• "Se regrouper pour pouvoir parler de la disparition de nos proches" : au #Maroc, un millier de mères et sœurs mobilisées pour leurs #disparus

    Des mères et sœurs marocaines de disparus animent depuis bientôt dix ans une #association pour faire entendre leurs voix dans un pays où l’exil est souvent criminalisé. Au fil des années, leur association a regroupé près d’un millier de proches de disparus sur leur route vers l’Europe, dans différentes zones frontalières : Balkans, Atlantique, Méditerranée… Rencontre avec cinq femmes qui ne lâchent pas leur combat, à #Rabat.

    Sous l’œil des locaux et des touristes étrangers assis en terrasse, des barques de pêche flottent lentement dans le port de Rabat. Deux plages de sable fin, où des adolescents courent vers l’eau, encadrent d’un côté et de l’autre l’embouchure dominée par la Kasbah des Udayas, berceau de la capitale marocaine. Une petite fille portant dans son dos deux ailes de papillon rose sautille de rocher en rocher. Un couple se tient droit, immobile, le regard vers l’horizon. Tout au bout de leur regard, tout au bout de cet estuaire du #fleuve_Bouregreg : l’#Atlantique.

    “C’est d’ici, en partant de cette #rivière, que mon frère est sorti du pays, vers l’océan”, souffle Hafida Labiad, le regard cerné de noir. Son visage calme recèle un espoir, ou un tourment, impossible à faire taire : "Il y a des rumeurs sur le fait que lui et ses compagnons de route auraient pu être récupérés par les secours espagnols et portugais". C’était il y a cinq ans. Dix-sept autres personnes ont disparu sur le même bateau.

    Des embarcations de fortune tentent parfois de prendre la mer depuis les zones côtières autour de Rabat, malgré la surveillance et les interceptions régulières des autorités marocaines. Soixante-dix mille tentatives ont été interceptées sur l’ensemble du territoire marocain en 2025, selon les autorités.

    Après la disparition de son frère, #Hafida_Labiad a co-construit le collectif des familles marocaines de disparus aux côtés de #Hassan_Ammari. Celui-ci préside l’#Association_Marocaine_d’Aide_aux_Migrants_en_Situation_Vulnérable (#AMSV), créée en 2017 et basée à Oujda, qui regroupe aujourd’hui en son sein les familles de disparus réunies au fil des années par Hafida.

    986 familles réunies par l’association

    "Pour ne pas vivre seules la situation, l’association nous a regroupées pour pouvoir parler de la disparition de nos proches", explique Fatima Al-Kazar, qui arbore un haut à fleurs bleues. Son fils, Ashraf Charabi, a disparu il y a cinq ans en Algérie avec trois autres personnes.

    Pour mettre en lien et organiser les familles, des groupes #whatsapp ont été créés. Il en existe treize, organisés par territoires de disparition : "Les disparus en Turquie, en Algérie, dans la Méditerranée, dans l’Atlantique, au Maroc, sur la route des Balkans, en Libye…", déroule Hassan Ammari. "Au total, nous sommes à 986 familles".

    Hafida Labiad, qui est présente dans tous les groupes au vu de son rôle d’animatrice, est particulièrement concernée par celui sur les routes de l’Atlantique - depuis la disparition de son frère. Avec le collectif, "Il n’est pas question de ma seule souffrance : on partage la #souffrance entre les familles, mais aussi le #partage des informations", résume-t-elle.

    Un #guide illustré, un livre "contre l’#oubli"

    Le collectif a édité, en 2024, un "Guide illustré : à la recherche d’un disparu ou d’un détenu aux frontières". Il y est écrit comment contacter la police, le ministère des affaires étrangères, le Croissant rouge ou la Croix rouge selon les pays… Cet outil qui n’existait pas auparavant permet de contrer le #désarroi : quand une disparition survient, "nous ne savons pas où aller, ce qu’on peut faire... Les informations qui nous arrivent sont parfois fausses ou sont de l’escroquerie”, explique Fatima Al-Kazar. Grâce à ce guide destiné à toute famille concernée, "on peut mieux se repérer".

    L’association diversifie les moyens de diffusion. Imane El Bouastaoui, jeune femme discrète à la voix douce, lunettes de soleil rectangulaires remontées sur son foulard couleur parme, est l’autrice d’un livre, "Entre les vagues et l’absence". L’ouvrage raconte la quête de son frère disparu lors d’une traversée vers les îles Canaries. Il est préfacé par l’association, qui a aidé à son édition. "C’est un #livre contre l’oubli", en dit Imane. "Énormément de ces disparitions tombent dans l’oubli. Moi, je ne veux pas que mon frère et ses amis soient oubliés. Je voulais que ce roman soit un miroir, et une mémoire, pour les autres familles".

    Elle rencontre l’association un an après la disparition de son frère dans l’Atlantique. Celui-ci était parti d’Algérie, au milieu d’un groupe de 42 personnes. "Le disparu reste souvent un chiffre. Moi, je ne veux pas qu’il soit un #chiffre, je veux qu’il soit un #nom." Il s’appelait Mohammed El Boustaoui. "Mon roman donne à voir un nom, une famille, un être humain". Écrire est aussi une façon de ’répondre au silence des structures officielles’", complète la jeune femme.

    Mobilisations face au Parlement et au ministère des affaires étrangères

    Au Maroc, les #familles de disparus décrivent en effet le #tabou qui règne autour des disparitions, tant le fait de prendre la route de l’exil est mal considéré. Hafida s’en souvient : lorsqu’elle a tenté en 2022 de déposer, pour l’association, une déclaration collective de disparitions à la police marocaine, "ils nous ont dit : ’Votre proche, c’est lui qui s’est enfui du pays. Ce n’est pas un disparu’. On était criminalisés. Cela m’a mise en colère".

    Dans la foulée, l’association s’est mobilisée face à ce refus de prise en compte des autorités. Des familles sont venues de Beni Mellal, de Oujda, de Marrakech, de Berkane… jusqu’à Rabat. "On était quasiment 80 familles représentées", raconte Hafida. Ensemble, elles ont tenu un #sit-in devant le Parlement à la façade rouge, situé sur une grande avenue de la capitale. Au milieu de cette avenue se trouve une fine esplanade, éclatante au soleil, cernée de hauts palmiers et de quelques bancs : celle-ci fait office de lieu de rassemblement pour les manifestations. "Malheureusement, ce jour-là, les familles ont été frappées par les forces de l’ordre", raconte Hafida.

    Pas de quoi les décourager cependant. "Après, on s’est dirigé en groupe vers le ministère des affaires étrangères pour y déposer notre déclaration. Ensuite, l’association s’est chargée du suivi avec le ministère", expose Hafida Labiad. Un an après, en 2023, nouveau rendez-vous ici à Rabat : cette fois, pour un sit-in devant le siège de la délégation de l’Union européenne (UE). Une représentante est venue à leur rencontre, à laquelle les familles ont pu remettre une lettre contenant leurs revendications pour obtenir l’aide de l’UE quant aux recherches de leurs proches disparus et au processus d’identification. Les familles ont aussi pu se rendre au siège du CICR (comité international de la Croix-Rouge) au Maroc.

    Malgré ces #mobilisations, "on voit peu de changement dans nos relations avec les autorités et la police". Une victoire tout de même, avec le ministère marocain des affaires étrangères : "Eux reconnaissent désormais qu’il s’agit de disparitions". Grâce à ce canal ouvert avec ce ministère, en 2025, le consulat du Maroc en Espagne, basé à Almeria, a demandé de lui-même des informations sur les disparus recensés par l’association, pour procéder à d’éventuelles identifications de corps retrouvés en Espagne. Depuis, les familles attendent des nouvelles.

    #Identification des corps : quand le collectif ouvre les portes

    S’engager dans des procédures d’identification reste un parcours du combattant : l’association permet de donner du poids aux familles pour obtenir la prise en charge de leur test #ADN. Le cas de Fatema Mesdar l’illustre bien. Son fils Oussama Lamari a disparu avec 33 autres personnes, à bord d’un bateau parti des côtes tunisiennes. Seuls deux corps auraient été retrouvés.

    Mais cela, les familles marocaines ne l’ont appris que trois mois après le naufrage. "Cette absence d’informations, c’est aussi parce que les passeurs s’en sont mêlés. Le jour où on l’a appris, il était trop tard, les corps allaient être enterrés [dans la ville de] Menzel Bourguiba…", raconte Fatema, habillée tout en rose pâle, le regard doux. "On attend encore de connaître leur identité : le premier corps a été identifié, mais le deuxième toujours pas, alors qu’il y avait deux passeports retrouvés”.

    Pendant des semaines, avant de connaître l’association, Fatema avait mené ses recherches en solitaire. "Je suis allée de Casablanca à Tunis, toute seule, en avion. J’y suis restée 45 jours. Je menais mes recherches isolée sur moi-même, dans l’obscurité". Plusieurs familles finissent par lui dire de ne pas rester seule et une femme l’oriente vers l’association, à laquelle Fatema Mesdar confie tous ses documents et vidéos obtenues lors de ses recherches en Tunisie sur le naufrage. Elle commence à participer à des ateliers regroupant les familles. "On m’a donné la parole. Pour la première fois je me suis sentie soulagée, écoutée. C’étaient des moments forts émotionnellement."

    Ce soutien lui a donné l’énergie de relancer ses recherches, auprès d’autres institutions, appuyée désormais par l’association. Fatema est retournée en Tunisie, mais cette fois, en portant la parole de tout un groupe. "Aucune porte ne m’a été fermée, parce que je portais la parole de tout un collectif. Toutes les structures m’ont reçue et écoutée. J’ai été à Djerba, à Sfax, auprès de la gendarmerie, la police, le ministère de l’Intérieur, les gardes-côtes tunisiens… On m’a accueillie partout. J’ai même pu faire mon test ADN gratuitement."

    Au-delà de son cas, Fatema Mesdar bataille désormais pour améliorer les #procédures_d’identification pour toutes les familles de disparus. Mais aussi pour les encourager à transmettre leurs données et leur ADN. "Au début les familles des disparus dans le même bateau que mon fils avaient peur, par rapport aux #passeurs : l’un était en Tunisie et l’autre, un Marocain, en Italie", relate-t-elle. La peur se joue aussi dans la relation aux autorités : "Il faut de la #sensibilisation", insiste Fatema.

    Décès, détenus : quand les #enquêtes_citoyennes aboutissent

    Malgré toutes ces procédures administratives et judiciaires, "j’ai l’impression de n’avoir rien fait pour mon fils. Je me sens coincée", confie Fatema, toujours en attente de réponse. La Tunisie lui a indiqué que son test ne correspondait à aucun corps retrouvé. Côté marocain, elle est toujours en attente. Comme d’autres familles, elles aimeraient pouvoir envoyer ses données en Espagne ou au Portugal, de l’autre côté de la mer. "Je veux juste un cheveu de mon fils, vivant ou mort. Je veux juste aller pleurer sur la tombe de mon fils".

    Le problème, c’est qu’il "n’y a pas de réelle concertation des différentes autorités sur la question de l’identification. Nous avons besoin d’une #base_de_données centralisée", défend Hassan Ammari, le président de l’association. Son équipe a procédé elle-même à l’identification de 56 personnes depuis 2017. Hors des procédures officielles en premier lieu, et avec les moyens du bord - jusqu’à obtenir la validation officielle, in fine, d’un juge qui autorise ainsi la famille à récupérer le corps. Ce travail citoyen de fourmi, aboutissant à des dossiers enfin clôturés, est synonyme de "souffrance, car c’est un processus extrêmement fastidieux".

    D’autres dossiers se concluent par des proches retrouvés en prison. Bouaïcha, membre de l’association depuis un peu plus d’un an, avait perdu la trace de son fils en Algérie il y a sept ans. "En premier lieu, on m’a dit qu’il était mort. Mais j’avais le sentiment qu’il était en vie. Je suis allée seule de Casablanca à Oran, pour ramener mon fils vivant ou mort : je m’étais donné ce défi là". Mais seule, "je ne savais pas où aller, à quelles structures m’adresser, quels discours utiliser", retrace cette femme au sourire mélancolique, des plis rieurs aux coins des yeux, vêtue tout de bleu. "Pendant un mois, de 7 heures du matin à 19 heures, je tapais à toutes les portes, en vain. J’ai aussi gaspillé énormément d’argent dans les transports".

    Depuis sa rencontre avec l’association, elle a pu relancer ses recherches, avec l’appui d’une avocate. Quinze jours après, l’avocate avait identifié la prison où son fils se trouvait en réalité détenu en Algérie, au nom de la loi 08-11, qui rend l’immigration irrégulière pénalement répréhensible de plusieurs années de prison. "Mère d’un disparu, elle est devenue mère d’un détenu", résume Hassan. Sept ans après, "j’ai enfin pu rendre visite à mon fils, en prison" raconte, émue, Bouaïcha. "Pour seulement 15 minutes". Depuis, son fils a aussi réussi à lui envoyer des lettres, et à lui parler une fois par téléphone, grâce à la clémence d’un gardien.

    Rencontrer d’autres familles, "c’est ce qui m’a donné la force de parler de mon fils", malgré cette condamnation qui couvre d’une chape de plomb son histoire. "L’association a été un tournant dans ma vie", conclut Bouaïcha. Aujourd’hui, j’ai trouvé une famille. Une grande famille".

    https://www.infomigrants.net/fr/post/72092/se-regrouper-pour-pouvoir-parler-de-la-disparition-de-nos-proches--au-
    #migrations #mourir_aux_frontières #décès #morts_aux_frontières #femmes #criminalisation

    ping @6donie

  • IL PIANO DELLE OPERE OLIMPICHE PER OPEN MILANO CORTINA 2026

    #SIMICO ha posto al centro della propria strategia l’impegno concreto verso la trasparenza e la condivisione delle informazioni con tutti gli attori coinvolti nel percorso verso Milano Cortina 2026. È in questa prospettiva, e in collaborazione con gli stakeholder territoriali, che nasce #Open_Milano_Cortina: una piattaforma dedicata a garantire un accesso chiaro, aggiornato e verificabile alle informazioni relative alla realizzazione del Piano delle Opere Olimpiche.

    Attraverso Open, intendiamo fornire un quadro trasparente dello stato di avanzamento dei progetti, accompagnato da contenuti che ne documentano gli sviluppi e gli effetti concreti sui territori. Milano Cortina 2026 rappresenta un evento di rilevanza internazionale, ma anche e soprattutto un’occasione per generare valore pubblico duraturo. Il nostro obiettivo è costruire questo percorso in modo aperto, responsabile e accessibile a tutti.

    https://www.simico.it/piano-delle-opere
    #Milano-Cortina #jeux_olympiques #jo2026 #Alpes #montagne #base_de_données #liste #cartographie #visualisation #infrastructure #travaux #projets

    • Open Olympics 2026

      100 giorni senza aggiornamenti sul portale delle opere olimpiche

      Trasparenza in standby e aggiornamenti mancati: a lanciare l’allarme è l’iniziativa Open Olympics 2026, promossa da Libera insieme a una rete di ventiassociazioni nazionalie locali. A cento giorni dall’ultimo aggiornamento del portale Open Milano Cortina, il sito ufficiale pensato per informare cittadini e cittadine sullo stato delle opere legate ai Giochi Olimpici e Paralimpici Invernali 2026, nulla si muove.

      Il portale, attivo da ottobre 2024 anche grazie alla pressione della stessa campagna, prevedeva un aggiornamento “ogni 45 giorni”. Ma l’ultimo aggiornamento risale al 22 aprile 2025. Da allora, silenzio.

      «Due scadenze di aggiornamento sono ormai saltate. Ci aspettavamo un potenziamento della qualità e completezza dei dati, ma l’attesa si è fatta troppo lunga.»

      Così denunciano i promotori della campagna, che da mesi chiedono trasparenza sui costi, cantieri, appalti, così come previsto dalla legge. “Contro il malaffare e la deregulation, la vera sfida olimpica oggi è il diritto di sapere”. Con l’avvicinarsi dell’evento, previsto per il febbraio 2026, le associazioni ribadiscono l’urgenza di informazioni accessibili, aggiornate e verificabili. È questo l’unico modo per garantire un vero monitoraggio civico e contrastare i rischi di corruzione e sprechi. «Invitiamo Simico S.p.A., soggetto responsabile della piattaforma, a riprendere al più presto le pubblicazioni, rendendo disponibili dati completi e coerenti con gli impegni assunti e con le richieste di Open Olympics 2026».

      Nel frattempo, restano irrisolte alcune criticità informative. Il numero delle opere censite si ferma a 94, come previsto dall’ultima riformulazione del Piano delle Opere, ma mancano le opere connesse, funzionalmente legate all’evento ma non più incluse formalmente. Inoltre, i dati economici si riferiscono ai valori abase d’asta del decreto del 2023, senza tenere conto dei costi reali aggiornati o delle eventuali variazioni di spesa.

      Alla luce delle recenti indagini e inchieste giudiziarie che coinvolgono anche opere legate alle Olimpiadi, la richiesta delle associazioni è chiara:

      «Ogni ente coinvolto a vario titolo nell’organizzazione dei Giochi garantisca piena rendicontabilità e trasparenza. La posta in gioco non è solo l’efficienza dell’evento, ma la fiducia pubblica e il rispetto dei diritti dei cittadini.»

      https://www.libera.it/it-schede-2767-open_olympics_2026

  • nopasaran.ch : le registre suisse des #dérapages de l’#extrême_droite institutionnelle
    https://www.infolibertaire.net/wp-content/uploads/2026/02/nopasaranch-le-registre-suisse-des-derapages-de-lextreme-droite-inst

    nopasaran.ch (https://www.nopasaran.ch), c’est quoi ?

    Plusieurs journalistes et militant·es suisses tiennent des listes personnelles, parfois partagées, des condamnations des membres de l’#UDC, des discours racistes ou homophobes de politicien·nes ou d’autres méfaits plus ou moins graves de la scène d’extrême droite en Suisse.

    Ces listes sont souvent incomplètes, ne concernent qu’une région du pays ou ne sont tout simplement plus mises à jour. De plus, ces informations ne sont pas stockées dans une base de données, ce qui rend difficile une recherche quand la liste devient très grande.

    C’est pour toutes ces raisons que nopasaran.ch a été créé : un registre le plus exhaustif possible, couvrant toute la Suisse et dont les informations sont organisées dans une base de données.

    Le but est de démontrer, par le nombre très élevé des entrées dans la base, que l’extrême droite est bel et bien présente dans le monde politique suisse.

    Il ne s’agit pas de dénoncer les actes de petits groupuscules néo-nazis, mais d’élargir l’action antifasciste au niveau institutionnel. J’en reparle plus loin dans le manifeste.
    Les fonctionnalités du site

    La page d’accueil du site comporte un carrousel des dix derniers signalements, afin de vous tenir au courant des dernières “dingueries”. Vous y trouverez aussi un bouton pour naviguer au hasard dans les enregistrements de la base de données. Un autre bouton permet de signaler un dérapage dont vous êtes témoin.

    Tout en haut à droite, vous pouvez changer de langue : sont disponibles le français, l’allemand, l’italien et l’anglais.

    https://www.infolibertaire.net/wp-content/uploads/2026/02/homepage.png

    Tout en haut encore, vous pouvez cliquer sur la loupe pour accéder à la page qui est certainement la plus utile, celle qui permet de rechercher des incidents selon plusieurs critères.

    Car c’est évidemment là que réside tout l’intérêt d’une base de données : toutes les informations sont stockées avec une date, une catégorie, la personne responsable du dérapage, des sources… En cliquant sur un résultat, vous accédez ensuite au détail de l’incident. De là, vous pouvez partager le lien vers l’article.
    Comment s’en servir ?

    Vous en avez marre d’entendre que l’UDC n’est pas un parti d’extrême droite ? Ou vous n’en pouvez plus d’entendre l’excuse “c’est un cas isolé” ? Eh bien, montrez-le site nopasaran.ch à votre interlocuteurice, iel sera peut-être surpris·e de voir les centaines de dérapages racistes, homophobes, les dizaines de condamnations et même parfois la violence physique dont font preuve les membres de l’UDC. Et ce ne sont pas que des commentaires sur Facebook ou des petites piques ici et là !
    Quelques exemples pour illustrer le degré de fascisation présent en Suisse

    Il y a d’abord cet amour inconsidéré pour le salut hitlérien, comme chez Benjamin Kalbermatter, Thierry Cerutti, Benjamin Fischer ou encore Liliane Jessica Tami.

    Il y a aussi les très nombreux discours homophobes et transphobes, comme avec Toni Bortoluzzi qui pense que les homosexuels ont un lobe du cerveau qui tourne à l’envers, ou avec Jérémy Gardiol pour qui être homo est une maladie, ou encore Marc Falquet qui dit que si on change de sexe, ça sera des malades à vie.

    L’UDC n’hésite pas non plus à faire les pires récupérations politiques, comme dernièrement avec le drame de Crans-Montana où l’on a entendu Christoph Mörgeli et Roger Köppel faire un lien entre l’incendie du Constellation et la libre circulation des personnes dans l’UE.

    Mais que serait l’extrême droite sans la déshumanisation des étranger·es ? Ces dernier·es sont régulièrement assimilé·es à des parasites, que ce soit sur le site de l’UDC, dans les médias ou même au Parlement. Et quand iels sont noir·es, Oskar Freysinger parle de macaques, Henry Rappaz trouve amusant de comparer Christiane Taubira à un singe et on va jusqu’à souhaiter la mort aux singes et aux porcs musulmans ! La xénophobie est tellement présente à l’extrême droite qu’iels demandent des bus séparés pour les demandeurs d’asile. Et pourquoi pas un retour du Ku Klux Klan ?

    https://www.infolibertaire.net/wp-content/uploads/2026/02/kkk.png

    Un autre marqueur du fascisme, c’est l’autoritarisme. Les réactions suite aux manifestations de soutien à la Palestine n’ont pas tardé, la droite demande des mesures sécuritaires complètement disproportionnées. C’est le cas de l’Alliance Sécurité Suisse et de Jacqueline de Quattro. Les Jeunes UDC estiment même que la police aurait pu tirer à balles réelles sur les manifestants. Andreas Glarner souhaite interdire le mouvement antifa. Et Jean-Luc Addor veut rétablir la peine de mort.

    La violence peut atteindre des niveaux intolérables. Lionel Dugerdil en a fait la démonstration plusieurs fois, comme ci-dessous à l’aide d’une fourche :

    Et que dire d’Alexander Müller qui voudrait vraiment mettre certaines personnes contre le mur et les fusiller ?
    Manifeste

    La rhétorique des partis d’extrême droite, dont l’UDC est la figure de proue en Suisse, n’est pas sans conséquence. Elle contribue directement à la montée du fascisme, légitime les agressions et empoisonne le débat public.

    Les membres de l’UDC confondent délibérément liberté d’opinion et liberté d’expression pour justifier l’inacceptable.

    Rappelons un principe fondamental : la liberté d’opinion, qui est et doit rester un pilier de notre démocratie, protège le droit de penser.

    Mais la liberté d’expression s’arrête là où commencent l’incitation à la haine, les insultes, les mensonges et la violence :

    - Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit.
    - La négation du nettoyage ethnique des Palestiniens, ce n’est pas une opinion, c’est du déni.
    - Douter du réchauffement climatique n’est pas une opinion, c’est renier la science.
    - Dire que toutes les personnes bénéficiant d’aides financières étatiques sont des profiteurs ce n’est pas une opinion, c’est un mensonge.
    - La discrimination des personnes LGBT+ n’est pas une opinion, c’est un délit.
    - Considérer les femmes comme inférieures aux hommes cis ou justifier les inégalités n’est pas une opinion, c’est du sexisme.

    "C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des forces politiques, des organisations de la société civile, des médias et des citoyen·nes à former un cordon sanitaire autour de l’UDC et de tous les mouvements d’extrême droite."

    Cela signifie refuser toute alliance politique, ne plus considérer leurs propositions comme une base de discussion acceptable, refuser les campagnes d’affichage ouvertement racistes et dénoncer systématiquement leurs discours haineux. C’est le strict minimum pour protéger notre démocratie de la montée du fascisme.

    Chaque micro tendu sans contradiction, chaque plateau de télévision offert sans esprit critique, est une tribune offerte à la haine et une participation active à la propagation du fascisme. Nous appelons les journalistes et les médias à prendre leurs responsabilités.

    Informer sur l’extrême droite ne doit plus jamais signifier lui offrir une plateforme de propagande.
    Contribuez !

    Pour que la base de données soit la plus exhaustive possible, nous avons besoin d’yeux et d’oreilles dans toute la Suisse. Alors n’hésite pas à signaler tout commentaire haineux, tout discours raciste, tout dérapage homophobe ! Nous avons vraiment besoin de toi pour alimenter nopasaran.ch, alors merci de faire connaître le site autour de toi.
    Open source

    Le code source du site web est librement accessible sur GitHub.

    La base de données des incidents (textes, descriptions, compilations) est protégée par la licence Creative Commons BY–NC–SA 4.0. Vous êtes libres de partager et d’adapter ces données à condition de ne pas en faire d’usage commercial et de partager vos travaux dérivés sous la même licence. Merci de citer l’auteur (Rebel Suisse) et d’ajouter un lien vers le site nopasaran.ch.
    Remerciements

    L’extrême droite dérape de manière quasi-quotidienne.

    La compilation de toutes ces données représente un travail conséquent (plusieurs centaines d’heures !). Celui-ci n’est rendu possible que grâce à l’engagement de plusieurs militantes et militants qui consacrent généreusement une partie de leur temps.

    Merci à toutes les personnes ayant contribué.

    https://www.infolibertaire.net/nopasaran-ch-le-registre-suisse-des-derapages-de-lextreme-droite-ins
    #Suisse #liste #base_de_données #racisme #homophobie #registre #condamnation #fascisation #Benjamin_Kalbermatter #Thierry_Cerutti #Benjamin_Fischer #Liliane_Jessica_Tami #salut_hitlérien #Toni_Bortoluzzi #Jérémy_Gardiol #Christoph_Mörgeli #Roger_Köppel #Oskar_Freysinger #déshumanisation #Henry_Rappaz #xénophobie #autoritarisme #fascisme #Alliance_Sécurité_Suisse #Jacqueline_de_Quattro #Andreas_Glarner #Jean-Luc_Addor #violence #Lionel_Dugerdil #Alexander_Müller

  • Bouteille à la mer

    Cette plateforme participative est imaginée pour recueillir les #récits que les #familles des disparu.e.s de la #Tunisie ont choisi de partager librement. Elle n’est pas une simple #base_de_données. Elle se veut une zone d’action où vous pouvez commémorer vos proches, mettre leurs vies et leurs noms en lumière et militer librement. Cette #plateforme est dédiée à toutes les personnes qui refusent d’oublier leurs proches parti.e.s et qui résistent à la violence des politiques migratoires européennes.

    https://www.bouteillesalamer.org
    #mémoire #souvenir #mourir_en_mer #décès #morts #frontières #migrations #commémoration #oubli #cartographie #visualisation #bouteille

    ping @reka @karine4 @6donie

  • Une base de données pour les #arbres_méditerranéens

    Grâce à la collaboration d’un réseau international de 30 scientifiques, coordonné par INRAE et l’Institut européen des forêts (EFI) et impliquant Aix-Marseille Université, l’Université de Montpellier, l’ONF et le MNHN, 496 #espèces et 147 #sous-espèces d’arbres de la région méditerranéenne ont été inventoriées. Ces données, librement accessibles, renseignent notamment sur le risque d’#extinction et la #diversité_génétique des arbres, et représentent un outil clé pour mieux protéger et restaurer les #forêts.

    Alors que les forêts doivent relever le double défi de s’adapter au #changement_climatique et de contribuer à en limiter les effets, les arbres méditerranéens restent encore insuffisamment intégrés aux politiques de #protection et de #gestion_durable.

    L’#inventaire s’étend sur 39 territoires botaniques. Les chercheurs ont montré que le nombre d’espèces d’arbres endémiques varie fortement d’une région à l’autre : on recense 150 espèces en #Espagne, 139 en #France continentale, 277 en #Turquie, 57 en #Algérie et 102 en #Sicile.

    Le #risque_d’extinction, quant à lui, reste mal documenté, près de la moitié des espèces n’ayant pas encore été évaluées dans la #Liste_rouge de l’#UICN. Bien qu’aucune tendance géographique claire n’ait été observée, la richesse en espèces est positivement liée à la superficie des territoires botaniques et à leur hétérogénéité géomorphologique.

    En ce qui concerne la #diversité_génétique, elle n’est connue que pour un tiers des espèces inventoriées, principalement celles présentant un intérêt économique. Parmi les 169 espèces pour lesquelles ces données existent, 43 % sont utilisées au moins pour l’#alimentation ou comme ressource en #bois.

    Ces résultats mettent en évidence les #lacunes dans la connaissance des arbres méditerranéens et soulignent l’importance d’une collaboration renforcée, comme le recommande le Plan stratégique de recherche pour la forêt méditerranéenne 2030, pour assurer leur conservation. L’ensemble des données est librement accessible sur la plateforme Recherche Data Gouv, et peut être utilisé par les scientifiques, gestionnaires forestiers et décideurs politiques pour soutenir la #conservation des ressources génétiques, la #restauration_écologique et la gestion durable des forêts.

    https://www.tela-botanica.org/2025/08/une-base-de-donnees-pour-les-arbres-mediterraneens
    #arbres #base_de_données #Méditerranée

  • En #France, des #fermes_publiques créées pour l’#autonomie_alimentaire

    « L’agriculteur n’y fait que produire. Il n’est pas livreur, ni commerçant. La #cantine vient chercher ses produits. Lui ne fait que son métier. Il est payé sur la grille de la fonction publique et ne porte ni le risque financier ni celui des aléas climatiques. C’est comme ça que cela fonctionne depuis des années à #Mouans-Sartoux. »

    Mouans-Sartoux s’est construit comme une ville-modèle en matière d’alimentation en mettant en place la première #cantine_scolaire 100% bio, sans augmentation de prix et fondée sur une ferme publique. Cette #ferme a pris la forme d’une #régie_agricole dont l’unique objet est de fournir la #restauration_scolaire et pour partie l’#épicerie_associative. Elle a essaimé son modèle et un réseau national se constitue.

    La question de la maîtrise du coût du bio mais aussi d’une production efficace a intéressé d’autres communes en France. Gilles Pérole est adjoint au maire de Mouans-Sartoux, en charge du projet alimentaire.

    « Il y a plusieurs leviers pour maîtriser le coût du bio qui est plus cher à produire que ce que fait l’agriculture conventionnelle. Ce #coût est justifié tant par le mode de production que par une plus juste #rémunération des agriculteurs. Donc, il faut aller chercher des économies. » attaque d’emblée l’élu pour La Relève et La Peste

    « Premier levier : le #gaspillage_alimentaire. Une cantine classique jette 20 à 30% de ce qu’elle achète. À Mouans-Sartoux, nous sommes passés de 147g jetés à seulement 30g en moyenne. Le second levier, c’est la #végétalisation de l’assiette. Nous avons opté pour 50% de #menus_végétariens cuisinés maison, avec le soutien massif des parents. Enfin, rien d’industriel ! »

    Avec ses aliments transformés, la nourriture industrielle est non seulement moins bonne pour la #santé, mais elle est aussi plus chère. Un menu végétarien coûte 50% moins cher à produire. En l’instaurant pour la moitié des repas, cela a permis à la continue de faire 25% d’économies.

    L’#autonomie possible

    Mais comment faire lorsque localement la production de fruits et légumes est insuffisante soit en quantité, soit en diversité ? Pour Gilles Pérole,l’impératif #bio l’emporte sur le #local « parce que je sais que le mode de production impacte plus l’environnement et la santé que le transport ».

    Toutefois, la demande était de cuisiner de l’ultra-frais pour répondre aux enjeux de qualité nutritionnels, mais aussi au plaisir des saveurs. L’approvisionnement local se révélant trop complexe, l’idée a jailli en 2008 : créer une #ferme_municipale.

    La ferme tourne à plein depuis 2011 et fournit 85% des #légumes servis dans les cantines grâce à ses 6 ha cultivés. Une ferme municipale associée à une cantine permet d’assurer la mise en #surgélation ou en #conserve lorsque la production déborde les besoins et de bénéficier de légumes bio, même en hiver.

    Voilà les leviers et conditions de l’autonomie qui ont convaincu près de 100 communes de se lancer dans l’aventure. La médiatisation de l’expérience menée à Mouans-Sartoux génère un grand nombre de prises de contact. Beaucoup de collectivités se sont inspirées de cette idée en cherchant à l’adapter à leurs contraintes, leur territoire et leur climat.

    Cet engouement a un peu débordé le temps disponible de Gilles Pérole et de ses équipes. Alors est née la volonté de structurer un réseau pour que les 100 premières fermes publiques puissent essaimer sur tout le territoire.

    « Nous avons plusieurs objectifs. Nous voulons déjà documenter ce qu’est une ferme publique tant pour un petit village que pour une métropole comme Lyon ou Marseille. Cela signifie que nous répertorions les différents statuts de fermes et les contrats de travail possibles. Nous voulons également créer un répertoire national de chaque ferme en termes de superficie, de volume de production, de type de produits… La carte qui se remplit, fait déjà apparaître les 48 premières fermes » explique Gilles Pérole pour La Relève et La Peste

    Les premières Rencontres nationales des fermes municipales ont permis des échanges d’expériences en juin dernier à Mouans-Sartoux. La prochaine édition se tiendra à Épinal les 18 et 19 juin prochains.

    Ce réseau se dote de toute une documentation d’essaimage et de partage à disposition de ceux qui ont déjà emboîté le pas et ont créé des fermes municipales. Ainsi, tous pourront apporter leur assistance aux nouveaux venus, aussi nombreux soient-ils. Enfin, le réseau se constitue pour porter un plaidoyer sur l’utilité des fermes publiques et pour obtenir la reconnaissance du statut agricole de ces fermes.

    Ferme publique : des critères précis

    Aussi peu intuitif que cela soit, les fermes publiques n’appartiennent pas au monde agricole. Cela signifie qu’elles n’ont aucun droit aux aides de la PAC. Pourtant, ces fermes répondent à la fois à des critères de production et de qualité. Une ferme publique produit pour la restauration collective, les paysans y sont salariés, la production est 100% bio.

    « L’agriculteur n’y fait que produire. Il n’est pas livreur, ni commerçant. La cantine vient chercher ses produits. Lui ne fait que son métier. Il est payé sur la grille de la fonction publique et ne porte ni le risque financier ni celui des aléas climatiques. C’est comme ça que cela fonctionne depuis des années à Mouans-Sartoux. » précise Gilles Pérole pour La Relève et La Peste

    La ferme publique ne vend pas sur les marchés, ni dans les magasins de producteurs car son objet n’est pas de générer du profit, ni de faire concurrence aux producteurs locaux.

    À Toulouse, la plus grande ferme publique de France

    Le domaine de Candie à Toulouse est à la fois la plus vaste ferme publique et l’une des plus grandes exploitations en agriculture bio à l’échelle de l’Occitanie. Le Domaine s’étend sur 250 hectares de terres cultivées et une centaine d’hectares de réserves foncières ou d’espaces de compensation écologique.

    La ferme produit des fruits, des légumes, fait pousser des vignes et des céréales. Une filière de transformation s’est développée pour poursuivre le soutien à une alimentation de qualité dans la restauration scolaire. Le blé tendre est transformé en farine puis distribué sous forme de pain bio et de coquillettes dans les cantines toulousaines. Ce sont 300 000 baguettes par an qui sont consommées dans plus de 60 écoles élémentaires de la ville.

    Le lancement de nouveaux projets pour mailler le territoire n’est pas si simple car « il n’y a pas tant d’agriculteurs que ça en France ». Pour Gilles Pérole, trouver le terrain, recruter l’agriculteur et rassembler les financements dans le cadre de plus en plus contraint d’une collectivité, est un vrai challenge.

    Les coupes budgétaires imposées par le gouvernement pour réduire le déficit public, pèsent pour 5 milliards d’euros sur les collectivités et cela peut amener certains à s’interroger sur la pertinence des modèles alimentaires mis en place. Le réseau peut faciliter et faire gagner du temps à ceux qui veulent démarrer.

    https://lareleveetlapeste.fr/en-france-des-fermes-publiques-creees-pour-lautonomie-alimentaire
    #agriculture #alimentation #agriculture_biologique #bio

  • #BookWyrm

    Lecture et critique de livres, de manière sociale et décentralisée.

    BookWyrm est un #réseau_social pour garder la trace de vos #lectures, parler de livres, écrire des #critiques et découvrir quoi lire ensuite. La fédération permet aux lecteurs et aux lectrices de rejoindre des petites #communautés de confiance, interconnectées, et avec d’autres services #ActivityPub comme #Mastodon ou #Pleroma.

    https://joinbookwyrm.com
    #livres #base_De_données

  • #SONIC_HERITAGE

    Sonic Heritage is the first collection of the sounds of the world’s most famous sights.

    The project presents the sounds of 270 UNESCO World Heritage sites and items of intangible heritage – all reimagined by artists from around the world to create a brand new way of experiencing these spaces.

    Explore the heritage sounds in the interactive map and sound player below.

    https://citiesandmemory.com/heritage
    https://citiesandmemory.com
    #patrimoine #héritage #sons #audio #monde #base_de_données #cartographie_interactive #cartographie #cartographie_participative

  • #Bloody_borders

    The Bloody Borders project is an initiative aimed at shedding light on the illegal pushbacks and violence that people on the move experience at Europe’s borders, with the ultimate goal of demanding accountability, and transforming the current border regime into one that prioritizes humane policies, safe pathways, and legal protections.

    Over the last period, migration patterns have changed significantly due to various factors, including armed conflicts, economic injustice, and the alarming level of securitization to prevent any informal move. As people move in search of safety and better opportunities, they often encounter racism, discrimination, cruelty, and violence.

    While many governments adopt a deterrence approach of implementing aggressive measures to prevent entry, countless human rights activists monitor and report these abuses, which are particularly evident in the practice of pushbacks.

    https://bloodyborders.org
    #données #témoignage #violence #migrations #réfugiés # #base_de_données #push-backs #refoulements #border_violence #No_Name_Kitchen

    ping @reka

  • Mappatura agrobiodiversità vegetale

    Questa sezione del sito è dedicata al censimento dell’agrobiodiversità vegetale italiana.

    Con il termine biodiversità agricola o agrobiodiversità si indica tutto il patrimonio genetico di interesse agro-alimentare di una data area territoriale.

    La conoscenza dell’agrobiodiversità vegetale italiana è utile per la sua protezione e conservazione ma anche per rilanciare filiere agro-alimentari uniche e di alta qualità.

    https://www.unimontagna.it/servizi/mappatura-agrobiodiversita-vegetale

    #cartographie #biodiversité #agriculture #biodiversité_végétale #Italie #cartographie #visualisation #liste #base_de_données #alimentation #agrobiodiversité

  • Soutien de la société civile aux familles de personnes migrantes décédées ou portées disparues

    La carte ci-dessous est une représentation visuelle des organisations et institutions travaillant sur les questions liées à la disparition des migrant.e.s dans l’espace euro-méditerranéen. Elle présente le type d’accompagnement proposé par les différents acteurs et actrices afin de faciliter la #recherche et l’#identification des personnes disparues en migration pour les #familles, les proches et les acteurs de la #société_civile. Cette carte a pour vocation de faciliter la #coordination et le partage d’expériences entre les différents intervenants et de renforcer les actions de plaidoyer.

    En cliquant sur le nom de l’organisation ou des personnes qui travaillent de façon indépendante, vous aurez les coordonnées et le type d’accompagnement proposé. Nous avons l’objectif de développer cette carte continuellement :

    – Les informations complètes sont en bleu.
    – Les informations en attente de mise à jour sont en jaune.
    - Les informations en rouge concernent les organisations qui ont suspendu leurs activités à cause du rétrécissement de l’espace civique.

    https://euromedrights.org/fr/publication/soutien-de-la-societe-civile-aux-familles-de-personnes-migrantes-dece

    #cartograhie #visualisation #disparus #migrations #réfugiés #décès #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #base_de_données #soutiens

    ping @6donie @karine4

  • The #Degrowth_Database

    Welcome to the Degrowth Database! We’ve put together something special for everyone interested in the degrowth movement: our very own Degrowth Database. It’s a cosy corner of the internet where you can find a bunch of resources all about living more sustainably and valuing #well-being over economic growth.

    https://degrowth.net/resources/the-degrowth-database
    #degrowth #décroissance #base_de_données #database #ressources #bien-être #ressources_pédagogiques
    ping @reka

  • #Camino, un nouveau #cadastre minier numérique ouvert

    Les data du domaine minier sont désormais disponibles sur la plateforme Camino pour partager l’information sur les projets et faciliter leur gestion. Portée par le ministère de la Transition écologique et solidaire, elle répond aux attentes des trois utilisateurs principaux : les entreprises, les citoyens et les agents publics.

    Camino leur permet de consulter les #titres_miniers et leurs caractéristiques sur une #carte à jour et de suivre les #projets en cours sur un tableau de bord. Elle constitue un référentiel commun ouvert et partagé des dossiers miniers et des #autorisations_administratives associées.

    Lancée en 2018, la plateforme Camino concerne l’ensemble du cadastre minier national en accès libre. L’ONF a intégré ce dispositif dès septembre 2018 pour la Guyane. Là-bas, le traitement des demandes d’#autorisation_de_recherche_minière (#ARM) est piloté par l’Office national des forêts, en qualité de gestionnaire du domaine forestier privé de l’Etat. Il effectue ces missions en lien avec le service des mines et le service de police de l’eau de la direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL) et le pôle technique minier de Guyane (PTMG).

    Les demandes de titres miniers et autorisations d’exploitation minières, hors ARM, sont aussi pilotées par la DEAL, qui sollicite l’expertise d’acteurs extérieurs dont l’ONF, sur l’impact environnemental des projets. Les dossiers sont ensuite soumis au ministère de la Transition écologique et solidaire pour validation de la demande.

    https://www.onf.fr/onf/+/63e::nouvelle-plateforme-de-suivi-des-actes-miniers-sur-la-guyane-et-demateriali
    #France #mines #cadastre_minier #terres #database #base_de_données

  • Public Domain Image Archive

    Explore our hand-picked collection of 10,046 out-of-copyright works, free for all to browse, download, and reuse. This is a living database with new images added every week.

    https://pdimagearchive.org

    #images #open_source #photographie #database #base_de_données
    en complément de #wikimedia_commons

    ping @reka

    • Israeli historian produces vast database of war crimes in Gaza

      #Lee_Mordechai says his country is committing genocide, as his report documents a wide range of atrocities committed by Israeli forces.

      An internationally recognised Israeli historian has concluded that his country is committing genocide in Gaza after compiling a vast, methodical report documenting a litany of war crimes committed since Israel’s invasion began last year following the Hamas-led attacks of 7 October.

      Lee Mordechai, an associate professor at the Hebrew University of Jerusalem, who has also held a fellowship at Princeton University in the US, has published a report titled “Bearing Witness to the Israel-Gaza War” which, in its English translation, is 124 pages long and contains over 1,400 footnotes.

      Using eyewitness reports, video footage, articles, photographs, eyewitness evidence and over investigatory material, much of it recorded by Israeli soldiers, the historian has produced what Haaretz calls “the most methodical and detailed documentation in Hebrew (there is also an English translation) of the war crimes that Israel is perpetrating in Gaza”.

      Some of the most shocking incidents documented by Mordechai include a Palestinian woman with a child being shot while waving a white flag, starving girls being crushed to death while queuing for bread, a handcuffed 62-year-old Palestinian man getting run over by an Israeli tank and an air strike targeting people trying to help a wounded boy.

      The database includes thousands of videos, photos, testimonies, reports and investigations documenting the atrocities Israeli forces are committing in Gaza, where over 44,500 Palestinians have been killed during the war.

      Mordechai also includes a section on “The media, propaganda and the war”, noting that the current war has been “enabled and facilitated by massive media efforts to shape discourse in Israel as well as in the West – in countries such as the United States, Canada, the United Kingdom and Germany”.
      Corpses, killings and sunsets

      Haaretz led its report on Mordechai’s document by drawing attention to footnote 379, which refers to a video clip showing a large dog eating the corpse of a Palestinian.

      “Wai, wai, he took the terrorist, the terrorist is gone - gone in both senses,” says the Israeli soldier who filmed the dog eating the dead body. A few seconds later, the soldier pans away from the corpse to the scene around him. “But what a gorgeous view, a gorgeous sunset. A red sun is setting over the Gaza Strip,” he says.

      Mordechai’s compendium details the killing of children by Israeli soldiers, the murder of entire families, the starvation and shooting of civilians, tanks running over prisoners and corpses, and much more.

      Footnote 354 of the document shows footage of Palestinians being shot by Israeli forces while raising a white flag. The video footage, first published by Middle East Eye, shows many people waving white flags while apparently evacuating their homes. A woman with a small child is shot dead by an Israeli sniper, with the child managing to escape.

      The historian first published the document in January and has been publishing updated versions of it ever since.

      “I felt that I could not continue to live in my own bubble, that it was a matter of life and death, and what was happening was too big and contradicted the values I grew up with here,” he told Haaretz.

      In his report, Mordechai confirms the veracity of the fatality figures published by Gaza’s Ministry of Health. According to the historian, claims that these numbers are exaggerated are groundless, and even the Israeli government treats the health ministry’s data as accurate.

      Of the tens of thousands of people killed in the war, Mordechai includes in the document the death of four premature babies after Israeli forces decided to evacuate the hospital they were in. A nurse looking after five babies was forced to choose the strongest one, which was allowed to survive.

      Other footage compiled by the historian – and again often filmed by Israeli forces themselves – shows a soldier forcing bound and blindfolded prisoners to send regards to his family and to say they want to be his slaves.

      Israeli soldiers are photographed holding stacks of money they plundered from Palestinian homes in Gaza and an Israeli army bulldozer is seen destroying a large pile of food packages from a humanitarian aid agency.

      In another clip, an Israeli soldier sings, “Next year we’ll burn the school,” while a Gazan school is engulfed in flames in the background. Numerous video clips documented by Mordechai show Israeli soldiers modelling women’s underwear they have looted.
      Genocide

      The links included in “Bearing Witness to the Israel-Gaza War” also lead to graphic footage of bodies strewn about the haunted streets of the Palestinian enclave, of people crushed under the rubble and of puddles of blood everywhere.

      In some footage we hear the cries of people who have lost their entire families in a single instant. There is also documentary evidence attesting to the killing of disabled people, sexual assault and humiliation, the burning of homes, random shooting, forced starvation, looting and more.

      Mordechai argues that Israel’s war reached a brutal peak during the second incursion into al-Shifa Hospital in March, when the Gaza City medical complex became the site of mass killings.

      The Israeli army argued that Hamas was using the hospital as a base, but did not provide sufficient evidence to back up this claim.

      Another brutal peak has been Israel’s complete siege and assault on northern Gaza since early October, which has been widely described as ethnic cleansing.

      In an appendix to his report, Mordechai explains why he thinks Israel’s actions in Gaza constitute genocide.

      “We need to disconnect the way we think of genocide as Israelis - gas chambers, death camps and World War II - from the model that appears in the Convention on the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide (1948),” he writes.

      “There don’t have to be death camps for it to be considered genocide. It all boils down to the commission of acts and the intent, and the existence of both has to be established.

      "In regard to committing acts, it’s killing, but not only – [there is] also wounding people, abduction of children and even just attempts to prevent births among a particular group of people. What all these acts have in common is the deliberate destruction of a group.”

      https://www.middleeasteye.net/news/israeli-historian-produces-vast-database-war-crimes-gaza
      #database #base_de_données

    • Attention cependant à la licence qui interdit les usages commerciaux libres

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  • Historique des voies de la ville de #Lyon

    Cette donnée présente l’ensemble des voies de la ville de Lyon, du Moyen Âge à nos jours. Elle comprend les #dénominations des voies actuelles, historiques, supprimées, annexées et sans suite. Elle précise également les dates de création quand elles sont connues, l’origine et l’historique des voies, le genre des voies dédiées aux personnalités, des mots-clés, ainsi que les sources consultées. Enfin, elle est alignée avec les données des voies de la Métropole de Lyon.

    https://data.grandlyon.com/portail/fr/jeux-de-donnees/historique-des-voies-de-la-ville-de-lyon/info

    #noms_de_rue #toponymie #histoire #base_de_données

  • #Detention_landscapes. Mapping violence in detention

    An evidence-based platform that documents human rights violations inside immigration detention facilities.


    This is an ongoing collaborative project, between Border Criminologies, Mobile Info Team and the Border Violence Monitoring Network. It seeks to develop and maintain an interactive, open access database of human rights violations inside immigration detention facilities, with an initial focus on Greece. Detention has become a worrying fixture of asylum and removal procedures across Europe, subjecting individuals to reprehensible conditions and systematised violence that takes place within closed structures that are increasingly restricted from the public. This results in a vacuum whereby detainees find it virtually impossible to claim their rights. By pooling knowledge and making it freely available, this project documents the conditions and behaviour of law enforcement personnel inside detention centres, serving as an evidence base to support further research, legal action and advocate for justice and accountability. The database also hopes to facilitate trans-regional learning and maximise opportunities for advocates and lawyers in other parts of the world to access information that could strengthen their work. The database has been funded by ESRC-IAA grants and Open Society Foundations.

    https://detentionlandscapes.uwazi.io/en
    #violence #rétention #détention_administrative #cartographie #visualisation #base_de_données #Grèce #migrations #réfugiés #photographie #cartographie_participative #crowd-sourcing

    • merci ! ça a l’air alléchant, …

      je vois que tu mentionnes Airtable, j’avais été voir, rapidement, mais ce que j’ai vu ne m’a pas convaincu

      sur les bases de données, #DuckDB a été signalé ici récemment et ce que j’en ai vu - tout aussi rapidement - m’a paru intéressant (je ne crois pas qu’il y ait d’ouverture vers la carto contrairement à ce qui est présenté pour Heurist)

      avec tout ça, je reste un gros utilisateur d’Excel…

    • Des collègues ingénieur·es à Pacte sont en train de prendre en main Heurist et sont très content·es pour l’instant. Moi, je n’ai pas encore vraiment pris le temps de vraiment regarder... car du peu que j’ai vu, pour le paramétrage c’est quand même pas si easy que ça... mais ça a l’air bien, une fois le « chateau » construit...

      Pour airtable, je l’ai utilisé une seule fois, je trouve bien pour éviter les erreurs notamment si on travaille à plusieurs sur une table (contrairement à excel), mais la version gratuite ne permet pas de mettre beaucoup de données...

      Duck BD, je découvre, je regarde ! Merci !

  • Robotron: Wie ein Ostdeutscher den DDR-Spitzenbetrieb vor der Treuhand rettete
    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/ddr-spitzenbetrieb-rolf-heinemann-wie-ein-ostdeutscher-die-marke-ro

    7.7.2024 von Maritta Adam-Tkalec - Rolf Heinemann machte seine Softwarefirma trotz Treuhand-Schikanen zum Spitzenkonzern. Er berichtet von Arroganz, Dummheit und tollen Partnern.

    Einer aus dem Osten sprach im März 1990 auf der Computermesse Cebit in Hannover bei den wichtigsten Datenbankanbietern jener Zeit wegen einer möglichen Zusammenarbeit vor. Der mit einer Arbeit über Datenbanktechnik promovierte Maschinenbauingenieur Rolf Heinemann leitete seit der Gründung des Kombinats Robotron diese Entwicklungsrichtung. Das Kombinat Robotron beschäftigte zuletzt 68.000 Menschen, darunter auch Spitzenforscher und Tüftler auf dem Gebiet der Softwareentwicklung.

    Heinemann hatte eigene Datenbanklösungen für Unternehmen zu bieten – die heißeste Ware des in Schwung gekommenen Computerzeitalters. Siemens-Nixdorf, Sybase, IBM etc. winkten ab. Sie hielten den Mann aus Dresden für nicht kompatibel mit ihren gehobenen Westansprüchen. Software aus dem Osten? Brauchen wir nicht, bekam er zu hören – und reichlich Überheblichkeit zu spüren.

    „Robotron ist jetzt wieder ein Kombinat; man nennt das heute Konzern“

    „Die Leute an den Ständen hatten keine Ahnung – aber davon sehr viel“, spottet er heute, aber die waren „eben bloß Verkäufer“. „Siemens hielt mich für doof; die Datenbankanbieter auf der Messe hielten sich für die Größten und sagten: ‚Ihr da drüben wisst doch nicht, was eine Datenbank ist.‘ Aber ich wusste, was die konnten und was nicht“, erinnert sich Heinemann im Gespräch und sagt: „Was die konnten, konnten wir schon lange.“

    Bloß gut, dass er Besseres zu tun hatte, als sich zu ärgern. Heute trifft man Heinemann im Büro seiner Firma Robotron Datenbank-Software GmbH (RDS) auf einem weitläufigen Betriebsgelände am Rand Dresdens – mehr als 600 Mitarbeiter, 70 Millionen Euro Jahresumsatz, Tochterfirmen unter anderem in der Schweiz, Tschechien und in Neuseeland. „Dort wachsen wir am schnellsten“, sagt er, und das klingt, als staune der erfolgreiche Unternehmensgründer selbst darüber. „Der Doofe“ sagt: „Robotron ist jetzt wieder ein Kombinat; man nennt das heute Konzern.“


    Rolf Heinemann, mehrfacher DDR-Meister im Orientierungslauf, bildete auch sportlich ein Team mit seiner Frau Ulrike, ebenso DDR-Meisterin. Hier beide im Trainingsanzug der DDR-Nationalmannschaft. Rolf Heinemann

    Rolf Heinemann ist 1937 in Schönebeck bei Magdeburg geboren, also 87 Jahre alt. Er kommt nicht mehr so oft ins Büro wie früher, mischt aber weiter mit. Die Geschäfte führen seine beiden Söhne. Braun gebrannt, im bequemen hellen Anzug beantwortet er am Nachmittag Fragen in seinem schlichten Büro, und am Abend sitzt er noch genauso frisch und voller Spannkraft in einem Saal gleich neben der Kreuzkirche und stellt sein Buch vor: „Eine Lebensgeschichte zwischen Sport und Robotron“.

    Der Sport steht im Titel nicht zufällig an erster Stelle: Heinemann hat alle möglichen Sportarten betrieben, aber als Orientierungsläufer wurde er mehrfach DDR-Meister (so wie übrigens auch seine Frau Ulrike), saß in nationalen wie internationalen Sportgremien und kümmert sich bis heute um den Sport im heimatlichen Bereich. Ohne ihn stünde die Biathlon-Anlage in Zinnwald (Robotron-Arena) längst nicht so schmuck da.

    „Ohne den Sport wäre auch aus allem anderen nichts geworden“, sagt er und meint nicht nur Kraft, Ausdauer, Gesundheit oder die besonderen Fähigkeiten für den Orientierungslauf wie schnelles Zurechtfinden in unübersichtlichem Gelände. Letzteres beherrschte er offenkundig meisterlich. Unschätzbar wertvoll waren ihm die Kontakte und engen, dauerhaften Freundschaften im In- und Ausland. Man könnte sagen, der Mann lebte mit enormen Mengen von Vitamin B – Beziehungen.

    So kam es, dass er vor 1990 das gegen die DDR verhängte Hightech-Embargo brach: Er betrieb ein von seinen schwedischen Sportfreunden eingeschmuggeltes Kopiergerät im Schlafzimmer, ohne dass die Stasi es bemerkte; auf ähnliche Weise kam 1984 ein Apple-Rechner ins Haus, an dem Sohn Ulf Wettkampfprogramme für den Orientierungslauf entwickelte (und sich für die Informatik begeisterte). Und 1985 ließ er Volkseigentum wandern: vom Stand der Leipziger Frühjahrsmesse wechselte ein dort als Messemuster genutzter Rechner PC1715 erst in den Heinemann’schen Trabi, dann zu seinen Kollegen in Dresden.

    Als Heinemann im März 1990 zur Cebit reiste, war er 53 Jahre alt, ohne Westgeld, aber mit intaktem Selbstbewusstsein, einer eigenen Datenbank-Software und der Gewissheit, dass diesem Bereich die Zukunft gehörte. DDR-Devisenbeschaffer Schalck-Golodkowski hatte den Robotron-Infodienst stets mit einschlägiger Fachliteratur aus aller Welt versorgt und Heinemann war sicher: „Wir können das. Wir hatten zwar im Hardwarebereich fünf bis sechs Jahre Rückstand, aber was Datenverarbeitung betraf, waren wir auf dem neuesten Stand.“


    Mit der amerikanischen Firma Oracle hatte Rolf Heinemann über die Jahrzehnte einen verlässlichen Partner, der Robotron-Chef besuchte den Firmensitz mehrfach. Rolf Heinemann

    Bei Robotron arbeiteten sie bereits mit einer angepassten Variante des Datenverarbeitungssystems von Oracle, einem der großen Anbieter aus den USA, und diesen, seinen eigentlichen Favoriten, hatte er sich fürs Ende des Cebit-Parcours durch die Welt der Besserwisser aufgehoben. Und siehe da: Die Oracle-Leute wurden sofort hellhörig. Man kam ins Gespräch, fand einander sympathisch. Der erste Schritt war getan für Rolf Heinemanns Plan: eine eigene Firma gründen, sich selbstständig machen, statt in die Fänge der Treuhand zu geraten. Zu diesem Zeitpunkt, im März 1990, waren weder Wirtschafts- und Währungsunion noch die deutsche Einheit vollzogen.

    Anders als die meisten wartete er nicht in Angststarre ab. Er beschaffte sich das Handbuch „Wie gründe ich eine GmbH“. Das verriet ihm allerdings nicht, was er bald mit der famosen Treuhandanstalt erleben würde. Unfassbare Geschichten, wie sie einem im Osten landauf, landab, sei es traurig oder wütend, erzählt werden. So wie dieser Tage in einer Gaststube in der Rhön, wo ein alter Bergmann bei Bierchen und Boonekamp über das Schicksal seines Kalibergwerks Merkers sprach: „Alles hamse dichtgemacht, alles. Nichts ist geblieben hier.“

    Zuerst brauchte Rolf Heinemann Stammkapital für die GmbH, 65.000 Mark. Er setzte alles ein, was nach dem Umtausch in Westmark privat möglich war, und fand Gesellschafter, die, statt umgehend ein Westauto zu kaufen, ihr frisch Umgetauschtes in das Wagnis steckten. Am 23. August 1990 wurde die RDS gegründet. Wie alle Ausgründungen hatte auch diese von der alten Kombinatsleitung die Genehmigung erhalten, den Namen Robotron weiter zu verwenden. Doch man versteckte ihn im Kürzel. „Er kam uns anfangs zu ostlastig vor“, heißt es in Heinemanns Buch.

    Der Softwarebetrieb des Kombinates selbst stand inzwischen – ebenfalls in eine GmbH umgewandelt – unter Treuhandverwaltung. Sein alter, noch amtierender Chef gewährte ihm aus der gut gefüllten Robotron-Kasse 32.000 DM Kredit. Die neue Firma RDS schrieb von Anfang an schwarze Zahlen und bald sollte es sich als sehr, sehr schlau herausstellen, den Kredit mit den ersten Einnahmen ohne Verzug, schon im Oktober 1991, zurückzuzahlen und somit die Treuhand, die infolge des Kredits RDS-Anteile hielt, wieder aus den Büchern zu entfernen.

    Ein gewisser Herr Adenauer tauchte auf

    Denn bald darauf vergab die Treuhand den Rest des verbliebenen Softwarebereiches zu sehr, sehr günstigen Konditionen an einen Herrn namens Peter C. Adenauer, Großneffe des ehemaligen Bundeskanzlers, und, wie man damals munkelte, gut bekannt mit Treuhandchefin Birgit Breuel. Dieser Adenauer tauchte alsbald bei Heinemann auf und verlangte mehr Geld für die längst zurückgezahlten Anteile, der Wert der Firma sei ja inzwischen gestiegen. Heinemann klärte ihn auf: „Das Geschäft ist abgeschlossen.“ Keine Chance.

    Adenauer gönnte sich ein fürstliches Gehalt, einen sehr großen Wagen und führte das einst stolze Unternehmen für Softwareentwicklung des Kombinates Robotron bald in die Pleite. „Der Mann hatte keine Ahnung, aber Ansprüche“, so erklärt Heinemann dessen Versagen: „Auf Oststühlen wollte er nicht sitzen und nicht mit tschechischen Koh-i-noor-Bleistiften schreiben.“ Adenauer schaffte sofort Westzeug an, ließ das DDR-Inventar auf den Müll werfen – und von dort holte es Heinemanns Ehefrau Ulrike, um die eigenen Büros noch für lange Zeit auszustaffieren: Möbel, Druckerpapier, Radiergummis und Bleistifte en masse. „Mit Bleistiften von damals schreiben wir heute noch“, sagt der Firmenchef.

    Als er eine Immobilie für den Firmensitz suchte, glaubte er, aus dem Treuhandfundus mit den vielen aus volkseigenen Beständen übernommenen Gebäuden eines erwerben zu können: Er durfte sich bewerben, doch ein Käufer aus dem alten Bundesgebiet wurde bevorzugt. Mit dem Übernahmevertrag hatte der auch die Verpflichtung unterschrieben, Arbeitsplätze zu erhalten. Bald bekam Heinemann einen Anruf von der Treuhand: Der Käufer wisse nichts mit den Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter anzufangen – ob nicht er hundert übernehmen könne? Im Gegenzug könne er die Immobilie günstig mieten.

    „So ging das mit der Treuhand“, resümiert Heinemann. Die Selbstständigkeit habe verhindert, dass ihm und seinen Mitstreitern geschah, was die DDR-Restmasse erleben musste: „Die von der Treuhand verteilten Betriebe wurden von den neuen Eigentümern erst abgeschöpft, dann plattgemacht. Das war ein zielgerichtetes Treiben.“ Viele im Osten hätten den Absturz nicht verwunden. Bis heute werde Respekt und Anerkennung versagt.

    Hasso Plattner war mehrfach da

    Besonders skurril empfand er die von der Bundesregierung bezahlten „Berater“, Herren mit Lederköfferchen, meist aus der Gegend um Düsseldorf. Die hat er besonders gerne abserviert. Wenn Hasso Plattner, Chef der großen Konkurrenz von SAP, daherkam, um Leute abzuwerben („Der war mehrfach da!“), herrschte bei Heinemann Alarm.

    Die eindrucksvolle Robotron-Story ist ohne Rolf Heinemann nicht denkbar – er verband Bodenständigkeit mit Weltläufigkeit, Qualifikation mit Bescheidenheit, klar definierte Werte und Prinzipien mit gutem Blick für den richtigen Moment einer Entscheidung. Er hatte und hat ein Team, das sich immer wieder als Glücksfall erwies. Die ganze Familie war beteiligt, am Sport wie am Unternehmen. Die beiden Söhne haben das operative Geschäft inzwischen übernommen. Auf seine fairen amerikanischen Partner von Oracle lässt er nichts kommen.

    Sie waren es auch, die ihm die Augen für den Wert des Namens Robotron öffneten. Mitte der 1990er fragte Heinemann bei der Treuhand an, ob er nicht die Rechte erwerben könne. Die unwirsche Antwort: Der Name sei nicht verkäuflich, und er könne das sowieso nicht bezahlen. Unbeeindruckt fragte er beim Deutschen Patent- und Markenamt in München an, wo er die sachliche Auskunft erhielt: „Die Marke Robotron ist im Besitz des Kombinats Robotron und wurde 1987 für zehn Jahre bezahlt.“ Er könne ab 1. April 1997 wieder vorsprechen. Falls sich die Treuhand nicht melden und für die Verlängerung bezahlen würde, könne er die Löschung der Marke und neue Namensnutzung beantragen. Die Superschlauen von der Treuhand verpennten den Termin. Fuchs Heinemann schnappte zu.

    Für das Buch gab er viele Stunden Interviews. Profis vom Verlag Rohnstock Biografien haben ein tolles Stück zeitgeschichtlicher Dokumentation daraus gemacht. Eingeschoben sind immer wieder Berichte von Ulrike Heinemann, von den Söhnen Ulf und Björn, von Mitarbeitern der Firma – die Perspektivenwechsel belegen den speziellen Teamgeist in einem einzigartigen Familienunternehmen aus dem Osten, das sich mit Stolz zu seinen DDR-Wurzeln bekennt.

    Am Ende steht die Frage: Was wäre möglich gewesen, wenn im Zuge der deutschen Einheit Tausende solcher Geschichten wohlwollend ermöglicht worden wären, anstatt sie voller Verachtung zu verhindern?

    Zum Buch

    Titel: Rolf Heinemann. Eine Lebensgeschichte zwischen Sport und Robotron

    Erschienen im Verlag Rohnstock Biografien, Berlin 2024

    Umfang: 400 Seiten, zahlreiche Abbildungen, 25 Euro

    Bestellungen über Direktbezug über die Firma Robotron: Astrid.Knoebel@robotron.de

    Berliner Buchvorstellung: Der Robotron-Retter Rolf Heinemann stellt das Buch am 20. September vor – um 17 Uhr im Verlag Rohnstock Biografien, 13187 Berlin-Pankow, Breite Straße 2a

    #DDR #histoire #informatique #base_de_données #Treuhand

  • El Paso Sector Migrant Death Database

    The migrant death database published here is an attempt to address the lack of comprehensive, transparent, and publicly available migrant death data for New Mexico, El Paso and border-wide. The accessibility of this information is essential to understanding and preventing death and disappearance in the US/Mexico borderlands.

    The data for this project was collected from the New Mexico Office of the Medical Investigator (OMI), US Customs and Border Protection (CBP), the New Mexico Department of Transportation (NMDOT), the El Paso County Office of the Medical Examiner (EPCOME), Hudspeth County Justices of the Peace District 1 and 2, the International Organization for Migration’s Missing Migrant Project, independent news sources, and statements from the Sunland Park Fire Department, as well as direct observation by volunteers in the field.


    https://www.elpasomigrantdeathdatabase.org
    #USA #Mexique #base_de_données #décès #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #Etats-Unis #données #cartographie #visualisation #rapport

    ping @reka @fil

  • #Référentiel_national_des_bâtiments (#RNB) : un nouveau géocommun pour répondre aux enjeux de rénovation des bâtiments

    Le Ministère de la Transition Écologique et de la Cohésion des Territoires, l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), l’Agence de la Transition Écologique (ADEME) et le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) annoncent la mise en ligne du Référentiel National des Bâtiments (RNB), anciennement Bat-ID. Son objectif est de faciliter le suivi et le croisement des #données_bâtimentaires pour les administrations publiques, les collectivités et les acteurs privés.

    La mise à disposition d’une #base_de_données publique est essentielle pour faciliter le travail administratif, consolider les données de rénovation énergétique des bâtiments et avoir une vision à jour de l’état de transformation du parc des bâtiments en France. Si la Base de Données Nationale des Bâtiments (BDNB) a initié la mise en commun des données bâtimentaires, le RNB va permettre de répertorier l’ensemble des bâtiments du territoire, et ainsi d’optimiser et accélérer la conduite d’actions publiques et privées.

    Le RNB attribue à cet effet un #identifiant_unique à chaque bâtiment qui permettra de disposer d’une vision commune et exhaustive du bâti sur le territoire. Cette « #plaque_d’immatriculation » des bâtiments vise à simplifier le suivi de la transformation du parc de bâtiments et le croisement de différentes données bâtimentaires utiles aux administrations et à tous les acteurs de la construction. Hébergé au sein de la Fabrique des Géocommuns de l’IGN, ce projet rassemble les différents acteurs détenteurs de données bâtimentaires autour d’un commun numérique.

    Il s’agit d’une innovation collaborative issue de la fusion de plusieurs outils : la Base de Données Nationale des Bâtiments (BDNB) du CSTB et la BD Topo de l’IGN. Le RNB répertorie à ce jour de plus de 48 millions de bâtiments et est mis à jour régulièrement avec les données issues de différents acteurs publics et privés. La construction du RNB est également réalisée en collaboration avec les experts de la donnée géomatique du Conseil National de l’Information Géolocalisée (CNIG).

    https://www.ign.fr/institut/espace-presse/referentiel-national-des-batiments-un-nouveau-geocommun-pour-repondre-aux-enjeux

    La carte :


    https://rnb.beta.gouv.fr/carte

    #France #cartographie #visualisation #recensement #bâtiments #bâti #géolocalisation