• Gilets jaunes : Hé oh, Le Parisien, on se calme ?
    https://www.acrimed.org/Gilets-jaunes-He-oh-Le-Parisien-on-se-calme

    C’est en chiens de garde exemplaires que se sont comportés les haut-gradés de la rédaction du Parisien depuis le début du mouvement des gilets jaunes. Après une revue de Unes d’un peu plus d’un mois, le quotidien de Bernard Arnault est déclaré grand vainqueur du bingo de la démobilisation sociale. Avec, à la clé, des prix dans de nombreuses catégories…
    Il est vrai que Le Parisien nous a habitués à un traitement parfaitement équilibré des mouvements sociaux, et à des couvertures reflétant tout le meilleur du journalisme politique. En ce sens, son traitement actuel du mouvement des gilets jaunes n’a rien de surprenant. Cependant, mises bout à bout, les nombreuses Unes que le quotidien lui consacre en disent long sur la partialité, l’absence de pluralisme et le degré de suivisme vis-à-vis du gouvernement et de la police qui animent toute bonne presse dominante, obéissant – calmement (ou non) – aux ordres.

    #Bernard_Arnault #millionaire #la_voix_de_son_maitre

    « Ils ne se calmeront pas.
    Ils iront jusqu’à leur destruction, ou à la notre. »
    touti


  • Au #Louvre, une acquisition qui pose question
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/170418/au-louvre-une-acquisition-qui-pose-question

    L’acquisition d’un Livre d’heures ayant appartenu à #François_Ier par le #musée du Louvre pour environ 10 millions d’euros permet de décrypter l’usage du #mécénat par l’institution, alors que le mandat de #Jean-Luc_Martinez à la tête de la prestigieuse institution vient d’être reconduit par le ministre de la culture.

    #Culture-Idées #Bernard_Arnault


  • Article 266 - #Thiébault_Dromard ( #Challenges ) cire les pompes de Bernard Arnault
    Par #Benoit_Boussemart, Blog La richesse des Mulliez et les grandes fortunes, le 29 Mars 2018

    Bonsoir
    Je viens de lire dans #Challenges du 29/03/2018 un papier (chiotte) de #Thiébault_Dromard sur le documentaire d’hier soir de FR3 à propos du grand homme Bernard Arnault ; ce monsieur (qui n’a rien d’un journaliste) indique à la fin de ses critiques (sic) : "Pièces à conviction fait dire que LVMH ne crée pas d’emplois. Il suffit de se plonger dans le rapport annuel pour constater que le numéro un du luxe mondial a recruté 33 200 personnes en CDI dans le monde l’an dernier dont 4 111 en France (le groupe a annoncé hier l’ouverture prochaine de deux maroquineries qui vont créer 500 emplois en France l’an prochain). En 25 ans, les effectifs du groupe ont été multipliés par 5 pour atteindre 140 000 personnes aujourd’hui".

    Comme je suis clairement responsable du calcul des #emplois dans ce documentaire, où j’indique que Bernard Arnault n’a jamais créé un seul emploi, il faut expliquer le calcul au sieur Dromard (niveau maternelle revisitée par #Macron ; il a dû sécher les cours).

    D’abord, où sont les 140 000 personnes dont parle Dromard, l’immense journaliste d’investigation, spécialisé en économie chez Challenges ? Le rapport #LVMH sur les comptes 2017 (document de référence, page 81) indique 145 247 emplois fin 2017 (effectifs total CDI et CDD), pour un effectif de 128 637 Equivalent Temps Plein en 2017. Les mêmes documents de référence donnaient en CDI et CDD respectivement 134 476 emplois à fin 2016 (page 75) et 125 346 emplois à fin 2015 (page 71). Soyons encore plus précis : ce total des emplois se répartit entre CDI et CDD, et comprend des salariés à temps partiel ; pour ces données : total, #CDI, #CDD ; temps partiel, nous avons respectivement :
    – en 2015 : 125 436 ; dont 112 319 CDI et 13 027 CDD ; 24 363 à temps partiel ;
    – en 2016 : 134 476 ; dont 119 970 CDI et 14 506 CDD ; 27 423 à temps partiel ;
    – en 2017 : 145 247 ; dont 129 366 CDI et 15 880 CDD ; 27 875 à temps partiel.

    Dans le monde, le nombre total de CDI du groupe Arnault est passé de 119 970 à 129 366 entre 2016 et 2017  : où sont les 33200 personnes annoncées par Dromard ? Il a dû abuser sur l’alcool ou la #fumette pour voir 3 fois le nombre de pseudo créations d’emplois ... Car en plus, il s’agit bien de pseudo créations d’emplois (voir ci-après notre second point). S’il s’agit de l’écart entre 2015 et 2016, le multiplicateur est encore plus important ; là, c’est #alcool et fumette !

    Pour la France, la création d’emplois (il n’y a aucune distinction entre CDI et CDD) est calculée en fin de chaque année : les emplois sont passés de 23 150 en 2015, à 26 970 en 2016 et à 29 578 en 2017. L’écart est considérable ... Le brave grognard Dromard peut ici sortir l’artillerie "Arnault" (voir la déclaration de #Bernard_Arnault en 2015 dans son autre journal (Les Echos), dont nous parlons dans le documentaire, où il se vantait d’avoir « "la volonté d’embaucher tous les ans près de 3000 personnes" (Les Echos du 28/10/2015).

    Paru tenu ? Entre 2015 et 2016, l’emploi du groupe LVMH en France augmente (voir ci-dessus) de 3 820 emplois ; c’est le monde merveilleux de Bernard Arnault et de son cireur de pompes Dromard. La réalité est tout autre ; il est en effet mentionné (en petites lettres, mais Dromard a également dû sécher les cours de français) en page 75 du document de référence 2016 que "la hausse des effectifs dans la division "Autres activités" s’explique par l’intégration au 1er janvier 2016 du groupe Parisien" qu’Arnault vient de racheter ; cette hausse des "autres activités" fait passer l’emploi de 2 068 en 2015 à 5 116 en 2016. Déjà plus de 3 000 emplois pseudo créés viennent en fait d’un rachat. Aucun impact sur les emplois de l’économie française : ce ne sont pas des créations, mais des transferts d’emplois d’un groupe vers un autre. Dans le détail, nous avions vérifié dans le document qui était sur la table et que je tiens bien évidemment à disposition de tout à chacun, il y avait en France en plus au moins 496 emplois sous la société "Le parisien", 189 emplois sous la société " #Team_Diffusion " et 1 766 emplois sous la société " #Proximy " ... Cela, sieur Dromard, c’est du travail d’investigation, et pas de la com. reprise telle quelle de groupe Arnault !

    Mais direz-vous, entre 2016 et 2017 ? Là, c’est 2 608 emplois en plus pour la France. Là encore, sieur Dromard, il faut un peu se réveiller et préparer sérieusement ses dossiers. Il est indiqué dans le rapport 2017 (en page 81) que la hausse des effectifs dans les activités "Mode et maroquinerie" s’explique par l’intégration de #Christian_Dior Couture. Donc, ces effectifs viennent de la filiale Dior de Groupe Arnault, qui l’a refilée à LVMH en 2017, réalisant à cette occasion une superbe plus-value, payant en fait une grande partie du rachat des titres Dior pour monter à son capital. Il suffit de lire ce blog. Donc, sieur Dromard, nul de chez les nuls !

    Je peux remonter plus haut si vous le souhaitez ... Notamment, lors du rachat du groupe #Agache-Willot (voir le livre que j’ai publié avec mon collègue Rabier à la Fondation des Sciences politiques sur le groupe à l’époque) ... Et que reste-t-il des emplois repris dans #Boussac-Saint-Frères, des licenciements et fermetures de sites textiles etc .. sans oublier #Peaudouce. Au lieu de lire et de tresser des louanges aux ouvrages de votre complice Gobin, vous feriez mieux de lire mon dernier ouvrage sur "Grandes fortunes, banquiers, politiciens ... La collusion des pouvoirs face à la crise". Editions #Estaimpuis. Vous pourrez y trouver en pages 286 et 287 une analyse de l’emploi du groupe LVMH. Ce qui évitera de déblatérer des bêtises.

    Sieur #Dromard, je ne vous salue pas.
    B. Boussemart

    Source : http://richessem.eklablog.com/article-266-thiebault-dromard-challenges-cire-les-pompes-de-bern

    #Journuliste #Expert



    • Les 8 personnes les plus riches au monde possèdent 426 milliards de dollars, soit autant que les 3.6 milliards de personnes les plus pauvres, soit la moitié de la planète.

      Alors que près d’un milliard de personnes survivent avec moins de 2 dollars par jour, ces 8 personnes les plus riches peuvent vivre plus d’un siècle en dépensant 1 million de dollars par jour sans être ruinées :

      1. Bill Gates : américain, fondateur de Microsoft (patrimoine de 75 milliards de dollars)
      2. Amancio Ortega : espagnol, fondateur d’Inditex qui détient la chaîne de prêt-à-porter Zara (patrimoine de 67 milliards de dollars)
      3. Warren Buffet : américain, PDG et premier actionnaire de Berkshire Hathaway (patrimoine de 60,8 milliards de dollars)
      4. Carlos Slim Helu : mexicain, propriétaire de Grupo Carso (patrimoine de 50 milliards de dollars)
      5. Jeff Bezos : américain, fondateur, président et directeur général d’Amazon (patrimoine de 45,2 milliards de dollars)
      6. Mark Zuckerberg : américain, président, directeur général et cofondateur de Facebook (patrimoine de 44,6 milliards de dollars)
      7. Larry Ellison : américain, cofondateur et PDG d’Oracle (patrimoine de 43,6 milliards)
      8. Michael Bloomberg : américain, fondateur, propriétaire et PDG de Bloomberg LP (patrimoine de 40 milliards de dollars)

      #oxfam #riches #pauvres #richesse #pauvreté

      en anglais :
      https://seenthis.net/messages/560881

    • Les 21 #milliardaires_français les plus riches sont, en ordre décroissant de leur patrimoine net :

      #Liliane_Bettencourt : héritière de la marque de cosmétiques l’Oréal ; #Bernard_Arnault : propriétaire du groupe de luxe LVMH ; #Serge_Dassault : président du groupe aéronautique Dassault ; #Francois_Pinault : fondateur de Kering un des leaders mondiaux de l’habillement et des accessoires ; #Alain_Wertheimer et #Gerard_Wertheimer : propriétaires de Chanel et des cosmétiques Bourjois ; #Xavier_Niel : fondateur du fournisseur d’accès internet et opérateur mobile Free ; #Emmanuel_Besnier : PDG de Lactalis ;
      #Jean-Claude_Decaux : fondateur de la société JCDecaux ; #Patrick_Drahi : président-fondateur du consortium luxembourgeois Altice, principal actionnaire du groupe SFR, de Virgin Mobile ; #Vincent_Bolloré : PDG du groupe Bolloré et à la tête des conseils de surveillance de Vivendi et du groupe Canal+ ; #Pierre_Bellon : fondateur et président d’honneur de Sodexo ; #Carrie_Perrodo, propriétaire et co-fondatrice du groupe pétrolier Perenco,
      #Martin&Olivier_Bouygues : respectivement PDG et Directeur général délégué du groupe Bouygues ; #Michel_Leclercq : fondateur de Decathlon ; #Alain_Merieux : fondateur de bioMérieux, leader mondial de la microbiologie ;
      #Bernard_Fraisse, fondateur de Fareva, important sous-traitant pharmaceutique ; #Marie_Besnier_Beauvalot, une des héritières du groupe Lactalis ; #Jean-Michel_Besnier : un des héritiers du groupe Lactalis ; #Jean_Pierre_Cayard : directeur de la Martiniquaise, spécialisée dans la fabrication et la distribution de vins et spiritueux ; #Louis_Le_Duff : fondateur du Groupe Le Duff, qui regroupe des enseignes de restauration et d’alimentation telles que Brioche Dorée, Del Arte, Bridor, etc.

    • Il n’y a pas les Mulliez dans la liste ?
      Curieux, un euro sur 10 dans le commerce, c’est pour leurs magasins.
      C’est une fortune professionnelle, au statut étrange.

      Pas mal de bonnes informations sur http://richessem.eklablog.com/challenges-classement-des-grandes-fortunes-2016-a126333158
      Exemples :
      – Article 241 - Les faux calculs de Challenges sur les grandes fortunes - le cas Klaba
      http://richessem.eklablog.com/article-241-les-faux-calculs-de-challenges-sur-les-grandes-fortu
      ❝a126662760
      Article 239 - Les faux calculs de Challenges sur les grandes fortunes - le cas Dassault
      Par Benoit Boussemart le 20 Juillet 2016 à 10:31

      Bonjour
      Après 4 pages (entre les pages 68 et 73) consacrées à l’épopée Dassault, Challenges nous livre son évaluation de la fortune familiale à 20 milliards d’euros. Bel arrondi. Nous sommes restés dans Capital à 14,06 milliards ; soit une « petite » différence de plus de 40%. Avec une explication limpide de Challenges sur la hausse de la fortune : de 2,5 Mds (évaluation de Challenges l’année dernière à 17,5 Mds), suite à « sa montée au capital de Dassault Aviation ».

      On croit rêver ! La fortune de Dassault est évaluée à partir de son holding familial : GIMD (Groupe Industriel Marcel Dassault). Et entre l’année dernière et cette année, le nombre de titres des sociétés détenues a évolué comme suit :
      – Dassault Systèmes : de 105 386 646 titres (41,11% du capital) à 105 716 646 (41,18% du capital) ;
      – Dassault Aviation : de 5 118 240 titres (50,55% du capital) à 5 118 240 titres (56,11% du capital). Le nombre de titres est inchangé ; c’est le % de détention qui grimpe, suite à une annulation de titres rachetés par Dassault Aviation, et non par GIMD ; et le récent rachat de titres Dassault Aviation (suite au désengagement d’Airbus) a également été effectué par Dassault Aviation. Les titres ont été vendus à 950 € l’action.
      – Immobilière Dassault : de 3 596 259 titres (59,47% du capital) ) à 3 666 132 titres (59,57% du capital) ;
      – Veolia Environnement : de 32 088 732 titres (5,71% du capital) à 26 788 732 titres (4,76% du capital) ;
      – Bio Mérieux : de 2 013 470 titres (5,1% du capital) à 2 013 470 (5,1% du capital).

      Toutes ces sociétés sont cotées : « Challenges » est donc dans l’obligation de valoriser ces titres à la valeur boursière. Ou alors, c’est du grand n’importe quoi. La moyenne des cours de bourse que nous avons retenue pour ces sociétés était respectivement de 70,13 €uros, 1 045,83 €, 36,4 €, 21,43 € et 112 € ; ce qui valorise ces sociétés cotées à 13 700 M€ (chacun pourra vérifier le calcul en multipliant de nombre de titres par la valeur des titres) ; il faut ajouter à ces sociétés les valorisations de Dassault Média (313 M€), d’Artcurial (12 M€) et de Château Dassault (35 M€). Le groupe est donc valorisé pour cette année à 14 060 M€.

      Si nous prenons la valeur actuelle des titres (vendredi dernier, clôture de bourse), nous avons respectivement 70,41 €, 962 €, 40,75 €, 19,35 € et 120 € ; ce qui valorise les sociétés cotées à 13 277 M€. En ajoutant les mêmes valeurs pour Dassault Media, Artcurial, et Château Dassault, ainsi que la dernière valorisation de trésorerie nette de GIMD (qui vient d’être publiée) à 165 M€, nous obtenons une valeur totale pour la famille Dassault de 13 802 M€.

      Challenges, à nouveau, est dans les « choux ». Il faut se demander pourquoi :
      – tout d’abord, il confond une hausse relative de la participation de GIMD dans Dassault Aviation (de 50,55% à 56,11%) avec le nombre de titres réellement détenu, qui lui ne bouge pas : Messieurs de Challenges, le nombre de titres de Dassault Aviation est passé de 10 125 897 titres l’année dernière, à 9 122 538 titres (suite à une annulation de titres rachetés par Dassault Aviation, et non par GIMD) ;
      – ensuite, il confond la valeur des actifs et passifs de Dassault Aviation, qui reprend ces achats de titres auto-détenus et leur impact sur le passif, avec la valorisation boursière. GIMD possède des titres Dassault Aviation, à la valeur boursière. Cette valeur tient compte de toutes les opérations faites par Dassault Aviation (bonnes comme mauvaises nouvelles - ventes de Rafales, ou rachat de titres ...) ; et seule cette valeur boursière compte ;
      – enfin, et comme à l’habitude, Challenges ne prend pas en considération les aspects financiers internes à GIMD. Ce qui valorise en plus le groupe cette année pour 165 M€.
      Lorsque tout cela est pris en compte, le Groupe Industriel Marcel Dassault vaut environ 14 Mds, et absolument pas 20 Mds. Nous maintenons notre évaluation, qui est incontestable. Messieurs les bouliers de Challenges, mettez comme nous vos chiffres sur la table ! Et nous verrons enfin qui se moque de qui ...
      B. Boussemart

      http://richessem.eklablog.com/article-239-les-faux-calculs-de-challenges-sur-les-grandes-fortu

    • En effet @tout_va_tres les #Mulliez sont absent de cette liste, peut être sont ils les 22ème j’ai posté cette liste qui provient du site d’oxfam france pour compléter celle de @sinehebdo . Beaucoup d’info sur la nébuleuse Mulliez sur tes liens précédent : « La richesse des Mulliez et les grandes fortunes » http://richessem.eklablog.com/bon-de-commande-les-grandes-fortunes-les-banquiers-et-les-politi

      A toutes (tous) les « ignares » à qui l’on dit qu’ils ne peuvent pas comprendre l’économie et les #magouilles_financières de toutes sortes. A celles et ceux qui sont victimes du jargon des économistes, de la langue de bois des hommes politiques et des discours des chefs d’entreprises assimilant leurs profits et le bien-être des populations, victimes qui sont priées de croire religieusement au salut par le libéralisme mondial. Vous avez dans cet ouvrage des idées, des notions qui peuvent paraître difficiles à comprendre ; ce n’est qu’une apparence. Le « dire d’expert », notamment en économie, est l’arbre fictif qui cache la forêt de l’exploitation des salariés.
      Les mécanismes de l’économie sont en fait très simples.
      Ce que le patron ne paie pas en salaires, il le met dans sa poche.
      Ce que la grande distribution prélève dans le commerce international en exploitant le travailleur chinois, elle le met dans sa poche. Ce n’est pas plus difficile que cela.
      Quand un « trader » spécule dans une banque, y compris en prenant des « assurances », personne n’ignore – supérieurs hiérarchiques compris – que les valeurs des titres ou des options sur lesquelles il spécule sont les mêmes valeurs acquises par les compagnies d’assurances, afin d’assurer les banques ! Il oublie surtout que ces valeurs n’existent que par référence aux richesses produites par le dur travail des hommes.
      Comme par le passé, le système financier international se mord la queue … et occulte les mécanismes démentiels qu’il crée, en faisant croire qu’il est possible de gagner de l’argent sans lever le pouce.
      Alors que les progrès de l’humanité permettraient de diminuer le temps de travail de ceux qui se lèvent tôt, et qui travaillent dans le réel, au prix de leur sueur et de leurs larmes ; quand il ne s’agit pas de leur sang et de leur vie.
      D’où l’intérêt de mettre en évidence le contenu financier et les discours de la première fortune professionnelle de France, notamment lorsqu’elle nous donne des leçons sur le partage du « savoir, de l’avoir, et du pouvoir ». Cet ouvrage est destiné à la démystification du « capitalisme familial » en général, et du groupe Mulliez en particulier. Ce « bon » capitalisme exploite comme l’ensemble du patronat ; il est familial par idéologie et intérêt. Et il mène l’ensemble de la planète droit dans le mur « économique ».

      Benoît BOUSSEMART, docteur d’Etat ès sciences économiques, est Maître de conférences à l’Université de Paris X-Nanterre.
      http://larichessedesmulliez.com

    • Je me suis fait une réflexion : ces chiffres sont frappant et, par la même, intéressant, mais ils peuvent nous faire faire fausse route.

      En effet, si on ne regarde que les plus gros patrimoines, ils ne permettent pas de résoudre le problème. Prenons #Bill_Gates, 75 milliards de dollars : il pourrait dépenser 1 million de dollars par jour pendant plus de 200 ans, et pourtant, s’il donnait 2 dollars par jours au milliard d’individus les plus pauvres, il ne tiendrait pas deux mois.

      Ce ne sont donc pas les plus gros #patrimoines qu’il faut regarder, mais les plus gros #revenus (tout en sachant bien entendu que ces gros patrimoines continuent de gagner de l’#argent), et ce sont ces revenus qu’il faut #redistribuer...

    • @Vanderling
      Comme l’explique Benoit Bousemart dans ses articles, et BCE_106 sur ce site et dans ses émissions de radio, les Mulliez sont difficilement classables, car en réalité, c’est une structure de 650 personnes, l’AFM L’Association Familiale Mulliez, non cotée en bourse et dont les membres ne peuvent leurs parts de société qu’à d’autres membres.
      Parmi eux, Gérard Mulliez, Patrick Mulliez . . . . .
      Oxfam a du mal à les classer, normal.
      (Oxfam fait un travail formidable en ce moment).
      Pour justifier le rang de la première fortune professionnelle de France, quelques unes de leurs sociétés connues par le public :

      AG Quick
      Alcampo,
      Alinéa
      Allied Carpets
      Amarine
      Aptonia
      Assiette_au_bœuf
      Atac
      Auchan
      Auchan_Drive
      Auto5
      B’Dom
      b’Twin
      Banque_Accord
      Boulanger
      Brice
      Carré_des_halles
      Chronodrive
      Cityper
      Colmark
      Cosily
      Cultura
      Decathlon
      Domyos
      Elea
      Electro_Dépôt
      Éric_Derville
      Essers
      Festein_d’Alsace
      Flunch
      Geologic
      Geonaut
      Grain_de_Malice
      Happychic
      Home_Market
      HTM8
      Il_ristorante
      Iménager
      Immochan
      Inesis
      Jules
      Kalico
      Kiabi
      Kiloutou
      Kipsta
      Koodza
      La_Rinascente
      La_Vignery
      Le_Bistrot_du_Boucher
      Le_Petit_Cuisinier
      Les_3_Brasseurs
      Les_halles_d’Auchan
      lokeo
      Maxauto
      Maximarché
      Midas
      Milonga
      Mobivia
      Nabaiji
      Norauto
      O’Sush
      Orao
      Oxylane
      Phildar
      Picwic
      Pilkie
      Pizza_Paï
      Prixbas
      Quechua
      Rik_et_Rok
      RougeGorge_lingerie
      RT_Mart
      Sabeco
      Saint_Maclou
      Salad_&_Co
      Saturn
      Simply_Market
      Supermercados
      Surcouf
      Teppichfreund
      Top Office
      Tribord
      Pimkie
      WebDistrib
      Youg’s
      Oney

    • @Dror@sinehebdo, c’est vrais, mais ne leur demandons pas de dépenser ou de faire des dons.
      Qu’ils payent, et que leurs sociétés payent leurs impôts comme tout le monde, cela résoudrait le problème.

      Bill Gates, ne se ficherait il pas de nous en ayant transféré son immense fortune à une fondation qu’il dirige ?
      Qu’il dirige en payant un minimum d’impôts, bien sur et en nous faisant la faveur de payer à sa place.


  • Enquête sur Bernard Squarcini, le maître-espion des réseaux sarkozystes
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/11/04/les-methodes-peu-orthodoxes-de-l-ex-espion-bernard-squarcini_5025157_3224.ht

    Ils appartiennent à un cercle très fermé, celui des hauts gradés de la police nationale. Proches de Nicolas Sarkozy, virés par la gauche, ils sont membres, aujourd’hui, d’une confrérie secrète, dissimulée derrière des noms mystérieux, les « Happy few » ou le « club de Quenza », un village de Corse-du-Sud, dînent les uns chez les autres…

    Ils s’appellent Frédéric Péchenard, Michel Gaudin, Claude Guéant, Ange Mancini, Christian Flaesch… Recasés auprès de l’ancien président de la République ou dans le privé, ils forment un réseau informel, très bien renseigné et toujours influent. Ils patientent, priant pour un retour en grâce électorale de leur mentor.

    Parmi ces hommes, il en est un qui fait office de courroie de transmission avec le cœur du réacteur sarkozyste : c’est Bernard Squarcini, l’ancien patron de la Direction centrale du renseignement intérieur – DCRI, devenue Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

    Longtemps, il s’est agité dans l’ombre, après son départ forcé, au printemps 2012, de la DCRI. Mais c’était avant que la justice ne mette au jour ses méthodes peu orthodoxes. Les juges du pôle financier Serge Tournaire et Aude Buresi l’ont mis en examen, le 28 septembre, pour, notamment, « entrave aux investigations », « compromission », « trafic d’influence », « faux en écriture publique », « détournement de fonds publics »…

    Le Monde a eu accès à leur enquête, notamment aux écoutes judiciaires pratiquées en mars et avril 2013 sur le téléphone portable de M. Squarcini. On y découvre l’étendue d’un... #paywall @#@1& !!

    • paywall = lecture zen + enregistrer ...

      Ils appartiennent à un cercle très fermé, celui des hauts gradés de la police nationale. Proches de Nicolas Sarkozy, virés par la gauche, ils sont membres, aujourd’hui, d’une confrérie secrète, dissimulée derrière des noms mystérieux, les « Happy few » ou le « club de Quenza », un village de Corse-du-Sud, dînent les uns chez les autres…

      Ils s’appellent Frédéric Péchenard, Michel Gaudin, Claude Guéant, Ange Mancini, Christian Flaesch… Recasés auprès de l’ancien président de la République ou dans le privé, ils forment un réseau informel, très bien renseigné et toujours influent. Ils patientent, priant pour un retour en grâce électorale de leur mentor.
      Parmi ces hommes, il en est un qui fait office de courroie de transmission avec le cœur du réacteur sarkozyste : c’est Bernard Squarcini, l’ancien patron de la Direction centrale du renseignement intérieur – DCRI, devenue Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

      Longtemps, il s’est agité dans l’ombre, après son départ forcé, au printemps 2012, de la DCRI. Mais c’était avant que la justice ne mette au jour ses méthodes peu orthodoxes. Les juges du pôle financier Serge Tournaire et Aude Buresi l’ont mis en examen, le 28 septembre, pour, notamment, « entrave aux investigations », « compromission », « trafic d’influence », « faux en écriture publique », « détournement de fonds publics »…

      Le Monde a eu accès à leur enquête, notamment aux écoutes judiciaires pratiquées en mars et avril 2013 sur le téléphone portable de M. Squarcini. On y découvre l’étendue d’un système de renseignement parallèle, délictueux, au croisement des mondes économiques, politiques et policiers.
      La chute de l’ex-espion, piégé par son entrisme forcené, son imprudence, aussi, ébranle tout le réseau sarkozyste, plongeant au passage la DGSI et son directeur actuel dans la tourmente. M. Squarcini aura cette phrase, en garde à vue : « J’ai changé d’activité [il s’est reconverti dans la sécurité privée], mais j’ai gardé un esprit identique que celui qui m’accompagnait en ma qualité de haut fonctionnaire. » On ne saurait mieux dire.

      Cahuzac et « Victor Hugo »

      Pour un ancien espion, Bernard Squarcini est très bavard. Trop. Le 4 avril 2013, à 14 h 51, le répondeur de son téléphone portable réceptionne ce message : « Allô, M. Bernard Squarcini, bonjour, c’est le secrétariat du président Nicolas Sarkozy (…) Auriez-vous la gentillesse de nous appeler au bureau ? » Deux minutes plus tard, il s’exécute.
      La secrétaire de l’ex-chef de l’Etat lui passe Michel Gaudin, ancien directeur général de la police devenu directeur du cabinet de M. Sarkozy. Le climat politique est tendu, poisseux. Deux jours plus tôt, Jérôme Cahuzac a admis détenir un compte bancaire à l’étranger. Le scandale éclabousse le pouvoir socialiste.

      Nicolas Sarkozy voit se profiler l’aubaine : et si François Hollande avait menti, s’il avait été au courant bien plus tôt des avoirs occultes de son ex-ministre du budget ? Il faut aller au renseignement, obtenir, qui sait, de quoi déstabiliser le chef de l’Etat. Une rumeur circule, déjà : une note émanant de la DGSI aurait alerté l’exécutif, plusieurs mois auparavant, sans que celui-ci réagisse.
      C’est donc en ce sens que les policiers interprètent l’appel de M. Gaudin à M. Squarcini. « On ne peut pas récupérer une note, là ? », demande le premier. « Je vais essayer », répond M. Squarcini, qui ajoute : « Mais bien sûr qu’ils étaient au courant. » « Bon, alors il faut lancer l’opération Victor Hugo », lance, énigmatique, M. Gaudin.

      Près de deux semaines plus tard, le 16 avril 2013, M. Squarcini recontacte le secrétariat particulier de M. Sarkozy. « Je revenais vers vous pour prendre un petit rendez-vous, commence-t-il. Il [M. Sarkozy] m’a dit de passer régulièrement… » Il ajoute : « Et je voudrais vous envoyer un petit mail pour… A son intention [Nicolas Sarkozy]… Et à celle de Michel Gaudin aussi. » Et il précise, en riant : « C’est sur l’affaire Cahuzac, c’est un petit blanc ». Un « blanc », dans le jargon du renseignement, c’est une note confidentielle, sans en-tête ni signature. « On lui remettra », promet l’assistante de l’ancien président.
      Cette note, datée du 15 avril 2013, existe bien : elle a été découverte dans le coffre loué par M. Squarcini à la BNP de la rue d’Anjou, à Paris, lors d’une perquisition, au printemps 2016. Sept petits paragraphes expliquant, sans preuve, que « l’argent placé en Suisse n’appartiendrait pas qu’à M. Cahuzac » mais aurait servi à un financement illicite du Parti socialiste (PS) et de Dominique Strauss-Kahn, comme le résument les policiers. De plus, notent les enquêteurs, « il est question que M. Hollande aurait été mis au courant des problèmes de M. Cahuzac et qu’il aurait refusé sa démission avant les aveux officiels ».

      Rien ne vient étayer ces graves accusations dans ce document que fait pourtant circuler M. Squarcini, puisqu’il l’adresse aussi au secrétariat particulier de Bernard Arnault, chez LVMH. C’est désormais l’un de ses employeurs – il émarge à hauteur de 12 000 euros mensuels –, depuis qu’il a été écarté de la DCRI. Il s’en amuse, même, au téléphone, avec l’assistante de l’empereur du luxe. Il appelle M. Hollande « l’usurpateur », précise qu’il va voir M. Sarkozy le vendredi suivant, et assure, à propos des avoirs cachés de M. Cahuzac : « C’est la campagne de DSK, et là c’est de source sûre. » Et il ajoute, à propos de M. Sarkozy : « Il a lu la note, ça l’a intéressé aussi. »
      Entendu par les policiers, le 26 septembre, M. Gaudin se montre fort embarrassé. « Depuis 2012, je n’ai aucun souvenir particulier d’un échange d’informations avec Bernard Squarcini », commence-t-il. Mais quand les enquêteurs lui font part de l’écoute téléphonique, il change de stratégie, et soutient que son appel avait trait à l’affaire dite des frais d’enquête de la police nationale – qui lui a valu d’être condamné en première instance. L’affaire Cahuzac, la fameuse note « blanche » ? « Jamais, répond-il, je la découvre aujourd’hui. » L’« opération Victor Hugo » ? Aucun souvenir non plus…

      « Fillon, faut l’éteindre »

      Depuis son éviction de la DCRI, en mai 2012, Bernard Squarcini a du temps. Préfet hors cadre en disponibilité, il a créé Kyrnos Conseil en mars 2013, et représente en France la société Arcanum. Deux officines spécialisées dans la sécurité. Il s’occupe donc de la protection de la famille Arnault, mais ne dédaigne pas tremper dans la petite politique française. En témoigne une conversation interceptée par les policiers, le 28 mars 2013. Au bout du fil, Nathalie Kosciusko-Morizet, alors en plein combat pour la mairie de Paris. M. Squarcini tente de ménager les intérêts du couple Tiberi, mis sur la touche.
      Mais très vite, la conversation vient sur Rachida Dati et François Fillon, deux ennemis du « Squale », comme on surnomme M. Squarcini. « Bon, allez, tu me tues Rachida et Fillon (…) Parce que Rachida on n’en veut plus (…) Basta crapoto », attaque M. Squarcini. NKM, qui tente d’imposer ses vues dans la constitution des listes municipales, ne se fait pas prier : « Je vais te dire, le meilleur moyen de la tuer, c’est d’éteindre (…) Et Fillon, c’est pareil, faut pas le tuer publiquement, faut l’éteindre. » Et tous deux de s’esclaffer, glosant sur l’identité du père de la fillette de Mme Dati – la DCRI époque Squarcini avait discrètement enquêté sur l’identité du géniteur de l’enfant. « C’est vraiment une… », lâche NKM, sans finir son propos. Et M. Squarcini de conclure : « Elle est folle. »

      L’ancien patron des services met son nez dans tous les dossiers. Les policiers découvriront dans son coffre une note liée à l’affaire HSBC – déclenchée en 2009 par l’informaticien Hervé Falciani, auteur du vol de données en Suisse révélant l’identité de dizaines de milliers de détenteurs de comptes occultes. Accrochée à cette note, une carte de visite de Claude Guéant, demandant à son « cher Bernard » s’il a « quelque chose à ce propos ». Le document soutient qu’Arnaud Montebourg « protégerait » Falciani en échange d’informations « à scandale » que le député socialiste pourrait utiliser lors de la campagne présidentielle de 2012.

      Autre découverte intrigante faite par les enquêteurs, au domicile du préfet cette fois, une note réalisée par la DCRI concernant une opération de sécurisation électronique réalisée au domicile de Ségolène Royal, avec l’examen complet de son appartement, qui avait effectivement été cambriolé en juillet 2008. Et c’est la DCRI de M. Squarcini qui l’avait « dépoussiéré », à la recherche d’éventuels micros clandestins. « J’ai pris cela à l’époque avec le sourire, soutient M. Squarcini, devant les policiers. Il n’y a jamais eu de fuite. » Mais dans ce cas, pourquoi conserver en lieu sûr ces documents, huit ans plus tard ?

      A la DGSI, le chef reste le « chef »

      M. Squarcini a gardé tant d’amis au siège de la DGSI, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), que l’on croirait qu’il n’en est jamais parti. Les trois secrétaires particulières du directeur, par exemple. Quatre ans après son départ, elles sont encore aux petits soins. Surtout l’une d’elles, qui le suit depuis son passage à Marseille (2004-2007) en tant que préfet délégué à la sécurité. On l’appelle encore « chef » ; lui affuble ses anciens subordonnés de surnoms, comme « Flup » et « Flop ». Une ordonnance pour sa femme ? Un certificat d’assurance pour sa moto ? Un rendez-vous chez le médecin ? Le numéro de téléphone privé d’un ambassadeur ? Pas de souci, le secrétariat du directeur de la DGSI s’exécute, sans sourciller.

      M. Squarcini ne continue-t-il pas de recevoir sur sa boîte mail de nombreuses revues de presse et différentes publications, y compris le bulletin interne de la DGSI ? Pour un coût estimé par les enquêteurs à 8 000 euros par an ! Mais on ne refuse rien au « chef », quand bien même sa réputation laisserait désormais à désirer. « C’était d’un commun accord avec M. Calvar », se défend M. Squarcini lors de son audition.

      Patrick Calvar, nommé par la gauche pour le remplacer à la tête de la DGSI, fréquente à l’occasion le même club privé, surnommé le « Happy few », que M. Squarcini. Ces petites largesses ont débouché sur une perquisition dans les locaux de la Sécurité intérieure, le 25 septembre, et une convocation par les enquêteurs d’une dizaine de membres des services secrets. Dont Patrick Calvar lui-même. Inédit et gênant.
      D’autant que M. Squarcini ne s’est pas contenté de ces petits passe-droits. Ainsi, le jour où Claude Guéant, devenu avocat, le sollicite pour en savoir plus sur l’un de ses clients potentiels, il n’hésite pas à contacter M. Calvar. Leurs échanges téléphoniques sont interceptés. Le patron des services secrets, pris dans un conflit de loyauté embarrassant, renseigne malgré tout son prédécesseur. « Avec des pincettes », lui lâche-t-il ainsi, quand il faut qualifier le profil du client de M. Guéant.
      Interrogé par les policiers le 29 septembre, M. Calvar a assumé. M. Squarcini ? « C’est un ami. » Au point, par exemple, d’accéder à sa demande d’intervention en faveur de la femme de Bernard Arnault pour une formalité administrative. Ou de soutenir les requêtes de deux femmes russes désireuses d’obtenir des autorisations de séjour. Ce circuit est intéressant à retracer : cette fois, c’est le sulfureux intermédiaire Alexandre Djouhri qui demande à M. Squarcini de jouer les intercesseurs, et c’est M. Calvar qui s’exécute. « J’ai demandé une régularisation pour une unique et dernière fois », convient M. Calvar.

      Le chef du renseignement intérieur paraît tomber des nues lorsque les policiers lui révèlent l’étendue des services rendus par certains de ses hommes à leur ancien patron : un officier qui, à ses heures perdues, traduit en anglais des documents pour M. Squarcini, un major qui interroge tous les fichiers confidentiels possibles pour identifier les profils de dizaines de noms donnés par M. Squarcini… Jusqu’à obtenir la suppression d’une inscription au fameux fichier « S » pour un milliardaire russe.

      « Moi je suis petit, c’est l’ancien directeur », remarque le major, le fameux « Flup », qui demandera même à immatriculer M. Squarcini comme une… source officielle du service ! « Ce n’est pas un voyou, ma hiérarchie était au courant », le défend-il encore. « Flup » scrutera aussi pour le « chef » les environs de la station de ski de Courchevel (Savoie), histoire de vérifier si la famille Arnault, qui passe ses vacances dans ce lieu huppé, n’a rien à redouter. C’est une certitude, le « chef » n’a jamais vraiment quitté ses bureaux.

      Un « petit texto » pour LVMH

      Décidément, Christian Flaesch n’a pas de chance avec les écoutes. Evincé fin 2013 de la direction de la police judiciaire de Paris pour s’être montré un peu trop prévenant au téléphone avec son ex-ministre, Brice Hortefeux, qu’il avait informé d’une convocation à venir dans l’affaire libyenne, le voilà rattrapé par ses échanges de SMS avec Bernard Squarcini.

      Les deux hommes entretiennent des liens très forts. Dîners chez l’un, rencontres en Corse, déjeuners avec des amis sûrs, tels les anciens grands flics Ange Mancini, Frédéric Péchenard, René-Georges Querry… Comme la plupart de ses ex-collègues, M. Flaesch, chaudement recommandé par ses influents amis, s’est reconverti dans le privé, chez Accor, pour 200 000 euros annuels.

      Interrogé par les policiers, le 26 septembre, M. Flaesch ne se souvient pas avoir « fourni des renseignements » à son « copain ». Mais il ne se doute pas, alors, que M. Squarcini avait été placé sur écoute au début du printemps 2013. Le 26 mars 2013, l’ex-espion a appelé son ami Flaesch, encore directeur de la PJ parisienne.

      Fraîchement embauché par LVMH, alors en plein conflit commercial et judiciaire avec la société Hermès, M. Squarcini va à la pêche aux infos. Une plainte déposée par Hermès est à l’étude à la police, au stade initial de l’enquête préliminaire, et M. Flaesch, en tant que patron de la PJ, sait évidemment tout du dossier. M. Squarcini sollicite des « éléments ». « Je me renseigne », lui promet le policier.

      De fait, il informe son ami qu’une information judiciaire va être ouverte. M. Squarcini transmet la nouvelle à son supérieur chez LVMH, Laurent Marcadier, un ancien magistrat qui a fréquenté tous les cabinets de droite, dont celui de M. Guéant, à l’intérieur. M. Marcadier sait déjà, au moins depuis le 11 mars 2013, que c’est la juge Charlotte Bilger qui a été chargée du dossier sensible : il dispose lui aussi de ses réseaux, même s’il se prétend « pestiféré » au palais de justice de Paris car trop marqué politiquement. La désignation de la juge Bilger ne sera connue officiellement que le 15 mars, le réseau a de l’avance.
      Ses sources ont dit à M. Marcadier que la procédure était « indigente », mais il faut en savoir plus. Alors M. Squarcini reprend du service. Il revient vers M. Flaesch. Qui lui adresse en retour un long SMS le 2 avril 2013. Tout y figure. C’est une synthèse du contenu de la plainte déposée par Hermès contre LVMH. Du pain bénit pour M. Squarcini, qui fait suivre le SMS à Laurent Marcadier et à Pierre Godé, vice-président de LVMH et conseiller proche de Bernard Arnault. En leur précisant : « C’est le directeur [M. Flaesch] qui m’a envoyé un petit texto. »
      Confrontés devant les policiers, qui suspectent une violation flagrante du secret de l’enquête, M. Squarcini se désole : « Je le mets dans la difficulté », avoue-t-il, devant M. Flaesch. Qui, lui, mis en examen, un peu dépassé, reconnaît : « J’ai donné trop de détails sur cette affaire que j’ignorais… » Encore une victime collatérale, comme Laurent Marcadier – lui aussi poursuivi – de l’activisme du « Squale ».

      Cercle Wagram : la barmaid et le policier

      Surtout, ne pas toucher aux amis corses de Bernard Squarcini. En retour, il a de quoi riposter. Jusqu’à exiger le placement sur écoute d’un collègue policier, ou empêcher l’exécution d’une opération de police. Les juges en ont eu la démonstration dans le dossier Wagram, du nom de ce cercle de jeux parisien détenu par le grand banditisme corse.

      Pas de chance pour l’ex-espion, c’est aussi le juge Serge Tournaire qui a instruit cette procédure. Il a suspecté, dès le 8 juin 2011 et le lancement des opérations de police, une intervention souterraine de M. Squarcini, alors patron de la DCRI. L’enquête sur les réseaux corses de M. Squarcini lui a permis de conforter ses intuitions.

      C’est qu’autour du cercle Wagram, on trouve bon nombre de policiers, mais aussi une jeune femme, Marie-Claire Giacomini, responsable du bar. Elle appelle le patron de la DCRI « mon tonton ». Curieusement, au matin des arrestations, ce mercredi 8 juin 2011, certaines cibles sont introuvables.

      Au moment où les policiers du service central des courses et des jeux (SCCJ) s’apprêtent à entrer de force au domicile de Mme Giacomini, à 6 heures, ils reçoivent d’ailleurs un coup de fil surprenant. Le major Franck Alioui a reçu l’ordre de suspendre les opérations. C’est son supérieur, Robert Saby, qui lui ordonne, lui-même alerté par M. Squarcini en personne. Ce dernier suit de près le dossier. « Nous nous sommes régulièrement rencontrés à raison d’une fois par mois, à sa demande, il souhaitait savoir ce que nous allions faire », racontera plus tard Robert Saby aux policiers. Il précisera : « J’ai eu des informations selon lesquelles Bernard Squarcini prétendait “tenir” la PJ et que le dossier était vide. »
      Ce 8 juin 2011, Bernard Squarcini a également contacté le directeur central de la PJ, Christian Lothion : « C’est Squarcini qui m’a appelé à propos de Marie-Claire Giacomini », confirmera le policier de haut rang. Une double intervention, donc, du patron de la DCRI, qui conversera au téléphone, de juin à septembre 2011, à au moins soixante reprises avec Mme Giacomini.

      Mais Bernard Squarcini ne s’en tient pas là. Il en veut au major Franck Alioui, très bien noté par sa hiérarchie mais décidément trop en pointe sur le dossier Wagram. Celui-ci ne fait pas mystère de son intention de faire tomber toute la chaîne corse. Jusqu’au préfet Squarcini s’il le faut. Le 16 juin 2011, le chef de la DCRI appelle Robert Saby et le prévient que le major Alioui tient des propos injurieux à son endroit.

      Comment le sait-il ? Le même jour, la DCRI a ordonné en « urgence absolue » le placement sur écoute du policier du SCCJ. Pour un motif étonnant : le major serait en relation avec les services secrets algériens. En fait, suspecte M. Alioui, qui l’a dit aux enquêteurs, la DCRI voulait « connaître les éléments que nous pouvions avoir sur les enquêtes en cours sur le Wagram. Bernard Squarcini devait s’inquiéter de ce que nous pouvions apprendre sur la mairie de Levallois… » De fait, dans le cadre de ce dossier, un intime de Patrick Balkany, maire (Les Républicains, LR) de Levallois-Perret et ami de longue date de M. Sarkozy, sera placé en garde à vue…

      Les juges Tournaire et Buresi ont soigneusement vérifié les dires de M. Alioui. Obtenu les réquisitions de la DCRI, déclassifiées. Selon la demande de la DCRI, M. Alioui était suspecté de « vouloir transmettre de façon imminente, des documents sensibles ». « On était dans le bon profil du gars qui peut trahir pour n’importe quoi », prétend M. Squarcini.
      Or, après vérifications, ce major a bien été placé sous la surveillance du contre-espionnage pour de tels motifs, mais en… 2003-2004. Avant d’être blanchi en 2009. Pourquoi, dès lors, le placer sur écoute pendant seulement cinq jours, en juin 2011, si ce n’est pour savoir ce qu’il tramait dans l’enquête sur le cercle Wagram ? Ex-commissaire à la DCRI, chargé de la sécurité interne, Alain Poissel a confié aux enquêteurs : « Je n’exclus pas l’idée d’avoir pu être instrumentalisé. »

      Corse : « conversations entre professionnels »

      Le 24 avril 2013, plusieurs policiers « filent » dans Paris un certain Olivier Mosconi, impliqué dans un trafic de stupéfiants. Ils le découvrent attablé, en fin de matinée, avec la fameuse Marie-Claire Giacomini et… M. Squarcini. Ils prennent le trio en photo.

      L’ancien patron de la DCRI a décidément de drôles de fréquentations. A Marseille, à Bastia, ses connexions sont multiples, les juges le savent : les agents de joueurs placés sur écoute dans l’affaire des comptes de l’Olympique de Marseille ne passent-ils pas leur temps à répercuter les confidences glanées auprès de M. Squarcini ?

      Le « Squale » se passionne aussi pour l’enquête sur l’assassinat de l’avocat Antoine Sollacaro, à Ajaccio, le 16 octobre 2012. Le 29 mars 2013, le concessionnaire BMW Patrick Bernardini est placé en garde à vue : il est suspecté d’être intervenu sur l’une des motos fournie à l’équipe de tueurs, issue de la bande du « Petit bar ». Or, la compagne de M. Bernardini n’est autre que Sabine Grisoni, l’ex-femme du patron de La Villa corse, le restaurant parisien préféré de Bernard Squarcini. Elle contacte donc tôt le matin, le 29 mars 2013, M. Squarcini.

      Le préfet va déployer tout son réseau. Il commence par obtenir quelques informations de son ami le commandant de police Dominique Rossi, basé à Ajaccio, qu’il surnomme « Junior ». Celui-ci lui résume l’essentiel des faits. Puis il sollicite le commissaire Jean-François Lelièvre, coordinateur des services de sécurité intérieure en Corse. Un « ami », dit-il. Encore un.

      Ce haut gradé ne se fait pas prier pour raconter les avancées de l’enquête à son ancien collègue. « Je crois qu’ils ont balancé des blases » [des noms], dit-il à M. Squarcini dans une conversation interceptée. Il délivre des précisions sur des objectifs, des perquisitions à venir, et l’informe même que M. Bernardini va être transféré par hélicoptère sur le continent.
      Muni de ces informations, le préfet raconte tout à Mme Grisoni, insistant même sur les conditions du transfert à venir, dans un SMS : « Bernardini Patrick et Brun Raphaël (autre gardé à vue) transportés à Marseille par hélico. » Le policier, questionné par les enquêteurs, se défend comme il peut : « On est dans la chaleur de l’action. » M. Lelièvre, lui, parle de « conversations entre professionnels ». Il se dit même persuadé que M. Squarcini a en fait « cherché à retourner » Mme Grisoni. Comme au temps de sa splendeur, à la tête de la DCRI…

      Trois jours de révélations sur le système Sarkozy

      Le Monde révèle, au cours de trois publications successives, l’existence d’un vaste système délictueux, impliquant de hautes personnalités liées à Nicolas Sarkozy. Ce réseau, (dé)voué à la protection de l’ancien chef de l’Etat, est composé de policiers ou magistrats restés fidèles à l’ex-président, mais aussi d’hommes d’affaires, d’intermédiaires, de diplomates et même de journalistes. Une structure informelle qui apparaît aujourd’hui en pleine lumière, à la faveur de plusieurs enquêtes judiciaires, toutes conduites par le juge parisien Serge Tournaire, et auxquelles Le Monde a eu accès - en sus de nos propres investigations.

      Elles mettent en lumière les dessous d’une organisation mise en place dès l’arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l’intérieur, en 2002, renforcée lors de son accession à l’Elysée en 2007, et qui s’est perpétuée après sa défaite en 2012.


  • #ISF : Hollande ravit à Sarkozy le titre de « président des riches »
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/080616/isf-hollande-ravit-sarkozy-le-titre-de-president-des-riches

    Le plafonnement de l’impôt sur la fortune voulu par Hollande a des effets deux fois plus favorables pour les milliardaires que le bouclier fiscal de Sarkozy. Des statistiques fiscales révélées par Le Canard en attestent. Un exemple souligne à lui seul les dérives de la fiscalité socialiste : #Liliane_Bettencourt, l’héritière de L’Oréal, qui aurait dû payer plus de 61 millions d’euros d’ISF en 2015, a vu sa contribution réduite à zéro grâce au plafonnement. Décryptage.

    #Economie #Bernard_Arnault #fiscalité #François_Hollande #Nicolas_Sarkozy


  • Ce que lisent les #patrons : enquête sur la culture du #CAC_40
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/080616/ce-que-lisent-les-patrons-enquete-sur-la-culture-du-cac-40

    Ce qui distingue aujourd’hui les élites est désormais moins un répertoire classique que la capacité à tout assimiler, aussi bien la culture populaire que la culture savante, en naviguant de l’une à l’autre. Le hip-hop et l’opéra. Le rock et le baroque. Les séries TV et les sérigraphies. Quels rapports les patrons du CAC 40 entretiennent-ils avec la culture ? Une enquête de la Revue du Crieur dont le 4ème numéro sort le jeudi 9 juin.

    #Culture-Idées #Bernard_Arnault #culture_classique #Denis_Kessler #Distinction #François_Pinault #Jean-Baptiste_Rudelle #Jean-Louis_Beffa #lecture #Mathieu_Pigasse #opéra #patronat #Pierre_Bourdieu #Xavier_Niel


  • L’arnaque en version lutte des classes - François Ruffin à Villeneuve d’Ascq, Merci patron - Intégrales

    On est parfois plus fort qu’on ne le pense, ils sont parfois plus fragiles qu’on ne le croit !

    Villeneuve d’Ascq, Mercredi 23 mars 2016 - 58 mn

    Au cinéma Le Méliès, centre commercial du Triolo, rue Traversière à Villeneuve d’Ascq, c’était la projection du film Merci patron, suivie d’un débat avec le réalisateur, François Ruffin.
    C’était organisé par les Amis du Monde Diplomatique de Lille.
    La salle était comble, vous n’avez pu entrer, alors, pour écouter l’intégrale de ce débat,

    Résumé du film :
    Jocelyne et Serge Klur fabriquaient des costumes Kenzo. Mais leur usine est délocalisée en Pologne, et ils se sont retrouvés au chômage, criblés de dettes et risquent maintenant de perdre leur maison.
    Une intervention en assemblée générale des actionnaires suffira-t-elle ? Parviendront-ils à toucher le bon cœur du PDG ?
    Du suspense, de l’émotion, de la rigolade, et même de l’espionnage pour ce thriller social.

    Quelques uns des sujets abordés :
    – Que deviennent les Klurs ? La question ! ! !
    – Le travail de nuit.
    – Les concepts qui soulent.
    – De la division de classe.
    – Le « choc » de Madame Gueffar.
    – Politique : Elle pue la tambouille !
    – De la ré insertion sociale de bernard arnault, par la frite.
    – La chanson Merci Patron : Genèse.
    – Ça nous fera des souvenirs

    Source : http://www.campuslille.com/index.php/entry/arnaque-en-version-lutte-des-classes-francois-ruffin-merci-patron

    #Intégrales, _ c’est la mise en ligne des documents originaux, dans leur totalité, non retouchés, diffusés lors des émissions de Radio Campus Lille. Document libre d’usage, suivant le respect du droit des auteurs. *

    #audio #radio #Radios_libres #Lille #Radio_Campus_Lille #Merci_patron #François_Ruffin #Kenzo #bernard_arnault #Amis_du_Monde_Diplomatique #Presse #Cinéma


  • Merci patron ! : « On est plus forts qu’on ne le croit »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/230216/merci-patron-est-plus-forts-quon-ne-le-croit

    La famille Klug avec #François_Ruffin (à droite) dans un extrait de « Merci patron ! » Merci patron !, documentaire inclassable qui montre un couple de chômeurs picards piégeant #Bernard_Arnault, l’un des milliardaires les plus puissants de ce monde, sort en salle mercredi 24 février. Signé François Ruffin, le #film redonne sens et fierté à la lutte. Tout en pleurant de rire. Chronique et interview du réalisateur.

    #France #Culture-Idées #Cinéma #licenciements #LVMH #Merci_Patron_ !

    • Lettre ouverte à Jean-Michel Aphatie : quel rôle choisirez-vous ?
      Par François Ruffin, 23/02/2016
      http://www.fakirpresse.info/Lettre-ouverte-a-Jean-Michel-Apathie-quel-role-choisirez-vous.html

      Cher Jean-Michel Aphatie,

      C’est donc sur vous que c’est tombé.
      La censure était trop voyante : « Europe 1 nous interdit de recevoir François Ruffin » (dixit Frédéric Taddéi), le scandale grossissait. Pour rattraper le coup, votre hiérarchie vous a donc demandé de vous transformer en critique ciné. Et de me recevoir, ce mercredi, à 12 h 45.

      Vous êtes en train de découvrir Merci patron !
      J’espère que ça vous plait, que vous rigolez bien.

      Faux-cul, votre direction a déclaré à Ozap : « La nature polémique du film nécessite la présence d’un contradicteur pour instaurer un véritable débat. »
      Ce sera donc vous le contradicteur.


  • Merci Patron ! : « On est plus fort qu’on ne le croit »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/230216/merci-patron-est-plus-fort-quon-ne-le-croit

    La famille Klug avec #François_Ruffin (à droite) dans un extrait de « Merci Patron ! » Merci Patron !, documentaire inclassable qui montre un couple de chômeurs picards piégeant #Bernard_Arnault, l’un des milliardaires les plus puissants de ce monde, sort en salles mercredi 24 février. Signé François Ruffin, le #film redonne sens et fierté à la lutte. Tout en pleurant de rire. Chronique et interview du réalisateur.

    #France #Culture-Idées #Cinéma #licenciements #LVMH #Merci_Patron_ !


  • Arnault et les Bettencourt sont les actionnaires cachés de « L’Opinion »
    http://www.mediapart.fr/journal/economie/220814/arnault-et-les-bettencourt-sont-les-actionnaires-caches-de-lopinion

    Depuis le lancement de #L’Opinion (un quotidien papier et un site web), en mai 2013, #Nicolas_Beytout a toujours refusé de dévoiler qui finance son quotidien « #libéral, #pro-européen, #pro-business », comme il le définit lui-même. Mediapart est en mesure de révéler que les deux tiers des fonds ont été apportés par les deux plus grandes fortunes françaises. #Bernard_Arnault, déjà propriétaire du quotidien économique #Les_Échos, a investi au total six millions d’euros via une filiale discrète du groupe #LVMH. Il est suivi de près par la famille #Bettencourt.

    C’est ce qu’indiquent les documents que #Bey_Médias, la société éditrice de L’Opinion, vient de déposer au tribunal de commerce de Paris, après avoir bouclé le 18 juillet une augmentation de capital de 4,5 millions d’euros (voir ci-dessous). Elle avait déjà réuni 12,3 millions d’euros lors de sa levée de fonds initiale, en 2012. Outre Bernard Arnault et les Bettencourt, elle a pu compter sur le soutien d’investisseurs minoritaires comme les propriétaires de #Bic ou les #Galeries_Lafayette.

    #Journalisme #Média #Presse #Information #Propagande #Capitalisme



  • Nouveau record de richesse pour les grandes fortunes françaises | Olivier Demeulenaere – Regards sur l’économie
    http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2014/07/11/nouveau-record-de-richesse-pour-les-grandes-fortunes-

    "Les 500 plus grandes fortunes françaises ont grossi de plus de 15% en un an, atteignant une richesse globale de 390 milliards d’euros, dans le classement 2014 du magazine Challenges en kiosque ce jeudi. « Les Français les plus riches ne connaissent pas la crise », écrit le magazine, qui ajoute que depuis 1996, la fortune cumulée des 500 plus riches a quintuplé, et celle des dix premiers du classement a été multipliée par plus de sept.

    Les 390 milliards représentent un nouveau record depuis que l’hebdomadaire réalise ce classement (1996), même si l’augmentation avait été supérieure l’année précédente (+25%).

    Le trio de tête du classement reste le même qu’en 2012, avec en tête le PDG de LVMH Bernard Arnault, qui a gagné 2,7 milliards d’euros en un an pour atteindre 27 milliards, Liliane Bettencourt – fille du fondateur du groupe de cosmétiques L’Oréal- avec 26 milliards et Gérard Mulliez, fondateur du groupe de distribution Auchan (20 milliards). Viennent ensuite Axel Dumas, gérant du groupe Hermès (17 milliards), puis Alain et Gérard Wertheimer de Chanel qui passent de la huitième à la cinquième place (14,5 milliards). Serge Dassault du groupe aéronautique du même nom et François Pinault du groupe Kering sont tous deux à la sixième place avec 13,5 milliards d’euros, devant Vincent Bolloré (Bolloré, 10 milliards), Xavier Niel (Iliad Free, 8,5 milliards), et Pierre Castel (Castel Frères, 7,5 milliards)....

    >>>

    Le classement compte 61 milliardaires, contre 55 l’année dernière.

    <<<

    #économie
    #France
    #crise
    #fortune
    #inégalités
    #richesse
    #milliardaires
    #oligarchie
    #grandes_fortunes
    #élites
    #Bernard_Arnault
    #Liliane_Bettencourt
    #patrimoine
    #ploutocratie
    #revenus
    #riches


  • L’#Italie perd ses bijoux de famille
    http://fr.myeurop.info/2013/07/11/l-italie-perd-ses-bijoux-de-famille-11513

    Ariel Dumont

    Cachemire, bijoux, automobiles ou Chianti... La péninsule perd chaque année ses plus grandes marques, rachetées par des groupes étrangers. Si la #France se taille la part du lion, Espagnols et Allemands profitent aussi des bonnes affaires.

    Adieu riz Scotti, vin Chianti, confiserie Cova, charcuterie (...)

    #Économie #Social #Allemagne #Espagne #agro-alimentaire #Bernard_Arnault #délocalisations #industrie #luxe #LVMH #made_in_Italy #marque #mode #Parmalat