• https://www.arabnews.fr/node/24486/monde-arabe

      article du 21/10

      Paris et Rome tardent à fournir les images satellites de l’explosion, rappelle Beyrouth

      Peu après l’explosion le président Michel Aoun n’avait pas exclu l’hypothèse d’une « action extérieure, avec un missile ou une bombe ». Il avait alors assuré avoir demandé au président français Emmanuel Macron des images satellites.

      Mardi, M. Diab a indiqué à des journalistes avoir lui aussi demandé au président français Emmanuel Macron des images satellites du port « avant, durant et après » l’explosion.

      Une requête similaire a été envoyée à l’Italie, selon le Premier ministre démissionnaire.

      « Ils devaient nous fournir » des images satellites, mais « cela ne s’est pas produit, je ne sais pas pourquoi », a ajouté M. Diab sans donner plus de détails.

      La France et l’Italie n’ont pas confirmé publiquement leur intention de fournir de telles images au Liban.

  • Mona Harb décrypte les enjeux de la reconstruction de Beyrouth après l’explosion du 4 aout
    Beirut Reconstructions - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=wQEeV3lopx0


    Dans cette vidéo, un premier exposé de Elie Haddad est centré sur la présentation historique des zones touchées et celle des dégâts d’un point de vue architectural, patrimonial et urbanistique. Ensuite, l’intervention de Mona Harb, professeure à l’Université américaine de Beyrouth et directrice scientifique du Beirut Urban Lab vaut vraiment la peine d’être regardée (de la 38ème minute à 1h06 environ).
    J’en ai tiré un résumé, accompagné de quelques commentaires, sur mon blog : https://rumor.hypotheses.org/?p=5025.
    #beyrouth #reconstruction #explosion

  • Lutte de classe n° 210 / septembre-octobre 2020 | Le mensuel
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org

    Lutte ouvrière dans les élections législatives partielles https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/lutte-ouvriere-dans-les-elections-legislatives-partielles_15 (sans six circonscriptions les 20 et 27 septembre prochains) #Lutte-Ouvriere #LO

    #Biélorussie : l’autocrate, l’opposition libérale et la classe ouvrière https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/bielorussie-lautocrate-lopposition-liberale-et-la-classe-ouv #repression #minsk

    #Liban : l’explosion du port de Beyrouth… et celle du pays https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/liban-lexplosion-du-port-de-beyrouth-et-celle-du-pays_151444 #FranceLiban #imperialisme #corruption #Beyrouth #Hezbollah

    États-Unis : le complexe médico-industriel face à la pandémie https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/etats-unis-le-complexe-medico-industriel-face-la-pandemie_15 (traduction d’un article paru le 19  juillet 2020 dans la revue Class Struggle (n° 105, août-septembre 2020), éditée par le groupe trotskyste américain #The-Spark) #hopital

    Le #chômage, armée de réserve permanente du capital https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/le-chomage-armee-de-reserve-permanente-du-capital_151446.htm #capitalisme #Lutte_de_classe

    Le #télétravail, c’est toujours l’exploitation https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/le-teletravail-cest-toujours-lexploitation_151447.html

    L’#Arctique, enjeu de rivalités entre grandes puissances https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/larctique-enjeu-de-rivalites-entre-grandes-puissances_151448 #pétrole #transport #pipeline #transport-maritime #réchauffement_climatique #extractivisme
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    – Télécharger au format pdf https://mensuel.lutte-ouvriere.org/sites/default/files/ldc/files/ldc210-web.pdf
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  • Explosion au Liban : les pertes pourraient s’élever à plus de 8 milliards de dollars

    https://www.lefigaro.fr/conjoncture/explosion-au-liban-les-pertes-pourraient-s-elever-a-plus-de-8-milliards-de-

    Le pays a besoin dans l’immédiat de 605 à 760 millions de dollars pour se relever, selon une estimation publiée ce lundi par la Banque mondiale.

    L’explosion au port de Beyrouth a causé entre 6,7 et 8,1 milliards d’euros de dégâts et pertes économiques, et le Liban a besoin urgemment de 605 à 760 millions de dollars pour se relever, selon une estimation publiée lundi par la Banque mondiale.

    L’explosion du 4 août, qui a dévasté une grande partie du port et au-delà, a causé des dommages matériels de l’ordre de 3,8 à 4,6 milliards de dollars, tandis que les pertes économiques, résultant de la baisse de la production des différents secteurs de l’économie, représentent entre 2,9 et 3,5 milliards de dollars, selon les résultats de cette « évaluation rapide des dommages et des besoins » (« Rapide damage and needs assessment ») menée conjointement avec l’Onu et l’Union européenne entre le 5 et le 31 août.

    Les secteurs les plus gravement touchés sont le logement, les transports et le patrimoine culturel (dont les sites religieux et archéologiques, les monuments nationaux, les théâtres, les archives, les bibliothèques et autres monuments), précise la Banque mondiale dans un communiqué accompagnant son rapport, publié à la veille de la seconde visite du président français Emmanuel Macron au Liban.

    L’institution de Washington a chiffré les besoins de reconstruction immédiats (d’ici la fin de l’année) de 605 à 760 millions de dollars, et de 1,18 à 1,46 milliard de dollars pour l’année 2021. C’est le secteur des transports qui a le plus besoin d’aide, suivi par la culture et le logement.

    Sur un plan macroéconomique, la Banque mondiale note que « l’explosion a entraîné trois effets économiques majeurs : les pertes d’activité économique causées par la destruction du capital physique, les perturbations des échanges commerciaux et la perte de recettes budgétaires ». Dès lors, le produit intérieur brut du Liban devrait s’enfoncer de 0,4 point supplémentaire en 2020 et de 0,6 point l’an prochain, selon ses prévisions.

    Avant même l’explosion, qui a détruit ou endommagé les domiciles de quelque 300.000 personnes, le Liban était confronté à une crise multiforme (économique, financière et monétaire) qui, aggravée par les effets de la pandémie de Covid-19, avait déjà conduit la Banque mondiale à anticiper un recul du PIB de 10,9% en 2020. Or « non seulement la catastrophe va exacerber la contraction de l’activité économique, mais elle va également aggraver la pauvreté, qui touchait déjà 45% de la population juste avant l’explosion ».

    Si le pays, compte tenu de son « insolvabilité » et de son « manque de réserves de change », ne pourra compter que sur « l’aide internationale et l’investissement privé », il « devra impérativement mettre en œuvre un programme de réformes crédible » afin de « prévenir la corruption et briser l’emprise de l’élite », juge l’organisation économique.

    #reconstruction #Liban #Beyrouth

  • « Beaucoup d’acteurs libanais préfèrent nous ramener à la guerre civile plutôt qu’accepter une réforme »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/29/beaucoup-d-acteurs-libanais-preferent-nous-ramener-a-la-guerre-civile-plutot

    Il y a eu une seule conséquence politique jusqu’ici : la démission du gouvernement de Hassan Diab [un cabinet se revendiquant technocrate, formé en janvier 2020, avec le soutien des partis de l’alliance du Hezbollah, les autres se rangeant dans « l’opposition »]. Faire porter à ce gouvernement la responsabilité de l’explosion est ridicule. C’est un exécutif qui a manqué de courage, mais il a eu le mérite de voter un plan de sauvetage, et de demander un audit [indépendant] de la banque centrale du Liban [qui n’a pas eu lieu]. Il est sidérant que les plus hautes autorités libanaises n’aient pas accès au montant des pertes et des réserves de la banque centrale !

    #paywall, alors je n’en sais pas plus. Mais j’apprécie la mention : « [qui n’a pas eu lieu] ».

    • Beaucoup d’acteurs libanais préfèrent nous ramener à la guerre civile plutôt qu’accepter une réforme
      Hélène Sallon et Laure Stephan, Le Monde, el 29 août 2020

      Directeur général du ministère des finances libanais pendant vingt ans, #Alain_Bifani en a claqué la porte en juin 2020, dénonçant la façon dont la crise financière était gérée par l’establishment politico-financier. Il soutient l’initiative du président Macron − qui doit revenir à Beyrouth mardi 1er septembre − de demander au Liban de mettre en place un « gouvernement de mission ».

      La double explosion du 4 août illustre-t-elle la défaillance systémique de l’Etat ?

      De nombreuses zones d’ombre persistent : qui a fait entrer ce nitrate d’ammonium au Liban, et pourquoi ? Qui était chargé de ce stock ? Mais cela s’inscrit aussi dans un contexte de corruption, d’absence de contrôle efficace, de manque de courage. Le système politique est conçu de manière à ce que les responsabilités soient diluées. Il y a bien longtemps qu’un gouvernement ne s’est plus attelé à faire de choix stratégiques : ni sur la crise des réfugiés syriens [1,5 million, à rapporter à une population d’environ 4,5 millions de Libanais], ni sur la politique de défense, ni sur la politique étrangère, ni sur l’aménagement du territoire. Depuis combien d’années parle-t-on de l’électricité [qui est rationnée] ou de la gestion des déchets, sans qu’aucune solution pérenne ne soit trouvée ?

      Que penser de la classe politique, plus encline à lancer des accusations qu’à se remettre en cause après la déflagration ?

      Il y a eu une seule conséquence politique jusqu’ici : la démission du gouvernement de Hassan Diab [un cabinet se revendiquant technocrate, formé en janvier 2020, avec le soutien des partis de l’alliance du Hezbollah, les autres se rangeant dans « l’opposition »]. Faire porter à ce gouvernement la responsabilité de l’explosion est ridicule. C’est un exécutif qui a manqué de courage, mais il a eu le mérite de voter un plan de sauvetage, et de demander un audit [indépendant] de la banque centrale du Liban [qui n’a pas eu lieu]. Il est sidérant que les plus hautes autorités libanaises n’aient pas accès au montant des pertes et des réserves de la banque centrale !

      Pourquoi ce plan de sauvetage n’a-t-il pas été mis en œuvre ?

      Le soutien du FMI et d’autres acteurs [internationaux] était immense. Le FMI a validé l’état des lieux dressé par le gouvernement. Mais ce dernier a plié sous les coups d’une campagne médiatique hostile et face à des députés et des banques qui s’y opposaient. Les chefs de clans, qui sont les gardiens du temple de ce système, ont alors laissé faire. Le plan de sortie de crise a été saboté pour éviter des réformes.

      Une approche très vicieuse l’a emporté : perdre du temps pour que les pertes soient assumées par la population [au travers d’une dévaluation officieuse de la monnaie locale et de restrictions draconiennes sur les retraits bancaires]. En juillet, j’avais estimé que l’évasion de capitaux se chiffrait à 6 milliards de dollars [environ 5 milliards d’euros] depuis octobre 2019 [date à laquelle les transferts vers l’étranger sont devenus impossibles pour les clients ordinaires]. Les petits épargnants se retrouvent spoliés, mais des privilégiés ont été capables de sortir leur argent.

      La banque centrale pourrait cesser de subventionner des produits comme le blé, le carburant et les médicaments, d’ici à la fin 2020. L’inflation galopante a déjà réduit drastiquement le pouvoir d’achat des Libanais.

      Tout porte à croire que les réserves obligatoires de la banque centrale ont déjà été entamées depuis un moment. La dégringolade économique et sociale va se poursuivre. La société est utilisée comme une variable d’ajustement, avec l’émigration de Libanais qui produisent, qui ont des compétences ou des capitaux. Le risque est de voir les Libanais qui resteront plonger dans la misère, dont certains seront prêts à servir d’hommes de main aux caciques du pouvoir, avec des structures quasi-miliciennes qui s’installent un peu partout et, pour seul flux d’argent vers le Liban, de l’argent sale ou blanchi. Autant dire que, dans ces conditions, le Liban n’a aucune chance de devenir un Etat de droit. Beaucoup d’acteurs locaux préfèrent nous ramener à la guerre civile, plutôt que d’accepter une réforme qui signifierait une perte de leur influence.

      Vous appelez la classe politique à un sursaut, mais les mêmes dynamiques de tractations sont à l’œuvre pour former un gouvernement…

      Certains leviers peuvent permettre de débloquer la situation au forceps. Cette fois, la communauté internationale conditionne strictement l’aide à des réformes. Cela pourrait mener à une pression populaire sur les acteurs politiques. Il y a en outre la possibilité de sanctions, évoquées par le président Macron.

      Un accord pour des réformes a plus de chances d’aboutir aujourd’hui, car la stratégie de la carotte et du bâton est utilisée avec tous les acteurs. Si malgré tout, la classe dirigeante choisit le suicide, ce sera aux Libanais de prendre leur destin en main. Un sursaut ne peut pas venir que de l’extérieur, il faut aussi une pression populaire.

      Après l’explosion, la contestation populaire n’a pourtant pas été massive…

      Cela fait quarante-cinq ans que nous vivons dans une situation catastrophique. Si, avec cela, il y a encore une jeunesse qui fait preuve de solidarité auprès des sinistrés, qui se mobilise dans la rue, et des gens qui demandent des réformes, cela signifie que ce pays a encore une âme. Quand une population a pendant très longtemps désespéré d’avoir un Etat, il est normal qu’elle ne prenne pas de risques insensés. Les Libanais ont besoin de sentir que les efforts de la communauté internationale seront soutenus sur le long terme. Aujourd’hui, il existe un risque de guerre civile, mais aussi un espoir sérieux de changement. Un système ne peut pas durer éternellement, malgré ses combats d’arrière-garde.

      Que pensez-vous de l’initiative française, portée par Emmanuel Macron ?

      A mes yeux, elle est bienvenue. C’est la seule aujourd’hui qui puisse permettre des avancées. Les attentes internationales, comme la transparence, sont claires – ce qui est rare. Cette intervention paraît lucide et structurée. Mais si elle ne durait pas, ce serait un désastre. Il faut que cette implication reste sans concessions, face à un système pervers.

      La France propose un « gouvernement de mission », selon moi le plus adapté à la situation. Il n’y a actuellement aucune chance pour que les partis s’entendent sur des changements à long terme, constitutionnel par exemple. Mais sur le court terme, des accords sont possibles. Cela offrirait une bouffée d’oxygène à la population. Il pourrait y avoir d’abord de petites réformes structurelles − comme donner à la justice les moyens d’être indépendante face aux interférences politiques. D’autres dossiers critiques devraient être pris en main (gérer la faillite, les services publics, établir une loi électorale digne de ce nom, rendre l’Etat un peu plus puissant face aux chefs de clan…), avant des élections. Pour cela, il faut que les partis politiques parviennent à un minimum de consensus, le Hezbollah comme les autres formations au pouvoir.

      #Liban #Beyrouth

    • La « communauté internationale » ? Ces types n’ont accepté d’arrêter la guerre qu’à la condition que la prétendue communauté internationale leur permette de légaliser leurs activités criminelles.

      Sanctions ? Chiche, geler tous leurs avoirs à l’étranger ?

    • Le risque est de voir les Libanais qui resteront plonger dans la misère, dont certains seront prêts à servir d’hommes de main aux caciques du pouvoir, avec des structures quasi-miliciennes qui s’installent un peu partout et, pour seul flux d’argent vers le Liban, de l’argent sale ou blanchi.

  • Pierre Abi Saab en réponse à Claude El Khal

    Pierre Abi-Saab sur Twitter : "Sans minimiser la responsabilité du système confessionnel & corrompu à l’origine du désastre, ce sont les démocraties néo-coloniales à la botte du #CowBoy conquérant qui accentuent l’asphyxie du #Liban pr des raisons évidentes sans rapport avec les intérêts du peuple libanais 1️⃣" / Twitter
    https://twitter.com/pierreabisaab/status/1298885150340780032

    https://twitter.com/claudeelkhal/status/1298880701538934784
    “Le risque aujourd’hui c’est la disparition du Liban”.

    La déclaration de Le Drian n’est pas exagérée. Le risque est réel. #Beyrouth est dévastée. L’économie est en ruine. La détresse est infinie. Le #Liban a besoin de toute l’aide qu’il peut avoir.

    #liban

  • En représailles à des tirs, Israël frappe des postes du Hezbollah au Liban
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/26/en-represailles-a-des-tirs-israel-frappe-des-postes-du-hezbollah-au-liban_60

    Comme toujours, après le titre obligé de la forme « en représailles, Israël… », et un premier paragraphe en « En "réponse" à des tirs du Hezbolla », Le Monde-avec-AFP-et-Reuters ne parvient à trouver qu’une seule source de citations et de témoignages : des Israéliens (à commencer par – tu m’étonnes – l’armée israélienne elle-même).

    Ce niveau de nullité, c’est même plus drôle.

  • Après la guerre civile, reconstruire - Ép. 3/4 - Beyrouth, histoire d’une ville
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/beyrouth-histoire-dune-ville-34-apres-la-guerre-civile-reconstruire


    Avec @rumor comme intervenant

    Dans les années 1990, #Beyrouth s’engage dans sa reconstruction après la guerre civile. Rebâtir la ville c’est la moderniser afin renforcer son attractivité économique et retrouver des espaces de coexistence sociale. Confiée au secteur privé, cette reconstruction fait polémique.

    #Liban

  • L’extinction du Liban
    Nahla Chahal, Assafir, le 22 août 2020
    http://assafirarabi.com/fr/32940/2020/08/22/lextinction-du-liban

    Le deuxième signe de la misère actuelle est que l’élite « alternative » se trouve, elle aussi, sans projet, sans imagination politique et sans volonté. Elle reste silencieuse ou se contente de moquer de façon cynique et absurde toutes choses, lorsqu’elle n’essaye pas de s’accrocher aux « seigneurs » dans l’espoir d’obtenir un poste ou d’autres « subventions ».

    A ma connaissance, Nahla Chahal n’est pas anti-Hezbollah, mais cela n’empêche pas les critiques :

    Il est également honteux que le Hezbollah se vante de ses armes « que personne ne peut toucher » et qu’il se targue que ni lui ni son « milieu » ne soient concernés par la précarisation désastreuse des conditions de vie, puisque leurs dollars ne sont pas dans les banques - d’après la déclaration de Sayyed Hassan Nassrallah - et que, du coup, tout va bien !

    #Liban #Nahla_Chahal #Hezbollah #Beyrouth #corruption

  • Escale phénicienne à Beyrouth - Ép. 1/4 - Beyrouth, histoire d’une ville
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/beyrouth-port-millenaire-14-escale-phenicienne-a-beyrouth

    Pour celleux qui s’intéressent à l’histoire du #Liban et plus précisément celle de #Beyrouth, une série de 4 émissions qui commece ce matin

    Navigateurs intrépides ? Commerçants judicieux ? Architectes de génie ? Administrateurs clairvoyants ? Qui étaient les Phéniciens, ces premiers Libanais dont la seule évocation est sujette aux fantasmes comme aux controverses ?

  • Selon l’agence Synaps à Beyrouth, la réponse rapide, par en bas, au désastre beyrouthin à laquelle on assiste présente des risques : malgré ses apports, dans un contexte d’inertie des forces étatiques, ce modèle présente des défauts, qui risquent à terme d’avoir des effets négatifs si il n’y a pas de coordination entre forces locales et aides internationales
    Synaps sur Twitter : “THREAD Beirut’s fast-moving, bottom-up disaster response has given the capital a much-needed injection of practical support and collective purpose. But this model also has pitfalls, which may prove self-defeating unless local and foreign actors adjust” / Twitter
    https://twitter.com/SynapsNetwork/status/1296696345881972737

    #Liban #Beyrouth #reconstruction

  • Sombre pronostic sur l’évolution à attendre suite à l’explosion de Beyrouth par Mona Harb, une chercheuse spécialiste des politiques urbaines et mouvements de protestation de la jeunesse au Liban
    Jadaliyya - Quick Thoughts : Mona Harb on the Aftermath of the Beirut Explosion
    https://www.jadaliyya.com/Details/41604

    I believe geopolitical and domestic interests are likely to coincide at the expense of opposition groups. Sectarian politics have repeatedly demonstrated their success at self-reproduction through strategies and tactics carefully honed over decades, most often with the support of international powers that seek to advance their own agendas. Though there are serious attempts at organizing effectively and consolidating a common vision and program, protestors are not yet ready to impose their agenda. 

    If early elections were to happen, the current parliament, dominated by the oligarchs, will call for them to be conducted according to a gerrymandered election law similar to that of 2018. This would make it impossible for opposition groups to win a significant number of seats—if any at all. The political class will thus re-elect itself and reclaim its legitimacy. As during the past three decades, international actors will provide aid, yet again, nurturing their corruption. If this pessimistic scenario were to occur, the challenge will be for organized groups not to lose hope, and to continue organizing and consolidating, as the process of political change in Lebanon is a long and arduous journey that is in its early stages.

    #Liban #Beyrouth #reconstruction

  • Des stocks massifs de #nitrate_d'ammonium au port de Dakar inquiètent le #Sénégal
    https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200820-stocks-massifs-nitrate-d-ammonium-port-dakar-inqui%C3%A8te-le-s%C3%A9n%

    Au Sénégal, l’inquiétude grandit suite aux explosions de nitrate d’ammonium qui ont ravagé #Beyrouth. 3 000 tonnes de la même substance, utilisée pour fabriquer de l’engrais ou des explosifs, sont entreposées dans le port autonome de Dakar, en plein coeur de la capitale sénégalaise.

  • Dominique Eddé : « Le Liban, c’est le monde à l’essai »

    Nous nous obstinons à ignorer qu’il n’est plus une plaie, plus un pays, plus une partie du corps, plus une partie du monde qui puisse se penser isolément. Les dictatures arabes, les armées islamistes, la brutalité et l’impunité de la politique israélienne, les grandes et moyennes puissances prédatrices, les solidarités morbides – Nord et Sud confondus –, le règne sans bornes de l’argent, les intérêts communs des ennemis déclarés, le fanatisme religieux, les trafics d’armements, tout cela est en cause dans le port de Beyrouth. Le langage de la géopolitique peut encore informer, trier, analyser. Mais il ne peut plus voir au-delà de ce dont il traite. Il est prisonnier de la convention selon laquelle on peut fabriquer et vendre des armes d’un côté et fabriquer la paix de l’autre. Le clivage est si profond, le mensonge si bien organisé, que nous pouvons encore feindre la cohérence. Mais jusqu’à quand ?

    #Beyrouth (#Liban), le 15 août. DALIA KHAMISSY POUR « LE MONDE »

    Que s’est-il passé ? Un accident, une attaque… ? On ne sait pas. Le Liban a-t-il encore une chance ? Est-il à la veille de disparaître ? De se refaire ? On ne le sait pas non plus. Ce qui est à peu près sûr, c’est que le pays est le lieu de la saturation absolue. Tout s’y trouve à l’excès : les populations, la misère, les affects, le courage, la peur, les retombées des conflits régionaux, les mémoires contradictoires. Toutes les croyances, toutes les formes de représentations. L’héroïsme et l’horreur vivent ici, à leur comble, côte à côte, sur 10 452 km2.

    Dans Beyrouth, les montagnes d’ordures sont tapissées de verre brisé. Un homme en chaise roulante, une jambe en moins, se débat avec un balai pour nettoyer une ruelle ; des employées de maison, philippines, éthiopiennes, se joignent à la troupe des volontaires pour débarrasser les trottoirs. Chacun, chacune se porte au secours de l’autre, pendant que les services de l’Etat brillent par leur absence. L’entraide et la chaleur humaine sont d’une qualité exceptionnelle. Les gens qui ont perdu leur maison courent à l’aide de ceux qui sont gravement blessés, les blessés au secours de ceux qui ont perdu un proche. Tous racontent le « miracle » qui s’est produit au sein de ce cauchemar : ce ne sont pas des centaines mais des dizaines de milliers de morts qu’aurait dû causer « logiquement » une telle déflagration.

    Beyrouth a les membres cassés, les yeux malades. Les Beyrouthins aussi. Envahis de chagrin, de colère, les pauvres, les bourgeois, les musulmans, les chrétiens, les femmes de tous âges, tête nue, têtes voilées, marchent côte à côte dans les mêmes manifestations. Jusqu’à quand ? La violence policière monte dangereusement. Retrouvé dans une armoire, parmi les ruines, un chien pleure. On ne saura jamais ce qu’il a vécu. Et le Liban, les Libanais, saura-t-on jamais ce qu’ils ont vécu ?

    Ce qui s’est passé dans le port de la ville, le 4 août, est le produit d’une faillite générale, monumentale, qui engage certes et avant tout nos gouvernants criminels, mais aussi le monde entier. Pourquoi le monde entier ? Parce que nous vivons le bon à tirer d’un processus de décomposition engagé il y a plusieurs décennies dans cette partie du monde. Parce que nous tardons tous à comprendre que le mal est partout dans l’air, à l’image du coronavirus. Le désarroi des Libanais découvrant brusquement qu’ils sont en deuil, sans toit, peut-être bien sans pays, est le raccourci foudroyant du mal qui a dévasté l’Irak, la Syrie, la Palestine…

    Nous nous obstinons à ignorer qu’il n’est plus une plaie, plus un pays, plus une partie du corps, plus une partie du monde qui puisse se penser isolément. Les dictatures arabes, les armées islamistes, la brutalité et l’impunité de la politique israélienne, les grandes et moyennes puissances prédatrices, les solidarités morbides – Nord et Sud confondus –, le règne sans bornes de l’argent, les intérêts communs des ennemis déclarés, le fanatisme religieux, les trafics d’armements, tout cela est en cause dans le port de Beyrouth. Le langage de la géopolitique peut encore informer, trier, analyser. Mais il ne peut plus voir au-delà de ce dont il traite. Il est prisonnier de la convention selon laquelle on peut fabriquer et vendre des armes d’un côté et fabriquer la paix de l’autre. Le clivage est si profond, le mensonge si bien organisé, que nous pouvons encore feindre la cohérence. Mais jusqu’à quand ?

    Outre l’#effondrement économique et social, nous vivons sous la menace d’un grand danger psychiatrique. Les têtes sont elles aussi au bord de la faillite. Si rien ne change, au rythme où elles sont menées, elles ne tiendront qu’à l’une de ces deux conditions : perdre la raison ou se robotiser. Les autres, celles qui préfèrent la liberté à la fusion, se cognent déjà un peu partout aux barreaux de l’extrême solitude. Et ce constat qui vaut pour le Liban vaut bien au-delà. La fusion, c’est le fascisme, la dictature, le pouvoir entre les mains d’une poignée d’hommes ou de machines.

    Bocal explosif

    A force d’avoir tout vu, tout entendu, tout encaissé, durant les cinquante dernières années, les Libanais sont sans doute mieux armés que d’autres pour traiter avec la folie. Mais à trop tirer sur la corde, elle risque de se rompre d’un moment à l’autre. Les habitants de ce pays peuvent se serrer les coudes comme ils peuvent s’entre-tuer. Ils peuvent remonter la pente comme ils peuvent s’écraser à jamais. Ils n’en peuvent plus d’être si solidaires et si divisés à la fois. Ils ne pourront s’en sortir que par eux-mêmes, certes, mais, comme tous les grands blessés, ils ne pourront s’en sortir par eux-mêmes sans secours. Ils n’y parviendront que si cette partie du monde sort du piège dans lequel elle est enfermée. Enfermée par elle-même et par les puissances étrangères. Il y a, ici, un cercle vicieux qui sabote toutes les énergies positives.

    Avec un million et demi de réfugiés – plus d’un quart de la population – sur leur sol, les Libanais sont entassés dans un bocal explosif. Pris en otage par leurs chefs de communautés respectives, ils sont animés, pour la plupart, par une égale envie d’en finir mais aussi, compte tenu de leurs réflexes ataviques et de l’absence d’Etat, par une égale incapacité à franchir le pas. Ils ne savent plus qui ils sont. Ils n’en peuvent plus de repartir à zéro. Le Liban était pris en tenaille par la Syrie et Israël. Il l’est à présent par Israël et le Hezbollah. Que s’est-il passé le 4 août à 18 heures ? Deux déflagrations successives se sont produites sur le lieu d’un gigantesque dépôt de nitrate d’ammonium à proximité d’un hangar dont on nous dit qu’il abritait des armes. La criminalité des pouvoirs libanais qui ont endossé cet effroyable stockage est flagrante, indiscutable. Sera-t-elle déterminée, jugée, punie ? Pourquoi le récit séquencé de l’horreur ne nous a-t-il pas encore été livré ? Quelle est l’origine de la première explosion ? Qu’y avait-il dans ce dépôt ? Qui protège qui de quoi ?

    « Raisonnements circulaires »

    Lors de sa visite au Liban, le 6 août, le président Emmanuel Macron a rencontré une vingtaine de personnes issues de la « société civile », dont j’étais. Cette brève rencontre se tenait à l’ambassade de France au terme d’une table ronde entre lui et les chefs de guerre qui s’était tenue dans la pièce à côté.

    A l’issue de l’entretien, il nous a dit notamment cette petite phrase qui, depuis, a fait son chemin : « Je suis frappé par vos raisonnements circulaires. Aussi bien dans la pièce à côté (celle des mafieux) que dans celle-ci (celle où nous nous trouvions) ». J’aurais aimé que la comparaison fût évitée, mais c’est vrai me suis-je dit, sur-le-champ, il a raison, nous sommes prisonniers de raisonnements circulaires. Nous n’arrivons pas à nous organiser. L’opposition commence à peine à s’unir. Puis, tel un souvenir que l’on tarde à s’approprier, la phrase m’a révélé son sens à retardement. Le mot « circulaire » qui évoque le cercle vicieux, la quadrature, l’enfermement, m’est apparu comme « un déplacement » au sens freudien du terme, comme une projection. Le cercle n’était pas dans nos raisonnements mais dans le sujet. Je dirais même que nous avons ici une capacité obligée et quasi inhumaine à penser la complexité.

    C’est elle, c’est la réalité qui tourne en rond. C’est la donne. Le pays. La région. Le manège du monde. La règle du jeu. C’est le jeu qui impose le cercle. La rotation, telle qu’elle est, rejette de tous côtés la moindre velléité de solution. Le Liban est dans l’œil du cyclone. Tout œil extérieur est désormais obligé de comprendre que pour rompre cette spirale infernale, c’est au cyclone qu’il faut s’en prendre. Par « s’en prendre » je veux dire décider, de la base au sommet, d’un coin du monde à l’autre, que la paix régionale est préférable à la guerre. Rien que ça ? L’utopie ou la mort ? Oui. A petite et à grande échelle, je ne vois rien d’autre. « Paix régionale » signifiant l’exact contraire du sordide arrangement qui vient de se faire entre Mohammed Ben Zayed [le prince héritier d’Abou Dhabi] et Benyamin Nétanyahou [le premier ministre israélien] sous la houlette de Donald Trump [le président américain].

    Le Liban, c’est le monde à l’essai. S’il se vide de son sens, de ses différences, de sa jeunesse, il sera le signe avant-coureur d’une catastrophe bien supérieure à celle qui se vit actuellement sur son sol. Il est trop tard pour défendre souveraineté et territoires à coups de murs, de ghettos et de frontières physiques. Il n’est plus d’autre issue que d’activer à l’échelle de la planète un coup de théâtre hissant la pulsion de vie au-dessus de la pulsion de mort. Le sujet du jour – au Liban aujourd’hui et partout ailleurs dans un second temps –, c’est la santé mentale, c’est l’avenir de l’être. Livré à la réalité telle qu’elle est, l’inconscient collectif ne sera pas moins inflammable, à terme, qu’un hangar de nitrate d’ammonium. Il suffira, pour mettre le feu, du largage d’un missile, réel ou symbolique, physique ou verbal. Ce ne seront plus des morceaux de villes mais des morceaux de pays qui partiront en fumée.

    Dominique Eddé est une romancière et essayiste libanaise. Elle est notamment l’autrice d’"Edward Said. Le roman de sa pensée" (La Fabrique, 2017).

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/08/16/dominique-edde-le-liban-c-est-le-monde-a-l-essai_6049067_3232.html

  • Bandits
    Nahla Chahal, Assafir al Arabi, le 7 août 2020
    http://www.ujfp.org/spip.php?article8018

    Cette caste vit en rupture totale avec les populations (au contraire même des usages mafieux !), ses membres ne font plus aucun effort pour séduire l’opinion et n’espèrent plus la subjuguer autrement que par le mensonge et la répression. Leurs méthodes se caractérisent par le mépris des populations et la désinvolture dans la conduite des affaires publiques.

    #Liban #Beyrouth #Nahla_Chahal #corruption #destruction

  • Dans les quartiers sinistrés de Beyrouth, l’immobilier suscite déjà l’intérêt des acheteurs
    https://www.lecommercedulevant.com/article/30006-dans-les-quartiers-sinistres-de-beyrouth-limmobilier-susci

    Alors qu’une partie de la ville est encore sous les décombres, des propriétaires ont été approchés pour céder leurs biens dans les régions sinistrées. Si de telles démarches étaient attendues, elles témoignent des risques d’une gentrification de la zone.

    Il aura à peine fallu une semaine pour que certains voient dans la double explosion qui a sinistré Beyrouth une opportunité commerciale. « J’ai reçu un premier appel masqué d’une femme qui se présentait comme employée d’une entreprise de sous-traitance proposant ses services pour la reconstruction de ma maison qui a subi de graves dégâts. J’ai décliné l’offre, et l’après-midi, je reçois un second appel, de la même personne, me demandant cette fois si j’étais intéressé par la vente, à un bon prix, de mon bien immobilier. Je sortais à peine de chirurgie, on avait à peine déblayé le sol : je n’en revenais pas qu’on puisse être si insensible à un moment si dramatique. Je n’ai aucune idée de comment ils ont pu obtenir ni mon nom, ni mon numéro », témoigne encore sous le choc, Nabil, un résident de Gemmayzé dont la maison a été soufflée par l’explosion.

    Selon un communiqué de l’UNESCO quelque 8 000 bâtiments, dont 640 bâtiments historiques, situés essentiellement dans les vieux quartiers de Gemayzé et Mar-Mikhaël, ont ainsi été touchés. 60 seraient même menacés d’effondrement.

    Sur les réseaux sociaux, les témoignages de propriétaires comme Nabil, dont les propriétés dévastées suscitent l’appétit de « vautours » se multiplient. « Il arrive souvent dans ce genre de tragédie que des intérêts opportunistes tentent de profiter de la situation pour acquérir des biens à des prix très décotés », explique Bruno Marot, docteur en politiques urbaines, chercheur associé à l’Institut français du Proche-Orient (IFPO).

    La nouvelle a rapidement suscité une vague d’indignation au sein de l’opinion public qui craint que les bâtiments endommagés ne soient remplacés par des immeubles plus modernes ou de grandes tours résidentielles, plus rentables que les petits immeubles qui y sont majoritaires, avec un risque de gentrification et une reconfiguration sociale, sur le modèle de la reconstruction d’après-guerre du centre-ville de Beyrouth entreprise par Solidere. Mais l’analogie avec l’après-guerre s’arrête là.

    « Solidere est une entreprise privée qui avait, à elle seule, un mandat sur 150 hectares au cœur de Beyrouth, alors qu’aujourd’hui, le risque vient surtout d’initiatives privées et fragmentées », nuance Mona Fawaz, professeure en urbanisme à l’Université américaine de Beyrouth. « La catastrophe pourrait en effet avoir attiré l’intérêt de simples particuliers, qui en pleine crise économique y aurait vu l’occasion d’investir leurs dépôts bloqués dans les banques », avance-t-elle.

    Les hypothèses vont bon train, mais pour l’instant, le mystère reste entier quant à l’origine de ce démarchage, « cela ne vient pas des membres de nos syndicats », assure Walid Moussa, le président du syndicat des agents et consultants immobiliers (REAL), qui représente 160 compagnies et individus, précisant qu’il n’est « pas illégal de s’enquérir des prix mais qu’il s’agit surtout d’une question d’éthique ».

    Des zones déjà convoitées

    L’intérêt des promoteurs immobiliers pour ces quartiers ne serait pas étonnant. « Ces régions abritent de nombreux bâtiments tombant sous le coup de la loi des ancien loyers – [NDLR, loi bloquant les contrats de location signés avant 1992]. Avant le drame, de nombreux propriétaires cherchaient déjà à se débarrasser de leurs biens qui, bien que situés sur des terrains très chers, leur rapportaient peu de revenus locatifs », explique Bruno Marot.

    La catastrophe risquerait d’accélérer cette mutation en facilitant l’expulsion des locataires, d’autant que la destruction du bâtiment est un des rares cas dans lequel la loi autorise la résiliation du contrat. « Nombreux sont les locataires qui ont peur de ne pas pouvoir revenir chez eux », témoigne Mona Fawaz.

    (Tiens ! Un bon article dans L’Orient-Le Jour !!!) La suite de la sélection est intéressante également.

    #liban #beyrouth #reconstruction

  • Suivez, en direct, la manifestation de la colère, dans le centre-ville de Beyrouth - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1228730/suivez-en-direct-la-manifestation-de-la-colere-dans-le-centre-ville-d

    19:11 heure de Beyrouth


    Des protestataires menés par des officiers à la retraite ont pris d’assaut le palais Bustros, le siège du ministère des Affaires étrangères à Beyrouth fortement endommagé par la double explosion de mardi, et y ont déployé une banderole sur laquelle on peut lire : « Beyrouth, ville sans armes », en référence au Hezbollah, et « Beyrouth capitale de la révolution ».

    Prenant la parole, le général à la retraite Sami Rammah a annoncé que le palais Bustros était devenu un quartier général de la Révolution.

    20:23 heure de Beyrouth
    URGENT : Des manifestants sont parvenus à entrer dans le ministère de l’Économie, situé dans le complexe de bâtiments de la rue des Lazaristes. De l’intérieur, les contestataires ont jeté par la fenêtre un portrait de Michel Aoun, selon des images du groupe Facebook Akhbar al-Saha.

    Des contestataires sont également entrés dans le siège de l’Association des banques du Liban, proche de la place des Martyrs, où ils ont détruit le mobilier.

    20:51 heure de Beyrouth
    URGENT Les contestataires ont pris d’assaut le ministère de l’Environnement, dans le centre-ville de Beyrouth, et dans celui de l’Energie, situé sur la Corniche du fleuve, dans le nord de Beyrouth.

    Des images de télévision ont montré un contestataire brûlant un portrait officiel du président Michel Aoun.

    Les manifestants auraient l’intention occuper l’ensemble des ministères.

    (Photo tirée des réseaux sociaux de la contestation)

    21:10 heure de Beyrouth
    Dans son nouveau bilan, la Croix rouge libanaise a annoncé avoir transporté 63 blessés vers les hôpitaux de Beyrouth et avoir soigné 175 personnes dans le centre-ville.(Photo Joao Sousa)

    21:40 heure de Beyrouth
    Dans le ministère de l’Énergie, pris d’assaut par des manifestants, ces derniers ont voulu prendre, du bureau du ministre Raymond Ghajar, une série de documents. Ils en ont toutefois été empêchés par des militaires et policiers déployés sur place. Après quelques minutes de négociations avec les forces de sécurité, les contestataires ont fini par quitter les lieux.

    #Beyrouth

  • #Beyrouth : « La fumée rousse au moment de l’explosion, ça confirme que c’est bien du nitrate d’ammonium »
    https://www.franceinter.fr/monde/beyrouth-la-fumee-rousse-au-moment-de-l-explosion-ca-confirme-que-c-est-

    La fumée est-elle toxique ?

    « On voit de la fumée rousse se répandre au moment de l’explosion, ça confirme que c’est bien du nitrate d’ammonium qui est est parti », explique Marie-Astrid Soenen. Au moment des explosions, une grosse fumée orange s’est en effet dégagée et répandue. Comme l’indique André Picot : « Ce sont les dérivés de l’azote qui brûle. »

    Pour le scientifique, la toxicité n’est pas instantanée : « Cela produit des oxydes d’azote et des dioxydes d’azote surtout. Dans l’immédiat, c’est une substance irritante mais c’est tout. À plus long terme, il peut y avoir d’autres propriétés toxiques. » Il explique que c’est cette même fumée rousse que l’on avait observée lors de l’explosion de l’usine AZF.

  • Liban : plainte pour un bateau de croisières coulé par l’explosion
    https://www.marine-oceans.com/actualites/20678-liban-plainte-pour-un-bateau-de-croisieres-coule-par-l-explosio

    Beyrouth, 7 août 2020 (AFP) -

    Un homme d’affaires libanais a porté plainte au sujet de son bateau de croisières qui a coulé après l’explosion meurtrière et dévastatrice mardi dans le port de Beyrouth, a rapporté vendredi l’agence de presse étatique.

    Deux membres de l’équipage de l’Orient Queen —un Syrien et un Ethiopien— ont été tués et sept autres ont été blessés dans cette explosion, selon les autorités libanaises, de plusieurs tonnes de nitrate d’ammonium stockées dans un entrepôt.

    Le navire, avec casino à bord, effectuait des croisières en Méditerranée orientale, faisant le tour des îles grecques et de la côte turque.

    Le jour du drame 35 personnes se trouvaient à bord, selon un membre d’équipage.

    « L’homme d’affaires Merhi Abou Merhi, propriétaire du bateau de croisières Orient Queen, a intenté une action en justice contre tous les responsables de l’explosion », a indiqué ANI.

    Selon l’agence de presse, il s’agit de la « première plainte du genre » et elle pourrait ouvrir la voie à d’autres procédures similaires.

    L’explosion a fait plus de 150 morts, 5.000 blessés et des centaines de milliers de sans-abri.

    #beyrouth

  • Georges Corm. « Les accords de libre-échange ont ravagé le Liban, son industrie et son agriculture »
    Vendredi, 7 Août, 2020 | L’Humanité | Entretien réalisé par Marc de Miramon
    https://www.humanite.fr/georges-corm-les-accords-de-libre-echange-ont-ravage-le-liban-son-industrie

    Ancien ministre des Finances (1998-2000), Georges Corm éclaire les liens singuliers qui unissent Paris et Beyrouth. Témoin du discrédit de la classe politique libanaise, il explore quelques pistes pour sortir le pays d’une crise sans précédent.

    Georges Corm - Historien et économiste libanais
    Comment avez-vous vécu cette catastrophe ?

    Georges Corm C’est comme si un ouragan atomique s’était abattu sur la ville. Notamment en raison de la géographie de Beyrouth, qui a été frappée sur sa partie Est, la plus ancienne, si chère au cœur de tous les Libanais. J’ai énormément d’amis qui ont perdu leur logement à cause de cette catastrophe. Mon logement, situé dans la partie Ouest, celle dite autrefois « musulmane » en opposition à l’Est chrétien pendant la terrible guerre civile, a été épargné. La communauté chrétienne se sent plus particulièrement éprouvée.
    Quel rôle jouait le port de Beyrouth – détruit dans l’explosion – dans le tissu économique libanais ?

    Georges Corm Le port de Beyrouth, c’est le poumon économique du pays, par où transite environ 80 % du flux de marchandises, contre 20 % du trafic dans celui de Tripoli, au nord du Liban. Désormais, ce dernier sera fatalement amené à jouer un plus grand rôle.
    Emmanuel Macron, lors de sa visite, a déclaré vouloir « organiser l’aide internationale » pour le Liban. Quels sont les liens particuliers entre les deux pays qui sous-tendent cet affichage ?

    Georges Corm Ces liens sont très anciens, et certains veulent même les faire remonter à Saint Louis. Depuis le règne de Louis XIV, nous avons eu des échanges culturels importants. C’est en particulier la communauté maronite qui fournissait des savants aux institutions françaises pour développer leurs connaissances de la civilisation syriaque, elle-même à la base de la culture des maronites. De grands savants libanais ont séjourné à la cour de Louis XIV. On peut également rappeler le rôle éminent joué par la communauté druze et le célèbre émir appelé « Facardin » dans les textes français. L’Italie a été l’objet d’échanges très intenses, mais la force de l’impérialisme français a fait disparaître ce rôle qui se retrouve pourtant dans le style architectural du Liban. Il faut aussi rappeler que l’origine de la communauté maronite se trouve dans la ville d’Antioche, qui a traîtreusement été cédée par la France en 1939 à la Turquie, au prix de la neutralité de cette dernière pendant la Seconde Guerre mondiale. L’apport français a des côtés positifs et aussi beaucoup de négatifs.
    Emmanuel Macron, comme son ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, insiste sur les réformes indispensables au Liban, de quoi parlent-ils exactement ?

    Georges Corm Les premières réformes, et je sais que de très nombreux Libanais sont tout à fait dans cette orientation, consisteraient à abandonner le système communautaire que la France nous a légué par un célèbre arrêté du haut-commissaire de 1936, qui a créé les communautés historiques à l’origine du confessionnalisme actuel. Celui-ci a joué un rôle très négatif dans le développement du Liban avec des chefs communautaires qui se partagent le « gâteau » de l’économie libanaise. C’est cet arrêté qui oblige par exemple les Libanais de communautés différentes à aller se marier à Chypre ou en Turquie…
    Pourquoi de nombreux observateurs ont-ils immédiatement soupçonné la main d’Israël dans l’explosion de Beyrouth ? Dans quel contexte de tension entre Tel-Aviv et le Hezbollah cette tragédie survient-elle ?

    Georges Corm J’ai entendu le jour même des chasseurs israéliens survoler le territoire libanais, et, depuis la montagne où je me trouvais, j’ai cru que la première explosion correspondait au passage du mur du son atteint par ces avions. Certains articles, y compris de source israélienne, accusent l’État d’Israël d’avoir provoqué l’explosion, et même le président Trump a tenu des propos ambigus à ce sujet. Entre Israël et le Hezbollah, il y a eu récemment, c’est vrai, une sorte de « journée des Dupes ». Le Hezbollah s’est mobilisé le long de la frontière sans commettre aucun acte hostile, et cela a provoqué en Israël une forte inquiétude, ravivant les souvenirs de la guerre perdue de 2006.
    La classe politique sunnite et de nombreux médias du Golfe tentent d’imputer la responsabilité de la catastrophe au Hezbollah, faut-il prendre ces accusations au sérieux ?

    Georges Corm C’est de la pure manipulation politique, ces stocks de nitrate d’ammonium se trouvaient dans le port de Beyrouth depuis des années. La question, c’est de savoir comment on a pu laisser ces matières dangereuses aussi longtemps et dans des conditions de sécurité aussi précaires. Les négligences sont probablement à chercher du côté de la direction du port de Beyrouth.
    Le Hezbollah est-il visé par le même discrédit qui frappe la classe politique libanaise ?

    Georges Corm Une bonne partie de la population constate que le « parti de Dieu » a travaillé en étroite collaboration avec le gouvernement de Hariri père d’abord, fils ensuite. Il est donc associé, dans l’esprit de beaucoup, à ce système de corruption généralisée. (...)

    #Beyrouth

  • Israel is in shock over Beirut, in a sickening show of hypocrisy
    Gideon Levy | Aug. 7, 2020 | 1:45 PM - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/middle-east-news/.premium-israel-beirut-lebanon-blast-support-1.9050449

    Official Israel presented itself as shocked at the disaster that struck its neighbor, Lebanon, yesterday. Almost everyone put on a sorrowful face. Except for Richard Silverstein, who writes a blog, Tikkun Olam, no one accused Israel of causing the disaster. Except for Moshe Feiglin and a few other racists, no one expressed satanic joy over it. Fortunately, former Israeli army spokesman Avi Benayahu ran Feiglin out of the race: “With such statements, you don’t belong to the Jewish people,” declared Benayahu, the man of Jewish morality, and the stain was removed.

    Benayahu is right: The Jewish state never caused such disasters, and when our enemies fell it never rejoiced. The Israel Defense Forces, whose voice Benayahu was, never such caused destruction and devastation, certainly not in Lebanon, certainly not in Beirut. What does the IDF have to do with the destruction of infrastructure? An explosion in the Beirut port? Why would the most moral army in the world have anything to do with bombing population centers? And so the country’s leaders hastened to offer help to the stricken land of the cedars, such a typical Jewish and Israeli gesture, human, lofty and moving to the point of tears.

    True, the Israel Air Force thumbs its nose at Lebanon’s sovereignty and flies through its skies as if they were its own. True, Israel has devastated Lebanon twice in war, but who’s counting. Israel’s president issued a statement of condolences to the Lebanese people, the prime minister and the ministers of foreign affairs and defense said they had “given instructions to offer humanitarian and medical assistance to Lebanon.”

    As if all this beneficence was not enough, the mayor of Tel Aviv ordered the municipality building illuminated with the colors of the Lebanese flag. Words fail. All past hatred has been set aside, Israel is now a friend in need to its suffering neighbor. Maybe it was Tu B’Av, the holiday of love, marked yesterday. But still, a vague memory threatens to spoil the how-beautiful-we-are party, which we love so much around here.

    Was it not that same defense minister that only last week threatened that same Lebanon with destruction of infrastructure? Didn’t the prime minister also threaten Lebanon? And how does destruction of infrastructure look in Lebanon? Just like what was seen in Lebanon on Tuesday. The sound of thunder shook the city, black smoke billowed over it, destruction and devastation, civilian blood spilled, 4,000 injured at hospital doors, as described in horror by the ambassador of a European country in Beirut, who had previously served in Israel. She was injured Tuesday in the blast and was in shock.

    Half of Israel and the entire IDF General Staff know how to recite the acclaimed Dahiya Doctrine. Every second politician has threatened to carry it out. That is our language with Lebanon and Gaza. It’s the doctrine espoused by the Israeli Carl von Clausewitz, former chief of staff Gadi Eisenkot, the current hope of the Israeli left, when he was chief of the Northern Command.

    And what is this sophisticated doctrine? It’s the use of disproportionate, unbridled force against infrastructure, the sowing of destruction and shedding of as much blood as possible. “Flattening” – to teach the enemy a lesson “once and for all.” The IDF has tried this more than once in the past, in Lebanon and in Gaza, and it was a dizzying success story. It looks just like what was seen in Beirut on Tuesday.

    Not a week had passed since Israel threatened to destroy infrastructure in Lebanon if Hezbollah dared avenge the killing of one of its fighters in a limited military action on the border, and Israel the destroyer becomes Israel the merciful. Would you accept humanitarian aid from such a country? Is there a more sickening show of hypocrisy?

    When Israel demolished Dahiya and other neighborhoods in Beirut, the Tel Aviv Municipality building was not illuminated with the colors of the Lebanese flag. When Israel killed thousands of innocent women and children, old and young, in Gaza during the criminal Operation Cast Lead and Operation Protective Edge, the municipality was not lit up in the colors of the Palestinian flag. But on Wednesday we were all so humane, so Lebanese for a moment. Until the next Dahiya.

    #Beyrouth

    • Israël blanchit sa barbarie en offrant son aide au Liban
      Par Motasem A. Dalloul - 07.08.2020 - Source : Middle East Monitor -Traduction : MR pour ISM
      http://www.ism-france.org/analyses/Israel-blanchit-sa-barbarie-en-offrant-son-aide-au-Liban-article-21209

      (...) Bien sûr, le Liban a jusqu’à présent ignoré Israël et les offres d’aide israéliennes malgré ce tweet posté par le porte-parole des forces d’occupation israéliennes : « C’est le moment de transcender tout conflit. »

      En fait, le Liban, aux prises à des épreuves nationales avant même que l’explosion ne se produise, a besoin de toute aide offerte - mais pas d’Israël - qui, au début de cette semaine, a promis de détruire ses infrastructures. Lors de réunions avec le chef d’état-major israélien Aviv Kochavi et d’autres membres de l’état-major général, qui se sont tenues jeudi dernier, Gantz a donné l’ordre aux forces de défense israéliennes de bombarder les infrastructures libanaises dans tout conflit potentiel avec le Liban. Cette instruction a été donnée après des jours de tension sur le front nord.

      Le Liban ne veut pas de l’aide de l’État qui a inventé la doctrine Dahiya, qui est une stratégie militaire basée sur la destruction des infrastructures civiles sous prétexte d’empêcher les combattants de l’utiliser. Pour atteindre ce but, les forces israéliennes sont autorisées à employer une puissance disproportionnée. Cette stratégie porte le nom du quartier de Dahiya à Beyrouth, qui a été complètement détruit par Israël en 2006. (...)

  • How Could the Beirut Explosion Happen? Experts Explain - Scientific American
    https://www.scientificamerican.com/article/how-could-the-beirut-explosion-happen-experts-explain

    One thing we’ve been trying to be very careful about is not hypothesizing too early in the process. We don’t have a ton of information [for Beirut], but we’ve seen the videos of the explosion. Seeing the shock wave—it’s very rare to see that. What we’re talking about is that really thin, spherical white shape moving away from the explosion . What you’re actually seeing is water vapor condensing out of the air, because of really low pressure right behind the high-pressure shock wave. And then you can see it disappears right away, because it’s evaporating once the pressure equalizes. You can see the actual shock wave, so you know that it detonated—and only certain things can get you to a detonation.

    What do you mean by detonation?
    OGLE: A shock wave travels faster than the speed of sound, and that’s the hallmark of a detonation. There are two kinds of decomposition reactions that you can find in ammonium nitrate when it’s starting to build up enough pressure to cause damage. The first is called a deflagration. It’s a wave—literally a chemical reaction wave—that is traveling through the material slower than the speed of sound. As it continues to travel, it accelerates. And if it gets to the point where it hits the speed of sound, that’s what we call a detonation. A detonation yields far more damaging mechanisms against things such as structures and buildings.

    What else can you learn from the video footage from Beirut?
    SMYTH: A lot of the times when we’re analyzing video, we’re looking for the sequence and timing of events. When we’re investigating an explosion, there’s usually both explosion damage and fire damage. It’s always one of our goals to figure out: Was it fire, then explosion or explosion, then fire? The video we see that shows a fire before the explosion is really useful.
    OGLE: There’s a very distinctive reddish-brown cloud that’s rising up, following the explosion. It’s not the same thing as performing a chemical analysis, but [the cloud] is very distinctive and would be consistent with the decomposition products of ammonium nitrate—the primary one being nitrogen oxide. I think, at least visually, there’s a potential confirmation there that ammonium nitrate [is] participating in the overall reaction.

    What can cause ammonium nitrate to explode?
    OGLE: It’s stable under normal conditions, but you can do things to it that will cause it to misbehave. The main trigger is an external heat source. Depending on how you want to count it, there have been probably somewhere between 20 and 30 major catastrophic explosions with ammonium nitrate since it came on the scene as a commercial product in the 1920s. And fire is a frequent trigger. It’s the heat of the fire that warms up the ammonium nitrate that can become a problem. If it is heated by a large heat source like a fire, the ammonium nitrate will begin to decompose—and that decomposition can be mild and harmless, or it can be catastrophic.

    The difference between the two is whether or not the ammonium nitrate is pushed together in a stockpile. Think of it like a bonfire with a bunch of logs. When you build up that bonfire, those logs are trapping the heat, which accelerates the burning and makes the big fire. Whereas if you spread them out, the heat escapes to the atmosphere harmlessly. The same thing is true with the ammonium nitrate if it’s loaded up in, for example, what they call supersacks (these flexible containers that can [often] hold about one [metric] ton each). If you pile them up with no airflow in between, then any heat that gets generated during a decomposition is trapped and can’t get out. That heat raises the temperature and accelerates the decomposition, and there’s nothing to stop it.

    With the stockpile of ammonium nitrate in Beirut, what precautions should have been taken?
    OGLE: In the U.S., we turn to [a nonprofit] organization called the National Fire Protection Association to give us guidance on how to safely handle things like hazardous materials. If you exceed a threshold quantity of material—one half of a [metric] ton [of ammonium nitrate]—then you need to take a much more sophisticated approach to how you store and handle the material to keep it safe. If you have 2,750 [metric] tons, first and foremost, the thing you need to do is move that material far away from the population. It represents a significant hazard.

    When investigating an explosion, what other clues do you look for?
    SMYTH: The presence of a crater is another indication of the size of the explosion and what could potentially be involved. And the radii of damage: How far do you have minor structural damage? Broken windows? Major structural damage? Looking at how far away things are damaged can help you estimate how much power or energy or force was released. Those types of information can be used to back out what specifically happened. If you’re looking at a smaller explosion within a building, you can look for directional indications: where this wall was blown out toward the north and this wall was blown out toward the east. You can also look at fragments, missiles or shrapnel that were thrown during the explosion to both estimate how much force you’d need to move that fragment, as well as where they are coming from. Oftentimes we’re looking for fragments of certain pieces of equipment to put them back together like a puzzle: you might be able to look at those pieces and understand why they fragmented the way they did. Time lines are really important to our work. Understanding how long something was exposed to a fire, when someone was last in the room [and] noted that everything was normal, when people first see smoke—that type of [establishment of] a time line can be really helpful to help us [set bounds on] what’s going on, as well as potentially eliminate different hypotheses.

    OGLE: You’re searching for little nuggets of gold through a bunch of other kinds of fluff. But that requires interviews and searching through documents. One of the things, for example, that there’s been some talk about in the news media is whether or not there were any fireworks stored either nearby or, potentially, in the same warehouse [as the ammonium nitrate in Beirut]. Given the devastation that you’re looking at, it would be probably difficult to find physical evidence of that. You’re going to have to rely on people, and maybe documents, that will help you establish whether or not some materials were being stored in adjacent warehouses or in the same one.

    #Beyrouth #nitrate_d’ammonium #Liban

  • Liban : le Hezbollah « nie catégoriquement » avoir tout « entrepôt d’armes » dans le port de Beyrouth
    Par Le Figaro avec AFP 7 août 2020
    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/liban-le-hezbollah-nie-categoriquement-avoir-tout-entrepot-d-armes-dans-le-

    Le chef du mouvement libanais du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a « nié catégoriquement » vendredi 7 août que son organisation possédait un « entrepôt d’armes » dans le port de Beyrouth, secoué par une explosion meurtrière et destructrice.

    « Je nie totalement, catégoriquement, qu’il y ait quoi que ce soit à nous dans le port, ni entrepôt d’armes, ni entrepôt de missiles (...) ni une bombe, ni une balle, ni nitrate » d’ammonium, a martelé le chef du Hezbollah dans une allocution télévisée, après des accusations qui ont circulé dans les médias ou au sein de l’opinion publique et pointant du doigt l’influent mouvement chiite libanais.

    #Beyrouth