#big_pharma

  • En Suisse, la pénurie de médicaments inquiète sérieusement Natalie Bougeard/gma - 30 Septembre 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/suisse/10747576-en-suisse-la-penurie-de-medicaments-inquiete-serieusement-.html

    Les ruptures d’approvisionnement de médicaments se suivent et s’intensifient d’année en année. La situation devient un enjeu de santé publique et ce phénomène mondial n’épargne pas la Suisse.
    Il y aurait actuellement 588 médicaments en rupture d’approvisionnement en Suisse, selon Enea Martinelli, pharmacien-chef du groupement d’hôpitaux fmi (Frutigen, Meiringen et Interlaken).

    Excédé par une situation de plus en plus difficile à gérer, celui-ci a créé une base de données. https://www.drugshortage.ch/index.php/uebersicht-2 « Je souhaite fournir de la transparence et une vision globale », explique-t-il.

    Aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), un équivalent temps plein est désormais dédié à la gestion des ruptures de stock. « Nous surveillons une centaine de médicaments sur les 2000 que nous utilisons, dont 15 pour lesquels le manque serait extrêmement problématique », révèle Pascal Bonnabry, pharmacien-chef des HUG. « Ces dix dernières années, le problème a été multiplié par 20. La situation s’empire et on ne voit pas tellement le bout du tunnel », admet-il.

    Annoncer les ruptures de stocks
    Les substances les plus touchées par la pénurie sont notamment les antibiotiques, les analgésiques, les anticancéreux et les vaccins. Des produits en grande majorité anciens et peu chers.

    La Confédération aussi surveille le phénomène et oblige depuis 2015 les entreprises du secteur à annoncer les ruptures de stocks. Cela ne s’applique toutefois qu’à une liste restreinte de substances, les médicaments dits vitaux. Une liste que certains acteurs aimeraient voir élargie : elle devrait être revue d’ici la fin de cette année.

    Baisse des coûts de production
    La multiplication des ruptures d’approvisionnement s’explique par les stratégies de baisses des coûts de production mises en oeuvre par les fabricants. Des choix industriels qui ont mené au fractionnement et à l’éparpillement de la chaîne de production.

    « Dans les années 90, la production des médicaments était courante en Europe. Par la baisse des prix successives, la production s’est d’abord déplacée en Europe de l’Est, puis en Asie. La Suisse n’est plus capable de fabriquer ses propres antibiotiques, ses propres vaccins, depuis 15 ans. Nous sommes totalement dépendants de la production non-européenne », dénonce Salvatore Volante, expert en pharmacologie et en santé publique.

    Selon un récent rapport français, 80% des substances actives utilisées dans des médicaments commercialisés dans l’Union européenne viennent de pays hors de l’UE. Pour la Suisse, les données manquent et l’opacité règne. Une entreprise a toutefois communiqué ses chiffres. « Chez nous, 50% des substances actives viennent de Chine ou d’Inde », explique Andreas Bosshard, directeur de Mepha Suisse.

    Armée en renfort
    La Confédération a mis en place des stocks obligatoires pour certaines substances. Des stocks qui ont dû être utilisés 29 fois en 2017 et 2018. Les capacités militaires de la Suisse sont même appelées à la rescousse. « La pharmacie de l’armée développe, pour certains médicaments, une production afin qu’en cas d’urgence nous puissions avoir recours à une production indigène », détaille Ueli Haudenschild, de l’Office fédéral pour l’approvisionnement économique du pays. « La situation me préoccupe parce que ces ruptures de stocks demandent beaucoup d’efforts. Mais nous ne sommes pas dans une situation dangereuse », estime-t-il.

    Mais à quel prix ? Les traitements de substitution sont parfois plus chers que celui en rupture, s’approvisionner à l’étranger s’avère souvent également plus onéreux. Le coût engendré par ces pénuries est difficile à calculer. Salvatore Volante ose cette estimation : « Cela va très vite se chiffrer, pour la Suisse, à environ 50 à 70 millions de francs. »

    La pénurie de médicaments est un problème de santé publique mondial. Aux Etats-Unis, des chiffres récents estiment que ces ruptures de stock coûtent aux hôpitaux américains 359 millions de dollars par année. « Pour faire face au problème il faudrait une coopération internationale, diversifier le nombre d’usines et rapatrier les capacités de production en Europe », estime Herbert Plagge, membre de l’Association suisse des pharmaciens de l’administration et des hôpitaux (GSASA). 

    Il s’agit justement de l’un des points proposés par le gouvernement français. Celui-ci a publié cet été un plan d’action pour lutter contre les pénuries d’approvisionnement, en proposant notamment de mettre en place des incitations fiscales pour les entreprises qui produisent en Europe. Une démarche dont la Suisse pourrait également profiter.

    #santé #médicaments #big_pharma #mondialisation #multinationales #médecine #pharma #industrie_pharmaceutique #médicament #économie #pénuries #prix #santé #fric #capitalisme #argent_public #armée #femmes #hommes #enfants

    • Le cas des génériques
      Parmi les médicaments touchés par les pénuries d’approvisionnement, on retrouve des médicaments originaux peu chers, mais aussi beaucoup de génériques. Les génériques coûtent, en moyenne, deux fois plus en Suisse que dans les pays voisins. Le Conseil fédéral a donc proposé en août au Parlement d’introduire un système de prix de référence pour ces médicaments, ceci afin de baisser le prix de certains d’entre eux.

      « Si on fait ça, alors les situations de ruptures de stock seront encore plus graves qu’aujourd’hui », réagit Andreas Bosshard, le directeur de Mepha Suisse. Cette mesure inquiète aussi les pharmaciens. Le prix des produits est un point central pour les coûts de la santé, comme l’explique Stefan Grösser, de la HES Berne, qui mène une étude sur les ruptures de stocks en Suisse : « Un des résultats de notre étude, c’est qu’on devrait regarder encore plus attentivement le prix des médicaments et la fixation des tarifs, au vu des effets qu’elles auront finalement sur le système global. Le prix, c’est le point central, le point critique du #système. »

  • Quand la médecine change d’avis : 5 exemples de revirements spectaculaires | egora.fr
    https://www.egora.fr/actus-pro/recherche/51042-quand-la-medecine-change-d-avis-5-exemples-de-revirements-spectaculaires

    (sous #paywall, trouvé ailleurs (FB))

    Le Dr Vinay Prasad et ses collègues se sont employés à compiler des revirements médicaux spectaculaires, qui voient des pratiques médicales bien instituées contredites par la recherche clinique. Supplémentation post-partum en vitamine A, antidépresseurs chez les patients Alzheimer, chimio intra-hépatique… Florilège de ces moments où la médecine a dû se dédire.

    Les revirements de jurisprudences ont leur pendant en clinique : le revirement médical ("medical reversal"). Théorisé par le Dr Vinay Prasad, le revirement médical désigne ce moment où des années, voire des décennies, de pratique se trouvent soudain invalidées à la faveur d’un essai clinique randomisé de qualité. Les sociétés savantes se voient alors contraintes de plancher à nouveau sur leurs recommandations, et les cliniciens d’expliquer à leurs patients, bon an mal an, que le traitement d’hier est devenu inutile ou même dangereux.

    Dans une étude publiée cet été dans la revue eLife, Vinay Prasad et ses collègues des universités d’Oregon, de Chicago et du Maryland, se sont employés à documenter de tels revirements médicaux. Un travail de titan, qui a consisté à passer au crible 3000 essais parus dans un trio de revues médicales prestigieuses (NEJM, Lancet, Jama) et nécessité 7000 heures de travail. Une façon, pour ce pourfendeur infatigable des mauvaises pratiques en recherche clinique, de défendre son point de vue : il ne faut jamais hésiter à renoncer à une pratique inefficiente. Primum non nocere. En voici un florilège.

    • Rupture prématurée des membranes avant terme : mieux vaut attendre
    Pendant longtemps, les gynécologues-obstétriciens ont recommandé de déclencher l’accouchement en cas de rupture prématurée des membranes (RPM) avant terme à un stade avancé de la grossesse (34 semaines d’aménorrhée ou plus). La crainte d’une infection intra-utérine, en particulier si le nouveau-né était prématuré, commandait de hâter la délivrance. Le manuel Merck le conseille encore aujourd’hui. Mais en 2016, l’essai australien PPROMT a montré que l’attitude interventionniste ne permettait de réduire ni le risque septique, ni la morbimortalité néonatale, tandis que les nouveau-nés issus du groupe sous simple surveillance avaient (logiquement) moins de problèmes respiratoires. Revirement médical : sauf complication, il est aujourd’hui recommandé d’adopter une attitude expectative jusqu’aux 37 semaines règlementaires.

    • Les antidépresseurs dans la maladie d’Alzheimer : à oublier ?
    Les malades d’Alzheimer souffrant de trouble dépressif majeur ont longtemps fait l’objet d’une prise en charge médicamenteuse proche de celle des autres patients, notamment à base d’inhibiteurs sélectifs de la recapture de sérotonine (ISRS). Mais un essai contrôlé randomisé anglais (HTA-SADD), réalisé auprès de 228 patients Alzheimer, a renversé la tendance en 2011 : il a montré que ni la sertraline (ISRS) ni la mirtazapine (ISRSNA) n’étaient plus efficaces qu’un simple placebo pour réduire les symptômes dépressifs à court ou long terme (6 mois). Une autre étude a confirmé ce résultat pour la sertraline.

    Ces données invitent à mettre l’accent sur les interventions psychosociales dans la dépression associée à la maladie d’Alzheimer, et à ne pas se faire d’illusion sur l’efficacité d’une prise en charge médicamenteuse. Elles suggèrent également que les mécanismes de la dépression en jeu chez ces patients se démarquent de ceux à l’œuvre en population générale.

    • Chimiothérapie intra-hépatique : une bonne idée, mais pas de plus-value
    Dans la prise en charge des métastases hépatiques dans le cancer du côlon, l’administration d’une chimiothérapie par voie intra-artérielle hépatique (CIAH) était fréquemment employée. Le rationnel était très convaincant : la vascularisation des métastases étant principalement artérielle, cette voie d’administration devait permettre de maximiser l’exposition des cellules tumorales aux agents cytotoxiques, tout en limitant les effets systémiques de la chimiothérapie.
    Mais en 2003, un essai randomisé européen a montré que la voie intraveineuse classique et la voie intra-hépatique n’induisaient aucune différence en matière de survie sans progression ou de survie globale. Plus complexe et coûteuse, et nécessitant la pose d’un cathéter dans l’artère hépatique, la voie intra-hépatique n’a donc plus de raison d’être employée en routine. Revirement médical.

    • Insomnie du sujet âgé : une bonne thérapie vaut mieux qu’un bon somnifère
    L’insomnie du sujet âgé appelle-t-elle une prise en charge médicamenteuse ? En 2006, une étude norvégienne s’est penchée pour la première fois sur la question en comparant un hypnotique non benzodiazépinique (zopiclone) avec une intervention non médicamenteuse. Cette dernière, de type cognitivo-comportementale (TCC-I), repose sur plusieurs axes : ancrer des comportements mieux adaptés (contrôler les stimuli associés à l’insomnie, réduire le temps au lit, améliorer l’hygiène de sommeil…), corriger les croyances erronées sur le sommeil et apprendre des techniques de relaxation.
    De faible taille (46 sujets), l’essai norvégien a néanmoins permis de conclure que la TCC-I améliorait le sommeil à court et à long terme, quand le zopiclone échouait à faire mieux qu’un placébo. Au regard des effets secondaires associés au zopiclone (somnolence, confusion) et à tous les hypnotiques, ce résultat, de niveau de preuve certes modeste, invite à privilégier l’approche interventionnelle dans la prise en charge de l’insomnie du sujet âgé.

    • Supplémentation en vitamine A : inutile contre la mortalité infantile
    La carence en vitamine A est un problème de santé publique majeur dans les pays à faible revenu, où elle provoque des troubles ophtalmiques (xérophtalmie, cécité nocturne) et affaiblit le système immunitaire. Sur la base de ces éléments, la supplémentation des mères pendant la période postnatale a ainsi été largement employée dans les pays d’Asie du Sud-est et d’Afrique, pour son effet supposément protecteur sur la mortalité infantile.

    En 2015, trois grands essais contrôlés randomisés se sont attaqués à la question, au Ghana, en Tanzanie et Inde. Au Ghana, la supplémentation tendait à accroître la mortalité infantile et les cas de fontanelle bombée ; en Inde (Haryana), elle réduisait la mortalité mais augmentait aussi les cas de fontanelle bombée ; en Tanzanie, elle n’avait aucun effet démontrable. Ces résultats ont mis fin à la pratique de la supplémentation en vitamine A en post-partum. La supplémentation est en revanche toujours conseillée chez les enfants entre 6 mois et cinq ans.

    La liste est encore longue : le Dr Prasad et ses collègues ont identifié 228 revirements médicaux, qui viennent s’ajouter à une précédente étude de la même équipe pour aboutir à quelque 396 pratiques médicales désavouées par la recherche clinique. Tous les domaines de la médecine sont concernés, de la cardiologie à la chirurgie, en passant par la cancérologie et la neurologie. Dans l’ensemble, les auteurs estiment que 13 % de tous les essais cliniques publiés donnent lieu à un revirement médical – et environ un tiers de ceux publiés dans les revues les plus prestigieuses.
    Point intéressant : la grande majorité (64 %) des revirements médicaux identifiés proviennent d’études indépendantes, les essais industriels ne représentant que 9 % du total. « Les revirements mettent en lumière l’importance de financer la recherche clinique de façon indépendante, publique et non entachée de conflits d’intérêts », concluent les auteurs.

    La démarche des chercheurs est également un plaidoyer en faveur d’une recherche clinique plus exigeante. « Incorporer de nouveaux traitements dans la pratique médicale sans données sur leur efficacité représente en danger », jugent-ils, d’autant que l’abandon des pratiques courantes s’avère souvent « lent et difficile ». Ils en appellent à mieux évaluer les traitements avant leur généralisation afin d’éviter « de porter atteinte aux patients comme à la réputation du champ médical »"

  • Critics ‘alarmed by lack of interest’ in studying children put at risk by dengue vaccine | Science | AAAS
    https://www.sciencemag.org/news/2019/09/critics-alarmed-lack-interest-studying-children-put-risk-dengue-vaccine

    Public health experts are debating how to help the 1 million children in the Philippines who received a new vaccine against dengue that could, in rare cases, sicken rather than protect them. The country launched a campaign in 2016 to vaccinate schoolchildren against the mosquito-borne virus, which can cause high fevers, muscle and joint pains, and rashes. One year later, the campaign was suddenly halted after the vaccine’s producer, Paris-based Sanofi Pasteur, announced it could, in rare cases, trigger severe, potentially fatal forms of dengue in children who became infected with the virus despite their vaccination.

    Now, critics of the vaccine, named Dengvaxia, say researchers should try to identify those at increased risk of harm, which might save their lives. But Sanofi Pasteur has no plans to conduct a big, complex study, although it is following the fate of about 1% of the vaccinated children for 5 years.

  • Purdue Pharma annonce se déclarer en faillite pour régler la crise des opiacés AFP - 16 Septembre 2019 - RTBF

    Le groupe pharmaceutique américain Purdue Pharma a annoncé dimanche qu’il allait se déclarer en faillite dans le cadre d’un accord à l’amiable, espérant en tirer 10 milliards de dollars pour solder des milliers de plaintes liées à la crise des opiacés.

    Le président de Purdue, Steve Miller, a précisé dans un communiqué que cet accord « fournira des milliards de dollars et des ressources essentielles aux collectivités de tout le pays qui tentent de faire face à la crise des opiacés ».

    En vertu de cet accord, toutefois assujetti à l’approbation d’un tribunal, la totalité de la valeur du groupe Purdue sera versée à un organisme établi au bénéfice des plaignants et de la population américaine.

    Purdue Pharma, fabricant d’un des principaux médicaments anti-douleur aux opiacés, l’OxyContin, fait l’objet de plus de 2.000 plaintes.

    Le groupe a déclaré s’être placé sous la protection de la loi américaine sur les faillites - « Chapitre 11 » - et a précisé que le conseil d’administration d’une nouvelle entreprise serait choisi par les plaignants avant d’être approuvé par le tribunal des faillites.

    M. Miller a également indiqué que cette restructuration éviterait de « gaspiller des centaines de millions de dollars et des années en litiges prolongés ».

    Dans le cadre de l’accord, l’entreprise pourrait fournir des millions de médicaments nécessaires au traitement de la toxicomanie, tels que le Nalmefene et le Naloxone, gratuitement ou à coût faible.

    En plus de l’abandon du contrôle de Purdue, la riche famille américaine Sackler pourrait à titre privé devoir notamment contribuer à hauteur de 3 milliards de dollars.

    Très influents au sein du gotha new-yorkais, les Sackler ont bâti leur fortune sur l’OxyContin, ce puissant antidouleur accusé d’être au coeur de la crise des opiacés à l’origine de 47.000 morts par overdose aux Etats-Unis en 2017.

    Source : https://www.rtbf.be/info/economie/detail_purdue-pharma-annonce-se-declarer-en-faillite-pour-regler-la-crise-des-o

    #Opioides #Sackler #Philanthropie #Procès #Accord_amiable #Procès #mécénat #Oxycontin #big_pharma #drogues #opiacés #addiction #drogue #pharma #santé_publique #overdose #philantropophagie

  • #cancer_du_sein : La pénurie de Femara due à une « stratégie délibérée » . . . . . . . .
    Les ruptures de stock de Femara, un médicament contre le cancer du sein, ne sont « pas un hasard » mais sont dues à une « stratégie délibérée de l’industrie pharmaceutique », estime jeudi le PTB dans un communiqué.

    « Ni Novartis, le producteur du Femara, ni le grossiste Febelco, qui en opère la distribution, ne donnent d’explication claire quant à la pénurie actuelle de ce médicament, tout simplement parce que ce n’est pas justifiable », estime la spécialiste santé du parti, Sofie Merckx.

    En juillet, Marleen Pollet, une patiente atteinte de cancer du sein, avait déjà tiré la sonnette d’alarme à propos de l’indisponibilité du Femara. La ministre de la Santé publique Maggie De Block (Open VLD) avait alors affirmé que le problème serait résolu pour le 26 juillet. Or aujourd’hui, il n’y a toujours aucune solution et le Femara n’est toujours pas disponible, affirme le PTB.

    Le parti d’extrême gauche exige désormais que le gouvernement prenne d’urgence les mesures nécessaires pour remédier aux ruptures de stocks actuelles. « Nous appelons la ministre à examiner attentivement chaque cas de pénurie et à prendre immédiatement les mesures qui s’imposent », insiste Mme Merckx.

    « La manière dont les firmes pharmaceutiques et les grossistes-distributeurs créent et exploitent des pénuries afin d’augmenter leurs profits est devenue un modèle commercial en soi. C’est à la ministre de s’attaquer à cette situation, si nécessaire par la voie juridique », poursuit-elle.
    . . . . . . . . .

    #femmes #santé #discrimination #femme #santé #médicaments #big_pharma #pharma #médecine #industrie_pharmaceutique #médicament #cancer #pénurie organisée #argent #fric #flouze #artiche #marge #bénéfices . . . .

  • #Big_Pharma paying a small price for opioid crisis - HoustonChronicle.com
    https://www.houstonchronicle.com/business/columnists/tomlinson/article/Big-Pharma-paying-a-small-price-for-opioid-crisis-14396082.php

    Et en plus ça s’indigne,

    The $572 million fine represents 2 percent of Johnson and Johnson’s annual profits. The company says it will appeal what it calls an unjust verdict.

    #fumisterie #dérisoire #opiacés #opioides

  • Le « naming », un piège à Louvre Texte Nicolas Cori Photo Denis Allard/Réa Édité par François Meurisse - 6 Aout 2019 - Les Jours

    Le musée s’est embourbé dans un contrat de mécénat avec la généreuse famille Sackler, accusée d’avoir créé la crise des opioïdes aux États-Unis.

    Prenez La Joconde, son sourire mystérieux et ses millions de visiteurs annuels. Imaginez maintenant des hordes d’activistes dénoncer régulièrement devant elle la complicité du Louvre face à l’une des plus grandes crises sanitaires qu’ait connues les États-Unis.
    Un tel scénario a dû donner des cauchemars à la direction du musée parisien. Le 1er juillet dernier, une poignée de militants emmenés par la photographe américaine Nan Goldin, les pieds dans l’eau et des banderoles à la main, ont manifesté devant la pyramide du Louvre afin de demander à ce que l’aile Sackler des antiquités orientales soit débaptisée. La famille Sackler est propriétaire du groupe pharmaceutique Purdue Pharma, accusé d’avoir incité les médecins américains à prescrire à tout va depuis le début des années 2000 de l’Oxycontin, un analgésique contenant de l’opium, créant ainsi la plus grosse épidémie d’overdoses médicamenteuses jamais vue outre-Atlantique. Eh bien, quelques semaines après ce modeste happening, la direction du Louvre a décidé d’effacer en toute discrétion le nom de Sackler de ses salles, tout en adoptant une communication très alambiquée.

    Interrogé le 16 juillet sur RTL, Jean-Luc Martinez, le président du Louvre, a ainsi affirmé qu’il n’avait pas à « débaptiser ces salles » car elles ne portaient « plus le nom de Sackler » depuis des années, étant donné que le « nommage » des salles – datant des années 1990 – ne durait que « vingt ans ». Une information que, visiblement, seul l’intéressé possédait : pourquoi une manifestation quinze jours auparavant sinon ? Cet épisode est révélateur de la gêne de la direction du Louvre, mais aussi des problèmes éthiques pesant sur l’une des contreparties (lire l’épisode 2, « Les riches jouent aux gros dons ») les plus contestables du mécénat : le « naming » ou « nommage » d’espaces pour remercier un donateur particulièrement généreux. Permettre qu’une entreprise ou une personne fortunée donne son nom à un bout de musée, c’est prendre le risque de voir la réputation de l’établissement mise à mal si le mécène ne s’avère pas sans reproches. Et qui est sans tache ? Le récit du mécénat Sackler au Louvre permet de s’en rendre compte..

    Overdoses
    En 2015, le nombre d’overdoses mortelles dues à des médicaments opioïdes a atteint le chiffre de 33 000 contre 4 000 en 1994, avant l’introduction de l’Oxycontin. Ce médicament était à l’origine destiné à soulager les malades du cancer mais la firme Purdue Pharma a développé une politique marketing très agressive, convaincant les médecins de prescrire ce médicament à tous les publics. . . . . . . .

    La suite, payante sur : https://lesjours.fr/obsessions/mecenes-mecenat/ep5-louvre-sackler

    #art #musée #mécénat #culture #peinture #musées #exposition #mémoire #merci #france #opioides #sackler #Oxycontin #big_pharma #drogues #opiacés #addiction #drogue #pharma #santé_publique #overdose #opioids #Louvre #naming

    • Le discours de Nan Goldin
      « Je suis ici aujourd’hui pour demander à ce que le Louvre retire le nom “Sackler”. Il y a douze salles dans le département des antiquités orientales qui ont le nom “Sackler”. Les Sackler possèdent un groupe pharmaceutique qui a déchaîné la plus grande crise de santé publique aux États-Unis. Les gens meurent à cause d’eux. (…) 1,7 million de personnes sont dépendantes. »

  • 76 billion opioid pills : Newly released federal data unmasks the epidemic

    https://www.washingtonpost.com/investigations/76-billion-opioid-pills-newly-released-federal-data-unmasks-the-epidemic/2019/07/16/5f29fd62-a73e-11e9-86dd-d7f0e60391e9_story.html

    America’s largest drug companies saturated the country with 76 billion oxycodone and hydrocodone pain pills from 2006 through 2012 as the nation’s deadliest drug epidemic spun out of control, according to previously undisclosed company data released as part of the largest civil action in U.S. history.

    The information comes from a database maintained by the Drug Enforcement Administration that tracks the path of every single pain pill sold in the United States — from manufacturers and distributors to pharmacies in every town and city. The data provides an unprecedented look at the surge of legal pain pills that fueled the prescription opioid epidemic, which has resulted in nearly 100,000 deaths from 2006 through 2012.

    Just six companies distributed 75 percent of the pills during this period: McKesson Corp., Walgreens, Cardinal Health, AmerisourceBergen, CVS and Walmart, according to an analysis of the database by The Washington Post. Three companies manufactured 88 percent of the opioids: SpecGx, a subsidiary of Mallinckrodt; ­Actavis Pharma; and Par Pharmaceutical, a subsidiary of Endo Pharmaceuticals.

    The database reveals what each company knew about the number of pills it was shipping and dispensing and precisely when they were aware of those volumes, year by year, town by town. In case after case, the companies allowed the drugs to reach the streets of communities large and small, despite persistent red flags that those pills were being sold in apparent violation of federal law and diverted to the black market, according to the lawsuits.

    In statements emailed to The Post on Tuesday, the drug distributors stressed that the ARCOS data would not exist unless they had accurately reported shipments and questioned why the government had not done more to address the crisis.

    “For decades, DEA has had exclusive access to this data, which can identify the total volumes of controlled substances being ordered, pharmacy-by-pharmacy, across the country,” McKesson spokeswoman Kristin Chasen said.

    A DEA spokeswoman declined to comment Tuesday “due to ongoing litigation.”

    The pain pill epidemic began nearly three decades ago, shortly after Purdue Pharma introduced what it marketed as a less addictive form of opioid it called OxyContin. Purdue paid doctors and nonprofit groups advocating for patients in pain to help market the drug as a safe and effective way to treat pain.

    But the new drug was highly addictive. As more and more people were hooked, more and more companies entered the market, manufacturing, distributing and dispensing massive quantities of pain pills.

    Purdue ending up paying a $634 million fine to the Food and Drug Administration for claiming OxyContin was less addictive than other pain medications.

    Annual opioid sales nationwide rose from $6.1 billion in 2006 to $8.5 billion in 2012, according to industry data gathered by IQVIA, a health care information and consulting company.

    Individual drug company revenues ranged in single years at the epidemic’s peak from $403 million for opioids sold by Endo to $3.1 billion in OxyContin sales by Purdue Pharma, according to a 2018 lawsuit against multiple defendants by San Juan County in New Mexico.

    During the past two decades, Florida became ground zero for pill mills — pain management clinics that served as fronts for corrupt doctors and drug dealers. They became so brazen that some clinics set up storefronts along I-75 and I-95, advertising their products on billboards by interstate exit ramps. So many people traveled to Florida to stock up on oxycodone and hydrocodone, they were sometimes referred to as “prescription tourists.”

    In 2007, the DEA brought a case against McKesson. The DEA accused the company of shipping millions of doses of hydrocodone to Internet pharmacies after the agency had briefed the company about its obligations under the law to report suspicious orders.

    “By failing to report suspicious orders for controlled substances that it received from rogue Internet pharmacies, the McKesson Corporation fueled the explosive prescription drug abuse problem we have in this country,” the DEA’s administrator said at the time.

    In 2008, McKesson agreed to pay a $13.25 million fine to settle the case and pledged to more closely monitor suspicious orders from its customers.

    That same year, the DEA brought a case against Cardinal Health, accusing the nation’s ­second-largest drug distributor of shipping millions of doses of painkillers to online and retail pharmacies without notifying the DEA of signs that the drugs were being diverted to the black market.

    “The depth and penetration of the opioid epidemic becomes readily apparent from the data,” said Peter J. Mougey, a lawyer for the plaintiffs from Pensacola, Fla. “This disclosure will serve as a wake up call to every community in the country. America should brace itself for the harsh reality of the scope of the opioid epidemic. Transparency will lead to accountability .”

    #Opioides #Oxycondone #Vente_opiacés #USA #Big_Pharma

  • Le nombre de médicaments indisponibles ne cesse d’augmenter en Belgique Eric Steffens -9 Juillet 2019 - VRT
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2019/07/09/le-nombre-de-medicaments-indisponibles-ne-cesse-daugmenter

    459 médicaments ne sont pas disponibles dans notre pays actuellement. C’est l’Ordre des pharmaciens qui l’annonce et l’information est relayée par le journal Het Nieuwsblad. Il s’agit notamment d’anticoagulants et de certains types d’antibiotiques. L’indisponibilité de médicaments n’a cessé d’augmenter ces derniers mois et n’a jamais été aussi importante. . . . .

    A la fin de l’année dernière l’Association pharmaceutique belge mettait déjà en garde concernant l’indisponibilité de certains types de médicaments dans notre pays. À l’époque, il y avait environ 410 médicaments qui n’étaient plus disponibles, mais depuis il y en a déjà 50 autres. C’est un record. Il s’agit notamment d’anticoagulants, de certains types d’antibiotiques et de diurétiques utilisés pour traiter, entre autres, l’insuffisance cardiaque complexe.

    L’indisponibilité temporaire peut avoir plusieurs raisons. Parfois il s’agit d’une pénurie de matières premières, parfois le processus de production prend beaucoup de temps parce qu’il est très compliqué, ou un médicament est rejeté après la production parce qu’il ne répond pas aux exigences de qualité. Mais parfois, d’après l’L’Association Pharmaceutique Belge, cela peut être aussi une raison commerciale. « Parfois, la cause peut être trouvée dans la manière dont les producteurs et les distributeurs gèrent la distribution de médicaments sur les différents marchés internationaux », explique Lieven Zwaenepoel de l’Association Pharmaceutique Belge.

    « Cela ne correspond pas toujours aux besoins de la population. Il y a aussi des motifs économiques derrière tout cela. »

    Les problèmes qui peuvent être causés par cette pénurie ne doivent pas être sous-estimés, ajoute l’Association. « Cela mène à des problèmes quotidiens », estime Lieven Zwaenepoel. « Nous devons renvoyer des clients chez eux tous les jours et chercher toutes sortes de solutions. Nous y parvenons souvent, mais parfois pas. Et puis cela constitue un problème pour la santé de ces personnes. »

    Ces problèmes ne sont pas nouveaux, ils existent depuis des mois. Il y a environ deux mois, une nouvelle loi est entrée en vigueur dans notre pays pour lutter contre le manque de médicaments. La loi oblige les grossistes à vendre des médicaments en Belgique en cas de pénurie et à ne pas les exporter à l’étranger. Mais il faut encore un arrêté d’application pour que la loi soit appliquée, mais cette loi subit déjà les critiques de toute façon ", explique Lieven Zwaenepoel. « Il reste donc à voir si elle sera maintenue. De plus, la loi n’offre qu’une solution pour une partie de la pénurie causée par les exportations ». En outre, il est plus probable que des mesures seront nécessaires au-delà du niveau belge. . . . . . .

    #santé #médicaments #big_pharma #médecine #pharma #industrie_pharmaceutique #france #médicament #pénurie #fric

  • Pénurie de médicaments : le dangereux business de l’industrie pharmaceutique
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070719/penurie-de-medicaments-le-dangereux-business-de-lindustrie-pharmaceutique

    La ministre de la santé doit annoncer ce lundi 8 juillet un plan anti-pénurie de médicaments. Il y a urgence : la France connaît douze fois plus de ruptures de stock de remèdes vitaux qu’il y a dix ans. La raison ? Des laboratoires pharmaceutiques délaissent les médicaments les moins rentables et sous-traitent en Asie, où les chaînes sont souvent stoppées pour défaut de qualité.

    #Santé #Big_Pharma,_pénurie_de_médicaments,_médicaments,_Agnès_Buzyn

  • Le massacre des limules ! – RefracTerre
    https://refracterre.news/2019/02/04/le-massacre-des-limules

    La limule un petit arthropode, vieux de 450 millions d’années, risque aujourd’hui l’extinction à cause des groupes pharmaceutiques qui exploitent son sang bleu, contenant des cellules aux caractéristiques bien particulières.

    La limule a survécu à quatre extinctions massives et pourtant aujourd’hui elle est surexploitée par l’Homme qui a fait de son sang bleu un véritable produit convoité par le monde entier. En raison de son utilisation pharmaceutique, plus de 430 000 limules sont aujourd’hui tuées chaque année sans pour autant faire la « une » des journaux.

    Ce petit arthropode, aussi vieux qu’un fossile vient d’être placé sur la liste des animaux vulnérables de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). La raison de son exploitation : un sang bleu contenant des cellules qui réagissent au contact de bactéries et qui permettent alors de détecter une contamination de matériel chirurgical, de dialyse ou autres médicaments. Un sang si rare que la demande a explosé pour en faire l’un des produits les plus chers du monde, vendu à plus de 10 000 euros le litre.

    Aujourd’hui l’industrie pharmaceutique tue des limules en masse.
    Une espèce dont la population s’apprête à diminuer de 30% selon les scientifiques. La branche asiatique de la limule risque d’ailleurs de s’éteindre en premier, car en Asie l’animal y est aussi consommé après sa ponction, tandis qu’aux Etats-unis elle est parfois relâchée. Ce geste est souvent inutile puisque très peu d’entre elles survivent suite à l’intervention.

    Mais son sang n’est pas sa seule faiblesse :
    Leur propre sang n’est pas la seule menace qui pèse sur les limules. Elles doivent également faire face à une diminution des plages disponibles pour pondre leurs œufs ainsi qu’à la prolifération d’algues toxiques…

    Un triste sort qui se profile pour cette espèce qui avait pourtant réussi à vivre en paix jusque-là et ce pendant des millions d’années.

    #nos_ennemis_les_bêtes #big_pharma

  • Rappel (car rien n’a changé)  : Une campagne de Médecins du Monde censurée pour ne pas déplaire aux laboratoires pharmaceutiques Julien Rebucci - lesinrocks 13/06/16
    https://www.lesinrocks.com/2016/06/13/actualite/actualite/a

    L’ONG Médecins du Monde aurait dû lancer une campagne choc, ce lundi 13 juin choc contre le prix de certains médicaments. Mais il n’en sera rien, elle a été « bloquée » par l’Autorité professionnelle de régulation de la publicité (ARPP) qui juge qu’elle pourrait nuire aux laboratoires pharmaceutiques.

    Et si dans un futur très proche, les laboratoires pharmaceutiques n’avaient plus besoin de faire pression ou d’exercer un lobbying assidu pour éviter que l’on ne plonge le nez dans leurs bilans financiers ? Eh bien ce futur est peut-être encore plus proche qu’on le croit. L’ONG Médecins du Monde (MDM) aurait dû, en théorie, lancer une grande campagne d’affichage, ce lundi 13 juin, pour dénoncer le prix prohibitifs de certains médicaments contre des maladies comme l’hépatite C, le mélanome ou la leucémie. Une campagne "choc" comme l’ont signalé plusieurs médias lundi matin.

    Mais il n’en sera rien. Tout simplement car aucun diffuseur n’a voulu prendre le risque de l’afficher – et par extension de se fâcher éventuellement avec un grand laboratoire. Tel est l’extrait du "conseil" transmis par l’ l’Autorité professionnelle de régulation de la publicité (ARPP) à la société Médiatransports, que nous nous sommes procuré.

    Le zèle de l’ARPP
    MDM et Médiatransports ont pourtant travaillé ensemble à plusieurs reprises. Ils ont même remporté un prix ensemble, il y a moins d’un an. Comme de coutume, pour cette campagne, l’ONG a envoyé les visuels de sa nouvelle campagne à la régie commerciale du "leader de l’affichage transport". Ces derniers vont étonnamment demander conseil à l’ARPP qui n’a qu’un avis consultatif, en aucun cas contraignant, comme dans le domaine audiovisuel.

    L’ARPP pointe trois raisons : la "référence a des maladies graves" qui "pourrait être perçue comme choquante par le public", des "allégations chiffrés" qui ne sont pas sourcées sur les affiches et , surtout, l’ARPP écrit en première justification :

    « Nous attirons tout particulièrement votre attention sur le risque de réactions négatives que pourrait susciter l’axe de communication choisi, de la part des représentants de l’industrie pharmaceutique. En effet les entreprises ainsi mises en causes pourraient estimer qu’une telle campagne porte atteinte à leur image et leur cause un grave préjudice et décider d’agir en ce sens. »

    Suite à l’avis défavorable de l’ARPP, Médiatransports renvoie un avis négatif à Médecins du Monde. Mais cela ne s’arrête pas là. L’ONG va alors solliciter d’autres afficheurs, parmi lesquels JC Decaux ou le réseau d’affichage Insert. Aucun ne donnera suite et pour cause : le "conseil" de l’ARPP a été "circularisé", c’est-à-dire envoyé à toutes les sociétés. Une pratique habituelle, mais qui aurait pu être bloquée par Médiatransports.

    "Le prix de la vie"
    Pour sa campagne intitulée "Le prix de la vie", MDM voulait, au travers de dix affiches, alerter sur les prix prohibitifs de certains médicaments et mettre l’accent sur la méthode des laboratoires pour en fixer les prix.

    Selon MDM, les prix des médicaments sont fixés en fonction de la capacité maximale des Etats à payer pour avoir accès au traitement. En gros, plus un Etat est riche, plus le prix du médicament sera élevé. Pour justifier ces tarifs parfois hallucinants (le Glivec, utilisé pour soigner la leucémie est vendu 40 000 euros par an et par patient), les laboratoires avancent trois explications : la recherche coûte cher, le bénéfice thérapeutique est grand, et les coûts de production sont importants.

    Or, pour MDM, aucun de ces arguments ne tient la route.

    ”Les coûts de recherche et développement sont surestimés et les montants réels restent confidentiels et une grande partie est de toute façon financée par l’argent public à travers des bourses ou des crédits d’impôt de recherche.”

    Concernant le deuxième argument, MDM explique que 74 % des médicaments mis sur le marché lors des 20 dernières années n’apportaient que peu de bénéfices thérapeutiques et ironise en expliquant qu’"un airbag vaudrait dans ce cas le prix d’une vie". Enfin pour le troisième argument, MDM s’appuie sur une équipe de chercheurs de Liverpool qui a estimé que le coût de production du sofosbuvir (traitement contre l’hépatite C) s’élevait à 75 euros pour 3 mois avec un prix de revente de 41 000 euros annuel, soit 400 fois plus cher.

    Cette situation fait que les médecins sont parfois obligés de confier aux malades qu’il existe des médicaments pour les soigner mais que les traitements coûtent trop cher. L’Etat est donc obligé de "sélectionner" à partir de quel stade il peut prendre en compte un traitement, souvent lorsque la maladie est presque trop avancée. A cet égard, le 25 mai dernier, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre les hépatites, le ministère de la Santé à annoncé l’accès prochain à un traitement pour tous.

    Une pétition adressée à Marisol Touraine
    Une pétition va être adressée au même moment par l’ONG, à la ministre de la Santé Marisol Touraine.

     #santé #médicaments #big_pharma #pharma #médecine #industrie_pharmaceutique #médicament #fric #publicité #ARPP

  • Pourquoi la France est en pénurie de cortisone - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/societe/sante/pourquoi-la-france-est-en-penurie-de-cortisone-23-05-2019-8078436.php

    Comment s’explique cette pénurie ? L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) reconnaît « des tensions d’approvisionnement ces dernières semaines ». Les industriels du secteur pharmaceutique, qui ont été convoqués le 9 mai, évoquent, eux, « des retards pris dans la production des spécialités ». Certains observateurs estiment que les laboratoires traînent des pieds pour les délivrer, les marges sur ces #médicaments étant insuffisantes à leurs yeux.

    #voilà_voilà #cortisone #big_pharma #santé

  • Les femmes, premières victimes des récents scandales sanitaires
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290519/les-femmes-premieres-victimes-des-recents-scandales-sanitaires

    L’affaire du Mediator, des pilules troisième génération, de la Depakine, du Levothyrox, de l’Androcur… À chaque fois, les femmes sont les plus touchées. En cause ? Des dérives de prescriptions à visées esthétiques, une moindre recherche des effets secondaires propres à leur métabolisme ou encore sur la contraception. Et parfois, un manque d’écoute du corps médical.

    #Santé #Depakine,_Servier,_Levothyrox,_Androcur,_Bayer,_Merck,_femmes,_Mediator

  • Les #dividendes mondiaux au plus haut | Les Echos
    https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/les-dividendes-mondiaux-au-plus-haut-1022492

    En termes sectoriels, les titres pharmaceutiques sont ceux qui ont payé le plus de dividendes, versant 1 dollar sur 8 à l’échelle internationale. Novartis, à elle seule, a payé un dollar sur 30, suivie de près par Roche.

    #pharma #big_pharma #profits

  • Comment #Big_Pharma pénalise-t-il le traitement de l’épidémie des opiacés ? - Actualité Houssenia Writing
    https://actualite.housseniawriting.com/sante/2017/08/09/comment-big-pharma-penalise-t-il-le-traitement-de-lepidemie-des-opiaces/23013

    Traduction d’un article de The Conversation par Robin Feldman, professeure de propriété intellectuelle à l’université de Californie.

    Les grandes entreprises pharmacologiques (Big Pharma) utilisent de nombreuses tactiques pour retarder l’arrivée des #génériques et on peut prendre l’exemple des traitements contre l’épidémie des #opiacés.

    • En 2015, 80 % de la croissance des bénéfices des 20 plus grandes entreprises technologiques provenaient de l’augmentation des prix. Et les médicaments aux États-Unis sont largement plus chers que dans d’autres pays. Par exemple, le Syprine, un médicament contre l’insuffisante hépatique, coute moins de 400 dollars pour un an de traitement dans de nombreux pays. Aux États-Unis, ce médicament coute 300 000 dollars. Sovaldi, le médicament contre l’hépatite C de Gilead, coute environ 1 000 dollars à l’étranger. Aux États-Unis, il coute 84 000 dollars.

      Il faudra un motif d’inculpation pour trainer les gens qui décident cela devant la justice. Un truc du genre crime contre l’humanité.

    • Un des aspects intéressants des câbles diplomatiques américains, publiés par Wikileaks, c’était justement qu’une des activités principales des ambassades ricaines dans monde consiste à défendre les intérêts des grands groupes pharmaceutiques américaines.

      Par exemple (quasiment au hasard), ce câble de 2005 à ce sujet au Brésil :
      https://wikileaks.org/plusd/cables/05BRASILIA1567_a.html

      1. (C) Summary. Ambassador Hugueney of Brazil’s Foreign Ministry (Itamaraty) told Ambassador June 6 that U.S. pharmaceutical companies should improve their offers on pricing and/or voluntary licenses for AIDS treatment drugs so as to avoid compulsory licensing by the Ministry of Health (MoH). Hugueney believed movement in the Chamber of Deputies of legislation that would deny patentability to AIDS drugs was likely intended to provide greater leverage to the Ministry of Health in its negotiations with the pharmaceutical companies. The bill’s broad political backing, he observed, makes a presidential veto unlikely should the legislation pass. On the WTO Doha Round of trade negotiations, Hugueney said Brazil will submit a “substantially improved” revised services offer the week of June 6. Hugueney expects to take up the post of Brazil’s Ambassador to the WTO by late August or early September. Hugueney confirmed Brazil’s plan to attend the June 21 to 22 US-EU International Conference on Iraq. End Summary.

      2. (SBU) On June 6, Ambassador met with Clodoaldo Hugueney, Itamaraty’s Under Secretary for Economic and Technological Affairs, to discuss a number of trade issues, principally, pending legislation that would render drugs to prevent and treat AIDS un-patentable, and the continuing threat of compulsory licensing facing the U.S. pharmaceutical companies Gilead Sciences, Abbott Laboratories, and Merck, Sharp & Dohme for their AIDS treatment drugs (ref A). Hugueney was accompanied by his assistant, Miguel Franco, and Otavio Brandelli, Chief of the Ministry’s IPR Division. Ecouns, Commoff, and Econoff accompanied Ambassador.

      AIDS Drugs - Compulsory License Threat and Patent Legislation

      3. (C) Hugueney, who had just returned from Doha negotiations in Geneva, said Itamaraty is following MoH negotiations with the pharmaceutical companies closely and described them as boiling down to issues of pricing or voluntary license/royalty payments. He noted the intense pressure the GoB is under from civil society, particularly NGOs, to issue compulsory licenses. Hugueney agreed the best outcome would be to avoid compulsory licenses, but opined that to do so would require improved offers on price or voluntary licensing from the companies. (Upon relaying this message to the companies, the Merck representative here told us his company was in the process of preparing a more detailed offer, although he did not say that it would be more forthcoming on prices. As for Gilead and Abbott, they have taken Hugueney’s suggestion “under advisement.”) Hugueney further advised the companies to maintain a dialog with the MoH to forestall precipitous, politically motivated action by that Ministry, and encouraged them to explain/present their proposals to a wide array of GoB interlocutors.

  • ‘Siding with Big Pharma’ : Republicans warn CEOs not to cooperate with Democrats’ drug price probe – Alternet.org
    https://www.alternet.org/2019/04/siding-with-big-pharma-republicans-warn-ceos-not-to-cooperate-with-democra

    Jusqu’où iront les Républicains US en tordant les déclarations et en absolvant d’avance les Big Pharma. La bataille politique ne porte plus sur les projets, mais sur les détournements du langage. Ce ne sont plus les « petites phrases », mais les « extraits de phrases utilisés pour faire dire l’inverse ». Ce phénomène est grave. Il est un symptôme de la fin des Lumières... du mauvais côté (il y a des critiques à faire aux Lumières, mais pas celles portant sur le Tribunal de la raison et le développement d’une connaissance appuyées sur les faits).

    As Democrats on the House Oversight Committee attempt to investigate soaring drug prices in the U.S., Republicans are warning the CEOs of some of America’s largest pharmaceutical companies against cooperating with the probe.

    Reps. Jim Jordan (R-Ohio) and Mark Meadows (R-N.C.), leaders of the far-right House Freedom Caucus, sent letters (pdf) to a dozen drug company CEOs “warning that information they provide to the committee could be leaked to the public by Democratic chair Elijah Cummings in an effort to tank their stock prices,” Buzzfeed reported Monday.

    Cummings, a Democrat from Maryland, launched his investigation in January with a request for “information and communications on price increases, investments in research and development, and corporate strategies to preserve market share and pricing power” from pharmaceutical giants such as Pfizer, Novartis, Johnson & Johnson, and others.

    In their letters to the same pharmaceutical companies, Jordan and Meadows suggested that Cummings is attempting to obtain information that “would likely harm the competitiveness of your company if disclosed publicly.”

    “While we cannot speculate about Chairman Cummings’s motives, we believe the committee should not pursue an investigation to ‘impact… stock prices with regard to drugs’—especially when there is bipartisan interest in real oversight of rising prescription drug prices,” the Republicans wrote in their letters, dated April 5.

    As Buzzfeed notes, Jordan and Meadows’ claims rest on an out-of-context quote from Cummings:

    The [Republicans’] letter quotes Cummings as saying of his drug team: “If you follow the headlines, we have already seen the impact they have had… on stock prices with regard to drugs. I mean, it has been astronomical.” The letter omits the rest of the sentence: “saving the taxpayers money.”

    In the edited quote, Cummings seems to be bragging about an “astronomical” impact on drug company stocks. In the context of his statements before and after, he seems to be saying the “astronomical” impact is on taxpayer savings, which justify giving his committee more resources. A minute later he says: “Whatever you all give us, we will give it back in savings by rooting out fraud, waste, and abuse.”

    In a statement to Buzzfeed, Cummings said Jordan—the ranking member of the House Oversight Committee—”is on the absolute wrong side here.”

    “He would rather protect drug company ‘stock prices’ than the interests of the American people,” Cummings added.

    Economist and University of California, Berkeley professor Robert Reich expressed agreement with Cummings, tweeting of the two Republicans, “Once again, they’re siding with Big Pharma at the expense of the American people.”

    #Big_pharma #Politique_USA #Langage

  • Drug Sites Upend Doctor-Patient Relations: ‘It’s Restaurant-Menu Medicine’ - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/04/02/technology/for-him-for-hers-get-roman.html

    On the sites, people self-diagnose and select the drug they want, then enter some personal health and credit card information. A doctor then assesses their choice, with no in-person consultation. If approved, the medicine arrives in the mail days or weeks later.

    The sites invert the usual practice of medicine by turning the act of prescribing drugs into a service. Instead of doctors making diagnoses and then suggesting treatments, patients request drugs and physicians serve largely as gatekeepers.

    Much like Uber, which argues that it is not a transportation company even as it connects drivers and passengers, the drug sites argue that they are tech platforms, not health providers. The sites connect consumers — and often process their payments — to doctors who may prescribe drugs and pharmacies that can ship the medications.

    To comply with state laws, the doctors work for separate companies that cater to the sites. The doctors are typically paid for each health consultation, or by the hour, not the number of prescriptions written. The sites generate revenue for themselves by charging service or processing fees to consumers, the doctors or both.

    The new wave of sites that market drugs directly to consumers began popping up several years ago, promising to streamline medical care with software.

    Several gained traction with cheeky TV commercials, billboard ads and social media feeds featuring sexual imagery like cactuses. They use slick packaging, wrapping doses of Viagra in condom-size envelopes or sending chocolate along with birth control pills.

    The premise is so attractive to investors that Hims and Ro have raised nearly $100 million each. They have also tapped experts for advice, including Dr. Joycelyn Elders, a former surgeon general who is a medical adviser to Ro, and men’s health specialists at leading hospitals.

    Dr. Elders said she had signed on to advise Ro to promote accurate information about sexual health.

    The Food and Drug Administration generally prohibits pharmaceutical companies from marketing medicines for unapproved uses, as they have not been federally vetted for safety and effectiveness. Over the last decade, Pfizer and Johnson & Johnson have each paid fines of more than $2 billion to settle government charges of illegally marketing unapproved drug uses.

    Doctors are permitted to practice medicine as they see fit, including prescribing drugs for unapproved uses. Mr. Ip of Kick noted that doctors regularly prescribed propranolol to treat anxiety.

    #Big_pharma #Médecine #Pharmacie #Internet #Le_fric_avant_tout

  • The Challenge of Going Off Psychiatric Drugs | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/magazine/2019/04/08/the-challenge-of-going-off-psychiatric-drugs

    Laura had always assumed that depression was caused by a precisely defined chemical imbalance, which her medications were designed to recalibrate. She began reading about the history of psychiatry and realized that this theory, promoted heavily by pharmaceutical companies, is not clearly supported by evidence. Genetics plays a role in mental disorder, as do environmental influences, but the drugs do not have the specificity to target the causes of an illness. Wayne Goodman, a former chair of the F.D.A.’s Psychopharmacologic Drugs Advisory Committee, has called the idea that pills fix chemical imbalances a “useful metaphor” that he would never use with his patients. Ronald Pies, a former editor of Psychiatric Times, has said, “My impression is that most psychiatrists who use this expression”—that the pills fix chemical imbalances—“feel uncomfortable and a little embarrassed when they do so. It’s kind of a bumper-sticker phrase that saves time.”

    Dorian Deshauer, a psychiatrist and historian at the University of Toronto, has written that the chemical-imbalance theory, popularized in the eighties and nineties, “created the perception that the long term, even life-long use of psychiatric drugs made sense as a logical step.” But psychiatric drugs are brought to market in clinical trials that typically last less than twelve weeks. Few studies follow patients who take the medications for more than a year. Allen Frances, an emeritus professor of psychiatry at Duke, who chaired the task force for the fourth edition of the DSM, in 1994, told me that the field has neglected questions about how to take patients off drugs—a practice known as “de-prescribing.” He said that “de-prescribing requires a great deal more skill, time, commitment, and knowledge of the patient than prescribing does.” He emphasizes what he called a “cruel paradox: there’s a large population on the severe end of the spectrum who really need the medicine” and either don’t have access to treatment or avoid it because it is stigmatized in their community. At the same time, many others are “being overprescribed and then stay on the medications for years.” There are almost no studies on how or when to go off psychiatric medications, a situation that has created what he calls a “national public-health experiment.”

    Roland Kuhn, a Swiss psychiatrist credited with discovering one of the first antidepressants, imipramine, in 1956, later warned that many doctors would be incapable of using antidepressants properly, “because they largely or entirely neglect the patient’s own experiences.” The drugs could only work, he wrote, if a doctor is “fully aware of the fact that he is not dealing with a self-contained, rigid object, but with an individual who is involved in constant movement and change.”

    A decade after the invention of antidepressants, randomized clinical studies emerged as the most trusted form of medical knowledge, supplanting the authority of individual case studies. By necessity, clinical studies cannot capture fluctuations in mood that may be meaningful to the patient but do not fit into the study’s categories. This methodology has led to a far more reliable body of evidence, but it also subtly changed our conception of mental health, which has become synonymous with the absence of symptoms, rather than with a return to a patient’s baseline of functioning, her mood or personality before and between episodes of illness.

    Antidepressants are now taken by roughly one in eight adults and adolescents in the U.S., and a quarter of them have been doing so for more than ten years. Industry money often determines the questions posed by pharmacological studies, and research about stopping drugs has never been a priority.

    Barbiturates, a class of sedatives that helped hundreds of thousands of people to feel calmer, were among the first popular psychiatric drugs. Although leading medical journals asserted that barbiturate addiction was rare, within a few years it was evident that people withdrawing from barbiturates could become more anxious than they were before they began taking the drugs. (They could also hallucinate, have convulsions, and even die.)

    Valium and other benzodiazepines were introduced in the early sixties, as a safer option. By the seventies, one in ten Americans was taking Valium. The chief of clinical pharmacology at Massachusetts General Hospital declared, in 1976, “I have never seen a case of benzodiazepine dependence” and described it as “an astonishingly unusual event.” Later, though, the F.D.A. acknowledged that people can become dependent on benzodiazepines, experiencing intense agitation when they stop taking them.

    In the fifth edition of the DSM, published in 2013, the editors added an entry for “antidepressant discontinuation syndrome”—a condition also mentioned on drug labels—but the description is vague and speculative, noting that “longitudinal studies are lacking” and that little is known about the course of the syndrome. “Symptoms appear to abate over time,” the manual explains, while noting that “some individuals may prefer to resume medication indefinitely.”

    Audrey Bahrick, a psychologist at the University of Iowa Counseling Service, who has published papers on the way that S.S.R.I.s affect sexuality, told me that, a decade ago, after someone close to her lost sexual function on S.S.R.I.s, “I became pretty obsessive about researching the issue, but the actual qualitative experience of patients was never documented. There was this assumption that the symptoms would resolve once you stop the medication. I just kept thinking, Where is the data? Where is the data?” In her role as a counsellor, Bahrick sees hundreds of college students each year, many of whom have been taking S.S.R.I.s since adolescence. She told me, “I seem to have the expectation that young people would be quite distressed about the sexual side effects, but my observation clinically is that these young people don’t yet know what sexuality really means, or why it is such a driving force.”

    #Psychiatrie #Big_Pharma #Addiction #Anti_depresseurs #Valium

    • Le problème, c’est que les psychiatres ont surtout le temps pour prescrire, pas pour creuser. Et que le temps de guérison entre frontalement en conflit avec le temps de productivité.

      Le temps de guérir est un luxe pour les gens bien entourés et avec assez de moyens financiers.

      Et il manque toujours la question de base : qu’est-ce qui déclenche ses réponses psychiques violentes ?

      J’aurais tendance à dire : un mode de vie #normatif et étroit qui force certaines personnes à adopter un mode de vie particulièrement éloigné de ce qu’elles sont, de ce qu’elles veulent. Notre société est terriblement irrespectueuse et violente pour tous ceux qui ne se conforme nt pas au #modèle unique de la personne sociale, dynamique et surtout, bien productive !

      #dépression

  • Le géant de la pharmaceutique Novartis espionne des actionnaires Nicolas Rossé avec Rundschau - 27 Mars 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/economie/10322549-le-geant-de-la-pharmaceutique-novartis-espionne-des-actionnaires.html

    Le secret du vote des actionnaires est mis à mal par Novartis. Ceux qui ne peuvent se rendre à l’assemblée générale peuvent envoyer leurs intentions de vote au représentant indépendant des actionnaires. L’émission Rundschau de SRF a constaté que ces courriers arrivent directement chez Novartis, où ils sont dépouillés.
    Des émetteurs GPS ont été introduits pour un reportage https://www.srf.ch/news/schweiz/schatten-ueber-gv-novartis-ignoriert-stimmgeheimnis-der-aktionaere par un journaliste de « Rundschau » (SRF) dans des courriers destinés à Peter Andreas Zahn, avocat bâlois et élu à la dernière Assemblée générale, représentant indépendant des actionnaires.

    Les GPS ont permis de constater que ces envois arrivent directement chez Novartis, où ils sont ouverts par des personnes engagées par le groupe.

    Violation du secret du vote
    Le dépouillement des votes effectué, le résultat est communiqué au conseil d’administration de Novartis.

    Une démarche hautement problématique car les dirigeants de la société peuvent ainsi effectuer d’ultimes concessions à de gros actionnaires afin de faire accepter des propositions qui risquent d’être refusées à l’Assemblée générale.

    Le cas Credit Suisse
    Les conséquences de cet « espionnage » du vote des actionnaires peuvent être importantes.

    Contactée par la RTS, la fondation Ethos rappelle qu’il y a 2 ans le conseil d’administration de Credit Suisse avait annoncé quelques jours avant l’assemblée générale renoncer aux bonus. Une mesure qui avait permis de calmer certains actionnaires et de faire accepter, de justesse, les différents votes à l’ordre du jour.

    Une décision qui tend à prouver que le groupe avait également connaissance des votes des actionnaires.

    #pharma #big_pharma #industrie_pharmaceutique #novartis #actionnaires #multinationales

  • L’Assemblée vote la création d’un « #espace_numérique_de_santé » pour chaque usager
    https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/l-assemblee-vote-la-creation-d-un-espace-numerique-de-sante-pour-chaque-us

    L’Assemblée nationale a voté vendredi soir la création d’un « espace numérique de santé », un compte personnel en ligne pour accéder notamment au dossier médical partagé (sorte de carnet de santé numérique), à des « applications » ou « informations de santé ».

    L’Assemblée nationale a voté vendredi soir la création d’un « espace numérique de santé », un compte personnel en ligne pour accéder notamment au dossier médical partagé (sorte de carnet de santé numérique), à des « applications » ou « informations de santé ».

    Conformément à l’article adopté dans le cadre de l’examen en première lecture du projet de loi santé, tous les patients pourront ouvrir leur propre « espace numérique de santé » au plus tard le 1er janvier 2022. Pour les personnes nées à compter de cette date, les députés ont prévu via un amendement MoDem que l’espace numérique sera automatiquement ouvert, sauf en cas d’opposition.

    Gratuit et personnalisable, l’espace numérique va « permettre de réunir sur la même plateforme tous les services existants », dont le #dossier_médical_partagé (DMP) qui en sera « la pierre angulaire », a expliqué le rapporteur Thomas Mesnier (LREM).

    Le DMP, confié en 2016 à l’Assurance maladie et dont la généralisation a été lancée en novembre, peut contenir des comptes-rendus hospitaliers, résultats d’analyses, ou encore les médicaments prescrits. Mi-février, 4,1 million de DMP avaient été ouverts, selon des données du rapporteur, et la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) en prévoit 10 millions d’ici fin 2019, 40 millions d’ici 2022.

    Outre le DMP, l’espace numérique permettra aussi à l’usager de fournir des renseignements sur la personne de confiance, des données relatives au don d’organe, voire des constantes de santé produites par des applications (rythme cardiaque, activité physique...). Il permettra aussi d’accéder aux données relatives au remboursement de ses dépenses de santé, grâce à l’intégration du service Améli.fr.

    L’objectif « c’est vraiment de remettre l’usager au coeur du dispositif, de le rendre acteur », a affirmé la ministre de la Santé Agnès Buzyn, pour qui cela doit notamment « améliorer le parcours de soins ».

    Affirmant que la France est « en retard » en la matière, elle a jugé la mesure « nécessaire » au risque de voir arriver "des flopées de propositions d’espaces numériques" moins sécurisés.

    La mesure a globalement fait consensus, malgré des inquiétudes formulées à gauche sur la confidentialité des données. Un amendement des députés communistes a précisé que les données de l’espace numérique ne pourront être exigées lors de la conclusion d’un contrat de complémentaire santé. Un amendement LREM entend aussi permettre aux professionnels de santé au travail d’accéder au DMP pour y déposer des documents. Le coût de la mise en oeuvre de l’espace numérique de santé est estimé à 50 millions d’euros pour la période 2019-2022.

    • Vu le forcing déjà mis en place à la #sécurité_sociale #pour_ton_bien. Tu attends debout plus d’une heure devant d’immenses panneaux qui te vantent la rapidité du DMP en 2 minutes. Devant moi, une jeune femme venue pour toute autre chose s’est fait forcer la main pour s’y faire inscrire, on se croirait au supermarché.

      Le DMP est un gouffre depuis des années mais nourrit plus que grassement les industries françaises du business médical, le dernier rempart saute ici sans que ça ne fasse sourciller. Ça se bat au portillon depuis longtemps pour le numérique médical de nos données qui sont censées (des fois qu’on l’ait oublié) être confidentielles.

      Un vrai cadeau aux banques et aux assureurs.

      #scandale_numérique #données_médicales #big_pharma #lobbying

  • ’Medicare-for-all’ gets unexpected surge of support, even in red states - ABC News
    https://abcnews.go.com/Health/medicare-unexpected-surge-support-red-states/story?id=61541210

    Des opposants de l’industrie font la queue pour annuler #Medicare_for_All – TELES RELAY
    https://teles-relay.com/2019/02/26/des-opposants-de-lindustrie-font-la-queue-pour-annuler-medicare-for-all

    Une coalition de groupes de pression regroupant des #assureurs, des #hôpitaux, des #médecins et des fabricants de médicaments, ainsi que la Chambre de commerce américaine, intensifie ses efforts pour mettre en évidence les inconvénients des propositions du type Medicare pour tous. Ils lancent des campagnes publicitaires, parlent aux législateurs, organisent des sondages, utilisent les médias sociaux et dénoncent le concept de système de #santé à payeur unique.

    Considéré depuis longtemps en marge du système, l’assurance-maladie pour tous a reçu un soutien accru ces derniers mois, surtout après qu’une vague progressiste a aidé les démocrates à prendre le contrôle de la Chambre cette année. La représentante Pramila Jayapal de Washington devrait publier dans les prochains jours la version de la proposition du sénateur #Bernie_Sanders relative à l’#assurance-maladie pour tous, qui créerait un système dans lequel tous les Américains obtiendraient leur assurance auprès d’un seul régime gouvernemental. En outre, les législateurs démocrates dans les deux chambres ont annoncé des projets de loi plus modérés qui permettraient aux jeunes Américains d’acheter des produits dans Medicare ou Medicaid.

    Le reste est écrit dans un français souvent très approximatif.

    #lobbying #big_pharma

    • Campagne permanente des pharmas sur ce thème, qui oublie systématiquement qu’une des causes principales de ce marché frauduleux (et criminel) réside dans les prix inabordables des vrais produits.
      #brevets

  • Enfants hyperactifs : nouvelle mise en garde sur l’usage massif de Ritaline (Le Parisien)
    http://www.leparisien.fr/societe/sante/enfants-hyperactifs-nouvelle-mise-en-garde-de-medecins-sur-l-usage-massif

    Certains spécialistes alertent contre l’usage de plus en plus important de ce médicament, utilisé notamment chez les enfants pour traiter les troubles de l’attention et l’hyperactivité.

    #Enfants #Santé #Ritaline #TDAH #Drogues