#bielorussie

  • Poland passes law allowing migrants to be pushed back at border

    Poland’s parliament on Thursday (14 October) passed a legal amendment allowing migrants to be pushed back at the border and for asylum claims made by those who entered illegally to be ignored.

    Lawmakers also gave the green light to a government plan to build a wall to prevent migrants from crossing the border from Belarus, a project estimated to cost €353 million.

    Thousands of migrants, most of them from the Middle East, have sought in recent months to cross from Belarus into Poland or fellow EU member states Latvia and Lithuania.

    Under the newly amended law, a foreigner stopped after crossing the Polish border illegally will be obliged to leave Polish territory and will be temporarily banned from entering the country for a period ranging from “six months to three years”.

    The Polish authorities will also have the right “to leave unexamined” an asylum application filed by a foreigner who is stopped immediately after illegally entering, unless they have arrived from a country where their “life and freedom are threatened”.

    Rights groups have already accused Poland of stopping migrants at the border and pushing them back into Belarus.

    Numerous NGOs have criticised Poland for imposing a state of emergency at the border, which prevents humanitarian organisations from helping migrants and prohibits access to all non-residents, including journalists.

    The law change came two days after a landmark ruling from Poland’s Constitutional Court challenged the primacy of European Union law — a key tenet of EU membership — by declaring important articles in the EU treaties “incompatible” with the Polish constitution.

    The ruling on a case brought by Poland’s right-wing populist government could threaten EU funding for Poland and is being seen as a possible first step to Poland leaving the European Union.

    Earlier Thursday Polish police said that another migrant had been found dead on the border with Belarus, bringing the number of people who have died along the European Union’s eastern border in recent months to seven.

    The European Union accuses Belarus of deliberately orchestrating the influx in retaliation against EU sanctions over the Moscow-backed regime’s crackdown on dissent.

    Last month the UN refugee agency and the International Organization for Migration said they were “shocked and dismayed” by the migrant deaths.

    “Groups of people have become stranded for weeks, unable to access any form of assistance, asylum or basic services,” they said in a statement.

    In August Christine Goyer, UNHCR representative in Poland, reminded Warsaw that “according to the 1951 Refugee Convention, to which Poland is signatory, people seeking asylum should never be penalised, even for irregular border crossing”.

    Polish PM berates EU

    In the meantime, Polish Prime Minister Mateusz Morawiecki accused EU institutions on Thursday of infringing on the rights of member states, as he prepared to present Warsaw’s position in a row over the rule of law next week before the European Parliament.

    “We are at a crucial moment, you could say at a crossroads in the EU’s history,” Morawiecki told the Polish parliament. “Democracy is being tested – how far will European nations retreat before this usurpation by some EU institutions.”

    Polish government spokesman Piotr Muller said Morawiecki would attend the European Parliament session in Strasbourg next Tuesday to present Poland’s position in the rule of law dispute.

    https://www.euractiv.com/section/justice-home-affairs/news/poland-passes-law-allowing-migrants-to-be-pushed-back-at-border

    #Pologne #asile #migrations #réfugiés #frontières #refoulement #refoulements #push-backs #loi #amendement #Biélorussie #Mateusz_Morawiecki #Morawiecki

  • L’#Allemagne propose à la #Pologne des #patrouilles_conjointes

    L’Allemagne a proposé à la Pologne un renforcement des patrouilles conjointes à la frontière entre les deux pays. Cela pour faire face au nombre croissant de migrants qui y arrivent après être passés par le Bélarus.

    La présence des forces frontalières devrait être « sensiblement » accrue, a estimé le ministre allemand de l’Intérieur #Horst_Seehofer dans une lettre à son homologue polonais #Mariusz_Kaminski vue mardi par l’AFP.

    M. Seehofer s’est dit « préoccupé » par la hausse de l’afflux de migrants notamment en provenance « du Proche et du Moyen-Orient » passant par le #Bélarus et arrivant en Pologne puis en Allemagne.

    Le ministre allemand a proposé « d’accroître la proportion des forces de la police fédérale allemande » qui participent aux patrouilles conjointes, laissant aux forces polonaises le soin de gérer les migrants qui traversent la frontière directement en provenance du Bélarus.
    Frontex

    M. Seehofer a également proposé de faire appel à l’agence européenne de protection des frontières Frontex pour bénéficier de son aide.

    Selon des chiffres du ministère allemand de l’Intérieur rendus publics lundi, quelque 4500 personnes ont traversé depuis août la frontière entre la Pologne et l’Allemagne sans document les y autorisant.

    La Pologne a de son côté déployé 6000 soldats le long de la frontière avec le Bélarus pour tenter de stopper l’afflux de migrants, a déclaré mardi le ministre de la Défense Mariusz Blaszczak.
    Représailles de Minsk

    L’UE accuse le président du Bélarus Alexandre Loukachenko de faire venir des migrants du Moyen-Orient et d’Afrique à Minsk puis de leur faire passer les frontières de la Lituanie, de la Lettonie et de la Pologne en représailles des sanctions économiques et individuelles adoptées par l’UE.

    L’arrivée massive de migrants traversant illégalement la frontière orientale de l’UE avec le Bélarus a pris de court des pays qui ne sont pas habitués à gérer un afflux massif de clandestins.

    La Pologne a été accusée par les ONG humanitaires de pratiquer des refoulements de migrants à la frontière avec le Bélarus. M. Seehofer abordera ce sujet mercredi à une réunion du gouvernement.

    https://www.bluewin.ch/fr/infos/international/l-allemagne-propose-la-pologne-des-patrouilles-conjointes-930954.html

    #patrouilles_mixtes #asile #migrations #réfugiés #Balkans #frontières #contrôles_frontaliers #Biélorussie

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    ajouté à la métaliste sur les patrouilles mixtes :
    https://seenthis.net/messages/910352

    • à propos des refoulements à la frontière Polonaise, voir le message passé sur la newsletter d’octobre de Tous migrants :
      https://tousmigrants.weebly.com/octobre-20211.html

      Le même jour, nous recevons un appel de détresse sur Facebook d’un exilé coincé à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne. Depuis plusieurs semaines, des personnes sont prises en étau dans la zone frontalière entre les deux pays, privés d’assistance et sans aucune issue[1]. L’Union européenne et la Pologne accusent Minsk d’orchestrer l’arrivée des personnes migrantes en réaction aux sanctions économiques infligées au pays au mois de juin. Cette instrumentalisation des flux migratoires menace la vie d’au moins 180 personnes, dont 26 enfants (selon l’ONG Watch the Med) et certaines sont déjà mortes. Comment l’Union européenne peut-elle tolérer que des humains meurent à sa frontière, sans agir ? Comment est-ce possible qu’un homme désespéré qui se trouve de l’autre côté de l’Europe à des milliers de kilomètres de nous, nous interpelle directement ?

      « Bonjour ! Nous vous écrivons via ce canal car nous sommes en situations de détresses. Nous sommes plus de 4000 migrant présentement coincés dans la frontière de la Pologne sans issu. Nous sommes sans secours, abandonnés à notre propre sort, en pleine forêt, sans nourriture, et sans aide d’aucune forme. Nous comptons déjà des morts dans nos rangs. Sans aucune aide nous allons tous périr. De grâce portez notre message de désespoir plus haut afin que l’union européenne soit au courant de ce qui se passe ici. Les journalistes n’ont pas accès, ni les médias et ONG. Les militaires polonais récupèrent nos téléphones et nous rejettent à la zone neutre sans secours et en pleine nuit sous le froid. Svp aidez-nous nous périssons à petit feu. »

      #Pologne #Frontex #Biélorussie

  • Le #Danemark offre des #barbelés coupants à la #Lituanie pour sa clôture antimigrants

    A Copenhague, le gouvernement social-démocrate, qui s’est fait élire en 2019 sur la promesse d’une politique migratoire ultrarestrictive, défend la construction de #clôtures aux frontières de l’Europe.

    Quinze kilomètres de #fils_barbelés. Voilà le généreux #cadeau du Danemark à la Lituanie : une contribution certes modeste à l’échelle des 500 kilomètres de clôture que l’Etat balte est en train d’installer sur sa frontière avec la #Biélorussie, pour empêcher les migrants d’entrer sur son territoire. Mais une #contribution symbolique, de la part du royaume scandinave, dont la première ministre sociale-démocrate, #Mette_Frederiksen, en poste depuis 2019, s’est fixé comme objectif d’atteindre « zéro demandeur d’asile ».

    Le 28 septembre, son ministre de l’immigration, #Mattias_Tesfaye – lui-même fils d’un réfugié éthiopien –, s’est rendu en Lituanie, pour rencontrer la ministre de l’intérieur, #Agne_Bilotaite. Il en a profité pour aller inspecter la clôture. Les barbelés envoyés par le Danemark ne sont pas des fils classiques, mais un modèle spécial, en accordéon, couvert de #lames similaires à celles d’un rasoir, pouvant causer des blessures mortelles.

    En 2015, ce sont ces mêmes barbelés que la Hongrie de Viktor Orban avait déployés à la hâte, face à la Serbie : un #mur antimigrants alors fortement décrié en Europe. Six ans plus tard, Mattias Tesfaye a estimé sur la chaîne TV2 que les critiques contre Budapest n’étaient « pas correctes » et que, face à « l’#immigration_incontrôlée », la clôture était une solution « de #bon_sens ». Au passage, le ministre danois a remercié Vilnius de ses efforts pour « protéger les frontières de l’Europe et de l’OTAN ».

    Indignation des ONG

    Mattias Tesfaye n’en est pas à son premier coup d’éclat. C’est à sa demande que les services de l’immigration ont suspendu les titres de séjour de plusieurs centaines de réfugiés syriens ces derniers mois. Il est aussi à l’origine du projet de loi, voté au Parlement en juin, qui devrait permettre à Copenhague d’externaliser l’asile dans des pays tiers, en dehors de l’Europe – le Rwanda faisant figure de favori.

    Au Danemark, son soutien à la construction du mur lituanien a suscité l’indignation des ONG. Amnesty International a accusé le gouvernement danois de faire preuve d’un « déni de la réalité » face à la crise migratoire actuelle. Le quotidien de gauche Politiken a dénoncé, de son côté, le cynisme du Danemark, qui « envoie 15 km de barbelés », quand « les migrants pris au piège meurent dans la forêt ».

    Dans les rangs de la majorité de centre gauche, cependant, les opinions divergent. Alors que la Liste de l’unité (rouge et verte) s’est dite « profondément consternée », le parti social-libéral défend le principe d’un mur aux frontières de l’Europe : « Nous ne pouvons pas accueillir tous les gens du Moyen-Orient et d’Afrique qui veulent venir ici », a estimé Andreas Steenberg, un des responsables du parti.

    En 2020, le Danemark a reçu 1 515 demandeurs d’asile et 1 017 autres depuis le début de l’année. Ces chiffres ne semblent pas émouvoir Mattias Tesfaye, qui a annoncé que Copenhague allait verser 33 millions de couronnes (4,4 millions d’euros) à la Turquie, pour l’aider à protéger ses frontières.

    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/10/02/le-danemark-offre-des-barbeles-coupants-a-la-lituanie-pour-sa-cloture-antimi

    #cadeau #murs #barrières_frontalière #externalisation #fermeture_des_frontières #murs_frontaliers #barrières_frontalières

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    Sur le mur entre la Lituanie et la Biélorussie :
    https://seenthis.net/messages/920493

  • Poland : 4 people found dead on border with Belarus

    Four were found dead on the Poland-Belarus border, three Iraqi men in Poland and one Iraqi woman in Belarus. The Polish prime minister spoke of “dramatic events and Belarusian provocations.”

    Polish officials said Sunday the bodies of three men, believed to be Iraqi nationals, were found on the Polish side of the Poland-Belarus border while Belarusian authorities announced an Iraqi woman was found within a meter of the border.

    The Polish Prime Minister Mateusz Morawiecki said on Facebook that he was in contact with the interior minister as well as the head of the border guards. Morawiecki said links between these “dramatic events and Belarusian provocations” would be investigated.

    Poland’s border guards said on Twitter they are opening an investigation into the deaths.

    State of emergency on Poland-Belarus border

    EU member-states Poland, Lithuania and Latvia, which border Belarus, have come under increasing pressure as Belarusian strongman Alexander Lukashenko has opened a backdoor route for migrants into the EU.

    Poland, Lithuania and Latvia have labeled the recent influx of migrants a “hybrid attack” carried out by Belarusian President Alexander Lukashenko with the aim of destabilizing Europe and the EU.

    Poland and Lithuania are building razor wire fences and increasing border patrols. Both have declared a state of emergency along the border areas in an effort to halt, but more likely will only stymie migrant flows.

    One week ago, Poland declared a state of emergency along the border, barring any non-residents of the area access to the border zone. It was the first time such measures were imposed since the communism period in Poland ended in 1989.

    Soaring numbers of migrants crossing from the east

    Anna Michalska, a spokeswoman for the Polish border guards, said there were over 3,800 attempts at illegal crossings from Belarus in September and over 320 just on Saturday alone.

    Michalska told Polish media of a separate incident on Saturday where eight migrants, three women and five men, were stuck in the swamps near Poland’s border with Belarus.

    That group was rescued by the joint efforts of Poland’s border guards, police, firefighters, military and airborne ambulance service.
    Lukashenko retaliates for sanctions

    Western governments slapped sanctions on the government of Alexander Lukashenko for a brutal crackdown on civil society following last year’s disputed election that brought hundreds of thousands out into the streets in protest.

    EU officials and German Chancellor Angela Merkel have condemned this latest crisis brought on by a leader described as Europe’s last dictator.

    https://www.dw.com/en/poland-4-people-found-dead-on-border-with-belarus/a-59234536
    #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #asile #migrations #réfugiés #Pologne #Biélorussie #frontières

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    voir aussi :
    La #Pologne érigera une clôture en barbelés à sa frontière avec le #Bélarus
    https://seenthis.net/messages/927137

  • La #Pologne érigera une clôture en barbelés à sa frontière avec le #Bélarus

    La Pologne a annoncé lundi qu’elle allait ériger une « solide #clôture » de barbelés, haute de 2,5 mètres, à la frontière polono-bélarusse et y augmenter ses effectifs militaires pour empêcher les migrants de pénétrer sur son sol.

    La Pologne a annoncé lundi qu’elle allait ériger une « solide clôture » de barbelés, haute de 2,5 mètres, à la frontière polono-bélarusse et y augmenter ses effectifs militaires pour empêcher les migrants de pénétrer sur son sol.

    Varsovie et les trois pays baltes (la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie) dénoncent ensemble une « attaque hybride » organisée par le Bélarus qui, selon eux, encourage les migrants à passer illégalement sur le territoire de l’Union européenne.

    Le ministre polonais de la Défense, Mariusz Blaszczak, a précisé lundi qu’une nouvelle clôture « à l’instar de celle qui a fait ses preuves à la frontière serbo-hongroise », composée de quelques spirales superposées de fils barbelés, doublerait la première barrière à fil unique qui s’étend déjà sur environ 130 kilomètres, soit sur près d’un tiers de la longueur de la frontière entre les deux pays.

    « Les travaux commenceront dès la semaine prochaine », a déclaré M. Blaszczak à la presse.

    Le ministre a annoncé que les effectifs militaires à la frontière allaient prochainement doubler, pour atteindre environ 2.000 soldats dépêchés sur place afin de soutenir la police des frontières.

    « Nous nous opposerons à la naissance d’une nouvelle voie de trafic d’immigrés, via le territoire polonais », a-t-il insisté.

    Les quatre pays de la partie orientale de l’Union européenne ont exhorté lundi l’Organisation des Nations unies à prendre des mesures à l’encontre du Bélarus.

    Les Premiers ministres d’Estonie, de Lettonie, de Lituanie et de Pologne ont assuré dans une déclaration commune que l’afflux des migrants avait été « planifié et systématiquement organisé par le régime d’Alexandre Loukachenko ».

    Des milliers de migrants, pour la plupart originaires du Moyen-Orient, ont franchi la frontière bélarusso-européenne ces derniers mois, ce que l’Union européenne considère comme une forme de représailles du régime bélarusse face aux sanctions de plus en plus sévères que l’UE lui impose.

    « Il est grand temps de porter la question du mauvais traitement infligé aux migrants sur le territoire bélarusse à l’attention des Nations unies, notamment du Conseil de sécurité des Nations unies », peut-on lire dans la déclaration.

    Les quatre pays affirment qu’ils accorderont toute la protection nécessaire aux réfugiés traversant la frontière, conformément au droit international, mais ils demandent également d’« éventuelles nouvelles mesures restrictives de la part de l’UE pour empêcher toute nouvelle immigration illégale organisée par l’Etat bélarusse ».

    Dans de nombreux cas, les autorités de Minsk repoussent les migrants vers la frontière de l’UE, ce qui a déjà conduit à des situations inextricables.

    Un groupe de migrants afghans reste ainsi bloqué depuis deux semaines sur une section de la frontière entre la Pologne et le Bélarus.

    Des organisations polonaises des droits de l’Homme et l’opposition libérale accusent le gouvernement nationaliste-conservateur polonais de refuser de secourir les personnes ayant besoin d’aide et d’ainsi violer le droit international.

    https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/230821/la-pologne-erigera-une-cloture-en-barbeles-sa-frontiere-avec-le-belarus

    #frontières #murs #barrières_frontalières #asile #migrations #réfugiés #Biélorussie #militarisation_de_la_frontière

    • On the EU’s eastern border, Poland builds a fence to stop migrants

      Polish soldiers were building a fence on the border with Belarus on Thursday, as the European Union’s largest eastern member takes steps to curb illegal border crossings despite criticism that some migrants are being treated inhumanely.

      Brussels has accused Belarusian President Alexander Lukashenko of using migrants as part of a “hybrid war” designed to put pressure on the bloc over sanctions it has imposed, and building the wall is part of Poland’s efforts to beef up border security on the EU’s eastern flank.

      “Almost 3 km of fencing has been erected since yesterday,” Defence Minister Mariusz Blaszczak said on Twitter, adding that almost 1,800 soldiers were supporting the border guard.

      Blaszczak said on Monday that a new 2.5 metre high solid fence would be built, modelled on the one built by Prime Minister Viktor Orban on Hungary’s border with Serbia.

      On Thursday Reuters saw soldiers next the frontier stringing wire through barbed wire to hook it to posts.

      Poland has received sharp criticism over its treatment of a group of migrants who have been stuck on the Belarus border for over two weeks, living in the open air with little food and water and no access to sanitary facilities.

      On Wednesday refugee charity the Ocalenie Foundation said 12 out of 32 migrants stuck on the border were seriously ill and one was close to death.

      “No fence or wire anywhere in the world has stopped any people fleeing war and persecution,” said Marianna Wartecka from the foundation who was at the border on Thursday.

      Poland says responsibility for the migrants lies with Belarus. The prime minister said this week that a convoy of humanitarian offered by Poland had been refused by Minsk.

      Surveys show that most Poles are against accepting migrants, and Poland’s ruling nationalists Law and Justice (PiS) made a refusal to accept refugee quotas a key plank of its election campaign when it swept to power in 2015.

      An IBRiS poll for private broadcaster Polsat on Wednesday showed that almost 55% of respondents were against accepting migrants and refugees, while over 47% were in favour of a border wall.

      “Our country cannot allow such a large group of people to break our laws,” said Emilia Krystopowicz, a 19-year-old physiotherapy student, in Krynki, a village next the border.

      Belarusian President Alexander Lukashenko has accused Poland and Lithuania of fuelling the migrant issue on the borders.

      https://www.reuters.com/world/europe/eus-eastern-border-poland-builds-fence-stop-migrants-2021-08-26

    • Poland to build anti-refugee wall on Belarus border

      Poland has become the latest European country to start building an anti-refugee wall, with a new fence on its border with Belarus.

      The 2.5-metre high wall would be modelled on one built by Hungary on its border with Serbia in 2015, Polish defence minister Mariusz Blaszczak said.

      “We are dealing with an attack on Poland. It is an attempt to trigger a migration crisis,” he told press at a briefing near the Belarus frontier on Monday (23 August).

      “It is [also] necessary to increase the number of soldiers [on the border] ... We will soon double the number of soldiers to 2,000,” he added.

      “We will not allow the creation of a route for the transfer of migrants via Poland to the European Union,” he said.

      The minister shared photos of a 100-km razor-wire barrier, which Poland already erected in recent weeks.

      Some 2,100 people from the Middle East and Africa tried to enter Poland via Belarus in the past few months in what Blaszczak called “a dirty game of [Belarus president Alexander] Lukashenko and the Kremlin” to hit back at EU sanctions.

      “These are not refugees, they are economic migrants brought in by the Belarusian government,” deputy foreign minister Marcin Przydacz also said on Monday.

      Some people were pushed over the border by armed Belarusian police who fired in the air behind them, according to Polish NGO Minority Rights Group.

      Others were pushed back by Polish soldiers, who should have let them file asylum claims, while another 30-or-so people have been stuck in no man’s land without food or shelter.

      “People were asking the [Polish] border guards for protection and the border guards were pushing them back,” Piotr Bystrianin from the Ocalenie Foundation, another Polish NGO, told the Reuters news agency.

      “That means they were in contact and that means they should give them the possibility to apply for protection ... It’s very simple,” he said.

      “We have been very concerned by ... people being stranded for days,” Shabia Mantoo, a spokeswoman for the UN refugee agency, the UNHCR, also said.

      But for its part, the Polish government had little time for moral niceties.

      “The statements and behaviour of a significant number of Polish politicians, journalists, and NGO activists show that a scenario in which a foreign country carrying out such an attack against Poland will receive support from allies in our country is very real,” Polish deputy foreign minister Paweł Jabłoński said.

      Belarus has also been pushing refugees into Lithuania and Latvia, with more than 4,000 people recently crossing into Lithuania.

      “Using immigrants to destabilise neighbouring countries constitutes a clear breach of international law and qualifies as a hybrid attack against ... Latvia, Lithuania, Poland, and thus against the entire European Union,” the Baltic states and Poland said in a joint statement on Monday.

      Lithuania is building a 3-metre high, 508-km wall on its Belarus border in a €152m project for which it wants EU money.

      The wall would be completed by September 2022, Lithuanian prime minister Ingrida Simonyte said on Monday.

      “The physical barrier is vital for us to repel this hybrid attack,” she said.
      Fortress Europe

      The latest upsurge in wall-building began with Greece, which said last week it had completed a 40-km fence on its border with Turkey to keep out potential Afghan refugees.

      And Turkey has started building a 3-metre high concrete barrier on its 241-km border with Iran for the same reason.

      “The Afghan crisis is creating new facts in the geopolitical sphere and at the same time it is creating possibilities for migrant flows,” Greece’s citizens’ protection minister Michalis Chrisochoidis said.

      Turkey would not become Europe’s “refugee warehouse”, Turkish president Recep Tayyip Erdoğan said.

      https://euobserver.com/world/152711

    • Comme la Lituanie, la Pologne veut sa barrière anti-migrants à la frontière biélorusse

      Varsovie et Vilnius veulent construire des barrières contre les migrants qui transitent par le Bélarus, tandis que la situation humanitaire continue de se détériorer à la frontière orientale de l’Union européenne.

      La pression augmente pour faire de l’Union une forteresse. Vendredi 8 octobre, douze pays, dont la Pologne et la Lituanie, ont réclamé d’une seule voix que l’Union européenne finance la construction de barrières à ses frontières externes. Il s’agit de l’Autriche, la Bulgarie, Chypre, la République tchèque, le Danemark, l’Estonie, la Grèce, la Hongrie, la Lituanie, la Lettonie, la Pologne et la Slovaquie.

      « Je ne suis pas contre », a répondu la commissaire aux Affaires intérieures Ylva Johansson. « Mais quant à savoir si on devrait utiliser les fonds européens qui sont limités, pour financer la construction de clôtures à la place d’autres choses tout aussi importantes, c’est une autre question ».

      La question migratoire agite particulièrement en Pologne, soumise à une pression inédite sur sa frontière orientale, avec le Bélarus. Le 7 octobre, le vice-Premier ministre Jarosław Kaczyński, qui préside aussi la commission des affaires de sécurité nationale et de défense, a confirmé la construction d’une barrière permanente le long de la frontière polono-biélorusse. Lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’unité des gardes-frontières de Podlachie, frontalière avec la Biélorussie, il a expliqué : « Nous avons discuté des décisions déjà prises, y compris dans le domaine financier, pour construire une barrière très sérieuse. Le genre de barrière qu’il est très difficile de franchir. L’expérience européenne, l’expérience de plusieurs pays, par exemple la Hongrie et la Grèce, montre que c’est la seule méthode efficace ».

      La Pologne a débuté les travaux en août dernier et des barbelés ont déjà été tirés sur des sections sensibles de la frontière polono-biélorusse. Lorsqu’elle aura atteint son terme, la barrière fera 180 kilomètres de long et plus de deux mètres de haut.

      La Lituanie, autre pays frontalier de la Biélorussie, a elle aussi déroulé les barbelés et alloué 152 millions d’euros pour la construction d’une barrière de quatre mètres de haut, sur cinq cents kilomètres, qui doit être prête en septembre 2022.

      Le gouvernement national-conservateur du Droit et Justice (PiS) a réagi par la manière forte à la pression migratoire inédite sur ses frontières. Plusieurs milliers de soldats ont été déployés pour prêter main-forte aux gardes-frontières.

      Le Sénat a adopté le 8 octobre un amendement qui autorise l’expulsion immédiate des étrangers interpellés après avoir franchi la frontière irrégulièrement, sans examiner leur demande de protection internationale. En clair, il s’agit de passer un vernis de légalité sur la pratique dit de « pushback » qui contrevient aux règles internationales, mais utilisées ailleurs sur la frontière de l’UE, parfois très violemment, comme en témoigne la diffusion récente de vidéos à la frontière de la Croatie.
      Loukachenko accusé de trafic d’êtres humains

      Varsovie et Vilnius accusent de concert le président autocrate du Bélarus, Alexandre Loukachenko, de chercher à ouvrir une nouvelle route migratoire vers l’Europe, dans le but de se venger de leur soutien actif à l’opposition bélarusse en exil et des sanctions européennes consécutives aux élections frauduleuses d’août 2020.

      « Ce sont les immigrants économiques qui arrivent. Ils sont amenés dans le cadre d’une opération organisée par les autorités biélorusses avec l’assentiment clair de la Fédération de Russie. Les agences de sécurité biélorusses le tolèrent totalement et y sont présentes », a noté Jarosław Kaczyński. « Ces personnes sont conduites vers des endroits où elles auront une chance de traverser la frontière. Parfois, des officiers biélorusses participent personnellement au franchissement des barrières et à la coupure des fils », a-t-il ajouté.

      « Des centaines de milliers de personnes seront acheminées à notre frontière orientale », a avancé le ministre polonais de l’Intérieur Mariusz Kamiński, au mois de septembre.
      Soutien de la Commission européenne

      La Commission européenne dénonce, elle aussi, « un trafic de migrants parrainé par l’État [biélorusse] ». Le 5 octobre, Ylva Johansson, commissaire européenne chargée des affaires intérieures, a déclaré que « le régime utilise des êtres humains d’une manière sans précédent, pour faire pression sur l’Union européenne. […] Ils attirent les gens à Minsk. Qui sont ensuite transportés vers la frontière. Dans des mini-fourgonnettes banalisées. ».

      C’est aussi une manne économique pour Minsk, a détaillé Ylva Johansson. « Les gens viennent en voyages organisés par l’entreprise touristique d’État Centrkurort. Ils séjournent dans des hôtels agréés par l’état. Ils paient des dépôts de plusieurs milliers de dollars, qu’ils ne récupèrent jamais ».
      La situation humanitaire se dégrade

      L’hiver approche et les températures sont passées sous zéro degré les nuits dernières en Podlachie, la région du nord-est de la Pologne, frontalière avec la Biélorussie. Des groupes d’immigrants qui tentent de se frayer un chemin vers l’Union européenne errent dans les forêts de part et d’autre de la frontière qui est aussi celle de l’Union. « Ce [samedi] soir il fait -2 degrés en Podlachie. Des enfants dorment à même le sol, quelque part dans nos forêts. Des enfants déportés vers ces forêts sur ordre des autorités polonaises », affirme le Groupe frontalier (Grupa Granica).

      Une collecte a été lancée pour permettre à une quarantaine de médecins volontaires d’apporter des soins de première urgence aux migrants victimes d’hypothermie, de blessures, d’infections ou encore de maladies chroniques. Avec les trente mille euros levés dès la première journée (près de soixante mille euros à ce jour), trois équipes ont débuté leurs opérations de sauvetage. « Nous voulons seulement aider et empêcher les gens à la frontière de souffrir et de mourir », explique le docteur Jakub Sieczko à la radio TOK FM. Mais le ministère de l’Intérieur leur refuse l’accès à la zone où a été décrété un état d’urgence au début du mois de septembre, tenant éloignés journalistes et humanitaires de la tragédie en cours.

      Quatre personnes ont été retrouvées mortes – vraisemblablement d’hypothermie – dans l’espace frontalier, le 19 septembre, puis un adolescent irakien cinq jours plus tard. La fondation pour le Salut (Ocalenie) a accusé les gardes-frontières polonais d’avoir repoussé en Biélorussie le jeune homme en très mauvaise santé et sa famille quelques heures plus tôt.

      A ce jour, ce flux migratoire n’est en rien comparable à celui de l’année 2015 via la « Route des Balkans », mais il est dix fois supérieur aux années précédentes. Samedi, 739 tentatives de franchissement illégal de la frontière ont été empêchées par les gardes-frontières polonais, qui ont enregistré plus de 3 000 tentatives d’entrée irrégulière au mois d’août, et près de 5 000 en septembre.

      https://courrierdeuropecentrale.fr/comme-la-lituanie-la-pologne-veut-aussi-sa-barriere-anti-mig

  • Pologne : des arrivées de migrants records à la frontière biélorusse

    Ce week-end, les autorités polonaises ont arrêté 349 migrants à la frontière avec la Biélorussie. Un chiffre en hausse qui pousse la Pologne à demander de l’aide à l’Union européenne. Selon Varsovie, cette situation est « une réaction à l’asile accordé [par la Pologne] à la sprinteuse biélorusse » Krystsina Tsimanouskaya, qui, menacée par le régime biélorusse, avait refusé de rentrer chez elle après les JO de Tokyo.

    C’est un chiffre record. En trois jours, du 6 au 8 août, les autorités polonaises ont intercepté 349 migrants qui tentaient de traverser la frontière avec la Biélorussie. Le groupe le plus important, composé de 85 personnes, a été arrêté samedi par des agents du poste de #Kuznica. D’après les garde-frontières, la majorité de ces personnes vient « probablement d’Irak et d’Afghanistan », ont-ils affirmé dans un communiqué.

    La semaine dernière déjà, les douanes polonaises ont indiqué avoir arrêté 71 migrants dans la nuit de mercredi à jeudi, après un autre groupe de 62 exilés, principalement des Irakiens, dans la journée. Le mois dernier, 242 migrants au total ont été interceptés dans la région.

    Depuis le début de l’année, la Podlasie, région polonaise à la frontière avec la Biélorussie, a arrêté 871 immigrants illégaux, contre 122 pour toute l’année 2020.
    Une athlète biélorusse au cœur de la polémique

    Pour le ministre adjoint de l’Intérieur, Maciej Wasik, la cause de cet afflux est à chercher de l’autre côté de la frontière, en Biélorussie. « Minsk mène une guerre hybride avec l’Union européenne, avec l’aide de migrants illégaux », a-t-il assuré au groupe audiovisuel numérique Telewizja wPolsce. Selon lui, cette situation est « une réaction à l’asile accordé à la sprinteuse biélorusse ».

    Lundi 2 août, la Pologne a accordé un visa humanitaire à l’athlète biélorusse Krystsina Tsimanouskaya, qui, menacée par le régime et inquiète pour sa sécurité, avait refusé de rentrer chez elle après les Jeux olympiques de Tokyo. La décision polonaise n’aurait pas plu au dirigeant Alexandre Loukachenko, qui, en représailles, laisserait passer les migrants à sa frontière.

    Cette thèse, celle des migrants utilisés comme arme diplomatique, est également avancée pour expliquer les arrivées de plus en plus régulières en Lituanie. La Biélorussie, sanctionnée par Bruxelles après l’arrestation fin mai du journaliste et dissident Roman Protassevitch alors que celui-ci se trouvait à bord d’un avion de ligne, se servirait là aussi des exilés pour faire pression sur l’Union européenne et la forcer à revenir sur ses sanctions.

    « (Les sanctions) peuvent avoir l’effet inverse, comme le montre la réalité des événements d’aujourd’hui sur les frontières biélorusse-polonaise, biélorusse-ukrainienne, biélorusse-lituanienne et biélorusse-lettone », a d’ailleurs déclaré, lundi, Alexandre Loukachenko lors d’une conférence de presse.
    Un appel à l’aide commun de la Pologne et de la Lituanie

    Vendredi le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki et la Première ministre lituanienne Ingrida Simonyte ont condamné « la militarisation de la migration irrégulière par le régime de Loukachenko dans le but d’exercer une pression politique sur l’UE et ses États membres ».

    Dans une déclaration commune, les deux ministres ont appelé la Commission européenne, Frontex, le Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO), d’autres États membres de l’UE et des partenaires extérieurs à un soutien politique et pratique, ainsi qu’un renforcement de la politique de migration et d’asile de l’Union. « Nous sommes fermement convaincus que la protection des frontières extérieures de Schengen n’est pas seulement le devoir des États membres individuels mais aussi la responsabilité commune de l’UE », indique le communiqué.

    La Slovénie, qui assure la présidence tournante de l’UE, a déclaré que des pourparlers auraient lieu par vidéoconférence le 18 août, pour répondre à la crise. Ils auront lieu en présence des ministres de l’intérieur des 27 États membres et des représentants de Frontex, de l’EASO et d’Europol.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/34207/pologne-des-arrivees-de-migrants-records-a-la-frontiere-bielorusse
    #frontières #migrations #asile #réfugiés #Pologne #Biélorussie #réfugiés_afghans #réfugiés_irakiens

    –—

    En 2017 la Pologne durcissait les passages à la frontière...
    https://seenthis.net/messages/574155

  • Authorities in Lithuania are considering building a wall with Belarus

    Authorities in Lithuania are now considering building a wall with Belarus. Ingrida Simonyte, the Lithuanian prime minister, has accused the Belarusian government of orchestrating what her country views as a migrant crisis.

    https://twitter.com/VCapici/status/1409246090768101377

    #Lituanie #murs #frontières #Biélorussie #migrations #réfugiés #asile #barrières #barrières_frontalières

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    voir :
    A la frontière entre la #Lituanie et le #Bélarus, Loukachenko se fait maître passeur
    https://seenthis.net/messages/919781

    • Lithuania Reports 116 More Border Arrests Of Migrants Crossing From Belarus

      Lithuanian authorities reported 116 more arrests of migrants crossing the border from Belarus, a surge in crossings that Lithuania says Minsk is purposely organizing in retaliation for European Union sanctions.

      The Lithuanian State Border Security Service said on July 3 that border guards also fired tear gas and warning shots as one group of migrants were being detained.

      The latest figures bring the number of migrants detained over the past two days to 179, the service said; in all 938 people have been arrested crossing from Belarus this year, 12 times as many in all of last year.

      Lithuanian Foreign Minister Gabrielius Landsbergis said late on July 2 that the government had declared a state of emergency, and he accused Lukashenka seeking “to weaponize migration to weaken our resolve for sanctions.”

      Vilnius contends that the migrants, most of whom are Iraqi, are moved to the border with Lithuania, where Belarusian border guards turn a blind eye as they cross into the European Union member state.

      Lithuania has been one of the loudest critics of Belarus’s strongman leader Alyaksandr Lukashenka since last August’s dispute presidential election. The 66-year-old Lukashenka claimed victory, setting off months of unprecedented protests.

      The opposition says that election was rigged, and the West has refused to recognize the results of the vote.

      The Baltic state has offered refuge to Svyatlana Tsikhanouskaya, who supporters say was the real winner of the election.

      Vilnius has also become a center for Belarusians in exile, and the two countries have expelled a number of diplomats as ties have worsened in recent weeks.

      The EU’s border guard service, Frontex, has sent teams to Lithuania to help deal with the influx of migrants.

      https://www.rferl.org/a/lithuania-migrants-arrests-belarus/31339043.html

    • La Lituanie se dit débordée face à l’afflux de migrants venus de Biélorussie

      La Lituanie s’est déclarée, vendredi, en #état_d'urgence, face à la hausse des arrivées de migrants depuis la Biélorussie voisine. Plus de 150 personnes ont traversé la frontière ces dernières 24 heures. L’agence de garde-frontières européenne, #Frontex, a dépêché une équipe pour venir en aide au pays balte.

      Une équipe de six gardes-frontières de l’agence européenne Frontex a commencé à travailler vendredi 2 juillet en Lituanie pour aider le pays balte à faire face à l’arrivée de migrants. Depuis plusieurs semaines, des dizaines de personnes en provenance de la Biélorussie voisine, passent la frontière ouest du pays pour entrer en Lituanie.

      Le nombre de gardes-frontières de Frontex devant être déployés à la frontière biélorusse devrait passer à 30 dans le courant du mois.

      Les garde-frontières lituaniens ont indiqué avoir arrêté quelque 150 migrants ces dernières 24 heures - près du double du nombre d’arrestations sur l’ensemble de 2020. Face à cet afflux, le gouvernement a déclaré l’état d’urgence vendredi.

      Cela porte le nombre total de traversées illégales de frontières par des migrants cette année à plus de 800, la plupart venant du Moyen-Orient. Sur l’ensemble de 2020, 81 traversées illégales de la frontière avaient été enregistrées – et 37 en 2019.

      La plupart des migrants sont originaires d’Irak, mais il y en a aussi de plus en plus de Syrie, de Gambie, de Guinée et d’Inde, selon le site EUobserver (https://euobserver.com/world/152305).

      « La situation commence à se détériorer »

      « La situation est tendue et a tendance à se détériorer », a déclaré le ministre lituanien des Affaires étrangères Gabrielius Landsbergis à l’AFP.

      Il y a deux semaines, l’armée lituanienne a mis en place un #camp_d’urgence de plusieurs tentes à #Pabradé, à une quarantaine de kilomètres de la capitale Vilnius, pour pouvoir gérer l’afflux. « Le but du ministère est clair : les migrants économiques qui traversent la frontière de l’UE illégalement doivent être renvoyés à l’endroit d’où ils viennent », a-t-il ajouté.

      « Un tiers sont des hommes, un autre tiers sont des femmes, on accueille aussi des enfants, quelques mineurs non accompagnés et des personnes avec des problèmes de santé. Nous sommes inquiets quant à nos capacités d’accueil pour assurer l’hébergement à ces personnes qui demandent l’asile », a expliqué à RFI Egle Samuchovaite (https://www.rfi.fr/fr/europe/20210618-la-lituanie-accuse-la-bi%C3%A9lorussie-de-laisser-passer-des-migrants-s), directrice des programmes de la Croix-Rouge lituanienne, au mois de juin.

      Le gouvernement lituanien, qui s’oppose au président biélorusse Alexandre Loukachenko, a indiqué qu’il soupçonnait les autorités du pays de laisser les migrants passer la frontière.

      Ces tensions entre Minsk et Vilnius interviennent alors que les relations entre l’Union européenne et la Biélorussie sont elles-mêmes très compliquées. En cause : le détournement au mois de mai d’un vol commercial de Ryanair ordonné par le président Loukachenko pour arrêter un dissident politique.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/33405/la-lituanie-se-dit-debordee-face-a-l-afflux-de-migrants-venus-de-bielo

    • L’agence des frontières de l’UE augmente ” considérablement ” l’aide à la Lituanie

      L’agence des frontières de l’Union européenne s’engage à renforcer “de manière significative” son soutien à la Lituanie dans les prochains jours “en raison de la pression migratoire croissante à la frontière lituanienne avec la Biélorussie” que la nation balte tente de contenir .

      La décision de Frontex, l’agence chargée de coordonner le contrôle des frontières entre les États membres de l’UE et les pays tiers, a été annoncée samedi dernier à la suite d’un appel vidéo entre le directeur exécutif de Frontex Fabrice Leggeri et le président lituanien Gitanas Nauseda.

      “La frontière lituanienne est notre frontière extérieure commune et Frontex est prête à aider si nécessaire”, a déclaré Leggeri dans un communiqué. “Nous sommes prêts à renforcer notre niveau de soutien et à déployer plus d’officiers et d’équipements du corps permanent européen” en Lituanie, membre de l’UE et de l’OTAN de 2,8 millions.

      L’opération de Frontex, qui a commencé au début du mois avec le déploiement d’une douzaine d’officiers et de voitures de patrouille, va doubler la semaine prochaine, a indiqué l’agence.

      Le bureau de Nauseda a déclaré séparément que Frontex avait promis que des renforts devraient arriver en Lituanie avant le 15 juillet et que des patrouilles frontalières armées et d’autres traducteurs sont arrivés au cours du week-end.

      En outre, un hélicoptère de patrouille sera envoyé en Lituanie depuis la Pologne voisine et des discussions sont en cours pour envoyer un autre hélicoptère depuis l’Allemagne, a indiqué le bureau de Nauseda.

      Dans un tweet, Nauseda a remercié Frontex pour son soutien “Gérer les flux de migrants illégaux à travers la frontière orientale” avec la Biélorussie, autre ancienne république soviétique qui ne fait pas partie de l’UE.

      La Lituanie, qui a donné refuge à des membres de l’opposition biélorusse, accuse son voisin d’organiser des passages frontaliers principalement par des personnes originaires d’Irak, du Moyen-Orient et d’Afrique.

      En juin, le nombre de passages illégaux des frontières entre la Biélorussie et la Lituanie a sextuplé, augmentant la pression sur les autorités nationales de contrôle des frontières, a déclaré Frontex. Le phénomène s’est accéléré en juillet et plus de 1 500 personnes sont entrées en Lituanie depuis la Biélorussie au cours des deux derniers mois, 20 fois plus qu’en 2020.

      Plus tôt cette semaine, le président autoritaire biélorusse Alexandre Loukachenko a déclaré que son pays ne fermerait pas ses frontières “et ne deviendrait pas un camp pour les personnes fuyant l’Afghanistan, l’Iran, l’Irak, la Syrie, la Libye et la Tunisie”.

      Les tensions entre l’UE et la Biélorussie se sont encore intensifiées après que la Biélorussie a détourné un avion de ligne le 23 mai pour arrêter un journaliste de l’opposition.

      Loukachenko a déclaré que son pays cesserait de coopérer avec le bloc des 27 pays pour endiguer la migration en représailles aux lourdes sanctions économiques que l’UE a imposées à la Biélorussie pour le détournement d’avions de passagers.

      Vendredi, la Lituanie a commencé à construire une double clôture en fil de fer barbelé à la frontière avec la Biélorussie. Il parcourra 550 kilomètres (342 miles), couvrant la majeure partie de la frontière de près de 680 kilomètres (423 miles) et coûtera 41 millions d’euros (48 millions de dollars), selon les autorités lituaniennes.

      En outre, la Lituanie a mis en place des camps de tentes pour accueillir le nombre croissant de migrants.

      https://www.cablechronicles.com/lagence-des-frontieres-de-lue-augmente-considerablement-laide-a-la-

    • EU deploys border force in Lithuania as Belarus opens pathway for migrants

      Officials cite effort by Minsk to ‘weaponize’ irregular migration flows.

      The EU’s border protection agency on Monday said it was mobilizing a rapid intervention force to Lithuania, where the government has accused neighboring Belarus of allowing hundreds of migrants to cross illegally into the country.

      The allegations that Belarus is “weaponizing” migrants in retaliation for EU sanctions and support for political opponents of the country’s long-time leader, Alexander Lukashenko, were discussed Monday in the European Parliament and in the EU Foreign Affairs Council.

      “It seems like the Belarusian authorities now facilitate irregular migration possibly in retaliation to EU restrictive measures and as a response to the Lithuanian support for the civil society in Belarus,” the EU’s commissioner for home affairs, Ylva Johansson, testified during a joint hearing of the Parliament’s home affairs and foreign affairs committees.

      Johansson said that the method of arrivals was still under investigation, but that it appeared several flights per day were landing in Minsk, the Belarusian capital, carrying migrants from Istanbul and Baghdad. Officials said at least 60 EU border guards were expected to arrive in Lithuania in the coming days.

      While many of the migrants that have crossed into Lithuania seem to be of Iraqi or Syrian origin, there have also been migrants from African countries, including the Democratic Republic of Congo and Cameroon.

      Arriving for Monday’s Foreign Affairs Council meeting in Brussels, Lithuanian Foreign Minister Gabrielius Landsbergis said his country was struggling to return migrants to their home countries. He added that the Baltic nation is now confronting challenges more commonly seen in frontline EU countries like Greece and Spain that face a constant influx of migrants across the Mediterranean, and have faced similar pressure of arrivals from Turkey and Morocco.

      “The European Union should have a common strategy how to deal with these sort of political or hybrid threats,” Landsbergis said. “We need a strategy of readmission because a country — be it Lithuania, be it Greece or Spain — alone faces a rather challenging path when trying to return the people who illegally entered the country. Secondly, we need to be very strict with the regimes who are using these sorts of weapons.”

      Landsbergis called for additional sanctions against Belarus and said other countries using such tactics should face similar punishment.

      To help manage the crisis, the Lithuanian parliament will convene in a special session on Tuesday to adopt amendments to national asylum laws with an aim of reducing the time needed to evaluate applications for protected status.

      Asked if the situation in Lithuania was adding new urgency to the EU’s years-long struggle to develop a new migration pact, the bloc’s high representative for foreign affairs, Josep Borrell, said it was up to the border protection agency, Frontex, to help manage the situation.

      “That’s why we created Frontex, to help member states to face migration crises,” Borrell said at a news conference following the meeting.
      ‘High pressure’ situation

      Fabrice Leggeri, the executive director of Frontex, said his agency had anticipated Belarus seeking to use flows of irregular migrants as a political weapon, and has been monitoring the country’s borders since last fall. Testifying in the parliamentary hearing, Leggeri said there had been more than 1,600 irregular border crossings to Lithuania from Belarus since January 1 of this year, but roughly half of those, some 800, occurred in the first week of July.

      “This was clearly the sign that something was happening with more intensity,” Leggeri testified, adding: “We see that there is a high pressure that could even worsen in the next days.”

      Leggeri told Parliament that while the initial arrivals had mostly come from Iraq, Syria and Iran, this month there was a shift toward African nationals, including migrants from Congo, Gambia, Guinea, Mali and Senegal. He said Lukashenko’s government was encouraging the influx by inviting citizens to travel to Belarus without visas under the guise of obtaining coronavirus vaccines.

      “Belarus announced that 73 countries are encouraged to enter Belarus without a visa and to stay up to five days to get COVID vaccine shots,” he said.

      Lukashenko has simultaneously denied using migrants for political pressure while also warning that Belarus has no intention of halting the flows. He has effectively mocked the EU, saying last week: “We will not hold anyone back. We are not their final destination after all. They are headed to enlightened, warm, cozy Europe.”

      According to statistics from the Lithuanian Border Guard Service, a total of 1,714 irregular migrants crossed the Lithuanian border in 2021, compared to just 74 in 2020. Of these, 1,676 arrived from Belarus. According to the statistics, roughly 1,000 irregular migrants were detained between July 1 and July 11, including 377 from Iraq; 194 from the Democratic Republic of Congo; 118 from Cameroon; 67 from Guinea; 23 from Afghanistan; 22 from Togo; and 20 from Nigeria.

      The bizarre situation of Middle Eastern and African migrants arriving in the Baltics was part of a busy Foreign Affairs Council meeting that included a discussion over lunch with the new Israeli foreign affairs minister, Yair Lapid.

      Ministers also discussed the deteriorating situation in Afghanistan, which Borrell conceded was a direct consequence of the withdrawal of Western troops that was ordered by U.S. President Joe Biden. Borrell said a new international task force may be needed to try to stabilize the country and, especially, to protect the rights of women and girls, but he gave no indication of how such a task force would operate without military support.

      Ministers also discussed the continuing risk of famine in the Tigray region of Ethiopia. Borrell said the EU was trying to mobilize assistance but that it was impossible for the EU alone to address a shortage of food for an estimated 850,000 people.

      https://www.politico.eu/article/eu-deploys-border-force-in-lithuania-as-belarus-opens-pathway-for-migrants-

    • Lithuania introduces pushbacks against migrants crossing from Belarus

      As Lithuania struggles to stem the flow of migrants trying to enter the country from neighboring Belarus, border guards have said that they have begun to push back migrants trying to enter the country using irregular methods of crossing.

      Rustamas Liubajevas, the head of Lithuania’s border guard service, announced on Tuesday that “anyone who tries to enter Lithuanian territory illegally will be refused entry and directed to the nearest operational international border control point.” He added that some 180 migrants had already been sent back to Belarus on Tuesday.

      “Deterrent actions may be taken against those who do not comply,” Liubajevas said further. He did not to disclose the exact measures taken, but said the guards did not use violence to push back the migrants.

      The Baltic News Agency confirmed the reports.


      https://twitter.com/BNSLithuania/status/1422295961074814980

      Criticism against move

      The decision to introduce push backs has been taken by Lithuanian Interior Minister Agne Bilotaite, effectively allowing authorities to use force to send migrants to official border crossing points or to diplomatic missions, where they can apply for asylum legally.

      Lithuanian NGOs meanwhile have responded to the pushback of migrants, saying that it violates international human rights: “This restricts the fundamental human right to seek asylum in a safe state,” Akvile Krisciunaite, a researcher at the Diversity Development Group, told the AFP news agency.

      “Belarus is not a safe country, and human rights are known to be grossly violated there.”

      So far this year, Lithuanian border officials have detained more than 4,000 migrants — mostly Iraqi nationals. That number compares to 81 intercepted migrants for all of 2020.

      ’Cold War’ between Belarus and Lithuania

      Tensions between the two countries are on an all-time high since much of the Belarusian opposition have sought refuge in Lithuania from violent oppression following the disputed presidential reelection of authoritarian leader Alexander Lukashenko in August 2020. His main challenger and the likely winner of the vote, Sviatlana Tsikhanouskaya, has been living in exile in Lithuania ever since.

      Many Western governments, including Lithuania, have denounced the alleged re-election saying results were rigged. The EU then imposed a series of sanctions. Lithuanian officials now said they suspect that the influx of migrants is being staged by the Belarusian government under Lukashenko’s leadership.

      https://www.infomigrants.net/en/post/34091/lithuania-introduces-pushbacks-against-migrants-crossing-from-belarus

    • Lithuanian parliament votes to allow mass detention of asylum seekers

      Lithuania’s parliament on Tuesday (13 July) approved the mass detention of migrants and curbed their right of appeal, a move meant to deter high numbers crossing the border with Belarus but which stirred an outcry among humanitarian groups.

      Eighty-four lawmakers supported the bill, with one objection and 5 abstentions, brushing aside protests from Red Cross and other non-governmental organizations saying it violates Lithuania’s international obligations and migrant rights.

      Lithuanian and EU officials have accused Belarus of using illegal migrants as a political weapon to exert pressure on the European Union because of the bloc’s sanctions on Minsk. More than 1,700 people have entered Lithuania from its non-EU neighbour this year, including 1,100 in July alone.

      Prime Minister Ingrida Simonyte said the detention policy would prevent migrants from illegally travelling onwards to the more affluent west of the EU – the favoured destination of the vast majority of migrants reaching EU territory in recent years.

      The legislation is intended “to send a message to Iraqis and others that this is not a convenient route, conditions will not be good here”, Interior Minister Agne Bilotaite said in introducing the bill.

      She said such migrants are “not real asylum seekers” but rather Belarusian President Alexander Lukashenko’s “tool to use against Lithuania”, after he vowed retaliation for EU sanctions imposed over his violent suppression of street protests.

      The new law bans any release of migrants from detention for six months after their arrival, curbs the right of appeal for rejected asylum-seekers and stipulates that migrants can be deported while their appeals are considered.

      “The law is a potential human rights violation, and it does not correspond to EU directives,” Lithuanian Red Cross programme director Egle Samuchovaite told Reuters.

      “It enshrines the current bad situation in Lithuania’s detention centres in law and leaves vulnerable people in an even more vulnerable situation.”

      Lithuania also began building a 550-km razor wire barrier on its frontier with Belarus on Friday.

      The small Baltic republic of 2.8 million people, on the poorer eastern end of the EU, is used to receiving less than 100 illegal migrants per year and has struggled to cope with the recent influx.

      Fewer rights for migrants

      Several migrants at a temporary detention centre in a disused school in rural Lithuania told Reuters on Monday they had been given no information about their rights or future, nine days after arriving from Belarus.

      They said they had not been given a chance to apply for asylum nor to speak with the help of a translator.

      The new law removes most rights accorded to migrants such as the right to a translator or to obtain information about their status and the asylum process.

      Lithuanian authorities are now obliged only to provide upkeep in detention, medical care and legal aid, but Simonyte said the government will try to do more.

      “The government intends to provide all support that is needed for those people,” she told reporters. “But if there is a very sudden influx in a short time frame, we might be able to ensure only what is absolutely needed. For that we should have a legal framework.”

      Dainius Zalimas, a lawyer who until June was the chairman of Lithuania’s Constitutional Court, said mass detention and restricted appeal process likely violate both Lithuania’s constitution and the European Convention of Human Rights.

      “The proposals, which are unconstitutional, are based on premise that all foreigners who crossed the border are second-class human beings, not entitled to constitutional rights,” he told Reuters before the vote.

      https://www.euractiv.com/section/justice-home-affairs/news/lithuanian-parliament-votes-to-allow-mass-detention-of-asylum-seekers

      #détention #détention_massive

    • EU presses Iraq to halt migrant flights to Belarus

      A number of new flights have been announced between Iraq and Belarus.

      The EU is ramping up pressure on Iraq to stop its airlines from flying to Belarus, which helps Minsk send asylum seekers into the EU in retaliation against sanctions imposed by the bloc.

      On Thursday, there were signs that the pressure was beginning to work. An Iraqi Airways flight from Basra to Minsk was canceled. However, an aircraft belonging to another carrier, Fly Baghdad, did land in the Belarusian capital Thursday, although a flight scheduled for Friday was canceled. Iraqi Airways recently expanded its schedule of flights to Belarus, while Fly Baghdad first started trips to Minsk in May.

      “We welcome the reports on the decision about the cancellation of these flights,” a European Commission spokesperson said Thursday, although they did not confirm reports that Iraqi Airways will cancel flights until August 15.

      The EU has accused Belarusian strongman Alexander Lukashenko of trying to “weaponize” the Iraqi migrants who arrive in Minsk. They are taken to the border with Lithuania and then cross into the EU; so far, 4,000 asylum seekers have entered, almost 2,800 of them from Iraq. Lithuanian Foreign Minister Gabrielius Landsbergis estimates that up to 10,000 migrants could come into his country by the end of the summer. Last year, Lithuania received only about 80 migrants.

      This migration crisis is very different from previous ones where people crossed into the EU by sea. The main access to Belarus is by air, and despite EU efforts to throttle traffic, Minsk is working hard to expand the number of flights reaching the country.

      The immediate pressure is on Iraq, but there is also an increase in flights to Minsk from Turkey, also reportedly carrying asylum seekers.

      The EU is ramping up pressure on Iraq to fall into line.

      Charles Michel, president of the European Council, got involved, speaking to Iraqi Prime Minister Mustafa al Kadhimi, while EU foreign policy chief Josep Borrell spoke with Iraqi Foreign Minister Fuad Hussein.

      Talks with the Iraqis are “done in a very constructive spirit [with] the Iraqi side conveying the willingness to cooperate and jointly address the situation," said the Commission spokesperson.

      Germany, the Czech Republic, Austria and others joined Lithuania in putting pressure on Baghdad, diplomats said. An Iraqi delegation was in Lithuania last week and visited the camps where Iraqis are staying.

      Some EU diplomats say that the diplomatic effort is hampered by a lack of strong leverage over Baghdad. The Iraqis “are well aware that we cannot abandon them, we need them for our security and we cannot risk having another Afghanistan next door,” said an EU diplomat.

      The bloc did threaten last month to restrict visas for Iraqis to improve cooperation in taking back people rejected for asylum. The Commission said that “Iraqi authorities cooperate only on voluntary returns and in very exceptional cases (Iraqi nationals convicted for a criminal offence) on forced returns” and that “Iraq’s cooperation with the EU on readmission matters is not sufficient and that action is needed.”
      More flights

      While flights from Iraq are the most pressing issue, there is also worry about the increase in routes from Turkey.

      In recent weeks, Belavia — which is currently banned from European airspace after Minsk illegally diverted a Ryanair plane in May to kidnap an opposition blogger — has beefed up its schedule from Turkey. Two routes between Minsk and Istanbul that had been serviced three times a week are now flying daily. Regular flights from Izmir have been reinstated, as have several regular flights from Antalya — although those are also popular holiday destinations for Belarusians.

      There is also an effort to crack down on EU-based leasing companies supplying aircraft to Belavia.

      Brussels “must make sure that no European company can provide assets that facilitate the trafficking route,” Landsbergis told POLITICO’s Brussels Playbook on Wednesday.

      According to an EU official, several of the jets operated by Belavia come from Ireland. A company based in Denmark, Nordic Aviation Capital, has also provided aircraft to Belavia in the past. A spokesperson for the firm said it would not comment, but the company announced last September that it had delivered the last plane of a five-jet agreement to the carrier.

      Danish Foreign Minister Jeppe Kofod told POLITICO his government does not yet “have sufficient information to verify such claims” but said the case is being reviewed by Danish authorities.

      “But let me be clear: If Danish companies are involved in Lukashenko’s deliberate, malicious and cynical efforts to use migrants as a political weapon to try and put pressure on Lithuania and the EU, then that would of course be totally unacceptable and should be stopped immediately,” he said. “If European companies aid and abet the Lukashenko regime in this way, then I firmly believe we need to revisit our current sanctions in the EU.”

      SMBC Aviation Capital, a Dublin-based company that has previously leased aircraft to Belavia, said in an email on Wednesday that it had not been contacted by Irish or European authorities. The Irish government did not respond to a request for comment.

      https://www.politico.eu/article/belarus-migrant-flights-eu-sanctions-iraq-turkey

      #Irak #vol #vols

    • La Lituanie commence la construction d’une clôture à la frontière avec le Bélarus

      La Lituanie a entrepris la construction d’une clôture le long de sa frontière avec le Bélarus, accusé par Vilnius et Varsovie d’acheminer des migrants vers l’UE.

      C’est un mur de plus qui va être érigé en Europe, de plusieurs centaines de kilomètres de long.

      Tetas, une entreprise de construction qui fait partie du groupe énergétique public lituanien Epso-G a commencé à acheminer le matériel nécessaire à la construction d’une clôture de 111 kilomètres de long, a rapporté le radiodiffuseur public LRT.

      L’entreprise a aussi marqué les sections des points de contrôle frontaliers de Druskininkai, Barauskas et Adutiskis dans le sud-est de la Lituanie.

      Dans l’urgence, des barbelés accordéon vont être posés dans les sections clés ce mois d’octobre, puis la pose d’une clôture de 4 mètres de hauteur sera effectuée à partir de novembre/décembre, avec pour objectif de l’achever d’ici le mois d’avril 2022.
      500 km au total

      Mais ce tronçon de 111 kilomètres ne représente qu’une première étape. L’entreprise Epso-G prévoit de lancer un second appel d’offres dès cette semaine, pour la construction d’une section de 400 kilomètres qui doit être terminée d’ici septembre 2022.

      Le gouvernement lituanien, qui accuse Alexandre Loukachenko de mener une « guerre hybride » contre la Lituanie, a alloué 152 millions d’euros pour la construction d’une barrière de 508 kilomètres.

      La Lituanie a accueilli sur son sol des opposants au régime de Loukachenko et son parlement a reconnu Svetlana Tsikhanovskaïa comme la présidente légitime du Bélarus.

      A Varsovie aussi on s’inquiète des mouvements du voisin de l’est. La Biélorussie augmente la pression de l’émigration illégale vers les frontières de l’UE en acheminant « des dizaines de milliers d’immigrants dans son pays afin de les livrer à la frontière avec la Pologne », a assuré le premier ministre Mateusz Morawiecki.

      Tout le monde en Lituanie ne voit pas ce nouveau mur d’un bon œil.

      Dans une interview au « Courrier d’Europe centrale », l’eurodéputé et ancien ministre de la Défense lituanien Juozas Olekas estime que « Loukachenko est un leader illégitime qui […] utilise les migrants comme un mécanisme de pression sur l’Union européenne ».

      Pour autant, Juozas Olekas déclare : « Je ne suis pas favorable à l’érection de murs sur l’ensemble de la frontière et je pense qu’un travail diplomatique intensif, y compris avec les pays d’origine des migrants, ou de meilleures patrouilles, qui fonctionnent déjà, seraient des mesures plus efficaces. Je pense qu’il est inutile de paniquer, car ça ne sert jamais à rien, et que nous devrions nous concentrer sur des solutions à long terme ».

      https://courrierdeuropecentrale.fr/la-lituanie-commence-la-construction-dune-cloture-a-la-front

  • A la frontière entre la #Lituanie et le #Bélarus, Loukachenko se fait maître passeur

    Pour se venger de Vilnius, qui accueille l’opposition en exil, l’autocrate semble avoir organisé une filière d’immigration clandestine, qui mène des candidats au départ de Bagdad à la frontière de l’Etat balte.

    Depuis la fin du mois de mai, les gardes-frontières bélarusses postés aux lisières de la Lituanie sont au repos. Ils ferment les yeux sur les silhouettes qui traversent les bois dans l’obscurité, sur les traces de pas laissées dans le sable du no man’s land qui sépare les deux pays. Dans leur dos, passent chaque jour plusieurs dizaines de personnes. Des migrants, Irakiens pour la plupart. Depuis le début de l’année, les #gardes-frontières lituaniens ont rattrapé 387 personnes qui venaient d’entrer dans leur pays – et au passage dans l’espace Schengen. Le rythme s’est largement accéléré en juin, avec plus de 200 entrées en quinze jours. Soit plus en deux semaines qu’au cours des deux années précédentes réunies : 81 migrants avaient été arrêtés en 2020 et 46 en 2019.

    « Tout cela découle de raisons géopolitiques. D’après ce que nous voyons, les officiers bélarusses coopèrent et sont potentiellement impliqués dans le transport illégal de migrants », a affirmé la ministre lituanienne de l’Intérieur, Agne Bilotaite. « Les gardes-frontières bélarusses ont stoppé toute coopération avec leurs homologues lituaniens », confirme le porte-parole du service lituanien de protection des frontières, Giedrius Misutis.

    #Chantage migratoire

    Le mois dernier, après l’atterrissage forcé à Minsk d’un vol Athènes-Vilnius, l’arrestation de l’opposant #Raman_Protassevitch et l’opprobre international qui avait suivi, Alexandre #Loukachenko avait prévenu : « Nous arrêtions les migrants et les drogues. Attrapez-les vous-même désormais. » La menace lancée par l’autocrate bélarusse à ses voisins paraissait alors assez creuse. Son pays est loin des principales voies d’entrée en Europe empruntées par les migrants ce qui ne lui permet pas d’avoir recours au type de #chantage_migratoire utilisé l’an dernier par la Turquie ou plus récemment par le Maroc pour solder leurs différends avec Bruxelles.

    Alors, pour augmenter sa capacité de nuisance, il semble que le régime bélarusse se soit lancé dans l’organisation de sa propre filière d’immigration illégale. Pour cela, il a trouvé un nouvel usage à #Tsentrkurort, l’agence de voyages d’Etat, qui travaille avec Bagdad depuis 2017. Entre le mois d’avril et la mi-juin, le nombre de liaisons aériennes opérées par #Iraqi_Airways entre Minsk et Bagdad est passé d’une à trois par semaine. Pendant la deuxième quinzaine de mai, les habituels Boeing 737 ont aussi été remplacés par des 777, à la capacité plus importante.

    « A l’aéroport de Minsk, personne ne vérifie les documents des Irakiens qui ont réservé avec Tsentrkurort. Ils obtiennent automatiquement des #visas », indique le rédacteur en chef de la chaîne Telegram Nexta, Tadeusz Giczan. La compagnie aérienne #Fly_Baghdad, qui dessert presque uniquement des villes du Moyen-Orient, a également ouvert en mai une liaison directe entre les capitales irakienne et bélarusse, qui effectue deux rotations par semaine.

    Agitation à la frontière

    Les autorités lituaniennes ont fait les mêmes constats. « Il y a des #vols Bagdad-Minsk et Istanbul-Minsk deux fois par semaine. En tout, quatre vols qui correspondent aux vagues de migrations [hebdomadaires] », a expliqué le président du comité parlementaire lituanien consacré à la sécurité nationale, Laurynas Kasciunas. La ministre de l’Intérieur estime, elle aussi, que les migrants arrivent par avion de Bagdad et d’Istanbul, avant d’être conduits à la frontière lituanienne, pour des tarifs allant de 1 500 euros par personne à 3 500 pour une famille.

    Ces flux migratoires soigneusement orchestrés semblent dirigés uniquement vers la Lituanie. Le pays est le plus fidèle allié de l’opposition bélarusse, dont la cheffe de file est exilée à Vilnius. C’est aussi un petit Etat, d’à peine 2,8 millions d’habitants, peu habitué à gérer une pression migratoire. Le centre d’accueil des étrangers installé à la frontière du Bélarus arrive déjà à saturation et des grandes tentes viennent d’être installées à sa lisière pour héberger 350 personnes supplémentaires. Lundi, la ministre de l’Intérieur a repoussé l’instauration de l’état d’urgence, estimant que « l’aide internationale prévue » suffirait pour tenir le choc.

    Jamais cette frontière de 500 kilomètres de long n’avait connu autant d’agitation. La nuit, les migrants récemment débarqués au Bélarus tentent le passage, suivis ou précédés par des opposants à Loukachenko qui prennent le chemin de l’exil dans la clandestinité. Le jour, ce sont les Bélarusses déjà réfugiés en Lituanie qui s’y rassemblent, avec drapeaux et pancartes. Ils réclament l’imposition de nouvelles sanctions contre le régime et l’ouverture des frontières pour leurs compatriotes. Car dans le Bélarus de Loukachenko, les migrants sont encouragés à franchir les frontières, mais les citoyens sont assignés à résidence, interdits de quitter le pays, sauf s’ils sont en possession d’un permis de résidence permanent à l’étranger.

    https://www.liberation.fr/international/europe/a-la-frontiere-entre-la-lituanie-et-le-belarus-loukachenko-se-fait-maitre

    #frontières #réfugiés #réfugiés_irakiens #migrations #asile #Protassevitch #compagnies_aériennes #Irak #Biélorussie

    ping @reka

  • L’activiste biélorusse #Roman_Protassevitch aurait bien accompagné la milice néonazie #Azov en #Ukraine en 2014
    https://www.les-crises.fr/l-activiste-bielorusse-roman-protassevitch-aurait-bien-accompagne-la-mili

    Arrêté dans des conditions largement condamnables, l’opposant biélorusse Roman Protassevitch aurait accompagné la milice néonazie Azov en Ukraine en 2014. Plusieurs éléments viennent corroborer ces accusations, et l’ancien commandant du bataillon Azov André Biletsky a même récemment confirmé les faits. Vous avez probablement suivi la grave affaire « Roman Protassevitch » : la #Biélorussie a […]

    #Médias #Médias,_Azov,_Biélorussie,_Roman_Protassevitch,_Ukraine

  • L’activiste biélorusse #Roman_Protassevitch aurait bien accompagné la milice néonazie #Azov en #Ukraine en 2014
    https://www.les-crises.fr/l-activiste-bielorusse-roman-protassevitch-aurait-bien-accompagne-la-mili

    Arrêté dans des conditions largement condamnables, l’opposant biélorusse Roman Protassevitch aurait accompagné la milice néonazie Azov en Ukraine en 2014. Plusieurs éléments viennent corroborer ces accusations, et l’ancien commandant du bataillon Azov André Biletsky a même récemment confirmé les faits. Vous avez probablement suivi la grave affaire « Roman Protassevitch » : la #Biélorussie a […]

    #Médias #Médias,_Azov,_Biélorussie,_Roman_Protassevitch,_Ukraine

  • #Biélorussie, une #dictature ordinaire

    Le temps semble figé en Biélorussie, pays oublié où règne sans partage #Alexandre_Loukachenko, ancien chef de kolkhoze à la tête de l’État depuis 1994. Là-bas, le #KGB s’appelle toujours KGB, les rues portent les noms de Marx et Engels, et la statue de Lénine domine la place centrale de Minsk, comme si l’homme imprimait toujours sa marque au destin du pays. Parades patriotiques et militaires rythment les saisons biélorusses, orchestrées par le président omnipotent, intarissable défenseur de la fibre nationale et dénonçant sans fin l’idée d’un complot occidental pour conserver son pouvoir. Disparitions, assassinats politiques et vagues de répression s’abattent sur ceux qui osent douter, résister, contredire la voix du maître. Car le pays est déchiré entre deux visions : l’une, attachée à Moscou et effrayée par la porosité de la crise ukrainienne frontalière, qui accepte la domination d’un pouvoir autoritaire, et l’autre résistante, qui s’emploie à aider les victimes de la répression et lutte pour la mémoire de ceux que le régime a fait disparaître. Y aura-t-il un « printemps biélorusse » ? La documentariste Manon Loizeau promène sa caméra dans un pays clivé, encombrant voisin de l’Europe qui sait tirer son parti des guerres d’influences entre Bruxelles et Moscou.

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/53901_1
    #film #film_documentaire
    #Loukachenko #frontières #Europe #cimetière #laissez-passer #nationalisme #peur #répression #Alès_Bialiatski #liberté #ordre #contrôle #armée #populisme #résistance #prisonniers_politiques #Vesna #mémoire #totalitarisme #disparus_de_Biélorussie #Dmitry_Zavadsky #accords_de_Minsk #Mikalaï_Statkiévitch #parasites #parasitisme #décret_3 #Maksim_Filipovich #Gomel

    –—

    Citation d’une habitante d’un village coupé en 2 par la frontière entre la Biélorussie et la #Lithuanie (2004) :

    « On était une grande famille. Puis, l’#Union_soviétique s’est effondrée. Les Républiques ont voulu leur #indépendance. Elles ont pensé qu’elles deviendraient riches en ne vivant que pour elles-mêmes. Alors ils ont construit cette frontière. Et on s’est mis à se détester. La #haine, c’est qu’il y a de plus terrible »

  • #Russie
    Avis de gros temps sur l’économie russe, par Julien Vercueil (Le Monde diplomatique, février 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/02/VERCUEIL/52664
    #Monnaie

    Norilsk, ville polaire, cité du nickel, par Sophie Hohmann & Marlène Laruelle (Le Monde diplomatique, juillet 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/07/HOHMANN/55941


    DANS LA VILLE LA PLUS POLLUÉE DE RUSSIE. Norilsk, son air orange, ses ruisseaux bleu fluo | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/article/2001/06/07/norilsk-son-air-orange-ses-ruisseaux-bleu-fluo
    http://www.itele.fr/france/video/pres-du-cercle-arctique-une-riviere-devenue-rouge-sang-170475

    Washington s’interroge sur les financements russes du FN | EurActiv.fr
    http://www.euractiv.fr/sections/leurope-dans-le-monde/washington-sinterroge-sur-les-financements-russes-du-fn-321064
    #Relations_Internationales #Russie #Etats-Unis #UE

    Le pari syrien de Moscou, par Alexeï Malachenko (Le Monde diplomatique, novembre 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/11/MALACHENKO/54174
    #Orient

    La Russie de la kalachnikov aux tueurs de satellites, par Olivier Zajec (Le Monde diplomatique, avril 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/04/ZAJEC/55190

    "Du nucléaire au spatial de défense, politique budgétaire et doctrine se combinent pour envoyer un double signal. Le premier, celui d’une « garde haute » stratégique, affirme une méfiance vigilante vis-à-vis de l’OTAN, ravivée par la crise ukrainienne. Le second, celui du crédit technologique, est à destination des clients internationaux de l’industrie de défense. En mêlant activisme politique, investissements technologiques et poursuite de nouveaux programmes, Moscou tente de maintenir sa place sur l’échiquier d’un marché de l’armement mondial de plus en plus concurrentiel."

    Moscou et Ankara suspendent le projet de gazoduc Turkish Stream, Par Sarah Belhadi
    http://www.latribune.fr/economie/international/moscou-et-ankara-suspendent-le-projet-de-gazoduc-turskish-stream-532837.ht
    http://latribune-static.fr/article_body/532883/turquie.jpg
    http://latribune-static.fr/article_body/532907/south-stream.jpg

    L’économie allemande, victime collatérale du conflit entre la Turquie et la Russie
    http://www.latribune.fr/economie/international/l-economie-allemande-victime-collaterale-du-conflit-entre-la-turquie-et-la

    Energie. Le gazoduc Nord Stream s’étend, et l’amertume des Polonais aussi | Courrier international (Publié le 11/10/2012)
    http://www.courrierinternational.com/article/2012/10/11/le-gazoduc-nord-stream-s-etend-et-l-amertume-des-polonais-aus

    -"L’inauguration du gazoduc sous la mer Baltique qui relie la Russie à l’Allemagne est une occasion pour le plus grand quotidien polonais de faire quelques remarques critiques. Le nouveau gazoduc permettra, selon lui, à la Russie de tenir l’Europe centrale en échec." ;
    –"Il a de nouveau souligné l’importance géopolitique de cet
    investissement pour la Russie, qui peut désormais exporter son gaz en Europe
    occidentale en contournant la Pologne, la Biélorussie et l’Ukraine." ;
    –"cela
    permettra à la Russie de tenir en échec les pays de l’Europe centrale en les
    menaçant de déplacer les livraisons de gaz vers Nord Stream, au lieu d’utiliser les gazoducs terrestres déjà existants." ;
    –"La construction par Nord Stream de deux autres gazoducs sous la
    Baltique n’est pas à exclure. Ainsi en ont décidé, lundi 8 octobre, les actionnaires
    de Nord Stream, à savoir Gazprom (51 %), les deux consortiums allemands E.ON et BASF
    (15,5 % chacun), le français GDF Suez et le hollandais Gasunie (9% chacun). L’un
    des pipelines pourrait relier la Russie à la Grande-Bretagne"

    http://zinc.mondediplo.net/messages/9324 http://zinc.mondediplo.net/messages/9305

    #Relations_Internatinales_Turquie #Energies_gaz #Energies_hydrocarbures #Relations_Internatinales_Russie #Relations_Internatinales_Tubes #Russie #Turquie

    #Balkans :

    Les Balkans, nouvelle ligne de front entre la Russie et l’Occident, par Jean-Arnault Dérens & Laurent Geslin (Le Monde diplomatique, juillet 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/DERENS/53190

    Faillite de la mission européenne au Kosovo, par Ana Otasevic (Le Monde diplomatique, juin 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/06/OTASEVIC/53059

    Essor d’une gauche souverainiste au Kosovo, par Jean-Arnault Dérens (Le Monde diplomatique, décembre 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/12/DERENS/58193

    La Macédoine au cœur des manœuvres, par Jean-Arnault Dérens & Laurent Geslin (Le Monde diplomatique, juillet 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/DERENS/53191

    Le sport, nouvelle vitrine du Kosovo, par Florian Gautier (Le Monde diplomatique, février 2016)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2016/02/GAUTIER/54716

    Une reconquête par les grandes villes
    La gauche, une idée neuve dans les Balkans
    par Jean-Arnault Dérens & Laurent Geslin
    https://www.monde-diplomatique.fr/2021/07/DERENS/63263

    La Macédoine à la dérive, par Jean-Arnault Dérens & Laurent Geslin (Le Monde diplomatique, mai 2016)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/05/DERENS/55439

    Après le « casse du siècle » en #Moldavie, par Julia Beurq (Le Monde diplomatique, octobre 2016) #Sauvetages_bancaires
    http://www.monde-diplomatique.fr/2016/10/BEURQ/56438
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Balkans
    http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/europe-balkans/historique.shtml
    De la Transnistrie au Donbass, l’histoire bégaie, par Jens Malling (Le Monde diplomatique, mars 2015)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2015/03/MALLING/52719

    En #Ukraine, les ultras du nationalisme, par Emmanuel Dreyfus (Le Monde diplomatique, mars 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/03/DREYFUS/50198

    Paul Moreira répond aux critiques sur son film sur la révolution ukrainienne
    http://www.les-crises.fr/paul-moreira-repond-aux-critiques-sur-son-film-sur-la-revolution-ukrainie
    Ukraine : 18 journalistes "choqués" par le documentaire de Canal+ - Arrêt sur images
    http://www.arretsurimages.net/breves/2016-02-05/Ukraine-18-journalistes-choques-par-le-documentaire-de-Canal--id1965

    Le Congrès a supprimé l’interdiction de financement des néo-nazis de son projet de loi de dépenses de fin d’année, par James Carden
    http://www.les-crises.fr/le-congres-a-supprime-linterdiction-de-financement-des-neo-nazis-de-son-p

    L’Ukraine se dérobe à l’orbite européenne, par Sébastien Gobert (Le Monde diplomatique, décembre 2013)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2013/12/GOBERT/49942

    L’Ukraine plus divisée que jamais, par Laurent Geslin & Sébastien Gobert (Le Monde diplomatique, décembre 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/12/GESLIN/51055

    Ukraine, un cessez-le-feu précaire, par Cécile Marin (Le Monde diplomatique, décembre 2014)
    http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/ukraine-cessezlefeu


    http://zinc.mondediplo.net/messages/5442
    http://zinc.mondediplo.net/messages/1489#message16614
    http://zinc.mondediplo.net/messages/9324
    http://zinc.mondediplo.net/messages/9305

    Le Donbass apprend à vivre sans Kiev, par Loïc Ramirez (Le Monde diplomatique, mai 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/05/RAMIREZ/57461

    #Relations_Internationales_Caucase_Haut-Karabagh #Caucase_Haut-Karabagh :

    Azerbaïdjan : 12 soldats tués, un hélicoptère abattu par les forces arméniennes | Courrier international
    http://www.courrierinternational.com/depeche/azerbaidjan-12-soldats-tues-un-helicoptere-abattu-par-les-for

    Les enjeux du conflit du Haut-Karabakh - Anthony SAMRANI - L’Orient-Le Jour
    http://www.lorientlejour.com/article/979783/les-enjeux-du-conflit-du-haut-karabakh.html
    http://www.lorientlejour.com/storage/attachments/980/p012-2_755050_large.jpg

    -"Si M. Poutine a joué, au moins en apparence, la carte de l’apaisement, le président turc Recep Tayyip Erdogan a quant à lui pris fait et cause pour Bakou assurant à ce « pays frère » que la #Turquie se tiendrait à ses côtés « jusqu’au bout ». Alors que les relations entre Moscou et Ankara se sont très largement refroidies depuis qu’un avion russe a été abattu par un missile turc en novembre dernier à la frontière turco-syrienne, les analystes craignent un nouveau conflit par procuration entre les deux pays, qui s’opposent déjà en Syrie." ;
    –"Parce que la scène géopolitique du conflit du Haut-Karabakh est un carrefour stratégique entre les aires d’influences d’Ankara, de Moscou et de Téhéran, notamment pour l’acheminement des hydrocarbures, sa résolution ne peut intervenir qu’au niveau international. Le groupe de Minsk, coprésidé par la France, les États-Unis et la Russie, est chargé de trouver une issue à ce conflit."

    En #Géorgie, l’obsession de la Russie. Un reportage de Pierre Daum 
    https://www.monde-diplomatique.fr/2021/10/DAUM/63610

    Minsk se rebiffe contre le grand frère russe, par Ioulia Shukan (Le Monde diplomatique, juin 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/06/SHUKAN/57560
    #Biélorussie et #Kazakhstan jouent les médiateurs, par Arthur Fouchère & Ioulia Shukan (Le Monde diplomatique, juin 2017)
    http://www.monde-diplomatique.fr/2017/06/FOUCHERE/57559
    #Asie_Centrale

    • Le FMI modifie ses règles pour aider l’#Ukraine, Moscou enrage, 
      Par Marine Rabreau
      http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/12/11/20002-20151211ARTFIG00010-le-fmi-modifie-ses-regles-pour-aider-l-ukraine-mo
      #IFI #FMI #Réformes_structurelles #Dette_publique #Ukraine #Relations_internationales_Russie_Ukraine #Relations_internationales_Ukraine_Russie

      -"Le FMI a en effet décidé de modifier une règle interne, celle qui lui interdisait d’assister financièrement un État ayant fait défaut vis-à-vis d’un autre pays. Ce qui permet, in extremis, au plan d’aide accordé en mars dernier à l’Ukraine de survivre." ;
      –"Le pays, en quasi-faillite, « n’a pas eu d’autre choix » que de faire appel à l’aide financière internationale. Une demande qui s’est soldée en mars dernier par un plan de 40 milliards d’euros (la dette s’élevait alors à 71 milliards de dollars fin 2014), dont 17,5 milliards d’euros de la part du FMI, en échange -comme c’est toujours le cas lorsque l’institution intervient- de sévères mesures d’austérité. Fin août dernier, après cinq mois de négociations acharnées pour restructurer sa dette, l’Ukraine obtient un effacement de 20% de sa dette. De quoi, a pensé le FMI, rendre la dette ukrainienne « soutenable »." ;
      –"« La nécessité de cette réforme était claire depuis un certain temps maintenant », a assuré Hugh Bredenkamp, un des cadres de l’institution, en dévoilant les détails de la nouvelle règle. Selon lui, un tel changement était nécessaire pour éviter qu’un plan du FMI ne soit « pris en otage » par le refus d’un pays de renégocier sa créance. Le FMI s’était d’ailleurs penché sur cette question dans un rapport de mai 2013 « avant même que le prêt de la Russie à l’Ukraine n’existe », a-t-il rappelé." ;
      –"Bien plus récemment, fin novembre, le Fonds a décidé d’inclure le yuan chinois dans son panier de réserves et d’en faire ainsi une monnaie de référence sur le globe."

  • Les femmes biélorusses, fer de lance de la contestation anti-Loukachenko en #France

    « Je croyais être la seule Biélorusse en France. » L’ironie revient à chaque entretien réalisé avec les manifestantes biélorusses à Paris, Lyon et Grenoble… La diaspora biélorusse en France, qui compte environ 4 500 personnes, a pris conscience de son existence avec la répression des manifestations en Biélorussie, réclamant la tenue d’élections démocratiques, transparentes et régulières. Particulièrement les femmes biélorusses, aux premières loges de la contestation anti-Loukachenko.

    https://www.mediapart.fr/studio/portfolios/les-femmes-bielorusses-fer-de-lance-de-la-contestation-anti-loukachenko-en

    #portfolio d’@albertocampiphoto (@wereport)

    #Biélorussie #diaspora #résistance #portraits #photographie

  • Les ressorts de Vladimir #Poutine face aux crises dans l’espace post-soviétique

    https://www.la-croix.com/Monde/ressorts-Vladimir-Poutine-face-crises-lespace-post-sovietique-2020-10-11-1

    Les crises en Biélorussie, au Haut-Karabakh et au Kirghizstan ont surpris Moscou et menacent la prépondérance russe dans la région. Vladimir Poutine se retrouve aujourd’hui relativement démuni.

    François d’Alançon, le 11/10/2020 à 14:59 Modifié le 11/10/2020 à 17:04

    Les ressorts de Vladimir Poutine face aux crises dans l’espace post-soviétique

    Vladimir Poutine, le 8 octobre. ALEXEI DRUZHININ/AFP

    Les crises en #Biélorussie, au #Haut-Karabakh et au #Kirghizstan ont pris le Kremlin par surprise. Vladimir Poutine se retrouve sur la défensive pour préserver les intérêts russes dans les anciennes républiques soviétiques et son image de maître tacticien sur la scène internationale.

    #ex-urss

  • "Un pays qui se tient sage" de David Dufresne ausculte les violences policières, entre images choc et réflexion salutaire
    https://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/documentaires/un-pays-qui-se-tient-sage-de-david-dufresne-ausculte-les-violences-poli

    Tout sauf tiède, ce documentaire soutenu par la Quinzaine des Réalisateurs est une claque à double détente dont on sort à la fois secoués et grandis. Sa narration vous prend en tenaille entre deux tempos, alternant constamment action et réflexion.

    D’une part, il nous plonge dans la mêlée sans filtre avec nombre d’images saisies au coeur de l’action. Filmées au smartphone ou à la GoPro, souvent en caméra subjective, ces images sont particulièrement saisissantes. On y voit se déchaîner la brutalité des forces de l’ordre contre des manifestants certes révoltés mais non armés. Pour qui a suivi sur Twitter le recensement au jour le jour par David Dufresne des violences policières durant le mouvement des gilets jaunes en 2018 et 2019, ce fameux Allô, @place_beauvau, ces images sont familières.

    Projetées sur grand écran, leur impact est amplifié et elles n’en sont que plus éprouvantes. On prend en pleine face non seulement cette violence mais aussi son caractère aveugle, arbitraire, injuste, avec des personnes innocentes éborgnées, mutilées, et autant de vies brisées.

    Ce tumulte sous haute tension alterne avec le dialogue que mènent en parallèle et face aux mêmes images, différents intervenants – sociologues, historiennes, avocats, policiers, victimes de violences, mère au foyer - filmés conversant deux par deux en clair-obscur. On ne découvrira leur identité et leur profession qu’au générique de fin, afin « de les écouter sans préjugés », explique le réalisateur.

    […]

    Ce tumulte sous haute tension alterne avec le dialogue que mènent en parallèle et face aux mêmes images, différents intervenants – sociologues, historiennes, avocats, policiers, victimes de violences, mère au foyer - filmés conversant deux par deux en clair-obscur. On ne découvrira leur identité et leur profession qu’au générique de fin, afin « de les écouter sans préjugés », explique le réalisateur.

    #arno_approuve_ce_message

    Sérieusement, allez-y, c’est un très beau documentaire. Si je devais ajouter mon grain de sel : si David a vraiment une qualité principale, c’est de faire ressortir l’humanité de chacun de ses témoins, même ceux qui sont dans leur rôle odieux (le syndicaliste policier par exemple), même ceux qui n’ont pas fait les écoles d’éloquence (les femmes des quartiers qui parlent, c’est une belle claque).

    Et second grain de sel : c’est du cinéma. Ce n’est pas un simple reportage, avec images d’archives et gens interviewés face caméra : il y a des éléments de mise en scène parfaitement « cinématographiques », et un arc narratif qui fait que l’on progresse dans le film pendant une heure et demi. Il y a une tension, une progression, et on progresse avec le film.

    La question que je me pose depuis : comment est-ce que je peux arriver à faire accepter ce film (non seulement aller le voir, et aussi l’accepter) à mes proches qui soutiennent que tout va bien, qu’il y a peut-être eu quelques gestes déplacés des flics, mais que c’était un détail dans l’océan de violences des Gilets jaunes…

    (Disclaimer : je suis légèrement de parti pris, David est un de mes plus vieux copains de l’internet, depuis 1996, époque Manifeste du Web indépendant.)

  • Entre la Biélorussie et l’Ukraine, des centaines de pèlerins juifs coincés par le Covid-19 renoncent à leur pèlerinage
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/09/18/entre-la-bielorussie-et-l-ukraine-des-centaines-de-pelerins-juifs-coinces-pa

    A cause de la pandémie, la ville ukrainienne d’Ouman ne peut accueillir les dizaines de milliers de fidèles. Certains ont essayé de contourner les restrictions sanitaires et se sont retrouvés bloqués à la frontière. La plupart ont finalement rebroussé chemin

    #Covid-19#migrant#migration#ukraine#bielorussie#religion#pelerinage#sante#judaisme#frontière

  • Jewish pilgrims retreat from Ukrainian border
    https://apnews.com/33305011e0e51429612352e53add9537

    Thousands of Hasidic Jews, stuck at the Ukrainian border for days due to coronavirus restrictions, have turned back without reaching their destination, the grave of a revered rabbi, officials said Friday. About 2,000 ultra-Orthodox Jewish pilgrims had traveled through Belarus in hope of reaching the Ukrainian city of Uman to visit the grave of Nachman of Breslov, an important Hasidic rabbi who died in 1810.Thousands of the Hasidic pilgrims visit the city each September for Rosh Hashana, the Jewish new year. It’s celebrated Sept. 18-20 this year, and some pilgrims had managed to get to Uman before Ukraine closed its borders in late August amid a surge in COVID-19 infections. Thousands of others traveled via Belarus, which hasn’t barred foreign visitors from entering

    #Covid-19#migrant#migration#ukraine#bielorussie#sante#religion#pelerinage#frontiere#judaisme

  • Lutte de classe n° 210 / septembre-octobre 2020 | Le mensuel
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org

    Lutte ouvrière dans les élections législatives partielles https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/lutte-ouvriere-dans-les-elections-legislatives-partielles_15 (sans six circonscriptions les 20 et 27 septembre prochains) #Lutte-Ouvriere #LO

    #Biélorussie : l’autocrate, l’opposition libérale et la classe ouvrière https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/bielorussie-lautocrate-lopposition-liberale-et-la-classe-ouv #repression #minsk

    #Liban : l’explosion du port de Beyrouth… et celle du pays https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/liban-lexplosion-du-port-de-beyrouth-et-celle-du-pays_151444 #FranceLiban #imperialisme #corruption #Beyrouth #Hezbollah

    États-Unis : le complexe médico-industriel face à la pandémie https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/etats-unis-le-complexe-medico-industriel-face-la-pandemie_15 (traduction d’un article paru le 19  juillet 2020 dans la revue Class Struggle (n° 105, août-septembre 2020), éditée par le groupe trotskyste américain #The-Spark) #hopital

    Le #chômage, armée de réserve permanente du capital https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/le-chomage-armee-de-reserve-permanente-du-capital_151446.htm #capitalisme #Lutte_de_classe

    Le #télétravail, c’est toujours l’exploitation https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/le-teletravail-cest-toujours-lexploitation_151447.html

    L’#Arctique, enjeu de rivalités entre grandes puissances https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2020/09/13/larctique-enjeu-de-rivalites-entre-grandes-puissances_151448 #pétrole #transport #pipeline #transport-maritime #réchauffement_climatique #extractivisme
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    – Télécharger au format pdf https://mensuel.lutte-ouvriere.org/sites/default/files/ldc/files/ldc210-web.pdf
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  • Les kolkhozes de Loukachenko : un regard « terre à terre » sur la Biélorussie | AOC media - Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/analyse/2020/09/07/les-kolkhozes-de-loukachenko-un-regard-terre-a-terre-sur-la-bielorussie

    Depuis près d’un mois, une vague de contestation populaire aussi massive qu’inédite déferle en #Biélorussie. Aujourd’hui déstabilisé, le régime de Loukachenko a jusque-là perduré plus de vingt-cinq ans, sans être jamais véritablement menacé. Pour éclairer ces événements récents, Ronan Hervouet expose les résultats d’une enquête ethnographique au long court réalisée entre 2006 et 2013 dans les campagnes biélorusses. Une analyse « par le bas » pour comprendre les complexes dynamiques sociales et politiques aujourd’hui à l’œuvre en Biélorussie.

    La Biélorussie connaît une sortie du communisme singulière en Europe. Le 8 décembre 1991, l’URSS est dissoute. Après une période durant laquelle les élites politiques cherchent plus ou moins radicalement à rompre avec le passé soviétique, Alexandre Loukachenko revendique ouvertement cet héritage. Élu démocratiquement Président en 1994, il instaure en 1996 un régime autoritaire et renoue avec certains préceptes idéologiques et certaines pratiques administratives, dirigistes et policières, de l’empire disparu. C’est la raison pour laquelle, depuis les années 1990, la Biélorusse est qualifiée par nombre d’analystes de « dernière dictature d’Europe ».

    • Le 9 août dernier, Alexandre Loukachenko a revendiqué sa victoire à l’élection présidentielle avec des résultats officiels lui attribuant 80,23% des voix, prétendant ainsi à un sixième mandat. Des fraudes massives ont été avérées et les contestations impressionnantes qui ont suivi le scrutin ont orienté le projecteur vers ce pays peu connu. Aujourd’hui déstabilisé, même si pour l’heure l’issue de la confrontation entre les manifestants et l’appareil d’État reste très incertaine, le régime a jusque-là perduré plus de vingt-cinq ans, sans être jamais véritablement menacé.
      Pour nourrir la réflexion sur les événements en cours, je propose d’apporter des éclairages sur le fonctionnement de ce régime pendant plus d’un quart de siècle. Seront présentés notamment les résultats d’une enquête ethnographique au long cours, menée en Biélorussie entre 2006 et 2013, loin de toute actualité et de tout événement à commenter, dont l’objectif était de saisir les logiques sociales à l’œuvre dans les mondes ruraux de Biélorussie, considérés, dans les discours savants, politiques et médiatiques, comme des soutiens essentiels du régime de Loukachenko. La population rurale représente environ le quart de la population totale et presque un membre de la population active sur dix travaille aujourd’hui dans le secteur agricole*. Comment appréhender le fonctionnement des campagnes en Biélorussie, qui ont constitué traditionnellement un appui essentiel du régime ?
      Le « socialisme de marché » appliqué aux campagnes de Biélorussie peut être abordé selon trois angles : économique, disciplinaire, social.
      L’agriculture est restée largement étatisée, comme une grande partie de l’économie nationale. En effet, depuis l’accession au pouvoir d’Alexandre Loukachenko en 1994, l’État biélorusse dirige une économie administrée et nationalisée à 70 % (BERD, 2013) à l’aide de plans quinquennaux. Ce système est qualifié par Loukachenko lui‑même de « socialisme de marché ». L’idée du socialisme de marché, forgée par l’économiste Oskar Lange dans les années 1930, a inspiré des réformes dans différents pays communistes comme la Chine dans les années 1970, le Vietnam dans les années 1980 et plus récemment Cuba. Selon Loukachenko, le marché introduit la concurrence et l’efficacité économique tandis que l’intervention d’un État fort, sous forme de prélèvements divers, de régulation administrative des grilles salariales et des prix, ou encore de subventions des tarifs locatifs (loyer, gaz, électricité), assure la justice sociale puisqu’elle permet que tous puissent bénéficier des richesses produites, et parce qu’elle empêche que les profits ne soient accaparés par une petite minorité. Le « socialisme de marché » appliqué aux campagnes de Biélorussie peut être abordé selon trois angles : économique, disciplinaire, social.
      D’un point de vue économique, après une chute de la production au début des années 1990, le secteur agricole a progressivement renoué avec des résultats dont se vantent les autorités : augmentation de la production, ralentissement de l’exode rural, amélioration des conditions de vie. Ces objectifs ont été atteints en s’appuyant sur le modèle soviétique de la « campagne collectivisée » (Maurel), ce qui fait du cas biélorusse une particularité notable dans les évolutions agricoles et rurales postcommunistes en Europe. Ces politiques reposent en effet d’abord sur le principe collectiviste. En 2014, 76,4 % de la production agricole est assurée par les différentes entreprises agricoles publiques (que l’on continue encore de nommer « kolkhozes » dans le langage courant), 1,5 % par les fermiers et 22,1 % proviennent des potagers des particuliers. Ces politiques reposent ensuite sur un schéma productiviste où le gigantisme des exploitations doit permettre la réalisation d’économies d’échelle : en 2014, on compte 1 462 entreprises agricoles et chaque entreprise cultive alors en moyenne 5 134 hectares.
      Ces politiques sont rendues possibles par le subventionnement très important provenant de l’État. Si l’agriculture collectivisée a pu se redresser depuis le milieu des années 1990, c’est en partie grâce aux investissements publics élevés. Dans les années 2010, selon le politologue Karbalévitch, les autorités consacrent en effet autour de 12 % du budget de l’État au développement des campagnes. Ce soutien massif de l’État est rendu possible, structurellement, par les avantages – notamment aux conditions préférentielles concernant les hydrocarbures – que la Biélorussie retire de ses relations privilégiées avec la Russie. En 2005, le FMI a calculé que le montant annuel des subventions russes représente environ 10 % du PIB biélorusse. L’universitaire américain Thomas Ambrosio écrit déjà en 2006 que « sans l’aide de la Russie, l’économie biélorusse connaîtrait un effondrement ».
      L’intervention de l’État dans les campagnes ne se réduit pas à ces dimensions économiques. Le gouvernement des campagnes est également disciplinaire. Pour Alexandre Loukachenko, afin d’assurer le fonctionnement de ce système, il faut contrôler, surveiller, menacer les travailleurs et ceux qui les encadrent. La modernisation du pays dépendrait de la capacité du Président à maintenir une « pression administrative » suffisante. Si les résultats de leur exploitation sont décevants, les directeurs en sont rendus personnellement responsables. Pour les impliquer, les autorités les menacent. Ils risquent d’être nommés à des postes difficiles. Ils sont publiquement dénoncés comme inefficaces. Enfin, ils peuvent aussi être poursuivis. Ce contrôle ne s’exerce pas seulement sur la direction des kolkhozes, mais la main-d’œuvre est également sujette à un encadrement étroit. Ainsi, le 5 juillet 2002, un décret présidentiel met fin à l’existence des contrats à durée indéterminée au profit des contrats à durée déterminée et variable entre 1 an au minimum et 5 ans au maximum. Depuis la mise en place du système, près de 90 % des travailleurs du secteur public sont embauchés en CDD. Cette règle d’inspiration néolibérale en rupture avec les héritages soviétiques permet de soumettre les salariés à une logique productiviste imposée par la direction. Elle permet aussi de s’assurer la loyauté politique des employés.
      Le troisième volet, social, du gouvernement des campagnes concerne la production de biens et services publics et l’amélioration des conditions de vie. La politique d’agrovilles, qui avait été initiée à son époque par Nikita Khrouchtchev, a été remise à l’ordre du jour par Alexandre Loukachenko. L’État a fixé 43 standards sociaux censés garantir pour les communes rurales une qualité de vie proche de celle observée en ville. Les logements neufs construits dans le cadre de cette politique doivent ainsi tous être dotés de conduites de gaz, d’eau et d’un chauffage central. Les standards portent aussi notamment, sur l’état des routes, le service des transports en commun et les liaisons assurées quotidiennement avec les centres urbains les plus proches, la présence de commerces, l’accès à la médecine, les crèches et écoles, l’installation d’une poste avec un bureau de communication téléphonique ou l’existence de services bancaires. L’engagement de l’État est conséquent. Ainsi, entre 2005 et 2010, 1481 agrovilles sont mises en place et près de 16 milliards de dollars sont investis.
      Le consentement à la domination ne résulte pas d’une simple performativité du discours des autorités, mais de la rencontre d’un projet politique et de projets de vie produits indirectement par le régime lui-même.
      Comment les habitants des campagnes réagissent‑ils face à ces formes de gouvernement ? Comment jugent‑ils le système collectiviste ? Différentes enquêtes statistiques menées dans les mondes ruraux par des chercheurs biélorusses pointent l’attachement aux kolkhozes et le refus du marché ou encore les fortes réserves à propos des bénéfices attendus d’une privatisation des terres. En 2009, 61,6 % des habitants des campagnes seraient contre la propriété privée de la terre. Des enquêtes indépendantes indiquent qu’en 2001, le Président bénéficie de 41,6 % de soutien à Minsk et de 72,4 % dans les campagnes ; en 2010, ces chiffres atteignent respectivement 32,1 % et 50 %.
      L’enquête ethnographique que j’ai menée dans les campagnes entre 2006 et 2013, interrogeant plusieurs dizaines d’habitants de villages et de bourgades, indique toutefois que les formes assumées ou plus distantes de soutien au régime ne s’expliquent pas seulement par le contrôle exercé par l’administration et la police, ni par la seule satisfaction des besoins matériels. Au-delà du fonctionnement par le haut évoqué précédemment, l’enquête sociologique par le bas montre que les personnes rencontrées se construisent des univers de vie qui font sens à leurs yeux. L’enquête ethnographique montre qu’il existe de nombreuses ressources disséminées sur le territoire. Certaines sont autorisées (le lopin personnel, la vente de légumes sur des marchés locaux, les échanges avec les citadins en séjour à la campagne, les jeux avec les taux de change, les activités frontalières, l’aide humanitaire et les mariages transnationaux) ; d’autres relèvent d’illégalismes et de ce que Gerald Creed, dans son travail sur la Bulgarie communiste, appelle des « proliférations informelles » (comme l’usage privatif des ressources collectives, la distillation et la distribution de vodka artisanale, le braconnage).
      La description minutieuse de ces ressources disparates et éclatées montre que si les marges de manœuvre sont réduites, elles existent et permettent une dilatation des possibles, invisibles dans le cas d’une vision d’en haut qui calquerait le fonctionnement réel des campagnes sur le discours des autorités. Les habitants des campagnes mettent en œuvre des pratiques (entraide souvent, illégalismes parfois) visant à s’accommoder des contraintes venant d’en haut (règles, injonctions, contrôles), afin de se constituer des mondes à leurs yeux acceptables voire désirables. C’est un monde moral, porteur de solidarité et de dignité, en somme doté de sens, qui apparaît aux yeux du sociologue. Ces pratiques engendrent ainsi des sentiments de justice (la solidarité, l’égalité et la dignité) qui font ainsi directement écho à l’idéologie officielle, sans en être le produit mécanique. Cette recherche montre ainsi que le consentement à la domination ne résulte pas d’une simple performativité du discours des autorités, mais de la rencontre d’un projet politique et de projets de vie produits indirectement par le régime lui-même.
      La vague de contestation qui traverse le pays touche-t-elle aussi les campagnes, soutien traditionnel du régime ? Les analyses « à chaud » des événements mettent en avant différentes causes pour expliquer cette contestation d’une ampleur inouïe et inégalée dans l’histoire du pays : les difficultés économiques davantage accusées depuis plusieurs mois et la stagnation des salaires ; l’arrogance du Président qui non seulement n’a pas géré la crise sanitaire du Covid mais a multiplié les commentaires humiliants pour les victimes du virus, rendues responsables de leur maladie ; et le succès inattendu de la campagne de Svetlana Tikhanovskaïa qui a été autorisée à être candidate puisqu’elle était perçue comme politiquement inoffensive. Il est très difficile de savoir ce qui se passe dans les campagnes, chez les kolkhoziens, dont le silence actuel peut aussi s’expliquer par leur mobilisation dans les champs en pleine période des récoltes.
      Il est certain que les contestations ont touché des petites villes et des bourgades et n’ont pas concerné que la capitale ou les villes majeures du pays. Il est probable que la distanciation envers le Président, ou même la défiance voire le rejet, aient aussi touché une partie des kolkhoziens, comme elle a touché une partie des ouvriers. Il est difficile d’en saisir l’ampleur et son degré d’extension dans la campagne collectivisée. Cela dépend probablement de facteurs divers : la santé économique du kolkhoze, l’appartenance générationnelle, la personnalité du directeur, la proximité avec des centres urbains conséquents. Les informations fiables sur cette question manquent, et ce n’est pas la récente décision des autorités de refuser l’accréditation à des journalistes travaillant pour des médias étrangers qui permettra de mieux comprendre les complexes dynamiques sociales et politiques à l’œuvre aujourd’hui en Biélorussie.

      Cette enquête a donné lieu à une publication récente : Le goût des tyrans. Une ethnographie politique du quotidien en Biélorussie.
      http://www.editionsbdl.com/fr/books/le-got-des-tyrans.-une-ethnographie-politique-du-quotidien-en-bilorussie/816/_

      Ronan Hervouet
      Sociologue , Maître de conférence à la faculté de sociologie de l’Université de Bordeaux
      Ronan Hervouet est maître de conférences (HDR) à la faculté de sociologie de l’université de Bordeaux et chercheur au Centre Émile Durkheim. A Minsk (Biélorussie), il a enseigné les sciences économiques et sociales à l’Université européenne des sciences humaines de 1999 à 2001 et il a été codirecteur du Centre franco-biélorusse de Sciences politiques et d’Études européennes de 2009 à 2012. Il est l’auteur de Datcha blues. Existences ordinaires et dictature en Biélorussie (Belin, 2009) et de Le goût des tyrans. Une ethnographie politique du quotidien en Biélorussie (Le Bord de l’eau, 2020), co-auteur d’une Histoire de la sociologie. De 1789 à nos jours (La Découverte, 2017) – avec C.-H. Cuin et F. Gresle – et il a co-dirigé Durkheim aujourd’hui (PUF, 2018) – avec C.-H. Cuin._

  • Biélorussie : les anarchistes au sein de la révolte contre la dictature - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/Bielorussie-les-anarchistes-au-sein-de-la-22515

    Dans la nuit du dimanche 9 août, en réponse à une élection largement considérée comme truquée, un mouvement de protestation massif a éclaté en #Biélorussie contre Alexandre Loukachenko, l’homme fort qui dirige le pays depuis plus d’un quart de siècle. La police a arrêté des milliers de personnes, tiré à balles réelles et assassiné des manifestant.es. De dimanche à mardi, le gouvernement de Loukachenko a apparemment fermé l’internet et les téléphones fixes dans l’espoir d’étouffer les protestations, tout en affirmant que le black-out était l’œuvre de forces extérieures à la Biélorussie. La candidate de l’opposition biélorusse, Svetlana Tikhanouskaya, a été arrêtée et apparemment forcée à lire un script déclarant que Loukachenko avait gagné les élections et exhortant les gens à « respecter la loi » et à se tenir à l’écart des manifestations de rue avant de fuir en Lituanie. Malgré cela, les protestations continuent. Dans un contexte où l’État a réprimé toute forme d’opposition politique, les anarchistes sont parmi les seuls groupes organisés encore capables de participer à des manifestations de rue. Pour comprendre les événements qui se déroulent, nous avons interrogé de nombreux.ses anarchistes du pays.

    https://mars-infos.org/bielorussie-les-anarchistes-au-5248
    source : https://fr.crimethinc.com/2020/08/12/bielorussie-les-anarchistes-au-sein-de-la-revolte-contre-la-dictature
    #mouvement_anarchiste

  • Bélarus : le début de la fin pour Loukachenko
    https://theconversation.com/belarus-le-debut-de-la-fin-pour-loukachenko-144588

    Les vieilles recettes de Loukachenko

    La tenue régulière d’élections fait partie de ces rituels que l’on tient à observer même dans des pays autoritaires comme le Bélarus, où l’opposition est marginalisée, la compétition politique impossible dans le cadre des institutions officielles et l’alternance inenvisageable. Les dirigeants en place se plient généralement de bonne grâce à la mise en scène d’élections non concurrentielles dont les résultats sont connus d’avance. Néanmoins, ils savent que cet exercice peut se révéler périlleux.

    #Biélorussie #Belarus #Loukachenko

  • « Cela pourrait être la fin » : la #Biélorussie se met en #grève pour faire tomber #Loukachenko

    Cheminots, acteurs, ouvriers, employés des secteurs informatique, automobile ou chimique… Les salariés de plus d’une vingtaine d’entreprises se sont joints aux #blocages et aux manifestations.

    Par Claire Gatinois Publié aujourd’hui à 04h48, mis à jour à 11h17

    Ce ne furent d’abord que quelques signaux : une démission au sein des forces de l’ordre ; un blocage dans une usine ; des fleurs, que les femmes apportaient pour honorer les victimes de la répression policière ; et ces « V » de la victoire que certains soldats de l’armée osaient discrètement faire depuis les fenêtres de leur camion, en signe de solidarité avec les manifestants. Puis, au fil des heures, ces signaux sont devenus un phénomène. Une vague. Un espoir. Les images de policiers jetant leur uniforme se sont multipliées, les démissions de fonctionnaires se sont enchaînées, les #manifestations pacifiques ont grossi à #Minsk et en province, et la grève a pris. Soudain, la Biélorussie s’est mise à y croire.

    Jeudi 13 août, au lendemain d’une quatrième nuit de révolte violemment réprimée, les citoyens avides de démocratie, ces femmes, ces ouvriers, ces étudiants, qui se battent depuis dimanche et l’élection présidentielle qui a octroyé un sixième mandat à l’autocrate Alexandre Loukachenko, ont cru au départ possible du président honni.

    « Cela pourrait être la fin », estime l’analyste politique Artyom Shraibman. Chacun sait qu’annoncer le crépuscule du régime est encore prématuré. Alexandre Loukachenko a démontré que la brutalité et l’arbitraire étaient, plus que jamais, inhérents à sa façon de gouverner. Après plus de 6 700 arrestations menées ces trois derniers jours – parfois de simples passants coupables d’avoir croisé les OMON, la police antiémeute, au mauvais endroit, au mauvais moment –, les forces de l’ordre ont continué jeudi, en pleine journée, à matraquer les vitres des voitures, à molester les manifestants et à disperser les foules.

    Mais, alors qu’Internet avait été rétabli – sans doute pour éviter l’effondrement de l’économie –, les images diffusées sur les réseaux sociaux ont démontré aux Biélorusses la puissance de la rue, le courage et la force de gens ordinaires. Les protestations de la nuit précédente avaient faibli sous le coup de la terreur exercée par le régime, qui a admis l’utilisation de balles réelles. Celles du jour suivant ont montré d’immenses files de femmes et d’hommes qui se sont formées spontanément dans les rues de Minsk et des villes de province. La police, qui la nuit n’avait guère d’état d’âme à frapper des gens sans défense, a semblé parfois démunie. Les images symboliques d’un peuple uni contre son dictateur se sont alors enchaînées, comme cette prière de représentants des Eglises chrétienne orthodoxe, catholique, protestante contre les violences à Minsk.

    C’est à ce moment-là, aussi, que dans les villes industrielles, les ouvriers se sont rassemblés. Au sein du groupe Belaz, fabriquant d’engins miniers, de camions, il y eut une réunion de travailleurs d’un genre que l’on n’avait pas vu depuis l’époque soviétique. Une grève a été programmée si quatre revendications n’étaient pas respectées d’ici à lundi : la démission du président et de son gouvernement, l’arrêt des violences policières, la libération des prisonniers politiques et l’organisation de nouvelles élections. Le symbole est fort. Belaz est l’un des joyaux industriels du pays. L’un des endroits où l’on avait toujours voté pour Loukachenko.

    « Belaz est en grève. Un effet domino va suivre. On peut dire maintenant avec certitude que Loukachenko a perdu le contrôle de la situation », s’est emballé le journaliste et commentateur biélorusse Franak Viacorka, sur Twitter. L’effet domino a, de fait, opéré. Cheminots, acteurs, ouvriers, employés des secteurs informatique, automobile ou chimique… se sont joints aux blocages et aux manifestations. A maints endroits, les leaders posaient la question : « Qui a voté pour Svetlana Tsikanovskaïa [l’opposante de Loukachenko] ? » Toutes les mains se levaient. Pour ceux qui en doutaient encore, il devenait clair que le scrutin présidentiel avait été biaisé.

    Réveil démocratique

    Les télévisions nationales, considérées comme des organes de propagande, ont, elles aussi, été submergées par ce réveil démocratique. Jeudi, plusieurs présentateurs, jusqu’ici soumis ou acquis au régime, se sont fait les avocats de l’opposition ou les critiques des violences policières, avant d’annoncer leur licenciement des groupes publics. Parmi eux, Vladimir Burko qui, pendant cinq ans, a présenté un programme pour vanter l’arsenal militaire de la présidence. Mercredi, la vedette du petit écran avait appelé les militaires à « réfléchir » avant de suivre les ordres du chef d’Etat. Le pays a également recensé la première démission d’un membre de l’administration présidentielle, Artyom Proskalovich, qui, sur Instagram, explique sans détour : « Je ne considère plus possible d’être avocat dans la fonction publique. »

    « Les manifestations prennent de l’ampleur. La population n’a plus de doute sur le fait qu’on lui a volé son vote. Les entreprises publiques, qui sont le socle de Loukachenko, se dérobent sous ses pieds, note Andrei Yeliseyeu, directeur de recherche au sein du think tank EAST Center. Qu’adviendra-t-il ? Le système Loukachenko permet difficilement d’imaginer une négociation avec l’opposition. Et s’il opte pour une réponse brutale, comme il l’a fait jusqu’à présent, cela peut très mal se terminer pour tout le monde. »

    Pour l’heure, les autorités ont semblé vouloir, pour la première fois depuis l’élection, apaiser les esprits. Si Loukachenko reste pour l’heure invisible et inaudible, la présidente du Sénat, Natalia Kotchanova, a appelé à « cesser l’autodestruction ». « Nous n’avons pas besoin d’un combat, nous n’avons pas besoin d’une guerre », a-t-elle déclaré à la télévision publique, tandis que le ministre de l’intérieur, Youri Karaev, présentait ses excuses pour les violences policières commises contre « des passants » n’ayant pas pris part aux manifestations. Dans la soirée, plus d’un millier de personnes ont été relâchées « avec l’obligation de ne pas participer à des manifestations non autorisées ». Un geste de mansuétude bien mince au regard des atrocités commises par le régime, dont ces prisonniers font déjà le récit.

    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/14/cela-pourrait-etre-la-fin-la-bielorussie-se-met-en-greve-pour-faire-tomber-l

  • Prisons #EnMarche : NÎMES Le gilet jaune Roland Veuillet manifeste en prison, 40 détenus refusent de regagner leur cellule
    https://www.objectifgard.com/2020/07/17/nimes-le-gilet-jaune-roland-veuillet-manifeste-en-prison-40-detenus-re

    Depuis quelques semaines l’une des figures des gilets jaunes dans le Gard, Roland Veuillet, est en détention provisoire en attendant ses procès liés à des manifestations à laquelle il ne devait pas participer pour cause de contrôle judiciaire et pour des délits présumés sur les forces de l’ordre. Ce vendredi matin, ce leader de la contestation dans notre département a trouvé un nouveau motif de mécontentement : les conditions déplorables de détention des prisonniers à la maison d’arrêt de Nîmes.

    Ce vendredi donc, Roland Veuillet a refusé de regagner sa cellule et il est parvenu à regrouper et à fédérer près de 40 autres détenus à cette cause. Pendant près de 45 minutes les « manifestants », ont refusé de réintégrer leur cellule avant que le mouvement de grogne ne soit dispersé.

    #macro_lepenisme #prison #prisons #rétention #répression_-_prisons #gilets_jaunes #giletsjaunes #maintien_de_l'ordre #justice #resistances #macron #solidarité #enfermement

    • #Nîmes : le militant Roland Veuillet, à nouveau arrêté, pourrait rester en détention jusqu’à l’automne (2/06/2020).
      https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/gard/nimes/nimes-militant-roland-veuillet-nouveau-arrete-pourrait-

      Roland Veuillet, l’une des figures du mouvement des gilets jaunes, a été interpellé samedi 30 mai alors qu’il participait à une manifestation pacifique à Marguerittes près de Nîmes. Placé en détention, il devrait être jugé en novembre prochain. 

      Samedi 30 mai, en milieu d’après-midi, sept gilets jaunes manifestent de manière pacifique à Marguerittes près de Nîmes, à hauteur de l’A9 avec une banderole contre « des mesures anti-sociales et liberticides » prises par le gouvernement ces dernières semaines. Ils sont installés sur le rond point d’entrée d’autoroute mais n’abordent pas les conducteurs.

      Parmi eux, Roland Veuillet, militant du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) et figure emblématique du mouvement des gilets jaunes. Marielle, gilet jaune elle aussi, a assisté à son interpellation.

      Une patrouille de gendarmes est venue une première fois faire notre contrôle d’identité, comme à l’habitude. Ils sont repartis, prévenants quant à notre sécurité, presque… paternalistes. Il ne nous ont pas demandés de partir. Mais après un coup de fil dans leur véhicule, ils sont revenus arrêter Roland.

      Roland Veuillet devait être jugé par le tribunal correctionnel de Nîmes au mois de janvier puis le 14 mai dernier. La justice le poursuit pour outrages, rébellion et tentatives d’intimidations envers un policier. Mais sont procès avait alors été renvoyé.

      Depuis, il était sous contrôle judiciaire. « Cela veut dire un pointage trois fois par semaine, une interdiction de sortir du Gard, et de manifester explique son avocat Me Alain Ottan.  Mais Monsieur Veuillet estimait que ce contrôle était contraire à sa liberté ».  Présenté devant le juge des libertés, il pourrait rester en détention jusqu’au 12 novembre, date prévue pour son procès. Il est poursuivi pour outrages, rébellion et tentatives d’intimidations envers un policier.

      Roland Veuillet contre le procureur de la République
      Pendant les manifestations contre les retraites, le logement du militant avait été perquisitionné. Roland Veuillet avait porté plainte, entre autres, contre le Procureur de la République de Nîmes Eric Maurel pour dénoncer, disait-il, « son parti pris anti-gilet jaune » . Il a déposé un recours auprès du Conseil Supérieur de la Magistrature. En conséquence : son procès pourrait être délocalisé.
      #répression #justice #arrestation #social #justice, ou plutôt #injustice
       
       

    • En un an, selon le ministère de la Justice, entre le 17 novembre 2018 et le 13 novembre 2019, 3 204 condamnations de gilets jaunes au total ont été prononcées. Parmi elles, 1 014 personnes ont été condamnées à de la prison ferme, 1 268 à une peine avec sursis et environ 900 à une peine alternative (travaux d’intérêt général ou jours-amendes, par exemple).

      Ajoutons les yeux crevés, les mains arrachées, les jambes brisées

      Pour 250 arrestations en #Bielorussie macron s’insurge.

      On ne remerciera jamais assez libé de couper les cheveux en quatre afin de justifier les actions de notre gouvernement En Marche.