#big_pharma

  • Catherine Lemorton : « Les élus et les firmes se claquaient la bise… »
    https://www.prescrire.org/Fr/218/1902/58460/0/PositionDetails.aspx

    La question de l’influence de la firme #Servier est évoquée au procès #Mediator°. Comment l’influence des firmes se manifeste-t-elle au Parlement ? Éléments de contexte avec Catherine Lemorton, pharmacienne depuis 1984 et députée de 2007 à 2017. (Février 2020)

    #conflit_d'intérêt #santé #pharma #corruption

  • Farine de teff : main-basse sur une tradition africaine

    Pendant plus de quinze ans, une société néerlandaise a fait prospérer un brevet qu’elle avait déposé en Europe sur la farine de teff, une céréale servant d’aliment de base en Éthiopie et en Érythrée depuis des siècles, en dépit des protestations de nombre d’ONG qui considèrent cette pratique comme un vol des cultures traditionnelles, notamment africaines. Enquête.

    C’est une crêpe épaisse couleur sable, sur laquelle les cuisinières dispersent les purées, les viandes mijotées, les ragoûts. Des lambeaux déchirés avec la pince des doigts servent à porter le repas à la bouche. Depuis des siècles, c’est ainsi que l’on mange en Éthiopie et en Érythrée : sur une injera, une grande galette spongieuse et acidulée fabriquée à base de teff, une graine minuscule aux propriétés nutritives exceptionnelles, riche en protéines et sans gluten. Depuis trois mille ans, on la récolte en épi dans des brassées de fines et hautes herbes vertes sur les hauts-plateaux abyssins.

    Mais une cargaison de teff expédiée en 2003 aux Pays-Bas a aussi fait la fortune d’une petite société privée néerlandaise. Dirigée par l’homme d’affaires Johannes « Hans » Turkensteen et le chercheur Jans Roosjen, cette structure baptisée à l’époque Soil & Crop Improvements (S&C) a en effet prospéré sur un brevet européen s’appropriant l’utilisation de cette « super céréale », alors que le marché du bio et des aliments sans gluten connaissait une expansion progressive.

    Un voyage d’affaires

    Tout avait commencé quelques mois plus tôt par un voyage de Hans Turkensteen à Addis-Abeba. Se prévalant du soutien de l’Université de sciences appliquées de Larenstein, l’homme d’affaires avait signé, en mars 2003, un mémorandum avec l’Organisation éthiopienne de la recherche agricole, l’EARO, accordant à sa société la livraison de 1 440 kg de graines de teff, prétendument destinées à l’expérimentation scientifique.

    « Turkensteen a fait croire à un accord mutuellement bénéfique pour toutes les parties : un meilleur rendement du teff pour les agriculteurs éthiopiens et un programme de lutte contre la pauvreté pour l’université, raconte le journaliste éthiopien Zecharias Zelalem, qui a mené sur le sujet une grande enquête pour le quotidien éthiopien Addis Standard. Il a même utilisé le prétexte de la grande famine de 1984 pour convaincre les signataires, affirmant que si les paysans éthiopiens avaient eu un meilleur teff à l’époque, le désastre n’aurait pas eu lieu. »

    Or, parallèlement, S&C a déposé auprès de l’agence néerlandaise des brevets une demande de protection des « méthodes de transformation » du teff ; un brevet finalement accordé le 25 janvier 2005, contraignant tous ceux qui souhaiteraient produire de la farine de teff ou des produits issus de la graine éthiopienne à obtenir une licence auprès d’eux, contre le paiement de royalties. Au bas du document figurait cette mention pour le moins étonnante pour une farine utilisée depuis des millénaires : « Inventeur : Jans Roosjen ».

    « Étonnement, les autorités éthiopiennes n’ont pas admis - ou n’ont pas voulu admettre - la supercherie, se désole Zecharias Zelalem. Même après que l’Université de Larenstein a exprimé des doutes et commandé un rapport d’enquête sur l’accord et même après que les Néerlandais ont reçu un "Captain Hook Award" [une récompense infamante baptisée d’après le pirate de dessin animé Capitaine Crochet et décernée chaque année par une coalition d’ONG, la Coalition contre la biopiratie, ndlr] en 2004, pour leur exploit en matière de biopiraterie. »

    Sans autres entraves que les protestations et la mauvaise publicité, les deux associés ont donc continué leur moisson de brevets. Les années suivantes, ils ont d’abord obtenu une licence auprès de l’Office européen des brevets, lui ouvrant le droit de faire des demandes auprès des agences de protection de la propriété intellectuelle d’Allemagne, d’Australie, d’Italie et du Royaume-Uni.

    « Les plus étonnant, explique l’avocat allemand Anton Horn, spécialiste de la propriété intellectuelle, est que le bureau européen des brevets leur aient accordé un brevet exactement tel qu’ils l’avaient demandé. C’est très rare. D’habitude, on fait une demande plutôt large au départ, afin que le périmètre puisse être réduit pendant son examen par le bureau des brevets. Là, non. Il a été accepté tel quel, alors que, pour ma part, il m’a suffi de trente minutes pour comprendre que quelque chose clochait dans ce brevet. » Du reste, ajoute-t-il, celui-ci a été refusé par les agences des États-Unis et du Japon.

    Treize années de bénéfices

    Pourtant, pendant les treize années suivantes, personne n’est venu s’opposer à ce que Zecharias Zelalem considère comme « un pillage des traditions éthiopiennes et un pur et simple vol des paysans éthiopiens ». C’est la curiosité de la presse éthiopienne qui a commencé à perturber des affaires alors florissantes.

    Toutefois, de faillites opportunes en changements de noms, la compagnie néerlandaise, rebaptisée entre-temps ProGrain International, a tout fait pour conserver les droits acquis par son tour de passe-passe juridique. Elle a continué à développer son activité, au point que Turkensteen a pu, par exemple, célébrer en grande pompe, en 2010, la production de sa millième tonne de farine de teff dans ses usines d’Espagne, de Roumanie et des Pays-Bas. À raison de 100 euros le kilo, selon le compte effectué en 2012 par l’hebdomadaire éthiopien Addis Fortune, son bénéfice a été considérable, alors que l’Éthiopie n’a touché, en tout en pour tout, qu’environ 4 000 euros de dividendes, selon l’enquête du journaliste Zecharias Zelalem.

    Mais l’aventure a fini par atteindre ses limites. Un jour de 2017, saisi par un ami éthiopien devenu directeur du Bureau éthiopien de la propriété intellectuelle, l’avocat Anton Horn a d’abord suggéré aux associés néerlandais de ProGrain International, par courrier, d’abandonner, au moins en Allemagne, leurs droits sur la farine de teff. Mais le duo néerlandais n’a pas répondu. Puis une société ayant acheté une licence à la société de Turkensteen et Roosjen a attaqué le brevet néerlandais devant un tribunal de La Haye, refusant dorénavant de lui payer des royalties. Pari gagné : le 7 décembre 2018, la justice lui a donné raison et « annulé » le brevet, estimant qu’il n’était ni « innovant » ni « inventif », tandis que, simultanément, sur ses propres deniers, Anton Horn a contesté le brevet en Allemagne devant les tribunaux et obtenu, là aussi, son annulation. Deux coups portés au cœur de la machine industrielle des Néerlandais, après quinze ans sans anicroche.

    Abandon progressif

    Sollicités par RFI, ni la société détentrice des brevets restants ni Hans Turkensteen n’ont souhaité donné leur version de l’histoire. Mais le duo néerlandais semble avoir abandonné la partie et renoncé à ses droits. Annulé aux Pays-Bas et en Allemagne, le brevet reste cependant valide aujourd’hui dans plusieurs pays européens. « Mais depuis août 2019, le non-paiement des frais de renouvellement du brevet devrait conduire logiquement, durant l’été 2020, à l’annulation de celui-ci dans tous les pays de l’espace européen », espère Anton Horn.

    Cette appropriation commerciale d’une tradition africaine par une société occidentale n’est pas un cas unique. En 1997, la société américaine RiceTec avait obtenu un brevet sur le riz basmati, interdisant de fait la vente aux États-Unis de riz basmati cultivé dans ses pays d’origine, l’Inde et le Pakistan. « En 2007, la société pharmaceutique allemande Schwabe Pharmaceuticals obtenait un brevet sur les vertus thérapeutiques de la fleur dite pélargonium du Cap, originaire d’Afrique du Sud et connue pour ses propriétés antimicrobiennes et expectorantes, ajoute François Meienberg, de l’ONG suisse ProSpecieRara, qui milite pour la protection de la diversité génétique et culturelle. Brevet finalement annulé en 2010 après une bataille judiciaire. Et c’est aujourd’hui le rooibos (un thé rouge, ndlr), lui aussi sud-africain, qui fait l’objet d’une bataille similaire. »

    Des négociations internationales ont bien été engagées pour tenter de définir un cadre normatif qui enrayerait la multiplication des scandales de vol de traditions ancestrales par des prédateurs industriels. Mais elles n’ont pour l’instant débouché sur rien de significatif. Le problème est que, d’une part, « tous les pays ne protègent pas les traditions autochtones de la même manière, explique François Meierberg. Les pays scandinaves ou la Bolivie, par exemple, prennent cette question au sérieux, mais ce sont des exemples rares. » L’autre problème est que nombre d’États industrialisés refusent d’attenter à la sainte loi de la « liberté du commerce ». Au prix, du coup, de la spoliation des plus démunis.

    http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200212-farine-teff-main-basse-une-tradition-africaine
    #teff #farine #alimentation #céréale #céréales #agriculture #Afrique #tef #injera #Pays-Bas #brevet #industrie_agro-alimentaire #mondialisation #dynamiques_des_suds #ressources_pédagogiques #prédation #géographie_culturelle #culture #Hans_Turkensteen #Turkensteen #Jans_Roosjen #Soil_&_Crop_Improvements (#S&C) #brevet #propriété_intellectuelle #gluten #bio #EARO #licence #loyalties #Université_de_Larenstein #Captain_Hook_Award #biopiraterie #pillage #vol #ProGrain_International #justice #innovation #appropriation_commerciale #RiceTec #riz #riz_basmati #basmati #Inde #Pakistan #Schwabe_Pharmaceuticals #industrie_pharamceutique #big_pharma #multinationales #mondialisation #globalisation

    L’injera, plat cuisiné dans la #Corne_de_l'Afrique, notamment #Erythrée #Ethiopie :


    https://fr.wikipedia.org/wiki/Injera

    ping @reka @odilon @karine4 @fil @albertocampiphoto

  • Why prescription drugs cost so much more in America | Financial Times
    https://www.ft.com/content/e92dbf94-d9a2-11e9-8f9b-77216ebe1f17

    En dehors de celles pour « la recherche et le développement » (R&D) d’un médicament, quelles sont les autres dépenses d’une compagnie pharmaceutique ?

    Major #pharma companies make about twice as much in profit each quarter as they spend on R&D. And most spend significantly more on sales and marketing — particularly in the US, where TV advertising is allowed.

    The industry is also spending more money on M&A and share buybacks. Increasingly, #big_pharma is outsourcing innovation to smaller biotechs, then buying the companies before they have a product on the market and using their own commercial machines to sell the drugs widely.

    When they are not buying companies, they are often buying back shares. Unlike dividends, buybacks boost earnings per share, helping executives meet targets and bag bonuses. From 2006 to 2015, 18 major pharma companies spent $261bn on buying back shares, 57 per cent of what they spent on R&D, according to William Lazonick, a professor of economics at the University of Massachusetts Lowell.

    He says the drug companies and their lobbyists “are talking out of both sides of their mouth”. “Either the purpose of a drug company and the people managing it is to take the profits and reinvest them . . . to do drug development. That I have no problem with,” he says. “Or it is to distribute money to shareholders, which is in fact what they are doing.”

    • Même avec toutes ces dépenses, le prix des médicaments devrait être beaucoup plus abordable (sans empêcher des profits raisonnables) ; pourquoi ce n’est pas le cas ?

      All over the world, drugmakers are granted time-limited monopolies — in the form of patents — to encourage innovation. But America is one of the only countries that does not combine this carrot with the stick of price controls.

      The US government’s refusal to negotiate prices has contributed to spiralling healthcare costs...

      [...]

      Missing from the US landscape are authorities such as the National Institute for Health and Care Excellence (Nice) in the UK or the Patented Medicine Prices Review Board in Canada, which negotiate prices and consider value for money.

      De plus, comme le fait remarquer l’économiste US Dean Baker, cette absence de contrôle des prix qui permet des marges faramineuses incitent à mettre sur le marché des produits inefficaces, sinon délétères : exemple de l’oxycontin.
      https://seenthis.net/messages/698357

    • Le refus du gouvernement étasunien de contrôler les prix est d’autant moins justifié que l’argent public joue un rôle énorme dans la découverte des médicaments :

      ... the biggest single funder of innovation in the US remains the government. In 2017, the US National Institutes of Health spent more than $32bn on research, compared with an estimated $71bn from all the members of PhRMA, the major pharmaceutical industry lobbying association.

      D’autant plus que des lois existent, qui permettent à l’état étasunien d’intervenir en faveur de la fin des monopoles quand de l’argent public a été dépensé,
      https://www.counterpunch.org/2019/12/05/the-big-deal-in-warrens-prescription-drug-plan

      The government can do this both because it has general authority to compel licensing of patents (with reasonable compensation) and because it has explicit authority under the 1980 Bayh-Dole Act to require licensing of any drug developed in part with government-funded research. The overwhelming majority of drugs required some amount of government-supported research in their development, so there would be few drugs that would be exempted...

    • Même assuré, un malade n’est pas sur de pouvoir se payer ses médicaments quand le système « déductible » entre en jeu (le prix du médicament n’est couvert qu’à partir d’un certain seuil, seuil qui peut signifier le déboursement de plusieurs milliers de dollars par le malade). D’autant plus que, paradoxalement (mais non mystérieusement*), ce ne sont pas les produits les moins chers que les assurances choisissent de couvrir...

      Pharmaceutical companies point the finger at the pharmacy benefit managers who work for insurers. Each insurer has a list that shows which drugs it will pay for and in what order. Pharma companies want to be at the top of the list, so they pay rebates to PBMs to ensure good placements. The money is split with the insurers.

      The drugmakers argue that rebates are the problem. They say that list prices look high but are rarely what an insurer or patient pays. People do pay list price, however, if they are uninsured, and they pay a proportion of it if their plan has co-insurance, requiring them to pay, for example, 20 per cent of prescription costs.

      On the journey across the border, patients who have never met before share similar war stories of battling with insurance companies. Hunter Segos’s insurer refused to cover his insulin when he used a discount card the pharmacist had given him to try to make it cheaper.

      Odette’s husband’s insurer will not pay for the type of insulin that her doctor says she needs, so she has to take other medicines to compensate for side effects. “I can get the insulin I was supposed to be on for three years for the first time today,” she says.

      * Why Do Americans Pay More for Drugs ? by Robin Feldman - Project Syndicate
      https://www.project-syndicate.org/commentary/america-pharma-companies-weak-price-competition-by-robin-feldman-

      At the center of the system are “pharmacy benefit managers” (PBMs), who represent health-insurance plans in drug-price negotiations with pharmaceutical companies. Because health insurers pay PBMs based on the discounts they secure, these intermediaries should in theory try to negotiate the lowest possible drug prices for their clients. But in practice, established drug companies offer PBMs financial incentives to favor their higher-priced drugs and block cheaper competitors.

  • Le médicament le plus cher du monde va être donné à cent bébés condamnés tirés au sort | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/185711/zolgensma-novartis-medicament-plus-cher-monde-cent-bebes-condamnes-tirage-au-s

    Le Zolgensma® est un médicament remarquable qui s’adresse aux enfants souffrant d’amyotrophie spinale (SMA). Cette affection génétique rare est la conséquence d’une mutation d’un gène qui dirige la synthèse d’une protéine indispensable à la survie des motoneurones. Cette redoutable maladie entraîne une atrophie des muscles des quatre membres et du tronc. Plus elle survient tôt, plus le pronostic est sévère : dans les formes les plus précoces, la durée de vie peut ne pas dépasser quelques mois à deux ans.

    [...]

    Longtemps rangée dans la catégorie des maladies dites orphelines et incurables, la SMA a depuis deux décennies fait l’objet de considérables avancées grâce aux progrès de la génétique et l’identification en 1995 de l’anomalie génétique en cause, par l’équipe de Judith Melki à l’hôpital Necker de Paris. Vint ensuite l’espoir de corriger le gène anormal des motoneurones pathologiques –un défi majeur pour les biologistes spécialisé·es, que sont parvenues à relever Martine Barkats et son équipe de #Généthon. Ce travail fit l’objet d’un brevet déposé en 2007, suivi d’un article scientifique publié en 2009 ainsi que d’autres résultats complémentaires prometteurs qui furent publiés en 2011 et ont par ailleurs fait l’objet d’une protection par un #brevet.

    Les travaux français furent alors repris et prolongés aux #États-Unis par une jeune #start-up de #biotechnologie, AveXis, qui parvint à mettre sur pied un premier essai clinique chez des bébés souffrant du type 1 de SMA –la forme la plus grave. En novembre 2017, une publication scientifique rapportait dans le prestigieux New England Journal of Medicine les premiers résultats encourageants de cette thérapie génique.

    C’est alors le début du #commerce_pharmaceutique. AveXis signe avec Généthon un accord de licence portant sur les brevets de Martine Barkats, qui prévoit l’utilisation du médicament de thérapie génique aux États-Unis, en Europe et au Japon. AveXis obtient ainsi les droits nécessaires à la commercialisation de son produit, en attendant l’accord des autorités américaines. Puis en mai 2018, la start-up est rachetée par la multinationale suisse #Novartis pour 8,7 milliards de dollars, soit 7,4 milliards d’euros.

    [...]

    Un an plus tard, la Food and Drug Administration (FDA) américaine vient à peine de donner son autorisation de mise sur le marché que Novartis annonce sa revendication de prix. Le Zolgensma® devient le médicament le plus cher au monde. Fallait-il dénoncer un système faisant coïncider des recherches en partie financées par la générosité publique française et une logique capitaliste pharmaceutique internationale ?

    [...]

    Certains vont plus loin. Comme l’Observatoire de la transparence dans les politiques des médicaments qui estime que le hold-up du géant Novartis doit prendre fin : « Ce traitement a été développé grâce à l’argent du Téléthon, et donc des dons défiscalisés, en France comme en Belgique. Il est plus que temps de récupérer NOTRE médicament. Les gouvernements ont le devoir de recourir à des dispositions prévues par le droit international de l’Organisation mondiale du commerce, mais aussi les droits nationaux : la licence d’office. Nous appelons donc le ministère français des Solidarités et de la Santé à entamer les démarches administratives en ce sens. »

  • Toutes ne mourraient pas mais toutes etaient... - Articles
    https://fabsarticles.tumblr.com/post/189211014829/toutes-ne-mourraient-pas-mais-toutes-etaient

    En Corée du Sud19 , en Espagne20, en Suède21, en Angleterre22, en Amérique du Nord et en Nouvelle Zélande des lesbiennes se lèvent pour critiquer non pas les droits des personnes transgenres à être accepté.e.s mais les revendications patriarcales de certains mouvements extrêmistes se revendiquant abusivement de la cause trans.

    Le conflit principal porte sur la question des protocoles de changement de sexe chez les enfants.

    Je poste ici un article mis en valeur ailleurs par PMO, une organisation qui s’est par ailleurs fait connaître pour ses positions très violentes à l’égard des personnes LGBT ("lobby gay" accompagnant le néolibéralisme ambiant, etc.) et féministes (en disant qui sont des « pseudo-féministes » sans avoir contribué à une quelconque lutte dans ce cadre-là).

    #transgenre #transidentité #détransition #genre #Big_Pharma #lesbiennes

  • Prescrire - Les médicaments à écarter - Bilan 2020 des médicaments à écarter : Pour mieux soigner, des médicaments à écarter : bilan 2020
    https://prescrire.org/Fr/202/1834/55640/0/PositionDetails.aspx

    Pour aider à choisir des soins de qualité et éviter des dommages disproportionnés pour les patients, nous avons mis à jour fin 2019 le bilan des médicaments que Prescrire conseille d’écarter pour mieux soigner.

    #santé #big_pharma #mieux_soigner

  • Inside Purdue Pharma’s Media Playbook : How It Planted the Opioid “Anti-Story” — ProPublica
    https://www.propublica.org/article/inside-purdue-pharma-media-playbook-how-it-planted-the-opioid-anti-story

    In 2004, Purdue Pharma was facing a threat to sales of its blockbuster opioid painkiller OxyContin, which were approaching $2 billion a year. With abuse of the drug on the rise, prosecutors were bringing criminal charges against some doctors for prescribing massive amounts of OxyContin.

    That October, an essay ran across the top of The New York Times’ health section under the headline “Doctors Behind Bars: Treating Pain is Now Risky Business.” Its author, Sally Satel, a psychiatrist, argued that law enforcement was overzealous, and that some patients needed large doses of opioids to relieve pain. She described an unnamed colleague who had run a pain service at a university medical center and had a patient who could only get out of bed by taking “staggering” levels of oxycodone, the active ingredient in OxyContin. She also cited a study published in a medical journal showing that OxyContin is rarely the only drug found in autopsies of oxycodone-related deaths.

    “When you scratch the surface of someone who is addicted to painkillers, you usually find a seasoned drug abuser with a previous habit involving pills, alcohol, heroin or cocaine,” Satel wrote. “Contrary to media portrayals, the typical OxyContin addict does not start out as a pain patient who fell unwittingly into a drug habit.”

    The Times identified Satel as “a resident scholar at the American Enterprise Institute and an unpaid advisory board member for the Substance Abuse and Mental Health Services Administration.” But readers weren’t told about her involvement, and the American Enterprise Institute’s, with Purdue.

    Among the connections revealed by emails and documents obtained by ProPublica: Purdue donated $50,000 annually to the institute, which is commonly known as AEI, from 2003 through this year, plus contributions for special events, for a total of more than $800,000. The unnamed doctor in Satel’s article was an employee of Purdue, according to an unpublished draft of the story. The study Satel cited was funded by Purdue and written by Purdue employees and consultants. And, a month before the piece was published, Satel sent a draft to Burt Rosen, Purdue’s Washington lobbyist and vice president of federal policy and legislative affairs, asking him if it “seems imbalanced.”

    Purdue’s tactics are reminiscent of the oil and gas industry, which has been accused of promoting misleading science that downplays its impact on climate change, and of big tobacco, which sought to undermine evidence that nicotine is addictive and secondhand smoke is dangerous.

    Media spinning was just one prong of Purdue’s strategy to fend off limits on opioid prescribing. It contested hundreds of lawsuits, winning dismissals or settling the cases with a provision that documents remain secret. The company paid leading doctors in the pain field to assure patients that OxyContin was safe. It also funded groups, like the American Pain Foundation, that described themselves as advocates for pain patients. Several of those groups minimized the risk of addiction and fought against efforts to curb opioid use for chronic pain patients.

    She has become an influential voice on opioids, addiction and pain treatment. Her writings have been published in The Wall Street Journal, USA Today, The Atlantic, Slate, Health Affairs, Forbes, Politico and elsewhere. She frequently appears on panels, television shows and in newspaper articles as an expert on the opioid crisis and pain prescribing guidelines. “We’ve entered a new era of opiophobia,” she recently told The Washington Post.

    Satel has been a resident scholar at the American Enterprise Institute since 2000. Among the notable figures who have spent time at AEI are the late Supreme Court Justice Antonin Scalia and former Trump national security adviser John Bolton. Current fellow Scott Gottlieb returned to AEI this year after serving as commissioner of the U.S. Food and Drug Administration, which approves and regulates prescription drugs like OxyContin.

    Purdue said its annual payments of $50,000 to AEI were part of the institute’s corporate program. That program offers corporations the opportunity to “gain access to the leading scholars in the most important policy areas for executive briefings and knowledge sharing,” according to the institute’s website.

    Purdue’s counterattack against an ambitious investigative series about OxyContin abuse may have contributed to that drop. An October 2003 series in the Orlando Sentinel, “OxyContin Under Fire,” found that Purdue’s aggressive marketing combined with weak regulation had contributed to “a wave of death and destruction.”

    The series, however, was marred by several errors that were detailed in a front-page correction nearly four months later. The reporter resigned, and two editors on the series were reassigned. While acknowledging the mistakes, the newspaper did not retract the series, and its review upheld the conclusion that oxycodone was involved in a large number of the overdoses in Florida.

    Dezenhall Resources, in an email, took credit for forcing the newspaper to issue the corrections. “Dezenhall’s efforts resulted in a complete front-page retraction of the erroneous 5-day, 19-part, front-page Orlando Sentinel series,” Hershow wrote in a 2006 email summarizing Dezenhall’s work for Purdue under the subject line “Success in Fighting Negative Coverage.”

    Purdue officials and the company’s public relations agencies came up with a 13-point plan to generate media coverage of the errors. It included getting a doctor to talk about how the series “frightened and mislead (sic) the people of Florida” and having a pain patient write a newspaper opinion column on the subject. The Sentinel series, one Purdue official wrote to other company executives and Dezenhall’s Hershow, was an opportunity to let the country know about “all of the sensational reporting on OxyContin abuse over the past 4 years. The conclusion: this is the most overblown health story in the last decade!”

    In the six years after Purdue challenged the Sentinel’s findings, the death rate from prescription drugs increased 84.2% in Florida. The biggest rise, 264.6%, came from deaths involving oxycodone. The state became a hotbed for inappropriate opioid prescribing as unscrupulous pain clinics attracted out of state drug seekers. The route traveled by many from small towns in Appalachia to the Florida clinics was nicknamed the “Oxycontin Express.”

    In 2017, 14 years after the Sentinel series was published, the Columbia Journalism Review described it as “right too soon” and said it “eerily prefigured today’s opioid epidemic.”

    Purdue also added Stu Loeser to its stable. The head of an eponymous media strategy company, Loeser was press secretary for Michael Bloomberg when he was mayor of New York City, and he is now a spokesman for Bloomberg’s possible presidential bid.

    Soon after Loeser began representing Purdue, Satel wrote in a 2018 piece for Politico headlined, “The Myth of What’s Driving the Opioid Crisis,” about “a false narrative” that the opioid epidemic “is driven by patients becoming addicted to doctor-prescribed opioids.”

    Loeser told Purdue executives in an email that “we are going to work with AEI to ‘promote’ this so it comes across as what it is: their thoughtful response to other writing.” His team was working to target the Satel story “to land in social media feeds of people who have searched for opioid issues and potentially even people who have read specific stories online,” he added.

    Loeser said in an interview that he didn’t end up working with AEI to promote the story. He said Purdue is no longer a client.

    Une belle bande d’ordures accoquinée avec une brochette de journaux peu regardants (quoique parmi les meilleurs du monde, ce qui est encore plus inquiétant).

    #Opioides #Sackler #Purdue_Pharma #Médias #Fake_news #Conflits_intérêt #Complicités #New_York_Times #Public_relation

  • Google’s ‘Project Nightingale’ Gathers Personal Health Data on Millions of Americans - WSJ
    https://www.wsj.com/articles/google-s-secret-project-nightingale-gathers-personal-health-data-on-millions-of

    Search giant is amassing health records from Ascension facilities in 21 states; patients not yet informed

    Google is engaged with one of the country’s largest health-care systems to collect and crunch the detailed personal health information of millions of Americans across 21 states.

    The initiative, code-named “Project Nightingale,” appears to be the largest in a series of efforts by Silicon Valley giants to gain access to personal health data and establish a toehold in the massive health-care industry.

  • En Suisse, la pénurie de médicaments inquiète sérieusement Natalie Bougeard/gma - 30 Septembre 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/suisse/10747576-en-suisse-la-penurie-de-medicaments-inquiete-serieusement-.html

    Les ruptures d’approvisionnement de médicaments se suivent et s’intensifient d’année en année. La situation devient un enjeu de santé publique et ce phénomène mondial n’épargne pas la Suisse.
    Il y aurait actuellement 588 médicaments en rupture d’approvisionnement en Suisse, selon Enea Martinelli, pharmacien-chef du groupement d’hôpitaux fmi (Frutigen, Meiringen et Interlaken).

    Excédé par une situation de plus en plus difficile à gérer, celui-ci a créé une base de données. https://www.drugshortage.ch/index.php/uebersicht-2 « Je souhaite fournir de la transparence et une vision globale », explique-t-il.

    Aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), un équivalent temps plein est désormais dédié à la gestion des ruptures de stock. « Nous surveillons une centaine de médicaments sur les 2000 que nous utilisons, dont 15 pour lesquels le manque serait extrêmement problématique », révèle Pascal Bonnabry, pharmacien-chef des HUG. « Ces dix dernières années, le problème a été multiplié par 20. La situation s’empire et on ne voit pas tellement le bout du tunnel », admet-il.

    Annoncer les ruptures de stocks
    Les substances les plus touchées par la pénurie sont notamment les antibiotiques, les analgésiques, les anticancéreux et les vaccins. Des produits en grande majorité anciens et peu chers.

    La Confédération aussi surveille le phénomène et oblige depuis 2015 les entreprises du secteur à annoncer les ruptures de stocks. Cela ne s’applique toutefois qu’à une liste restreinte de substances, les médicaments dits vitaux. Une liste que certains acteurs aimeraient voir élargie : elle devrait être revue d’ici la fin de cette année.

    Baisse des coûts de production
    La multiplication des ruptures d’approvisionnement s’explique par les stratégies de baisses des coûts de production mises en oeuvre par les fabricants. Des choix industriels qui ont mené au fractionnement et à l’éparpillement de la chaîne de production.

    « Dans les années 90, la production des médicaments était courante en Europe. Par la baisse des prix successives, la production s’est d’abord déplacée en Europe de l’Est, puis en Asie. La Suisse n’est plus capable de fabriquer ses propres antibiotiques, ses propres vaccins, depuis 15 ans. Nous sommes totalement dépendants de la production non-européenne », dénonce Salvatore Volante, expert en pharmacologie et en santé publique.

    Selon un récent rapport français, 80% des substances actives utilisées dans des médicaments commercialisés dans l’Union européenne viennent de pays hors de l’UE. Pour la Suisse, les données manquent et l’opacité règne. Une entreprise a toutefois communiqué ses chiffres. « Chez nous, 50% des substances actives viennent de Chine ou d’Inde », explique Andreas Bosshard, directeur de Mepha Suisse.

    Armée en renfort
    La Confédération a mis en place des stocks obligatoires pour certaines substances. Des stocks qui ont dû être utilisés 29 fois en 2017 et 2018. Les capacités militaires de la Suisse sont même appelées à la rescousse. « La pharmacie de l’armée développe, pour certains médicaments, une production afin qu’en cas d’urgence nous puissions avoir recours à une production indigène », détaille Ueli Haudenschild, de l’Office fédéral pour l’approvisionnement économique du pays. « La situation me préoccupe parce que ces ruptures de stocks demandent beaucoup d’efforts. Mais nous ne sommes pas dans une situation dangereuse », estime-t-il.

    Mais à quel prix ? Les traitements de substitution sont parfois plus chers que celui en rupture, s’approvisionner à l’étranger s’avère souvent également plus onéreux. Le coût engendré par ces pénuries est difficile à calculer. Salvatore Volante ose cette estimation : « Cela va très vite se chiffrer, pour la Suisse, à environ 50 à 70 millions de francs. »

    La pénurie de médicaments est un problème de santé publique mondial. Aux Etats-Unis, des chiffres récents estiment que ces ruptures de stock coûtent aux hôpitaux américains 359 millions de dollars par année. « Pour faire face au problème il faudrait une coopération internationale, diversifier le nombre d’usines et rapatrier les capacités de production en Europe », estime Herbert Plagge, membre de l’Association suisse des pharmaciens de l’administration et des hôpitaux (GSASA). 

    Il s’agit justement de l’un des points proposés par le gouvernement français. Celui-ci a publié cet été un plan d’action pour lutter contre les pénuries d’approvisionnement, en proposant notamment de mettre en place des incitations fiscales pour les entreprises qui produisent en Europe. Une démarche dont la Suisse pourrait également profiter.

    #santé #médicaments #big_pharma #mondialisation #multinationales #médecine #pharma #industrie_pharmaceutique #médicament #économie #pénuries #prix #santé #fric #capitalisme #argent_public #armée #femmes #hommes #enfants

    • Le cas des génériques
      Parmi les médicaments touchés par les pénuries d’approvisionnement, on retrouve des médicaments originaux peu chers, mais aussi beaucoup de génériques. Les génériques coûtent, en moyenne, deux fois plus en Suisse que dans les pays voisins. Le Conseil fédéral a donc proposé en août au Parlement d’introduire un système de prix de référence pour ces médicaments, ceci afin de baisser le prix de certains d’entre eux.

      « Si on fait ça, alors les situations de ruptures de stock seront encore plus graves qu’aujourd’hui », réagit Andreas Bosshard, le directeur de Mepha Suisse. Cette mesure inquiète aussi les pharmaciens. Le prix des produits est un point central pour les coûts de la santé, comme l’explique Stefan Grösser, de la HES Berne, qui mène une étude sur les ruptures de stocks en Suisse : « Un des résultats de notre étude, c’est qu’on devrait regarder encore plus attentivement le prix des médicaments et la fixation des tarifs, au vu des effets qu’elles auront finalement sur le système global. Le prix, c’est le point central, le point critique du #système. »

  • Quand la médecine change d’avis : 5 exemples de revirements spectaculaires | egora.fr
    https://www.egora.fr/actus-pro/recherche/51042-quand-la-medecine-change-d-avis-5-exemples-de-revirements-spectaculaires

    (sous #paywall, trouvé ailleurs (FB))

    Le Dr Vinay Prasad et ses collègues se sont employés à compiler des revirements médicaux spectaculaires, qui voient des pratiques médicales bien instituées contredites par la recherche clinique. Supplémentation post-partum en vitamine A, antidépresseurs chez les patients Alzheimer, chimio intra-hépatique… Florilège de ces moments où la médecine a dû se dédire.

    Les revirements de jurisprudences ont leur pendant en clinique : le revirement médical ("medical reversal"). Théorisé par le Dr Vinay Prasad, le revirement médical désigne ce moment où des années, voire des décennies, de pratique se trouvent soudain invalidées à la faveur d’un essai clinique randomisé de qualité. Les sociétés savantes se voient alors contraintes de plancher à nouveau sur leurs recommandations, et les cliniciens d’expliquer à leurs patients, bon an mal an, que le traitement d’hier est devenu inutile ou même dangereux.

    Dans une étude publiée cet été dans la revue eLife, Vinay Prasad et ses collègues des universités d’Oregon, de Chicago et du Maryland, se sont employés à documenter de tels revirements médicaux. Un travail de titan, qui a consisté à passer au crible 3000 essais parus dans un trio de revues médicales prestigieuses (NEJM, Lancet, Jama) et nécessité 7000 heures de travail. Une façon, pour ce pourfendeur infatigable des mauvaises pratiques en recherche clinique, de défendre son point de vue : il ne faut jamais hésiter à renoncer à une pratique inefficiente. Primum non nocere. En voici un florilège.

    • Rupture prématurée des membranes avant terme : mieux vaut attendre
    Pendant longtemps, les gynécologues-obstétriciens ont recommandé de déclencher l’accouchement en cas de rupture prématurée des membranes (RPM) avant terme à un stade avancé de la grossesse (34 semaines d’aménorrhée ou plus). La crainte d’une infection intra-utérine, en particulier si le nouveau-né était prématuré, commandait de hâter la délivrance. Le manuel Merck le conseille encore aujourd’hui. Mais en 2016, l’essai australien PPROMT a montré que l’attitude interventionniste ne permettait de réduire ni le risque septique, ni la morbimortalité néonatale, tandis que les nouveau-nés issus du groupe sous simple surveillance avaient (logiquement) moins de problèmes respiratoires. Revirement médical : sauf complication, il est aujourd’hui recommandé d’adopter une attitude expectative jusqu’aux 37 semaines règlementaires.

    • Les antidépresseurs dans la maladie d’Alzheimer : à oublier ?
    Les malades d’Alzheimer souffrant de trouble dépressif majeur ont longtemps fait l’objet d’une prise en charge médicamenteuse proche de celle des autres patients, notamment à base d’inhibiteurs sélectifs de la recapture de sérotonine (ISRS). Mais un essai contrôlé randomisé anglais (HTA-SADD), réalisé auprès de 228 patients Alzheimer, a renversé la tendance en 2011 : il a montré que ni la sertraline (ISRS) ni la mirtazapine (ISRSNA) n’étaient plus efficaces qu’un simple placebo pour réduire les symptômes dépressifs à court ou long terme (6 mois). Une autre étude a confirmé ce résultat pour la sertraline.

    Ces données invitent à mettre l’accent sur les interventions psychosociales dans la dépression associée à la maladie d’Alzheimer, et à ne pas se faire d’illusion sur l’efficacité d’une prise en charge médicamenteuse. Elles suggèrent également que les mécanismes de la dépression en jeu chez ces patients se démarquent de ceux à l’œuvre en population générale.

    • Chimiothérapie intra-hépatique : une bonne idée, mais pas de plus-value
    Dans la prise en charge des métastases hépatiques dans le cancer du côlon, l’administration d’une chimiothérapie par voie intra-artérielle hépatique (CIAH) était fréquemment employée. Le rationnel était très convaincant : la vascularisation des métastases étant principalement artérielle, cette voie d’administration devait permettre de maximiser l’exposition des cellules tumorales aux agents cytotoxiques, tout en limitant les effets systémiques de la chimiothérapie.
    Mais en 2003, un essai randomisé européen a montré que la voie intraveineuse classique et la voie intra-hépatique n’induisaient aucune différence en matière de survie sans progression ou de survie globale. Plus complexe et coûteuse, et nécessitant la pose d’un cathéter dans l’artère hépatique, la voie intra-hépatique n’a donc plus de raison d’être employée en routine. Revirement médical.

    • Insomnie du sujet âgé : une bonne thérapie vaut mieux qu’un bon somnifère
    L’insomnie du sujet âgé appelle-t-elle une prise en charge médicamenteuse ? En 2006, une étude norvégienne s’est penchée pour la première fois sur la question en comparant un hypnotique non benzodiazépinique (zopiclone) avec une intervention non médicamenteuse. Cette dernière, de type cognitivo-comportementale (TCC-I), repose sur plusieurs axes : ancrer des comportements mieux adaptés (contrôler les stimuli associés à l’insomnie, réduire le temps au lit, améliorer l’hygiène de sommeil…), corriger les croyances erronées sur le sommeil et apprendre des techniques de relaxation.
    De faible taille (46 sujets), l’essai norvégien a néanmoins permis de conclure que la TCC-I améliorait le sommeil à court et à long terme, quand le zopiclone échouait à faire mieux qu’un placébo. Au regard des effets secondaires associés au zopiclone (somnolence, confusion) et à tous les hypnotiques, ce résultat, de niveau de preuve certes modeste, invite à privilégier l’approche interventionnelle dans la prise en charge de l’insomnie du sujet âgé.

    • Supplémentation en vitamine A : inutile contre la mortalité infantile
    La carence en vitamine A est un problème de santé publique majeur dans les pays à faible revenu, où elle provoque des troubles ophtalmiques (xérophtalmie, cécité nocturne) et affaiblit le système immunitaire. Sur la base de ces éléments, la supplémentation des mères pendant la période postnatale a ainsi été largement employée dans les pays d’Asie du Sud-est et d’Afrique, pour son effet supposément protecteur sur la mortalité infantile.

    En 2015, trois grands essais contrôlés randomisés se sont attaqués à la question, au Ghana, en Tanzanie et Inde. Au Ghana, la supplémentation tendait à accroître la mortalité infantile et les cas de fontanelle bombée ; en Inde (Haryana), elle réduisait la mortalité mais augmentait aussi les cas de fontanelle bombée ; en Tanzanie, elle n’avait aucun effet démontrable. Ces résultats ont mis fin à la pratique de la supplémentation en vitamine A en post-partum. La supplémentation est en revanche toujours conseillée chez les enfants entre 6 mois et cinq ans.

    La liste est encore longue : le Dr Prasad et ses collègues ont identifié 228 revirements médicaux, qui viennent s’ajouter à une précédente étude de la même équipe pour aboutir à quelque 396 pratiques médicales désavouées par la recherche clinique. Tous les domaines de la médecine sont concernés, de la cardiologie à la chirurgie, en passant par la cancérologie et la neurologie. Dans l’ensemble, les auteurs estiment que 13 % de tous les essais cliniques publiés donnent lieu à un revirement médical – et environ un tiers de ceux publiés dans les revues les plus prestigieuses.
    Point intéressant : la grande majorité (64 %) des revirements médicaux identifiés proviennent d’études indépendantes, les essais industriels ne représentant que 9 % du total. « Les revirements mettent en lumière l’importance de financer la recherche clinique de façon indépendante, publique et non entachée de conflits d’intérêts », concluent les auteurs.

    La démarche des chercheurs est également un plaidoyer en faveur d’une recherche clinique plus exigeante. « Incorporer de nouveaux traitements dans la pratique médicale sans données sur leur efficacité représente en danger », jugent-ils, d’autant que l’abandon des pratiques courantes s’avère souvent « lent et difficile ». Ils en appellent à mieux évaluer les traitements avant leur généralisation afin d’éviter « de porter atteinte aux patients comme à la réputation du champ médical »"

  • Critics ‘alarmed by lack of interest’ in studying children put at risk by dengue vaccine | Science | AAAS
    https://www.sciencemag.org/news/2019/09/critics-alarmed-lack-interest-studying-children-put-risk-dengue-vaccine

    Public health experts are debating how to help the 1 million children in the Philippines who received a new vaccine against dengue that could, in rare cases, sicken rather than protect them. The country launched a campaign in 2016 to vaccinate schoolchildren against the mosquito-borne virus, which can cause high fevers, muscle and joint pains, and rashes. One year later, the campaign was suddenly halted after the vaccine’s producer, Paris-based Sanofi Pasteur, announced it could, in rare cases, trigger severe, potentially fatal forms of dengue in children who became infected with the virus despite their vaccination.

    Now, critics of the vaccine, named Dengvaxia, say researchers should try to identify those at increased risk of harm, which might save their lives. But Sanofi Pasteur has no plans to conduct a big, complex study, although it is following the fate of about 1% of the vaccinated children for 5 years.

  • Purdue Pharma annonce se déclarer en faillite pour régler la crise des opiacés AFP - 16 Septembre 2019 - RTBF

    Le groupe pharmaceutique américain Purdue Pharma a annoncé dimanche qu’il allait se déclarer en faillite dans le cadre d’un accord à l’amiable, espérant en tirer 10 milliards de dollars pour solder des milliers de plaintes liées à la crise des opiacés.

    Le président de Purdue, Steve Miller, a précisé dans un communiqué que cet accord « fournira des milliards de dollars et des ressources essentielles aux collectivités de tout le pays qui tentent de faire face à la crise des opiacés ».

    En vertu de cet accord, toutefois assujetti à l’approbation d’un tribunal, la totalité de la valeur du groupe Purdue sera versée à un organisme établi au bénéfice des plaignants et de la population américaine.

    Purdue Pharma, fabricant d’un des principaux médicaments anti-douleur aux opiacés, l’OxyContin, fait l’objet de plus de 2.000 plaintes.

    Le groupe a déclaré s’être placé sous la protection de la loi américaine sur les faillites - « Chapitre 11 » - et a précisé que le conseil d’administration d’une nouvelle entreprise serait choisi par les plaignants avant d’être approuvé par le tribunal des faillites.

    M. Miller a également indiqué que cette restructuration éviterait de « gaspiller des centaines de millions de dollars et des années en litiges prolongés ».

    Dans le cadre de l’accord, l’entreprise pourrait fournir des millions de médicaments nécessaires au traitement de la toxicomanie, tels que le Nalmefene et le Naloxone, gratuitement ou à coût faible.

    En plus de l’abandon du contrôle de Purdue, la riche famille américaine Sackler pourrait à titre privé devoir notamment contribuer à hauteur de 3 milliards de dollars.

    Très influents au sein du gotha new-yorkais, les Sackler ont bâti leur fortune sur l’OxyContin, ce puissant antidouleur accusé d’être au coeur de la crise des opiacés à l’origine de 47.000 morts par overdose aux Etats-Unis en 2017.

    Source : https://www.rtbf.be/info/economie/detail_purdue-pharma-annonce-se-declarer-en-faillite-pour-regler-la-crise-des-o

    #Opioides #Sackler #Philanthropie #Procès #Accord_amiable #Procès #mécénat #Oxycontin #big_pharma #drogues #opiacés #addiction #drogue #pharma #santé_publique #overdose #philantropophagie

  • #cancer_du_sein : La pénurie de Femara due à une « stratégie délibérée » . . . . . . . .
    Les ruptures de stock de Femara, un médicament contre le cancer du sein, ne sont « pas un hasard » mais sont dues à une « stratégie délibérée de l’industrie pharmaceutique », estime jeudi le PTB dans un communiqué.

    « Ni Novartis, le producteur du Femara, ni le grossiste Febelco, qui en opère la distribution, ne donnent d’explication claire quant à la pénurie actuelle de ce médicament, tout simplement parce que ce n’est pas justifiable », estime la spécialiste santé du parti, Sofie Merckx.

    En juillet, Marleen Pollet, une patiente atteinte de cancer du sein, avait déjà tiré la sonnette d’alarme à propos de l’indisponibilité du Femara. La ministre de la Santé publique Maggie De Block (Open VLD) avait alors affirmé que le problème serait résolu pour le 26 juillet. Or aujourd’hui, il n’y a toujours aucune solution et le Femara n’est toujours pas disponible, affirme le PTB.

    Le parti d’extrême gauche exige désormais que le gouvernement prenne d’urgence les mesures nécessaires pour remédier aux ruptures de stocks actuelles. « Nous appelons la ministre à examiner attentivement chaque cas de pénurie et à prendre immédiatement les mesures qui s’imposent », insiste Mme Merckx.

    « La manière dont les firmes pharmaceutiques et les grossistes-distributeurs créent et exploitent des pénuries afin d’augmenter leurs profits est devenue un modèle commercial en soi. C’est à la ministre de s’attaquer à cette situation, si nécessaire par la voie juridique », poursuit-elle.
    . . . . . . . . .

    #femmes #santé #discrimination #femme #santé #médicaments #big_pharma #pharma #médecine #industrie_pharmaceutique #médicament #cancer #pénurie organisée #argent #fric #flouze #artiche #marge #bénéfices . . . .

  • #Big_Pharma paying a small price for opioid crisis - HoustonChronicle.com
    https://www.houstonchronicle.com/business/columnists/tomlinson/article/Big-Pharma-paying-a-small-price-for-opioid-crisis-14396082.php

    Et en plus ça s’indigne,

    The $572 million fine represents 2 percent of Johnson and Johnson’s annual profits. The company says it will appeal what it calls an unjust verdict.

    #fumisterie #dérisoire #opiacés #opioides

  • Le « naming », un piège à Louvre Texte Nicolas Cori Photo Denis Allard/Réa Édité par François Meurisse - 6 Aout 2019 - Les Jours

    Le musée s’est embourbé dans un contrat de mécénat avec la généreuse famille Sackler, accusée d’avoir créé la crise des opioïdes aux États-Unis.

    Prenez La Joconde, son sourire mystérieux et ses millions de visiteurs annuels. Imaginez maintenant des hordes d’activistes dénoncer régulièrement devant elle la complicité du Louvre face à l’une des plus grandes crises sanitaires qu’ait connues les États-Unis.
    Un tel scénario a dû donner des cauchemars à la direction du musée parisien. Le 1er juillet dernier, une poignée de militants emmenés par la photographe américaine Nan Goldin, les pieds dans l’eau et des banderoles à la main, ont manifesté devant la pyramide du Louvre afin de demander à ce que l’aile Sackler des antiquités orientales soit débaptisée. La famille Sackler est propriétaire du groupe pharmaceutique Purdue Pharma, accusé d’avoir incité les médecins américains à prescrire à tout va depuis le début des années 2000 de l’Oxycontin, un analgésique contenant de l’opium, créant ainsi la plus grosse épidémie d’overdoses médicamenteuses jamais vue outre-Atlantique. Eh bien, quelques semaines après ce modeste happening, la direction du Louvre a décidé d’effacer en toute discrétion le nom de Sackler de ses salles, tout en adoptant une communication très alambiquée.

    Interrogé le 16 juillet sur RTL, Jean-Luc Martinez, le président du Louvre, a ainsi affirmé qu’il n’avait pas à « débaptiser ces salles » car elles ne portaient « plus le nom de Sackler » depuis des années, étant donné que le « nommage » des salles – datant des années 1990 – ne durait que « vingt ans ». Une information que, visiblement, seul l’intéressé possédait : pourquoi une manifestation quinze jours auparavant sinon ? Cet épisode est révélateur de la gêne de la direction du Louvre, mais aussi des problèmes éthiques pesant sur l’une des contreparties (lire l’épisode 2, « Les riches jouent aux gros dons ») les plus contestables du mécénat : le « naming » ou « nommage » d’espaces pour remercier un donateur particulièrement généreux. Permettre qu’une entreprise ou une personne fortunée donne son nom à un bout de musée, c’est prendre le risque de voir la réputation de l’établissement mise à mal si le mécène ne s’avère pas sans reproches. Et qui est sans tache ? Le récit du mécénat Sackler au Louvre permet de s’en rendre compte..

    Overdoses
    En 2015, le nombre d’overdoses mortelles dues à des médicaments opioïdes a atteint le chiffre de 33 000 contre 4 000 en 1994, avant l’introduction de l’Oxycontin. Ce médicament était à l’origine destiné à soulager les malades du cancer mais la firme Purdue Pharma a développé une politique marketing très agressive, convaincant les médecins de prescrire ce médicament à tous les publics. . . . . . . .

    La suite, payante sur : https://lesjours.fr/obsessions/mecenes-mecenat/ep5-louvre-sackler

    #art #musée #mécénat #culture #peinture #musées #exposition #mémoire #merci #france #opioides #sackler #Oxycontin #big_pharma #drogues #opiacés #addiction #drogue #pharma #santé_publique #overdose #opioids #Louvre #naming

    • Le discours de Nan Goldin
      « Je suis ici aujourd’hui pour demander à ce que le Louvre retire le nom “Sackler”. Il y a douze salles dans le département des antiquités orientales qui ont le nom “Sackler”. Les Sackler possèdent un groupe pharmaceutique qui a déchaîné la plus grande crise de santé publique aux États-Unis. Les gens meurent à cause d’eux. (…) 1,7 million de personnes sont dépendantes. »

  • 76 billion opioid pills : Newly released federal data unmasks the epidemic

    https://www.washingtonpost.com/investigations/76-billion-opioid-pills-newly-released-federal-data-unmasks-the-epidemic/2019/07/16/5f29fd62-a73e-11e9-86dd-d7f0e60391e9_story.html

    America’s largest drug companies saturated the country with 76 billion oxycodone and hydrocodone pain pills from 2006 through 2012 as the nation’s deadliest drug epidemic spun out of control, according to previously undisclosed company data released as part of the largest civil action in U.S. history.

    The information comes from a database maintained by the Drug Enforcement Administration that tracks the path of every single pain pill sold in the United States — from manufacturers and distributors to pharmacies in every town and city. The data provides an unprecedented look at the surge of legal pain pills that fueled the prescription opioid epidemic, which has resulted in nearly 100,000 deaths from 2006 through 2012.

    Just six companies distributed 75 percent of the pills during this period: McKesson Corp., Walgreens, Cardinal Health, AmerisourceBergen, CVS and Walmart, according to an analysis of the database by The Washington Post. Three companies manufactured 88 percent of the opioids: SpecGx, a subsidiary of Mallinckrodt; ­Actavis Pharma; and Par Pharmaceutical, a subsidiary of Endo Pharmaceuticals.

    The database reveals what each company knew about the number of pills it was shipping and dispensing and precisely when they were aware of those volumes, year by year, town by town. In case after case, the companies allowed the drugs to reach the streets of communities large and small, despite persistent red flags that those pills were being sold in apparent violation of federal law and diverted to the black market, according to the lawsuits.

    In statements emailed to The Post on Tuesday, the drug distributors stressed that the ARCOS data would not exist unless they had accurately reported shipments and questioned why the government had not done more to address the crisis.

    “For decades, DEA has had exclusive access to this data, which can identify the total volumes of controlled substances being ordered, pharmacy-by-pharmacy, across the country,” McKesson spokeswoman Kristin Chasen said.

    A DEA spokeswoman declined to comment Tuesday “due to ongoing litigation.”

    The pain pill epidemic began nearly three decades ago, shortly after Purdue Pharma introduced what it marketed as a less addictive form of opioid it called OxyContin. Purdue paid doctors and nonprofit groups advocating for patients in pain to help market the drug as a safe and effective way to treat pain.

    But the new drug was highly addictive. As more and more people were hooked, more and more companies entered the market, manufacturing, distributing and dispensing massive quantities of pain pills.

    Purdue ending up paying a $634 million fine to the Food and Drug Administration for claiming OxyContin was less addictive than other pain medications.

    Annual opioid sales nationwide rose from $6.1 billion in 2006 to $8.5 billion in 2012, according to industry data gathered by IQVIA, a health care information and consulting company.

    Individual drug company revenues ranged in single years at the epidemic’s peak from $403 million for opioids sold by Endo to $3.1 billion in OxyContin sales by Purdue Pharma, according to a 2018 lawsuit against multiple defendants by San Juan County in New Mexico.

    During the past two decades, Florida became ground zero for pill mills — pain management clinics that served as fronts for corrupt doctors and drug dealers. They became so brazen that some clinics set up storefronts along I-75 and I-95, advertising their products on billboards by interstate exit ramps. So many people traveled to Florida to stock up on oxycodone and hydrocodone, they were sometimes referred to as “prescription tourists.”

    In 2007, the DEA brought a case against McKesson. The DEA accused the company of shipping millions of doses of hydrocodone to Internet pharmacies after the agency had briefed the company about its obligations under the law to report suspicious orders.

    “By failing to report suspicious orders for controlled substances that it received from rogue Internet pharmacies, the McKesson Corporation fueled the explosive prescription drug abuse problem we have in this country,” the DEA’s administrator said at the time.

    In 2008, McKesson agreed to pay a $13.25 million fine to settle the case and pledged to more closely monitor suspicious orders from its customers.

    That same year, the DEA brought a case against Cardinal Health, accusing the nation’s ­second-largest drug distributor of shipping millions of doses of painkillers to online and retail pharmacies without notifying the DEA of signs that the drugs were being diverted to the black market.

    “The depth and penetration of the opioid epidemic becomes readily apparent from the data,” said Peter J. Mougey, a lawyer for the plaintiffs from Pensacola, Fla. “This disclosure will serve as a wake up call to every community in the country. America should brace itself for the harsh reality of the scope of the opioid epidemic. Transparency will lead to accountability .”

    #Opioides #Oxycondone #Vente_opiacés #USA #Big_Pharma

  • Le nombre de médicaments indisponibles ne cesse d’augmenter en Belgique Eric Steffens -9 Juillet 2019 - VRT
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2019/07/09/le-nombre-de-medicaments-indisponibles-ne-cesse-daugmenter

    459 médicaments ne sont pas disponibles dans notre pays actuellement. C’est l’Ordre des pharmaciens qui l’annonce et l’information est relayée par le journal Het Nieuwsblad. Il s’agit notamment d’anticoagulants et de certains types d’antibiotiques. L’indisponibilité de médicaments n’a cessé d’augmenter ces derniers mois et n’a jamais été aussi importante. . . . .

    A la fin de l’année dernière l’Association pharmaceutique belge mettait déjà en garde concernant l’indisponibilité de certains types de médicaments dans notre pays. À l’époque, il y avait environ 410 médicaments qui n’étaient plus disponibles, mais depuis il y en a déjà 50 autres. C’est un record. Il s’agit notamment d’anticoagulants, de certains types d’antibiotiques et de diurétiques utilisés pour traiter, entre autres, l’insuffisance cardiaque complexe.

    L’indisponibilité temporaire peut avoir plusieurs raisons. Parfois il s’agit d’une pénurie de matières premières, parfois le processus de production prend beaucoup de temps parce qu’il est très compliqué, ou un médicament est rejeté après la production parce qu’il ne répond pas aux exigences de qualité. Mais parfois, d’après l’L’Association Pharmaceutique Belge, cela peut être aussi une raison commerciale. « Parfois, la cause peut être trouvée dans la manière dont les producteurs et les distributeurs gèrent la distribution de médicaments sur les différents marchés internationaux », explique Lieven Zwaenepoel de l’Association Pharmaceutique Belge.

    « Cela ne correspond pas toujours aux besoins de la population. Il y a aussi des motifs économiques derrière tout cela. »

    Les problèmes qui peuvent être causés par cette pénurie ne doivent pas être sous-estimés, ajoute l’Association. « Cela mène à des problèmes quotidiens », estime Lieven Zwaenepoel. « Nous devons renvoyer des clients chez eux tous les jours et chercher toutes sortes de solutions. Nous y parvenons souvent, mais parfois pas. Et puis cela constitue un problème pour la santé de ces personnes. »

    Ces problèmes ne sont pas nouveaux, ils existent depuis des mois. Il y a environ deux mois, une nouvelle loi est entrée en vigueur dans notre pays pour lutter contre le manque de médicaments. La loi oblige les grossistes à vendre des médicaments en Belgique en cas de pénurie et à ne pas les exporter à l’étranger. Mais il faut encore un arrêté d’application pour que la loi soit appliquée, mais cette loi subit déjà les critiques de toute façon ", explique Lieven Zwaenepoel. « Il reste donc à voir si elle sera maintenue. De plus, la loi n’offre qu’une solution pour une partie de la pénurie causée par les exportations ». En outre, il est plus probable que des mesures seront nécessaires au-delà du niveau belge. . . . . . .

    #santé #médicaments #big_pharma #médecine #pharma #industrie_pharmaceutique #france #médicament #pénurie #fric

  • Pénurie de médicaments : le dangereux business de l’industrie pharmaceutique
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070719/penurie-de-medicaments-le-dangereux-business-de-lindustrie-pharmaceutique

    La ministre de la santé doit annoncer ce lundi 8 juillet un plan anti-pénurie de médicaments. Il y a urgence : la France connaît douze fois plus de ruptures de stock de remèdes vitaux qu’il y a dix ans. La raison ? Des laboratoires pharmaceutiques délaissent les médicaments les moins rentables et sous-traitent en Asie, où les chaînes sont souvent stoppées pour défaut de qualité.

    #Santé #Big_Pharma,_pénurie_de_médicaments,_médicaments,_Agnès_Buzyn

  • Le massacre des limules ! – RefracTerre
    https://refracterre.news/2019/02/04/le-massacre-des-limules

    La limule un petit arthropode, vieux de 450 millions d’années, risque aujourd’hui l’extinction à cause des groupes pharmaceutiques qui exploitent son sang bleu, contenant des cellules aux caractéristiques bien particulières.

    La limule a survécu à quatre extinctions massives et pourtant aujourd’hui elle est surexploitée par l’Homme qui a fait de son sang bleu un véritable produit convoité par le monde entier. En raison de son utilisation pharmaceutique, plus de 430 000 limules sont aujourd’hui tuées chaque année sans pour autant faire la « une » des journaux.

    Ce petit arthropode, aussi vieux qu’un fossile vient d’être placé sur la liste des animaux vulnérables de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). La raison de son exploitation : un sang bleu contenant des cellules qui réagissent au contact de bactéries et qui permettent alors de détecter une contamination de matériel chirurgical, de dialyse ou autres médicaments. Un sang si rare que la demande a explosé pour en faire l’un des produits les plus chers du monde, vendu à plus de 10 000 euros le litre.

    Aujourd’hui l’industrie pharmaceutique tue des limules en masse.
    Une espèce dont la population s’apprête à diminuer de 30% selon les scientifiques. La branche asiatique de la limule risque d’ailleurs de s’éteindre en premier, car en Asie l’animal y est aussi consommé après sa ponction, tandis qu’aux Etats-unis elle est parfois relâchée. Ce geste est souvent inutile puisque très peu d’entre elles survivent suite à l’intervention.

    Mais son sang n’est pas sa seule faiblesse :
    Leur propre sang n’est pas la seule menace qui pèse sur les limules. Elles doivent également faire face à une diminution des plages disponibles pour pondre leurs œufs ainsi qu’à la prolifération d’algues toxiques…

    Un triste sort qui se profile pour cette espèce qui avait pourtant réussi à vivre en paix jusque-là et ce pendant des millions d’années.

    #nos_ennemis_les_bêtes #big_pharma

  • Rappel (car rien n’a changé)  : Une campagne de Médecins du Monde censurée pour ne pas déplaire aux laboratoires pharmaceutiques Julien Rebucci - lesinrocks 13/06/16
    https://www.lesinrocks.com/2016/06/13/actualite/actualite/a

    L’ONG Médecins du Monde aurait dû lancer une campagne choc, ce lundi 13 juin choc contre le prix de certains médicaments. Mais il n’en sera rien, elle a été « bloquée » par l’Autorité professionnelle de régulation de la publicité (ARPP) qui juge qu’elle pourrait nuire aux laboratoires pharmaceutiques.

    Et si dans un futur très proche, les laboratoires pharmaceutiques n’avaient plus besoin de faire pression ou d’exercer un lobbying assidu pour éviter que l’on ne plonge le nez dans leurs bilans financiers ? Eh bien ce futur est peut-être encore plus proche qu’on le croit. L’ONG Médecins du Monde (MDM) aurait dû, en théorie, lancer une grande campagne d’affichage, ce lundi 13 juin, pour dénoncer le prix prohibitifs de certains médicaments contre des maladies comme l’hépatite C, le mélanome ou la leucémie. Une campagne "choc" comme l’ont signalé plusieurs médias lundi matin.

    Mais il n’en sera rien. Tout simplement car aucun diffuseur n’a voulu prendre le risque de l’afficher – et par extension de se fâcher éventuellement avec un grand laboratoire. Tel est l’extrait du "conseil" transmis par l’ l’Autorité professionnelle de régulation de la publicité (ARPP) à la société Médiatransports, que nous nous sommes procuré.

    Le zèle de l’ARPP
    MDM et Médiatransports ont pourtant travaillé ensemble à plusieurs reprises. Ils ont même remporté un prix ensemble, il y a moins d’un an. Comme de coutume, pour cette campagne, l’ONG a envoyé les visuels de sa nouvelle campagne à la régie commerciale du "leader de l’affichage transport". Ces derniers vont étonnamment demander conseil à l’ARPP qui n’a qu’un avis consultatif, en aucun cas contraignant, comme dans le domaine audiovisuel.

    L’ARPP pointe trois raisons : la "référence a des maladies graves" qui "pourrait être perçue comme choquante par le public", des "allégations chiffrés" qui ne sont pas sourcées sur les affiches et , surtout, l’ARPP écrit en première justification :

    « Nous attirons tout particulièrement votre attention sur le risque de réactions négatives que pourrait susciter l’axe de communication choisi, de la part des représentants de l’industrie pharmaceutique. En effet les entreprises ainsi mises en causes pourraient estimer qu’une telle campagne porte atteinte à leur image et leur cause un grave préjudice et décider d’agir en ce sens. »

    Suite à l’avis défavorable de l’ARPP, Médiatransports renvoie un avis négatif à Médecins du Monde. Mais cela ne s’arrête pas là. L’ONG va alors solliciter d’autres afficheurs, parmi lesquels JC Decaux ou le réseau d’affichage Insert. Aucun ne donnera suite et pour cause : le "conseil" de l’ARPP a été "circularisé", c’est-à-dire envoyé à toutes les sociétés. Une pratique habituelle, mais qui aurait pu être bloquée par Médiatransports.

    "Le prix de la vie"
    Pour sa campagne intitulée "Le prix de la vie", MDM voulait, au travers de dix affiches, alerter sur les prix prohibitifs de certains médicaments et mettre l’accent sur la méthode des laboratoires pour en fixer les prix.

    Selon MDM, les prix des médicaments sont fixés en fonction de la capacité maximale des Etats à payer pour avoir accès au traitement. En gros, plus un Etat est riche, plus le prix du médicament sera élevé. Pour justifier ces tarifs parfois hallucinants (le Glivec, utilisé pour soigner la leucémie est vendu 40 000 euros par an et par patient), les laboratoires avancent trois explications : la recherche coûte cher, le bénéfice thérapeutique est grand, et les coûts de production sont importants.

    Or, pour MDM, aucun de ces arguments ne tient la route.

    ”Les coûts de recherche et développement sont surestimés et les montants réels restent confidentiels et une grande partie est de toute façon financée par l’argent public à travers des bourses ou des crédits d’impôt de recherche.”

    Concernant le deuxième argument, MDM explique que 74 % des médicaments mis sur le marché lors des 20 dernières années n’apportaient que peu de bénéfices thérapeutiques et ironise en expliquant qu’"un airbag vaudrait dans ce cas le prix d’une vie". Enfin pour le troisième argument, MDM s’appuie sur une équipe de chercheurs de Liverpool qui a estimé que le coût de production du sofosbuvir (traitement contre l’hépatite C) s’élevait à 75 euros pour 3 mois avec un prix de revente de 41 000 euros annuel, soit 400 fois plus cher.

    Cette situation fait que les médecins sont parfois obligés de confier aux malades qu’il existe des médicaments pour les soigner mais que les traitements coûtent trop cher. L’Etat est donc obligé de "sélectionner" à partir de quel stade il peut prendre en compte un traitement, souvent lorsque la maladie est presque trop avancée. A cet égard, le 25 mai dernier, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre les hépatites, le ministère de la Santé à annoncé l’accès prochain à un traitement pour tous.

    Une pétition adressée à Marisol Touraine
    Une pétition va être adressée au même moment par l’ONG, à la ministre de la Santé Marisol Touraine.

     #santé #médicaments #big_pharma #pharma #médecine #industrie_pharmaceutique #médicament #fric #publicité #ARPP

  • Pourquoi la France est en pénurie de cortisone - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/societe/sante/pourquoi-la-france-est-en-penurie-de-cortisone-23-05-2019-8078436.php

    Comment s’explique cette pénurie ? L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) reconnaît « des tensions d’approvisionnement ces dernières semaines ». Les industriels du secteur pharmaceutique, qui ont été convoqués le 9 mai, évoquent, eux, « des retards pris dans la production des spécialités ». Certains observateurs estiment que les laboratoires traînent des pieds pour les délivrer, les marges sur ces #médicaments étant insuffisantes à leurs yeux.

    #voilà_voilà #cortisone #big_pharma #santé

  • Les femmes, premières victimes des récents scandales sanitaires
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290519/les-femmes-premieres-victimes-des-recents-scandales-sanitaires

    L’affaire du Mediator, des pilules troisième génération, de la Depakine, du Levothyrox, de l’Androcur… À chaque fois, les femmes sont les plus touchées. En cause ? Des dérives de prescriptions à visées esthétiques, une moindre recherche des effets secondaires propres à leur métabolisme ou encore sur la contraception. Et parfois, un manque d’écoute du corps médical.

    #Santé #Depakine,_Servier,_Levothyrox,_Androcur,_Bayer,_Merck,_femmes,_Mediator