich gezeigt, nun übernimmt die KfW bis zu 100 Prozent des Ausfallrisikos. Die Vorarbeit für das – noch nicht final geregelte – deutsch-französische Rettungspaket in Höhe von 500 Milliarden Euro auf EU-Ebene leistete ebenfalls Kukies.

    „Deutschland öffnet den Geldhahn“

    Der „Economist“ schrieb zuletzt: „Deutschland öffnet den Geldhahn“. Die ganzen Maßnahmen inklusive des Konjunkturpakets zeigten, „wie weit sich Deutschland von seiner Karikatur als defizitbesessener Geizkragen entfernt hat“. Es ist ein Paradigmenwechsel, mehr Keynes, weniger schwäbische Hausfrau. Und auch eine gemeinsame Schuldenaufnahme auf europäischer Ebene ist kein Tabu mehr.

    Kukies gab Scholz ein Brüsseler Thinktank-Dokument von 2012 zum Lesen, dass einen Plan des US-Finanzministers Alexander Hamilton aus dem Jahre 1790 als Blaupause auch für befristete Verschuldungsmöglichkeiten der Euro-Staaten zur Befriedung der Krise empfahl. Dem Hamilton-Plan zufolge wurden Kompetenzen auf der Ebene des Zentralstaats gebündelt, um eigene Einnahmen zu erzielen und eigene Verschuldungsfähigkeiten zu ermöglichen. Scholz erwähnte schließlich Hamilton auch in einem „Zeit“-Interview.
    Der Hamilton-Plan für Europa?

    Ein gewagter Plan, gerade bei den Vorbehalten deutscher Steuerzahler. Aber die größte Sorge ist, dass die Krise noch auf den europäischen Finanzsektor überschwappen könnte. Ob noch mal nachgesteuert werden muss? Kukies kann es nicht ausschließen. „Bund und Länder haben jedenfalls alles dafür getan, dass wir besser als viele andere durch die Pandemie gekommen sind.“

    Der Finanzexperte der Linken, Fabio de Masi, findet einige Konditionen des Hilfsprogramms zu lasch. An die Adresse von Kukies gerichtet sagt er, dass das Programm nicht umfassend genug Dividenden- und Boni-Zahlungen bei Inanspruchnahme von Hilfen untersage. So werde für Kredite oberhalb von 500 Millionen Euro ein Verzicht auf Bonuszahlungen lediglich „erwartet“.

    Beim Wirtschaftsstabilisierungsfonds, über den die Lufthansa gerettet werden soll, fordert er, dass auch strenge Klima- und Umweltschutzvorgaben verlangt werden müssten. De Masi lobt bei Kukies, dass er den Bundestagsabgeordneten oft sehr ausführlich Rede und Antwort stehe. „Wenn er in den Ausschuss kommt, fällt das Mittagessen aus. Er ertränkt kritische Fragen in Details, ist aber sehr verbindlich.“ Er sei am Markt sehr gut vernetzt.

    Die Linken sehen „den frühen und den späten Kukies“

    Aber de Masi sagt auch: „Es gibt den frühen Kukies und den späten Kukies.“ Er sei sehr präsent gewesen bis zu den gescheiterten Fusionsgesprächen von Commerzbank und Deutscher Bank. „Danach ist er abgetaucht und hat die Bühne des Parlaments gemieden.“ Kukies sagt, er wisse nicht, wann er mal eine Einladung in einen Ausschuss ausgeschlagen habe. De Masi kritisiert die mangelnde Transparenz über den Lufthansa-Einstieg. „Die Entscheidungen darüber gehören in das Parlament.“ Ferner müsse die Praxis beendet werden, dort Gewinne in Steueroasen auszulagern, und es brauche feste Arbeitsplatzgarantien.

    Die letzten Wochen haben gezeigt: Der Einfluss des Ministeriums, die Verpflichtung kluger Köpfe lassen Scholz’ Entscheidung, als Vizekanzler dieses Ressort zu wählen (und nicht wie Sigmar Gabriel 2013 das Wirtschaftsministerium), als strategisch klug erscheinen. Es gilt als sehr wahrscheinlich, dass er der nächste SPD-Kanzlerkandidat wird – und Kukies könnte dann als Ideengeber noch einmal an Bedeutung gewinnen.

    Le sécretaire d’état Kukies est ni le premier ni l’unique représentant des grandes structures capitalistes au sein du gouvernement, de l’administration, des parlements et tribunaux. Son histoire est intéressante parce qu’elle met en évidence comment l’acteur virtuel que Friedrich Engels appelle ideeller Gesamtkapitalist arrive à vendre ses intérêts particuliers comme l’intérêt général de toute la société. Nous savons que c’est faux car il suffit d’imaginer un meilleur monde pour comprendre que les administrateurs n’ont une place que dans le système présent. Avec lui disparaitront tous les rôles et fonctions qui lui sont essentiels.

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    Friedrich Engels - Anti-Dühring - 3. Abschnitt
    http://www.mlwerke.de/me/me20/me20_239.htm

    Aber weder die Verwandlung in Aktiengesellschaften noch die in Staatseigentum, hebt die Kapitaleigenschaft der Produktivkräfte auf. Bei den Aktiengesellschaften liegt dies auf der Hand. Und der moderne Staat ist wieder nur die Organisation, welche sich die bürgerliche Gesellschaft gibt, um die allgemeinen äußern Bedingungen der kapitalistischen Produktionsweise aufrechtzuerhalten gegen Übergriffe, sowohl der Arbeiter wie der einzelnen Kapitalisten. Der moderne Staat, was auch seine Form, ist eine wesentlich kapitalistische Maschine, Staat der Kapitalisten, der ideelle Gesamtkapitalist . Je mehr Produktivkräfte er in sein Eigentum übernimmt, desto mehr wird er wirklicher Gesamtkapitalist, desto mehr Staatsbürger beutet er aus. Die Arbeiter bleiben Lohnarbeiter, Proletarier. Das Kapitalverhältnis wird nicht aufgehoben, es wird vielmehr auf die Spitze getrieben. Aber auf der Spitze schlägt es um. Das Staatseigentum an den Produktivkräften ist nicht die Lösung des Konflikts, aber es birgt in sich das formelle Mittel, die Handhabe der Lösung

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    IDEOLOGICAL HEGEMONY permeates ideas and social relationships.
    http://www.sociologyindex.com/ideological_hegemony.htm

    Ideological Hegemony arises in a situation where a particular ideology is pervasively reflected throughout a society in all principal social institutions and permeates cultural ideas and social relationships. Ideological hegemony is a system of thought control. Ideological hegemony is linked to a set of ideas and beliefs that act to uphold and justify an existing or desired arrangement of power, authority, wealth and status in a society.

    The kind of ideological hegemony that operates in America is different from the mechanisms used by totalitarian states to maintain control. Hegemony is a concept of Italian Marxist Antonio Gramsci which refers to political and social domination.

    Social power can be exercised within any given society through ideology hegemony. A socialist ideology advocates the transformation of society from capitalism to collective ownership and economic equality. A liberal ideology associated with capitalism and capitalist societies upholds that system as the best, most moral, most desirable form of social arrangement.

    Patriarchal ideology also has this characteristic of asserting claims and beliefs that justify a social arrangement: in this case, male social domination of women. A racist ideology claiming that people can be classified into distinct races and that some races are inferior to others. Racist ideologies are used as justifications for systems of slavery or colonial exploitation.

    Although there is often a dominant ideology in a society, there can also be counter-ideologies that advocate transformation of social relationships. Ideological hegemony operates through many institutions and mechanisms. The focus is on how each of these institutions acts to create and reinforce ideological hegemony. Government regulations can also act to pressure private schools to reproduce bourgeois ideological hegemony.

    #Allemagne #économie #politique #banques #covid-19 #social-démocrates

  • Lebanese elites flee as banks come under attack - Asia Times
    https://asiatimes.com/2020/04/lebanese-elites-flee-as-banks-come-under-attack

    Lebanon’s central Banque du Liban began using “financial engineering” in 2016 to prop up the country’s longstanding dollar peg, offering steep interest rates for local currency accounts – in exchange for hard foreign currency.

    Some economists compared the practice to a #Ponzi scheme, dependent on a triangle of mutually assured destruction between BdL, the banking sector, and the political and business elite.

    Depuis hier des manifestants caillassent et/ou brûlent des banques, dont le siège sidonien de la BDL.

    #Liban « #élite » #banques #banksters #voleurs #criminels #mafieux

  • U.S. banks prepare to seize energy assets as shale boom goes bust - Reuters
    https://www.reuters.com/article/us-usa-banks-energy-assets-exclusive-idUSKCN21R3JI

    JPMorgan Chase & Co, Wells Fargo & Co, Bank of America Corp and Citigroup Inc are each in the process of setting up independent companies to own oil and gas assets, said three people who were not authorized to discuss the matter publicly. The banks are also looking to hire executives with relevant expertise to manage them, the sources said.

    #banques #etats-unis #investissements #énergies_fossiles #énergie

  • Il faudra qu’on m’explique ce qu’est au juste la « création monétaire ». Dans cet article (en accès libre), on t’explique que pour éviter de monétiser la #dette et avoir recours à la planche à billets et partant de créer une #hyperinflation (comme dans l’Allemagne de la république de Weimar), les banques centrales de chaque nation pourraient bien se porter au secours des états pour les aider à absorber le choc créé par la pandémie. J’ai pas tout compris. J’ai pas un très bon « karma » avec l’#argent. Serait-ce le retour de l’indépendance des #banques_centrales ? L’Union Européenne et sa #BCE pourront-elles abandonner le dogme du #néolibéralisme ?

    La banque d’Angleterre brise le tabou du non-financement des Etats | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/090420/la-banque-d-angleterre-brise-le-tabou-du-non-financement-des-etats?onglet=

    Un tabou est tombé ce 9 avril. Et pas n’importe lequel. Un de ceux qui constituent les piliers du néolibéralisme : l’indépendance des banques centrales et l’interdiction qui leur est faite de financer directement les États. La banque d’Angleterre a annoncé en début de matinée qu’elle allait financer directement « sur une base temporaire et à court terme » les dépenses supplémentaires du gouvernement britannique liées aux conséquences de la pandémie du Covid-19.

    Désormais, toutes les nouvelles émissions du Trésor seront souscrites directement par la banque centrale. Ce qui permet au gouvernement de ne plus passer par les marchés obligataires et d’échapper au moins momentanément aux contraintes et aux exigences des marchés financiers.

    • Merci @mad_meg : ceci dit, il y aurait beaucoup à dire sur ce genre de communication « vulgarisante » que je n’ai pas trop pour habitude de suivre, peut-être à tort d’ailleurs car on peut apprendre beaucoup de ce genre d’exercice de style.
      D’un côté, Alain Badou et sa rhétorique agaçante qui n’a pour but que de rebondir sur les angoisses, fort légitimes au demeurant de « l’opinion » et de l’autre, un politicien qui n’est en aucun cas un technicien et qui en appelle de façon incantatoire à « l’humain d’abord ». Et là tu te dis que les vrai·es technicien·nes, elles et ils sont dans « l’autre camp » et que, et bien, elles et eux ont une « feuille de route » et qu’ils n’en démordront pas quoiqu’il arrive.
      Et donc, ça ne répond pas à la question première mais ce n’est pas inintéressant de voir comment on entretient une certaine forme de pensée magique chez nos congénères.

    • Non mais on peu prendre les technicien·nes pour ce qu’illes sont, c’est à dire des personnes toxiques dont l’expertise n’est valable qu’en terme de rendement cannibale. Méluch dit que c’est juste de la magie comptable, les 500 milliards sois disant fournis par la BCE c’est juste des chiffres ajouté sur un logiciel. On en à rien à faire on payera pas cette dette pour que DSK puisse reprendre des truffes et violer plus de femmes de ménage.

  • SYSTEM ERROR
    http://www.systemerror-film.de

    SYSTEM ERROR
    Wie endet der Kapitalismus?

    Es ist verrückt: Wir sehen die schwindenden Regenwälder und Gletscher, wissen um die Endlichkeit der Natur und sind dennoch wie besessen vom Wirtschaftswachstum. Warum treiben wir das Wachstum immer weiter, obwohl wir wissen, dass man auf unserem endlichen Planeten nicht unendlich wachsen kann?

    SYSTEM ERROR sucht Antworten auf diesen großen Widerspruch unserer Zeit und macht begreifbar, warum trotzdem alles so weiter geht wie gehabt. Der Film zeigt die Welt aus der Perspektive von Menschen, die von den Möglichkeiten des Kapitalismus fasziniert sind. Ob europäische Finanzstrategen, amerikanische Hedgefondsmanager oder brasilianische Fleischproduzenten: Eine Welt ohne eine expandierende Wirtschaft können, dürfen oder wollen sie sich gar nicht erst vorstellen.

    SYSTEM ERROR beleuchtet bisher häufig verborgen gebliebene Zusammenhänge und legt die selbstzerstörerischen Zwänge des Systems offen - einem System, an dem wir alle teilhaben, als Beschäftigte, Anleger oder Konsumenten. Denn der Kapitalismus durchdringt unaufhörlich immer mehr Lebensbereiche, verschlingt die Natur und gräbt sich am Ende selbst das Wasser ab – so wie es Karl Marx schon vor 150 Jahren prophezeit hat.

    Die Frage ist: Sind wir tatsächlich bereit für den Kapitalismus alles zu opfern?

    #capitalisme #crise #film #banques

  • Corona-Soforthilfe: Datenpanne bei der Investitionsbank Berlin | heise online
    https://www.heise.de/newsticker/meldung/Corona-Soforthilfe-Datenpanne-bei-der-Investitionsbank-Berlin-4693603.html

    30.03.2020

    Die Hilfsaktion des Landes Berlin für gewerbliche Solo-Selbständige und Kleinstunternehmen mit bis zu fünf Beschäftigten bei Liquiditätsengpässen aufgrund der Coronavirus-Krise kämpft mit Anlaufschwierigkeiten. Antragstellungen sollten ursprünglich von Freitag um 12 Uhr an möglich sein, doch die einschlägige Webseite der Investitionsbank Berlin (IBB) war erst Stunden später betriebsbereit. Allerdings wies sie dann zunächst einen „schwerwiegenden Programmierfehler“ auf, der eine nicht minder gravierende Datenpanne nach sich zog.

    Antragstellern, die an diesem Tag in der Zeit von etwa 15:30 Uhr bis 16:15 Uhr zum Zug gekommen waren, erhielten jeweils die Bestätigung des Eingangs der erforderlichen Angaben einer anderen Person, erklärte die Berliner Datenschutzbeauftragte Maja Smoltczyk am Montag. Damit seien persönliche Informationen wie Angaben zum Unternehmen, Ausweis-, Steuer- und Bankdaten in falsche Hände gelangt. Antragsteller müssten davon ausgehen, dass diese Kennungen an Dritte übermittelt worden seien. Nach derzeitigem Kenntnisstand gehe die Bank von bis zu 390 betroffenen Personen aus.
    Fehlerbehebung

    Die IBB hat den Vorfall am Montag fristgerecht bei der Aufsichtsbehörde gemeldet, heißt es dort weiter. Dazu sei sie nach Artikel 33 Datenschutz-Grundverordnung (DSGVO) verpflichtet gewesen. Nachdem das Problem bekannt geworden war, habe das Finanzinstitut das Online-Antragsverfahren umgehend ausgesetzt und erst wieder in Betrieb genommen, nachdem der Fehler behoben gewesen sei.

    #Berlin #covid-19 #informatique #banques #panne

  • Dans les squats de Bordeaux, « les personnes vont mourir de faim, pas du Covid-19 »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/04/02/dans-les-squats-de-bordeaux-les-personnes-vont-mourir-de-faim-pas-du-covid-1

    Dans les bidonvilles et squats de Bordeaux, les quelque 2 500 habitants, qui se retrouvent souvent sans emploi, craignent le manque de nourriture.

    #paywall ? #pauvreté #surnuméraires

    • Bordeaux envoyée spéciale - Alors, deux baguettes, six bananes, une boîte d’oeufs, trois tomates, un filet de patates... Reculez ! Reculez ! » La file indienne s’est transformée en un serpentin confus. Une bénévole tente de maintenir un semblant d’ordre tandis qu’une quinzaine de personnes essayent d’avancer vers elle. Certaines se cachent le bas du visage avec un bout d’écharpe ou le col d’une doudoune. Personne n’a de masque ni de gants. Les enfants gigotent dans les poussettes. Face à eux, des stocks de pâtes, des cageots d’asperges, des boîtes de céréales... entreposés sur des grandes tables, que tente de répartir un petit groupe de personnes, dans l’agitation et la nervosité. Mercredi 1er avril, dans le plus grand bidonville de Bordeaux, une distribution de nourriture a été organisée. Une première, rendue nécessaire en cette période de confinement.

      Etalés sur deux hectares d’une friche industrielle de la rive droite de la Garonne, les lieux abritent quelque 350 personnes, en majorité des familles roms de Bulgarie, installées dans des caravanes ou des cabanes de fortune. Et qui redoutent aujourd’hui une pénurie alimentaire. Les chantiers du bâtiment sont à l’arrêt, les hôtels et restaurants sont fermés, les activités de ferraillage et de mendicité sont rendues impossibles par le confinement, de même que les points d’aide alimentaire se sont raréfiés... « On ne peut plus travailler, ni sortir », rapporte Kalinka, une jeune femme de 19 ans. Elle-même ne s’est pas aventurée en dehors du bidonville depuis trois semaines. « Pour nous, c’est difficile de manger », reconnaît-elle. Kalinka faisait la manche en attendant que la saison agricole reprenne. De mai à octobre, la jeune femme et son mari travaillent dans un domaine viticole de l’appellation Pessac-Léognan. Mais cette année, l’incertitude menace : « Pour l’instant, le patron ne veut pas nous faire signer de nouveau contrat », confie-t-elle.

      « Les personnes nous alertent parce qu’elles vont mourir de faim, pas du Covid-19 », résume Morgan Garcia, coordinateur de la mission squat et bidonville de Médecins du monde (MDM), présent mercredi aux côtés des associations Les Enfants de Coluche et Bienvenue. « Tout ce joli monde s’est regroupé au travers d’un appel de la métropole, explique un des membres des Enfants de Coluche. Le comité d’entreprise de la SNCF nous a mis ses locaux à disposition pour stocker les aliments et le Parti communiste de Bègles a loué un camion frigorifique. » Plusieurs tonnes de denrées, surtout issues des banques alimentaires, ont été distribuées. De quoi tenir quelques jours. « C’est une situation exceptionnelle », souligne Morgan Garcia. Mais elle se reproduit à de maintes reprises sur le territoire.

      « Environ 2 500 personnes vivent en squat et en bidonville sur la métropole bordelaise, souvent sans accès à l’eau ou à des sanitaires », rapporte Aude Saldana-Cazenave, responsable MDM en Aquitaine. Des populations étrangères en majorité et sans filet de sécurité dans la crise économique et sanitaire.

      Impression de bricolage

      Dans une lettre adressée le 27 mars à la préfecture et aux élus du territoire, quinze associations, dont MDM et le Secours catholique, ont mis en garde face au risque de « sous-alimentation . « La distribution de nourriture et de produits d’hygiène incombe plus que jamais aux pouvoirs publics », écrivent-elles. La préfète de la Nouvelle-Aquitaine, Fabienne Buccio, se veut rassurante : « Aujourd’hui, il n’y a pas de tension sur les besoins alimentaires », affirme-t-elle. Et de mettre en avant la mobilisation de ses services qui, à l’image de la ville, financent les banques alimentaires ou subventionnent les associations. Sur le terrain, l’impression d’un bricolage s’impose.

      Un squat, près de la place de la Victoire. Sept familles partagent ici l’espace d’un petit immeuble de trois étages. Mohammed, un père de famille algérien en situation irrégulière, ne sort plus que pour acheter du pain. Le salon de coiffure dans lequel il travaillait a fermé. Hamza, Algérien et sans papiers également, continue lui de livrer des repas à vélo pour la plate-forme Uber Eats. Mais son activité a considérablement ralenti depuis le confinement. Sans compter qu’il ne touche que 30 % des revenus qu’il génère, le reste revenant à la personne titulaire officielle du compte de livreur qu’il utilise.

      Thierry Charenton, le directeur du centre social du quartier, connaît bien les familles du squat. « On fait des activités avec eux toute l’année, dit-il. On a voulu prendre de leurs nouvelles au début du confinement et ils nous ont signifié qu’ils avaient des difficultés pour avoir des produits d’entretien, d’hygiène... Même si certaines associations caritatives ont rouvert, ça ne suffit pas. » Ce mercredi, Thierry Charenton a les bras chargés de plats cuisinés, des petites portions de betteraves ou de gratins de pommes de terre. « Je suis passée à la maternelle du secteur qui reste ouverte pour les enfants des personnels hospitaliers. Je récupère tous les jours les repas non consommés. »

      Non loin, dans le quartier de Saint-Michel, c’est une bénévole de l’Ordre de Malte qui, depuis une semaine, dépose les invendus d’un supermarché sur les marches d’un autre squat. Dans ce bâtiment ouvert par le Squid un centre social autogéré, un collectif qui représente plusieurs squats dans lesquels vivent 300 personnes -, vivent une quinzaine d’adultes vivent, dont une majorité de ressortissants d’Afrique de l’Ouest déboutés de leur demande d’asile.

      « Objectif zéro infecté »

      « On a lancé un appel à l’aide », dit Souma, un Guinéen de 36 ans. Voisin et bénévole du Secours catholique, Gilles Havrin a « dépanné » les résidents des lieux. « On est allé chercher du stock chez Les Restos du coeur la semaine dernière et, cette fois, on va aller leur faire des courses. » L’association s’apprête aussi à distribuer des chèques-services aux familles du département vivant dans un squat.

      « Il faut tout faire pour aider ces lieux sur le plan sanitaire », insiste pour sa part Corinne Torre, de Médecins sans frontières (MSF). L’ONG a apporté au squat du quartier Saint-Michel des savons, des gants et des masques, développe des maraudes pour détecter des cas suspects et mettre en place des protocoles d’hygiène. « On a essayé de s’organiser comme si on était une structure conventionnelle sans en avoir les moyens. On a mis un mètre cinquante entre les lits, on donne la consigne de ne pas sortir, on n’accueille plus de nouvelles personnes..., énumère Frédéric Raguènès, le président du Squid. L’objectif, c’est zéro infecté. »

      Des mineurs isolés ont en outre été sortis du squat et orientés vers des hôtels la semaine dernière. « Il faut mettre tout le monde à l’abri. Si le Covid-19 se répand sur un bidonville ou un squat, ça peut être une catastrophe, prévient Aude Saldana-Cazenave, de Médecins du monde. Plus de 15 % des personnes qu’on suit ont des pathologies comme du diabète ou de l’hypertension, sont dialysées ou attendent des greffes. Ça les rend particulièrement vulnérables. »

      #Bordeaux #coronavirus #mourir_de_faim #squats #faim #distribution_alimentaire #alimentation #bidonville #distribution_de_nourriture #nourriture #Roms #pénurie_alimentaire #aide_alimentaire #banques_alimentaire #banque_alimentaire #sous-alimentation #sans-papiers #Uber_eats #déboutés #asile #maraudes #mise_à_l'abri

      ping @karine4

  • L’agriculture libanaise s’effondre
    https://www.lecommercedulevant.com/article/29653-lagriculture-libanaise-seffondre

    La baisse du PIB agricole, combinée à la chute des importations, soulève la question de possibles pénuries. Les experts écartent toutefois le risque de crise alimentaire aiguë à court terme.

    #Liban #agriculture #crédit #banques #financiarisation

    • Dans son dernier rapport, le Centre de recherche et d’études agricoles libanais (Creal) n’y va pas par quatre chemins : la production agricole libanaise va s’effondrer en 2020, si rien n’est fait pour aider les agriculteurs à passer cette “annus horibilis”. Selon les projections de l’organisme privé, qui collecte des données sur le monde agricole, la baisse devrait avoisiner les 40 % du PIB agricole global, qui ne dépassera pas 1,2 milliard de dollars cette année.

      Sur certaines cultures, les chutes pourraient aller jusqu’à 70 % (en valeur) et plus de 50 % (en volume) par rapport aux récoltes de 2018. C’est le cas notamment de certains des aliments courants de la cuisine libanaise, comme la pomme de terre ou l’oignon, qui figurent parmi les cultures les plus affectées.

      La raison de cet arrêt aussi brutal que violent est connue. C’est la crise bancaire et financière qui met en danger les saisons agricoles de l’année en cours et, plus sûrement encore, celles à venir en 2021.

      Pour comprendre pourquoi l’agriculture est peut-être davantage affectée que d’autres secteurs, il faut savoir que depuis la fin de la guerre de 1975, ses principaux acteurs – grossistes et revendeurs régionaux, agriculteurs… – vivent à crédit. Même leur trésorerie courante est financée par les crédits que leur consentent les sociétés d’importations d’intrants, qui y voient un moyen de garantir la vente de leurs semences, engrais et autres produits phytosanitaires.

      « Rien n’a été fait pour le développement du secteur agroalimentaire. On a presque toujours favorisé le commerce à travers notamment la signature d’accords de libre-échange. Cela s’est fait au détriment de l’agriculture locale, dont les coûts la rendent peu compétitive face aux productions étrangères, qui sont toutes, de surcroît, subventionnées », explique Moussa Freiji, fondateur du groupe Tanmia et président du syndicat des éleveurs de volailles.

      La culture de la Pomme de terre pourrait baisser de 70 % en valeur

      Pour un secteur déjà moribond, le coup de grâce a été porté lorsque les banques ont imposé le gel des lignes de crédit. « Ceux qui n’avaient pas une gestion saine de leurs finances auront du mal à survivre, pronostique Riad Saadé, directeur du Creal. Il y aura des fermetures d’entreprises dont certaines pourraient toucher les plus grands noms du secteur. »

      Les dettes ne sont pourtant pas énormes à l’échelle de l’économie libanaise : selon le Creal, il s’agit de 140 millions de dollars d’impayés. Mais faute d’avoir été acquittées, elles prohibent l’importation de nouvelles semences, des engrais ainsi que des autres produits phytosanitaires de qualité.

      « Il faut en urgence décider d’un moratoire sur la dette agricole afin de permettre au secteur de redémarrer. Autrement, la catastrophe interviendra en 2021, prévient Riad Saadé. Là, nous n’aurons vraiment plus de moyens pour redémarrer. »

      Une crise alimentaire en vue ?

      Faute d’outils statistiques fiables, difficile de mesurer précisément l’impact qu’aura la chute de la production locale sur l’approvisionnement alimentaire du pays. « D’une manière générale, le Liban importe 80 % de ses besoins, qu’il s’agisse de produits agricoles ou agro-industriels », assure Maurice Saadé, représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Liban. Problème : les importations agricoles sont, elles aussi, en chute libre. Elles se sont effondrées de près de 32 % au mois de décembre 2019 – dernier chiffre disponible – par rapport à la même période en 2018, selon les douanes.

      Corrélées à la chute du PIB agricole, cette tendance soulève la question de possibles pénuries. Certains produits vont sans doute disparaître du marché, mais le scénario d’une crise aiguë est toutefois écarté dans l’immédiat. « Personne ne va mourir de faim au Liban », promet Maurice Saadé.

      D’abord, parce que si l’agriculture est en très mauvaise posture, l’agro-industrie, elle, se porte mieux. Une majorité de ces entreprises ont malgré tout accès à des devises pour payer leurs fournisseurs étrangers. C’est le cas notamment de la filière avicole, qui parvient encore à importer les aliments nécessaires aux élevages en se fournissant en devises auprès des changeurs. Mais « cela signifie un surenchérissement de nos coûts de l’ordre de 20 %, que nous avons répercuté sur nos prix de vente », précise Moussa Freiji.

      Cette situation va affecter les plus vulnérables, sachant que sur la période 2016-2018, 11 % des Libanais étaient déjà sous-alimentés, selon l’Université américaine de Beyrouth.L’impact inflationniste pourrait toutefois être atténué par les importations agricoles en provenance de Syrie, qui pénètrent, la plupart du temps, de manière illégale sur le territoire national. La dévaluation de la livre syrienne les rendant encore plus compétitifs dans le contexte de la crise économique libanaise.

      « À part le fait que les prix agricoles suivent très rarement l’inflation dans les mêmes proportions, ils sont continuellement soumis à la concurrence des produits syriens introduits dans leur grande majorité en contrebande et bradés sur le marché libanais de gros », précise Riad Saadé. Ce qui devrait in fine limiter l’inflation des prix à la consommation, voire même offrir une porte de sortie possible à certaines entreprises agro-industrielles, qui pourraient chercher certaines de leurs matières premières en Syrie.

      Davantage que le risque de pénuries alimentaires dans l’immédiat, le danger pourrait être social et se situer du côté des quelque 250 000 à 300 000 foyers qui vivent en tout ou en partie de l’agriculture. « L’agriculture et l’agro-industrie représentent 25 % des emplois du privé », rappelle Maurice Saadé.

      Or, ces fermiers pourraient préférer laisser leurs terres en jachère et se débarrasser de leur bétail plutôt que de vendre à prix coûtant ou à perte. « C’est déjà le cas chez de petits agriculteurs », s’inquiète Saïd Gédéon, directeur du département de l’agriculture au sein de la Chambre du commerce et de l’industrie de Zahlé et de la Békaa (CCIZ). « Si rien n’est fait, le phénomène va s’accélérer. Ces familles risquent d’aller gonfler les rangs des personnes en extrême précarité », ajoute-t-il.Malgré cette situation inquiétante, les autorités n’ont pour l’heure rien fait. « Le ministère n’a pas de solution, assène Moussa Freiji. Le ministre est totalement ignorant des problèmes de l’industrie agricole. »

      Le gouvernement a bien créé un Comité de sécurité alimentaire, sous la direction du nouveau ministère de l’Agriculture et de la Culture, mais celui-ci ne s’est encore jamais réuni. Le ministère a même vu son budget amputé de 11,4 % cette année pour atteindre une cinquantaine de millions de dollars. La baisse des financements portant principalement sur les trop rares subventions qu’il attribuait jusqu’ici aux petits agriculteurs.

      « Pourtant la crise pourrait être une opportunité », veut croire Moussa Freiji. « D’ici à trois ou quatre ans, cela pourrait créer une dynamique différente », espère également Maurice Saadé.

      La dévaluation de la livre libanaise va rendre, il est vrai, la production “Made in Lebanon” plus compétitive et les cessations d’activités de petits agriculteurs participer à une consolidation du secteur. « Le nombre d’exploitations pourrait diminuer, celles qui survivront devraient gagner en efficacité », contine Maurice Saadé. Un vœu pieux, dont l’expert se sert comme “message d’espoir” pour inciter les acteurs du secteur à tenir le coup, malgré tout.

  • Banks Pressure Health Care Firms to Raise Prices on Critical Drugs, Medical Supplies for #Coronavirus

    In recent weeks, investment bankers have pressed health care companies on the front lines of fighting the novel coronavirus, including drug firms developing experimental treatments and medical supply firms, to consider ways that they can profit from the crisis.

    The media has mostly focused on individuals who have taken advantage of the market for now-scarce medical and hygiene supplies to hoard masks and hand sanitizer and resell them at higher prices. But the largest voices in the health care industry stand to gain from billions of dollars in emergency spending on the pandemic, as do the bankers and investors who invest in health care companies.

    Over the past few weeks, investment bankers have been candid on investor calls and during health care conferences about the opportunity to raise drug prices. In some cases, bankers received sharp rebukes from health care executives; in others, executives joked about using the attention on Covid-19 to dodge public pressure on the opioid crisis.

    Gilead Sciences, the company producing remdesivir, the most promising drug to treat Covid-19 symptoms, is one such firm facing investor pressure.

    Remdesivir is an antiviral that began development as a treatment for dengue, West Nile virus, and Zika, as well as MERS and SARS. The World Health Organization has said there is “only one drug right now that we think may have real efficacy in treating coronavirus symptoms” — namely, remdesivir.

    The drug, though developed in partnership with the University of Alabama through a grant from the federal government’s National Institutes of Health, is patented by #Gilead_Sciences, a major pharmaceutical company based in California. The firm has faced sharp criticism in the past for its pricing practices. It previously charged $84,000 for a yearlong supply of its hepatitis C treatment, which was also developed with government research support. Remdesivir is estimated to produce a one-time revenue of $2.5 billion.

    During an investor conference earlier this month, Phil Nadeau, managing director at investment bank Cowen & Co., quizzed Gilead Science executives over whether the firm had planned for a “commercial strategy for remdesivir” or could “create a business out of remdesivir.”

    Johanna Mercier, executive vice president of #Gilead, noted that the company is currently donating products and “manufacturing at risk and increasing our capacity” to do its best to find a solution to the pandemic. The company at the moment is focused, she said, primarily on “patient access” and “government access” for remdesivir.

    “Commercial opportunity,” Mercier added, “might come if this becomes a seasonal disease or stockpiling comes into play, but that’s much later down the line.”

    Steven Valiquette, a managing director at #Barclays_Investment_Bank, last week peppered executives from #Cardinal_Health, a health care distributor of N95 masks, ventilators and pharmaceuticals, on whether the company would raise prices on a range of supplies.

    Valiquette asked repeatedly about potential price increases on a variety of products. Could the company, he asked, “offset some of the risk of volume shortages” on the “pricing side”?

    Michael Kaufmann, the chief executive of Cardinal Health, said that “so far, we’ve not seen any material price increases that I would say are related to the coronavirus yet.” Cardinal Health, Kaufman said, would weigh a variety of factors when making these decisions, and added that the company is “always going to fight aggressively to make sure that we’re getting after the lowest cost.”

    “Are you able to raise the price on some of this to offset what could be some volume shortages such that it all kind of nets out to be fairly consistent as far as your overall profit matrix?” asked Valiquette.

    Kaufman responded that price decisions would depend on contracts with providers, though the firm has greater flexibility over some drug sales. “As you have changes on the cost side, you’re able to make some adjustments,” he noted.

    The discussion, over conference call, occurred during the Barclays Global Healthcare Conference on March 10. At one point, Valiquette joked that “one positive” about the coronavirus would be a “silver lining” that Cardinal Health may receive “less questions” about opioid-related lawsuits.

    Cardinal Health is one of several firms accused of ignoring warnings and flooding pharmacies known as so-called pill mills with shipments of millions of highly addictive painkillers. Kaufmann noted that negotiations for a settlement are ongoing.
    Owens & Minor, a health care logistics company that sources and manufactures surgical gowns, N95 masks, and other medical equipment, presented at the Barclays Global Healthcare Conference the following day.

    Valiquette, citing the Covid-19 crisis, asked the company whether it could “increase prices on some of the products where there’s greater demand.” Valiquette then chuckled, adding that doing so “is probably not politically all that great in the sort of dynamic,” but said he was “curious to get some thoughts” on whether the firm would consider hiking prices.

    The inquiry was sharply rebuked by Owens & Minor chief executive Edward Pesicka. “I think in a crisis like this, our mission is really around serving the customer. And from an integrity standpoint, we have pricing agreements,” Pesicka said. “So we are not going to go out and leverage this and try to ‘jam up’ customers and raise prices to have short-term benefit.”

    AmerisourceBergen, another health care distributor that supplies similar products to Cardinal Health, which is also a defendant in the multistate opioid litigation, faced similar questions from Valiquette at the Barclays event.

    Steve Collis, president and chief executive of AmerisourceBergen, noted that his company has been actively involved in efforts to push back against political demands to limit the price of pharmaceutical products.

    Collis said that he was recently at a dinner with other pharmaceutical firms involved with developing “vaccines for the coronavirus” and was reminded that the U.S. firms, operating under limited drug price intervention, were among the industry leaders — a claim that has been disputed by experts who note that lack of regulation in the drug industry has led to few investments in viral treatments, which are seen as less lucrative. Leading firms developing a vaccine for Covid-19 are based in Germany, China, and Japan, countries with high levels of government influence in the pharmaceutical industry.

    AmerisourceBergen, Collis continued, has been “very active with key stakeholders in D.C., and our priority is to educate policymakers about the impact of policy changes,” with a focus on “rational and responsible discussion about drug pricing.”

    Later in the conversation, Valiquette asked AmerisourceBergen about the opioid litigation. The lawsuits could cost as much as $150 billion among the various pharmaceutical and drug distributor defendants. Purdue Pharma, one of the firms targeted with the opioid litigation, has already pursued bankruptcy protection in response to the lawsuit threat.

    “We can’t say too much,” Collis responded. But the executive hinted that his company is using its crucial role in responding to the pandemic crisis as leverage in the settlement negotiations. “I would say that this crisis, the coronavirus crisis, actually highlights a lot of what we’ve been saying, how important it is for us to be very strong financial companies and to have strong cash flow ability to invest in our business and to continue to grow our business and our relationship with our customers,” Collis said.

    The hope that the coronavirus will benefit firms involved in the opioid crisis has already materialized in some ways. New York Attorney General Letitia James announced last week that her lawsuit against opioid firms and distributors, including Cardinal Health and AmerisourceBergen, set to begin on March 20, would be delayed over coronavirus concerns.

    Market pressure has encouraged large health care firms to spend billions of dollars on stock buybacks and lobbying, rather than research and development. Barclays declined to comment, and Cowen & Co. did not respond to a request for comment.

    The fallout over the coronavirus could pose potential risks for for-profit health care operators. In Spain, the government seized control of private health care providers, including privately run hospitals, to manage the demand for treatment for patients with Covid-19.

    But pharmaceutical interests in the U.S. have a large degree of political power. Health and Human Services Secretary Alex Azar previously served as president of the U.S. division of drug giant Eli Lilly and on the board of the Biotechnology Innovation Organization, a drug lobby group.

    During a congressional hearing last month, Azar rejected the notion that any vaccine or treatment for Covid-19 should be set at an affordable price. “We would want to ensure that we work to make it affordable, but we can’t control that price because we need the private sector to invest,” said Azar. “The priority is to get vaccines and therapeutics. Price controls won’t get us there.”

    The initial $8.3 billion coronavirus spending bill passed in early March to provide financial support for research into vaccines and other drug treatments contained a provision that prevents the government from delaying the introduction of any new pharmaceutical to address the crisis over affordability concerns. The legislative text was shaped, according to reports, by industry lobbyists.

    As The Intercept previously reported, Joe Grogan, a key White House domestic policy adviser now serving on Donald Trump’s Coronavirus Task Force, previously served as a lobbyist for Gilead Sciences.

    “Notwithstanding the pressure they may feel from the markets, corporate CEOs have large amounts of discretion and in this case, they should be very mindful of price gouging, they’re going to be facing a lot more than reputational hits,” said Robert Weissman, president of public interest watchdog Public Citizen, in an interview with The Intercept.

    “There will be a backlash that will both prevent their profiteering, but also may push to more structural limitations on their monopolies and authority moving forward,” Weissman said.

    Weissman’s group supports an effort led by Rep. Andy Levin, D-Mich., who has called on the government to invoke the Defense Production Act to scale up domestic manufacturing of health care supplies.

    There are other steps the government can take, Weissman added, to prevent price gouging.

    “The Gilead product is patent-protected and monopoly-protected, but the government has a big claim over that product because of the investment it’s made,” said Weissman.

    “The government has special authority to have generic competition for products it helped fund and prevent nonexclusive licensing for products it helped fund,” Weissman continued. “Even for products that have no connection to government funding, the government has the ability to force licensing for generic competition for its own acquisition and purchases.”

    Drug companies often eschew vaccine development because of the limited profit potential for a one-time treatment. Testing kit companies and other medical supply firms have few market incentives for domestic production, especially scaling up an entire factory for short-term use. Instead, Levin and Weissman have argued, the government should take direct control of producing the necessary medical supplies and generic drug production.

    Last Friday, Levin circulated a letter signed by other House Democrats that called for the government to take charge in producing ventilators, N95 respirators, and other critical supplies facing shortages.

    The once inconceivable policy was endorsed on Wednesday when Trump unveiled a plan to invoke the Defense Production Act to compel private firms to produce needed supplies during the crisis. The law, notably, allows the president to set a price ceiling for critical goods used in an emergency.

    https://theintercept.com/2020/03/19/coronavirus-vaccine-medical-supplies-price-gouging
    #médicaments #prix #santé #banques #profit #prédateurs #big-pharma #industrie_pharmaceutique #brevets #criminels
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  • Pour renflouer les #banques et grandes entreprises : utilisons leurs #dividendes

    Ce qu’il faut à la #santé_publique, ce ne sont pas des #philanthropes qui un jour se réveillent en se disant qu’il y a le feu et qu’il serait peut-être bon de prêter main forte pour aider à éteindre l’incendie (mettre quelques usines textiles au service de la fabrication de masques et de blouses, par exemple), mais ce sont des individus et des entreprises qui arrêtent d’attiser le feu, en permanence, tout le temps.

    Bonne nouvelle : les dividendes 2019 promis par les entreprises européennes à leurs actionnaires, 340 milliards dont 60 milliards par les entreprises du CAC 40, n’ont – à quelques exceptions près – pas encore été payées. La saison des Assemblées Générales, qui statuent sur le paiement de ces dividendes, va commencer. Il y a donc beaucoup d’argent dans les caisses des banques et autres multinationales qu’il serait fort utile de ne pas transférer aux actionnaires à un moment où ces entreprises affrontent la crise et sollicitent le soutien généreux de la puissance publique.
    Annuler les dividendes pour limiter les inégalités

    En Allemagne et en Suède, l’idée fait son chemin. La France a aussi prudemment ouvert la porte. Même la BCE suggère que les banques ne paient pas de dividendes cette année ou les reportent au mois d’octobre. Alors forcément, ce n’est qu’un début, et il va falloir appuyer encore un peu : même si plusieurs entreprises ont déjà annoncé qu’elles ne paieraient pas les actionnaires cette année, d’autres (et parmi elles des géants bancaires) n’ont pas du tout l’intention d’abandonner « leurs traditions ».
    Pourtant, annuler les dividendes qu’attendent les actionnaires, c’est imposer à ces multinationales de payer elles-mêmes les coûts de leur réduction d’activité, et ouvrir la possibilité de reprendre le dessus sur ce pouvoir financier qui nous échappe.

    Tout au long de l’année 2019, et bien avant déjà, les personnels des hôpitaux publics et les soignant.e.s en général, en Belgique, en France et ailleurs, ont crié leur détresse et leur manque de moyens sur tous les tons. C’était bien avant le début de la pandémie. Depuis, c’est pire, sauf que les moyens financiers n’arrivent pas. En Belgique, les hôpitaux publics en étaient rendus à la mi-mars à faire des appels aux dons de la population faute de moyens fournis par l’État. Et en France, en ce 27 mars, le CNRS lançait lui aussi un appel aux dons pour financer la recherche sur le COVID-19.

    2019 aura aussi été une année exceptionnelle pour les marchés financiers. Les cours de bourse ont atteint des sommets jamais égalés, et les entreprises cotées ont répondu aux rêves de leurs actionnaires : les dividendes promis ont eux aussi battu des records. Mais avec l’arrivée de la pandémie, l’euphorie a tourné à la crise d’angoisse et les valeurs boursières ont connu quelques chutes. Heureusement pour elles, les États et les banques centrales de par le monde se sont précipités pour rattraper le coup et ont injecté des centaines de milliards dans les marchés. On dirait que ça va beaucoup mieux depuis – ce n’est pas forcément une bonne nouvelle.

    Cette différence de traitement n’a pas fini d’indigner et de sidérer – encore plus quand on pense à celles et ceux qui sont en première ligne et qui ne voient pas les moyens arriver, cette différence dans les réponses apportées et dans les priorités, cette façon de gérer une « crise financière » alors que nous sommes en pleine crise sanitaire.

    Une générosité subventionnée

    Est-ce pour s’éviter un courroux populaire trop violent, pour se racheter une conscience, ou juste par bêtise que certaines banques et multinationales prennent les centaines de milliards des sauvetages d’une main et font grande publicité de leurs soi-disant largesses d’une autre ?

    En France, en pleine crise sanitaire, une multinationale du luxe a ainsi produit des flacons de gel hydroalcoolique et les distribue gratuitement aux hôpitaux, pendant qu’une autre produit des masques et des blouses dans ses usines de confection et en fait don aux hôpitaux français et italiens. A Genève, des banques privées financent un mois de repas au personnel soignant des hôpitaux genevois. En Belgique, une plateforme de vente en ligne livre des masques.

    Si toutes ces initiatives semblent louables, ces entreprises s’achètent en fait un crédit d’image immense à peu de frais. Car que valent ces ‘gestes’ au regard des profits qu’elles génèrent et qui se comptent annuellement en milliards ?

    Des profits allégrement distribués à leurs dirigeants et à leurs actionnaires (en moyenne les entreprises du CAC 40 distribuent près de 2/3 de leurs profits à leurs actionnaires), des profits gonflés par des pratiques d’évasion fiscale de haute voltige dont elles se sont faites les championnes, gonflés par des délocalisations et des conditions de travail désastreuses à l’autre bout du monde, par une publicité qu’on nous assène jusqu’à l’abrutissement, un mépris de l’impact environnemental désastreux de leurs activités – et j’en passe. Alors espérons que personne n’est dupe de leurs soi-disant largesses.
    Mais comment s’y prendre ? Comment imposer à ces multinationales et leur propriétaires multi-millionnaires et multi-milliardaires une contribution qui soit à la hauteur de la situation dans laquelle nous nous trouvons ?

    Un groupe d’intellectuel.le.s a récemment proposé une réponse : la mise en place en France d’un fonds de solidarité auquel pourraient notamment contribuer les plus riches. Ils et elles soulignent l’évidence des urgences :

    « un besoin d’argent immense et immédiat pour parer au plus pressé, limiter la casse, porter secours aux plus démunis, et bien sûr protéger ceux qui sont en première ligne. » Et d’ajouter : « Pensons aux dizaines de millions de migrants parqués dans des camps partout dans le monde, menacés d’une mort silencieuse (…) »

    Ils et elles rappellent aussi l’incroyable niveau des inégalités et combien elles se sont creusées ces dernières années : records de richesses, records de misère. Mais l’intérêt de cette carte blanche s’arrête là. Car pourquoi en appeler à la générosité des plus riches qui pourraient « pour commencer », nourrir un fond de solidarité d’un milliard d’euros ?

    Pourquoi seulement un milliard ? Ce n’est presque rien au regard de l’enjeu et des montagnes d’argent que ces gens dissimulent dans les paradis fiscaux.

    Pourquoi ajouter que donner serait dans leur intérêt, car « contribuer au redressement de notre pays, réduire les situations dramatiques, est un gage pour eux à long terme de conserver, sinon de retrouver leurs richesses. » Pourquoi faire des ronds de jambe à ces gens et vouloir les convaincre qu’ils ont tout à gagner à se montrer généreux et que cela ne changera rien à leur fortune, au contraire ?

    Ce sont justement ces richesses accumulées et concentrées qui créent la misère dans laquelle nous nous enfonçons, et les auteur.e.s de cette tribune sont bien au courant de tout cela. Ces fortunes accumulées grâce à un patrimoine que loyers et autres dividendes ne finissent pas de faire grossir, grâce à un système financier particulièrement efficace pour les servir, grâce aussi à une pratique systématique de l’évasion fiscale (ou de « l’optimisation fiscale » pour les âmes sensibles, mais cela revient au même), ces fortunes cherchent en permanence des débouchés, cherchent de la rentabilité partout où ils le peuvent pour leurs capitaux, quitte à détruire.

    Alors cette philanthropie est peut-être alimentée par des motivations sincères, mais elle n’est ni juste, ni à la hauteur de la situation. Elle est d’ailleurs généralement soutenue par des déductions fiscales qui diminuent les entrées fiscales et donc les budgets publics. Par ailleurs, les choix des philanthropes restent guidés par des désirs individuels qui ne coïncident pas nécessairement avec l’intérêt collectif : comment ces millionnaires et milliardaires, du fait de leurs conditions matérielles d’existence hyper privilégiées, pourraient-ils comprendre et donc résoudre des problèmes sociétaux qui ne les affectent pas ?

    Ce qu’il faut à la santé publique, ce ne sont pas des philanthropes qui un jour se réveillent en se disant qu’il y a le feu et qu’il serait peut-être bon de prêter main forte pour aider à éteindre l’incendie (mettre quelques usines textiles au service de la fabrication de masques et de blouses, par exemple), mais ce sont des individus et des entreprises qui arrêtent d’attiser le feu, en permanence, tout le temps : évasion fiscale alors que les impôts servent à financer les services publics, pression politique pour payer toujours moins de cotisations sociales et ainsi vider les caisses de la sécurité sociale qui servent pourtant à financer la santé publique et les revenus de remplacement, pression pour que les services publics soient privatisés et deviennent des opportunités d’investissement pour eux – et ce ne sont que trois illustrations des pratiques de ces pompiers pyromanes.

    Mais alors quelles seraient les autres voies si l’on ne se suffit pas des miettes de générosité que pourraient nous octroyer ceux qui en ont les moyens ? Leur imposer de payer, c’est bien, mais « ils ne seront pas d’accord » ! Certes, on ne peut attendre d’eux qu’ils « rendent les clés gentiment ». Cela dit, on peut probablement compter sur l’absurdité et l’injustice évidente de la situation actuelle, et sur l’impossibilité de maintenir les choses telles qu’elles sont, pour organiser une pression populaire et politique.

    Annuler les dividendes pour ne pas subventionner les grandes entreprises et banques

    Les dividendes qui seraient payés cette année sont en fait une ponction (significative) sur les profits générés en 2019. Ces dividendes sont normalement transférés aux propriétaires du capital de l’entreprise, les actionnaires. L’idée serait d’annuler purement et simplement cette ponction, et de maintenir ces montants importants dans les entreprises, puisqu’on en a bien besoin : pour payer les salaires pendant les arrêts d’activité, pour payer les cotisations sociales nécessaires au financement de la sécurité sociale et donc de l’appareil de santé, pour annuler les créances qui pèsent sur des individus et des petites entreprises en grandes difficultés du fait de l’arrêt d’activité, et accessoirement pour payer leur impôts.

    Cette idée a été portée par de nombreuses personnes ces derniers jours. En France, des syndicats et associations ont fait avancer la possibilité de refuser l’accès aux plans de sauvetage de l’État (45 milliards d’aides de trésorerie et prise en charge du chômage partiel + 300 milliards de garanties sur les crédits bancaires) aux entreprises qui paieraient des dividendes (60 milliards annoncés par les entreprises du CAC 40).

    Pour l’instant, le gouvernement français reste encore frileux et la prise en charge du chômage partiel n’est pas (encore) conditionnée au non-versement. Le gouvernement en appelle à « la modération des entreprises ».

    A l’échelle européenne, la Banque Centrale Européenne a, dans un communiqué daté du 27 mars, demandé aux banques de ne pas payer de dividendes avant le mois d’octobre. Un simple report donc, et qui plus est pas obligatoire – même le lobby des banques, la Fédération bancaire européenne, a soutenu l’idée.

    Si l’on continue sur l’exemple des banques, on peut dire que l’idée a aussi été portée par une nécessité : les (grandes) banques sont dans une situation d’extrême fragilité, puisqu’elles sont très mal capitalisées et qu’elles se sont très bien défendues contre tout effort de réglementation conséquent après la crise de 2008. Elles « subissent » le double impact des baisses des cours de bourse, et des risques de non-remboursement des crédits en cours pour cause d’arrêts d’activités.

    Les banques sont par ailleurs si centrales dans le fonctionnement de l’économie d’aujourd’hui (basée sur le crédit bancaire) qu’elles se positionnent comme les acteurs centraux d’une possible relance d’après confinement. Les banques centrales et les gouvernements n’ont donc eu de cesse d’additionner les mesures de sauvetage à leur égard : « assouplissement » dans l’urgence d’une série de réglementations, garanties publiques sur les nouveaux crédits bancaires pour s’assurer qu’elles ne laissent pas tomber les entreprises en arrêt ou réduction d’activité, liquidité sans limite offerte par la BCE…
    Une suite de cadeaux publics qui évitent la faillite à ce maillon faible (et néanmoins prédateur) du système.

    Alors ne pas payer de dividendes, c’est juste une mesure de prévention de plus, ce pourquoi elle est soutenue par les institutions de contrôle et les associations du secteur lui-même.

    Malgré tout cela, des géants bancaires européens comme BNP Paribas ou la Société Générale n’envisagent absolument pas d’annuler ni même de reporter le paiement des dividendes à leurs actionnaires (pourquoi espérer mieux quand on fait appel à la « bonne volonté » de ces gens-là, cela dit…). Sachant que le secteur bancaire est au bord de la faillite et qu’il ne survit que grâce aux perfusions permanentes des institutions publiques et des banques centrales, on peut clairement parler d’ingratitude à ce stade.

    Il n’y a pas que les banques. Le confinement fait risquer la faillite à tous les petits commerces (restos, cafés, librairies, papeteries, pépinières, merceries, habillement…) à qui on promet des échelonnements de paiement, des revenus de remplacement et garanties public.

    Par contre, les grandes chaînes de supermarchés comme Carrefour ou Delhaize, ou les Amazon, débarrassés de la concurrence des petits, les géants pharmaceutiques comme Bayer, Sanofi, Roche et les autres, toutes ces multinationales profitent massivement de la crise. Et on va les laisser tranquillement se nourrir sur le travail de leurs employé.e.s souvent trop mal payé.e.s, sur les sauvetages publics, sur la faillite des indépendant.e.s et des PME, sur notre confinement, sur l’appauvrissement de ceux et celles qui étaient déjà en grandes difficultés ?

    Et si on arrêtait de s’excuser de leur demander pardon ? Récupérons ce qui est nécessaire à faire face à la situation et osons enfin un ton offensif. Pour commencer, imposons cette interdiction de paiement des dividendes. La fatigue à laquelle ce modèle économique nous mène est extrême. Fatigue des corps, fatigue des écosystèmes, fatigue du vivant. Ça craque de partout. Ça craquait déjà depuis longtemps, et le virus est arrivé, sur nos épuisements, sur tout ce qui a été abîmé, cassé, détruit. Il serait confortable de se dire que ça y est, ce système destructeur
    touche à sa fin, qu’il va s’écrouler de lui-même tant les injustices
    qu’il dévoile, et qui sont plus criantes encore par temps de pandémie,
    sont insupportables. On ne supportera pas de continuer comme avant.
    Pourtant il nous faudra être déterminé.e.s si nous voulons voir un
    changement advenir, parce que ceux qui œuvrent au maintien du système font tout pour éviter qu’il ne s’écroule. Leur plan de bataille se
    déploie déjà, qui prépare une nouvelle étape dans la crispation des
    pouvoirs : au nom de la lutte contre le virus et au nom de la relance
    économique, des droits sociaux de base sont attaqués, tous azimuts, des droits politiques et des libertés fondamentales aussi. Alors cette
    histoire de dividendes est importante, mais ce n’est qu’un début.

    https://lareleveetlapeste.fr/pour-renflouer-les-banques-et-grandes-entreprises-utilisons-leurs-
    #économie #coronavirus #philanthrocapitalisme

  • « La science fondamentale est notre meilleure assurance contre les #épidémies » | CNRS Le journal
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/la-science-fondamentale-est-notre-meilleure-assurance-contre-les-epid

    Les deux #virus #SRAS de 2003 et 2019 présentent [...] une similitude quasi parfaite dans leur machine réplicative. Les enzymes à la réplication des deux virus (cibles de médicaments) sont les mêmes car elles n’évoluent pas contrairement à l’enveloppe du virus (cible d’un vaccin) qui est sans arrêt attaquée par l’#immunité des différents hôtes. Si des #médicaments avaient été faits dès 2003 contre cette enzyme, ils fonctionneraient très bien en 2020 contre le virus actuel sans délai d’application.

    L’avantage des médicaments comparé aux #vaccins est qu’un seul principe actif suffit souvent pour couvrir l’ensemble d’une famille de virus. De tels agents antiviraux à large spectre seraient très puissants puisqu’il suffirait de donner le médicament à un patient et au cluster de personnes qui ont été exposées autour de lui avant même l’apparition de symptômes. Le virus serait tué instantanément, éradiquant, par le même effet, les risques d’épidémie.

    Pourquoi cette voie de recherche n’est-elle pas généralement privilégiée ?
    B.C. : La solution thérapeutique n’a jamais été favorisée depuis 2003 pour plusieurs raisons. La première est culturelle : il y a une tradition vaccinale en France avec l’héritage de Louis Pasteur qui nous guide vers la même méthode (le vaccin) car elle fait ses preuves. L’icône de Pasteur sauvant le jeune Joseph Meister attaqué par un chien enragé est émotionnellement très forte. Par contre, le fait qu’après infection par le virus de la variole, un traitement antiviral marche mieux qu’un vaccin n’a pas eu le même impact. Cela a été pourtant publié dans Nature en 2006. Il faut rester attentif, tester d’autres approches et se rendre compte que le vaccin n’est pas toujours la meilleure réponse à un virus.

    Deuxièmement, la recherche de nouveaux traitements thérapeutiques est un investissement sur le long cours. Elle utilise de grands équipements, fait appel à des collaborations interdisciplinaires allant de la biologie structurale au calcul informatique. Le CNRS est d’ailleurs un organisme tout à fait adapté pour mener ce genre de travaux, c’est sa vocation, sa spécialité, son excellence, même si cette expertise s’applique au domaine de la santé, couvert par l’Inserm, l’Institut Pasteur, et d’autres acteurs compétents. 

    Toutefois l’histoire a fortement réduit la possibilité de ce type de recherche sur les coronavirus. Ce domaine a pâti de la crise financière de 2008, qui a conduit les États à rediriger leurs soutiens économiques vers d’autres pans de la société, et des politiques de recherche, dont la réforme du crédit impôt recherche la même année, qui ont réduit les budgets alloués à la recherche fondamentale.

    #politiques #Etats #finance #banques #recherche #santé #vaccin

  • Le réchauffement, ce sont les #banques qui en parlent le mieux - Journal de l’environnement
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-rechauffement-ce-sont-les-banques-qui-en-parlent-le-mieu

    Une menace pour la #survie de l’espèce humaine. C’est l’une des conclusions d’une étude confidentielle sur les effets du réchauffement. Le propos pourra ne pas surprendre les lecteurs du JDLE. La nouveauté est l’institution pour laquelle la note de 22 pages a été rédigée : JP Morgan, l’une des plus puissantes banques d’investissements de la planète.

    Ses auteurs, David Mackie et Jessica Murray, ne sont pas des inconnus. [...]

    S’abreuvant aux meilleures sources scientifiques, les deux chercheurs londoniens expliquent, mieux que ne sauraient le faire les rédacteurs d’un rapport du #Giec, la mécanique du réchauffement. Plus important, pour leurs lecteurs : une bonne partie de la note est consacrée aux impacts du phénomène. Avec une certitude : « une approche tendancielle de l’atténuation climatique mènera à un accroissement significatif de la température et à une dégradation significative du climat. »

    [...]

    Les effets d’un tel coup de chaud sur l’économie et la société sont difficiles à calculer. Mais ils seront très supérieurs à ce qu’annoncent les études économétriques classiques, indiquent-ils . [...]

    [...]

    Au chapitre consacrée aux solutions possibles : point de miracle. L’unanimité va à la tarification des émissions de dioxyde de carbone. A quel niveau ? L’étude reprend à son compte une estimation récemment publiée par le Fonds monétaire international. Pour réduire les émissions suffisamment vite, l’émission d’une tonne de #CO2 devra coûter 75 dollars (69 €) d’ici à 2030. Soit 37 fois plus qu’aujourd’hui.

    Bien sûr, il faudra aussi décarboner l’industrie, les transports, la production d’#énergie. Ce dernier point intéressera d’ailleurs les investisseurs de JP Morgan . Selon un recensement publié en octobre dernier par Rainforest Action Network, la sixième banque du monde (en actifs) est celle qui consacre le plus d’argent aux énergies fossiles. Entre 2016 et 2018, l’établissement new-yorkais a investi près de 196 milliards de dollars (180 Md€) dans le pétrole, le gaz et le charbon. Les investissements cumulés dans ces domaines de BNP Paribas, du Crédit agricole et de la Société générale n’atteignent même pas 120 milliards de dollars (110 Md€).

    The Planet Is Screwed, Says Bank That Screwed the Planet | The New Republic
    https://newrepublic.com/article/156657/planet-screwed-says-bank-screwed-planet

    #dissonance_cognitive #climat

  • Si c’est JP qui le dit...

    JP Morgan economists warn climate crisis is threat to human race
    Patrick Greenfield et Jonathan Watts, The Guardian, le 21 février 2020
    https://www.theguardian.com/environment/2020/feb/21/jp-morgan-economists-warn-climate-crisis-threat-human-race
    https://i.guim.co.uk/img/media/ded2712dfaa4c98a2d2165dfd2bc6b2e35050cb3/240_559_4272_2563/master/4272.jpg?width=620&quality=85&auto=format&fit=max&s=f4d06f313f99967449d7e9

    The study implicitly condemns the US bank’s own investment strategy and highlights growing concerns among major Wall Street institutions about the financial and reputational risks of continued funding of carbon-intensive industries, such as oil and gas.

    #JP_Morgan #banques #schizophrénie

    à rajouter à la quatrième compilation :
    https://seenthis.net/messages/818991

    #effondrement #collapsologie #catastrophe #fin_du_monde #it_has_begun #anthropocène #capitalocène

  • DSK l’économiste qui ne s’intéressait pas aux chiffres
    https://www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/secrets-d-info-22-fevrier-2020
    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2020/02/c1aa6d3a-817e-4be5-9612-9c14fe797476/640_210945682-0115.webp

    Dominique Strauss-Kahn tente d’échapper à l’affaire LSK qui le menace depuis cinq ans. L’ancien ministre affirme qu’il ignorait la réalité financière de cette société créée avec l’homme d’affaires Thierry Leyne. Quitte à minimiser son rôle dans certains dossiers. Révélations de la cellule investigation de Radio France

    #économie #banques #pègre

  • Rosalie Berthier sur Twitter : “THREAD Lebanese banks, after accruing astronomical profits through government-sponsored schemes, are now cutting their losses at the expense of the state. Lebanese citizens, ultimately, will pay twice for such greed” / Twitter
    https://twitter.com/RosalieBerthier/status/1225703920309166081

    THREAD Lebanese banks, after accruing astronomical profits through government-sponsored schemes, are now cutting their losses at the expense of the state. Lebanese citizens, ultimately, will pay twice for such greed

    For years, Lebanon’s government covered its deficit by borrowing billions of dollars, notably in the form of so-called Eurobonds—namely sovereign debt titles denominated in a foreign currency
    Lebanese banks bought a majority of these, earning high annual interests (averaging 7%) pending repayment at maturity (typically after ten years). Banks thus racked up profits while bridging the state’s cash shortage
    As Lebanon’s financial meltdown casts doubt on the state’s ability to repay, banks are eager to shed these billions of dollars in toxic assets
    Increasingly, banks are seeking to offload this risk by re-selling Eurobonds on international markets, at a discount reflecting the increased risk of Beirut defaulting
    Investment funds buy these Eurobonds based on the expectation that they can leverage international legal and financial institutions to force the borrower—that is, Lebanon’s government—to repay them in full
    Lebanese banks incur a loss on the bonds’ original value. But they have already netted high yields and can now shield themselves from future losses, gain immediate dollar liquidity, and therefore consolidate their balance sheets and viability
    In principle, this could serve their clients’ interests, if banks were to increase reserves and resume withdrawals, lending, and lines of credit for ordinary Lebanese. Yet that seems unlikely, given how consistently they favor shareholders and the biggest depositors
    On the face of it, internationalizing Lebanese debt could also be beneficial given the downsides of Lebanon’s incestuous financial system, in which dodgy schemes maximize short-term profits at the expense of the country’s solvency
    The problem is that the greatest loser is the Lebanese state—and, by extension, Lebanese society. Beirut now owes more and more dollars to outsiders who made no prior profits on these Eurobonds, and who will be far more demanding in any negotiation
    This outcome could well have been avoided. Beirut had ample time to prevent banks from offloading these bonds, through capital controls extending to financial assets such as sovereign bonds
    In that scenario, the government could have renegotiated its debt to Lebanese banks to mitigate the consequences for all concerned. The banks’ losses would have been justified by profits made over the years on risky lending
    Instead, banks are shedding their responsibility and transferring the full burden to the state. The latter will now bleed dollars at a time when it desperately needs them—to fund imports, defend its currency, guarantee deposits, and so on
    In other words, Lebanon is losing what few tools were at its disposal to manage the consequences of its financial meltdown, through an independent monetary policy
    Instead, the government and the banks are making Lebanon into a hyper-indebted country vulnerable to foreign dictates—which they likely will blame when the costs are handed down to everyone

    #Liban #dette #banques

  • An elegy for cash: the technology we might never replace - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/s/614998/an-elegy-for-cash-the-technology-we-might-never-replace

    This is a feature of physical cash that payment cards and apps do not have: freedom. Called “bearer instruments,” banknotes and coins are presumed to be owned by whoever holds them. We can use them to transact with another person without a third party getting in the way. Companies cannot build advertising profiles or credit ratings out of our data, and governments cannot track our spending or our movements. And while a credit card can be declined and a check mislaid, handing over money works every time, instantly.

    We shouldn’t take this freedom for granted. Much of our commerce now happens online. It relies on banks and financial technology companies to serve as middlemen. Transactions are going digital in the physical world, too: electronic payment tools, from debit cards to Apple Pay to Alipay, are increasingly replacing cash. While notes and coins remain popular in many countries, including the US, Japan, and Germany, in others they are nearing obsolescence.

    This trend has civil liberties groups worried. Without cash, there is “no chance for the kind of dignity-preserving privacy that undergirds an open society,” writes Jerry Brito, executive director of Coin Center, a policy advocacy group based in Washington, DC. In a recent report, Brito contends that we must “develop and foster electronic cash” that is as private as physical cash and doesn’t require permission to use.

    The central question is who will develop and control the electronic payment systems of the future. Most of the existing ones, like Alipay, Zelle, PayPal, Venmo, and Kenya’s M-Pesa, are run by private firms. Afraid of leaving payments solely in their hands, many governments are looking to develop some sort of electronic stand-in for notes and coins. Meanwhile, advocates of stateless, ownerless cryptocurrencies like Bitcoin say they’re the only solution as surveillance-proof as cash—but can they be feasible at large scales?

    We tend to take it for granted that new technologies work better than old ones—safer, faster, more accurate, more efficient, more convenient. Purists may extol the virtues of vinyl records, but nobody can dispute that a digital music collection is easier to carry and sounds almost exactly as good. Cash is a paradox—a technology thousands of years old that may just prove impossible to re-create in a more advanced form.

    https://datawrapper.dwcdn.net/tBD3Z/2

    That’s why it would be a problem if Sweden were to go completely “cashless,” Söderberg says. He and his colleagues fear that if people lose the option to convert their bank money to government money at will and use it to pay for whatever they need, they might start to lose trust in the whole money system. A further worry is that if the private sector is left to dominate digital payments, people who can’t or won’t use these systems could be shut out of the economy.

    This is fast becoming more than just a thought experiment in Sweden. Nearly everyone there uses a mobile app called Swish to pay for things. Economists have estimated that retailers in Sweden could completely stop accepting cash by 2023.

    Creating an electronic version of Sweden’s sovereign currency—an “e-krona”—could mitigate these problems, Söderberg says. If the central bank were to issue digital money, it would design it to be a public good, not a profit-making product for a corporation. “Easily accessible, simple and user-friendly versions could be developed for those who currently have difficulty with digital technology,” the bank asserted in a November report covering Sweden’s payment landscape.

    The Riksbank plans to develop and test an e-krona prototype. It has examined a number of technologies that might underlie it, including cryptocurrency systems like Bitcoin. But the central bank has also called on the Swedish government to lead a broad public inquiry into whether such a system should ever go live. “In the end, this decision is too big for a central bank alone, at least in the Swedish context,” Söderberg says.

    Cash is already dying out on its own in China, thanks to Alipay and WeChat, the QR-code-based apps that have become ubiquitous in just a few years. It’s been estimated that mobile payments made up more than 80% of all payments in China in 2018, up from less than 20% in 2013.

    It’s not clear how much access the government currently has to transaction data from WeChat Pay and Alipay. Once it issues a sovereign digital currency—which officials say will be compatible with those two services—it will likely have access to a lot more. Martin Chorzempa, a research fellow at the Peterson Institute for International Economics in Washington, DC, told the New York Times in October that the system will give the PBOC “extraordinary power and visibility into the financial system, more than any central bank has today.”

    With Bitcoin, although transactions are public, users don’t have to reveal who they really are; each person’s “address” on the public blockchain is just a random string of letters and numbers. But in recent years, law enforcement officials have grown skilled at combining public blockchain data with other clues to unmask people using cryptocurrencies for illicit purposes. Indeed, in a July blog post, Libra project head David Marcus argued that the currency would be a boon for law enforcement, since it would help “move more cash transactions—where a lot of illicit activities happen—to a digital network.”

    Robleh Ali, a research scientist at MIT’s Digital Currency Initiative, says digital currency systems from central banks may need to be designed so that the government can “consciously blind itself” to the information. Something like that might be technically possible thanks to cutting-edge cryptographic tools like zero-knowledge proofs, which are used in systems like Zcash to shield blockchain transaction information from public view.

    However, there’s no evidence that any governments are even thinking about deploying tools like this. And regardless, can any government—even Sweden’s—really be trusted to blind itself?

    With no middleman like a bank attesting that a transaction took place, each transaction has to be validated by a majority of the nodes in a cryptocurrency’s network, which can number many thousands. But this requires an immense expenditure of computing power, and it’s the reason Bitcoin transactions can take more than an hour to settle.

    A currency like Libra wouldn’t have this problem, because only a few authorized entities would be able to operate nodes. The trade-off is that its users wouldn’t be able to trust those entities to guarantee their privacy, any more than they can trust a bank, a government, or Facebook.

    In summary, we have three avenues for the future of digital money, none of which offers the same mix of freedom and ease of use that characterizes cash. Private companies have an obvious incentive to monetize our data and pursue profits over public interest. Digital government money may still be used to track us, even by well-intentioned governments, and for less benign ones it’s a fantastic tool for surveillance. And cryptocurrency can prove useful when freedoms are at risk, but it likely won’t work at scale anytime soon, if ever.

    How big a problem is this? That depends on where you live, how much you trust your government and your fellow citizens, and why you wish to use cash. And if you’d rather keep that to yourself, you’re in luck. For now.

    #Monnaie_numérique #Bitcoin #Libra #Cash #Banques #Confiance

  • Navarro | FELDMARK
    http://lili.de/u/o1mv8


    Deutsche Bank et Opus Dei vont bien ensemble.

    Navarro-Valls: „Wäre ich Deutscher, ich wäre sehr stolz auf diesen Papst“
    Päpste der Moderne

    Joaquín Navarro Valls, Leiter des Presseamtes des Heiligen Stuhls von 1984-2006 - sprach im Atrium der Deutschen Bank über das Thema „Päpste der Moderne“.

    ▶︎ Wir erinnern uns an dieses Bild: Ein schon gebückter Papst Johannes Paul II. geht an der Seite von Helmut Kohl durch das Brandenburger Tor. Das war sieben Jahre nach dem Fall der Mauer. So lange wollte der Papst warten. Es sollte kein Triumph sein, nur eine Sehnsucht erfüllt.
    ▶︎ Durch den danebenliegenden kleineren Torbogen ging der damalige Pressesprecher des Papstes, Joaquin Navarro-Valls: „Johannes Paul wollte extra diese Schritte frei gehen, ohne seinen Stock. Daher mußte ihn der Kanzler stützen“, sagte Navarro am Montag, 9. März, in Berlin. Vor gut 500 Gästen sprach er im Atrium der Deutschen Bank über „Päpste der Moderne“. Eingeladen hatte das Feldmark-Forum, eine Initiative von Freunden des Opus Dei in der Hauptstadt.
    ▶︎ Ein Bild sagt mehr als 1000 Worte. Über Worte und Bilder ging es an diesem Abend. Denn unsere Worte, unsere Begriffe sind nicht mehr eindeutig, so die erste These Navarros. Das habe Johannes Paul gesehen. Gott, Ewiges Leben, Gewissen, Seele, Ehe, Familie, Sexualität, - die Schlüsselbegriffe menschlicher Existenz sagen nicht mehr allen Menschen dasselbe. Damit fehlt ein gemeinsames Begriffsystem, ein gemeinsames Wörterbuch.
    ▶︎ Dieser Herausforderung hat sich der Philosoph Johannes Paul gestellt. In 13 Rundschreiben versuchte er zu erklären, warum Gott der Bezugspunkt für den Menschen ist. Denn wenn Gott irrelevant ist, wird der Mensch zum Bezugspunkt seiner selbst. Das Ergebnis ist ein großes Fragezeichen.
    Ich muss überzeugt sein
    ▶︎ Daher also die grundsätzliche Begriffsklärung Johannes Pauls. Wobei philosophische Klärung eine Sache, wirkliches Verstehen mit Kopf und Herz eine andere Sache ist. Um wirklich verstehen zu können, muß ich überzeugt sein von der Glaubwürdigkeit dessen, der mit mir spricht. Deswegen sprach der Papst mit den Menschen. Nicht nur zu ihnen.
    ▶︎ „Heiliger Vater, warum reist du so viel woandershin?“ wollte ein römischer Steppke bei einem Besuch in einer Vorortpfarrei wissen. „Weil die Menschen woanders andere Probleme haben als du!“ war die Antwort. Der Papst war sich bewußt, daß er in den anderen Kulturen präsent sein mußte, um zu verstehen und um verstanden zu werden.
    ▶︎ Nicht jeder liest Enzykliken. Aber die 14. Enzyklika, die habe jeder Mensch jeden Glaubens oder Unglaubens sofort verstanden. Die Begegnung des noch kaum genesenen Papstes mit seinem Attentäter: Das sei, so Navarro, die 14. Enzyklika gewesen.
    Die Kugel wurde gelenkt
    ▶︎ Also wieder ein Bild, das um die Welt geht. Die Botschaft braucht keine Worte: Versöhnung. - Ali Agca sei ein wundersamer Mensch. Zunächst habe er nicht verstehen können, daß er, ein geübter Schütze, aus dieser kurzen Entfernung den Papst nicht getötet habe. Dann hat er im Gefängnis aus den Zeitungen von Fatima gelesen: Die Jungfrau Maria ist den Seherkindern zuerst an einem 13. Mai erschienen.
    ▶︎ Als irgendwie gläubiger Muslim macht er sich seinen Reim darauf. Agcas Schluß: Er habe den Papst gar nicht an diesem 13. Mai töten können. Die Vorsehung habe es anders gewollt.
    ▶︎ Dieser Herausforderung hat sich der Philosoph Johannes Paul gestellt. In 13 Rundschreiben versuchte er zu erklären, warum Gott der Bezugspunkt für den Menschen ist. Denn wenn Gott irrelevant ist, wird der Mensch zum Bezugspunkt seiner selbst. Das Ergebnis ist ein großes Fragezeichen.
    ▶︎ Als Agca noch erfährt, daß die Nonne, die ihm in die Quere lief, damit er von den Sicherheitsleuten festgenommen werden konnte, Fatima hieß, ist (auch) er vollends überzeugt: Die Kugel wurde gelenkt.
    ▶︎ Das Bild ist die Botschaft. Die beiden letzten Päpste beweisen, so Navarros zweite These, daß Begriffe nur überkommen, wenn sie visualisiert werden. Wir leben in Bildern.
    ▶︎ Beim Weltjugendtag in Köln kam Papst Benedikt im Köln-Düsseldorfer Dampfer den Rhein hinunter. Hunderttausende Jugendliche standen in mehreren Reihen hintereinander im Wasser und grüßten ihn begeistert. Der Denker Ratzinger blieb nachdenklich: „Das ist die Theologie des Papsttums“, wisperte er einem Bischof neben ihm zu. Als wolle er sagen: Der Beifall kann doch nicht mir gelten. Er gilt Petrus. Er gilt dem Charisma des Papsttums.
    ▶︎ Diese öffentlichen Begegnungen zeigen zugleich: Die faktische Wirklichkeit ist eine überzeugendere als die virtuelle.
    Warum kann das Bild eine solche Glaubenshilfe sein?
    ▶︎ Der Christ ist jemand, der so lebt, daß seine Worte und sein Tun eine Einheit bilden: Mit seinem Leben zeigt er die Wahrheit dessen, was er glaubt.
    ▶︎ Johannes Paul prägte im ausgehenden 20. Jahrhundert einige der stärksten Symbolbilder der Epoche. Er schuf mit seinen Gesten eine Bildsprache. Die transportierte einen Inhalt, der mit Worten allein nicht zu vermitteln gewesen wäre. Wir sehen, wie der Papst durch das Brandenburger Tor geht, wie er mit dem Bischofsstab den Takt beim Weltjugendtag schlägt, wie er vergnügt mitsummt, wie er als kräftiger junger Papst den Indiojungen hochhebt, wie ihm als vom Tod Gezeichnetem an seinem Fenster die Worte wegbleiben - und wie die Fernsehbilder keine Worte mehr brauchen.
    ▶︎ An Kraft, Authentizität und Wirksamkeit übertrafen diese Gesten und Bilder von Papst Johannes Paul II. alle denkbaren Worte.
    ▶︎ Im selben Kontext sieht Navarro die Bilder vom ersten deutschen Papst der Moderne in Auschwitz und Birkenau im Mai 2006. Deswegen ist es für ihn unverständlich, daß jemand Zweifel hegen kann an Benedikts Haltung zum jüdischen Volk und zur unendlichen Tragödie der Shoa. Navarro-Valls wörtlich: „Wäre ich Deutscher, ich wäre sehr stolz auf diesen Papst!“
    Das Papsttum aktualisieren
    ▶︎ Navarro-Valls kam zu seiner dritten These: Johannes Paul II. hat auf eine zuvor unvorstellbare Art das Papsttums aktualisiert.
    ▶︎ Und zwar wieder über die Bilder: Der Papst im Kanu, der Papst spielt Fußball. Bis zum Ende zeigte er sich als Mensch, der mit einer großen inneren Freiheit tut, was er liebt und was er für richtig hält. Er spielt keine Rolle. Er sagt das, von dem er meint, daß es ein Papst heute sagen muß.
    ▶︎ Johannes Paul sagte seinem Sprecher einmal, daß „früher die Leute zum Pfarrer kamen. Aber heute muß der Pfarrer zu den Leuten hingehen.“ Damit habe der Papst nicht ein Faktum anerkennen wollen. Er habe es selbst vorgelebt: Alle sieben Sakramente hat der Papst gespendet, jedes Jahr hat er getauft und Beichte gehört.
    ▶︎ Mit seinen Reisen hat er eine Evangelisierung betrieben, die die Art der Ausübung des päpstlichen Amtes neu gestaltet hat. Er hat an seinem einzigen freien Tag die römischen Pfarreien besucht.
    ▶︎ Mit seinem entschlossenen persönlichen Vorbild hat er gezeigt: Der Papst versucht nicht in einer Kirche in Krise zu überleben. Das Papsttum ist vielmehr das Zentrum, von dem die apostolische Sendung der Christen in die ganze Welt ausstrahlt.
    Die Medien: Risiko
    ▶︎ Diese institutionelle Aktualisierung wird besonders deutlich im Umgang des Papstes mit den Medien. Der Papst ging so persönlich und systematisch auf die Journalisten zu wie keiner seiner Vorgänger. Das fing auf seiner ersten Mexiko-Reise 1979 an. Niemand im Flugzeug, weder Journalisten noch Entourage rechnete damit. Der Papst kam einfach nach vorne und gab Rede und Antwort, in sechs Sprachen. - Als das bei den nächsten Reisen immer häufiger vorkam, versuchten ihn einige Leute seiner Umgebung davon abzubringen: Das Risiko sei doch zu groß bei diesem informellen Austausch. Der Hl. Vater ließ sich nicht beirren und blieb bei dieser radikalen Innovation.
    ▶︎ Solche direkten Treffen mit Journalisten erwiesen sich als ein effizientes Mittel, um mit der öffentlichen Meinung in der ganzen Welt zu kommunizieren. Wir hatten - so Navarro-Valls - es also nicht mit einem Papsttum zu tun, bei dem bei besonderen Gelegenheiten irgend etwas auf Kassette aufgezeichnet wurde, wie bei seinen Vorgängern. Vielmehr ließ sich der Papst auf die Dialektik des modernen Journalismus ein. Er akzeptierte die Regeln, um seine christlichen Werte zu transportieren.
    ▶︎ Ganz ähnlich haben beide Päpste bei ihren Publikationen gehandelt. Bis dahin hatte ein Papst nur lehramtliche Dokumente geschrieben. Johannes Paul II. und Benedikt schrieben auch Bücher, die an Gläubige und Ungläubige gerichtet waren und die man normal in den Buchhandlungen kaufen konnte.
    ▶︎ Navarro zeigte sich besonders berührt von Benedikts Bemerkung im Vorwort von „Jesus von Nazareth“: „Dieses Buch ist in keiner Weise ein lehramtlicher Akt, sondern einzig Ausdruck meines persönlichen Suchens nach dem ´Angesicht des Herrn´ (vgl. Ps 27,8).“
    Noch kein Ende
    ▶︎ Natürlich war mit diesem analytischen Vortrag der Abend noch nicht zu Ende. Ob er denn der einzige in Europa sei, der nichts von den Vorgängen der letzten Wochen gehört habe, wollte ein Ministerialbeamter wissen. Um dann fast flehentlich zu bitten: „Nun sagen sie uns doch bitte, wie wir in unserer Umgebung die Kirche verteidigen können!“
    ▶︎ Navarro antwortete so ernst wie unerwartet: „Beten wir hier wirklich viel für den Papst?“ Zudem gelte: „Es gibt Momente, in denen man mit bestimmten Informationen der Medien kritisch umgehen muß.“ Im übrigen sehe er die Situation nicht so dramatisch.
    ▶︎ Dazu paßte die scheinbar harmloseste Frage des Abends. Der Berliner Publizist Ingo Langner wollte wissen: „In welchem Land versteht man am besten, daß die Katholische Kirche eine Weltkirche ist?“ - Antwort: „Mich haben die Menschen in Guinea-Bissau beeindruckt. Sie gingen davon aus, daß der Papst eine Wirklichkeit vertritt, die sie selbst übersteigt. Die Gemeinschaft der Heiligen dort existiert!“ Der Rest der klugen Antwort ging im allgemeinen Schmunzeln und zustimmenden Lachen unter. Ein Besucher kommentierte: „Ich bin seit fünf Jahren auf vielen Veranstaltungen in Berlin. Nirgendwo kommt man so entspannt auf so hohem Niveau mit Menschen ins Gespräch.“

    #Allemagne #Berlin #Grunewald #Bismarckallee #catholicisme #Opus_Dei #banques