• Les réseaux politiques de Benalla lui ouvrent le marché de la reconnaissance faciale - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/100620/les-reseaux-politiques-de-benalla-lui-ouvrent-le-marche-de-la-reconnaissan

    En pleine pandémie du Covid-19, Alexandre Benalla a mis un pied dans le marché de la reconnaissance faciale, secteur en pleine expansion en France, notamment pour ses applications en matière de sécurité, grâce au concours de plusieurs intermédiaires politiques, selon les informations de Mediapart.

    En pleine pandémie du Covid-19, Alexandre Benalla a mis un pied dans le marché de la reconnaissance faciale, secteur en pleine expansion en France, notamment pour ses applications en matière de sécurité, grâce au concours de plusieurs intermédiaires politiques, selon les informations de Mediapart : l’ancien collaborateur du député Joachim Son-Forget et l’homme d’affaires Yazid Sabeg, ex-commissaire à la diversité de Nicolas Sarkozy.

    L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a été reçu une première fois, mardi 26 mai, à Suresnes (Hauts-de-Seine), dans les locaux de la société française « XXII », une jeune entreprise française qui développe la technologie prometteuse de « vision par ordinateur » (une branche de l’intelligence artificielle qui permet le traitement de données visuelles).

    Fondée en 2016, l’entreprise travaille notamment avec Airbus, Safran, Total, Aéroports de Paris ou des collectivités territoriales, en vue de développer des « safe cities », des réseaux urbains sécurisés par la reconnaissance faciale.

    Alexandre Benalla a été introduit auprès de XXII par l’ex-assistant parlementaire du député des Français de l’étranger Joachim Son-Forget, un certain Romain Chantemargue. Ce dernier, âgé de 20 ans, et ancien stagiaire chez XXII, vient d’être élu aux municipales dans la commune de Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise). Il présidait, jusqu’au 2 juin, le micro-parti « Valeur absolue », fondé par Son-Forget après sa démission fracassante de La République en marche, en décembre 2018.

    L’ancien chargé de mission élyséen a rencontré l’assistant « à l’automne dernier », par l’intermédiaire de Joachim Son-Forget. Le jeune homme lui aurait d’abord offert ses services pour s’occuper de la certification de ses comptes sur les réseaux sociaux « gratuitement », « à titre amical », précise à Mediapart Alexandre Benalla. Puis il lui aurait proposé de rencontrer le patron de la start-up XXII, William Eldin.

    Pour Romain Chantemargue, il s’agissait de valoriser XXII, qui « est le seul acteur à faire de l’intelligence artificielle avec de la vision par ordinateur dans le domaine de la sécurité ». « C’est quelque chose qui se développe énormément. En Chine, en Israël avec Anyvision [voir ce documentaire https://www.arte.tv/fr/videos/083310-000-A/tous-surveilles-7-milliards-de-suspects sur le leader mondial de la reconnaissance faciale, proche des services de sécurité israéliens – ndlr]. En France, il y a XXII », explique à Mediapart le jeune homme, passionné d’informatique.

    Dans un premier temps, l’assistant parlementaire avait prévu d’organiser un rendez-vous entre XXII et Emmanuel Macron. « Romain Chantemargue m’a dit : “Je pourrais te faire rencontrer le président, ce serait cool.” Je dis : vas-y, go pour le président », confirme à Mediapart William Eldin, enthousiaste à l’idée de présenter au chef de l’État les enjeux de la technologie qu’il développe. « On a abordé le sujet ensemble avec William Eldin. J’ai dit que ça peut être intéressant de proposer au chef de cabinet une rencontre entre le président et une start-up qui travaille sur ce sujet », justifie l’assistant, en assurant toutefois qu’il s’agit d’une « réflexion » qui n’a pas abouti à ce stade.

    Contacté, l’Élysée n’a pas souhaité faire de commentaires.

    Quelques jours plus tard, le projet a changé de dimension. « Au dernier moment ça s’est réorienté, Romain Chantemargue m’a envoyé un message en me disant : “Et Alexandre Benalla ça te tente de le voir ?” », raconte William Eldin. Le patron de XXII accepte la proposition en se disant qu’Alexandre Benalla « n’est pas loin du président » et qu’il dispose d’un réseau important dans le domaine de la sécurité.

    Aucun projet concret n’a été acté lors de cette première rencontre du 26 mai. « Alexandre Benalla pense que j’ai une pépite dans les mains. Il m’a dit qu’il voit très bien le genre de cas d’utilisation qui pourraient lui être utiles », explique William Eldin. Romain Chantemargue explique ne pas avoir été rémunéré pour organiser ce rendez-vous : « Je ne suis pas payé par Alexandre, répond-il. J’ai une relation purement de travail avec lui. Si je peux faire des mises en relation autant le faire. Alexandre est quelqu’un d’adorable et très sérieux. »

    Selon le patron de XXII, l’ancien collaborateur du président a notamment indiqué « qu’il agissait beaucoup dans des pays étrangers ». Alexandre Benalla indique à Mediapart que cette rencontre a eu lieu dans le cadre du « développement » des activités de sa société, Comya Group, qui « est basée au Maroc » et qu’il est en train « de rebaser en France ». « [Le but] c’est de développer des propositions et des solutions vis-à-vis de mes clients : solutions globales de sécurité, solutions intégrées, cybersécurité, reconnaissance faciale, digitalisation des smart cities », détaille-t-il.

    Cette rencontre, dit-il, « n’intervenait en aucun cas dans le cadre d’un quelconque rapport avec M. Macron ». « Si à un moment l’Élysée a été abordé, c’est par M. Eldin, qui a soulevé le fait qu’il adorerait rencontrer Emmanuel Macron, et je n’ai pas répondu à cette phrase d’ailleurs », ajoute-t-il.

    L’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron souligne n’avoir « plus de liens avec l’Élysée ». « Je ne veux plus avoir de liens avec aucun politique, aucun collaborateur, ça m’a apporté et ça m’apporterait plus de problèmes que de solutions. Je bosse aujourd’hui à titre privé, personnel, avec ma boîte. [...] Je développe mes activités de manière tout à fait – non pas transparente, parce que c’est un domaine qui n’est pas transparent –, mais en tout cas de manière légale. »

    Ses marges de manœuvre sont en tout cas, en théorie, très limitées : comme l’avait révélé Mediapart https://www.mediapart.fr/journal/france/160419/la-commission-de-deontologie-interdit-certaines-activites-alexandre-benall, la commission de déontologie de la fonction publique (CDFP) lui a interdit d’entretenir toute relation professionnelle avec des services publics de sécurité français ou avec des autorités publiques étrangères. Ces interdictions sont valables trois ans à compter du départ de M. Benalla de la présidence, soit jusqu’au 1er août 2021, mais – preuve supplémentaire de la faiblesse des dispositifs de contrôle en France – elles ne font l’objet d’aucune vérification systématique.

    Depuis son départ de l’Élysée après sa mise en cause pour des violences volontaires, l’ancien chargé de mission élyséen est concerné par plusieurs procédures judiciaires https://www.mediapart.fr/journal/france/220120/benalla-un-temoin-cle-implique-l-elysee-dans-l-affaire-des-coffres (violences du 1er Mai, selfie armé, passeports diplomatiques, contrats russes, soupçons de « faux témoignage », disparition du coffre-fort, absence de déclaration auprès de la HATVP) et mis en examen dans plusieurs d’entre elles.

    Alexandre Benalla affirme respecter « complètement » l’avis de la CDFP en ne travaillant « pas pour la sphère publique, pas pour des clients nationaux en France » mais « à l’international », et que pour « des personnes physiques ou morales privées ». Mais « dans un an, j’aurai la possibilité à nouveau de pouvoir dialoguer, proposer des offres commerciales à des entités, des États publics étrangers », précise-t-il. Actuellement, il maintient des contacts noués « avant l’Élysée », « à titre personnel, avec des chefs d’État étrangers », et qui « n’ont aucun lien et aucune incidence sur le professionnel », dit-il.

    Signe de son intérêt pour les technologies de XXII, Alexandre Benalla est revenu dès le lendemain du premier rendez-vous, mercredi 27 mai, au siège de la start-up. Encore entouré de Romain Chantemargue, l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron était cette fois accompagné de Yazid Sabeg, PDG de CS Group, une société de services informatiques et de cybersécurité.

    « J’ai reçu un petit message qui me disait : “William, on veut revenir avec quelqu’un d’important.” Moi je croyais que c’était Emmanuel Macron », explique M. Eldin.

    Yazid Sabeg n’est pas un simple entrepreneur. Ce patron d’origine algérienne est avant tout un homme de réseaux, qui cultive un épais carnet d’adresses, au carrefour de la politique et des affaires. Apparu sur le devant de la scène en 2004, à la faveur d’un livre déroulant ses propositions pour lutter contre les discriminations (Les Oubliés de l’égalité des chances issu d’un rapport commandé par l’Institut Montaigne https://www.institutmontaigne.org/publications/les-oublies-de-legalite-des-chances ), Sabeg fut, entre 2008 et 2012, le commissaire à la diversité et à l’égalité des chances de Nicolas Sarkozy.

    Il est aussi un proche de longue date de l’homme d’affaires franco-algérien Alexandre Djouhri – protagoniste clé de l’affaire Sarkozy-Kadhafi, mis en examen pour neuf délits présumés, dont « corruption active », « complicité de détournement de fonds publics » et « blanchiment ». Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le trio s’est rencontré à plusieurs reprises, comme en attestent les agendas de l’ex-chef de l’État, saisis dans le cadre de l’affaire Bettencourt https://www.leparisien.fr/politique/affaires-les-troublants-rendez-vous-de-sarkozy-05-04-2014-3742969.php .

    Yazid Sabeg est visé depuis 2013 par une enquête préliminaire menée par le parquet national financier pour « abus de biens sociaux » dans l’affaire Altis, cette usine de puces électroniques qu’il avait reprise à la demande et avec l’argent de feu Serge Dassault. Son nom apparaît également dans l’affaire Qatar/Veolia, qui porte sur la constitution d’une caisse noire de 180 millions d’euros par le Qatar lors de son entrée au capital de Veolia (lire ici https://www.mediapart.fr/journal/france/090620/%20https://www.mediapart.fr/journal/france/030415/qatar-veolia-henri-proglio-perquisitionne?onglet=full et là https://www.liberation.fr/futurs/2014/10/06/l-operation-velo-de-chypre-a-singapour_1116160 ). Sabeg dit n’avoir bénéficié d’aucun « mandat ou autre contrat » lié à cette opération.

    Questionné par Mediapart sur ce rendez-vous dans les locaux de XXII, Yazid Sabeg évoque une « réunion informelle » avec William Eldin, pour négocier les technologies d’acquisition visuelle de la société, « très intéressantes pour certaines de nos applications ».

    Il dément en revanche « tout rendez-vous commun » et « tout projet commun » avec Alexandre Benalla, en se contredisant sur la présence de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron : il explique d’abord l’avoir « croisé » de manière « fortuite » au siège de XXII, puis dit avoir été « averti de sa présence en raison de ses relations techniques avec XXII ». Il affirme que l’ancien chargé de mission élyséen, « entouré d’un ou deux collaborateurs », « était là pour d’autres sujets, pour parler de vidéosurveillance ». « Lui s’intéresse à la reconnaissance faciale, la surveillance. Moi ce n’est pas mon sujet. Nos projets avec M. Eldin n’ont rien à voir avec M. Benalla ».

    Malgré ce démenti, nous avons reçu, après notre entretien, le 2 juin, avec Yazid Sabeg, des appels et messages d’Alexandre Benalla nous demandant de lui laisser « le droit de travailler ». Puis la Lettre A https://www.lalettrea.fr/action-publique_executif/2020/06/09/alexandre-benalla-approche-yazid-sabeg-sur-le-creneau-de-la-cybersecurite, a annoncé, le 9 juin, des « négociations » entre Benalla, Sabeg et XXII dans ce secteur de la surveillance et de la cybersécurité.

    À Mediapart, l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron confirme la rencontre du trio, mais affirme que ces rendez-vous « ont été des discussions de présentation et en aucun cas commerciales, de négociations ou contractuelles ».

    Comment sa route a-t-elle croisé celle de Yazid Sabeg ? Alexandre Benalla dit le connaître « depuis peu », et l’avoir rencontré « bien après l’Élysée », « à cinq reprises », par l’intermédiaire d’un « cadre supérieur dans un grand groupe français privé ». De son côté, Sabeg qualifie Benalla de « relation très lointaine », et dit l’avoir « croisé une fois ou deux avant », « par hasard », via des « relations amicales communes ». « Je ne vous en dirai pas plus », coupe-t-il court. « Arrêtez, arrêtez sur ces histoires, Benalla, tout ça, je n’ai pas envie de parler de tout ça. Je n’ai pas envie de répondre. »

    Tous deux démentent que cette rencontre se soit faite par l’intermédiaire d’Alexandre Djouhri, lui aussi une connaissance d’Alexandre Benalla.

    Benalla a nourri une vraie fascination pour Djouhri, d’extraction populaire (comme lui) et ayant fréquenté les ors de la République (comme lui). Il était allé au contact de l’intermédiaire sarkozyste au culot, dans un célèbre restaurant japonais du quartier de Knightsbridge, à Londres, à l’automne 2018.

    Questionné par Mediapart fin 2018 https://www.mediapart.fr/journal/france/191218/macron-sarkozy-benalla-djouhri-les-etranges-alliances-du-nouveau-monde?ong , l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron avait d’abord nié connaître Alexandre Djouhri, avant d’admettre l’avoir rencontré « plusieurs fois ». Aujourd’hui, il affirme n’avoir « plus aucun lien avec M. Djouhri ». « Il ne m’a jamais présenté personne, comme moi je ne lui ai jamais présenté personne », ajoute-t-il.

    #surveillance #benalla #technopolice #reconnaissance_faciale #bandits #contrôle_social #technomafia

  • #Benalla : un témoin clé implique l’Elysée dans l’affaire des coffres - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/220120/benalla-un-temoin-cle-implique-l-elysee-dans-l-affaire-des-coffres?onglet=


    #saison_10
    #episode_1

    L’affaire Benalla prend encore une nouvelle dimension. Un témoin clé a impliqué, mardi 21 janvier, lors d’une audition devant la Brigade criminelle, plusieurs membres de la présidence de la République dans la disparition de deux coffres-forts appartenant à l’ancien chargé de mission d’Emmanuel #Macron, selon des informations recueillies par #Mediapart.

    Militaire de carrière qui a fréquenté Alexandre Benalla à l’été 2018, avant de prendre ses distances avec lui, Chokri Wakrim a été entendu, mardi 21 janvier 2020, pendant près de douze heures par les enquêteurs chargés d’élucider l’un des plus épais mystères de cette affaire à tiroirs : la disparition, au lendemain des révélations du Monde du 18 juillet sur les violences de la Contrescarpe, d’un #coffre-fort que Benalla conservait à son domicile d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).

    • “Alexandre Benalla lui aurait alors indiqué qu’il s’agissait de données « sensibles » sur la campagne électorale, ainsi que sur le président et son épouse, notamment des « relevés bancaires ». Prudent, Chokri Wakrim a toutefois précisé aux enquêteurs ne pas avoir pu le vérifier par lui-même.”

      “ par Mediapart, Alexandre Benalla s’est contenté de répondre par des emojis « mort de rire » et « bisou », en plus de quelques considérations déplacées sur notre rédaction.”

      Véridique il a même Twitté l’échange ce...

  • Jean-Luc Mélenchon condamné à trois mois de prison avec sursis pour rébellion et provocation
    Le patron de La France Insoumise s’était opposé à une perquisition dans les locaux parisiens du parti en poussant un énorme coup de gueule, en octobre 2018. Il écope également de 8000 euros d’amende.

    http://www.leparisien.fr/politique/jean-luc-melenchon-condamne-a-trois-mois-de-prison-avec-sursis-pour-rebel

    L’énoncé du jugement aura été extrêmement lapidaire, le président ne détaillant pas les motivations de son jugement. Le magistrat a néanmoins pris quelques secondes pour détailler à Jean-Luc Mélenchon la signification du sursis. « Dans ce cas-là, autant me donner du ferme », a ironisé l’ancien sénateur qui a ensuite réuni quelques minutes ses troupes autour de lui dans la salle pour étudier les modalités de la décision ainsi que pour définir la stratégie de communication.
    Un jugement « en droit extrêmement discutable »

    Jean-Luc Mélenchon a d’abord dénoncé un jugement « en droit extrêmement discutable », en indiquant qu’une policière qui avait reconnu s’être trompée en désignant l’un des prévenus comme l’ayant bousculé a finalement obtenu des dommages et intérêts de sa part.

    #justice #benalla

  • Le Figaro titre « Benalla se serait fait passer pour le chauffeur de Cazeneuve » mais ca aurais pu être « benalla aurais séquestré sa compagne et usurper le statu de policier pour échapper aux poursuites partant du principe que la police est au dessus des lois et que les flics et chauffeurs de ministres peuvent séquestré leurs compagnes !!! » Après avoir constaté cet usurpation les flics ont laissé partir Benalla.... Le lendemain nouveaux cris et appel du voisinage, pas plus de réaction de la police...
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/alexandre-benalla-se-serait-fait-passer-pour-le-chauffeur-de-bernard-cazene

    En 2016, face à des agents alertés pour des cris provenant de son appartement, l’ex-collaborateur de l’Élysée aurait affirmé être un policier et le chauffeur du ministre de l’Intérieur de l’époque, selon Le Monde.

    Alexandre Benalla aurait fait parler de lui bien avant l’affaire de la Contrescarpe. Selon des informations du Monde ce vendredi soir, l’ancien conseiller de l’Élysée, mis en examen pour violences volontaires en réunion et immixtion dans l’exercice d’une fonction publique pour les faits survenus le 1er mai 2018, aurait déjà tenté de se faire passer pour un policier pour se sortir d’une salle affaire.

    La scène se serait déroulé le 21 septembre 2016, soit huit mois avant sa nomination au cabinet de l’Elysée. Ce matin-là, vers 5 heures, des policiers se rendent au domicile d’Alexandre Benalla et sa compagne, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Ils auraient été alerté par des cris. Dans la main courante que Le Monde a pu consulter, les agents indiquent qu’une « jeune femme serait séquestrée à domicile » et que « son conjoint serait violent et qu’il la maintiendrait de force à domicile ».
    Les policiers frappent à la porte. Alexandre Benalla finit par leur ouvrir. Le jeune homme, qui n’occupe pas encore un poste à responsabilité au sein du mouvement En marche ! nouvellement créé, aurait manifesté « un énervement palpable » et adopté « un ton belliqueux ». Pour se sortir de ce mauvais pas, Alexandre Benalla dit être « un fonctionnaire de police », et brandit une « carte professionnelle comportant une ligne tricolore ». Le policier aurait alors découvert qu’il ne s’agissait pas d’une vraie carte. Le jeune homme dit alors être un ancien policier et le chauffeur du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. L’entourage de ce dernier a confirmé au Monde que ces affirmations étaient fausses.

    Mais Alexandre Benalla va encore plus loin, et aurait menacé le policier de le faire renvoyer grâce à des relations qu’il aurait avec le directeur de cabinet du premier ministre de l’époque, Manuel Valls. Finalement, le policier décide de rentrer pour s’assurer que personne n’est séquestré dans l’appartement. La compagne de Benalla affirme pour sa part qu’il ne s’agit que d’un simple « différend de couple ». Rien à signaler dans ce logement. Les policiers repartent.
    Nouvel emportement

    Toujours selon Le Monde, les policiers d’Issy-les-Moulineaux auraient reçu un nouvel appel le lendemain, indiquant que des cris sont à nouveau audible dans cet appartement. Une autre équipe se rend sur place. Ils croisent une femme avec une valise dans le hall, avant de se rendre devant l’appartement d’Alexandre Benalla. Ce dernier les reçoit et leur dit qu’il vit seul. Mais, selon les mains courantes des policiers, des « objets jonchent le sol de manière désordonnée, nous laissant penser qu’une dispute a eu lieu ».

    L’affaire en était restée là. Mais en 2019, lorsqu’il est interrogé par les juges d’instruction sur cet épisode, Alexandre Benalla avait botté en touche : « Je ne vois pas le rapport avec le 1er-Mai. Le seul constat que je fais, c’est qu’il n’y a pas eu de poursuites judiciaires. Les faits relatés ne sont pas établis. Je n’ai jamais été entendu sur ces faits-là ». L’homme se serait ensuite emporté de manière virulente au point d’interrompre l’interrogatoire. « Mentionnons que nous effectuons une suspension à 14 h 57, car M. Benalla ne cesse de nous couper la parole et qu’il est impossible de retranscrire ses propos », indique le procès verbal de cette audition.

    #benalla #violence_masculine #police

    • La police est tellement misogyne et corrompu qu’avoir une carte de la maison permet de sequestré des femmes tranquillou. Le Figaro n’y voie aucun problème, le problème c’est l’usurpation d’ID.

    • « Je ne vois pas le rapport avec le 1er-Mai. Le seul constat que je fais, c’est qu’il n’y a pas eu de poursuites judiciaires. Les faits relatés ne sont pas établis. Je n’ai jamais été entendu sur ces faits-là »

      je vois bien le rapport et encore j’ai pas tout vu !

    • J’ai l’impression que la police a quand même vérifié la bonne volonté de la meuf en question...

      La bonne volonté d’une femme séquéstrée par un homme qui fait de l’usurpation d’identité et menace les flics. Tu parle d’une vérification ! Le minimum c’est de prendre ce mec menaçant et usurpant des fonctions et de le coller en GAV pour laisser le temps à sa victime présumé de faire le point et poursuivre ce mec pour outrage et usurpation si la femme ne veux pas porté plainte pour séquestration, violences...

  • Quand « #Mimi_Marchand", proche du couple #Macron, hébergeait Alexandre Benalla
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/06/20/quand-la-photographe-du-couple-macron-hebergeait-alexandre-benalla_5478938_3

    #pop_corn
    #benalla
    #saison_10
    #teaser
    #tonight

    Interrogée à deux reprises par l’équipe d’« #Envoyé_spécial », Michèle Marchand a seulement reconnu avoir « peut-être prêté [sa] voiture deux ou trois fois fin juillet », mais jamais accueilli Alexandre Benalla, « même pas pour prendre l’apéritif ». Ce dernier vient pourtant de confirmer le 15 juin le témoignage de Chokri Wakrim : « Chez “Mimi”, je suis resté une semaine facile. Elle m’a aussi proposé de l’argent mais j’ai refusé. » Et M. Benalla d’ajouter : « Franchement, je vois pas pourquoi elle assume pas. C’est elle qui m’a proposé de m’aider, moi je ne lui ai rien demandé ! »

    Le 18 avril, Bestimage est devenue membre permanent du comité de liaison de la presse, une association d’agences et de journaux qui organise les « pools » de #photographes lors des déplacements du chef de l’Etat et du ministre des affaires étrangères. « Je travaille toujours pour l’#Elysée », affirme d’ailleurs Michèle Marchand à « Envoyé spécial ».

    Trois photographes de Bestimage suivent aujourd’hui régulièrement le couple présidentiel et les grands #évènements_du_palais : Stephane Lemouton, mais aussi Dominique Jacovides – connu dans le milieu comme « Jaco » ou comme « le photographe des arbres », car il aime y planquer – et enfin Sébastien Valiela. Une star de la « paparazzade », qu’il vaut mieux avoir dans sa poche quand on est président : c’est à lui qu’on doit les images révélant l’existence de Mazarine Pingeot, la fille de François Mitterrand, en novembre 1994, ou celles de François Hollande incognito sur son scooter, en 2014.

  • #Taha_Bouhafs, le fumeur de chicha qui a fait tomber #Benalla | #StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1550583313-taha-bouhafs-journaliste-chicha-benalla

    À seulement 21 ans, Taha Bouhafs s’est forgé une solide réputation dans les milieux militants et politiques de gauche. Candidat aux législatives de 2017 pour la France Insoumise – à 19 ans -, activiste assidu durant les blocus étudiants de 2018, il ne manque aucun rendez-vous lié aux luttes des quartiers populaires non plus. Surtout, il a participé à lancer la saga Benalla, qui secoue le gouvernement depuis déjà huit mois. Taha est l’auteur de la vidéo où l’ex-collaborateur de Macron tabasse un couple de manifestants, place de la Contrescarpe. « Et ça n’a rien d’un coup de chance que ça soit lui : il est partout, tout le temps », assure son ami #Youcef_Brakni, membre du Comité #Adama

    [...]

    C’est deux mois plus tard qu’une amie lui signale que sa vidéo est sur Le Monde. « #Ariane_Chemin ne m’a jamais ni crédité, ni appelé », regrette-t-il, y voyant un mépris pour les militants de terrain. « Si j’avais été envoyé en GAV, ni elle, ni les journalistes de Médiapart ne seraient venus m’aider… »

    • LA RÉPRESSION CONTRE LES JOURNALISTES CONTINUE
      TAHA, NOTRE JOURNALISTE, BRUTALISÉ ET ARRÊTÉ LORS D’UN REPORTAGE
      Le 11 juin 2019
      https://la-bas.org/la-bas-magazine/au-fil-de-la-bas/taha-notre-journaliste-brutalise-et-arrete-lors-d-un-reportage

      (...) Notre journaliste était envoyé là pour couvrir l’occupation de l’agence Chronopost d’Alfortville par des travailleurs sans-papiers intérimaires. Le Collectif des travailleurs sans-papiers de Vitry-sur-Seine a indiqué qu’un de leurs camarades, Christian, avait également été arrêté par les forces de l’ordre.

      Ils exigent de Chronopost et du groupe La Poste, deuxième employeur du pays après l’État, les documents qui permettront leur régularisation par les différentes préfectures d’Île-de-France.

      La Poste et sa filiale Chronopost font appel à des entreprises de manutention (Partner, Globe Express, Derichebourg, Arès) pour le tri et la manutention dans ses plateformes de tri et de distribution. Ces entreprises délèguent une large partie de l’embauche à des entreprises d’intérim’ qu’elles ont souvent elles-mêmes créées.

      Ces sociétés d’intérim’ emploient des travailleurs sans-papiers en veillant à ce que le turn-over soit rapide. Ces travailleurs ne restent pas assez longtemps pour pouvoir être régularisés. Ils travaillent à temps partiel de 4h du matin à 7h30. (...)

  • « J’étais là comme suspecte », affirme la journaliste du Monde #Ariane_Chemin, après sa convocation par la DGSI

    Je référence pour les archives.

    https://www.francetvinfo.fr/societe/justice/journalistes-convoques-par-la-dgsi/j-etais-la-comme-suspecte-affirme-la-journaliste-du-monde-ariane-chemin

    « J’étais là comme suspecte », affirme la journaliste du Monde Ariane Chemin, après sa convocation par la DGSI

    Sur France Inter, la journaliste a raconté son entretien avec les services de sécurité intérieure, après avoir révélé le nom d’un membre des forces spéciales dans un article sur l’affaire Benalla.

    #archives #benalla

    • « Il se passe quelque chose de très #malsain dans ce pays » : critiques après de nouvelles convocations de journalistes par la #DGSI
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/05/23/vague-de-protestations-apres-de-nouvelles-convocations-de-journalistes-par-l

      La rédaction du #Monde continue de dénoncer « une forme de banalisation de ce type de convocations, qui devraient être absolument exceptionnelles et liées à des affaires particulièrement graves de mise en danger de la sécurité nationale ». De source judiciaire, #Ariane_Chemin est convoquée dans le cadre d’une enquête ouverte pour « révélation de l’identité d’un membre des unités des #forces_spéciales ».

      Selon des sources concordantes, cette #enquête fait suite à une plainte déposée à la mi-avril par #Chokri_Wakrim. Ce dernier était lié par un contrat de protection rapprochée avec un homme d’affaires russe, qui a conduit à l’ouverture d’une enquête pour « corruption ». « L’intérêt public suppose de pouvoir enquêter sur les entourages et les liens entretenus par des collaborateurs de l’Elysée ou de Matignon, quels que soient leurs parcours antérieurs », défend Luc Bronner.

      La rédaction de #Disclose dénonce également « une nouvelle tentative du #parquet_de_Paris de contourner la #loi_de_1881 sur la liberté de la presse et la protection des sources ». « En tant que témoin notre #journaliste ne pourra pas être assisté d’un avocat. Il ne pourra pas non plus faire valoir le “droit au silence”. Mais en tant que journaliste, il pourra invoquer le secret des #sources », précise le site.

  • Vincent Crase : « #Benalla, c’est vrai, ne sait pas s’arrêter » - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/04/29/vincent-crase-benalla-c-est-vrai-ne-sait-pas-s-arreter_1724090

    #Keupon_a_croix
    #rock_et_bavures

    A ses heures creuses, #Vincent_Crase écoute du rock. Ses billes s’illuminent : « J’ai toujours été un keupon [punk], moi ! » Il vénère « la sainte trinité : Iggy Pop, Lou Reed, David Bowie ». De son enfance havraise, empreinte de catholicisme, il conserve un passage enchanté chez les scouts et une grosse croix sur le poitrail.

    « Où en êtes-vous aujourd’hui tous les deux ? » « Je lui dois d’être monté très haut. Je n’oublierai pas. Mais ces derniers mois, il m’a clairement tiré vers le fond. » Silence. « Son histoire de passeports diplomatiques utilisés pour voyager en Afrique, c’est dingue. Si, en plus, il a produit des faux dans le cadre de l’enquête judiciaire, il est inexcusable. » Silence. « Je suis obligé de reconnaître que nous n’avons pas vécu l’affaire de la même façon. Moi, j’ai fui dans ma forêt, à Louviers [Eure], il n’y a que là-bas que je suis bien. Lui, il a adoré être au centre du jeu, dans la lumière. » Silence. « Alexandre, c’est vrai, ne sait pas s’arrêter. »

  • « L’#espion_du_président », protecteur de #Benalla et toujours à l’Elysée
    https://www.marianne.net/politique/l-espion-du-president-protecteur-de-benalla-et-toujours-l-elysee

    Il a échappé à la vigilance des sénateurs, personne n’a même prononcé son nom lors des auditions au Palais du Luxembourg. Mais dans son livre consacré aux réseaux d’Emmanuel Macron, notre ancien collaborateur Marc Endeweld, aujourd’hui journaliste freelance, accorde une place importante à celui qu’il appelle même « l’espion du président ». #Ludovic_Chaker, 38 ans est un autre « #chargé_de_mission à l’#Elysée ». Pendant la campagne, il a été le premier salarié d’En Marche, introduit par le conseiller Ismaël Emelien qu’il a rencontré lors d’un déplacement au Caire. Et c’est lui qui propose à toute la bande d’utiliser l’application cryptée Telegram alors peu connue et qui est toujours le moyen de communication préféré de la macronie. C’est également lui qui conseille l’embauche comme garde du corps d’un certain

  • Alexandre #Benalla : ses premiers (faux) pas avant l’Élysée
    https://www.franceinter.fr/emissions/l-enquete-de-secrets-d-info/l-enquete-de-secrets-d-info-19-avril-2019
    #benalla_gate #momeck #assemblée #ps

    L’Assemblée donne pourtant son feu vert, car il est mentionné dans le dossier fourni pour l’accréditation qu’Alexandre Benalla est « chauffeur-assistant au Parti socialiste ». Ce qu’il n’est plus depuis longtemps… Benoît Hamon reconnaît qu’il n’a pas vérifié : « Dans ma tête, je fais un #badge à un gars du #service_d'ordre du PS qui veut aller à la #salle_de_sport. Point barre. Il m’a probablement menti sur ce point. » #Benoît_Hamon se défend d’avoir produit un "faux" pour obtenir un badge des services de l’Assemblée : "Nous nous sommes basés sur ce que nous disait Benalla." Et l’ancien candidat du PS à la présidentielle de conclure : "J’ai été #enfumé !"

  • Affaire Benalla : petits #montages et gros #mensonges | Reportages | Là-bas si j’y suis
    https://la-bas.org/la-bas-magazine/reportages/affaire-benalla-petits-montages-et-gros-mensonges

    Là-bas si j’y suis révèle aujourd’hui des vidéos exclusives qui font la lumière sur les étranges méthodes d’Ismaël Emelien, ex-conseiller du Président de la République et chargé de la cellule de riposte de l’Élysée au moment de l’affaire Benalla. Alors que le clan au pouvoir ne cesse d’accuser les « populistes » de toutes les turpitudes, on va voir que ces vaillants procureurs sont largement en tête dans la fabrication des #fake-news...

    Le journal Le Monde publiait vendredi 29 mars 2019 un article intitulé « Comment l’Élysée aurait fait diffuser un montage vidéo trompeur pour tenter d’excuser Alexandre Benalla ».
    #Là-bas si j’y suis qui travaillait sur la question depuis plusieurs semaines, apporte aujourd’hui des documents exclusifs et des éléments supplémentaires.

    Tout le monde a en tête la scène de cet homme déguisé en policier frappant un jeune homme place de la #Contrescarpe à Paris le #1er_mai 2018. C’est cette fameuse séquence filmée à l’époque par notre journaliste #Taha_Bouhafs, qui permet deux mois et demi plus tard au journal Le Monde d’identifier le proche collaborateur d’Emmanuel Macron, Alexandre #Benalla. Nous sommes le 18 juillet 2018 au soir et ce qui deviendra « l’Affaire Benalla » vient d’éclater.

    La cellule riposte de l’Élysée, chapeautée à l’époque par Ismaël Emelien, organise alors la communication de crise du Palais. Dans le cadre de cette opération de déminage, c’est donc Ismaël Emelien, 31 ans, tête « pensante » de la macronie, qui se charge directement d’échafauder « le contre-feu » médiatique. Il fait alors diffuser une vidéo comportant deux séquences par un compte anonyme sur Twitter (@FrenchPolitic) détenu par Pierre LeTexier, responsable de la communication numérique d’En Marche, qui a admis face aux enquêteurs avoir propagé la « riposte » sous anonymat.

    [...]

    La passion du mensonge, des fake news et du montage fallacieux est décidément un art très partagé, mais pas toujours bien maîtrisé en #Macronie. À l’heure de la République « exemplaire » d’Emmanuel Macron où les fake news sont érigées en ennemi de la démocratie, Ismaël Emelien nous rappelle récemment sur France Inter que la manipulation et les mensonges sont l’apanage des « #populistes », que les « #progressistes » ont pour mission de combattre.

    – Les populistes... ils utilisent, et c’est factuel de dire cela, des #fake_news, beaucoup de techniques de manipulation, pour tenter de canaliser les sentiments de leurs électeurs vers des sujets qui n’ont rien à voir avec les vrais sujets qui sont importants pour le destin du pays., Ismaël Emelien sur France Inter le 26 mars 2019.

    Force est de constater qu’#Ismaël_Emelien tombe sous sa propre définition du #populisme.

  • Les #faux_documents et vrais #mensonges de l’affaire #Benalla - Page 2 | #Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/190319/les-faux-documents-et-vrais-mensonges-de-laffaire-benalla?page_article=2

    Le contrat a notamment été présenté par Alexandre Benalla pour justifier deux virements d’un montant total de 15 000 euros versés par Philippe Hababou Solomon en octobre et novembre 2018.

    Problème, et de taille : ce document est un faux et n’a jamais été signé par Philippe Hababou Solomon. Sollicité par Mediapart, l’homme d’affaires dit découvrir ce contrat, qu’il qualifie de « faux grossier », rempli de « fausses informations » : « Je ne suis pas né à Paris le 18/05/1955, je ne suis pas français mais israélien, le numéro de sécurité sociale est faux, mon adresse est fausse, ce n’est pas ma signature. »

    [...]

    « On est confronté à un monsieur qui visiblement utilise régulièrement des faux pour obtenir un certain nombre de #titres_officiels. » Cette confidence de Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, devant la commission d’enquête sénatoriale, le 16 janvier dernier, ne cesse d’intriguer. Pourquoi certaines personnes, à l’Élysée, ont-elles protégé pendant des mois un collaborateur qui aurait, selon leurs dires, multiplié les faux documents ?

    Patrick Strzoda a détaillé un exemple de possible « faux », pour permettre aux sénateurs « de cerner [sa] personnalité », a-t-il dit : une note dactylographiée, « non signée », « manuscrite », « à en-tête du chef de cabinet », qu’Alexandre Benalla avait adressée au ministère de l’intérieur pour obtenir un deuxième passeport de service, qui lui sera délivré le 28 juin 2018.

    « Quand on a vu ce document, bien évidemment, on a demandé au chef de cabinet si c’est lui qui avait adressé ce document au ministère de l’intérieur, et il n’est pas l’auteur de cette note. Donc, soupçonnant une falsification faite par M. Benalla, nous avons signalé ce fait au procureur de la République par un article 40 [le 16 janvier 2019 – ndlr] », a déclaré, sous serment, le directeur de cabinet de l’#Élysée.

    [...]

    Dans la presse, il affirme avoir été licencié parce qu’il s’était opposé au ministre Montebourg, qui avait voulu circuler à Vélib sur le périphérique…

    Cette version est rapportée et confirmée par Closer en juillet, puis par Valeurs actuelles en octobre, mais fermement démentie par Arnaud Montebourg et son ex-collaborateur. « Ce type est fou. Je n’ai jamais fait de vélo sur le périphérique, vous imaginez qu’un ministre a mieux à faire… », soupire l’ancien ministre du redressement productif. « Imaginez Montebourg en Vélib sur le périph’… À l’heure des smartphones, il y aurait eu au moins une photo. Ça, c’est un vrai #mensonge », estime son ancien collaborateur.

    [...]

    Un phénomène inquiétant, selon lui : « Il était blacklisté à Bercy mais il est arrivé à l’Élysée. Macron est victime de son entourage qui ne l’a pas suffisamment protégé. »

  • Le Monde : la fracture éditoriale
    Comment le journalisme militant met en péril le contrat de confiance avec les lecteurs

    https://www.france-medias.fr/images/pdf/LeMonde-LaFactureEditoriale.pdf

    Une (violente) attaque de la dérive «  radicale  » du Monde sur une ligne éditoriale anti-macroniste. Étude menée par France-Médias, https://www.france-medias.fr/informations site publié par La station Web https://www.societe.com/societe/la-station-web-454011107.html

    Le travail d’investigation mené pour cette étude a duré environ 10 semaines et cible les périodes du 1er juillet 2018 au 20 février 2019, a consisté à étudier près de 190 Unes du site lemonde.fr, notamment via le site waybackmachine.org, à observer les choix éditoriaux et rédactionnels mis en oeuvre, à (re)lire 220 articles par le moteur de recherche multimédia du site lemonde.fr, à analyser près de 400 photos, à identifier les outils et moyens de communication utilisés pour diffuser l’information, à répertorier et analyser 3.500 commentaires d’abonné(e)s et de lecteurs du Monde.

    Organisée en 6 parties, l’étude consacre les 3 premières à des événements marquants de l’actualité puis les 3 suivantes à une réflexion plus large sur la ligne éditoriale du Monde, aux malaises observés dans le lectorat puis, finalement, aux solutions envisageables pour restaurer une confiance durable. Notons que les pistes de réflexion et solutions proposées, même si elles se destinent au Monde en premier lieu, peuvent être éventuellement valables auprès d’autres médias de presse écrite.

    En outre, nous mentionnerons que malgré nos demandes, ni le directeur du Monde (Monsieur Fenoglio) ni le directeur de la publication (Mr Bronner) n’ont souhaité répondre aux questions, interrogations et constats soulevés par cette étude.

    Notons enfin que celle-ci a été réalisée de manière entièrement bénévole, sans subvention ni publicité et n’est liée à aucune institution, entreprise, parti politique ou groupe de pression. Elle se veut citoyenne dans son orientation et dans ses finalité(s).

    le sommaire

    I. L’affaire Benalla
    II. La crise des gilets jaunes
    III. La Une du magazine « M »
    IV. La ligne éditoriale en question(s) V. Un lectorat déboussolé
    VI. Les solutions envisageables

    • Le traitement [de l’affaire Benalla] du monde.fr en chiffres
      L’analyse des Unes et des surfaces de visibilité (au dessus de la ligne de regard dite « ligne de flottaison »), du site lemonde.fr, a de quoi impressionner. Du 18 juillet 2018 au 30 août 2018, l’affaire occupe 85% des Unes et 88% de l’espace majeur de visibilité.

      A titre de comparaison, cela représente environ 2,5 fois la couverture dédiée aux attentats terroristes de Paris en novembre 2015 (perpétrées notamment au Bataclan) ou encore 2 fois plus que l’affaire DSK, à périmètres équivalents (durée du traitement et intensité de la visibilité). Cette intensité médiatique est également supérieure au total de tous les candidats à la présidentielle de 2017 réunis, sur une période comparable (de 6 semaines).

      Jamais aucun événement géopolitique, politique ou économique n’aura disposé d’une telle surface de visibilité médiatique depuis le lancement du site lemonde.fr en 1996.
      « L’affaire Bennalla a disposé de 2,5 fois plus de visibilité que la couverture dédiée aux attentats de Paris en novembre 2015 »

      Sur les éléments à notre disposition, on peut également affirmer qu’aucun des grands sites d’information en ligne européen (El Pais en Espagne, le Frankfurter allgemeine en Allemagne ou Le Times en Angleterre) n’a jamais consacré une place aussi importante au traitement d’une seule information au cours des 10 dernières années.

      La couverture du Brexit, à titre d’exemple, par le site Internet du Times (thetimes.co.uk), a représenté une visibilité inférieure de 40% à celle de l’affaire Benalla par lemonde.fr (à temps et périmètre équivalents).

    • à propos du traitement des GJ

      Le poids des photos : mouvement d’ampleur et violences policières
      Les photos mises en ligne sur lemonde.fr relèvent bien évidemment de la ligne éditoriale et traduisent, le plus souvent, la volonté du journaliste et ou de la rédaction de mettre l’accent sur un phénomène.

      Sur environ 400 photos étudiées (photos principales d’article et photos insérées à l’intérieur des contenus), 2 orientations dominent : l’impression d’un mouvement d’ampleur d’une part et des violences policières omniprésentes d’autre part.
      […]
      La police (beaucoup) plus blâmée que les manifestants violents
      D’une façon générale, les articles du monde.fr ont relaté à la fois les violences des manifestants mais aussi celles de certains policiers. A plusieurs reprises néanmoins, le choix de la rédaction du Monde a été de plutôt de mettre en avant les dérapages policiers et plus rarement les violences des manifestants.

    • 2 histoires, 2 identités et un mélange explosif
      Pour de nombreux lecteurs, l’objectif d’une partie des articles du Monde n’est pas de les informer de façon neutre et objective mais plutôt de leur présenter une vision orientée et idéologique ; une finalité spécieuse éloignée des règles déontologiques dont se prévaut la direction du journal.

      On doit déjà se rappeler que l’identité des 2 éditions du Monde est fondamentalement différente. Pendant plus de 10 ans, les 2 rédactions (« papier » et numérique) ont cohabité sans se côtoyer, chacune à un étage différent, avec des organisations très différentes.

      La première était constituée des journalistes les plus aguerris, des « signatures » du Monde et des moyens les plus importants (correspondants dans le monde entier, relecteurs...). Elle véhiculait une approche rigoureuse et factuelle de l’information, une vision d’un journalisme ambitieux et fiable.

      La seconde rédaction (numérique) s’est formée à la fin des années 90, presque en opposition avec sa grande sœur. Essentiellement constituée de jeunes journalistes et disposant de moyens limités, il lui fallait exister et se singulariser en explorant des voies qui n’étaient pas celles du journal papier « traditionnel ».
      […]
      Sur les articles étudiés issus de publications sur lemonde.fr, on peut considérer que moins de la moitié des contenus est suffisamment « équilibrée » et neutre. Cela signifie qu’une légère majorité des publications du Monde peut être considérée comme partisane, parti-pris ou orientée sur le plan idéologique.

      Cette réalité pourrait être acceptable dans un journal d’opinion tel que Le Figaro ou Libération mais semble choquante pour un média qui se veut une « référence » en matière de qualité et de neutralité de l’information.

      Le tournant de l’été 2018
      En 2003, dans le livre « La face cachée du Monde : du contre-pouvoir aux abus de pouvoir », la radicalité voire l’autoritarisme d’Edwy Plenel, alors directeur de la rédaction, est décrite et dénoncée par les 2 auteurs, Pierre Péan et Philippe Cohen.

      On retrouve curieusement, ces derniers mois, dans les colonnes du Monde, quelque chose de cette radicalité et des attaques implacables contre les gouvernants dont l’actuel directeur de Médiapart s’est fait l’expert incontesté. Une sorte de fièvre parait s’être emparée d’une partie de la rédaction qui, visiblement dépassée (ou aveuglée) par les enjeux, en a oublié ses règles éthiques et déontologiques les plus rudimentaires.
      […]
      Il semblerait néanmoins qu’elle se heurte à une réalité journalistique nettement moins nuancée. Sur 60 articles publiés dans le Monde qui illustrent des opinions (tribunes, interviews, points de vus...) entre le 15 juillet 2018 et le 16 janvier 2019, 48 peuvent être considérées comme des critiques négatives des actions de l’Etat et ou du gouvernement.

      Cela signifie que 80% des articles d’opinions, publiés par Le Monde sur cette période, renvoient une image négative voire très négative des actions de l’Etat. On peut qualifier les 20% restant de « plutôt neutres » ou « équilibrés ».
      […]
      Rapprochement idéologique avec Mediapart ?
      « L’affaire Benalla » semble avoir révélé, au fil des investigations des 2 médias, une forme nouvelle de rapprochement autour de valeurs communes.

      Il n’est probablement pas anodin que, lors de plusieurs épisodes de l‘affaire, notamment après le licenciement d’Alexandre Benalla par l’Elysée, différentes questions ou polémiques (passeports et déplacements en Afrique, contrat avec un oligarque russe, seconde audition auprès de la commission du Sénat, perquisition refusée au siège de Mediapart), les 2 éditions en ligne (mediapart.fr et lemonde.fr) ont semblé e*n parfaite synchronisation* pour relayer les découvertes de l’un tandis que l’autre valorisait les révélations de l’autre.

      En outre, on retrouve, dans l’orientation et l’écriture journalistique des 2 journaux en ligne, un certain nombre de traits communs : un même goût pour les révélations tonitruantes qui touchent l’Etat et la présidence, un sens certain de la mise en scène de l’information pour mieux en accentuer la portée (titres et photos en très grands formats, alertes en gras et rouges sur les fils d’information..), l’utilisation d’effets de dramatisation (dans le choix des titres en particulier et dans la mise en page) ainsi qu’une propension aux révélations « feuilletonnées » dans le but de tenir le lecteur en haleine...

    • J’ai pensé à toi @reka :)
      Et à y réfléchir, aucune étude ne pourra absoudre par le chiffre une ligne éditoriale qui est le plus souvent dans le déni et la censure. Certes cette étude donne la preuve d’un dysfonctionnement, le titre de sa présentation fait peur, vraiment, accuser le journalisme militant infiltré au monde de mettre en péril la crédibilité de la presse écrite est assez osé.
      Pour appuyer ma réflexion, une étude pourrait aussi accuser le logiciel libre de mettre en péril Apple ou Microsoft parce qu’ils intègrent l’un et l’autre du code libre.

    • Je ne connais pas le parcours politique et les motivations de Denis Morineau* qui signe cet article, non plus que la ligne de france-medias.
      Mais quand je lis les solutions proposées, comité d’éthique et de surveillance de la presse écrite, intervention du ministère de la culture, proposition de contribution de psychanalystes ou le simple fait d’évoquer la sauvegarde de l’identité et l’âme d’un journal (c’est quoi ?), cela m’inquiète pour la #liberté_de_la_presse, pas vous ?

      Il en va de la restauration d’un climat de confiance entre la rédaction et les lecteurs, largement mis à mal depuis une année. Il en va également de la nécessité pour Le Monde de continuer à être considéré, en France comme à l’étranger, comme un média suffisamment indépendant et qualitatif pour témoigner des mouvements de la société sans y perdre son identité et son âme. Nous avons compilé les principales mesures, dont certaines sont dores et déjà à l’étude au Ministère de la Culture, qui peuvent contribuer à cette évolution positive...

      Il convient, pour contribuer à rétablir cette confiance perdue, de mettre en place un comité d’éthique et de surveillance de la presse écrite. Cette instance doit pouvoir regrouper les directeurs de journaux, des directeurs de rédaction mais également des journalistes et bien évidemment, et en nombre significatif, des lecteurs et lectrices. En outre, des intellectuels, des sociologues, des sémiologiques voire des psychanalystes doivent également pouvoir apporter leurs contributions et leurs regards croisés et complémentaires (au delà des convictions politiques et ou idéologiques).

      * https://www.france-medias.fr/informations/#tab-1
      Dans la présentation de l’équipe (un seul et ex journaliste qui vient de la presse régionale groupe « Le Messager ») on trouve Denis Morineau

      Denis Morineau | Directeur de la publication et auteur
      Parcours & profil

      Diplômé de Neoma Business school de Rouen et d’HEC Montréal, Denis travaille très tôt dans l’univers du web (dès 1999) autour de projets européens basés à Paris. Il se lance ensuite dans l’édition web en créant des projets et concepts numériques. A l’origine de « Sortir en ville » (réseau social de sorties) ou encore de « Psychologie.fr ». Il déploie aussi son expression créative dans l’univers de l’architecture et du design en réalisant des espaces contemporains.
      Ses univers de prédilection

      Société et politique, géo-politique, médias, Histoire, sciences humaines (sociologie et psychanalyse), économie et Culture (théâtre et cinéma en particulier).
      Pourquoi France médias ?

      "Je souhaite que France médias permette au plus grand nombre de mieux comprendre et utiliser les médias. J’aimerais également que le site devienne une référence qualitative en termes de critique, d’évaluation et de décodage des médias."

  • Eva Иванова

    « … Je ne sais pas qui a lancé cette mode… mais je kiffe ...! 
    #SaufBenallaBienSur

    Source : https://twitter.com/spetsnagirl/status/1101500678931992577

    #benalla #post_it

    Avertissement de #Twitter : Attention : ce profil pourrait comporter des contenus offensants
    Vous voyez cet avertissement car ce compte tweete des images ou des propos potentiellement offensants. Souhaitez-vous toujours le voir ? => oui voir le profil

    Un excellent profil, donc : https://twitter.com/spetsnagirl

  • #lol #justice
    Gros loupé au palais de justice : Benalla et Crase ont pu se parler durant une heure
    https://www.nouvelobs.com/justice/20190225.OBS0741/gros-loupe-au-palais-de-justice-benalla-et-crase-ont-pu-se-parler-durant-

    Surréaliste : Alexandre #Benalla et Vincent #Crase, arrêtés pour avoir violé leur contrôle judiciaire qui leur interdisait d’entrer en contact, comme l’a révélé un enregistrement diffusé par Mediapart, ont été placés dans un box commun le jour de leur mise en détention. Où ils ont eu tout loisir de bavarder...

    C’est ce que rapporte RTL : les deux hommes ont pu communiquer pendant plus d’une heure, le 19 février. "Une source proche du dossier qualifie la situation d’’ubuesque’ [...]. La présidence du tribunal a opposé un « pas de commentaire » aux questions de RTL."

    RTL indique que cela s’est passé au 9e étage du palais de justice de Paris vers 14 heures mardi. Les deux hommes étaient alors censés être sous main de justice, c’est-à-dire menottés et détenus, en attendant la décision du juge des libertés sur leur éventuel départ en prison.

    Alexandre Benalla et Vincent Crase restent en prison
    Mais « le mail qui transmet les consignes des magistrats n’a pas été envoyé, et les policiers qui escortent les deux comparses n’ont pas d’instructions. Les deux hommes sont donc placés dans un box commun destiné aux entretiens avec les avocats. Et comme leur interdiction de communiquer n’a pas non plus été spécifiée, ils échangent, ils parlent pendant plus d’une heure ».

    Les magistrats ont ensuite réalisé l’erreur : Benalla et Crase ont été menottés et séparés vers 15 heures, avant d’être envoyés en détention un peu plus tard.

  • [Exclusif] Le contrat chinois de 7,2 millions d’euros d’Alexandre Benalla
    Valeurs actuelles | Par Louis de Raguenel | Publié le 20/02/2019
    https://www.valeursactuelles.com/politique/exclusif-le-contrat-chinois-de-72-millions-deuros-dalexandre-benal

    (...) Après les révélations de Mediapart sur les contrats russe et ouzbek décrochés par Alexandre Benalla pour 2,2 millions d’euros, Valeurs actuelles est en mesure de révéler que l’ancien adjoint au chef de cabinet de l’Élysée a signé un contrat de sécurité de deux ans d’un montant de 7,2 millions d’euros avec une société chinoise cotée à la Bourse de Hong Kong. Le groupe chinois - réputé proche de l’appareil d’État - propose des solutions de services de sécurité, de logistique et d’assurance pour des clients en zones frontalières. Il recourait jusque-là principalement à de la main-d’œuvre américaine, française et russe pour assurer la sécurité de ses infrastructures et de ses effectifs en Afrique. Ses dirigeants veulent former leurs propres ressources. Et d’après nos informations, ils se sont tournés vers Alexandre Benalla, qui s’est engagé à réaliser des missions « d’accompagnement, de formation et de sécurisation ».

    Il sera, dans le cadre de ce contrat, en lien avec des anciens de Blackwater, qui fut la plus grande société de sécurité privée au monde en comptant pas moins de 22 000 hommes en 2017, dont les missions ont longtemps consisté à agir pour la CIA, notamment en Afghanistan et en Irak. Plus précisément, le groupe chinois souhaite se doter d’un « important centre » de formation de ses équipes dans la région de Guangzhou, dans le sud de la Chine. Charge donc à Alexandre Benalla de réfléchir à la création du centre, à la préparation d’un module de formation et à la mise en place de process pour être opérationnel dans les prochains mois. L’objectif est ambitieux : le programme doit être dispensé à 10 000 agents de sécurité par an. (...)

    #Chine #blackwater #Benalla

    • L’étrange visite de Benalla au Chinese Business club - Challenges
      (article du 8/10/18)
      https://www.challenges.fr/economie/l-etrange-visite-de-benalla-au-chinese-business-club_618100


      Alexandre Benalla le 8 octobre 2018 au cours d’un déjeuner au Chinese Business Club à Paris.
      photo : PIERRE-HENRI DE MENTHON

      Alexandre Benalla vient de créer son entreprise de "sécurité internationale". A ce titre, il était invité ce lundi par le réseau très select du Chinese Business Club à Paris.

      Les réseaux chinois à Paris vont bien merci. Autour de l’ambassadeur de Chine à Paris et de Zhihong Wei, dirigeant de la carte bancaire Union Pay, le président du Chinese Business Club Harold Parisot recevait à déjeuner à l’Intercontinental à Paris le 8 octobre. Parmi les ex politiques reconvertis : Bernard Cazeneuve, Anne-Marie Idrac, Arnaud Montebourg étaient présents. Mais la vrai vedette, gominée et cravatée de près, était bien sûr Alexandre Benalla. Renseignements pris, l’ex-conseiller de l’Elysée a monté sa société internationale de sécurité et « croule sous les clients ». Licencié par l’Elysée pour avoir violenté un couple lors d’une manifestation organisée à Paris le 1er mai dernier, Alexandre Benalla, né à Evreux (Normandie) envisageait dès la mi-septembre selon des informations rapportées par RTL de s’installer au Maroc, pays d’origine de ses parents, pour créer sa société de sécurité privée. Toujours d’après RTL, l’ancien garde du corps du président Emmanuel Macron le Maroc est un « pays qu’il connait bien, où il a des attaches familiales et des relations ».

  • http://www.senat.fr/rap/r18-324-1/r18-324-1_mono.html

    RAPPORT D’INFORMATION FAIT au nom de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d’administration générale (1) sur la mission d’information sur les conditions dans lesquelles des personnes n’appartenant pas aux forces de sécurité intérieure ont pu ou peuvent être associées à l’exercice de leurs missions de maintien de l’ordre et de protection de hautes personnalités et le régime des sanctions applicables en cas de manquements,

  • La France, Une démocratie qui crève les yeux Djamel LABIDI - 7 Février 2019 - Le Quotidien Oran
    http://www.lequotidien-oran.com/?news=5272902

    En France, le pouvoir s’efforce de centrer l’attention sur la question de la violence en lieu et en place des revendications du mouvement des « Gilets jaunes » et de leur signification politique et sociale.

    Il s’ensuit, peu à peu, une inversion totale dans laquelle les #victimes font figure de #coupables, dans une #répression qui s’est faite de plus en plus dure, et qui a même pris un caractère de masse, avec des milliers d’arrestations et des centaines de victimes.

    Des #élites médiatico-politiques proches du pouvoir, apparemment si logiques en « temps normal », se mettent tout à coup à produire des arguments qui laissent perplexes.

    « Les victimes n’auraient pas du être là », ou bien « elles sont elles- mêmes des casseurs ». D’autres parlent de « dommages collatéraux inévitables ». Dommages collatéraux, tiens une expression déjà entendue à propos d’autres peuples. Comme le monde est petit et comme tout se tient.

    Aucune compassion pour les victimes. Des hommes et des femmes souvent âgés, qui ont pris des risques et ont sacrifié leur vie sur les ronds points, sont presque condamnés pour leur... imprudence. Des jeunes dont la vie a basculé, mutilés à vie, une main, un pied arrachés, un œil crevé, ont droit à quelques mots de circonstances rapides : « Bien sûr nous le déplorons », « Un blessé est toujours un blessé de trop » etc.. Sont-ce les mêmes élites si prompts à dénoncer les atteintes aux droits de l’homme mais...ailleurs.

    Naufrage de la raison
    Mais une fois ces mots de compassion rapidement prononcés, il est rappelé, que « les policiers aussi ont des blessés » sans d’ailleurs jamais que la nature de ces #blessures ne soit précisée où les preuves n’en soient données. Les armes utilisées sont le fusil #LBD_40 (le #Flash-Ball), qui tire des grosses balles de caoutchouc avec une vitesse et une force d’impact considérables, et la grenade #GLI-F4 (dite de « désencerclement ») qui contient 25 grammes de TNT et projette de petits éclats sur des dizaines de mètres. Ces armes sont qualifiées pudiquement d’ « outils » nécessaires à la sécurité des forces de l’ordre lors des manifestations.

    Le pouvoir et ses porte- paroles médiatiques et intellectuels se seront, depuis le début de la crise et des manifestations, indignés avec force de tout amalgame entre violences policières et violence des manifestants, déclarant que la violence policière est quant à elle légitime..Naufrage de la raison.

    Car en fait, c’est ceux qui s’indignent qui mettent ainsi sur le même plan policiers et manifestants. Le monopole de la violence par l’Etat puise sa légitimité dans la protection des citoyens. Les policiers, mais aussi les forces armées, sont des métiers où on prend des risques, y compris celui de sa vie, justement pour protéger les citoyens. Ici la logique est inversée et l’usage des LBD et autres armes est donc justifié pour éviter des risques aux policiers...au risque pour les citoyens d’être mutilés.

    Mis au même niveau, policiers et manifestants sont alors considérés comme deux groupes qui s’affrontent, avec des blessés de part et d’autre, pantins gesticulant les uns contre les autres dans un combat absurde, dont la raison disparait, et où la responsabilité du pouvoir est alors absoute, dissoute derrière l’argument de la violence. Et pourtant, chaque policier, chaque soldat vous le dira : dans tout combat auquel il participe, dans le désordre et la fureur d’une bataille, il ne voit rien, il n’a aucune vue d’ensemble, seul voit clair le donneur d’ordres, le commandement, et ici la décision est politique.

    Autres signes inquiétants pour un Etat de droit, les forces de l’ordre avancent masquées, cagoulées, comme si elles faisaient un mauvais coup, comme si elles craignaient le peuple, et devaient cacher leur visage, et cela au moment même où « la loi anti-casseurs » en discussion à l’Assemblée nationale française prévoit des condamnations contre les manifestants masqués.

    On peut se demander pourquoi en France, actuellement, malgré les condamnations aussi bien de l’opinion française que de l’opinion internationale, le gouvernement tient tant à utiliser des moyens aussi cruels contre les manifestations des « #Giletsjaunes ». L’argument que ces armes sont des « armes intermédiaires » devrait en réalité être pris à la lettre. En effet, ces #armes permettent de faire peur, et donc d’empêcher que les manifestations prennent plus d’ampleur, tout en évitant le prix politique de la mort de manifestants. En cela elles sont effectivement « intermédiaires ». Mais c’est jouer avec le feu : une telle stratégie apparait, peu à peu, d’autant plus cruelle, d’autant plus cynique qu’elle fait fi d’une valeur essentielle : celle de l’intégrité humaine. Il n’est pas bon de continuer à tirer sur la foule comme au 19me siècle, même avec des Flash-Ball.

    Dans un tel contexte, l’incident #Benalla prend inévitablement un sens nouveau autant qu’inattendu. La grande violence dont a fait preuve le 1er mai dernier contre des manifestants cet homme, si proche alors du Président français, ne serait- elle pas révélatrice des tendances profondes de celui-ci en matière de gestion de l’ordre.

    La violence est aussi un argument pour demander aux « Gilets jaunes » d’arrêter les manifestations afin de participer au « Grand débat national » lancé par le Président Macron. La contradiction est manifeste. Ce « #Grand_débat » est du aux gilets jaunes. Pourquoi alors chercher à étouffer leur mouvement ou le réprimer. Au contraire, il y a toutes les raisons de n’utiliser d’autres armes que le dialogue avec eux. Comment leur reprocher leur défiance envers ce débat alors que le mouvement est en lui-même la manifestation, et le résultat de la défiance envers les pouvoirs qui se sont succédés depuis des décennies en France et envers le fonctionnement des institutions. On peut noter d’ailleurs que ce « Grand débat » est le contraire de ce qu’est le mouvement des « Gilets jaunes ». C’est un mouvement social. Il veut rassembler la société autour de trois au quatre revendications économiques et politiques essentielles, communes à la grande majorité des français : pouvoir d’achat, augmentation du SMIG, rétablissement de l’impôt sur la fortune (#ISF), justice fiscale, Référendum d’initiative citoyenne (#RIC), tandis que ce « Grand débat national » atomise, émiette les Français dans une infinité de revendications individuelles, catégorielles et locales bien difficiles à traiter dans un tel cadre.

    Aux dernières nouvelles, le Conseil d’Etat français, saisi par la ligue des droits de l’homme française et les avocats de blessés lors des manifestations, a validé la poursuite de l’utilisation des LBD-40 et des grenades GLI-F4, causes de nombreuses blessures et mutilations. Il se serait probablement grandi en les interdisant comme c’est le cas dans tous les pays européens.

    Ces « armes intermédiaires » vont donc continuer à maintenir l’ordre. Pour ceux qui pourraient en douter, « la démocratie crève les yeux en France ». C’est ce qui était écrit sur une pancarte d’un manifestant « Gilets jaunes » ce Samedi 2 février à Paris.

  • Le « couple de la Contrescarpe » molesté par #Benalla et Crase jugé pour violences contre des policiers - LCI
    https://www.lci.fr/justice/le-couple-de-la-contrescarpe-moleste-par-benalla-et-crase-juge-pour-violences-co

    C’est de leur violente interpellation, le 1er mai dernier à Paris, qu’est partie l’affaire Benalla : Chloé P. et Georgios D, le couple filmé en train d’être molesté par Alexandre Benalla, sont jugés vendredi 8 février pour violences envers des policiers. Tous deux se voient reprocher d’avoir jeté des projectiles contre les forces de l’ordre, place de la #Contrescarpe.

    Un rassemblement pour le 1er mai sur cette place du Quartier latin avait dégénéré, après une traditionnelle journée de manifestations émaillée de violences. Georgios D., cuisinier grec de 29 ans, et sa compagne Chloé P., graphiste française de 30 ans, étaient jusque-là inconnus de la police et de la justice. Le couple affirme être simplement sorti boire un verre pour fêter les six ans de leur relation, lorsqu’il s’est retrouvé pris dans les heurts, au cours desquels le jeune homme a reconnu avoir jeté une carafe d’eau vers les #CRS, et sa compagne un objet qui pourrait être un cendrier. Des images de vidéo-surveillance, partagées au coeur de la tempête médiatique cet été dans un cadre illégal, avaient effectivement démontré leur comportement véhément à l’égard des forces de police.

    Chloé P. et Georgios D. sont par ailleurs parties civiles dans l’enquête visant Alexandre Benalla. C’étaient « les deux personnes les plus virulentes », avait dit d’eux l’ancien collaborateur de l’#Elysée lors de sa garde à vue le 20 juillet, selon son audition dont a eu connaissance l’AFP. Lors de sa dernière audition au Sénat, il avait justifié son intervention au titre de l’article 73 du code de procédure pénale, qui autorise des citoyens ordinaires à aider la police quand il est témoin de violences. Une défense fragilisée par les témoignages des forces de l’ordre sur place, qui n’ont jamais jugé son intervention comme une véritable « plus-value ».

  • Le patron de #Benalla à l’Elysée vient de recevoir une #promotion
    https://www.nouvelobs.com/politique/20190206.OBS9771/le-patron-de-benalla-a-l-elysee-vient-de-recevoir-une-promotion.html

    François-Xavier Lauch, jusque-là sous-préfet, vient d’être promu « préfet en charge d’une mission de service public ».
    Par Vincent Jauvert

    Publié le 06 février 2019 à 15h33

    C’est le communiqué officiel du conseil des ministres de ce mercredi matin qui nous l’apprend : le chef de cabinet d’Emmanuel Macron, dont Alexandre Benalla était l’adjoint, l’énarque François-Xavier #Lauch, jusque-là sous-préfet, vient d’être nommé « #préfet chargé d’une mission de #service_public relevant du gouvernement ».

    Quand Benalla posait pour « l’Obs » avec une arme

    Belle promotion pour celui dont les explications sur la fameuse affaire n’ont pas éclairci, c’est le moins que l’on puisse, dire, tous les mystères...

    D’autant plus belle que ce benjamin de la promotion République à l’ENA, dont le père était brigadier-chef de police, n’a que 37 ans. Il fait désormais partie des plus jeunes préfets de l’histoire.

  • #s04e02
    #Affaire_Benalla : Matignon a provoqué l’enquête sur les sources de Mediapart - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060219/affaire-benalla-matignon-provoque-l-enquete-sur-les-sources-de-mediapart

    Matignon répond au journaliste. « La chef du #GSPM dément être impliquée d’une quelconque façon dans la rupture du contrôle judiciaire de MM. #Benalla et Crase. Elle affirme connaître M. Benalla, mais ne jamais avoir rencontré M. Crase et qu’à sa connaissance celui-ci n’est jamais venu à son domicile. Elle dément également que son compagnon ait pu organiser cette rencontre chez elle en son absence », explique à Mediapart l’entourage d’Édouard Philippe. Matignon a aussi vérifié qu’aucune écoute administrative n’avait été autorisée concernant les protagonistes cités pendant la période des faits.

    Résultat : Valeurs actuelles ne publie rien. Contacté, le journaliste de l’hebdomadaire, Louis de Raguenel, confirme avoir envoyé des questions à Matignon. « S’il était avéré que ce sont mes questions qui ont entraîné la tentative de perquisition de Mediapart, je trouve cela choquant. Moi, j’ai fait mon travail de journaliste », a-t-il réagi.

    [...]

    Le procureur Heitz, qui pilote personnellement les investigations, n’est pas n’importe qui. Il a été nommé en octobre dernier par le pouvoir exécutif après un processus de désignation qui avait suscité une vive polémique, l’Élysée ayant retoqué les trois postulants retenus par le ministère de la justice et le Conseil supérieur de la magistrature.

    Les procureurs, « parce qu’ils sont porteurs d’une politique publique définie par notre gouvernement […], s’inscrivent dans une ligne de hiérarchie », avait estimé en octobre dernier la ministre de la justice, Nicole Belloubet, qui a couvert mardi 5 février, en mentant devant l’Assemblée nationale, la tentative de perquisition de Mediapart par le parquet de Paris.

    Le premier ministre Édouard Philippe a quant à lui dit assumer être intervenu, avec le président de la République, dans la nomination de Rémy Heitz, voulant « être certain » qu’il serait « parfaitement à l’aise » avec le nouveau procureur de Paris.

    papier de libé sur le journaliste en 2014 (suite révélation VA sur Davet / Lhomme)

    (1) « Valeurs actuelles » marche dans la #barbouze - Libération
    https://www.liberation.fr/ecrans/2014/10/28/valeurs-actuelles-marche-dans-la-barbouze_1131405

    Avant de devenir journaliste, ce militant UMP proche de la Droite forte a été le monsieur Communication numérique de Claude Guéant au ministère de l’Intérieur, entre 2011 et 2012. Puis il a été promu chef du groupe « nouvelles technologies et veille » au cabinet du directeur général de la Police nationale, Claude Balland. Très actif, le jeune community manager se fait vite remarquer par ses prises de position outrancières sur les réseaux sociaux, notamment contre le mariage gay.

    En mars 2013, comme l’a révélé l’Express à l’époque, il finit par être discrètement écarté par Manuel Valls, qui se méfie à juste titre de son activisme. A 26 ans, Louis de #Raguenel devient alors le nouveau rédacteur en chef Internet de Valeurs actuelles. Une reconversion éclair qui ne manque pas de faire jaser en interne. Aux côtés de quelques autres plumes fraîchement débauchées, la nouvelle recrue incarne le virage radical pris avec l’arrivée d’Yves de Kerdrel aux manettes, en octobre 2013. Depuis, de révélations anonymes en dossiers complaisants, l’hebdomadaire s’efforce de servir au mieux la cause sarkozyste. Une stratégie offensive dans laquelle Louis de Raguenel occupe une place discrète mais efficace. La semaine de son scoop, il s’est ouvertement targué d’avoir obtenu ses informations par l’intermédiaire d’un ancien policier proche de la galaxie sarkozyste, reconverti depuis dans le privé. Contacté par Libération, Louis de Raguenel n’a pas souhaité répondre à nos questions.

    La piste barbouzarde est aujourd’hui corroborée par les témoignages des policiers chargés d’assurer la sécurité de Gérard Davet et de Fabrice Lhomme, sous protection rapprochée depuis qu’ils ont reçu des menaces de mort. A deux reprises, tôt le matin, les hommes du SDLP (Service de la protection) ont identifié un véhicule dans lequel un photographe mitraillait méthodiquement ses cibles à l’aide d’un téléobjectif. A chaque fois, la plaque d’immatriculation a été relevée et passée aux cribles des fichiers de police. La première correspond au véhicule d’un particulier, la seconde à une voiture de location.

    Pour les deux journalistes du Monde, les menaces justifiant une protection policière remontent à la fin de l’été, quand Gérard Davet a reçu dans sa boîte aux lettres un courrier explicite (« on va te faire la peau »). Quelques jours plus tard, Fabrice Lhomme découvre sur son paillasson le dessin d’un cercueil, à l’intérieur duquel ont été notés les noms et dates de naissance de sa femme et de ses enfants. Une enquête préliminaire a été ouverte dans la foulée par le parquet de Paris, confiée aux policiers de la BRDP (Brigade de répression de la délinquance aux personnes).

    et plus recemment sur le mari de la cheffe du GSPM

    https://www.liberation.fr/france/2019/02/06/revelations-sur-un-nouveau-partenaire-de-benalla-qui-inquiete-matignon_17

    • #croustillant
      #pop_corn
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/06/la-perquisition-avortee-de-mediapart-a-ete-declenchee-par-des-informations-t

      « Je voulais savoir si des services étatiques avaient été mobilisés, explique M. de Raguenel. La bande provient-elle d’une écoute ou d’une sonorisation clandestine ? L’idée n’était aucunement d’enquêter sur les sources de Mediapart, ni de savoir comment le site a eu accès à l’enregistrement. »

      Lire aussi Les questions que pose la tentative de perquisition à « Mediapart »
      Après cet appel de M. de Raguenel, mais aussi d’autres médias, un courrier est adressé par le directeur de cabinet d’Edouard Philippe au procureur de Paris, dans un souci de « transparence », selon l’entourage du premier ministre.

      « Plusieurs journalistes nous ont contactés, jeudi et vendredi, pour tenter d’établir un lien entre la cheffe du GSPM, son conjoint, et la rupture du contrôle judiciaire de MM. Benalla et Crase. Matignon a donc procédé à de premières vérifications », écrit M. Ribadeau-Dumas dans ce courrier en date du 1er février, que Le Monde a pu consulter.

      Le bras droit de M. Philippe explique avoir « convoqué sans attendre » Marie-Elodie Poitout, cheffe du GSPM. Elle lui aurait alors expliqué avoir « reçu M. Benalla, qu’elle dit connaître depuis 2017, à son domicile, fin juillet, avec un ami commun », Chokri Wakrim, mais assure que M. Crase n’était pas présent. Enfin, M. Ribadeau-Dumas affirme dans cette lettre qu’aucun des protagonistes n’a fait l’objet « d’autorisation de techniques de renseignement », réfutant ainsi l’idée selon laquelle l’enregistrement aurait été réalisé par un service de renseignement.

      La brigade criminelle saisie du dossier
      Selon Le Parisien, la brigade criminelle, saisie du dossier, a procédé en début de semaine aux premières auditions. Marie-Elodie Poitout a été entendue mardi. Elle aurait confirmé avoir reçu M. Benalla à son domicile à la période indiquée, sans pouvoir préciser le jour, pour lui témoigner son soutien, tout en assurant ne pas avoir réalisé les fameux enregistrements.

      Elle aurait en outre affirmé ne pas se souvenir de la présence de M. Crase lors de cette rencontre mais a indiqué que son compagnon était présent. D’après Valeurs actuelles, ce dernier, militaire en activité, aurait été entendu par la direction du renseignement et de la sécurité de la défense pour son éventuelle implication dans le contrat de protection de l’oligarque russe Iskander Makhmudov que M. Benalla est soupçonné d’avoir négocié alors qu’il était encore en poste à l’Elysée.

      Selon Libération, Chokri Wakrim, présent au domicile de Mme Poitout, serait impliqué dans l’exécution de ce contrat. Le quotidien assure que M. Wakrim « a été sollicité quelques mois plus tôt par M. Benalla pour travailler sur le fameux contrat russe » puis « était notamment chargé, à Monaco, de la sécurité de la famille de M. Makhmudov ». Contactés, ni Alexandre Benalla, ni Vincent Crase n’ont donné suite aux sollicitations du Monde. M. Wakrim et Mme Poitout n’ont pu être joints.

      Reste à savoir pourquoi Matignon a alerté le parquet de la sorte, alors qu’aucune procédure judiciaire n’était ouverte. L’entourage de M. Philippe précise au Monde qu’« il ne s’agit en aucun cas d’un signalement ou d’un article 40 [du code pénal, qui impose aux agents publics le signalement des crimes ou délits dont ils ont connaissance]. Il s’agit simplement de partager en toute transparence avec la justice des éléments de réponse transmis à la presse et qui sont susceptibles de concerner une affaire judiciaire en cours. Qui comprendrait que Matignon réserve à la presse des informations que la justice pourrait estimer utiles ? »

      Une célérité qui interroge
      Toujours est-il que le parquet de Paris a décidé d’ouvrir une enquête préliminaire – dont les bases judiciaires font débat, celle-ci ayant été lancée sans qu’aucune plainte ne soit déposée – dans la foulée de l’envoi de ce courrier et de diligenter les premiers actes avec une célérité qui interroge.

      Pour la première fois de son histoire, Mediapart a fait face à une tentative de perquisition. Comme il en avait la possibilité, le journal en ligne a refusé cet acte judiciaire. Depuis lundi, une trentaine de sociétés de journalistes ont apporté leur soutien à Mediapart en déclarant notamment que la perquisition qui avait visé le site fondé par Edwy Plenel « constitue une tentative particulièrement inquiétante d’attenter au secret de leurs sources. »

    • Révélations sur un nouveau partenaire de Benalla qui inquiète Matignon - Libération
      https://www.liberation.fr/france/2019/02/06/revelations-sur-un-nouveau-partenaire-de-benalla-qui-inquiete-matignon_17


      Alexandre Benalla et Chokri Wakrim en août 2018.
      Captures d’écran vidéo, DR

      C’est un personnage central de l’affaire Benalla, dont le nom n’est encore jamais apparu jusqu’ici. Chokri Wakrim, 34 ans, a pourtant tissé de nombreux liens avec l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron. Libération enquête depuis plusieurs semaines sur ce militaire au parcours opaque. Selon nos informations, il est impliqué dans un contrat de sécurité avec l’oligarque russe, Iskander #Makhmudov. L’homme est aussi le compagnon de Marie-Elodie Poitout, cheffe du groupe de sécurité du Premier ministre (GSPM), Edouard Philippe.
      […]
      Un attelage d’autant plus suspect que Wakrim a été sollicité quelques mois plus tôt par Alexandre Benalla pour travailler sur le fameux contrat russe. Il était notamment en charge, à Monaco, de la sécurité de la famille de Iskander Makhmudov. A l’époque, une partie de ce contrat avait été confiée à la société de sécurité privée Velours, qu’Alexandre Benalla connaît bien pour y avoir travaillé entre 2014 et 2015. Or il existe un autre lien entre cette entreprise et Chokri Wakrim. Selon nos informations, ce dernier a en effet créé une autre société avec un des fondateurs de Velours, dont les statuts datent du 9 juillet 2018, à peine dix jours avant les premières révélations du Monde à l’origine de l’affaire Benalla. Pourquoi avoir créé cette structure à l’objet social incongru (« entretien corporel »), sans lien apparent avec le milieu de la sécurité ? Toujours est-il que le patron de Velours a revendu toutes ses parts à Chokri Wakrim quelques semaines plus tard.

      Plusieurs documents consultés par Libération attestent par ailleurs de la proximité entre Chokri Wakrim et Alexandre Benalla. Le militaire l’a notamment accompagné cet été dans le château de l’homme d’affaires Vincent Miclet, en Dordogne. Dans une vidéo, il apparaît par exemple en pleine séance de tir à la carabine avec l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron, dans les jardins de la demeure. Une autre séquence le montre cette fois au domicile parisien de Mohamad Izzat Khatab, sulfureux homme d’affaires syrien soupçonné de nombreuses escroqueries, qui a hébergé Alexandre Benalla pendant plusieurs semaines après son son départ de l’Elysée, comme l’avait révélé Libération. Une proximité qui soulève de très nombreuses questions. Contacté à plusieurs reprises, Chokri Wakrim n’a pas répondu à nos sollicitations.

      #Izmaïlovo #Izmaïlovskaya

    • https://melenchon.fr/2019/02/04/perquisition-mediapart-letat-autoritaire-saffole

      Ce jour-là, Médiapart n’eut pas un mot pour s’étonner des 17 perquisitions contre les militants de « La France insoumise » et trois de leurs prestataires, ni pour les motifs, ni pour la méthode. Pas un mot d’étonnement sur le déploiement de cent policiers avec les méthodes réservées au grand banditisme, ni la perquisition au domicile du Président d’un groupe parlementaire d’opposition, de la saisie de tout le contenu de l’ordinateur de la Secrétaire Générale du groupe, pourtant aucunement concernée par les deux dossiers bizarrement joints qui servaient de prétexte à cette razzia. Pas un mot contre la confiscation d’ordinateurs ou de leur contenu intégral, rien contre la capture du fichier d’adhérents au Parti de Gauche, pas un mot contre l’interdiction faite aux responsables d’être présents pendant la perquisition du siège de « La France insoumise ». J’en passe et non des moindres.

      Médiapart ne s’étonna de rien, approuva tout, se tut sur tout ce qui à l’évidence sentait à plein nez l’instrumentalisation politique de la justice et de la police. Rien sur les liens politiques entre les décideurs de l’opération, rien sur l’anomalie d’une opération construite sur deux simples dénonciations et dont seul j’ai eu à pâtir parmi nombre d’autres cités dans ces deux domaines des assistants au Parlement européen et des comptes de campagnes pourtant validés. Rien. Au contraire Médiapart a organisé une croisade de presse contre moi le jour même pour crime de lèse-majesté médiatique. Mediapart a tout justifié, tout validé. Médiapart a couvert de boue dans des spasmes de rage misogyne Sophia Chikirou. Edwy Plenel a tellement dépassé les bornes qu’il a dû lui-même retirer un de ses tweets graveleux. Médiapart a claironné que « les hommes politiques n’ont pas de vie privée ». Médiapart a diffusé des mensonges délibérés comme celui d’après lequel nous aurions été prévenus de longue date de ces perquisitions. Médiapart a fait tout ce qui lui était possible pour salir nos personnes, notre honneur, nos vies personnelles. Médiapart a été dans cette circonstance le chien de garde zélé des basses besognes de la Macronie.

      Mais voilà que l’arroseur est arrosé. Médiapart est pris à son tour dans les manipulations de coups tordus entre divers étages de la police, et de la justice. Cela sous couvert d’une plainte de Benalla à propos d’un supposé viol du secret de l’instruction concernant sa vie privée. L’une d’entre nous a pourtant déposé une plainte de même nature. Bien sûr, elle n’a été suivie d’aucun effet d’aucune sorte. Alors que se passe-t-il ?

      Au-delà de tous les effets de manche et postures héroïques de défenseurs de la liberté de la presse, la réalité crue est d’une autre nature et d’une autre gravité. Les médias, la police et la justice fonctionnent en circuit fermé depuis des années. Les uns achètent des informations à certains des autres qui ne devraient pas les vendre. Parfois, la tractation est gratuite quand se produit un cas qu’ils appellent le « donnant-donnant ». On se demande ce que chacun donne et contre quoi. La preuve de ce trafic impuni : jamais aucune plainte pour violation du secret de l’instruction n’aboutit. Jamais. Au sujet de nos perquisitions, Médiapart publia dès le lendemain des « informations » en copié-collé (tendancieux) des procès-verbaux sans que le Parquet n’émette la moindre protestation ni velléité de réaction. Jubilant, Fabrice Arfi tweeta : « (Révélations) Les premières découvertes des perquisitions Mélenchon. Et c’est embarrassant… ». Mais tout a changé depuis peu.

      Le démarrage de l’affaire Benalla a ouvert une guerre sans merci entre services de police, également entre eux et le palais de l’Elysée, et entre magistrats et médias qui servent de relais d’habitude aux fuites organisées. Tout le monde est en embuscade autour d’un palais présidentiel en état de siège multiple. Tout est en cause dorénavant dans un régime aux abois. Les deux procureurs et les trois policiers venus perquisitionner savaient parfaitement que les dirigeants de Médiapart, sans doute prévenus de longue date, ne permettraient pas la perquisition. En effet celle-ci n’avait pas l’aval d’un juge, au contraire de mon invasion matinale. Ils savaient qu’ils exciperaient du secret des sources. Ce privilège réservé aux seuls journalistes, s’il est parfaitement compréhensible et nécessaire dans une enquête menée par un média, change de nature quand il concerne les affaires de justice. En effet il devient alors la négation des droits de la défense à une instruction sans publicité et donc sans pression. Le secret des sources dans le délit de violation du secret de l’instruction est tout simplement la porte ouverte à tous les abus et manœuvres puisque personne ne peut se défendre, ni contredire les informations publiées, ni solliciter personne pour faire cesser le trafic marchand de l’information. Il devient un droit à faire des piloris médiatiques.

      Ceux qui sont venus chez Médiapart avaient donc une autre intention évidente : intimider les sources d’informations policières à l’œuvre dans l’affaire Benalla auprès de Médiapart et auprès des autres médias qui attendent leur tour de balançoire. Une guerre de grande ampleur a donc lieu en ce moment au sommet des hiérarchies élyséenne, policière et judiciaire. Médiapart aurait dû comprendre à temps ce que signifiait l’agression contre « La France insoumise », les inquisitions sous prétexte de dossiers bidonnés. Médiapart aurait dû se rendre compte que le pouvoir macroniste voulait seulement ouvrir un feuilleton judiciaire à rebondissements contre moi comme cela se pratique dans beaucoup de pays contre les leaders de ma mouvance. Il aurait dû penser politiquement la situation au lieu de s’abandonner au joie du « Schadenfreude », joie à propos du malheur des autres.

      Voici ce que je crois : encouragé par la complicité de Médiapart contre nous, conscient de l’énorme discrédit des médias dans la période, le pouvoir aux abois se croit dorénavant tout permis. Sa tendance autoritaire est désormais en action la bride sur le cou. Si discutables que soient les pratiques de Médiapart et de ses dirigeants, si détestables que soient les méthodes utilisées par ce média contre nous, il ne faut pas se mettre à leur niveau. Ne soyons pas comme Fabrice Arfi quand il pérorait à mon sujet « Depuis deux jours les fausses nouvelles volent en escadrille. La première d’entre elles consiste à dire par un habile syllogisme que les procureurs de la république n’étant pas indépendants en France, la perquisition visant un membre de l’opposition est la preuve d’une justice aux ordres de l’Elysée. CQFD. C’est pourtant bien plus compliqué que cela. Mais que valent la complexité et la nuance quand il s’agit de s’ériger en martyr ? »

      Le danger du moment demande au contraire de prendre la mesure de ce qui se passe bien au-delà de nos mauvais souvenirs. Devant l’exigence d’une justice impartiale et juste, face à l’exigence de la liberté de la presse, on ne règle pas de compte avec ses adversaires politiques. Il faut donc comprendre que le coup porté contre la rédaction de Médiapart en annonce d’autres contre d’autres rédactions. Les perquisitions politiques contre « La France insoumise » ouvraient la porte à celle de Médiapart. Ce qui est fait à Médiapart prépare d’autres mauvais coup de même nature contre d’autres médias ou d’autres formations politiques. Une telle pente est sans retour quand elle est prise. Le silence moutonnier des députés macronistes montre qu’ils sont prêts à tout avaliser. La Macronie est devenue dangereuse pour la liberté. En attestent la violence de la répression contre les manifestants, les pressions sur la justice pour le prononcé de peines très lourdes contre les gilets jaunes. En attestent la série de lois liberticides de Belloubet et Castaner. En attestent les délires du Président de la République sur le rôle de Poutine dans l’insurrection des gilets jaunes et son mépris de classe devenu incoercible. En atteste l’état de siège dans lequel vit notre pays sous la main de cette équipe au pouvoir « par effraction » selon l’expression de son propre chef. Mais que Médiapart n’oublie pas ses erreurs s’il veut être utile au moment qui commence. Nous, nous n’oublierons pas que nos principes doivent profiter aussi à nos adversaires, même les moins sympathiques. La République, comme la liberté, ne se divise pas au gré des moments.

    • Juan Branco :

      « J’ai grand peine pour Mediapart qui se trouve complu en une situation que leur propre veulerie, lors des perquisitions d’octobre, aura autorisé. Je refuse de rendre héroïques des personnes qui s’étaient effacées lorsque la liberté des autres était en danger.

      Je ne recevrai aucun des arguments rhétoriques, notamment en ce qui concerne la saisine des JLD dont on sait tous l’inanité, pour tenter de distinguer les situations. Il y a une tendance grave en un pouvoir que ce media a contribué à enfanter, et celle-ci est là depuis le début.

      Mediapart y a cédé par habitus sociologique, bien plus que du fait des liens qu’il entretient par ailleurs avec certains de ses principaux soutiens (Niel, dont il est incompréhensible que Mediapart n’ait pas racheté la participation) ou Jean-Pierre Mignard.

      Ils ont voulu voir en Macron un bourgeois gentilhomme, là où il présentait de graves dangers : parce qu’ils leur ressemblait. Leur lecture de l’un des mouvements politiques les plus dangereux de notre temps a contribué à le légitimer et le normaliser au sein de la sphère publique.

      Un tel saccage de mois et de mois d’enquête menés par @fabricearfi, @MartineOrange et tant d’autres, un tel saccage d’années de lutte d’@edwyplenel en faveur des idées contre lesquelles s’est fondée la macronie, est chose qui ne peut que blesser. Voilà où nous nous trouvons.

      Alors je répète, une énième fois : cessons de vouloir nous distinguer en courant comme des lapins aveuglés derrière chacune des manifestations de l’autoritarisme de ce pouvoir. Car alors celui-ci en s’effondrant, nous écrasera. Lisons. Débattons. Et enfin, pensons. »

  • #Mediapart et #Belloubet, des #versions_contradictoires - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualite/politique/mediapart-et-belloubet-des-versions-contradictoires_2060986.html
    #paye_ta_mauvaise_foi

    Dans un communiqué intitulé « Madame la #garde_des_Sceaux, vous mentez » et publié quelques heures plus tard, la rédaction de Mediapart a répondu en deux points à Nicole Belloubet. Les journalistes estiment d’abord que la ministre « confond délibérément deux procédures judiciaires différentes ». Rappelant qu’il existe d’un côté une demande de réquisition des bandes sonores par la justice et de l’autre une tentative de #perquisition liée à une enquête préliminaire ouverte pour « atteinte à l’intimité de la vie privée ». 

    La rédaction de Mediapart affirme que c’est cette seconde procédure qui a valu au site une visite des juges et de la police, lundi, vers 11h10. 

    « La première enquête a pour objet de documenter la #violation du #contrôle_judiciaire de MM. #Benalla et #Crase, et de possibles délits (destruction de preuves, #parjure, contrat russe), tandis que la seconde - dénoncée par de nombreux syndicats , journalistes, avocats, membres de la classe politique - vise à identifier nos sources », écrivent les journalistes.