• #AlertePollution : on est retournés à #Sermaise, autrefois appelé le « village le plus pollué de France », où 2 000 fûts toxiques restent enfouis
    https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/alerte-pollution/alertepollution-on-l-appelait-le-village-le-plus-pollue-de-france-on-es

    Malgré un chantier de #dépollution de plusieurs années, aux frais du contribuable, la #pollution issue de l’usine Gerber continue de contaminer les sous-sols et les nappes phréatiques du village.

    #benzène #eau

  • La pollution industrielle imprègne les habitants de Fos-sur-Mer
    https://www.lemonde.fr/pollution/article/2018/05/28/la-pollution-industrielle-impregne-les-habitants-de-fos-sur-mer_5305981_1652

    Elle était très attendue depuis une autre étude alarmante (Fos Epseal) publiée en janvier 2017. Une équipe universitaire franco-américaine révélait en effet que les cas de #cancers et de #diabète de type 1 étaient deux fois plus nombreux à Fos que dans le reste de la France.

    Portée par l’Institut écocitoyen pour la connaissance des pollutions (IECP) et validée par l’Agence régionale de santé PACA, Index conclut à une « #surimprégnation de la population de #Fos-sur-Mer en certains #polluants ». Il s’agit de « trois polluants spécifiques, typiques des #émissions_industrielles » : le #plomb, deux #furanes_heptachlorés (famille des #dioxines) et le #benzène (chez les individus les plus âgés). Si le plomb et le benzène sont reconnus comme #cancérogènes, les deux furanes identifiés présentent des niveaux de #toxicité bien moindre que la funeste « dioxine de Seveso ».

    #pollution #santé

  • Un produit toxique a contaminé et perturbé la production de matelas RTS - Frédérique Volery/Bastien von Wyss/kkub - 24 Novembre 2017
    http://www.rts.ch/info/monde/9113356-un-produit-toxique-a-contamine-et-perturbe-la-production-de-matelas.html

    Une contamination au dichlorobenzène, produit irritant et potentiellement cancérigène, a touché cet été toute la chaîne de production des matelas vendus en Europe. L’émission On en parle a enquêté sur la situation en Suisse.
    Le dichlorobenzène, un composé organique liquide et incolore, peut irriter la peau, les voies respiratoires et les yeux. Il est soupçonné de provoquer des cancers et est toxique à long terme pour les organismes aquatiques.
    Le responsable de la contamination est le géant de la chimie BASF. La firme allemande explique que la contamination est due à un défaut technique survenu lors du processus de production du TDI, une sorte de plastique produit dans son usine de Ludwigshafen en Allemagne, qui entre dans la composition des mousses de rembourrage.

    Beaucoup de meubles concernés
    Le TDI contaminé a été produit entre le 25 août et le 29 septembre 2017. Mais il a fallu du temps à BASF pour réagir, puisqu’il n’a informé ses clients directs que le 6 octobre.
    En Suisse, l’usine Foampartner à Wohlfhausen (ZH)a été arrêtée temporairement. François Pugliese, directeur d’Elite SA, fabricant de matelas haut de gamme à Aubonne, estime que cette usine fournit quelque 20% de la production totale de matelas en Suisse.
    En France, toutes les grandes marques de matelas sont concernées et ont mis leurs usines à l’arrêt en octobre, tout comme les fabricants en Belgique et en Allemagne.
    La contamination ne concerne pas uniquement les matelas, mais également tous les meubles à base de mousse (canapés, sièges de voiture, etc.)

    « Opacité »
    Réagissant à l’annonce de BASF, le fabricant FoamPartner a analysé des échantillons de tous les lots concernés dans un laboratoire externe, puis a rappelé toutes les mousses de matelas ou des meubles avec ces valeurs de dichlorobenzène supérieures à 1 parti par million (ppm) - le seuil normalement admis par BASF étant de 3 ppm. Dans le cadre de la contamination, certaines mousses en contenaient 8 fois plus.
    « Le problème a été pris très au sérieux en Suisse par Foampartner, qui a opposé une réponse très stricte à ce problème », atteste François Pugliese.
    « Mais la même chose n’a pas forcément été faite du côté des fabricants européens qui ont été livrés par d’autres fournisseurs que Foampartner », affirme-t-il, évoquant une « forte opacité » autour des conditions de fabrication d’une majorité de mousses, produites en Europe ou ailleurs.

    Droit d’échange
    Les défenseurs des consommateurs recommandent aux clients de demander des informations à leur vendeur de matelas.
    Certaines marques proposent à leurs clients d’échanger leurs produits, à l’instar de Bico et Happy. Les teneurs en dichlorobenzène sont en effet trop élevées pour répondre aux exigences de certains labels (Oeko-Tex Standard 100, Certipur), qui assurent que les matériaux utilisés sont exempts de produits toxiques pour le corps et pour l’environnement.
    Ikea Suisse, qui produit ses matelas à l’étranger mais ne compte pas BASF comme fournisseur, propose malgré tout à ses clients inquiets de retourner les matelas achetés entre le 26 août et le 29 septembre.

    Matelas contaminés en vente dans les pays de l’UE
    La situation est radicalement différente dans les pays qui entourent la Suisse. En France, l’Agence nationale de la sécurité alimentaire (ANSES) a donné un avis rassurant. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a donc autorisé la vente des mousses contaminées.

    Une décision ahurissante, selon Elisabeth Chesnais, journaliste pour le magazine « Que Choisir » de l’Union française des consommateurs, puisque la même DGCCRF précise que ces mousses contaminées ne répondent plus aux exigences des labels Oeko-tex et Certipur.

    « Que choisir » recommande dès lors aux consommateurs qui achètent des matelas fabriqués hors Suisse de reporter leur achat ou d’opter pour les labels Oeko-tex et Certipur, seuls garants d’une teneur maximale de 1 ppm de dichlorobenzène.

    #BASF #pollution #matelas #Que_Choisir #opacité #secret #benzène #union_européenne

  • #Shell condamnée pour la plus grande catastrophe pétrolière de l’humanité
    http://www.opinion-internationale.com/2014/06/20/shell-condamnee-pour-la-plus-grande-catastrophe-petroliere-d

    C’est la première fois que la maison mère de la compagnie pétrolière était attaquée en justice sur le sol anglais, et elle est aujourd’hui condamnée par une première décision de justice. Shell s’est toujours défendue en attribuant la faute aux voleurs de pétrole venus siphonner les pipelines, et qui ont déclenché les fuites. Mais la loi indique clairement que la société était responsable de ses installations, et devait les protéger contre ce genre d’attaques, par le biais de moyens de surveillance adaptés et de gardes sur site. Cela n’a jamais été fait. Et si des vols venaient à être tout de même commis, comme ce fut vraisemblablement le cas, Shell avait le devoir de prévenir les autorités compétentes et de réparer les dégâts. Là encore, la #multinationale n’a pas levé le petit doigt.

    Résultat : #eaux et #terres sont pollués pour trente ans, dans une région où plus de 60% des habitants dépendent de leur milieu naturel pour vivre. Selon un rapport publié par les Nations Unies, il s’agit de la plus grosse #catastrophe pétrolière et écologique de tous les temps. Coût de l’opération de nettoyage : environ 1 milliard d’euros. Reste à savoir qui payera la facture. Verdict définitif en mai 2015.

    3 questions à Jacques Viers, membre de la Commission acteurs économiques et droits humains à Amnesty International France.

    Quelle est votre réaction quant à la condamnation de Shell ?

    C’est une décision très importante que l’on attendait depuis longtemps. Elle signifie une reconnaissance de la responsabilité de Shell, y compris pour les vols de pétrole car il avait la garde de ses pipelines et ne l’a pas assurée. Mais même pour ces vols, Shell ment dans la majorité des cas comme l’indique notre rapport. Je pense que la compagnie va payer très cher et que cela peut même remettre en cause sa pérennité.

    Quelles sont aujourd’hui les conséquences de ce désastre écologique pour la communauté Bodo ?

    Rien n’a été fait depuis 2008. Les habitants ne peuvent ni pêcher, ni cultiver leurs terres car tout est pollué. Le taux de #pollution au #benzène est jusqu’à 900 fois supérieur à la normale ! Cette catastrophe sanitaire n’a pas encore développé toutes ses conséquences, notamment en terme de #cancers. Encore plus alarmant, il semblerait que les fuites aient été sous-estimées, et que l’on assiste à une pollution digne d’un Exxon Valdez tous les ans depuis cinquante ans. Les fichiers Wikileaks en ont fourni la preuve.

    Pensez-vous que cette #jurisprudence va impacter de futurs procès ?

    On espère bien sur que cela ouvre la voie à d’autres condamnations, mais on est encore dans une situation de coupure entre maisons mères et filiales, qui fait qu’on ne peut remonter que difficilement au siège social. Le droit anglais le permet et le cabinet d’avocat des plaignants a été très actif, mais en France ça ne serait pas possible. C’est pour cela que nous soutenons le projet de loi « Devoir de vigilance des entreprises multinationales » présenté en novembre dernier par 3 députés, et soutenu par tous les groupes de gauche. On espère que malgré les blocages sous la pression des #lobbies dans les différents gouvernements, la loi va passer. Il faut une mise en œuvre pratique au niveau des Etats des principes des droits humains édictés par l’ONU (notamment les principes de RUGGIE). Le France s’y était engagée, et #François_Hollande avait renouvelé cette promesse pendant la campagne. Pour l’heure, on attend des résultats.

    #Nigéria