• 17 octobre 2020, on commémore aussi le couvre feu du 17 octobre... 1961

    A ce sujet, #Georges_Azenstarck (1934-2020) vient de mourir. Photographe pour l’Huma, il avait documenté la vie des pauvres et des ouvriers, mais aussi la nuit du #17_octobre_1961, manifestation d’Algériens contre le couvre feu !!!

    Sous les ordres de #Maurice_Papon, la police parisienne a tué des dizaines d’Algériens, dont beaucoup furent jetés à la Seine. C’était il y a 59 ans, dans Paris, le massacre de civils le plus sanglant depuis la Commune. Pendant 30 ans les rares témoins ont essayé de rompre l’omerta organisée par les États français et algériens, par les partis de droite et d’extrême droite et certains partis de gauche.

    Azenstarck, le photographe qui a témoigné contre Maurice Papon
    Chloé Leprince, France Culture, le 8 septembre 2020
    https://histoirecoloniale.net/Le-photographe-George-Azenstarck-temoin-majeur-du-17-octobre-1961

    Dans ce documentaire de Faiza Guène et Bernard Richard, produit en 2002, il décrit sa soirée passée avec son collègue photographe à « L’Huma », les cadavres qu’il voit depuis le balcon du journal, qui s’entassent en contrebas dans la rue, du côté du Rex, “comme des sacs à patates”. Il décrit aussi les Algériens que la police traîne par le col, vifs ou morts, et ce camion qu’on appelait encore “panier à salade”, qui stationne une grosse dizaine de minutes sous sa fenêtre et lui masque la vue. Lorsque le camion remettra le moteur, les cadavres entassés auront disparu. Les tirs se sont tus, Azenstarck descend en trombe, il tente de photographier ce policier qui, seau d’eau à la main, tente en vain de nettoyer le sang sur le trottoir. On l’empêche assez vite de mitrailler. Mais ses pellicules de la soirée du 17 octobre 1961 serviront a posteriori à étayer la réalité : on a bien massacré des Algériens dans les rues de Paris ce soir-là.

    Mémoire du 17 Octobre 1961 (Bernard Richard et Faïza Guène, 2002, 17 minutes)
    https://www.youtube.com/watch?v=xVGT19qOUBA

    Le témoignage du photographe, ainsi que ses tirages, sont d’autant plus précieux qu’il s’est d’abord agi de planches contact : ni le 18 octobre 1961 ni les jours qui suivront, l’Humanité ne publiera les images de Georges Azenstarck. En 2011, il montre ses photos et parle de leur disparition mystérieuse du siège de l’Humanité, au début du film de la plasticienne Ariane Tillenon :

    17 octobre 1961 : "50 ans après, je suis là" (Ariane Tillenon, 2011, 15 minutes)
    https://www.youtube.com/watch?v=8pzuDOmELdY

    #France #Paris #racisme #Algériens #FLN #guerre_d'Algérie #manifestation #violence_policière #L'Huma #17octobre1961 #immigration #bidonvilles #colonialisme #police #pogrom_policier #massacre #histoire #violences_policières #impunité #torture

  • Une histoire des HLM en banlieue populaire - Métropolitiques
    https://www.metropolitiques.eu/Une-histoire-des-HLM-en-banlieue-populaire.html

    Historien de l’immigration, Cédric David est l’auteur d’une thèse sur les politiques du logement social à Saint-Denis (1950-1990). Il analyse dans cet entretien l’émergence des catégorisations et des discriminations ethno-raciales dans les HLM, en lien avec les contraintes politiques et économiques qui pèsent sur les bailleurs sociaux.

    Propos recueillis par Mariana Tournon et Janoé Vulbeau.


    Les Francs-Moisins, Saint-Denis (Olivier2000/Wikipedia, CC BY-SA 1.0)

    Pour commencer, pouvez-vous rappeler les contours de votre recherche qui propose une histoire du logement social en banlieue ouvrière des années 1940 aux années 1990 ?

    Au début des années 2000, j’ai entamé un premier travail sur la question des bidonvilles, majoritairement peuplés d’immigrants [1] coloniaux et étrangers, et sur leur résorption à Saint-Denis, au nord de Paris, durant les années 1960-1970 (David 2002). Durant cette période, seuls 5 à 10 % des étrangers de région parisienne y vivaient (Blanc-Chaléard 2016, p. 228-231). Pourtant la résorption des bidonvilles est devenue un prisme déformant de l’histoire urbaine de la seconde moitié du XXe siècle, s’insérant dans une série de lieux communs simplistes ou erronés : « les immigrés sont passés du bidonville au HLM », « des grands ensembles ont été construits pour loger les immigrés », ou encore « le regroupement familial instauré à partir de 1974 a précipité la crise des grands ensembles » en faisant « fuir les classes moyennes blanches ». Les recherches récentes montrent que ces récits stigmatisants masquent des discriminations instituées, notamment en direction des familles algériennes (Cohen 2020). Elles montrent aussi que, pour comprendre l’histoire des relations entre logement social et immigration, on ne peut se contenter d’une chronologie binaire opposant les Trente Glorieuses à la crise sociale et urbaine qui a suivi.

    Pour réexaminer cette histoire, j’ai étudié dans ma thèse les pratiques

    #HLM #discrimination #immigration #racialisation #Saint-Denis #quartiers populaires #bidonvilles

  • Espaço e Economia: Revista Brasileira de Geografia Econômica dedica esta edição especial à primeira parte do Dossiê Coronavírus.

    A geopolítica do COVID-19 [Texto integral]
    La #géopolitique du COVID-19
    The geopolitics of COVID-19
    La geopolítica de COVID-19

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    Denis Castilho
    Um vírus com DNA da globalização: o espectro da perversidade [Texto integral]
    Un virus avec le DNA de la #mondialisation : le spectre de la perversité
    Un virus con ADN de la globalización: el espectro de la perversidad
    A virus with DNA from globalization: or the specter of perversity
    #globalisation

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    Roberto Montemerli
    Os desafios da Itália na emergência do coronavírus [Texto integral]
    Os desafios da Itália na emergência do Coronavírus
    Il sfide il Italia in emergenza di coronavirus
    Los desafíos de Italia en la emergencia del coronavirus
    Italy’s challenges in the emergence of the Coronavirus
    Les défis italiens face à l’émérgence de la Covid-19
    #Italie

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    Miriam Hermi Zaar e Manuel-Blas García Ávila
    El Covid-19 en España y sus primeras consecuencias [Texto integral]
    O Covid-19 na Espanha e suas primeiras consequências
    La Covid-19 en Espagne: premiers conséquences
    The Covid-19 in Spain and its first consequences

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    Maricarmen Tapia e Jerónimo Bouza.
    Lo que la pandemia deja al descubierto. El COVID-19 en España [Texto integral]
    Lo que la pandemia deja al descubierto. El COVID-19 en España
    O que a pandemia revela. El COVID-19 na Espanha.
    What the pandemic reveals. The COVID-19 in Spain.
    Révélations de la pandémie. La #Covid-19 en #Espagne

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    Lucas Pacheco Campos e Tuíla Lins
    Pandemia à Portuguesa: um relato sobre o Covid-19 em Portugal [Texto integral]
    Pandémie à portugaise: témoignage sur le Covid-19
    Pandemia à portuguesa: un informe sobre Covid-19 en Portugal
    Portuguese Pandemic: an account of Covid-19 in #Portugal

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    Gaudêncio Frigotto
    Empresários mais ricos do Brasil: a ignorância, o cinismo e a ganância que matam [Texto integral]
    Empresários mais ricos do Brasil: a ignorância, o cinismo e a ganância que matam
    Los empresarios más ricos de Brasil: ignorancia, el cinismo y la avaricia que matan
    Les entrepreneurs les plus riches du #Brésil : l’#ignorance, le #cynisme et l’#avidité qui tuent
    Richest businessmen in Brazil: ignorance, cynicism and greed that kill.

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    Jorge Luiz Barbosa
    Por uma quarentena de direitos para as favelas e as periferias! [Texto integral]
    Pour une #quarantaine de droits pour les #bidonvilles et les #périphéries !
    ¡Por una cuarentena de derechos para los barrios bajos y las periferias!
    For a quarantine of rights for the slums and the peripheries!

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    Oséias Teixeira da Silva
    O salto ainda mais mortal que o da mercadoria e a pandemia do coronavírus. [Texto integral]
    El salto aún más mortal que el de la mercancía y la pandemia de coronavirus.
    Le saut encore plus mortel que celui de la marchandise et la pandémie de la Covid-19
    The leap even more deadly than that of merchandise and the coronavirus pandemic

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    Heitor Soares de Farias
    O avanço da Covid-19 e o isolamento social como estratégia para redução da vulnerabilidade [Texto integral]
    O avanço da Covid-19 e o isolamento social como estratégia para redução da vulnerabilidade
    L’avancement du Covid-19 et l’#isolement_social en tant que stratégie pour la réduction de la #vulnérabilité
    El avance de Covid-19 y el aislamiento social como estrategia para reducir la vulnerabilidad.
    The advancement of Covid-19 and social isolation as a strategy to reduce vulnerability

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    Cláudio Luiz Zanotelli e Ednelson Mariano Dota
    A questão da desigualdade territorial municipal no Espírito Santo face à pandemia do coronavirus e a importância da existência de um Estado de bem estar social em defesa da sociedade. [Texto integral]
    La question de l’#inégalité_territoriale des communes de l’état de l’#Espírito_Santo au Brésil face à la pandémie de coronavirus et l’importance d’un État social en défense de la société.
    The issue of municipal territorial inequality in Espírito Santo in the face of the coronavírus pandemic and the importance of the existence of a welfare state in defense of society
    La cuestión de la desigualdad territorial municipal en Espírito Santo frente a la pandemia de coronavirus y la importancia de la existencia de un Estado de bienestar en defensa de la sociedad.

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    José Borzacchiello da Silva e Alexsandra Maria Vieira Muniz
    Pandemia do Coronavírus no Brasil: Impactos no Território Cearense [Texto integral]
    Conoravirus Pandemic in Brazil: Impacts in the Territory of Ceará
    Pandémie de Coronavirus au #Brésil : Répercussions chez le #Territoire_de_Ceará
    Pandemia de coronavirus en Brasil: impactos en el territorio Cearense

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    Eveline Algebaile e Floriano José Godinho de Oliveira
    A superação do capitalismo em questão: com que prática, em qual direção? [Texto integral]
    A superação do capitalismo em questão: com que prática, em qual direção?
    La superación del capitalismo en cuestión: ¿con qué prácticas, en qué dirección?
    Le dépassement du #capitalisme en question : avec quelles pratiques, et dans quelle direction ?
    Overcoming capitalism in question: with which practices, in which direction?


    https://journals.openedition.org/espacoeconomia/10071

    Il y a des revues qui sont rapides...

    #coronavirus #revue #covid-19

    ping @fil @simplicissimus

  • #Roms. « Ils vont mourir de #faim, pas du #coronavirus », s’alarment les associations

    Manque de nourriture, pas d’accès à l’eau : la situation sociale et sanitaire des 19 000 personnes vivant dans des #bidonvilles s’aggrave. « La vie est encore plus dure depuis le coronavirus », témoigne Tarzan. Habitants et bénévoles des associations venant en aide à la communauté rom se sentent complètement délaissés.

    « La vie est encore plus dure depuis le coronavirus. » Habitant dans une caravane à Toulouse, Tarzan est inquiet pour son avenir et celui de ses enfants. Lui qui s’est débrouillé jusqu’à présent grâce à la revente de ferraille, se voit désormais contraint d’arrêter. « Je ne peux plus travailler, ni acheter à manger pour ma famille. Et mes petits ne vont plus à l’école », déplore le père de famille. Il ne s’est pas aventuré en dehors du terrain depuis trois semaines.
    Un manque de volonté des élus

    Depuis le confinement, la situation sanitaire des 19 000 personnes vivant dans des bidonvilles s’aggrave. Ils manquent de tout. « En matière d’aide alimentaire, les premières semaines, c’était dramatique, affirme Clémentine Sinquin, déléguée générale du Collectif national droits de l’homme Romeurope. Les gens avaient très faim, l’aide n’était pas structurée. » Désormais, la distribution alimentaire s’organise un peu partout sur le territoire, à l’exception de certaines zones. À Bordeaux, par exemple, « il y a une véritable crise alimentaire, alerte Jean-Luc Tari, responsable de la mission bidonvilles de Médecins du monde (MDM). Environ 500 personnes, parmi lesquelles il y a des enfants et des femmes enceintes, n’ont plus rien à manger. Les gens vont mourir de faim, pas du coronavirus ».

    Mais les autorités politiques locales ne bronchent pas, regrette le militant, qui fustige le manque de volonté des élus. La situation reste aussi tendue à Toulouse, Nantes et dans plusieurs départements d’Île-de-France, dont les Hauts-de-Seine.

    À l’échelle nationale, il aura fallu plusieurs semaines pour que les associations aient enfin des informations. Une instruction ministérielle du 27 mars, adressée aux préfets, indique les mesures à prendre pour protéger les plus démunis. Sans écrire une seule fois le mot « bidonville »… Le passage sur l’eau s’adresse visiblement plus aux personnes isolées et à la rue qu’aux familles des terrains. « Près de 80 % des personnes vivant en bidonville n’ont pas accès à l’eau, dénonce Clémentine Sinquin. Sans eau, les populations ne peuvent pas boire, se laver les mains, cuisiner, etc. C’est donc impossible de respecter les mesures d’hygiène et de prévention. » Le réseau militant rappelle que l’État et les collectivités locales ont des obligations envers ces populations. « À Stains, le point d’eau du cimetière qui permettait à 220 personnes d’avoir de l’eau est aujourd’hui fermé, les gens restent sans solution », regrette-t-elle.
    Tous attendent des mesures fortes

    Informer les populations face aux risques épidémiques, c’est le travail harassant des associations, qui organisent des maraudes sanitaires. À Toulouse, Geneviève Molina, médecin et membre de MDM, est sur le front : «  Nous allons sur le terrain pour alerter sur le virus, expliquer les gestes barrières, mais également fournir des attestations à ces populations très anxieuses face aux risques de propagation du virus. Le surpeuplement, la grande promiscuité et le manque d’hygiène sont des conditions très difficiles. » « Il faut tout faire pour mettre en place une veille sanitaire. Si le Covid-19 se répand sur un bidonville ou un squat, ça sera une catastrophe », prévient-elle.

    Les habitants et bénévoles se sentent complètement délaissés. « Si une personne est contaminée, que fait-on ? demande Liliana Hristache, de l’association Rom Réussite, à Montreuil. Rien n’est prévu pour pouvoir mettre des familles entières en isolement. Et si une maman est seule, avec ses enfants, comment agir ? J’aimerais bien que l’État réagisse. » Tous attendent des mesures fortes pour affronter la crise sanitaire. « Il n’y a toujours pas de maraudes de prévention de l’épidémie dans une grande partie de l’Île-de-France, tandis qu’une personne est décédée du coronavirus dans un squat dans le Val-d’Oise », alerte Clémentine Sinquin. La crise du coronavirus a déjà convaincu des Roms de quitter la France.

    À Montreuil (Seine-Saint-Denis), l’annonce du confinement a vidé deux campements. Et deux autres, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), ont connu un scénario identique.

    https://www.humanite.fr/roms-ils-vont-mourir-de-faim-pas-du-coronavirus-salarment-les-associations-
    #France

    signalé par @isskein

    ping @karine4

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    J’ajoute à la métaliste coronavirus et faim :
    https://seenthis.net/messages/838565

  • #Inde : des policiers armés de #frondes et de #catapultes vont protéger #Trump des #singes

    Les autorités indiennes ont également érigé un #mur pour cacher les #bidonvilles qui bordent une route que doit emprunter Donald Trump, explique Slate.

    #Donald_Trump va fouler le sol indien pour la première fois en tant que président les 24 et 25 février 2020. Alors, pour s’assurer que le voyage du locataire de la Maison-Blanche se déroule en toute quiétude, l’Inde n’a pas lésiné sur les moyens. Le Premier ministre Narendra Modi a notamment équipé sa police pour protéger le milliardaire des 50 millions de singes qui peuplent cet immense pays du sud de l’Asie. Les forces de l’ordre, munies de frondes et de petites catapultes, vont suivre leur hôte à la trace pour le prémunir de toute attaque de ces animaux qui peuvent parfois se montrer agressifs, comme l’expliquent nos confrères de Slate, jeudi 20 février 2020. Voilà les primates prévenus.

    Et ce n’est pas tout. Non content d’assurer la sécurité de Donald Trump, le gouvernement indien souhaite également s’assurer du confort de ses pérégrinations. Les autorités ont pris la décision polémique d’ériger un mur de 500 mètres sur la route reliant l’aéroport d’Ahmedabad au centre-ville, comme le révèle le journal indien The Wire (en anglais). Le but ? Dissimuler la pauvreté des bidonvilles de Sarania Vaas aux yeux du prestigieux hôte, qui doit assister à l’inauguration du stade de cricket de la région.

    #Cache-misère de béton

    Les autorités d’Ahmedabad ont démenti toute volonté de construire un cache-misère. Vijay Nehra, qui dirige la ville, explique vouloir « éviter les intrusions et protéger des arbres qui étaient abîmés ». Un argument qui ne convainc pas grand monde en Inde, à l’image de The Wire. « Pourquoi cherchons-nous à cacher nos pauvres alors que nous sommes incapables de dissimuler la pauvreté qui martyrise le pays ? » s’insurge le quotidien. Il y a fort à parier que Donald Trump jalouse un tel mur, qu’il rêve de voir s’ériger entre les États-Unis et le Mexique.

    https://www.lepoint.fr/monde/inde-des-policiers-armes-de-frondes-et-de-catapultes-vont-proteger-trump-des
    #murs_intra-urbains #murs_urbains #invisibilisation #lol #géographie_urbaine

    • Gujarat: Another Brick in Trump’s Wall


      –-> Children play near the wall being constructed in Ahmedabad, to hide a slum from Trump during his visit. Photo: Reuters/Amit Dave

      As the US President Donald Trump visits Ahmedabad in Gujarat this month, we hear that the Ahmedabad Municipal Corporation (AMC) is building half-kilometre wall on the stretch that leads to Gandhinagar from Ahmedabad.

      The purpose of the wall, it is learnt, is to hide the 500 kutcha houses at the Dev Saran or Saraniyavaas slum area. The slum houses an estimated population of 2,500.

      All in all, the AMC is building this wall to hide poverty, if not the poor.

      We know well that Trump rose to power on an exclusive hate campaign, at the heart of which was his commitment and rhetoric to build a wall at the Mexican border. His arrogant pledge asking Mexico to even pay for such a wall, added to his deceitful masculinity and persona, traits which do matter in the elections to the highest office in the USA.

      In our penchant for welcoming guests beyond their expectations, we have gone too far in pleasing Trump by offering him a spectacle of a wall on his forthcoming visit. Atithi Devo Bhava, stretched to its best!

      Ironically, the wall in question is not to limit illegal migration but to hide the legal citizens of this country. In fact Trump’s good friend, Modi, has other tricks up his sleeve to contain the legality of citizens of the land but that’s a different story, for some other day.

      Coming back to the wall in question, the building of walls to hide poverty is not new in this world.

      In preparation for the 2016 Olympics in Rio de Janeiro, the Brazilian government constructed a wall surrounding the Mare Favela complex to hide the poverty of the favela. When brought to the notice of the world, the Brazilian government came up with a bizarre explanation for the act.

      It said that the wall was necessary to protect the ears of its poor! Strange that silence is still considered to be the harbinger of sanity by otherwise noisy and careless regimes.


      –-> An outer wall of an under-construction detention centre for illegal immigrants is pictured at a village in Goalpara district in the northeastern state of Assam, September 1, 2019. Photo: Reuters/Anuwar Hazarika

      Even though no such explanation has been offered by the Gujarat government, it is but interesting to know why do we want to hide our poor even when we cannot hide the poverty which ails the nation like a disease? The indices of human development in Gujarat reveal a story where the necessity of such a wall to hide the poor and the poverty can be explained though not justified.

      Despite the so called “Gujarat model of development,” these indices clearly show that poverty and poor human existence is the unceasing companion of the Gujarati masses, irrespective of what Modi and his ilk wants us to believe.

      Gujarat stood at 22nd rank among Indian states in the Human Development Index for 2018.

      This is far below than some of so called “poor performing” states of Jammu & Kashmir (at 17) Uttarakhand (at 19) and Nagaland (at 20). The Infant Mortality Rate of Gujarat in 2016 stood at 30 per 1,000 live births, far poorer than that of states like Jharkhand (29 per 1000 live births) and Jammu & Kashmir (24 per 1000 live births).

      Another sensitive index of human development, namely the Maternal Mortality Rate was 91 per 1,00,000 live births in Gujarat in 2016 as compared to 66 in Tamil Nadu and 88 in Telangana in the same year.

      In an interesting paper (titled Did Gujarat Switch to a Higher Growth Trajectory Relative to India under Modi?) published in the Economic and Political Weekly in May 2014, just when Modi took over as the PM of the country for the first time, authors Maitreesh Ghatak and Sanchari Roy could show through complex statistical analysis that the success story of Gujarat under Modi’s chief ministership was nothing more than what the state could have even otherwise achieved in the natural course of things.

      In fact Gujarat fared worse when compared to Bihar for the same period of analysis. No wonder the ill fate of Gujarat has continued unabated till date so as to warrant the need of building the wall of shame.

      The need for a wall to hide the poverty in Gujarat is even more acute it seems. According to the National Crime Records Bureau (NCRB) report, ‘Accidental Deaths & Suicides in India’ released recently, the suicide rates in Gujarat due to poverty increased by a whopping 162% in 2018. The report also revealed that 21% more suicides happened in Gujarat due to unemployment as a reason.

      Interestingly, one of the basic functions of a wall is separation.

      In the very popular TV series, The Game of Thrones, a continent-spanning wall is made to keep out the “wild” people from civilisation. The Greeks had similar motives when they built walls. Those who lived beyond the city walls were called barbarians. These were the uncivilised people whom the walls kept at a safe distance from the civilised.

      In fact, even the thick prison walls serve the same purpose: keeping the dangerous separated from the civil.

      The mythical wall which God instructs Nehemiah to build in the Bible, separates and thus saves Jerusalem from the attack of the enemy. The separation by a wall is thus both symbolic and actual.

      In fact in the words of Dostoyevsky:

      “A wall, you see, is a wall … and so on, and so on. But is it? It is my thesis that, in addition to their versatile physical functions, walls possess an immense measure of signification and that these two realms-the concrete and the symbolic interact with each other.”

      Walls have thus been tools of keeping the ‘wild’, the uncivilised and the barbaric separated from those who are the harbingers of civility. But to build a wall to separate the view of poverty has its own unique flavour. It becomes even more important in the context of a democracy where the people, both poor and the rich, vote to form the very government which wants to hide them from visiting leaders of affluent countries.

      As residents of urban metropolises we are concerned about the aesthetics of our cities. Ugly poverty is an eyesore to the landscape we want to build.

      The smart cities we promise should be without the poor. Slums, ghettos and street habitation form an obnoxious trail of existence which we earnestly want to wipe off from the streets of our cities.

      Who needs to see the poor, the sick and the dying? The street children selling balloons need to be obliterated from our view not because we care for them but because we care for ourselves.

      We care for the reputation that we build in front of visiting dignitaries. So what if we cannot address poverty, we can still build a wall.

      I am not surprised. Walls divide, walls hide. Walls are stony deaf and heartless.

      https://thewire.in/rights/ahmedabad-wall-trump-visit

      #Ahmedabad

    • A Wall Is Being Built in Ahmedabad to Block a #Slum From Donald Trump’s View

      A wall is being constructed by the Ahmedabad Municipal Corporation to hide a slum cluster from the view of US President Donald Trump and Prime Minister Narendra Modi.

      The wall is over half-a-kilometre long and seven feet high.

      The two have planned a roadshow in the city on February 24.

      The wall is being constructed on the road leading from the Ahmedabad airport to Gandhinagar as part of a beautification plan that has been rolled out ahead of Trump’s visit. He is scheduled to address a huge gathering at the Motera Stadium in Ahmedabad at the end of the roadshow.

      The ‘Kem Chho Trump’ event is being seen as Modi’s reciprocative gesture to the US president for joining him at the ‘Howdy Modi’ gathering in Houston last year.

      As part of the preparations for the event, a lot of infrastructural work has been undertaken all around Ahmedabad and Gandhinagar.

      The wall in question is coming up in front of the Dev Saran or Saraniyavaas slum area, which has been in existence for several decades and houses over 500 tenements. The place is home to over 2,500 people and the manner in which the wall is being constructed to mask it has posed questions around the mindset which has driven the exercise.

      Earlier, when Japanese Prime Minister Shinzo Abe and his wife Akie Abe had visited Gujarat for the 12th India-Japan annual summit in 2017, and then for the Vibrant Gujarat Summit the same year, a beautification drive was undertaken but attempts were not made to hide any part of the city’s life from the visiting dignitaries.

      Budget session also postponed for first time in two decades

      Meanwhile, the budget session of the Gujarat assembly has also been postponed by two days in view of Trump’s visit. It has now been rescheduled to convene from February 26.

      The state legislative affairs minister, Pradipsinh Jadeja, told the media that it was due to Modi and Trump’s visit that the government has decided to reschedule the budget session and the presentation of the budget.

      This is the first time in the last two decades that the budget session has been rescheduled in the state. The secretary of Gujarat assembly, D.M. Patel, was quoted as saying that “rescheduling of budget date has happened rarely in Gujarat’s parliamentary history”.

      An official defended the action, saying the rescheduling has been done to prevent any political clashes that are usually witnessed on the first day of the budget session.

      https://thewire.in/government/gujarat-ahmedabad-slum-wall-donald-trump

  • #Montpellier : des bidonvilles et des logements indignes abritent environ 900 familles
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/montpellier-bidonvilles-logements-indignes-abritent-env

    Les bidonvilles, habitations de fortune, sont autant de refuges pour des familles en situation de survie. De véritables villages rejetés en périphérie des villes, le long d’une autoroute ou cachés derrière la végétation.

    Dans l’Hérault, ils se concentrent principalement autour de Montpellier. La métropole en compte 12, près de 900 personnes y vivent, la plupart sont résidents européens.

  • CAMPEMENTS DE MIGRANTS SANS-ABRI : COMPARAISONS EUROPÉENNES ET RECOMMANDATIONS

    Depuis quelques années, les campements de migrants sans-abri défraient la chronique. Présents dans certains quartiers ou à la périphérie des #villes, ils suscitent des réactions indignées ou exaspérées. Désignés comme un retour des #bidonvilles, ils sont principalement habités par des immigrés aux situations variées : demandeurs d’asile et réfugiés aux dossiers incorrectement traités, ressortissants européens roms, sans-papiers… Ces sites sont régulièrement évacués puis repeuplés. #Visibilité et volume du problème distinguent la France, particulièrement #Paris. C’est ce que montre une enquête réalisée en 2018 dans six capitales européennes (#Bruxelles, #Berlin, #Bucarest, #Londres, #Madrid et #Rome). En ce qui concerne les migrations, la prise en charge des dossiers y repose sur le droit national et les moyens de sa mise en oeuvre. Mais, dans ces métropoles, les autorités locales ont davantage la main face aux campements que dans les villes françaises. Il serait judicieux de s’inspirer de leurs réalisations, tant en ce qui concerne le recensement que le traitement des phénomènes. Comparaison et coopération s’imposent d’autant plus que la dimension proprement européenne de l’#errance et de la grande indigence s’avère cruciale. En tout état de cause, la situation et la politique française, singulièrement à Paris, méritent d’être appréciées à l’aune de ce qui se déroule dans d’autres pays européens. La France ne saurait se résoudre à une #banalisation que l’on ne rencontre pas ailleurs.


    http://www.fondapol.org/etude/campements-de-migrants-sans-abri-comparaisons-europeennes-et-recommandatio
    #campements #migrations #sans-abri #sans-abrisme #SDF #réfugiés #asile #France #rapport #urban_matter #migrerrance

    ping @isskein @karine4

  • La #banlieue, un projet social. Ambitions d’une #politique_urbaine, 1945-1975

    La France, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, connaît une crise du #logement sans précédent, dont l’appel de l’#abbé_Pierre en 1954 marque le paroxysme. Une action forte s’avère indispensable. C’est dans ce contexte que l’État français a entrepris, dès 1945, l’une des plus formidables expériences sociales et architecturales du XXe siècle : transformer un pays essentiellement rural en une nation urbaine résolument moderne – cela en bâtissant massivement, en #périphérie des villes historiques. Si ces environnements suburbains d’après-guerre, hérissés de #tours, de #barres et de #mégastructures, sont souvent perçus comme le résultat anarchique d’un désintérêt politique, #Kenny_Cupers démontre que leur construction a, au contraire, été guidée par de ferventes #ambitions et #aspirations, notamment au sein de l’Administration. Synthèse très documentée d’une vaste révolution urbaine, des #bidonvilles de l’après-guerre jusqu’aux #villes_nouvelles, ce livre relate et analyse trois décennies d’#expérimentations au cœur desquelles était placé l’#habitat, nouvel enjeu du #modernisme, et établit une véritable généalogie de la banlieue française. Cette histoire détaillée des #projets_urbains de grande envergure menés par la France d’alors – et qui se sont révélés être une #spécificité_nationale – met au jour toute la complexité théorique, sociologique, administrative, etc., qui sous-tend la réalisation de ce « #projet_social ». Cet ouvrage, servi par une iconographie riche et évocatrice, s’appuie en outre sur de précieuses archives de première main.


    https://www.editionsparentheses.com/La-banlieue-un-projet-social
    #urban_matter #livre #histoire #France #géographie_urbaine

    • « l’État français a entrepris, dès 1945, l’une des plus formidables expériences sociales et architecturales du XXe siècle : transformer un pays essentiellement rural en une nation urbaine résolument moderne »



      La France avait comme principal problème un manque de main d’oeuvre pour une industrie en manque de modernisation.
      Un baisse de la natalité, depuis plus d’un siècle, avec aggravation lors de la guerre précédente.

      Par ailleurs, 20 % des logements avaient été détruits par les bombardements.
      A Paris, 10 % de la population vivait à l’hôtel, en meublés.

      Cette modernisation de l’habitat avait aussi été une demande du CNR, comme celui du plein emploi.
      Ce plein emploi a donné ce qui est communément appelé les 30 glorieuses.

  • Métropole lilloise Les habitants des bidonvilles bénéficieront d’un tarif social Transpole pendant un an
    http://www.lavoixdunord.fr/497049/article/2018-11-28/les-habitants-des-bidonvilles-beneficieront-d-un-tarif-social-transpole

    L’association humanitaire William-Penn va signer une convention de partenariat avec Transpole pour permettre la circulation légale en transports en commun, et au tarif social le plus bas, des habitants des bidonvilles. Mais l’abonnement ne durera qu’un an, y compris pour les jeunes collégiens roms.

    #bidonvilles #lille ville du #PS dirigée par madame #martine_aubry

  • Favelas and the divided city: mapping silences and calculations in Rio de Janeiro’s journalistic cartography

    This article aims to challenge the widespread consensus that Rio de Janeiro is a divided city by deploying two concepts in critical cartography: cartographic silences and cartographic calculations. As a kind of unconquered territory, a terrae incognitae, favelas were silenced on many of Rio de Janerio’s maps over the last century. When these places began to be mapped, and converted to terrae cognitae, power relations often become even more apparent because of the intention to make it legible for purposes of intervention. By analyzing maps published in the mainstream Brazilian press throughout the last century, this article explores how national press often portrays Rio de Janeiro as a city divided between formal neighborhoods, where the state apparatus can ensure the rule of law, and favelas, where parallel politics enforce local forms of governance. In order to disseminate this image of the city, maps can play an important role, locating different urban zones and reinforcing old stereotypes. Despite many studies that focused on both material and embodied forms of state presence within favelas, maps can be an important source of information to understand persistant representations of favelas as excluded and divided places.


    https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/14649365.2013.872285
    #cartographie #pacification #Rio_de_Janeiro #Brésil #favélas #favelas #villes #urban_matter #divided_cities #cartographie_critique #silences_cartographiques #terra_incognita #invisibilité #invisibilisation #in/visibilité #bidonvilles #pouvoir #relations_de_pouvoir #médias #presse #journalisme #représentations #image #stéréotypes #google #google_maps
    ping @reka @fil

  • #Chrono-cartographie du #massacre du #17_octobre_1961

    Aux cartes minutieuses des lieux où se sont produites violences et massacres le 17 octobre 1961, Léopold Lambert, architecte, essayiste et directeur de la publication de la revue The Funambulist joint une analyse de la temporalité de cette guerre coloniale d’abord dénommée « opération de police ».

    Dans la recherche que je mène sur la structure des cinq épisodes d’#état_d’urgence déclarés par la #France depuis 1955, un événement-clé est le massacre du 17 octobre 1961 à #Paris, peu avant la fin de la révolution algérienne. Ce qui frappe dans la commémoration annuelle (bien timide au regard de l’importance de l’événement) : l’unicité supposée de lieu et de temps. Selon le récit communément admis, les scènes les plus violentes, des policiers jetant des Algérien.ne.s dans la Seine, se produisirent autour de la #place Saint_Michel, au centre de Paris, et advinrent à un moment d’exaspération où les manifestations de masse étaient interdites. Ce que révèlent au contraire les recherches, c’est la multiplicité des lieux et des moments du massacre. C’est ce qu’essaie d’illustrer cette série de cartes, qui utilise des images aériennes (à plus ou moins 3 ans de la date en question) ; j’ai suivi la méthode précédemment utilisée pour montrer la relation entre l’organisation de la ville et la sanglante répression de la Commune de Paris (voir les cartes)

    Pour comprendre l’événement, il faut le replacer dans son contexte historique : en #1961, la révolution menée par le #Front_de_Libération_Nationale (#FLN), qui vise à décoloniser l’#Algérie, entre dans sa septième année. Née dans la Casbah d’Alger, le mouvement décolonial s’étend au reste de l’Algérie, ainsi qu’aux grandes villes françaises, où vivent de nombreux Algérien.ne.s (350.000 en 1962). Bien que plusieurs administrations s’occupant des Nord-Africains vivant et travaillant en France aient déjà été créées par l’État français – pour les années 1920 et 1930 voir Policing Paris : The Origins of Modern Immigration Control Between the Wars de Clifford Rosenberg (Cornell, 2006) — les Algérien.ne.s en France ne sont pas, du point de vue administratif, considéré.e.s comme des sujets coloniaux, et avaient théoriquement les mêmes droits que tout citoyen français, l’Algérie étant considérée comme faisant partie de la France. En réalité, la ségrégation est évidente en ce qui concerne l’emploi et le logement, et la police, en particulier à Paris, pratique quotidiennement le #profilage_racial. La #Brigade_Nord-Africaine (#BNA) qui ciblait explicitement les Nord-Africains et avait été un auxiliaire de la Gestapo durant l’Occupation (1940-1944), fut dissoute en 1945 mais en 1953 est créée une nouvelle branche de la police parisienne qui fonctionne sur le même mode : la #Brigade_des_Agressions_et_Violences (#BAV). Le profilage racial comme tactique coloniale et contre-insurrectionnelle atteint son apogée lorsque le 5 octobre 1961 un #couvre-feu est déclaré par la Préfecture de Police de la Seine (zone métropolitaine de Paris) : il ne vise que les Algérien.ne.s.

    Un personnage est central, pas uniquement pour le massacre du 17 octobre 1961 mais plus généralement pour la tradition de #violence de l’État français des années 40 aux années 80 : #Maurice_Papon. Sous l’Occupation nazie (1940-1944), en tant que Secrétaire général de la préfecture de Bordeaux, il organise la déportation de 1.600 juif/ve.s du Sud de la France avers le camp de Drancy, dans la banlieue parisienne ; ils seront déportés à Auschwitz. Son procès pour sa participation à l’Holocauste n’eut lieu qu’en 1998 et, après la Libération, il occupa de nombreuses responsabilités officielles, toutes en rapport avec le colonialisme français et la contre-insurrection — ce qui en fait une sorte d’alter ego historique de Robert Bugeaud (souvent cité dans les textes de The Funambulist), très actif dans la contre-insurrection et sur le front colonial, tant en France qu’en Algérie, dans les années 1830 et 1840 :
    – 1945 : chargé de la sous-direction de l’Algérie au ministère de l’Intérieur.
    – 1946 : participe à la Commission interministérielle sur les Antilles françaises.
    – 1949 : première nomination comme préfet de Constantine (Algérie).
    – 1951 : Secrétaire général de la Préfecture de police de Paris.
    – 1954 : nommé Secrétaire général du Protectorat du Maroc.
    – 1956 : revient à Constantine en tant qu’IGAME (préfet avec des pouvoirs extraordinaires) pour mener la contre-insurrection contre les mouvements décoloniaux du Nord-Est de l’Algérie. En 1956 et 1957, des rapports font état de 18.316 “rebelles” [sic] tués par la police et l’armée coloniales françaises, et de 117.000 personnes “regroupées” dans des camps — voir le livre de Samia Henni, Architecture of Counterrevolution : The French Army in Northern Algeria (gta, 2017)

    En 1958, le FLN à Paris est particulièrement actif dans son organisation politique clandestine, levant et transférant des fonds tout en exécutant ses opposant.e.s, des Algérien.ne.s considérés comme “traîtres.ses” et des officiers de police français. Le 13 mars 1958, des policiers manifestent devant l’Assemblée nationale pour exiger plus de latitude et plus d’impunité dans l’exercice de leurs fonctions. Le lendemain Papon, fort de son expérience tactique et stratégique en matière de contre-insurrection, est nommé Préfet de la Seine et est chargé d’anéantir le FLN dans la zone métropolitaine de Paris. Comme le montrent les cartes 3 et 4, le 28 août 1958 Papon organise des rafles massives d’Algérien.ne.s, dont 5.000 sont détenus dans le tristement célèbre “Vel d’Hiv,” le vélodrome où le 17 juillet 1942 12.884 juif/ve.s furent parqués avant d’être déportés à Auschwitz. En janvier 1959, Papon crée le Centre d’Identification de Vincennes (CIV) où les Algérie.ne.s peuvent être légalement “assignés à résidence” [sic] sans procès (voir la carte 18). En mars 1961, il crée une nouvelle branche de la police placée directement sous ses ordres : la Force de Police Auxiliaire, composée de harkis (des volontaires algériens de l’armée et de la police française, en France et en Algérie). On laisse à ces policiers la plus grande latitude pour anéantir le FLN et les nombreux Algérien.ne.s soupçonnés d’avoir des liens avec l’organisation décoloniale — dans la mesure où le FLN menaçait les Algérien.ne.s réticent.e.s à payer l’impôt révolutionnaire, cela voulait dire pratiquement tous les Algérien.ne.s — sont arbitrairement arrêté.e.s et torturé.e.s dans les commissariats et dans les caves d’autres bâtiments (cf cartes 5, 6, 7). Certain.e.s des torturé.e.s sont ensuite jeté.e.s à la Seine, plusieurs mois avant le massacre du 17 octobre 61, associé à cette atroce pratique.

    Les références que j’ai utilisées pour cet article (voir plus bas) sont très précises et complètes dans la description du massacre du 17 octobre 61 et de son contexte historique, mais, de façon très surprenante, elles omettent un élément important de ce contexte : le 21 avril 1961, quatre généraux de l’armée coloniale française en Algérie, Maurice Challe, Edmond Jouhaud, Raoul Salan et André Zeller tentent un coup d’État contre le président, Charles De Gaulle, qui est alors en train de négocier l’indépendance algérienne avec le Gouvernement provisoire de la république algérienne (GPRA). Le 23 avril l’état d’urgence est déclaré en France, et le 26 avril les généraux sont arrêtés : le coup d’État échoue. L’état d’urgence reste néanmoins en vigueur pour prévenir d’autres tentatives, ou des actions terroristes de l’Organisation Armée Secrète (OAS) en faveur de l’Algérie française. L’état d’urgence dura jusqu’au 9 octobre 1962 (un mois après l’indépendance de l’Algérie) et n’était pas à l’origine dirigé contre les Algériens – à la différence de ceux de 1955 et de 1958 –, mais il ne fait aucun doute que les pouvoirs extra-exécutifs qu’il accordait ont influé grandement sur la conduite de Papon à la fin de l’année 1961.

    Comme on l’a mentionné, l’une des mesures prises par Papon est le couvre-feu du 5 octobre 61 visant les Algériens. Cette mesure motive la Fédération française du FLN à organiser des manifestations de masse le 17 octobre. Tous les hommes algériens doivent rejoindre le cortège, sans arme — toute personne trouvée en possession d’un couteau sera sévèrement châtiée par le FLN — dans le centre de Paris dans la soirée pour former trois cortèges et protester contre le couvre-feu en particulier, et le colonialisme français en général. Ce que les cartes ci-dessous essaient de montrer est la difficulté pour les Algérien.ne.s vivant et travaillant en banlieue d’arriver en centre-ville pour rejoindre les manifestations. On peut ici insister, comme nous le faisons souvent sur The Funambulist , sur la centralité ségrégative de Paris, toujours opérationnelle aujourd’hui. Ponts et stations de métro sont des lieux de grande violence, dans la mesure où leur étroitesse permet un contrôle sévère et systématique par la police (voir les cartes 8, 9, 10, 11 et 12). Dans nombre de ces lieux, les Algérien.ne.s sont arrêtés, systématiquement tabassé.e.s avec des bâtons, parfois abattu.e.s par balles et jeté.e.s à la Seine (voir les cartes ci-dessous pour plus de détails). Bien qu’on sache que Papon n’a pas donné d’ordres directs pour le massacre, il était présent dans la salle de commandement de la Préfecture de Police, à quelques mètres du bain de sang de Saint-Michel (voir carte 12), et l’absence de tout ordre pour empêcher violences et tueries, ainsi que les fausses rumeurs, sur la radio de la police, que les Algérien.ne.s avaient tué des policiers, en fait l’officiel responsable effectif du massacre — pour lequel il ne sera jamais poursuivi.

    C’est encore plus vrai si on regarde au-delà des meurtres « de sang chaud » commis lors de la manifestation. Plus tard dans la nuit, et les jours suivants, les tabassages systématiques et même les meurtres continuent dans les centres de détention improvisés, de taille variée — les plus grands étant le State de Coubertin (1.800 détenus, voir carte 16), le Parc des Expositions (6.600 détenus, voir carte 17), et le CIV (860 détenus, voir carte 18) —, dans les opérations de police menées sur les ponts et aux portes de Paris (voir carte 19), et contre les manifestations de femmes et enfants algériens organisées par le FLN le 20 octobre (voir carte 21).

    Le nombre d’Algérien.ne.s tué.e.s ou blessé.e.s dans cette semaine sanglante d’octobre 61 demeure inconnu, entre autres du fait dont le archives de la police ont été organisées de telles façon à montrer un nombre de mort.e.s bien inférieur à la réalité — certains des mort.e.s figurent sur la liste des expulsé.e.s vers l’Algérie — mais on estime que 200 à 300 Algérien.ne.s, et que 70 à 84 autres furent tué.e.s après avoir été jeté.e.s à la Seine. Il a fallu des années pour reconnaître ces mort.e.s, contrairement aux neuf victimes du massacre du 8 février 1962, tuées par la police de Papon au métro Charonne lors de la grande manifestation contre les attentats de l’OAS. Ces neuf Français.es étaient membres du Parti Communiste et de la CGT. Leur mémoire fut saluée quatre jours plus tard dans les rues de Paris par un cortège de plus de 500.000 personnes ; aucun rassemblement de masse n’avait protesté le massacre des Algérien.ne.s. En 2001, une plaque fut apposée sur le pont Saint-Michel « À la mémoire des nombreux Algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961 ». Comme c’est souvent le cas lorsqu’il s’agit de la mémoire des crimes coloniaux en France, les responsables ne sont pas nommés : c’est un crime sans criminels et, comme on l’a noté plus haut, ce mode de narration rétrécit considérablement la portée du massacre dans le temps et l’espace. C’est pourquoi l’on peut préférer une autre plaque, apposée en 2007 à Saint-Denis, en banlieue : « Le 17 octobre 1961, pendant la guerre d’Algérie, trente mille Algériennes et Algériens de la région parisienne manifestèrent pacifiquement contre le couvre-feu qui leur était imposé. Cette manifestation fut brutalement réprimée sur ordre du préfet de police de Paris. Des manifestants furent tués par balles, des centaines d’hommes et de femmes furent jetées dans la Seine et des milliers furent battus et emprisonnés. On retrouvera des cadavres dans le canal de Saint-Denis. Contre le racisme et l’oubli, pour la démocratie et les droits humains, cette plaque a été dévoilée par Didier Paillard, maire de Saint-Denis, le 21 mars 2007. » Mais néanmoins le contexte du colonialisme reste ignoré, illustrant une fois de plus que la France ne s’est jamais confrontée avec la violence de son passé, structurellement raciste et coloniale. La même ignorance prévaut pour la violence actuelle, qui en est directement issue

    Plus de 27% de la population française actuelle était en vie en 1961, et de nombreux acteurs du massacre du 17 octobre, manifestant.e.s algérien.ne.s et policiers français, en portent encore le souvenir, les blessures traumatiques (pour les premier.e.s) et la responsabilité impunie (pour les seconds). L’histoire oublie souvent de mentionner comment bourreaux et victimes ont à cohabiter dans une société indifférente à la violence de la relation qui les a liés, voire qui nie cette violence. À cet égard, la généalogie de cette violence n’est pas uniquement perpétuée au fil des générations, mais aussi par la racialisation de la société française, dirigée et contrôlée par une classe et une police en très grande majorité blanches — l’exemple le plus frappant en est la Brigade Anti-Criminalité (BAC) créée en 1971 selon la logique coloniale de la BNA et de la BAV, et particulièrement active dans les banlieues. À l’autre bout du spectre, des sujets racisés dont les vies sont souvent géographiquement, socialement et économiquement discriminées. Paris n’ayant pas structurellement évolué depuis la seconde moitié du 19e siècle, la spatialité militarisée à l’œuvre dans les cartes ci-dessous reste aujourd’hui prégnante.


    https://vacarme.org/article3082.html
    #cartographie #visualisation #police #violences_policières #colonisation #décolonisation
    cc @reka @albertocampiphoto

  • https://www.youtube.com/watch?time_continue=14&v=rUzCG_H7ZWw


    L’histoire des bidonvilles autour de Paris
    https://www.enlargeyourparis.fr/culture/lhistoire-des-bidonvilles-autour-de-paris-racontee-avec-des-photos-

    “La timeline de l’exposition débute aux alentours de 1910, au moment où le gouvernement acte la démolition de l’anneau de fortifications qui entoure Paris depuis près de 60 ans, sur 35 kilomètres de long et 250 mètres de large. Au pied de ces “fortifs”, une zone de terrains sous servitude militaire a été déclarée non constructible. C’est précisément là que les forains viennent installer des roulottes avant l‘arrivée des premiers bidonvilles. En 1926, on estime la population de la Zone à près de 40.000 personnes, soit l’équivalent d’une ville.”

    “La Zone fait partie des thèmes que je crois précieux en photographie car ce sont des documents rares et difficiles à trouver. J’ai commencé il y a un peu plus de dix ans avec la toute première photo, dans une démarche plus ouverte liée au thème de la pauvreté. Je voyais des bidonvilles dont les images retenaient mon attention sans que j’arrive à savoir précisément de quoi il s’agissait. Le sujet de la Zone a été relativement peu traité et on a pu préserver l’exposition du pittoresque des photos à la Doisneau de l’après-guerre, alors que la majorité des travaux disponibles étaient généralement associée à une photographie humaniste, souvent tardive.”

    http://lumieredesroses.com/expositions

  • Derrière le #muguet, les petites mains roumaines du #maraîchage nantais

    Contrairement aux idées reçues, de nombreux habitants des #bidonvilles de l’agglomération nantaise travaillent. Où cela ? Là où l’on veut bien d’eux et notamment chez les maraîchers, où ils sont devenus indispensables à la cueillette du muguet ou des #radis.


    https://www.mediacites.fr/nantes/enquete-nantes/2018/04/26/derriere-le-muguet-les-petites-mains-roumaines-du-maraichage-nantais
    #agriculture #migrations #travailleurs_étrangers #Roumanie #France #Nantes #Roms #travail #muguets

  • #NutriCities: Learning with grassroots food infrastructures in the #favelas of the #Maré, #Rio_de_Janeiro

    Food security is one of the key markers of global inequality. But not enough attention is paid to food access at one of the key territories that mark this very inequality: the urban peripheries of the global south. What kind of access to what kind of food do people have here? How do market mechanisms, food habits and (lack of) policies facilitate or pose barriers to people’s food security? Entering in dialogue with grassroots food infrastructures in the favelas of the Maré in Rio de Janeiro, NutriCities will explore to what extent urban popular classes may reach food sovereignty.

    Our hypothesis is that locally developed food growth and distribution networks in cities of the global south can significantly diminish food insecurity. In so doing they can contribute to the well-being of their populations, against the infliction and expansion of a nutritional culture based on poor quality food. Our empirical research will focus on the following questions: what kind of food products are available to residents in the urban periphery? What range of choices between different production patterns do they actually have (agroindustrial production based on GMO’s and agrochemicals VS small farmers’ agroecological produce)? How do more traditional nutritional habits, many times based on natural foods processed locally, relate to urbanised fast food culture, which is by now widely spread in the peripheries?

    https://www.britac.ac.uk/nutricities-learning-with-grassroots

    #bidonvilles #Brésil #sécurité_alimentaire #alimentation #accessibilité #nourriture #inégalités #périphérie #urban_matter #villes #classes_sociales
    cc @franz42

  • Champigny : l’Histoire ne doit pas servir à dresser les uns contre les autres | Bondy Blog
    http://www.bondyblog.fr/201801061300/champigny-lhistoire-ne-doit-pas-servir-a-dresser-les-uns-contre-les-autres

    L’historien Victor Pereira, spécialiste de l’émigration portugaise, décrypte l’instrumentalisation dans le débat public de l’immigration portugaise à Champigny-sur-Marne après l’agression de deux policiers dans cette même ville le soir du réveillon du 31 décembre. Ou comment construire l’image de “bons” immigrés et de “méchants”.

    Super intéressant !
    #immigration #bidonvilles #instrumentalisation #Pereira #histoire #portugais

  • Champigny : l’Histoire ne doit pas servir à dresser les uns contre les autres | Victor Pereira
    http://www.bondyblog.fr/201801061300/champigny-lhistoire-ne-doit-pas-servir-a-dresser-les-uns-contre-les-autres

    L’historien Victor Pereira, spécialiste de l’émigration portugaise, décrypte l’instrumentalisation dans le débat public de l’immigration portugaise à Champigny-sur-Marne après l’agression de deux policiers dans cette même ville le soir du réveillon du 31 décembre. Ou comment construire l’image de “bons” immigrés et de “méchants”. Source : Bondy Blog

  • Poverty on your doorstep - the challenge of urbanisation in Africa

    Africa is urbanising at an incredible rate. Over the next 20 years the number of city dwellers will increase from 400 million to more than 1.26 billion. But Africa’s cities are not delivering the better lives such dynamism deserves.

    https://www.irinnews.org/in-depth/poverty-your-doorstep-challenge-urbanisation-africa
    #urban_matter #urbanisme #villes #Afrique #villes_africaines #pauvreté #urbanisation

  • Tandem (5/28) : « Sur les traces du rebetiko » suivi de « La nuit Radio »
    https://www.franceculture.fr/emissions/creation-air/tandem-528-sur-les-traces-du-rebetiko-suivi-de-la-nuit-radio?platform=

    Le #rebetiko, #musique populaire grecque, est né au début du 20ème siècle, au moment où la #Grèce connaît de nombreux bouleversements. Ses thèmes de prédilection témoignent de la dureté de la vie à cette époque : l’#exil, la #pauvreté, la #solitude, la #drogue, la #prison, la mort …

    Dans les #bidonvilles du port du #Pirée, là où échouent les bateaux en provenance d’Asie Mineure, dans les sous-sols des cafés à l’ombre du pouvoir, les « rébètes », tout imbibés des vapeurs de #haschich, composent des mélodies empreintes de mélancolie, des vers naïfs et bruts, servis par les sonorités déchirantes du bouzouki. Leurs voix rauques chantent ces thèmes simples et puissants, destinés à chasser les peines et les souffrances quotidiennes.

    Ce #documentaire nous entraîne de Syros à Athènes, sur les traces de #Markos_Vamvakaris (1905-1962), l’un des plus grands rébètes que la Grèce ait connu. À ses côtés, on part à la rencontre de celles et ceux qui, aujourd’hui, vibrent aux sons de cette musique. On explore ainsi ses résonances contemporaines, car les évolutions successives de cette musique tracent en filigrane l’histoire de la Grèce moderne. Que peut-elle nous raconter de la nouvelle page que sont en train d’écrire les Grecs ?

    #Création_On_Air #France_Culture #radio

  • Les Cafés Géo » Que peut apprendre l’Inde à la France en matière de gestion des bidonvilles ?

    http://cafe-geo.net/que-peut-apprendre-l-inde-a-la-france-en-matiere-de-gestion-des-bidonville

    Assurément la situation française en matière de bidonvilles diffère beaucoup de l’Inde, où un citadin sur cinq vit en habitat précaire – et presque la moitié des habitants de Bombay. Mais les polémiques sur la destruction des campements de la Chapelle ou d’autres bidonvilles d’Ile-de-France, les expulsions de « la jungle » de Calais, ne sont pas sans évoquer les processus encore dominants en Inde et les outils d’une politique urbaine que New Delhi, et les gouvernements des 29 Etats fédérés de l’Union indienne, continuent de pratiquer.

    #inde #france #bidonvilles #slums #urban_matter

  • A bold plan to house 100 million people

    #Mumbai, #Delhi, #Chennai, #Kolkata — all the major cities across India have one great thing in common: they welcome people arriving in search of work. But what lies at the other end of such openness and acceptance? Sadly, a shortage of housing for an estimated 100 million people, many of whom end up living in informal settlements. Gautam Bhan, a human settlement expert and researcher, is boldly reimagining a solution to this problem. He shares a new vision of urban India where everyone has a safe, sturdy home. (In Hindi with English subtitles)

    https://www.ted.com/talks/gautam_bhan_a_bold_plan_to_house_100_million_people

    #Inde #villes #urban_matter #bidonvilles #logement #hébergement

  • Mapping the slums | Erica Hagen | TEDxGateway - YouTube

    https://www.youtube.com/watch?v=lVkyBf_TM9s

    Mapping the slums | Erica Hagen | TEDxGateway

    Ajoutée le 10 mars 2015
    In her talk Erica Hagen describes how slums around the world are absent from maps online and on paper. She works towards empowering communities through open data, open mapping, citizen media and participatory processes.

    Erica is co-founder of Map Kibera, which created the first free and open map of the Kibera slum in Nairobi in 2009. Map Kibera has evolved to include Voice of Kibera, a website that maps stories citizen reporters; the online video initiative Kibera News Network; and more. She is also director of GroundTruth Initiative, in Washington, DC, using digital technologies, citizen media and mapping for greater citizen voice and impact around the world.

    Websites:

    www.mapkibera.org
    www.groundtruth.in
    Twitter: @ricaji

    This talk was given at a TEDx event using the TED conference format but independently organized by a local community. Learn more at http://ted.com/tedx

    #slums #cartographie #bidonvilles

  • La vie après les #bidonvilles - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/La-vie-apres-les-bidonvilles.html

    Une enquête menée par entretiens, observations, archives et statistiques (Delon, 2017) montre que les parcours des enfants des bidonvilles sont très divers. Si l’histoire des bidonvilles a été médiatisée par les témoignages de « miraculés », comme Azouz Begag, ancien ministre et auteur du Gône du Chaaba, ce type de trajectoires est loin d’être la norme. Réciproquement, le parcours du « bidonville au HLM » décrit par le romancier et cinéaste Mehdi Lallaoui ne concerne pas l’ensemble des anciens habitants des bidonvilles. L’analyse des trajectoires et récits des personnes ayant passé leur enfance dans les bidonvilles et cités de transit révèle quatre grands types d’expériences, et aide ainsi à saisir la pluralité des effets que produisent ces espaces résidentiels.

    #sociologie