#big_pharma

  • Les dessous de l’odieux business de l’industrie pharmaceutique
    https://www.blast-info.fr/emissions/2022/les-dessous-de-lodieux-business-de-lindustrie-pharmaceutique-kKIhJb1LQr2i

    La santé n’a pas de prix » selon l’adage, mais en réalité, elle a un coût, elle a même un prix, très précis, souvent défini par des multinationales pharmaceutiques qui pensent la santé de tous comme un marché. Elles financent et et commercialisent ce qui…

    #Big_Pharma #Santé
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-les-dessous-de-lodieux-business-de-lindustrie-pha

  • Opioïdes aux Etats-Unis : Walmart, Walgreens et CVS condamnés à verser 650 millions de dollars Le Temps
    https://www.letemps.ch/monde/opioides-aux-etatsunis-walmart-walgreens-cvs-condamnes-verser-650-millions-d

    Les pharmacies de Walmart, Walgreens et CVS ont été condamnées mercredi par un juge fédéral en Ohio, dans le nord des Etats-Unis, à verser 650,6 millions de dollars à deux comtés de cet Etat, Lake et Trumbull, a annoncé le cabinet d’avocats qui a défendu les deux comtés, The Lanier Law Firm.

    Cette somme permettra de « financer des programmes d’éducation et de prévention et de rembourser les agences et organisations pour les frais encourus pour gérer la crise », a-t-il ajouté. Walmart a annoncé dans un communiqué son intention de faire appel, dénonçant un procès « truffé d’erreurs juridiques et factuelles ».

    Les trois géants de la distribution aux Etats-Unis, qui avaient distribué massivement des antidouleurs dans ces deux comtés, avaient été jugés coupables en novembre.

    « Une épidémie de drogue soutenue par la cupidité des entreprises »
    Les avocats des deux comtés dans l’Ohio étaient parvenus à convaincre le jury que la présence massive d’opiacés constituait bien une nuisance publique et que les pharmacies y avaient participé en ignorant pendant des années des signaux d’alarme sur des prescriptions suspectes.

    Les responsables des comtés « voulaient simplement être dédommagés du fardeau d’une épidémie de drogue soutenue par la cupidité des entreprises, la négligence et le manque de responsabilité de ces chaînes pharmaceutiques », a commenté leur avocat, Mark Lanier, cité dans le communiqué.

    Les chaînes de pharmacies estiment que les pharmaciens ne font que respecter des ordonnances légales rédigées par des médecins, qui prescrivent des substances approuvées par les autorités sanitaires. Certaines parties avaient conclu des accords avec les comtés de Lake et Trumbull pour mettre fin aux poursuites en échange de versements financiers. C’est le cas des chaînes de pharmacies Rite Aid et Giant Eagle.

    Des distributeurs jugés responsables pour la première fois
    C’était la première fois que des distributeurs de médicaments, et non pas des producteurs, étaient jugés responsables dans cette crise sanitaire à l’origine de plus de 500 000 morts par overdose en 20 ans aux Etats-Unis, et qui a donné lieu à une myriade de procédures lancées par des collectivités.

    La condamnation de producteurs d’opiacés sur la base de lois sur les nuisances publiques a cependant connu des revers, en Californie et en Oklahoma. L’été dernier CVS, Walgreens, Rite Aid et Walmart avaient accepté de verser 26 millions de dollars au total à deux comtés de l’Etat de New York.

    Lire aussi : Crise des opioïdes aux Etats-Unis : l’indécent ballet des groupes pharma https://www.letemps.ch/opinions/crise-opioides-aux-etatsunis-lindecent-ballet-groupes-pharma

    #McKinsey #oxycodone #naloxone #opioides #sackler #big_pharma #santé #fentanyl #opiacés #addiction #opioïdes #drogues #drogue #pharma #usa #santé_publique #etats-unis #purdue_pharma #oxycontin #carfentanil #overdose #Walmart #Walgreens #CVS

    • Le groupe Purdue Pharma :
      Selon une enquête du New Yorker, le groupe aurait réalisé près de 35 milliards de dollars de bénéfice grâce au seul OxyContin entre 1996 et 2019.

      Un plan prévoit désormais le versement de 6 milliards de dollars à titre d’indemnisation à plus de 140 000 victimes directes qui avaient porté plainte, ainsi que des collectivités.

  • COVID-19 : l’impact du vaccin sur le cycle menstruel mieux cerné Angie Landry - Radio Canada
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1899084/covid19-vaccin-menstruations-etudes-age-ethnicite

    L’âge, l’ethnicité et l’historique de grossesse ou de fausses couches sont parmi les facteurs pouvant influencer la réaction du cycle menstruel au vaccin, conclut une nouvelle étude publiée vendredi dans la revue Science Advances. https://www.science.org/doi/10.1126/sciadv.abm7201#con1

    Si on savait que le vaccin contre la COVID-19 – comme la plupart des vaccins – pouvait perturber les menstruations des personnes normalement menstruées, de nouvelles observations permettent de constater que les femmes ménopausées ou encore des hommes transgenres sont aussi touchés, notamment par des saignements plus abondants.

    “Je pense qu’il est important de savoir que ces effets peuvent arriver, afin de ne pas avoir peur, de ne pas être sous le choc ou d’être pris au dépourvu”, a déclaré Katharine Lee au quotidien The New York Times, première auteure de l’étude et anthropologue biologique à la faculté de médecine de l’Université Washington, au Missouri.

    La levée de boucliers des personnes avec un utérus https://www.rad.ca/dossier/gyneco/476/vaccins-covid19-menstruations-etudes dès le début des grandes campagnes de vaccination contre la COVID-19, a motivé les chercheurs à mener cette recherche exhaustive.

    À ce jour, il s’agit de la plus vaste étude sur le lien entre le vaccin contre la COVID-19 et le cycle menstruel. Par l’entremise d’un sondage en ligne, des chercheurs de l’Université de l’Illinois et de la Washington University School of Medecine ont colligé les données associées à 39 129 personnes vaccinées.

    Si des biais peuvent être observés – les effets post-vaccin sont “autorapportés” par les répondants – l’étude, menée par une majorité de femmes, souligne que “l’objectif était d’abord de délimiter les expériences vécues par le plus large éventail de personnes possible”. Il s’agit d’ailleurs d’une rare étude où l’échantillon ne se limite pas qu’aux femmes cisgenres.

    Saignements abondants… ou surprenants
    Les recherches qui ont précédé celle récemment parue dans Science Advances se sont surtout penchées sur les effets du vaccin sur la durée des règles, avant et après l’injection d’une dose, plutôt que, par exemple, sur les caractéristiques des saignements menstruels.

    Qui plus est, cette publication met également en évidence les différents groupes de personnes touchées et les changements concrets observés, des paramètres qui étaient absents d’importantes études comme celle publiée dans la revue Obstetrics & Gynecology https://journals.lww.com/greenjournal/fulltext/9900/association_between_menstrual_cycle_length_and.357.aspx en janvier dernier.

    Les chercheurs démontrent cette fois que les réactions post-vaccin varient énormément selon deux axes : un premier touchant les personnes dites “normalement menstruées” et un deuxième lié aux personnes qui ne le sont normalement pas, comme des femmes ménopausées ou des hommes trans.

    On dénote à cet effet que 42 % des personnes dites normalement menstruées ayant répondu au sondage ont affirmé avoir eu des saignements largement plus abondants qu’à l’habitude après avoir reçu leurs doses de vaccin. Près de 44 % des répondants n’ont toutefois remarqué aucun changement dans le débit de leurs saignements.

    De plus, 71 % des personnes sous contraceptifs réversibles à action prolongée (stérilets, implants contraceptifs, etc.) ont pour leur part eu des saignements plus importants après l’une ou l’autre des injections.

    Quant aux personnes dites “non normalement menstruées”, un retour inopiné des saignements menstruels a été remarqué, que ce soit intermittent ou accru dans 66 % des cas des personnes ménopausées et chez 39 % des répondants trans, qui étaient d’ailleurs sur une prise d’hormones du sexe désiré.

    Plusieurs facteurs sociodémographiques
    Selon Katharine Lee, d’autres facteurs pourraient être liés aux personnes ayant vécu des effets indésirables après leurs vaccins.

    Entre autres, les femmes “plus âgées” et non caucasiennes étaient plus susceptibles de vivre des saignements plus abondants après avoir reçu une dose du vaccin contre la COVID-19.

    Les chercheurs font un constat similaire pour celles ayant un historique de grossesse, et même que celles ayant subi une fausse couche ou un arrêt de grossesse étaient davantage à risque.

    Un autre élément d’intérêt : les dérèglements importants observés chez les personnes vivant avec des problèmes de fertilité.

    Une importante proportion des répondants ayant rapporté des saignements abondants vivaient avec l’endométriose (51 %), l’adénomyose (54,9 %), la ménorragie (44,4 %), un ou des fibromes (49,1 %) ou le syndrome des ovaires polykystiques (46,2 %).

    Une réaction normale, mais méconnue
    Cette nouvelle étude souhaitait notamment mettre en lumière que les inquiétudes émises pendant la pandémie sont une preuve qu’il faut davantage sensibiliser – et surtout rassurer – les femmes et les personnes avec un utérus aux potentiels effets secondaires des vaccins. Et pas seulement par rapport à celui contre la COVID-19.

    Il est somme toute normal que le cycle menstruel soit déstabilisé après l’injection d’un vaccin, disent plusieurs experts.

    Selon Dre Jennifer Kawwass, endocrinologue à l’Université Emory d’Atlanta et qui n’a pas participé à cette nouvelle étude, il faut se rappeler que les fluctuations du cycle menstruel devraient être considérés comme tout autre dérèglement ou effet secondaire perçu après un vaccin.

    “Tout comme votre température corporelle ou votre pression sanguine, qui fournit des indices sur votre état santé”, a-t-elle déclaré au New York Times.

    Dans un dossier de Rad https://www.rad.ca/dossier/gyneco , le médecin-épidémiologiste Gaston De Serres rappelait en avril dernier que “les hormones ont un rôle à jouer dans la réponse immunitaire et la réponse en termes d’effets secondaires qu’on observe avec les vaccins [...] et il y a une réponse [aux vaccins] qui est différente chez les femmes [par rapport aux hommes]”.

    Les chercheurs de l’étude parue dans Science Advances soulignent à plusieurs reprises que les cliniciens ont toutefois un devoir crucial d’éducation à la santé. Ils regrettent à ce titre que les angoisses de plusieurs femmes aient été associées à des inquiétudes jugées futiles.

    Ils déplorent aussi l’intervention de certains d’entre eux dans les médias, qui stipulaient qu’“aucun mécanisme biologique” ou qu’“aucune donnée” ne soutenait de relation possible entre le vaccin et les dérèglements menstruels.

    _ « Les modifications des saignements menstruels ne sont ni rares ni dangereuses, mais il est nécessaire de prêter attention à ces expériences pour renforcer la confiance en la médecine. »
     Une citation de Extrait de l’étude parue dans Science Advances

    Une sommité en matière de santé des femmes, la directrice scientifique de l’Institut de la santé des femmes et des hommes des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), la Dre Cara Tannenbaum, expliquait dans un autre reportage du dossier Gynéco https://www.rad.ca/dossier/gyneco/473/histoire-vagin-sante-femmes-gyneco de Rad que ce n’est pas d’hier que les femmes se sentent invalidées quant à leurs tracas de santé.

    Selon elle, c’est justement en ayant davantage d’études sur le cycle menstruel et la vaccination contre la COVID-19 – comme celle qui vient d’être publiée –, qu’on pourra rétablir le manque de connaissances.

    Pour déclarer tout effet secondaire à la suite du vaccin contre la COVID-19, il faut s’adresser à un professionnel de la santé qui devra remplir le Rapport d’une manifestation clinique grave ou inhabituelle après une vaccination au Québec ou le Formulaire de rapport des effets secondaires suivant l’immunisation de Santé Canada.

    #Femmes #cobayes #vaccins #pharma #big_pharma #industrie_pharmaceutique #covid-19 #coronavirus #santé #pandémie #sars-cov-2 #vaccination #confinement #covid #vaccins #santé_publique #sante #effets_secondaires

  • Opioïdes, l’insurmontable crise aux Etats-Unis - 107 000 morts par overdose en 2021 Valérie de Graffenried

    Nouveau record américain : 107 000 morts par overdose en 2021. La responsabilité des entreprises pharmaceutiques et médecins qui prescrivent des antidouleurs trop facilement est montrée du doigt.

    Comment ne pas être pris de vertige ? En mai, les autorités sanitaires américaines annonçaient un nouveau « record » : 107 000 morts par overdose en 2021, 15% de plus que l’année précédente. L’équivalent, en moyenne, d’une personne toutes les cinq minutes. La spirale infernale ne s’arrête pas. Si les chiffres augmentent chaque année, la hausse était encore plus marquée entre 2019 et 2020 : +30%. Malgré les efforts de prévention, de lutte contre les trafiquants de drogues ou de distribution plus large de naloxone, qui permet de « ressusciter » une personne en train de faire une overdose via un spray nasal ou une injection, ce mal qui ronge la société américaine peine à se résorber. La pandémie n’a fait qu’aggraver la situation. . . . . . . . . .

    La suite payante, le lien : https://www.letemps.ch/monde/opioides-linsurmontable-crise-aux-etatsunis

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    • Aux États-Unis, la majeure partie de l’agitation antivax autour du Covid provient de la droite. Elle est dangereuse et répréhensible car elle menace les efforts légitimes de santé publique pour maîtriser une pandémie qui a déjà tué au moins 750 000 personnes aux États-Unis et cinq millions dans le monde. Les idéologues de droite qui mènent cette campagne de désinformation sont tout simplement des crapules sans scrupules.

      Malheureusement, ils ont des alliés idéologiques de « gauche » qui élaborent des raisonnements destinés à séduire les personnes à l’esprit progressiste. Un article de blog intitulé « Les marchands de remèdes miracles et l’arnaque ZéroCovid : un appât classique pour une vie de piqûres de rappel (l’Immunité comme Service) » en fournit un excellent exemple.

  • Teva : 117 millions de dollars pour solder les litiges liés aux opioïdes en Floride Par Ricky Ben-David - Time of Israel
    https://fr.timesofisrael.com/teva-117-millions-de-dollars-pour-solder-les-litiges-lies-aux-opio

    Teva Pharmaceuticals, filiale américaine du géant israélien des médicaments génériques Teva Pharmaceutical Industries, versera à l’État de Floride 117 millions de dollars en règlement des litiges liés aux opioïdes et fournira des traitements pour la dépendance aux opiacés, d’une valeur de 84 millions de dollars.

    La Floride a conclu un accord similaire avec CVS Health Corp. et CVS Pharmacy Inc., qui verseront 484 millions de dollars à l’État ainsi qu’à un certain nombre d’autres défendeurs, pour un total de 860 millions de dollars, accord de Teva inclus.

    Selon l’accord conclu avec Teva, les 117 millions de dollars seront versés à la Floride sur une période de 15 ans et des doses de Narcan (sous forme de spray nasal au chlorhydrate de naloxone) seront mises à disposition pendant 10 ans, a détaillé la société dans un communiqué mercredi.


    Une semaine plus tôt, Teva avait conclu un accord pour régler des litiges du même ordre dans le Rhode Island, pour un montant de 21 millions de dollars. L’accord comprenait également la fourniture de médicaments génériques – des doses de Narcan et de buprénorphine naloxone, un opioïde en comprimés connu sous le nom de marque Suboxone – pour traiter la dépendance aux opioïdes et aider à la guérison, pour une valeur totale de 78,5 millions de dollars.

    Teva a également fait l’objet de procédures judiciaires en Louisiane, en Californie, au Texas et à New York, qu’elle a choisi de traiter séparément. Ces poursuites font suite aux accusations selon lesquelles Teva et d’autres fabricants de médicaments comme Johnson & Johnson, Endo International et Allergan d’AbbVie auraient employé des techniques de marketing trompeuses minimisant les risques de dépendance aux opioïdes.

    L’État de Louisiane a affirmé que Teva et d’autres sociétés pharmaceutiques « se sont livrées à un marketing frauduleux en ce qui concerne les risques et avantages des opioïdes sur ordonnance, ce qui a contribué à alimenter la crise des opioïdes en Louisiane ». Teva a conclu un règlement de 15 millions de dollars avec cet État en septembre.

    Fin décembre, dans l’un des rares verdicts rendus parmi les milliers de poursuites judiciaires enregistrées à l’échelle nationale en matière d’analgésiques, un jury de la banlieue de New York a statué que Teva Pharmaceuticals avait activement contribué à la crise des opioïdes. Le jury avait conclu que la société pharmaceutique avait joué un rôle dans ce que l’on appelle légalement une « nuisance publique », avec des conséquences mortelles. Teva avait déclaré à l’époque qu’elle « n’était pas du tout d’accord » avec le verdict et qu’elle prévoyait de faire appel.

    Le procès de New York de 2019 contre Teva, société réputée pour ses médicaments génériques, s’était concentré sur Actiq et Fentora, deux médicaments de marque à base de fentanyl approuvés pour des patients atteints de cancer. Teva les aurait recommandés à plusieurs reprises, plus largement, et pour d’autres types de douleurs, dans une « stratégie de marketing trompeuse et dangereuse », a indiqué la plainte.

    Teva s’est déclarée intéressée par la négociation d’un accord global, comme l’ont fait d’autres sociétés pharmaceutiques impliquées.


    La société a déclaré mercredi que les règlements ne constituaient « pas un aveu de responsabilité ou une preuve d’actes répréhensibles, et qu’elle continuerait à se défendre devant les tribunaux dans les États où nous n’avons pas conclu d’accord ».

    Plusieurs sociétés pharmaceutiques et distributeurs font face à des milliers d’accusations de la part des autorités étatiques et locales, qui les tiennent pour responsables de la crise de dépendance et surdose aux opioïdes qui a frappé les États-Unis. Selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), la crise sanitaire aurait coûté la vie à près de 500 000 Américains depuis 1999.

    À travers tout le pays, autorités locales, États, tribus amérindiennes, syndicats, districts scolaires et autres groupes d’intérêts poursuivent l’industrie pharmaceutique sur la question des analgésiques.

    Le mois dernier, Johnson & Johnson et trois grands distributeurs (AmerisourceBergen, Cardinal Health et McKesson) ont conclu un accord global d’une valeur de 26 milliards de dollars en règlement des procès ouverts les impliquant dans la crise des opioïdes.


    Teva faisait initialement partie de ce collectif qui, en 2019, avait proposé un règlement de l’ordre de 48 milliards de dollars, composé pour Teva de 250 millions de dollars en espèces et 23 milliards de dollars en fourniture de médicaments.

    L’accord global de 26 milliards de dollars a finalement été conclu sans Teva, qui a traité les poursuites au fil de l’eau, incapable de proposer davantage de liquidités, du fait d’une dette de plus de 20 milliards de dollars, comme l’avait expliqué le PDG de Teva, Kåre Schultz, en juillet dernier.

    À la mi-décembre, un juge fédéral avait rejeté l’accord de grande envergure du fabricant d’OxyContin, Purdue Pharma, visant à régler des milliers de poursuites en matière d’opioïdes.

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  • Sur la catastrophe en cours et comment en sortir - Serge Quadruppani & Jérôme Floch
    https://lundi.am/Sur-la-catastrophe-en-cours-et-comment-en-sortir

    Il y a tout de même pas mal de choses intéressantes dans cet article de Quadruppani (qu’on sait déjà mais dites au public antibiopolitique).

    On a pourtant aussi toutes les raisons d’écouter le cri de rage d’un ami infirmier, à qui j’ai fait lire l’interview de Lamarck : « Je voudrais surtout pas tomber dans le pathos, mais le subjectif est là, et je vais pas le refouler : quand tu as vu des personnes âgées qui ont un nom : Marthe, Francis, Suzanne, Mario, Huguette , Gilberte et tant d’autres, magnifiques, qui ne demandaient qu’à finir leurs vies tranquilles, sereines et entourées, partir en 24 heures, emballées dans des housses mortuaires, sans préparation, sans que leurs proches ne puissent les voir, ne serait-ce qu’une dernière fois, quand tu as vu tes collègues infirmières et aides-soignantes, pourtant pleines d’expérience, et qui savent tenir la « bonne distance » professionnelle avec la mort, te tomber dans les bras et pleurer de détresse, que tu as vu toute l’équipe soignante aller au tapis, frappée de plein fouet par le virus, et les rares soignantes encore valides rester à poste 18h sur 24, que tu as vu le quart des personnes prises en charge mourir en une semaine, les poumons bouffés par le virus, et qu’il s’en fallait à peine d’un mois pour que des vaccins soient disponibles... alors le gus qui te déclare, du haut de son Olympe conceptuel : « c’est la porte ouverte à la modification moléculaire de l’humain », tu as juste envie de lui hurler : « ta gueule, connard ! Tu n’as aucune idée de ce dont tu parles... ! » C’est con, hein ? »

    Non, c’est pas con, et d’autant moins que c’est assorti d’une critique des affirmations lamarckienne qui peut s’avérer fort utile pour dissiper les fantasmes attachés à ce vaccin à ARNm souvent au cœur des argumentaires antivax. « Bien, alors le truc affreux [d’après Lamarck] ce serait ces vaccins à ARN messager modifié « enrobés dans un vecteur complètement artificiel ». Le mot est lâché : « artificiel », sûrement opposé à « naturel ». Ne relevons même pas que bien des produits artificiels se sont révélés forts utiles, et que nombre de produits naturels peuvent être extrêmement nocifs. Le truc ici consiste à faire peur : c’est « artificiel » ! Pas bon ça ! Le vecteur en question est une microparticule avec 4 lipides (dont du cholestérol), 4 sels (chlorures de sodium, de potassium, dihydrogénophosphates de sodium, de potassium), du sucre (saccharose) et de l’eau... (c’est presque Bio !) Non, faut que ça fasse peur ! Car nous disent-ils tout ça « est injecté massivement depuis décembre 2020 sans tests cliniques suffisants tant sur l’innocuité que sur l’efficacité ». C’est évidement faux, les essais de phase I, II, et III ont bien eu lieu, et si la phase III se poursuit c’est pour étudier les effets secondaires inattendus, la durée de protection induite par la production d’anticorps et la mémoire immunitaire induite, et d’envisager le calendrier vaccinal de rappels le cas échéant … à ce jour près de 8 milliards de doses de vaccins contre la Covid ont été administrées, et près de 55% de la population mondiale a reçu au moins une dose (dont seulement 6% dans les pays pauvres). Jamais dans l’histoire des traitements et vaccins il n’y a eu une telle surveillance de pharmacovigilance. »

    Et jamais peut-être il n’a été aussi important d’éclaircir nos rapports avec la science en général, et avec la science médicale en particulier. L’humeur antivax est ancienne, en particulier dans des milieux où les ennemis du capitalisme se recrutent en grand nombre. Au risque de déplaire à bien des amis ou des alliés, disons-le sans détour : cette humeur repose pour l’essentiel sur des fantasmes sans fondement. Deux reproches principaux ont alimenté longtemps le refus de la vaccination, et, malgré tous les démentis, ont resurgi à la faveur de celle contre le Covid : son lien avec l’autisme et les accidents consécutifs à la présence d’aluminium. La première rumeur, qui eut d’abord les honneurs du Lancet, a ensuite été démentie et il s’est avéré que celui qui l’avait lancée était un escroc. Quant à la seconde, s’il est vrai que de l’aluminium a bien été ajouté à certains vaccins pour les booster, et que ce métal a, dans quelques cas, déclenché des réactions locales à l’endroit de l’injection, il n’a jamais entraîné d’accidents graves.

    […]

    On se gardera pourtant de reprendre à notre compte le vocable de « Big Pharma ». Pas seulement parce qu’on le retrouve systématiquement dans des bouches qui ont très mauvaise haleine, — est-ce un hasard ? — mais parce qu’il charrie une vision simpliste de ce à quoi nous faisons face et ne permet donc pas d’en saisir la complexité, les dynamiques et les rouages. « Big Pharma » est à l’ère des gouvernements biopolitiques revendiqués ce qu’était le mythe des deux cents familles au XIXe siècle. Il n’y a pas plus de gouvernement mondial secret que de Big Pharma, ce à quoi nous faisons face c’est à une coalition d’intérêts qui opèrent et prospèrent au sein d’un ordre du monde et d’une organisation sociale organisés par et pour eux. Il y a donc fort à parier que, à l’instar de toutes les structures étatiques, l’INSERM ne soit pas à l’abri de du lobbying général des grandes compagnies pharmaceutiques comme de l’influence de telle ou telle d’entre elles. Mais c’est justement parce qu’il s’agit d’une coalition d’intérêts particuliers et non pas d’une entité monolithique, qu’on peut compter sur l’existence de contradictions en son sein. Peut-on imaginer que s’il existait le moindre soupçon d’effets secondaires néfastes avec l’ARN, Johnson&Johnson et Astrazeneca, les concurrents sans ARN, épargneraient leurs rivaux d’une intense campagne de lobbying pour effrayer la population et récupérer tout le marché ? Et comment s’expliquer, sous le règne omnipotent de « Big Pharma » et du déjà un peu ancien « nouvel ordre mondial » que les stratégies sanitaires, idéologiques et politiques aient été aussi radicalement différentes des Etats-Unis à la France, d’Israël au Brésil, de la Suède à la Chine ?

    […]

    La vérité est à la fois beaucoup plus simple et complexe. Face à la pandémie, à la profondeur de ce qu’elle venait remettre en cause et au risque qu’elle faisait peser soudainement sur l’économie mondiale, les gouvernants ont paniqué. Et c’est cela que leurs litanies de mensonges devaient recouvrir, alors que tout leur pouvoir repose sur leur prétention à gérer et anticiper, ils ont dû bricoler, dans un premier temps du moins. Non pas pour sauver des vies mais pour préserver leur monde de l’économie. Au moment même où les appareils gouvernementaux de toutes les plus grandes puissances mondiales connaissaient leur plus grande crise de légitimité, certains ont voulu y voir le complot de leur toute puissance. Le complotiste aime les complots, il en a besoin, car sans cela il devrait prendre ses responsabilités, rompre avec l’impuissance, regarder le monde pour ce qu’il est et s’organiser.

    […]

    Dans la vidéo « La Résistance », dont le titre est illustré sans honte par des images de la seconde guerre mondiale, le Chant des Partisans en ouverture et Bella Ciao à la fin, on voit défiler les gourous anti-vax sus-cités. Renard Buté y nomme l’ennemi suivant le vocabulaire typique de QAnon : c’est l’ « Etat profond » et les « sociétés secrètes », il nous dit que le vaccin tue, que c’est un génocide qui est en cours, et qu’il faut s’y opposer par toutes sortes de moyens. La vidéo semble vouloir rallier les différentes chapelles antivax, de Réinfocovid au CNTf (organisation délirante, mêlant islamophobie, revendication du revenu garanti et permaculture, et partisane de rapatrier les troupes françaises pour… surveiller les frontières contre la « crise migratoire » et les banlieues), et après un appel à la fraternisation avec l’armée et la police (thème de prédilection du CNTf) débouche sur un autre appel… à la constitution d’une nouvelle banque qui serait entre les mains du peuple. Tout cela se mêle à des thèmes qui peuvent paraître pertinents aux yeux d’opposants radicaux au capitalisme : l’autonomie comme projet de vie, la manière de s’organiser et de faire des manifestations moins contrôlables, la démocratie directe… autant de thèmes et revendications qui pourraient sortir de bouches amies, voire des nôtres. Que ce genre de salmigondis touche pas mal de gens qui pourraient être des alliés, et que des amis proches puissent éventuellement avoir de l’indulgence pour ce genre de Renard fêlé, nous paraît un signe de l’ampleur de la secousse que la crise du Covid a provoquée dans les cerveaux.

    […]

    On a tendance, dans notre tradition très hégélienne de l’ultragauche à considérer que tout ce qui est négatif est intrinsèquement bon. Comme si par la magie de l’Histoire, la contestation de l’ordre des choses produisait automatiquement et mécaniquement la communauté humaine disposée à un régime de liberté supérieur. Pourtant, lorsque l’on se penche sur la nébuleuse anti-vaccin, c’est-à-dire sur les influenceurs et porte-paroles qui captent l’attention sur les réseaux sociaux, organisent et agrègent les énoncés et les rassemblements, on s’aperçoit qu’une écrasante majorité baigne depuis de longues années dans l’extrême droite la plus bête et la plus rance. Militaires à la retraite, invités hebdomadaires de radio courtoisie, lobbyistes contre les violences féminines (oui, oui...), il suffit de passer une heure à « googliser » ces porte-paroles autoproclamés pour avoir une idée assez précise des milieux dans lesquels ils grenouillent. Certes, on pourrait être magnanimes et essayer d’imaginer que l’épidémie de Covid ait pu transformer de telles raclures en généreux camarades révolutionnaires mais comment s’expliquer que les seules caisses de résonances que trouvent leurs théories alternatives sur le virus et l’épidémie soient Egalité et Réconciliation, Sud Radio, France Soir, Florian Phillipot, on en passe et des pires ? En fait, si on se peut se retrouver d’accord sur des énoncés formels, on bute bien vite sur un point fondamental, c’est-à-dire éthique : la manière dont on est affecté par une situation et à la façon que l’on a de se mouvoir en son sein. En l’occurrence, ce qui rend tous ces « rebelles » anti-macron aussi compatibles avec la fange fasciste c’est l’affect de peur paranoïaque qu’ils charrient et diffusent et qui sans surprise résonne absolument avec une longue tradition antisémite, xénophobe, etc. Et c’est là que l’on peut constater une différence qualitative énorme avec le mouvement gilets jaunes. Eux, partaient d’une vérité éprouvée et partagée : leur réalité matérielle vécue comme une humiliation. C’est en se retrouvant, sur les réseaux sociaux puis dans la rue, qu’ils ont pu retourner ce sentiment de honte en force et en courage. Au cœur du mouvement antivax se loge une toute autre origine affective, en l’occurrence la peur, celle qui s’est distillée des mois durant. La peur d’être contaminé, la peur d’être malade, la peur de ne plus rien comprendre à rien ; que cette peur du virus se transforme en peur du monde puis du vaccin, n’a finalement rien de surprenant. Mais il nous faut prendre au sérieux cette affect particulier et la manière dont il oriente les corps et les esprits. On ne s’oriente pas par la peur, on fuit un péril opposé et supposé, quitte à tomber dans les bras du premier charlatan ou sauveur auto-proclamé. Il n’y a qu’à voir les trois principales propositions alternatives qui agrègent la galaxie antivax : Didier Raoult et l’hydroxychloroquine, Louis Fouché et le renforcement du système immunitaires, l’Ivermectine et le présumé scandale de son efficacité préventive. Le point commun de ces trois variantes et qui explique l’engouement qu’elles suscitent, c’est qu’elles promettent d’échapper au virus ou d’en guérir. Toutes disent exactement la même chose : « Si vous croyez en moi, vous ne tomberez pas malade, je vous soignerai, vous survivrez. » Mot pour mot la parole biopolitique du gouvernement, dans sa mineure.

    […]
    Dans la soirée évoquée, ce n’est pas « quelqu’un du public » mais bien Matthieu Burnel lui-même qui avait ironisé sur les suceurs de cailloux !

    Parce que le pouvoir n’a jamais été aussi technocratique, livide et inhumain, certains tendent une oreille bienveillante aux premiers charlatans venus leur chanter « le vivant ». Mais l’engrenage est vicieux et une fois qu’on a adhéré à une supercherie du simple fait qu’elle prétende s’opposer au gouvernement, on a plus d’autre choix que de s’y enferrer et d’y croire. Lors d’une discussion un lundisoir, une personne du public avait commis quelques blagues peu finaudes à propos d’antivax qui lécheraient des pierres pour se soigner du cancer, et cela a apparemment provoqué quelques susceptibilités. Le problème en l’occurrence, c’est que cette plaisanterie n’était caricaturale que dans sa généralisation certainement abusive. Il n’en est pas moins vrai qu’Olivier Soulier, cofondateur de Réinfocovid assure soigner l’autisme et la sclérose en plaque par des stages de méditation et de l’homéopathie, que ce même réseau promulguait des remèdes à base de charbon aux malheureux vaccinés repentis pour se « dévacciner ». Autre nom, autre star, Jean-Dominique Michel, présenté comme l’un des plus grands experts mondiaux de la santé, il se propulse dès avril 2020 sur les devants de la scène grâce à deux vidéos sur youtube dans lesquelles il relativise l’importance et la gravité de l’épidémie, soutient Raoult et son élixir, et dénonce la dictature sanitaire à venir. Neurocoach vendant des séances de neurowisdom 101, il est membre d’honneur de la revue Inexploré qui assure soigner le cancer en buvant l’eau pure de l’une des 2000 sources miraculeuses où l’esprit des morts se pointe régulièrement pour repousser la maladie. Depuis, on a appris qu’il ne détenait aucun des diplômes allégués et qu’il s’était jusque-là fait remarquer à la télévision suisse pour son expertise en football et en cartes à collectionner Panini. Ses « expertises » ont été partagées par des millions de personnes, y compris des amis et il officie désormais dans le Conseil Scientifique Indépendant, épine dorsale de Réinfocovid, première source d’information du mouvement antivax. Ces exemples pourraient paraître amusants et kitchs s’ils étaient isolés mais ils ne le sont pas.

    […]

    Historiquement, ce qui a fait la rigueur, la justesse et la sincérité politique de notre parti, - et ce qui fait qu’il perdure-, c’est d’avoir toujours refusé de se compromettre avec les menteurs et les manipulateurs de quelque bord qu’ils soient, de s’être accrochés à une certaine idée de la vérité, envers et contre tous les mensonges déconcertants. Que le chaos de l’époque nous désoriente est une chose, que cela justifie que nous perdions tout repère et foncions tête baissée dans des alliances de circonstances en est une autre. Il n’y a aucune raison d’être plus intransigeant vis-à-vis du pouvoir que de ses fausses critiques.

    […]

    Au moment où l’idée même que l’on se faisait de la vie se trouvait acculée à être repensée et réinventé, on a critiqué les politiciens. Quand le gouvernement masquait si difficilement sa panique et son incapacité à exercer sa fonction fondamentale et spirituelle, prévoir, on a entendu certains gauchistes même anarchistes caqueter : si tout cela arrive, c’est qu’ils l’ont bien voulu ou décidé. Ironie cruelle, même lorsque l’État se retrouve dans les choux avec le plus grand mal à gouverner, il peut compter sur ses fidèles contempteurs pour y déceler sa toute puissance et s’en sentir finauds.

    Faire passer des coups de force, de l’opportunisme et du bricolage pour une planification méthodique, maîtrisée et rationnelle, voilà le premier objectif de tout gouvernement en temps de crise. En cela, il ne trouve pas meilleur allié que sa critique complotiste, toujours là pour deviner ses manœuvres omnipotentes et anticiper son plein pouvoir. C’est en cela que le gouvernant a besoin du complotiste, il le flatte.

    #Serge_Quadruppani #covid #antivax #gauche #émancipation #réflexion #science

  • Scandale de la Dépakine : Sanofi jugé responsable
    https://www.ladepeche.fr/2022/01/05/scandale-de-la-depakine-sanofi-juge-responsable-dun-manque-de-vigilance-et

    Le laboratoire Sanofi a été reconnu coupable d’un défaut de vigilance et d’information sur les risques de son médicament Dépakine pour le fœtus en cas de grossesse. Le médicament est accusé d’avoir provoqué des malformations congénitales et des troubles neuro-développementaux.

    Le tribunal judiciaire de Paris a estimé ce mercredi que Sanofi avait « commis une faute en manquant à son obligation de vigilance et à son obligation d’information » sur les risques de son médicament Dépakine pour le fœtus en cas de prise pendant la grossesse. Il a par ailleurs jugé « recevable » l’action de groupe présentée par l’association de victimes de la Dépakine contre le laboratoire, ouvrant la voie à une première judiciaire en France dans le domaine de la santé. Sanofi a annoncé son intention de faire appel du jugement.
    . . . . . .

    #santé #dépakine #big_pharma #sanofi #france #médicaments #depakine

  • 100 000 morts en un an : les Etats-Unis dépassés par la crise des opioïdes Hélène Vissière (Washington) 05/12/2021
    https://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/100-000-morts-en-un-an-les-etats-unis-depasses-par-la-crise-des-opioides_21

    En ce mardi matin, ils sont une petite poignée devant le camping-car de Family and Medical Counseling Service, Inc., ou FMCS, stationné dans un quartier noir de Washington. Cette ONG échange les seringues usagées et fournit diverses aides aux toxicomanes. « Avant, quand on arrivait, il y avait foule, c’était de longues files d’attente, explique Tyrone Pinkney, l’un des responsables. Mais aujourd’hui tellement de gens sont morts... » A Washington, comme ailleurs aux Etats-Unis, c’est une véritable hécatombe. 

    Plus de 100 000 Américains ont succombé à une overdose entre avril 2020 et avril 2021, soit plus que le total combiné des décès causés par les accidents de la route et par les armes à feu. Les chiffres sont vertigineux : les morts par overdose ont crû de près de 30 % par rapport à l’année précédente, et plus que doublées depuis 2015. Deux tiers d’entre elles sont dues aux opioïdes de synthèse, principalement le fentanyl. 


    Un agent de l’agence américaine de lutte contre la drogue (DEA) examine des médicaments confisqués contenant du fentanyl, le 8 octobre 2019 dans un laboratoire de New York - afp.com/Don Emmert

    Cet analgésique 100 fois plus puissant que la morphine et beaucoup moins cher, fabriqué par des trafiquants et vendu via les réseaux sociaux ou dans la rue, est souvent mélangé subrepticement à la cocaïne, à l’héroïne ou à de faux comprimés d’OxyContin, de Percocet, d’hydrocodone ou de Xanax, médicaments normalement vendus sur ordonnance. 

    Selon la DEA, l’agence fédérale de lutte contre la drogue, 42 % des pilules testées en contenaient au moins 2 milligrammes, une dose potentiellement mortelle. Et le consommateur, lorsqu’il les achète, croit souvent qu’il s’agit de vrais médicaments et ne sait donc pas ce qu’il ingère. En 2016, le chanteur Prince est mort d’une overdose accidentelle. Selon le procureur, il pensait prendre un cachet de Vicodin pour soulager des douleurs à la hanche. Il avalait en fait du fentanyl. 

    La crise des opioïdes n’est pas nouvelle. A la fin des années 1990, les compagnies pharmaceutiques ont vanté, à coup d’énormes campagnes marketing, les mérites de l’OxyContin pour le mal de dos, l’arthrite, la fibromyalgie (affection chronique, caractérisée par des douleurs diffuses persistantes) et toutes les autres douleurs chroniques. Cette pilule miracle s’est révélée très addictive et moins efficace qu’annoncé. Et des milliers de mères de famille, d’adolescents et de retraités, à qui leur médecin avait prescrit de l’OxyContin pour une sciatique, une rage de dents ou une fracture, se sont retrouvés accros sans le savoir. 


    Lorsque les autorités américaines ont commencé enfin à réglementer l’accès à ces médicaments, l’effet a été catastrophique. Les consommateurs se sont rabattus sur les comprimés au marché noir, souvent contrefaits, avant de se tourner vers l’héroïne et les opioïdes synthétiques à partir de 2013. Comme Colton. « Je n’avais jamais pris de drogue de ma vie », raconte ce grand Noir qui travaille pour FMCS. A la suite d’une blessure, on lui prescrit du Percocet et d’autres antidouleur. « Je suis devenu peu à peu totalement dépendant, et je suis passé à l’héroïne. » Aujourd’hui, il s’en est sorti, mais sa femme, elle aussi accro à la suite d’un accident de voiture, est morte d’une overdose l’an dernier. 

    « Il faut arrêter de prescrire frénétiquement des opioïdes par ordonnance »
    Ces analgésiques de synthèse ont une autre conséquence dramatique. Ils causent des ravages même chez ceux qui n’utilisent pas d’opioïdes. En février, Mia Gugino, une étudiante de Las Vegas de 17 ans, a pris un soir une pilule d’ectasy mêlée à son insu à du fentanyl. A midi, quand son père est entré dans sa chambre, elle était mourante. « Un seul comprimé peut tuer », a résumé le responsable de la police locale. On en trouve même dans la marijuana. Depuis juillet dans le Connecticut, 39 individus ont fait une overdose après avoir fumé de l’herbe. 

    L’épidémie faisait déjà rage avant la pandémie, mais l’isolement, la dépression, l’accès limité aux traitements et surtout au naloxone, un antidote à l’overdose, ont exacerbé la crise. Assis dans le camping-car de l’association FMCS, Terrence Cooper, un autre coordinateur, est très pessimiste. « C’est tragique. Le Covid a dopé le marché de la drogue. Les gens veulent du fentanyl, car c’est mieux pour se défoncer. On a perdu plein de patients qui ont rechuté parce que leur organisme n’était plus prêt à tolérer une substance aussi forte. On mène une lutte très dure et sans fin. » 

    Le fentanyl est très facile à produire, et rapporte à ses producteurs bien plus que la cocaïne ou l’héroïne. Il vient principalement de Chine - sous forme de composant ou de produit fini - et est acheminé au Mexique, où les cartels le récupèrent et le transportent clandestinement aux Etats-Unis, le plus souvent en petites quantités, ce qui complique son interception. 

    L’épidémie d’overdoses est « une crise nationale » qui « ne cesse de s’aggraver », affirme Anne Milgram, patronne de la DEA. L’administration Biden a prévu 2 milliards de dollars dans son plan de relance économique et 11 milliards supplémentaires dans le projet de budget pour améliorer prévention et traitement, et distribuer davantage de naloxone et de tests rapides pour aider les toxicomanes à détecter des traces de fentanyl dans leurs produits. 

    Des mesures « insuffisantes » pour le Dr Andrew Kolodny, de la Brandeis University, l’un des premiers à avoir mis en garde contre les dangers de ces analgésiques. « Il faut arrêter de prescrire frénétiquement des opioïdes par ordonnance. Il faut ensuite faciliter l’accès aux traitements comme la buprénorphine, qui soigne la dépendance, mais celle-ci reste chère et compliquée à obtenir. » Il milite pour la mise en place d’un grand programme sur le modèle de celui créé pour le sida, où les médicaments étaient accessibles à tous. « C’est une urgence de santé publique », conclut-il. D’autant que de nouvelles drogues - le protonitazène et l’isotonitazène - encore plus puissantes que le fentanyl et qui exigent une plus forte dose d’antidote en cas d’overdose sont en train d’arriver sur le marché. 

    #Johnson_&_Johnson #opioides #sackler #big_pharma #purdue_pharma #oxycontin #addiction #opioïdes #santé #pharma #purdue #opiacés #etats-unis #drogue #opioids #mundipharma #santé_publique

  • Some Americans were primed for vaccine skepticism after decades of mistrust in Big Pharma
    https://www.businessinsider.fr/us/big-pharma-mistrust-contributed-to-vaccine-hesitancy-2021-8

    Now, vaccine makers have made billions selling COVID-19 shots to countries, and soaring pharma stocks have minted a class of “vaccine billionaires.”

    Claims of mismanagement and greed in the pharmaceutical industry may have contributed to vaccine hesitancy.
    Of Americans who said they would “definitely not” get a COVID-19 vaccine, 20% say they trust drug companies, according to KFF.
    Pharma companies are now lobbying against waiving intellectual property protections for COVID-19 vaccines.

    Ten months after the world’s first COVID-19 vaccine received an emergency green light for use, the US is still reeling from COVID cases among mostly unvaccinated Americans.

    Among Americans who said in a recent survey that they will “definitely not” get a COVID-19 vaccine, only 20% said they trust pharmaceutical companies to provide reliable information, according to Ashley Kirzinger, the associate director of public opinion and survey research at the Kaiser Family Foundation.

    Pharmaceutical companies large and small are responsible for advancements in medical treatments that have helped cure diseases, relieve chronic pain, and save lives. Several developed COVID-19 vaccines that are highly effective at preventing severe disease.

    But publicized claims of mismanagement and greed among some of the world’s largest pharmaceutical companies, collectively known as Big Pharma, have eroded public trust and, in turn, have contributed to vaccine hesitancy among some Americans, experts told Insider.

    “In the ’50s, after World War II, the drug industry was highly respected; they saved hundreds of thousands of lives,” Gerald Posner, investigative journalist and the author of “Pharma: Greed, Lies, and the Poisoning of America,” said in an interview. “They lost that over decades of greed and mismanagement.”

    Now, as some pharmaceutical companies lobby to keep their COVID-19 vaccine formulas out of the hands of manufacturers in low-income countries (thereby maximizing profits from the life-saving shot), some Americans may develop a renewed distrust of Big Pharma, Posner said.

    “[Pharmaceutical companies] are behaving as if they have absolutely no responsibility beyond maximizing the return on investment,” Tom Frieden, infectious disease expert and a former head of the Centers for Disease Control and Prevention, told The New York Times.
    Skepticism of Big Pharma has been decades in the making

    American trust in Big Pharma reached a peak in the early-to-mid 20th century, when the pharmaceutical industry ushered in life-saving treatments like penicillin and vaccines, as Patrick Radden Keefe reports in his book “Empire of Pain.”

    Public trust started to erode, however, with the invention and widespread adoption of addictive drugs, Keefe reported. Gallup, whose polling has placed pharmaceutical companies as America’s least liked industry for the past two decades, attributes the public’s dislike to the companies’ high drug prices, tremendous lobbying budgets, and their roles in the opioid epidemic.

    Over the last 50 years, lawsuits began piling up against pharmaceutical companies, including those that developed COVID-19 vaccines.

    In 2013, Johnson & Johnson settled a federal investigation involving marketing fraud of several drugs, including one to treat dementia patients. Reuters reported in 2018 that small amounts of asbestos were found in the company’s baby powder between the early 1970s and the early 2000s. The report claimed that the company failed to disclose that information, which Johnson & Johnson has repeatedly denied. The company is facing thousands of lawsuits alleging that the talc-based products caused cancer and mesothelioma.

    Last year, 46 US states sued 26 drug makers, including Pfizer, over allegations of conspiring to drive up drug prices. (Pfizer told Reuters the company did not behave in unlawful conduct.)

    In 2009, Pfizer, which produced the first FDA-approved COVID-19 vaccine, paid the second-largest healthcare fraud settlement in US history to settle accusations of misleading advertising of an anti-inflammatory drug. When asked to comment on this article, a Pfizer spokesperson told Insider the company “cannot speculate why some remain vaccine hesitant, but vaccination remains one of the best tools we have to help protect lives and work to achieve herd immunity.”

    The anti-vaccine movement in the US, which gained momentum in the early 2000s, has tried to use drug industry scandals to discourage parents from inoculating their children, according to Dr. Stewart Lyman, the owner of Lyman Biopharma Consulting LLC and a vaccine advocate.

    In the mid-2010s, measles in children began resurfacing despite the CDC having declared measles as eliminated from the US in 2000. Some anti-vaccine believers fought for personal exemptions for vaccine mandates during local measles outbreaks.

    Others within the movement said not to trust the pharmaceutical company Merck with vaccines because of a whistleblower complaint claiming that the company overstated the effectiveness of the shot. (Merck did not respond to Insider’s request for comment.)
    pharma protest insulin
    “In the fifties, after World War II, the drug industry was highly respected; they saved hundreds of thousands of lives,” Gerald Posner, and investigative journalist and the author of "Pharma: Greed, Lies, and the Poisoning of America, said in an interview. “They lost that over decades of greed and mismanagement.” Erik McGregor/LightRocket via Getty Images
    Big Pharma’s business model drives mistrust among vaccine skeptics

    Kirzinger told Insider anecdotal data from Kaiser suggests some Americans are hesitant about the COVID-19 vaccine due to how pharmaceutical industries profit from shots, despite the shots being rigorously tested by scientists before given to the public and built on decades of research.

    Vaccine makers have made billions in revenue by selling the shots to countries, and soaring pharmaceutical stocks have minted a class of “vaccine billionaires.”

    “[Some vaccine hesitant Americans] are talking about distrust of Pharma because they think that they’re mostly concerned about profits rather than safety,” Kirzinger said.

    The price of the life-saving hormone insulin, for example, has skyrocketed in the last decade, costing diabetes patients around $300 for a 10-millimeter vial, up from about $93 in 2009. Many low-income Americans have resorted to rationing insulin to make it last longer, and lawmakers are pressuring drug companies to reduce costs.

    Still, pharma companies are currently lobbying President Joe Biden to prevent him from waiving intellectual property protections for COVID-19 vaccines - thereby keeping manufacturers in poor countries from making life-saving shots for vulnerable populations.

    And while some vaccine makers like Johnson & Johnson have sold COVID-19 vaccines at cost, others, including Pfizer and Moderna, have sold them for a profit.

    #Big_Pharma #Vaccins #Méfiance

  • Etats-Unis : l’accord à 26 milliards sur les opiacés prêt pour la prochaine étape
    https://www.letemps.ch/economie/etatsunis-laccord-26-milliards-opiaces-pret-prochaine-etape

    Trois distributeurs américains de médicaments et le laboratoire Johnson & Johnson ont reçu le soutien d’assez d’Etats pour passer à la prochaine étape de l’accord lié aux opiacés. Ils ont accepté en juillet de payer 26 milliards de dollars pour solder des litiges.

    Ce règlement à l’amiable doit leur permettre d’éviter des milliers d’actions en justice intentées par des Etats américains et collectivités locales qui accusent les entreprises d’avoir un rôle dans cette crise sanitaire, à l’origine de plus de 500 000 morts par overdose en 20 ans aux Etats-Unis.

    #AmerisourceBergen, #Cardinal_Health et #McKesson ont, dans un communiqué commun, expliqué avoir reçu le feu vert de 42 des 49 Etats qui les poursuivaient, ainsi que du district de Washington, la capitale, et de cinq territoires américains.

    Le laboratoire pharmaceutique Johnson & Johnson a indiqué dans un message séparé être aussi prêt à passer à la prochaine étape prévue dans l’accord. « Ce règlement ne constitue pas une admission de responsabilité ou d’acte répréhensible et l’entreprise continuera de se défendre contre tout litige que l’accord final ne résout pas », a souligné la société.

    Aux collectivités locales de se prononcer
    Johnson & Johnson, qui fait partie des laboratoires accusés d’avoir alimenté la crise en produisant des opiacés, a confirmé en juin avoir arrêté la production et la vente de ces substances. Les distributeurs de médicaments sont, eux, accusés d’avoir fermé les yeux sur des commandes d’opiacés suspectes.

    Selon les termes négociés, le versement des 26 milliards de dollars (23,7 milliards de francs) - qui doivent permettre aux Etats et collectivités de financer les traitements rendus nécessaires par ce fléau - dépend du nombre d’Etats américains qui valideront l’accord.

    Chaque Etat participant a maintenant jusqu’au 2 janvier pour demander à leurs collectivités locales respectives si elles veulent aussi être parties prenantes à l’accord. Si les conditions sont remplies, l’accord entrera en vigueur « 60 jours après que les distributeurs auront déterminé qu’il y a une participation suffisante pour procéder », détaille le communiqué.

    S’il se confirme, l’accord sera le plus important de l’épique et complexe bataille juridique engagée par les Etats et collectivités américaines pour faire payer les entreprises.

    #Johnson_&_Johnson #opioides #sackler #big_pharma #purdue_pharma #oxycontin #procès #addiction #opioïdes #santé #pharma #purdue #opiacés #etats-unis #drogue #opioids #mundipharma #marketing #McKinsey

  • Editor’s Corner—The FDA’s decision on aducanumab will drag down innovation for years to come | FierceBiotech
    https://www.fiercebiotech.com/biotech/editors-corner-fda-s-decision-aducanumab-will-drag-down-innovation-fo

    The amyloid theory just won’t die. In fact, by approving Biogen’s new Alzheimer’s disease drug, the FDA has just resurrected it for a long and healthy future.

    This is great news for Biogen, but it will decimate Alzheimer’s research, faith in the agency and the healthcare budget for decades to come.

    In an approval based on amyloid clearance, the FDA gave Biogen the benefit of the doubt in allowing it to market aducanumab, now Aduhelm, in Alzheimer’s, saying it doesn’t need actual proof that it can help patients for many, many years.

    Instead, the FDA said a surrogate endpoint, which substitutes a biomarker that might indicate efficacy for an actual clinical endpoint that demonstrates it directly, was good enough for a drug that could make Biogen $17 billion a year.

  • Coronavirus : la grande défiance envers les médias traditionnels Johanne Montay

    « Collabos », « merdias », « vendus au Big Pharma »… Depuis le début de la pandémie, les journalistes entendent et lisent la défiance exacerbée d’une partie du public envers leurs informations. Ils ne sont pas les seuls à faire l’objet d’une défiance : les experts sont également visés, tout comme les politiques.

    Comment évolue cette crise de confiance ? Mal. Entre mars 2020 et aujourd’hui, le chemin est de plus en plus caillouteux.

    C’est ce que montre la 4e vague de l’étude réalisée par l’équipe du professeur de communication et chercheur Grégoire Lits et son équipe, à l’UCLouvain. Cette recherche montre une défiance accrue des Belges à l’égard des médias, mais aussi des experts.

    On la retrouve surtout chez les personnes qui s’informent via les réseaux sociaux. Ces dernières sont les plus sceptiques, mais aussi les plus hésitantes à se faire vacciner ; les plus vulnérables, aussi, aux théories conspirationnistes. Et en fin de compte, les Belges fuient de plus en plus les médias traditionnels.

    La fuite
    La dernière vague de questionnaire (mars 2021) montre qu’une proportion plus importante de personnes fuit les médias traditionnels et ressent une défiance à leur égard, tout comme envers les politiques. Le recours aux médias traditionnels pour s’informer sur le Covid-19 est en nette diminution, au profit des réseaux sociaux. Ainsi, en mars 2021, 27% des répondants déclaraient utiliser ces réseaux, ce qui représente une augmentation de 8%.

    A côté des réseaux sociaux, de plus en plus de répondants déclarent utiliser les discussions interpersonnelles (avec des proches ou des professionnels de la santé) pour s’informer.

    Une proportion croissante de Belges francophones déclare même éviter totalement de s’informer via les médias audiovisuels et les journaux en ligne : 30,2% en mars 2021, contre 19,4% en mai 2020. On appelle cela « l’évitement informationnel ». Les chercheurs estiment que c’est une conséquence négative de l’épidémie et de son traitement médiatique.

    Cet évitement gêne une partie croissante de la population : 45,2% des répondants estiment être gênés par cette incapacité à s’informer par les médias traditionnels, alors qu’en mai 2020, ils étaient 33%.

    La confiance baisse
    Le JT, le moment de référence ? Tout comme les autres médias traditionnels, il n’obtient pas les faveurs des personnes qui ont répondu à l’enquête de l’UCLouvain. La confiance se dégrade. En mars 2021, seul un répondant sur quatre dit avoir fortement confiance dans le journal télévisé, contre près d’un sur deux au début de la crise. Grégoire Lits, professeur de communication à l’UCLouvain et pilote de cette recherche, précise que « d’habitude, les niveaux de confiance sont relativement stables d’une année à l’autre en Belgique en tout cas. On voit sans doute un impact ici de l’épidémie sur la confiance des Belges envers les médias d’information. »

    La suite : https://www.rtbf.be/info/dossier/epidemie-de-coronavirus/detail_coronavirus-la-grande-defiance-envers-les-medias-traditionnels?id=107777

    #Collabos #merdias vendus au #Big_Pharma #journulliste #journullistes #merdias #médiacrates #médias #politique #propagande #clergé_médiatique #propagande #presse #pandémie #mass_merdias

  • Les grandes marges de la pharma avec les autotests

    Les pharmaciens et les distributeurs réalisent d’importantes marges avec les autotests pour le coronavirus, selon une enquête de la RTS. L’opération financée par la Confédération se révèle très onéreuse.

    Seize millions d’autotests pour le coronavirus ont été mis en circulation en Suisse depuis le mois d’avril, selon pharmaSuisse. Cinq unités sont fournies gratuitement chaque mois aux assurés du pays, aux frais de la Confédération.

    L’enquête du 19h30 débute dans une petite pharmacie de Lausanne, où les autotests distribués par le groupe pharmaceutique Roche en lot de 25 sont reconditionnés en lot de 5 unités, dans des sachets plastiques. La pharmacie perçoit 6 francs par sachet rempli par la comptable de l’établissement.

    « J’ai été un peu surprise par le prix. Il me semblait que c’était assez onéreux pour les assurances et la Confédération », explique Simone Golaz.

    Médecins lésés ?
    Avec ce travail et toutes les autres activités qui y sont liées, comme la distribution et le conseil, la marge du pharmacien sur l’autotest avoisine les 50%.

    Des chiffres qui font bondir les médecins. Ceux-ci s’estiment nettement moins bien payés pour vacciner.

    « Si quatre millions de Suisses vont chercher une fois par mois un sachet chez le pharmacien, ça revient à une marge pour les pharmaciens de 88 millions par mois, soit à peu près un milliard par année. Le prix paraît un peu exagéré », estime Philippe Eggimann, président de la Société vaudoise de médecine.

    « On ne vole personne »
    Pour les pharmaciens, ces émoluments, mêmes élevés, sont mérités. « J’ai l’impression qu’on ne vole personne. On a un gros travail qui est fait derrière de logistique, d’administratif, de soutien. Et il ne faut pas oublier que les pharmaciens étaient les premiers et les seuls à pouvoir faire rapidement ce travail, pendant les vacances de Pâques », rappelle Christophe Berger, président de la Société vaudoise de pharmacie.

    Facturé 12 francs, l’autotest Roche et sa distribution à la population suisse, après TVA, est rémunéré 5,60 francs au pharmacien et 5,50 francs au distributeur. Au total, avec la TVA, cela correspond à la virgule près au plafond tarifaire fixé par le Conseil fédéral pour les autotests dans l’ordonnance 3 sur les mesures destinées à lutter contre le coronavirus.

    Des chiffres qui interpellent Emidio Do Sacramento, PDG de l’entreprise Zenum. Celui-ci a développé au parc technologique Biopôle de Lausanne un test antigénique rapide homologué en Belgique.

    « Si on prend l’exemple d’un autotest de type sérologique ou antigénique, le coût de production ne dépasse pas les deux francs. Je pourrais vendre cet autotest à 2,20 francs au client final », indique-t-il.

    Nouvelle concurrence
    Le groupe Roche n’a pas souhaité s’exprimer sur le détail de ses prix. « Nous fixons nos prix de manière responsable afin qu’il n’y ait pas d’obstacle à l’accès pour les patients », répond l’entreprise aux sollicitations de la RTS.

    Les demandes de renseignement auprès de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) sont quant à elles restées sans réponse.

    La conseillère nationale vaudoise Léonore Porchet, membre de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique, regrette cette situation. « Ce qui est scandaleux, c’est la complicité de la Confédération avec la pharma, qui de tout temps lutte pour garder ses prix et ses marges. La Suisse est un des seuls pays qui s’est opposé à la suspension des brevets des vaccins, justement pour conserver les marges astronomiques de la pharma », relève l’élue verte.

    L’entreprise américaine BD, qui a domicilié son siège administratif à Eysins, près de Nyon, est le deuxième acteur à entrer sur le marché des autotests en Suisse, grâce à une autorisation obtenue auprès de Swissmedic. Malgré cette nouvelle concurrence, les prix ne devraient que peu varier. . . . . . . . . .

    Source : https://www.rts.ch/info/suisse/12250197-les-grandes-marges-de-la-pharma-avec-les-autotests.html

    #tests #autotests #Suisse #pharma #marge #bénéfices #santé #big_pharma #industrie_pharmaceutique #médicaments #brevets #corruption #big-pharma #médecine #multinationales #lobbying #covid-19

  • Pfizer profite de la pandémie pour augmenter le prix de son vaccin (et s’en vante) | korii.
    https://korii.slate.fr/biz/vaccin-covid-19-pfizer-profite-pandemie-augmenter-prix-vaccin-bourse-pro

    Initialement négocié à 12 euros la dose en novembre 2020, le #vaccin #Pfizer avait finalement été acheté à 15,50 euros par l’Union européenne. Selon Borissov, la dose devrait nous coûter à l’avenir 19,50 euros.

    La facture finale risque donc d’être salée. « 19,50 euros pour 900 millions (de doses) coûteront près de 18 milliards d’euros à l’UE », calcule-t-il, avertissant les gouvernements européens qu’il leur faudra réviser à la hausse leur budget vaccination.

    Et encore, il ne s’agit peut-être que d’un début, les négociations n’étant pas terminées, souligne le site Business AM. Par comparaison, AstraZeneca s’est engagé à délivrer son vaccin à prix coûtant, soit 1,78 euro la dose, comme l’avait fait fuiter en décembre dernier la secrétaire d’État au Budget belge Eva De Bleeker. Le vaccin de Pfizer va donc revenir 11 fois plus cher que celui de son concurrent anglo-suédois.

    #spéculation #covid19 #santé #big_pharma

  • Les bonnes nouvelles pour la #santé_publique sont des « menaces » pour #Big_pharma
    https://www.capital.fr/entreprises-marches/regeneron-son-cocktail-anti-covid-donne-de-bons-resultats-1399782

    ... des menaces au rang desquelles figurent les baisses de prix potentielles, en particulier aux États-Unis, premier marché mondial. La montée en puissance des biosimilaires (génériques des médicaments biologiques) devrait également contribuer à tirer les prix vers le bas.

  • Quelle économie morale des produits pharmaceutiques voulons-nous ? | AOC media - Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/opinion/2021/02/11/quelle-economie-morale-des-produits-pharmaceutiques-voulons-nous

    Ainsi, s’il est possible, en recoupant les informations transmises par les journaux, de savoir environ combien d’argent public a été donné à la recherche, à la production et à l’achat de médicaments, on ne peut pas savoir combien exactement est donné à chaque firme, ce que coûte en tout la recherche aux finances publiques, ce que les firmes investissent elles-mêmes, ce à quoi revient la production des vaccins, quels sont les prix fixés par les firmes, ou encore ce que montrent en détail les essais cliniques sur leurs effets.

    L’économie politique des produits pharmaceutiques est aussi prise dans une économie morale.

    Les produits pharmaceutiques s’inscrivent dans une économie politique : leur développement et leur usage sont régis par un système de lois et de règles, par les termes des contrats qui lient la puissance publique à l’industrie privée, ou les firmes entre elles, et déterminent la production, l’organisation et la circulation des ressources, des biens et des prestations. Mais cette économie politique des produits pharmaceutiques, et plus généralement notre rapport en tant que société à la santé et aux produits de santé, sont aussi pris dans une économie morale.

    Le système de lois et de règles qui gouvernent le développement, la production et l’usage des produits pharmaceutiques a été largement façonné par l’action collective de grandes firmes pharmaceutiques à partir des années 1980. Il s’agit en particulier des textes sur la protection de la « propriété intellectuelle » qui permettent aux firmes de contrôler le savoir sur les produits pharmaceutiques mais aussi l’ensemble des usages qui en sont faits (achat, vente, production, importation, exportation, etc.). Au travers des brevets accordés par les États, il est possible aux firmes de jouir de monopoles sur les médicaments, les vaccins ou les produits de diagnostic, ce qui leur donne une position privilégiée sur les marchés, étant la seule source possible des produits concernés, et ainsi en position de force pour fixer les prix.

    L’action collective conduite par de grandes firmes multinationales s’est appuyée sur des pratiques classiques de lobbying, mais aussi sur la construction d’un consensus social sur les rôles, les droits et les devoirs des différents acteurs. Ce consensus repose notamment sur l’idée que l’industrie pharmaceutique a pour aspiration et pour vocation d’amener de nouveaux remèdes aux populations, qu’elle est la seule à avoir les moyens de le faire, et qu’elle doit être soutenue pour le faire, à travers des monopoles ou tout autres moyens.

    Si la santé est souvent présentée comme un droit supérieur, les produits de santé sont avant tout traités comme des marchandises, parce qu’au fond est acceptée l’idée que leur développement et leur accès sont assurés par des mécanismes de marché. L’efficacité de l’industrie à influer sur l’économie politique du médicament tient en grande partie à l’adhésion généralisée à ces conceptions durant les trois dernières décennies.

    Au-delà de la perplexité que l’on peut ressentir, il faut sans doute garder un œil sur ce qui agite cette économie morale. Car, si l’avènement de vaccins contre le Covid-19 est aussi mis en récit comme un succès phénoménal pour « Big Pharma » et l’occasion de redorer son blason, les conditions de l’ébranlement de l’économie morale dominante pourraient ne plus être loin. Les difficultés d’accès aux produits de santé se multiplient rapidement ces dernières années dans les pays riches. En France, la difficulté à assurer le principe de « l’universalité de l’accès », au moins pour la plus grande majorité[2], est croissante. Les épisodes de tensions se succèdent : débats sur les prix et l’accès à des traitements contre l’hépatite C, contre certains cancers, pour les traitements contre des « maladies orphelines », et maintenant limitation de l’accès aux vaccins contre le Covid-19.

    L’État contemporain est censé protéger son peuple contre la maladie et la mort, la légitimité de son pouvoir est construite ainsi. Mais, alors que le poids donné aux composantes biomédicales est de plus en plus écrasant dans les politiques de santé (au point qu’on finit par confondre outil et politique), si l’érosion de l’accès aux produits se développe et que la réalité de l’égalité est de plus en plus difficile à soutenir, le gouvernement exercé au nom de la santé pourrait se trouver mis en question.

    Quelle est l’économie réelle des produits pharmaceutiques ? Pourquoi ne pourrait-on pas être transparent sur les contributions, les coûts et les prix ? Comment les ressources publiques sont-elles utilisées ? Au bénéfice de qui ? Le fait que l’épidémie de Covid-19 produise un destin commun à l’ensemble de l’humanité pourrait même donner à ces questions une résonance sans précédent et indisposer un nombre grandissant de gouvernements.

    #Médicaments #Vaccins #Covid_19 #Big_pharma #Communs #Santé_publique #Gaelle_Krikorian

  • Affaire Pfizer-Nigeria : les victimes attendent toujours leur dédommagement Jeune Afrique 03 février 2011

    https://www.jeuneafrique.com/31695/economie/affaire-pfizer-nigeria-les-victimes-attendent-toujours-leur-d-dommagem

    L’accord signé le 30 juillet 2009 entre Pfizer et l’Etat nigerian de Kano n’a pour l’instant abouti à aucun versement aux familles des victimes présumées d’un essai clinique pratiqué par le laboratoire pharmaceutique en 1996 sur plusieurs centaines d’enfants. Quelque 35 millions de dollars sont en jeu.

    Des parents avec leurs enfants sourds et muets devant la haute cours de justice de Kano en 2008
    Depuis plusieurs années, Ali Yako assure que les médicaments administrés à son fils de quatre ans par Pfizer, numéro un mondial de la pharmacie, dans le cadre d’essais cliniques destinés à soigner sa méningite, l’ont rendu sourd avant d’entraîner sa mort. Mais dix-huit mois après la signature d’un accord entre le géant américain et l’Etat nigérian de Kano, portant sur plusieurs millions de dollars de dédommagement, Yako et les victimes présumées de cet essai attendent toujours leurs indemnités, bloquées par une bataille judiciaire autour de tests ADN voulus par le laboratoire.

    « Nous nous sentons manipulés et abandonnés à la fois par Pfizer et par le gouvernement de l’Etat de Kano », a déclaré récemment Yako lors d’une cérémonie d’inauguration d’un hôpital pédiatrique financé par Pfizer. « Nous sommes laissés de côté », a-t-il ajouté.

    Certaines familles de victimes accusent la firme pharmaceutique d’avoir volontairement retardé le paiement des compensations. Pfizer s’en défend, en assurant que ces retards sont liés au bras-de-fer portant sur les tests ADN. D’après le laboratoire, ces tests sont nécessaires pour identifier les victimes présumées, le nombre de personnes ayant déposé plainte dépassant de loin celui des personnes concernées par l’essai clinique.

    Garde fou
    « Le recueil des tests ADN est un garde-fou – intégré dans l’accord de dédommagement – pour garantir autant que possible que les fonds soient versés uniquement à ceux à qui ils sont destinés », a indiqué le géant pharmaceutique à l’AFP.

    Pfizer a pratiqué des essais cliniques en 1996 sur plusieurs centaines d’enfants et nourrissons pendant une épidémie de méningite et de rougeole dans l’Etat de Kano, situé dans le nord du Nigéria. Selon le laboratoire, l’épidémie avait tué près de 12.000 personnes et touché plus de 100.000 autres en six mois. Pfizer assure avoir avoir obtenu l’accord des autorités nigérianes pour cet essai et précise qu’environ 200 enfants ont été impliqués dans les tests, dont la moitié ont été soignés avec son antibiotique Trovan (trovafloxacine).

    « Les résultats de cette étude ont clairement prouvé que le Trovan a aidé à sauver des vies », estime la compagnie. Mais Médecins sans frontières (MSF), qui s’était efforcée à l’époque de soigner les victimes de l’épidémie de méningite au Nigeria, a durement critiqué Pfizer. « Quand les employés de MSF ont pris conscience de ce que faisait Pfizer, ils ont été scandalisés par les pratiques de la société », a déclaré l’organisation humanitaire dans un communiqué.

    Un arrangement de 75 milliards de dollars
    Selon les autorités nigérianes, les essais cliniques de Pfizer ont entraîné la mort de 11 enfants et des dommages physiologiques sur des dizaines d’autres, dont des problèmes de surdité, de cécité et de paralysie. En juillet 2009, après deux ans de bataille juridique, Pfizer et l’Etat de Kano avaient annoncé un accord à l’amiable de 75 millions de dollars.

    Cet accord prévoyait un dédommagement de 35 millions de dollars pour les victimes et 30 millions pour la construction d’un hôpital pédiatrique, en échange d’un arrêt des poursuites contre le géant américain par le gouvernement de Kano. Chaque famille de victime devait recevoir 175.000 euros de compensation et les dix derniers millions devaient couvrir les frais judiciaires de l’Etat de Kano.

    En mai 2010, le cabinet d’avocats Streamsowers & Kohn, qui représente les familles de 192 victimes, a toutefois annoncé que celles-ci rejetaient l’offre de dédommagements, en raison de tests ADN de Pfizer. Les avocats font valoir que ces tests ne sont pas accompagnés d’une vérification indépendante.

    #pfizer #niger #Afrique #cobayes #enfants #tests #trovan #cobaye #santé #covid-19 #france #coronavirus #médecine #essai_clinique #big_pharma #vaccin #santé_publique #pharma #essais_cliniques #sante #méningite #fric

  • Belgian secretary of state accidentally reveals EU vaccine prices – POLITICO
    https://www.politico.eu/article/belgian-secretary-of-state-accidentally-reveals-eu-vaccine-prices

    According to the screenshot published by HLN, the EU is spending between €1.78 and $18 per coronavirus vaccine. The price per dose listed for each of the six vaccines was as follows:

    Oxford/AstraZeneca: €1.78
    Johnson & Johnson, $8.50
    Sanofi/GSK: €7.56
    BioNTech/Pfizer: €12
    CureVac: €10
    Moderna: $18
    Belgium will purchase more than 33 million vaccines for a total of €279 million.

    De Blecker said that publication of the price breakdown was “a mistake on the part of the communications team,” according to HLN.

  • Bien public mondial. L’Afrique du Sud et l’Inde contre-attaquent sur l’accès aux #vaccins | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/bien-public-mondial-lafrique-du-sud-et-linde-contre-attaquent-sur-lacces-au

    À l’Organisation mondiale du commerce, une résolution des deux pays, examinée ce vendredi, propose de suspendre la propriété intellectuelle par temps de pandémie.

    L’#Union_européenne et la #France, en particulier, ont l’opportunité concrète de sortir de leur #duplicité pour choisir la vie avant les profits de #Big_Pharma.

    L’aveu est passé sous les radars, et ce serait fort dommage qu’il le reste. Les déclarations lénifiantes d’Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, ou d’Emmanuel Macron, le président français, nul ne les ignore : le vaccin contre le Covid-19 devra être un « #bien_public mondial », répètent-ils...

    D’autant plus que...,

    Opinion | Want Vaccines Fast? Suspend Intellectual Property Rights - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/12/07/opinion/covid-vaccines-patents.html

    Pfizer, for its part, received a $455 million grant from the German government to develop its vaccine, and then, by our count, nearly $6 billion in purchase commitments from the United States and the European Union.

    AstraZeneca benefited from some public funding while it was developing its vaccine, and received a total of more than $2 billion from the United States and the European Union for both research and in purchase commitments. It also signed a deal worth $750 million to supply the Coalition for Epidemic Preparedness Innovations and Gavi, the Vaccine Alliance with a total of 300 million doses.

    In other words, the vaccines developed by these companies were developed thanks wholly or partly to taxpayer money. Those vaccines essentially belong to the people — and yet the people are about to pay for them again, and with little prospect of getting as many as they need fast enough.

    Mais la duplicité a persisté
    U.S., EU oppose WTO effort to waive IP protections amid pandemic | InsideTrade.com
    https://insidetrade.com/daily-news/us-eu-oppose-wto-effort-waive-ip-protections-amid-pandemic

  • What Does It Mean If a Vaccine Is ‘Successful’ ? | WIRED
    https://www.wired.com/story/what-does-it-mean-if-a-vaccine-is-successful

    Aux #états-unis, alors même que de l’#argent_public à été massivement injecté, la #FDA a laissé les #laboratoires_pharmaceutiques définir les critères d’efficacité de leur(s) propre(s) #vaccin(s) contre le #SARS_Cov2 ; par exemple chez Pfizer il suffira d’avoir significativement moins de #COVID-19 non graves que dans le bras placebo pour conclure à l’efficacité du vaccin ..., avec, de plus, comme corollaire la possibilité de pouvoir arrêter leur essai lors des résultats intérimaires et d’homologuer le vaccin. quitte à voir apparaître des effets secondaires graves par la suite.

    Par ailleurs il n’existe aucun essai comparant les candidats vaccins entre eux, pour le plus grand bonheur des labos bien sûr..

    L’#OMS a bien prévu des essais rigoureux en #Europe avec des comparaisons entre produits, mais les choses ont à peine démarré..

    It’s worth it to do these things [comparaison entre vaccins]. And the companies don’t want us to do it. They’d much prefer being oligopolists than to compete,” Bach says. Head-to-head tests would let the market compare their products, and the companies would have no way of spinning the results. (He pitched the idea in an op-ed in Stat.) “They don’t want binary events that would cause their market to evaporate,” Bach says. “Here we have a situation where we have financed a lot of the development, there’s a lot of government IP, we’ve given advance marketing commitments—which are guarantees of revenue—and we’re paying for the distribution. We’ve run the table on reasons why the government should have an interest in managing and guiding the science.”

    Yet that only happened in one case—the government-run trial of the antiviral drug remdesivir. It didn’t happen with any other therapeutics, and hasn’t happened with vaccines. Instead, the regulatory agencies let the pharmaceutical companies define the terms of their own trials. “It makes me bonkers that we think we should let the companies decide on the study designs, because their incentives are off,” Bach says. “When we know definitively that X or Y are not what we want, and we want something slightly different, that’s where the government is supposed to step in and modify the market’s behavior.”

    #vaccins #santé #santé_publique #pharma #big_pharma #marché #dérégulation #délétère